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Israël, le rapport Winograd

mercredi 30 janvier 2008, par Alain Gresh

Israël, le rapport Winograd

C’est cet après-midi que devrait être publié en Israël le rapport Winograd sur la guerre du Liban (juillet-août 2006).

L’encyclopédie Wikipedia en anglais résume l’origine de cette commission. Elle a été créée en 2006 par le gouvernement israélien et elle est présidée par le juge Eliyahu Winograd. Elle a pour but d’enquêter sur la conduite de la guerre du Liban de l’été 2006. Elle a tenu sa première session le 18 septembre 2006. Elle a rendu un rapport intermédiaire le 30 avril 2007.

Si la commission examinera le comportement du gouvernement israélien, il est peu probable qu’elle se penchera sur la violation du droit humanitaire durant cette guerre, ni sur les crimes de guerre commis par Israël (sur les crimes de guerre du Hezbollah, lire « crimes de guerre, suite ».)

Sur le site de RFI, Nicolas Falez rappelle, dans « Rapport Winograd : quelles conséquences ? » :

« La commission Winograd a déjà rendu un rapport intermédiaire, en avril 2007. Le document employait alors des mots très durs pour critiquer le processus d’entrée en guerre d’Israël contre le Hezbollah, dans les heures qui ont suivi une attaque meurtrière menée par la milice chiite à la frontière israélo-libanaise (huit soldats tués et deux enlevés, toujours présumés vivants). Ce mercredi, le juge Winograd et les membres de sa commission rendront leurs conclusions portant sur la dernière bataille de ce conflit. Avec une question lancinante : pourquoi le gouvernement d’Ehud Olmert a-t-il décidé de lancer une offensive terrestre 60 heures seulement avant l’entrée en vigueur d’un accord de trêve conclu sous l’égide de l’ONU ? »

« Cette offensive de dernière minute n’a pas donné de résultats militaires probants contre le Hezbollah. En revanche, elle coûta la vie à 33 soldats de l’Etat hébreu. Un épisode troublant qu’illustra de façon dramatique le destin de la famille Grossman. L’écrivain David Grossman, figure de la gauche intellectuelle et pacifiste de son pays, avait soutenu, en juillet, l’entrée en guerre de son pays, pour répondre à l’attaque du Hezbollah. En août, le bilan s’alourdissant, il lançait, avec deux autres écrivains (Amos Oz et A.B. Yehoshua), un appel à la suspension des hostilités. Quelques heures plus tard, le fils de David Grossman, Uri, 20 ans, était tué dans son char au Sud-Liban. »

(...) « Le rapport Winograd peut-il faire chuter ou éclater l’actuelle coalition au pouvoir en Israël ? Pour cela, il faudrait que l’un des partis qui la composent choisisse de rejoindre l’opposition. Ce scénario du sabordage est peu probable en apparence, à moins qu’Ehud Barak, le ministre de la Défense travailliste, ne décide de jeter l’éponge et d’entraîner son parti avec lui dans un pari risqué : provoquer des élections anticipées, dont rien ne dit que l’issue serait favorable aux sortants. D’autant que le Likoud (droite nationaliste) et son chef Benjamin Netanyahou engrangent aujourd’hui des sondages encourageants. »

« Israël : Olmert décidé à rester au pouvoir malgré un rapport qui s’annonce très dur », peut-on lire sur le site 20minutes.fr (qui reproduit une dépêche de l’AFP)

« Le premier ministre israélien Ehud Olmert affiche sa détermination de s’accrocher au pouvoir en dépit de la publication mercredi d’un rapport qui s’annonce très critique sur sa gestion de la guerre du Liban de l’été 2006. "Il n’y aura pas d’élections anticipées, le premier ministre est déterminé sur ce point et aucune campagne de pression ne le fera changer de position", a prévenu le ministre des finances Roni Bar-On. » (...)

« L’état-major de l’armée s’est également préparé à ce rapport qui devrait mettre en cause directement les responsables militaires de l’époque, dont le chef d’état-major Dan Haloutz, qui a déjà démissionné l’an dernier, tout comme le ministre de la défense Amir Peretz. Le chef d’état-major adjoint, le général Dan Harel, a été chargé de superviser une campagne d’explication pour démontrer que l’armée avait subi à la suite du conflit du Liban une "révolution", traduite par des entraînements d’une intensité "sans précédent". »

Al-Qaida au Liban Retour à la table des matières

Dans Le Monde diplomatique du mois de février, une longue enquête de Fidaa Itani sur Al-Qaida au Liban. Les combats de l’an dernier dans le camp palestinien de Nahr Al-Bared et l’activité du Fatah Al-Islam avaient déjà attiré l’attention sur l’implantation d’organisations se réclamant d’Al-Qaida au Liban, ainsi que sur leurs étranges alliances avec une partie des forces sunnites qui soutiennent l’actuelle majorité dirigée par M. Saad Hariri.

L’Europe et "la grande prison" de Gaza Retour à la table des matières

« L’Europe doit faire pression contre l’embargo israélien », écrivent, dans une tribune libre du Le Monde daté du 30 janvier, Pierre Micheletti et Marie Rajablat, respectivement président de Médecins du Monde-France et responsable des programmes dans les territoires palestiniens.

« C’est la grande prison à ciel ouvert de Gaza. La population y purge une punition collective au motif que le rapport de forces a basculé en faveur du Hamas. A la suite de la victoire de ce parti aux élections législatives de février 2006, un embargo économique et financier a été mis en place. La population gazaouie a été la première victime des mesures de restriction instaurées depuis cette date. L’Union européenne, au sein du Quartet (Russie, Nations unies, Etats-Unis et Union européenne), fait partie, avec Israël, des geôliers. »

« Durant l’été 2006, Médecins du monde avait publié un rapport à partir de deux enquêtes réalisées sur le terrain, montrant les difficultés d’accès à l’eau, à l’alimentation et aux soins des Gazaouis. Il décrivait en particulier l’omniprésence d’habitants souffrant de troubles psychologiques et de dépression. Nous insistions sur la nécessité de donner des gages à cette population, afin de lui permettre de reprendre espoir et de ne pas lui laisser comme seule solution la spirale de la violence. »

(...) « L’univers carcéral dans lequel vit la population de Gaza depuis trop longtemps n’est plus acceptable. Il est pourtant encore possible d’éviter le basculement de ces territoires dans une violence généralisée. Nous sommes en droit de penser que l’opinion internationale a pesé sur la fin du blocus total de ces derniers jours. De nombreuses associations s’organisent en Israël et aux Etats-Unis pour contrer le système de blocage récurrent. Il serait juste qu’en Europe nous fassions de même. Pesons sur nos élus et nos diplomates pour que cesse l’hypocrisie actuelle. »

« L’Europe peut faire pression sur le gouvernement israélien afin de permettre le rétablissement de l’ensemble des flux économiques et financiers qui prévalaient avant l’embargo de 2006. L’UE peut amorcer un dialogue direct avec les représentants du Hamas, dialogue sur lequel reposent les seuls espoirs d’évolution des positions de ce parti. Elle pourrait ainsi négocier l’arrêt des tirs de roquettes sur le nord d’Israël. Ils entretiennent l’effroi de la population civile de ce pays et permettent à Israël de justifier sa stratégie actuelle. »

« Quelle est donc cette diplomatie européenne qui s’interdit la rencontre et la discussion ? Beaucoup de régimes aux pratiques nauséabondes font l’objet d’un traitement plus pragmatique. La volonté d’accès et de soutien aux populations civiles constitue alors la priorité. Après plusieurs heures d’escapade en Egypte, de nombreux évadés de Rafah sont revenus sur leur lieu de détention avec des provisions de première nécessité. Décidément, les détenus de Gaza restent attachés à leur prison... »

103 commentaires sur « Israël, le rapport Winograd »

  • permalien Yann :
    30 janvier @14h54   »
    En attendant Winograd...

    Helena Cobban rejoint Amira Hass - qui affirme que les attaques contre des civils israéliens sont dommageables à la cause palestinienne - lorsqu’elle se demande comment pourrait réagir Israël si des Palestiniens manifestaient pacifiquement, en masse, vers le centre de Jérusalem...

    Qui sont les terroristes ? Qui sont les héros ?

    Waiting for Winograd, Helena Cobban, 29/01/08

  • permalien Ana :
    30 janvier @15h37   « »

    « L’Europe peut faire pression sur le gouvernement israélien afin de permettre le rétablissement de l’ensemble des flux économiques et financiers qui prévalaient avant l’embargo de 2006. L’UE peut amorcer un dialogue direct avec les représentants du Hamas, dialogue sur lequel reposent les seuls espoirs d’évolution des positions de ce parti. Elle pourrait ainsi négocier l’arrêt des tirs de roquettes sur le nord d’Israël. Ils entretiennent l’effroi - [c’est moi qui souligne] - de la population civile de ce pays et permettent à Israël de justifier sa stratégie actuelle. »

    Bien sûr, Gaza manque de tout. Je ne vais pas reprendre ici de quoi. Mais une chose au moins est épargnée Gaza et sa population civile : l’interpellant effroi de la population israélienne de Sderot, entretenu par l’envoi de roquettes depuis Gaza. J’ai cherché dans le texte : point d’effroi à Gaza.

    C’est peut-être ce qui permet à Pierre Micheletti et Marie Rajablat de conclure sur ce qui leur paraît une curiosité : « Après plusieurs heures d’escapade en Egypte, de nombreux évadés de Rafah sont revenus sur leur lieu de détention avec des provisions de première nécessité. Décidément, les détenus de Gaza restent attachés à leur prison... »

    De toute façon, qu’on se rassure : l’Union européenne a d’autres chats à fouetter que « de permettre le rétablissement de l’ensemble des flux économiques et financiers qui prévalaient avant l’ambargo de 2006 » ou d’« amorcer un dialogue direct avec les représentants du Hamas » .

