Le Monde diplomatique
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > Le Liban, la Syrie et Nicolas Sarkozy

Le Liban, la Syrie et Nicolas Sarkozy

dimanche 6 janvier 2008, par Alain Gresh

« La guerre civile silencieuse au Liban » se poursuit. Elle semble même prendre un cours plus dangereux avec l’échec des tentatives successives d’élire le général Michel Sleimane à la tête de l’Etat. Et cela malgré la nouvelle initiative de la Ligue arabe que rapporte le site du Monde, le 6 janvier — « La Ligue arabe propose une plan pour débloquer la situation politique au Liban » :

« A l’issue d’une réunion des ministres des affaires étrangères des 22 pays de la Ligue arabe, samedi 5 janvier, le secrétaire général de l’organisation panarabe, Amr Moussa, a annoncé qu’il se rendrait au Liban sous 48 heures afin de présenter un plan arabe demandant l’élection immédiate du chef de l’armée Michel Sleimane à la présidence du pays. Le Liban, qui se trouve sans président depuis le 24 novembre, tentera de choisir un nouveau chef de l’Etat le 12 janvier, après onze reports. »

« La Ligue arabe prévoit un plan de travail en trois étapes pour aider le Liban à sortir de l’impasse. Outre l’élection du président, la formation d’un gouvernement d’union nationale et la mise au point d’une nouvelle loi électorale sont également prévues. Les ministres arabes ont appelé à "un accord immédiat pour la formation d’un gouvernement d’union nationale de façon à ce qu’aucune partie n’aie la possibilité de faire adopter une décision ou de la bloquer", a précisé M. Moussa, ajoutant que "le président de la République possédera seul la possibilité de peser pour ou contre les décisions du gouvernement". »

Le problème réside dans le « déroulement » d’un tel plan, la majorité libanaise demandant l’élection d’un président avant la formation d’un gouvernement d’union nationale (dans lequel elle refuse, de plus, que l’opposition ait la minorité de blocage) ; l’opposition exigeant, au contraire, un accord simultané et voulant disposer d’une minorité de blocage. La formulation de la Ligue arabe rapportée par Le Monde (« qu’aucune partie n’ait la possibilité de faire adopter une décision ou de la bloquer ») est suffisamment floue pour... ne pas débloquer la situation.

Cette initiative arabe fait suite au désengagement de la France, annoncé il y a quelques jours.

« Damas "arrête" son dialogue avec Paris sur la crise libanaise », tel est le titre de l’article (3 janvier) de la correspondante du Monde à Beyrouth, Mouna Naïm.

« Neuf mois après son lancement, le dialogue hésitant franco-syrien à propos du Liban a vécu. En riposte à Paris, qui a décidé de l’interrompre jusqu’à ce que Damas ait donné la preuve de sa bonne foi au pays du Cèdre, la Syrie a décidé d’"arrêter la coopération franco-syrienne" en la matière. L’annonce a été faite, mercredi 2 janvier, par le ministre syrien des affaires étrangères, Walid Moallem. La décision a été prise, a-t-il précisé, après que la France a tenté d’"imputer à Damas et à l’opposition libanaise la responsabilité de l’échec" de ses propres tentatives de "commercialiser" auprès de la majorité politique libanaise un "projet de solution français". »

Rappelons que le 30 décembre 2007, au cours d’une conférence de presse commune avec le président Moubarak, Nicolas Sarkozy avait déclaré :

« J’ai demandé son avis au président Moubarak – j’espère qu’il va m’autoriser à le dire – : ai-je bien fait de prendre contact avec le président Bachar el-Assad ? Je ne le regrette pas. Je l’assume, parce que j’ai voulu être de totale bonne foi en disant à la Syrie : voilà, vous avez l’occasion de montrer que vous voulez prendre le chemin de la respectabilité. Force est de reconnaître, aujourd’hui, que l’on ne peut plus attendre. La Syrie doit arrêter de parler et doit démontrer. Ceci est la première chose et je ne prendrai plus de contact avec les Syriens – et l’ensemble de mes collaborateurs – tant que nous n’aurons pas des preuves de la volonté des Syriens de laisser le Liban désigner un président de consensus. »

« Deuxièmement, la France débloquera les crédits nécessaires pour que l’on accélère la mise en place d’un Tribunal pénal international. Est-ce que mon message est clair ? La France est honnête, la France veut, pour le Liban, un président. Je rends hommage, encore une fois, aux efforts de la diplomatie française, et notamment de Bernard Kouchner. Si nous n’y étions pas allés, qui s’en serait occupé ? Et si cela était facile, cela se saurait. Eh bien, maintenant, il faut fournir des preuves, et c’est le moment pour la Syrie de les montrer. »

Cette remarque sur le tribunal a suscité des réactions diverses à Beyrouth et dans le monde arabe. Elle a confirmé à une partie de l’opinion que la mise en place de ce tribunal n’était rien d’autre qu’un moyen de pression et de chantage à l’égard de la Syrie. Une opinion confortée par le fait que, au même moment, les différents pays occidentaux rejetaient la demande de l’opposition pakistanaise d’un tribunal pour enquêter sur l’assassinat de Benazir Bhutto. Ainsi, dans le quotidien jordanien Al-Dustur du 3 janvier, Ourayb Al-Rintawi dénonce les déclarations de Bernard Kouchner disant que la formation d’un tribunal international sur l’assassinat de Benazir Bhutto serait impossible. Il y voit « l’effondrement moral » qui caractérise certaines capitales, dont celle de « la liberté et de la lumière » (Paris). Il conclut en disant que la diplomatie française à l’âge de Sarkozy-Kouchner est caractérisée par sa faiblesse. Le temps où la France jouait un rôle décisif sur la scène internationale est passé après que les deux hommes ont liquidé l’héritage d’indépendance et moral du gaullisme, choisissant au contraire la voie de Tony Blair d’être une annexe soumise à Washington.

D’autre part, plusieurs journaux arabes soulignent la contradiction de la position de la France : d’un côté, Paris affirme rejeter toute ingérence syrienne au Liban ; de l’autre, elle demande que Damas fasse pression sur ses alliés pour qu’un accord soit signé.

Dans un article du 3 janvier de son correspondant à Paris Bashir Al-Baqr, le quotidien des Emirats arabes unis, Al-Khaleej, se demande si la nouvelle position française de rupture avec la Syrie signifie que la période de grâce accordée par l’administration Bush à Nicolas Sarkozy est terminée. Selon ce correspondant, comme d’ailleurs beaucoup d’articles de la presse arabe, Nicolas Sarkozy aurait obtenu en novembre du président Bush le feu vert pour négocier avec Damas une sortie de la crise libanaise. Le fait que la politique française soit perçue de plus en plus dans le monde arabe comme le simple prolongement de la politique américaine est un signe bien inquiétant.

Dans un article de Libération du 4 janvier (« Comment l’Elysée s’est fait duper par Damas sur la question libanaise »), Jean-Pierre Perrin propose une analyse qui reprend largement celle de la majorité parlementaire libanaise.

« Ce retour de Paris à la fermeté [à l’égard de la Syrie] est néanmoins bien tardif. Il intervient après deux entretiens téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et le président syrien, Bachar al-Assad ; une rencontre début novembre entre Bernard Kouchner et son homologue syrien, Walid Mouallem, à Istanbul et les visites en catimini à Damas, les 4 et 20 novembre, de deux très proches collaborateurs - Jean-David Levitte et Claude Guéant - du président français. « Nous avons estimé, et c’est là un point de rupture par rapport à une époque passée, que nous ne risquions rien en allant dialoguer avec la Syrie […]. En l’ignorant […], nous risquions de conduire la Syrie, par ostracisme, à bloquer le processus » de désignation d’un président libanais, expliquait alors Levitte. »

(...) « Loin de faciliter l’élection présidentielle, la main tendue à la Syrie s’est avérée plutôt catastrophique pour la majorité antisyrienne soutenue par l’Occident. Elle a en effet donné aux dirigeants syriens une grande liberté de manœuvre et de négociations. « La médiation française a rétabli le rôle de négociateur influent de la Syrie au Liban. Elle est redevenue un facteur important dans les élections », estimait déjà en décembre Samir Frangié, un député de la majorité antisyrienne. Damas a même reconnu avoir marqué des points : « La Syrie est aujourd’hui plus forte qu’elle ne l’était » pendant ses vingt-neuf ans de présence militaire, avouait récemment son vice-président, Farouk al-Charah. Mercredi, la majorité libanaise, par son chef, Saad Hariri, a fait savoir qu’il craignait que les récentes déclarations syriennes annoncent une prochaine déstabilisation du Liban. »

Cette analyse, comme bien d’autres, occulte un certain nombre de faits qu’il faut rappeler :

– la majorité parlementaire dirigée par Saad Hariri et Fouad Siniora ne représente pas la majorité de la population libanaise ; lors des élections parlementaires de 2005, les partis de l’actuelle majorité ont été alliés au Hezbollah (passé depuis dans l’opposition) contre le Courant patriotique libre du général Aoun ;

– l’opposition représente l’immense majorité des chiites et, d’après tous les observateurs, une majorité des maronites avec Michel Aoun ;

– qualifier l’opposition de simple pion syrien est difficile quand on sait que Michel Aoun fut le principal opposant à la présence syrienne, à l’époque où Rafic Hariri, Samir Geagea et Amine Gemayel (mais aussi Nebih Berri et le Hezbollah) acceptaient cette présence syrienne ;

– présenter la majorité comme « démocratique » est un abus de langage. Ni dans leur histoire, ni dans leurs pratiques, les phalanges ou les Forces libanaises n’ont démontré le moindre attachement aux formes démocratiques. De ce point de vue, on peut douter qu’il existe un fossé entre majorité et opposition.

La diplomatie française à l’égard du Liban est caractérisée par deux éléments contradictoires :

– une rupture avec le pire de l’héritage de Jacques Chirac : sa connivence avec la famille Hariri qui avait amené la politique française à un alignement pur et simple sur les positions de cette famille. Cette rupture a permis une plus grande ouverture à l’égard de Damas ;

– un alignement sur la politique régionale et internationale des Etats-Unis qui fait perdre à la France toute originalité et qui amène tous les protagonistes de la région (y compris la Syrie et l’Iran) à se dire que, s’il faut négocier, il vaut mieux négocier directement avec Washington.

Il faut y ajouter, et ce n’est pas un détail, la « touche Sarkozy », ce volontarisme qui fait penser au président de la République que l’on peut négocier les grands dossiers internationaux comme il a négocié la libération des infirmières bulgares en Libye, en contournant les canaux habituels, et notamment « les lâches du Quai d’Orsay » pour lequel son mépris n’est plus à démontrer.

L’héritage mortel de Benazir Bhutto

Dans une tribune publiée par l’International Herald Tribune des 5-6 janvier 2008, et intitulée « Bhutto’s deadly legacy », William Dalrymple, auteur de plusieurs livres sur l’Inde et qui a publié divers articles dans Le Monde diplomatique, revient sur l’héritage de Mme Benazir Bhutto. Il rappelle son soutien, quand elle était premier ministre, aux éléments les plus radicaux en Afghanistan et surtout la manière dont elle a contribué à mettre le mouvement autonomiste au Cachemire sous la coupe des islamistes extrémistes. Quant à ses convictions démocratiques, Dalrymple rappelle les critiques d’Amnesty International contre son gouvernement (et les escadrons de la mort qu’il avait mis en place) et comment elle s’était proclamée dirigeante à vie de son parti.

Abou Dhabi et les livres

Afin de transformer Abou Dhabi en centre culturel, l’Autorité pour la culture et le patrimoine de l’émirat a décidé de traduire cent livres par an en arabe. Cela va de Keynes à Milton Friedman, en passant par les œuvres de Isaac Singer et Milton (Paradis Perdu). « Abu Dhabi finances translation of broad array of books », de Edward Nawotka, dans l’International Herald Tribune, 3 janvier). L’article rappelle le retard du monde arabe dans le domaine de la traduction, puisque celui-ci ne traduirait que 300 ouvrages par an.

83 commentaires sur « Le Liban, la Syrie et Nicolas Sarkozy »

  • permalien Lou :
    6 janvier 2008 @19h42   »

    Existe-t-il un pays au sud du Liban ?

    Si oui existe-t-il au Liban des factions pro-ce pays-là et anti-ce pays-là ?

    Ou ce pays-là est-il d’une neutralité exemplaire et incroyable ?

  • permalien K. :
    6 janvier 2008 @19h45   « »

    Jean Aziz du journal Al Akhbar vient de s’exprimer sur OTV (La chaine TV aouniste) sur la nouvelle proposition de la ligue arabe. Il insiste aussi sur le flou de la proposition.

    1) Il propose pour que celle-ci soit viable que le prochain gouvernement soit composé de 10 hommes pour chaque partie, celle de l’opposition, celle de l’actuelle majorité et la partie du président qui servirait d’arbitre.

