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Gaza, la pire situation humanitaire depuis 1967

jeudi 6 mars 2008, par Alain Gresh

« La guerre, c’est la paix », tel était un des slogans de la dictature décrite par George Orwell dans son roman 1984. Quelques mois après le sommet « de la paix » d’Annapolis, c’est la guerre qui prévaut à Gaza, avec un lot inimaginable de souffrances pour les populations civiles. La « communauté internationale » reste pourtant inactive.

Huit organisations humanitaires lancent un appel adressé notamment aux gouvernements européens pour leur demander de prendre les mesures nécessaires pour alléger les souffrances des Palestiniens, mais aussi de dialoguer avec toutes les parties, y compris le Hamas. Voici le texte du communiqué des organisations françaises :

« La situation humanitaire dans la Bande de Gaza n’a jamais été aussi grave depuis le début de l’occupation israélienne en 1967, selon un nouveau rapport publié aujourd’hui (6 mars) par une coalition d’ONG comprenant Oxfam Grande-Bretagne, Amnesty International UK, CARE UK, Médecins du Monde UK, Save the Children UK, CAFOD et Trocaire. »

« Le rapport « Bande de Gaza : une implosion humanitaire » avertit que le blocus de Gaza pratiqué par Israël constitue une punition collective pour la population civile gazaouie, soit 1,5 millions de personnes, et conclut que la politique de blocus du gouvernement israélien est inacceptable, illégale, et échoue à garantir la sécurité des Palestiniens comme celle des Israéliens. Ce rapport appelle la communauté internationale à définir une nouvelle stratégie pour Gaza. »

« Les ONG françaises Oxfam France - Agir ici, Amnesty International France et Médecins du Monde - souscrivent aux analyses et recommandations formulées dans ce rapport et en appellent au gouvernement français afin qu’il engage des actes concrets en faveur des habitants de Gaza. »

« A Gaza, la pauvreté et le chômage ne cessent de croître, les hôpitaux sont confrontés à des coupures de courant qui atteignent 12h par jour, les systèmes de distribution d’eau et de traitement des eaux usées sont au bord de l’effondrement. L’augmentation de la violence et de la misère humaine le week-end dernier illustre l’urgence de la situation. »

« Adam Leach, responsable d’Oxfam International pour le Moyen-Orient, a déclaré : "La récente montée de la violence, aussi bien du fait des tirs de roquettes que des frappes militaires, va rendre la vie encore plus insupportable à Gaza. Le chômage a explosé et désormais 80% de la population de Gaza dépend de l’aide alimentaire, contre 63% en 2006. Les infrastructures de distribution de l’eau et de traitement des eaux usées sont au bord de l’effondrement total. A moins que le blocus ne prenne fin maintenant, il sera impossible de sortir Gaza de cette situation désastreuse et tous les espoirs de paix pour cette région seront réduits à néant." »

« Selon le rapport, le blocus de Gaza a gravement accru les niveaux de pauvreté et de chômage et a provoqué la dégradation des services d’éducation et de santé. Plus de 1,1 millions de personnes dépendent maintenant de l’aide alimentaire et, sur les quelques 110 000 travailleurs qui étaient encore employés récemment par le secteur privé, 75 000 ont désormais perdu leur travail. »

« Stephan Oberreit, directeur général d’Amnesty International France : "Israël a le droit et l’obligation de protéger ses citoyens, mais en tant que puissance occupante de Gaza, elle a également une obligation juridique de garantir que les Gazaouis ont accès à la nourriture, à l’eau potable, à l’électricité et aux soins médicaux. Punir la population de Gaza dans son ensemble en la privant de ses droits humains fondamentaux constitue une grave violation du droit international humanitaire. La situation actuelle est la conséquence d’interventions humaines et doit être inversée." »

« Les ONG françaises Oxfam France - Agir ici, Amnesty International France et Médecins du Monde - en appellent au gouvernement français afin qu’il engage des actes concrets et s’implique au sein de l’Union européenne (UE) pour que, dès demain, la France et l’UE :

— exercent davantage de pression sur le gouvernement israélien afin qu’il ouvre les points de passage vers Gaza et mette fin aux coupures d’électricité et de carburant pour limiter la crise humanitaire en voie d’aggravation ;

— contribuent à faciliter un processus de réconciliation palestinienne qui pourra mener à un processus de paix crédible et effectif avec Israël ;

— abandonnent la politique de non-implication, vouée à l’échec, et entament un dialogue avec toutes les parties palestiniennes, y compris le Hamas. »

« Marie Rajablat, responsable de la mission Palestine à Médecins du Monde, a déclaré : "Le gouvernement français devrait reconnaître qu’une nouvelle stratégie est nécessaire pour Gaza. La politique actuelle ne permet pas de sécuriser les intérêts vitaux des citoyens israéliens et, même si c’était le cas, elle en n’en demeurerait pas moins inacceptable et illégale. L’aide humanitaire peut contribuer à retarder l’effondrement complet, notamment du système de soins, mais n’apportera pas la solution de long terme qui est requise. Gaza ne peut pas devenir un partenaire pour la paix à moins qu’Israël, le Fatah et le Quartette ne se mettent à dialoguer avec le Hamas et offrent ainsi un futur aux populations de Gaza." »

« Selon Nicolas Vercken, responsable de plaidoyer à Oxfam France – Agir ici : "Il ne suffit pas d’avoir fait des annonces de contributions de fonds records lors de la conférence de Paris. Les gouvernements étrangers et l’Autorité palestinienne doivent augmenter la pression sur le gouvernement Israélien pour lever le blocus de Gaza. Cela est essentiel si l’on souhaite que le processus de paix d’Annapolis aboutisse. En tant que pays hôte et président de la conférence de Paris, la France continue de porter une responsabilité particulière pour mettre fin au blocus de la bande de Gaza et contribuer ainsi à poser les fondements d’un processus de paix viable." »

Réagissant à ce rapport, un porte-parole du ministère israélien de la Défense, Peter Lerner, a imputé la dégradation de la situation à Gaza au Hamas, affirmant qu’Israël veillait à ce que les besoins humanitaires de base de Gaza soient assurés. « La responsabilité pour ce qui se passe à Gaza depuis le retrait israélien et le démantèlement des colonies (en 2005) repose largement sur le Hamas et c’est à lui que toute plainte doit être adressée », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Dans une tribune publiée par l’International Herald Tribune le 5 mars, « Bring in Hamas », Henry Siegman appelle lui aussi à ouvrir des négociations avec le Hamas.

Rappel Retour à la table des matières

Le 13 février 2008, Nicolas Sarkozy avait affirmé : « L’aide sans précédent mobilisée par [la conférence de Paris] est le signe concret de la confiance de la communauté internationale dans la solution de deux Etats. Il est primordial de traduire cet espoir dans les faits. [...] Les dirigeants israéliens doivent accepter de mettre en oeuvre sur le terrain les mesures de confiance [...]  : levée de barrages, réouverture de points de passage à Gaza pour faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire. »

Le 3 mars 2008, le ministère français des affaires étrangères déclarait : « La population civile de Gaza ne peut continuer à supporter cette souffrance collective. (...) Israël doit ouvrir les points de passage et laisser passer l’aide humanitaire. Une solution politique doit être trouvée pour mettre un terme aux violences et réinsérer Gaza dans le processus de paix. »

Comment la Maison Blanche a essayé de renverser le Hamas Retour à la table des matières

Dans son numéro d’avril, la revue américaine Vanity Fair revient dans une longue enquête, « Gaza Bombshell » , sur la manière dont la Maison Blanche a tenté de renverser les autorités à Gaza (notamment durant le premier semestre 2007) et comment cette politique s’est retournée contre ses instigateurs américains et a contribué à la prise de pouvoir du Hamas. « Moitié Iran-Contra, moitié Baie des cochons », écrit l’auteur, faisant référence à deux fiascos majeurs de la politique américaine. Ces analyses confirment des informations qui avaient circulé à l’époque (lire « Gaza, quelques articles contre la "pensée unique" »).

La Maison Blanche a publié un vigoureux démenti à ces accusations, démenti auquel David Rose répond « David Rose : Answering Denials with Documents »

Aux origines de la stratégie américaine Retour à la table des matières

Au début de l’année 1992, l’administration de George Bush père préparait un nouveau document stratégique. Ce texte, élaboré par le secrétaire à la défense Richard Cheney (celui-là même qui sera l’architecte de la guerre d’Irak en 2003), était dévoilé en partie en mars 1992 par le New York Times. Seize ans plus tard, le National Security Archive dévoile le contenu des documents sous le titre « "Prevent the Reemergence of a New Rival" — The Making of the Cheney Regional Defense Strategy, 1991-1992 ». La publication de ces documents n’est pas allée de soi, le département de la défense ayant tenté de l’empêcher. Le fait qu’il n’y soit pas parvenu confirme que, aux Etats-Unis, contrairement à ce qui se passe en France, les citoyens ont beaucoup plus facilement accès à des documents officiels. On ne peut que s’en féliciter.

