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Bush et la Palestine, illusions et réalités

jeudi 10 janvier 2008, par Alain Gresh

La paix sera-t-elle signée avant la fin de l’année 2008 ? Un Etat palestinien verra-t-il le jour dans les mois qui viennent ? Ces questions, posées le plus sérieusement du monde à l’occasion de la visite du président George W. Bush en Israël et dans les territoires palestiniens, feraient presque douter de la santé mentale de certains commentateurs et responsables politiques. Peut-être parce que nous aspirons tous à la paix, que nous aimerions tant voir résoudre l’interminable conflit israélo-palestinien, nous nous accrochons à n’importe quelle déclaration ou rencontre pour se dire : cette fois-ci sera la bonne.

Pourtant, nous ne pouvons nous cacher dans le ciel abstrait des idées. Il faut redescendre sur terre, où prennent le dessus les réalités de la vie qui sont nettement moins plaisantes, en premier lieu pour les Palestiniens.

Leur vie quotidienne est marquée par trois réalités : la colonisation, les checkpoints et la prison. A-t-on assisté, depuis la reprise du dialogue entre Israël et les Palestiniens, à la moindre avancée sur un de ces dossiers ? Non, au contraire.

Sur les colonies. Quelques chiffres parlants. Selon un tableau publié par Report on Israeli Settlement in the occupied territories (Vol. 17, n° 6) de novembre-décembre 200, la population des colonies de Cisjordanie a augmenté, chaque année, entre 5% et 8% (alors même que la population israélienne n’augmentait que de 1,8 à 2,6%). Et pour ceux qui croient que le mur de séparation prépare un retrait des colonies situées à l’est de cette ligne, le même bulletin montre que le taux de croissance de la population des colonies est le même que l’on se situe à l’est ou à l’ouest du mur. Alors que cette colonisation rend de plus en plus improbable la possibilité de création d’un Etat palestinien, les Etats-Unis (et aussi la France) se bornent à quelques déclarations sans jamais prendre la moindre mesure concrète, sans jamais exercer la moindre pression réelle sur le gouvernement israélien.

Quant aux colonies dites illégales (c’est-à-dire celles qui sont construites sans l’aval explicite du gouvernement israélien), Ehoud Olmert annonce, à chaque visite d’un haut responsable américain, qu’il va les démanteler. Cela n’engage à rien, puisqu’il ne tient pas ses promesses et que chacun le sait.

L’éditorial de Haaretz du 9 janvier, « Bush, accessory after the facts », notait :

« L’avant-poste [terme qui désigne des colonies illégales] de Migron, qui a été créé sur des terres privées palestiniennes, et dont les Etats-Unis ont demandé le démantèlement avec une fausse détermination, est déjà un fait établi. Il existe depuis sept ans, avec des jardins bien tenus, une crèche, un jardin d’enfants, des infrastructures qui ont été financées par l’Etat à hauteur de 4 millions de shekels et des habitants qui ne se considèrent pas comme des "jeunes des collines" [c’est-à-dire des pionniers], mais comme des habitants ordinaires qui travaillent à Jérusalem pour gagner leur vie et reviennent tous les soirs chez eux et ne peuvent même pas imaginer que quelqu’un puisse oser les expulser un jour. »

Et, poursuit l’éditorial, ce n’est qu’un exemple : de nombreux autres avant-postes ont une population de plus de 500 habitants.

Selon l’article de Patrick Saint-Paul, correspondant du Figaro, (« Bush réclame timidement à Israël un gel de la colonisation », 10 janvier) (il ne semble pas que le texte soit repris sur le site du quotidien), « interrogé sur les colonies sauvages de Cisjordanie, qu’Israël s’était engagé à démanteler auprès des Etats-Unis en 2003 [vous avez bien lu, 2003], sans jamais passer à l’acte, Bush a lâché un rire gêné. "Les avant-postes doivent disparaître" ». Fin du chapitre...

Sur les checkpoints, je rappelle ce que j’écrivais dans Annapolis, village Potemkine de la paix. « Rappelons que même le démantèlement de certains checkpoints en Cisjordanie, qui transforment chaque déplacement des Palestiniens en cauchemar et qui pourtant a aussi mille fois été promis, ne s’est jamais effectué. Un rapport des Nations unies révélait que le nombre de barrages (roadblocks) avait atteint 572, une augmentation de 52% par rapport aux 376 barrages qui existaient en août 2005. » La visite du président Bush s’est d’ailleurs traduite par le bouclage de la Cisjordanie pour trois jours ! Comme le raconte un habitant de Ramallah (selon le quotidien Haaretz du 10 janvier, « Ramallah prepares for Bush’s visit », Avi Issacharoff), « on nous a demandé de ne pas sortir sur les balcons et sur les toits. Nous ne pouvons même pas aller dans la rue. George Bush, ce criminel, nous a imposé un couvre-feu. Comme si ce n’était pas assez avec les Israéliens. Maintenant, nous l’avons lui aussi. Il est en train de détruire le monde... »

Sur le climat à Ramallah, on pourra lire « A Ramallah, cortège de voitures blindées dans une ville en état de siège » (Benjamin Barthe, Le Monde, 10 janvier).

Je n’évoque même pas le blocus de Gaza, la restriction de livraison d’électricité, qui fait de ce petit territoire une prison à ciel ouvert dont les geôliers diminueraient chaque jour les rations... Il ne manque ni rapports d’organisations internationales ni témoignages sur ces faits, mais la soi-disant communauté internationale détourne pudiquement les yeux.

Sur les prisonniers (au nombre de 10 000) et le fonctionnement de la justice militaire israélienne, Michel Bôle-Richard publie dans Le Monde un article intitulé : « La justice militaire israélienne accusée de bafouer les droits des Palestiniens ».

« Depuis l’occupation de la Cisjordanie par Israël en 1967, les tribunaux militaires ont jugé plus de 150 000 Palestiniens en ignorant, la plupart du temps, les règles élémentaires de justice et des droits de l’homme, selon le rapport publié, dimanche 6 janvier, par l’organisation Yesh Din, intitulé "Poursuites d’arrière-cour". Pendant plus d’un an, des membres de cette ONG ont assisté à plus de 800 audiences. Ils ont dressé un bilan atterrant de la justice militaire dans les territoires occupés. »

« Selon les chiffres fournis par les autorités militaires, sur 9 123 cas examinés en 2006, seules 23 personnes déférées ont été reconnues innocentes, laissant planer le doute sur le respect du principe de la présomption d’innocence et sur les conditions d’examen des dossiers. Partant de 118 procédures, Yesh Din a établi que la décision de maintien en détention était acquise en moyenne au bout de 3,4 minutes et que la reconduction de l’emprisonnement était en moyenne expédiée en 1,54 minute. "Il faut en général deux minutes pour envoyer quelqu’un en prison avant que la procédure d’enquête soit terminée", indique le rapport. »

Emily Schaeffer, une citoyenne ayant la double nationalité israélienne et américaine, et servant de conseillère légale à l’organisation Yesh Din, publie, dans l’International Herald Tribune du 7 janvier, une tribune intitulée : « Surprising lessons from Israel »

Elle écrit : « Israël a mis en place ses cours militaires pour se réveiller, quarante après et quelques milliards de dollars en plus dépensés, avec environ 10 000 détenus qui passent devant ces cours tous les ans. Ces cours (...) ont seulement servi à amplifier le ressentiment parmi les Palestiniens qui vivent sous occupation et parmi bien des nations musulmanes et arabes et elles ont miné les chances de changements positifs dans la société palestinienne. »

151 000 morts irakiens Retour à la table des matières

Un communiqué de l’Organisation mondiale de la santé du 9 janvier :

« Il ressort d’une vaste enquête sur les ménages menée par le gouvernement irakien et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) que 151 000 Irakiens sont morts de mort violente entre mars 2003 et juin 2006. Ces résultats, publiés aujourd’hui sur le site du New England Journal of Medicine, se fondent sur des données recueillies dans le cadre d’une enquête plus large sur la santé de la famille en Iraqk, devant permettre au gouvernement irakien d’élaborer et d’actualiser ses politiques sanitaires et de planifier les services. L’estimation se fonde sur des interrogatoires menés auprès de 9 345 ménages dans quelque 1 000 quartiers et villages répartis sur tout le territoire irakien. Les chercheurs soulignent que, en dépit de l’ampleur de l’enquête, l’incertitude inhérente à ce type d’exercice les a conduits à conclure que le nombre d’Irakiens morts de mort violente pendant cette période était compris entre 104 000 et 223 000. »

Je rappelle mon envoi du 9 avril 2007 :

Un monstrueux crime de guerre. C’est le titre d’un article du quotidien britannique The Guardian du 28 mars, « A monstrous war crime », signé par Richard Norton, éditeur de la revue médicale The Lancet. Celle-ci avait publié le 11 octobre une étude de l’université Johns Hopkins affirmant que 650 000 Irakiens étaient morts des suites de l’intervention américaine en Irak. Richard Norton remarque que la BBC a révélé que le comité scientifique auprès du gouvernement britannique avait confirmé la validité de l’étude, ce qui n’avait pas empêché le gouvernement de Londres de dénoncer l’étude comme non sérieuse. « Au moment où nous célébrons le deux centième anniversaire de l’abolition de l’esclavage, écrit Norton, nous continuons à commettre une des pires violations des droits de la personne de ces cinquante dernières années. Il est inexplicable que nous laissions cela se produire. Il est inexplicable que nous ne demandions pas la démission collective du gouvernement. »

Provocation iranienne ? Retour à la table des matières

Un incident a opposé dans les eaux internationales du Golfe des navires iraniens et américains. Avec son sens de la nuance, Le Figaro titre le 8 janvier « L’Iran provoque les Etats-Unis dans le Golfe » un article de sa correspondante Delphine Minoui à Beyrouth.

