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Le Pakistan, l’armée et les islamistes

jeudi 17 janvier 2008, par Alain Gresh

Absence Retour à la table des matières

Je serai absent du 18 au 25 janvier, en voyage à l’étranger et sans doute sans contact avec Internet. Je reprendrai donc mon blog à partir du 28 janvier.

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Sur le site de l’International Herald Tribune (15 janvier), une enquête fouillée sur les relations entre les services de renseignement de l’armée pakistanaise et les islamistes radicaux réalisée par Carolotta Gall et David Rohde (« Militant groups slip from Pakistan’s control »).

« La principale agence de renseignement militaire pakistanaise a perdu le contrôle d’un certain nombre de réseaux de militants pakistanais qu’elle avait nourris depuis les années 1980, et elle subit les contrecoups de cette politique. C’est ce qu’ont affirmé deux anciens responsables de cette agence (Inter-Services Intelligence, ISI), ainsi que d’autres officiels proches de ces activités. »

« Comme les militaires se sont retournés contre eux, les groupes militants se sont révoltés contre leurs anciens patrons. En alliance avec d’autres groupes extrémistes, ils se sont attaqués aux forces de sécurité pakistanaises et ont aidé à monter des attaques-suicides, y compris certaines dirigées directement contre l’armée et les services de renseignement, mais aussi contre des responsables politiques, peut-être même Benazir Bhutto. »

Ces informations ont été fournies aux deux journalistes par des officiels proches de l’ISI, qui a joué un rôle central dans les années 1980 pour armer et former les combattants du monde musulman qui allaient combattre les Soviétiques.

« Les deux anciens responsables de haut rang des services ont reconnu que, après le 11-Septembre, quand le président Musharraf s’est publiquement allié avec l’administration Bush, l’ISI n’a pas pu contenir les militants qu’elle avait alimentés depuis des décennies pour exercer une pression sur l’Inde et l’Afghanistan. Après avoir contribué à développer des convictions islamiques dures, l’ISI a dû lutter pour empêcher cette idéologie de se répandre. »

« Un autre responsable a affirmé que des dizaines d’officiers de l’ISI, qui avaient entraîné ces militants, sont devenus des sympathisants de leur cause et ont dû être chassés de l’agence. Il a affirmé que trois purges ont eu lieu depuis la fin des années 1980, et ont même concerné trois directeurs de l’ISI suspectés de sympathies avec les militants. »

Notons que, à l’époque (surtout dans les années 1980), cette politique était fortement encouragée par le président Reagan, qui appelait au soutien des « combattants de la liberté » en Afghanistan.

(...) « "Nous ne pouvions plus les contrôler", affirme un ancien responsable du renseignement. "Nous les avons endoctrinés et nous leur avons dit : "vous irez au paradis". Nous ne pouvions changer si brutalement. »

(...)

« Mais, selon certains responsables américains du renseignement, Musharraf et l’ISI n’ont jamais complètement abandonné leurs protégés militaires, et mènent, en fait, un double jeu. Ils affirment que Musharraf coopère avec les services de renseignement américains pour traquer les combattants américains d’Al-Qaida, tout en gardant les commandants des talibans et les militants du Cachemire en réserve. »

« Pour affaiblir les partis politiques d’opposition, il courtise les conservateurs religieux. Et au lieu de les réprimer, il adopte des demi-mesures. »

Sur les ambiguïtés de la politique pakistanaise, on peut lire Syed Saleem Shahzad, « Al-Qaida contre les talibans », Le Monde diplomatique, juillet 2007.

(...)

« Au contraire, d’anciens responsables pakistanais du renseignement affirment que Musharraf a ordonné une répression contre tous les militants. Mais, disent-ils, cette politique n’a pas été complètement suivie à cause des oppositions au sein du gouvernement et de l’ISI. »

« Un ancien responsable pakistanais a dit que certains officiels au gouvernement et dans l’ISI pensaient que les militants devaient être tenus en réserve comme une "assurance" pour le jour où les Américains et l’OTAN abandonneraient la région et où le Pakistan en aurait besoin comme d’un levier contre l’Inde. »

« "Nous avons une école de pensée qui est favorable à ce que nous gardions ces capacités d’action", confie un ancien responsable du renseignement. D’autres responsables affirment que d’importants ministres et officiels sympathisent avec les militants et les protègent. Mais d’autres favorisent une telle retenue par peur des représailles que pourraient exercer ces militants. »

« Quand des arrestations ont été ordonnées, la police a parfois refusé d’agir jusqu’à ce qu’elle ait des ordres écrits, car elle croyait que les militants disposaient, comme avant, de la protection de l’ISI. »

Quoi qu’il en soit, il est peu probable que l’armée abandonne le pouvoir, et son utilisation des services de renseignement, ne serait-ce que pour préserver son pouvoir économique, mis en lumière dans l’article de Ayesha Siddiqa, « Mainmise des militaires sur les richesses du pays » (Le Monde diplomatique, janvier 2008).

Base française à Abou-Dhabi Retour à la table des matières

Incontestablement, la création d’une base militaire française à Abou Dhabi marque un nouvel infléchissement de la politique de Paris dans la région. Il faudra suivre cette affaire.

Lire l’envoi fait par Philippe Leymarie sur le site du Monde diplomatique, « La France, puissance du Golfe ».

Voici ce qu’écrit Arnaud de La Grange dans Le Figaro du 16 janvier (« La France crée une base militaire face à l’Iran ») :

« Politiquement, la décision est forte, surtout en des temps de confrontation diplomatique avec Téhéran, dossier sur lequel la France a durci sa position depuis que Nicolas Sarkozy est aux affaires. Stratégiquement, elle est tout aussi importante. En cas de conflit dans la région, la France se trouvera quasi automatiquement impliquée dans la bataille. En ce sens, la création de la base permanente s’inscrit dans la droite ligne de l’accord de défense signé en 1995 entre la France et les Émirats arabes unis. « C’est l’accord de défense le plus étroit, le plus contraignant jamais signé par la France, commente une source diplomatique, il est beaucoup plus complet et fort que celui signé avec le Qatar. » »

Une dépêche de l’AFP datée du 17 janvier rapporte :

« Les autorités émiraties financeront les infrastructures de la future base militaire française à Abou Dhabi, a indiqué jeudi le porte-parole du ministère français de la défense, Laurent Teisseire. "Le financement des installations sera pour l’essentiel assuré par les Emiratis, le reste des coûts étant porté normalement par nous", a déclaré M. Teisseire à l’occasion du point presse hebdomadaire du ministère de la défense. »

Un blog du président Bush Retour à la table des matières

Sur le site de la Maison Blanche, on pourra trouver un blog concernant le voyage du président américain au Proche-Orient, intitulé Peace in the Middle East. On y trouvera les différentes déclarations et discours de M. Bush durant sa visite dans la région.

166 commentaires sur « Le Pakistan, l’armée et les islamistes »

  • permalien Pierre :
    18 janvier @06h45   »

    Pourquoi voir dans dans l’implantation d’une base militaire française dans le Golf, autre chose qu’un amical coup de pouce des électeurs français aux amis du Président ?

    Le partenariat entre Total, Suez et Areva pour proposer deux réacteurs nucléaires EPR aux Emirats arabes unis a été officialisé, lundi 14 janvier. Les trois groupes vont proposer ensemble aux Emirats "un projet de centrale électrique nucléaire", qui serait construite à Abou Dhabi, avec "la fourniture de deux EPR de 1.600 mégawatts ainsi que les produits et services du cycle du combustible".

    Areva, Suez et Total proposeront deux EPR aux Emirats,

    c’est bien connu, les "les bénéfices sont privés, et les couts sont publics".

    Jusqu’à maintenant la diplomatie du Président ne nous a-t-elle pas habitué a appréhender l’approche commerciale des relations ?

  • permalien K. :
    18 janvier @07h30   « »

    Marc Lynch soulève cette surprenante hypothèse concernant l’ouverture d’une base permanente dans le Golfe :

    Une position stratégique à long-terme dans le Golfe défie l’exclusivité américaine, et mine potentiellement l’architecture fondamentale de la position américaine hégémonique dans le Golfe. Peut-être que Sarkozy est vraiment un néo-Gaulliste après tout.... Et une autre question - comment relier cela à l’unité et l’activisme en cours du CCG [Conseil de Coopération du Golfe], et son changement de posture envers l’Iran?

  • permalien
    18 janvier @09h12   « »

    Le Pakistan est, et restera longtemps, le pays d’Allah, de l’Armée et de l’Amérique. On ne découvre pas les liens entre islamistes radicaux et ISI, liens qui effectivement remontent à Zia Ul Haq, fin des années 70. Les liens entre l’ISI, la CIA et la finance internationale (notamment les pétro-monarchies du Golfe) ne sont pas non plus une nouveauté, souvenons-nous du "scandale" de la banque BCCI au début des années 90. Le Pakistan en tant que tel ne peut évoluer vers une relative "stabilité démocratique". ce pays n’existe que négativement, en réaction avec des menaces intérieures et extérieures, seules à même de "rassembler" la population. Le choix stratégique des USA de soutenir la dictature militaire pakistanaise depuis 30 ans est difficile à assumer, et encore plus à justifier à l’aune des considérations moralistico-politiques dont on nous rebat les oreilles. D’un coté, le Pakistan, dictature militaire flirtant avec l’extrémisme islamiste et détenteur de la bombe nucléaire, les pétro-monarchies où esclavage, charia et dollars font réver (Dubaï) les classes moyennes européennes, et Israèl, chef d’oeuvre d’hypocrisie réclamant des autres le respect de traités ou chartes dont il n’a que faire pour son propre compte. Des trois, Israèl est évidemment le plus doué, jouant sur tous les tableaux afin d’affaiblir le plus possible tous ses voisins, leurs alliés et les siens.