Ces documents couvrent la période 1991-1992. Paul Wolfowitz et Colin Powell (à l’époque chef d’état-major) ont participé à l’élaboration de la nouvelle stratégie qui visait, en premier lieu, à utiliser tous les moyens pour empêcher la renaissance d’un nouveau rival (la Russie ou une puissance équivalente). Parmi les objectifs cités, l’intégration des « nouvelles démocraties » de l’ancienne URSS dans le système américain, la préservation de la supériorité américaine en matière d’armement, la poursuite de la mise en place d’un système de missile antimissile. Dans ce cadre, les Etats-Unis devaient être prêts à agir seuls et unilatéralement (si leurs alliés de l’OTAN étaient réticents). Les documents indiquent aussi qu’il y a eu un débat autour de la notion de guerre « préemptive ». La victoire de William Clinton aux élections de novembre 1992 a « enterré » ce document, mais son esprit demeurera vivant et sera ressuscité après la victoire de Bush fils.

175 commentaires sur « Gaza, la pire situation humanitaire depuis 1967 »

  • permalien Ph. Arnaud :
    6 mars @10h55   »
    Les origines de la stratégie américaine

    Sur les origines de la stratégie américaine, je signale un très intéressant article, paru aujourd’hui dans http://www.antiwar.com : http://www.antiwar.com/orig/klare.p...

    Il s’agit d’un article de Michael T. Klare, intitulé « The China syndrome », et où l’auteur explique, de façon très convaincante, que les dépenses délirantes des Etats-Unis en matière d’armement ne se justifient absolument pas par une « menace » des pays musulmans, qui, militairement, ne représentent strictement rien (et sans doute pas avant longtemps…).

    Il n’est, d’ailleurs, que d’examiner les programmes d’armement pour s’en convaincre : chasseur-bombardier F-22 Raptor, porte-avions de type CVN-78, destroyer de classe Zumwalt, sous-marin de classe Virginia. A quoi peuvent bien servir un avion en or massif et des navires dans des guerres de guérilla, toutes contre des Etats terrestres et contre des combattants armés, au mieux, de lance-roquettes ?

    Ces armements ne peuvent être dirigés que contre un « Peer competitor », c’est-à-dire un rival de même niveau, et il n’en existe aujourd’hui qu’un seul : la Chine. Le fait que 3 sur 4 de ces types d’armes soient des navires indique l’effort pour empêcher la Chine de se lancer sur les océans, notamment vers l’Afrique et l’Amérique latine. Après la « menace militaire soviétique », dont l’amiral Sanguinetti avait fait prompte justice dans le Diplo, l’idée d’une « menace militaire islamique » est sans doute l’une des plus énormes manipulations de tous les temps…

  • permalien jugurta :
    6 mars @12h39   « »
    USA vs CHINA

    @ Ph Arnaud

    Qu’est ce qu’il y a de répréhensible à ce qu’une puissance militaire, encore démocratique, essaye de contrer une autre puissance militaire, pour le moins, autoritaire ?

  • permalien koui :
    6 mars @13h19   « »
    USA vs China

    @jugurta Les USA dépensent 57% des dépenses militaires dans le monde. De plus, le restant est dépensé en majorité par ses alliés de l’OTAN. Il n’y a donc aucune menace chinoise contre les USA. Par contre, il n’est pas insensé que la Chine, la Russie et l’Iran se sentent menacés.

    Pourquoi dépenser autant d’argent en arme, si ce n’est pas pour envahir les autres ? Le fait que les USA soit une démocratie n’est pas contradictoire avec une politique étrangére agressive. Il y a d’ailleurs de multiples exemples d’agressions commises par des démocraties. Le génocide des indiens par les USA en est un exemple.

  • permalien Ph. Arnaud :
    6 mars @13h58   « »
    Les origines de la stratégie américaine

    @ Jugurta

    Vos messages me donnent le sentiment que vous interprétez les rapports de force (internationaux et mondiaux) à l’inverse de ce qu’ils sont en réalité !

    - Il n’y a pas de relation nécessaire entre la nature d’un régime à l’intérieur et son comportement à l’extérieur. L’Espagne de Franco, le Portugal de Salazar, le Rwanda des Hutus, le Cambodge des khmers rouges étaient, à des degrés divers, des dictatures. Néanmoins, ils n’ont exercé leurs méfaits que sur leurs concitoyens, étant trop faibles pour menacer leurs voisins. A l’inverse, le Royaume-Uni, du XVIIIe au XXe siècle, tout en étant une démocratie formelle, s’est appesanti lourdement et cruellement sur les pays qui ont excité ses convoitises : de l’Irlande à l’Inde et de l’Afghanistan à la Chine, de l’Egypte à l’Irak et aux Boers d’Afrique du Sud…

    - Même chose pour les Etats-Unis : apparemment, vous ne vous êtes jamais mis dans la peau d’un Haïtien sous le règne des Duvalier, ou d’un Nicaraguayen sous celui des Somoza, ou d’un Iranien sous le shah, ou d’un Indonésien sous Suharto, ou d’un Timorais sous ce même Suharto, et, de façon générale, jamais dans celle d’un habitant pauvre d’une de ces innombrables dictatures oligarchiques tenues à bout de bras par les Etats-Unis pour préserver les intérêts de leurs multinationales et de leur impérialisme…

    - Actuellement, le budget militaire des Etats-Unis dépasse celui de l’ensemble des autres pays réunis. Et même si on doit relativiser ce rapport (pour tenir compte des parités de pouvoir d’achat), au point de vue réel (effectifs, matériels, bases), les Etats-Unis détiennent une variété et une quantité d’armes dont aucun autre pays (et notamment pas la Chine) ne possède même un semblant d’équivalent. L’entretien de cet arsenal n’a rien à voir avec la démocratie et tout à voir avec l’impérialisme et l’imposition du mode d’économie et de société le plus inégalitaire qui soit…

    Les Etats-Unis s’opposent à la Chine tout comme, avant 1914, le Royaume-Uni s’est, sous divers rapports, opposé à la Russie (dans les Balkans, en Afghanistan ou en Extrême-Orient), pour des motifs géostratégiques, à l’Allemagne (pour l’empêcher d’avoir une Hochseeflotte équivalant à la Home Fleet) et à la France en Afrique, pour de vulgaires motifs impérialistes. Aujourd’hui, le pays qui menace tous les autres, ce sont les Etats-Unis. La Chine, pour le moment, ne menace personne, et si cela doit advenir, ce n’est pas aux seuls Etats-Unis à s’en occuper…

  • permalien Zulfikar :
    6 mars @14h01   « »
    @Jugurta

    Ce que l’article de Michael Klare montre est ce que Noam Chomsky soutient depuis longtemps : la guerre comme politique étrangère des Etats-Unis.

    Hey Jug, t’es encore là ? Après tout ce que tu t’es pris à la tronche par Philippe Arnaud et les autres ? Je croyais que tu devais "t’absenter pour un moment pour raisons professionnlles et personnelles". Heu Heu Ha Ha Heu HHHaaaaaaaa !!!! (c’est le rire du commandant Sylvestre des guignols de l’info)

  • permalien jugurta :
    6 mars @14h08   « »
    USA vs CHINA 2.0

    "Il n’y a donc aucune menace chinoise contre les USA."

    Les autorités chinoises menacent indirectement les USA via leurs revendications sur Taiwan par exemple...Encore une fois les USA tentent d’endiguer les menaces...tout en préservant leurs intérêts particuliers...

    Selon moi, sauf crise exceptionnelle, les chinois et les américains n’entreront pas en guerre ouverte et directe, du fait que ces deux puissances sont de plus en plus liées économiquement, et ont des intérêts communs.

    "Mieux vaut prévenir que guérir", vieil adage, qui convient, je pense, à la politique extérieure US.

  • permalien jugurta :
    6 mars @14h18   « »
    @ zulfikar

    Oui "zulfi", j’ai plus le web "at home" et j’essaye de trouver deux minutes au "taf" pour lire ta prose d’une grande clairvoyance...:o)

    @Ph arnaud,

    Je reviens dès que j’ai cinq minutes

  • permalien Zulfikar :
    6 mars @14h53   « »
    @Jugurta

    Hey jug,

    T’as plus de connection at "home" ? Apperemment les israeliens ont dû te lancer un missile. Comme ils sont très clairvoyants,eux aussi, je crois qu’ils ne savent pas faire la différence entre un kabyle et un arabe.

    D’ailleurs, ils nous appelent les "araboushim" ; terme qu’on pourrait traduire par ce néologisme obtenu par contraction d’arabe et racaille, soit : "arabacaille"

    Hey Jug, comme disait Dark Vador à Luke : "ton destin est lié au mien Skywalker, Obi Wan le savait ".

    Tu ne manques pas d’humour, Jug.

    A+

    Zulfi.

  • permalien Orangerouge :
    6 mars @15h09   « »

    Le site Rue89 traduit aussi l’article de David Rose.

    http://www.rue89.com/2008/03/06/van...

