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L’Intifada, vingt ans après

vendredi 7 décembre 2007, par Alain Gresh

Il y a vingt ans, en décembre 1987, à la suite d’un banal accident de voiture à Gaza, les territoires occupés se soulevaient. Patrice Gélinet de France-Inter a consacré son émission Deux mille ans d’histoire à cet événement le 6 décembre. J’y ai participé. En voici le lien : la première intifada (mp3)

IMG/mp3/2000_ANS_D_HISTOIRE_-_La_1ere_Intifada.mp3

D’autre part, dans le livre Les Cent clefs du Proche-Orient (Hachette, 2005) écrit avec Dominique Vidal, nous consacrons une entrée à cet événement, entrée que je reproduis ci-dessous.

INTIFADA (première)

En arabe, l’acte consistant à « relever la tête » et, par extension, le « soulèvement » : nom donné à la révolte palestinienne qui s’est déclenchée, début décembre 1987, à Gaza* et en Cisjordanie*. Plus massive et plus déterminée qu’aucun mouvement antérieur dans les Territoires occupés, la « révolte des pierres » a profondément modifié le paysage proche-oriental. C’est le 7 décembre 1987 qu’un accident de la circulation - une collision entre un véhicule israélien et un taxi collectif palestinien, dont deux occupants meurent - met le feu aux poudres. Deux jours plus tard, les premiers affrontements se produisent entre jeunes Palestiniens* et soldats israéliens, dans le camp de Jabalya. En une semaine, l’insurrection s’étend à l’ensemble de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, malgré l’état de siège décrété par les autorités d’occupation. Surpris, le gouvernement israélien se fixe en effet, toutes tendances confondues, une seule priorité : « mater la subversion », selon l’expression du ministre de la Défense, Itzhak Rabin*, que son appartenance au Parti travailliste n’empêchera pas de diriger, d’une main de fer, la répression de l’intifada.

À l’escalade des manifestations, des grèves et des heurts répondra donc, pour tenter de la stopper, une spirale répressive. L’armée multiplie les couvre-feux, tire sur les adolescents qui la narguent, les « passe à tabac », en arrête des dizaines de milliers et en interne des milliers, n’hésite pas devant les « mauvais traitements » lors de ses raids contre des villages ou dans les prisons, expulse plusieurs dizaines de Palestiniens, etc. Ouvertement contraire aux dispositions de la Convention de Genève, ce cours violent heurte les opinions, y compris juives, qui, à travers le monde, se montrent sensibles aux images abondamment diffusées par les grands médias. La tentative d’enterrer vivants au bulldozer quatre villageois de Salem et la scène des deux jeunes de Naplouse, battus en direct devant la caméra de la télévision américaine CBS, émeuvent particulièrement les consciences. Bilan chiffré, un an après le début de la révolte : 400 morts, 25 000 blessés, 6 000 prisonniers - soit, avec les 4 000 précédents, un total de 10 000 détenus pour une population de 1,7 million d’habitants. Cet exceptionnel déploiement de force n’a cependant pas raison des insurgés. C’est que leur détermination, par-delà la conjoncture - espoir suscité en avril 1987 par la réunification de l’OLP* au Conseil national d’Alger, colère en novembre après l’ « oubli » de la question palestinienne par le sommet arabe d’Amman de novembre -, plonge ses racines dans un terreau fertile.

Certes, la résistance à l’occupation remonte aux origines mêmes de celle-ci, en juin 1967. L’extension progressive de la mainmise israélienne sur la Cisjordanie et Gaza, avec notamment le développement de la colonisation*, rencontre une opposition croissante, qui s’exprime tant sous la forme de manifestations et d’actions violentes que lors des élections municipales de 1976, remportées haut la main par les proches de l’OLP. Mais, cette fois, on assiste à l’explosion du « ras-le-bol » de toute une génération, née sous l’occupation, qui surmonte la résignation toute relative des précédentes, et les entraîne, par son exemple de dignité reconquise, dans l’action pour l’indépendance. Jamais, même en 1981 et 1982, les « Palestiniens de l’intérieur » n’avaient fait entendre aussi fortement leur voix. L’ampleur de l’intifada dépasse, en effet, celle des soulèvements précédents à bien des égards. Sa durée : plus de quatre ans. Son étendue : l’ensemble des Territoires occupés, y compris Jérusalem*, Bethléem et les villages, traditionnellement peu touchés. Ses formes : rassemblements massifs, arrêts de travail généralisés et affrontements se combinent avec autogestion de la vie quotidienne et tentatives de désobéissance civile. Ses participants : les jeunes côtoient les aînés, les réfugiés de 1947-1949 se mêlent aux originaires des Territoires occupés, les ouvriers et les paysans se retrouvent avec les commerçants, les cadres et les intellectuels.

Née spontanément, comme tous les observateurs, israéliens compris, l’indiquent, d’un cocktail explosif - misère des bidonvilles, chômage massif, humiliation du sentiment national et répression quotidienne -, la « révolution des pierres » est rapidement encadrée. Les comités populaires locaux organisent le combat de rue - sans armes à feu - contre l’armée israélienne, mais aussi le ravitaillement, l’enseignement, le suivi médical, les principaux services - au point que des observateurs ont pu parler de « zones libérées ». Autonomes, les comités locaux se retrouvent parallèlement dans une " Direction unifiée " où cohabitent, relativement unis malgré leurs divergences, le Fath de Yasser Arafat*, le Front populaire de Georges Habache*, le Front démocratique de Nayef Hawatmeh* et le Parti communiste palestinien - à l’exclusion du Mouvement de la résistance islamique, baptisé, d’après ses initiales, Hamas* (en arabe, zèle). Seule cette dernière tendance se situe en dehors du consensus politique de l’intifada : créer un État palestinien indépendant en Cisjordanie et à Gaza, l’État d’Israël* revenant à ses frontières d’avant la guerre des Six Jours en 1967*. Comme une résurrection, quarante ans après son avortement, du plan de partage* voté par l’Assemblée générale des Nations unies. D’où cette analyse d’Elias Sanbar (dans Palestine, le pays à venir) : « 

L’intifada, c’est sa principale force, suscite l’adhésion du monde dans la mesure où elle n’apparaît jamais comme porteuse d’une menace pour l’existence d’Israël. On évalue mieux ainsi le trait de génie politique du peuple dans le choix des pierres et non des armes à feu. Cette retenue montrait au monde que le soulèvement constituait une menace pour l’occupant et non pour Israël lui-même dans ses frontières de 1948-1949. On peut ainsi mieux analyser, a contrario, les effets totalement opposés provoqués plus tard par les attentats des islamistes à l’intérieur de la ligne verte. »

Le soulèvement, plaçant sa puissance au service de cette orientation, brouille les cartes du jeu proche-oriental, dont il défie bien des acteurs. Le premier à réagir est le roi Hussein* de Jordanie* : le 31 juillet 1988, il annonce la rupture des relations de son pays avec la Cisjordanie. « La Jordanie n’est pas la Palestine, déclare-t-il, et l’État indépendant palestinien sera établi sur la terre palestinienne occupée après sa libération. » L’« option jordanienne » ainsi évanouie, l’OLP se mue pour Israël en partenaire inévitable de futures tractations de paix. Le débouché politique de la révolte, les conditions à remplir pour s’asseoir à la table de négociation exigent d’Arafat et des siens - comme la « Direction unifiée » de l’intifada ne s’est pas privée de le rappeler - la définition d’un programme de paix concret. L’OLP est placée devant la nécessité de reconnaître l’État d’Israël, afin d’en obtenir la réciproque. Le Conseil national palestinien d’Alger de la mi-novembre 1988 a d’ailleurs avancé sur cette voie, en proclamant un État palestinien indépendant tout en acceptant la résolution 181 de 1947 ainsi que les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité des Nations unies, et en réaffirmant sa condamnation du terrorisme.

Mais la première année d’intifada ne débouche pas sur la solution espérée : le gouvernement israélien s’oppose avec détermination et efficacité aux pressions américaines visant à engager, en 1989-1990, une négociation israélo-palestinienne. Cet enlisement accélère la radicalisation, voire une certaine dégénérescence de la « révolution des pierres ». Les règlements de compte contre les « collabos » (ou supposés tels) se multiplient ; des actions individuelles visent des civils israéliens ou des touristes (« guerre des poignards ») ; des groupes, souvent incontrôlés, font eux-mêmes la loi. Privés d’études pendant des mois, révoltés contre les aînés comme contre les factions politiques traditionnelles, de nombreux jeunes se tournent vers le mouvement islamiste Hamas, qui a toujours dénoncé les solutions diplomatiques voit son influence croître.

C’est dans ce contexte qu’éclate la crise du Golfe* de 1990-1991 et que de nombreux Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, désespérés par une répression impitoyable, par une situation économique et sociale qui ne cesse de se dégrader et par l’absence de perspective politique, se prennent à espérer dans Saddam Hussein* et dans un nouveau rapport de force militaire qui imposera la création d’un État palestinien. L’échec sanglant du dictateur irakien renforcera le camp du compromis. D’une certaine manière, la conférence de Madrid (octobre 1991), puis les négociations secrètes d’Oslo* et les accords du même nom constituent le débouché enfin attendu de l’intifada. Mais il y a loin du rêve à la réalité : les accords d’Oslo finiront par se fracasser sur la poursuite de la politique de colonisation et l’échec des négociations de Camp David*, en juillet 2000, débouchera sur la seconde Intifada*, dont les caractéristiques seront bien différentes, notamment l’usage par les Palestiniens des armes à feu et des attentats.