« Une confrontation américano-iranienne a été évitée de justesse, ce week-end, dans le détroit d’Ormuz, à l’entrée du golfe Persique. Des officiels du Pentagone, qui l’ont révélé hier à CNN, ont rapporté que cinq vedettes iraniennes appartenant aux gardiens de la révolution ont provoqué trois navires de guerre de la marine américaine. Selon les sources anonymes citées par la chaîne américaine, les vedettes iraniennes ont approché à moins de 200 mètres des navires américains qui se trouvaient dans les eaux internationales. Elles auraient adopté un comportement agressif en jetant à l’eau des boîtes blanches non identifiées. "Je vais vous attaquer, vous allez exploser dans deux minutes", aurait menacé, par radio, un des gardiens de la révolution. En réaction à cet appel, le commandant du navire américain a donné l’ordre d’ouvrir le feu. Mais les vedettes iraniennes se sont éloignées. Aucun coup n’a finalement été tiré. Et l’incident n’a fait aucun blessé. »

Sur le site du National Iranian American Council, la Dr. Farideh Farhi propose le 8 janvier une analyse plus nuancée, «  Iran’s "Unduly Provocative” Act against the US Navy? ». Elle insiste sur le flou des explications données par l’administration américaine. Elle n’écarte aucun scénario, y compris la volonté du président Bush d’utiliser un simple incident pour l’aider dans le voyage qu’il entame aujourd’hui au Proche-Orient et qui vise à mobiliser les pays dits modérés contre « la menace iranienne ».

109 commentaires sur « Bush et la Palestine, illusions et réalités »

  • permalien Pierre :
    10 janvier @18h38   »

    La visite de Bush au Proche-Orient semble prendre une allure étrange.

    Alors qu’avec l’incident d’Ormuz, tout annonçait que cette visite allait être une "séance de rattrapage" face au "ratage" d’Annapolis, concernant l’isolement de l’Iran, nous nous retrouvons avec une double négociation. D’une part Bush essaye de sauver la face en réduisant ses exigences à Olmert,

    Un autre objectif de la visite de George Bush au Proche-Orient consiste à examiner les mesures à prendre pour faire face aux "ambitions agressives" de l’Iran, considéré tant aux Etats-Unis qu’en Israël comme la menace la plus importante pesant sur la région.

    (...)

    Mais ceci ne suffira pas à régler le problème, la discussion principale portant sur la légitimité des constructions supplémentaires dans les colonies déjà existantes et non pas sur la construction de nouvelles colonies et régions.Les Israéliens considèrent ceci comme une "croissance naturelle" et les Palestiniens, comme une "consécration de l’occupation ". George W. Bush n’est sans doute pas à même de régler ce différend. La seule chose qu’il puisse faire est d’encourager sans cesse les deux parties à poursuivre les négociations malgré leurs divergences. Personne ne sait comment il pourrait y parvenir, étant donné que de nouvelles "nuances", telles que la construction de nouveaux logements dans les colonies, ne cessent d’apparaître.

    RIA Novosti - Opinions - Bush au Proche-Orient : entre bad guys et good guys

    d’autre part Abbas durcit les conditions de réconciliation avec le Hamas .

    Ce qui fait qu’une question pourtant essentielle est sortie de la tête de tout le monde,dans cette affaire, quid du bouclier anti-missile supposé protéger de la force nucléaire inexistante de l’Iran ?

  • permalien mathieu :
    10 janvier @18h56   « »

    Ce qui est affligeant dans tous les commentaires qu’on entend dans les médias, c’est que tous parlent de la demande de Bush à Israël de démanteler les colonies dites sauvages. Et il n’y en a pas un seul pour expliquer la différence et du coup en tirer la conclusion évidente qu’elles sont toutes illégales. Donc non seulement il y a un sérieux recul dans les requêtes étasuniennes, mais en plus ça passe comme dans du beurre dans les médias. On croit rêver, ou plutôt cauchemarder.

  • permalien K :
    10 janvier @19h16   « »

    Israël au pied de son mur :

    1. New York - Les Etats-Unis ont retiré le projet de résolution déposé la veille au Conseil de sécurité de l’ONU pour soutenir la relance du processus de paix au Proche-Orient. Palestiniens et Israéliens avaient convenu mardi à Annapolis de rechercher une accord avant fin 2008. (swissinfo - ONU : les USA retirent leur projet de résolution) 2. La première séance de négociations entre Palestiniens et Israéliens a commencé, mercredi 12 décembre, à Jérusalem, sur un mode chagrin. Deux semaines après le sommet d’Annapolis, aux Etats-Unis, la rencontre entre les deux délégations qui devait s’effectuer de façon cérémoniale dans un grand hôtel de la ville a été affectée par l’importante incursion de Tsahal dans la bande de Gaza, la veille, qui a causé la mort de six Palestiniens et l’annonce, une semaine auparavant, de la construction de 307 nouveaux logements dans la colonie de Har Homa, à proximité de Bethléem. (Le Monde.fr : Difficile première séance de négociations entre Israéliens et Palestiniens) 3. Parmi les dernières inconnues, figurent les montants de l’aide apportée par les riches monarchies du Golfe, Arabie saoudite et Qatar, notamment. « Les Américains les ont forcées à venir à Annapolis, observe un diplomate à Paris, et depuis 40 Palestiniens ont été tués à Gaza par Israël qui en plus a annoncé une relance de la colonisation près de Jérusalem. » Résultat : les bailleurs de fonds arabes se font tirer l’oreille. (Le Figaro - International : La Palestine vient chercher cinq milliards à Paris )

    La vérité sur la Conférence des donateurs, c’est qu’elle a pour but de faire financer par les contribuables du monde entier la sécurité d’Israël.

    La où n’importe quel tribunal condamnerait Israël aux dépends pour les dommages que son système de sécurité occasionne, la communauté des états décide d’effacer l’ardoise.

    Cet effort implique qu’ Israël cesse ses destructions, ses obstructions, ses violations et ses meurtres.

    Le choix que fera Israël dans les semaines à venir, sera déterminent pour sa crédibilité et son existence.

    Aujourd’hui, tout peut basculer pour Israël.

    On a rarement vu dans l’histoire une nation aussi maitre de son destin.

  • permalien Daniel :
    10 janvier @19h42   « »

    Lire :

    - ¨Comment ? M’inquiéter parce que Bush vient ici ?, Rami Khouri - The Daily Star

    Et tant qu’on y est :

    - Un sujet d’agacement pour la Sûreté Générale israélienne, Amira Hass - Ha’aretz

  • permalien K. :
    10 janvier @20h13   « »

    - Bush semble perdre l’appui de ses amis arabes quant à l’Iran.

    - La visite de Bush vue par de grands intellectuels arabes :

    . Ali Ibrahim (al-Sharq al-Awsat) : D’après Marc Lynch, « [he] bravely argues that Bush still has a chance to fulfil his promises about a Palestinian state »

    . Abd al-Rahman al-Rashed (le “patron” d’al arabiya) également sur al-Sharq al-Awsat : D’après Marc Lynch toujours : « He can barely contain his excitement about "the most important visit [by an American President] in fifty years." »

    - Et last but not least, FOUAD AJAMI, qui lui considère que « Bush d’Arabie » (sic) est « le président américain le plus important que le Moyen-Orient ait jamais vu. »

  • permalien Pierre :
    10 janvier @20h19   « »

    Détrompez-vous cher troll, le message de K (qui en réalité est de Pierre) est parfaitement à sa place car il montre comment en quelques semaines les dirigeant israéliens à réussi à manipuler Bush pour l’amener là où ils voulaient.

    Maintenant il reste à voir dans quel état sera Bush, après sa visite en Arabie Saoudite. et peut-être au Liban.

    Merci troll

  • permalien K. :
    10 janvier @20h35   « »

    Many Iraqis in Syria fled during U.S. troop buildup :

    Selon une étude de l’ONU à partir des données sur les réfugiés irakiens en Syrie, c’est pendant le “surge”, c’est à dire au plus fort de la présence américaine à Bagdad et dont on ne rappellera jamais assez que l’objectif déclaré était la réconciliation entre les différentes communautés irakiennes, que le nettoyage “ethnique” a connu sa plus grosse percée dans la capitale irakienne.

  • permalien Pierre :
    10 janvier @21h04   « »

    A propos d’Amira Haas, l’émission de Daniel Mermet "Là-bas si j’y suis" autour du spectacle "Murmure" tiré de ses dialogues avec Mahmoud Al-Safadi du fond d’une prison Israélienne.

  • permalien saintyves :
    11 janvier @02h26   « »

    Bonsoir

    Faites connaître votre opinion au Président de l’Union Européenne et aux députés européens de votre euro-région.

    Voir :

    Les habitants de Gaza sont en train de mourir, nous devons AGIR !

    Signer la pétition

    - Comment en est on arivés là ?
    - Pourquoi "la communauté intenationnale" gouvernante se tait sur un crime contre l’humanité aussi odieux ?
    - Un peuple est entrain de souffrir le martyre, aux souffrances dues à l’occupation, aux bombadements quasiquotidiens, à la colonisation, aux chek-points, s’ajoute le blocus, avec ses consequences sur la santé, la malnutrition, l’affamement, d’une population, je n’ose pas trouver de mots pour qualifier cette etat de fait ...

    Je n’évoque même pas le blocus de Gaza, la restriction de livraison d’électricité, qui fait de ce petit territoire une prison à ciel ouvert dont les geôliers diminueraient chaque jour les rations... Il ne manque ni rapports d’organisations internationales ni témoignages sur ces faits, mais la soi-disant communauté internationale détourne pudiquement les yeux. A Gresh

  • permalien saintyves :
    11 janvier @02h41   « »

    Le pouvoir du lobby pro-israélien dans les élections américaines, par Rob Winder.