    2) Il regrette qu’une date n’ait pas été précisée quant à la refonte du système électoral des législatives : immédiatemment après l’élection du président ou après les prochaines législatives ?

  • permalien Pierre :
    6 janvier 2008 @19h48   « »

    Sarkozy prétend mettre au pied du mur Bachar El Assad, (̀, vous avez l’occasion de montrer que vous voulez prendre le chemin de la respectabilité.), ça tombe bien, au pied de ce mur , il y a justement Haniyeh, qui l’attend, le Nicolas :

    Dans une longue lettre adressée au président français, Ismaïl Hanyieh, dont le mouvement islamiste a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en juin 2007, affirme que le gouvernement du Hamas est "disposé à coopérer à tous les efforts internationaux pour garantir la sécurité et la stabilité dans la région". Le mois dernier, un porte-parole du Hamas avait critiqué l’appel de Nicolas Sarkozy au déploiement d’une force internationale dans les territoires palestiniens que le chef d’Etat français avait lancé à l’occasion d’une réunion internationale à Paris des pays qui aident financièrement les Palestiniens.

    7s7 : Israel-Palestine - Haniyeh appelle Sarkozy à venir à l’aide des Palestiniens

  • permalien K. :
    6 janvier 2008 @19h53   « »

    Existe-t-il un pays au sud du Liban ?

    Lou, pourriez-vous préciser votre question ? vous voulez dire le sud du Liban ou le pays frontalier du Liban ?

  • permalien Chahid :
    6 janvier 2008 @20h31   « »

    Pas de solution au Liban puisque le général Michel Aoun (que des militaires) a ses raisons que la raison ne connaît point !

    2008 une nouvelle année qui hâtera encore la descente de l’homme « contemporain » dans le désespoir et l’angoisse.

  • permalien Lou :
    6 janvier 2008 @21h13   « »

    Bien volontiers K.

    Dans la presse en général, lorsqu’on parle du Liban, on mentionne les factions pro-syriennes et anti-syriennes et c’est tout.

    C’est pourquoi, ironiquement , je me demandais s’il existait un pays au sud du Liban.

    Evidemment l’état d’Israël est ce pays-là et si en 2006 , il a fait des milliers de morts libanais, on peut se douter qu’il est actif , en ce moment, dans la politique libanaise.

    Mais personne n’en parle ; En ce qui concerne l’état d’Israël, trop souvent le silence fait commentaire. (On pourrait qualifier ce silence d’antisémite, après tout le mal que se donne l’état d’Israël pour affirmer sa puissance.)

    Quel est la stratégie israélienne actuelle au Liban ?

  • permalien K. :
    6 janvier 2008 @21h56   « »

    « Lors de son témoignage devant le Sous-comité sur le Proche-Orient du Comité des Relations étrangères du Sénat le 8 Novembre 2007, David Welch a expliqué comment son administration est :

    "en train de travailler avec nos partenaires en Europe et au Moyen-Orient pour coordoner les efforts de telle manière à maximiser l’efficience, spécialement dans l’optique des élections au Liban. Comme exemple de cette coordination, la Secrétaire Rice a mené une réunion, en marge de la Conférence de la semaine dernière à Istanbul, avec les Ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Arabie Saoudite, de l’Egypte, des Emirats Arabes Unis, et de la Jordanie, et du Secrétaire Général de la Ligue Arabe afin de discuter des prochaines élections au Liban. Nous comptons consulter plus étroitement nos partenaires dans la région à ce sujet dans les prochaines semaines"

    Pourquoi ces réunions sans la Syrie si tout dépend d’elle ?

    Juste pour le fun, à partir de l’anglais ce commentaire en arabe de Saniora concernant le Roi Abdallah d’Arabie Saoudite :

    "Concernant le Roi Abdallah Ben Abd alaziz, le grand etre humain, le grand leader, le noble chevalier, que Dieu préserve sa ligne amicale et prolonge son règne, et nous permette de continuer à apprécier sa présence et son oeuvre, et le récompense pour tout ce qu’il a fourni et entrepris, pour sa lutte et son dur labeur, pour son succès et ses progrès dans le Royaume- citadelle de tous les Arabes et Musulmans- et sa lutte pour le benéfice du monde Arabe et pour la paix et la liberté et l’Arabisme et l’indépendance et la stabilité du système democratique du Liban et sa coexistence réussie."

  • permalien Lou :
    6 janvier 2008 @22h02   « »

    à ce sujet, Nasrallah :

    <<(...)2 - Le projet américain au Liban est dépourvu de toute résistance, ni le Hizbullah, ni autre que le Hizbullah. Quiconque pense affronter les ambitions israéliennes et les agressions israéliennes, sa présence sera interdite au Liban, que ce soit au niveau de la pensée, de la culture ou des armes.

    3 - L’installation définitive des Palestiniens, non pas pour résoudre la dimension humaine, mais pour liquider le droit au retour, pour supprimer la question palestinienne au profit de l’entité sioniste.

    4 - Utilisation du Liban pour faire pression sur la Syrie, exercer un chantage sur ce pays et le pousser à se plier aux exigences des Etats-Unis, au niveau régional, au niveau du règlement global et au niveau du projet du nouveau moyen-orient.(...)

    ici

  • permalien K. :
    6 janvier 2008 @22h17   « »

    Lou, vous doutez bien que je partage votre vision.

    Le passage suivant tiré d’un article de Tritan Parsi en date du 6 décembre dernier illustre bien la “tactique” israélienne :

    « Un comité gouvernemental [israélien] interne avait conclu dans le milieu des années 1990 que la position dure d’Israël envers l’Iran s’était retournée contre elle (..) faisant apparaître les ambitions nucléaires de Téhéran comme un problème israélien, plutôt qu’une préoccupation de l’ensemble de la Communauté internationale . » (..) « Pour éviter qu’un tel scénario n’émerge [celui d’un rapprochement entre l’Iran et les USA après le dernier NIE], Israël a ressenti le besoin de sonner l’alarme, de créer des obstacles politiques à un dialogue US-Iran et de presser Washington de garder toutes les options ouvertes – pour qu’il n’apparaisse lui-même comme étant sur la ligne de front contre l’Iran . »

    Par ailleurs la collaboration de certains libanais avec Israel ne fait aucun doute. Comme dans tous les pays arabes, les traitres sont légions. Il faut les chercher du coté de ceux qui sont les plus respectés par les occidentaux.

  • permalien Samy :
    6 janvier 2008 @22h19   « »

    Lors d’une conférence de presse à Damas, il [Bachar al-Assad] a accusé la France de faire porter à la Syrie et à l’opposition libanaise la responsabilité de l’échec de sa propre médiation. "Il semble que les Français veulent imputer à la Syrie leur incapacité (...) à trouver une solution à la crise", a-t-il déclaré. Avant de dénoncer un paradoxe :"D’une part, on demande à la Syrie de ne pas intervenir au Liban et d’une autre, on lui demande d’utiliser son influence sur ses alliés libanais."

  • permalien K. :
    6 janvier 2008 @22h57   « »

    Le Liban pour les Etats-Unis et son bras armé, Israel, a une valeur de « profondeur stratégique » selon une définition revue et corrigée par les siocons :

    « En termes militaires, « la profondeur stratégique » évoque d’habitude un supplément de territoires qui fournit une marge supplémentaire de sécurité lors des combats contre des adversaires. Par exemple, un Afghanistan contrôlé par les Talibans a été présenté par le Pakistan comme lui fournissant une « profondeur stratégique » dans sa rivalité avec l’Inde. Quand les officiers de Pentagone ont commencé à utiliser le terme en 1990, il avait cette même connotation géographique : le retrait de forces Soviétiques de l’Europe de l’Est a fourni à l’Amérique et ses alliés de l’OTAN une « profondeur stratégique » dans la protection de l’Europe de l’ouest. Mais [dans l’optique américaine] la phrase a pris une signification plus large et plus abstraite ; la « profondeur stratégique » se référait à la position avantageuse de l’Amérique dans le monde, son vaste réseau de bases, d’armes et de technologie militaire de haut niveau. »

    Et pour quel projet ?

    « Celui d’un nouveau monde dominé [à jamais] par le pouvoir militaire américain. » Et DONC le pouvoir militaire israélien. Avec les traitres arabes parmi les larbins de luxe.

  • permalien K. :
    6 janvier 2008 @23h17   « »

    Le bon lien pour la “profondeur stratégique” revue et corrigée par les siocons.

    Et pendant ce temps, le Pentagone, sans rire, prévoit un plan Marshall pour le Moyen-Orient, afin [sic] “de renforcer les modérés de la région” (comprenez les traitres) et “changer les réalités economiques qui alimentent l’extrémisme Islamique”. Ces gens la n’apprendront jamais rien.

  • permalien Lou :
    6 janvier 2008 @23h39   « »

    Les Européens sont intervenus, à plusieurs reprises, et notamment le président Sarkozy. Les Français ont voulu alléché la Syrie par plusieurs propositions : les relations normales avec la Syrie, les relations euro-syriennes. Mais les dernières paroles du président Sarkozy, menaçant au sujet du tribunal international, signifient la politique de la menace aux côtés de la promesse.

    En tant qu’opposition libanaise, il faudrait témoigner devant l’histoire : la Syrie qui a un intérêt certain dans la reprise des relations syro-françaises, et la reprise des relations arabo-syriennes, qui a un intérêt certain dans la reprise des relations syro-européennes, et éloigner la menace d’un tribunal qui la vise.

    Si la Syrie veut considérer ses propres intérêts, elle fait pression sur l’opposition, lui parlant d’intérêts régionaux. Mais, en fin de compte, est-ce que la Syrie peut exercer une pression ?

    Est-ce que l’opposition se soumet à une telle pression ? Elle le peut et l’opposition peut la refuser, mais les Syriens sont venus et ont discuté avec l’opposition, nous disant que les propositions sont telles et telles, qu’acceptez-vous et que refusez-vous ? En tant qu’opposition, nous avons dit, nous acceptons tel et tel points, ce dont nous parlons aujourd’hui. Ce que nous recherchons, c’est l’intérêt du Liban, un Liban indépendant et libre, non soumis à l’administration américaine, un Liban qui refuse la guerre civile

  • permalien K. :
    7 janvier 2008 @00h06   « »

    Traduction de L’avenir de l’Alliance Syro-Iranienne, par Bilal Y. Saab (Senior Research Assistant at the Saban Center for Middle East Policy at the Brookings Institution) et Bruce O. Riedel, Senior Fellow at the Saban Center at Brookings.

    Avant de commencer présentons la Brookings Institution, et surtout la Saban Center for Middle East Policy, afin de mieux comprendre comment un type de l’envergure de Bilal Saab, peut oser, par exemple, sans rire parler d’une volonté américaine de démocratiser le Moyen-Orient. Source Watch :

    Initialement centriste, [la Brookings Institution] a viré à droite en paralèlle à l’influence croissante des centres de réflexion de droite comme the Heritage Foundation à partir des années 1990. En 2002, Haim Saban a versé $13 million pour lancer un organisme de recherche à la Brookings Institution appelée the Saban Center for Middle East Policy. Pour présenter cet organisme on doit noter que (..) Saban est un "je suis un gars avec une seule préoccupation et cette préoccupation est Israel".

    Début de traduction (1/x) :

    Ce n’est pas un secret que l’idée de base du processus de paix d’Annapolis de l’administration Bush n’est pas tant de faire pression pour un accord de paix entre Palestiniens et Israéliens que de rassembler les Etats arabes pro-américains sous l’égide d’un processus de paix dans le but de contenir l’Iran ou au moins d’essayer de contrecarrer sa montée en puissance. Alors que le président Bush aimerait bien qu’on se souvienne de lui comme le président américain qui a parrainé une solution à l’éternel conflit israélo-palestinien lors de la dernière année de son mandat, sa priorité et plus urgent objectif est toutefois d’empêcher les mollahs d’Iran de produire une Bombe atomique et de devenir le tyran de la région [sic].

    En invitant les Syriens et en incluant la question du Golan dans le programme de la conférence, certains à Washington espèrent aussi qu’ils puissent commencer un processus qui aurait pour but d’éloigner Damas de Téhéran, un résultat qui pourrait aider Israël à neutraliser les menaces militaires que le Hezbollah et le Hamas représentent pour elle.

    Mais à moins que Bush et le Premier ministre israélien Ehud Olmert soient prêts pour une nouvelle approche en direction de Damas, les demis-mesures et les étapes partielles n’auront très probablement pour résultat que de rapprocher encore plus la Syrie de l’Iran et de la convaincre de s’en tenir à son rôle de saboteur de la paix que ce soit entre Israéliens et Palestiniens qu’entre Israéliens et libanais.

    L’histoire et le pragmatisme des régimes syrien et iranien suggèrent que l’alliance irano-syrienne va survivre à Annapolis et ses répercussions.