    En face, l’Iran, a qui ne sera jamais pardonné l’accès à l’indépendance nationale et l’expulsion d’un monarque-pantin de pacotille. Pas de chance pour l’Iran, il a fallu que ce soit Khomeyni et ses successeurs qui prennent le pouvoir...L’Iran fut envahi par l’Irak en 80, l’Irak financé par les pétro-monarchies et les occidentaux...l’Iran diabolisée depuis, alors que l’on flirte avec les dictatures et autres nations hystériques citées ci-dessus, mélanges détonnants de volonté de puissance et de méssianisme, exactement ce qu’il est reproché à l’Iran...

    Quant aux rêves de grandeur de certains journalistes français, voire aux délires de ceux qui voient De Gaulle en talonnettes, il faut les calmer tout de suite. Les pétro-monarchies ont une puissance financière telle, notamment sur les pays occidentaux, qu’elles peuvent désormais se payer des gardes du corps privés, ce que Koweit avait "oublié" de faire en 1990. La France joue la le rôle de KBR ou autres prestataires de services de mercenaires en Irak ou en Afghanistan. pas plus, et rien qui soit glorieux.

    D’autre essaient de croire qu’il s’agit de "re-déployer" des forces qui ne sont plus à leur place en Afrique, alors qu’il s’agit plutôt de se consoler de la perte desdites bases africaines, tandis que les USA continuent de penser qu’il est utile d’être présents, par exemple dans le golfe de Guinée.

    Pourvu que l’Iran, le moins sale de tous les pays concernés par ce dossier, puisse ne pas trop souffrir de tout cela...

  • permalien
    18 janvier @09h58   « »

    @9H12 : tout à fait d’accord avec vous.

  • permalien Pierre :
    18 janvier @10h35   « »

    Entre le sabre et le goupillon, le front :

    Le ministère pakistanais du Pétrole et des Ressources naturelles, Ahsanullah Khan, a déclaré lors d’une conférence de presse que le Pakistan et l’Iran progressaient concernant le projet de gazoduc IPI et que l’Accord d’approvisionnement et d’achat de gaz serait signé la semaine dernière entre les deux pays.

    Le Pakistan et l’Iran signeront la semaine prochaine un accord sur le gazoduc IPI

  • permalien Pierre :
  • permalien Ana :
    18 janvier @11h45   « »

    En sus des parenthèses de Pierre

    L’exquis petit déjeuner parmi les préférés de K., offert en français par Les Amis Belges de Shalom Archav.

    (…) Depuis, à chaque nouveau tour de guerre et de négociations, le leadership palestinien s’est trouvé confronté à l’exigence de négocier un Etat palestinien sur une portion toujours plus réduite. Réduite par sa propre faute. La frustration et la colère palestiniennes sont donc pleinement compréhensibles. Mais l’échec palestinien à fonder une patrie palestinienne est impardonnable. (Une « chance de paix définitive »)

    Et s’il lui reste un petit creux...

    (…) Pour l’immense majorité des Juifs, la seule raison d’être du sionisme est l’existence d’un Etat juif. La majorité des Israéliens ne voient non plus aucun conflit, pour cet Etat, entre le fait d’être « juif » et celui d’être « démocratique ». (Les Palestiniens devront reconnaître Israël comme Etat juif)

  • permalien jugurta :
    18 janvier @17h15   « »
    Bollywood à Karachi

    Voilà un sujet des plus brulants et des plus complexes.

    Le Pakistan, dictature nucléaire qui en sous main, avec ses services secrets alimente l’islam radical, le tout financé par les petro-dollars des séouds et soutenu par l’administration Bush... bref, un vrai sac de noeud...bon courage à celui qui remettra ce pays vers le chemin de la démocratie...

    J’espère juste pour ma part que le Pakistan retrouvera ses origines indiennes, ira vers un islam modéré asiatique, et puisera dans le passé british une façon d’être tournée vers l’avenir serein et moderne...peut être que l’expemple se trouve de l’autre côté de la frontière en Inde ??? Non ?

  • permalien saintyves :
    18 janvier @19h27   « »

    Bonsoir

    En terme plus clair : les peuples occidentaux avaient-il le droit de riposter aprés le 11 septembre 2001 ?

    Mon cher Sebastien tu divagues,

    - c’est quoi les peuples oxidentaux ?
    - Riposter contre qui ? l’Irak, l’Iran, l’A. Saoudite, ... Alqaida a reconnu sa responsabilité, et Ben Laden est toujous vivant, ou est le resultat de la riposte ? le million de morts Irakiens ?

    POURQUOI TU REVIENS AUX AMALGAMES, à moins que ce ne soit pas le vrai Sebastien, ce qui est fort possible, le Seb que je connais est honette objectif, ces elucubrations ne te ressemblen pas !

  • permalien saintyves :
    18 janvier @19h31   « »

    Discours sioniste (1)

    Ce qui est curieux dans le discours des sionistes, c’est qu’il occultent des événements clés qui représentent les raisons profondes des événements qui secouent le moyen orient depuis plus d’un demi-siecle, et dont l’occupation des territoires Palestiniens, Syriens et Libanais créent une situation de conflit entre les partisans de cette occupation, telles les administrations Bush Sarkozy Blair Aznar Berlusconi Merkel, et les populations arabo-musulmanes Invasion de l’Irak : Bush wanted to invade Iraq to help Israel

    Je m’explique :

    En ce qui concerne l’Irak, il n’y a pas eu guerre, mais plutôt agression , fait qui en d’autres circonstances, autre que celles d’une Amérique sous administration sio-con conduirait inévitablement Bush et sa bande (Rumseld, Wolfowitz, Podorhetetz, Chenney, et les autres), dans un tribunal international, pour les crimes contre l’humanité commis sur la population civile Irakienne, crime que le peuple irakien continue à subir, au moment ou j’écris, l’aviation Etasunienne vient de d’effectuer des raids meurtriers en utilisant ses lourds bombardiers. en Irak la situation se résume, au risque de caricaturer, en une suite de faits : invasion, agression,- occupation, collaboration avec l’occupant, ces faits ont pour conséquence, la résistance du peuple irakiens, l’affrontement avec les collabos, que l’"on" essaye de nous faire passer pour des confrontations interethniques, en effet tous les chiites ne sont pas pro-américains, comme d’ailleurs les sunnites ne sont pas tous anti-américain, Al Qaida (inexistante en Irak avant l’invasion etasunienne) entre en action pour compliquer d’avantage la situation, l’obédience de la Résistance à tel ou tel état (USA, GB, Iran, Syrie, A Saoudite, Israël, Jordanie, Palestine, Liban, Turquie, etc.) ajoute son lot d’interventionnisme, politique, économique ou stratégique, sans oublier toutes fois les mercenaires (Blackwater) et les services secrets dont le Mossad et le shin-beth israeliens.

    Des analystes évoquent le risque de guerre civile que déclencherait un retrait de l’armée US de l’Irak, ce qui est complètement faux, ce retrait aurait au moins le mérite, d’éliminer une partie des intervenants dans les affrontements, en l’occurrence les soldats etasuniens et leur mercenaires, d’éliminer les motivations des résistants à l’occupation, éliminer la légitimité d’Alqaida et légitimer le combat du gouvernement Irakien contre cette faction. Le conflit prendrait alors une allure de lutte pour le pouvoir entre Irakiens, ou un aspect de séparatisme de la part des Kurdes.

  • permalien saintyves :
    18 janvier @19h45   « »

    Discours sioniste (2)

    En ce qui concerne la Palestine, comme pour l’Irak il y a occupation, fait souvent occulté ou banalisé par les sionistes, qui essayent de le réduire à un faux concept qui est, la sécurité d’Israel, ce concept est devenu un slogan dans les discours de ceux qui s’identifient inconditionnellement à la cause israelienne, hommes politiques (Bush Pelosi, Sarko Kouchner, etc.) des faux intellectuels et philosophes ( BHL , Finkelkrote, Gluxman etc.) des éditorialistes, des medias etc.

    Ce concept est instrumentalisé, à l’intérieur même d’Israel par l’élite politique dans un but purement politicien, en Europe et outre-atlantique dans le but de garantir l’impunité d’Israel pour ces crimes en Palestine ( 34 morts en 32 jours depuis le mardi 15 janv. 2008, Israël a tué 224 Palestiniens, dont 62 enfants et 25 femmes ) et au Liban (1300 morts dont un tiers d’enfants juillet-aout 2006) .

    Sécurité d’Israel

    Essayons d’examiner ce fameux concept, quelles sont les menaces potentielles qui pèsent sur Israel ?
    - Menaces émanent d’etat : Israel dispose de l’armement le plus puissant sur le plan dissuasif et offensif dans la région, ce qui implique son invulnérabilité vis-à-vis des états arabes riverains, en ce qui concerne la menace Iranienne, elle est injustifiée, ou c’est plutôt Israel qui ne cesse de proférer des menaces de frappes contre cet etat, il reste le Hizb dont les capacité militaires sont plus destinées à la guérilla qu’a une guerre proprement dite ; alors évidemment si des états tels que l’Egypte ou la Syrie ou l’A. Saoudite ne peuvent pas attaquer Israel, ce n’est pas la résistance palestinienne qui représente une menace existentielle pour cet etat, armée et financé par les États Unis et par des firmes israéliennes à la pointe de la technologie comme Elbit Systems. La sécurité d’Israel n’est aucunement menacée, le concept n’est donc qu’un moyen qui lui permet de pérenniser l’occupation des territoires Palestiniens Libanais et Syriens, d’accomplir le "transfert", appellation israélienne de l’épuration ethnique de la Palestine, dans sa perspective biblique de bâtir le « grand Israel », il lui permet par ailleurs de maintenir le statutco sur son arsenal d’arme de destruction massive.

  • permalien saintyves :
    18 janvier @19h48   « »

    Gazza subi en ce moment meme des bombardements massifs meutriers de l’armée israelienne, le blocus (meme les aides humanitaires sont bloquées ainsi que tous les passages) continuent à sevir, devant un silence complice de la "communauté internationnale" 39 morts et plusieurs dizaine de bléssés depuis mardi, Olmert Barak et Livni sont des criminels de guerre et des génocidaires, le jour viendrait ou ils subiront le sort de Milosevich et autre criminels nazis.