L’islamisme en face Retour à la table des matières

Je signale la publication en édition de poche et actualisée du livre de François Burgat, L’islamisme en face (La Découverte, 12 euros). A contre-courant du discours médiatique dominant, il analyse le phénomène islamiste dans sa diversité et essaie de comprendre la volonté des musulmans de restaurer chez eux l’hégémonie de leur culture malmenée par le colonialisme (une aspiration que l’on trouve aussi en Chine, en Inde et, plus largement, dans le tiers-monde). Il montre comment cette aspiration n’est pas forcément antagonique avec l’aspiration à la démocratie. Dans sa postface, il écrit, en conclusion : « Tout comme un Occidental devrait avoir le droit d’être considéré comme autre chose qu’un certain nombre de kilos de viande à convertir à tout prix, un musulman ne devrait pas avoir à cesser toute pratique de sa religion pour ne plus être considéré comme autre chose qu’un obscurantiste. Tous ceux qui sont convaincus qu’il existe au contraire un universel commun et que l’on peut, dans le respect des convictions et des appartenances de chacun, et malgré la diversité de ces appartenances, partager les repères et les exigences du respect de quelques grandes valeurs humanistes, tous ceux-là devront faire entendre leur voix avec vigueur. Vaste programme. Mais l’urgence n’attend pas. »

258 commentaires sur « L’Intifada, vingt ans après »

  • permalien K. :
    7 décembre 2007 @19h17   »
    L’Intidifada, vingt ans après

    ..le gouvernement israélien s’oppose avec détermination et efficacité aux pressions américaines visant à engager, en 1989-1990, une négociation israélo-palestinienne.

    Le pouvoir des américains sur les israéliens est-il aussi fort qu’on veut bien le dire ?

  • permalien Pierre :
    7 décembre 2007 @20h01   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    La première Intifada a été caractérisée par la "guerre des pierres", les kamikazes ont étés la marque de la deuxième.

    Après Annapolis, pour, la troisième, Israël cherche a se construire un ennemi à sa mesure :

    TEL-AVIV, 7 décembre - RIA Novosti. La semaine prochaine, les forces palestiniennes de l’ordre recevront - avec le consentement d’Israël - 25 véhicules blindés qui seront utilisés dans la lutte contre les groupes extrémistes, a annoncé vendredi le quotidien Jerusalem Post, citant des sources israéliennes anonymes.

    RIA Novosti - International - Livraison la semaine prochaine de matériel blindé aux forces de l’ordre palestiniennes (journal)

  • permalien K. :
    7 décembre 2007 @20h08   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    Les israéliens ne connaissent-ils pas trop l’importance qu’ils revêtent dans la “stratégie” américano-occidentale dans la région pour être de simples pions ?

  • permalien K. :
    7 décembre 2007 @20h25   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    Dans l’élaboration de leurs “stratégies” les américano-occidentaux ne sont-ils pas obligés de tenir compte des “modifications” israéliennes ?

    Les israéliens n’élaborent-ils pas parfois eux-mêmes ces “stratégies”, le lobby pro-israélien se chargeant de faire élire les parlementaires américains qui les “paragrapheront”, avec bien sur l’appui décisif d’un lobby militaro-industriel d’autant plus complice que les dites “stratégies” s’appuient sur la force ?

  • permalien Pierre :
    7 décembre 2007 @20h33   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    @K, je crois qu’ils jouent à "je te tiens tu me tiens par la barbichette" :

    Un responsable américain a, sous le sceau de l’anonymat, a déclaré jeudi que Washington refusait "toute initiative qui entamerait la confiance entre les deux parties".

    Le Monde.fr : Israël répond aux USA sur les constructions à Jérusalem

    Israël a jusqu’à présent su ne pas dépasser les bornes. Tant que les étasuniens ne comprendrons rien au Proche Orient, les Israéliens leur raconteront un MO en cinémascope :

    L’ Amiral Michael Mullen, chef d’état-major américain, est attendu en Israël dimanche matin pour une visite éclair de 24 heures, en vue de rencontrer les responsables du renseignement israélien. L’Amiral Mullen rencontrera egalement son homologue israélien, le général Gabi Ashkenazi, ainsi que le ministre de la Défense Ehoud Barak.

    Actualités Israel - Le renseignement israélien va exposer ses preuves contre l’Iran

  • permalien K. :
    7 décembre 2007 @21h24   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    Rim Al Fayçal, “photographe saoudienne basée à Jeddah”, a des mots très durs, sur Arab News, dirigés non seulement contre « l’élite régnante » et « l’intelligentsia » arabes, mais aussi le « grand public » arabe (1/2 ou 3) :

    « Il y a un proverbe arabe qui dit, « Si vous n’avez plus aucun sens de la honte, alors sentez-vous libre de faire comme bon vous semble » et en observant l’actuelle humeur arabe, on est frappé combien ce proverbe s’applique aux Arabes aujourd’hui, qu’il s’agisse du grand public ou de l’élite régnante et de l’intelligentsia.

    « Les Arabes ont pratiquement échoué dans tous les projets idéologiques et politiques qu’ils ont entrepris dans les 60 dernières années (à part quelques succès mineurs çà et là). Tout ce qu’ils ont tenu comme sacré tel que le Nassérisme, le nationalisme ou le Baasisme arabe n’a amené qu’une amère déception. Il ne ressort aucune fierté de leurs accomplissements. Ce mélange toxique a produit une façon d’être complètement pourrie. Tout le monde arabe en est affligé (..). Cette atmosphère putride, comme je l’ai dit, couvre tous segments de la société arabe — le grand public et l’élite.

    « Comme résultat de cette écoeurante atmosphère, les Arabes abandonnent simplement toute raison ou tout respect de soi quand ils sont confrontés a une possibilité d’échec ou de défaite. Ils ne savent pas résister ou réagir aux défis posés à leur existence même, particulièrement concernant la cause palestinienne. Nous sommes devenus des spectateurs espérant désespérément que des étrangers tiennent le premier rôle dans notre propre pièce.

    « Il existe un souhait inexprimé dans les esprits arabes qui est que le problème palestinien disparaisse d’une manière ou d’une autre même si cela doit signifier la disparition des Palestiniens. (..) Nous ne désirons rien de plus qu’être épargné du spectacle macabre du Palestinien pleurant pour notre aide et en train de mourir. »

  • permalien K. :
    7 décembre 2007 @21h35   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    Rim Al Fayçal, “photographe saoudienne basée à Jeddah”, sur Arab News. (2/2) :

    « Le mot qui capture l’humeur du monde arabe est maintenant celui d’« Affaires ». Ils discutent de l’augmentation du prix de l’essence, du boom économique explosant partout dans le monde arabe, des réformes des lois économiques et de la libéralisation de l’économie. Les mots comme mondialisation et libre-échange est du dernier chic maintenant que nous construisons de nouvelles villes pour exprimer cette nouvelle direction dans les sociétés arabes. (..) La solution des problèmes du monde arabe reposent-t-il dans la création de quelques milliardaires ? Comment pouvons-nous essayer de réparer le tuyau dans une maison qui brûle ? Si vous sentez que j’exagère les choses, alors regardez autour de vous. »

    « La situation en Palestine n’a jamais été pire. Une nation entière a été mise dans des camps de concentration et est en train de mourir de faim et le monde arabe trouve que cela ne mérite pas l’appellation de crise ? L’Iraq est occupée et brutalisée et vous n’appelez même pas à la résistance ou soutenez celle qui est déjà sur le terrain, préférant dénoncer le chaos sans accuser ou demander des comptes à ceux qui en sont responsables. La Somalie est pratiquement à l’agonie et vous n’avez pas bougé. L’Iran sera bientôt bombardé et alors toute la région sombrera dans plus de chaos mais vous parlez avec enthousiasme de la croissance économique. C’est comme si vous construisiez une maison au-dessus d’un volcan actif et, pire, qui gronde déjà et que tout ce que vous trouveiz à faire c’est de parler de la manière dont vous la décorerez. »

    Et quand quelqu’un, à Dieu ne plaise, résiste ou même pense à résister, il ou elle est traité de fanatique. (..)

    « En plusieurs façons la fille de Qatif, selon l’appellation qu’on lui donne aujourd’hui dans le monde entier, m’apparaît comme une métaphore de ce qui afflige le monde arabe : Une femme violée par une bande et pourtant punie d’avoir été une victime ! Quiconque la défend est aussi considéré comme coupable. Elle symbolise ce qui va complètement de travers dans notre manière d’être dans laquelle les droits donnés par Dieu sont pervertis et où le mauvais devient juste et la cruauté devient la justice. Aujourd’hui, dans le monde arabe c’est la victime qui est punie, c’est à la victime que l’on ne permet pas de rechercher la justice ou de se défendre. C’est la loi de la jungle dans laquelle le fort est récompensé et le faible persécuté. Alors, sentez vous libre de faire comme bon vous semble puisque nous sommes devenus des gens privés de tout sens de la honte. »

  • permalien Yann :
    7 décembre 2007 @23h00   « »

    Bonjour blogeurs de Nouvelles d’Orient,

    Merci M. Gresh pour les deux derniers liens concernant vos dernières interventions à la radio et à la télévision.