  • permalien K. :
    7 janvier 2008 @00h14   « »

    Traduction de L’avenir de l’Alliance Syro-Iranienne. (2/3) :

    Eloigner la Syrie de l’orbite iranienne est une politique saine pour des raisons évidentes qui ont été soulevées par divers responsables à Washington et des capitales arabes, mais il n’est pas inutile de rappeler pourquoi les tentatives passées ont échoué et pourquoi le cours actuel ne produira vraisemblablement pas des résultats différents. Tout au long des années 1980, les Américains et les Arabes se sont efforcés de convaincre Hafez El Assad de rompre avec Khomeini en Iran.

    À l’époque, Assad avait des raisons valables de renoncer à son alliance avec les Iraniens : la sécurisation du flanc oriental du pays, frontalier avec l’Iraq, en raison de la perspective d’un conflit avec Israël ; tenter de mettre fin à la marginalisation de la Syrie dans l’échiquier politique arabe avec la consolidation de l’axe Égypto-jordano-iraquien ; l’activité et l’ingérence iraniennes au Liban via le Hezbollah qui menaçait les intérêts vitaux syriens dans ce pays, et enfin la décision de Khomeiny d’arrêter les livraisons de pétrole à la Syrie qui avait eu des répercussions sévères sur l’économie syrienne.

    Malgré toutes ces raisons, et les efforts soutenus lors de l’été 1987 du Roi Hussein de Jordanie, du Roi Fahd d’Arabie saoudite, de Moubarak d’Egypte afin que la Syrie rompt ses liens avec l’Iran et aplanisse ses différends avec l’Irak, Assad n’avait pas abandonner ses amis iraniens. Assad était un penseur stratégique. Il a compris que le réalignement sur l’Irak aurait peu de conséquence pour atténuer ses préoccupations de sécurité du pays ou encore ses intérêts régionaux. L’Iran et la Syrie n’ont évidemment pas le même point de vue sur toutes les questions qui les concernent, mais elles se sont entendues sur la plus critique : le déploiement américain dans le Golfe menaçait les intérêts stratégiques deux nations. C’est là une raison suffisante pour eux de raffermir leur alliance.

    Aujourd’hui, il ne fait aucun doute que la carte stratégique du Moyen-Orient est différente. Par ailleurs Hafez al-Assad est mort et son fils Bachar al-Assad, jeune et inexpérimenté, est au pouvoir, alors que les États-Unis restent présents au Moyen-Orient, plus que jamais impliqués avec leur occupation de l’Irak et leur promotion active d’une stratégie mal conçue de démocratisation, qui mécontentent les dirigeants arabes pro-américains. Aujourd’hui, les politiques et les actions américaines et israéliennes dans la région sont à nouveau perçus par l’Iran et la Syrie comme une menace à leur sécurité nationale. Tous deux ont vu leurs desseins nucléaires ciblés, et les auraient retardé à cause des pressions américaines pour l’un et les frappes aériennes israéliennes pour l’autre. Ceci est une raison suffisante pour eux de renforcer leur alliance.

  • permalien K. :
    7 janvier 2008 @00h21   « »

    Traduction de L’avenir de l’Alliance Syro-Iranienne. (3/4) :

    Un accord de paix entre la Syrie et Israël est réalisable, mais il exigera des concessions significatives et une mentalité de gagnant-gagnant de la part des deux nations. Israël devra se retirer jusqu’aux frontières de 1967, y compris la rive nord du lac de Tibériade. La Syrie devra fournir à Israël des garanties de sécurité crédibles en commençant par un accord, qu’avait accepté Hafez Assad à Shepherdstown et à Genève en 2000, sur une démilitarisation de grandes zones, des deux côtés de la frontière. Craignant que l’abandon du Golan puisse compromettre leur propre sécurité, les Israéliens demanderont à Washington (comme ils l’ont fait en 2000) de leur fournir une enveloppe d’environ 20 milliards de dollars, sinon plus, pour assurer leur sécurité. Le rôle de Washington ne se limiterait donc pas à favoriser l’accord de paix israélo-syrien, mais devra aussi le financer.

    En 2000 à Shepherdstown, les Syriens pensaient (et pensent toujours) que les Israéliens ne sont pas en mesure de leur imposer des conditions - rompre avec l’Iran - pour faire la paix et que le retrait du Golan est un droit légitime qui leur est accordé par la Résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies. La souveraineté territoriale, pour les Syriens, est un droit non négociable. Il y avait toujours une place pour la coopération et le compromis quand il s’agissait du Liban et des Palestiniens, mais dès qu’ils remettaient en question le droit de la Syrie à posséder de bonnes relations avec l’Iran, les Israéliens, comme avait insisté le ministre des Affaires étrangères syrien Farouk al Chara’ (aujourd’hui vice-président), allaient trop loin. Aujourd’hui, lorsque le Premier ministre israélien Ehoud Olmert affirme que la Syrie “sait ce qu’il faut faire” pour que les deux nations fassent la paix, il s’agit d’un mot de code pour que la Syrie abandonne l’Iran et rompt ses liens avec le Hezbollah et le Hamas. La Syrie pourrait envisager la seconde proposition, mais ne trouverait aucune raison à faire des compromis sur la première.

  • permalien K. :
    7 janvier 2008 @00h25   « »

    Traduction de L’avenir de l’Alliance Syro-Iranienne. (4/4) :

    L’alliance irano-syrienne, solide depuis la révolution iranienne en 1979, n’est pas et n’a jamais été parfaite. Ses lignes de fracture sont considérables - surtout depuis l’Irak d’après-Saddam et le Liban d’après-Syrie – mais la capacité des deux nations à résister à de graves revers, à réexaminer périodiquement leur relation, et surtout à ne pas faire de compromis sur les questions touchant à la sécurité nationale, a prouvé que la relation Syro-Iranienne est plus qu’un mariage de convenance ; elle est en effet devenue une alliance mûre et institutionnalisée qui n’est pas susceptible d’être rompue par des carottes virtuelles et des promesses en l’air de la part de Washington et maintenant de Moscou. La paix entre la Syrie et Israël, si tant est qu’elle se produise, redéfinirait probablement les paramètres de l’alliance syro-iranienne, mais ne conduirait pas à sa disparition. Pas mal comme aboutissement.

  • permalien Lou :
    7 janvier 2008 @00h52   « »
    Merci K.

    merci K.

    c’est tellement important , toutes les traductions que vous nous offrez.

    et vive l’intelligence de l’être humain !

  • permalien Pierre :
    7 janvier 2008 @08h04   « »

    Cécilia, Carla, Bachar Mhamoud, Moammar et les autres...

    Cette politique étrangère dont rêve le président de la France, basée sur la séduction d’une visite qu’il ferait aux capitales fautrices de troubles, est peut être unique en matière de relations diplomatiques. Habituellement ces relations sont fréquentes et basées sur des compréhensions politiques et établissent des règles de conduite, qui naturellement impliquent des échanges de visites. En tant que visite proposée comme un procédé pour courir après des concessions, elles peuvent être une approche de chantage entre amoureux afin déchainer le plus de passion et d’amour possible. Mais elles ne sont pas l’approche idéale pour gérer des relations entre états. Malgré ça il semble qu’elles soient devenues la démarche préférée de Sarkozy pour conduire les relations étrangères. de la France

    Sarkozy and The Diplomacy of Planes Elias Harfouche Al Hayat

    ... une perception pertinente de la Sarkozy touch par Elais Harfouche.

  • permalien
    7 janvier 2008 @08h54   « »

    "Deuxièmement, la France débloquera les crédits nécessaires pour que l’on accélère la mise en place d’un Tribunal Pénal International. Est-ce que mon message est clair ?"

    Très clair, Mr le Président ! Enfin, un procès des dirigeants américians et britanniques quant à la guerre d’aggression contre l’Irak et aux crimes de guerre commis depuis 5 ans en Irak et 6 ans en Afghanistan.

    Bravo pour votre courage, Mr le Président !

  • permalien
    7 janvier 2008 @09h53   « »

    Il est surprenant que la visite entre nicolas Sarkhozy et le pape ne soit pas relié à la situation au Liban. En effet le pape a refusé de recevoir Condi Rice à propos du Liban.
    La diplomatie française sous impulsion américaine voulait que le cardinal Sfeir entérine le vote à la majorité simple d’un président ce qu’il a refusé. Je pense que le pape voulant défendre la communauté chrétienne du Liban a du renvoyer Sarkhozy à ses études. Les américains ont ensuite mis fin au mandat qu’ils ont donné à leur nouveau caniche pour trouver une solution au Liban.
    Il ne restait plus qu’au caniche de dire que c’était la faute de la Syrie, bien qu’un accord écrit entre les deux capitales ai été refusé par la majorité au Liban.

  • permalien K. :
    7 janvier 2008 @14h23   « »

    J’aimerai bien savoir si cette manière de présenter les choses peut avoir un impact quelconque sur le lecteur :

    . nyt 1 : David Levering Lewis écrit un livre sur l’Islam. David Levering Lewis, apprend-t-on dans un passage enfoui vers la fin de l’article, « is not a historian of Islam ». Mais le nyt trouve que c’est justement cela qui fait tout le charme du livre : « This gives him the freedom to pursue big questions with impunity — and he does this quite well. » On reste songeur...

    . nyt 2, page people : Caroline Werner et Karl Metzner, qui sont dans le domaine du Droit, ont la joie de vous annoncer leur union. Le nyt nous rapporte fièrement le dernier fait d’arme de Karl Metzner : « Among his most recent cases was that of Dr. Rafiq Sabir, who was convicted in May of conspiring to provide material support to terrorists by agreeing to treat injured Qaeda members. » Pour le serment d’Hippocrate aussi il y a désormais le deux poids deux mesures. Avec la fervente bénédiction du nyt. Là on est franchement pris de nausées. La respectabilité devient de plus en plus dégoutante.

  • permalien K. :
    7 janvier 2008 @19h47   « »

    - Jim Lobe sur IPS rend compte d’une enquête d’opinion au Pakistan :

    Au milieu de rapports révélant que l’administration du président américain George W. Bush envisage des actions clandestines agressives contre les forces islamistes armées dans l’ouest du Pakistan [voir ici], un nouveau sondage publié lundi suggère qu’un tel mouvement serait opposé par une majorité écrasante des Pakistanais.

    L’enquête, qui a été financée par la quasi-gouvernementale US Institute of Peace (USIP) [voir le site] et conçue par le Programme on International Policy Attitudes (PIPA) de l’Université du Maryland a également constaté qu’une forte majorité de Pakistanais considère la présence militaire américaine en Asie et dans l’Afghanistan voisin comme une menace beaucoup plus critique pour leur pays qu’al-Qaïda ou le mouvement des talibans pakistanais dans les régions tribales à la frontière avec l’Afghanistan.

    - Najam Sethi, du quotidien pakistanais The Daily Times, cité par L’IHT : « Al-Qaida est aujourd’hui autant un phénomène pakistanais qu’il est arabe ou étranger »

    - Un soldat de l’armée régulière irakienne est devenu le grand héros du pays après avoir tué 2 officiers américains et blessé 3 autres membres de l’armée américaine lors d’une patrouille irako-américaine commune. (Selon les témoins cités par l’IPS, l’Irakien aurait agi ainsi après avoir vu les Américains molester une Irakienne (version démentie par les américains) et aurait tiré en criant : “lachez la fils de putes !”)

    Bref, on l’aura compris, la popularité des yankees dans la région bat tous les records.

  • permalien K. :
    7 janvier 2008 @21h59   « »

    - Le 28 janvier le président Bush fera son discours 2008 sur l’état de l’Union. Le Swoop a ses tuyaux :

    En matière de politique étrangère, un suspense à couper le souffle : « la promotion de la démocratie et de la liberté »

    En matière de santé mentale du discoureur : « Il va parler avec enthousiasme des progrès en Irak. Bush est convaincu que son action sera jugée favorablement par l’histoire. »

    Sa position par rapport à Israel ? « Bush restera réticent quant à s’impliquer dans les détails du processus de paix, en particulier si cela implique de mettre la pression sur Israël. » Et comme les gens du Swoop sont très polis, ils ne demandent pas à quoi diable peut bien servir sa prochaine tournée au M-O.

    - Et pendant que Bush s’enfonce dans son délire, d’autres responsables Américains jettent un coup d’oeil inquiet sur la réalité :

    Les responsables américains suivent les initiatives russes au Moyen-Orient, avec la plus grande attention : « En 2007, le Président Poutine s’est rendu en Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe et de hauts dirigeants saoudiens ont régulièrement visité Moscou – dont le dernier en date est le prince héritier Sultan en novembre dernier. En plus de ces échanges, des responsables américains ont noté un flux constant de diplomates russes et d’officiers militaires au Moyen-Orient. Les Russes ont pris soin de garder les Arabes informés de leurs négociations sur les questions nucléaires avec l’Iran. Ils ont fait valoir que leur influence sur Téhéran est un instrument de dissuasion du programme d’armement nucléaire iranien plus puissant que les menaces américaines. »

    Flirt entre la Chine et le Japon.