    Et pour cause : « La France et Israël ont signé un accord de reconnaissance mutuelle qui permettra aux sociétés israéliennes d’intégrer la Bourse française sans avoir à être soumises aux vérifications des régulateurs de ce pays.

    C’est un précédent. La première fois que l’Union européenne aboutit à un tel accord : la possibilité pour des sociétés israéliennes d’intégrer le marché boursier européen de manière “allégée”, c’est-à-dire en réduisant considérablement les contraintes préalables. » (…)

  • permalien saintyves :
    30 janvier @18h04   « »

    Bonjour

    « L’Europe peut faire pression sur le gouvernement israélien afin de permettre le rétablissement de l’ensemble des flux économiques et financiers qui prévalaient avant l’embargo de 2006. L’UE peut amorcer un dialogue direct avec les représentants du Hamas, dialogue sur lequel reposent les seuls espoirs d’évolution des positions de ce parti. Elle pourrait ainsi négocier l’arrêt des tirs de roquettes sur le nord d’Israël. Ils entretiennent l’effroi de la population civile de ce pays et permettent à Israël de justifier sa stratégie actuelle. »

    Je suis aussi scandalisé que tu l’es, Ana, en effet dans leur article, Pierre Micheletti et Marie Rajablat, reagissent à la manière de la propagande sioniste, et des "pseudo-humanitaires Français", c a d toujours aucun mot sur l’occupation des territoires occupés par Israel, et ses consequences catastrophiques sur une population qui les subit depuis plusieurs générations. Aucune critique sur la colonisation et le vol des terres palestiniennes, qui consiste à faire disparaitre tout espoir de création d’un etat palestinien viable, consequence directe, un dilleme de taille, une forte démographie accompagnée d’une reduction de territoire, un rapport qui en dit long sur l’espoir que peut nourrir un citoyen sous occupation, qui voit ses terres s’engloutir par un etat terroriste, hégémonique et vorace, Israel, et dont le seul moyen de resister à l’occupation est le combat contre l’occupant par tous les moyens (meme si les roquettes artisanales Cassams ne font aucune victime)

    La situation est comme toujours présentée sous un angle qui a tendance à occulter l’occupation et la colonisation, avec leurs lot de massacres et de vol de terre, à occulter le droit à la resistance du peuple palestinien, sont droit à la sécurité à la liberté et à disposer de lui meme dans un etat viable, en contre partie il met l’accent d’une manière complice, sur un fait virtuel, "le droit à la sécurité d’Israel", sur la légitimité de toutes les actions meurtières comises impunement en Palestine occupée et au Liban.

    Le reffus israelien de restituer les territoires occupés aux palestiniens, ne peut avoir qu’une seule signification, la volonté inavouée d’aboutir à une situation d’une Palestine épurée ethniquement de sa population autochone, laissant place à une immigration juive cosmopolite, vers l’accomplissement de la prophetie du "grand Israel"

    UN PEUPLE A L’AGONIE… DANS L’INDIFFERENCE QUASI GENERALE ! Par Daniel Vanhove

  • permalien Ahmad :
    30 janvier @18h42   « »

    Salam

    CADTM

    www.cadtm.org/spip.php?artic...

    Palestine : gagnants et perdants à la Conférence des donateurs par Guillermo Sintes Diaz 30 janvier 2008 Comme nous le disions dans un article précédent, le peuple palestinien, s’il arrive à réaliser son rêve d’un état libre et souverain, sera endetté massivement La dette de l’Autorité Palestinienne est estimée aujourd’hui à 1,6 milliard de dollars et 100 millions de plus chaque mois. Sans compter la dette privée de ménages palestiniens. Après le politicide et pratiquement le sociocide commis impunément par l’armée coloniale d’occupation israélienne, et tolérés par les seigneurs de l’empire de la honte… il fallait éviter le collapsus d’un peuple afin qu’il reste des survivants pour payer la dette, Annapolis et Paris la rendront soutenable. Plus de 7,4 milliards de promesses de dons ont ainsi été réunies à Paris. Bernard Kouchner s’est fait le porte-parole de la bonne nouvelle : « le vrai vainqueur, c’est l’État palestinien ». Les médias adulateurs de ces nouveaux princes féodaux ont claironné leurs largesses. « Les pays donateurs ont été particulièrement généreux. » pouvait-on lire. Envers qui- ? Nous allons essayer d’apporter une réponse en analysant ligne par ligne le texte de la Déclaration commune de la Conférence inter-nationale des donateurs pour l’Etat palestinien.

  • permalien Ahmad :
    30 janvier @18h43   « »

    Salam

    Pour les do(mi)nateurs... Les donateurs « donnent un signal fort de soutien politique et financier au gouvernement du Président Mahmoud Abbas et du Premier Ministre Salam Fayyad ». Ce dernier est l’ancien haut représentant du FMI pour les territoires palestiniens, Premier ministre par décret non élu et non reconnu par le Parlement palestinien à majorité Hamas. Évidemment, seul un boy du FMI pouvait avoir la confiance de la soi-disant communauté internationale. C’est donc « leur vision du futur État palestinien » qui est reconnue, pas celle du peuple palestinien. Les maudites « contre »-réformes apparaissent en deuxième lieu de la déclaration, et toujours pas un mot pour le peuple palestinien. Le « plan de réformes et de développement du Président Abbas et du Premier Ministre Fayyad » (car en démocratie, on le sait, seul les laquais des Seigneurs décident), « est approuvé ». Les donateurs s’engagent donc à fournir « un montant de 7,4 Mds $ pour soutenir la construction institutionnelle et la reprise économique des trois années à venir, dont 3,4 Mds $ pour 2008 ». Cette première tranche servira à payer les arriérés et les futurs salaires de 150 000 fonctionnaires de l’Autorité Palestinienne, dont plus de 70 000 (c.a.d. la moitié- !) appartiennent aux forces de sécurité. Les donateurs se sont donc engagés sur la construction institutionnelle, nous verrons plus loin de quoi il s’agit. « Ce montant comprend également l’aide humanitaire, dont le rôle est essentiel et qui aide à soulager la population palestinienne dans sa vie quotidienne, particulièrement à Gaza. » Enfin apparaît le peuple palestinien. « Aide à soulager » est un euphémisme qui veut dire en fait ne pas les laisser mourir. Les maladies, la malnutrition chronique, la pauvreté extrême sont le quotidien engendré par l’ignoble blocus qui a été imposé par l’armée d’occupation israélienne. Aucune précision n’est donnée sur les montants alloués à l’aide humanitaire. Par contre, nous savons déjà que la généreuse coopération Française aidera l’Autorité palestinienne à recouvrer auprès des ménages palestiniens les factures d’électricité. La France fournira à la compagnie d’électricité palestinienne des compteurs prépayés… plus modernes qu’en France- ! L’AFD |1| servira donc à faire payer le peuple palestinien ses besoins d’énergie et pas à améliorer les conditions de vie.

  • permalien Ahmad :
    30 janvier @18h44   « »

    …ce qui est important est le plan néolibéral de Salam Fayyad et Mahmoud Abbas Intitulé « Construire un État palestinien », il s’agit d’« un programme macro-économique et budgétaire ambitieux mais cohérent et réalisable, bénéficiant du soutien du FMI et de la Banque mondiale ». Le baiser de la mort. Ces soutiens suscitent aujourd’hui dans tous les PED |2| la réprobation et la peur. En fait, un énième plan néolibéral international conçu par les Seigneurs du Monde pour la Palestine. Les dégâts et les échecs de plans précédents, ailleurs et en Palestine, n’y font rien. Ils récidivent dans leurs méfaits. Et comme si de rien n’était, les mêmes politiques et solutions désastreuses seront appliquées une fois encore à la Palestine. Depuis les accords d’Oslo, depuis plus de 15 ans, des milliards de dollars ont été déversés sur la Palestine. Mais le peuple palestinien est plus pauvre et plus souffrant aujourd’hui qu’avant les accords d’Oslo. Une élite minoritaire de la bureaucratie palestinienne a procédé à des détournements massifs depuis l’instauration de l’Autorité. Mais les Seigneurs donateurs ferment les yeux : Pierre Duquesne, ancien représentant français au FMI à New York et représentant spécial pour la France à la Conférence des Donateurs de Paris, déclare que « les circuits financiers d’aide à l’Autorité palestinienne ont été fiabilisés ». C’est une déclaration illégale d’amnistie. On ne peut pas éviter de se demander s’il y a eu des complicités pour se partager la manne.