    Plus du tout de nucléaire et un seul état démocratique en Palestine

    Un beau projet de loi, non ?!... Je sais, je suis citoyen idéaliste mais bon, à part cette alternative, c’est le chaos.

    Les enfants ont le droit à un futur pacifié. Sinon l’humanité va disparaître vite fait bien fait.

    Triste réalité ou formidable avenir

  • permalien Chahid :
  • permalien Pierre :
    8 décembre 2007 @08h17   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    Et si la 3ième Indifada était déjà commencée à l’insu de tous :

    Comme le souligne l’économiste israélien Shir Hiver « Le prix de l’occupation est très élevé, au point de provoquer l’effondrement de plusieurs institutions et de plusieurs structures sociales en Israël. Mais je ne crois pas que l’occupation cessera pour des raisons purement économiques. Seule la résistance des Palestiniens permettra de mettre fin au conflit. Mais les raisons économiques feront probablement survenir la fin de l’occupation plus rapidement et plus facilement ».

    Toutefois, la population palestinienne a raison de s’accrocher à la terre, de ne pas partir, de résister en restant là sur le dernier lopin qui lui reste, même encerclée, même enfermée derrière le Mur d’apartheid et d’expropriation. Même vivant dans des bantoustans complètement inféodés à l’économie israélienne, mais munis de ses propres organisations militantes indépendantes, la population palestinienne a raison de conserver ses droits, son droit au retour notamment, auquel elle n’a jamais renoncé et qui lui est reconnu par toutes les organisations internationales et par la grande majorité des gouvernements et des populations dans le monde.

    PERSPECTIVES POUR LA RÉSISTANCE PALESTINIENNE par Robert Bibeau

    Maintenir une pression nécessaire et suffisante sur les économies d’Israël et des USA en exploitant la propagande sécurito-victimaire du sionisme.

  • permalien K. :
    8 décembre 2007 @08h49   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    ..je suis citoyen idéaliste- Yann

    Idéaliste ? Parce que le “réalisme” serait ce qui est en train d’être suivi aujourd’hui ?

    C’est un des nombreux glissements sémantiques (“nous créons les réalités” qu’ils disent) qui gagnent insidieusement les esprits.

  • permalien Yann :
    8 décembre 2007 @10h12   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    lien

    « Question : Mais si vous dîtes que le monde devrait être démilitarisé, comment les êtres humains doivent changer pour que cela devienne une réalité ?

    Dalaï Lama : Nous, êtres humains, devont devenir plus réalistes. C’est le seul chemin. Actuellement, beaucoup de nos points de vue sont irréalistes. C’est mon avis.

    Question : Que voulez vous dire par irréaliste ?

    Dalaî Lama : Qu’obtient-on par la guerre ? »

    (But if you say the world should be demilitarized, how do human beings have to change for that to become a reality ?

    We human beings have to become more realistic. That is the only way. At present, many of our viewpoints are unrealistic. That’s my view.

    What do you mean by unrealistic ?

    What do you gain through war?)

  • permalien Edouard :
    8 décembre 2007 @15h57   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    J’ai peut-être mal feuilleté (parce qu’il faut être riche pour tout acheter), mais dans le livre auquel fait allusion Alain Gresh, Les Cent clefs du Proche-Orient, j’ai été surpris de ne voir, sauf erreur, aucune entrée sur les ubuesques et sur-réalistes résolution 181 et 273.

    N’est-ce pourtant pas les deux éléments-clés que les sionistes mettent en avant, avec le « conte biblique » pour certains, pour revendiquer leur légitimité « reconnue » par toutes les nations et, donc, se présenter comme agressés ?

    Si nous avions eu la volonté la capacité suffisante, nous les défenseurs plus ou moins récents de la Palestine, de démontrer, sur cette base, l’illégitimité d’Israël, les Intifada n’auraient jamais existé. Mais peut-être y-a-t-il trop de pro-palestiniens qui sont aussi pro-israéliens ?

    Reconnaître réalistement, comme le triste président iranien qui n’a jamais parlé de "rayer Israël de la carte", que cet état qu’on n’a pas le droit de qualifier comme il le mérite et le jsutifie tous les jours, (sans même une constitution) existe actuellement, avec des frontières non définies internationalement, et même scolairement, ce n’est pas reconnaître qu’Israël était en droit éthiquement parlant d’exister

    Le jour lointain où Israël sera enfin dirigé par des « humains », des gens ayant un cœur, d’origine juive et d’origine non juive (puisqu’il y a des juifs arabes), il sera alors possible de réunifier la Palestine avec l’état palestinien débarrassé de ses collabos profiteurs

  • permalien K. :
    8 décembre 2007 @20h11   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    La résolution 273 concerne l’admission en 1949 d’Israël à l’Organisation des Nations Unies :

    Dont : Rappelant ses résolutions du 29 novembre 1947 (Résolution 181- Plan de partage de la Palestine) et du 11 décembre 1948 (Résolution 194- Droit de retour des Palestiniens) ), et prenant acte des déclarations faites et des explications fournies devant la Commission politique spéciale par le représentant du Gouvernement d’Israël en ce qui concerne la mise en oeuvre desdites résolutions,

    ..

  • permalien saintyves :
    8 décembre 2007 @21h58   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    Bonsoir

    Merci K pour la traduction de l’article de Reem Al Faisal d’Arab News, je trouve que l’image du monde arabe qu’elle décrit est très fidèle, surtout en ce qui concerne l’intelligentsia arabe, composée essentiellement de deux parties distinctes, d’un coté les nouveaux cadres dont la plus part rentrent au pays munis de diplôme des grandes écoles et universités, Françaises, Anglaises ou Américaines, et dont le seul souci est leur carrière, de l’autre une élites politiques opportuniste animée par des idéologies archaïques dépassées, c’est cette dernière qui est chargée, dans un cadre diplomatique d’élaborer les stratégies arabes, face aux différents défis, économique, politiques "conflit israélo-palestinien", monétaires etc.

    cette élite issue de partis politiques non démocratiques, dépourvue de moyens et de structures de concertation (think tank ou universdités), fait preuve d’un manque d’imagination déconcertant, et est incapable de présenter des nouvelle vision ou des nouvelles propositions dans ses divers conflits internationaux, dont la Palestine, aucune strategie n’a ete elaborée pour Annapolis, ou dumoins pas communiquée.

    Je trouve cependant que son jugement sur "le souhait inexprimé dans les esprits arabes", est superficiel et exagéré, ce qui nous ramène à evoquer ce que l’on nomme communement "la rue arabe", devenue, faute de leaders politiques charismatiques, tragiquement passive, la repression entreprise par les regimes arabes dans le cadre des nouvelles lois sur "la lutte anti-terroriste" y est pour quelque chose.

    « Il existe un souhait inexprimé dans les esprits arabes qui est que le problème palestinien disparaisse d’une manière ou d’une autre même si cela doit signifier la disparition des Palestiniens. (..) Nous ne désirons rien de plus qu’être épargné du spectacle macabre du Palestinien pleurant pour notre aide et en train de mourir. »

  • permalien
    9 décembre 2007 @00h23   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    pour K - message du 7 décembre -

    Camp de concentration à Gaza?

  • permalien K. :
    9 décembre 2007 @09h24   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    Je trouve cependant que son jugement sur "le souhait inexprimé dans les esprits arabes", est superficiel et exagéré, ce qui nous ramène à evoquer ce que l’on nomme communement "la rue arabe", devenue, faute de leaders politiques charismatiques, tragiquement passive- St Yves

    Je suis d’accord avec vous St Yves. Rim Al Fayçal aurait pu en effet se montrer plus précise concernant ce qu’elle appelle le “grand-public”. La description qu’elle en fait correspond à celle de la “couche moyenne” qui est dans la plupart des pays arabes une couche bien minoritaire.

    La “masse”, elle, est par contre pléthorique et vit dans une situation au moins précaire. Je regrette aussi avec vous l’absence de “leaders” sachant canaliser ces masses. Encore qu’en fait ce soit à nuancer, puisque des mouvements religieux, Hamas et autres organisations des frères musulmans, Hezbollah, etc.. essayent de tenir ce role. Ces masses elles-memes sont trop occupées à essayer d’assurer les besoins les plus élémentaires de leurs familles pour songer à fomenter une révolution.

    Il va sans dire que, quelque soit le leadership éventuel, sa tache est rendue encore plus ardue par l’aide décisive qui est apportée aux dirigeants arabes par les dirigeants occidentaux. C’est valable non seulement pour les pays arabes, mais aussi, par exemple, pour les pays d’Afrique Noire.

