Le Monde diplomatique
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > L’OTAN en Cisjordanie ?

L’OTAN en Cisjordanie ?

jeudi 21 février 2008, par Alain Gresh

Une information sans commentaires mais qui est intéressante à verser au débat sur l’avenir du Proche-Orient.

« Les Etats-Unis envisagent de déployer des troupes de l’OTAN en Cisjordanie  » - Le Flash info du Jerusalem Post, édition française, 20 février 2008 :

« Les Etats-Unis étudient la possibilité de déployer des troupes de l’OTAN en Cisjordanie de manière à rassurer Tsahal et à aider son retrait dans les prochaines années, a déclaré un officiel de la défense au Jerusalem Post. Le plan, mis au point par l’envoyé spécial des Etats-Unis au Moyen-Orient le général James Jones, est discuté parmi les pays européens dont la participation à la force multinationale pourrait être réclamée. »

« Jones, un ancien commandant de l’OTAN, a été envoyé en Israël en novembre pour aider les Israéliens et les Palestiniens à élaborer les mécanismes nécessaires pour un futur accord de paix. Comme le Jerusalem Post l’avait révélé le mois dernier, le plan de Jones prévoit l’envoi d’une force intermédiaire en Cisjordanie pour sécuriser la région pendant la période qui suivra le retrait israélien et en attendant que l’Autorité palestinienne soit en mesure de prendre le contrôle effectif du terrain. »

« "Le déploiement d’une telle force a été évoqué pendant les conversations et il est de notoriété publique que Jones travaille sur le sujet", a confié un officiel de la défense mardi 19 février. "Pour le moment, il s’agit seulement d’une idée, qui doit être acceptée ou adoptée par Israël". »

« L’un des sujets centraux pour l’armée est de savoir si elle gardera sa liberté d’action en Cisjordanie avec la présence de la force d’interposition. "S’ils tirent une roquette Kassam contre Israël, pourrons-nous répliquer, ou devrons-nous nous en remettre aux forces étrangères stationnées sur le terrain ?", interroge un officiel de la défense. »

Cette information est reprise par Sophie Castalla, de Guysen International News, 20 février, sous le titre « L’OTAN en Judée-Samarie ? » :

« "Ce projet a déjà été discuté à maintes reprises", ont affirmé des représentants israéliens. "Pour l’instant, c’est seulement une idée. Elle doit encore être acceptée et adoptée pour Israël". Un plan également soutenu par Robert Jones, ambassadeur américain en Israël. Lors de la réunion annuelle des grandes associations américaines juives, Robert Jones a cependant prédit qu’il faudrait des années pour mettre en place un tel projet. "Ce sera long et difficile", a-t-il affirmé. »

(...)

« Si le ministre de la Défense, Ehoud Barak, s’est déjà entretenu avec James Jones, il n’a pas encore communiqué son opinion sur ce sujet. Mais un représentant proche d’Ehoud Barak a déclaré que le déploiement d’une force internationale en Judée-Samarie pourrait poser problème à Tsahal dans l’éventualité d’attaques terroristes palestiniennes après le retrait israélien de cette région. Ce qui préoccupe Israël, c’est bien de savoir si Tsahal aura toujours la possibilité d’opérer en Judée-Samarie malgré la présence de ces troupes de l’OTAN. »

(...)

« A noter que ce plan a également été communiqué à différents pays européens, lesquels pourraient être appelés à contribuer à cette nouvelle force internationale. Une proposition qui intervient à l’heure où des représentants israéliens de la Défense craignent un retrait des pays européens de la FINUL. »

Pakistan, la chute de M. Ben Laden ? Retour à la table des matières

Les élections au Pakistan ont marqué une sévère défaite pour le président Musharraf et aussi pour les partis islamistes les plus extrémistes. Même si l’emprise de l’armée sur le pays restera aussi forte, le scrutin devrait favoriser une évolution de la situation. Le 11 février, quelques jours avant le vote, un sondage publié par le quotidien Dawn, « Support for Osama waning ; PPP most popular party : poll », notait que le soutien à Al-Qaida était passé de 33% à 18%, et celui aux taliban de 38% à 19%.

Succession en Arabie saoudite Retour à la table des matières

Le site de Arab Reform Initiative, qui publie des rapports réguliers en arabe et en anglais sur les réformes dans le monde arabe, publie le 14 février un rapport de Awadh Al-Badi sur les nouvelles règles de succession en Arabie, « Institutionalising Hereditary Succession in Saudi Arabia’s Political Governance System : The Allegiance Commission ». Où l’on mesure la complexité d’un système monarchique dans lequel des centaines de princes peuvent aspirer au trône.

53 commentaires sur « L’OTAN en Cisjordanie ?  »

  • permalien Ph. Arnaud :
    21 février @18h39   »

    A propos du déploiement de l’OTAN en Cisjordanie.

    Ce qui fait dresser l’oreille, au premier chef, c’est la formulation : « Les Etats-Unis envisagent de déployer des troupes de l’OTAN… ». Sur le site Wikipedia de l’OTAN, on lit :

    « Le Conseil de l’Atlantique Nord est l’organe principal de décisions. Composé de représentants permanents des États membres (ayant rang d’ambassadeurs), il se réunit au moins une fois par semaine sous la présidence du Secrétaire général de l’OTAN. Il prend ses décisions à l’unanimité. Les représentants permanents agissent sur instructions de leur pays, et rendent compte aux autorités nationales des positions des autres gouvernements ».

    A considérer cela, on a l’impression que le chef de l’organisation est le Secrétaire Général et que tous les membres y ont un statut d’égalité. Ce qui est stupéfiant, dans cette formulation, c’est l’aveu ingénu que les Etats-Unis (300 millions d’habitants), passant par-dessus la tête du chef en titre, traitent les autres membres (572 millions au total, soit pas loin du double) comme des supplétifs à leur service. Par ailleurs, il est pour le moins curieux que cette alliance, créée pour faire face à l’URSS, n’ait tiré des coups de feu que « postérieurement » à la disparition de cette même URSS… Tout se passe donc comme si, dès les débuts, l’OTAN n’avait pas été créée « contre » quelque chose (la « menace » communiste) que « pour » autre chose (les intérêts des Etats-Unis)…

    Au passage, cela en dit long sur la disproportion, malgré les populations respectives (et même les puissances économiques respectives) entre le poids militaire des Etats-Unis et ceux du reste des membres de l’alliance. Globalement, le rapport des forces politiques est le même que si les Etats-Unis n’avaient, en face d’eux, que chaque membre isolé, comme une addition de divisions…

  • permalien Pierre :
    21 février @19h11   « »

    Les drapeaux américains et les bannières en anglais agités devant les caméras de Fox News par les Kosovars "libérés" ne permettent pas de doute quant à l’utilisation de l’OTAN comme armée de mercenaires au service de l’Empire.

    Les Etats-Unis pourraient déployer temporairement des troupes de l’Otan en Judée-Samarie suite au retrait de l’armée israélienne, selon le quotidien Jerusalem Post. L’envoyé spécial des USA pour la sécurité au Proche-Orient, le général James Jones, va tenter de promouvoir cette idée qui pourrait être appliquée durant la période de transition entre l’évacuation des forces de Tsahal, et le moment où l’Autorité palestinienne sera en mesure de prendre le contrôle sécuritaire de son nouvel Etat.

    [DESINFOS.COM] - Le Kosovo, modèle pour les Palestiniens ?

    La volonté des États-Unis de reconstituer les blocs de la guerre froide n’a jamais fait de doute :

    MOSCOU, 9 février - RIA Novosti. Les Etats-Unis ont fait fi du rapport du Groupe de haut niveau créé par l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, écrit Evgueni Primakov, ancien premier ministre russe, dans l’hebdomadaire Moskovskie Novosti.

