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« Le mystère Hezbollah »

mercredi 12 mars 2008, par Alain Gresh

A l’occasion de la diffusion le 13 janvier 2008 par la Télévision suisse romande du documentaire réalisé par Jean-François Boyer et moi-même, « Le mystère Hezbollah », la Radio suisse romande a diffusé, au cours de la semaine précédente, une série d’entretiens quotidiens autour de l’islam, du chiisme et du Hezbollah. Vous trouverez ci-dessous l’enregistrement de l’heure d’entretien que j’ai donnée à cette radio sur le sujet.

IMG/mp3/LibanRSR.mp3

Hostilité aux sanctions contre l’Iran Retour à la table des matières

Un sondage réalisé par la BBC, « Declining Support for Tough Measures against Iran’s Nuclear Program : Global Poll », indique que, par rapport à juin 2006, le soutien de l’opinion publique à des mesures de sanction économiques ou à des bombardements contre l’Iran a diminué de manière significative dans de nombreux pays : en Australie (de 52% à 42%), au Royaume-Uni (de 43% à 34 %), en Allemagne (de 46% à 37 %) et aux Etats-Unis (de 66% à 60%).

Le soutien à de telles mesures a seulement augmenté dans trois pays : Israël (de 62% à 71%), la Corée du Sud (de 47% à 53%) et la Turquie (de 21% à 33%).

Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et le Proche-Orient Retour à la table des matières

Retour sur « le Moyen-Orient dans la campagne présidentielle française des candidats Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal en 2007 », par Aziz Enhaili, dans Meria, journal d’étude des relations internationales au Moyen-Orient, mars 2008. Le journal est publié par le centre israélien Gloria.

Sur la campagne électorale française, on pourra se reporter aux envois sur ce blog, notamment « Les candidats à la présidentielle française et le Proche-Orient » (17 avril 2007).

61 commentaires sur « “Le mystère Hezbollah” »

  • permalien Pierre :
    12 mars @14h32   »

    L’OTAN installe une hiérarchie parallèle dans la FINUL

    Comme l’OTAN n’établit pas de listes d’organisations terroristes et que ses membres divergent à ce propos (le Hezbollah est terroriste selon Washington, mais pas selon Paris), l’Euromarfor ne peut être accusée d’être explicitement tournée contre le Hezbollah, principale composante de la Résistance libanaise aux agressions israéliennes. Cependant, au-delà des circonvolutions rhétoriques, il n’y a aucun quiproquo possible : on ne voit pas —en dehors du Hezbollah— quelle autre cible pourrait être visée ici par l’OTAN.
    (...)
    En définitive, ce qui paraissait au départ comme une bonne nouvelle pour les collaborateurs du département d’État US au Liban a plutôt de quoi les inquiéter. Il leur faudra bientôt traiter avec les Européens qui connaissent mieux le Levant que les États-uniens et se montreront plus exigeants au plan politique. Surtout, il est clair qu’aucune puissance ne « mettra le paquet » en leur faveur, et qu’aucun soutien ne sera éternel. Au demeurant, en envoyant cette flotte, Washington reconnaît implicitement que le rapport de forces s’est inversé au Proche-Orient : Tsahal, que l’on finissait par croire invincible, a échoué au Liban en 2006 et vient d’échouer à Gaza en 2008.

    BELLACIAO - discretement l’otan arrive au Liban - par Thierry Meyssan

  • permalien Zulfikar :
    12 mars @15h56   « »
    Questions à M. GRESH

    Bonjour M. Gresh,

    Votre entretien aborde essentiellement 5 thèmes :

    1- Le Hezbollah et la Panarabisme 2- La guerre de juillet et ses conséquences dans le conflit israelo-arabe 3- Sur l’idéologie du Hezbollah,sa transformation suite aux accords de Taëf et sa dialectique. 4- Son rôle social dans la communauté chiite 5- La fossilisation de la politique libanaise, comme conséquence du confessionalisme et l’échec du changement politique né au lendemain de l’assassinat de Hariri et le retrait des Syriens du Liban 6- Le problème de l’isolement médiatique auxquels ces questions sont l’objet En Europe.

    Ma première question porte sur la dialectique chiite (cf.32ème minute de votre entretien (32:00))

    A la suite de Taëf, le Hezbollah fait une sorte d’aggiornamento de son idéologie et choisit de s’intégrer dans la vie politique et de présenter des candidats aux élections. Il renonce - temporairement ?- à l’Etat islamique sous le prétexte qu’il faudrait que 90% de la population y consente.

    Ne vous semble t-il pas qu’il y ait une ressemblance frappante avec l’Etat-Nation à la française ? Que deviennent, dans ce cas-là, les autres confessions ? Quel serait leur statut ?

    Ma deuxième question porte sur la dimension nationale et régionale du Hezbollah.

    L’échelle fait l’évènement disait Hegel. Le fait que le Hezbollah ne soit qu’une organisation - certes puissante - mais pas un Etat lui a volé sa "victoire". Car pour négocier, il faut être un acteur régional.

    Sachant que le Hezbollah a réalisé ce que l’Egypte de Nasser et ses alliés n’ont pu faire, comment pourrait-il faire pour que son influence et sa popularité se traduisent en victoire politique, dans le cadre du conflit israëlo-arabe, en poussant l’Etat d’Israël à choisir la solution négociée ?

    Et j’en profite pour vous remercier d’avoir créé ce blog.

    Sincères salutations

  • permalien Yann :
    12 mars @16h49   « »
    Un ou deux Etats ?

    One State or Two ? Neither. The Issue is Zionism

    JONATHAN COOK

    Editors’ note : On Monday we ran Michael Neumann’s argument against the so-called “one state” solution for Israel and Palestine. This is the second of three replies.

    (Counterpunch, 12 mars 2008)

  • permalien K. :
    12 mars @17h27   « »

    Malheureusement l’émission radio d’Alain Gresh n’est pas fonctionnelle chez moi, malgré plusieurs tentatives.

    Quelques remarques personnelles, pêle-mêle, sur la question du Hezbollah (et au-delà du Hezbollah).

    - L’affirmation qui veut que le Hezbollah soit un état dans l’état est incomplète si ce n’est incorrecte :

    Le Hezbollah est soit un “état dans un non-état” soit un état parmi plusieurs autres états dans l’Etat officiel. Parmi les autres “états” il y a, par exemple, Saad Hariri avec sa milice privée, ses institutions caritatives, ses dons, etc.. qui dessine ce que pourrait etre le Liban de demain, l’état officiel ne servant plus qu’a “surveiller et punir” les citoyens dissidents. De ces autres états, nul ne parle, parce qu’ils émanent de membres-civilisés-de-la-communauté-internationale, en particulier, pour le cas de Saad Hariri, d’une pure procuration des Saoud, le personnage étant insignifiant au possible.

    - Pourquoi le Hezbollah, s’il veut se pérenniser, ne peut-être que pragmatique ?

