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A nouveau le nucléaire iranien...

lundi 25 février 2008, par Alain Gresh

Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), M. Mohammed Al-Baradei, a rendu public le vendredi 22 février son rapport sur le nucléaire iranien. Avant même de l’avoir lu, les grandes puissances avaient déjà décidé de faire voter une nouvelle résolution au Conseil de sécurité de l’ONU pour imposer des sanctions supplémentaires, oubliant le rapport des services de renseignement américains affirmant que l’Iran n’a pas de programme militaire nucléaire.

Présentant son rapport, Al-Baradei a déclaré :

« Notre travail est de garantir que le programme nucléaire iranien sert seulement à des buts pacifiques. Nous nous y efforçons depuis cinq ans. Dans les quatre derniers mois en particulier nous avons fait de bons progrès pour clarifier les problèmes majeurs en suspens relatifs aux activités nucléaires iraniennes passées, à l’exception d’un problème, celui des supposées études de "militarisation" (weaponization) que l’Iran aurait conduites. Nous avons été capables d’éclaircir tous les problèmes en suspens, y compris le plus important, l’ampleur et la nature du programme d’enrichissement iranien. Nous avons fait de bons progrès, avec encore un sujet en suspens et j’appelle l’Iran à travailler aussi activement que possible, aussi rapidement que possible, pour me permettre de dire que tous les problèmes concernant les activités nucléaires passées ont été clarifiés. »

Le directeur de l’AIEA a poursuivi en parlant du travail pour garantir que l’actuel programme nucléaire iranien était pacifique. Il a appelé Téhéran à appliquer le protocole additionnel au Traité de non prolifération, protocole qui permet des inspections plus intrusives à l’AIEA - rappelons que l’Iran avait accepté volontairement en 2003 de mettre en œuvre ce protocole, dans le cadre de négociations avec l’Union européenne (l’Iran est revenu deux ans plus tard sur cette acceptation quand les négociations ont échoué) – lire Ce que propose l’Iran.

Ce rapport est nuancé et il faut le lire dans son intégralité (« Implementation of the NPT Safeguards Agreement and relevant provisions of Security Council resolutions 1737 (2006) and 1747 (2007) in the Islamic Republic of Iran ») — lire des extraits en anglais ci-dessous).

David Albright et Jacqueline Shire, de l’Insitute for Science and International Security (ISIS), en publient une analyse, « IAEA Iran latest—A Balanced Safeguards Report » :

« Deux points se dégagent du dernier rapport de l’AIEA sur le programme nucléaire iranien. Le premier est que dans tous les domaines, à l’exception de deux, l’Iran a fait des progrès pour répondre aux questions en suspens mentionnées dans le "plan de travail" décidé en août 2007 (entre Téhéran et l’AIEA). Selon l’AIEA, l’Iran a fourni des explications plausibles aux sources de la contamination d’uranium trouvé à l’université technique, à ses recherches sur le Plutonium-210 et sur le minerai Gchine d’uranium. »

Selon ces deux chercheurs, « un problème plus important mentionné dans le rapport est l’obstruction de l’Iran face aux informations contenues dans « les documents de l’ordinateur » (documents qui auraient été trouvés sur un ordinateur iranien que les services de renseignement américains auraient récupéré) et à d’autres documents fournis par des Etats-membres ». Selon l’Iran, ces documents sont soit fabriqués, soit reflètent des programmes civils ou militaires mais conventionnels.

Une autre analyse détaillée, écrite par Farideh Farhi, sur l’excellent site de Juan Cole, Informed Comment, le 22 février — « IAEA’s Latest Report on Iran : Time to Move On » :

« Mon sentiment, écrit-elle en conclusion, est que ce rapport sera utilisé par les deux parties dans un sens qui convient à leurs objectifs. Le négociateur iranien Saeed Jalili a déjà déclaré que le rapport est une légitimation de la position de l’Iran, alors que les Etats-Unis vont une nouvelle fois pousser et obtenir du Conseil de sécurité une nouvelle résolution sans grande signification, et qui n’aura pas beaucoup plus d’impact que les résolutions précédentes, mais qui devrait marquer le fait que le chemin emprunté par le Conseil de sécurité n’est pas encore bouché comme le prétendent les dirigeants iraniens, en particulier Mahmoud Ahmadinejad. »

« Mais, en réalité, la plupart des gens associés à ce processus sont épuisés et prêts à passer à autre chose (à l’exception notable des gens de l’administration Bush, qui sont seulement épuisés). C’est peut-être ce que Baradei veut dire dans les derniers mots de son interview (ci-dessous), qui pointent cette fatigue (et aussi l’exaspération) de l’AIEA devant l’impasse prolongée et la nécessité d’aller de l’avant après ce qui, dans d’autres circonstances, serait apparu comme une interaction fructueuse entre l’Agence et un pays membre, une interaction qui a abouti à une solution de problèmes techniques significatifs. »

Déclaration de Baradei : « Une solution durable nécessite une confiance à l’égard du programme nucléaire iranien, elle demande un accord sur la sécurité régionale, des relations commerciales normales entre l’Iran et la communauté internationale. » Et après avoir affirmé que l’AIEA poursuivrait son travail, il ajoute que « nous ne pouvons pas donner des assurances sur les intentions futures de l’Iran. Ceci relève d’une processus diplomatique qui nécessite l’engagement de toutes les parties ».

