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Islam et liberté, un débat au Maroc

dimanche 3 février 2008, par Alain Gresh

Islam et libertés, un débat au Maroc

Un certain nombre d’intellectuels marocains ont signé « L’Appel pour la défense des libertés individuelles ». En voici les attendus :

« Depuis quelques années, on assiste au Maroc à une inquiétante prolifération des menaces et agressions (verbales ou physiques) à l’encontre de divers groupes ou individus. »

« A cause des goûts, croyances, opinions ou choix de vie personnels de ces derniers, on les accuse d’“offenser les sentiments des musulmans” et de “menacer les valeurs traditionnelles des Marocains”. Sous le prétexte de “protéger la morale et la vertu”, certains n’hésitent plus à prononcer, ouvertement ou de manière détournée, des sentences d’excommunication (takfir) à l’encontre desdits “déviants”. Ce qui consiste, clairement, à appeler à la violence physique à leur encontre, voire à menacer leur vie. »

« Au vu de leurs conséquences, ces campagnes de stigmatisation religieuse, suscitées et relayées par divers groupes intégristes, sites Internet et titres de presse, constituent autant d’atteintes graves à un principe fondamental et universellement reconnu : celui des libertés individuelles. »

« La multiplication de ces campagnes, conjuguée à la passivité des autorités, a fini par installer au Maroc un réel climat de terrorisme intellectuel. Un grand nombre d’artistes et créateurs, penseurs, écrivains, journalistes, ou simples citoyens aux goûts et choix de vie personnels jugés “déviants”, subissent aujourd’hui, du simple fait de l’exercice de leurs libertés individuelles, une pression considérable. »

« A de multiples reprises, cette pression a engendré des actes de violence qui sont allés dans certains cas jusqu’au meurtre. Elle a même abouti, dernièrement, à des émeutes, pillages et destructions de biens privés par une foule manipulée, chauffée à blanc et sur le point de procéder au lynchage public de prétendus “déviants”. La pression était telle que l’Etat s’est vu acculé, pour “calmer la foule”, à libérer les émeutiers appréhendés, puis à juger et condamner sans preuves… les victimes de cette hystérie collective ! »

« Nous vivons aujourd’hui dans un climat de haine et d’inquisition qui, à terme, met en danger la paix civile au Maroc. »

Parmi les premiers signataires Abdellatif Laâbi, écrivain, poète ; Tahar Ben Jelloun, écrivain, lauréat du prix Goncourt ; Mohamed Tozy, professeur universitaire ; Saïd Saadi, ancien ministre ; Mohamed Soual, membre du bureau politique du PPS ; Khalid Mohamed Souhnoun, membre du conseil national du PSU ; El Mostafa Soulaih, écrivain, membre de la Commission arabe des droits humains.

Le site de la revue Tel Quel publie le 20 janvier une défense de cet appel sous la plume de Ahmed R. Benchemsi, intitulée « Maroc : Pourquoi l’appel des démocrates marocains »

« D’où est venue cette initiative de lancer un “appel pour la défense des libertés individuelles” ? D’abord d’un constat lucide : le “camp d’en face” (celui des islamistes plus ou moins extrémistes et de tous les populistes qui, objectivement, font leur jeu), dispose d’un cadre idéologique clair : la religion et la morale islamique “pures et parfaites” – ou du moins, c’est ainsi qu’ils la fantasment. “L’autre camp” (celui des démocrates, libéraux et autres humanistes) a, lui, un problème : son discours ne s’inscrit pas dans un corps de doctrine clair et ouvertement affirmé. Ce camp-là se contente de dire, à chaque fois que l’actualité l’exige : “Ce n’est pas bien de juger et de condamner autrui sur la base de choix de vie personnels”… mais sans dire, en contrepoint : “Voilà ce qui est bien, et voilà la doctrine universellement reconnue dans laquelle notre condamnation s’inscrit”. »

Parmi les voix discordantes, celle d’Ali Amar, le directeur du courageux Le journal hebdomadaire (sur le combat de cet hebdomadaire, lire mon envoi « Un Maroc de façade »), qui signe un éditorial dans la livraison du 19 janvier (le texte n’est pas accessible sur Internet, le site du journal n’est plus mis à jour depuis août 2007). Son texte s’intitule « Un cri dans la nuit. Pourquoi nous sommes contre l’Appel pour la défense des libertés individuelles. » (Ali Ammar avait accepté, au départ, le principe du texte, mais il s’en est retiré quand il a vu le texte définitif ; sur certains sites, son nom figure parmi les signataires.)

Sa réflexion rejoint, en partie, celle que j’ai développée sur ce blog, notamment dans « Tous unis contre le "fascisme islamique"? »

J’en donne ci-dessous des extraits :

L’auteur commence par dénoncer « l’influence dangereuse d’idéologies sectaires, populistes et intégristes », tout en soulignant que celles-ci « sont largement minoritaires et ne concernent que quelques groupuscules épars ».

Pourtant, poursuit Ali Amar, l’esprit de l’Appel est dévoyé car « l’unique ambition de fédérer un maximum de signataires de tous bords (les islamistes, y compris les plus modérés d’entre eux ont été exclus, et c’est là une erreur) n’aura réussi qu’à en faire perdre l’essentiel ».