  • permalien
    18 janvier @21h22   « »
    Pakistan

    Contre Info a traduit l’article du NYT sur l’ISI et les groupes islamistes

    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1590

  • permalien K. :
    18 janvier @21h53   « »

    Pervez Hoodbhoy insiste sur le fait qu’au Pakistan il ne s’agit pas seulement d’une histoire de militants qui échappent au contrôle de l’Etat pakistanais, mais aussi qu’au sein de ce dernier, « aujourd’hui, certaines parties sont en guerre avec d’autres parties. »

    « Le Pakistan n’a cessé de se radicaliser à mesure que l’influence des islamistes a augmenté dans sa culture et sa société. La promotion délibérée du djihadisme par l’État a, depuis 30 ans, créé de l’extrémisme au sein de l’armée et des renseignements. »

    Et, « parce que les clivages au sein de l’état s’élargissent, d’épineuses questions se posent. » En particulier celles ayant trait à la sécurisation du nucléaire militaire pakistanais :

    « Une collusion entre des commandants occupant différentes fonctions sur le terrain nucléaire – chacun d’eux étant responsable des différentes parties de l’arme – pourrait-il conduire au détournement d’une arme complète ? Des Djihadistes de l’extérieur pourraient-ils développer des liens avec des gardiens de l’intérieur?(...) la ferveur religieuse dans ces endroits [les laboratoires d’armes et les unités de production] a énormément augmenté au cours des 30 dernières années. »

  • permalien K. :
    18 janvier @22h31   « »

    - "Si l’Europe ou les Etats-Unis ouvraient leurs frontières, le Pendjab [Inde] se viderait en une demi-heure."

    - La ligne Durand est le nom donné à la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan, établie le 12 novembre 1893 par une accord entre l’émir Abdur Rahman Khan et sir Mortimer Durand pour l’Empire britannique.

    - Une guerre contre les Pachtounes est une guerre contre les Pachtounes, où qu’ils soient, et pour eux les frontières tracées à Londres ne signifient rien

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 janvier @00h21   « »

    @ Jugurta

    Je conteste votre vision des rapports entre Occident et Islam.

    1. Je la conteste en tant qu’elle oppose un bloc à l’autre, ce qui ne correspond ni à la réalité, ni aux intérêts des membres de ces blocs, ni à une hypothétique solidarité en leur sein. Et très tôt, de fait, des chrétiens ont su, judicieusement, s’allier à des musulmans pour attaquer d’autres chrétiens, par exemple lors des croisades. Si, par exemple, François Ier ne s’était pas entendu avec Soliman pour que les Turcs assaillent Charles Quint, jamais il n’aurait pu récupérer la Bourgogne et le protestantisme aurait eu bien plus de difficultés à s’implanter en Allemagne…

    2. Je la conteste en tant que présentation de l’islam comme fanatique, rétrograde, cruel, attardé, etc. Car, durant des décennies, les Occidentaux ont utilisé sans vergogne les musulmans pour leurs conflits : comme turcos dans la guerre de 1870, comme troupes coloniales en 14-18, contre les Républicains espagnols par Franco, contre les Allemands dans les armées de Juin, de Lattre et Leclerc, dans les guerres coloniales de la France pour réprimer d’autres colonisés, et, enfin, contre les communistes. En Afghanistan, les Américains ont armé et entraîné les pires gredins. A l’époque, ça ne gênait pas trop quand on les incitait à ramener les oreilles (ou d’autres choses…) des tranchées allemandes ou de mutiler les soldats soviétiques en Afghanistan. Et on pleurniche quand le sandow vous revient dans la figure ?

    3. Je la conteste parce que l’Islam ne représente aucun danger pour l’Occident. Les attentats de Londres, Madrid, Bali, New York, etc., c’est de la petite bière… C’est l’équivalent de ce qu’étaient, jadis, les jacqueries. C’est vrai que, lorsque les manants tombaient sur des châteaux, ils étripaient les hommes, violaient les femmes, pillaient les bâtisses, boutaient le feu… Et alors ? Qu’est-ce que ça changeait aux rapports sociaux de 99 % du temps ? Pourquoi verser des larmes sur ces massacres alors que la répression des troupes royales ou seigneuriales faisait dix fois plus de victimes ? Le regard que vous portez sur l’islam, n’est pas un regard politique, mais social, c’est un regard de classe. Simplement, de national le cadre est devenu mondial et les gueux, vous les baptisez musulmans…

    4. Je la conteste, enfin, parce que, je le répète, la disproportion des forces est énorme entre Islam et monde occidental : l’Islam est désuni, aucun pays d’Islam ne figure parmi les plus peuplés, aucun n’est une puissance économique, scientifique, technologique, militaire ou médiatique. En dehors du pétrole, il manque cruellement de ressources minières, agricoles et d’eau : où voyez-vous qu’il constitue un danger ?

  • permalien K. :
    19 janvier @08h23   « »

    Il ne faut pas oublier que le meilleur agent de promotion d’al Qaida ont toujours été les Etats-Unis.

    La manière dont ils ont réagi au 9/11, (et que certains internautes glorifient) s’est révélé une bénédiction pour l’al Qaida de Ben Laden et d’Al Zawahiri qui comprenait à peine plus que deux pelés et trois tondus.

    Il ne faut pas oublier aussi qu’ils ont ensuite délaissé rapidement la lutte contre ce groupe pour se concentrer sur les véritables motifs de leur catastrophique “guerre contre la terreur” : le remodelage de la région pour asseoir une hégémonie qui aurait été invincible.

    Jusqu’à aujourd’hui : Syed Saleem Shahzad, (12 janvier 2008) :

    De façon ironique, tandis que les Etats-Unis parlent d’opérations militaires contre al-Qaïda et les Talibans et que le Pakistan penche pour des accords de paix [avec les Talibans], al-Qaïda elle-même est opposée à toute ouverture de paix dans les zones tribales. Ceci, dans un sens, place al-Qaïda et les Etats-Unis dans le même camp. Il y a quelques jours, al-Qaïda a tué neuf chefs tribaux qui essayaient de passer des accords de paix.

  • permalien Pierre :
    19 janvier @08h52   « »

    Ph. Arnaud vous contestez la vision de Jugurta des rapports entre l’Occident et l’Islam... la vision, seulement la vision... par contre, opposer Islam et Occident ne semble pas vous poser de problème,

    « 1. Je la conteste en tant qu’elle oppose un bloc à l’autre, » (...) « Et très tôt, de fait, des chrétiens ont su, judicieusement, s’allier à des musulmans pour attaquer d’autres chrétiens ». Donc pour vous l’occident c’est la Chrétienté, les apports juifs et musulmans ne sont pas constitutifs de ce que vous nommez "Occident" ? D’un cöté vous avez de judicieux occidentaux et de l’autre des musulmans qui attaquent d’autres chrétiens. Le fait que le Christianisme soit aussi une religion moyen-orientale ne semble pas vous posez pas de problème.

    « 2. Je la conteste en tant que présentation de l’islam comme fanatique, rétrograde, cruel, attardé, etc. » (...) « Car, durant des décennies, les Occidentaux ont utilisé sans vergogne les musulmans pour leurs conflits » (...) « A l’époque, ça ne gênait pas trop quand on les incitait à ramener les oreilles (ou d’autres choses…) des tranchées allemandes ou de mutiler les soldats soviétiques en Afghanistan. » Si je vous lis bien, il est acquis que la religion musulmane ramène l’homme au statut de d’un chien d’attaque au service de judicieux chrétiens, mais il est malséant de le dire.

    « 3. Je la conteste parce que l’Islam ne représente aucun danger pour l’Occident. Les attentats de Londres, Madrid, Bali, New York, etc., c’est de la petite bière…C’est l’équivalent de ce qu’étaient, jadis, les jacqueries. C’est vrai que, lorsque les manants tombaient sur des châteaux, ils étripaient les hommes, violaient les femmes, pillaient les bâtisses, boutaient le feu… Et alors ? » et oui comme vous le dites si bien... Et alors ?... le danger n’est-il pas un sentiment subjectif ?

    « 4. Je la conteste, enfin, parce que, je le répète, la disproportion des forces est énorme entre Islam et monde occidental : l’Islam est désuni ». Vous qui nous submergez de références historiques, vous ne serez pas sans avoir noté qu’entre les guerres de 1870, 14-18, 39-45 et d’Irak, ce que vous baptisez “Occident” n’a pas été non plus un modèle d’unité, donc l’origine de la disproportion est peut-être ailleurs.

    Je me demande si vos propos ne gagneraient pas en efficacité si vous décidiez d’appeler un "chat un chat". Dites “Arabes” quand vous parlez des Arabes, "États-Unis" quand vous parlez des États-Unis (et de ses satellites) et Islam, Christianisme, et Judaïsme, si vous voulez parler de religion. Exploiteur-exploité, colon-colonisé, collectiviste-libéraux, sont autant d’outils pour préciser sa pensée et éviter de tomber dans la tyrannie de la rhétorique “communautariste”, que cherchent a imposer les provocateurs sur ce blog

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 janvier @10h22   « »

    @ Pierre

    Vous vous méprenez sur le sens de mes propos ! Je n’ai pas le temps de développer. Je pars dans ma campagne, je vous expliquerai d’ici peu... Salutations.

  • permalien Pierre :
    19 janvier @10h37   « »

    @ Ph. Arnaud

    Rassurez vous je vous sais honnête, mais j’essaye de vous mettre en garde sur la danger d’entrer dans des polémiques qui n’ont pas lieu d’être.

    Mettre dans une même phrase "Islam" et "Occident" est aussi paradoxal que de vouloir comparer un "coucher de soleil dans baie de Naples" et la "théorie des cordes".

  • permalien K. :
    19 janvier @12h58   « »

    L’Américain Scott Ritter, ancien inspecteur en chef des armes irakiennes à l’ONU, dans un article intitulé “Le casse-tête pakistanais”, écrit :

    Dans le monde des relations de cause à effet de la réalité, par opposition à la planète néoconservatrice des délires, toute poursuite de la pression contre le Pakistan au nom de la guerre contre le terrorisme serait extrêmement contre-productif. N’oublions pas que le Pakistan a la bombe.