  • permalien Ahmad :
    30 janvier @18h45   « »

    L’insécurité des palestiniens sera maintenue... Un appui sans vergogne sera spécialement donné à la répression interne. « Nous avons confiance en l’Autorité palestinienne pour continuer à perfectionner ce plan afin d’assurer la continuité de ce processus de réforme, notamment dans le secteur de la sécurité. » Avec les technologies des Seigneurs du monde, il faudra équiper, armer, entraîner 1 policier pour 50 habitants. Voici la destination préférée de la générosité des donateurs. Voici l’État palestinien dont rêvent les Seigneurs de "l’Empire de la Honte" |3|. En réalité, ils testent sur une population meurtrie l’idéal de société qu’ils voudraient appliquer à grande échelle partout dans le monde. Quant à la puissance occupante, Israël continuera à négocier seul en face à face avec sa victime affaiblie, et continuera à lui imposer ses intérêts et desseins. En effet, les généreux donateurs laissent faire, et déclarent que « les Palestiniens et les Israéliens prennent leurs responsabilités respectives de manière à ce que les mesures sur le terrain, en particulier en ce qui concerne la liberté de mouvement et d’accès, favorisent la reprise économique et la mise en oeuvre du plan ». Quid de centaines de check points, du mur de la honte, des routes d’apartheid, des colonies existantes et des implantations sauvages tolérées et protégées par l’armée d’occupation, maintes fois condamnées par l’ONU et la CIJ |4|. Toutes ces structures coloniales et illégales sont précisément celles qui empêchent la liberté des mouvements et la reprise économique du peuple palestinien. En revanche, les généreux donateurs de Paris sont plus regardants envers les capitaux libérés et sécurisés- : « des mesures immédiates, telles que la mise en oeuvre de projets à impact rapide et l’organisation d’une conférence du secteur privé, doivent être appuyées ». ...mais les capitaux sécurisés circuleront librement

  • permalien Ahmad :
    30 janvier @18h46   « »

    Pour les projets impactants, la « communauté internationale » a délégué Blair, deuxième « saigneur » de l’Iraq et successeur dans les Territoires Occupés de James Wolfensohn, (ce dernier avait atterri en Palestine tout suite après avoir présidé la Banque mondiale). La Palestine devient une destination obligatoire où sont mandatés les Seigneurs de l’Empire en fin de mission. Le bureau de Tony Blair à Jérusalem, salaire et sécurité compris coûtera 8 millions de dollars par an. En réalité, Tony Blair n’a fait que recycler de vieux projets existants comme la « Vallée de la Paix ». Financée par le Japon, il s’agit d’une zone industrielle et agricole commune à Israël, la Jordanie et l’Autorité palestinienne près de Jéricho mais bien évidemment sous contrôle israélien. Un autre projet, déjà débattu et jamais réalisé, est la création des zones franches industrielles israélo-palestiniennes près de points de passage. En fait, des maquiladoras où il sera facile de contourner l’impôt et le droit du travail. Des maquiladoras au bénéfice surtout des capitalistes israéliens qui, avec l’appui de capitalistes palestiniens sur place, disposeront d’une abondante main d’oeuvre palestinienne bon marché, d’un sous-prolétariat palestinien exsangue. La Société financière internationale, subdivision de la Banque mondiale qui prête main-forte aux investisseurs privés, organisera la conférence du secteur privé. Le département chargé du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord (PEP-MENA en anglais), créée par le G8 de Sea Island en 2004, pilotera avec l’Autorité monétaire palestinienne et l’Autorité des marchés palestinienne, la création d’un « code de gouvernance et de bonne conduite des affaires »… mots terribles qui cachent la libre circulation de l’argent que les capitalistes extorqueront aux travailleurs pales-tiniens dans une économie libre d’entraves, « réformée » et privatisée jusqu’au bout, où l’investisseur privé aura toutes les garanties et sécurités. Les pauvres ne seront pas oubliés. Une étude de l’AFI, commandée à PlaNet Finance (l’organisation de Jacques Attali pour la « prolifération » du micro-crédit), a démontré la présence dans les Territoires d’une « clientèle » qui a le droit de s’endetter aussi, si pauvre soit-elle. L’Union Européenne participera main dans la main avec la AFI à cette aventure de « libéralisation » de l’économie palestinienne. Son aide, de 300 millions d’euros pour 2008, aura comme objectif principal l’obtention d’un marché épanoui… pour les entreprises privées.

  • permalien Ahmad :
    30 janvier @18h46   « »

    Le CADTM dénonce donc cette mascarade de Conférence de Donateurs... Car les rouages sont maintenant parfaitement huilés pour faire contracter une dette éternelle au peuple palestinien. Dans la Déclaration commune de la Conférence internationale des donateurs pour l’État palestinien, apparaissent les éléments qui caractérisent la procédure classique de l’endettement d’une jeune nation qui se libère du joug colonial. La présence et l’influence des IFIs dans les Territoires est immense. Les laquais de l’Empire en sont issus. Les Proconsuls des IFIs y campent en maison conquise. Les Wolfensohn , Fayyad, Tony Blair, sur place, et autre Duquesne à distance, font et défont l’économie locale au détriment du peuple palestinien. La politique de gestion de Territoires, pilotée par les IFIs, passe outre toute recherche du bien-être du peuple et se concentre uniquement sur le bonheur du marché. La dette ainsi générée sera odieuse car elle relève de plans économiques des IFIs, imposés de l’extérieur et qui n’ont fait qu’empirer la condition des palestiniens. Cette dette est aussi odieuse dès lors qu’elle finance les forces de sécurité pléthoriques de l’Autorité Palestinienne, forces qui réprimeront encore plus le peuple palestinien. Mais cette dette est surtout odieuse parce qu’elle est issue d’une colonisation féroce. L’armée israélienne d’occupation a systématiquement détruit toutes les infrastructures et institutions civiles palestiniennes construites avec l’aide de l’Union européenne. En outre, les blocages du Trésor israélien sur les transferts de taxes commerciales dues à l’Autorité palestinienne, dérèglent les déjà fragiles finances palestiniennes et relèvent, sinon du vol, de la punition collective, un crime caractérisé par les Conventions de Genève.

  • permalien Ahmad :
    30 janvier @18h47   « »

    et avance des solutions justes... Des plaintes légalement fondées doivent donc êtres déposées auprès des organes internationaux de justice - comme la CIJ - qui assigneront les responsables à des réparations pour crimes de guerre et contre l’humanité. Les mouvements sociaux d’Europe doivent faire pression sur la communauté internationale pour avancer dans ce sens. À travers cette voie, il sera possible d’obtenir une vraie solution aux souffrances du peuple palestinien dont un premier volet serait la création d’un fonds destiné à sa reconstruction, qui serait alimenté par des réparations versées par Israël. Une contribution des États-Unis, qui soutient et finance l’Etat israélien, doit s’y ajouter. Le deuxième pas dans notre « feuille de route » sera l’annulation immédiate de la dette de l’Autorité Palestinienne, accompagnée d’un audit de tous les dons et prêts contractés par l’Autorité Palestinienne afin d’identifier les vrais projets de développement ayant donné satisfaction à la population et pouvoir ainsi les distinguer de ceux qui n’ont pas abouti ou dont les fonds ont été détournés, surfacturés, sur-commissionés ou imposés par la contrainte. C’est ainsi que justice sera rendue au peuple palestinien, créancier spolié. Pour une paix juste et une vraie justice, le CADTM accompagnera la société civile et le peuple palestinien dans sa juste résistance. Car, si aujourd’hui, avec cette dette faramineuse qui s’abat sur la Palestine, dette que la propagande des do(mi)nateurs veut faire passer comme des dons généreux, si aujourd’hui, « le vrai vainqueur, c’est l’État palestinien » le vrai perdant a toujours été le peuple palestinien. Guillermo Sintes Diaz notes articles : |1| AFD Agence française pour le développement |2| PED Pays en développement |3| Jean Ziegler Éditions Fayard |4| CIJ Cours internationale de justice

    dsl, c’est long, mais bon

    Salam

  • permalien K. :
    30 janvier @19h50   « »

    AG : ..l’implantation d’organisations se réclamant d’Al-Qaida au Liban et (..) leurs étranges alliances avec une partie des forces sunnites qui soutiennent l’actuelle majorité dirigée par M. Saad Hariri.

    Très étrange en effet, jusqu’à vous donner le tournis, et on ne peut blamer ceux qui voient, à tort certainement, Al-Qaida comme une nébuleuse controlée par les Etats-Unis.

    Ces étranges alliances sont relevées par plusieurs observateurs.

    Commençons par Gary C. Gambill, avec lequel la Syrie passe aussi au moulinet (1/3) :

    « La lutte de la coalition du 14 mars pour préserver l’unité sunnite dans le contexte de l’escalade de la crise politique d’après guerre du Liban avait élargi la marge de manoeuvre des salafistes-jihadistes, dans la mesure ou Hariri, de manière compréhensible, était réticent à entrer dans un affrontement avec des co-religionnaires sunnites. Le gouvernement Siniora n’avait donc rien fait pour empêcher la prise du quartier de Ta’mir adjacent à Aïn Hilwah par le Jund Al Islam ou pour empêcher ses militants de terroriser ses habitants. Les militants avaient finalement permis à l’armée de se déployer dans Ta’mir après que Bahiya Hariri (la tante paternelle de Saad) les aient rémunéré au début de l’année 2007.

    « Les Syriens ont exploité cette faiblesse en permettant a des djihadistes arabes d’arriver au Liban [a partir de la Syrie], notamment Shakir al Absi, un partenaire jordano-palestinien de Zarqaoui, mieux connu pour avoir organisé en 2002 le meurtre du diplomate américain Lawrence Foley à Amman. Pendant l’été et l’automne 2006, Absi a discrètement recruté une petite force de plusieurs dizaines de militants islamistes sunnites et les a formé dans des installations mises à disposition par des organisations palestiniennes pro-syriennes.

    « Cependant, après avoir opéré de manière souterraine pendant plusieurs mois, ses hommes se sont apparemment "émancipés" à la fin de novembre 2006, s’emparant de trois composantes de Fatah al-Intifada dans le camp de réfugiés de Nahr Al Bared près de Tripoli avant de publier une déclaration dénonçant la "corruption et la déviation" des procurations syriennes sclérosées et des " services de renseignement " qu’ils servent. Se qualifiant de "mouvement de libération nationale palestinien" et adoptant l’appelation Fatah al-Islam, ils déclarèrent une guerre sainte pour libérer la Palestine.

  • permalien K. :
    30 janvier @20h04   « »

    Gary C. Gambill, (2/3) :

    « Bien que Absi ait présenté Fatah al-Islam comme un mouvement entièrement palestinien, la plupart des centaines de volontaires qui ont répondu à son appel au cours des six mois qui ont suivi étaient libanais et une importante minorité était composé de Saoudiens, de Syriens, et de ressortissants de divers autres pays arabes et musulmans. Étonnamment, cette expansion massive a eu lieu avec peu d’interférence de la part du gouvernement. Bien qu’il ait été condamné par contumace pour le meurtre de Foley, Absi avait opéré aux su et au vu de tous, jusqu’à même accueillir les journalistes du New York Times (qui avaient hypocritement noté qu’"en raison du jeu politique libanais", il était " largement a l’abri du gouvernement").