    Bien sur, parce qu’il existe au Liban d’autres communautés que chiites, mais aussi parce que, en temps “normal”, (c’est a dire comme le temps ou le Liban était sous domination syrienne, c’est a dire ou l’état était syrien en fait), il y a bien 40-60% des chiites libanais qui ne sont pas “avec” le Hezbollah. Et je parle bien sur de chiites respectables, n’ayant rien de “civilisés”. En temps vraiment normal, a mon avis, ce pourcentage ne dépasserait pas 10-20%, sauf si bien sur on assiste a une mue du genre APK turque, ce qui, me semble-t-il, n’est nullement impossible avec ce groupe.

  • permalien Pierre :
    12 mars @17h57   « »

    @K, vous pouvez essayer le lire l’émission à partir de là :

    Le « Parti de Dieu » (5/5) Un portrait de Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah. Entretien avec Alain Gresh

    ou éventuellement le copier (enregistrer la cible) et le lire avec un autre lecteur que RealPlayer

  • permalien K. :
    12 mars @18h31   « »

    Merci Pierre. Pour RealPlayer ça ne marche pas : the file is either corrupt, or the Player does not support the format you are trying to play. m’écrit-on. Pour le reste je ne sais malheureusement pas faire. J’attends d’aller dans un café-net pour voir comment faire.

  • permalien Pierre :
    12 mars @18h50   « »

    @K, éventuellement, le fichier de rsr.ch est lisible à partir de kmplayer

  • permalien K. :
    12 mars @19h37   « »

    @ Pierre, j’ai essayé de télécharger le km player a partir du deuxieme lien que vous m’avez donné (premier message du forum a partir du haut), ça a pas marché.

  • permalien Pierre :
    12 mars @19h49   « »

    Essayez celui-là ici

  • permalien K. :
    12 mars @20h42   « »

    OK Pierre, le chargement est en cours. Merci

    En attendant, voici la traduction d’un article récent intéressant (et parfois curieux) de Rami Khoury intitulé : Arab state power is on the defensive :

    Les questions jumelles de la légitimité et de l’efficacité du pouvoir et de l’autorité sont de plus en plus claires et urgentes dans le monde arabe. C’est la grande histoire en cours de notre époque, alors qu’une région d’États a contrôle centralisé, essentiellement autocratiques, évolue en une mosaïque des diverses sources de pouvoir et d’autorité. Si nous voulons traiter les problèmes de violence et d’instabilité dans de nombreuses zones arabes, il faut s’attaquer à la question de la légitimité du pouvoir qui reste l’un des rares tabous encore en cours dans la région.

    Il existe différentes raisons qui expliquent pourquoi le Liban, le Soudan, la Somalie, l’Iraq, le Yémen, la Palestine, l’Algérie, l’Egypte et d’autres parties du monde arabe souffrent de guerres chroniques ou de tensions idéologiques et d’impasses profondes. Il y a aussi des explications locales qui expliquent pourquoi le pouvoir et l’autorité centrale des gouvernements nationaux se sont progressivement retirés de nombreux quartiers urbains du monde arabe, pour être remplacés par des organismes et des services communautaires islamistes locaux, des réseaux tribaux, ou par des intérêts privés qui développent de nouveaux quartiers clinquants massifs.

    Le pouvoir des acteurs arabes non-étatiques a été révélé de manière spectaculaire par les capacités militaires du Hezbollah par son combat contre Israël pendant 34 jours et en le forçant à accepter un cessez-le-feu des Nations unies en 2006, ce qu’aucune combinaison d’Etats arabes n’avait jamais été en mesure d’obtenir. Des réalités similaires concernent le secteur des services sociaux, une administration publique non corrompue, et d’autres aspects de la vie où des citoyens qui n’obtiennent pas ce qu’ils attendent de leur gouvernement trouveront les besoins remplies par des groupes non gouvernementaux efficaces. À suivre

  • permalien K. :
    12 mars @20h48   « »

    Rami Khoury : Arab state power is on the defensive (2/3) :

    Le pouvoir se décentralise dans de nombreux cas parce que les gouvernements n’ont tout simplement pas suffisamment d’argent pour maintenir le bien-être, des emplois, des subventions et des services publiques qu’ils ont fourni de façon très efficace pendant un demi-siècle après la surprise de leur statut d’État dans les années 1930, 1940 et 1950.

    La décentralisation et la dissipation du pouvoir de l’Etat entre les mains de quartiers urbains islamisés, de milices armées, de partis à base ethnique, de quartier de voyous, d’autorités régionales autonomes, de sociétés multinationales et d’entreprises commerciales immobilières du secteur privé, est un signe important de plusieurs phénomènes simultanés : la baisse de crédibilité de l’autorité de l’État, la détermination de citoyens concernés de prendre en charge les besoins et le bien-être de leur propre vie et l’énorme pouvoir du marché commercial mondialisé.

    Alors que les configurations du pouvoir arabe évoluent, il est extrêmement important que nous ne répétions pas les erreurs des 75 dernières années sur la gouvernance autoritaire. Au lieu de cela, nous devons construire un modèle étatique nuancé en consultant plutôt qu’en ignorant le citoyen arabe. Appréhender convenablement l’évolution des réalités du pouvoir et de l’autorité requiert des analyses beaucoup plus honnêtes, intégrées et complexes que celles qui ont largement eu cours ces dernières années dans les débats publics concernant le fait de savoir ce qui ne va pas avec notre société et la manière dont nous pouvons améliorer les choses. Une grande partie de ce débat a été alimentée par des fanatiques idéologiques et quelques voyous naïfs des pays occidentaux dominés par l’axe anglo-américano-israélien- qui ont tendance à se concentrer principalement sur l’islam et la violence arabe, ou par des élites autocrates arabes qui sont tout aussi aveugles aux puissants courants mécontentement et de crainte de leurs propres concitoyens.

  • permalien K. :
    12 mars @20h51   « »

    Rami Khoury : Arab state power is on the defensive (3/3) :

    La reconfiguration du pouvoir et de l’autorité est le macro-développement nouveau, historique et envahissant qui se déroule actuellement dans les sociétés arabes, dans la mesure ou la structure du pouvoir qui règne depuis environ 75 ans est en train d’atteindre les limites de ses capacités. Il n’est pas surprenant que, tout a la fois, des citoyens concernés, des gangs habiles et des hommes d’affaires efficients soient en train d’obtenir leur part de pouvoir dans ces espaces où l’État est en recul, ou de franchiser leur propre légitimité et autorité. Appréhendé avec sagesse, cela pourrait être un événement positif et encourageant qui permettra aux sociétés arabes de se définir selon les opinions consensuelles de leurs citoyens pluralistes. A moins que les armées Américaine, Britannique, Israélienne ou autre armée occidentale envahissent à nouveau et tentent de nous re-configurer à leur goût, plutôt qu’en fonction de nos droits et de nos souhaits.