    John Mearsheimer, qui avec Stephen Walt est l’auteur d’une série controversée d’articles et d’un livre récent sur le lobby pro-israélien, a déclaré à Al Jazeera : « Presque tous les principaux candidats font des pieds et des mains pour démontrer combien profondément ils sont engagés dans cette relation spéciale entre l’Amérique et Israël. » « Il est difficile de trouver un seul mot critiquant quoi que ce soit que fait Israël, et c’est le résultat des activités du lobby. »

  • permalien Byblos :
    11 janvier @03h21   « »

    Concernant le martyre de l’Iraq, faut-il rappeler qu’il dure depuis 1980, année de la guerre Iraq-Iran ?

    Les victimes ont certainement dépassé le million. Peut-on parler de génocide ? Non. Puisqu’il s’agit d’« Arabes ».

    Ceci me rappelle un bloc-note de François Mauriac dans l’Express au lendemain du bombardement de Sakiet Sidi Youssef en Tunisie, qu’il concluait sur un mode de douloureuse ironie disant à peu près, si ma mémoire est bonne, qu’il ne s’agissait évidemment pas là d’un crime, puisqu’après tout, les victimes n’étaient rien d’autre que des « Arabes ».

    Autre temps. Mêmes moeurs !

  • permalien K. :
    11 janvier @08h50   « »

    Opération américaine contre des bastions de “al Qaeda” en Irak il y a 2 jours. Réultats : 9 soldats américains tués et de nombreux blessés. Réaction américaine : largage de 18,144kg de bombes en 10 minutes a partir des airs sur des cibles suspectées comme étant qaidistes.

  • permalien Pierre :
    11 janvier @09h07   « »

    Bush étonnamment "abandonné" par une administration, qui semble essentiellement préoccupé par sa reconversion ( Selon les médias américains, le président turc a rencontré, au cours de sa visite, le vice-président américain Dick Cheney et la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice. Il devrait rencontrer le chef du Pentagone Robert Gates mercredi.), le président Bush se débat avec des concepts qui le dépassent a aussi estimé qu’un accord devait « stipuler une Palestine qui soit la patrie du peuple palestinien, tout comme Israël est la patrie du peuple juif ». (que faire des israéliens alors ? race palestinienne ? religion palestinienne?), a trouvé un procédé pour obtenir la paix en Palestine : « Afin qu’il existe une paix durable, le président Abbas et le premier ministre Ehoud Olmert doivent se mettre d’accord et faire des choix difficiles. Je suis persuadé qu’ils le feront. Je crois que cela va arriver et qu’un traité de paix sera signé avant que je ne quitte mon poste », a prédit le président américain, lors d’une conférence de presse au côté du président palestinien Mahmoud Abbas.

    Se mettre d’accord..., il fallait y penser.

  • permalien K. :
    11 janvier @09h44   « »

    - Le peu de bon sens de Georges Bush est encore trop pour des manifestants israéliens, parce que son attitude conduit les Juifs a un nouveau holocauste

    - Le peu de raison qui reste aux Etats-Unis est encore trop pour George Weigel dont l’anti-américanisme d’un genre particulier est motivé par la réticence américaine a commettre un génocide anti-musulman.

  • permalien Pierre :
    11 janvier @10h15   « »

    Un accord entre Olmert est Abbas serait-il suffisant ?

    L’aide américaine à l’Egypte liée au maintien du siège de Gaza

    Il est possible que certains terroristes étrangers à la région exerce des pressions.

  • permalien Pierre :
    11 janvier @10h49   « »

    L’illusion des baudruches et les réalités des piqures d’épingles :

    Les journalistes étrangers multiplient les interviews de Moustapha Barghouti, pour sa facilité de parole ; et c’est l’homme qui va donner des coups d’épingles dans les ballons gonflés d’un faux optimisme portant sur l’avancée des négociations, après qu’Ahmed Qorei et Tzipi Livni sont parvenus à établir quelques règles pour les réunions de la commission qui devra discuter des « questions centrales ». Les messages de Barghouti viennent brouiller le nouveau cursus de domestication qu’Israël essaie de faire passer aux dirigeants de l’Autorité Palestinienne, et dont la leçon principale est : comment alimenter la fracture avec le Hamas et comment gober les colonies. C’est ce qui fait de Moustapha Barghouti un sujet d’agacement pour la Sûreté Générale.

    [Info-Palestine] - Un sujet d’agacement pour la Sûreté Générale israélienne

  • permalien saintyves :
    11 janvier @12h13   « »

    Bonjour

    C’est le sionisme qui mène à la guerre Nico HIRTT

    - Irrationnelle, la politique du gouvernement israélien ?
    - Non, elle est conforme à la doctrine fondatrice d’Israël : le sionisme avec ses dérives de racisme et de colonialisme. Einstein avait raison.

    Si nous nous révélons incapables de parvenir à une cohabitation et à des accords honnêtes avec les Arabes, alors nous n’aurons strictement rien appris pendant nos deux mille années de souffrances et mériterons tout ce qui nous arrivera. » (Albert Einstein, lettre à Weismann, le 25 novembre 1929)

    Les choses deviennent beaucoup moins obscures lorsqu’on examine la politique de l’Etat israélien à la lumière de sa doctrine fondatrice : le sionisme.

    Quand, vers 1885, des hommes comme Léo Pinsker, Ahad Haam et Theodor Herzl envisagèrent de créer un « foyer national juif » en Palestine, ils furent loin de faire l’unanimité autour d’eux. A vrai dire, la plupart des juifs refusèrent ce projet. D’abord parce qu’il n’avait aucun sens : il était matériellement impossible d’envisager l’émigration de tous les juifs du monde vers la Palestine (aujourd’hui encore, l’Etat d’Israël ne réunit qu’une infime portion des juifs de la planète, même s’il s’arroge le droit de parler en leur nom).

    Enfin, beaucoup de juifs, surtout les intellectuels et les progressistes, s’opposaient radicalement au caractère délibérément raciste et colonialiste du projet sioniste.

    Einstein : « La conscience que j’ai de la nature essentielle du judaïsme se heurte à l’idée d’un Etat juif doté de frontières, d’une armée, et d’un projet de pouvoir temporel ».

    ... Le racisme et le colonialisme israéliens ne tiennent pas à la nature d’une majorité gouvernementale ; ils sont le fondement même d’un Etat qui se définit non par référence à une nation, mais à une religion et à une ethnie particulières ; un Etat qui affirme, sur base de légendes poussiéreuses, le droit de « son » peuple à l’appropriation exclusive d’une terre pourtant déjà habitée et exploitée par d’autres populations. Quelle terre ? Là encore, les textes fondateurs du sionisme éclairent la politique actuelle. Lorsqu’il s’adresse en 1897 au gouvernement français, dans l’espoir d’obtenir son appui pour la fondation d’Israël, Herzl écrit : « Le pays que nous nous proposons d’occuper inclura la Basse-Egypte, le sud de la Syrie et la partie méridionale du Liban. Cette position nous rendra maîtres du commerce de l’Inde, de l’Arabie et de l’Afrique de l’Est et du Sud.

    Albert Einstein : « Il serait, à mon avis, plus raisonnable d’arriver à un accord avec les Arabes sur la base d’une vie commune pacifique que de créer un Etat juif ».

  • permalien K. :
    11 janvier @14h59   « »

    Gareth Porter, en date d’hier sur IPS :

    La Version officielle de l’incident naval commence à se déliter.

    ..de nouvelles informations apparues lors de ces trois derniers jours laissent à penser que l’incident n’a pas entraîné de menace réelle et qu’aucun commandant américain n’était sur le point de tirer sur les bateaux iraniens.

    En gros, il apparait que les responsables américains ont retouché l’enregistrement audio de la cassette vidéo de l’incident. Entre autres preuves la remarque faite par le nyt (sic) que « l’enregistrement ne comporte pas de bruit ambiant, tels que les bruits d’un moteur, de la mer ou du vent, qui auraient dû être audibles si l’émission avait eu lieu à partir d’un des cinq petits bateaux iraniens. » Et « les officiels du Pentagone ont concédé au Times qu’ils ne pouvaient pas exclure que l’enregistrement puisse avoir une autre origine ». De plus Kevin Cosgriff, le vice-Amiral de la 5ieme flotte américaine, dément la version officielle.

    Ce qui n’empeche pas, comme le remarque Porter, que les compte-rendus actuels des MSM ignorent superbement ces nouvelles informations et font meme dire a Kevin Cosgriff le contraire de ce qu’il a signifié :

    « Despite Cosgriff’s account, which contradicted earlier Pentagon portrayals of the incident as a confrontation, not a single news outlet modified its earlier characterisation of the incident. After the Cosgriff briefing, Associated Press carried a story that said, " U.S. forces were taking steps toward firing on the Iranians to defend themselves, said the U.S. naval commander in the region. But the boats — believed to be from the Iranian Revolutionary Guard’s navy — turned and moved away, officials said."

    That was quite different from what Cosgriff actually said.

    In its story covering the Cosgriff briefing, Reuters cited "other Pentagon officials, speaking on condition of anonymity" as saying that "a U.S. captain was in the process of ordering sailors to open fire when the Iranian boats moved away" — a story that Cosgriff had specifically denied. »

    Formidable!