  • permalien K. :
    9 décembre 2007 @11h12   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    Aux amateurs d’histoires orwelliennes (arabes en l’occurence), celle de Dina Hashmat, journaliste du quotidien libanais “Al-Akhbar”, le 27 novembre dernier :

    « Quand la religion devient une servante du régime.. »

    « Le Mufti de la république égyptienne a récemment annoncé qu’il n’avait « jamais » émis une fatwa sous la pression politique ou gouvernementale ». Il a confirmé cette déclaration dans une conférence de presse le mardi 13 novembre… Ce qui est important c’est que le Mufti s’est senti obligé d’arranger une telle conférence de presse après la controverse créée par ses deux plus récentes fatwas …

    La première fatwa avait rapport avec l’immigration illégale et il l’a émise après la mort de 30 jeunes Egyptiens qui se sont noyés près de la côte italienne. Il avait alors dit : « Ces jeunes hommes ont trouvé la mort à cause de leur avidité matérielle » alors ils « ne sont pas des martyrs ». La deuxième fatwa a concerné les accidents de circulation et dans laquelle il a dit : « Il n’est pas bon de reconnaître coupable de meurtre un chauffeur s’il écrase des gens qui passent devant sa voiture ».

    « Cette deuxième fatwa a été émise le huit novembre, quelques jours après qu’un petit autobus utilisé par la police ait tué une fille qui avait essayé de retenir la voiture pour empêcher que la femme de son frère y soit embarquée- l’officier avait alors ordonné à l’autobus de se déplacer rapidement, écrasant ainsi la fille. Pendant sa conférence de presse, une des réponses du Mufti à ses critiques et à un des bloguers internet qui l’avait décrit comme le « Mufti au service de la police » était que la fatwa en question avait été émise avant l’incident, en juin dernier, c.-à-d. quatre mois avant la mort de la fille. Mais cet argument n’explique pas pourquoi le Mufti a publié cette fatwa à une si grande échelle juste au moment de la mort de la fille. Il faut en effet savoir que le Mufti avait envoyé des télégrammes concernant cette fatwa à toutes les agences de presse parce que personne n’en aurait entendu parler autrement étant donné que le Mufti distribue environ 1.000 fatwas par jour. Comme tel, publier particulièrement cette fatwa à ce moment la, visait à répondre aux accusations contre l’officier de police qui a tué la fille.

  • permalien K. :
    9 décembre 2007 @11h17   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    Dina Hashmat, journaliste du quotidien libanais “Al-Akhbar”, le 27 novembre dernier (suite 1) :

    « Le Mufti pourrait ne pas être sous pression politique ou gouvernementale, comme il l’a répété, mais alors nous aimerions savoir pourquoi la très grosse majorité de ses fatwas sont conformes aux besoins et aux intérêts du régime ? Pourquoi a-t-il dit que les jeunes hommes qui se sont noyés étaient motivés « par l’avidité matérielle » ignorant ainsi tous les rapports des journaux sur les circonstances des vies de ces jeunes hommes - dont certains étaient de soutenir des soutiens de familles de dix personnes ou plus ? Pourquoi n’a-t- il pas blâmé les circonstances qui les ont forcé à partir à la recherche de travail ? essayait-il d’être agréable au gouvernement (sans que la moindre pression soit exercé sur lui puisque, comme il l’a répété, personne ne peut pression sur lui) en essayant de le protéger de l’embarras devant son peuple et le gouvernement italien et en essayant de protéger les rives égyptiennes contre le drainage de jeunes égyptiens essayant de soutenir leurs familles ?

    « En d’autres termes, comme se le demandait le Dr Jalal Amine dans son commentaire sur cette fatwa, « est-il le Mufti d’Egypte ou de son régime - ou de l’Italie » ? S’il n’est pas sous pression, alors pourquoi continue-t-il à émettre ces fatwas qui absolvent le gouvernement de ses responsabilités quant aux problèmes minant la société égyptienne ? Pourquoi la majorité de ces fatwas rejettent-elles le blâme directement sur les citoyens et leur interdit d’utiliser les moyens disponibles pour essayer de sortir des crises qu’ils confrontent- crises qui résultent de l’absence et l’inefficacité des institutions officielles ? Prenez comme exemple la fatwa interdisant de brûler le foin restant de la moisson de riz - une pratique qui cause un nuage noir au-dessus du Caire à cette période de l’année. Cette fatwa néglige complètement le fait que ceci est le seul moyen disponible pour les fermiers de se débarrasser du foin afin de planter une nouvelle moisson - (..)

    À suivre

  • permalien K. :
    9 décembre 2007 @11h24   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    Dina Hashmat, journaliste du quotidien libanais “Al-Akhbar”, le 27 novembre dernier (suite 2 et fin) :

    « Pourquoi le Mufti n’a-t-il émis des fatwas permettant à de grandes compagnies de télécommunication d’utiliser les minarets des mosquées comme antennes de renforcement de leurs signaux et de leurs réseaux de téléphonie mobile qu’après l’éruption de protestations dans plusieurs villages - protestations qui avaint été violemment réprimées par la police - contre l’installation de ces antennes parce qu’elles pouvaient être cancérigènes ?

    « Devons-nous conclure de tout ce qui précède que le Mufti, puisqu’il n’a pas besoin de subir des pressions politiques pour émettre des fatwas aussi partiales, partage le même état d’esprit que le gouvernement ? Il va même plus loin que le gouvernement dans ses assauts contre l’opposition qu’il décrit comme « des imbéciles maladifs » et l’opposition dans son ensemble comme un « mouvement enragé contre le gouvernement » …

    « Ainsi nous ne serions pas étonnés si le Mufti émet la prochaine fois une fatwa interdisant les sit-in, les protestations, et les grèves – qui ont tous proliféré récemment et qui pourraient menacer certaines institutions vitales du gouvernement. Mais si nous voulons l’appeler par son vrai nom alors nous devons l’appeler le Mufti du président. Il ne lui reste plus qu’à émettre une fatwa entérinant la passation du pouvoir du Président Housni Mubarak à son fils Jamal, mais bien sûr sans la moindre pression du gouvernement ».

  • permalien Pierre :
    9 décembre 2007 @18h00   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    Enfin de bonnes nouvelles :

    Robert Gates : le programme nucléaire israélien ne représente pas une menace pour la région

    Robert Gates : le programme nucléaire israélien ne représente pas une menace pour la région 9 décembre 2007 - Le Le flash info du Jerusalem Post édition française Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a affirmé samedi 8 décembre que l’Etat hébreu ne cherchait pas à détruire ses voisins et ne soutenait pas le terrorisme, contrairement au régime de Téhéran.

    Il reste donc un espoir pour qu’Israël ne soit pas détruit par la plus importante concentration navale de l’histoire contemporaine, contrairement a l’ Iran qui constitue une menace insupportable pour ses voisins (en effet les services secrets ont révélés que l’Iran aurait pu posséder une bombe atomique).

    Guerre des avant-postes en Judée-Samarie*

    Des activistes palestiniens et israéliens de gauche ont emprunté les symboles de la droite samedi 8 décembre, en construisant un faux avant-poste dans le secteur E-1 de Maalé Adoumim pour protester contre le développement des implantations au-delà de la Ligne verte. Dans la soirée, Tsahal a déclaré le secteur zone militaire fermée. Le faux avant-poste a été établi à la veille d’une série d’événements des groupes de résidents des implantations qui prévoient la création de trois nouveaux avant-postes et la "récupération" de cinq autres créés durant Souccot - Maoz Esther près de Kochav Hashachar, Givat Haor près de Beit El, Nofei Hashmonaïm près de Hashmonaïm, Maalot Halhoul près de Kiryat Arba et Netzer à proximité d’Alon Shvout. Des forces conjointes de l’armée et de la police devraient s’efforcer de bloquer l’arrivée des activistes de droite.

    [[DESINFOS.COM]->http://www.desinfos.com/article.php...]

    Les "représentants clés" du comité de pilotage d’Annapolis vont encore être débordés (quand ils seront désignés).


    * anciennement Cisjordanie (avant Annapolis)

  • permalien saintyves :
    9 décembre 2007 @18h47   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    Bonsoir

    Annapolis ou pas, Israel est determiné à en decoudre avec le peuple palestinien, massacres et colonisation continuent à proliferer, la derniére action de construction de nouvelles colonies dans Gérusalem Est continue de plus bel, malgré le timide rappel à l’ordre de Candy.

    Bilan de la répression israélienne depuis le début de l’Intifada

    28 septembre 2000 - 20 septembre 2007

    Les médias français adorent nous parler des affrontements inter-palestiniens qui malheureusement font plusieurs victimes. Curieusement, elle évoque très peu les victimes de la répression israélienne qui n’a jamais faibli.

    Pour briser le mur de la censure occidentale, nous continuerons à publier, régulièrement, le bilan de la guerre déclarée par les gouvernements israéliens au peuple Palestinien.

    - Total des victimes palestiniennes : 4878 Dont :

    - Enfants : 969
    - Femmes : 305
    - Hommes : 3604

    - Nombre de palestiniens tués par des colons : 72
    - Nombre de palestiniens tués par des bombardements : 840
    - Nombre de palestiniens morts devant les barrages de l’armée israélienne faute de soins médicaux : 117 dont 31 bébés morts nés.

