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Guerre d’Irak, cinq ans déjà...

dimanche 16 mars 2008, par Alain Gresh

Il y a cinq ans, les Etats-Unis se lançaient à l’assaut de l’Irak. Plusieurs centaines de milliers de civils irakiens (et 4 000 soldats américains) tués plus tard, il apparaît de plus en plus que cette guerre aura été une des plus grandes catastrophes que le Proche-Orient ait connues depuis cinquante ans. Et ses conséquences seront sans doute bien plus durables que celles que la guerre du Vietnam a eues sur l’Asie.

On se rappelle que les deux prétextes de cette guerre étaient les armes de destruction massive, dont il a été prouvé qu’elles n’existaient pas, et le lien entre Saddam Hussein et le terrorisme (la moitié des Américains étant convaincus que le dictateur irakien était derrière les attentats du 11-Septembre).

Début mars, le Pentagone a publié un rapport fondé sur 600 000 documents examinés, démontrant qu’il n’existait aucune relation entre Al-Qaida et Saddam Hussein. Mais la transparence a des limites. Comme le rapporte ABC News, le 12 mars, dans « Pentagon Report on Saddam’s Iraq Censored ? », le Pentagone a annulé l’envoi d’un communiqué de presse sur le rapport et a décidé de ne pas le publier en ligne. Il ne sera fourni qu’à ceux qui en feront la demande et sera envoyé par la poste ! ABC a mis en ligne un résumé du rapport (« Iraqi perspective project. Saddam and terrorism : Emerging insight from Captured Iraqi documents Volume 1, redacted) »).

Le rapport affirme que Saddam Hussein a soutenu des groupes terroristes, notamment palestiniens. Mais il insiste : « Les principales cibles des opérations terroristes de l’Etat irakien étaient les citoyens irakiens, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Irak. »

En revanche, le rapport dément toute relation entre Al-Qaida et Saddam Hussein. ABC rappelle une des déclarations de George W. Bush, rapportée par le Washington Post du 18 juin 2004 : « La raison pour laquelle j’ai continué à insister sur la relation entre l’Irak, Saddam et Al-Qaida, c’est parce qu’il y avait une relation entre l’Irak et Al-Qaida. »

Cette interprétation du rapport est contestée par un néoconservateur, William Kristol, dans The Weekly Standard, « Why is the Bush administration silent on the new Pentagon report ? » (24 mars 2008). Selon lui, le rapport intégral précise, en page 42, que « Saddam soutenait des groupes directement liés à Al-Qaida (comme le Djihad islamique, dont le dirigeant fut à un moment Ayman Al-Zawahiri, le bras droit de Ben Laden) ou partageait les buts et les objectifs affirmés par Al-Qaida ». On peut pourtant douter que Saddam Hussein ait soutenu l’idée d’un Etat islamique ; quant à partager les « buts » d’Al-Qaida, s’il s’agit du départ des Etats-Unis de la région, on peut dire qu’ils sont ceux de la grande majorité de l’opinion publique.

Le New York Times du 16 mars a demandé à neuf « experts » ou responsables de donner leur point de vue de l’époque sur l’invasion de l’Irak et la manière dont ils voient la situation aujourd’hui (« Reflections on the Invasion of Iraq »). Parmi eux, Paul Bremer III (le premier proconsul américaine en Irak) et Richard Perle, un théoricien néoconservateur.

Je posais ici même la question de savoir si « les Etats-Unis vont gagner la guerre en Irak », en expliquant que Washington mettait en avant la diminution des pertes américaines et civiles irakiennes au cours des derniers mois. Un article dans le Washington Times du 15 mars, « Iraqi civilian deaths rise again » (Sharon Behn), actualise ces données. Selon la journaliste, 422 Irakiens ont déjà été tués en mars, contre 544 pour tout le mois de janvier et 674 pour le mois de février. Ainsi, la tendance à la baisse des victimes irakiennes aurait été enrayée.

Il faut noter aussi que, sur l’autre front de « la guerre contre le terrorisme », l’Afghanistan, cet « Etat défaillant », la situation semble échapper aux forces américaines et à l’OTAN. Ce sera d’ailleurs un des thèmes du sommet de l’OTAN à Bucarest, les 2-4 avril prochains. Dans une dépêche de l’agence Reuters du 11 mars, « UN Reports sharp rise in Afghanistan attacks », il est écrit que, selon un rapport du secrétaire général des Nations unies, les attaques ont augmenté de manière importante en 2007 : on a compté 566 incidents par mois, contre 425 en 2006. 8 000 personnes ont été tuées dont plus de 1 500 civils. On a aussi compté 160 attentats-suicides en 2007 (contre 123 en 2006). Les travailleurs humanitaires et les ONG sont des cibles de plus en plus fréquentes.

Pour l’évolution des conflits au Proche-Orient depuis l’invasion américaine de l’Irak, on pourra consulter l’ensemble des articles consacrés par Le Monde diplomatique, regroupés dans « Proche-Orient, les guerres du XXIe siècle ».

La route de l’apartheid Retour à la table des matières

Un excellent reportage de Michel Bôle-Richard dans Le Monde daté du 15 mars et intitulé « La route de l’apartheid ». En voici les trois premiers paragraphes.