    Un commentateur, au pseudo d’"alan.smithee" (dont les commentaires sont souvent de qualité), ajoute un petit historique qui me semble pertinent :

    Je reste sidéré. Il semble que l’on vient de découvrir l’eau chaude.
    - Dans la semaine du 20 mai 2007, 500 hommes du Fatah (surnommés « les gars de Dayton ») sont entrés dans la Bande de Gaza, en provenance d’Egypte. Ils l’ont fait avec l’accord d’Israël (forcément) et des EU qui avaient financé leur entraïnement.
    - Début juin 2007 le Washington Post écrivait qu’il avait appris qu’Israël envisageait de permettre le transfert de millions de balles et de milliers de kalachnikovs d’Égypte vers les forces fidèles au président de l’Autorité Palestinien Mahmoud Abbas, dans la bande de Gaza. les chefs de la sécurité du bureau d’Abbas ont passé mi-mai une « liste d’achat d’armes » au général Keith Dayton, le coordonnateur de la sécurité US pour Israël et la bande de Gaza. Dayton avait personnellement recommandé qu’Israël permette la fourniture des armes. En témoignant devant le sous-comité sur le Moyen-Orient de la Chambre à Washington, Dayton a souligné l’importance des efforts Étasuniens pour appuyer les forces fidèles au Fatah et a dit que davantage d’aide était nécessaire : « il est crucial que ceux qui soutiennent l’autorité légitime et les forces représentées par le Président Abbas reçoivent l’aide déterminante dont ils ont besoin ».
    - lundi 20 août 2007 : "Des responsables de la sécurité américaine commenceront cette année à entraîner la garde présidentielle palestinienne afin de soutenir le gouvernement de Mahmoud Abbas", a annoncé dimanche le département d’Etat. Lorsque le Hamas a appris qu’encouragés par les Etats-Unis, le chef de la sécurité d’Abbas, Mohammed Dahlan, préparait un coup de force contre lui à Gaza, il a tiré le premier. Il n’y a aucun intérêt pour les EU et Israel à des pourparlers de paix sérieux avec les Palestiniens ni à un accord définitif. Ils entendent seulement imposer des solutions conformes à leurs intérêts : abandonner les Palestiniens à un tel degré de faiblesse et de division qu’ils ne seront jamais en mesure d’opposer un défi sérieux aux diktats.

    Suite sur le second post...

  • permalien Ph. Arnaud :
    6 mars @15h09   « »
    Les origines de la stratégie américaine

    @ Jugurta

    La Chine n’a pas plus de « revendications » sur Taiwan que l’Italie n’en a sur la Sicile, la Grèce sur Samos ou le Royaume-Uni sur l’île de Wight. Taiwan est partie constitutive de la Chine. Si, en 1949, Tchang Kaï Chek avait gagné sur le continent et que Mao Ze Dong ait dû se réfugier à Taiwan, pensez-vous que les Américains auraient hésité longtemps avant de fournir aux Nationalistes les moyens navals pour conquérir l’île ? Les Etats-Unis n’ont pas plus à s’immiscer dans les relations entre la Chine et Taiwan qu’entre le gouvernement français et la Corse ou le gouvernement espagnol et les Baléares.

    L’histoire des liens économiques qui empêcheraient la guerre est une fable ultralibérale. Avant 1914, la France et la Russie avaient de grosses disponibilités à la Bourse de Berlin. [Qui servirent, d’ailleurs, à Joseph Caillaux lors de la crise de 1911]. Cela n’empêcha pas la guerre trois ans plus tard... De même, les capitalistes américains avaient, avant 1939, de gros intérêts en Allemagne (et Prescott Bush, grand-père de l’actuel président des Etats-Unis s’acoquina avec les nazis jusqu’en 1942). Mais ces liens financiers bien réels n’empêchèrent pas que les bombes au phosphore américaines qui tombèrent sur les villes allemandes fussent tout aussi réelles… François de Wendel, grand-père d’Ernest Antoine-Seillière, avait des intérêts en France et en Allemagne. Et, en 1916, il avait demandé bien poliment au GQG français de ne pas bombarder ses aciéries de Briey (alors occupées par les Allemands), ce qui permit à ces mêmes Allemands de fabriquer force obus et force canons, qui écrabouillèrent les biffins français, grâce à quoi François de Wendel (qui fabriquait aussi des obus en France) récolta beaucoup d’argent sur son compte en banque, merci pour lui. Comme quoi la guerre ne gêne pas les affaires …

  • permalien Orangerouge :
    6 mars @15h12   « »
    suite du commentaire d’"alan.smithee" :

    suite du commentaire d’"alan.smithee" :

    Il vous faudra aussi cerner la personnalité de Mohamed Dahlan (« le Ahmed Chalabi palestinien ») En avril 2002, témoignant à la Knesset devant la Commission des Affaires Etrangères et de la Défense, le Ministre de la Défense (israélien) Benjamin Ben-Eliezer a déclaré avoir offert le contrôle de la Bande de Gaza à Dahlan. En échange, ce dernier, qui contrôlait la force militaire la plus importante à Gaza, devait garantir le calme complet le long de la frontière. Source Ha’aretz, Gideon Alon (30 avril 2002). On continue d’évoquer une possible implication de cet homme dans le décès de Yasser Arafat, mais les preuves ne sont pas encore toutes réunies. Quand le QG de l’agence palestinienne du renseignement (nom de code « The Ship ») est tombé aux mains du Hamas, de nombreux documents ont été découverts apportant des preuves de la corruption qui règnait au Fatah, de la collaboration active avec le Shabak... L’eau chaude est un peu tiède depuis le temps.

    Qu’en pensez-vous ?

  • permalien Daniel :
    6 mars @15h47   « »

    @ Orangerouge :

    - "La doctrine Bush en déroute à Gaza", par Ali Abunimah - 15 juin 2007
    - "Un filon d’informations sur les services de renseignements découvert à Gaza", par Al-Quds al-Arabi - 20 juin 2007
    - "Dahlan aurait contacté Al Qaeda pour tenter de discréditer le Hamas", par Arablinks - 23 juin 2007

  • permalien Pierre :
    6 mars @16h06   « »
  • permalien Danièle :
    6 mars @16h24   « »

    Dans son numéro d’avril, la revue américaine Vanity Fair revient dans une longue enquête, « Gaza Bombshell » , ....

    Y’a un lien francophone pour celles et ceux qui speak not currently the big breton, SVP ?

    Merci

  • permalien Ana :
    6 mars @16h48   « »

    D’Annapolis à Gaza (Denis Sieffert, 6 mars 2008)

    « Et voilà Condoleezza Rice au Proche-Orient, appelant, comme si de rien n’était, à la « reprise des négociations israélo-palestiniennes » ! Jamais sans doute la prose diplomatique n’a été plus éloignée de la réalité palestinienne qu’en ces premiers jours de mars 2008. Pendant que la secrétaire d’État américaine invoque le processus de paix d’Annapolis, les habitants des camps de Jabaliya et de Khan Younis, eux, comptent leurs morts. Après cinq jours d’enfer, les survivants émergent des ruines de leur maison, tentant de sauver leurs blessés, brûlés ou mutilés, qui agonisent dans des hôpitaux de fortune. Et lorsque Mme Rice dénonce la violence, ce n’est pas celle des avions et des chars israéliens qui ont fait 120 morts, dont 22 enfants, mais celle des tireurs de roquettes Qassam. Son problème n’est pas l’injustice d’un territoire économiquement et socialement asphyxié, c’est l’acte de rébellion que cette injustice provoque. Comme si, depuis peu, le Hamas avait inventé le conflit israélo-palestinien. (...)

    « En Cisjordanie, le projet est connu. Il passe par des programmes d’extension des colonies que le gouvernement israélien ne manque pas une occasion de confirmer. Il passe par un morcellement du territoire et la confiscation des ressources. À Gaza, la situation est évidemment différente. En se retirant de cette étroite bande de terres, en août 2005, mais en la verrouillant, en la privant de tout débouché, de port, d’aéroport, et évidemment de toute communication avec la Cisjordanie, Israël a inventé la colonisation sans colonies. (...)

    « ... ou bien, après un moment de deuil, il [Mahmoud Abbas] repart dans « le processus de paix d’Annapolis » et il donne en quelque sorte le feu vert à l’écrasement de Gaza et de tout ce qui, en Cisjordanie, manifesterait de la solidarité. La paix d’Annapolis ne sera alors plus tout à fait une fiction. Ce sera le nom donné par les Israéliens et les Américains à l’état des lieux après le massacre. »

  • permalien nordine :
    6 mars @17h13   « »

    UN BIEN SINISTRE RAPPEL D’UNE NAQBA QUI DURE DEPUIS 60 ANNEES !

    Tous ceux qui s’informent correctement sur la véritable situation qu’endurent les Palestiniens sentaient que des choses graves se préparaient. Particulièrement, dans le désormais Camp d’extermination de Gaza…

    http://mcpalestine.canalblog.com/ar...

  • permalien Zulfikar :
    6 mars @17h41   « »

    « ... ou bien, après un moment de deuil, il [Mahmoud Abbas] repart dans « le processus de paix d’Annapolis » et il donne en quelque sorte le feu vert à l’écrasement de Gaza et de tout ce qui, en Cisjordanie, manifesterait de la solidarité. La paix d’Annapolis ne sera alors plus tout à fait une fiction. Ce sera le nom donné par les Israéliens et les Américains à l’état des lieux après le massacre. »

    Ou bien, il aura la décence de démissionner...

  • permalien K. :
    6 mars @18h17   « »

    - @ Orangerouge (“Qu’en pensez-vous ?”)

    Je crois que la réponse est simple : tant que ce n’est pas dit par un MSM, ça n’existe pas et ce n’est qu’affirmation de paranoiaques. L’élément de propagande le plus incisif “c’est ce qu’on dit pas” disait (il a récemment disparu) un expert en la question, E Philip Agee, ancien agent de la CIA.

    - Concernant le document stratégique (DPG) de 1992 dévoilé par le National Security Archive, deux remarques :

    1- les sites et les auteurs dissidents sérieux sont infiniments plus crédibles que les MSM. Le temps finit presque toujours par faire la différence. En l’occurence Jim Lobe de l’IPS a été l’un des premiers, en Décembre 2001, à faire la relation entre ce DPG et la désinhibition des instincts impériaux des Etats-Unis après le 9/11.