  • permalien K. :
    12 mars @21h04   « »

    Un paragraphe a été oublié après le premier :

    Je fais allusion ici à deux légitimités parallèles : celui du modèle de l’état arabe moderne façonné par les puissances coloniales françaises et britanniques, et la légitimité des élites dirigeantes et des gouvernements. Je crois que la plupart des Arabes valideraient les configurations de l’état telles qu’elles existent et de nombreux dirigeants, mais pas tous. Parce que le monde arabe a bénéficié des puissances coloniales du don unilatéral de la notion d’État avant que les populations de la région ne jouissent du moindre processus d’auto-expression ou d’autodétermination significatif, l’ État, la nation et la citoyenneté arabe sont définis par des tensions chroniques. La redistribution du pouvoir signale que les Arabes sont finalement en train de prendre en charge leur propre destin, dès et la où ils le peuvent.

  • permalien Bert :
    12 mars @21h31   « »

    Dans la dernière édition du "nouvel observateur", ainsi que dans la rubrique "opinion" du site internet de ce journal, le même journaliste commet une erreur que je trouve regrettable, à savoir l’utilisation de "Jerusalem", dans une forme que je crois être métonymique. Dans un article, il s’agit de mettre sur un même plan "Teheran" et "Jerusalem", dans l’autre "Paris" et "Jerusalem" ; tout cela, évidemment, alors que c’est Tel-Aviv qui est la seule capitale reconnue de l’état d’Israël, et qui devrait alors remplacer Jerusalem dans ces articles. Cela entraîne un doute quant à l’impartialité du journaliste ayant écrit ces articles.

    Plus gravement, l’Iran est de nouveau présenté, notamment dans le premier de ces articles, comme présentant un danger grave et immédiat pour l’Israël, et cela entraîne de ma part les réflexions suivantes :

    Les propos supposés menaçants rapportés à l’appui de cette accusation sont faussement traduits, et parfois totalement inventés. Il n’en reste pas moins que les écarts de langage existent de la part de certains dirigeants iraniens. Il en va de même de certains responsables israéliens. Le candidat républicain à l’élection aux Etats-Unis a récemment chanté "bomb Iran" sur un air des Beach Boys, ce qui en dit peut être plus sur l’état psychique de cet homme que sur les volontés de son pays. Toujours est-il que le contexte ne me paraît pas être celui d’une menace unilatérale venant de l’Iran et visant l’Israël.

    Quant aux accusations relatives au programme nucléaire iranien, il est un paradoxe que je trouve étonnant de ne voir jamais développé par les médias français. L’état d’Israël insiste auprès de la communauté internationale pour que celle-ci impose les conditions les plus strictes à l’Iran dans le cadre des obligations nées du traité de non prolifération, et cela, de plus, sans apporter d’assurance que le programme nucléaire iranien puisse avoir des fins militaires. Dans le même temps, l’état d’Israël nie son évidente possession d’armes nucléaires, en dehors de tout traité, et notamment celui qui doit s’imposer à l’Iran. Voila un pays qui veut faire imposer à un autre des obligations dont il s’affranchit lui-même.

    Qu’est ce qui peut, dans le cadre de relations internationales, justifier un tel paradoxe ?

  • permalien Pierre :
    13 mars @09h48   « »

    Les autorités libanaises ont censuré la projection du film d’animation Persepolis.

    La comédie dramatique animée Persepolis, qui a remporté deux Césars et été finaliste aux Oscars en février dernier, a été bannie au Liban. Les autorités sont terrifiées à l’idée que le long métrage puisse fragiliser la situation politique du pays, éméchée depuis plusieurs mois.

    Censure ou principe de précaution ? Les pressions exercées par les uns et les autres, entrainent le Liban au bord de la crise de nerfs.

  • permalien K. :
    13 mars @12h01   « »

    Je suis en train d’écouter l’interview d’Alain Gresh :

    - Je ne suis pas sur que les “très riches libananais chiites ayant fait fortune en Afrique” soit avant tout motivés par une ferveur religieuse quant a l’aide financière qu’ils apportent au Hezbollah.

    - Il y aurait certainement beaucoup moins de 51% des Libanais qui voteraient pour une république islamique. Et, en cas de situation vraiment normale (avec un véritable état), la majorité des chiites voteraient contre.

    - Il faut préciser que la division du camp chrétien en 2 parties “a peu près égale”, ne l’est que parce que Aoun s’est allié au Hezbollah qui fait figure d’épouvantail. Autrement, l’ex-général aurait au moins 70% des chrétiens de son coté (alors meme qu’il existe plusieurs noms en face : Geagea, Gemayel, etc..).

    - Concernant l’argent de l’aide extérieure détourné par des “élites” de la majorité comme de l’opposition : BRAVO, c’est tout a fait vrai, et c’est une véritable honte, un vrai scandale.

    Superbe émission, merci.

  • permalien K. :
    13 mars @14h30   « »

    Très juste remarque d’un membre de la majorité libanaise cité par le San-Francisco Chronicle qui explique pourquoi le Hezbollah n’a aucun intérêt a déclencher lui-même de nouvelles hostilités contre Israël (et l’inverse est vrai : un “deuxième round” déclenché par Israël souderait encore plus la communauté chiite au Hezbollah) :

    "Le Hezbollah sait qu’en cas de Round 2 avec Israël [qui serait déclenché par le Hezbollah], ils perdraient le support non seulement de leurs alliés Chrétiens , mais aussi celui de nombreux chiites, qui savent que s’ils doivent fuir a nouveau le sud ils n’auraient nul part où aller au Liban,"

    ..ils n’auraient nul part où aller au Liban : la phrase reflète assez bien la “polarisation” de la société libanaise.

  • permalien K. :
    13 mars @14h54   « »

    Certains chiites prennent quand-même le risque de louer d’avance des appartements en “zones non-chiites”, en les choisissant si possibles aussi proches que possible des “zones chiites” ou alors dans les zones des alliés non chiites des chiites, en sachant que ces zones comportent a part égale sinon plus des non-chiites ennemis des chiites.

    C’est complètement dingue et lamentable.

  • permalien matiou :
    13 mars @16h22   « »

    Les opinions favorables à un bombardement de l’Iran diminue, d’accord, mais de 66 à 60 % , ça reste très inquiétant. C’est un peu bizarre de dire avec de tels chiffres que le peuple est "hostile" à une attaque contre l’Iran ... Alors qu’ils sont embourbés en Irak, 60 % soutiennent une attaque contre l’Iran ... Hallucinant !

  • permalien Yann :
    13 mars @19h40   « »
    Un ou deux Etats ?

    "One-State or Two-State ?" - A Sterile Debate on False Alternatives

    ASSAF KFOURY

    Editors’ note : On Monday we ran Michael Neumann’s argument against the so-called “one state” solution for Israel and Palestine. Kfoury’s is the final response in this series.