    La rhétorique vantarde de la "chasse à Oussama jusqu’à ce qu’il soit traduit en justice" de tous les candidats respectifs à l’élection présidentielle des États-Unis est aussi vide que leurs promesses de chercher à stabiliser le Pakistan, en ce que les deux orientations politiques sont intrinsèquement contradictoires. La poursuite de l’une de ces orientations conduit à l’échec de l’autre.

    Mais, comme cela a été le cas avec l’Afghanistan, l’Irak et l’Iran, il serait insensé de croire que le peuple des États-Unis, sans parler de ceux qu’ils élisent à la tête du pays, daigneront élaborer des politiques conformes à la réalité d’une région donnée et non pas à la dynamique de la politique intérieure américaine. Aujourd’hui, au Moyen-Orient et en Asie du sud, l’Amérique erre dans un océan d’incertitudes et de tristesse. Malheureusement, il n’existe aucune bonne raison de croire que n’importe quel futur commandant de bord de notre bateau de l’État naviguerait avec succès entre les défis du casse-tête pakistanais.

  • permalien Pierre :
    19 janvier @15h04   « »

    Tout se passe comme si le Proche Orient avait 3 serrures (le Liban, Israël et le Pakistan) avec 3 clés (la France, les USA et la Grande Bretagne).

    Dans cet article est dévelopé le fonctionnement de la serrure Pakistanaise :

    Alors que le gouvernement américain a fait preuve de la même incompétence et du même manque de réflexion vis-à-vis du Pakistan que pour l’invasion et l’occupation de l’Irak, les intérêts britanniques ont progressé pas à pas vers un objectif stratégique : l’éclatement du Pakistan et la création d’un no-man’s land à la frontière avec l’Afghanistan et l’Asie centrale, cette entité séparatiste devant constituer une source d’instabilité permanente, de conflits asymétriques et d’opérations de marché noir, notamment de trafic d’opium à partir du « croissant d’or ».

    (...)

    Déjà, les talibans et les seigneurs de guerre qui leur sont alliés contrôlent à peu près un tiers du territoire afghan. Le service de renseignement britannique MI6 a même engagé des négociations avec les dirigeants de cette organisation, à la consternation de la CIA, qui a récemment incité le gouvernement afghan à expulser deux « diplomates » britanniques qui faisaient parvenir du cash aux talibans et les aidaient par d’autres moyens à s’imposer dans différentes villes.

    (...)

    Ces mêmes sources notent l’existence d’un réseau de groupes islamistes ayant leur siège à Londres, dont le Hisbut Tahrir, qui ont pénétré les rangs de l’Armée pakistanaise ces dernières années et avaient par conséquent accès à la ville garnison de Rawalpindi. De tels groupes, protégés sinon aidés par le renseignement britannique, fournissent une couverture parfaite pour un assassinat made in London.

    Solidarité & Progrès - Qui cherche l’éclatement du Pakistan ?

    ... a déguster l’expression "no-man’s land", qui dans la logique britannique ne signifie pas “désert”, mais région exempte de britanniques ou hors de la juridiction britannique.

  • permalien K. :
    19 janvier @16h30   « »

    Opérations de marché noir. Est-il possible qu’après l’échec de mainte et mainte stratégie, le dernier nec plus ultra des stratèges soit de transformer la région en une série de fiefs maffieux avec qui ils pourraient “dealer” ? Qu’en pensez-vous Pierre ?

  • permalien jugurta :
    19 janvier @17h44   « »
    "La bataille pour le coeur de l’islam"

    @ Ph Arnaud,

    1. Je la conteste en tant qu’elle oppose un bloc à l’autre, ce qui ne correspond ni à la réalité, ni aux intérêts des membres de ces blocs, ni à une hypothétique solidarité en leur sein.

    Non, je n’oppose pas l’islam à l’Occident. Le premier est une religion, le second une civilisation. Le premier a été traversé de multiples courants et l’est encore à plusieurs égards, le second est aujourd’hui selon moi dans une lente "oxydentalisation".

    Je la conteste en tant que présentation de l’islam comme fanatique, rétrograde, cruel, attardé, etc.

    Où est ce que j’ai dit que l’ISLAM est en tant que tel "rétrograde etc". Ce que je dis c’est que parmi les musulmans il y a des fanatiques. C’est simple. Tous les fanatiques qui se font exploser ou presque sont musulmans mais tous les musulmans ne sont pas fanatiques. Pour preuve les membres de ma famille, Allah merci !!!

    Je la conteste parce que l’Islam ne représente aucun danger pour l’Occident

    Ce n’est pas l’islam, le danger, ce sont les fanatiques musulmans. L’islam c’est ce qu’en font les muslims. S’il sont modernes, s’ils séparent le temporel du spirituel, font leur l’égalité de droit entre homme et femme, si pour résumer ils ont la Foi sans en faire une loi, tout va bien. S’ils s’immiscent dans le politique, avec l’islam radical, là tout se complique, là est le danger.

    Je la conteste, enfin, parce que, je le répète, la disproportion des forces est énorme entre Islam et monde occidental

    Je le répète il faut parfois protéger "le fort du faible". Ce n’est pas parce que les islamistes sont "faibles", qu’il ne faut pas les mettre hors d’état de nuire. Ils ont selon moi, par ailleurs, compris l’arme idéologique bien mieux que les occidentaux. La preuve ils vous ont convaincu de leur "idéal". Non ?

    Enfin la guerre n’est plus entre des Etats, mais des organisations transnationales. Vous raisonnez parfois avec les paradigmes du premier 20 ième.

    Al-qaida, est bel est bien une organisation dangereuse. N’importe qui peur se faire exploser dans votre métro et se revendiquer de cette mouvance. La force de l’islam radical c’est sa tactique, le terrorisme, arme de la peur…

  • permalien K. :
    19 janvier @18h06   « »

    « L’autoritarisme repose sur la corruption et la cooptation ». Par le professeur Abdellah Hammoudi.

    Remplacez autoritarisme par clientélisme, et vous obtenez pratiquement le même résultat. Parole de Levantin.

    Une réserve quand même : “« l’Etat domine la société », [dit l’auteur], en précisant que cette dernière « a aussi sa part de responsabilité dans la pérennité des régimes autoritaires »”. Elle a bon dos la “société” prise entre le marteau (les larbins) et l’enclume (leurs protecteurs et maitres étrangers).

  • permalien Orangerouge :
    19 janvier @18h07   « »

    Merci à K de ta réponse sur "Guerre d’Irak, comment en sortir?", le 17 janvier 18:07,

    Je viens plus rarement en ces lieux (un tel sentiment d’impuissance face aux crimes contre les palestiniens...), et je suis émue de retrouver les mêmes signatures ! saintyves et K, toujours fidèles au postes et aux posts...

    Ce n’est pas une excuse mais je m’occupe maintenant à donner un peu de fric aux malades mentaux qui meurent sur le trottoir devant chez moi (à Paris), et à marcher et envoyer des fax aux préfectures, contre les expulsions (massives) de sans papiers, commandées par les nouveaux pétainistes qui nous gouvernent.

    Consternant que le premier Pétainiste en chef, tienne à engluer les français dans le soutien à toutes les dictatures du Moyen Orient, surtout si elles ont envie de se payer du nucléaire.

    La France glisse ... toujours plus bas...

  • permalien Pierre :
    19 janvier @18h40   « »

    @K, ce n’est pas impossible.

    La fascination des Démocraties Vertueuses et donneuses de leçons pour les drogues illicites m’a toujours laissé songeur.

    Vous serez mieux placé pour le confirmer, mais les allez et retour au Liban dans la plaine de la Bekka dans les années 70 (époque où la clef française n’était pas encore rouillée) et ou le chanvre Libanais était au sommet de sa production tournaient au ridicule. Français, Syriens, Israéliens, Chiites, Chrétiens, Sunnites, et bien d’autres se croisaient à l’heure des commissions des récoltes , pétoires au poing.

    J’ai connu aussi le Maroc d’Hassan II (ami des Vrais démocrates) ou le Kif était interdit officiellement (mais secrètement encouragé) et où les Riffains séparatistes se faisaient un point d’honneur de ne pas fumer pour garder la tête claire et la haine pure.

    La résolution du problème de l’opium est certainement un des points majeurs pour une normalisation de la situation dans la région (Afghanistan, Pakistan), mais mais il ne faudra pas compter sur les Britanniques pour résoudre ce problème, car leur expérience dans ce domaine est sans pareil.

  • permalien saintyves :
    19 janvier @19h51   « »

    Bonsoir

    Gaza

    Les forces d’occupation israeliennes continuent leur bombardement meurtriers sur la population de la bande de Gaza sous blocus , le nombre des victimes s’eleve à 38 morts et plus de 100 bléssés dont 46 enfants

    Des sources medicales ont declaré que parmis les les bléssés se trouvent plusieurs enfants, les chiffres annoncés parlent de 1000 enfants palestiniens massacrés pa l’armée d’occupation israelienne depuis septembre 2000, en plus d’une longue liste d’orfelins. source Aljazeea

    Voila dequoi sont capables les sionistes, tuer, tuer, et toujours tuer, mais le peuple Palestinien est decidé à lutte jusqu’a la derniere goute de sang, ses assassinats ne feront qu’exacerber le sentiment d’impuissance face à une armée aussi puuissante et impitoyable, si demain des attentats kamikazes sont pepetrés à Tel Aviv ou ailleurs, les isaeliens crieront au "terrorisme"

    Petites questions en passant à Jugurta :

    - Quel nom donnerais tu à ces massacres de civils à Gaza ? et aux massacreurs d’enfants palestiniens ?

    Tu avais ecris auparavent que les palestiniens ne sont pas des resistants, parcequ’ils tuent des civils, comme s’ils pouvaient affronter l’armée israeliennes, amrée aussi puissante et disposant de technologies les plus soffistiquées.

    Toi qui parle de civilisation,
    - dans quelle categorie de la barbarie classerait l’etat d’Israel ?
    - Israel est il oui ou non un etat teroriste ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 janvier @20h14   « »

    @ Pierre

    Arrivé à destination, je vous réponds comme promis.