L’erreur essentielle, écrit Amar, est « de dédouaner l’Etat qui D’ABORD ne les [les libertés] accorde pas à tous ». Revenant sur les divers procès contre les homosexuels et les satanistes, il affirme : « N’est-ce pas l’Etat et sa justice aux ordres qui ont traîné devant les tribunaux de jeunes musiciens les accusant de satanisme ? Comment évoquer le "terrorisme intellectuel" des intégristes contre leurs détracteurs ou les artistes libertaires (ce qui est certes réel), tout en passant à la trappe celui, permanent, du régime contre ses opposants ou ses simples débatteurs ? Qui "chauffe à blanc les foules" à l’instar des prédicateurs religieux les plus enflammés ? Qui d’autre s’adonne au "lynchage public" pour faire taire ceux qui refusent de courber l’échine et de rejoindre les rangs de ses courtisans ? N’est-ce pas l’Etat censeur et ses Torquémada, médias officiels en tête, qui ont organisé la curée contre "Le Journal", l’accusant faussement et sciemment d’avoir reproduit les caricatures du Prophète pour le jeter en pâture à la vindicte publique ? N’est-ce pas lui qui a rameuté ses Cerbères devant les locaux du "Journal" aux cris de "Tremblez ô juifs, l’armée de Mohammed est de retour"? » Et Amar de continuer sur les responsabilités de l’Etat occultées par les signataires de l’appel.

« Non, la société marocaine n’est pas seulement malade de ses quelques fous de Dieu. Elle est en danger parce que le régime la corsète dans un carcan de non-droit. Elle est privée de ses anticorps parce que l’Etat ne les laisse pas se multiplier. Parce que l’Etat est avant tout sécuritaire et antilibéral (au sens premier du terme). Parce que l’Etat est persuadé, comme d’ailleurs une grande partie des signataires de cet Appel qui le soutiennent dans sa politique, que le peuple n’est pas mûr, et qu’au nom d’une folle idée fixe sur sa sacralité immuable, la seule liberté qui est admise est celle de ne fustiger que les intégristes. Que l’on ne s’y trompe pas : si les plus extrémistes ont droit de cité, si les islamistes radicaux sont si menaçants, si leur voix porte dans notre société, s’ils ont la latitude de stigmatiser, d’excommunier et au final de s’adonner à des violences verbales et physiques, c’est avant tout parce que nous ne sommes pas en démocratie. Nous n’y sommes pas parce que le régime et ses institutions ne le veulent pas. »

Le Royaume-Uni et l’enseignement de la Shoah Retour à la table des matières

Depuis plusieurs mois circule sur Internet une information concernant une prétendue décision des autorités britanniques de supprimer l’enseignement de la Shoah dans les écoles.

Voici le texte du mèl :

EN SOUVENIR D’EUX

Bonjour,

Cette semaine en Angleterre, tous les programmes relatifs à la commémoration de la Shoah ont été retirés de certains établissements scolaires, avec pour motif que cela "heurte" la population musulmane, qui renie l’existence de la Shoah. C’est le signe de l’approche d’une catastrophe qui progressivement s’organise dans le monde, un témoignage du laisser-aller des pays s’y soumettant. Soixante ans se sont écoulés depuis la fin de la deuxième guerre mondiale en Europe.

Ce mail est envoyé dans le but de former une chaîne du souvenir et en mémoire des 6 millions de juifs, 20 millions de Russes, 10 millions de chrétiens, 1900 prêtres catholiques, aux tziganes, aux homosexuels qui ont été tués, violés, incinérés, humiliés et sont morts de faim par ceux qui cherchaient un "autre chemin" ! Aujourd’hui, plus que jamais, avec les efforts de l’Iran et d’autres pays ayant déclaré que la Shoah était une "légende", il est impératif de tout faire pour que le monde n’oublie jamais. Ce mail doit parvenir à au moins 40 millions de personnes dans le monde.

Joignez-vous à nous et prenez part dans la chaîne du souvenir, aidez à sa diffusion dans le monde entier. SVP envoyez ce mail à 10 personnes que vous connaissez et demandez-leur de continuer cette chaîne, n’effacez pas ce message ! Cela ne prendra qu’une minute pour le faire suivre. Merci à vous tous

Ce texte est totalement faux (ce qui ne l’empêchera pas de circuler encore longtemps, s’ajoutant aux multiples "légendes urbaines" qui pourrissent Internet. Ceux qui souhaitent avoir des éléments sur cette information pourront se reporter à l’excellente enquête de la BBC qui date du... 17 avril 2007, « Holocaust ’ban’ e-mail confusion »

Il est évident que, dans le domaine d’Israël, du terrorisme, des Etats-Unis et de l’islam, règne une évidente paranoïa et se maintiennent des idées stupides (et dangereuses), comme celle que des milliers de juifs auraient reçu un mèl à la veille du 11-Septembre leur enjoignant de ne pas se rendre à leur travail dans les Twin Towers.

Sur d’autres délires, on pourra consulter, sur ce blog, Médias, mensonges et islam.