    (Counterpunch, 13 mars 2008)

  • permalien acharif moulay abdellah bouskraoui :
    13 mars @20h30   « »

    Hizbo-Allah ou le projet terroriste

    Hizbo-Allah ,et lors de la mort de l’un de ses soit disant cadres ,et avant meme d’anquéter ou de trouver le moindre indice ...a tout de suite declaré une guerre ouverte contre Israel et l’USA ce qui a bien montrer que le seul projet que reserve Hizbo-Allah pour les Libanies et la guerre car tant que les meutes dure il trouvera toujours une excuse pour domainer le Liban avec un bras de fer ...ce peuple qui a longtemps souffert...ainsi le temps a mit au claire que ni Hamas ni Hizbo-Allah n’ont de projet politique pour le developpement mais seule le sang et la couleure de leurs decisions .... http://www.maisonblanche.canalblog.com

  • permalien Bert :
    13 mars @20h50   « »

    @ Matiou

    D’accord avec vous. Maintenant, les sondages ne valent pas grand chose... Et puis, malheureusement, aux USA comme dans les autres pays occidentaux, des bombardements sur des pays lointains indiffèrent beaucoup de monde. Nombreux sont ceux qui croient à la fable des "frappes chirurgicales". Nombreux sont ceux qui sont "intoxiqués" par la propagande qui dépeint l’Iran comme une théocratie folle gouvernée par des imbéciles. La haine, aussi, entretenue quotidiennement par des médias complaisants, contre tout ce qui est différent, autre.

    Ensuite, le manque d’information, bien sur...Combien des "sondés" situeraient l’Iran sur une carte ? En connaissent l’histoire, le fonctionnement, les causes au moins les plus évidentes de la situation actuelle ?

    Enfin, et si un bombardement de l’Iran est envisagé (une invasion est évidemment exclue, de même que l’utopique "regime change"), combien sont capables d’imaginer les implications ? Un simple débat télévisé aux heures de grande écoute, démontrant quelles réponses l’Iran pourrait donner à de tels bombardements, ferait peut être "réfléchir" ces "volontaires en fauteuil", ou les exciteraient encore plus...

  • permalien K. :
    13 mars @20h57   « »

    - Un blog que je viens de découvrir (anglophone) et dont le nom ne semble pas usurpé : Worried Lebanese.

    - l’IPS rend compte aujourd’hui de l’intervention d’Augustus Richard Norton lors d’une discussion ayant eu lieu avant-hier a l’Université Georgetown et intitulée : “Impasse in Lebanon : What Next ?” :

    Norton décrit l’improbable alliance entre le leader prosyrien Hassan Nassrallah du Hezbollah, et le général chrétien Michel Aoun comme reflétant potentiellement un écart par rapport a la dépendance sectaire qui a défini une bonne partie de la politique libanaise, avant, pendant et après la guerre civile.

    « Si vous examinez les communautés maronites et regardez les gens en termes de statut socio-économique, qu’est-ce que vous trouvez ? Vous trouvez que les gens ayant le statut socio-économique le plus élevé ... sont plus susceptibles d’appuyer Michel Aoun que les Forces libanaises », a déclaré Norton.

    "Ceci suggère que ce que Aoun est en train de faire est de s’appuyer sur un groupe de personnes qui recherchent un gouvernement rationnel responsable et non corrompu, car ils ont les atouts nécessaires pour prospérer dans un système qui soit plus une méritocratie que le système d’aujourd’hui ", a-t-il dit, ajoutant que l’on retrouve un fondement similaire dans la bourgeonnante classe moyenne chiite , "des personnes qui se sentent énormément exclues du système actuel," ce qui donne ainsi une cohérence stratégique a l’alliance, ainsi qu’une cohérence de classe qui devrait être prise en compte.

  • permalien Yann :
    13 mars @21h17   « »
    Pour une résistance non-violente

    Haaretz, 13/03/2008, The PA’s hollow protests

    Amira Hass

  • permalien K. :
    13 mars @22h48   « »

    Deux auteurs considèrent la “démission” de Fallon comme une inquiétante nouvelle :

    - Jim Lobe qui rappelle qu’il avait précédemment averti que les néocons travaillaient discrètement au renvoi de Fallon et voit cette “démission” comme une lourde défaite des réalistes :

    The fact that the realists will no longer have an officer of Fallon’s stature “walking the point” in the bureaucratic battles over U.S. strategy in the months before Bush leaves office is a potentially serious blow to their efforts to reduce the hawks’ influence on U.S. policy and one that could well influence the calculations of the regional players in ways that will increase tensions and the chances of a major confrontation, rather than reduce them.

    In that respect, the juxtaposition of Fallon’s resignation with Cheney’s trip to the region has to be seen as particularly worrisome.

    - Paul Rogers qui voit les attaques israéliennes contre Gaza comme un préalable a une attaque israélienne contre l’Iran, qui est désormais facilitée par la “démission” de Fallon.

    [Israel] extensive use of force in Gaza (..) may be part of a process of ratcheting up regional tensions.

    A unilateral Israeli move, (..) if followed [by a] major Hamas or Hizbollah actions against Israel, could be represented as pre-empting a larger but linked threat.

    What might cause such actions ? More Israeli military operations as or more intensive than those seen in Gaza could well do it.

  • permalien K. :
    13 mars @23h00   « »

    Paul Rogers qui voit les attaques israéliennes contre Gaza comme un préalable a une attaque israélienne contre l’Iran, qui est désormais facilitée par la “démission” de Fallon.

    Plus précisément, la démission de Fallon rendrait plus facile un engagement américain auprès d’Israel après que celle-ci ait ouvert les hostilités contre l’Iran.

  • permalien Ana :
    13 mars @23h19   « »
    Boycotter le Salon du livre ? 1

    J’y reviens. « Boycotter le Salon du livre ? », demandait Alain Gresh le mois passé. « Salon en otage », répond l’éditorialiste du Monde de ce jeudi 13 : « (…) La concordance de cette invitation avec le soixantième anniversaire de la création de l’Etat d’Israël - soulignée par la visite d’Etat en France du président israélien Shimon Pérès, qui devait inaugurer le Salon jeudi soir - ne pouvait que cristalliser un peu plus la colère des protestataires. Mais ceux-ci ne se seraient certainement pas montrés plus conciliants si ce Salon avait eu lieu une autre année ». Ah bon. Puis d’ajouter, comme si ceci n’avait rien à voir avec cela : « Enfin, le fait que tous les auteurs officiellement invités écrivent en hébreu aiguise un peu plus les tensions, puisqu’elle exclut les communautés israéliennes d’expression russe ou arabe. »

    Il n’empêche : « Quoi qu’il exprime du réel, le livre est d’abord l’expression d’une singularité individuelle. Aussi enraciné soit-il dans l’Histoire, l’écrivain est d’abord héraut de liberté, de rencontre et de partage » Liberté, rencontre, partage.