    1. « Le fait que le christianisme soit aussi une religion moyen-orientale… ». Justement pas ! Lorsque vous dites que le christianisme est une religion moyen-orientale, c’est comme si vous disiez que telle cathédrale date du crétacé, au motif que ses pierres ont été extraites d’une carrière remontant à cette ère. Le christianisme n’est justement « pas » une religion moyen-orientale ! Comme le fameux pâté d’alouette, formé d’un cheval et d’une alouette, le christianisme, c’est une alouette de judaïsme, plus un percheron de philosophie grecque (aristotélisme et platonisme), plus une écurie de théologiens (de Jean Chrysostome à Thomas d’Aquin et de Luther à Urs von Balthasar et à Karl Barth), plus un haras de décrétales, bulles, encycliques, canons conciliaires, plus une cavalerie de droit canon et de vingt siècles d’osmose avec la philosophie, la science, l’art, la littérature et la politique de l’Europe… Si le Nazaréen revenait, il lui faudrait un microscope électronique pour déceler son apport…

    2. « il est acquis que la religion musulmane ramène l’homme au statut de d’un chien d’attaque ». Non ! Simplement, comme, depuis la fin du XVIIIe siècle (sinon depuis le traité de Carlowitz), le monde occidental l’a durablement emporté sur le monde musulman (sous les espèces de l’empire ottoman), ce sont les musulmans qui se sont trouvés enrôlés au service des Occidentaux, et pas l’inverse. Mais, dans les tranchées de Verdun, les tirailleurs algériens ou marocains n’ont pas été plus « sauvages » - ou pas moins – que les tirailleurs sénégalais ou annamites, ou les paysans auvergnats du 92e régiment d’infanterie. Et les apports ont joué dans les deux sens, par exemple l’aide efficace apportée aux Turcs par le comte de Bonneval lors de la guerre de 1735…

    3. « le danger n’est-il pas un sentiment subjectif ? ». Non ! La crainte ou la peur sont des sentiments, pas le danger. Un appareil électrique, une bouteille d’acide sont des dangers pour un enfant qui n’en a pas conscience (donc pas peur). Et le danger peut exister pour une chose inanimée : une maison branlante pour un édifice voisin, par exemple…

    4. L’Occident a été uni autant qu’il a été divisé. Parce que ce qui s’est répandu sur toute la planète, ce sont les institutions, le comput, le calendrier, le costume, l’alphabet des Occidentaux ! A côté de chaque système d’écriture (chinois, indien, arabe), vous trouvez toujours des caractères latins, sous les espèces d’une langue ex-colonisatrice. A côté des costumes locaux, les naturels du cru ont toujours un costume occidental. A côté de leur comput, un comput occidental, etc. Et la réciproque n’est pas vraie.

  • permalien K. :
    19 janvier @20h58   « »

    Merci Pierre pour la réponse, Mais j’aurai du être plus clair en particulier ne pas employer le mot “Dealer”. Je voulais en fait parler d’une manière plus générale, en particulier pour le gaz et le pétrole.

    Et par ailleurs cet encouragement à l’éclatement de la région en fiefs maffieux pourrait être la dernière “stratégie” en date des Busho-Cheyno-néocons pour empêcher d’autres puissances de tirer bénéfice du déclin du pouvoir américain dans la région. Quitte à, mais ils n’en sont pas à leur premier coup d’essai, ouvrir encore plus grand la boite de Pandore.

  • permalien Lou :
    19 janvier @21h19   « »

    K :

    « Est-il possible qu’après l’échec de mainte et mainte stratégie, le dernier nec plus ultra des stratèges soit de transformer la région en une série de fiefs maffieux avec qui ils pourraient “dealer” ? »

    Pierre :

    « La résolution du problème de l’opium est certainement un des points majeurs pour une normalisation de la situation dans la région (Afghanistan, Pakistan), »

    Cette émission aborde ce sujet

  • permalien Pierre :
    19 janvier @21h33   « »

    @Ph. Arnaud : « Lorsque vous dites que le christianisme est une religion moyen-orientale, c’est comme si vous disiez que telle cathédrale date du crétacé, »

    C’est exactement ce que je veux dire.

    Je ne crois pas que contrairement au rêves les plus insensés des prêtres (mais surtout des tyrans), les religions puissent façonner les hommes, mais que les hommes se façonnent les religions a leur convenance.

    Il suffit d’entrer dans n’importe quelle de ces cathédrales aux pierres du crétacé, pour comprendre (au hit parade des cierges) que nous ne sommes pas dans la demeure du Christ, mais dans celui de Marie.

    Ce n’est pas par hasard si le catholicisme s’est implanté sur les temples de la Déesse Mère, ou de la vierge noire. En réalité le catholicisme dans son essence est bien antérieur au Christianisme, il a l’âge des pierres qui ont construit ses édifices.

    Sans vouloir trop développer, il se produit les mêmes transformations dans l’Islam, et si Mahomet conscient du problème brise les idoles de la Kaaba, les hommes restent des hommes, et il suffit de voir ces femme écouter la baraka l’oreille collée aux tombeaux des saints pour comprendre que leur religion n’a rien a voir avec les blacks muslims ou les indonésiens (pour ne rester que chez les sunnites). Dans un même pays comme l’Algérie, la pratique de l’Islam peut avoir des nuances assez significatives entre arabes et kabyles (pour simplifier), en fonction des croyances pré-islamiques.

    L’utilisation de musulmans ou d’animistes, ou de catholiques, ou de protestants et aussi d’athées dans les conflits et le comportement de chacun n’a rien à voir avec leurs religions. Il étaient au combats en première ligne d’abord, par ce qu’ils étaient pauvres, exploités ou colonisés.

    Il suffit de voir qui compose l’armée américaine en Irak pour comprendre que leur motivation n’est pas dieu, mais la green card.

  • permalien Jeff :
    19 janvier @21h41   « »

    Un peu de "modération" côté analystes israéliens : http://www.france-palestine.org/article7906.html

  • permalien Pierre :
    19 janvier @21h50   « »

    K, vous avez été très clair, ce que j’essayais de dire, c’est que la drogue, est un excellent moyen pour déstabiliser, une région, ou une population et que si les trois clefs veulent garder le contrôle des matières premières (pas forcément leur distribution) ils doivent entretenir un climat de conflit. Et la présence britannique au Pakistan ne fera que favoriser ces trafics.

  • permalien K. :
    19 janvier @22h52   « »

    Avec l’aide des liens de Lou, je prends connaissance d’une donne dont je n’étais pas du tout conscient. Merci Pierre (Et Lou bien sur). Ceci dit, Dieu ce que la somme de ce qu’il faut savoir est titanesque ! Pierre, les “trois clés” ?

    Au fait, Amitiés Orangerouge.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 janvier @22h55   « »

    @ Jugurta

    1. « Non, je n’oppose pas l’islam à l’Occident. Le premier est une religion, le second une civilisation ». Pas d’accord ! La communauté de religion ne fait pas du monde musulman un monde uni, et il y a autant de différence entre l’Indonésie, la Turquie ou le Nigeria qu’il y en a entre la Russie, l’Angleterre et l’Argentine. Par ailleurs, l’islam a 6 siècles de décalage avec le christianisme : il se trouve dans la situation de la chrétienté à l’époque du Grand Schisme, un siècle avant la Réforme. Il n’a pas subi la désaffection qui a touché le christianisme dès la fin du XVIIe siècle et qui a fait de celui-ci « la religion de sortie de la religion »…

    2. Le fanatisme n’est pas propre à l’islam. Durant la guerre d’Espagne, le colonel Moscardo, dans l’Alcazar de Ségovie, a sacrifié son fils. Des soldats nationalistes ont demandé que leurs navires leur tirent dessus. Des jeunes hitlériens préadolescents se sont jetés sur les chars et canons soviétiques. Et je ne dis rien des kamikazes ou des suicides collectifs en Guyana, en Suisse (Temple solaire) ou aux Etats-Unis (Waco)…

    3. « S’il sont modernes, s’ils séparent le temporel du spirituel, font leur l’égalité de droit entre homme et femme, si pour résumer ils ont la Foi sans en faire une loi… ». Pas d’accord ! Ce que vous décrivez là, c’est l’évolution de la civilisation en Occident, qui tend précisément… à se défaire de la religion (contre la religion elle-même, qui freine des quatre fers : voir les intégristes catholiques, les anti-avortement, les partisans de la messe en latin, les membres de l’AGRIF, qui, tous, restitueraient bien au catholicisme son emprise sociale de jadis). Et l’emprise totalitaire sur la société et la sujétion des femmes sont aussi grandes dans d’autres religions, par exemple dans certaines branches du judaïsme…

    4. « La preuve ils vous ont convaincu de leur "idéal". Non ? ». Non… « Ils » ne m’ont convaincu de rien ! Je ne suis pas « pour » Al-Qaida, je suis « contre » la droite, dans la plupart des traits qu’on peut glaner à la fois chez Bush et Sarkozy : hostilité à l’environnement, refus de l’avortement, remise en cause de la laïcité, ultralibéralisme, impérialisme, pénalisation de la société, satisfaction béate du fait colonial…

    5. « Al-qaida, est bel est bien une organisation dangereuse. ». Non ! Pas plus – et même certainement moins – que le dérèglement introduit par le système mondial ultralibéral, notamment avec les paradis fiscaux, et où la prolifération cancéreuse des différentes mafias (triades, yakusas, mafias russes, chinoises, albanaises, etc.) et sa connexion à l’économie « normale » ne sont pas des anomalies du système mais leur prolongement naturel (voyez ce qu’en dit le juge Jean de Maillard).

  • permalien saintyves :
    19 janvier @23h20   « »

    Bonsoir

    Dans le meme article raporté par Jeff, ecrit par Uri Misgav dans le Yediot Aharonot, les deux derniers paragraphes sont tres significatifs, ils demontrent d’une façon claire, la profondeur de la crise de consience, et la débâcle chez l’intelligentsia israelienne.