    « Bien qu’il y ait peu de preuves à l’appui des affirmations du journaliste d’investigation Seymour Hersh et d’autres que les acteurs du 14 mars aient favorisé la croissance du Fatah al-Islam et d’autres groupes islamistes armés pour faire contrepoids au Hezbollah, la coalition était manifestement peu encline à prendre l’énorme risque politique de confronter un groupe de jihadistes sunnites bien financés et approvisionnés opérant sous la protection d’un camp de réfugiés palestiniens. Ce n’est que lorsque le Fatah al-Islam ait dévalisé sa troisième banque dans la région de Tripoli et que le secrétaire d’Etat adjoint David Welch se soit rendu à Beyrouth pour faire pencher la balance sur la question en mai 2007 que Saniora a finalement envoyé les FSI en action, avec un raid à l’aube sur le Fatah Al-Islam.

    « Les soldats libanais stationnés à l’extérieur de Nahr al Bared ont subi les conséquences du fait que Saniora n’ait pas informer au préalable l’armée libanaise puisqu’ils ont fait l’objet de représailles quelques heures plus tard, alors que la plupart dormaient dans leurs casernes (neuf ont été retrouvées égorgées). Paradoxalement cependant, la mort de 22 soldats ce jour a diminué le prix politique de la prise de décision d’une confrontation du groupe [Fatah Al Islam] en horrifiant la grande majorité des Libanais. »

  • permalien Ana :
    30 janvier @20h06   « »

    Nicolas Falez, RFI (et les extraits suivants aussi) :

    « Cette offensive de dernière minute n’a pas donné de résultats militaires probants contre le Hezbollah. En revanche, elle coûta la vie à 33 soldats de l’Etat hébreu. Un épisode troublant ».

    Rien ne troublerait le journaliste de RFI ni Israël si « cette offensive de dernière minute » avait tué 33 Libanais de plus et 33 soldats Israéliens de moins.

    « Un épisode qu’illustra de façon dramatique le destin de la famille Grossman  ».

    Les 32 autres soldats israéliens avaient aussi une famille. Mais pas de destin, sans doute.

    «  L’écrivain David Grossman, figure de la gauche intellectuelle et pacifiste de son pays avait soutenu, en juillet, l’entrée en guerre de son pays, pour répondre à l’attaque du Hezbollah. »

    Un pacifiste qui soutient la guerre pour répondre à une attaque - ou comment se moquer du sens du mot pacifiste.

    «  En août, le bilan s’alourdissant, il lançait avec deux autres écrivains (Amos Oz et A.B. Yehoshua) un appel à la suspension des hostilités. Quelques heures plus tard, le fils de David Grossman, Uri, 20 ans, était tué dans son char au Sud-Liban. »

    Nous y voilà. Retour au ’pacifisme’ avec l’appui des copains ‘pacifistes’. Hé ! dans le pacifisme de David Grossman selon Nicolas Falez et David Grossman, ce n’est pas seulement l’ennemi (hommes, femmes et enfants confondus) qui risque de mourir. Y a aussi le fiston…

    — Le dilemme de Grossman, par Ouri Avnery

    et deux cerises sur le gâteau :

    — Déconstruire David Grossman, par Gilad Atzmon
    — Visions trompeuses de l’avenir de la Palestine (La paix aura besoin de plus que David Grossman - ou Ouri Avnery), par Jonathan Cook

  • permalien K. :
    30 janvier @20h16   « »

    Gary C. Gambill, (3/3) :

    « Bien qu’un certain nombre d’attaques terroristes à l’extérieur du camp ait été perpétré par des cellules dormantes établies par le Fatah al-Islam ou sous la direction de gens de l’extérieur (qui a abouti a l’attentat à la bombe du 24 Juin dans le sud du Liban qui a tué six soldats de la paix du FINUL), alors que l’armée isolait et détruisait méthodiquement le Fatah al-Islam au cours des trois mois qui ont suivi, peu de Libanais ont exprimé des objections. Même Asbat al-Ansar prit ses distances vis-à-vis du Fatah al-Islam et éteignit une tentative avortée de Jund al Sham (qui semble s’être dissout depuis) de rejoindre la révolte. Les dirigeants d’Al-Qaïda à l’étranger avaient judicieusement choisi de ne pas approuver la malheureuse rébellion.

    « La victoire de l’armée libanaise sur le Fatah al-Islam renforça sans aucun doute l’effet de levier de la coalition vis-à-vis d’autres groupes djihadistes - salafistes. Toutefois, aussi longtemps que la coalition [du 14 Mars] se fonde essentiellement sur l’appui de la communauté sunnite, il existera des obstacles politiques freinant sa croissance. Il est révélateur que Dai al-Islam al- Shahal puisse à la fois se confondre en louanges pour Hariri, tout en reconnaissant avoir rencontré à deux reprises Absi avant son apocalyptique affrontement avec l’Etat. Il existe un code tacite entre les salafistes au Liban, acceptant la constitution de réseaux souterrains armés tant qu’ils ne sont pas hostiles aux autorités. Les persuader du contraire restera vain aussi longtemps que le Hezbollah reste armé, ce qui sera clairement le cas dans l’avenir prévisible. »

  • permalien K. :
    30 janvier @21h13   « »

    Sur les crimes de guerre de la guerre des 33 jours, on peut lire le dernier article de Jonathan Cook :

    Pendant la guerre, deux accusations ont été soulevées contre le Hezbollah, principalement par les partisans d’Israël, et un groupe des droits de l’homme a enquêté : que les miliciens chiites ont tiré des roquettes sur le nord d’Israël soit indistinctement soit dans une tentative délibérée de viser les civils, et qu’il cachait ses combattants et ses armes parmi les civils libanais (justifiant ainsi commodément le bombardement par Israël de ces civils).

    Le Hezbollah a été reconnu coupable de la première accusation, et HRW a expliqué qu’il n’était pas pertinent de savoir si le Hezbollah essayait de frapper des cibles militaires en Israël puisque ses roquettes n’étaient pas équipées de système à guidage de précision.

    Tous leurs roquettes, peu importe ce qu’elles ciblaient, ont donc été considérées comme étant tirées de façon aveugle par l’organisation et comme une violation du droit international. Il est bon de noter que HRW a exprimé sa certitude sur l’illicéité de l’imprécision des tirs de roquettes du Hezbollah mais pas sur l’utilisation par Israël de bombes à fragmentation même moins précises.

    Sur le deuxième chef d’accusation, le Hezbollah a été substantiellement acquitté, puisque HRW n’a pas pu prouver que, sauf dans une poignée de cas isolés, les miliciens se cachaient parmi la population libanaise.

    En ce qui concerne Israël, les organisations des droits de l’homme ont enquêté sur l’accusation de viol du droit international par la mise en danger des civils libanais lors de ses bombardements. Étant donné que les missiles et les bombes d’Israël sont censés avoir une précision chirurgicale, le grand nombre de victimes de civils libanais fournit des preuves indiscutables des crimes de guerre israéliens. HRW est d’accord

    Toutefois, curieusement, après avoir soumis Israël et le Hezbollah au même test pour savoir si leur puissance de feu visait des civils, Human Rights Watch a jugé inapproprié d’enquêter sur Israël au sujet de la deuxième accusation contre le Hezbollah : qu’il a commis un crime de guerre en se mêlant à sa propre population civile.

    Le reste (et ce qui précède) est traduit sur ism-france

  • permalien K. :
    30 janvier @22h07   « »

    Juste un extrait de l’article de Fidaa Itani :

    « Les membres locaux d’Al Qaida profitent de la nécessité urgente pour le Courant du Futur [le parti de Saad Hariri] de former une milice, lui permettant de contrebalancer le Hezbollah. Conscient des risques que comporte le fait de traiter avec des groupes fondamentalistes, le courant du futur opte néanmoins pour cette stratégie dans sa lutte contre le Hezbollah, la Syrie et l’Iran. Al Qaida de son coté faisant preuve de pragmatisme exploite l’occasion pour obtenir l’agent qui lui permet de recruter des dizaines de combattants supplémentaires, d’organiser des sessions d’entrainements dans le camps d’Ein Helwé et d’élaborer des plans d’attaques contre les forces de la Finul ainsi que les missions d’espionnages des ambassades des pays occidentaux et du Golfe, à Beyrouth et dans ses environs. »

    Exactement ce que disait Seymour Hersh : le merlan qui se mord la queue. Et quand ça éclatera ils iront, eux et leurs familles, dans leurs villas de Marbella.

  • permalien K. :
    30 janvier @23h17   « »

    - La cour supreme israélienne rejette un appel de 10 organisations de droits de l’homme d’alléger la restriction de combustible et d’électricité.

    - Non seulement la commission winograd (dont le principal message serait “nous sommes tous coupables” d’avoir échoué dans nos objectifs), ne pipe pas un mot sur les crimes de guerre israéliens, mais selon l’analyste du Haaretz, à certains endroits elle « essaye d’objecter contre la recherche de plaisir et la tendance hédoniste qui caractérisent la société israélienne, qui n’est pas prête à faire des sacrifices et exige une satisfaction immédiate et rapide et des guerres de luxe. » Avant de conclure d’une manière stupéfiante : « Israël doit donc adopter une politique qui vise “à la paix avec ses voisins, également au prix de compromis. Mais les modalités doivent se faire à partir d’une position de puissance militaire et de force publique” »

    Compromis ???