    Mais il y a aussi Caroline, le sanglot dans la plume : «  Dans ce cas particulier, la seule utilisation du mot "boycottage" résonne d’autant plus douloureusement qu’il est associé au mot "livres" et au mot "juif". Les auteurs de cet appel au boycottage ne semblent pas mesurer combien cette association rappelle le temps où l’on brûlait des livres et des juifs après les avoir boycottés.  » La plume grimpe dans l’aigu : «  On pense au boycottage des magasins juifs sous le nazisme », cherche sa tessiture : «  L’histoire du boycottage pour protester contre Israël est autrement plus ambiguë. Lorsque des groupes d’intérêts arabes et musulmans décident de boycotter les commerces "juifs" s’implantant en Palestine, plus de vingt ans avant la création de l’Etat d’Israël, la consigne s’apparente à un slogan xénophobe et raciste. » et la trouve, parce qu’elle la trouve toujours : « Je pense à Tariq Ramadan. Il voudrait donner des leçons d’antiracisme, mais il a déjà prouvé par le passé qu’il ne savait pas faire la distinction entre un intellectuel juif et un intellectuel sioniste. Chez lui, l’appel au boycottage ne vient pas se substituer au recours guerrier, puisqu’il soutient le Hamas et son action . »

    (à suivre)

  • permalien Ana :
    13 mars @23h19   « »
    Boycotter le Salon du livre ? 2

    Puis vient le temps des vrais chouchous : « Amos Oz, David Grossman, Avraham B. Yehoshua et plusieurs autres invités d’honneur de ce Salon du livre font partie de ces ambassadeurs dont la littérature doit franchir les frontières, hors la zone de tension. »

    Et Salah, qui écrit mal, en oncontournable Arabe de service bien sous tous rapports...

    Bravo tout le monde dans Le Monde.

    N.B. : Benny Ziffer, rédacteur en chef du supplément littéraire d’Haaretz dont seul le nom est évoqué dans l’édito du Monde :

    — J’ai été le premier à lancer la pétition demandant le boycott du Salon du Livre à Paris. Depuis, il y a eu beaucoup de débats et de polémiques.

    Pourquoi avoir lancé cet appel au boycott ?

    — Il y a plusieurs problèmes. Le premier problème c’est que notre gouvernement, notre ambassade, qui ont fait la sélection, n’ont choisi que des écrivains d’expression hébraïque en excluant, de fait, deux tiers de la scène israélienne : or celle-ci compte une énorme communauté d’expression russe, ainsi qu’une communauté d’expression arabe. C’est donc très réducteur. Le deuxième problème, c’est le choix arbitraire des écrivains fait par des bureaucrates de l’ambassade qui ont exclu des grandes figures comme notre poète national Nathan Zach. Pourtant il écrit en hébreu ! Le troisième problème, c’est que l’État israélien considère que les écrivains sont des agents de propagande. À partir du moment où l’administration finance le billet d’avion, elle estime que l’écrivain est là pour servir la cause israélienne et elle exige officiellement ce propagandisme dans un contrat que tous les écrivains doivent signer. C’est ce qui s’est passé avec les Salons du Livre de Paris et de Turin.

    Vous êtes sérieux ?

    —  Absolument. Le grand écrivain israélien Yehoshua Kenaz par exemple n’est pas invité en France parce qu’il a refusé de signer ce document ! Or, son œuvre est largement traduite en français. Et il écrit en hébreu.(...)

  • permalien Daniel :
    13 mars @23h59   « »

    Thierry Meyssan depuis Betrouth, Voltairenet, le 13 mars 2008.

    - La démission de l’amiral Fallon relance les hostilités en Irak.

    "Voyant ses efforts réduits à néant, l’amiral Fallon démissionnait, seul moyen pour lui de conserver à terme son honneur et sa crédibilité face à ses interlocuteurs. L’interview d’Esquire, publiée deux semaines plus tôt, n’est ici qu’un prétexte."

  • permalien K. :
    14 mars @00h13   « »

    Steve Clemons, qui parait-il prend ses repas avec les membres de l’administration américaine, se veut rassurant.

    Le 11 Mars il écrit : Stop Hyperventilating : Fallon Fired but Iran War Not Back On

    Le 12 mars, il reproduit le Nelson Report (a daily communiqué of international events used by politicians in Washington, D.C dit wikipedia) qui écrit FALLON FIRED...insubordination, not Iran war risk, ..sources close to senior Administration decision-makers reinforce this conclusion, one saying "there is absolutely no chance of war with Iran, so far as the US is concerned." Pour ajouter aussitot : (What Israel might at some point do, it was conceded, could be another matter...) .

    Un internaute écrit :

    This is not another matter. It is the matter at hand. See Hersh in the New Yorker. Israel is/will not be acting independent of the US. I respect Nelson a lot, but he is too glib here."

    Precisely. Israel will not strike Iran without U.S. approval. It just won’t happen. They need our backing in such a thing, and know we will get dragged into any widening conflict that a unilateral attack on Iran by them may spark.

    The Bush Administration has evidenced zero, absolutely zero, trustworthiness on Middle Eastern matters. They have evidenced they will distort, deceive and flat-out lie to advance their agenda.

    This is a dangerous move and everyone who is "hyperventilating" should keep right on hyperventilating. Keep on intense pressure to keep these nuts from launching an attack, or staging a casus belli for cover.

  • permalien Bert :
    14 mars @00h14   « »

    Je continue à croire irréaliste une attaque contre l’Iran, par l’Israël encore plus que par les USA.

    Tout d’abord, il ne s’agit pas, comme pour l’Irak, d’un pays exsangue et grandement isolé.

    Il ne saurait être question d’une invasion du territoire, mais "seulement" de bombardements aériens. Il me paraît utopique d’espérer une réaction politique interne qui verrait surgir soudainement une force politique favorable aux occidentaux et à l’Israël et qui prendrait les rênes du pouvoir. je crains plutôt une sorte d’"union sacrée", un peu à l’image de ce qui s’est passé lorsque l’Irak attaqua l’Iran en 1980. Si les capacités de défense iraniennes seraient probablement affaiblies sur le court terme (évidemment pas suffisamment pour permettre une intervention terrestre, sauf très temporaire et localisée), ses capacités d’actions militaires et terroristes dans le moyen et long terme resteraient très fortes, et redoutables pour les agresseurs et leurs "alliés", même contraints et forcés. Je pense aux pays du Golfe, comme aux pays européens. Je redoute aussi une mobilisation internationale, dans les pays musulmans, mais aussi, même si hors du domaine strictement militaire, de pays comme la Chine ou la Russie. La première est sûrement capable de compromis, la seconde me paraît difficilement susceptible d’accepter une "humiliation" de plus, juste après l’affaire du Kosovo.

    Sur le strict principe de la "loi internationale", la position israélienne est totalement aberrante, en tant que puissance nucléaire non signataire des traités de non-prolifération ; le bombardement par les USA serait contraire à tous les traités internationaux, mais venant de ce pays, des précédents récents montrent que ceux-ci n’ont plus vraiment de valeur à leurs yeux.

    Un bombardement de l’Iran serait selon moi une catastrophe dont l’ampleur dépasserait de loin le cadre régional de la catastrophique aventure irakienne. les répercussions sur le court et moyen terme seront réellement terribles, et toute riposte de l’Iran ne pourrait qu’être légitime, suite à la flagrante illégitimité de toute action contre ce pays en l’état actuel de son programme nucléaire connu et de ses intentions sur la scène internationale.