La publication du rapport a suscité des articles de presse qui, souvent, gomment les progrès accomplis.

A la veille de la sortie du rapport, le 21 février, Le Figaro publiait un article de Maurin Picard, « Comment l’Iran cache ses secrets nucléaires à l’AIEA », qui dénonçait l’Iran :

« Et pourtant, au fil des années, tous les experts et diplomates proches de l’enquête ont acquis « l’intime conviction », selon les paroles d’un haut représentant occidental en poste à Téhéran, que l’Iran voulait l’arme nucléaire, et œuvrait en ce sens. »

Le 23, le même journaliste revient sur le rapport de l’AIEA, sous le titre : « Nucléaire iranien : l’AIEA conforte les soupçons » :

« Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohammed ElBaradei, a présenté hier ses conclusions sur les « activités nucléaires présentes et passées » de l’Iran, dans un rapport très attendu dont Le Figaro a pu se procurer une copie. S’il clôt officiellement l’enquête sur certains pans controversés du programme nucléaire iranien, il se refuse cependant une nouvelle fois à statuer sur la nature pacifique de celui-ci, à défaut de pouvoir compter sur une coopération pleine et entière de l’Iran. Dans ce document de 11 pages dressant le bilan d’un « plan de travail » convenu en août 2007 avec Téhéran, le patron du « chien de garde nucléaire » de l’ONU loue la coopération accrue du régime islamique, l’accès offert « à des individus et des documents » et longtemps refusé auparavant  ; mais il relève d’un autre côté les nombreuses « questions toujours en suspens ». »

A rebours de cette analyse, « L’AIEA a fait de "bons progrès" », titre NouvelObs.com, le 23 février.

Le Monde donne aussi, le 23 février, sa version du rapport : « L’AIEA détaille la "possible dimension militaire" des travaux nucléaires de l’Iran » (Natalie Nougayrède), titre qui tire le rapport dans un sens.

Quoi qu’il en soit, de nouvelles sanctions se préparent. Une dépêche de l’AFP du 22 février, intitulée « Iran/nouvelles sanctions : les "Six" visent une adoption prochaine » et postée de New York précise :

« Une version amendée du projet de résolution prévoyant de nouvelles sanctions contre l’Iran pour son programme nucléaire a été présentée formellement jeudi au Conseil de sécurité de l’ONU en vue d’une adoption dès que possible, ont indiqué les ambassadeurs britannique et français. "Nous venons d’introduire formellement au Conseil le texte d’une résolution que nous co-parrainons avec l’Allemagne et qui est basée sur les éléments sur lesquels les ministres des Six se sont mis d’accord", a déclaré à la presse l’ambassadeur de Grande-Bretagne à l’ONU, John Sawers.

"Ce texte reflète certains des commentaires que nous avons reçus de la part de quelques délégations, nous allons solliciter d’autres commentaires substantiels de la part de toutes les délégations dans la première moitié de la semaine prochaine, afin de pouvoir ensuite avancer rapidement", a-t-il ajouté. »

(...)

« Les sanctions prévues incluent une interdiction de voyager pour les responsables impliqués dans le programme nucléaire. Tous les Etats devront prendre les mesures nécessaires pour "empêcher l’entrée (dans leur pays) ou le transit par leur territoire" de personnes liées au programme nucléaire militaire iranien. Une précédente résolution approuvée par le Conseil en mars 2007, les appelait simplement à le faire. Le texte exhorte également tous les Etats à inspecter les navires et avions cargos "à destination et en provenance d’Iran (...) qui pourraient transporter des marchandises interdites par cette résolution". »

« Il exhorte enfin les Etats à surveiller les échanges que pourraient avoir les institutions financières basées sur leur territoire avec toute banque domiciliée en Iran, notamment les banques Melli et Saderat. Lors de discussions informelles, plusieurs pays membres du Conseil de sécurité avaient émis le souhait que le Conseil attende le prochain rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur le programme nucléaire iranien. Ce rapport est attendu vendredi. L’Iran fait déjà l’objet de trois résolutions du Conseil, dont deux assorties de sanctions, pour le contraindre à coopérer plus largement avec l’AIEA et à suspendre ses activités d’enrichissement d’uranium. »

Selon The New York Times du 23 février, « Nuclear Agency Says Iran Has Used New », (David E. Singer), deux diplomates américains à la retraite, William Luers et Thomas Pickering, et un chercheur du Massachusetts Institute of Technology, Jim Walsh, publient dans The New York Review of Books un article demandant aux Etats-Unis d’utiliser le rapport publié par les agences de renseignement américaines pour ouvrir un dialogue sans condition avec l’Iran.