    Nombre de militants palestiniens

    - victimes "d’assassinats ciblés" : 650
    - Nombre de civils palestiniens tués lors des opérations "d’assassinats ciblés" : 263

    Répartition géographique des victimes de la répression israélienne :

    Cisjordanie dont Jérusalem-est : 2261 Bande de Gaza : 2617

    - Nombre de blessés palestiniens par les forces d’occupation ou par les colons : 31111
    - Nombre de palestiniens handicapés permanents : 3530

    - Nombre de prisonniers * : 9075 dont 345 mineurs
    - Nombre de "détenus administratifs"** : 738 dont 22 mineurs

    Destruction de biens appartenant à des palestiniens :

    - Terres confisquées : 252802 donum*
    - Terres agricoles détruites : 74855 donum
    - Arbres arrachés : 1188132
    - Maisons ou immeubles détruits : 7832

    Nombre des victimes israéliennes :

    Nombre total d’israéliens tués depuis le début de l’intifada : 1113

    Dont 113 enfants, 305 femmes et 603 hommes Dont 322 soldats et 213 colons tués lors d’opérations de la résisitance palestinienne.

    QUI SONT LES VRAIS TERRORISTES ?

  • permalien Pieter :
    9 décembre 2007 @18h50   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    Pour le gag - et bravo !

  • permalien saintyves :
    9 décembre 2007 @20h40   « »
    L’Intidifada, vingt ans après
  • permalien Eric :
    9 décembre 2007 @20h41   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    Je ne comprends pas où vous allez chercher ce nombre d’Israéliens (avec une majuscule dans le cas, SVP, comme pour Palestiniens) tués.

    Quoiqu’il en soit, comme on vient de me le faire remarquer dans un message, l’absence de soucis d’utiliser les justes mots pour les justes choses expliquant bien des problèmes, sociétaux, est-il logique de parler de guerre dans ce cas ?

    « ….. une guerre se déclare entre deux états « par des gens qui se connaissent et ne se tuent pas » et se fait, « par des gens qui, en majorité, ne se connaissent pas et se tuent », avec des canons, des chars, des avions, des missiles (pas artisanaux), etc. Ce ne fut pas le cas au Liban en Juillet 2006, et ce ne fut strictement jamais le cas avec les Palestiniens qui n’ont jamais pour le moins disposés de chars et d’avions, même si la Ligue arabe en disposait ».

    C’est maintenant, après des achats plus ou moins douteux de 7 à 8 % de la Palestine et un vol de plus de 52 % de cette "terre sans peuple", l’occupation plus ou moins totale du reste.

    Avec effectivement, comme évoqué ci-dessus, une sorte de « bénédiction » (au troisième scrutin) de 33 des 57 états qui composaient l’ONU à l’époque, inclus l’URSS sans qui cela n’aurait pas été possible, et grâce à qui, par Tchécoslovaquie interposée, la "guerre" (car là s’en était bien une !) contre les Arabes fut gagnée.

    Mais alors qu’en fait, résolution/recommandation ou pas, les sionistes – lire les propres mémoires de Ben Gourion , entre autres, - étaient décidés à continuer de terroriser les habitants légitimes du pays, y compris par des destructions de villages et autres expulsions ou assassinats.

    Non, vraiment, pesons nos mots. Quelques lance-missiles artisanaux tirés par quelques trop rares résistants face à « des canons, des chars, des avions, des missiles (pas artisanaux), etc. », ça n’est pas une guerre, c’est une « busherie » à la sauce sioniste

  • permalien
    9 décembre 2007 @20h49   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    Vos références S.V.P. :

    "la guerre, c’est le massacre de gens qui ne se connaissent pas, mais profite à des gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas" (Paul Valérie).

    Merci.

  • permalien Pierre :
    10 décembre 2007 @08h56   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    La Real Poltik

    L’Iran et le pétrolier chinois Sinopec ont signé dimanche un contrat d’environ deux milliards de dollars pour le développement du champ pétrolier iranien de Yadavaran qui se situe dans la partie sud-ouest du pays. Le champ de Yadavaran, dont la quantité de pétrole recouvrable est de 3,2 milliards de barils, avait fait l’objet d’un protocole d’accord avec Sinopec en octobre 2004, resté sans suite.

    Outre son aspect commercial, le contrat représente une victoire politique pour l’Iran face aux pressions américaines pour dissuader les grandes sociétés étrangères d’investir dans la République islamique. Aucune compagnie pétrolière d’envergure internationale n’avait signé de contrat final d’investissement en Iran depuis plusieurs années.

    L’Iran et la Chine signent un contrat pétrolier géant - La Tribune.fr

    et réalité politique :

    Un collaborateur du président palestinien Mahmoud Abbas a estimé qu’il ne suffisait pas de réclamer des éclaircissements et a exhorté l’administration Bush à obliger Israël à respecter un accord prévoyant l’arrêt de toute nouvelle activité de colonisation.

    Challenges.fr -Les USA inquiets de projets de construction d’Israël à Jérusalem

  • permalien Pierre :
    10 décembre 2007 @10h36   « »
    L’Intidifada, vingt ans après

    En cette journée de célébration des Droits de l’Homme, un hommage à un candidat sérieux pour le Prix Nobel de la Paix s’impose.

    - Serge Dassault a su développé le chasseur de guerre le moins meurtrier de l’histoire de l’aviation.

    - Serge Daussault en mettant à contribution l’État Français et sa multitude de contribuables (de la France d’en bas), pour la promotion de son cercueil volant véritable Phatom des marchés internationaux, à su remettre la France dans sa mission de tolérance humaniste, en l’obligeant a accueillir en grandes pompes le premier porte-monnaie bien garni prêt à se payer un nouveau pucelage.

  • permalien Sébastien :
    10 décembre 2007 @16h55   « »

    Bonjour,

    Interessant les commentaires de Rim Al Fayçal sue le monde arabe.

    Mais il ne faut pas oublier que les dirigeants arabes ont parfaitement conscience des rapports de forces.

    Un proverbe arabe dit : "le bras que tu ne pas casser, embrasse le et prie Dieu pour qu’il le casse."

    Les élites du monde arabe appliquent.

  • permalien Sébastien :
    10 décembre 2007 @17h13   « »

    Au sujet de l’Intifada, c’est vrai que la Premiére Intifade fut une grande victoire arabe.

    Dans le conflit israélo-arabe, les coups reçut sont aussi déssisifs que les coups donné à l’énemmi.

    Ainsi la Premiére Intifada fut une grande victoire palestinienne, contrairement à la Seconde Intifada, (à cause des attentats contre les civils israéliens).

    Les arabes ont aussi fait une grande faute stratégique en menaçant de "jetter les juifs à la mer", et en faisant un blocus d’Israël avant la guerre des six jour, car les israéliens ont put apparaitre en position défensive.

    La Premiére Intifada à cassé l’image du petit Israël menacé par un océan arabe, pour laisser place à l’immage d’une armée réprimant un soulevement populaire.

    Le grand public à commencé à vraiement prendre conscience de l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza avec la premiére Intifadat.

  • permalien Ana :
    10 décembre 2007 @18h05   « »

    « C’est vrai que la première Intifada fut une grande victoire arabe (…) une grande victoire palestinienne. » - Sébastien

    Une grande victoire arabe, une grande victoire palestinienne. Etonnant, mais je n’en ai rien su. J’ai dû manquer quelque chose de majeur que Sébastien comble à point nommé. D’autant que Sébastien affirme que « c’est vrai ».

    J’en arrive à me demander pourquoi alors le besoin d’une seconde Intifada, celle qui a vu naître « des attentats contre les civils israéliens ». Pour le fun, sans doute.

  • permalien fb :
    10 décembre 2007 @18h38   « »

    Bonjour, Salam, Shalom,

    Sebastien je te nomme le Roi de l’euphemisime.

    Je ne parlerai pas du passage qu’Ana a souligné avec suptilité mais de celui ci. (En fait on pourrai s’arreter à chaque phrase)

    "La Premiére Intifada à cassé l’image du petit Israël menacé par un océan arabe, pour laisser place à l’immage d’une armée réprimant un soulevement populaire.

    Le grand public à commencé à vraiement prendre conscience de l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza avec la premiére Intifadat."

    La première Intifada a surtout permis de voir avec quelle cruauté la résistance palestinienne a été maté par une armée d’occupation surarmée. Cruauté qui s’est poursuivit et qui s’est amplifiée avec des assassinats ciblées à coup de missilles. On pense à Cheir Yassine assassiné sur sa chaise roulante à la sortie d’une mosquée où il venait de faire sa priere du matin ...

    En effet l’image de l’ile flottante israelienne au milieu d’un océan ne colle plus ... Je quitte cette image appetissante de l’ile flottante pour ce qui collerait mieux à la situation celle de l’image d’un prédateur qui acheve sa proie prise entre ses griffes ...

  • permalien K. :
    10 décembre 2007 @21h36   « »

    On n’en est pas à une “dinguerie” près.