    2- Il ne faut pas oublier le role essentiel de “Scooter” Libby (ancien assistant principal de Wolfowitz et ancien chef du personnel du Vice-président Cheney) qui est, d’après Jim Lobe, souligné par les documents dévoilés par le National Security Archive :

    Among other things, the document illustrates the important role played by Scooter Libby, as well as Paul Wolfowitz (who is generally given credit or blame for the document) in coordinating the project, an additional piece of evidence that Libby, rather than Wolfowitz or Elliott Abrams, was probably the most important and influential neo-conservative in the current administration.

  • permalien K. :
    6 mars @18h59   « »

    Récession aux USA ? Personne ne veut prononcer le mot en "R"...”.

    Mais pas pour tous les “Américains” (Richistan is here and there comme dit Joshua Landis) :

    40 milliards de dollars de bénéfices pour Exxon Mobil. Le groupe pétrolier américain a dégagé le plus gros gain de l’histoire du capitalisme, écrit Le Point en date du 01/02/2008.

    Le Point se contente d’étaler son admiration. Le WAPO, est un peu plus dissert, et nous aide a comprendre le pourquoi de cette excellente santé.

    Mais pour connaitre le fin fond de l’histoire, il faut bien sur se tourner encore une fois vers des auteurs dissidents qui s’expriment sur un site dissident :

    Les majors pétroliers ne sont en réalité entrés (encore) en Irak d’aucune façon significative, mais ils ont profité énormément des ravages que la Guerre d’Irak a entraîné au Moyen-Orient aussi bien que du fait que, dans ces années, il y a eu moins de pétrole irakien dans le marché que lors des plus mauvaises années de l’ère de Saddam Hussein.

  • permalien Pierre :
    6 mars @19h35   « »

    @Ph. Arnaud et K

    “Ne sous-estimez pas la résistance du capitalisme ! Après l’effondrement du boom internet et du boom immobilier, une troisième ligne de défense contre la stagnation, causée par la surcapacité, pourrait encore émerger. Par exemple, le gouvernement des Etats-Unis pourrait sortir l’économie des mâchoires de la récession par la dépense militaire.” - Un "bouche-à-bouche" ne réussira pas à ressusciter les économies naufragées Par Walden Bello

  • permalien Shyankar :
    6 mars @19h46   « »

    Voilà un lien tiré de Rue 89 qui peut amener quelques éléments de plus. Pour l’aspect un peu plus diplomatique des forces en présence voici un autre lien.

    Cordialement

  • permalien Orangerouge :
    6 mars @19h50   « »
    Sarkozy et Kouchner étaient au courant de l’opération israélienne

    Le Canard Enchaîné (il faut absolument lire le Canard, bon complément d’Internet) de cette semaine :

    Sarkozy et Kouchner étaient parfaitement au courant de l’opération israélienne avant son déclenchement : l’objectif d’Israël est de liquider le Hamas. L’idée est qu’il vaut mieux l’éliminer avant tout bombardement des sites nucléaires iraniens ou avant toute guerre avec la Syrie.

    Au Conseil de sécurité de l’ONU, le représentant français avait ordre de n’émettre aucune protestation. Et le trio Sarkozy-Kouchner-Levitte (ambassadeur français aux Etats-Unis) seraient encore plus pro-israéliens que Bush.

    Lors de la réunion des directeurs des affaires politiques des ministres des affaires étrangères de l’Union Européenne, le représentant français (Gérard Araud) a suggéré que les européens puissent prendre la relève de Bush (pour faire la guerre sur la planète).

    Nous sommes gouvernés par des assassins.

  • permalien K. :
    6 mars @19h53   « »

    - Poutine : "Nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la course aux armements"

    - John Feffer, Asia Times Online : “La course asiatique aux armements prend de la vitesse”.

    Et “l’impérium bénin” dit ne pas comprendre pourquoi.

  • permalien K. :
    6 mars @20h31   « »

    Pierre il est curieux que Walden Bello (par ailleurs excellent) cite le concept du “keynésianisme militaire” de Chalmers Johnson alors que pour ce dernier il est justement un leurre qui ne peut que conduire les Etats-Unis a leur perte.

    Avez-vous vous-meme des arguments en faveur du fait que “le gouvernement des Etats-Unis pourrait sortir l’économie des mâchoires de la récession par la dépense militaire” ?

  • permalien K. :
    6 mars @20h51   « »

    Gwynne Dyer fait siennes les vues de Michael Klare.”

  • permalien Pierre :
    6 mars @21h30   « »

    @k,

    si j’ai bien compris la démonstration de Walden Bello, celui-ci explique que la capitalisme saute de l’éclatement d’une bulle à l’autre et chacune prépare la suivante, après internet, les subprimes, la prochaine pourrait être l’armement, et la suivante pourquoi pas les ours en peluche. Il décrit une course folle des capitaux à la recherche de plus-values.

    Chalmers Johnson, lui se borne à l’étude de la bulle militaro-industrielle, qu’il qualifie de keynésienne, parce qu’elle est une immense pompe à argent public (l’économie vidée de sa substance). Alors que les subprime, pompait aussi l’argent des citoyens, mais par des processus privés (les lessiveuses vidées de leurs substance).

    Tout deux disent que les bulles éclatent quand il n’y a plus de substance à vider, c’est pour ça que si demain les tirelire se révèlent être prometteuses de substances elles pourraient très bien alimenter la bulle des ours en peluche.

    Quant à l’incidence, de l’armement sur la multiplication des guerres, il suffit de regarder ce qui s’est passé pour les subprimes. La bulle n’a pas éclaté parce qu’il n’y avait plus de maison à vendre, mais parce qu’il n’y avait plus de substance à vider. De même, accumulation d’arme créera des sur-stocks (le seul énnemi du capitalisme), mais c’est le trésor américain qui sifflera la fin de la récréation en coupant les crédits et poum ! champagne, la bulle éclatera.

  • permalien K. :
    6 mars @22h21   « »

    Merci Pierre pour les éclaircissements.

    Zvi Bar’el, dans le Haaretz du 2/3/2008, faisait remarquer “l’assourdissant silence du monde arabe” par rapport aux massacres israéliens dans la bande de Gaza.

    Il en est du “monde arabe” comme de la “communauté internationale” (dont il fait partie intégrante d’ailleurs) : c’est une gigantesque fumisterie.

    Quelques réactions du “monde arabe”, tel que rapporté par le journaliste israélien :

    - Riad al-Malki, ministre de l’information palestinien : "Hamas gave Israel an excuse to start a war in Gaza."

    - Président Mahmoud Abbas : "operation in Gaza is not just a reaction to the rocket barrage." (toute la hideuse duplicité du “monde arabe” dans le mot “just”)

    Et Zvi Bar’el de conclure, triomphal : ..the IDF raid is perceived by the Arab world to be first and foremost a war against Hamas

    Quant a la “rue” Arabe, Egyptienne en l’occurence, sa colère par rapport a Israel « approche le point d’ébullition » selon l’IPS.

  • permalien K. :
    6 mars @23h04   « »

    Ce jour :

    - Un soldat israélien tué et 3 autres blessés dans une opération palestinienne.

    - “Un attentat perpétré jeudi soir à Jérusalem-ouest, dans un institut d’études talmudiques du quartier de Kyriat Moshé, a fait huit tués et au moins 35 blessés

  • permalien Pierre :
    7 mars @08h26   « »

    L’attentat a eu lieu dans l’institut d’études talmudiques « Mercaz Harav », centre de l’héritage et de l’enseignement du Rav Kook, premier grand rabbin d’Israël, qui avait su réconcilier les Sionistes, souvent laïques, et les religieux, en fondant un courant de pensée syncrétique appelé « sionisme religieux ».

    C’est bien le sionisme religieux qui a été ciblé jeudi soir ; il ne faudrait pas occulter la dimension idéologique de l’attentat. Le sionisme religieux aime s’installer dans les villages de Judée et Samarie, sur la trace d’ancêtres bibliques, déclare son opposition à la politique de désengagement menée par le gouvernement israélien, martèle ses réserves sur la politique de la paix à tout prix que son Premier ministre met en œuvre à la hâte.

    Le Mercaz Harav, une institution célèbre en Israël, a valeur symbolique comme un haut lieu du nationalisme religieux.C’est en son sein qu’est né après la guerre des Six jours de juin 1967, le mouvement du Bloc de la Foi, le Goush Emounim, fer de lance de la colonisation juive en Cisjordanie occupée.

    "J’ai vu des policiers et des civils, armés, échanger des coups de feu avec les agresseurs", a déclaré un témoin, selon lequel la fusillade a duré une dizaine de minutes.

    Peu après l’attentat, quatre combattants palestiniens ont été tués dans un raid aérien israélien dans le sud de la bande de Gaza, selon une source médicale palestinienne.

    Le Conseil de Sécurité divisé

  • permalien K. :
    7 mars @11h24   « »

    - “Au fil des ans, l’historien britannique Lewis a popularisé la notion selon laquelle les Arabes et les « Orientaux » ne comprennent que la force. Il aurait été bien inspiré de lire Arendt, qui écrivait : « Nonobstant tous les espoirs du contraire, il semble qu’il y a un argument que les Arabes sont incapables de comprendre : c’est la force. »”

    - Des Palestiniens “disent” :

    “We were sleeping at midnight when there was a lot of shooting, An Israeli sniper took a position in the house next door, and he could see me, and me him. I was with all my kids. At 2 a.m., Iyad wanted to go to the bathroom, and when he got up they shot him in the chest. and I could feel the bullet pressing out his back.” Jacqueline had been sleeping, and woke up and said, ‘My mother, Iyad is injured,’ and she moved her head a little and she was shot in the mouth, and the bullet came out the back of her head.There was blood everywhere, and I fell to the floor, and the sniper kept shooting, every 30 seconds, and I managed to help my children crawl out of the room.”