« A partir de 3 heures du matin, ils se pressent sous un auvent de tôle pour s’abriter du froid. Le check-point de Makkabim n’ouvre qu’à 5 heures, mais plus on est là tôt, plus on passe vite. Une Jeep de l’armée israélienne est postée à une cinquantaine de mètres. Un soldat fait régner l’ordre dans la foule qui grossit au fil de l’aube naissante : cette main-d’œuvre palestinienne vient des villages environnants, mais également de beaucoup plus loin en Cisjordanie, Bethléem, Hébron, Ramallah. »

« Tous arrivent par une petite route bloquée par des cubes de ciment et traversent, à pied, l’autoroute 443, afin de pouvoir pénétrer en Israël. Tous vont louer leurs services à des entreprises. Pour pouvoir le faire, ils doivent obtenir un permis de trois mois. Vers 5 heures, ils sont plusieurs centaines à attendre leur tour face à deux guérites où des soldats examinent leurs papiers puis fouillent leurs sacs en plastique emplis des victuailles pour la journée. »

« "On nous traite comme des animaux, comme du bétail, raconte l’un des travailleurs palestiniens. Lorsqu’il pleut, c’est terrible ! L’autre jour, les soldats ont dispersé les feux que nous avions allumés pour nous réchauffer. Comme punition, on n’a pas pu aller travailler. Une journée de perdue !" »

Histoires d’Israël Retour à la table des matières

Un numéro de Manière de voir, le bimestriel publié par Le Monde diplomatique, consacré à « Histoires d’Israël, 1948-2008 » (disponible uniquement en kiosque), avec des contributions de Henry Laurens, Idith Zertal, Edward Said, Tom Segev, Dominique Vidal, Amnon Kapeliouk, Shimon Peres, Zeev Sternhell, Amira Hass, Joseph Algazi, etc.

142 commentaires sur « Guerre d’Irak, cinq ans déjà... »

  • permalien Pierre :
  • permalien Pierre :
  • permalien phil :
    16 mars @13h49   « »

    En Belgique, des initiatives de commémoration-protestation auront lieu dans quelques villes. Dont Bruxelles :

    - une Veillée littéraire à la librairie Passa Porta (19.03 > 20:00 à 24:00) : http://www.passaporta.be/site/ ?page...

    - 2 grands films sur la situation irakienne du point de vue irakien au cinéma Nova : une fiction "Ahlaam"et un documentaire "Iraq in fragments" (21/3 & 28/3 > 20:00 & 22:00) http://www.nova-cinema.org/main.php...

  • permalien
    16 mars @17h09   « »

    Après la démission de l’amiral Fallon annoncée alors qu’il se trouvait à Bagdad. Il ne fait aucun doute que la résistance irakienne va se déchainer contre l’occupant américain avec l’appui des puissances non Anglo saxonne (Chine, Russie, Iran). En effet, l’amiral Fallon souhaitait un retrait d’Irak en bon ordre et il avait négocié avec ces 3 états, une nouvelle fois Le président Bush et ses néoconservateurs chrétiens sionnistes on remis en cause cet accord ce qui a entrainé sa démission. La seule solution restant pour la résistance est donc de tuer un maximum d’occupant afin que le coût de cette guerre deviennent insupportable. Au cours des 8 semaines à venir le nombre d’attaque contre l’occupant va augmenter, la ligne logistique entre le Koweit et l’irak sera attaqué ainsi que celle qui relie l’afghanistan et le pakistan , la proposition russe d’utiliser son territoire sera annulée et des armes trés sophistiqués seront remise aux résistants par ses grandes puissances pour clouer au sol les hélicoptères, Une nouvelles fois les américains seront revenus sur un accord. Au Liban et à Gaza des armes seront transmises au Hamas et au Hezbollah pour faire face à la menace de l’arrivée de l’Otan aux larges du Liban et pour abattre les hélicoptères et les chars israéliens étant donné que Bush a donné son accord pour la poursuite de la colonisation en contradiction une nouvelle fois au engagement pris devant les autres puissances. Les deux mois à venir seront d’une violence inouie, j’espère que l’Europe sera faire le bon choix et laissera tomber les états unis à leur guerre déjà perdu de prédation. Nous sommes suffisamment riche en Europe pour payer les matières premières en bonne intelligence.

  • permalien Ana :
    16 mars @17h55   « »

    Veuillez m’excuser d’insister, mais le sujet me semble important.

    Robert Bistolfi, Confluences méditerranée, 11 mars 2008 :

    (...) "Pourquoi les boycottages envisagés à Turin et Paris ont-ils cependant provoqué les critiques que l’on sait ? C’est, bien sûr, parce que les manifestations concernées touchent au livre, à l’écriture et à la littérature, à l’édition, des catégories et des acteurs qui ont à voir avec les oeuvres de l’esprit, la création, l’échange, le dialogue… Il est évidemment facile, alors, de jouer l’indignation et de mobiliser contre le boycottage au nom de l’humanisme et de la défense des valeurs : jamais à court d’un raccourci malhonnête, c’est ce qu’à fait Marek Halter affirmant que la logique du boycottage conduirait à l’autodafé des livres, en attendant celui des hommes. Sidérante, efficace, et relayée par d’autres sur un registre mineur, l’intimidation est inacceptable.

    "Les foires honorent-elles le livre et l’édition en Israël, ou l’Etat d’Israël ? Toute la question est là. La réponse est à l’évidence : l’Etat d’Israël. Célébrer le soixantième anniversaire d’un Etat qui n’a pas encore acquis toute sa légitimité morale du fait qu’il n’a toujours pas reconnu les torts faits à l’autre, pose à l’évidence un problème politique et éthique. La distinction subtile avancée par certains entre Etat et gouvernement - seul l’Etat serait honoré, et non le gouvernement actuel - est spécieuse. On est ici hors du champ de la culture, et dans la manipulation du symbolique et du politique." (...)