  • permalien saintyves :
    8 janvier 2008 @02h16   « »

    Israël a reçu des signaux positifs des divers candidats

    Les Israéliens constatent que les principaux candidats à l’élection présidentielle américaine ont affiché leur soutien à l’État hébreu

    ... Israël ...demeure le premier bénéficiaire de l’assistance économique et militaire américaine à l’étranger, avec un chèque annuel d’environ 3 milliards de dollars (2,05 milliards d’euros).

    - Rudolph Giuliani. « Il faut lutter contre le terrorisme. Qu’il frappe à Londres, New York ou Tel-Aviv, ça ne fait pas de différence »,

    Mais les autres prétendants à l’investiture ont aussi pris leurs marques pour se gagner les faveurs de l’Aipac (American Israel Public Affairs Committee), le puissant lobby juif à Washington.

    - Barack Obama déclarait : « la sécurité d’Israël est d’une importance vitale pour les États-Unis ». Il promettait de « poursuivre une stratégie globale d’engagement direct et de pressions économiques réservant aussi l’option militaire pour empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire ».

    - Hillary Clinton, : « Nous soutiendrons, nourrirons et développerons le partenariat vital de l’Amérique et d’Israël, a-t-elle affirmé. Nous coopérons depuis des années dans le domaine sécuritaire, notamment pour développer de nouvelles technologies de défense. »

    - John McCain, présente Israël comme « un allié naturel dans la lutte titanesque contre les extrémistes islamistes ». Il s’est engagé à œuvrer à l’isolement de « ses ennemis, comme la Syrie, le Hamas et le Hezbollah » chiite libanais.

    - Mitt Romney, qui a promis de « stopper le flux financier et en armements qui alimente le Hamas et le Hezbollah ».
    Joël DAVID à JERUSALEM

    L’allegeance à l’AIPAC demeure toujours un prealable à toute reussite politique in USA, la trenscendance de ce Lobby laisse entendre l’existence d’un gouvenement ou d’une administration occulte, plus puissante que la Maison Blanche, que le Pentagonne, que le Congress, que le Departement d’Etat, que les CIA/FBI, ou bien tout simplement que le Lobby a des "yeux" dans tous ces organes, et peut de ce fait juger de la fougue "pro-israel" de tous, sur la base delaquelle forge son opinion, pour enfin accrediter ou discrediter tel ou tel politicien, qui oserait donc s’opposer à cette puissance machiavelique ? surement pas Bush, qui lors d’une conference qu’il avait tenu en compagnie de Sharon, aparaissait comme un caniche remuant de sa queue devant le charysme et la personalité d’un Sharon, à l’allure de vampire ...

  • permalien Pierre :
    8 janvier 2008 @06h33   « »

    C’est le début de l’année, le temps des bonnes résolutions, de l’espoir...


    - Les É.-U. sont résolus à promouvoir la démocratie et à lutter contre l’extrémisme.

    - Saisir la chance d’instaurer la paix au Proche-Orient

    M. Bush va se rendre au Proche-Orient pour faire avancer la paix

    ... et des feux d’artifice.

  • permalien Pierre :
    8 janvier 2008 @08h03   « »

    Vive Israël et la culture du résultat israélienne :

    Selon les chiffres fournis par les autorités militaires, sur 9 123 cas examinés en 2006, seules 23 personnes déférées ont été reconnues innocentes, laissant planer le doute sur le respect du principe de la présomption d’innocence et sur les conditions d’examen des dossiers. Partant de 118 procédures, Yesh Din a établi que la décision de maintien en détention était acquise en moyenne au bout de 3,4 minutes et que la reconduction de l’emprisonnement était en moyenne expédiée en 1,54 minute. "Il faut en général deux minutes pour envoyer quelqu’un en prison avant que la procédure d’enquêté soit terminée", indique le rapport.

    Le Monde.fr : La justice militaire israélienne accusée de bafouer les droits des Palestiniens

  • permalien Ph. Arnaud :
    8 janvier 2008 @09h07   « »

    Trois remarques à propos de l’incident dans le détroit d’Ormuz entre des navires américains et des vedettes iraniennes.

    1. Cet incident, par les lieux où il intervient (un espace maritime quasi-fermé) et par les acteurs en jeu (d’un côté de gros navires, de l’autre des vedettes) ne peut manquer de faire penser aux incidents homologues du golfe du Tonkin (noter la similitude des noms : golfe du Tonkin et golfe arabo-persique…) en août 1964, où les Américains firent croire que le destroyer Maddox avait été attaqué par des vedettes nord-vietnamiennes. Ce qui, comme on le sait, entraîna l’escalade des bombardements au nord du 17e parallèle.

    2. Eu égard à la disproportion des forces, il paraît un peu gros que les Américains prennent cet incident au sérieux, comme si les navires américains pouvaient être menacés par les vedettes iraniennes. (En 1964, les navires américains avaient pulvérisé les esquifs vietnamiens).

    3. Enfin, en parlant de provocation, les Américains ne manquent pas d’air. Si des vedettes iraniennes faisaient des ronds dans l’eau en face de Manhattan, le mot pourrait être approprié. Mais, que l’on sache, le détroit d’Ormuz n’appartient pas (enfin, pas encore) aux eaux territoriales américaines… Si, durant la guerre froide, les Soviétiques avaient croisé dans le Sund (nom du détroit entre le Danemark et la Suède), aurait-on parlé de « provocation » si des vedettes danoises avaient tourné autour du porte-hélicoptères Minsk ? Si, demain, la Chine se substitue aux Etats-Unis comme puissance militaire dominante et fait croiser ses porte-avions en Adriatique, aurait-on l’idée, dans les journaux occidentaux, de parler de provocation si, en face de Trieste, des vedettes slovènes tournaient autour d’une escadre chinoise ?

  • permalien aka :
    8 janvier 2008 @10h57   « »

    C’est la première fois que je viens sur ce blog. Et en lisant les differents commentaires, plusieurs messages m’ont choqués. Pourquoi vous êtes tous contre Israel ?????????????????????????????????????? _ ???????????????????????????????????????????? _ ???????????????????????????????????????????? _ ???????????????????????????????????????????? _ ????????????????????????????????????????????? _ ?????????????????????????????????????????????? _ ??????????

    ¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

    AKA

  • permalien Ph. Arnaud :
    8 janvier 2008 @11h05   « »

    @ Aka

    Qu’est-ce que cela signifie, selon vous, d’être "contre Israël" ?

  • permalien Pierre :
    8 janvier 2008 @11h27   « »

    JERUSALEM - Le président américain George W. Bush a affirmé que les Etats-Unis soutiendraient Israël "sans réserves" s’il était attaqué par l’Iran, dans des extraits d’une interview diffusés dimanche par la radio militaire israélienne.

    Romandie News : Bush : les Etats-Unis soutiendront Israël sans réserves, si l’Iran l’attaque

    Attention ça ne veut pas dire que le États-Unis ne soutiendront plus Israël, si l’Iran n’attaque pas Israël !

  • permalien aka :
    8 janvier 2008 @12h42   « »

    @ PH ARNAUD

    DESOLE je nai pas utilise les bons mots. Je remarque que ds ce blog il n’ya que des critiques envers Israel et sa politique ( mm si sa politique n est pas totalement parfaite ).
    Je pense que ce blog protege trop les actions des pays frontaliers d’Israel ainsi que les Palestiniens et cela reste forteement dommageable ds la mesure où ce blog pourrait permettre de proposer diverses opinions.
    De plus c vrai que les USA aident Israel mais les Palestiniens peuvent être aider par les pays voisins : Egypte , Syrie, Jordanie ainsi que des pays europeens.

    AKA

  • permalien aka :
    8 janvier 2008 @12h45   « »

    A pierre

    vous pensez que si un pays ( ISRAEL ) est attaqué par un autre pays (IRAN ) la communaute internationale ne bougera pas. REFLECHISSEZ UN PEU..........
    c plutot honteux ce que vz ecrivez

    AKA

  • permalien Pierre :
    8 janvier 2008 @12h54   « »

    honteux ?

    Ce qui est honteux c’est que face au harcèlement sauvage des iraniens contre les États-Unis, Israël continue tranquillement a faire ses petites affaires, sans se porter au secours de ces pauvres boys si loin de leurs foyers.

    Voilà ce qui est honteux !

  • permalien Ph. Arnaud :
    8 janvier 2008 @14h17   « »

    @ Aka

    Il est une chose que vous ne semblez pas apprécier, c’est la disproportion phénoménale des forces entre Israël et ses voisins. Cette disproportion existe dans tous les domaines, et depuis la disparition de l’URSS, n’est plus balancée de l’autre côté. Dans le domaine militaire, cette disproportion existe même depuis les origines, car (malgré les affirmations de la propagande), jamais les Arabes ne furent en mesure de l’emporter sur les Israéliens. Actuellement, avec ses 200 bombes atomiques, Israël, à lui seul, pèse autant que la totalité des pays musulmans rassemblés (je dis bien musulmans, pas seulement arabes). Il a pour alliée la Turquie, plus forte armée de terre de tout le Proche-Orient, et, derrière, l’appui inconditionnel des Etats-Unis, dont le budget de la défense est égal à celui du reste du monde entier réuni !

    Dans le domaine économique, la prééminence israélienne est tout aussi écrasante, ne serait-ce que par l’accès aux ressources en eau, dont les Israéliens ne laissent que des queues de cerises aux Palestiniens… A quoi s’ajoute la partialité révoltante de l’Union européenne, qui punit les Palestiniens d’avoir « mal » voté. Vous utilisez d’ailleurs, dans votre message, une expression révélatrice de la réalité du rapport des forces : « Les Etats-Unis aident (indicatif) Israël, mais les Palestiniens « peuvent être aidés » (hypothétique)… ». Eh oui, ils « peuvent » être aidés… [Comme dans le sketch du Sar Rabindranath Duval, où Francis Blanche déclare triomphalement de Pierre Dac : « Oui, il « peut » le faire !... ».].

  • permalien Alain Gresh :
    8 janvier 2008 @17h00   « »

    Précision d’Alain Gresh

    Contrairement à ce que laissait croire un message envoyé il y a quelques minutes et soi-disant signé par moi, je n’exclue personne de ce blog. La seule limite est celle imposée par la loi : le refus de propos racistes, calomniateurs ou insultants.

  • permalien PADMAN :
    8 janvier 2008 @17h12   « »

    pourquoi aviez vous collabore ac tarik ramadan une personne plutot raciste, qui raconte des calomnies et insultant envers des juifs des occidentaux et des femmes ??

    J attend une reponse

    MERCI

    PADMAN

  • permalien Sébastien :
    8 janvier 2008 @17h28   « »

    Bonjour,

    "j’en ai marre qu on dise du mal d ISRAEL ET QUON LA DEVALORISE"

    Vous pouvez défendre ce pays, mais il faut argumenter, et puis la création de l’Etat palestinien est dans l’intérêt d’Israël, en plus d’être justice.

    Personellement si je défend parfois ce pays, je n’accepte pas sa politique actuelle :

    - Colonisation.

    - Maintient de l’occupation avec la brutalité que cela implique.

    - Les injustices visant les arabes israéliens.

    - je ne parle même pas de la guerre en 2006 au Liban.

    - Et j’en oublie.

  • permalien Chahid :
    8 janvier 2008 @17h37   « »

    Le général Michel Aoun et son ami Kouchner

    « Un jour, les infos nous "apprennent" qu’il y a beaucoup de morts à Beyrouth à cause de la guerre perpétuelle à laquelle se livrent les diverses milices. "On" va envoyer 15 bateaux à Beyrouth pour ramener tous ces blessés en FRANCE, sans tenir compte de leur camp, et : « on va les soigner, on va faire de l’humanitaire, c’est Kouchner qui va s’en occuper. ». Quelques jours plus tard, FRANCE-info nous apprend que les quinze bateaux sont revenus à peu près vides, mais qu’ils étaient partis pleins : pleins d’armes que Kouchner livra au général Aoun. Le lendemain, on apprenait que le directeur de FRANCE-info s’était fait virer pour avoir osé dire la vérité. Et FRANCE-info fit grève contre la censure pendant plusieurs jours. Mais FRANCE-info apprit à fermer sa gueule, et, depuis cet épisode, FRANCE-info est beaucoup moins intéressant. (..) »

    Juste un petit rappel « amical » pour les nostalgiques du général Aoun !

    2008 une nouvelle année qui hâtera encore la descente de l’homme « contemporain » dans le désespoir et l’angoisse.

  • permalien Pieter :
    8 janvier 2008 @17h38   « »

    @ Alain Gresh

    Je n’exclus personne de ce blog. La seule limite est celle imposée par la loi : le refus de propos racistes, calomniateurs ou insultants, écrivez-vous.