    Hirsi Ali, l’égérie des nyt et autres wapo, veut tout simplement éradiquer l’Islam ! Déclaration toute récente.

    “intervieweur” : « vous voulez dire l’Islam radical ».

    Non, répond la dame, « l’Islam ».

    intervieweur : « vous voulez dire qu’il nous faut écraser sous nos bottes 1,5 milliards de musulmans? Et qu’entendez-vous exactement par défaire l’Islam »,

    Hirsi Ali : « je pense que nous sommes en guerre contre l’Islam. Et il n’y a pas de demi-mesure en guerre... »

    Mais il y a dinguerie bien plus grande encore, comme le fait remarquer Chadi Hamid : Ayaan Hirsi Ali est considérée par les paltoquets qui veulent “modérer” l’Islam, comme une « Martin Luther King ressuscitée », alors que « consacrer Hirsi Ali comme le prochain grand réformateur islamique est comme inviter Christopher Hitchens à être le prochain archevêque de Canterbury. »

  • permalien Pierre :
    10 décembre 2007 @22h39   « »

    Les propos rapporté par K, montrent bien que malgré les tentatives de justification ou de culpabilisation, les responsabilités ne peuvent jamais venir des victimes, et qu’elles viennent toujours de bourreaux.

    Suivant les époques, les victimes peuvent changer, ce sont les huguenots, les Juifs, les Tsiganes, les noirs, les Arabes, les sorcières, les musulmans, n’importe qui finalement, mais les bourreaux ce sont toujours les mêmes, des gens ignares et névrosés ayant un pouvoir de publicité.

  • permalien Yann :
    10 décembre 2007 @23h39   « »
    Sarkozisraël ou le péril musulman

    A French romance, Daniel Ben-Simon, Haaretz, 07/12/07

    Le 13 février 2008, un nouveau chapitre s’ouvrira dans l’histoire d’amour entre les juifs de France et leur pays. Ce soir-là, le président Nicolas Sarkozy sera dans la chic salle où le CRIF, l’organisation-parapluie de la communauté juive française, tient son dîner annuel. Quand Theo Klein, ancien président du CRIF, avait inauguré l’événement le 13 février 1985, il espérait organiser une réunion modeste qui rapprocherait les responsables juifs de la communauté et les dirigeants politiques français.

    Ce n’est pas chose facile. Dans un pays qui se revendique laïque, toute évocation mentionnant l’origine, la foi religieuse ou la race est considérée comme quelque chose qui détruit le tissu républicain de l’Etat. Dans le passé, des hommes politiques n’ont accepté l’invitation des responsables juifs de la communauté que pour calmer les invités du dîner à la suite d’un certain nombre d’actes antisémites.

    Au cours de ces dernières années, des premiers ministres aussi ont commencé à fréquenter ce dîner annuel mais personne n’imaginait que le président participerait à un événement communautaire. Sarkozy a confirmé qu’il serait présent, provoquant une énorme excitation parmi les responsables de la communauté. "C’est une gigantesque démonstration de force pour les juifs de France, c’est sans précédent," s’est extasié Haim Musicant, directeur général de CRIF à Paris. "Il n’y a aucun autre événement en France qui regroupe autant de dirigeants." Le geste de Sarkozy témoigne du grand changement intervenu dans les vies au sein de la communauté juive française depuis qu’il a été élu président. Après des années d’inquiétude et d’incertitude, une sensation de calme peut maintenant être ressentie. En 2006, le nombre d’incidents contre les cibles juives a chuté de 30 pour cent - soit moins de 200 incidents, c’est-à-dire le même nombre qui avait été enregistré en seulement un mois pour l’année 2001.

    Le nombre d’incidents hostiles en lien à Israel a également diminué considérablement. L’ambiance légèrement plus calme entre Israel et les Palestiniens influe également sur les relations entre les musulmans et les juifs de France et a créé une dynamique positive entre les communautés. Les chaînes de télévision arabe [française] ont cessé de diffuser les images sanglantes des territoires [occupés palestiniens]. Musicant indique qu’il n’y a plus d’attaque sur des synagogues ou des établissements juifs. "Ca et là, il y a des plaintes au sujet de cris et d’insultes, qui ont tous lieu dans les quartiers mélangés [mixed] et pauvres", dit-il.

  • permalien Yann :
    10 décembre 2007 @23h44   « »
    Sarkozisraël ou le péril musulman (suite)

    Le nombre de menaces contre des juifs a chuté, de 139 en 2006 à quelque 90 cette année. L’année 2007 semble être une des plus tranquilles pour la communauté juive française depuis longtemps. Les émeutes récentes dans certaines banlieues n’ont pas affecté les juifs qui y vivent. Au cours des précédentes émeutes de l’automne 2005, des casseurs s’en étaient pris à des synagogues et des magasins appartenant aux juifs.

    L’"effet Sarkozy" agit sur les juifs de France comme par magie. Ils n’ont pas pas le souvenir d’un autre président français qui leur ait parlé aussi affectueusement et qui ait même admis ouvertement qu’il est pro-israélien. En mai, Sarkozy doit effectuer une visite en Israel au cours de laquelle il affichera certainement son amitié et tiendra un discours agréable aux oreilles israéliennes. Le président n’a pas besoin des rapports de ses conseillers pour savoir que huit juifs de France sur 10 ont voté pour lui, de même que neuf Israéliens qui ont le droit de voter aux élections françaises sur 10.

    Il est possible que cette idylle ne soit pas partagée par tous. Le calme dans les vies des juifs français est susceptible de ruiner les espoirs mis sur eux par les émissaires de Agence juive chargés de l’aliyah. Avant l’élection de Sarkozy, des milliers de juifs avaient démontré un intérêt croissant à déménager en Israel et beaucoup ont même ouvert un dossier d’aliyah, au cas où Segolène Royal, la candidate socialiste, serait élue présidente. La victoire de Sarkozy a changé la donne et beaucoup de ceux qui étaient des candidats pour l’aliyah ont maintenant abandonné ce projet. Du moins, pour l’instant.

    L’avenir de la communauté juive [française] dépend, en grande partie, de la colère réprimée des immigrés musulmans. Certes, Sarkozy a nommé deux femmes musulmanes comme membres de son gouvernement, mais il n’a pas encore fait prendre l’ascenseur social, du fond de la société française, à la communauté immigrée de l’échelon. Si, à l’avenir, ils se rebellent, la France payera le prix, et les juifs se trouveront de nouveau dans le tourbillon duquel ils ont été juste dégagés.

    (fin de citation de l’article, pardon pour l’omission des guillemets)

    J’ajoute juste une réflexion d’Alain Gresh : les jeunes des cités prennent la police quasiment pour une force d’occupation...

    A bon entendeur : résistance !

  • permalien Chahid :
  • permalien Pierre :
    11 décembre 2007 @06h49   « »

    Qui Abbas pourrait-il trahir, a part les “nousses” (sionistes) :

    Dans une déclaration où M. Abbas fait montre d’une ignorance totale de l’histoire de la Palestine, il déclare : "Du point de vue historique, il y a deux Etats, Israël et la Palestine. En Israël, vivent les juifs et les autres. Nous pouvons reconnaître cela et pas autre chose", comme s’il y avait encore autre chose à reconnaître et à brader.

    Les autres - CIREPAL

  • permalien Sébastien :
    11 décembre 2007 @11h18   « »

    Bonjour,

    Oui Ana la Premiére Intifada fut une victoire palestinienne, car elle a grandement contribué à faire basculer l’oppinion publique en faveur des palestiniens, surtout en France.

    Les accords d’Oslo sont le fruit de la Premiére Intifada, Arafat qui était diabolisé en Occident est devenu fréquentable, et par la même les palestiniens ont put mieux exposer leurs positions.

    A ce titre Leïlla Shaïd a fait un travail remarquable en France.

    Oslo à vu apparaitre l’Autorité Palestinienne, début d’Etat palestinien, la légitimité d’un Etat palestinien est devenu une quasi évidence.

    Mais les accords d’Oslo avait des ambiguïtés, et l’assasinat de Rabbin marqua l’arrêt du processus de paix.

    Nous connaissons tous la suite, la fin de l’espoir né d’Oslo annonçant la Seconde Intifada.

  • permalien Ana :
    11 décembre 2007 @16h23   « »

    « Oui Ana, la premiére Intifada fut une victoire palestinienne, car elle a grandement contribué à faire basculer l’opinion publique en faveur des Palestiniens, surtout en France. » - Sébastien

    Chouette. Voilà qui a amélioré l’ordinaire et le quotidien des Palestiniens… « de France » .

  • permalien Sébastien :
    11 décembre 2007 @17h26   « »

    Les premiéres années d’Oslo ont réelement apportées de meilleurs conditions de vie pour les palestiniens, et on été marquées par de vraies avancées vers la construction de l’Etat palestinien.

    Mais cela fut trop court, et puis les colonies, l’assassinat de Rabbin, la victoire de Netanyahu, les cheik point, bref tout cela annonçait la Seconde Intifada.