    Ce groupe où les Etats-Unis sont représentés par Brent Snowcroft, ancien conseiller à la sécurité nationale de George Bush père, et la Russie par l’auteur de ces lignes, proposait de réserver aux Nations unies le monopole de la prise de décision sur le recours à la force armée (quand un pays est directement agressé, il jouit naturellement de ce droit). Mais il semble que Washington se choisisse une autre voie, celle de renforcer l’OTAN en tant qu’instrument de ses décisions musclées.

    RIA Novosti - International - L’OTAN remplacera-t-elle l’ONU ? (Moskovskie Novosti)

  • permalien K. :
    21 février @19h13   « »

    19% de soutien pour les Talibans, 18% pour al-Qaida, soit le double (selon China Hand) des 9% qui soutiennent la “guerre contre la terreur” des Etats-Unis.

    Concernant les élections pakistanaises China Hand avait écrit précédemment (6/12/2007) :

    Ce qui se passe au Pakistan n’est bien entendu pas un mouvement démocratique ; c’est une tentative visant à propulser Benazir Bhutto à la tête du Pakistan comme une cliente de l’Amérique.

    Ce qui est encore moins bien compris, c’est que l’Arabie saoudite pousse pour un autre candidat, Nawaz Sharif - - en opposition à l’administration Bush.

    Si Bhutto accède au pouvoir, elle promet de suivre la ligne des États-Unis avec une campagne agressive contre les extrémistes islamistes au Pakistan et contre les éléments talibans dans les zones tribales du Pakistan. Et si elle se conforme à ce programme, elle va s’aliéner l’armée et exacerber la crise politique au Pakistan.

    Si Sharif accède au pouvoir, il poursuivra une ligne plus modérée alternant les pressions et l’accommodement avec les talibans, les islamistes extrémistes, et Al-Qaïda.

    Le résultat final du choix Pakistanais - et Américain et saoudien - apparaîtra en Afghanistan.

    L’Occident est en train de perdre en Afghanistan.

    Cela signifie que soit nous nous battons pour garder au pouvoir le régime pro-américain de Karzai, en utilisant Benazir Bhutto pour mobiliser les militaires et le renseignement pakistanais au nom du combat contre l’extrémisme islamiste ...

    ... Soit nous laissons faire les choses, les organisations sécuritaires et militaires du Pakistan permettant à la nature de suivre son cours, et un régime conservateur, favorable aux saoudiens- qui s’accommode des Talibans – s’installe à Kaboul et forme un rempart naturel contre l’Iran sur son coté oriental, avec l’aide du Pakistan.

    C’est un choix impossible pour les États-Unis : abandonner un état allié particulièrement bien intentionné, et, s’il n’est pas démocratique, laïque et pro-américain.

    Mais je pense que les Saoudiens craignent que la trop coûteuse, trop risquée et peu efficace guerre contre la terreur de l’Amérique, soit trop axée sur Karzai et sur une ingérence excessive dans la politique pakistanaise, avec la possibilité de, non pas un, mais deux États défaillants sur le flanc Est de l’Iran.

    Le fond du problème est le suivant :

    Les régimes pro US dans les pays musulmans sont faibles, inefficaces, divisés, instables et dangereux - et sont trop faibles pour résister à l’Iran. En fait, comme le régime iraquien, ils finissent souvent par traiter avec l’Iran, et à partir d’une position de faiblesse.

  • permalien Yann :
    21 février @19h46   « »

    Hamas rejects any plan to deploy international forces in WB, The Palestinian Information Center, 21/02/08 (Le Hamas rejette tout projet de deploiement d une force internationale en Cisjordanie)

    Sarkozy : The Extraordinary Zionist, Khalid Amayreh, The Palestinian Information Center, 19/02/08

    No comment

  • permalien K. :
    21 février @21h14   « »

    Dans son article le plus récent, après les élections pakistanaises (66 sièges pour le PML-N de Nawaz Sharif, et 88 pour le PPP de feu Benazir Bhutto, aucun ne disposant de la majorité absolue), China Hand écrit :

    Le PML-N a le meilleur du débat national, avec un Sharif utilisant consciencieusement sa stature nationale reconnue et ses positions en faveur de la démocratie et du pouvoir judiciaire pour travailler au-delà des politiques à connotation provinciale et forger une organisation politique fondée sur une problématique en phase avec les classes instruites et prospères de tout le Pakistan.

    A l’inverse, le PPP est trop proche des États-Unis et de ses impopulaires politiques de sécurité et est affligé d’un culte de la personnalité quasi religieux plutôt ridicule centré sur Benazir Bhutto, associé à un chauvinisme Sindh violent et étroit et est dirigé par un Co-président (Zardari) impopulaire et à l’éthique douteuse qui doit sa position à la volonté politique de Bhutto , qui l’a imposé à un parti qui ne l’aime vraiment pas.

    Le PPP a déjà promis de ne pas traiter avec les partis pro-Musharraf en vue de la formation d’un gouvernement, ce qui signifie qu’une coalition avec le PML-N est envisagé.

    De futures fissures dans ce mariage de convenance entre le PPP et le PML-N sont censés représenter le seul espoir de Musharraf, qui, autrement, peut déja allumer les gaz de son avion pour l’exil en Turquie ou aux Maldives ou ailleurs.

    Si les deux partis d’opposition n’arrivent pas à s’accorder, Musharraf bénéficie de quelques mois de dérive et de chamailleries suivis d’un divorce et d’une suspension du parlement, moment où il peut dissoudre le Parlement et organiser de nouvelles élections, dans lesquelles il espèrera obtenir de meilleurs résultats-

    C’est peut-être un espoir vain, car la partie qui va probablement le mieux s’en tirer est celle du PML-N, qui est vocalement et visiblement intransigeante sur la question de Pervez Musharraf. (À suivre)

  • permalien K. :
    21 février @21h25   « »

    China Hand (suite 1) :

    Les États-Unis bénéficient aujourd’hui d’une brève fenêtre d’opportunité pour faire quelque chose de constructif dans la politique pakistanaise.

    Les profonds penseurs du Département d’Etat pourraient se pencher sur les résultats des élections, décider que nous avons fait de notre mieux pour Mousharraf, notre fidèle mais finalement inepte homme fort, et accorder notre aval à son départ pacifique.

    Le PPP sera épargné du rôle suicidaire de protecteur de Musharraf, et en mesure de former un gouvernement de coalition avec le PML-N qui sera dans une position de subordonné dans le gouvernement, au lieu de combattre ce gouvernement de l’extérieur.

    Les États-Unis ont toujours exécré une situation dans laquelle le PPP et le PML-N formaient une coalition.

    Sharif est généralement vu, à tort, comme un anti-américain.

    En décembre dernier, le président Bush a publiquement exprimé des doutes sur le fait que Charif puisse se comporter comme un partenaire de la seule Superpuissance du monde dans la guerre globale contre le terrorisme.

    Le problème avec Sharif n’est pas qu’il est anti-américain.

    Les partis religieux anti-américains des Provinces de la Frontiere Nord-Ouest du Pakistan ont été écrasés par le laïque Awami National Party.

    Non, le problème de l’administration Bush est plus profond que cela.

    Sharif représente la résistance à la politique de sécurité d’affrontement de l’administration Bush ; résistance qui, après l’Irak, est présente non seulement au Pakistan, mais à travers tout le Moyen-Orient.

    Son premier patron étranger est l’Arabie saoudite.

    Sharif représente une doctrine islamique de sécurité défendue discrètement par Riyad qui privilégie la stabilité (et en est venu à rejeter les actions très déstabilisantes au Moyen-Orient des Etats-Unis), est à l’aise avec les régimes conservateurs religieux, et ne se soucie pas trop de ce qui arrive à Karzaï, le dirigeant du régime soutenu par l’OTAN à Kaboul, ou à l’une quelconque des autres démocraties [ironie ? j’espère] que nous avons enfanté de manière si sanglante dans la région. [À suivre]

  • permalien K. :
    21 février @21h30   « »

    China Hand (suite 2 et fin) :

    Washington redoute qu’une coalition du PPP sous l’influence du PML-N (cas de figure très populaire ayant recueilli plus de 70% d’opinion favorable lors d’un sondage au Pakistan, selon l’International Republican Institute) puisse refléter cette orientation et adopter des politiques populaires en phase avec le peuple pakistanais c’est-à-dire découplées de la guerre des États-Unis contre les talibans et Al-Qaïda, juste au moment ou la perspective de perdre l’Afghanistan a commencé à causer de sérieuses brûlures d’estomac aux décideurs politiques américains.