    ISRAËL • "Mais enfin, quel est l’objectif recherché à Gaza ? "

    S’il s’agit de mettre un terme aux tirs de roquettes Qassam, alors l’actuelle escalade s’avère contre-productive puisque les tirs ont augmenté de manière exponentielle. Et une fois admis qu’Israël ne fantasme pas sur une quelconque autre étape destinée à "marquer les consciences", ce qui permettrait à Mahmoud Al-Zahar [dirigeant et membre fondateur de Hamas ; son fils a été tué le mardi 15 janvier par les raids israéliens] et à ses camarades de se convertir au judaïsme et de se mettre à mâcher des rameaux d’olivier, il est peut-être temps de mettre en route le processus de maturation collective, même s’il s’agit d’un processus douloureux.

    On ne peut pas tuer impunément 18 habitants de la bande de Gaza lors de frappes aériennes et ensuite se lamenter quand le Hamas démontre une fois de plus ses impressionnantes capacités de tir. On ne peut pas déployer des soldats et se lancer dans des opérations militaires le matin et, dans la soirée, exprimer de "sérieuses inquiétudes sur les négociations concernant Gilad Shalit [soldat israélien enlevé et détenu depuis le 25 juin 2006 dans la bande de Gaza]". Un gouvernement souverain doit être capable d’identifier le lien de cause à effet, le lien entre les moyens et les objectifs.

  • permalien Pierre :
    20 janvier @08h18   « »

    Merci Lou, pour le lien sur la drogue, c’est pire que ce que l’imaginais.

    Dans ce domaine, au Maroc on voit qu’entre Hassan, et Mohamed, ce qui a changé c’est le numéro (c’est toujours ça).

    Il y a dans cette émission suffisamment d’informations pour faire l’impasse sur la plupart des discours officiels.

  • permalien K. :
    20 janvier @09h16   « »

    Intéressant, en effet, Jean de Maillard, en 2003 :

    Les vulnérabilités de la globalisation sont (..) la vraie menace du XXIe siècle.

    Mais quelles sont ces vulnérabilités ? Sont-ce les distorsions introduites par un mode de développement qui creuse les inégalités, aggrave l’hétérogénéité et les désordres du monde, ravage les aires culturelles non occidentales et criminalise l’économie et la finance ? Ou bien la fragilité des structures complexes de la globalisation, dont la perfection high-tech ne peut s’épanouir qu’au sein d’un environnement parfaitement aseptisé ? Choisir la première réponse, c’est vouloir une autre mondialisation. La seconde, au contraire, conforte la doctrine rassurante d’une globalisation messianique, dont les Etats-Unis occupent le centre, et qui devra se défendre farouchement pour ne pas être emportée par les forces du Mal. En un an à peine, les stratèges américains ont ainsi élaboré et commencé à mettre en oeuvre à la fois une doctrine, une stratégie et une tactique dont la mise en place va devenir l’enjeu décisif de la prochaine décennie.

    (..)

    Pour protéger leur modèle, les Etats-Unis n’ont donc d’autre choix que de l’étendre à tout prix au reste du monde. (..)

    Quels sont les véritables objectifs de la politique de guerre engagée par les Etats-Unis au nom de la lutte contre les « nouvelles menaces » ? Celles-ci ne sont-elles pas la « divine surprise » qui manquait à Washington pour justifier le passage à une domination ouverte du monde ? Feignant de s’offrir aux Occidentaux comme leur ultime bouclier, l’Amérique n’est-elle pas plutôt en train d’inventer une nouvelle bipolarisation économique armée, opposant le Nord et le Sud, dans laquelle les Européens seraient sur le front, tandis que les entreprises américaines tireraient seules les profits, à l’arrière, d’une recolonisation impériale de la planète ?

  • permalien saintyves :
    20 janvier @11h50   « »

    Bonjour

    Depuis Annapolis les attaques israéliennes contre Gaza ont fait 113 morts

    Palestine : Massacre à Gaza par l’armée d’occupation

    « Ce qui s’est passé aujourd’hui est un massacre, une tuerie contre le peuple palestinien. Notre peuple ne peut pas passer ces massacres sous silence », a déclaré M. Abbas à la presse à Ramallah, en Cisjordanie. « Ces massacres ne peuvent pas apporter la paix », a-t-il ajouté.

    Plus d’une vingtaine de chars israéliens avec une couverture aérienne ont ciblé les citoyens venus apporter du secours aux victimes de l’incursion.

    Les deux dernières semaines à elles seules ont vu plus de 39 palestiniens qui ont trouvé la mort et près de 164 blessés, dont plus de 50 enfants et plusieurs femmes, lors de 33 incursions en Cisjordanie et les 5 effectués à Gaza. Le nombre total de palestiniens tués depuis le début de l’année 2000 s’élevant ainsi à plus de 6.000, dont la grande majorité sont des civils.

    GENEVE

    Gaza : un expert de l’ONU dénonce les crimes de guerre "lâches" d’Israël

    Le rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’Homme dans les territoires occupés, John Dugard, a dénoncé samedi les crimes de guerre "lâches" commis par Israël dans la bande de Gaza lors des raids de la semaine écoulée.

    ..."Les responsables d’actes aussi lâches se rendent coupables de graves crimes de guerre et doivent être poursuivis et sanctionnés", a estimé M. Dugard, estimant que l’intervention israélienne a fait près de 40 morts dans les rangs palestiniens durant la semaine.

    Un désespoir absolu et une frustration totale sont évidents dans la conduite de la politique israélienne. Elle ne peut pas gagner la bataille engagée devant le tribunal de l’opinion publique. Pas plus qu’elle ne peut attirer davantage d’immigrants juifs, comme il elle l’a fait à son heure de gloire, quand les « kibboutz » faisaient fureur. La réalité aujourd’hui est que le régime sioniste est en faillite.

  • permalien saintyves :
    20 janvier @12h26   « »

    Un autre visage de la barbarie et du terrorisme pratiqué par l’etat sioniste et ses soldats

    Les soldats tirent une cartouche de gaz lacrymogène dans le visage d’un homme à Bilin - 19-01-2008 - Par ISM

  • permalien Orangerouge :
    20 janvier @13h49   « »
    Etats-Unis et Israël sur une liste canadienne de pays où les prisonniers risquent d’être torturés

    Un article sur le site du Monde : http://www.lemonde.fr/web/article/0...

    Le ministère des affaires étrangères canadien a inscrit les Etats-Unis et Israël sur sa liste de pays où les prisonniers risquent d’être torturés et classé dans la catégorie torture certaines techniques américaines d’interrogatoire, selon un document dont Reuters a pris connaissance jeudi 17 janvier.

    Le document – qui fait partie d’un cours de sensibilisation à la torture donné aux diplomates – mentionne la prison américaine de Guantanamo, à Cuba, où est détenu un Canadien. Sous la "définition de torture", le document cite des techniques américaines d’interrogatoire telles que la mise à nu, l’isolement, la privation de sommeil et le maintien d’un bandeau sur les yeux.

    Le cours de sensibilisation a été organisé à la suite de critiques contre Ottawa pour la manière dont il avait géré le cas du Canadien Maher Arar, qui avait été expulsé en Syrie par les Etats-Unis, en 2002.

    Alex Neve, secrétaire général d’Amnesty, a déclaré à Reuters que son groupe disposait de preuves d’exactions dans les prisons américaines et israéliennes et il a jugé "rassurant" de constater que "des considérations de politique étrangère" n’avaient pas dissuadé Ottawa de faire figurer ces deux pays sur la liste.

    Parmi les autres pays inscrits sur la liste noire figurent la Syrie, la Chine, l’Iran, l’Afghanistan, le Mexique et l’Arabie saoudite.

    L’article rend compte des réactions embarrassées du gouvernement conservateur canadien.

  • permalien Orangerouge :
    20 janvier @13h58   « »
    Ecrire à Koukouchner de mettre aussi les Etats-Unis et Israël sur la liste des pays qui torturent

    D’autant plus qu’il y a un franco-palestinien, ayant la nationalité française prisonnier en Israël :

    http://www.europalestine.com/spip.p...

    Notre gouvernement a complètement abandonné ce français, (n’est-il pas aussi attendrissant que les membres de l’Arche de Zoé pour nos colonialistes?).

    Quand notre Beauf-néopétainiste providentiel ira-t-il le chercher ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 janvier @14h11   « »

    @ Pierre

    1. Vous vous êtes mépris sur le sens de ma métaphore. Au lieu de « cathédrale », j’aurais, en effet, pu dire « pont » ou « château », au sens général d’« édifice ». Je n’ai choisi « cathédrale » que par connexion avec le sujet. J’aurais aussi pu évoquer le sophisme des ultralibéraux qui, pour défendre les fonds de pension, disent qu’il ne s’agit pas d’argent de milliardaires mais de fonctionnaires, veuves, pompiers, etc. (ce qui est vrai). Mais ce qui n’empêche pas que fondus dans une seule masse, et échappant au contrôle et à la volonté de leurs déposants, ces fonds acquièrent une tout autre nature. Comme l’oxygène et l’hydrogène, inflammables tous les deux, mais qui, combinés à raison d’un atome de l’un et de deux de l’autre ne le sont plus…

    2. Je ne suis pas non plus d’accord avec votre interprétation du catholicisme. En réalité, de même qu’entre 1940 et 1944, il n’y a pas eu, en France, une guerre, mais deux (une nationale, du pays contre l’étranger, et une civile, de la droite contre la France), il n’y a pas eu (et il n’y a toujours pas) un catholicisme, mais deux : celui de la masse et celui des élites (sans jugement de valeur).

    3. La masse n’a fait que reprendre un paganisme local, antérieur et extérieur au panthéon gaulois, religiosité plutôt que religion, salmigondis de gestes propitiatoires (attirer le bien, écarter le mal), de culte des morts, et de révérence des phénomènes naturels. Et, dans le catholicisme, il n’y a pas que Marie, il y a aussi les saints, avatars du polythéisme, et (quelque chose qui a disparu de nos jours), toute la démonologie.