L’ambassadeur de France aux Etats-Unis, Pierre Vimont, a fait un discours le 1er février devant le Middle East Institute de Washington, « Iran on the Horizon ». Ce texte est intéressant parce qu’il prend en compte la dimension non nucléaire de la crise, et la volonté de Téhéran de voir reconnue la place régionale de l’Iran.

Sur l’ensemble du dossier iranien, on pourra consulter le numéro spécial de Manière de voir, « Tempête sur l’Iran », publié par Le Monde diplomatique.

Extraits du rapport de l’AIEA Retour à la table des matières

« The Agency has been able to continue to verify the non-diversion of declared nuclear material in Iran. Iran has provided the Agency with access to declared nuclear material and has provided the required nuclear material accountancy reports in connection with declared nuclear material and activities. Iran has also responded to questions and provided clarifications and amplifications on the issues raised in the context of the work plan, with the exception of the alleged studies. Iran has provided access to individuals in response to the Agency’s requests. Although direct access has not been provided to individuals said to be associated with the alleged studies, responses have been provided in writing to some of the Agency’s questions. »

« The Agency has been able to conclude that answers provided by Iran, in accordance with the work plan, are consistent with its findings — in the case of the polonium-210 experiments and the Gchine mine — or are not inconsistent with its findings — in the case of the contamination at the technical university and the procurement activities of the former Head of PHRC. Therefore, the Agency considers those questions no longer outstanding at this stage. However, the Agency continues, in accordance with its procedures and practices, to seek corroboration of its findings and to verify these issues as part of its verification of the completeness of Iran’s declarations. »

18 commentaires sur « A nouveau le nucléaire iranien... »

  • permalien Pierre :
    25 février @19h38   »

    Jusqu’au 14 mars, date des législatives iraniennes, il faut s’attendre de la part de l’axe du bien, la multiplication des initiatives pour affaiblir Ahmadinejad.

    Des conservateurs lâchent Ahmadinejad et forment une liste séparée - l’Orient le Jour.

    quitte pour les iraniens de développer des stratégies électorales, pour contrer ces ingérences :

    « La présence d’une liste séparée peut créer un climat plus vivant et permettre la création d’un Parlement plus fort », a ajouté M. Mozafar

  • permalien K. :
    25 février @22h22   « »

    Les “réalistes” (Gates, Rice, le sommet de la hiérarchie militaire) au sein de l’administration américaine sont-ils partie prenante de cette démarche qu’ils pourraient voir comme un moyen d’amener l’Iran à etre plus “accommodante” (selon l’analyse et le mot de Marwan Bishara) ?

    Toujours est-il que les “faucons”, eux, sont loin d’avoir été enterrés d’après Jim Lobe, qui écrit dans un article du 7 Fevrier dernier :

    La possibilité que [l]es gains [obtenus par les réalistes en 2007] puissent être inversés, que ce soit en Corée du Nord, en Iran ou ailleurs au Moyen-Orient, demeure très réel.

    Aussi confiant que Gates puisse l’être, la nouvelle année débute avec une longue liste de questions non résolues et de nouveaux défis qui pourraient renverser un grand nombre des gains des réalistes.

    Il apparaît, par exemple, que Gates et l’élite du Pentagone - qui n’ont pas caché leur inquiétude quant à l’impact à long terme du surge sur la santé de l’armée de terre des États-Unis- sont peut-être en train de perdre un combat sur le rythme du retrait d’Iraq des forces de combat américaines.

    Même si Bush reste déterminé à ramener les effectifs américains à leur niveau d’avant surge (de l’ordre de 135000) en août, il a indiqué à maintes reprises, le plus récemment lors de son état de l’Union le 28 janvier, qu’il se réfèrera aux recommandations de son commandant en Iraq, le Gen David Petraeus, quant à toute nouvelle réduction.

    Bien que Gates et le Comité des chefs [Joint Chiefs] ont clairement indiqué qu’ils étaient en faveur de nouveaux retraits, Petraeus, qui est devenu une icône pour les néoconservateurs et autres faucons, semble s’y opposer. Une importante épreuve de force sur la question se dessine pour ce printemps. ..

    Le désir de coopération de l’Iran avec la stratégie américaine en Irak et l’ensemble de la région reste incertain, en particulier si Petraeus ralentit le rythme du retrait de Washington. Certains éléments du leadership de Téhéran pourraient envisager une confrontation avec Washington comme politiquement avantageuse dans l’optique de la course aux élections américaines. En l’absence d’un plus grand engagement bilatéral- auquel les faucons des deux camps vont certainement s’opposer- la possibilité d’un incident qui dégénère hors de tout contrôle persistera. (À suivre)

  • permalien K. :
    25 février @22h41   « »

    Jim Lobe, écrit dans un article du 7 Fevrier dernier (suite) :

    Pendant ce temps, les menaces à peine voilées d’Israël de prendre des mesures unilatérales contre les installations nucléaires de Téhéran, peuvent également évoquer la possibilité que Bush puisse se sentir obligé d’agir si l’Iran exerce des représailles, même si la plupart des experts estiment qu’il est peu probable qu’Israël attaque sans au moins que le feu ne passe à l’Orange à Washington.