    "Jusqu’où sera-t-on complaisant, demande Karen Koning Abou Zayd, responsable de l’UNRWA (Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens) qui dresse un tableau dramatique de la situation : « La bande de Gaza est sur le point de devenir le premier territoire à être réduit intentionnellement à un état d’abjecte destitution, avec l’acquiescement, la complicité – et certains diront les encouragements de la communauté internationale. » Les discours convenus de la fête couvriront-ils ce que rappelle cette voix, et ce à quoi elle invite : la fin d’une tolérance suspecte à l’égard d’un Etat qui doit être ramené au droit commun ? Il y a urgence : le 9 mars 2008, à quelques jours de l’ouverture de la Foire de Paris, le gouvernement Olmert intensifie la colonisation avec l’annonce de la création de 750 nouveaux logements réservés à des Israéliens juifs dans la Palestine occupée…".

    Je n’ai pas vraiment le temps de vérifier, j’espère que Pierre n’a pas déjà posté cet article. Si oui, merci à Pierre.

  • permalien K. :
    16 mars @18h28   « »

    Quelques rappels :

    1- Ces désinformations américaines obéissaient avant tout à l’agenda “politique” des néocons élaboré par leur principal “Think-Tank”, Project for a New American Century ou PNAC, avec certes l’appui décisif de non-néocons ayant pour nom essentiellement Cheney et Rumsfeld.

    2- Le mouvement néocon est avant tout et “de manière décisive” un mouvement d’amricains juif sionistes, pour lesquels, le « combat d’Israël contre le terrorisme est notre combat. La victoire d’Israël est une partie importante de notre victoire. »

    3- « (..)l’agenda du PNAC provenait de la rencontre de deux agendas distincts, bien que se renforçant mutuellement, qui avaient été présentés par les néoconservateurs et leurs divers partisans pendant la décennie ayant précédé la première présidence de George W. Bush », « Le premier, une ébauche du Defense Planning Guidance (DPG) rédigé par des fonctionnaires de haut rang du Pentagone au lendemain de la guerre du Golfe de 1991 » et « le second un rapport de 1996 intitulé « A Clean Break : A New Strategy for Securing the Realm » [qui] (..) présentait une stratégie israélienne envers le Moyen-Orient qui pouvait nettement modifier l’équilibre des forces régionales en faveur d’Israël, lui permettant de se « défaire » du processus de paix d’Oslo et d’imposer efficacement n’importe quelle condition qu’il souhaiterait en vue d’un règlement final avec les Palestiniens et ses autres voisins arabes. »

    On est en droit me semble-t-il, tout en étant parfaitement conscient qu’il ne faut pas “décontextualiser” le Facteur Israel, en particulier qu’il est important de ne pas perdre de vue, comme le dit Noam Chomsky, que « le Conseil National de Sécurité des Etats-Unis a assigné à ce pays en 1958 le role de rempart contre le nationalisme arabe qui représentait une menace pour la stabilité de l’Arabie Saoudite, et, partant pour les intérêts pétroliers américains » et en étant conscient qu’Israel a pu etre un rouage essentiel dans le « maintien US du fonctionnement des compagnies multinationales et leurs profits et du système industriel et du libre-échange », si tout ce foutoir aurait existé sans la puissante folie du sionisme juif.

  • permalien Zulfikar :
    16 mars @18h41   « »

    Quelle que soit l’option face au boycottage, demeure l’indécence d’avoir honoré l’Etat d’Israël en tant que tel, un Etat dont le vice-ministre de la Défense, Matan Vilnaï, a menacé les 1,2 millions d’habitants de Gaza - déclaré « entité hostile » - d’une « Shoah ». [2] Jusqu’où sera-t-on complaisant, demande Karen Koning Abou Zayd, responsable de l’UNRWA (Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens) qui dresse un tableau dramatique de la situation : « La bande de Gaza est sur le point de devenir le premier territoire à être réduit intentionnellement à un état d’abjecte destitution, avec l’acquiescement, la complicité – et certains diront les encouragements de la communauté internationale. »

    Et pendant ce temps : L’Allemagne et Israël resserrent leurs liens économiques et politiques

  • permalien K. :
    16 mars @18h49   « »

    On est en droit me semble-t-il, de se demander si tout ce foutoir aurait existé sans la puissante folie du sionisme juif.

  • permalien K. :
    16 mars @19h58   « »

    « UN Reports sharp rise in Afghanistan attacks »

    Le site canadien français “Le Devoir” présente le rapport :

    « Malgré les succès tactiques remportés par les forces militaires nationales et internationales, les éléments antigouvernementaux sont loin d’être vaincus » dit l’ONU

    On est frappé par la ressemblance avec les termes employés par David Petraeus, tel que rapportés par le WAPO du 14 Mars, concernant la situation en Irak, en en rejetant la faute sur les “leaders irakiens” bien sur :

    « Petraeus, qui se prepare à témoigner devant le Congrés le mois prochain sur la guerre d’Iraq, a dit dans une interview que "personne" dans les gouvernements U.S et Iraquiens "ne sent qu’il y a eu des progrés suffisants sous quelque angle que ce soit concernant la reconciliation nationale," ou les services publiques de base. »

  • permalien K. :
    16 mars @21h06   « »

    Alain Joxe, 27 janvier 2008 :

    Lorsque Glucksmann écrit ingénument « nous ne pouvons pas perdre l’Afghanistan », comme si nous l’avions conquise, comme s’il s’agissait de l’Algérie Française, on se doute qu’un glissement pervers est en train de s’organiser qui lancerait les forces armées européennes, engagées comme auxiliaires, dans une guerre coloniale de nouveau type.