  • permalien Pierre :
    14 mars @08h45   « »

    Contrairement à ce que la presse française essaye de nous faire croire, le boycott de salon du livre n’est peut-être pas seulement une conséquence du "clash des civilisations", il se peut que ce soit aussi la conséquence de la politique israélienne de plus en plus critiquée jusqu’en israël :

    Au début de son discours, alors qu’il faisait allusion à la mort des 8 jeunes juifs de la Yeshiva tués par un terroriste palestinien, un jeune l’a interrompu en criant "c’est de ta faute s’ils sont morts", relayé par une dizaine de manifestants scandant en hébreu "traître". "Je ne sais pas qui vous êtes pour dire qui est traître et qui ne l’est pas mais si vous parlez si fort cela montre que vous êtes une infime minorité", a répondu Shimon Peres. Le petit groupe a été évacué par le service d’ordre et la soirée a repris son cours. - ’’Merci à la France’’ dit Shimon Peres devant la communauté juive

    Benny Ziffer nous avait déjà mis la puce à l’oreille.

    Venu vendre une guerre contre l’Iran, Perez repartira avec une image plus précise d’Israël en France.

  • permalien K. :
    14 mars @09h06   « »

    « Ehoud Barak, ministre de la défense, l’a répété, mercredi, indiquant que "d’autres opérations nous attendent dans un proche avenir, et la poursuite de notre lutte contre Gaza risque de provoquer l’escalade sur d’autres fronts". »

  • permalien
    14 mars @09h55   « »
    Une "bonne" raison d’attaquer l’Iran
  • permalien
    14 mars @11h19   « »
    @Bert

    Sur l’Iran, je suis tout à fait d’accord avec vous.

    De plus, comme me l’a écrit, M. Dominique Vidal :

    "Mais le premier ministre qui engagerait Israël, par exemple, dans une escalade contre l’Iran resterait sans doute aussi dans l’histoire comme celui qui a fait bombarder Tel-Aviv…"

  • permalien K. :
    14 mars @11h52   « »

    Abbas J. Ali :

    Neoconservative thinkers such as Daniel Pipes and Laurie Mylroie wrote in the New Republic (April 27, 1987) that supporting Saddam served U.S. national security in the long term. Indeed, Saddam’s ambassador in Washington, Nazar Hamdoon, was the favorite speaker at neoconservative think tanks such as the Hoover and Hudson Institutes and was published in the Midstream, the magazine of the American Zionists. It is only when neoconservatives felt that Saddam failed to completely demoralize and polarize Iraqis that they decided to step in and directly colonize Iraq in 2003.

    In an interview with The New York Times Magazine in 2002, neoconservative strategist and Deputy Secretary of Defense Paul Wolfowitz concisely outlined neoconservatives’ goals : invading Iraq, ensuring the security of Israel, and “reforming” Islam.

    Collectively, it appears that the neoconservatives have done exceptionally well in reaching their immediate goals and have made reasonable progress in achieving long-term goals.

    ...the neoconservatives have reached a milestone in realizing their grand goals of militarizing the globe, the globalization of fear, and the institutionalization of chaos in the Middle East.

  • permalien Zulfikar :
    14 mars @13h44   « »

    In an interview with The New York Times Magazine in 2002, neoconservative strategist and Deputy Secretary of Defense Paul Wolfowitz concisely outlined neoconservatives’ goals : invading Iraq, ensuring the security of Israel, and “reforming” Islam.

    Absolument, mon Cher K. La réforme de l’islam consiste à créer un nouveau courant : un islam sioniste, qui accepterait l’Etat d’Israël tel qu’il est, aujourd’hui, et qui servirait, dorénavant, les régimes d’Egypte, d’Arabie Séoudite et la Jordanie, de " matraque " contre l’islam radical qui menace leur régime.

    Pour ce qui est de Wolfowitz, "la seule réforme de l’islam ", dont il peut se prévaloir, c’est Shaha Riza... Heu Heu Ha Ha (Rires du Commandant Sylvestre ; RCS)

  • permalien Pierre :
    14 mars @14h55   « »

    En attendant que le conseil de sécurité de l’ONU se réunissent pour décider de sanctions contre Israël :

    Vice Premier Shimon Peres said Monday that "the president of Iran should remember that Iran can also be wiped off the map."

    ’Iran can also be wiped off the map’ | Jerusalem Post

    Ahmadinejad avec la nouvelle majorité ne manquera pas de réclamer pour l’Iran, le droit d’exister.

  • permalien Pierre :
    14 mars @15h34   « »

    Salon du livre.

    Défendre la littérature comme un Art, un art comme l’art de la guerre.

  • permalien Zulfikar :
    14 mars @16h47   « »
    @ Pierre

    Salut Pierre,

    Ton lien " ’Iran can also be wiped off the map’ | Jerusalem Post" ne marche pas.

    J’ai cherché l’article, sans succès.

    Pourrais-tu le reposter ?

    Merci d’avance

  • permalien K. :
    14 mars @16h53   « »

    @ Zulfikar

    Le “sionisme musulman”, selon le passionnant Daniel Pipes.

  • permalien Zulfikar :
    14 mars @16h58   « »

    Je pense que cette fois, on a le lien.

    Halutz condemns Peres’ Iran remarks

    Pas etonnant que les propos de Peres aient été condamnés : Car l’Etat d’Israël n’a pas la bombe nucléaire, paraît-il...

  • permalien Pierre :
    14 mars @17h19   « »

    @Zulfikar,

    Pour le lien il y a un mystère, car pour moi il marche, si vous avez pu l’avoir par le cache, c’est le principal.

    Quant à Perez, ce qui est inquiétant , c’est qu’il passe du "c’est pas vrai, c’est pas moi" nucléaire, au "c’est celui qui dit qu’ y est" diplomatique.

    J’ai du mal à ne pas y voir là une sorte de régression infantile.

  • permalien Yann :
    14 mars @18h44   « »
    Un ou deux Etats ?

    The One State Illusion : Reply to My Critics

    MICHAEL NEUMANN

    Editors’ note : On Monday we ran Michael Neumann’s argument against the so-called “one state” solution for Israel and Palestine. The following three days featured critiques by Kathy Christison, Jonathan Cook and Assaf Kfoury. Michael Neumann now wraps up this series with some comments.

    (Counterpunch, 14/03/08)

  • permalien K. :
    14 mars @21h01   « »

    La guerre c’est la paix :

    En se joignant à la condamnation d’Israël du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, “la Suisse nuit à la promotion de la paix au M-O” déclare l’American Jewish Committee.

  • permalien K. :
    15 mars @00h15   « »

    Yossi Klein Halevi : ce qui empeche la paix israélo-palestinienne, et la paix au Moyen-Orient c’est l’Iran « depuis l’an 2000 », quand ce pays a favorisé l’émergence du Hamas.

    [C’est a dire juste au moment ou Israel avait décidé, après des décennies de “réflexion”, de faire la paix, sans compter qu’Israel n’a strictement rien a voir dans l’ émergence du Hamas et du Hezbollah] :

    The Palestinian struggle is no longer about creating an independent state. It is about being a front-line participant in the Iranian-led jihad to destroy Israel, evolving from a nationalist to a religious war (….). A real solution to the Arab-Israeli conflict can only be reached by dealing with its primary instigator : Iran.