    Pour Ramzy Baroud, dans un article daté d’aujourd’hui, le feu est même passé au vert à Washington et c’est à cette aune qu’il faut voir le Timing de l’assassinat de Moughnieh par Israel :

    (..)

    "Si vous voulez le chaos, alors le chaos est le bienvenu. Si vous voulez la guerre, alors la guerre est la bienvenue. Nous n’avons aucun problème avec les armes ou les fusées que nous allons lancer sur vous." Telles ont été les paroles du député libanais Walid Joumblatt, de la Coalition du 14 Mars, dirigées contre l’opposition dirigée par le Hezbollah, quelques jours avant le troisième anniversaire de l’assassinat de Rafic Hariri. Vu la puissance militaire du Hezbollah au Liban, il n’est pas difficile de deviner d’où viendraient les roquettes du député. (..)

    Comment Olmert pourrait-il corriger les erreurs de la guerre sans en entraîner une autre?

    Et quel meilleur moment pour la guerre si ce n’est à un moment où le Hezbollah serait déjà engagé dans une guerre avec ses rivaux au Liban?

    Mais l’assassinat d’une personne de la trempe de Mougniyeh n’était pas seulement une occasion de se vanter sur une opération classique du Mossad. Il a été considéré comme l’un des principaux ingrédients d’un système plus large dont le résultat final est peut-être la guerre à la fois avec le Liban et la Syrie - avec l’espoir d’obtenir de voir l’Iran s’y impliquer.

    Israël n’a pas caché sa déception devant l’US National Intelligence Estimate, qui a conclu que l’Iran avait arrêté de fabriquer des armes nucléaires. Ce rapport signifie tout simplement que les États-Unis n’allaient pas attaquer l’Iran dans un avenir proche. Mais pour Israël, "l’absence de preuve n’est pas la preuve d’absence" - une autre citation de Rumsfeld. Craignant que l’Iran ne puisse dominer la région, Israël, avec le feu vert de Bush, est maintenant prête à l’escalade.

    Les officiels et les experts d’Israël - et leurs amis au sein du gouvernement et des médias américains – sont en train de se bâtir un dossier pour une confrontation avec l’Iran.

  • permalien K. :
    26 février @00h20   « »

    Tandis que la plupart des MSM présentent le dernier rapport de l’AIEA sur le programme nucléaire de l’Iran comme une preuve des mauvaises intentions de Téhéran, l’American Enterprise institute (bastion sio-néoconservateur), elle, par la voix de DANIELLE PLETKA et MICHAEL RUBIN, est, dans un certain sens, beaucoup plus honnête (WSJ, ce jour) :

    Mr. ElBaradei’s report culminates a career of freelancing and fecklessness which has crippled the reputation of the organization he directs. He has used his Nobel Prize to cultivate an image of a technocratic lawyer interested in peace and justice and above politics. In reality, he is a deeply political figure, animated by antipathy for the West and for Israel on what has increasingly become a single-minded crusade to rescue favored regimes from charges of proliferation.

    (Le rapport de M. ElBaradei couronne une carrière d’irresponsabilité qui a terni la réputation de l’organisation qu’il dirige. Il a utilisé son prix Nobel pour cultiver l’image d’un technocrate défenseur de la paix et de la justice et au-dessus de toute motivation politique. En réalité, il est profondément une figure politique, animée par une antipathie envers l’Occident et Israël ...)

    On rappellera comment Danielle Pletka compte régler le problème iranien, comme elle l’a déclaré dans le site du bien-nommé pacifiste Yossi Alpher : bombardements massifs...

  • permalien K. :
    26 février @16h16   « »

    Les réfugiés Afghans en Iran, victimes du “marchandage”.

  • permalien bert :
    26 février @17h27   « »