  • permalien Jeff :
    7 mars @13h25   « »

    Rarement tant de compassion n’aura été formulée de la part des journalistes français dans les infos données sur France Inter ou France Infos à propos de l’attentat d’hier à Jérusalem ("nous sommes tous choqués", "Israël est sous le choc", etc.).

    Comme si c’était une surprise, un éclair tombé au milieu du ciel bleu.

    Aucune compassion en revanche vis-à-vis des Ghazaouites.

    Le seul fait invoqué pour expliquer cet attentat est l’assassinat d’Imad Maghnieh attribué aux Israéliens, et pas du tout le blocus économique et physique du plus grand ghetto du monde et la mort d’une centaine d’hommes, femmes et enfants à Ghaza.

    Les médias français semblent marcher sur la tête, totale incompréhension et scandaleux silence sur la ghettoïsation forcée de tout un peuple.

    Victimes israéliennes : "adolescents âgés de 15 à 16 ans", "jeunes étudiants"

    Victimes palestiniennes : "activistes", "civils"

    Bref personnalisation (émotion) d’un côté et globalisation (indifférenciation) de l’autre...

  • permalien K. :
    7 mars @13h59   « »
  • permalien K. :
    7 mars @13h59   « »

    Yonatan Mendel :

    Mon ami Shay du département graphique m’a clarifié les choses : “Si tu vas dans la bande de Gaza et que tu abattes les gens, tu serais un terroriste. Mais quand c’est l’armée qui agit ainsi, c’est une opération visant à rendre Israël plus sûr. Il s’agit de la mise en oeuvre d’une décision du gouvernement !”

    Le mot terrorisme a pourtant été créé à l’origine pour qualifier les actes de terreur des Etats parait-il.

  • permalien Sébastien :
    7 mars @14h25   « »

    Bonjour,

    68 irakiens tués hier soir à Bagdad, apparemment par les djiadistes.

    Comment ne pas voir que ces gens sont dangereux pour les classes ouvrières des pays occidentaux mais aussi pour les peuples arabes ?

    Al Qaïda et sa mouvance tuent en premier lieu des arabes, parfois des américains, (3000 en une journée), et des européens, toujours en visant les ouvriers, jamais les militaires ou les dirigeants politiques.

    S’en sont-ils pris une seule fois à l’armée israélienne ?

    Et il y en a qui en font des héros de la lutte anti-impérialiste, qui les voient comme des gens de leur camp, tout juste un peut plus turbulents, c’est tout.

  • permalien K. :
    7 mars @14h41   « »

    Si l’on suit strictement les tenants de la théorie du caractère intrinsèquement violent de l’Islam, qui s’appuient sur les parties les plus belliqueuses du Coran, alors s’il y a une religion qui aurait bien besoin d’être non pas réformée, mais littéralement révolutionnée, de fond en comble, de manière radicale, ce serait bien la religion juive que se sont accaparés les sionistes. Les textes religieux juifs justifiant les massacres et même l’extermination d’autres peuples au nom de “la promesse donnée à Abraham par Dieu” trouvent toute leur illustration dans l’Etat d’Israël.

  • permalien K. :
    7 mars @14h56   « »

    Noam Chomsky :

    Le meurtre de Klinghoffer avait été vu à juste raison avec horreur, et est très célèbre. Il a été le sujet d’un opéra et d’un téléfilm renommé, ainsi que l’objet de nombreux commentaires choqués déplorant la sauvagerie des Palestiniens - « des bêtes à deux têtes » (le Premier ministre Menahem Begin), “semblables aux sauterelles, pour nous”, dont les têtes doivent être "brisées contre les rochers et les murs" (le Premier Ministre Yitzhak Shamir). Ou, le plus souvent, juste des "Araboushim", l’équivalent argot de "kike" ou "nègre".

    Ainsi, après une pratique de terreur et l’humiliation délibérés particulièrement dépravée des colons et des militaires dans la ville cisjordanienne de Halhul, en décembre 1982, qui avait même dégoûté des faucons israéliens, le célèbre militaire/analyste politique Yoram Peri a écrit consterné qu’une des "tâches de l’armée d’aujourd’hui [est] de démolir les droits des gens innocents simplement parce qu’ils sont Araboushim vivant dans les territoires que Dieu nous a promis ", une tâche qui devenait beaucoup plus pressante, et a été menée avec beaucoup plus de brutalité, lorsque les Araboushim ont commencé à "relever leurs têtes", quelques années plus tard.

    Nous pouvons facilement évaluer la sincérité des sentiments exprimés au sujet de l’assassinat de Klinghoffer. Il est seulement nécessaire d’enquêter sur la réaction aux crimes israéliens comparables soutenus par les États-Unis. Prenez, par exemple, l’assassinat en avril 2002 de deux Palestiniens mutilés, Kemal Zoughayer et Jamal Rachid, par des forces israéliennes déchaînées à travers le camp de réfugiés de Jénine, en Cisjordanie. Le corps broyé de Zoughayer et les restes de son fauteuil roulant avaient été retrouvés par des journalistes britanniques, en même temps que le reste du drapeau blanc qu’il tenait quand il a été abattu, tout en cherchant à fuir les chars israéliens qui l’avaient écrasé, déchirant son visage en deux et lui coupant les bras et les jambes. Jamal Rachid a été écrasé dans son fauteuil lorsque un des énormes bulldozers Caterpillar d’Israël offerts par les Etats-Unis ont démoli sa maison de Jénine sa famille se trouvant à l’intérieur. Les différences de réaction, ou plutôt la non-réaction, est devenu si routinière et si facile à expliquer qu’aucun autre commentaire n’est nécessaire.

  • permalien chaman :
    7 mars @16h05   « »

    Conférence-Evénement à la découverte de la richesse du patrimoine culturel de la Palestine : « Gaza à la croisée des civilisations »

    Gaza, reflet de la Méditerranée et de l’Orient, a suscité six mille ans de convoitises. Carrefour des civilisations, la Bande de Gaza regorge d’un patrimoine d’une richesse exceptionnelle et d’une diversité insoupçonnée.

    Salon du livre de Paris (14-19 mars 08) porte de Versailles, Hall 1 Dimanche 16 mars, 13h30-15h00 Salle Yehuda Amichaï, 1er étage

    www.chaman.ch/salondulivreparis

  • permalien jugurta :
    7 mars @16h07   « »
    @Ph Arnaud

    Vos messages me donnent le sentiment que vous interprétez les rapports de force (internationaux et mondiaux) à l’inverse de ce qu’ils sont en réalité !

    Les rapports de force internationaux sont :

    Une puissance mondiale, les USA, qui heureusement sont une démocratie.

    Une myriade d’organisations djihadistes prêtes à imposer par la force leur modèle de société haineux.

    Des puissances régionales, souvent sous régime autoritaire (Iran, Chine...), que les USA tentent d’endiguer.

    Encore une fois les USA ne sont pas le bien absolu, ils sont le « bien relatif ». Je préfère un monde sous hégémonie américaine, pour l’instant, qu’un monde avec des puissances autoritaires voire totalitaires prêtes à annihiler les libertés individuelles.

    La Chine n’a pas plus de « revendications » sur Taiwan que l’Italie n’en a sur la Sicile, la Grèce sur Samos ou le Royaume-Uni sur l’île de Wight. Taiwan est partie constitutive de la Chine.

    Exact, mais la Chine est toujours une dictature communiste, Taiwan est une république où le pluralisme politique est un fait.

    Je préfèrerais une démocratisation à la Taiwanaise de la Chine coco qu’une influence coco de feu Formose...

    Les Etats-Unis n’ont pas plus à s’immiscer dans les relations entre la Chine et Taiwan

    Oui, mais les USA ne font que défendre leur intérêts propres et par la même une démocratie anti-communiste.

    L’histoire des liens économiques qui empêcheraient la guerre est une fable ultralibérale.

    L’histoire a démontré, même si rien n’est arrêté, que les démocraties libérales ne se font pas la guerre. La construction européenne en est le meilleur exemple : CECA, CEE, UE.

  • permalien Ana :
    7 mars @16h43   « »

    La démocratie, le pire cauchemar (Patrick St Paul, Le Figaro) :

    « Si nous poursuivons au rythme actuel, il n’y aura pas d’accord fin 2008, prévient-t-on dans l’entourage d’Abbas. Si nous sommes incapables d’aboutir à la création d’un État viable, nous pourrions alors décider de dissoudre l’Autorité palestinienne, Israël devra alors combler le vide et assumer la responsabilité de l’occupation. Ce pourrait alors être la fin de la solution de deux États. Fatigués de se battre, de plus en plus de Palestiniens sont tentés de partager un même État avec les Israéliens, avec les mêmes droits pour tous. »

    C’est le pire cauchemar, qui hante Israël. (...)

  • permalien Zulfikar :
    7 mars @18h47   « »
    Jugurta : The Comeback

    La perle du jour, par Jugurta himself :

    Encore une fois les USA ne sont pas le bien absolu, ils sont le « bien relatif ». Je préfère un monde sous hégémonie américaine, pour l’instant, qu’un monde avec des puissances autoritaires voire totalitaires prêtes à annihiler les libertés individuelles.