    Les deux messages de Padman : « vive israël » et « VIVE ISRAEL », ne relèvent ni de propos racistes, ni de propos calomniateurs, ni de propos insultants. Pas plus que le « Comme un chiot », trois messages que vous avez pourtant effacés.

    On peut trouver sur ce blog, dans d’autres pages et en abondance, des propos racistes, calomniateurs et insultants envers des participants, envers les Arabes, envers les musulmans. Ils s’y trouvent toujours et je ne demande pas leur effacement.

  • permalien
    8 janvier 2008 @17h39   « »

    - Aucune comparaison possible entre pakistan et assassinat de Buto, et le liban qui était sous occupation syrienne, et où vont se dérouler 15 attentats d opposants anti-Assad, sans compter une milice lourdement armée par l iran et la syrie sur son sol

    - Les demandes faites à la syrie concernent bien les pressions qu’elle doit exercer sur les milices qui avouent ouvertement leur attachement pour le régime totalitaire de la dynastie Assad

    - La france ne fait qu’affirmer ce que tout le monde sait : la solution se trouve à Damas.

    - il est curieux de dénigrer un gouvernement régulierement élu, par des arguments de type "un tel represente la majorité des chrétiens", ou tel religion "est majoritaire", au moment ou l on tente de reconstruire, apres la révolution du cedre qui marqua la révolte contre la satellisation du liban par le régime Assadiste, un Etat consensuel et indépendant.

  • permalien Anastase :
    8 janvier 2008 @17h50   « »

    @Pieter,

    si vous ne voyez pas de racisme dans la parodie de sioniste que nous joue PADMAN, vous avez un gros problème d’évaluation. Quant aux chiots je ne vois pas ce qu’ils ont pu vous faire pour mériter ça.

  • permalien PADMAN :
    8 janvier 2008 @18h08   « »

    @ ANASTASE

    Quand je vois écrit ds un message pourquoi l’Iran ne commence t elle pas à rayer de leur propre pays les Juifs. Je m’interroge et je trouve cela affligeant.
    pt final.

    Je pense que ce blog amplifie les mauvaises actions de la politique dIsrael ( en effet elle n’est pas tt rose ) mais j’en ai marre que l’on caricature cela . Posez vous des questions sur les actions menées par le Liban, la Syrie , l’Iran, la Jordanie qui veulent q’une chose la fin d’Israel. Mais Israel restera grace a D...

    et pour revenir aux messages d’alain gresh , je lui reformule la question : pkoi a t il collabore ac tarik ramadan une personne parfois raciste, tenant des propos calomnieux envers les juifs, l’occident et les femmes

    PADMAN

  • permalien J :
    8 janvier 2008 @18h37   « »

    Mr Padman

    Avant d’attendre une réponse d’Alain Gresh, peut être vous ferriez mieux de prendre le temps d’argumenter. Tout ce que vous faites actuellement au sujet de la personne de Tariq Ramadan a un nom : diffamation. Et la diffamation est interdite en droit français. Peut être pensez vous que Mr Ramadan est "raciste", "anti-juif", "anti-occidental" et "anti-femme". Mais il ne suffit pas de le dire, il s’agit de le prouver. Quels sont vos arguments pour ettayer ces accusations ?

  • permalien Anastase :
    8 janvier 2008 @18h40   « »

    @PADMAN,

    plutôt que de vous gâter le sang à attendre des réponses à des questions qui n’en sont pas, et d’avoir à supporter des agressions qui émoussent votre sensibilité, pourquoi ne vous tournez vous pas plutôt, vers des sites plus conformes à vos aspirations.

    En voici quelques uns qui sauront vous séduire :

    israel mon amour2

    Le Petit Sioniste

    Blog des sites Juifs et Sionistes

  • permalien K. :
    8 janvier 2008 @19h50   « »

    Pervez Hoodbhoy, professor of nuclear and high-energy physics, and chairman of the department of physics at Quaid-e-Azam University in Islamabad, dans une interview rapportée par Barnett R. Rubin. Extraits (1/2) :

    Musharraf est extrêmement impopulaire aujourd’hui, et les Américains auront à le larguer à un moment donné. Il est difficile de trouver un pro-Musharraf dans le pays, sauf dans les hautes sphères des milieux d’affaires et de l’armée. Jusqu’à récemment, il dirigeait à la fois l’armée et le gouvernement, en connivence avec un Parlement croupion mis en place par le biais d’élections truquées. Lorsque les tribunaux étaient sur le point de décider qu’il ne pouvait pas être légalement président, Musharraf a choisi de suspendre la constitution et d’imposer l’état d’urgence. Il a rejeté la Cour suprême et arrêté les juges, les remplaçant par des juges qui obéissent à tous ses ordres. Il a bloqué toutes les chaînes de télévision indépendantes, et puni les médias d’information le dénigrant ou dénigrant l’armée. Sa police a arrêté des milliers d’avocats et des militants de la démocratie. Il a ordonné que les civils soient jugés dans des tribunaux militaires clos. C’était nécessaire, a-t-il dit, afin de mettre le Pakistan à l’abri d’une croissance rapide de la rébellion islamiste. Mais il a libéré 25 des extrémistes islamistes le jour où les juges ont été arrêtés. En dépit de tout cela, George W. Bush a appelé Musharraf “un démocrate dans l’âme”. Cela vous rend malade.

    Les Américains se sont tirés une balle dans le pied en appuyant constamment l’armée depuis des décennies. Ils ont perdu toute crédibilité et respect chez les Pakistanais. Tout le monde rie quand il est dit que l’Amérique veut la démocratie pour le Pakistan. Dans cette situation, même si Musharraf s’en va et que le Général Kayani (le nouveau chef de l’armée) prend le relais, le mieux que l’Amérique puisse espérer est le statu quo. Ceci est triste, parce que l’Amérique est un grand pays avec de nombreuses vertus. Si seulement ils pouvaient abandonner leur volonté de dominer le monde ! C’est une tâche impossible de toute façon.

  • permalien chahida :
    8 janvier 2008 @19h52   « »

    Le général Michel Aoun et son ami Kouchner

    « Un jour, les infos nous "apprennent" qu’il y a beaucoup de morts à Beyrouth à cause de la guerre perpétuelle à laquelle se livrent les diverses milices. "On" va envoyer 15 bateaux à Beyrouth pour ramener tous ces blessés en FRANCE, sans tenir compte de leur camp, et : « on va les soigner, on va faire de l’humanitaire, c’est Kouchner qui va s’en occuper. ». Quelques jours plus tard, FRANCE-info nous apprend que les quinze bateaux sont revenus à peu près vides, mais qu’ils étaient partis pleins : pleins d’armes que Kouchner livra au général Aoun. Le lendemain, on apprenait que le directeur de FRANCE-info s’était fait virer pour avoir osé dire la vérité. Et FRANCE-info fit grève contre la censure pendant plusieurs jours. Mais FRANCE-info apprit à fermer sa gueule, et, depuis cet épisode, FRANCE-info est beaucoup moins intéressant. (..) »

    Juste un petit rappel « amical » pour les nostalgiques du général Aoun !

    2008 une nouvelle année qui hâtera encore la descente de l’homme « contemporain » dans le désespoir et l’angoisse.

  • permalien anastase :
    8 janvier 2008 @19h54   « »

    Dans la presse en général, lorsqu’on parle du Liban, on mentionne les factions pro-syriennes et anti-syriennes et c’est tout.

    C’est pourquoi, ironiquement , je me demandais s’il existait un pays au sud du Liban.

    Evidemment l’état d’Israël est ce pays-là et si en 2006 , il a fait des milliers de morts libanais, on peut se douter qu’il est actif , en ce moment, dans la politique libanaise.

    Mais personne n’en parle ; En ce qui concerne l’état d’Israël, trop souvent le silence fait commentaire. (On pourrait qualifier ce silence d’antisémite, après tout le mal que se donne l’état d’Israël pour affirmer sa puissance.)

    Quel est la stratégie israélienne actuelle au Liban ?

  • permalien K :
    8 janvier 2008 @19h56   « »

    #

    im Al Fayçal, “photographe saoudienne basée à Jeddah”, a des mots très durs, sur Arab News, dirigés non seulement contre « l’élite régnante » et « l’intelligentsia » arabes, mais aussi le « grand public » arabe (1/2 ou 3) :

    « Il y a un proverbe arabe qui dit, « Si vous n’avez plus aucun sens de la honte, alors sentez-vous libre de faire comme bon vous semble » et en observant l’actuelle humeur arabe, on est frappé combien ce proverbe s’applique aux Arabes aujourd’hui, qu’il s’agisse du grand public ou de l’élite régnante et de l’intelligentsia.

    « Les Arabes ont pratiquement échoué dans tous les projets idéologiques et politiques qu’ils ont entrepris dans les 60 dernières années (à part quelques succès mineurs çà et là). Tout ce qu’ils ont tenu comme sacré tel que le Nassérisme, le nationalisme ou le Baasisme arabe n’a amené qu’une amère déception. Il ne ressort aucune fierté de leurs accomplissements. Ce mélange toxique a produit une façon d’être complètement pourrie. Tout le monde arabe en est affligé (..). Cette atmosphère putride, comme je l’ai dit, couvre tous segments de la société arabe — le grand public et l’élite.

    « Comme résultat de cette écoeurante atmosphère, les Arabes abandonnent simplement toute raison ou tout respect de soi quand ils sont confrontés a une possibilité d’échec ou de défaite. Ils ne savent pas résister ou réagir aux défis posés à leur existence même, particulièrement concernant la cause palestinienne. Nous sommes devenus des spectateurs espérant désespérément que des étrangers tiennent le premier rôle dans notre propre pièce.

    « Il existe un souhait inexprimé dans les esprits arabes qui est que le problème palestinien disparaisse d’une manière ou d’une autre même si cela doit signifier la disparition des Palestiniens. (..) Nous ne désirons rien de plus qu’être épargné du spectacle macabre du Palestinien pleurant pour notre aide et en train de mourir. »

    Répondre à ce message
    #
    L’Intidifada, vingt ans après

  • permalien K. :
    8 janvier 2008 @19h58   « »

    Pervez Hoodbhoy, professor of nuclear and high-energy physics, and chairman of the department of physics at Quaid-e-Azam University in Islamabad, dans une interview rapportée par Barnett R. Rubin. Extraits (2/2) :

    Pour combattre et gagner cette guerre [contre al Qaeda et les Talibans au Pakistan], le Pakistan aura besoin de mobiliser aussi bien son peuple que l’État. La notion d’un accord de partage du pouvoir entre l’Etat et les Talibans serait un faux-départ, et les spectaculaires échecs des accords antérieurs devraient être une leçon. Le gouvernement devrait plutôt aider à créer un consensus public par le biais de forums de discussion ouverts, s’atteler plus vite au développement de l’infrastructure des régions tribales, et faire une utilisation judicieuse de la force militaire – par le biais des troupes seulement, et non pas des forces aériennes. Cela devrait devenir la guerre de tous les Pakistanais, et pas seulement de l’armée, et elle devra être combattu, même si l’Amérique remballe ses affaires et s’en va. Mais, tant que Musharraf est président, il sera impossible d’obtenir un soutien populaire en faveur de la guerre. Si on leur offrait le choix entre Musharraf et les Talibans, l’écrasante majorité des Pakistanais choisiraient ces derniers - mais je suis sûr qu’ils le regretteraient plus tard.

  • permalien K. :
    8 janvier 2008 @20h03   « »

    « 8 janvier 19:56, par K », n’est bien sur pas de moi.

    Apparemment y en a qui ont envie de saborder le blog.

  • permalien K. :
    8 janvier 2008 @20h25   « »

    - La religion est-elle l’opium des analystes ? Par Jean-Luc Racine, 2 mars 2006 :

    ..que traduit la géopolitique des identités religieuses, et que masque-t-elle ? L’enjeu est considérable, car si la religion, opium du peuple, devient l’opium des analystes, la lecture de l’ordre du monde et de ses désordres en sera gravement affectée.

    - On a vu, parait-il, (rapporté par le Daily Mail du 10 Novembre dernier) beaucoup moins de rodomontades de la part des Américains quand en plein milieu d’exercices militaires entre les eaux du Sud du Japon et celles de Taiwan, ils ont vu émergé sous leur nez un... sous-marin chinois que leurs systèmes de détection “ultra-perfectionnés” auraient pourtant du intercepter.

    Fort (et tyrannique) avec les faibles et faible avec les forts. Et on s’étonne après du surarmement.

  • permalien Joseph Berbery :
    8 janvier 2008 @20h47   « »

    Les États-Unis et les Occidentaux en général semblent avoir fait au Liban une annexion importante, celle du patriarche maronite.

    Sa béatitude, Mar Boutros Nasrallah Sfeir, Patriarche maronite d’Antioche et de tout l’Orient (ouf !) se méfie tout particulièrement de l’Iran. Au point d’avoir refusé de répondre à l’invitation qui lui avait été faite de visiter ce pays par le très modéré, très consensuel et fort peu menaçant premier ministre Khatami.