La Revue internationale des livres et des idées Retour à la table des matières

Il n’y a pas souvent de bonnes nouvelles sur le front du débat d’idées en France. La parution de La Revue internationale des livres et des idées, un bimestriel consacré à de longs comptes rendus de livres et au débat intellectuel est donc un événement qu’il faut saluer (et soutenir activement). Le n° 3 de janvier-février vient de paraître. On signalera, notamment pour les lecteurs de ce blog ,l’article de Yitzhak Laor, « Israël 1967 : l’orchestration de la panique », qui rend compte du livre de Tom Segev, 1967 : six jours qui ont changé le monde (Denoël, 2007).

24 commentaires sur « Islam et liberté, un débat au Maroc »

  • permalien Yann :
    3 février @18h58   »

    Merci M. Gresh pour vos analyses toujours aussi justes et eclairantes !

    Voici un texte de Michael Neumann qui me semble remettre les (mes) pendules a l heure

    The One State Illusion : More is Less (paru dans la version papier de Counterpunch de janvier 2008)

  • permalien Ahmad :
    3 février @19h45   « »

    Salam

    L’allégeance d’Obama, candidat démocrate américain, au lobby israélien

    Nous avons traduit un texte du mouvement Tikkun aux Etats-Unis, qui se désole de voir le candidat démocrate Barak Obama adopter pendant la campagne électorale des positions pro-israéliennes, en contradiction avec les valeurs qu’il défend habituellement. Le rabbin Michael Lerner espère — l’espoir fait vivre— qu’Obama, une fois élu, changerait d’attitude.

    "Le problème juif d’Obama"

    Par le rabbin Michael Lerner.

    Dans les jours qui précèdent le Super Mardi des primaires pour la course aux présidentielles, la campagne d’Obama fait un effort particulier pour atteindre les électeurs juifs. Les représentants de cette campagne rendent visite aux maisons de retraites juives, aux synagogues, et à tous les endroits où ils peuvent rencontrer une audience bien disposée. Affrontant les militants de Clinton qui l’accusent de ne pas être suffisamment pro-Israël, Obama lui-même s’est fendu la semaine dernière d’une lettre à Khalizad, l’ambassadeur américain aux Nations Unies, l’engageant à pousser les Nations Unies à rejeter toute résolution critiquant la cessation de fourniture en essence et en alimentation au million d’habitants de Gaza « qui ne condamnent pas pleinement les attaques de roquettes du Hamas contre les civils du sud d’Israël ». C’est un problème qui ne risque pas de disparaître.

    Les électeurs juifs ne sont que 2% de la population des Etats-Unis, mais ils sont surtout concentrés dans les Etats qui comptent le plus grand nombre de votes par délégation et grands électeurs (New York, Californie, Ohio et Illinois), ils contribuent (au budget) des hommes politiques de façon disproportionnée par rapport à leur pourcentage de votants, et ils ont souvent des rôles-clé comme faiseurs d’opinion dans les communités où ils vivent.

    Les appels du Parti Démocrate au vote juif ne sont pas tellement différents des appels qui sont lancés à d’autres mouvances comme le mouvement travailliste, le mouvement des femmes, les électeurs Latinos, Africano-américains, fermiers, seniors ou enfants, ou encore Républicains flattant les anti-immigration, les Blancs du Sud ou les catholiques et les évangélistes anti-avortement. Ils sont aussi américains qu’une tarte aux pommes, même quand « l’appel » glisse vers la « flatterie ».

  • permalien Ahmad :
    3 février @19h47   « »

    Ce qui met Obama en difficulté c’est que ses véritables convictions rendent difficile cette tentative d’appel aux Juifs quand il s’agit d’Israël. aboutit à Israël. Obama est un progressiste spirituel. Il croit que tous les hommes sont d’égale valeur, qu’ils soient blancs ou noirs, américains, asiatiques, africains ou européens. Appliquez cela au Moyen-Orient et vous obtenez des positions politiques très différentes de celles préconisées par le lobby israélien et de la plupart des institutions juives, dont la pression au travers d’une puissante organisation, a fait adopter le point de vue par les deux partis, avec une rare unanimité.

    Le Parti Démocrate et le Parti Républicain ont traditionnellement rivalisé dans les périodes électorales pour être celui qui apparaîtrait le plus militant dans son soutien à Israël et le moins bien disposé à l’égard du peuple palestinien.

    Tout cela dissimule un conflit idéologique très profond. Après la Guerre du Vietnam est née, parmi les conservateurs et le complexe militaro-industriel, la peur terrible que le mouvement de la paix n’utilise l’indignation morale contre la guerre pour mobiliser contre le désarmement. Les néo-cons juifs, craignant que les Etats-Unis désarmés ne soient plus capables de jouer un rôle central dans la protection d’Israël, prirent le leadership de la mise en garde contre un « syndrome du Vietnam ». La sécurité pour les Etats-Unis et Israël, ont-ils argué, vient de la force militaire et ceux qui recherchent la paix, le désarmement, et la réconciliation des antagonistes sont des naïfs, des utopistes, des dangereux, et de facto, des anti-américains ou des anti- israéliens.

    Ces derniers jours, nous avons reçu au magazine Tikkun, des centaines d’e-mails de jeunes Juifs bouleversés par les images, vues à la télé, de dizaines de milliers de Palestiniens s’échappant par effraction du camp-prison qu’est devenu Gaza, criant famine, cherchant désespérément de l’essence et toutes les marchandises qui ont été interdites d’entrée à Gaza par l’armée israélienne.