  • permalien K. :
    11 janvier @17h55   « »

    John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt dans une page opinion du LA Times du 6 janvier dernier. Extraits qui résument la situation israélo-palestinienne actuelle :

    « La question clé ici est l’avenir de Gaza et de la Cisjordanie, qu’Israël a conquis en 1967 et dont il garde le contrôle. Israël est confronté à un choix difficile en ce qui concerne ces territoires, où vivent environ 3,8 million de Palestiniens. Il peut opter pour une solution à deux États, en retournant la quasi-totalité de la Cisjordanie et de Gaza aux Palestiniens et en leur permettant de créer un Etat viable sur ces terres en échange d’un accord de paix global visant à permettre à Israël de vivre en sécurité à l’intérieur de ses Frontières d’avant-1967 (avec quelques modifications mineures). Ou il peut conserver le contrôle des territoires qu’il occupe ou encerle, tout en construisant de nouvelles colonies de peuplement et des routes de contournement en confinant les Palestiniens dans une poignée de misérables enclaves à Gaza et en Cisjordanie. Israël contrôlerait les frontières autour de ces enclaves et l’espace aérien au-dessus d’elles, ce qui restreindrait sévèrement la liberté de mouvement des Palestiniens. »

    « Mais si Israël choisit cette seconde option, cela conduira à un État d’apartheid. Le Premier ministre Ehud Olmert en a dit autant lorsqu’il a récemment proclamé que si "la solution à deux États s’effondre", Israël sera "confronté à une lutte du genre Afrique du Sud ". Il est même allé jusqu’à affirmer que « dès que cela se produira, l’état d’Israël sera fini." De même, le vice-Premier ministre d’Israël, Haim Ramon, a déclaré plus tôt ce mois-ci que "l’occupation est une menace pour l’existence de l’Etat d’Israël." D’autres Israéliens, ainsi que Jimmy Carter et l’archevêque anglican Desmond Tutu, ont averti que la poursuite de l’occupation israélienne conduira à un État d’apartheid. Néanmoins, Israël continue d’étendre ses colonies en Cisjordanie tandis que le sort des Palestiniens se détériore. »

    Le reste est un réquisitoire contre le “proxénétisme” (pandering) des candidats à l’élection présidentielle américaine vis-à-vis du “lobby d’Israël”.

  • permalien K. :
    11 janvier @19h20   « »

    Des documents ont été récemment déclassifiés aux Etats-Unis montrant que ce pays est au courant du programme d’armement nucléaire israélien “au moins depuis que l’homme a mis pied sur la lune” peut-on lire sur le nyt du 29 Novembre 2007. Et la CIA vient juste de révéler qu’elle avait averti depuis 1974 qu’Israel possédait un tel programme nous apprend aujourd’hui le Haaretz. (À la question de savoir si elle avait choisi exprès le moment de la visite de Bush au M-O pour faire sa révélation, la CIA n’a pas répondu)

    Nyt : « Les Israéliens, un des rares peuples dont la survie est réellement menacée, sont sans doute plus susceptibles que n’importe quel autre pays d’utiliser leurs armes nucléaires », avait mis en garde M. Nixon, le conseiller à la sécurité nationale Henry A. Kissinger, dans un Mémorandum daté du 19 juillet 1969 –

    Mais cela causait des problèmes particuliers pour la jeune administration Nixon. D’une part, le président se préparait à une visite de la première ministre d’Israel, Golda Meir, qui était également dans sa première année de mandat et dont la ténacité est déjà légendaire.

    Concernant Golda Meir, cet extrait tiré d’un article de Alan Hart :

    « Je me rappelle une interview que j’avais réalisée pour l’émission Panorama, avec la Mère d’Israël, Golda Meir.

    À un certain moment, je l’ai interrompue, pour dire : "Mme le Premier ministre, je voudrais être bien certain de comprendre correctement ce que vous êtes en train de dire… Vous êtes en train de dire qu’au cas où Israël serait en danger d’être vaincu sur le champ de bataille, il était prêt à emmener en Enfer l’ensemble de la région et le monde entier derrière lui ?".

    Sans même une seconde d’hésitation, avec sa voix éraillée capable de charmer – ou d’intimider – les présidents américains selon le besoin du moment, Golda me répondit : "Oui, c’est en effet, exactement, ce que je suis en train d’expliquer." »

  • permalien K. :
    11 janvier @20h26   « »

    - Encore un pacifiste, Shlomo Ben-Ami, le vice président du “Toledo International Center for Peace” : (en substance et sans ironie aucune de ma part) « la démocratie est le pire ennemi du monde arabe et son intéret se trouve dans le despotisme incarné par les dirigeants “de père en fils” »

    - Bush plaisante sur les checkpoints. Il faudrait qu’on lui fasse parvenir le proverbe chinois cité par Juan Cole : "Children throw stones at frogs in jest, but the frogs die in earnest." (Les enfants jettent des pierres aux grenouilles pour plaisanter, mais les grenouilles meurent sans rire.)

  • permalien Pierre :
    12 janvier @06h49   « »

    Des nouvelles du front :

    Tandis que George Bush arrive au Koweït pour tenter de rassurer ses alliés arabes sur l’Iran, la diplomatie du nucléaire est en marche. Après la Libye, l’Algérie, sans compter le Maroc où des discussions sont en cours, Paris devrait signer mardi un accord-cadre de coopération dans le domaine du nucléaire civil lors de la visite de Nicolas Sarkozy à Abou Dhabi. L’Elysée, vendredi, a confirmé que cet accord permettrait à l’émirat d’acquérir « une filière complète d’énergie civile nucléaire ».

    (...)

    La construction d’une centrale nucléaire dans les Emirats risque d’entraîner une course à l’atome dans la région du golfe Persique. On pense évidemment à l’Arabie saoudite. Jusqu’à ce jour, seul l’Iran était en lice avec la centrale de Bouchehr, qui a reçu en décembre sa première livraison de combustible russe. (Sarkozy, VRP du nucléaire civil dans le Golfe)

  • permalien K. :
    12 janvier @13h33   « »

    - Alors que la version officielle de l’incident naval devraitcommencer à se déliter” grâce entre autres à des révélations apportées par le nyt (voir aussi cet autre article du nyt qui remet également en question la version officielle), le même nyt fait comme s’il n’avait jamais rien dit dans un article d’aujourd’hui de Thom Shanker : « In the encounter last Sunday, the commander of one American warship trained an M240 machine gun — which fires upward of 10 armor-piercing slugs per second — on an Iranian boat that pulled within 200 yards of the American vessel. But the Iranians turned away before the commander gave the order to fire. »

    Dans le même article on apprend que le Pentagone a créé en 2002 un “jeu” vidéo de simulation qui prévoit que dans une situation telle que celle de “l’incident naval” de dimanche dernier, la flotte de guerre yankee risquait des pertes très lourdes. Le Général responsable du “design” du “jeu” en question semble avertir dans l’article que si un tel incident devait se répéter, il ne faudrait pas s’embarrasser des sommations d’usage, vu les risques énormes pour la marine américaine.

    Thom Shanker en tremble d’excitation d’avance.

  • permalien K. :
    12 janvier @14h03   « »

    Mensonges (américains) et délire [Bushiste]. Ici concernant l’Irak.

    Dans un discours du mois de Novembre [dernier], le Président Bush a loué les progrés réalisés, prenant comme exemple celui d’un boucher de la ville de Jabour ayant rouvert son étal, nous rappelle le McClatchy Newspapers en titrant : In Iraq, U.S. airstrikes target insurgents near supposedly safe zone

    Jabour est la ville a proximité de laquelle, comme don du ciel, des milliers de Kg de bombes américaines ont été larguées en 10 minutes avant-hier.

  • permalien Pierre :
    12 janvier @14h31   « »

    Nouvelles du front (encore) :

    Pour sa première visite dans le Golfe, Nicolas Sarkozy se rendra à partir de dimanche en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis, acteurs modérés au Proche-Orient avec qui il entend parler de diplomatie, mais de la flambée du prix du pétrole et des grands contrats lorgnés par les entreprises françaises, même si peu devraient être signés.

    (...)

    Ce voyage "sera à nouveau l’occasion pour le président d’envoyer un message de paix" à ces trois pays, explique l’Elysée.

    Après la Libye et l’Algérie, les Emirats arabes unis devraient ainsi devenir mardi le troisième pays arabe à signer avec la France un accord sur le nucléaire civil. Les groupes français, exportateurs en pointe dans le secteur, espèrent en tirer ensuite des contrats qui pourraient atteindre les quatre milliards d’euros.

    (...)

    De plus, Nicolas Sarkozy croisera le président américain W. George Bush, théoriquement attendu en Arabie saoudite deux heures après le départ de son homologue français. "En termes de signatures, ce n’est pas l’idéal", relève un haut fonctionnaire, qui souligne que les groupes américains concurrencent souvent directement les Français. Aucune rencontre entre les deux hommes n’était initialement prévue, affirmait l’Elysée.

    Nicolas Sarkozy entame une première visite dans le Golfe

    ... si c’est pour porter un message de paix...
  • permalien K. :
    12 janvier @16h37   « »

    Les Roberts, co-auteur de l’étude du Lancet qui avait trouvé qu’en moyenne 650.000 Irakiens avaient été victimes de l’invasion américaine en Irak s’est expliqué sur le site Psyche, Science, and Society sur la discordance qui existe avec les chiffres de l’enquête menée par le Gouvernement Iraquien et l’Organisation mondiale de la Santé révélée par Alain Gresh.

    Alors que Les Roberts constate, entre autres, que « cette nouvelle estimation est presque quatre fois plus élevée que celle “largement acceptée” [de l’Iraq Body Count] de Juin 2006 [41,000 décès], et que [donc comme la notre] les choses sont bien pires que ce nos leaders nous racontent », Paul Benkimoun du journal Le Monde lui non seulement s’attache plus à la discordance qui existe entre les études du Lancet et du NEJM qu’à la discordance qui existe entre ces deux études et l’Iraq Body Count, mais aussi et surtout, mine de rien, met même en doute qu’il puisse y avoir un excès de décès du a l’invasion américaine (« L’étude ne permet pas de dire si ces décès auraient eu lieu sans la guerre » dit-il sans rire).

    Quant à la discordance entre le NEJM et le Lancet, voila les explications de Les Roberts (1/2) :

    « L’article du NEJM a constaté un doublement de la mortalité après l’invasion, nous avons constaté une augmentation de 2,4 fois. Ils ont trouvé un CMR [crude mortality rate- taux brut de mortalité] de 3/1000/année avant et de 6 après, mais pensent qu’ils loupent presque la 1/2 des décès. Nous avons trouvé un CMR de 5 avant et de 13 après…. Nous sommes donc à peu près d’accord sur la proportion de décès supplémentaires. La grosse différence, c’est que nous avons constaté que la quasi-totalité de l’augmentation était due à la violence, ils ont trouvé que 1/3 de l’augmentation était due à la violence.