    Merci à K de rappeler le sort du million (?) de réfugiés afghans en Iran. Dès avant la révolution de 1978 en Afghanistan, des centaines de milliers d’afghans travaillaient en Iran, surtout des chiites venant de l’Hazarajat. A l’époque, cela permettait à leur famille de vivre dans un pays où les chiites étaient largement rejetés. Après avoir un temps espéré que la révolution commmuniste améliorerait leur sort, les chiites afghans ont compris que les communistes ne feraient rien pour eux, et ils furent les premiers à se "débarrasser" du gouvernement central dans leur région. Celle-ci n’avait pas une importance stratégique majeure pour le régime communiste et l’occupant soviétique, et elle fut plus ou moins abandonnée à son sort, à l’exception notable du nord/nord ouest, dominé par les chiites ismaéliens qui collaborèrent jusqu’en 1992 avec le régime. Pour autant, les chiites afghans se battirent contre l’occupant, sans pour autant être inféodés aux iraniens qui eux mêmes avaient fort à faire dans la guerre contre l’Irak, et ne voulaient pas se mettre trop à dos l’URSS... Durant l’occupation soviétique, et jusqu’aux taleban, plus d’un million cinq cent mille afghans trouvèrent refuge en Iran. Ils furent souvent mal traités par ce pays, furent employés à de durs travaux sans pour autant avoir une quelconque place dans la société. D’un autre coté, alors que les réfugiés au Pakistan "bénéficiaient" de l’aide du pakistan (pour une grande part détournée par, notamment, un homme désormais au pouvoir au Pakistan, veuf de B Bhutto...)du haut commissariat aux réfugiés (idem) et des organisations caritatives du Golfe (avec certaines contreparties qui donnèrent, par exemple, le gros des troupes taleban), l’Iran n’obtint que très peu d’aide pour supporter le poids de ceux qui trouvaient refuge sur son sol. De plus, bien que la population de réfugiés afghans, Pakistan et Iran confondus, était la plus importante du monde dans les années 80/90/2000, l’aide internationale était la plus faible par personne...

    Evidemment, l’Iran apporte son lot d’hypocrisie dans cette histoire, car le traitement des réfugiés afghans sur son sol fut souvent déplorable, et pourtant leur utilité économique fut et est toujours réelle...De plus, des réfugiés pas comme les autres eurent aussi leur place en Iran, il y eut par exemple Gulbodin hekmatyar à Mashad...

    Mais l’hypocrisie internationale est elle aussi patente, car jamais l’Iran ne bénéficia réellement d’appui pour venir en aide à ces populations, alors même que la communauté internationale appuya fortement Saddam Hussein pendant huit ans pour qu’ilne perde pas la guerre menée par procuration contre la république islamiste.

    Aujourd’hui, les réfugiés irakiens, notamment en Syrie, expérimente un sort semblable. Combien d’entre eux bénéficient d’un visa pour les USA, l’Australie ou l’Europe ? Quelle aide recoivent-ils ?

  • permalien K. :
    26 février @19h32   « »

    Extraits de l’ouvrage de Fred Kaplan Daydream Believers présentés ici et la (Fred Kaplan n’a absolument rien d’une “colombe”. C’est juste “un réaliste avec un r minuscule”, espèce néanmoins en voie de disparition) :

    (Après une première partie glorifiant George Kennan et ses pareils, Kaplan écrit..)

    La grande division dans la réflexion sur la politique étrangère américaine ces dernières années, ne se situe pas tant entre Réalistes et Néoconservateurs, mais entre réalistes (avec un r minuscule) et fantaisistes. La scission ne réside pas dans ce qui est souhaitable à long terme, mais dans ce qui est possible ici et maintenant. Il s’agit d’un débat non pas tant sur ce que l’Amérique doit faire que sur ce qu’elle peut faire- sur les limites de la puissance américaine dans l’après-guerre froide, sur l’existence éventuelle de limites, sur la façon dont le monde fonctionne.

    En ces premières années du 21ème siècle, les États-Unis ont été dirigés par des fantaisistes- par le genre de personnes que T.E. Lawrence a décrié comme " rêveurs diurnes." La plupart des gens, écrit-il, "rêvent de nuit dans le recoins poussiéreux de leur esprit" et "se réveillent la journée pour constater que c’était de du vent." Mais les rêveurs diurnes "sont des hommes dangereux, car ils peuvent conduire leur rêve les yeux ouverts, pour le rendre possible."

    Lawrence a reconnu qu’il était l’un de ces hommes dangereux, agissant dans le sens du rêve de l’empire britannique de refaire l’Arabie au tournant du 20e siècle. Il en est de même des aspirants créateurs d’empire de l’Amérique d’aujourd’hui, qui rêvent de refaire non seulement le Moyen-Orient, mais le monde entier.

    Ils croient que les Etats-Unis ont émergé de leur victoire dans la guerre froide, non seulement comme la nation la plus puissante, mais aussi comme la seule nation dont le pouvoir mérite qu’on y prête attention. A partir de là, il n’y avait qu’un pas pour voir les intérêts et les valeurs de l’Amérique comme identiques à celles du monde ; pour supposer, dans leur for intérieur, que tout le monde aimerait vivre de la façon dont les Américains vivent, si seulement ils étaient libérés de la tyrannie. Combinez ces notions avec la supériorité technologique de l’Amérique, et tout était prêt pour le délire qui a suivi. À suivre.

  • permalien K. :
    26 février @19h54   « »

    Extraits de l’ouvrage de Fred Kaplan Daydream Believers présentés ici et la :

    ..y a-t-il une différence de principe entre, disons, "l’intervention humanitaire" du Président Clinton en Bosnie et le “changement de régime” en Irak du président Bush? (..)