    Celle-ci n’aurait pas pour objet la restauration de la paix, mais le maintien d’une guerre permanente, considérée comme « juste » parce qu’on y traiterait globalement en ennemi toute une population soumise à la fois à l’islamisme et au narcotrafic.

    Une aubaine pour campagne électorale américaine avide d’un « méchant » global bien localisé dans une anthropologie médiatique de Disneyland.

  • permalien K. :
    17 mars @11h30   « »

    Fouad Ajami, intellectuel arabe modèle civilisé et modéré, cité par Joshua Landis :

    « Les Iraqiens sont trop stupides pour accepter le cadeau Americain.. »

  • permalien Ph. Arnaud :
    17 mars @13h15   « »
    William Kristol

    Ce qui est intéressant, dans la réaction de William Kristol, c’est la cohérence du comportement de la droite américaine à travers les décennies. Cette droite (et, d’ailleurs, la droite française également) éprouve un besoin vital à imaginer tous ses adversaires unis au service d’un même diabolique dessein.

    Durant la guerre froide, pour la droite, l’Armée rouge, les guérillas en Asie, en Amérique latine, au Proche-Orient, les luttes syndicales, les publications universitaires de gauche, et même les engagements des Eglises (catholique et protestantes surtout) en faveur de la justice sociale participaient au même projet de subversion de l’Occident (par un « chef d’orchestre » mystérieux…).

    Aujourd’hui, que la « main de Moscou » (ou de Pékin) a disparu, c’est l’Islam qui a pris le relais, où la droite additionne les carpes et les lapins, les chiites et les sunnites, les Etats et les mouvements de résistance, les milliardaires saoudiens et les guérilleros en haillons, les émeutes de banlieue et le pétrole qui flambe, etc. Et même, plus largement, certains voient un axe islamo-confucéen (en français, l’alliance des musulmans et des Chinois), relayé en Amérique latine par les Castro, Chavez, Correa, Morales, Ortega, Marcos… Pour être heureuse, la droite a besoin de se créer des ennemis.

  • permalien K. :
    17 mars @13h37   « »

    Jim Lobe :

    En effet, il est caractéristique des néo-conservateurs de dépeindre virtuellement chaque défi de politique étrangère — Du gouvernement Sandiniste du Nicaragua il y a 25 ans au Président iranien Mahmoud Ahmadinejad — vis-a-vis de l’hégémonie U.S. (ou israélienne), comme une répétition potentiellement cataclysmique des années 1930. Les néo-conservateurs, selon Heilbrunn [dernier biographe en date du mouvement néocon], "se sont construits une narration romantique dans laquelle ils sont les nouveaux Churchills affrontant les forces du mal."

  • permalien K. :
    17 mars @13h54   « »

    “Guerre médiatique entre Al-Jazira et Israël”, par Benjamin Barthe :

    Le gouvernement israélien accuse Al-Jazira d’avoir (..) “choisi son camp, qui n’est pas celui des Palestiniens, mais du Hamas. Ses journalistes ne sont plus des observateurs mais des acteurs. A ce titre, ils doivent être soumis à d’autres règles.”

    Le chef du bureau d’Al-Jazira à Jérusalem, Walid Al-Omari, un Arabe israélien, repousse ces critiques. "Cette campagne d’incitation à la haine a débuté avant l’opération de Gaza, dit-il. Il s’agit d’une tentative pour faire pression sur nous, nous intimider, comme le font de nombreux régimes, arabes et non arabes."

    En Israël, le boycottage d’Al-Jazira n’a pas ému les milieux médiatiques. Motti Kischenbaum et Yaron London, deux des journalistes les plus célèbres du pays, l’ont même applaudi durant leur émission diffusée sur la Chaîne 10.

    Un enthousiasme que ne partage pas Akiva Eldar, l’une des plumes les plus acides du quotidien Haaretz. "Bien sûr qu’Al-Jazira prend parti, dit-il. Pas tant pour le Hamas d’ailleurs que pour le peuple de Gaza. Leur couverture n’est pas objective. Mais celle de la chaîne israélienne numéro un ou même de Haaretz ne l’est pas davantage."

    Pour ce critique féroce du gouvernement d’Ehoud Olmert, la sanction infligée à la chaîne aura un "effet boomerang". "A la fin de leur reportage, les journalistes pourront dire que leur demande d’entretien a été rejetée. La voix d’Israël va disparaître de l’écran d’Al-Jazira. Pour un pays qui se targue d’être la seule démocratie du Moyen-Orient, c’est gênant."

  • permalien Pierre :
    17 mars @14h00   « »

    Le comportement des néo-conservateurs, est indépendant d’une menace extérieure réelle qui risque de les atteindre. C’est une pathologie décrite dans une nouvelle de Kafka intitulée "le terrier" :

    J’ai aménagé mon terrier, et le résultat semble être une réussite. De l’extérieur, on voit seulement un grand trou, mais en réalité il ne mène nulle part, il suffit de faire quelques pas et on se heurte à de la bonne roche bien dure. Je ne veux pas me vanter d’avoir élaboré sciemment ce stratagème, c’est simplement le vestige d’un de mes nombreux essais de construction avortés, mais il m’a paru finalement avantageux de ne pas combler ce trou. (…)

    C’est à un millier de pas de ce trou que se trouve, dissimulé sous une couche de mousse facile à déplacer, le véritable accès de mon terrier ; il est aussi bien protégé qu’il est possible de l’être en ce monde. Bien sûr, quelqu’un peut marcher sur la mousse ou la défoncer, et mon terrier se retrouve à découvert, et si on en a envie – il faut signaler toutefois que cela exige certaines aptitudes très peu répandues – on peut y pénétrer et tout détruire à jamais. Je le sais fort bien, et même maintenant, à l’apogée de ma vie, je n’ai pas une minute de réelle tranquillité.