    « Il y a des raisons de soupçonner que les données du NEJM représentent une sous-estimation des morts violentes.

    « Le taux de mortalité enregistré [par le NEJM] pour la période avant l’invasion (et après) est très faible... Inférieur à celui des pays voisins et représente le 1/3 du taux de mortalité rapporté par l’OMS pour l’Irak en 2002.

    « La dernière fois que ce groupe (COSIT) a mené une enquête de ce genre sur la mortalité, ils ont aussi trouvé un très faible taux brut de mortalité et quand ils ont revisité une seconde fois exactement les même foyers en ne s’enquérant que des décès d’enfants, ils ont enregistré [un taux brut de mortalité] près de deux fois supérieur. Ainsi, l’expérience suggère que les gens ne veulent pas rapporter les décès à des employés du gouvernement.

  • permalien K. :
    12 janvier @16h45   « »

    Les Roberts, sur le site Psyche, Science, and Society sur la discordance qui existe avec les chiffres de l’enquête menée par le Gouvernement Iraquien et l’Organisation mondiale de la Santé révélée par Alain Gresh (2/2).

    « Nous avons confirmé nos décès par des certificats de décès, ils ne l’ont pas fait. Dans la mesure ou les questionneurs de l’étude du NEJM ont travaillé pour le compte d’une partie du conflit (le gouvernement irakien), il est probable que les gens n’aient pas été disposés à signaler les morts violentes aux employés de l’étude.

    « Ils ont trouvé un taux à peu près constant de violence de 2003 a 2006. Les données de la morgue de Bagdad, celles des enterrements de Najaf, celles des attaques du Pentagone, et nos données montrent toutes une augmentation spectaculaire en 2005 et 2006.

    « Enfin, leurs données suggèrent que 1/6ieme des décès pendant l’occupation jusqu’au 6/2006 étaient dus a la violence. Nos données suggèrent qu’une majorité des décès étaient dus à la violence. Tous les rapports de cimetières portés à ma connaissance concordent avec nos résultats.

    « J’espère que ces commentaires sont utiles. J’espère que les gens de la presse [peut-etre que Paul Benkimoun serait candidat?] se rendront dans quelques cimetières/morgues/hôpitaux d’Irak pour décider quelle est la proportion de décès dus à la violence (1/6ieme versus plus de la 1/2) au cours de la période 2003-06. »

  • permalien K. :
    12 janvier @17h15   « »

    Le NEJM, dans un article intitulé Estimating Excess Mortality in Post-Invasion Iraq, rend compte honnetement des nombreux obstacles rencontrés par l’enquete de l’OMS/Gouvernement iraquien publiée dans leur journal :

    L’une d’elle :

    ...sometimes it was problematic or too dangerous to enter a cluster of households, which might well result in an undercount ; data from the Iraq Body Count on the distribution of deaths among provinces were used to calculate estimates in these instances.

    Autrement dit certains chiffres ont été empruntés a l’Iraq Body Count qui :

    The Iraq Body Count doesn’t include deaths of combatants — only those of civilians. Nor does it cover all possible non–English-language media outlets or incidents that are not covered by news reports. In other words, the Iraq Body Count’s tally represents an undercount based on surveillance, not a survey, and should be treated as a reliable lower bound.

  • permalien Ph. Arnaud :
    12 janvier @17h26   « »

    A propos de « l’incident naval » entre Etats-Unis et Iran.

    - Le 27 juillet 1914, alors que la situation était déjà très tendue entre l’Autriche-Hongrie et la Serbie, le comte Berchtold, ministre austro-hongrois des Affaires étrangères, avait écrit, sur le texte de la déclaration de guerre soumise à l’Empereur François-Joseph, les mots suivants :

    "…Einer Meldung des 4. Korpskommandos zufolge haben serbische Truppen von Donaudampfern bei Temes Kubin gestern unsere Truppen beschossen, und es entwickelte sich auf die Erwiderung des Feuers hin ein größeres Geplänkel. Die Feindseligkeiten sind hiemit tatsächlich eröffnet worden...” [Manfried Rauchensteiner, „Der Tod des Doppeladlers“, 1992, Styria Verlag, p. 92].

    Soit : « D’après une dépêche du commandement du 4e Corps, des troupes serbes, montées sur des vapeurs de la flottille du Danube, ont tiré hier à Temes Kubin sur nos troupes et l’échange de coups de feu a dégénéré en grosse escarmouche. Les hostilités ayant ainsi été ouvertes… ».

    Or, cet incident, réputé avoir eu lieu à Temes Kubin (aujourd’hui Kovin, petit village sur la rive nord du Danube, en face de Smederevo) semble être parti d’un incident ainsi relaté par le journal de marche de la 14e brigade de la 7e division d’infanterie : "…Bei Kevevara (= Temes Kubin) serbische Dampfer durch eigenes Feuer angehalten ; nach vorgenommener Untersuchung wieder freigelassen. Eigene Dampfer von Semendria aus angeschossen, doch ohne Schaden...” [op. cit., p. 92].

    Soit : « A Kevevara (= Temes Kubin) nous avons arrêté des vapeurs serbes en leur tirant dessus. Après vérification, nous les avons laissé repartir. Tirs sur nos propres navires depuis Semendria, mais sans dommages ».

    Or, ce qui fut particulièrement grave, c’est que la mention de cette supposée escarmouche figurait sur la note remise par le comte Berchtold à l’Empereur, et qui accompagnait la déclaration de guerre. Or, deux jours plus tard, comme l’établit Rauchensteiner, Berchtold « …Spätestens am Morgen des 28. Juli wußte er jedenfalls daß nichts passiert war, und strich die Passage über Temes Kubin ganz einfach aus der vom Kaiser unterschriebenen Kriegserklärung hinaus“. [op. cit., p. 93]. Soit : « Au plus tard au matin du 28, il savait en tout cas que rien ne s’était passé, aussi biffa-t-il tout simplement le passage sur Temes Kubin de la déclaration de guerre signée par l’Empereur“.

    Autrement dit, la mention de cet incident n’avait été portée que pour forcer la main à François-Joseph. Certes, vu sa volonté de guerre, si le gouvernement autrichien n’avait trouvé ce prétexte, il en aurait trouvé un autre, mais n’est-il pas frappant que ledit prétexte ait trouvé son origine dans une affaire de navires, comme en 1964 l’affaire du Maddox et, récemment, les incidents du détroit d’Ormuz ? Nihil novo sub sole...

  • permalien Pierre :
    12 janvier @17h50   « »

    Toujours le front :

    Tandis que George Bush arrive dans le Golf pour tenter de rassurer ses alliés arabes sur l’Iran, Sarkozy vient pour les rassurer sur... lui-même :

    L’insistance du nouveau président français à déclarer son amitié avec les Etats-Unis et Israël y a cependant suscité des interrogations, comme dans le reste du monde arabe. "Manifestement, le roi Abdallah (d’Arabie saoudite) souhaite y voir clair et être rassuré sur la position française", estime Denis Bauchard, conseiller à l’Institut français des relations internationales (Ifri) et spécialiste de la région. "Ce voyage est surtout très politique", ajoute-t-il. "Son objectif principal est de rassurer ces partenaires sur une certaine continuité de notre politique à leur égard." Nicolas Sarkozy aura notamment l’occasion de le faire lundi dans un discours au Conseil consultatif saoudien - le Majlis.

    (...)

    Le président français plaidera ainsi pour une meilleure régulation du marché pétrolier et une baisse des prix du brut. "Le message, c’est de dire qu’un baril à 100 dollars n’est dans l’intérêt de personne", souligne son entourage, selon lequel il a aussi l’intention d’évoquer la question des fonds souverains.

    (...)

    Au-delà de son contenu politique, cette visite a pour enjeu le "positionnement économique" de la France dans cette région, déclare-t-on à l’Elysée. Nicolas Sarkozy sera accompagné par une dizaine de patrons, dont Anne Lauvergeon (Areva), Louis Gallois (EADS), Patrick Kron (Alstom), Christophe de Margerie (Total), Gérard Mestrallet (Suez), Gérard Pélisson (Accor), Denis Ranque (Thales) et Yves-Thibault de Silguy (Vinci).

  • permalien jugurta :
    12 janvier @19h59   « »
    prêchons des convertis...

    Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais dans ce blog, les commentaires sont une litanie de liens vers d’autres articles, aucune discussions ne se noue entre les participants...tout le monde pense la même chose, Bush est très très méchant, il ne veut pas d’un Etat palestinien...même s’il répète ça depuis des années.

    Pour ma part je pense que Bush souhaite réellement un Etat palestinien viable mais démocratique, or pour l’instant tout les leaders palestiniens sont tous anti-israéliens les plus modérés souhaitent juste faire une "houdna", une trêve avec les israéliens...mais pas la paix.

  • permalien soussou :
    12 janvier @20h10   « »

    Bonjour à tous

    je réagis à la phrase :

    "UN AFFREUX CRIME DE GUERRE", et même si je sors du cadre de l’article,voici ce qu’une initiative tente de dénoncer concernant les crimes de guerres perpétrés au Liban pendant l’été 2006. Veuillez trouver ci-joint le lien de cette initiative http://www.geostrategie.com/214/jug...

    auquel j’ajouterais, si vous me le permettez, le lien vers une autre intiative, la plainte du centre-zahra france , lancée en fevrier 2006 contre israel au tribunal de la haye www.centre-zahra.com/plainte.html

    bonne lecture

  • permalien K. :
    12 janvier @20h24   « »

    The Swoop, concernant les relations irano-US, en date d’aujourd’hui :

    En mai 2006, les États-Unis ont proposé des pourparlers conditionnels à l’Iran, la condition étant que l’Iran accepte de suspendre ses activités d’enrichissement d’uranium. Nos contacts dans l’administration nous disent qu’aujourd’hui un vif débat est en cours sur l’opportunité d’assouplir cette condition de façon à permettre des négociations directes avec Téhéran. La publication en décembre 2007 du National Intelligence Estimate a créé ce qu’un fonctionnaire du Département d’État a appelé une « nouvelle dynamique puissante » à l’intérieur de l’Administration. Les fonctionnaires qui prônent d’engager l’Iran dans un cadre de dialogue plus vaste ont pris de l’ascendant.