  • permalien Ahmad :
    3 février @19h48   « »

    Une nouvelle génération de jeunes Juifs n’adopte plus aveuglément la stratégie de domination, et n’approuve pas la politique du gouvernement actuel d’Israël. Ce sont ces juifs qui représentent l’avenir, mais ils ne contrôlent pas encore les institutions de la vie juive. Ils comprennent qu’Israël sera bien plus en sécurité s’il adopte une stratégie généreuse, et arrête de vouloir montrer combien il est « inflexible ». Mais ils désespèrent aussi (de voir) Israël "comprendre" à temps et abandonner une politique qui ne fait qu’aggraver la haine que lui portent dans le monde les peuples qui respectent les droits de l’homme.

    Le problème d’Obama, c’est que sa vision spirituelle et progressiste est en conflit avec les exigences d’une vieille génération juive qui contrôle les institutions juives et définit ce que c’est qu’être pro-juif alors que sa base est constituée de nombreux jeunes juifs qui le (Obama)soutiennent, précisément en raison des valeurs universelles qu’ils met en avant. On peut s’attendre à ce que cette tension devienne centrale si Obama gagne la candidature. Une fois en charge, Obama poursuivra-t-il réellement la politique qui est en accord avec ses plus hautes convictions en tant que progressiste spirituel, ou bien la jugera-t-il « trop irréaliste » et renoncera-t-il à s’opposer aux démocrates mous qui plieront automatiquement devant le lobby israélien ? La réponse dépend de nous et de notre capacité à construire un mouvement suffisamment puissant de citoyens ordinaires militant pour une paix qui procurera la sécurité à Israël et la justice aux Palestiniens. Obama a indiqué que c’est ce qu’il aimerait faire."

    Michael Lerner

    Le Rabbin Michael Lerner est Rédacteur en chef de Tikkun Magazine (www.tikkun.org) Président national de Network of Spiritual Progressives (NSP) et auteur de 11 livres, le plus récent étant "La Main gauche de Dieu : sortir notre pays de la droite religieuse" ("The Left Hand of God : Taking Back our Country from the Religious Right"). Il est le rabbin de Beyt Tikkun, la synagogue-sans-murs de San Francisco et de Berkeley.

    www.beyttikkun.org.RabbiLern...

    (Traduit par Carole SANDREL)

    CAPJPO-EuroPalestine

    Salam

  • permalien K. :
    3 février @20h45   « »

    Ce pas de deux d’Ali Amar exprime bien le dilemne auquels sont confrontés nombre d’Arabes, de Musulmans et de Citoyens non musulmans de pays à majorité musulmane. Comment éviter la honte de l’étiquette de “modéré”, et celle encore plus infame de membre de “l’axe du bien” sans aussitot apparaitre, désinformation aidant, soutenir les mouvements religieux les plus obscurantistes ?

  • permalien K. :
    3 février @21h52   « »

    “Hasbara”, expliqué par Jonathan Cook :

    « D’ordinaire le mot est traduit "advocacy" ("plaidoyer"). Je l’appelle moi de son vrai nom : propagande. »

    « Le but de Hasbara est de disséminer de bonnes nouvelles sur Israel et qu’importe que les nouvelles soient vraies ou fausses, en espérant qu’une image aimable d’Israel en sera renforcée. »

    « Mais l’offensive de charme n’est que le hors-d’oeuvre de leur travail. Les basses oeuvres c’est, comme le savent bien les internautes du Cif ["Comment is free", rubrique du quotidien britannique The Guardian], une campagne incessante pour cibler, discréditer et réduire au silence les critiques d’Israel. »

  • permalien K. :
    3 février @22h44   « »

    L’article original de J.Cook, tel qu’il a été traduit par le site Indymedia, a été publié sur le Guardian.

    Sur son propre site Cook nous apprend que la fin de l’article a été amputée par le quotidien britannique. Voici la traduction de cette partie telle qu’elle apparait sur son site :

    « Avant que la foule du giyus ne commence son travail [de sape], permettez-moi également de souligner que j’ai moi aussi été une fois sur la liste de Camera, pendant une période où je contribuais à des tribunes libres à l’International Herald Tribune. À quelques occasions, la Tribune reçut le plus grand nombre de courrier de son histoire en réponse à mes commentaires. Un autre petit honneur, je suppose. Il ne faisait aucun doute que la rédaction des lettres ait été organisée : le resposable de l’Anti-Defamation League, Abraham Foxman, a gentiment fourni à des écrivains moins imaginatifs une lettre pro-forma me dénonçant sur la première page de son site Internet.

    « Quand elle a vu que je gardais le même cap, la Tribune a décidé que j’étais trop chaud à gérer. De nombreux journalistes ont probablement adopté un profil plus bas. Il suffit de deux nominations sur Camera pour que la plupart des journalistes américains deviennent extrêmement prudents quant a une troisième « exposition ».

    « Alors, comment ce poste va-t-il être reçu ? Quelle stratégie sera utilisée pour me discréditer ?

    « Les hasbaristes professionnels - les francs-tireurs - vont probablement ignorer mon post. Pourquoi faire tout un ramdam concernant cette pièce isolée dans un blog chaotique à la périphérie des débats américains. Il est préférable de ne pas donner à ma propre personne et à mes écrits l’oxygène de la publicité.