  • permalien jugurta :
    17 mars @14h09   « »
    La droite et les néocons

    @ Ph Arnaud,

    Vous dites : "pour être heureuse la droite a besoin de se créer des ennemis".

    Or il est pourtant simple de vérifier que les ennemis, pas uniquement de la droite d’ailleurs mais de tous ceux qui ont à coeur de défendre le débat libre, existent.

    Ils sont bien réels. Ils ont envoyé quatre avions sur le sol américain qui ont fait plus de trois mille morts, ils ont massacré et continuent encore de massacrer des algériens en particulier et des musulmans en règle générale, des musulmans qui ne veulent pas de leur vision fantasmée de l’islam des "pieux califes"...ces ennemis de la liberté sont des musulmans, oui, mais des musulmans fanatiques.

    Quant à classer les néocons dans la "droite", je crois que vous vous leurrez. Le néo-conservatisme ne s’inscrit nullement dans un mouvement de pensée qui serait catalogué à "droite" (conservatisme morale, liberté économique à l’extérieur et protectionnisme à l’intérieur, isolationnisme etc..) les néocons sont pour la plupart d’anciens trotskystes…ce sont juste "des hommes de gauche rattrapés par la réalité"…ils veulent imposer la démocratie car ils estiment que celle-ci est un moindre mal, quitte à employer parfois des moyens non démocratiques.

    Je pense que l’avenir leur donnera raison…

  • permalien Pierre :
    17 mars @14h23   « »

    @Jugurta,

    vous dites : "Quant à classer les néocons dans la "droite", je crois que vous vous leurrez (...)les néocons sont pour la plupart d’anciens trotskystes…".

    Peut-on être et avoir été ?

    Je dis "Quant à classer les vieillards parmi les vieux, je crois que vous vous leurrez (...) les vieillards sont pour la plupart d’anciens jeunes..."

  • permalien yasmina :
    17 mars @15h46   « »

    On est censé faire quoi, nous réjouir que le Pentagone publie son rapport pour se donner bonne concsience ? Est ce que c’est cencé ramener les victimes à la vie et réparer l’ecologie ??? Inciter les victimes à porter plainte ?? Devant quel justice ?? 40 ans apres la fin de la guerre du Vietmann est ce Kissinger a été inquiété ou les victimes de l’agent orange indemnisées ??????????

    Personnellement,ça me met hors de moi. Les opinions mondiales se sont vigouresement elevées contre cette guerre avant son déclenchement car les gens n’étaient pas dupes et comprenaient tres bien que les pretextes avancés n’étaitent que des billevessés destinés à endormir des gogos. Mais aujourd’hui ces indignations sont biens oubliées. et reste cette inoxydable bonne conscience de l’occident qui continue à distribuer avec arrogance bons points ici et blâmes ailleurs, sans se demander-à de très rare expression près- de quel droit il pourrait prétendre exercer ce magistère

    Ce sont cette paille et cette poutre qui me mettent en colère

  • permalien Ph. Arnaud :
    17 mars @16h09   « »
    Les néocons

    @ Jugurta

    Vous continuez à appréhender la réalité à l’inverse de ce qu’elle est. Et, de même que, durant la guerre froide, les Etats-Unis (et les droites de tous les pays) ont ameuté les foules avec un imaginaire « péril militaire » soviétique (et un non moins imaginaire « péril idéologique »), vous vous racontez la même histoire édifiante à propos des islamistes [qui est, très légèrement démarquée, la même que celle qui avait cours sur l’URSS].

    Quelle est cette histoire ? Celle-ci : nous sommes, à l’Ouest, vertueux, travailleurs, beaux, libres, inventifs, riches, capitalistes et inégalitaires (et nous sommes les uns parce que nous sommes les autres…). Mais il se trouve des gens laids, paresseux, bêtes, envieux, méchants, socialistes et égalitaires (et qui sont les uns parce qu’ils sont les autres) et qui « nous » envient notre richesse et nos succès. Mais, plutôt que d’adopter nos recettes (travail, épargne, sacrifice, goût du risque…), ils préfèrent nous prendre nos richesses par les grèves, les lois, les manifestations ou le terrorisme. Jadis, ils s’appelaient communistes, maintenant, ils s’appellent islamistes…

    Mais la réalité, quelle est-elle ? La réalité, c’est la prédation ininterrompue des Occidentaux sur le monde musulman, de la mainmise anglaise sur le canal de Suez au dépeçage de l’empire ottoman, de la colonisation de l’Algérie à la répression du Rif, du complot contre Mossadegh au soutien de 40 ans à Saddam Hussein, de l’entraînement de la Savak à la guerre par procuration contre l’Iran, des interventions répétées au Liban à l’expédition de Suez, de l’instrumentalisation de l’Islam contre le communisme aux ratonnades du 17 octobre 1961, des humiliations à la Turquie à l’accaparement des eaux par Israël, de la répression de Sétif au blocus de 1991-2003 contre l’Irak et à ses 500 000 morts, des bombardements de Tripoli en Libye au soutien à la dictature de Musharaf, des barbelés de Ceuta et Melilla à la privatisation du pétrole irakien, etc., etc. Depuis au moins 130 ans, les musulmans en général (et les Arabes en particulier) sont recrus d’humiliations, harassés d’exploitation, saoulés de massacres, gavés de mépris par les Occidentaux et vous venez, ingénument, pleurnicher sur le 11-Septembre, alors qu’en face on en a commis 10 000 fois plus ?