    Cette nouvelle approche explique la réponse des États-Unis à l’incident du 6 Janvier dans le détroit d’Ormuz et dans lequel des navires des marines US et iranienne se sont fait face. Alors que les responsables américains ont utilisé des mots durs pour critiquer ce qu’ils ont appelé les "actes de provocation" de l’Iran, ils ont été secrètement soulagés de constater que les règles d’engagement américaines élaborées par le chef du CENTCOM, l’amiral Fallon, aient empêché un échange de tirs. Ils ont souligné que l’incident n’avait pas entraîné de rupture des relations de Washington avec Téhéran.

    Toutefois, au cours de sa visite au Moyen-Orient le 8 janvier, le Président Bush a maintenu un ton critique contre Téhéran. Parallèlement, le Trésor a imposé des sanctions financières contre un général de haut rang iranien. Néanmoins, les officiers militaires américains à Bagdad rapportant une diminution substantielle de l’aide iranienne aux éléments anti-américain en Irak, les sources de tension sont modérées. Bush s’est montré plus ouvert lors de discussions privées avec ses hôtes du Golfe sur le fait que la politique américaine envers l’Iran doit être repensée.

    Le calendrier d’un changement quelconque reste flou. Un officiel du Conseil national de sécurité nous a commenté : "Il ne saurait sans doute pas y avoir de percée décisive dans cette administration. Toutefois, le prochain président héritera d’une base plus prometteuse pour arriver à des progrès avec Téhéran. "

  • permalien K. :
    12 janvier @20h50   « »

    Bon ben, jetons des ponts alors. Par exemple on peut parler du “front” évoqué par Pierre, et plus exactement de sa source, la mer Caspienne. Lire ce passionnant article de l’ancien Ambassadeur indien M K Bhadrakumar dans Asia Times du 21 décembre 2007 traduit sur Questions Critiques.

  • permalien padman :
    13 janvier @01h59   « »

    Pour une fois je vais être vraiment sérieux, et je m’excuse auprès de tout le monde pour mes messages qui étaient un peu stupides. Mais je reste comme même opposer à vos idées anti israel et je ne comprends toujours pas pourquoi M.Gresh a travaillé (ou travaille) avec Tarik Ramadan.

    Je vous demande svp d ’aller voir ce site qui explique ma vision des choses (c’est une vidéo) :

    http://www.dailymotion.com/video/xe...

    Merci

    Padman et autre troll

  • permalien Pierre :
    13 janvier @07h33   « »

    Faut-il dépendre Saddam ?

    MANAMA - Le président américain George W. Bush a salué samedi comme un "pas important" l’adoption le même jour par le Parlement irakien d’une loi sur la réhabilitation d’anciens membres du parti Baas de Saddam Hussein, qu’il réclamait depuis des mois.

    Romandie News : Irak : La réhabilitation des ex-membres du Baas est un "pas important"

    MANAMA (AFP)

    Dans cette allocution prévue à 15H30 locales (11H30 GMT) dans des Emirats arabes unis, faisant physiquement face à l’Iran de l’autre côté du Golfe, M. Bush devrait aussi affirmer l’engagement des Etats-Unis à assurer la sécurité dans ces eaux stratégiques bordées de producteurs pétroliers, a dit Mme Perino.

    Pousser à un accord de paix et rallier les pays arabes à cette entreprise constituait l’une des grandes priorités de la tournée de M. Bush, commencée mercredi en Israël et dans les Territoires palestiniens.L’autre, c’est d’affirmer sa détermination à contenir l’Iran chiite dont l’influence grandissante inquiète les alliés sunnites des Etats-Unis.

    ... rappels :

    Les Palestiniens sont en deuil. Pour eux, la mort de Saddam Hussein est une grande perte. Juste avant d’être pendu, le Raïs a dit : « la Palestine est arabe ». Etait-ce un ultime défi à Israël ? Lors de son règne despotique, chaque famille de kamikaze qui s’était « suicidé » en Israël bénéficiait de 25.000 dollars.

    SHALOM ISRAËL - La mort de Saddam Hussein

    Nous ne le soulignerons jamais assez, les US ont envahi l’Irak non pas pour leurs propres intérêts, mais pour ceux du régime sioniste. Le but de cette guerre était de diviser l’Irak en trois entités, et cette nouvelle géopolitique du Moyen-Orient est en cours de réalisation. Le destin de la Région doit être compatible avec les projets sionistes et de leur rêve du ‘’Grand Israël’’.

    Saddam Hussein sacrifié sur l’autel des intérêts israéliens ?

  • permalien K. :
    13 janvier @10h13   « »

    La source du“ Front”

    - « On évoque pourtant rarement le fait que bien avant 1914, les objectifs stratégiques géopolitiques de la Grande-Bretagne n’impliquaient pas seulement l’écrasement de son grand rival industriel allemand, mais aussi, par le moyen de la conquête, la garantie d’un contrôle britannique incontesté sur ces précieuses ressources pétrolières qui depuis 1919 s’étaient imposées comme la matière première stratégique indispensable au développement économique. Ces ambitions faisaient partie du “ Grand Jeu ” qui devait mener à la création d’un Empire britannique transfiguré, dont l’hégémonie resterait indiscutée pour le reste du siècle, pilier d’un nouvel ordre mondial mené par la Grande-Bretagne. »

    - « Alors que la réalité de la politique étrangère américaine est obscurcie par la rhétorique sans fin de « défense de la démocratie », et ainsi de suite, il est utile de rappeler que la politique étrangère des Etats-Unis depuis l’effondrement de l’Union Soviétique était ouverte et explicite. C’était de prévenir à tout prix la concrétisation d’un rassemblement potentiel de nations qui pourraient défier la domination des Etats Unis. »

    - « La "Cheney-stratégie" a été une politique étrangère US reposant sur le contrôle effectif direct et global de l’énergie, contrôle par les Quatre Grandes compagnies petrolieres privées US, ou US-dependantes— ChevronTexaco ou ExxonMobil, BP ou Royal Dutch Shell. Elle a visé surtout le contrôle des principales régions pétrolières du monde, et des principaux gisements de gaz naturel. Ce contrôle s’est effectue parallèlement à un effort croissant des Etats-Unis pour acquérir une supériorité militaire totale par rapport à la seule menace potentielle de ses ambitions globales- la Russie. Cheney [en tant qu’ancien président de Halliburton Inc] est peut-être la personne idéale pour lier les politiques militaires et énergétiques US dans une stratégie cohérente de domination. »

    « L’administration Cheney-Bush a été dominée par une coalition d’intérêts entre les majors pétroliers et les plus grandes industries du complexe militaro-industriel américain. Ces intérêts corporatifs privés exercent leur puissance par le contrôle de la politique du gouvernement des Etats-Unis. Un ordre du jour militariste agressif lui a été essentiel. L’exemple type est l’ancienne compagnie de Cheney, Halliburton Inc., en même temps la plus grande compagnie de services énergétiques et géophysiques du monde et le plus grand constructeur au monde de bases militaires. »

  • permalien
    13 janvier @11h07   « »

    Vos messages sont des monstruosités comme le dernier message de pierre qui est archi FAUX. Je comprends pas pourquoi vous laissez ce genre de message qui n’a ni queue ni tête

  • permalien Pierre :
    13 janvier @11h17   « »

    @13 janvier 11:07

    Il est possible que vous soyez choqué que je cite SHALOM ISRAËL mais si vous estimez que ce site ment le moindre des choses c’est d’en apporter la preuve.

    Ce n’est pas en faisant le gugus sioniste hystérique que vous susciterez des vocations anti-israéliennes.

    Depuis que vous ramez avec vos pitreries vous ne devriez pas tarder à commencer à vous en rendre compte, allez, encore un petit effort que diable !

  • permalien jugurta :
    13 janvier @11h50   « »
    débats constructifs ?

    @ Pierre, "Si vous pensez comme Jugurta, le dialogue va être bref."

    Pierre, est-ce que le débat a réellement commencé ? Je ne le crois pas. Sur ce blog, la plupart des commentateurs renvoient sur d’autres sources parfois très intéressantes au demeurant, mais aucun dialogue ne s’engage entre les différents participants. Vous tournez en vase clos. C’est dommage.

    Je le répète, je viens sur ce site intéressant, pour débattre. Selon moi vous vous trompez sur la nature du conflit israélo-palestinien. Vous pensez que le sionisme est un colonialisme, voire un racisme, vous dédouaner par défaut les fanatiques islamistes palestiniens.

    Selon moi, tant que les palestiniens n’auront pas de leader libre sans influence islamiste ou nationaliste (même si ces derniers n’ont plus le vent en poupe), rien ne changera.

    Nous ne le soulignerons jamais assez, les US ont envahi l’Irak non pas pour leurs propres intérêts, mais pour ceux du régime sioniste.

    Oui, Pierre, vous avez dans une certaine mesure raison, par défaut, la fin du régime de Saddam est une épine en moins pour Israël, vu que Saddam finançait les fanatiques islamistes qui se faisaient exploser dans des bus, des restos, des boîtes de nuits... Mais c’est une des conséquences de ce conflit non une des causes…

  • permalien
    13 janvier @13h23   « »

    MERCI JUGURTA VOUS AVEZ TT A FAIT RAISON

  • permalien K. :
    13 janvier @13h24   « »

    - How the New England Journal of Medicine Undercounted Iraqi Civilian Deaths. Par ANDREW COCKBURN sur CounterPunch.