    « Qu’en est-il des hasbaristes amateurs ? Vont-ils se contenter de trépigner de colère ? J’en doute. Quiconque tente d’exposer le fonctionnement du lobby israélien est immédiatement accusé de prétendre que les Juifs sont une cabale toute-puissante. (A toutes fins utiles, je ne prétends rien de la sorte : je crois seulement que les gens ont tendance à l’abus de pouvoir, que ce soit le lobby israélien, le National Rifle Association ou le lobby médical américain.)

    « Néanmoins, les hasbaristes auront du cœur à prétendre que ma pièce est un autre Protocole des Sages de Sion, le célèbre faux document qui a suggéré que les Juifs sont derrière un complot mondial. Ils vont sans doute trouver d’autres moyens pour me discréditer aussi, en utilisant des procédés que je ne suis même pas capable de commencer à imaginer. Qu’ils commencent… »

  • permalien Ana :
    3 février @23h34   « »

    Hasbara, CAMERA, et caetera : il n’empêche que ça bouge (un peu). Modestement, Philip Weiss, juif américain, s’y emploie.

    — Le lobby pro-israélien prend Ha’aretz pour cible
    — Les Juifs américains ne peuvent pas mener une discussion sur le pouvoir juif à portée de voix des « Goyim »

    En anglais, sur Mondoweiss, le blog de Philip Weiss :

    — Former ’60 Minutes’ Producer Says Show Could Get No Congressman to Speak on the Record About AIPAC - 2 février 2007
    — In ’69, Nixon Tried to Strangle Israel Lobby in Its Crib - 3 février 2007

  • permalien K. :
    4 février @00h53   « »

    - Ce que ne dénonceront pas les “intellectuels” arabes : Une Nigérianne et un Pakistanais décapités pour trafic de drogue par des membres de l’axe du bien.

    - On peut lire (ou relire) l’article de Madawi Al-Rasheed sur les “intellectuels” arabes. (Le site qui avait traduit l’article de l’arabe à l’anglais l’a retiré. Par contre en lançant une recherche “Al-Rasheed”, on peut lire des articles du ...directeur de la TV al arabiya, abdelrahman al rasheed. Lobbying?)

  • permalien Pierre :
    4 février @06h24   « »

    Instance, équité et réconciliation, un verre de thé à la mente pour éteindre, l’incendie, des tribunaux qui ne jugent pas, un Maroc poubelle de la CIA. Les initiatives "citoyennes" destinée a masquer l’intégrisme du pouvoir, ne vont pas manquer de se multiplier au fur et à mesure que ce pouvoir va se trouver isolé (donc se durcir).

    Du fait que le monarque chérifien a non seulement le statut de chef d’Etat mais aussi celui de Commandeur des croyants [modérés], les messages envoyés par les uns et les autres doivent être pris avec la plus haute réserve.

    Dans un pays où le pouvoir épouse des contours plus qu’ ambigus, il est normal que la contestation s’appuie sur des thèmes porteurs de l’actualité. Hier l’opposition était "saharaouie", aujourd’hui, elle est “islamiste”.

  • permalien Ibn Kafka :
    4 février @10h42   « »

    Alain Gresh réussit comme souvent à faire la part des choses, en reprenant l’éditorial très juste d’Ali Amar sur cet appel.L’étude du profil des signataires de cet appel est par ailleurs riche d’enseignements (je l’ai tentée ici ) : des personnalités proches du pouvoir, et notamment de l’homme fort du régime, le parlementaire et ami du Roi Fouad Ali El Himma, ainsi qu’un nombre important d’hommes d’affaires. Ceci explique sans doute la myopie de l’appel, qui pas une fois ne dénonce explicitement les atteintes aux libertés individuelles à mettre au compte de l’Etat. Pour reprendre le résumé lapidaire du plus célèbre bloggeur marocain, il s’agit d’un appel "partiel et partial", dont certains des signataires ont par la suite tenu à se démarquer.

  • permalien K. :
    4 février @14h47   « »

    La “panique orchestrée” a d’abord été publié dans le London Review of Books. Il n’est plus maintenant en accès libre. Certains blogs en langue anglaise ont archivé l’article. Je traduis quelques passages (1/2) :

    Pendant des années, l’armée israélienne a mis au point un modèle de comportement qui a extorqué le consentement post-factum de ses supérieurs. Les commandants Junior ont toujours été encouragés à agir sans ordre précis ou explicite et ont souvent été loués de ne pas "être scotchés aux ordres" [‘going by the book’]. Bien que cela ait encouragé les commandants sur le terrain à faire preuve de créativité, c’est devenu un modèle prévalent et préjudiciable dans la relation entre l’armée et les dirigeants politiques de l’État. L’exemple du plateau du Golan, occupé en dépit d’une décision préalable par Dayan et le gouvernement de ne pas le saisir, est typique. Comment l’armée a-t-elle "convaincu" les dirigeants politiques d’approuver ses faits accomplis ? Segev écrit que lorsque les forces aériennes ont bombardé les hauteurs du Golan, le 8 juin 1967, Itzhak Rabin, alors chef d’état-major de Tsahal, a « prétendu qu’il s’agissait d’une " erreur ". Les Syriens ont bombardé plusieurs communautés israéliennes en réponse, et Eshkol [alors premier ministre] a autorisé l’évacuation des enfants de la région ». Elazar - le responsable de la Commande Nord – « et ses hommes ont poussé les membres des kibboutz en Galilée à faire pression sur le gouvernement pour prendre le Golan. » Une étude réalisée par le département d’histoire des FDI, publié sous forme de livre en 1999, fournit une chronologie détaillée de l’occupation du Golan, incluant tous les subterfuges que les agents ont utilisés. Le livre révèle que l’armée avait une expression officielle pour définir son comportement : mitzuy ishur, qui signifie "provoquer une autorisation".