  • permalien Sacha :
    31 janvier @00h03   « »

    bonsoir
    et merci pour ce blog.

    Yann,
    comment pourrait réagir Israël si des Palestiniens manifestaient pacifiquement, en masse, vers le centre de Jérusalem...
    envisagez-vous la possiblité qu’on ne les laisse pas passer aux checkpoints ?

    Ana,
    C’est peut-être ce qui permet à Pierre Micheletti et Marie Rajablat de conclure sur ce qui leur paraît une curiosité : « Après plusieurs heures d’escapade en Egypte, de nombreux évadés de Rafah sont revenus sur leur lieu de détention avec des provisions de première nécessité. Décidément, les détenus de Gaza restent attachés à leur prison... »
    peut-être en réponse au délire médiatique qui consistait à faire croire la semaine dernière que 300 000 gazaouis avait fuit la Bande de Gaza en moins de 24h. Si vous reprenez les termes utilisés par certains médias, il s’agit de fuite massive, d’évasion en aucun cas d’une population (la bande-de-gaza-d-en-bas) qui a faim. Qui fait ses courses et qui revient. Samah Jabr, psychiatre palestinienne de Jérusalem, en France la semaine dernière voyait dans l’ouverture du mur, la sortie puis le retour, comme un espoir, comme une nécessité de casser le cloisonnement psychique dans lequel sont enfermés les palestiniens.

    saintyves,
    Je suis aussi scandalisé que tu l’es, Ana, en effet dans leur article, Pierre Micheletti et Marie Rajablat, réagissent à la manière de la propagande sioniste, et des "pseudo-humanitaires Français", c a d toujours aucun mot sur l’occupation des territoires occupés par Israël, et ses conséquences catastrophiques sur une population qui les subit depuis plusieurs générations.
    avez-vous déjà proposé un article à publication ? Je ne reviens pas sur le fait que cet article est paru dans la rubrique, ô combien subjective, des "Point de vue" mais insiste sur le fait que vous êtes contraint dans ce type d’exercice d’écrire de manière concise tant au niveau du message que de la longueur de celui-ci. D’où la nécessité de multiplier vos sources d’informations afin d’entendre un jour, les mêmes intervenants dire ce que vous pensez dans un média où la ligne éditoriale concernant ce sujet est plus ouverte.

    bien cordialement,

    Sacha.

  • permalien Pierre :
    31 janvier @07h16   « »

    Les doutes, les revirements et les reniements sont en train d’engluer Israël dans la poisse de ses contradictions.

    - Israël a voulu un interlocuteur démocrate mais fait alliance avec les dénies de démocratie.
    - Israël a signé le 15 novembre 2005 avec l’Autorité Palestinienne (Mohammed Dahlane, Fatah) l’ouverture de Rafah mais pérennise le blocus de Gaza.
    - De 1967 à 2005 Israêl a détourné a son profit l’eau des territoires occupés, tout en détruisant les canalisations palestiniennes.

    Le Hamas ne fait que prendre Israël au mot :

    - Il impose le choix démocratique palestinien.
    - Il ouvre conformément aux accords le point de passage de Rafah.
    - Il renvoi à l’Israeli Water Carrier ses canalisations devenue caduques (grâce aux camions-citernes) sous forme de Qassams.

  • permalien Pierre :
    31 janvier @08h12   « »

    Contrairement à ce qui est annoncé ici et là le rapport Winograd n’est pas du tout sévère.

    En jouant adroitement sur la responsabilité tantôt d’Olmert, tantôt du "gouvernement Olmert",ou en évoquant l’impréparation de Tsahal, il a réussi a occulter le plus grand crime, qu’une armée puisse effectuer contre une démocratie : agir en dehors de toute légalité.

    Le 12 juillet 2006, Tsahal, a engagé sa propre guerre et n’a reçu, l’autorisation que le 13 juillet du gouvernement Olmert alors que Geir Pedersen (ONU), avait dès le 12 dénoncé l’attaque du Hezbollah, et la réplique de Tsahal.

    C’est ce crime contre la sureté de l’État d’Israêl qui est innocemment qualifié de "cafouillage".

  • permalien K. :
    31 janvier @08h17   « »

    En fait, en reprenant l’analyse du Haaretz, les crimes de guerre sont carrément encensés par le comité Winograd :

    ..in its stinging criticism of the IDF, the committee also tried to differentiate between ground forces, which failed, and the air force which the panel praised and said made vast achievements..

    .. dans sa critique mordante des FDI, le comité a aussi essayé de différencier entre les forces terrestres qui ont échoué, et les forces aériennes que le panel a loué et a propos duquel il a déclaré qu’il avait obtenu de grands resultats...

  • permalien Pierre :
    31 janvier @09h05   « »

    Proche Orient vers un conflit ectoplasmique :

    - Pour Gilad ATZMON l’armée israélienne est un ectoplasme..
    - Pour Guy Milliere « si le Hamas se retrouve réduit au même état d’ectoplasme que le Hezbollah, ce sera un bienfait immense pour les Israéliens et aussi pour les Arabes de Cisjordanie et de Gaza, qui mériteraient de vivre libre et en paix à côté de voisins israéliens vivant eux aussi libres et en paix. ».
    - Pour Samuel El Soudi , c’est l’Égypte qui est un ectoplasme.
    - Pour Giulietto Chiesa, c’est Oussama Ben Laden.

    à force de morts ça devait arriver... "ectoplasme" semble faire partie du vocabulaire sioniste et si Gilad ATZMON, l’utilise pour qualifier Tsahal, ce n’est surement pas par hasard. La langue, c’est aussi de la politique.

  • permalien K. :
    31 janvier @11h30   « »

    - Il est intéressant de revoir les réactions des journalistes arabes lors du déclenchement des hostilités. Est également intéressante la manière de présenter ces réactions.

    - Puis le Document public d’amnesty international : bombardement de “cibles militaires” ou “stratégie militaire” ?

  • permalien loulou :
    31 janvier @14h21   « »

    @ K : Quelle est le message que vous voulez nous délivrer suite votre reprise des articles de Jonathan Cook et Gary C. Gambill ???? la resistance Hizbollah a une raison d’etre claire : la défense du pays( uniquement LIBAN) contre l’ennemi exterieur qui les agresse, les envahit régulièrement, viole leur espace aérien au vu et su de tous sans que cela dérange la communauté internationale, vole leur eaux, assassine leur dirigeant et menace de le faire à nouveau sans que personne ne proteste comme si c’était une chose normale....

    Opposer le Hizbollah aux salafistes et autres extremistes sunnites est incongru. Autant les uns sont de vrais resistants patriotes dignes et sincères , autant les autres sont un ramassis de pauvres hères completement perdus que n’importe qui peut acheter et manipuler

  • permalien K. :
    31 janvier @15h29   « »

    Loulou,

    1- en l’occurence je n’ai rien opposé du tout, ou plutot si j’ai procédé à une opposition, c’est celle de la conduite de la guerre d’Israel par rapport au Hezbollah. Mais en fait infiniment plus que cette opposition, ce qui personnellement me hante par-dessus tout, c’est comment “la communauté internationale” a pu justifier le massacre de civils sous prétexte de défense de la civilisation. C’est le genre de question qui fait éclater de rire mes compatriotes, pour qui, il est vrai, cette “guerre de défense de la civilisation” n’est pas la première qu’il aient du subir.

    2- Dire des « salafistes et autres extrémistes sunnites » qu’ils sont « un ramassis de pauvres hères complètement perdus que n’importe qui peut acheter et manipuler » est une grosse erreur de bout en bout.

  • permalien Ph. Arnaud :
    31 janvier @16h17   « »

    @ Pierre

    Si je puis vous faire un reproche, évitez de citer Guy Millière ! C’est un extrémiste bushiste à 150 % (pour lui, la preuve que les armes secrètes de Saddam Hussein existaient, c’est qu’on ne les a pas retrouvées…), et, de surcroît, médiocre : ses bouquins sont des assemblages de paragraphes de 10-15 lignes, écrits en gros caractères, formées d’affirmations sans démonstrations. [Sur le site des 4 Vérités, même Laurent Arthur du Plessis, qui écrit parfois sur les mêmes sujets que lui, est plus étayé]. Vous lui faites une pub largement imméritée…

  • permalien Pierre :
    31 janvier @17h18   « »

    @Ph. Arnaud « Si je puis vous faire un reproche, évitez de citer Guy Millière ! » dites-vous, malheureusement et malgré toute la considération que j’ai pour vous, vous n’êtes pas en position de pouvoir me dicter qui je dois ou ne dois pas citer.

    Je vous rappelle que ce blog est déjà modéré et que vous n’en êtes pas l’auteur.

    Contrairement à certains je préfère illustrer mes affirmations par des citations, pour éviter les arguties de comptoir.

    Je note avec stupéfaction que ma référence à un article de Samuel El Soudi , ne vous pose pas de problème, dois-je en conclure que vous approuvez son discours ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    31 janvier @18h14   « »

    @ Pierre

    Vous avez mal entendu ce que je voulais dire ! Je ne m’érigeais pas en censeur. Je trouvais simplement que (comme je le dis en fin de post), vous lui faisiez beaucoup trop d’honneur. Et si je me suis arrêté sur lui, c’est simplement parce que je le suis régulièrement depuis plusieurs années, alors que je ne connais El Soudi que depuis votre post [Il me suffit de savoir qu’il écrit à la MENA, comme Millière…].

    [Si j’avais fait ma communication oralement, vous auriez compris le sens de mon propos...].

  • permalien K. :
    31 janvier @18h35   « »

    - Winograd vu par An Nahar (quotidien libanais), selon le Courrier International :

    C’est un soulagement pour les Américains. (..) Car pour eux, le maintien au pouvoir du Premier ministre israélien Ehoud Olmert et de son gouvernement revêt une grande importance.