    - Un autre Cockburn, Patrick, sur l’Iraq :

    Maintenant que le rôle des forces Britanniques prend fin en Iraq, quelle sorte de pays laissent-ils? Les Américains ont-ils renversé la tendance à Bagdad ? La diminution de violence signifie-t-elle que le pays soit en train de se stabiliser après plus de 4 ans de guerre ? Ou assistons nous seulement à une pause temporaire des combats? (..)

    Rien n’est réglé en Irak. Le pouvoir est totalement fragmenté. Les Américains découvriront, comme les Britanniques l’ont appris à leurs dépens à Bassora, qu’ils ont peu d’alliés permanents. L’Irak est devenu une terre de seigneurs de guerre dans laquelle des cessez-le-feu fragiles peuvent durer des mois de même qu’ils peuvent s’effondrer en un jour.

    - Patrick Cockburn encore, toujours sur l’Iraq :

    L’Iraq, l’Afghanistan et le Pakistan sont des pays très différents, mais ils sont le terrain dans lequel le président Bush a choisi de tester le statut de superpuissance de l’Amérique. Ils sont aussi les pays où il est difficile de remporter une victoire décisive parce que le pouvoir est si fragmenté. Les succès s’avèrent souvent illusoires ou exagérés. Par exemple, si les talibans ont été aussi rapidement renversés en 2001 c’est parce que les seigneurs de la guerre locaux, dont les Talibans avaient gagné le support en les soudoyant ou en les intimidant, avaient constaté que les États-Unis offraient des pots-de-vin plus gros et que ses bombardiers étaient plus intimidants. Ils ont changé de camp une fois de plus, même si très peu d’entre eux s’étaient rangés.

    Il en est de même de l’Irak d’aujourd’hui. Les parties les mouvements et les communautés iraquiens, ont une extraordinaire capacité à résister aux pressions extérieures. La plupart d’entre eux ont survécu à Saddam Hussein et ne vont pas ployer devant les Etats-Unis quels que soient les coups que ces derniers leur portent.

  • permalien Pierre :
    13 janvier @13h24   « »

    Ah non Jugurta, vous faites erreurs, c’est PADMAN qui veut débattre de ces sujets.

    J’avoue humblement ma monumentale incompétence pour savoir qui sont les gentils et qui sont les méchants, qui a le droit de massacrer l’autre et qui ne l’a pas, qu’est-ce qui est légitime et qu’est-ce qui ne l’est pas qui a la douleur la plus insupportable. Tout ce que j’arrive a comprendre c’est qu’au Moyen Orient, ils y a des hommes qui vivent et qui meurent, et qui acceptent (ou subissent) de s’entretuer pendant les quelques dizaines d’années que sera leur vie, au profit de gens qui n’ont assurément pas d’attaches dans cette région, mais qui se livrent une guerre réelle.

    Et j’avoue que pour moi c’est un grand mystère.

    L’Irak peut-être "allié" et ne plus l’être, l’Iran peut-être l’ennemi ou le concurrent. J’avoue mon incapacité de débattre des amours ou des haines en fonction du prix du brut ou des implantations des centrales nucléaires.

    La guerre qui m’intéresse en ce moment est celle que se livrent Bush et Sarkozy (Nicolas arrivera-t-il a se faufiler pour rafler quelques contrats a Georges Walker et a Mahmoud ?). Et celle que Condi et Dick et Robert nous prépare contre Vladimir en Turquie pour leur après administration.

    Qui peut dire aujourd’hui où sera le diable de demain qui nous montrera-t-on du doigt pour être haït dans la prochaine bataille, celle qui consacrera la transformation des pétro-dollars en nucléo-dollars ?

    La visite tardive de Bush au Moyen Orient et l’approximation dans son évaluation de la situation me confirment que pour lui le sort des Palestiniens et des Israéliens est passablement "collatérale"

  • permalien Ph. Arnaud :
    13 janvier @14h48   « »

    @ Jugurta

    Le sionisme est bien un colonialisme. Vous raisonnez comme s’il était normal que les juifs, après 18 siècles, ré-emménagent sans problèmes en Israël, où la permanence des titres de propriété aurait été assurée par la présence de la communauté résiduelle du Yichouv. Or, c’est faux : le noyau de l’Etat israélien tient aussi peu à une croissance endogène de ce même Yichouv que l’état des communes périphériques des métropoles à l’extension de leur propre centre. Bien au contraire : quand on regarde des métropoles telles que Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, etc., on voit que les modalités de l’agrandissement de leurs banlieues (grands ensembles, zones pavillonnaires, centres commerciaux) tient davantage de l’idiosyncrasie du chef-lieu que du dynamisme autonome des périphéries.

    Il en va de même pour Israël. Sa naissance et sa croissance doivent tout aux aliyot. L’usage de l’hébreu vous leurre. Ce qui s’est implanté entre Méditerranée et Jourdain n’est pas imputable à un bourgeonnement du Yichouv mais à une massive immigration européenne. Les Israéliens sont des intellectuels austro-hongrois parlant hébreu, pas des variétés d’indigènes hébrophones. Les institutions, les emprunts de vocabulaire, la forme de la vie politique, la vie culturelle, les costumes sont Européens, pas moyen-orientaux. Au demeurant, l’allure des villes comme le niveau de vie rapprochent bien plus les Israéliens des Européens que des Arabes. Et c’est ainsi que, très logiquement, ils sont perçus par les Arabes. Le soutien d’une partie des opinions publiques à Israël est d’ailleurs très équivoque : ce qu’elles soutiennent, dans l’Israélien, ce n’est pas le juif mais l’Européen qui, par ses succès, les venge par procuration des avanies de la décolonisation…

    « …tant que les Palestiniens n’auront pas de leader libre sans influence islamiste ou nationaliste […], rien ne changera ». Certes, mais que seraient des Palestiniens qui ne se référeraient ni à l’Islam ni à leur nationalisme ? Vos propos sont les mêmes que ceux des ultralibéraux, qui aiment bien les socialistes… comme Tony Blair, des socialistes qui sont aussi « socialistes » que le fameux couteau de Lichtenberg est couteau : sans lame et dépourvu de manche !

    « Saddam finançait les fanatiques islamistes qui se faisaient exploser dans des bus, des restos, des boîtes de nuits… ». Les Palestiniens n’ont pas eu besoin de Saddam Hussein pour résister à l’occupation israélienne ! Et cette résistance n’est pas imputable à un « fanatisme » sans cause, mais à des raisons bien réelles, dont le point de départ est une oppression qui n’a rien à voir avec des questions de sécurité : métastases des colonies, accaparement de l’eau, apartheid des voies de communication, check points, interdiction de construire, destruction de cultures, restrictions aux déplacements, etc.

  • permalien K. :
    13 janvier @15h30   « »

    Dans un article intitulé “Bush’s damage control”, Marwan Bishara dit que la prise en charge du dossier moyen-oriental par Bush n’est qu’une application trop tardive et trop baclée des recommandations de la commission Baker-Hamilton de Décembre 2006. Il poursuit :

    Il est peut-être trop tard aujourd’hui pour que Bush procède à des changements majeurs. Mais ce qu’il doit faire n’a jamais été plus clair.

    Le président américain doit exercer des pressions sur ses alliés israéliens pour qu’ils soient plus probant dans leurs pourparlers avec les Palestiniens. Il doit également exercer des pressions sur ses alliés de Bagdad pour une réconciliation nationale en Iraq.

    Les deux gouvernements ne savent que trop bien qu’ils doivent partager le pouvoir et les ressources équitablement avec les autres habitants de la terre en tant que condition préalable à la fin de l’effusion de sang.

    L’administration Bush serait sage de faire en sorte que des "étapes" soient franchies en Iraq et qu’Israël remplisse ses obligations sur la "question du statut final" afin d’éviter l’escalade dans la région.

    Mais à en juger par les déclarations de Bush à l’issue de sa visite en Israël et en Palestine, cela semble difficile.

    Non moins difficile pour l’administration Bush est la nécessité de passer outre les détracteurs bellicistes et néoconservateurs de son milieu afin d’inverser son ton menaçant en direction de Téhéran et de Damas.

    L’administration doit également être prête et disposée à payer le prix géopolitique d’une coopération stratégique à long terme sur l’Irak.

    Cela comprend entre autres, l’engagement de Washington à s’abstenir d’appeler à un changement de régime, et d’accepter que l’Iran et la Syrie tiennent un rôle régional dans le cadre d’un nouveau modèle de sécurité régionale qui ressemblerait à celui de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

    Concernant Damas, Washington devrait reconnaître que la relation privilégiée de la Syrie avec le Liban est primordiale et aussi aider à obtenir le retrait israélien des hauteurs du Golan.

    Pour mieux appliquer les recommandations de l’ISG, l’administration Bush doit également encourager le Conseil de sécurité de l’ONU à inviter les dirigeants des pays voisins de l’Iraq à une conférence internationale qui exercerait les pressions nécessaires sur les Iraquiens dans le sens d’une réconciliation politique.

    Sinon, 2008 sera le témoin de la violente désintégration de l’Irak entraînant des conséquences terribles pour la région.

  • permalien jugurta :
    13 janvier @19h12   « »
    enfin un débat :o)

    @ Pierre, je trouve votre message bien écrit et intriguant, mais je crois qu’il me faut le relire plusieurs fois pour ne pas y trouver plus que de l’ironie ;o)

    @ Ph. Arnaud Nous ne seront je pense jamais d’accord sur le Sionisme qui est pour moi un nationalisme du 19 ième. Un nationalisme oui mais non une notion nationaliste. Même s’il doit y avoir une branche du sionisme nationaliste dans le sens radicale et anti-arabe, je pense au groupe Stern. Il y a plusieurs niveaux de nationalisme comme le sait l’historien Winock.

    C’est pourquoi selon moi le sionisme, est le fait d’un peuple à disposer de lui même, ici le peuple juif. Je précise que je ne suis pas sioniste, je comprends le sionisme, nuance.