    On voit le même type de comportement dans les relations entre Israël et les Etats-Unis. Israël a toujours agi “au nom des intérêts américains”, en assumant commodément que c’était ce que les Américains auraient souhaité, même quand il n’y avait pas de feu vert de Washington. En d’autres termes, Israël a utilisé la même politique du “provoquer une autorisation” pour ce qui est de ses rapports avec son patron superpuissance.

  • permalien K. :
    4 février @15h01   « »

    La “panique orchestrée”. Extraits (2/2) :

    Je crois que c’est là un aspect crucial de l’histoire militaire israélienne et que les liens étroits entre les deux machines de guerre meurtrières au Proche-Orient doivent être lus à la lumière de ce modèle. Le drame politique de mai 1967 en Israël est qu’il ait été centré non pas sur les dangers de la guerre à venir, mais sur les questions suivantes : " que veulent les Américains?", Et bien sûr, "pouvons-nous faire la guerre malgré les Américains?" - Ce qui implique aussi qu’ils approuveraient presque tout après l’événement, à condition qu’il conduise à la défaite de Nasser.

    Segev écrit au sujet de l’importance qu’Israël attache à ce qu’elle a appelé "l’opinion publique" et le rôle majeur que cela a joué dans la guerre. Il est assez clair que les atrocités israéliennes ont bénéficié de meilleures Relations publiques que, disons, les atrocités américaines dans le sud-est de l’Asie, et ce n’est pas seulement grâce aux Juifs américains, même s’ils ont joué leur rôle dans la disparition quotidienne du peuple palestinien.

    A la veille de la guerre de 1967, l’opinion publique en Israël, comme l’opinion publique en Occident, ont été influencés par la perception que le pays faisait face à l’annihilation.

    Ce thème de danger imminent contre notre existence même -un « deuxième Holocauste », ont averti les généraux en s’adressant au cabinet - est devenu le champ magnétique dans lequel l’opinion publique en Occident est inexorablement attirée vers Israël. Quand des critiques se sont élevées à l’automne 2000, l’idée de « l’annihilation » était de nouveau remise avec insistance au premier plan par des propagandistes semi-officiels de l’Etat - dont Eli Wiesel, AB Yehoshua et Amos Oz - qui ont écrit dans le presse occidentale que Arafat et les Palestiniens menaçaient Israël d’extinction en exigeant le droit au retour pour les réfugiés.

    On peut lire une interview de Tom Segev dans l’Express en 2001.

  • permalien saintyves :
    4 février @15h15   « »

    Bonjour

    @ Jugurta

    Saint-yves, il estcertain que les islamistes ne souhaitent que vivre en paix avec les israéliens...quand ils en auront fini avec eux, ...

    Vous ne semblez pas comprendre que la menace est aujourd’hui diffuse. Elle n’est plus à l’heure actuelle le fait d’Etat. Mais le fait d’individus comme vous et moi. Ce que j’appelle les islamistes sont simplement des gens, encore une fois quelle que soit leur origine ethnique, qui souhaitent imposer la charia, la loi coranique. Certains le font pacifiquement, avec leur rhétorique redoutable (Tarik Ramadan) d’autres par la violence : islamikaze, djiadistes etc...

    Je reprends tes deux textes pour demontrer l’amalgame et la diversion que tu utilises dans ton argumentation pour justifier un fait sans aucune relation avec la problematique objet du debat, en l’occurence ici, les menaces qui pesent sur la "securité d’Israel" qui tu essayes d’imputer aux islamistes, demonstration :

    les islamistes sont simplement des gens, encore une fois quelle que soit leur origine ethnique, qui souhaitent imposer la charia, la loi coranique

    - Depuis quand les islamistes ont essayé d’imposer la Charia en Israel ?
    - Les Arabes (20 %) ne sont ils pas des citoyens de seconde zone sur leur propre terre en Israel, etat que toi et tes semblables appelez "seule democratie du moyen orient"

    Le debat tournait autour du mythe sur la "securité d’Israel" érigé par certains médias et homme politique en tabou, dont la non adhésion fait encourir à ces detracteurs les fameuses accusation "d’antisemite" ou de "négationniste".

  • permalien saintyves :
    4 février @15h17   « »

    Sur l’islamisme là encore il faut etre tres prudent et ne pas ceder à la facilité qui consiste à mettre tous les malheurs de la terre sur son dos, il s’agit de distinguer les differents composantes de ce mouvement :

    - Al Qaida de Ben Laden : organisation extremiste internationale qui s’occtroie le droit de tuer des innocents au nom de tous les musulmans, et qui se considère en conflit ouvert contre : un occident impie, un monde arabo-musulman qui a devié de la voie de l’Islam, tous les regimes arabes (parcequ’ils n’appliquent pas la Charia) etc, cette organisation essaye à coups de dollars de recuperer les fanatiques musulmans de tout bord et de toute nationalié (en Algerie, en Afganistan, en Somalie, en Irak, au Maroc ds les evenements du 16 mai 2003, recemment au Liban Fath Al Islam, etc)

    - Les partis islamistes democrates, au Maroc (PJD objet du fallacieux Appel pour ’les’ libertés individuelles,) en Turquie, en Jordanie etc.