    Un élément tangible d’appréciation pour s’impliquer dans de telles "guerres par choix" est de savoir si les autres pouvoirs ou organes internationaux approuvent et se joignent à la lutte. Il ne s’agit pas de faire du multilatéralisme à géométrie variable, mais il s’agit de faire preuve de pragmatisme. L’objectif derrière les guerres par choix est de faire respecter les normes internationales. Un fait central de notre époque est que le gouvernement américain ne peut plus prétendre qu’il incarne ces normes -qu’il détient le droit d’être à la fois juge, jury et bourreau sur les questions de savoir quand, où et comment les faire respecter. Les actions récentes du gouvernement américain – la méconnaissance volontaire des traités internationaux, les tortures d’Abou Ghraib, les "révélations" obtenues illégalement, l’occupation de l’Iraq pour certains- ont sapé l’autorité de l’Amérique en tant qu’arbitre moral ou juridique. (..)

    Bush, Cheney, et les autres ne se sont pas rendu compte que beaucoup de choses concernant le monde, en particulier les notions de base, n’avaient pas changé. Plus désastreux, certaines choses qu’ils pensaient ne plus être importantes, par exemple la valeur des alliés –sont devenues plus importantes encore.

    Un futur président qui reconnaît cette réalité doit aussi accepter le fait que, dans les années à venir les guerres par choix seront une option moins ouverte. La réalisation de grands objectifs, militaires ou autre, exige des alliés, et les alliés ne sont plus garantis. Une alliance repose sur des objectifs communs. Persuader les autres à se rallier à des missions à risque nécessite qu’ils y trouvent leurs intérêts, ce qui implique parfois de modifier les objectifs de la mission ou les moyens de les atteindre. Il est difficile de convaincre un certain nombre de pays que certaines menaces spécifiques, certains conflits ou l’injustice ne peuvent être traités que par la guerre. À suivre.

  • permalien K. :
    26 février @20h21   « »

    Extraits de l’ouvrage de Fred Kaplan Daydream Believers présentés ici et la (suite et FIN) :

    Aussi frustrantes que ces restrictions peuvent être, une des conséquences qu’il y aurait à les négliger serait un plus grand nombre de défaites américaines. Quelles que soient les politiques qu’une nation tient à mener, ses ambitions ne devraient pas dépasser de loin ses capacités. A moins de menacer durement la survie nationale, les Américains ne sont pas en état de réanimer le projet en cours ni de majorer leurs dépenses militaires.(..)

    L’Amérique a besoin d’avancer ses intérêts en utilisant plus les voies diplomatiques, non pas parce que (ou pas seulement parce que) la diplomatie est préférable à la guerre, mais parce qu’il n’y a pas d’autre choix. Cela ne signifie pas que l’Amérique devrait être moins ferme concernant ses intérêts ; dans la mesure où le pouvoir mondial est si dispersé, ses dirigeants doivent diriger activement. Mais pour cela, ils doivent prouver qu’ils valent la peine d’être suivis. Le leadership consiste en une certaine combinaison de crainte et de respect. Les limites du pouvoir et le bourbier de l’Irak ont diminué la crainte ressentie à l’égard de l’Amérique ; le prochain président doit rétablir son respect. (..)

    Ce qui a été abandonné dans la poursuite de pouvoir absolu et d’universalité des valeurs est la notion de gouvernance, l’art de la conduite des affaires de l’État. Le terme a toujours impliqué de confronter les intérêts et les idéaux à la réalité quand on navigue entre les écueils d’un monde dangereux. Dans ce voyage, qui détermine la vie et la mort de millions de personnes, la "clarté morale" peut être une aide, mais ce n’est pas un but, encore moins une stratégie. C’est une chose que d’être un visionnaire, c’en est une autre que d’avoir des visions. À des moments fortuits, une nation particulièrement puissante peut essayer de remodeler un ordre du jour. Mais il ne peut faire fi des cartes ou ignorer les lois de la physique simplement parce qu’ils imposent des restrictions désagréables. Ces limites doivent être prises en compte, même si cela signifie mettre de côté un grand rêve. Quelles que soient leurs ultimes espoirs, les dirigeants des nations ont à survivre et à prospérer parmi des éléments communs. Ils ont à traiter avec le monde tel qu’il est.

  • permalien K. :
    26 février @21h00   « »

    - “De nouveaux documents relèvent l’existence d’un programme nucléaire iranien après 2003” titre le Monde.