    Il ne fait pas de doute qu’il s’agit d’un problème.

    Au Pakistan, le support en faveur de la guerre contre la terreur des Etats-Unis se chiffre à un petit 9%.

    Le peuple pakistanais la hait, il hait l’armée, et de ce fait même Musharraf ne pouvait faire mieux que ses demi mesures dans sa traque des militants à l’ouest du Pakistan.

    Peu importe qui est au pouvoir, nous n’allons pas dénicher quelque miraculeuse race de croisés pakistanais prêts à tuer leurs propres concitoyens musulmans pour permettre à l’OTAN de détruire les alliés naturels pachtounes du Pakistan en Afghanistan.

    Il vaut mieux se contenter du très populaire et stable gouvernement PPP/PML-N, sans Musharraf mais avec Kiyani (le nouvel homme fort amélioré de l’armée) et espérer que tout cet argent que nous jetons au Pakistan puisse nous acheter un peu de soutien accordé à contrecœur dans la lutte contre les initiatives extrémistes qui convienne à la fois à la politique américaine et à l’humeur nationale pakistanaise.

    Bien sûr, accepter un demi-gain n’est pas vraiment ce que recherche l’administration Bush. Sa réponse habituelle pour justifier un refus, est, au contraire, de se plaindre d’un manque de volonté et de vigueur, et de doubler la mise lorsque les faits sur le terrain contredisent leurs prévisions.

    Donc, nous verrons si Washington favorisera l’allaiance PPP + Musharraf, poursuivra la politique de division et de dérive des politiques pakistanaises et la doctrine de sécurité avec en fin de compte une domination de Nawaz Sharif et un PML-N devenant de plus en plus ouvertement anti-américain.

    Ou peut-être que nous pouvons décider de suite de faire quelque chose d’intelligent.

    Nous pouvons décider de faire en sorte que cette affaire se termine par notre défaite ou notre victoire- et la victoire ou la défaite du Pakistan.

  • permalien K. :
    21 février @22h05   « »

    Que se passe-t-il dans les démocraties enfantées par l’Amérique? :

    « Un jeune homme, étudiant en journalisme, a été condamné à mort par une cour islamique pour avoir téléchargé un rapport sur internet. Cette condamnation a été ensuite confirmée par les dirigeants de ce pays. C’est cela l’Afghanistan - pas à l’époque des Talibans, mais six ans après la "libération" et sous le gouvernement de l’allié des Occidentaux, Hamid Karzaï. »

  • permalien
    21 février @22h23   « »

    Pakistan : première étape franchie : les deux partis de l’ex-opposition vont former un gouvernement.

  • permalien K. :
    21 février @22h55   « »

    Le roi Abdallah II de Jordanie à des parlementaires européens, en voyage dans la région :

    Il faut que vous arriviez “à convaincre Israël que ce qui est sur la table, c’est la paix offerte avec cinquante-sept nations. Le conflit est entre modérés et extrémistes. Si l’on échoue, c’est terrible !”

    Le plus terrible est que les dits parlementaires en ont été “bouleversés”.

  • permalien Pierre :
    22 février @08h55   « »
    L’OTAN en Cisjordanie ? et meurtres à Gaza !

    Pendant ce temps, les massacres ordinaires continuent :

    GAZA (Reuters) - Un missile tiré par l’armée israélienne a tué au moins deux activistes palestiniens et blessé un troisième dans le centre de la bande de Gaza, à proximité de la barrière de sécurité érigée par l’Etat juif, rapportent le Hamas et des sources médicales. Selon des responsables du mouvement islamiste, qui s’exprimaient sous couvert d’anonymat, les combattants étaient membres du Djihad islamique. Une porte-parole de l’armée israélienne a confirmé que Tsahal avait procédé à un tir de missile contre des "éléments terroristes".

    vendredi 22 février 2008 08:52:13 Le Monde.fr : Deux activistes palestiniens tués dans la bande de Gaza

  • permalien Sébastien :
    22 février @11h27   « »

    Que les combattants palestiniens reposent en paix, pour moi ce n’était pas forcément des terroristes, mais des combattants tués au cours d’une guerre, (guerre = absence de paix).

    Lorsque l’armée allemande tuait des résistants français, les résistants le comprenaient.

    Des militaires allemands ont été jugés pour Ouradour, les exécutions d’otages, mais pas pour avoir tué des résistants.

  • permalien Sébastien :
    22 février @11h38   « »

    Quand les israéliens accorderont-ils le statut de combattant au Hezbolah, aux brigades des martyrs d’Al Aqsa, et aux groupes palestiniens armés ?

    Mais je craint que cela n’aarivera pas de si tôt !

  • permalien yasmina :
    22 février @11h43   « »

    décidement, plus que jamais "le bonheur et la vanité sont incompatibles"( penseur français des Lumières, mais je ne me rappelle plus le nom).

    Si, pour changer, l’administration americaine satisfaisait les doléances raisonnables et justifiées des Palestiniens, elle n’aurait plus besoin d’envoyer qui que ce soit pour faire le gendarme.

  • permalien Pierre :
    22 février @12h06   « »

    Sébastien, comment nommez-vous les 13 victimes de qassams dans les implantations ?

    - des combattants ?

  • permalien K. :
    22 février @13h56   « »

    Les Américains s’opposeront-ils à l’alliance PPP-Nawaz Charif ?

    Signaux contradictoires non seulement en fonction de la “maison” (de l’état américain) qui s’exprime, non seulement au sein d’une même maison, mais au sein du même communiqué. Impressionnant.

  • permalien Pierre :
    22 février @14h00   « »

    Yasmina : "( penseur français des Lumières, mais je ne me rappelle plus le nom).

    Les liaisons dangereuses - Pierre Choderlos de Laclos

  • permalien Sébastien :
    22 février @17h12   « »

    Pierre lorsque les roquettes quassam frapent des militaires israéliens, ou des cibles économiques israéliennes, il ne s’agit pas de terrorisme.

    C’est autre chose lorsque des civils sont ciblés délibérement : il s’agit d’un crime de guerre, et ca les deux camps en commettent. Rapport de force oblige, il y a plus de victimes du coté palestinien.

  • permalien Pierre :
    22 février @17h31   « »

    Merci pour vos précisions Sébastien.

    Donc je résume : les missiles israéliens tuent des combattants palestiniens, donc c’est normal, et les qassams des terroristes palestiniens assassinent n’innocentes victimes israéliennes, donc c’est un crime.

    Maintenant c’est beaucoup plus clair Sébastien.

  • permalien Pierre :
    22 février @17h37   « »

    . .

    ... donc Sébastien, en toute logique, il n’y aurait que 13 terroristes à Gaza...

  • permalien K. :
    22 février @20h30   « »

    Le plan, mis au point par l’envoyé spécial des Etats-Unis au Moyen-Orient le général James Jones, est discuté parmi les pays européens dont la participation à la force multinationale pourrait être réclamée.

    D’après Ted Galen Carpenter, vice-président des études de défense et de politique étrangère au Cato Institute, les pays européens seraient meme les seuls à participer à cette force multinationale :

    « C’est une spectaculairement mauvaise idée. S’il y a un bon côté à l’initiative de Jones, c’est qu’au moins les décideurs des États-Unis n’envisagent pas d’inclure des troupes américaines dans une telle force. Apparemment, Washington estime que le masochisme est plus fort au sein des populations européennes, qu’il ne l’est dans la population américaine. »

  • permalien K. :
    22 février @21h18   « »

    Petit retour en arrière sur des articles prophétiques :

    - « L’OTAN au service de quelle sécurité? » Par Mariano Aguirre, en 1996

    - « L’OTAN, maître du monde ». Par Noam Chomsky, en 1999.