    - Les organisation frappées par la censure au Maroc (Al AdloulIhssan) les freres Musulmans en Egypte et Jordanie etc

    - Les cas isolés d’individus fanatisés ne disposant pas base intellectuelle suffisante, et influencés par une certaine litterature moyenageuse, (le cas de l’attentat de 2007 à Meknes au Maroc)

    Je partage l’analyse d’Ibn Kafka que je trouve tres instructives sur les enjeux de cette compagnes.

    Appel pour ’les’ libertés individuelles, ou ’Ici Radio-Anfa, les bourgeois parlent aux bourgeois’

  • permalien
    4 février @20h05   « »

    Amnon Kapeliouk : « Une politique israélienne otage des généraux »

  • permalien Chahid :
  • permalien Ali :
    4 février @22h27   « »

    bonjour monsieur GRESH IL serait interessant de compléter vos informations sur "Islam et libertés" au maroc et notament d’expliquer dans quel contexte cette appel a été écris notamment après un lynchage par la foule de soi-disant homosexuel qui se serait marier a ksar el kébir selon certaine video divulguer sur le net. Merci

  • permalien K. :
    5 février @14h34   « »

    - Ce n’est pas parce que les “intellectuels” le dénonceraient volontiers qu’il ne faut pas le dénoncer soi-meme : 2 soeurs devraient etre lapidées à mort pour adultère en Iran.

    - Une mosquée vieille de 700 ans à proximité de Jerusalem doit etre démolie pour défaut de.. permis de construction.

  • permalien K. :
    5 février @15h37   « »

    Dershowitz, dans un article posté sur le FrontPageMag.Com le 19 octobre 2007 : “Oxford Union is Dead”. Plus qu’une annonce de décès, il s’agissait en fait d’une menace de mise à mort. Et l’Oxford Union l’a prise très au sérieux.

    Explications par Avi Shlaim (1/2 ou 3) :

    L’Oxford Union est une des chambres de débat les plus glorieuses au monde et un bastion de la liberté d’expression. Elle a été fondée au dix-neuvième siècle afin de soutenir le principe de la liberté d’expression et du débat libre en Angleterre à un moment où ils étaient sévèrement entravés.

    La Grande-Bretagne s’enorgueillit de sa tradition de liberté d’expression et de débat civilisé sur tous les sujets, y compris Israël. La grande majorité des Juifs britanniques font partie de cette tradition. Jonathan Sacks, le Grand Rabbin, est un exemple notable de cette tradition d’impartialité, de libéralisme et de pluralisme. Un de ses seize livres est appelé The Dignity of Difference : How to Avoid the Clash of Civilizations. De l’autre côté de l’Atlantique, d’autre part, le débat public sur Israël est beaucoup plus féroce et partisan, laissant relativement peu d’espace pour la dignité de la différence. La passion avec laquelle beaucoup d’éminents Juifs américains défendent Israël trahit une attitude atavique de « mon pays avant tout qu’il ait raison ou tort ».

    Un débat avait été planifié pour le 23 octobre 2007 l’intitulé du débat devant être « Cette maison croit que l’état binational est la seule solution au conflit Israélo-Palestinien ». Ilan Pappé , Ghada Karmi et moi-meme formions l’équipe en faveur de cette assertion ; Norman G Finkelstein, David (Lord) Trimble, le politicien irlandais du nord, et Peter Tatchell, l’activiste des droits des homosexuels, avaient accepté l’invitation comme opposants à cette idée. En fin de compte le débat a eu lieu sans qu’aucun des participants prévus n’y ait participé (..)

  • permalien K. :
    5 février @15h46   « »

    Avi Shlaim (2/2) :

    Divers amis d’Israël se sont plaints à Luke Tryl, le président de l’Oxford Union, sur le fait que le débat était « mal équilibré » parce qu’il incluait Norman G Finkelstein, un critique connu d’Israël, du coté de ce qu’ils appelaient “le camp des pro-israel”. Ce qu’ils n’avaient pas saisi, ou avaient choisi exprès de négliger, était qu’être pour ou contre Israël n’avait rien à voir avec le débat mais que celui-ci concernait des solutions alternatives pour le conflit Israélo-Palestinien. Le Professeur Dershowitz a été le premier et le plus agressif des protestataires. Il avait été invité à parler mais avait répondu qu’il participerait seulement s’il pouvait imposer le titre de la motion et faire le tri des invités. Ces conditions absurdes avaient été rejetées et Dershowitz s’était désisté. Mais il ne s’est pas contenter de bouder dans son coin : ce n’est pas son style. Il a écrit à Tryl qu’il était indigne de la part de l’Union d’offrir une plate-forme à Finkelstein ; mais, de nouveau, il a essuyé une rebuffade. Dershowitz a alors dirigé sa polémique directement contre Finkelstein, l’appelant « un sectaire anti-sémite » dans un article qu’il a posté sur le FrontPageMag.Com le 19 octobre 2007 sous le titre "Oxford Union is Dead".