    Le problème de cette hégémonie - qui te plaît tant parce qu’elle est recouverte des oripeaux de la démocratie à l’athénienne - est le fait que moins de 300 millions d’Américains (4.6 % de la population mondiale selon [4]) consomment 25 % du pétrole mondial.

    Ce système s’il est appliqué à la lettre est une catastrophe complète pour l’humanité. Ce pays a besoin de 2 milliards de dollars par jour pour faire face à ses déficits jumeaux (commercial et budgétaire. Ce pays prend en otage le monde par ses guerres incessantes, coûteuses et chaotiques. Ce pays a toujours soutenu les régimes autoritaires car plus facilement maniables qu’une démocratie, où il faut composer avec des parlementaires,des représentants du peuple et leur opinion publique.

    Ce pays est en train de banaliser l’arme nucléaire et prépare l’opinion publique mondiale à en légitimiser son usage.

    Je ne dis pas que la Chine, c’est mieux. Mais j’appele de mes voeux un monde multipolaire ( qui serait un tout petit peu plus démocratique - ça devrait te plaire ça, non ? - et où le recours à la force ne serait pas automatique.

    Après tout, le monde de Yalta (1945-1991) avait des frontières fixes.C’était un monde dominé par deux super-puissances : les Etats-unis et l’URSS. Sous Yalta, les Etats-Unis pratiquaient la politique de l’endiguement, comme tu dis, et elle est morte depuis.

    La péninsule arabique, est devenue, depuis cette date, un immense lac américain. Au delà de l’idéologie, il y a les rapports de force. Et le vide de puissance attire la puissance.

    Pour Bush-Père, l’"american way of life " n’était pas négociable. Pour son con de fils, non plus. Tu imagines les problèmes que cela va poser.

    Quant à L’histoire a démontré, même si rien n’est arrêté, que les démocraties libérales ne se font pas la guerre ; dois-je te rappeler qu’en 1914 les Alliés faisaient déjà la guerre pour sauvegarder la civilisation face à la Barbarie. A l’époque la Barbarie était allemande - il est vrai que Hegel, Kant, Einstein, Bach, Mozart, Gödel, Gauss, Beethoven, Mach et j’en passe étaient le produit d’une civilisation qui n’avait rien avoir l’Europe...

    La guerre entre démocraties libérales existe toujours. Elle est économique. Tu en sais quelque chose avec la crise des subprimes, non ?

    Un monde multi-polaire est devenu une nécessité absolue.

  • permalien Xavier :
    7 mars @19h13   « »

    Bonsoir à tous et merci K pour vos commentaires éclairés.

    A Jeff 13h25 : j’adore la délicieuse candeur de votre message. Vous avez dû sauter un épisode : france inter s’appelle depuis quelques années Radio Shoah, et sa ligne éditoriale est bien entendu largement axée sur ce sujet. Si l’on y tolère quelques déviances, de préférence aux heures creuses, l’information, ou ce qui en tient lieu, est soigneusement expurgée de tous contenus incorrects. Si une bombe tombe sur Gaza, nous aurons un reportage sur les suites de l’affaire Ilan Halimi, si 11000 prisonniers palestiniens de tous âges et tous sexes croupissent dans des prisons infâmes depuis des années (ah bon, c’est possible ?), nous aurons une diatribe contre les terroristes qui détiennent le bon soldat Shalit. Mais voyez-vous, cela n’a vraiment rien de bizarre, dans le PAF, c’est même très conformiste.

    Colombie : pendant quelques heures des journalistes se sont permis d’annocer "l’assassinat" de Raoul Reyes. Dieu merci, cette attaque en terre équatorienne est vite devenue une opération antiterroriste presque banale, et RR a depuis seulement été tué...

    A l’instant, journal de 19 heures, l’horreur à Gaza "en direct" (de Jerusalem) se conclut dans les affres des bruits de boycott du salon du livre israélien. Ouf, l’ordre des choses est respecté, tout de même !

    Vive le Diplo et internet, qu’on respire un peu.

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 mars @19h16   « »

    @ Jugurta (n° 1)

    « …les USA, qui heureusement sont une démocratie ». Il faut le dire vite ! A l’intérieur, le pouvoir reste toujours entre les mains d’une oligarchie (et de plus en plus depuis Reagan). La première élection de Bush fils, en 2000, a eu lieu dans des conditions plus que douteuses... Le nombre d’incarcérés pour 100 habitants est le plus haut du monde 4 fois supérieur à celui de la Chine, et même supérieur, en valeur absolue, à ce pays (et, majoritairement, les prisonniers appartiennent aux classes les plus pauvres, et, parmi celles-ci, les Noirs, métis et Latinos y ont plus que leur part). Les Etats-Unis n’ont toujours pas ratifié la charte des droits de l’enfant (les seuls avec la Somalie) et, jusqu’à une date récente, exécutaient encore des condamnés mineurs au moment des faits ainsi que des débiles mentaux…

    A l’extérieur, comment justifiez-vous que cette « démocratie », après avoir « aidé » les Philippins à chasser le colonisateur espagnol, aient tué au moins 200 000 de ces Philippins juste pour prendre la place des Espagnols dont ils étaient censés avoir délivré ces mêmes Philippins ? Pensez-vous qu’en 1783, les Américains auraient apprécié qu’à l’issue de la guerre d’Indépendance les Français tuent 200 000 d’entre eux et ne leur accordent l’indépendance réelle… que 50 ans après ? Où les Philippins ont-ils vu la démocratie ? Où les 1400 habitants de Diego Garcia, déportés de leur île pour construire une base militaire géante des Etats-Unis ont-ils vu la démocratie ? Où le Panama, privé un siècle de la zone du canal, a-t-il vu la démocratie ? Si l’URSS s’était taillé une zone autour du canal de Kiel, l’auriez-vous accepté ? [Je m’arrête là, mais rassurez-vous, j’ai d’autres exemples…].

    « …Une myriade d’organisations djihadistes prêtes à imposer par la force leur modèle de société haineux ». Parmi les sociétés les plus férocement islamistes figurent l’Arabie saoudite et le Pakistan, alliés des Etats-Unis, que les violations des droits humains dans ces pays n’empêchent pas de dormir... Du jour au lendemain, il a suffi que Kadhafi change de camp (sans changer de régime) pour que son pays ne figure plus parmi les Etats voyous ! Enfin, le renversement de Saddam Hussein, qui protégeait les chrétiens irakiens, a eu pour effet, sous un gouvernement à la botte des Etats-Unis, de rendre invivable l’existence de ces mêmes chrétiens… Dans tous ces pays « amis » des Etats-Unis, elle est où, la démocratie ? Les Américains vont prochainement implanter leur GQG pour toute l’Afrique au Maroc, où la moindre critique du roi est punie de prison. Elle est où, au Maroc, la démocratie ?

  • permalien K. :
    7 mars @20h10   « »

    N’étant pas un connaisseur j’aimerai bien etre aidé :

    Le 05/03/2008, l’Arabie Saoudite, le plus grand exportateur de pétrole du monde, les Emirats arabes unis, le Koweït et le Qatar ont, avec les autres membres de l’OPEP, ont décidé de maintenir inchangé leur taux de production de brut, entraînant de fortes critiques de la Maison blanche.

    Une chose sur laquelle, si j’ai bien compris, tout le monde est d’accord, c’est que les prix du brut dépendent du “marché”, c’est a dire, si j’ai bien conpris toujours, de la spéculation. Il semblerait néanmoins qu’il y ait désaccord quant a l’importance du marché sur les prix (en particulier par rapport au taux de production)

    Récusant ces critiques, Le ministre du pétrole algérien Chakib Khelil, [est allé] jusqu’à accuser la "mauvaise gestion" de l’économie américaine de perturber le marché pétrolier. Deux jours avant, il avait estimé que "des taux d’intérêt plus faibles aux Etats-Unis pour redynamiser l’économie" entraîneraient probablement "un dollar plus faible" et donc "plus de forces spéculatives sur le marché pétrolier".

    Cependant, un autre spécialiste de la question, Raymond Learsy, qualifie ailleurs l’analyse de Chakib Khelil comme étant un “flagrant non-sens” et qualifie de meme une autre analyse, celle du ministre du pétrole saoudien qui aurait déclaré : “il n’y a pas de relation entre les fondamentaux du marché du pétrole et les prix

    Pourtant au moins deux autres spécialistes confirment cette dernière affirmation : l’économiste saoudien Aboulwahab Abou-Dahech (premier lien) et Vera de Ladoucette, du Cambridge energy research associates qui déclare (deuxième lien) "La dernière poussée de fièvre du pétrole n’a rien à voir avec les fondamentaux, c’est lié au dollar. Il y a un mouvement inverse entre la chute du dollar et les records du brut"

  • permalien K. :
    7 mars @20h29   « »

    " Le Hamas n’est-il pas un mouvement terroriste ? "

    Mamoun Alabbasi, chroniqueur du Middle East Online essaye de répondre à la question :

    Sans entrer dans les diverses définitions du terrorisme et où la résistance contre l’occupation est différente, il est important de noter que rien, absolument rien, n’excuse le meurtre de civils innocents. "Le recours à la force ou la menace de recourir à la force ou à la violence contre des civils ou des biens civils dans l’intention d’intimider ou de contraindre" ressort du terrorisme.