    - Mohammed El Baradei, Conférence de Munich pour la Sécurité, 9 février 2008

  • permalien K. :
    26 février @21h58   « »

    Un précédent article de Farideh Farhi est intéressant à plusieurs titres :

    - Il montre la manière dont selon elle le dernier NIE avait conclu que l’Iran avait bien eu un programme d’armement nucléaire avant de l’avoir arrêté. Hashemi Rafsandjani (à un groupe d’experts américains en visite à Téhéran) : "Ecoutez, tant que nous pouvons enrichir de l’uranium et maîtriser le cycle du combustible nucléaire, nous n’avons besoin de rien d’autre. Nos voisins seront capables de tirer leurs propres conclusions." (rapporté par le WAPO).

    F F : Qu’on ait pu interpréter l’assertion “tant que nous pouvons enrichir de l’uranium et maîtriser le cycle du fioul nucléaire, nous n’avons besoin de rien d’autre,” comme la preuve que l’Iran reconnaissait avoir eu un programme de recherche d’armements nucléaires qui avait été abandonné dépasse mon entendement, mais je crois que c’est la façon dont se fait le “recueil de renseignements” dans les medias et chez les experts. Des extrapolations sont créées de manière a ce qu’elles servent l’argument dans l’espoir que personne ne vérifiera.

    - Ensuite l’effet boule de neige à partir de fausses prémisses, comme ici Denis Ross, de la bouche duquel la vérité finit néanmoins par sortir :

    "Peut-être, comme l’avait suggéré Rafsandjani, les iraniens se satisferaient-ils de donner l’impression qu’ils possèdent des armes nucléaires sans en produire en réalité ; pour Rafsandjani, tant que les voisins de l’Iran pensent que celui-ci possède des armes nucléaires, ils prendront en considération les intérêts de l’Iran. Mais pouvons-nous compter sur le fait que l’Iran maintienne indéfiniment une telle position ? Et même si nous le pouvions, a quoi ressemblerait le Moyen-Orient si l’Iran acquérait un levier beaucoup plus coercitif sur l’ensemble de ses voisins ? La politique de production de pétrole ne serait-elle pas utilisée pour nous séparer de nos alliés, ou encore manipuler l’économie mondiale ? Ne nous retrouverions nous pas face à une région de plus en plus hostile à nos intérêts ? La perspective d’une paix israélo-arabe ne diminuerait-elle pas à mesure que l’Iran chercherait à affaiblir, isoler et démoraliser l’État juif ? Et pour éviter d’être à la merci de l’Iran, l’Arabie saoudite ne déciderait-elle pas de passer au nucléaire — et cela ne pousserait-il pas les Egyptiens à faire de même ? Le fait est que le simple fait que les autres imaginent que l’Iran puisse être une puissance nucléaire charrie des conséquences très dangereuses, notamment que le Moyen-Orient puisse devenir une région militairement nucléaire. ” À suivre

  • permalien K. :
    26 février @22h12   « »

    Un précédent article de Farideh Farhi est intéressant à plusieurs titres (suite et FIN) :

    FF :

    Vous saisissez ? Même si l’Iran ne veut que donner l’"apparence" qu’elle cherche à obtenir l’arme nucléaire, ce pays est encore dangereux (même si nous sommes de ceux qui ont toujours voulu et continuons à vouloir faire apparaître l’Iran comme cherchant de plus en plus à acquérir des armes nucléaires). Par conséquent, on devrait empêcher l’Iran de donner cette impression, même si, déplore Ross, l’administration Bush dans sa gestion du NIE a rendu difficile, voire impossible, l’arrêt de cette arme "virtuelle" de l’Iran.

    D’une certaine façon, malgré les mensonges de sa présentation des dires de Hashemi Rafsandjani, les déclarations de Ross sont honnêtes. Ce n’est pas seulement le programme d’armes nucléaires, (..), mais aussi le renforcement dont l’Iran bénéficierait en faisant semblant d’avoir la bombe, qui demeure inacceptable à Ross (..). Donc la question n’est pas l’assertion maintes fois répétée et usée selon laquelle l’Iran est un pays dont le dirigeant veut détruire Israël ", mais la capacité de l’Iran à " affaiblir, isoler et démoraliser l’État juif. " Comment la possession " virtuelle " par l’Iran de l’arme nucléaire y conduirait, Ross ne l’explique jamais.

  • permalien bert :
    27 février @09h37   « »

    "Même si l’Iran ne veut que donner l’"apparence" qu’elle cherche à obtenir l’arme nucléaire, ce pays est encore dangereux"

    En fait, il faudrait une loi permettant, après destruction du programme nucléaire iranien, de continuer à détruire l’Iran si

  • permalien Pierre :
    27 février @10h16   « »

    Les paradoxes de l’atome et de la dissuasion.

    « Même si l’Iran ne veut que donner l’"apparence" qu’elle cherche à obtenir l’arme nucléaire, ce pays est encore dangereux »

    Il peut sembler paradoxale que les USA, en dénonçant le danger nucléaire iranien, renforce automatiquement la force de dissuasion iranienne.