  • permalien Jeff :
    22 février @21h57   « »

    Ayant lu l’article de Wikipédia consacré au roquettes de type "qasam" dont Pierre a donné le lien, quelques commentaires me viennent à l’esprit à propos de certains passages de cet article :

    "La population exposée à ces tirs est affectée également psychologiquement. 33% des enfants vivant dans la ville israélienne de Sderot, cible fréquente des attaques Qassam, souffrent de trouble de stress post-traumatique"

    Alors que dire des enfants palestiniens vivant à Gaza ? Quelles sont les répercussions psychologiques sur la jeune génération suite au bombardement régulier et au blocus international touchant aussi bien l’économie que l’éducation dans cette toute petite partie du monde, cette prison à ciel ouvert ? Et qu’en conclure alors sur les générations précédentes qui, nature oblige, ont vécu leur enfance dans ce contexte de guerre et de dépréciation personnelle incessant ?

    "La Bande de Gaza, de laquelle la plupart de ces roquettes sont tirées, est entourée d’un mur sans contrôle possible de la part des Israéliens"

    Sans contrôle ??? Il y a de quoi surprendre, sachant les difficultés que tout Ghazaouite endure pour tenter de passer la frontière afin de gagner quelques sous pour relever le (très bas) niveau de vie de sa famille. Il me semble aussi - mais la référence me manque - que les Israéliens se sont proposés récemment de prendre en charge la reconstruction du mur fermant la frontière Egypte-Gaza. Auriez-vous des informations précises à ce sujet ? Il faut souligner (sauf erreur) que le mur d’origine n’avait pas été construit par les Egyptiens mais par... les Israéliens eux-mêmes (info qui n’a presque jamais été émise dans les grands médias français).

    Ce qui en dit long sur la pseudo-liberté offerte aux Palestiniens de Gaza par A. Sharon...

  • permalien saintyves :
    22 février @23h13   « »

    @ Sebastien

    Que les combattants palestiniens reposent en paix, pour moi ce n’était pas forcément des terroristes, mais des combattants tués au cours d’une guerre, (guerre = absence de paix).

    Lorsque l’armée allemande tuait des résistants français, les résistants le comprenaient.

    Des militaires allemands ont été jugés pour Ouradour , les exécutions d’otages, mais pas pour avoir tué des résistants.

    Les methodes de désinformation et d’interpretation fallacieuse des evénements usitées par la strategie sioniste ont encore frappé, cette fois-ci par le biais du post de Sebastien (22 février 11:27, par Sébastien), il commence par montrer une fausse et mesquine compassion pour les resistants palestiniens et libanais (combattants palestiniens reposent en paix), il renchérit en ecrivant : "pour moi ce n’était pas forcément des terroristes, mais des combattants tués au cours d’une guerre", pour essayer de justifier les crimes israeliens, et aussi pour donner l’illusion qu’Israel est en guerre, et qu’il a le droit de se deffendre contre ces combattants, en ayant recours exactement aux methodes nazis qui justifiaient les massacres des populations en les qualifiants tantot, de résistants, de combatants, mais "terroristes".

    Le comble de l’histoire, c’est quand il ecrit :

    Quand les israéliens accorderont-ils le statut de combattant au Hezbolah, aux brigades des martyrs d’Al Aqsa, et aux groupes palestiniens armés ?

    (22 février 11:38, par Sébastien)

    c.a.d qu’il suffit aux israeliens d’accorder le statut de combattant au Hezbolah, aux brigades des martyrs d’Al Aqsa, et aux groupes palestiniens armés pour pouvoir user de leur puissante armée pour massacrer en toute impunité, ces "combattants", faisant ainsi volontairement et suspicieusement, abstraction du caractère du pays colonisateur et expansionniste qu’est Israel, et du contexte de l’occupation par Israel des territoires palestiniens et libanais.

    Cependant Sebastien a commis une grave erreur (en tant que sioniste averti !), en faisant l’analogie avec l’armée Allemande (remarque : il ne dit pas armée nazie) en essayant de comparer et de justifier les crimes Israeliens et nazis.

    Bravo Sebastien, mais la prochaine fois, fais attention, tu te ferais tirer les oreilles par tes maîtres à penser sionistes.

    @ Pierre : j’admire ton : ... donc Sébastien, en toute logique, il n’y aurait que 13 terroristes à Gaza...

    Au fait, merci K pour ta réponse, et aussi pour les traductions dont tu nous gratifies

  • permalien saintyves :
    23 février @10h28   « »

    BRISEZ LE SIEGE DE GAZA : Journée mondiale le 23 février pour la levée du siège de Gaza Par ISM-France

    Tract et liste des villes dans plus de 30 pays participant à la Journée mondiale contre le Siège de Gaza du 23 février 2008

    Le 19 Septembre dernier, Israël a déclaré la Bande de Gaza « entité ennemie » et depuis cette date, il a imposé un siège terrible aux 1.5 millions d’habitants de Gaza dont plus de la moitié a moins de 18 ans qui sont emprisonnés sur cette bande de terre, sans médicaments, sans travail, sans chauffage, sans électricité, sans eau potable, sans essence, sans livres pour les étudiants et même sans pouvoir recevoir un peu d’aide financière de l’extérieur.

    Le 23 janvier dernier, la résistance palestinienne a fait tomber le mur entre Gaza et l’Egypte et la population a pu se rendre en Egypte pour se ravitailler mais maintenant les portes de la prison se sont à nouveau refermées et Israël continue non seulement ses assassinats ciblés mais il a encore renforcé son siège en diminuant sa fourniture en électricité et en carburant à la Bande de Gaza

    selon Btselem, une organisation des droits de l’homme israélienne, entre le 1er septembre 2005 et le 25 juillet 2007, 668 Palestiniens ont été tués dans la Bande de Gaza par les Forces d’Occupation Israélienne dont plus de la moitié n’étaient pas des combattants et 126 étaient des enfants.

    Alors nous, les peuples du monde entier, refusons de rester à regarder en silence le lent génocide qui se déroule sous nos yeux à Gaza.

    La punition collective imposée à la population de Gaza est une violation grave des droits de l’homme et un crime de guerre.

    En France, des manifestations-actions seront organisées dans les villes suivantes :

    AUBENASrond-point du Champ de Mars à 10H15

    BORDEAUXPlace St Projet De 15h à 17h

    LILLEPlace Rihour à 14h

    LYON Place Bellecourt à Lyon 2ème Rassemblement pour la levée du siège de Gaza à 14h30

    NANTESManifestation à 16h Place Royale

    PARIS Place Denfert Rochereau à 15h

    POITIERSFace à l’église Notre Dame (place du Marché) ce samedi à 11 heures

    VILLENEUVE D’ASCQParvis de l’Hotel de Ville de 10h à 13h

    DANS LE MONDE . PAYS BAS ITALIE ROMA

    GRECE EGYPTE

    ROYAUME UNI LIBAN SUISSE NYON NEUCHATEL AFRIQUE DU SUD LE CAP

    SUEDE BELGIQUE TURQUIE SYRIE

    ALGERIE

    MAROC NORVEGE ALLEMAGNE

    ECOSSE

    EDIMBOURG IRLANDE

    CANADA

    ROUMANIE

    RUSSIE

    BULGARIE

    UKRAINE

    SERBIE

    POLOGNE

    BARHAIN

    KOWAIT QATAR

    ISRAEL-PALESTINE OCCUPEE TEL-AVIV NEGEV

  • permalien K. :
    23 février @13h54   « »

    L’UE va collaborer en toute illégalité avec la “lutte anti-terroriste” israélienne dans les territoires occupés palestiniens, selon un document daté du 15 février dernier qui n’a pas été rendu public, mais que l’IPS a pu se procurer (extraits) :

    L’Union européenne envisage de nouvelles mesures pour renforcer sa coopération sur la recherche scientifique avec Israël, en dépit de la reconnaissance du fait que de précédents fonds prévus à cette fin sont allés à des entreprises qui opèrent illégalement dans les territoires palestiniens.