    Mais, étonnamment, sa béatitude prêche de moins en moins la pratique des vertus théologales ou l’imitation de Jésus-Christ, préférant les exhortations politiques.

    Se prendrait-il par hasard pour un « Wilayat Fakih » ?

    Joseph Berbery
    Libanais maronite (précision nécessaire pour mettre les choses au point).

  • permalien Jeff :
    8 janvier 2008 @22h09   « »

    Houlala ! cela vole très bas en ce début d’année du côté de certains commentaires...

    Pour revenir au sujet du jour, juste un commentaire.

    Comme Lou (ou Anastase - même personne ?) l’a bien souligné en questionnant sur l’existence d’un pays au sud du Liban, les grands médias, quand on parle du Liban, évoquent systématiquement la Syrie (de manière négative, généralement) et rarement Israël alors que les guerres au Liban ont d’abord pour origine des interventions isréliennes.

    Comme plusieurs pays arabes, la Syrie brille par son absence de liberté d’expression - encore que les choses, de manière générale dans le monde arabe, changent à la vitesse grand V grâce à Internet et l’influence des nombreux étudiants partis terminer leur cursus dans les pays occidentaux.

    Cette évolution historique, progressive et inéluctable selon E. Todd, n’empêche pas les dérives de certains groupes politiques Mais cela n’empêche pas cette contradiction qu’aucun média n’a encore jamais osé soulevée :

    1) le Liban serait le seul pays à avoir été "colonisé" par un pays plus pauvre que lui (hormis l’exception très spéciale de la Chine et de Taïwan)

    2) outre les femmes de ménages venues du Sud-Est de l’Asie (Philippines, Indonésie), les travailleurs les plus pauvres au Liban sont... des Syriens (éboueurs, maçons, petits vendeurs sur trottoirs, etc.)

    Etonnant, non ?

    Connaissez-vous d’autres pays colonisateurs plus pauvres que les "pays colonisés" par les premiers cités ???

  • permalien K. :
    8 janvier 2008 @23h29   « »

    Le nyt, sous la plume de ROBERT F. WORTH, article repris par l’IHT : Al Arabiya est la chaine la plus respectable du monde arabe. Parce que contrairement, par exemple, à la « radicale » Al Jazira, elle ne fait pas la promotion de la résistance irakienne et elle ne montre pas les morts irakiens.

    Meme esprit orwellien du coté de Abdul Rahman al-Rashed, le “patron” (larbin de luxe) de Al Arabiya cité par l’article : Si Al Jazeera change aujourd’hui, c’est parce qu’elle se rend compte de la supériorité éthique d’al arabiya : “It’s about an idea : don’t try to change politics directly. Just try to change the media for the better. And I think the result will be a better Arab world.”

    Quelqu’un a-t-il un sac pour dégueuler ?

  • permalien Pierre :
    9 janvier 2008 @07h19   « »

    « Je lisais hier un article sur une espèce de fous à opinions, qui, à force de voir les choses toujours sous le même angle, finissent par se croire persécutés, et sont bientôt dangereux et bons à enfermer. » - Alain - Propos

    (...)

    RSF souligne également la dérive de certains pays, « comme la Chine, la Birmanie ou la Syrie [qui] tentent de faire du Web un Intranet, un réseau limité aux seuls échanges à l’intérieur du pays, entre les personnes dûment autorisées ».

    (...)

    La Syrie proscrit par exemple l’accès à Hotmail, Facebook ou encore au logiciel Skype. On se rappelle également que des géants du secteur comme Yahoo ou Google ont collaboré de près ou de loin à cette censure.

    RSF :« Internet est désormais autant censuré que la presse traditionnelle » - Actualités Internet - Le Monde Informatique

  • permalien Pierre :
    9 janvier 2008 @07h46   « »

    Au royaume des aveugles...

    George Bush a qualifié Ehoud Olmert de "visionnaire", car "il a compris l’importance de créer un espoir pour les Palestiniens dans l’Etat qu’ils veulent créer". (Israël et l’ami américain, par Michel Bôle-Richard)

    ... ou cynisme ?

  • permalien Pierre :
    9 janvier 2008 @08h15   « »

    Le visionnaire montre...

    "Ce bouclage entrera en vigueur mardi à minuit (22H00 GMT), et sera en principe levé samedi à une heure encore indéterminée", a précisé le porte-parole. Près de 11.000 policiers, des centaines d’agents en civil, sans compter ceux du Secret service américain, sont en place pour l’opération "Ciel Ouvert", nom de code de la visite du président Bush en Israël, a de son côté précisé mardi le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld lors d’un point de presse. (Cisjordanie : Israël impose bouclage total pendant la visite de Bush)

    ...mais pas trop... l’espoir... juste l’espoir...

  • permalien K. :
    9 janvier 2008 @10h39   « »

    Aucune comparaison possible entre pakistan et assassinat de Buto, et le liban qui était sous occupation syrienne

    Faudrait savoir, parce que pour Chibli Mallat, 14 “marsiste” pur et dur, (dans un article mixant merveilleusement le bon argumentaire avec la mauvaise foi), there are similarities between the situation in Pakistan and Lebanon. The February 14, 2005, assassination of former Lebanese Prime Minister Rafik Hariri followed the forced extension of President Emile Lahoud’s mandate in September 2004. In Pakistan, President Pervez Musharraf sought to extend his rule last summer. His main nemesis, Bhutto, was killed four months later. Politically speaking, neither murder was a coincidence.

    Les demandes faites à la syrie concernent bien les pressions qu’elle doit exercer sur les milices qui avouent ouvertement leur attachement pour le régime totalitaire de la dynastie Assad

    D’autres sont d’avis contraire, comme Gary C. Gambill par exemple : « Bien que Nasrallah ait salué l’engagement diplomatique des Arabes et Européens avec Téhéran et Damas, il a publiquement averti que les accords négociés par les gouvernements étrangers “ne sont pas contraignants pour les Libanais.” » Mais peut-etre que Gambill est soudoyé en caviar iranien et en pistaches syriennes ? Hélas, le sempiternel argument ne tient pas la route puisqu’il ajoute, «  Les corrompus dignitaires religieux iraniens et Baasistes syriens qui sont méprisés par la majorité de leur propre population ne peuvent tout simplement pas dire à la plus adorée figure publique du monde musulman ce qu’il faut faire. »

    il est curieux de dénigrer un gouvernement régulierement élu,...

    Gambill, encore lui, parle « du système électoral injuste du Liban » et de « la distribution sectaire des sièges parlementaires » qui ont « permis à la coalition du 14 mars de remporter une légère majorité au Parlement (grâce à une fraction du vote populaire) »

    Sans compter que vous occultez allègrement le vice d’alliance du Hezbollah avec les gens du 14 Mars qui a permis à ces derniers d’etre « démocratiquement élus ».

  • permalien
    9 janvier 2008 @13h44   « »

    Faudrait savoir, parce que pour Chibli Mallat, 14 “marsiste” pur et dur, (dans un article mixant merveilleusement le bon argumentaire avec la mauvaise foi), there are similarities between the situation in Pakistan and Lebanon. The February 14, 2005, assassination of former Lebanese Prime Minister Rafik Hariri followed the forced extension of President Emile Lahoud’s mandate in September 2004. In Pakistan, President Pervez Musharraf sought to extend his rule last summer. His main nemesis, Bhutto, was killed four months later. Politically speaking, neither murder was a coincidence.

    une situation ou regne une instabilité politique ne saurait etre comparée a une situation déja rencontrée au cours de l’histoire, consitant a satelliser un pays en éliminant physiquement les opposants au projet pour livrer le pouvoir aux collaborateurs : c’est le cas par exemple des pays de l europe de l est sous l ere communiste.

    « 

    D’autres sont d’avis contraire, comme Gary C. Gambill par exemple : « Bien que Nasrallah ait salué l’engagement diplomatique des Arabes et Européens avec Téhéran et Damas, il a publiquement averti que les accords négociés par les gouvernements étrangers “ne sont pas contraignants pour les Libanais.” » Mais peut-etre que Gambill est soudoyé en caviar iranien et en pistaches syriennes ? Hélas, le sempiternel argument ne tient pas la route puisqu’il ajoute, « Les corrompus dignitaires religieux iraniens et Baasistes syriens qui sont méprisés par la majorité de leur propre population ne peuvent tout simplement pas dire à la plus adorée figure publique du monde musulman ce qu’il faut faire. »

     »

    se sont les missiles anti-char russo-iraniens et les Katiouchas transitant par la syrie ,qui font le poid politique du mercenaire Nasrallah, sans parler du financement du Hizbollah par les petrodollars Iraniens...en matiere d’independance ont a deja fait mieux.

    de plus l echec des "greves" et de l encerclement de Beyrouth(les assadistes voulaient bruler des pneus pour paraliser les axes de la capitale) ont bien montré a Nasrallah les limites de sa popularité (surtout forte au sein de la communauté khameniste) et du controle finalement restraint qu il a du pays. Ceci place les assado-khamenistes dans une situation militaire fragile finalement en cas de coup d’Etat(c’est pour cela sans doute que nasrallah a rappelé ses troupes et a abandonné la strategie des greves et manif rendant riducule le sitting au centre ville)

    Gambill, encore lui, parle « du système électoral injuste du Liban » et de « la distribution sectaire des sièges parlementaires » qui ont « permis à la coalition du 14 mars de remporter une légère majorité au Parlement (grâce à une fraction du vote populaire) »

    c est sur cette meme base sectaire que les Assadistes demandent un droit de veto (minorite de blocage) sur les decisions de tout un pays

  • permalien K :
    9 janvier 2008 @18h16   « »

    Pervez Hoodbhoy, professor of nuclear and high-energy physics, and chairman of the department of physics at Quaid-e-Azam University in Islamabad, dans une interview rapportée par Barnett R. Rubin. Extraits (1/2) :

    Musharraf est extrêmement impopulaire aujourd’hui, et les Américains auront à le larguer à un moment donné. Il est difficile de trouver un pro-Musharraf dans le pays, sauf dans les hautes sphères des milieux d’affaires et de l’armée. Jusqu’à récemment, il dirigeait à la fois l’armée et le gouvernement, en connivence avec un Parlement croupion mis en place par le biais d’élections truquées. Lorsque les tribunaux étaient sur le point de décider qu’il ne pouvait pas être légalement président, Musharraf a choisi de suspendre la constitution et d’imposer l’état d’urgence. Il a rejeté la Cour suprême et arrêté les juges, les remplaçant par des juges qui obéissent à tous ses ordres. Il a bloqué toutes les chaînes de télévision indépendantes, et puni les médias d’information le dénigrant ou dénigrant l’armée. Sa police a arrêté des milliers d’avocats et des militants de la démocratie. Il a ordonné que les civils soient jugés dans des tribunaux militaires clos. C’était nécessaire, a-t-il dit, afin de mettre le Pakistan à l’abri d’une croissance rapide de la rébellion islamiste. Mais il a libéré 25 des extrémistes islamistes le jour où les juges ont été arrêtés. En dépit de tout cela, George W. Bush a appelé Musharraf “un démocrate dans l’âme”. Cela vous rend malade.

    Les Américains se sont tirés une balle dans le pied en appuyant constamment l’armée depuis des décennies. Ils ont perdu toute crédibilité et respect chez les Pakistanais. Tout le monde rie quand il est dit que l’Amérique veut la démocratie pour le Pakistan. Dans cette situation, même si Musharraf s’en va et que le Général Kayani (le nouveau chef de l’armée) prend le relais, le mieux que l’Amérique puisse espérer est le statu quo. Ceci est triste, parce que l’Amérique est un grand pays avec de nombreuses vertus. Si seulement ils pouvaient abandonner leur volonté de dominer le monde ! C’est une tâche impossible de toute façon.

    VIVE LES PALESTINIENS

  • permalien K. :
    9 janvier 2008 @18h59   « »

    Il y aurait beaucoup à dire concernant le dernier post d’anonyme. Mais plutot que de faire subir aux internautes un débat stérile, j’aimerai juste rappeler quelques faits :

    - A ce jour il n’existe aucune preuve que le régime syrien soit à l’origine des meurtres au Liban.

    - “Les missiles anti-char russo-iraniens et les Katiouchas transitant par la syrie” (secret de Polichinelle) n’ont jamais servi que contre Israel.

    - La confessionalisation de la crise libanaise est bel et bien le fait des Saniora et autres Geagea (qui n’en demandait pas tant).

    - Suggérer que le Courant Patriotique Libre puisse etre “Assadiste” est une plaisanterie vu l’histoire de son chef de file.

    - Il faut quand meme rappeler que les “Assadistes qui demandent un droit de veto (minorite de blocage) sur les decisions de tout un pays” représentent au moins une bonne moitié de ce pays !