    Quant à votre catégorisation des néocons, elle est superficielle. Ils sont à droite et bien à droite, ne serait-ce que parce qu’ils travaillent avec Bush, le pire (entendre le plus à droite) des présidents depuis la guerre. Ils ne sont pas plus « socialistes » que les transfuges du PS qui ont travaillé avec Sarkozy ne sont, eux, à gauche. Et, pour leur qualification, Pierre vous a répondu avec plus d’esprit que je ne pouvais le faire…

  • permalien Ph. Arnaud :
    17 mars @17h01   « »

    Je signale un intéressant article puisé dans antiwar.com : http://www.thenation.com/doc/200803... Il s’agit de David Kilcullen, lieutenant-colonel de l’armée australienne, conseiller du général Petraeus pour le « surge » en Irak, et qui évoque l’opération Phoenix au Vietnam (et qui n’était qu’un programme d’assassinat à grande échelle des cadres du FLN) comme modèle pour l’Irak contre les insurgés. Comme quoi, à 40 ans de distance, pour reprendre une expression célèbre (appliquée aux Emigrés de 1814) les Américains n’ont rien appris ni rien oublié…

  • permalien Alain Gresh :
    17 mars @17h16   « »

    Le coût de la guerre

    Un article de Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, dans Les Echos du 17 mars, « L’invasion de l’Irak, une guerre à 3.000 milliards de dollars »

    « Dans trois jours, le 20 mars, cela fera cinq ans que les Etats-Unis ont envahi l’Irak. Il est temps de faire le point sur ce qui s’est passé. Dans notre dernier livre « The Three Trillion Dollar War », Linda Bilmes et moi-même estimons à 3.000 milliards de dollars, au bas mot, le coût économique de la guerre pour les Etats-Unis. A cette somme, il convient d’ajouter 3.000 autres milliards supportés par le reste du monde. C’est beaucoup plus que ce qui avait été anticipé. L’équipe Bush n’a pas seulement trompé le monde sur le coût possible de la guerre, elle a aussi cherché à en dissimuler l’ampleur une fois les opérations lancées. »

  • permalien yasmina :
    17 mars @17h19   « »

    @Phil. Arnaud : vous m’enlevez un poids du coeur avec votre dernier post en réponse à Jugurta. @Pierre : vous avez beaucoup d’esprit si je devais confier mes enfants à quelqu’un ,je vous les confierais bien volontiers.

    cordialement yasmina

  • permalien Pierre :
    17 mars @17h22   « »

    @Ana & @tous,

    en marge du salon du livre, une interview d’Avraham Burg par Daniel Mermet (commencez à 15h13)

  • permalien Zulfikar :
    17 mars @17h32   « »
    @Jugurta & Philippe Arnaud

    Alors Jug,

    Te voilà de retour ? T’as une nouvelle connection "at home" ? Apparemment, tu t’es bien remis du missile que l’armée israëlienne t’a envoyé. Normal, Angela Merkel est à Tel Aviv et elle s’occupe de tout...

    Jug, pour tes questions d’ordre économique tu peux lire l’échange entre Philippe Arnaud et Hayekfan dans la rubrique "En débat", forum "Effondrement" de Jared Diamond.

    Bien sûr, j’ai des affinités idéologiques avec Ph. Arnaud. Mais lui donner raison uniquement pour cette raison serait du dogmatisme. Je préfère Ph.Arnaud parce que c’est foncièrement honnête. Il n’y a qu’a lire l’échange de Ph. Arnaud et Hayekfan sur le problème de la retraite. Chez Arnaud, le style est claire et limpide. Les faits qu’il avance sont étayés par des références solides. Bref, il ne cite pas des slogans vide de sens - ce que l’on entend beaucoup trop souvent.

    Tu parles des néocons comme d’anciens troskystes, mais tu ne cites pas de nom. Ni de statistiques afin que nous en mesurions le poids réel. De plus, tes énoncés sont toujours sur un mode behavioriste, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de "sujets", d’"acteurs", de "politique". C’est toujours descriptif et non explicatif. il n’y a de référent que discursif et nul référent réel, qui se serait constitué dans et par une histoire.

    Finalement Jug, avec toi, c’est toujours la même litanie.

    A Philippe Arnaud : je profite de ce message pour vous exprimer toute ma sympathie et mon estime. Bien à vous, camarade.

    Z.

  • permalien jugurta :
    17 mars @17h50   « »

    @ Ph Arnaud,

    Pour ce qui est de la notion de "Droite", vous raisonnez à l’aune de vos postulats, et marxiste et européen.Après le tiers-état face à la noblesse, après l’Europe de l’Est face aux occidentaux voici les pauvres du sud face aux nantis du nord.Alors que l’on sait tous les deux que rien n’est ni blanc ni noir. Et qu’il n’y a pas d’un côté les gentils et les méchants comme dans un bon vieux western de Ford.

    Le spectre politique US n’a rien avoir avec celui que l’on connaît en Europe. Les néocons ne peuvent être catalogués à "droite" :

    1/ parce qu’ils ont été trotskyste et qu’ils ont gardé de leur jeunesse un idéal : promouvoir la liberté à travers le monde, ils sont internationalistes. Les néocons sont encore dans une certaine mesure des hommes de gauche, simplement ils ont jeté les oripeaux marxistes dans les poubelles de l’Histoire. Ils ont compris que le socialisme n’est pas la gauche.