    Les Etats-Unis n’ont d’ailleurs pas ménagé leurs efforts pour protéger le gouvernement Olmert. "Ainsi, au Conseil de sécurité des Nations unies, ils ont utilisé leur veto pour empêcher l’adoption d’une résolution condamnant le blocus israélien imposé à la bande de Gaza. Les Américains voulaient éviter à Olmert d’être sous les feux de la critique de la communauté internationale au moment où le rapport serait rendu public en Israël. Le projet de résolution onusienne a finalement été abandonné mardi 29 janvier, la veille de la publication du rapport", souligne An-Nahar.

    - Amnesty critique sévèrement le rapport Winograd sur la guerre au Liban :

    Ce rapport "a négligé d’enquêter sur un aspect crucial de la guerre : les politiques du gouvernement et les stratégies militaires qui n’ont pas fait de différence entre la population civile libanaise et les combattants du Hezbollah, et entre les cibles militaires et les infrastructures et les propriétés civiles", a déploré Amnesty.

  • permalien Pierre :
    31 janvier @18h48   « »

    @Ph. Arnaud,

    Mon post initial n’était pas trop clair non plus :
    - Suite au rapport Winograd, je me suis rappelé de l’ article : "Dire NON aux chasseurs de Goliath" de Gilad ATZMON (qui est considéré à tord ou à raison comme antisémite par certaines officines plus ou moins officielles), dans lequel l’auteur se répandait en sarcasmes et ironies contre le nombrilisme israélien. La diatribe se terminait par "En apparence, l’armée israélienne est un ectoplasme". Ne comprenant pas très bien le choix de ce mot "ectoplasme" pour dire qu’une armée est sous-entrainée j’ai fait une recherche sur Google, et me suis aperçu que c’était un mot employé systématiquement par les sionistes pour désigner les "ennemis" d’Israël.
    - "ectoplasme" est une façon de nier toute consistance à cet "ennemi", c’est une version moderne de la "terre sans hommes" et une manifestation de mépris. En comparant Tsahal à un ectoplasme Gila Atzon mettait en quelque sorte le doigt où ça fait mal.
    - Dans le florilège de citations offertes par Google, j’en ai choisi deux qui m’ont paru illustrer particulièrement la haine que ce mot pouvait traduire. Un sioniste et un néo-conservateur, pour montrer l’affiliation que créait le langage.

    Je regrette aussi que l’ironie qui était derrière ce choix n’ait pas passé la barrière de l’écriture.

  • permalien K. :
    31 janvier @20h00   « »

    - Un (mince) espoir pour la paix au Liban..et dans le monde : Rudy Giuliani se retire de la course aux investitures pour l’élection présidentielle

    - Rapport 2008 HRW : “Les simulacres de démocratie minent les droits humains” :

    En autorisant les autocrates à s’ériger en démocrates sans exiger qu’ils respectent les droits civils et politiques qui donnent tout son sens à la démocratie, les États-Unis, l’Union européenne et d’autres démocraties influentes risquent de miner les droits humains partout dans le monde.

    « Washington et les gouvernements européens semblent prêts à accepter les élections les plus contestables, pourvu que le ‘vainqueur’ soit un allié stratégique ou commercial » déclare Roth, un responsable de HRW

    Selon Jim Lobe qui analyse l’article de HRW, Roth ranime efficacement un débat vieux d’une génération entre le mouvement traditionnel des droits humains d’un coté, qui argue depuis longtemps que le respect des droits humains internationalement définis mènerait inévitablement à la création d’institutions démocratiques, et de l’autre principalement les activistes néoconservateurs « pro-démocratie » qui ont historiquement considéré le contrôle des élections comme un préalable nécessaire avant tout lancement de réformes démocratiques.

    Ce débat a été lancé au début des années 1980 quand des élections qui se sont tenues dans la violence dans un El salvador déchiré ont été utilisées par l’administration de l’ancien Président Ronald Reagan pour justifier les centaines de millions de dollars d’aide surtout militaires pour soutenir un gouvernement dont les forces de sécurité tuaient des centaines d’adversaires présumés chaque mois.

    Elliott Abrams, qui était le secrétaire d’état adjoint de Reagan pour les droits humains a ce moment la, sert actuellement sous Bush de conseiller de sécurité nationale pour la stratégie de démocratie globale.

    Le dernier et nième changement de cap de Joumblatt (le Hezbollah est ainsi redevenu terroriste) s’est fait immédiatemment après la récente visite d’Elliot Abrams au Liban.

  • permalien
    31 janvier @20h12   « »
    Cher Monsieur GRESH

    Cher Monsieur GRESH,

    Je comprends que vous ayiez supprimé mon post, celui-ci ne comprenant aucun contenu raciste, haineux ou injurieux à l’égard de quiconque mais une simple note qui se voulait humoristique dans ce Monde Diplo de bruts.

    Je comprends également que vous préfériez les commentaires bélants (mais toujours référencés) de ce quarteron de contributeurs spécialisés.

    Je n’aurais qu’une seul sentiment, pour paraphraser un journal célébre mais que vous n’appréciez sans doute pas "c’est dur d’être aimé par des cons"

    Bien à vous

    PS Hâtez vous de suprimer celui-ci il pourrait être lu, voir pire susciter des interrogations (même chez des crétins, on sait jamais faut croire au miracle)

  • permalien Ana :
    31 janvier @22h15   « »

    Je ne comprends pas que le post de ‘Petit…’ (je ne sais plus comment) ait été effacé, pas plus que je ne comprends l’effacement du post de Pierre qui éclairait, par les liens ad hoc (je les avais ouverts pour lire les textes auxquels ils menaient) les propos ‘humoristiques’ de ‘Petit…’

    Le post suivant de ‘Petit 31 janvier 20:12’, on peut le voir encore, n’est guère plus malin que le premier. Et alors ? Il me paraît fondamental de pouvoir lire aussi les sornettes des uns et des autres – celles l’Arche, de Guy Millière et combien d’autres -, parce qu’elles font partie du monde.

    Faire comme si les sornette n’existaient pas porte à croire qu’elles n’existent pas. C’est leur laisser la part de l’ombre, de ‘l’entre les autres’… là où elles s’enracinent le mieux. Les tirer par le haut me paraît un geste de première nécessité, afin de les amener au grand jour, de les bien regarder, et au besoin, de s’attacher à les démonter. Un pari sur l’intelligence de tout le monde, y compris sur celle de qui éprouve, à fleur de peau, le besoin d’écrire que « c’est dur d’être aimé par des cons ».

  • permalien Pierre :
    1er février @09h12   « »

    La mère de Marguerite Duras souhaitait un barrage contre le Pacifique.

    MAM veut mettre fin à "la propagande terroriste" sur internet

    ... et sous le bombes nous nous redirons nos certitudes...

  • permalien Denis :
    1er février @09h28   « »

    @ Ana

    Vous évoquez « les sornettes (…) de l’Arche », qui « font partie du monde », et qu’il « paraît fondamental de pouvoir lire aussi ».

    Je vous recommande le texte ci-dessous.

    http://arche-infos.blogspot.com/2008/01/les-fausses-accusations-du-monde.html

  • permalien Pierre :
    1er février @09h59   « »

    Denis vous faites erreur, cet article n’a jamais existé, l"Arche non plus d’ailleurs, ce sont des ectoplasmes.

  • permalien K. :
    1er février @10h28   « »

    Dans une analyse du rapport Winograd Tom Segev du Haaretz met en doute la notion de guerre de défense de la civilisation :

    « ..la principale question qui aurait due être au centre des débats était de savoir si cette guerre était essentielle. Si elle n’était pas indispensable, alors elle était superflue. Il n’y a pas d’autres types de guerre. »

    « Le comité n’a pas beaucoup abordé cette question. Quelque part vers la fin du rapport, toutefois, on trouve une pensée rafraîchissante : "L’affirmation selon laquelle il était nécessaire de tout faire pour récupérer les soldats kidnappés- en dépit de la puissance émotionnelle d’une telle affirmation- ne résiste pas à l’examen des faits", parce qu’elle crée des risques inutiles pour la sécurité et des soldats et des civils. En d’autres termes, même si le gouvernement a pensé que les deux soldats étaient toujours en vie, la décision de faire la guerre n’était pas justifiée. »

    « Le comité a évité cette question. La décision de partir en guerre était « centrale », a-t-il écrit. Mais était-elle indispensable ? Le comité a éludé la question. Il s’agissait d’une décision « fatidique ». Mais était-elle justifiée ? Le comité a émis la phrase alambiquée suivante : « Nous ne déterminons pas, et n’avons pas déterminé, que la décision de faire la guerre après l’enlèvement était injustifiée". Ce n’est pas suffisant. »

  • permalien Denis :
    1er février @10h29   « »

    @ Pierre.

    Sur l’article de l’Arche : au lieu de cliquer dessus, faites un copié-collé sur l’adresse et vous verrez que les "ectoplasmes" peuvent devenir soudain réalité.

  • permalien
    1er février @10h33   « »

    Cher(e) ANA

    Je crois que vous confondez 2 posts celui de "petits grincements" qui renvoyait (comme Denis aujourd’hui) les contributeurs à un article paru dans l’ARCHE (vous savez ce méprisable mensuel, rempli de sornettes que vous assimilez à MILLIERE) et un autre de mon cru, que, compte tenu de la brièveté (1’30") de sa présence sur le site vous n’avez sans doute pas eu le temps de lire.

    Enfin s’agissant de la reprise de la phrase de Charlie Hebdo (journal hautement réactionnaire) elle s’appliquait aux contributeurs de ce site et visait Monsieur GRESH, qui, lui, j’en suis sur l’avait compris.

    En tout état de cause, vous n’avez rien manqué, il ne s’agissait que de sornettes.