  • permalien Pierre :
    11 décembre 2007 @20h12   « »

    Conformément à l’usage, après Annapolis, Israël essaye de déclencher la troisième Intifada :

    Une trentaine de chars et de bulldozers israéliens, appuyés par des moyens aériens, sont entrés mardi dans le sud de la Bande de Gaza, tuant quatre militants palestiniens lors de la plus importante opération menée par l’armée israélienne dans le territoire depuis que le Hamas en a pris le contrôle en juin dernier.

    Incursion de chars et de bulldozers israéliens dans le sud de la Bande de Gaza - La Tribune.fr

    espérons que le Hamas saura répondre en toute conformité à l’appel désespéré d’un Israël privé de bombe iranienne. Parce que pour le Fatah il est probable que la Palestine ne soit plus qu’ un pays où habitent des colons israéliens et d’autres.

  • permalien K. :
    11 décembre 2007 @20h54   « »

    - (Hors sujet) :

    « "Je crois que les hommes présents sur place pensent qu’ils vivent sans lois

    ," a dit Kelly. "La dernière chose à laquelle elle s’attendait était que des gens de sa race s’en prennent à elle." »

    (“des gens de sa race” est une “libre” traduction de “her own people”)

    Kelly parle de Jamie Leigh Jones victime de viol en Irak. Les violeurs sont des employés d’Halliburton. L’administration américaine a essayé d’étouffer l’affaire, parce qu’il s’agissait d’Halliburton bien sur.

    “Moralité” : ceux qui vivent “sans lois” n’auront aucun scrupule à s’en prendre un jour aux “gens de leur race”, qu’il s’agisse d’hommes vivant dans une ambiance où il est permis de tirer sur un arabe comme sur un lapin, ou des copains d’Halliburton de Dick Cheney.

    - Hors sujet, encore :

    Après avoir essayé de manipuler les renseignement américain sur le nucléaire iranien, Bush le grand menteur est maintenant accusé par le “COMMITTEE ON OVERSIGHT AND GOVERNMENT REFORM” du congrès américain d’avoir essayé de fausser les conclusions des scientifiques américains sur le réchauffement climatique.

    Il parait pourtant que le comité en question n’a rien d’un organe “révolutionnaire”. À mon humble avis les amerloques ont en marre du cinglé.

  • permalien Pierre :
    12 décembre 2007 @06h40   « »

    Après "les pierres" et "les suicides"...

    « Ah, rien de tel qu’une protestation non-violente et créative… Et en Israël, cela gagne. Depuis Hébron, depuis la cueillette des olives, depuis l’ICADH reconstruisant les maisons démolies, Taayush, Mahsom Watch, « On brise le silence », les Rabbins pour les Droits de l’Homme, les Palestiniens qui protestent toutes les semaines contre la clôture de hafradah (pardon : le Mur pour s’emparer de la terre)… la liste continue, mais jamais assez pour couvrir les crimes de guerre.  » Joyeux Hannoucah, les militants et les « Anarchistes » ! Et yasher koah, bravo !

    Indymedia Paris Île-de-France - Haaretz / Jeremiah Haber - Mazel tov aux militants et aux anarchistes !

    Dans une lettre ouverte à la secrétaire d’Etat américaine Condoleeza Rice, [publiée] dimanche dernier, le Hamas a exprimé son souhait de faire partie des négociations de paix soutenues par l’occident.

    [Info-Palestine] - Dans une lettre à Rice, le Hamas appelle au dialogue avec l’Occident

    ... la dérision ?

  • permalien K. :
    12 décembre 2007 @15h16   « »

    Islamisme et démocratie :

    Asef Bayat : « Il n’y a rien d’inhérent à l’islam – pas plus qu’à toute autre religion – qui le rende intrinsèquement démocratique ou non. Cela dépend de la manière, complexe, dont le croyant perçoit et vit sa foi : alors que certains déploient leur religion en termes exclusifs et autoritaires, d’autres y voient justice, représentation et pluralisme. » Ces “autres” sont qualifiés par l’auteur de tenants du “post-islamisme”, expression également reprise par Ali Eteraz, “sociopolitologue et journaliste pigiste” :

    « L’islam politique en est à sa troisième métamorphose. La première était révolutionnaire. La seconde, toujours là, est plus méthodique, tout en revendiquant toujours la suprématie. La tendance post islamiste de l’avenir, engagée à fond dans le processus démocratique, a cessé de se concevoir comme un mouvement religieux, préférant adopter un programme civil et politique. »

    Le meme Ali Eteraz, dans The Guardian, réagit au dernier article de la “Martin Luther King ressuscitée” sur le nyt

  • permalien Pierre :
    12 décembre 2007 @18h29   « »

    "Au lieu de demander si l’islam et la démocratie sont compatibles, on pourrait tout aussi bien poser la même question sur le christianisme et la démocratie", a tonné Anwar, ce personnage réfléchi qui ne tonne que rarement. "Ou bien encore, pourquoi ne pas demander si judaïsme et démocratie sont compatibles ? Pourquoi ne prendre que les islamistes comme bouc émissaires?"

    Les mauvaises idées ont parfois du bon

    et aussi :

    « Cela permet de situer directement le thème du roman qui est cette rupture incroyable entre une Grèce classique - le pays de la philosophie, de la raison, de la démocratie parfaitement incarné par les présocratiques qu’étudie mon narrateur - et l’avènement brutal du christianisme qui s’impose férocement, avec l’Empire byzantin, par des destructions et des massacres. Cette manière de s’imposer rappelle le comportement des fanatiques actuels comme dans le cas des bouddhas en Afghanistan. C’est l’essence même du monothéisme d’être fanatique. A partir du moment où un dieu est créateur du monde, omniscient, omnipotent, etc., il ne peut supporter la concurrence. D’où la nécessité de supprimer les autres. Ce fanatisme, on le retrouve un peu dans la manière d’exclure du pape actuel.  »

    INTERVIEW DE VASSILIS ALEXAKIS - Actualité Livres - EVENE

  • permalien Lou :
    12 décembre 2007 @20h08   « »

    << 10/12/2007 Israël & Territoires Palestiniens Occupés/France/justice internationale

    Journée internationale des droits de l’Homme : un criminel de guerre israélien reçu en France

    FIDH/LDH/PCHR/AL HAQ Journée internationale des droits de l’Homme : un criminel de guerre israélien reçu en France

    Paris, le 10 décembre 2007 - Moshe Ya’alon, ancien chef d’Etat-major des Forces israéliennes de défense (IDF) et ancien chef des services secrets israéliens participe aujourd’hui à une Conférence internationale organisée par l’association France – Israël, Avocat Sans Frontières [1] et la revue Controverse à la Maison du Barreau de Paris [2].

    La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), la Ligue des droits de l’Homme (LDH), le Centre Palestinien des droits de l’Homme (PCHR) et Al Haq déplorent le fait que le Général Ya’alon, qui porte la responsabilité de violations graves des droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens occupés et au Liban, puisse venir en France sans qu’il ne soit inquiété.>>(...)

  • permalien K. :
    12 décembre 2007 @21h09   « »

    Les américains vont-ils rectifier leur dernier NIE sur l’Iran dans un sens plus agressif ?

    On peut sérieusement se poser la question dans la mesure où un vent de démocratisation serait en train de souffler en Iran, Ahmadinejad ayant perdu (pour l’instant) son principal argument en faveur de la répression.

  • permalien K. :
    12 décembre 2007 @22h23   « »

    Le malheur des Arabo-musulmans ne vient-il pas du pétrole et des pétrodollars ?

    - Ingérence étrangère, favorisant l’émergence et le renforcement par l’extérieur de régimes malsains autoritaires et/ou obscurantistes.

    - Economie monolithique ne reposant pratiquement que sur la rente pétrolière,

    - avec un renforcement, cette fois par l’intérieur, des régimes sus-cités grâce à la pratique du clientélisme : « La rente est captée par des groupes sociaux : les grandes familles, les militaires, quelques organisations privées, des fondations religieuses liées aux intérêts de l’Etat. »

    - la captation de la rente par certains groupes entraînant bien sur de graves déséquilibres sociaux, d’autant plus que l’argent, loin d’être réinvesti sur place, « est placé en Occident pour alimenter les réseaux financiers internationaux ».

    (Merci à quiconque voudrait m’aider dans ma réflexion en la nuançant, infirmant ou complétant).