    2/ parce que la "droite" US est représentée par ce que l’on appelle les « paléoconservateurs » à la Pat Buchanan. La « droite » US c’est l’isolationnisme (America first), c’est le protectionnisme économique (quota sur le coton et l’acier), c’est la ferveur et la morale religieuse (bible belt). Tout le contraire ou presque des néocons…

    Bush était plus proche des conservateurs classiques avant l’Apocalypse (la révélation) du 11 septembre. C’est cet évènement qui l’a fait pencher vers les néocons. Lisait ce que la presse disait de lui le 10 septembre, "encore un isolationniste de plus". Le 11 septembre il avait changé. Il était devenu Wilsonien.

    Sur les sempiternelles victimes musulmanes, je dirais pour paraphraser Alpha Blondy "les ennemis des musulmans, ce sont les musulmans".

    Si les masses musulmanes croupissent dans la misère c’est parce qu’elles ont à leur tête des régimes liberticides. Parfois malheureusement soutenus par les démocraties occidentales. Honte sur elles et notamment sur la première d’entres elles : les USA.

    Il est vrai toutefois que les puissances occidentales notamment la GB et la France, ont été prédatrices avec la colonisation, par contre les USA ont au contraire tout fait pour que ces pays soumis soient décolonisés. N’oublions pas que les USA, si vous permettez cet anachronisme, sont le premier Etat à penser la décolonisation, avec leur guerre d’indépendance.

    Enfin, c’est, de mon point de vue, vous qui lisez les faits à l’inverse de la réalité. Est-vous déjà allé dans un pays autoritaire où le mensonge est roi, où la parole n’est pas libre, où les militaires vous surveillent, où la délation est la règle et la corruption la norme ?

    Vous comprendriez, très rapidement, ainsi pourquoi, non les USA et l’OTAN ne sont pas le bien, les meilleurs, les plus beaux ou je ne sais encore quelle épithète, mais simplement les moins pires...enfin pour l’instant...

  • permalien Zulfikar :
    17 mars @18h14   « »
    @Jugurta, mon comique préféré

    Jugurta a écrit :

    Les néocons sont encore dans une certaine mesure des hommes de gauche, simplement ils ont jeté les oripeaux marxistes dans les poubelles de l’Histoire. Ils ont compris que le socialisme n’est pas la gauche.

    Arrête le "chocolat marocain" ; il est de notoriété que c’est un des meilleurs chit au monde. Jug, fais gaffe aux doses. Je n’aimerais pas te perdre si tôt. Juggy in the Sky With Diamonds, Juggy in the Sky with Diamonds....

    Sur les sempiternelles victimes musulmanes, je dirais pour paraphraser Alpha Blondy "les ennemis des musulmans, ce sont les musulmans".

    Alpha Blondy comme référence ? Y a pas à dire, tu planes très haut en ce moment. Comme le chantait feu Marvin Gaye : "flying high in the friendly sky.... Flyin High

    N’oublions pas que les USA, si vous permettez cet anachronisme, sont le premier Etat à penser la décolonisation, avec leur guerre d’indépendance.

    Et qu’est ce que tu as fait des Amérindiens, Doudou dis donc ?

  • permalien Zulfikar :
    17 mars @18h22   « »
    @Jugurata.Relaxation garantie

    A Jugurta, Relaxation garantie

    Take Care.

  • permalien K. :
    17 mars @19h11   « »

    Un élément que je ne vois pas pris en compte, c’est l’alliance transnationale entre les autorités dirigeantes locales des pays du tiers monde (dont les pays arabo-musulmans) et les investisseurs étrangers, pour lesquels travaillent de plus en plus les autorités dirigeantes occidentales.

  • permalien saintyves :
    17 mars @19h19   « »

    Bonjour

    Merci Monsieur Gresh pour votre reponse au sujet de l’entretien avec la radio Suisse Romande

    Mon cher Jugurta ton apologie extrême de la politique etasunienne et des neocon’s ne peut s’expliquer que par une islamophobie outranciere et maladive, tes phrases genre, "Sur les sempiternelles victimes musulmanes", Si les masses musulmanes croupissent dans la misère c’est parce qu’elles ont à leur tête des régimes liberticides. en temoignent. Voici un texte en pdf ecrit Par STEPHEN J. SNIEGOSKI pour eclairer tes lanternes.

    La guerre d’Irak : Conçue en Israël ?

    Washington, à partir du milieu des années 80, se mit à soutenir lourdement l’Irak … C’est pendant cette période, où elle était soutenue par l’Amérique, que l’Irak a utilisé des gaz mortels sur les iraniens et les kurdes, une tactique que le gouvernement américain et ses médias partisans décrivent à présent comme étant si effroyable. En fait, les services secrets américains facilitèrent aux irakiens l’utilisation de gaz contre les iraniens.

    En outre, Washington prit des libertés avec les restrictions aux exportations vers l’Irak, ce qui permit aux irakiens d’importer des superordinateurs, des machines-outils, des produits chimiques mortels, et même des souches du bacille du charbon et de peste bubonique....

    les néo-conservateurs, essentiellement (mais pas exclusivement)... conviction sioniste de droite, ont essayé d’utiliser cet évènement ( the 911) pour fomenter une guerre à grande échelle contre le terrorisme islamique, dont les cibles coïncideraient avec les ennemis d’Israël. ...