    Le Hamas a-t-il été impliqué dans de tels actes par le passé ? Oui. Est-il seul dans ce cas ? Non, bien sûr que non. Les pères fondateurs d’Israël sont un exemple classique de ce qu’est exactement le terrorisme. Le Hamas doit avoir lu quelque part qu’une nation peut être construite à partir du terrorisme. Mais on n’a pas besoin d’aller si loin en arrière, les politiques quotidiennes israéliennes sont un exemple classique de terrorisme d’état.

  • permalien Orangerouge :
    7 mars @20h30   « »
    La compassion sélective des médias dominants atteint des sommets

    Cents victimes palestiniennes font quelques brèves. Huit victimes juives alimentent des articles entiers plein de déclarations emphatiques.

    C’est insupportable, c’est du racisme pur.

    Mais je suis désolée, cela vient d’où ?

    Je pense que si les journalistes des médias dominants sont dix fois plus touchés par les victimes juives que par les victimes palestiniennes, c’est parce qu’ils sont plus souvent juifs, qu’arabes ou musulmans.

    Avez-vous une autre explication à me proposer ? Dois-je me couvrir de cendres ? Est-ce une remarque antisémite ?

  • permalien Orangerouge :
    7 mars @20h38   « »

    @ K,

    Les factures pétrolières étant exprimées en dollar, à chaque fois qu’il baisse, les rentrées des pays pétroliers sont érodées. C’est une des raisons qui a provoqué la cartellisation des pays pétroliers et la hausse du prix du pétrole de 1973 (le dollar avait baissé).

    En Europe, actuellement, la hausse de l’euro par rapport au dollar a ainsi beaucoup amorti l’impact de la hausse du prix du pétrole sur l’économie.

    Ceci dit, je me demande si les pays pétroliers ne pourraient pas négocier que les factures soient exprimées en euros (question de poids dans les négociations commerciales sûrement).

  • permalien K. :
    7 mars @20h50   « »

    Orange-rouge, qu’en est-il du poids respectif de la spéculation et du taux de production dans le prix du pétrole ?

    J’ai trouvé ça :

    Les études empiriques montrent que ce prix du pétrole est relativement indépendant de la stratégie de l’OPEP : ce n’est pas l’OPEP qui fixe le prix du pétrole, c’est le marché ; l’OPEP suit la tendance et peut, à la marge, influencer les cours selon qu’elle respecte ou non les quotas qu’elle se donne. En revanche, l’incertitude politique, les tensions militaires sont de nature à favoriser les spéculations et à accroître sensiblement la volatilité des prix sur les marchés.

  • permalien K. :
    7 mars @21h07   « »

    Ce qui est sur c’est que les majors font partie des gros bénéficiaires de cette envolée des prix. Et quand on lit que “la Maison Blanche reconnaît l’impuissance de Bush devant l’Opep”, elle qui ne reconnait meme pas que la terre est ronde, on se dit qu’il y a anguille sous roche.

  • permalien Pierre :
    7 mars @21h28   « »

    @K,

    les spéculateurs ce n’est pas le marché (même si les spéculateurs interviennent sur des marchés).

    Le marché, c’est ce qui crée le prix d’équilibre entre l’offre et la demande.
    - pour les matières premières, c’est un équilibre entre la production réelle et la consommation réelle. Il faut aussi y ajouter les disponibilités de transport et de raffinage (une raffinerie inactive augmente le prix)
    - pour le spéculateur, c’est l’équilibre entre ce qu’il est prêt a payer et ce qui est offert par d’autres spéculateurs, sans se préoccuper, si derrière les contrats, il y a réellement des stocks, car le but du spéculateur, ce n’est pas d’utiliser les matières premières, mais faire des plus-values en achetant et revendant des contrats. C’est un marché "papier"

    Quand les Saoudiens déclarent : “il n’y a pas de relation entre les fondamentaux du marché du pétrole et les prix”, celà veut dire que de nombreux contrats soumis à la spéculation n’ont pas de réalité, c’est une bulle qui se prépare. Les pays consommateurs (et souvent spéculateurs) demandent au producteurs d’augmenter la production pour honorer les contrats. Les pays producteurs refusent, car il ne veulent pas "couvrir" un développement de la spéculation (en plus c’est de l’argent qui leur échappe).

    Le rôle du spéculateur est très discuté, il est au centre d’une polémique idéologique, pour les "classiques", il assure une régulation des prix. Dans la réalité ça ne fonctionne pas du tout comme ça, et le spéculateur, agit comme un prédateur concentré uniquement sur ses plus-values sans aucune considération sur les réalités du marché.

    Le problème devient un vrai casse tête, si on considère que les monnaies sont aussi soumise à spéculation, et finissent par constituer une nouvelle sorte de matière première (fonds souverains).

    Si on ajoute à ça que certains gisements ne sont rentables qu’à partir d’un certain prix de vente (Sables bitumineux de l’Athabasca), on comprendra que la tentation d’influencer la production existante, par des "pannes" ou des guerres ou tout autre procédé peut-être grande pour que certain pays garde son indépendance énergétique.

  • permalien Orangerouge :
    7 mars @21h51   « »

    @ K

    Tous les gisements n’ont pas le même coût de production. On peut dire que le prix du pétrole comme le prix des terres, est déterminé par le prix suffisant pour que la dernière tonne demandée soit extraite. Il va donc être égal au coût de production du gisement le plus difficile à travailler plus la marge du producteur et des intermédiaires.

    Les pays pétroliers chez qui le pétrole est facile à extraire ont un coût de production moindre que les autres. Cela doit être le cas des pays du Golf (je ne suis pas un expert du secteur pétrolier...). Il font donc une marge supérieure aux autres et c’est normal (on appelle cela une rente différentielle). Ils peuvent avoir intérêt à réduire leur offre sur le marché de telle sorte qu’on soit obligé d’aller chercher du pétrole encore plus difficile à extraire, ainsi le prix monte. Ainsi la marge des pays à pétrole facile à extraire sera encore un peu plus grande (on apelle cela une rente absolue en plus de la rente différentielle).

    On ne doit pas jeter l’opprobre sur ce comportement, tout le monde se comporte ainsi sur un marché, celui qui ne le fait pas se fera avoir sur un autre marché où il sera en position moins favorable (sauf dans l’ex URSS, où c’était du troc entre pays, donc des échanges très restreints et peu favorables à la croissance).

    Ces mécanismes économiques de rente se produisent pour tout bien qu’on ne peut pas produire (donc l’espace la terre, qui est d’inégale fertilité, les mines, le pétrole etc...).

    Le treme de spéculation introduit un jugement de valeur à mon avis pas justifié. Il y a des règles légales et reglementaires à respecter sur un marché quelqu’il soit (le produit est de la qualité affichée, dans la qualité affichée etc...). A partir du moment où ces règles sont respectées, celui qui pense que le prix de son produit va monter et qui a les moyens d’attendre de le vendre, spécule effectivement. Mais pourquoi ne le ferait-il pas ? Sauf à être idiot ou execssivement généreux.

    En fait nous spéculons tous. Si on rentre d’un pays étranger dont la monnaie ne vaut pas grand chose, on va rapidement la changer en rentrant, on ne va pas attendre, donc on spécule contre cette monnaie (et son cours va baisser parce qu’on accroit l’offre sur le marché).

    Bon je ne sais pas si je suis compréhensible. Un cours d’économie en post c’est pas évident !

  • permalien K. :
    7 mars @21h54   « »

    @ Pierre

    Concernant Raymond Learsy, pourquoi pensez-vous qu’il récuse les propos des Saoudiens ? Et, s’ils disent bien la meme chose, ceux des Algériens (il dit vouloir expliquer dans un prochain article) ?

  • permalien Orangerouge :
    7 mars @22h16   « »
    Suite du post à K :

    Evidemment je ne suis pas d’accord avec Pierre !

    Les marchés à terme permettent de se "couvrir" contre les variations de prix. C’est à dire qu’on peut (moyennant un paiement) se garantir d’avoir du pétrole dans ... x mois, ou un an à un prix qu’on décide aujourd’hui. Plus le risque de perdre en accordant cette promesse est grand, plus le paiement de la couverture sera important : parce que ce "contrat de couverture" se vend sur un marché et varie en fonction de si il y a beaucoup, ou peu de gens, pour vouloir faire l’opération inverse de la nôtre.

    Je pense que se focaliser sur la spéculation est une erreur. La seule chose que l’on puisse se demander sur la spéculation c’est si elle n’accroît pas la variabilité des prix, mais ce n’est pas prouvé. Le vrai problème par contre c’est la sortie des capitaux des pays pauvres pour aller s’investir sur les bourses des pays des pays riches (ou en appart à paris ou sur la côte d’azur). Mais ce n’est pas le mécanisme de spéculation en lui-même.

    Ce qui serait probablement le plus utile : Empêcher les dirigeants et les élites des pays du tiers-monde de capter d’énormes parts des richesses crées par ces pays (avec l’aide des multinationales notamment des secteurs de l’énergie et des marchands d’armes, qui achètent ainsi l’accès aux matières premières et aux droits de les exploiter) serait certainement très efficace. Comment créer un consensus international pour imposer cette régulation des échanges, une police de la corruption par les multinationale ? Ce devrait être le boulot de l’OMC, peut-être… Eva Joly en parle dans son bouquin sur l’affier Elf. Elle montre que pour des pays très pauvres, les prélèvements de la corruption via les multinationales sont très importants par rapport aux PIB de ces pays.