    Entre aujourd’hui et 2013, le gouvernement israélien doit contribuer à hauteur de 440 millions d’euros (652 millions de dollars) par an pour qu’il puisse participer a ce qu’il est convenu d’appeler le programme-cadre de recherche de l’UE.

    Un document non publié préparé par les diplomates de l’UE révèle que, parce que beaucoup des recherches communes porteront sur les questions de sécurité, Israël a réclamé l’assurance formelle que les informations qu’il donnera à Bruxelles soient traitées confidentiellement.

    Le document, vu par l’IPS, affirme que les autorités israéliennes ont indiqué qu’il existe un besoin d’accord avec l’UE, car "l’échange de documents classifiés peut être nécessaire." Daté du 15 Février, le document suggère que les gouvernements de l’UE devraient entamer des négociations avec Israël en vue de conclure un accord de « sécurité de l’information ».

    La demande d’Israël de confidentialité suit une reconnaissance de l’UE que certaines entreprises basées dans les territoires palestiniens occupés avait reçu de l’argent en vertu d’un programme de recherche antérieurs financés par les contribuables européens.

    Dans une note de 2006, l’exécutif de l’UE, la Commission européenne, a invoqué des "erreurs administratives" concernant le fait que des entreprises basées dans des colonies israéliennes illégales en Cisjordanie et à Gaza aient bénéficié de ces aides. La Commission a promis à ce moment-là qu’elle deviendra "très vigilante" à l’avenir dans le suivi de l’utilisation du budget de recherche de l’UE, qui s’élève à 50 milliards d’euros sur les sept prochaines années.

    Sandrine Grenier du réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme dit que tout soutien d’entreprises situées dans les territoires palestiniens " est une violation des obligations de l’UE."

    Les relations de l’UE avec Israël sont fondées sur un "accord d’association" qui est entré en vigueur en 2000. Il engage les deux parties à respecter les droits de l’homme et les principes démocratiques. (A suivre)

  • permalien K. :
    23 février @13h59   « »

    L’UE va collaborer en toute illégalité avec la “lutte anti-terroriste” israélienne dans les territoires occupés palestiniens, selon un document daté du 15 février dernier qui n’a pas été rendu public, mais que l’IPS a pu se procurer (suite et fin) :

    Pourtant, malgré les massacres de civils palestiniens par les forces israéliennes au cours des dernières années, l’UE n’a pas imposé de sanctions contre Israël. B’Tselem, l’organisation israélienne des droits de l’homme, a calculé que sur les 810 Palestiniens tués par les forces d’occupation dans la bande de Gaza en 2006 et en 2007, 360 seulement appartenaient à une organisation armée. (..)

    Ton Van Lierop, le porte-parole de la Commission pour les entreprises et l’industrie, a reconnu que la recherche conjointe avec Israël aura une dimension anti-terroriste.

    Mais il a insisté sur le fait que ce sera centré sur "la sécurité civile", tel que des mesures visant à améliorer les services d’ambulance et les services de pompiers . "Elle n’est pas destinée à l’armée", a-t-il dit. "Nous procédons toujours a un examen éthique de nos programmes. Les droits de l’homme sont toujours à l’avant-garde et sont toujours importants pour la Commission européenne."

    (..)

  • permalien yasmina :
    23 février @16h44   « »

    merci Pierre pour l’information

  • permalien saintyves :
    23 février @17h22   « »

    Incertitudes sur les intentions des États-Unis Helmut Schmidt : douze questions aux candidats présidentiels U.S.

    L’ancien chanchellier allemand Helmut Schmidt a publié dans le quotidien « Die Zeit » douze questions aux candidats à la Maison-Blanche. Elles s’adressent en réalité tout autant aux responsables européens car elles établissent un état des lieux de la place des États-Unis dans les relations internationales et soulignent des incertitudes nombreuses que beaucoup feignent d’ignorer. En appellant de ses vœux un leadership US, Helmut Schmidt montre que pour ambitionner à nouveau ce rôle Washington doit changer radicalement de politique.--------------------------------------------------------------------------------

    20 février 2008

    - 1. Comment comptez-vous mettre fin à la guerre en Irak ? Quels moyens comptez vous employer ? Quel aspect doit avoir l’Irak au final ?
    - 2. Quel est votre but en Afghanistan ? Est-ce seulement l’élimination d’Al Qaïda ou bien également celle des Talibans ? Ou bien est-ce la construction d’une démocratie ?
    - 3. Au cas où Al Qaïda viendrait à s’établir de manière durable au Pakistan, voire au cas où l’organisation réussirait à accéder à l’armement nucléaire pakistanais : est ce que vous interviendrez également militairement au Pakistan ?
    - 4. Quelle est votre stratégie pour parvenir à une solution pacifique du conflit qui dure depuis un demi-siècle entre Israël et ses voisins arabes ? Allez vous vous engager pour la création d’un État palestinien ou bien la conférence d’Annapolis ne sera t-elle qu’un épisode parmi d’autres ?
    - 5. Maintenant que les services secrets U.S. ont publiquement constaté que l’Iran a abandonné ses intentions de se doter de l’arme nucléaire : quelle sera la future politique des États-Unis vis à vis de l’Iran ?
    - 6. Un quart des États existants au monde sont entièrement ou à forte composante islamique : allez-vous vous engager pour la tolérance religieuse et culturelle envers l’islam et vous opposer à ceux qui prônent un choc des civilisations avec l’islam ?

  • permalien saintyves :
    23 février @17h40   « »

    Helmut Schmidt : douze questions aux candidats présidentiels U.S. par Helmut Schmidt* (suite & fin)

    - 7. Etes vous d’accord avec l’avis exprimé par, entre autres, Zbigniew Brzezinski [1], qui veut que, outre le Proche et le Moyen-Orient, la Russie représente un défi majeur pour la sécurité globale ? Ou bien partagez vous notre avis que la Russie, depuis Gorbatchev n’a jamais violé militairement ses frontières et s’est conduit, vis-à-vis de l’étranger, de manière plus pacifique qu’elle ne l’a jamais fait à l’époque tsariste ou soviétique ? Le système ABM (antimissile balistique) dont l’installation est prévue en Pologne et en République tchèque a t-il pour but de protéger ces pays ainsi que les États-Unis ou bien seulement d’intimider la Russie ? Acceptez-vous le rôle d’acteur politique et économique mondial que joue la Russie ?
    - 8. Acceptez-vous le rôle d’acteur politique et économique mondial que joue la Chine ? Allez vous enfin inviter la Chine aux sommets des chefs d’État ?
    - 9. Etes-vous prêts à remplir toutes les obligations découlant pour les États-Unis du Traité de non-prolifération et des autres traités sur les missiles et les forces conventionnelles en Europe ? Allez vous rétablir le traité ABM visant à empêcher une nouvelle course aux armements anti-missiles, que votre prédécesseur a imprudemment annulé ? Allez vous enfin ratifier l’adaptation du traité sur les forces conventionnelles en Europe, chose que votre prédécesseur a toujours refusé de faire ?
    - 10. Après que deux présidents états-uniens aient refusé d’adhérer au protocole de Kyoto, les États-Unis vont ils se joindre à une limitation contractuelle mondiale des émissions de gaz à effet de serre ?
    - 11. Votre politique budgétaire et financière va t-elle se donner pour but de rééquilibrer le déficit extrêmement élevé de votre balance extérieure ? Les États-Unis vont ils cesser de fonder leur croissance en accaparant l’épargne et les capitaux d’autres pays ? Etes vous d’accord de participer à une surveillance accrue des marchés financiers mondiaux hautement spéculatifs ?
    - 12. La Charte des Nations unies est-elle encore pour les États-Unis le fondement du droit international en vigueur ?