    Bien à vous

  • permalien Pierre :
    1er février @11h02   « »

    @ Denis,

    je sais, c’est contre la suppression d’un de mes posts indiquant ce lien qu ’Ana a protesté

    Petit(... quelque chose) y faisait allusion d’une façon très malsaine, avec des sous entendus glauques et menaçants, c’est pourquoi j’ai préféré (au bout de 2 jours) mettre en ligne ce lien avec ceux incriminés vers les articles de Vidal/Gresh et Péan mis en cause afin que chacun se fasse son opinion.

  • permalien
    1er février @11h20   « »

    @ Bien à vous

    C’est dur ... et vous en êtes un autre

  • permalien Denis :
    1er février @13h41   « »

    @ Pierre.

    Désolé, j’avais raté un épisode (difficile d’être en ligne en permanence) et je ne comprenais pas les expressions cryptiques qui figuraient dans quelques messages.

    Effectivement, qu’on indique les URL de tous les textes, les pour et les contre, et que chacun se fasse une opinion. D’ailleurs, pour autant quer j’en puisse juger, il y a place pour bien plus que deux "camps".

  • permalien jugurta :
    1er février @14h02   « »

    Si je puis vous faire un reproche, évitez de citer Guy Millière ! C’est un extrémiste bushiste à 150 % (...)et, de surcroît, médiocre : ses bouquins sont des assemblages de paragraphes de 10-15 lignes, écrits en gros caractères, formées d’affirmations sans démonstrations (...). Vous lui faites une pub largement imméritée…

    On ne va pas encore être d’accord :o)

    J’ai lu des ouvrages de Millière (Ce que veut Bush, Qui a peur de l’islam ?, Pourquoi la France ne fait plus rêver, le futur selon Bush) et je l’ai rencontré. Il m’a semblé posé et mesuré. Je trouve ses analyses éclairantes sur les relations internationales : la lutte de la Civilisation, la guerre pour le coeur de l’islam etc.. il avait vu la nette victoire de Bush en 2004 alors que beaucoup, à l’époque, nous les brisaient avec JFK n°2 (un peu comme aujourd’hui avec Obama ou Hillary).

    Je pens qu’il a une connaissance aigüe des Etats unis et de leur fonctionnement et qu’il peut donner un autre éclairage sur la situation mondiale.

  • permalien K. :
    1er février @15h21   « »

    L’exode des Palestiniens de Gaza. Alexandre Adler ou l’art de renverser la donne.

  • permalien Ahmad :
    1er février @15h35   « »

    Salam

    Selon le site euronews :

    Internet fortement perturbé au Moyen-Orient et dans le sud de l’Asie

    En Egypte, 70% du réseau est partiellement suspendu. Les centres d’appel ne fonctionnent plus qu’à 30% de leur capacité. En cause : deux câbles sous-marins de télécommunication endommagés en Méditerranée. Les travaux ont commencé mais il faudra plusieurs jours pour un retour à la normal. Les autorités égyptiennes ont demandé aux internautes de ne plus télécharger musique et films pour donner la priorité aux entreprises. Le secteur du tourisme subit de plein fouet ces perturbations.

    Les liaisons internet en Inde sont également perturbées à environ 60%. La panne touche aussi plusieurs pays arabes du Golfe comme les Emirats arabes unis, le Koweit, l’Arabie saoudite, le Qatar et Oman.

    salam

  • permalien Denis :
    1er février @15h39   « »

    L’article recommandé par K., « L’exode des Palestiniens de Gaza » (Alexandre Adler ou l’art de renverser la donne) provient du site de Silvia Cattori. Mais quand on cite, il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin.

    Voici un autre article publié par la même Silvia Cattori, sur son site : « Thierry Meyssan : un journaliste d’investigation compétent et intègre, scandaleusement ostracisé ». (Intro : « Quand on lit Thierry Meyssan, quand on a la chance de le rencontrer, de converser avec lui, on est à chaque fois impressionné par ses capacités d’analyse, son sérieux, sa clarté d’esprit. Et charmé par sa gentillesse, sa modestie. »)

    Que voilà de bonnes sources, et qui élèvent le débat.

  • permalien Ana :
    1er février @18h10   « »

    Jugurta a bien compris la leçon. Il nous ramène à la surface son interview de Guy Millière, avec le lien à l’appui. On clique. On lit.

    Retour à Jugurta : « Je trouve ses analyses éclairantes sur les relations internationales : la lutte de la Civilisation, » – revoilà le C majuscule, il n’y a que Jugurta pour écrire le mot civilisation avec un C majuscule –« la guerre pour le coeur de l’islam, etc... » - noter l’importance du etc… - « il avait vu la nette victoire de Bush en 2004 alors que beaucoup, à l’époque, nous les brisaient avec JFK n°2 » – on ne saura pas ce qu’on nous brisait avec JFK n°2.

    Puis Jugurta « pense » : « Je pense qu’il [Guy Millière] a une connaissance aigue des Etats-Unis et de leur fonctionnement et qu’il peut donner un autre éclairage sur la situation mondiale.  ». Nous voilà éclairés. Merci à Jugurta (et à Guy Millière) d’avoir pensé.

  • permalien Ph. Arnaud :
    1er février @20h09   « »

    @ Jugurta

    - Si vous appréciez Millière, on risque, en effet, de ne pas être d’accord… Sur le niveau, ce n’est même pas du « sous-Revel », le modèle initial ne valant déjà pas grand-chose (cf. http://www.monde-diplomatique.fr/20...)... Je présente mes excuses aux contributeurs de ce blog de pour avoir lancé cette discussion, et gaspillé ainsi de précieux électrons pour un personnage dont la médiocrité décourage les qualificatifs…

  • permalien K. :
    1er février @21h35   « »

    - @ Denis

    Je n’ai pas trop compris : est-ce le site de Sylvia Cattori en lui-meme qui vous gène du fait de ses amis ou ne le mettez-vous en avant que pour prouver l’inanité de l’article que j’ai mis en ligne ?

    - Quand Joumblat fait du “Bushit” :

    « Joumblat a dit que le rapport [winograd] "annule toutes les accusations [émanant du Hezbollah] concernant une prétendue collaboration de parties libanaises avec l’ennemi israélien durant la guerre." »

    Joumblatt se garde bien de citer les éléments du rapport qui “annulent toutes les accusations” puisqu’ils sortent tout droit de son imagination.

    - Hors sujet : les dernières estimations concernant le nombre de décés irakien en relation avec la présence américaine en Irak, selon une ONG britannique : 1 Million.

  • permalien Daniel :
    1er février @23h09   « »

    En avril 2007, déjà :

    (...) Nous n’avons donc pas grand-chose à attendre de la commission Winograd. Même si elle fait des vagues, l’écume ne tardera pas à disparaître. Ses conclusions iront exactement là où elles ont toujours échoué. Il ne s’est jamais rien produit, pas plus après la dernière guerre que les autres fois. Elles sombreront dans le trou noir de la rue israélienne, où les citoyens bougonnent mais ne font rien et se montrent vaguement critiques jusqu’à ce qu’ils hument à nouveau l’odeur du barbecue et qu’un accès de patriotisme naïf ne les prenne alors même que la crise fait ployer tout le pays - un symptôme de cécité qui s’explique par quelques mots d’une chanson : "Nous n’avons pas d’autre pays."

    Gideon Samet, Haaretz, le 28 avril 2007

  • permalien jugurta :
    2 février @01h57   « »
    @ Ana

    Ce qu’il y a de bien avec vous Ana, c’est les fous rires que me procurent vos gribouilles...Toujours la forme et rien sur le fond...

    Arnaud je vais lire votre lien vers le monde diplo, et je reviens...

  • permalien jugurta :
    2 février @11h21   « »

    Ph Arnaud,

    Le lien renvoie vers un article "critiquant" l’ouvrage, l’obsession anti américaine de Revel. Il est intéressant. Mais il ne démontre pas que cette obsession ne soit pas fondée. Il suffit de lire les commentaires de ce blog, de regarder les journaux télévisés, de lire la presse "mainstream"...tout converge ou presque pour critiquer unilatéralement les politiques américaines, rien, chez les ricains, ne trouve grâce aux yeux des observateurs...n’est-ce donc pas de l’obsession anti-us ???

    Une question à tous : pouvez-vous me citer un élément positif de la politique US?

    (Je peux vous en citer une dizaine de négatif : ségrégation jusqu’aux droits civils, alliance avec des régimes autoritaires, protectionnisme sur le coton et l’acier, Patriot Act...)

  • permalien
    2 février @13h06   « »

    pouvez-vous me citer un élément positif de la politique US ?

    - La fin de la guerre du Vietnam

    et toc !

  • permalien Ana :
    2 février @13h06   « »

    « Une question à tous : pouvez-vous me citer un élément positif de la politique US ? » – Jugurta en gras.

    Le problème est que la question, même en gras, n’est pas là.

  • permalien jugurta :
    2 février @13h39   « »
    @ ana et à l’inconnu

    "la fin de la guerre du Vietnam" où le début de la lente décomposition d’un pays laissé aux mains des communistes : socialisme réel, pauvreté, corruption, dictature politique...les ricains sont restés en Corée du sud..voyez la différence ;o)

    @ Ana, Le problème est que la question, même en gras, n’est pas là. Eclairez ma lanterne, Ana, il où le problème alors ?

  • permalien Pierre :
    2 février @14h03   « »

    Dire que fin la guerre au Vietnam est une bonne chose, c’est le point de vue ricain comme vous dites Jugurta, mais rassurez vous pour les vietnamiens les américains ne sont jamais vraiment parti.

    Il faut bien que vous vous mettiez dans la tête que les ricains ne partent jamais de nul part, pour preuve il n’ont pas de foreign office, mais un Département d’État, pour vous qui allez au-delà des apparences, les mots doivent bien avoir un sens.