    En réalité, depuis la chute du bloc de l’est, la stratégie de dissuasion telle qu’elle a été définie à la fin des années 40 a perdu son pouvoir “protecteur”. Le principe classique de dissuasion nucléaire réciproque ne fonctionnait que dans les rapports entre deux grandes puissances antagonistes, l’URSS et les Etats-Unis. Aujourd’hui, la Russie n’est plus une grande puissance, elle est un partenaire de Washington. En réalité, toute dissuasion nucléaire réciproque contredit de manière flagrante le principe même de la sécurité internationale et peut, théoriquement, relancer la confrontation à tout moment, malgré tous les efforts déployés au plus haut niveau politique. (La guerre nucléaire est toujours possible sur Armees.Com)

    Peu à peu on a vu le principe de dissuasion s’appliquer à toute agression d’ ADM, en quelque sorte pour permettre la justification du maintient d’une industrie profitable : La doctrine nucléaire a cependant évolué depuis la fin de l’URSS, mais les grands principes de la dissuasion ont été repris dans le Livre blanc de 1994. (...) Jacques Chirac, précise : "La dissuasion doit également nous permettre de faire face aux menaces que pourraient faire peser sur nos intérêts vitaux des puissances régionales dotées d’armes de destruction massive. J’évoquais tout à l’heure le développement par certains Etats de capacités balistiques qui pourraient leur donner les moyens, un jour, de menacer le territoire européen avec des armes nucléaires, biologique ou chimiques. S’ils étaient animés d’intentions hostiles à notre égard, les dirigeants de ces Etats doivent savoir qu’ils s’exposeraient à des dommages absolument inacceptables pour eux ... Et dans ce cas, le choix ne serait pas entre l’anéantissement complet d’un pays ou l’inaction. Les dommages auxquels s’exposerait un éventuel agresseur s’exerceraient en priorité sur ses centres de pouvoir, politique, économique et militaire" (Les choix stratégiques , La dissuasion nucléaire - Vie-publique.fr)

    Alors que le caractère apocalyptique de l’utilisation de l’arme nucléaire ne cesse de croitre le discours des dirigeants du monde "civilisé" ne cesse de banaliser son usage en tente de la ramener au rang d’une arme conventionnelle.

  • permalien Pierre :
    27 février @14h54   « »

    Dans "La doctrine des bonnes intentions" (10/18 page 97), Noam Chomsky démonte pierre par pierre le mur sur lequel les États-Unis sont en train de fracasser le monde.

    En partant de la stratégie de la réplique, qui représente la 2ième phase de la dissuasion, il écrit : « Tout le monde interprète le bouclier antimissile comme un arme offensive, conçue pour protéger des représailles à une première frappe américaine. Et tout le monde sait comment vont réagir les autres pays : en augmentant leurs moyens militaires offensifs. L’autre réponse possible est le terrorisme. »

  • permalien
    1er mars @12h18   « »

    Gareth Porter a un article disant que les données présentes dans un ordinateur portable soit disant volé aux autorités iraniennes et qui prouveraient que l’Iran poursuit un programme d’armement nucléaire sont fabriquées.

    L’ordinateur proviendrait du MEK comme l’ont affirmé des officiels allemands. Le MEK l’aurait en fait reçu du Mossad.

    La CIA aurait la pleine capacité de démontrer ou d’infirmer l’authenticité des données selon Scott Ritter cité par Porter. Le fait qu’elle ne se soit prononcée que de manière ambigue (en déclarant que ces “données” soulevaient des “suspicions”) seraient une preuve indirecte de leur inauthenticité.

  • permalien Jeannitou Berthaud :
    4 mars @16h13   « »
    J’aimerais mettre la main a la patte

    Jusqu’à amintenant je suis contentdre que les americains trionphent en irac seulement ce que je regret je ne trouve pas encore la chance de combattre avec eux par ce que j’aime ca beau coup etre un militaire americain mon e-mail est : berthaud06@yahoo.fr et mon telephon est 809 208 2778.

  • permalien Kim Jong Ilien :
    10 mars @06h12   «

    Dans les prochaines décennies, Israël va sans doute utiliser l’ arme atomique contre un pays islamique. Une bonne partie du Moyen Orient serait détruit. Je comprends pourquoi l’ Iran veut avoir coûte que coûte l’ arme atomique. Le droit à la technologie nucléaire est un droit inaliénable pour le peuple Iranien, d’ autant plus qu’ Israël qui possède 200 têtes nucléaires soit 3800 bombes d’ Hiroshima est en alerte permanente et pointe ces armes atomiques sur les capitales Islamiques. Israël est aidé par l’ Occident : armes nucléaires concues avec l’ aide de la France( centrales de Dimona),sous marins Dolphin fournis par l’ Allemagne lanceurs d’ ogives à têtes nucléaires mirvées missiles de croisière Harpoon , des missiles Jericho 1 ,2 et 3 ,et des bombes anti-bunker 2B61-11 version nucléaire de la BLU 113 « conventionnelle » fournis par l’ aide annuelle des US. .

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