    Comme on peut le constater, le MO occupe une place essentielle dans l’article de Helmut Schmidt, qu’il considère comme la clé à la resolution des conflits qui secouent les pays de la region, à cause de l’intransigeance israelienne, et le soutien inconditionnel que lui assure l’actuelle administration etasunienne. En effet Israel se considère au dessus des lois internationales, et ne cessé depuis un demi siecle de bafouer toutes les resolutions de l’ONU sur le retrait des territoires Palestiniens, Libanais et Syrien qu’il occupe.

  • permalien Chahid :
  • permalien K. :
    23 février @21h08   « »

    @ Ahmad : La dernière fable du Pentagone. Nous sommes manipulés 24h/24.

    @ St-Yves : « ..If the United States continues to be implicated in the social, political and economic underdevelopment of much of the Muslim world, Al Qaeda will continue to gain followers who are blind to everything but the perceived destructive effects of US hegemony. » Dixit “Aysha Chowdhry and Andrew Masloski... Saban Center for Middle East Policy at the Brookings Institution.”

  • permalien K. :
    23 février @21h47   « »

    Manipulés naguère (le seul fait que l’auteur de l’article était Robin Wright aurait du m’amener à me méfier) comme aujourd’hui quand ces memes clowns font semblant d’etre en colère.

  • permalien K. :
    24 février @15h22   « »

    Arabie Saoudite

    Un roi élu dans une Gérontocratie. Article de Décembre 2007 par Madawi al-Rashid (extraits) :

    La création l’an dernier d’un Comité d’Allégeance, un cercle fermé de princes saoudiens de premier plan et la nomination de ses membres en décembre 2007, sont des tentatives désespérées visant à sauver la Maison des Saoud, non pas de la violence du Djihad, de la pression des réformateurs ou des menaces extérieures, mais des Aléas de la démographie et du vieillissement naturel.

    La Maison des Saoud a solidement résisté aux vents du changement. Ce ne sont pas les masses arriérées ignorantes et fragmentées, ni l’appui militaire constant des gouvernements occidentaux, ni le piétisme quiétiste des érudits religieux, qui ont permis la forte emprise de la Maison sur le pouvoir.

    C’est un système de redistribution, dans lequel une coterie de princes use de clientélisme et patronage. Les Grands princes, très semblables aux fameux Grands Hommes de la Nouvelle-Guinée décrits par l’anthropologue français Godelier, amassent richesses et capital social pour les redistribuer à des princes d’un moindre Dieu, créant ainsi dans le processus des cercles de fidélisation à l’intérieur d’un Etat qui est aujourd’hui une tribu sans leader. La Maison des Saoud reste immunisée contre la dissidence interne, car elle patronne les membres de sa propre famille, répartit la richesse entre les princes de première importance, qui, à leur tour, forment des cercles de clients recrutés chez les princes moins importants. Le comté et sa richesse sont vastes, ce qui permet aux princes aspirant à la présidence de contrôler des mini-fiefs au sein de l’État.

    Pour que l’équilibre fonctionne, les segments doivent être égaux. Mais hélas, nous vivons dans un monde où les inégalités, même entre les princes, sont la norme. Par conséquent, l’institutionnalisation d’une apparence d’égalité dans l’archaïque mais résiliente monarchie absolue sert plusieurs buts. En plus de la fascination des médias pour les questions saoudiennes et la version saoudienne unique de la démocratie, le Comité d’Allégeance est destiné à insérer des éléments de banalisation, de bureaucratisation et de rationalisation au sein du pouvoir de style Wébérien. Comme l’autorité traditionnelle a perdu son Charisme, du fait des pressions internationales et de la dissidence interne, la Chambre est maintenant à la recherche de la dernière solution, dans l’espoir de sauver son emprise sur le pouvoir. (À suivre)

  • permalien K. :
    24 février @15h37   « »

    Un roi élu dans une Gérontocratie. Article de Décembre 2007 par Madawi al-Rashid (extraits- suite et fin) :

    Le Comité d’Allégeance invoque le Coran et la Sunna et stipule que la consultation (choura) est le fondement de cette commission secrète. La notion d’appel à la choura est ici assez limitée et peu convaincante. Bien que la choura n’ait été appliquée à aucun moment de l’histoire de l’ère islamique après les quatre califes - même alors, il y a un débat quant à savoir si elle a été appliquée- la Maison des Saoud s’efforce de convaincre ses sujets qu’il maintient cette tradition islamique. Plus important encore, la Chambre soulève le drapeau de la choura contre les critiques extérieures de son système politique et les appels dévoyés en faveur de la démocratie. Comment l’Occident, ignorant de l’authentique tradition islamique, appelerait-il les Saoudiens, si jamais tel est le cas, à entériner un concept étranger tel que la démocratie dans un pays fidèle à sa tradition islamique ? Le comité secret est la choura à la mode saoudienne, au-dessus et au-delà des exotiques concepts grecs et de leurs dangers.

    La Maison des Saoud ajoute un comité secret à sa très longue liste d’affaires secrètes. Ni un conseil de la choura nommé ou élu, ni le grand mufti, ni un ahl al-hal wa al-aqd (“ceux qui résolvent et lient [?]”- dans le sens de ceux qui connaissent), ni personne d’autre ne fait partie d’une décision qui a toujours été une prérogative al-Saoud. Il est intéressant de voir que la Chambre n’a rien accordé de consistant à ses loyalistes de longue date muftis et oulémas al-Cheikh et les a tous exclu de la baya (serment d’allégeance)... Dans le nouveau comité, ils ne sont tout simplement pas là pour superviser et observer. Pourtant, lorsque viendra le moment ils seront appelés à approuver, en collaboration avec des notables des roturiers et des clients.

    Le comité ne garantit pas une transition harmonieuse vers la deuxième génération. Fait regrettable pour la Chambre, les faits démographiques semblent triompher ici, grâce à la multitude de mariages polygames au fil des ans. Parmi la deuxième génération des princes membres du comité, il existe un grand nombre de princes guerriers, de princes d’héritage, de gardes de sécurité, de spécialistes des affaires étrangères, de magnats des médias, et ainsi de suite. Comme les plus vieux qui ont partagé la vie politique par le biais de leurs fiefs, la deuxième génération est déjà en place pour hériter des pères. Le futur chef du cercle sera toujours difficile à choisir. L’équilibre devra être respecté dans les futures élections.

    Ce qui a triomphé à ce jour est la perspective d’un roi élu dans une gérontocratie royale sans leader.

  • permalien Sébastien :
    24 février @16h48   « »

    Bonjour,

    Saint-Yves : " c.a.d qu’il suffit aux israeliens d’accorder le statut de combattant au Hezbolah, aux brigades des martyrs d’Al Aqsa, et aux groupes palestiniens armés pour pouvoir user de leur puissante armée pour massacrer en toute impunité, ces "combattants", faisant ainsi volontairement et suspicieusement, abstraction du caractère du pays colonisateur et expansionniste qu’est Israel, et du contexte de l’occupation par Israel des territoires palestiniens et libanais."

    Tu portes un jugement moral, mais le droit de la guerre n’est pas la pour qui à tord ou qui à raison.

    Ce qui est injuste pour nous est juste pour d’autres personnes, mais la loi elle devrait être la pour tout le monde.

    Dans les guerres assimétriques les plus puissant refusent généralement le statut de combatant aux énnemis, les appelantterroristes.

    Les lois de la guerre ne sont pas la pour dire si la colonisation, ou l’occupation sont bien ou pas, si un camp à raison, et l’autre tord, mais accordéer le statut de combatant aux palestiniens armés serait un minimunm de respect, et obligerait les israéliens à moins mépriser leurs énnemis.

    Cela farrait reculer la barbarie.

    A moins de considérer le Proche Orient comme une zone de non droit, ou les lois de la guerre ne s’appliqueraient pas.

    "Tuer un arabe est un crime, mais pas un israélien, ou vice et verca. Ou a estimer que seul les civils israélien, ou arabes, doivent être protégés." Personellement je ne raisonne pas comme cela.