    Ensuite cette phrase me gêne : Au demeurant, l’allure des villes comme le niveau de vie rapprochent bien plus les Israéliens des Européens que des Arabes. Et c’est ainsi que, très logiquement, ils sont perçus par les Arabes.

    J’ai l’impression, peut être à tort, d’y voir une sorte de relativisme, les arabes n’ont pas droit à la démocratie, aux libertés européennes ??

    Enfin, "que seraient des Palestiniens qui ne se référeraient ni à l’Islam ni à leur nationalisme ?" , tant qu’ils ne font pas de ces deux concepts des idéologies voulant haïr l’autre il n’y aura pas de problème, mais on sait tous les deux que ce n’est pas le cas...il suffit de voir les programmes de la télévision palestinienne...

    Les Palestiniens n’ont pas eu besoin de Saddam Hussein pour résister à l’occupation israélienne ! oui, mais un fournisseur officiel de haine en moins c’est mieux pour tous.

    Et cette résistance n’est pas imputable à un « fanatisme » sans cause, mais à des raisons bien réelles, dont le point de départ est une oppression qui n’a rien à voir avec des questions de sécurité : métastases des colonies, accaparement de l’eau, apartheid des voies de communication, check points, interdiction de construire, destruction de cultures, restrictions aux déplacements, etc.

    Là, ça devient intéressant. Bien entendu que les israéliens font des mauvais choix, la barrière de sécurité, les cheks points, les contrôles...mais ils font tout cela parce qu’ils savent que malheureusement pour l’instant, une partie des palestiniens ne veut pas vivre en paix avec eux.

    Les israéliens se protègent même si c’est d’une façon horrible pour les palestiniens qui sont là, non victimes des israéliens mais des extrémistes de leur propre peuple.

    Par ailleurs je suis presque persuadé, que les arabes israéliens, préfèreront toujours vivre en Israël que sous l’autorité palestinienne, on se demande bien pourquoi ? non ?

  • permalien Mohamad :
    13 janvier @20h37   « »

    J’ai l’impression, peut être à tort, d’y voir une sorte de relativisme, les arabes n’ont pas droit à la démocratie, aux libertés européennes ??

    Je ne crois pas me tromper en pensant que vous êtes bien le seul, monsieur, à avoir cette très singulière interprétation des mots de Ph. Arnaud.

  • permalien K. :
    13 janvier @21h04   « »

    Jerusalem Post :

    During a short verbal exchange Wednesday at the Ben-Gurion Airport Terminal, Chief Ashkenazi Rabbi Yona Metzger thanked President George W. Bush for the US’s military intervention in Iraq.

    Bush reportedly answered that the chief rabbi’s words "warmed his heart."

  • permalien K. :
    13 janvier @21h31   « »

    « En 1948, Hedy Epstein, juive allemande rescapée de l’Holocauste dont les parents on été envoyés a Auschwitz en 1942 ou ils périrent, est allée vivre aux USA. En 2003, elle decida de voyager en Palestine. Choquée par l’oppression que le gouvernement israélien impose aux Palestiniens, elle s’est, depuis, dévouée a le faire savoir au monde. »

    Ici elle dédie l’interview qu’elle donne a Silvia Cattori : “aux enfants de Gaza, que les parents ne peuvent protéger ni envoyer dans un endroit sur comme mes parents l’ont fait en m’envoyant en Anglettere en Mai 1939

  • permalien padùan :
    14 janvier @00h31   « »

    jugurta tu penses exactement comme moi

    Padman

  • permalien Pierre :
    14 janvier @07h25   « »

    Les États-Unis ont-ils encore des alliés ?

    Quand on examine la politique internationale de Bush (on a du mal à dire "politique étrangère"), une constatation s’impose, le président n’accepte de négocier qu’avec ses amis.

    Son refus obstiné d’envisager la moindre relation avec ce qu’il a unilatéralement défini comme ennemi (Iran, Irak de Saddam, Syrie Hamas, Hezbollah), oblige a examiner la véritable nature de ses négociations avec ses alliés.

    La visite actuelle, du président, au Moyen Orient, éclaire sur la véritable nature des conceptions que le président a des relations avec ses amis. Il ne cesse de négocier un renforcement de la présence militaire des États-Unis, dans les régions productrices de matières premières (fournisseurs) :

    L’un des principaux objectifs de la tournée de George Bush au Koweït, à Bahreïn, dans les Emirats et en Arabie saoudite à partir d’aujourd’hui était de rassurer ses alliés arabes sunnites sur la détermination des Etats-Unis à continuer de les protéger face à la montée en puissance de l’Iran. (A Abu Dhabi, Bush s’engage sur la sécurité du Golfe face à l’Iran - RELATIONS INTERNATIONALES)
    « Les actions de l’Iran menacent la sécurité de pays partout dans le monde. » « De ce fait, les États-Unis renforcent leurs engagements de sécurité avec [leurs] amis dans le Golfe, et rallient [leurs] amis dans le monde entier pour faire face à ce danger avant qu’il ne soit trop tard », a ajouté le président américain. ( Le président Bush exhorte le Golfe à affronter le danger iranien)
    ou dans les régions grosses consommatrices d’énergie (clients) :
    - Le Bouclier ne protège pas l’Europe, il y prépare la guerre
    - Le « facteur peur » des relations sino-américaines

    ce qui permet à Marek Halter de rappeler cette évidence : « Il devrait pourtant aller de soi que la paix se négocie avec l’ennemi,(...) »

    Le Moyen Orient bénéficie d’une attention particulière dans la mesure où il est en train de passer du statut de gros fournisseur à celui de gros client.

    La question est de savoir pour les États-Unis, a quel moment il faudra cesser des parler de relations internationales, pour parler de relations domestiques.

  • permalien K. :
    14 janvier @09h14   « »

    Pierre pourriez-vous préciser ce que vous voulez-dire en écrivant : « a quel moment il faudra cesser des parler de relations internationales, pour parler de relations domestiques ». (c’est le passage de l’international au domestique qui m’intéresse).

  • permalien Pierre :
    14 janvier @09h41   « »

    @K,

    le jour ou il faudra passer à la terminologie de "relations domestiques" pour qualifier les relation des États-Unis, sera le jour où la politique extérieure ne sera plus conduite par le Département d’État ou le Département de la Défense, mais par exemple par le Département de la Justice ou le Département du Trésor.

    Le département américain au Trésor a annoncé aujourd’hui avoir gelé les avoirs d’un officier de l’armée iranienne, de trois Irakiens vivant en Syrie et en Iran et d’une chaîne de télévision syrienne, soupçonnés d’alimenter les violences en Irak.

    Le Figaro - Flash actu : Les USA sanctionnent l’Iran et la Syrie

    ce jour là l’annexion du monde aux ’Etats-Unis d’Amérique sera consommée.

  • permalien Ph. Arnaud :
    14 janvier @12h37   « »

    @ Jugurta

    - Je conteste l’assimilation du sionisme à un nationalisme, sur le point précis que je ne considère justement pas comme évident que les juifs avaient un droit naturel à se réinstaller entre Méditerranée et Jourdain, au bout de 18 siècles, comme si de rien n’était ! La Palestine n’était pas une terre vide et ses habitants des cageots encombrants qu’on déplaçait plus loin sans autre forme de procès. En tant qu’il s’est agi d’une immigration massive de sujets européens, il s’agissait d’un colonialisme.

    - Je ne vois pas où vous êtes allé chercher du relativisme lorsque j’ai évoqué l’allure des villes israélienne et leur style de vie. Je reformule ce que j’ai dit : la différence de standards de vie (allure, niveau économique) entre Israéliens et Palestiniens est, mutatis mutandis, de même ordre que celle qui séparait les habitants européens d’Alger du reste des Algériens. Et c’est bien la raison pour laquelle les Palestiniens appréhendent les Israéliens comme des colonisateurs.

    - En disant que Saddam Hussein était un fournisseur de haine, vous raisonnez comme si les Palestiniens n’avaient pas, sur place, des raisons suffisantes de se plaindre ! Ce dont vous vous réjouissez, avec la disparition de Saddam Hussein, c’est de la perte d’un soutien des Palestiniens, d’où que vienne ce soutien.

    - En évoquant les check points, les contrôles, les barrières (qui, d’ailleurs, en font plus qu’ils ne le devraient), vous avez soigneusement évité d’évoquer ce qui est à l’origine de tout cela, à savoir la colonisation de la Cisjordanie, l’accaparement de l’eau, les interdictions de construire notifiées aux Palestiniens, les routes interdites à ces mêmes Palestiniens, les destructions de cultures, les implantations juives qui choisissent toujours les points hauts, les déversements de déchets, d’eaux usées et de détritus dans les exploitations palestiniennes, bref, tout le territoire palestinien transformé en Bantoustan… C’est ça, l’origine des attentats, pas une jalousie, ou une haine congénitale des Palestiniens… Or, tout cela n’a strictement rien à voir avec la sécurité et, de plus, tout cela est illégal !

    - Evidemment qu’un Arabe israélien qui habite Nazareth ou Jaffa continuera à vouloir vivre où il habite ! Pourquoi voudriez-vous qu’il déménage en Cisjordanie ? Et qu’est-ce que cette fantaisie de vous faire à vous-même les questions et les réponses (sans, de surcroît, les étayer d’aucune manière…).

  • permalien Jeff :
    14 janvier @13h16   « »

    Certains ne manquent pas de courage côté israélien : Daniel Barenboïm prend la nationalité palestinienne.

    Bravo !!!

  • permalien Pierre :
    14 janvier @13h43   « »

    @Jeff

    En réalité Danel Barenboïm reçoit un passeport d’Honneur palestinien :


    - Barenboim reçoit la "nationalité" palestinienne
    -  Passeport palestinien pour Barenboïm

    on peut y voir de la part de l’Autorité Palestinienne l’amorce de la création d’un stautut semblable à celui de Justes en Israël.

    Le JDD titre : Barenboïm prend la nationalité palestinienne, le che