    - Et surtout, surtout l’essentiel :

    Alors qu’encourager la coalition au pouvoir au Liban de former un gouvernement plus représentatif, et de mener à bien des réformes radicales pourrait à la longue stabiliser le pays et saper l’influence iranienne et syrienne, deux ans de rhétorique américaine hyperbolique en faveur du statu quo ont veillé à ce que tout compromis politique en Liban soit considéré comme une défaite symbolique de l’administration à court terme, tant sur le plan interne pays qu’à l’étranger - un compromis que la Maison Blanche n’est pas disposée à faire. Ni Saniora qui disait « I know there can’t be a real solution if we don’t engage with the Americans. »

  • permalien Ahmad :
    9 janvier 2008 @19h22   « »

    Salam

    Un Débat avec Marine Le Pen ?

    9 janvier 2008

    par Tariq Ramadan

    L’information a d’abord circulé sur internet à partir d’un site où était posté un article écrit sous un pseudonyme. Puis celle-ci a été relayée par nos « amis » de toujours, Caroline Fourest, Ian Hamel, puis Libération (désormais en accointance avec Bernard Henri Lévy et Charlie Hebdo), etc., etc., etc. « Tariq Ramadan va débattre avec Marine le Pen » la belle affaire ! Et en secret ! Dans les salons d’un club de boursiers, « le gotha du CAC 40 », où « l’alcool coulera à flot ». Sans doute y aura-t-il des convergences entre eux comme il en existe, dit-on, entre Tariq Ramadan et Alain Finkielkraut. La belle affaire !

    Au demeurant, les informations qui circulent sur le club de réflexion qui organise la soirée, « The Kitson », sont erronées et mensongères : il s’agit de débats sur invitation dans un espace où la parole est libre et qui a fait le choix de la non médiatisation. Les prix des inscriptions sont adaptés au type de public-cible visé par « The Kitson ». J’y ai déjà débattu avec Robert Ménard, directeur de Reporters sans frontières, comme j’ai déjà participé à de nombreuses rencontres à travers le monde dans des cercles de réflexion adoptant la même philosophie du débat, en cercle choisi, profond, vif et « off ».

  • permalien Ahmad :
    9 janvier 2008 @19h23   « »

    Quant à débattre avec Marine le Pen, on peut se demander où, vraiment, se situe le problème. Après avoir débattu avec Nicolas Sarkozy et Philippe de Villiers pourquoi faudrait-il refuser de confronter Marine le Pen ? Je n’ai eu de cesse de répéter que la grande faiblesse des partis dits de la droite classique ou de gauche était de ne pas affronter les thèses de l’extrême droite de façon claire et d’être incapables de délégitimer ses arguments. Au contraire, c’est sur son terrain extrême que Nicolas Sarkozy est venu pêcher des voies lors des dernières élections et qu’il a ainsi dangereusement normalisé des thèses que ce parti était seul à défendre il y a dix ans encore ! Le débat critique est nécessaire, contre Marine le Pen, comme j’ai eu à le faire contre l’extrême droite suisse en rencontrant et en m’opposant à l’ancien Conseiller Fédéral Christophe Blocher. Ce dernier avait un jour permis le dialogue et j’ai salué cette initiative mais les termes de ce dernier étaient, de mon côté, clairs (et ils le demeurent) : les thèses d’extrême droite, du Front National comme de l’UDC, sont dangereuses, indéfendables et à combattre. Je suis prêt au débat pour défendre mes convictions et ce loin des hypocrisies entendues de certains intellectuels et d’une partie de la classe politique qui n’hésitent pas à calculer et à composer selon les circonstances ou en période électorale.

    A la suite du débat, un compte rendu sera finalement diffusé et des interviews accordées afin de rendre compte de la teneur des propos. Je m’exprimerais alors davantage sur la substance de la confrontation, mais pour l’heure je ne peux que constater que le vent de la diabolisation et des mensonges répétés n’a pas déserté certains esprits retors qui, à défaut d’avoir appris à écouter, nous prouvent qu’ils peinent à réfléchir.

    Tariq Ramadan

    /www.tariqramadan.com

    salam

  • permalien K. :
    9 janvier 2008 @20h12   « »

    “9 janvier 18:16, par K,” n’est bien sur pas de moi.

  • permalien HouariB :
    9 janvier 2008 @20h46   « »

    je n’ai pas trouvé votre mail donc je vous l’envois ici.

    Fuites dans le réacteur israélien de Dimona
    Menaces sur le Moyen-Orient
    Par :Djamel Bouatta
    Lu : (261 fois)

    Si Dimona explosait, il affecterait un secteur de 500 kilomètres de rayon à vol d’oiseau. Atteignant jusqu’à Chypre et toutes les régions voisines.

    Selon l’Agence palestinienne pour la qualité de l’environnement, le réacteur israélien connaît de graves défaillances. Et ce n’est certainement pas de la propagande lorsqu’on apprend que le gouvernement israélien a récemment décidé de boycotter la BBC britannique après que cette dernière ait réalisé un film documentaire sur les armes nucléaires israéliennes, évoquant la possibilité de défaillances. Le ministère israélien des Affaires étrangères a expliqué que le film était antisémite, une accusation employée par Israël systématiquement à l’égard de ses détracteurs ou même de ses critiques. Il reste que, selon le docteur Youssef Abou Safiaya, chef de l’Agence palestinienne, “le réacteur nucléaire israélien de Dimona est susceptible de fusion incontrôlée de la même façon que le réacteur russe de Tchernobyl il y a deux décennies, lequel a causé une catastrophe humanitaire et écologique. Si Dimona explosait, il affecterait un secteur de 500 kilomètres de rayon à vol d’oiseau. Atteignant jusqu’à Chypre et toutes les régions voisines”. Même inquiétude chez les scientifiques jordaniens saisis par les Palestiniens : en cas de fusion incontrôlée, le gouvernorat jordanien de Tafila au sud sera contaminée. Des études épidémiologiques jordaniennes ont révélé que les taux de cancer ont augmenté dans cette région voisine du réacteur, d’où la supposition que des substances radioactives s’échappent du réacteur israélien. Dimona est la seule centrale nucléaire en activité dans le Moyen-Orient. Selon des sources palestino-jordaniennes, des images satellites montrent que les murs du réacteur ont des fentes. L’emplacement du réacteur dans le désert du Néguev est un emplacement délicat, placé entre l’Égypte, la Jordanie et les territoires de l’Autorité palestinienne. Le réacteur a été construit en 1963, en coopération avec la France et le Royaume-Uni, qui avaient promis de construire le réacteur en échange de l’aide israélienne après la nationalisation du canal de Suez par le président Nasser. Les États-Unis ont financé le complexe nucléaire et livré les premières tranches d’uranium enrichi. Le hic est qu’Israël, qui n’a pas signé le traité de non-prolifération nucléaire, refuse de soumettre ses installations à l’inspection de l’AIEA ni de tout autre pays, fut-il les États-Unis. Dimona est toujours protégé de visites.

  • permalien
    9 janvier 2008 @20h47   « »
    Partie 2

    Pourtant, selon tous les spécialistes, y compris occidentaux, le réacteur est maintenant obsolète : ses murs de confinement se sont usés, ce qui pourrait causer des fuites de radiation à l’extérieur du réacteur, une situation qui amènera des atteintes dévastatrices à la santé et des dégâts écologiques dans les pays limitrophes. Selon les mêmes experts, le réacteur présente une fente dangereuse causée par la radiation “neutronique”, qui a causé des dégâts structurels. Les neutrons, expliquent-ils, créent des petites bulles de gaz à l’intérieur du bouclier de béton, le fragilisant et le rendant susceptible de s’effriter. Al Bayan, un journal des Émirats arabes unis, croit savoir qu’un débat se déroulait en Israël pour définir s’il fallait stopper le réacteur avant que la catastrophe n’arrive, ou s’il fallait attendre. En outre, un reportage réalisé par la deuxième chaîne de télévision israélienne a révélé que des dizaines de salariés du réacteur sont morts du cancer et que l’administration du réacteur refuse de révéler le nombre réel d’accidents et d’incidents survenus. Quant aux déchets résultant des opérations d’enrichissement nucléaire dans le réacteur de Dimona, le docteur palestinien a déclaré qu’ils sont ensevelis dans des secteurs limitrophes des territoires contrôlés par l’Autorité palestinienne, ainsi que des territoires jordaniens et égyptiens. Particulièrement dans des secteurs où la nappe phréatique et la direction du vent ne va pas dans la direction d’Israël ! Le même reportage de la deuxième chaîne de télévision israélienne a également révélé que des déchets du réacteur sont enterrés dans des zones à l’est du camp de réfugiés d’Al-Bureij et de la ville de Deir El Balah. Durant l’Intifada, selon l’expert palestinien, les Israéliens ont enterré près de 50 000 tonnes de déchets industriels chimiques à Gaza, à seulement 30 mètres de profondeur, sur un zone de 5 000 mètres carrés, dont ils ont volé le sol arable pour l’emporter en Israël, laissant les déchets industriels à la place. (liberte algerie) http://www.liberte-algerie.com/edit.php ?id=88569&titre=Menaces%20sur%20le%20Moyen-Orient

    ps : merci pour cet excellent blog qui me permet de vous lire plus souvent qu’une fois par mois ;)

  • permalien K. :
    9 janvier 2008 @21h32   « »

    L’avis de l’“ennemi” sur le Hezbollah. En l’occurence celui de Shimon Naveh, “the founder and former head of the Israel Defense Forces’ (IDF) Operational Theory Research Institute (OTRI)” :

    « Look, Hezbollah are Lebanese patriots. I don’t know if you are aware of it. There are many tensions within the theory. They are Shi’a but they are Lebanese patriots. They pursue their own political and military agenda and yet they are Lebanese patriots. »

  • permalien K. :
    9 janvier 2008 @21h54   « »

    Sinistre et pertinente réflexion de Fareed Zakaria :

    .. Pakistan is part of a growing phenomenon— the persistence and growing strength of subnational groups. With the end of the battle of ideologies —communism, socialism, liberalism— human beings’ oldest identities have moved to the core of politics. It is why people vote and what they will die for.

  • permalien Ahmad :
    9 janvier 2008 @22h41   « »

    Salam

    Des milliards pour liquider la Résistance
    Abdel Bari Atwan

    Quand des Etats membres de l’UE acceptent de bafouer le "non" de leurs propres peuples, comment s’étonner qu’ils s’acharnent aussi à détruire en Palestine, entre autre (mais aussi ailleurs) par le biais d’une "autorité" non élue, et d’un occupant sans légitimité, les droits démocratiques d’un peuple qui a élu un autre gouvernement que celui souhaité par les puissants et les puissances ? (commentaire de Bruno Drweski)

    Les pays donateurs qui ont participé à la conférence de Paris la veille, ont promis d’apporter à l’Autorité Palestinienne des aides financières qui s’élèvent à sept milliards et demi de dollars. Soit deux milliards de plus que ce qu’elle réclamait dans un élan de générosité qui suscite beaucoup de doutes, et soulève des points d’interrogation sur ces aides et sur le prix qu’aura à payer le peuple palestinien en échange.

    Il n’y a pas d’objection sur une offre d’argent à l’autorité du Président Mahmoud Abbas à Ramallah, à condition que ce ne soit pas un pot de vin en échange des concessions sur des droits immuables du peuple palestinien, ou le début d’une incursion d’envergure des chars israéliens dans la bande de Gaza pour y commettre de nouveaux massacres sous prétexte de liquider l’autorité de Hamas ou de stopper le tir des roquettes contre Sdérot.

    Israël sera le grand bénéficiaire de cet argent que ce soit directement ou indirectement. Car il contrôle de facto la Cisjordanie et il encercle la bande de Gaza. Et ces deux régions forment un marché prospère pour ses marchandises et sa production. Par conséquent, toute amélioration économique dans ces régions signifie plus de consommation et plus d’importation de ces produits. De plus, ceci implique que les pays donateurs sont en train d’affranchir l’état d’Israël de ses devoirs en tant que pays occupant responsable directement de la population et des territoires sous son contrôle, selon la quatrième convention de Genève à propos des prisonniers de guerre, une responsabilité qui inclut d’assurer des services publics, la sécurité et du travail.

    Ces aides financières iront au Président Abbas et pur financer un plan élaboré par son premier ministre Salam Fayyad qui a été désigné pour une période provisoire et exceptionnelle, et voilà qu’il devient un premier ministre permanent, voire plus puissant et plus influent que le président de l’autorité vu ses solides relations avec l’administration américaine, les états européens et les organisations financières internationales.

  • permalien Ahmad :
    9 janvier 2008 @22h43   « »

    Le plan de M. Fayyad qu’il a présenté à la conférence des pays donateurs et qui a porté le nom du développement et de la réforme, ce plan vise la réalisation de quatre objectifs principaux qui sont la gouvernance bien guidée, le développement social (la santé, l’enseignement et les affaires sociales), le soutien du secteur privé et finalement la reconstruction des infrastructures de l’économie palestinienne.