    4. Les élites, elles, ont construit un mixte explosif, que ne connaissait pas le polythéisme gréco-romain, bien plus bonasse. A savoir la fusion du monothéisme juif (totalitaire), de la philosophie grecque, elle aussi totalitaire (en tant que réflexion globale sur le monde) et des pratiques impériales et curiales de l’empire romain. Tous les théologiens du moyen âge ont aussi été philosophes (ou l’inverse), et le catholicisme s’est toujours complu dans la construction de grandes machines, de la Cité de Dieu à la Somme théologique, et du Décret de Gratien au De re diplomatica. Tout cela a composé un « je-ne-sais-quoi », assez éloigné de ce que peut être une religion. Lorsqu’on visite le couvent de Strahov, à Prague, et ses deux somptueuses bibliothèques (et il est caractéristique que ce soient elles, et non l’église, qui caractérisent le couvent), on se demande si l’adoration n’est pas adressée aux bouquins plutôt qu’à Dieu…

    Et, au fond, je me demande si ce n’est pas cet excès d’esprit, cette tentative (réussie) de fusion de foi et d’intellect, de « Fides quaerens intellectu », de consolidation de l’une par l’autre qui, au bout des siècles, a – paradoxalement - miné le catholicisme.

  • permalien Ahmad :
    20 janvier @15h14   « »

    Salam

    Ce qui se passe a gaza, est ce qu’avait planifiées, les politiques occidentales, par la permission des élection libre, comme quoi on peut produire, les meffes de la dictature et de la terrreur, avec ce qui est leur contraire, la démocratie( ses principes), et les droits humains,..

    les polittiques occidentales ont une grandes expériences dans ces tromperie, et certains autres pouvoirs aussi, l’intrumentalisation, du radicalisme islamique ou du terrorisme(car ce n’est pas la même chose) en est une preuve

    Autre remarque, le monde diplo, livre un article sur bhl , on aurait aimer un article, sur le silence, des grands médias français, concernant l’état négatitoniste, raciste et terroriste sioniste

    Ce silence est une honte, mais il est bien révélateur, de ce que sont les grands médias en france(en dehors d’un ou deux, comme politis....)

    ces médias devront rendre des compte, un jour,

    Salam

  • permalien K. :
    20 janvier @15h55   « »

    Le “complexe” [militaro-industriel US] est en crise, peut-on lire sur le site de-defensa, qui ajoute : Une des explications probables est que de plus en plus de domaines des dépenses militaires sont confiés à la gestion de contractants privés sur lesquels aucune surveillance efficace n’est exercée.

    Et pourquoi la gestion est-elle confiée à des contractants privés ? c’est une histoire de “famille” :

    Le bureau du Pentagone qui prétend surveiller les menaces terroristes contre les bases militaires américaines en Amérique du Nord, vient de décerner un contrat de plusieurs millions de dollars à une entreprise qui emploie un aide de haut rang de l’ancien secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld. Cet aide, Stephen Cambone, a justement contribué à créer le bureau qui a émis le contrat.

  • permalien Pierre :
    20 janvier @16h01   « »

    @ Ph. Arnaud

    J’avoue ne pas comprendre grand chose à toutes ses bondieuseries.

    Quand je parlais de Christianisme religion moyen-orientale, je parlais de la religion créée par le Christ. Celle qui a été, entre autre une réaction à la loi du Talion.

    Vous me parlez, semble-t-il, d’autre chose, c’est à dire du catholicisme, qui bien qu’il se prétende héritier du christianisme est en réalité du Paulinisme. Ce dogme qui a introduit par l’adresse de la première épitre aux Corinthiens (« à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus Christ, appelés à être saints, et à tous ceux qui invoquent en quelque lieu que ce soit le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre »), les principes d’universalisme et de prosélytisme, et par sa formule de politesse à la fin de la deuxième épitre aux mêmes Corinthiens (« Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu, et la communication du Saint Esprit, soient avec vous tous ! »), la Sainte Trinité (en réaction de laquelle d’ailleurs se développera l’Islam).

    En réalité, toutes spiritualités par ailleurs égales, je me référais plutôt, à la Théorie des Climats de Montesquieu, qui fait qu’un catholique breton est beaucoup plus porté sur les pardons et les fontaines miraculeuses (à côtés des églises), et le catholique hispanique sur les "Rois Mages".

    Pour la Guerre 39-45 je suis globalement d’accord avec vous à ceci près que De Gaulle et fes FFI, n’étaienr pas vraiments à gauche et que les FTP n’ont pas toujours été résistants (surtout avant la rupture du Pacte Germano-soviétique).

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 janvier @19h54   « »

    @ Pierre

    Mes observations étaient aussi valables pour l’orthodoxie et le protestantisme. Même si, comme vous le dites, le christianisme est surtout un paulinisme, l’évolution de ces religions les a portées bien au-delà des enseignements de l’Apôtre. Le christianisme (entre ses différentes branches et en leur sein) c’est surtout ce qui en est résulté à l’issue de ses controverses doctrinales (marcionisme, montanisme, monophysisme, gnose, etc.), ainsi que les controverses sur la Grâce – de Pélage et Augustin à Molina et Jansénius – et, au sein du protestantisme, entre luthériens, calvinistes, zwingliens, gomaristes, arminiens, etc.

    Les théologiens et controversistes qui se sont ainsi affrontés ont été amenés à donner énormément d’importance à certaines questions au détriment d’autres (et à faire que, finalement, le christianisme soit devenu autre chose qu’une secte du judaïsme). Mais, à côté de la partie proprement doctrinale, il y a eu aussi l’insertion politique, sociale, économique, artistique des Eglises chrétiennes dans leurs sociétés respectives et leurs interactions avec lesdites sociétés, tout à fait différentes pour chacune d’entre elles, et, également, différentes de ce qu’ont pu être les interactions du judaïsme et de l’islam.

  • permalien jugurta :
    20 janvier @20h07   « »

    @ Ph Arnaud,

    Entièrement d’accord avec ce paragraphe. La communauté de religion ne fait pas du monde musulman un monde uni, et il y a autant de différence entre l’Indonésie, la Turquie ou le Nigeria qu’il y en a entre la Russie, l’Angleterre et l’Argentine. Par ailleurs, l’islam a 6 siècles de décalage avec le christianisme : il se trouve dans la situation de la chrétienté à l’époque du Grand Schisme, un siècle avant la Réforme. Il n’a pas subi la désaffection qui a touché le christianisme dès la fin du XVIIe siècle et qui a fait de celui-ci « la religion de sortie de la religion »…

    Pas d’accord ! Ce que vous décrivez là, c’est l’évolution de la civilisation en Occident, qui tend précisément

    C’est très pertinent comme remarque. A savoir si, modernisation rime forcément avec occidentalisation. Je vais m’y pencher même, si je crois que modernisation va de pair avec la fin des liens traditionnels, la fin des liens de groupes, la monté de l’individualisme etc...

    Par contre on ne peut décemment pas comparer le pouvoir de nuisance des fanatiques juifs ou chrétiens avec les fanatiques musulmans.

    Je vous suis aussi sur le fait que cette religion se situe vers 1386 de notre calendrier. C’est une religion jeune, qui n’a pas encore fait sa "réforme" à moins que l’islam radical soit une de ses réformes ou que l’islam en tant que tel est une réforme vis à vis des deux autres monothéismes.

    Pour ma part je suis confiant sur le fait que l’islam avec les musulmans modernes, premières victimes des fanatiques, arriveront à faire coexister leur foi avec la modernité. Le tout c’est de les aider.

  • permalien Pierre :
    20 janvier @20h10   « »

    La décision des autorités israéliennes intervient alors que les appels à reprendre les approvisionnements, pour éviter une crise humanitaire, se sont multipliés ces derniers jours. Parmi eux, celui de l’Unrwa, l’agence de l’ONU pour les réfugiés à Gaza, qui a mis en garde contre contre les "effets dévastateurs" de la poursuite du blocus. "Priver les gens de choses fondamentales comme l’eau revient à les priver de la dignité humaine. Il est difficile de comprendre la logique qui consiste à faire souffrir des centaines de milliers de personnes pour rien", a lancé son porte-parole, Christopher Gunness. Le secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, John Holmes, a pour sa part dénoncé une "punition collective visant la population de Gaza".

    Le Monde.fr : Le blocus israélien est maintenu à Gaza, où les coupures d’électricité se multiplient

  • permalien jugurta :
    20 janvier @20h16   « »

    @ saintyves ;

    Quel nom donnerais tu à ces massacres de civils à Gaza ? et aux massacreurs d’enfants palestiniens ?

    Je ne peux pas vous répondre je n’ai pas suivis l’affaire.

    Tu avais écris auparavant que les palestiniens ne sont pas des résistants, parcequ’ils tuent des civils, comme s’ils pouvaient affronter l’armée israeliennes, amrée aussi puissante et disposant de technologies les plus soffistiquées.

    Les militants palestiniens qui affrontent l’armée israélienne, peuvent être considérés comme des résistants, mais la plupart des actes criminels commis par les factions palestiniennes tuent au hasard des civils israéliens (juifs, chrétiens, athée, musulmans).

    Toi qui parle de civilisation,
    - dans quelle categorie de la barbarie classerait l’etat d’Israel ?
    - Israel est il oui ou non un etat teroriste ?

    Israël est un État en guerre qui se bat pour survivre. Tant que les dictateurs arabes n’auront pas reconnu Israël rien ne changera. Israël sera classé comme pays barbare et terroriste quand il exterminera TOUS les palestiniens sans distinctions, sans chercher d’abord à tuer des militants fanatisés.

    Israël tente tant bien que mal de séparer le bon grain de l’ivraie.

  • permalien Ana :
    20 janvier @20h48   « »

    "Israël est un État en guerre qui se bat pour survivre" – Jugurta

    "En guerre" ? Tiens, revoilà le chaudron.

  • permalien Pierre :
    20 janvier @21h01   « »

    @ Ph Arnaud,

    dans ce domaine je vous fais volontiers confiance.

    Une carte qui relativise les théories sur le "clash des civilisations", et toute tentative de vouloir opposer les musulmans à l’occident, ou pourquoi pas les chrétiens à l’orient, ou les juifs au septentrion.