    In contending with Hezbollah and Hamas, Israel is trying to treat the symptoms, rather than the cause.

  • permalien Pierre :
    15 mars @10h30   « »

    "CEUX QUI ECRIVENT EN « HEBREU »" : DOCTEUR AMOS ET MISTER OZ

    De Gaule aurait dit « VOLAPÜK ».

  • permalien Zulfikar :
    15 mars @15h59   « »
    @saintyves

    Salut Saint Homme,

    Lors de notre dernier échange, je t’avais fait part des pressions que la chaine de télévision qatarie Al-Jazira subissait. Nouvelle preuve aujourd’hui : Guerre médiatique entre Al-Jazira et Israël

  • permalien K. :
    15 mars @17h02   « »

    Israel vu par des marxistes (Moshe Machover et Akiva Orr) en 1969 :

    L’économie israélienne tout entière est fondée sur le rôle politique et militaire particulier que le sionisme et la société coloniale jouent sur l’échiquier du Proche-Orient. (..)

    Ceci signifie que, quoique des conflits de classe existent dans la société israélienne, ils sont limités par le fait que la société dans son ensemble est subventionnée depuis l’étranger. Ce statut privilégié est lié au rôle d’Israël dans la région, et, tant qu’Israël continuera à jouer ce rôle il y a peu de chances que des conflits sociaux internes puissent assumer un caractère révolutionnaire.

    En revanche, une percée révolutionnaire dans le monde arabe changerait cette situation. En libérant l’énergie des masses populaires arabes, une telle percée modifierait radicalement l’équilibre du pouvoir et rendrait obsolète le rôle politico-militaire traditionnel d’Israël, réduisant en même temps son intérêt pour l’impérialisme. Dans un premier temps, le pouvoir d’Israël serait probablement utilisé pour essayer d’écraser le mouvement révolutionnaire dans le monde arabe, mais une fois cette tentative déjouée, le rôle politico-militaire d’Israël vis-à-vis du monde arabe n’aurait plus raison d’être.

    Le régime sioniste, qui dépend des privilèges que ce rôle lui apporte, deviendrait vulnérable à un défi révolutionnaire à l’intérieur même d’Israël.

  • permalien Pierre :
    15 mars @17h46   « »

    Israël vu par le FPLP :

    « Le FPLP se définit au sein du mouvement révolutionnaire mondial. Il annonce une Palestine égalitaire entre juifs et arabes, mais intégrée dans la « nation arabe ». Car pour le FPLP, le nationalisme arabe représente une inspiration et une fin fondamentales, qu’il tâche d’accorder à la théorie marxiste-léniniste »

    Pour le FPLP le conflit israélo-palestinien est d’abord un conflit de classes.

    Dire que : « Ceci signifie que, quoique des conflits de classe existent dans la société israélienne, ils sont limités par le fait que la société dans son ensemble est subventionnée depuis l’étranger. », revient à dire que les conflits de classes parmi les dirigeants sont limités par le fait que les capitaux sont trans-nationaux.

    Ce n’est pas du marxisme ça.

  • permalien K. :
    15 mars @19h40   « »

    - Pierre, pour le marxisme je vous crois sur parole, je n’y connais rien.

    - « Le 14 Mars a initié hier sa régénérescence sous le regard des martyrs de l’intifada de l’indépendance » :

    « À cette occasion, Farès Souhaid a présenté une charte fondatrice qui décortique la situation politique actuelle selon la perspective suivante : le combat qui se déroule aujourd’hui au Liban n’est pas de nature politicienne ou communautaire, mais culturelle. Il oppose ainsi, affirme le 14 Mars, une culture de la paix et du lien avec l’autre à la culture de la violence et de l’exclusion.

    « Le 14 Mars n’a pas manqué, dans ce cadre, de réclamer une reconnaissance officielle par le régime syrien du Liban indépendant, insistant également sur le fait que le monopole de la violence doit appartenir à l’État libanais, et qu’il « ne saurait y avoir deux armées, dont l’une est sous le commandement d’un pays étranger », l’Iran.

    « À ce propos, Israël a prévenu Damas qu’il sera tenu directement responsable de toute action menée par le Hezbollah.

    - Donc, tout monde l’aura compris bien sur, « Plus qu’un simple document d’entente et moins qu’un programme de gouvernement, la charte est avant tout un plaidoyer en faveur de l’unité et de la paix. »

    Unité avec qui ? La paix par le moyen d’une guerre qui transformera les barbares en animaux dociles ?

  • permalien Pierre :
    15 mars @20h06   « »

    @K, moi non plus je n’y connais pas grand chose, mais dans ce texte de Moshe Machover et Akiva Orr, de 1969, ce qui est troublant ce sont les éléments nationalistes, raciaux, voire communautaires qui croisent des considérations sur la lutte des classes.

    J’ai cherché des textes des interviews ou des discours de Georges Habache sur le oueb, mais il semble que seul son caractère "terroriste" ait retenu l’attention. Attendons sa sortie du purgatoire.

    Ma remarque était basée sur le manifeste du parti communiste : "L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes."

  • permalien K. :
    15 mars @20h31   « »

    Justin Vaïsse “(Chercheur à la Brookings Institution)”

    La question n’est pas de savoir si Téhéran lancerait une bombe atomique sur tel-Aviv un beau jour sans prévenir. Elle est de savoir dans quelle mesure le rapport des forces ne deviendrait pas considérablement plus favorable à l’Iran, ainsi protégée par l’arme nucléaire, dans une région où son action n’est pas spécialement constructive, pour employer une énorme litote. Après tout, voilà un pays qui lutte de façon acharnée contre toute tentative de paix israélo-palestinienne depuis plus de quinze ans, qui concourt à la déstabilisation du Liban, qui fournit des armes sophistiquées aux extrémistes et à certains terroristes du Proche-Orient, ainsi qu’à divers groupes armés en Iraq -pays qu’elle entend bien maintenir aussi longtemps que possible dans un état de demi-chaos sanglant- et qui concourt à l’instabilité de l’Afghanistan en soutenant certains groupes Talibans.

  • permalien Zulfikar :
    15 mars @21h49   « »
    @Pierre et K.

    Sur le marxisme : Le marxisme consiste à analyser l’histoire économique et sociale d’une société.Le marxisme analyse en observant la situation matérielle, politique, économique et sociale. Le plus important, à mon sens, c’est sa méthode d’analyse : la Dialectique. Karl Marx expose brièvement sa méthode d’analyse dans Introduction à la critique de l’économie politique en 1959. Marx avait l’intention d’écrire un livre spécialement dédié à la Dialectique, mais il n’eut jamais le temps de le faire.