  • permalien Yann :
    12 décembre 2007 @23h05   « »
    L’hypocrisie du gouvernement francais démasquée : lettre ouverte à Sarkozisrael

    En écho au message de Lou (Journée internationale des droits de l’Homme : un criminel de guerre israélien reçu en France) :

    Open Letter to President Sarkozy. On the Humanitarian Exchange of Political Prisoners in Colombia and the United States - James Petras - 12/12/07 - Counterpunch

    « Il est présomptueux de votre part, monsieur le président Sarkozy, de questionner les qualités morales des FARC quand vous et votre ministre des affaires étrangères, M. Kouchner, avez offert à l’état d’Israel votre soutien sans condition malgré le fait qu’il détienne plus de 10.000 prisonniers politiques qui ont pour la plupart été brutalement torturés et n’ont jamais été, pour nombre d’entre eux, ni officiellement inculpés ni meme jugés. Un régime ((politique)) comme le vôtre, dont le ministre des affaires étrangères approuve la domination économique (blocus sur la nourriture et les médicaments, coupures d’eau et d’électricité) sur un peuple entier à Gaza et le massacre des USA en Irak, n’a aucune autorité morale pour donner des lecons sur les ’méthodes ’ et les ’enjeux ’. Permettez-moi de vous dire ceci, monsieur le président : Les FARC ne détiennent pas 10 000 prisonniers politiques comme votre allié, l’état juif, et n’envahissent et ne colonisent pas les pays indépendants comme votre ’grand ami’ le président Bush. »

    (« It is presumptuous of you, President Sarkozy, to question the moral credentials of the FARC since you and your Foreign Minister Kouchner have given the State of Israel your unconditional support despite the fact that they hold over 10,000 political prisoners, most of whom have been brutally tortured and many have never been officially charged or brought to trial. A regime like yours, whose foreign minister endorses the economic stranglehold (cutting food, medicine, water and electricity) on an entire people in Gaza and the US bloodbath in Iraq, has no moral authority to give lectures in ’methods’ and ’goals’. Let me speak to the point, Mr. President : The FARC neither hold 10,000 political prisoners like your ally, the Jewish State, nor invades and colonizes independent countries like your ’good friend’ President Bush. So having lifted the veil of Gallic hypocrisy, let us turn to some of the real issues that confront the opening of negotiations. »)

  • permalien saintyves :
    13 décembre 2007 @00h51   « »

    Bonsoir

    @ K

    Le malheur des Arabo-musulmans ne vient-il pas du pétrole et des pétrodollars ?

    Je partage ton souci pour une reflexion sur la situation du monde arabo-musulman, et sur le declin de cette civilisation en général, son origine dans le temps, ses causes, y a t’il un rapport avec la religion.

    On cite souvent la colonisation parmis les causes de ce declin, de ma part je considère que c’en est plutot une consequence.

    Je me pose quelques questionnement que je voudrais partager avec toi (je me permet de te tutoyer, j’espère que tu feras de meme)

    - Que sont devenus les disciples des prestigieux erudits arabes, tels Averoès, Ibn Rochd, Ibn Sina ?

    - pourquoi leur ecoles de pensées ne se sont pas perpetués apres leur mort ?

    - Le soufisme et la proliferation des confreries a t il eu un impact sur l’age d’or de cette civilisation, par son appel aux pratiques mistiques au detriment de la recherche dans le domaine des sciences fondamentales ?

    - Que sont devenues les chaires reservées aux sciences fondamentales dans les Grandes et prerstigieuses universités arabes, telles Al Azhar, Al Qaraouines, ou Zaitouna ?

    Autant de questions, ajoutées à celles que tu as formulées, et qui permettent de faire la lumière sur le declin d’une civilisation aujourd’hui à la traine du monde moderne.

  • permalien saintyves :
    13 décembre 2007 @01h38   « »

    Six Palestiniens tués par l’armée israélienne dans la bande de Gaza publié le mercredi 12 décembre 2007

    L’armée israelienne continue de perpetrer des massacres sur la population palestinienne, les incursions et les bombardements se suivent et se ressemblent, semant morts et desolation au sein d’une population démunie, affamée, ghetoisée, soumise à un embargo meurtrier , et abandonnée par la "communauté internationale", et aussi par les pseudo-humanistes et les ONG humanitaires, dont le caractere selectif des actions donne la nausée.

    Plus de 15 palestiniens tués en une semaine, en plus de centaines de blessés.

    La colonisation continue de plus belle, la veille meme de la reprise des pourparlers.

    Israel cherche t il vraiment la paix au MO, ou favorise la guerre pour justifier le netoyage ethnique de la Palestine, au profit de son reve sioniste expansioniste, le "Grand Israel" ?

  • permalien K. :
    13 décembre 2007 @09h02   « »

    St Yves, je te propose que nous demandions à Sarkozy son avis sur le sujet qui nous préoccupe. Il sait tellement de choses sur les arabes, qu’il s’en fait le porte-parole : il dit que Khaddafi n’est pas perçu comme un dictateur par les arabes.

    Par ailleurs son assertion est censée représenter l’imparable argument qui doit faire taire les critiques qui lui reprochent d’avoir reçu en grande pompe le dictateur qui-n’en-est-pas-un-pour-les-arabes. C’est comme l’assertion qui veut qu’agiter le spectre délirant d’une main mise des dirigeants arabes sur l’Europe n’ait comme motivation que le souci d’alléger les malheurs des masses arabes.

    Alors disons, je sais pas moi, que c’est parce qu’il pleut maintenant que Kennedy avait été assassiné.

  • permalien Pierre :
    13 décembre 2007 @09h34   « »

    Même en se forçant, il ne peut pas s’empêcher de faire des amalgames :

    "En m’adressant à la jeunesse algérienne, je veux parler à ces centaines de millions de musulmans dans le monde qui se reconnaissent comme les héritiers d’un Islam qui a toujours su faire dialoguer la foi et la raison", a-t-il [Sarkozy] dit.

    Le Monde.fr : Sarkozy lance un appel oecuménique pour la paix au Proche-Orient

    ... pourquoi pas Algériens = Arabes tant qu’on y est. C’est la vision judéo-hébraïque (et peut-être judéo-hébraïco-sioniste) qui s’impose.

    Comme le dit si bien Abbas, il y a les Israëliens et les Autres.

  • permalien Pierre :
    13 décembre 2007 @09h49   « »

    Correction : il y a les Israéliens et les Autres., Abbas a dit les Juifs et les Autres.

    Il s’agirait donc plutôt d’une vision israélo-judéo-hébraraïco-sioniste du monde.

  • permalien Jeff :
    13 décembre 2007 @11h11   « »

    Les faucons israëliens font la paix, dixit Sarkozy.

    Vraiment flippant ce type...

  • permalien K. :
    13 décembre 2007 @14h27   « »

    Au bout du compte, la France a toujours été sauvée par les acrobaties d’un tout petit nombre. Alain Badiou

  • permalien Sébastien :
    13 décembre 2007 @16h49   « »

    Sur le site de l’AFPS un article d’Ury Avnery, militant pacifiste et non sioniste qui montre le fossé qui peut exister entre palestiniens et israéliens, car la conclusion ne peut être dite que par un israélien :

    " La résolution des Nations unies du 29 novembre 1947, a été une des plus intelligentes dans les annales de l’organisation. Faisant partie de ceux qui s’y sont fermement opposés, je reconnais sa sagesse."

    Mais l’Etat palestinien n’a jamais vu le jour, sacrifié sur l’autel des ambitions israélo-jordaniennes. Des réfugiées se sont retrouvés sans patrie.

    Je n’aurait pas dit ce qu’Ury Avnery a dit, mais ca me renforce dans l’idée que la solution à un seul Etat est impossible, vut le fossé séparant les deux peuples.

    Deux Etats c’est la seule solution : les colonies c’est un poison !

    L’article s’intitule "Faire des oeufs avec une omlette".

    Le lien : http://www.france-palestine.org/art...

  • permalien Sébastien :
    13 décembre 2007 @17h06   « »

    Le lien ne marche apparament pas, je réessaye : http://www.france-palestine.org/art...

    Si non vous allez sur le site de l’afps, (association france palestine solidarité), vous cliquez sur la rubrique information, (dans la colone de gauche), vous cliquez sur analyse, c’est l’article "Faire des oeufs avec une omlette" d’Ury Avnery.

    J’ai vraiement un probléme pour faire des liens.

  • permalien K. :
    13 décembre 2007 @20h02   « »

    Ce n’est pas Ayalon qui gène le révolutionnaire Pascal Bruckner. Reprenant les mots de Lénine, il avertit : nous sommes en train de vendre aux gaucho-fascistes la corde qui nous pendra.

  • permalien K. :
    13 décembre 2007 @20h11   « »

    Moshe Ya’alon et non pas “Ayalon”.

  • permalien Chahid :
    13 décembre 2007 @23h33   « »

    @Sébastien

    Uri Avnery chante sa « mère patrie » alors qu’il n’est même pas né en Palestine ? Quelle différence avec le sionisme ? Combien de Palestiniens et d’arabes a-t-il pu massacrer quand il était soldat de la Haganah ? Uri Avnery est souvent présenté comme un « homme de paix » !! Finalement, chaque israélien dans sa biographie, commence terroriste et criminel de guerre et termine « homme de paix » ! Quelle mascarade…

    Annapolis, Omar Al-Mokhtar, le stratagème de la « paix », les horizons et les insectes de Saint-Exupéry.

  • permalien Jeff :
    13 décembre 2007 @23h52   « »

    Merci K. pour ce lien sur l’interview de Alain Badiou, même si j’en connaissais déjà la teneur par un autre article. Le genre de propos sans langue de bois et usant de la logique comme d’une arme pour abattre à l’aide d’arguments solides et tranchants les bobards que babaghent sans discontinuité les grands médias.

  • permalien Pierre :
    14 décembre 2007 @06h30   « »

    Après Washingt