  • permalien Pierre :
    7 mars @22h33   « »

    @K,

    je suppose que c’est parce Raymond Learsy adopte un point de vue dogmatique et qu’il considère que les marchés sont “vertueux”, que le spéculateurs assument leur rôle de régulateurs, donc le problème ne peut venir que des producteurs, puisque les prix montent, c’est que l’offre est insuffisante pour couvrir la demande.

    C’est un parti pris polémique, car il connait très bien la réalité de la situation et ressort les vieux poncifs néo-classiques, parce que certainement il n’a pas vu venir la bulle et a la pétoche pour ses propres engagements.

    Chakib Khelil fait allusion aux mystérieuses pannes qui toujours a propos touchent les raffineries ou les oléoducs nord-américains en fonction du prix du brut (c’est un propos cynique comme souvent en Algérie mais Learsy n’a pas accès à ce genre d’humour).

  • permalien Pierre :
    7 mars @22h52   « »

    Si Orange Rouge nous sommes d’accord, mais vous vous placez du coté du prix et moi du côté des volumes :

    « Depuis le début des années 1980, et après plusieurs tentatives infructueuses, les contrats à terme sur le pétrole se sont développés, à tel point qu’aujourd’hui les prix de ces contrats sont très souvent utilisés en référence (les volumes de pétrole brut traités par des contrats à terme a dépassé le volume de la production mondiale). »

    Le problème des contrats a terme, ce n’est pas le prix fixé à la signature du contrat, mais, si le contrat porte sur des volumes réalisables à terme. Il est évident que les producteurs perdent par ces contrats la main mise sur leur production et sont condamné à suivre la fanfare, d’où leur volonté de rester maitres de la production.

  • permalien K. :
    7 mars @22h53   « »

    @ Pierre

    En tous les cas c’est cohérent. Une dernière question si vous le voulez bien : je ne saisis pas trop “l’astuce” des mystérieuses pannes en fonction du prix du brut.

  • permalien K. :
    7 mars @23h09   « »

    - “M. Abbas est en conflit avec le Hamas qui s’est installé par la force dans la bande de Gaza en juin”, dixit LEMONDE.FR avec AFP et Reuters ce jour. À bon entendeur salut : l’article de Vanity Fair est nul et non avenu.

    - "J’entends déjà sur les radios religieuses sionistes les gens parler de l’attaque en termes prophétiques, comme dans le livre d’Isaïe 59 verset 20 : ’Un rédempteur viendra pour Sion, pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés, dit l’Eternel’. Dans leurs talk-shows radiophoniques, les colons interprètent cette prophétie en disant que si les juifs n’arrêtent pas le Hamas, les Palestiniens, le Hezbollah, Dieu obligera les juifs à le faire"

  • permalien saintyves :
    7 mars @23h18   « »

    Nouvelles révélations sur les crimes commis par les Sionistes à ‎Gaza

    @ Orangerouge

    Avez-vous une autre explication à me proposer ? Dois-je me couvrir de cendres ? Est-ce une remarque antisémite ?

    Alain Finkielkraut, Alexandre Adler, Bernard-Henri Lévy, Bernard Kouchner, André Glucksmann ...

    LES PROPAGANDISTES Par Silvia Cattori

    Les rabbins de l’entité sioniste affirment que leur religion permet l’assassinat des civils

  • permalien Pierre :
    7 mars @23h20   « »

    @K,

    on soupçonne les étasuniens et les canadiens, de créer des pannes fictives sur leurs installations pour maintenir le prix du brut a un niveau rentable pour l’extraction des sables bitumeux. Chakib Khelil en conclue logiquement, que les infrastructures nord-américaines sont pourries.

    exemple ; L’EIA note que "même si la hausse des prix de l’essence l’an dernier a été principalement due au renchérissement du brut, un nombre inhabituellement élevé de pannes dans les raffineries a aussi contribué à pousser les prix à la pompe en 2006 et 2007".

  • permalien K. :
    7 mars @23h55   « »

    OK Pierre c’est pigé.

    En fin de compte des prix élevés de pétrole sont dans l’intéret, non pas seulement des majors comme je le pensais, mais aussi des Etats-Unis eux-memes en permettant l’exploitation de champs dans des pays alliés, exploitation qui aurait été non rentable en cas de prix pas assez élevés. Je me trompe ?

  • permalien Ana :
    8 mars @00h01   « »

    "Je pense que si les journalistes des médias dominants sont dix fois plus touchés par les victimes juives que par les victimes palestiniennes, c’est parce qu’ils sont plus souvent juifs, qu’arabes ou musulmans. Dois-je me couvrir de cendres ? Est-ce une remarque antisémite ?" - Orangerouge, 7 mars 20:30

    Pourquoi poser cette (dernière) question, Orangerouge ? Il suffirait donc qu’un quidam y réponde positivement pour que vous vous couvriez de cendres ?

  • permalien Orangerouge :
    8 mars @01h00   « »

    Merci de votre humour Ana ;-)

    La période s’y prête peu. Cela m’affecte de me rendre compte à quel point Israël compte de soutiens dans les pouvoirs médiatiques et politiques de mon pays, en dépit de ses crimes sur des dizaines d’années.

    Je ne voterai pas socialiste à cause de cela, les dirigeants de ce parti (pas les militants de base) me paraissent finalement plus proches des milieux du CRIF que des beurs de leur propre parti.

  • permalien K. :
    8 mars @08h43   « »

    Extraits d’un article intitulé, “Faire de la Chine le prochain grand Ennemi” du conservateur américain Doug Bandow :

    Le point essentiel du pouvoir militaire, c’est qu’il est beaucoup plus facile de défendre et de dissuader que d’attaquer et de défaire. C’est la raison pour laquelle Washington dépense autant sur le plan militaire aujourd’hui. Très peu des moyens militaires américains sont consacrées à la défense des Etats-Unis. Après tout, où est la menace ? (..). ce que fait le Pentagone essentiellement est de se consacrer à la défense et à la domination d’autres nations. (..)

    La question est donc de savoir si les États-Unis vont mettre en branle un processus destiné non pas à défendre l’Amérique, mais à préserver la capacité de l’Amérique à contraindre la Chine. Richard Fisher, de l’International Assessment and Strategy Center, note que « En 2010, l’essentiel des forces de contre-accès de la Chine seront en place, rendant très difficile l’utilisation des forces du Pacifique pour venir en aide à Taiwan. À moins que nous ne doublions le nombre de nos porte-avions et triplions notre flotte de bombardiers, la Chine sera un peer competitor en 2030. "

    Si les États-Unis sont disposés à tempérer leurs objectifs, l’Amérique peut demeurer confiante même si la Chine devient plus puissante. Le monde commode de la Pax Americana se termine, en particulier en Asie de l’Est : une RPC plus forte est inévitable. Mais un USA moins dominant n’est pas nécessairement un USA moins sécurisé. Une Amérique moins belliqueuse a même toutes les chances de devenir une Amérique plus pacifique.

    Les États-Unis n’ont pas d’ennemis sérieux aujourd’hui, mais le lent processus de passage d’une puissance unique à celui de deux, voire plus, superpuissances a débuté : la position dominante actuelle de l’Amérique a toujours été artificielle. L’Europe n’a pas la volonté et la Russie n’a pas la possibilité de contester la primauté militaire des États-Unis. Ce n’est pas le cas de la Chine. Washington doit faire face à un nouvel ordre en Asie de l’Est, dans lequel la Chine exige de plus en plus d’être traité sur un pied d’égalité. Aussi douloureux que cela puisse être pour Washington, traiter Pékin avec respect vaut mieux que s’en faire un ennemi.

  • permalien Pierre :
    8 mars @08h44   « »

    @K,

    en fait c’est plutôt du "fine tuning", c’est n’est pas haut ou bas, mais "pas trop haut" ou "pas trop bas", dans ce domaine la situation de Bush est particulièrement schizophrène, car il doit garantir de confortables profits a ses sponsors, mais aussi garantir l’indépendance énergétique des États-Unis (comprendre union nord-américaine), sans favoriser les “ennemis” de la liberté (... pour les États-Unis de contrôler les mouvements de matières premières)

    Il s’en suit toute une série d’interventions à court terme, qui peuvent aller de la "panne technique" jusqu’à, peut-être, la pendaison d’un fournisseur devenu incontrôlable, ou, pourquoi pas, une aide à un quelconque "massacre ethnique" quelque part en Afrique. En fait ce "tuning" fait partie intégrante d’un paquet englobant idéologies et intérêts qui ne manque pas au bout du compte de créer des situations d’autant plus paradoxales et imprévisibles que développement des biocarburants vient brouiller la donne et porte le front sur les guerres alimentaires.

  • permalien K. :
    8 mars @08h47   « »

    Rectificatif

    Une Amérique moins belliqueuse a même toutes les chances de devenir une Amérique plus en sécurité” plutot que “pacifique”.

  • permalien K. :
    8 mars @08h52   « »

    Merci infiniment Pierre

  • permalien saintyves :
    8 mars @10h56   « »

    Bonjour

    Palestine

    Holocauste à Gaza : Message en Images de Carlos Latuff 08/03/08

    Carlos Latuff est un caricaturiste brésilien dont les dessins d’art sont un appel lancé au monde pour condamner l’Holocauste commis par Israel à Gaza

    Déclaration de Carlos Latuff :

    J’aimerai que tous ceux qui voient ces images les répandent partout, comme moyen d’exposer les crimes de guerre d’Israel contre les Palestiniens. Utilisez les sur des T Shirts, des posters, d