    Ilà été reproché à la France de ne pas accorder le statut de combatant au FLN algérien.

    PS : l’armée allemande n’était pas forcément nazie, et les alliés lui ont accordé le statut de combatant, et cela malgés tout ce qu’a fait le régime nazi.

  • permalien K. :
    24 février @17h41   « »

    Madawi Al-Rashid analyse un ouvrage récent de Rachel Bronson (Thicker Than Oil. America’s Uneasy Partnership with Saudi Arabia) sur les relations US-Saoudiennes.

    « En plus de pétrole, l’Arabie saoudite était importante pour les États-Unis en raison de sa situation et de son idéologie religieuse ». Trois éléments au sujet desquels Madawi Al-Rahid se demande s’il ne s’agit pas d’un “Triangle mortel” (extraits 1/2).

    « Les perspectives religieuses saoudiennes se sont (..)révélées être un instrument utile pour la politique étrangère de l’Amérique. Le prosélytisme étendu de l’Arabie saoudite d’une interprétation fondamentaliste de l’islam n’a pas été une source d’inquiétude car il avait une justification anti-communiste, écrit Bronson. En fait, la religion a été un facteur crucial pour cimenter le partenariat américano-saoudien. L’Amérique a enrôlé l’Islam saoudien pour lutter contre ses propres ennemis et les ennemis de l’expansion capitaliste, non seulement dans les pays arabes, mais aussi le monde musulman.

    « Bronson introduit un facteur, rarement mentionné dans les études des relations internationales concernant les relations interétatiques. L’identité religieuse de l’Arabie saoudite, désormais contestée et même détestée aux Etats-Unis avait été mobilisée pour servir les guerres de l’Amérique. (..) Sans le pétrole et la mobilisation religieuse saoudiens, le projet de vaincre le communisme n’aurait pu aboutir dans des régions où il avait le moins de chance de réussir.

    « À Riyad, le soutien des Etats-Unis a été perçu comme un bouclier contre les idéologies subversives qui s’épanouissaient dans le monde arabe, parmi lesquelles le communisme et le nationalisme. Des intérêts mutuels, par conséquent, ont permis de consolider un partenariat qui a été fondé sur des couches multiples, plutôt que le seul facteur du pétrole.

    « La thèse du pétrole n’est pas nouvelle puisque de nombreux observateurs des relations internationales avaient déjà expliqué le partenariat en ces termes. La nouveauté de l’ouvrage réside dans la façon de documenter en quoi les trois piliers du partenariat, à savoir le pétrole, la situation et la religion, ont servi à maintenir une relation unique entre deux partenaires improbables. »

  • permalien K. :
    24 février @17h46   « »

    Madawi Al-Rashid analyse un ouvrage récent de Rachel Bronson (Thicker Than Oil. America’s Uneasy Partnership with Saudi Arabia) sur les relations US-Saoudiennes. (extraits 2/2) :

    Une (..) faiblesse de ce livre est l’hypothèse de Bronson que le terrorisme est un produit du type d’enseignement délivré à l’école plutôt que des politiques qu’elle décrit sur plus de trois cents pages.

    Bronson admet que tant les Etats-Unis que l’Arabie saoudite ont contribué aux problèmes actuels par le biais de péchés par omission ou commission, mais quand elle recommande des solutions, elle semble oublier les causes sous-jacentes qu’elle a déjà identifiées. Le problème pour Bronson est le « financement de la pensée extrémiste » plutôt que les graves intrigues menées conjointement par les administrations américaines et les princes saoudiens successifs, (..).

    Le discours religieux contesté que Bronson et beaucoup d’autres identifient comme la source du terrorisme n’est pas nouveau. Il existe dans la région depuis plusieurs siècles. Ce n’est que ces derniers temps que ce discours s’est trouvé ré-approprié par des groupes qui voyaient dans le partenariat américano-saoudien humiliation et asservissement. Le discours auquel s’oppose Bronson semble avoir été acceptable quand il était au service des guerres de l’Amérique pendant la Guerre froide, puisqu’elle considère la religion comme un des facteurs qui ont rapproché l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis. Ce n’est que lorsque ce discours s’est retourné contre ses sponsors initiaux, à la fois à Washington et Riyad, qu’il est devenu problématique.

    Il est peut-être préférable de prêter attention aux péchés d’omission et de commission, ce qui peut effectivement se révéler plus productif dans la lutte contre le terrorisme. En lisant le livre, on arrive à la conclusion que le 9 / 11 a été un désastre en attente de se produire.

  • permalien Pierre :
    24 février @17h47   « »

    Sébastien avec la fausse candeur qui vous caractérise et qui égaille ce blog, vous nous ressortez le soi-disant "statut de combattant" accordé par "les alliés" à la Wehrmacht.

    Celà fait plusieurs posts que vous tournez autour du pot des "malgré-nous" Pouvez-vous nous dire ce que vous avez en tête une bonne fois pour toute, car au cas où vous ne vous en seriez pas aperçu, il n’ya aucun point commun entre l’enrôlement de force d’alsaciens dans la Wehrmacht et la situation au Proche Orient (même chose avec la guerre de 100 ans d’ailleurs).

  • permalien Vvolodia :
    24 février @19h04   « »

    Human Rights Watch http://cf.news.yahoo.com/s/31012008...

    Dans le rapport mondial 2008 qu’elle vient de publier, Human Rights Watch (HRW) passe en revue la situation des droits de l’homme dans plus de 75 pays. Le Soudan, l’Irak, le Pakistan, la Chine et le Moyen-Orient font partie des zones où les droits de la personne ont subit les violations les plus graves, les plus apparentes ou les plus régulières. PUBLICITÉ

    Le Soudan sans rémission

    ...../..... Les parties en conflit au Darfour, région de l’ouest du Soudan en guerre civile depuis près de cinq ans, impliquent les forces régulières soudanaises, leurs alliés, les miliciens arabes des djandjawids et les différents groupes rebelles.

    Depuis le début du conflit, 200 000 personnes ont été tuées et 2,5 millions d’autres ont été déplacées.

    HRW accuse le gouvernement soudanais d’être le principal responsable du chaos au Darfour...

    HRW critique aussi la ligne de conduite adoptée par l’ONU. Elle estime que l’attitude du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, est trop conciliante face aux tentatives de Khartoum pour empêcher le déploiement d’une force mixte de l’ONU et de l’Union africaine. .....

    Pas de répit pour l’Irak

    En Irak, le bilan n’est pas meilleur. « Les attaques contre les civils menées par les différents groupes insurgés et milices se poursuivent », affirme HRW qui déplore que le « nettoyage confessionnel » de Bagdad par des groupes armés sunnites et chiites se soit poursuivi malgré l’offensive lancée en février 2007 par l’armée américaine.

    Dérive autoritaire au Pakistan

    Chine : le prétexte des Jeux

    Israël et la Palestine, toujours présents

    On retrouve aussi Israël et la Palestine dans la liste des 75 pays inspectés par Human Rights Watch.

    Le blocus de Gaza imposé par Israël prive 1,4 million d’habitants de la nourriture, des combustibles et des médicaments nécessaires à leur survie. Ce châtiment collectif enfreint le droit international, estime HRW.

    L’organisation critique également les groupes armés palestiniens qui continuent de lancer des attaques aveugles à la roquette contre des zones habitées d’Israël, en violation du droit international.

    En 2007, pour la première fois depuis l’occupation de la bande de Gaza par Israël en 1967, le nombre de Palestiniens tués à la suite d’affrontement internes est supérieur au nombre de Palestiniens morts lors d’affrontements avec Israël, remarque HRW.

  • permalien Jeff :
    24 février @19h12   « »

    Qui sème des colonies récolte le désastre...