    Le coprésident Paul Usiskin de la branche britannique de l’organisation “La Paix Maintenant” n’a pas seulement ajouté à la pression sur Tryl pour retirer Finkelstein mais a offert de prendre sa place. Le 14 octobre une petite délégation de diplômés d’Oxford est allée voir Tryl pour le questionner sur la participation de Finkelstein et Tatchell du côté "pro-Israël" et arguer que l’ensemble du débat était mal équilibré. Il est parfaitement légitime pour les membres de l’Union de communiquer leurs inquiétudes à leur président. Mais l’insistance sur l’équilibre par rapport à un acteur international aussi peu équilibré qu’Israël soulève plus de questions qu’elle n’en résout.

    Luke Tryl n’a affiché ni sagesse ni courage (..) et il s’est finalement effondré sous les pressions. Le 19 octobre, quatre jours avant le débat, il a sèchement informé Finkelstein que son invitation était annulée. Paul Usiskin réalisa son ardente ambition d’être inclus dans le débat comme un membre de l’équipe s’opposant à la motion. (..)

    Deux jours avant la date du débat, les 5 autres participants de départ se sont retirés.

    Les débatteurs furent l’ubiquitaire Paul Usiskin et cinq étudiants. La motion fut vaincue par 191 votes contre 60. Groucho Marx a dit une fois à son hôte : « J’ai passé une grande soirée mais ce n’était pas le sujet » ! Je ressens un peu la même chose à propos de ce débat particulier de l’Oxford Union.

  • permalien Pierre :
    5 février @15h47   « »

    Au-delà des propagande, les décryptages des historiens :

    Avi Shlaïm propose, quant à lui, une interprétation convaincante de cinquante ans de politique israélienne à l’égard du monde arabe, une politique fondée sur la stratégie du « mur d’acier » (iron wall) prônée par Zeev Jabotinski dès 1923. Le père de la droite israélienne était convaincu qu’il n’existait pas la moindre chance d’obtenir l’adhésion des Arabes de Palestine au projet sioniste ; la colonisation devait en conséquence se poursuivre à l’abri d’un « mur d’acier » impossible à détruire. Ce n’est qu’après avoir brisé la résistance arabe que l’on pourrait envisager une forme d’autonomie palestinienne au sein d’un Etat juif. Le travail d’Avi Shlaïm montre avec brio comment les travaillistes se sont de fait ralliés à cette stratégie sans jamais le dire.

  • permalien Chahid :
    5 février @21h21   « »

    Cher Monsieur Alain Gresh

    « Un certain nombre d’intellectuels marocains »… Il faut mettre « intellectuels » entre guillemets, sinon c’est réduire l’intelligentsia marocaine à quelques entrepreneurs, commis de l’Etat etc., sans oublier certains « personnages » signataires tout à fait étranges, je citerais à titre d’exemple le chanteur de rap ou de hiphop (peu importe) dit Big Lkhasser (traduire Big le dépravé ou le périmé!), de quels « intellectuels » parlons-nous ?! Un appel qui n’est pas signé par Ssi Mahdi Elmandjra, un des derniers intellectuels et savants marocains honnêtes encore en vie, ne mérite ni respect ni égard.

    Anticipons les choses, il s’agit tout simplement de tester l’opinion publique marocaine et la préparer à un autre appel, « l’appel des appels » si vous voulez, qui consistera à inviter les marocains à une normalisation complète des relations avec Israël ! Le reste n’étant que des « escarmouches » pour la dernière bataille que mènent les sionistes au Maroc !

    Le Benchemssi en question finira bien par « internationaliser » la question pour avoir les signatures des BHL & Co !

    Le Rapport Winograd, le Tigre en papier, la sécurité nationale des arabes et les fesses de Tsahal !

  • permalien Chahid :
    5 février @21h26   «

    Cher Monsieur Alain Gresh

    « Un certain nombre d’intellectuels marocains »…

    Il faut mettre « intellectuels » entre guillemets, sinon c’est réduire l’intelligentsia marocaine à quelques entrepreneurs, commis de l’Etat etc., sans oublier certains « personnages » signataires tout à fait étranges, je citerais à titre d’exemple le chanteur de rap ou de hiphop (peu importe) dit Big Lkhasser (traduire Big le dépravé ou le périmé!), de quels « intellectuels » parlons-nous ?! Un appel qui n’est pas signé par Ssi Mahdi Elmandjra, un des derniers intellectuels et savants marocains honnêtes encore en vie, ne mérite ni respect ni égard.

    Anticipons les choses, il s’agit tout simplement de tester l’opinion publique marocaine et la préparer à un autre appel, « l’appel des appels » si vous voulez, qui consistera à inviter les marocains à une normalisation complète des relations avec Israël ! Le reste n’étant que des « escarmouches » pour la dernière bataille que mènent les sionistes au Maroc !

    Le Benchemssi en question finira bien par « internationaliser » la question pour avoir les signatures des BHL & Co !

    Le Rapport Winograd, le Tigre en papier, la sécurité nationale des arabes et les fesses de Tsahal !

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