    Mais pour les "appelés ricains" et leurs familles ayez au moins l’honnêteté de reconnaitre que ça, c’est un point positif de la politique américaine.

  • permalien Le viking basané :
    2 février @14h30   « »

    “Mais il ne démontre pas que cette obsession ne soit pas fondée.” (J’adore le “il est intéressant mais” qui précède)

    Au fond, Jean-François Revel a raison sur un seul point : « La bonne foi ne peut rien contre la mauvaise »

    “Il suffit de lire les commentaires de ce blog, de regarder les journaux télévisés, de lire la presse "mainstream"...”. Si preuve il fallait de la maivaise foi..

  • permalien Nicolas Krebs :
    2 février @15h27   « »
    sur Guy Millière

    « J’ai lu des ouvrages de Millière [...] Il m’a semblé posé et mesuré. »

    (jugurta)

    Je suis très étonné. J’ai lu de nombreux textes (entretiens, articles, livres) de Guy Millière , et tout ce que j’y ai trouvé c’est du suivisme envers les faucons états-uniens et le néolibéralisme. Aurais-je raté quelque chose ?

    « je l’ai rencontré »

    Effectivement, j’avais raté cet entretien dans lequel il déclare de 80 % des habitants des États-unis, soit environ deux cent quarante millions de personnes, sont des gens dangereux. Merci.

  • permalien K. :
    2 février @15h31   « »

    “Le Keynésianisme militaire”, selon Chalmers Johnson, traduit sur Contre-Info :

    Nos dépenses militaires excessives ne datent pas de quelques années ou n’existent pas simplement du fait des politiques du gouvernement Bush. Elles durent depuis très longtemps en vertu d’une idéologie superficiellement plausible et sont désormais ancrées dans notre système politique démocratique où elles commencent à faire des ravages. Cette idéologie que j’appelle « keynésianisme militaire » - la volonté de maintenir une économie de guerre permanente et de traiter le militaire comme un produit économique ordinaire, même s’il ne contribue en rien à la production ou la consommation.

    (...) En fait, nous sommes maintenant le plus grand pays débiteur, et nous continuons d’exercer une influence uniquement sur la base de prouesses militaires. »

    Les Etats-Unis peuvent-ils renoncer à leur unique moyen d’influence ?

  • permalien Ana :
    2 février @15h49   « »

    « @ Ana, Le problème est que la question, même en gras, n’est pas là. Eclairez ma lanterne, Ana, il est où le problème alors ? »

    J’ai déjà éclairé votre lanterne, Jurgurta. Mais vous regardez ailleurs. Je recommence : le problème est « que la question n’est pas là ».

  • permalien Pierre :
    2 février @18h38   « »

    Où qu’on soit dans le monde,♫ "on a tous un peu quelque chose du Tenessee"

    - le napalm à Royan
    - les acteurs d’Hirochima continuent à mourir
    - l’agent orange continue ses ravages
    - syndrome du Golf en France
    - Irak : le génocide silencieux

    et craignons donc les bolchéviks !

    @Jugurta, je vous recommande chaudement la lecture de l’article "En croisière sur le « Titanic » de la droite américaine", dans la dernière livraison du diplo, ceci afin d’actualiser vos convictions.

  • permalien K. :
    2 février @19h44   « »

    Le dernier Yossi Alpher, dans le sujet, traduit intégralement, et j’espère correctement. Paru sur Open Democracy le 29/1/2008 (j’en profite pour demander aux internautes de bien vouloir me souligner les erreurs éventuelles lors de toute traduction. Merci) (1/3) :

    Les événements de la semaine dernière, dans et autour de la bande de Gaza peuvent, rétrospectivement, être comprises comme un tournant stratégique dans la relation complexe qui relie Israël, l’Egypte et le régime du Hamas à Gaza. Israël, en lançant un siège économique et de l’infrastructure, le 19 janvier 2008 en réponse à des attaques de roquettes Qassam, a été le protagoniste, mais il n’a pas contrôlé la façon dont s’est déroulée la suite des événements.

    La date de la décision israélienne de couper l’essence, le gaz et d’autres fournitures et de fermer tous les passages de la bande de Gaza a bien plus à voir avec la politique intérieure israélienne qu’avec une quelconque attaque par missiles palestinienne. Après sept ans de ces attaques, en particulier sur la ville de Sderot du Neguev occidental, la pression publique est arrivée à un point tel que le Premier ministre Ehud Olmert et la ministre de la défense, Ehoud Barak, se sont sentis obligés d’étaler une démonstration de force dans le but de prouver à l’opinion publique israélienne qu’ils sont prêts à prendre des risques pour arrêter les roquettes. Ni l’un ni l’autre ne sont encore prêts à ordonner une invasion militaire à pleine échelle de la bande - une aventure très risquée, mais toutefois justifiée du fait du comportement terroriste du Hamas. Pourtant, les pressions économiques peuvent également être considérées comme une façon de démontrer à l’opinion publique internationale et au monde arabe, une fois qu’Israël envahira Gaza, qu’il avait d’abord essayé tous les autres moyens de pression sur les Palestiniens.

    Les malheureuses sanctions économiques des deux Ehoud ont été lancées dans le vain espoir qu’ils entraînent la population palestinienne de Gaza à faire pression sur la direction du Hamas afin qu’elle cesse toute utilisation de Qassams et d’autres attaques. Les dirigeants israéliens semblent avoir calculé que la colère et la pression arabe et internationale seraient plus faciles à accepter que le mépris de l’opinion publique israélienne concernant le casse-tête de Sderot.

  • permalien K. :
    2 février @19h49   « »

    Le dernier Yossi Alpher (2/3) :

    La nouvelle stratégie semble s’être retournée contre ses initiateurs, en plusieurs étapes. Le Hamas a exploité la déclaration même de cessation de livraisons de carburant pour couper l’électricité dans la majeure partie de la bande, organiser les manifestations de lumière à la bougie et a réussi à attirer l’opprobre international sur Israël à un point tel que le siège a été partiellement levé à peine après une journée. Puis, après qu’une première démonstration au point de passage de Rafah dans le Sinaï ait entraîné des coups de feu égyptiens, les Palestiniens ont déboulé à travers les fortifications de la « route Philadelphie » et, tandis que les forces égyptiennes avaient l’attention détournée, ont jailli dans le Sinaï par dizaines de milliers, principalement pour acheter des biens, mais sans doute avec des objectifs terroristes à l’esprit aussi. Pendant ce temps, la direction palestinienne modérée de Ramallah avec laquelle Israël est en train de négocier la paix n’avait d’autre choix que de se rallier à la population de Gaza et a menacé de geler le processus de paix.

    Le Hamas à Gaza, a apparemment émergé en gagnant : elle a enregistré une victoire de propagande inter-arabe et internationale, et au moins temporairement a ouvert une frontière commune avec l’Egypte. Cette dernière, en restant passive tandis que les Gazaouis déboulaient en force dans le Sinaï, a démontré les limites extérieures de sa volonté de coopérer avec Israël à forcer le Hamas de cesser d’attaquer des civils israéliens.

    Après le siège

    Il y a ici quatre leçons stratégiques pour Israël. Tout d’abord, après quarante années d’efforts vains visant à influencer le comportement des palestiniens par une politique économique alternant la carotte et le bâton, il est temps de reconnaître que cette méthode ne fonctionne pas. Punir la population palestinienne de Gaza en lui niant les biens et les ressources vitaux, ne fait qu’augmenter leur colère contre Israël. De la même façon - Tony Blair, l’émissaire de paix du moyen-orient, a pris note - favoriser l’économie de la Cisjordanie par des projets de développement, bien qu’une bonne chose en soi, n’importe pas vraiment dans l’optique du processus de paix.

  • permalien K. :
    2 février @19h55   « »

    Le dernier Yossi Alpher (3/3) :

    Deuxièmement, le problème avec le Hamas dans la bande de Gaza est en train de devenir une importante source de friction entre l’Égypte et Israël. Certes, si l’Égypte accepte désormais de laisser ouvert le point de passage de Rafah, entérinant ainsi la tournure inattendue prise par le drame récent, Israël peut raisonnablement commencer à lever la dépendance économique de Gaza, ce qui équivaut à "mettre fin à l’occupation" de manière définitive. Mais l’Egypte a de bonnes raisons de vouloir que la branche palestinienne des Frères musulmans (Hamas), quitte le Sinaï et de faire en sorte qu’il reste le problème d’Israël. Elle n’est certainement pas sur le point d’entrer dans la bande de Gaza et de pacifier l’endroit pour rendre service à Israël. Il n’éloignera pas le problème de Gaza de nos mains. Par ailleurs, l’actuelle alerte terroriste à travers le Neguev occidental reflète un sérieux inconvénient concernant l’ouverture des frontières entre Gaza et l’Égypte.

    Troisièmement, les dirigeants du Hamas ont maintenant menacé de tenter d’entraîner par masses les civils palestiniens au point de passage d’Erez en Israël afin de le briser de la même manière qu’ils ont envahi le Sinaï égyptien à travers le passage de Rafah. La dernière fois que la menace avait été soulevée était en 1949 : les Forces de défense israéliennes (FDI) avaient annoncé qu’elles n’auraient pas d’autre choix que d’ouvrir le feu et la menace palestinienne avait été retirée. Aujourd’hui, Israël a besoin de trouver une réponse différente. D’une façon ou d’une autre, la dissuasion israélienne a échoué dans la bande de Gaza.

    En quatrième lieu, l’échec du siège économique de courte durée de Gaza accélère le jour où Israël lancera une importante incursion militaire, dont l’issue est difficile à prédire. Une des raisons en est que l’armée israélienne est a court de solutions de rechange, même si elle n’a toujours pas inversé une tactique que de nombreux Israéliens p