    La gouvernance bien guidée signifie l’établissement de l’état d’institutions sur des fondements démocratiques et l’élargissement du cercle de participation au pouvoir. Mais nous ne pensons pas que les pratiques du gouvernement de Ramallah concrétisent ces ambitions. Car M. Fayyad est devenue une institution par soi-même bien qu’il ne représente qu’un groupe de deux membres parmi cent trente cinq membres de l’assemblée législative palestinienne, et son gouvernement n’a même pas été agréé par cette assemblée ni pas aucune autre institution sauf le Président Abbas et l’administration américaine, si on veut bien considérer cette dernière comme ainsi [comme une institution palestinienne].

    Et comment cette gouvernance pourrait être bien guidée alors qu’elle ignore complètement la bande de Gaza qui représente tout de même le tiers de la population totale de l’intérieur [de la Palestine], et elle désigne les habitants de cette bande comme des Gazaouites tandis qu’elle considère les habitants de la Cisjordanie comme de vrais citoyens palestiniens, ce qui est une discrimination sans précédent dans l’histoire de peuple palestinien et de sa lutte ?

    Dans tous les états du monde, le gouvernement retient les salaires des fonctionnaires qui s’absentent ou qui font grève, sauf le gouvernement de M. Fayyad qui fait exactement le contraire. Car il paye les salaires des fonctionnaires qui restent chez eux et ne vont pas faire leur travail dans les services de l’Autorité dans la bande de Gaza, et tout fonctionnaire qui va à son bureau ou qui laisse pousser sa barbe voit sa paye immédiatement coupée par ce gouvernement, même si ce fonctionnaire fait partie de Fatah. Où elle est la bonne gouvernance dans ces pratiques ?

    Et ce qui est remarquable c’est que le plan de M. Fayyad demandait des pays donateurs de réserver un montant de quatre cents millions dollars pour le programme de la gouvernance bien guidée contre cinq cents millions dollars pour les programmes sociaux comme l’enseignement, la santé et les services essentiels.

  • permalien Ahmad :
    9 janvier 2008 @22h45   « »

    Même si on suppose que ce gigantesque pot de vin n’est pas miné et ne contient aucune condition, comment va-t-il donner ses fruits en relevant l’économie palestinienne de sa chute actuelle sous les contraintes imposées par l’Autorité Palestinienne sur les Palestiniens et leurs mouvements en Cisjordanie, comme la présence des cinq cents barrières et les cent trente colonies sauvages autres que les colonies « légales » établies par le gouvernement israélien ?

    Cet argent sera réservé à un groupe très limité parmi les baleines du secteur privé et quelques-uns qui rodent autour du bureau du Président Abbas et qui profite de son pouvoir. Mais les autres du peuple palestinien ne verront leurs conditions changer, car ne reste pour eux que les miettes.

    Cet argent est attribué théoriquement pour la Cisjordanie et la bande de Gaza, et nous avons entendu M. Abbas parler avec beaucoup d’émotion du blocage de la bande, et Mlle Condoleezza Rice a failli pleurer durant son discours en parlant de la souffrance des ses habitants, mais aucun parmi les deux ne nous a pas dit comment il va faire dans les circonstances actuelles de cette bande, et comment on va lui envoyer l’argent dans la présence du gouvernement du mouvement Hamas qui est rejeté, et par les américains et les israéliens et par Abbas ?

    Deux scénarii sont possibles pour sortir de ce piège qui s’appelle la bande de Gaza. Le premier est de recommencer le dialogue entre l’autorité de M. Abbas et l’autorité de M. Ismaïl Haniyeh à Gaza en vue d’aboutir à un accord de réconciliation et à un retour de solidarité entre les territoires occupés sous un gouvernement d’unité nationale forte. Et le deuxième c’est une incursion israélienne d’envergure dont Ehud Barak, son metteur en scène, pense qu’elle lui permettra de détruire Hamas et les autres brigades de résistance, et de rendre la bande à l’autorité de Ramallah sur un plateau de sang.

    Le premier scénario, cest-à-dire le retour au dialogue est complètement exclu, car Israël a laissé à Abbas le choix entre le dialogue soit avec lui ou avec Hamas, il a alors choisi le premier et a complètement tourné le dos au deuxième, et il a mis tous ses œufs dans le panier de la conférence d’Annapolis et les négociations qui en seront issues, dans l’espoir de parvenir à l’état palestinien qu’il veut, quel que soit sa forme et son image. Par conséquent le scénario de l’incursion d’envergure est le plus probable, d’ailleurs Barak a déjà menacé la veille qu’il mettrait fin à la question de tir de roquette de la bande de Gaza d’une manière définitive.

  • permalien Ahmad :
    9 janvier 2008 @22h46   « »

    Les quarante milliards que les gouvernements égyptiens successifs ont obtenus après les accords de Camp David, à raison de deux milliards de dollars annuellement, étaient le prix pour isoler l’Egypte et le détacher militairement de la question palestinienne. Les milliards que vont obtenir le Président Abbas et son premier ministre Salam Fayyad sont eux aussi en échange de l’abandon du droit de retour et de la grande partie de Jérusalem occupée, et l’acceptation des grandes colonies israéliennes qui l’entourent.

    Nous retenons notre souffle, car ce qui se passe actuellement fait partie des accords secrets, et n’est qu’une application des études détaillées réalisées préalablement avec un financement occidental en vue d’introduction à la solution des deux états, la dernière de ses études étant celle préparée par le groupe d’AIX et qui décrit avec un détail lassant comment appliquer ses accords sur le terrain. Cette étude a été réalisée par deux équipes, l’une israélienne sous la responsabilité du professeur Arye Arnon de l’université de Ben Gourion et l’autre palestinienne sous la responsabilité de Saeb Bamya, secrétaire du ministère de l’économie de l’autorité palestinienne, et sous la présidence du professeur Gilbert Benhayoun de l’université Paul Cézanne. Ce groupe a été financé par le ministère des affaires étrangères français.

    Nous avons le rapport de ce groupe sous les mains, et il contient des détails effrayants sur l’annulation du droit de retour en le considérant non pratique. Il prévoit huit milliards dollars pour installer et dédommager les réfugiés. Encore une fois, nous disons que c’est une générosité américaine et européenne minée si ce n’est empoisonné. Et il se peut que ce soit un acompte contre l’abandon à priori de tout ce qui reste de la Palestine et des fondements nationaux immuables.

    Retrouvez bien plus sur le site www.michelcollon.info

    salam

  • permalien Pierre :
    9 janvier 2008 @23h06   « »

    Insupportable : les images de l’agression des États-Unis par l’Iran.

  • permalien Chahid :
    10 janvier 2008 @03h11   « »

    Le commentaire «  8 janvier 19:52, par chahida » n’est pas de moi !

    Voilà, Bonne année 1429 du calendrier musulman aux musulmans du monde entier…

    Et bon courage Alain Gresh contre les invasions des trolls…

    2008 une nouvelle année qui hâtera encore la descente de l’homme « contemporain » dans le désespoir et l’angoisse.

  • permalien Pierre :
    10 janvier 2008 @06h50   « »

    Pendant que la US Navy fait du canotage avec des vedettes iraniennes, les dernières nouvelles de front :

    La Syrie va importer du gaz iranien à compter de fin 2009
    (Romandie News) : DAMAS - La Syrie va commencer à importer du gaz iranien fin 2009, à raison de trois millions de mètres cube par jour pendant les trois premières années, en vertu d’un accord de principe signé lundi à Damas, selon l’agence San

    Les Etats-Unis imposent des sanctions contre un officier iranien et une télévision basée en Syrie
    WASHINGTON, 9 janvier (Xinhua) : — Le département américain au Trésor a prononcé mercredi des sanctions contre un haut officier de l’armée iranienne et une chaîne de télévision basée en Syrie, accusé de soutenir les insurgés en Irak contre les forces américaines.

  • permalien K. :
    10 janvier 2008 @18h53   « »

    Si Bush espère que le dernier incident dans les eaux du Golfe va convaincre ses alliés arabes de le suivre dans une guerre contre l’Iran, il risque d’etre déçu selon Trita Parsi pour qui les pays arabes sont au contraire très inquiets de voir ce très dangereux état de ni-paix ni-guerre persister. La dramatisation de l’épisode par les Américains conduirait les dirigeants arabes à se démarquer encore plus de Bush.

    Adam Morrow et Khaled Moussa al-Omrani rendent compte de déclarations récentes (6/1) de Amr Moussa (secrétaire général de la ligue arabe) : « tant que l’Iran n’a pas de programme nucléaire, pourquoi devrions-nous l’isoler ? ». Déclaration reprise également par le wapo, qui insiste aussi sur le fait que les “modérés” arabes soient de en plus réticents à suivre l’adminstration Bush quant à l’Iran.

  • permalien Halou :
    22 janvier 2008 @14h45   « »

    TROP DE COMPLEXITés... pour ce petit pays le Liban. Il est mort-né même si je l’aime à en mourir.
    Eh oui : "chacun croît en une(des) vérité(s) mais personne ne connaît La(Les) Vérité(s)" c’est ça toute la complexité !

  • permalien Alex :
    1er février 2008 @10h31   « »
    Vos lunettes vous aveuglent monsieur Gresh

    Monsieur Gresh,
    Comment pouvez-vous dire que "Michel Aoun fut le principal opposant à la présence syrienne, à l’époque où Rafic Hariri, Samir Geagea et Amine Gemayel (mais aussi Nebih Berri et le Hezbollah) acceptaient cette présence syrienne" ? C’est parce qu’ils acceptaient la "présence syrienne" que Geagea fut jeté dans un geôle pendant 11 ans et Gemayel exilé à Paris ?

    "Ni dans leur histoire, ni dans leurs pratiques, les phalanges ou les Forces libanaises n’ont démontré le moindre attachement aux formes démocratiques" Ah parce que le général "Amin Dada" Aoun qui a plastiqué les domiciles des députés en 1989 ou le Hezbollah qui a kidnappé et assassiné les journalistes sont "démocratiques" ?

    Vos lunettes idéologiques vous aveuglent Moinsieur Gresh. Oubliez le Liban et occupez-vous d’autre chose.

    Lamentable

  • permalien Alain Gresh :
    1er février 2008 @14h23   « »

    Autocritique

    Juste un mot sur le message d’Alex. Il a raison sur Samir Geagea, ma plume a "fourché" et je m’en excuse. Je voulais dire que la grande majorité des forces du 14 mars (mais aussi l’actuelle opposition) avait collaboré avec la Syrie.

    Quant au caractère non démocratique des forces de la majorité libanaise, vous n’avez pas lu ce que j’ai écrit : « présenter la majorité comme « démocratique » est un abus de langage. Ni dans leur histoire, ni dans leurs pratiques, les phalanges ou les Forces libanaises n’ont démontré le moindre attachement aux formes démocratiques. De ce point de vue, on peut douter qu’il existe un fossé entre majorité et opposition. » Je dis que ni la majorité ni l’opposition ne sont "démocratiques".

  • permalien Lou :
    30 avril 2009 @14h16   « »
    Le Liban : Affaire Hariri

    Affaire Hariri : Libération des 4 généraux libanais

    Beyrouth, le 29 avril – Les quatre généraux libanais détenus au Liban depuis 2005 dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, ont été libéré ce mercredi à 18 heures locales aux ordres du Tribunal spécial pour le Liban basé à La Haye. Suite à cette annonce, le ministre de la Justice Ibrahim Najjar a indiqué que ces quatre généraux seront libérés immédiatement, sans avoir à attendre un ordre officiel.

    Beyrouth, le 29 avril – Dans un communiqué publié ce mercredi, le mouvement chiite du Hezbollah a déclaré qu’il accueille favorablement la décision du Tribunal spécial pour le Liban consistant à la libération des quatre généraux suite à une longue détention décrite comme arbitraire, avant d’accuser la majorité parlementaire actuelle d’en être responsable.

  • permalien micki :
    29 octobre 2009 @11h07   « »

    arreter votre antisionisme de base !!!israel veut la paix mais pas au prix de sa disparition !!!si israel avait la mentalité de bcp de pays le probleme palestinien aurait ete regle comme en tchetchenie au tibet au darfour au krdistan au congoetc etc...mm si je suis pour un etat palestinien,celui ci n a jamais existé,sinon donnez moi sa date de creation de destruction,qui l a créé,qui l a detruit,et pourquoi ?etaist ce un royaume uen republique un emirat ???rien de toiut cela !!!les juifs ont eu ce pays pendant 3000 ans avant d en etre chassés par les romains,alors de grace arretez de critiquer la seule democratie entouré de dictatures policieres militaires ou religieuses !!!!

  • permalien Mike :
    29 octobre 2009 @19h18   «

    micki :

    arreter votre antisionisme de base !!!israel veut la paix

    C’est cela oui ! Tout le monde l’a remarqué depuis 60 ans d’ailleurs !

    Si “Israël veut la paix”, moi je suis le Messie alors !

Ajouter un commentaire