    A noter sur "l’ancien monde" la pertinence de la théorie des climats.

  • permalien Lou :
    20 janvier @22h50   « »

    Pierre

    "Il suffit d’entrer dans n’importe quelle de ces cathédrales aux pierres du crétacé, pour comprendre (au hit parade des cierges) que nous ne sommes pas dans la demeure du Christ, mais dans celui de Marie."

    En effet, c’est le culte populaire qui a imposé en 1950 à "l’administration" catholique, le dogme de l’assomption, balayant tous les efforts de Jésus qui pourtant, par au moins 3 fois selon les évangiles , ne se priva pas d’envoyer sa mère au diable : petit lorsqu’il reste avec les savants, puis lors des noces de Canaa et plus tard, lorqu’il refuse de rencontrer sa mère et ses frères.

    C’est fort ce culte marial.

    Le Christ a placé son corps entre la divinité et la maternité.

    Dans la religion juive on hérite de la divinité en ligne directe de la maternité , c’est plus coton !

  • permalien saintyves :
    20 janvier @23h30   « »

    Bonsoir

    Les militants palestiniens qui affrontent l’armée israélienne, peuvent être considérés comme des résistants,

    Je suis sidéré à la lecture de tels propos, affronter l’armée israelienne, et comment monsieur l’expert, en attaquant les chasseurs bombardiers supersoniques ou les chars d’assaut ou les helicopères et les drones ou les unités hypersoffistiquées de la marine israelienne, avec des Kalach ou des roquettes Cassam, ou bien avec des pièrres c’est plus efficace ; et pourquoi pas la destruction de Demona (site nucleaire israelien, plus de 200 tetes nucleaires) avec les frondes des enfants palestiniens.

    Israel occupe les territoires palestiniens depuis plus d’un demi-siecle, empechant les emancipations de toute nature, et condamnant un peuple à vivre dans des camps de refugiés dans les conditions precaires que tu connais, et tu viens aujourd’hui lui demander d’affronter l’armée israelienne, ou bien tu ironises, ou tu use des memes arguments popagandistes sionistes à destination d’une population occidentale moutonniere qui puisent ses infomations dans des medias patisants hypersensible à la cause sioniste.

    Israël est un État en guerre qui se bat pour survivre. Tant que les dictateurs arabes n’auront pas reconnu Israël rien ne changera. Israël sera classé comme pays barbare et terroriste quand il exterminera TOUS les palestiniens sans distinctions, sans chercher d’abord à tuer des militants fanatisés.

    quand il exterminera TOUS les palestiniens

    Le mot est laché, voici l’appel à un nouvel holocauste sur le peuple palestinien, en bon et due forme tu t’es trahi, et tu trahis en meme temps l’ideologie sioniste, qui prone l’extemination du peuple palestinien pour battir "le Grand Israel"

    Mais tu te trompes, si tu croix que ce valeureux peuple pliera l’echine devant la machine de guerre israelienne sioniste, il y a 1 million et demi de palestiniens à Gaza, croix moi, c’est 1 million de combatants potentiels qu’israel dois un jour affronter.

    Gaza est sous les bombes israeliennes, soumise à un blocus meurtrier , les hopitaux ne fournissent plus de soin aux malades, la faims sevit, les meres ne touvent plus de lait à offrir à leur nourrissons, mais la vie continue tant bien que mal, le peuple palestinien a appris à vivre et à mourir pour sa terre (ce n’est pas Treblinka), et il continuera à le faire jusqu’à recouvrer la libeté.

    La Terreur Érigée en Politique d’État

  • permalien Ph. Arnaud :
    21 janvier @01h25   « »

    @ Jugurta

    - Sans le savoir, vous portez, sur le terrorisme islamique le regard de classe que portaient jadis les privilégiés (nobles et bourgeois) sur les jacqueries. Certes, lorsque celles-ci se déclenchaient, elles ne faisaient pas de détail : lynchages, viols, pillages, incendies, non seulement des privilégiés, mais aussi de leurs enfants, de leurs serviteurs – souvent de la même classe que les révoltés.

    - Et la réaction scandalisée des privilégiés de jadis (voyez comme ils sont « sauvages », ils n’épargnent ni les femmes, ni les enfants, ni même tel valet du château, pourtant frère d’un des révoltés !) rejoint votre indignation des attentats islamistes (« ils » tuent des femmes, des enfants, et même d’autres musulmans !). Et cette indignation reflétait la même incompréhension ingénue que la vôtre : mais qu’est-ce qu’on leur a fait ? Et, de fait, les privilégiés ne tuaient pas en masse les manants, juste ce qu’il fallait, et lorsque c’était justifié. (Voleurs, bandits de grand chemin, braconniers, en somme l’équivalent des « exécutions ciblées » effectuées par les Israéliens). D’un côté, donc, des exécutions bien propres, effectuées sur les seuls coupables, de l’autre une violence aveugle et déchaînée…

    - Ce que vous ne prenez pas à compte, c’était, d’une part, l’état d’oppression permanent (taille, champart, cens, corvées, exploitations et humiliations incessantes), mais, surtout, l’état de violence potentielle nécessaire pour maintenir cette domination. Et cet état se manifestait lorsque, précisément, il fallait mater les rébellions : alors, l’armée royale laissait derrière elle dix ou cinquante fois plus de victimes que la jacquerie. Mais on en faisait moins cas, parce que ces victimes-là avaient des mains calleuses et jargonnaient un patois grossier, alors que les autres avaient de belles mains blanches et parlaient la bouche en cul de poule…

    - Si vous raisonnez ainsi, c’est que vous persistez à ne percevoir Israël que comme un pauvre petit Etat sans défense au milieu de multitudes haineuses. Or, cette perception est aussi fausse que celle qui ne voit de l’iceberg que le dixième au-dessus de l’eau, et non les neuf dixièmes au-dessous. Ces neuf dixièmes, pour Israël, c’est tout l’Occident dont il est lesté, et à côté duquel le monde musulman est bien faible… L’injonction que vous adressez aux Palestiniens de combattre « à la loyale » est une exigence jésuitique, une exigence de nanti ! Dans un combat à armes égales, on ne frappe pas les testicules. En cas de viol, la victime est fondée à frapper là, parce que c’est le point faible, parce que nécessité fait loi ! Eh bien, les Palestiniens sont dans le même état d’urgence et de détresse : dans la disproportion colossale des forces, ils tapent où ça fait mal…

  • permalien Chahid :
  • permalien jugurta :
    21 janvier @07h33   « »
    savoir raison gardée

    @ saintyves :

    Le mot est laché, voici l’appel à un nouvel holocauste sur le peuple palestinien, en bon et due forme tu t’es trahi, et tu trahis en meme temps l’ideologie sioniste, qui prone l’extemination du peuple palestinien pour battir "le Grand Israel"

    saintyves vous êtes sérieux ou vous plaisantez ? Vous savez lire ? Vous pensez vraiment que j’en appel avec cette phrase à un génocide sur le peuple palestinien ?

    Je vous explique plus calmement, les israéliens se défendent et traquent les islamistes, ceux-ci se terrent dans les populations civiles, aussi quand l’armée israélienne bombardent elle peux tuer aussi des civils innocents.

    @ Ph arnaud,

    Autant moi je raisonnerais en "nanti" (fils d’immigré kabyle ouvrier, je me gausse), autant vous, vous raisonnez en dominants dominés, vous restez pris dans des schémas marxistes révolus depuis des lustres...

  • permalien Pierre :
    21 janvier @09h23   « »

    Musharraf, dont la popularité a fondu l’année dernière au Pakistan, laisse derrière lui un pays plongé dans la crise par des attentats, dont l’assassinat de l’opposante Benazir Bhutto, et rongé par le doute à l’approche des élections législatives du 18 février, censées conclure le retour à un régime civil.

    (...)

    Les inquiétudes sur la stabilité du Pakistan, puissance nucléaire en première ligne de la "guerre contre le terrorisme" déclenchée fin 2001 par les États-Unis contre Al Qaïda et les taliban, se sont accentuées avec l’assassinat de Benazir Bhutto le 27 décembre dernier à Rawalpindi.

    (...)

    Pour l’ancien ministre pakistanais aux Affaires étrangères, Tanvir Ahmed Khan, Musharraf tentera de convaincre les Européens qu’"il est indispensable, qu’ils n’ont pas de meilleur allié, que sans lui la guerre contre le terrorisme s’effilocherait et que les progrès économiques du Pakistan s’effondreraient".

    Le Monde.fr : Pervez Musharraf en Europe pour "corriger des perspectives"

  • permalien Ana :
    21 janvier @12h03   « »

    Un copieux en-cas pour Jeff :

    Citoyen d’honneur de la lune (1/3)
    Amira Hass, Haaretz, 17 janvier 2009

    Le chef d’orchestre juif israélien Daniel Barenboïm a acquis la citoyenneté palestinienne et un passeport palestinien », rapportait hier dans « Haaretz » un communiqué basé essentiellement sur une information d’agence de presse. Dans la version publiée sur Ynet, il était dit que l’Autorité Palestinienne avait accordé la citoyenneté palestinienne à Barenboïm. Et pour ce qui est du « New York Times », on pouvait y lire que le pianiste et chef d’orchestre israélien d’origine argentine avait accepté de recevoir la citoyenneté palestinienne et un passeport honorifique.

    Ce passeport lui a été remis à la fin d’un concert à Ramallah en signe de gratitude – et cette fois, c’est l’auteur de ces lignes qui s’exprime – pour la manière dont Barenboïm lie depuis des années des initiatives musicales avec une claire opposition à l’occupation israélienne ; pour son empressement à venir en visite à Ramallah en un temps où la plupart des Israéliens y voyaient un bastion du terrorisme ; et pour la manière dont il a noué des liens d’amitié avec des personnalités palestiniennes éminentes qui, tel Edward Said, ne jouissent pas de la sympathie de la majorité des Israéliens.

    Il a acquis la citoyenneté, il a accepté de recevoir la citoyenneté, la citoyenneté lui a été accordée. Qu’importe la formulation ? Dans la même mesure, on aurait pu écrire que l’Autorité Palestinie