  • permalien Ana :
    24 février @20h55   « »

    Guy Senbel, sur Guysen International News, le 22 février 2008 :

    (...) "Le devoir de mémoire devient un acte de mémoire, qui concerne toute la République. La mémoire juive, c’est aussi la mémoire de la France. "

    Dans l’Etat juif, le devoir de mémoire attend toujours un acte de mémoire, d’autant que ça continue. La mémoire palestinienne, ce n’est pas seulement la mémoire d’Israël, mais aussi son présent.

    (...) "En Israël, dès l’âge de 5 ans, les enfants observent aussi le silence pendant que retentit la terrible sirène qui oblige les Israéliens à ne pas oublier, debout, la tête basse. Souvent les larmes coulent sur les joues des adolescents, qui prennent conscience de l’ampleur de la catastrophe, après avoir écouté pendant leur enfance, des histoires d’enfants qui leur ressemblaient. C’est cette conscience-là qu’il faut faire partager, parce que la mémoire d’Auschwitz est universelle."

    Et de conclure, parce que la mémoire est universelle, sans doute : "Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser. Nous pensons à leurs familles."

  • permalien Sébastien :
    25 février @10h42   « »

    Comparer les enfants tuées par les nazi parceque juif, avec des militaires disposant d’une force militaire considérable : instrumentalisation innaceptable de la Shoah.

    Aprés étonnez vous d’avoir du mal à enseigner le génocide.

    Les combatants arabes devraient avoir le droit de viser les militaires israéliens, il faudrait que le monde le dise.

    C’est ça accorder le statut de combatant à l’énnemi.

  • permalien Sébastien :
    25 février @10h57   « »

    Nous sommes au moins d’accord sur une chose Ana : la comparaison de Guy Senbel à la fin de l’éditorial de Guyens News est tout simplement scandaleuse, ni plus ni moins.

    Et pourtant la Shoah, son souvenir, marque pronfondément, et tragiquement mes idées.

    Mais ce que dit l’editorial de Guyens est puant, répugnant.

  • permalien Pierre :
    25 février @17h26   « »

    Une analyse complète et réaliste du droit au retour :

    Pas de « solution juste » sans le droit au retour des réfugiés palestiniens, par Pierre-Yves SALINGUE

  • permalien saintyves :
    25 février @19h56   « »

    Tu portes un jugement moral, mais le droit de la guerre ...

    Dans les guerres assimétriques ....

    Les lois de la guerre ne sont pas la pour dire si la colonisation, ou l’occupation sont bien ou pas, ...A moins de considérer le Proche Orient comme une zone de non droit, ou les lois de la guerre ne s’appliqueraient pas.

    @ Sebastien

    La verité est enfin sortie de ta bouche d’enfant (voir en gras)

    Le MO, et particulièrement la Palestine occupée (video) , est en effet une "zone de non droit", un no-mansland, un territoir sous occupation israelienne, ou ni l’ONU de Ban ki mon (ami d’Israel ), ni aucune autre organisation ni etat ne peuvent intervenir, une prison à ciel ouvert ou sont enfermés et isolés du rete du monde 7 millions de citoyens palestiniens, territoire ou israel commet impunement depuis un demi siecle des crimes d’une cruauté sadique, d’une atrocité et d’une abominations sans precedent dans l’histoire de l’humanité. ou tu vois l’intervention du "droit" dans ces crimes :

    - blocus meurtrier et punition collective
    - assassinats extrajudiciaires
    - tortures
    - bombardement de zone civiles
    - detention illegale d’enfants de femme et de vieillards
    - demolition de maisons palestiniennes
    - deracinement d’arbres fruitiers et oliviers.
    - 75% du Mur de l’apathied sont construits sur les territoires palestiniens
    - detournement de sources d’eau
    - confiscation de la terre et destruction de maisons
    - restrictions criminelles imposées aux checkpoints militaires comparées aux "lois sur le laissez-passer" de l’Afrique du Sud de l’Apartheid

    La puissance a plusieurs formes, et la forme militaire n’est que l’une d’entre elles. Si l’Etat d’Israël a pu faire ce qu’il a fait aux Palestiniens depuis 54 ans, c’est grâce à une campagne d’opinion permanente, scientifiquement organisée, destinée à légitimer les actes des Israéliens tout en noircissant et en occultant les actes des Palestiniens. Il ne s’agit pas ici de l’entretien d’une puissante armée, mais du conditionnement de l’opinion publique, en particulier aux Etats-Unis et en Europe occidentale. Un tel pouvoir s’acquiert par un travail de longue haleine, portant méthodiquement sur les points qui permettent de favoriser l’identification avec les positions israéliennes, et de présenter les Palestiniens comme des gens dangereux et répugnants, qui menacent Israël et qui par conséquent « nous » menacent.

    Edouard Said L’appel de la Palestine

  • permalien Sébastien :
    26 février @11h41   « »

    Bonjour,

    Oui Pierre, Pierre Yves Salingue est clair, sauf qu’il ne dit pas comment il imposera aux israéliens d’accepter de devenir minoritaires en Israël même, (car c’est ce qui se produira si l’on applique ce que propose P.Y Salingue).

    Illan Pape, tout comme Pierre Yves Salingue, ne veulent pas dire que pour appliquer leur revendication il faut démanteler l’Etat d’Israël.

    Reste à le faire accepter aux israéliens.

    Les idées d’Ury Avenery ont plus de chance, à mon avis, d’être acceptées par un plus large public palestinien et par les israélien, car elle repose sur des compromis réciproques tenant compte du rapport de force et des aspirations des deux peuples.

    « Le MO, et particulièrement la Palestine occupée (video) , est en effet une "zone de non droit" », Voila pourquoi Saint Yves il serait positif d’accorder le statut de combattant au Hezbolah, et au groupes armés palestiniens, ça serait un recul de la barbarie.

  • permalien Pierre :
    26 février @11h52   « »

    Sébastien : « il ne dit pas comment il imposera aux israéliens d’accepter de devenir minoritaires en Israël même, »

    Il n’y a rien a imposer aux Israéliens, ni aux Français, ni aux Japonais.

    - celui qui habite la France est appelé un Français,
    - celui qui habite Israël est un Israélien,
    - celui qui habite je Japon est un Nippon,

    c’est une convention communément admise par la plupart des êtres humains.

  • permalien Sébastien :
    26 février @12h56   « »

    Une nuance Pierre : P.Y Salingue considére les arabes vivant en Israël comme des palestiniens, membres de la nation palestinienne, même s’ils ont un passeport de l’Etat hébreu.

    Ce qu’il veut est le démantellement de l’Etat d’Israël.

  • permalien Pierre :
    26 février @13h25   « »

    Sébastien, les Auvergnats, les Bretons, les Alsaciens, sont aussi des Français et seront peut-être un jour des Européens, et alors !

    Ceux qui vont avoir des problèmes, ce sont les racistes (anti-arabes ou anti-juifs, c’est selon). Mais le racisme ne peut plus (surtout depuis la Shoa) intervenir dans les processus politiques.

    Introduire des considérations racistes dans des conflits politiques, c’est affirmer qu’on ne veut pas de solution à ces conflits, car la naissance de chaque être humain ne peut pas être soumis à décision et donc ce genre d’élément ne peut être objet de négociation.

  • permalien Sébastien :
    26 février @14h37   « »

    Ce n’est pas seulement P Y salingue qui parle des "arabes israéliens" comme les dirigeants palestiniens, et le mouvement pro palestinien : ils sont avant tout palestiniens.

  • permalien Pierre :
    26 février @14h45   « »

    Sébastien : « ils sont avant tout palestiniens. »

    ... oui, comme les Israéliens.

  • permalien Ana :
    26 février @22h27   «

    Bien vu, Pierre.

    Sébastien aime ranger chacun dans le tiroir que sa logique, à lui Sébastien, devrait imposer. S’il affectionne cette expression de ‘Palestiniens d’Israël’ et la relève chaque fois que l’occasion lui en est donnée, c’est pour dire qu’au fond, on est fondé à se demander ce que les Palestiniens d’Israël font en Israël - mais jamais au grand jamais, ce que les juifs d’Israël font en Palestine.

Ajouter un commentaire