    Sur la méthode de Marx, je recommande l’ouvrage de Bertell Ollman, la dialectique mise en oeuvre : le processus d’abstraction dans la méthode de Marx, aux éditions Syllepse. Il m’apparaît bien plus clair et accessible que Crtique de la raison dialectique de Sartre. "La dialectique oriente notre attention sur toute la palette des changements et interactions possibles qui s’exercent dans la réalité" ; elle a pour but d’avancer du tout vers la partie, du système vers l’intérieur. Elle a pour but de tracer quatre sortes de relations : l’identité, l’interpénétration des contraires, la quantité/qualité (saut qualitatif) et la contradiction. La contradiction est la principale loi dialectique : elle est comprise comme le développement incompatible d’éléments différents au sein de la même relation.

    Concerant le texte de Moshe Machover et Akiva Orr, ils ommettent quelque chose d’essentiel et que le grand journaliste égyptien Mohammed Haykal (compagnon de Nasser et rédacteur en chef du quotidien Al Ahram) rappelle : " Dans le cas d’Israël, c’est une armée qui a donné naissance à une nation et non, comme c’est toujours le cas, une nation qui donne naissance à une armée.

    Bien sûr, ils parlent du rôle de chien de garde d’Israël, mais ils ont vendu " leurs services de rottweiler " après la création de leur Etat.

    A l’essence du projet de la création de l’Etat d’Israël, ou pour parler " dialectiquement" de son identité, il y a un Etat qui s’identifie comme Etat juif. Pour qu’il y ait solidarité entre la classe ouvrière israelienne et les Palestiniens, il faut que d’abord l’Etat cesse d’être exclusivement juif. Et c’est là, la contradiction qu’il faut dépasser pour que l’on puisse parler de luttes de classes. Car pour qu’il y ait lutte de classes, il faut au préalable qu’il y ait conscience de classe ; ce qui n’est pas le cas entre ouvriers israeliens et palestiens.

  • permalien Zulfikar :
    16 mars @00h41   « »
    @Pierre et K.

    Erratum : Marx (1818-1883) a écrit Introduction à la critique de l’économie politique en 1859 et non en 1959, comme je l’avais écrit par erreur.

    Veuillez m’en excuser.

  • permalien Byblos :
    16 mars @01h21   « »

    Abstraction faite des données régionales et internationales, l’alliance du CPL de Michel Aoun et du Hezbollah est naturelle si l’on tient compte des changements qui s’opèrent sur le terrain.

    Chez les Libanais chiites, le Hezbollah représente le rejet tranquillement définitif des grandes familles féodales. Malgré son nom, il est davantage qu’un parti islamiste. C’est, après la chute du mur de Berlin et le désenchantement à l’égard du marxisme qui l’a suivi, un vecteur de changement social. De très nombreux anciens membres du P.C.L. ou de l’Action communiste des années 70-80 se trouvent aujourd’hui au Hezb.

    Chez les Libanais chrétiens, le courant Patriotique Libre de Michel Aoun est une alternative à la domination archaïque des grandes familles patriciennes qui sont intimement liées aux milieux financiers et fonciers. Ces milieux financiers et fonciers sont aujourd’hui la chasse gardée des Saoudiens par le biais de leurs chargés d’affaires, à savoir la famille Hariri et l’ex-factotum de Rafic Hariri aujourd’hui promu 1er ministre, à savoir Fouad Signora.

    Cette alliance est d’ailleurs complétée par la présence en son sein de quasiment tous les partis idéologiques qui ne relèvent pas d’un individu ou d’une famille, tel que le P.C.L., le P.S.N.S., le parti Baath, etc.

    Ces considérations ne sont certes pas exclusives, mais elles font partie du tableau. Prises en compte, elles peuvent expliquer l’alliance CPL/Hezbollah qui, dès lors, n’a plus rien d’invraisemblable. Et encore moins de conjoncturel.

    On attend que des mouvements du même type surgissent enfin chez les Libanais sunnites. Et, pour qui croit aux miracles, chez les Libanais druzes.

  • permalien nadya :
    16 mars @11h36   « »

    On l’a vu à Arte, l’autre jour, qui par ailleurs est une télévision hostile dans une région hostile. Mais qu’importe, on finit par s’habituer. Un criminel de guerre dont les mains sentent encore le sang des enfants applaudi dans le salon du livre. Ils nous insultait les Ararbes, nous sommes bien les ennemis du savoir et des livres, et donc notre absence ou présence au salon du livre n’intéresse personne. Ok, laissons leur leur salon du livre et leurs livres. D’ailleurs pourquoi monsieur le criminel de guerre selon ses propres critères, et messieurs ses amis, ses complices, et si nous désertons ce salon ? l’arabe moyen ne connait pas (plus dans le Maghreb) la langue française, et s’en fiche pas mal de vos livres et vos salons, nous sommes des barabres et des ignorants... On vous laisse la civilisation et la grandeur et aussi l’expertise en matière d crimes de guerre et de crimes contre l’humanité).

  • permalien saintyves :
    16 mars @11h48   « »

    Bonjour

    @ Zulfikar

    merci pour le lien sur : Guerre médiatique entre Al-Jazira et Israël

    Fragment de l’intervention d’Alain Gresh à la Radio suisse romande au sujet de l’entretien de NASRALLAH.

    Ce qui me choque, à quel point je trouve que la presse occidentale est vraiment fermé, dans ce travail nous avons eu deux heures de d’entretien avec NassAllah … c’est un scoop … on a utilisé 5 ou 10 mn dans le film, on a essayé de vendre ça à des télévisions françaises, aucune n’a été intéressée je trouve ça très caractéristique …

    A Monsieur Gresh

    - caractéristique … de quoi ?

    - Quant est ce que nous aurions le privilège d’ecouter ou de lire le contenu de cet entretien exclusif de Hassan Nasrallah ?

    Merci

    ..........................................................Gaza.................................................

    double raid aérien israélien, 4 Palestiniens tués dont 3 activistes

    L’aviation israelienne poursuit impunement le bombardement de la populations palestiniennes et les assassinats de sang froid des resistants, devant le silence et la complicité de Paris, Wachington, Londres, et à quelques exeptions pres des regimes arabes corrompus.

  • permalien Alain Gresh :
    16 mars @12h18   « »

    Une partie de l’entretien avec Hassan Nasrallah a été publiée sur ce blog, dans « Rencontre avec Hassan Nasrallah ».

    Le non intérêt des télévisions pour l’entretien me semble caractéristique de la difficulté des médias occidentaux à donner la parole à ceux qu’ils considèrent comme "ennemi" ou "représentants du Mal", à prendre au sérieux ce qu’ils disent (prendre au sérieux ne signifie pas accepter).

  • permalien xxxxxxxxxxx :
    17 mars @21h29   « »

    Les conflits de l’Homme sont toujours causés par la division de ses hémisphères cérébraux "la science des idées ou l’idée des sciences". L’Homme devrait observer la nature. Elle, la nature, elle ne se bat pas pour la science des idées ou l’idée des sciences. Elle vit silencieusement "en Paix" !

  • permalien yyyyyyyyyyy :
    18 mars @13h57   «

    @xxxxxxxxxxx

    « Dieu obéit à la nature et à personne d’autre » - Spinoza

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