    De nombreux néo-conservateurs de la première génération étaient d’abord des Démocrates libéraux, voire même des socialistes ou des marxistes, et assez souvent des trotskistes. Ils ont dérivé à droite dans les années 60 et 70 lorsque le Parti Démocrate a glissé vers la gauche anti-guerre de McGovern. Et la préoccupation au sujet d’Israël a pesé lourd dans cette dérive droitière.

    Un des facteurs majeurs qui les a attirés inexorablement vers la droite était à la fois leur attachement à Israël et leur frustration grandissante pendant les années 60 où le Parti Démocrate s’est opposé progressivement à l’inflation militaire américaine et embrassait de plus en plus la cause du tiers monde [comme par exemple, celle des droits des Palestiniens]. ...

    Essai d’un missile israélien intercepteur de roquettes à courte portée On peut y "admirer" la photo souvenir des jeunes filles israeliennes dédicacer des missiles de leur armée destinées à massacrer les enfants du Liban

  • permalien Pierre :
    17 mars @19h58   « »

    La chronique de Fidel

    Plus d’un million de personnes sont mortes en Iraq. Combien de morts les Etats-Unis offrent-ils donc à l’Amérique latine, une région de plus de cinq cent millions d’habitants, pour défendre leur démocratie et leur Empire ?

    Le fait est que Bush et son groupe sont plus enferrés dans leurs erreurs de politique étrangère que Nixon lui-même quand il a démissionné en 1972. La guerre sanglante d’Iraq et son rejet par la population étasunienne, son coût en vies humaines, le nombre extrêmement élevé de blessés et de mutilés pour chaque mort dans cette équipée belliciste, indiquent une situation pleine de contradictions : la détérioration de l’image des USA et leur impossibilité à renoncer à des guerres de conquêtes pour s’approprier les matières premières ; le dollar et les cours de l’or ; la dévaluation de la monnaie et l’inflation ; la production d’éthanol et la pénurie mondiale d’aliments ; les méthodes fascistes et la démagogie démocratique ; les tortures et les prisons secrètes et les droits de l’homme ; la pollution maximale de l’environnement par ce pays et le droit de l’espèce à la survie ; les avantages de la science en faveur de la santé et son utilisation pour liquider ou invalider massivement les êtres humains ; le vol des cerveaux et le sous-développement des pays pauvres ; les cours du pétrole et le gaspillage d’énergie sans cesse accru ; les élections de novembre et les Latino-américains mourant à la frontière en toujours plus grand nombre…

    (...)

    Que peut attendre le monde d’une telle politique ?

    Les chefs et fonctionnaires impériaux travaillent d’arrache-pied, menaçant tout le monde de leur force brutale. L’Empire, bien qu’insoutenable, s’acharne. Il est assoiffé de sang. Il faut le dénoncer avec ténacité !

    Fidel Castro Ruz

    granma.cu -Assoiffé de sang

  • permalien saintyves :
    17 mars @20h20   « »

    Irak : L’hécatombe des « faiseurs de guerre »

    Al-Oufok

    Vingt quatre des principaux protagonistes occidentaux de l’intervention anglo-américaine sont déjà passés à la trappe de l’histoire.

    - Cinq pro-consul américains en Irak en quatre ans
    - Tony Blair, ...nouveau Lord Balfour du XXI e siècle ? affligé du quolibet accablant de « caniche anglais du président américain »
    - Paul Wolfowitz ...
    - le général Jay Garner, premier gouverneur militaire -américain de l’Irak, a été relevé de son poste en mai 2003
    - le Général Tommy Franks, ...
    - le général Janis Kirkpatrick, une femme, responsable en chef des prisons, qui a supervisé les tortures
    - le général Ricardo Sanchez, commandant opérationnel pour l’Irak, qui a demandé sa mutation vers l’Allemagne
    - Paul Bremer III,
    - John Negroponte.
    - John Abizaid,
    - l’Amiral William Fatton,
    - Iyad Allaoui, l’agent patenté de la CIA,
    - David Key, le chef du corps des inspecteurs américains,
    - Georges Tenet, ancien chef de la CIA
    - James Javitt. adjoint de Tenet
    - l’ONU paiera, la première, son lourd tribut de sang avec l’attentat ... qui a ravagé le siège de l’organisation internationale dans la capitale irakienne faisant 22 morts, dont 16 fonctionnaires internationaux.
    - José Maria Aznar (Espagne)
    - Silvio Berlusconi (Italie)
    - David Kerry, suicide du scientifique ,
    - Alistair Campbell, ancien conseiller du premier ministre britannique Tony Blair,
    - Ahmad Chalabi illustre le statut singulier des supplétifs des forces d’occupation
    - Paul Wolfowitz, secrétaire adjoint à la défense, premier responsable de l’autorité transitoire,
    - Colin Powell, premier secrétaire d’Etat afro américain,
    - Ronald Rumsfled, un des deux architectes de cette guerre avec le vice-président Dick Cheney,
    - John Bolton
    - Scott Libby,
    - Larry Franklin,
    - Douglas Faith, soupçonné d’ espionnage pour le compte du lobby juif américain et d’Israël
    - Benjamin Ginsberg,
    - le Général Peter Pace,
    - Ariel Sharon, l’homme des assassinats extrajudiciaires ... et de la mise en séquestration du président démocratiquement élu de la Palestine Yasser Arafat, sombrait dans le coma, en janvier 2004,
    - Abou Moushab Al-Zarkaoui,
    - pillage du musée de Bagdad,
    - tortures de la prison d’Abou Ghraib,
    - mensonges sur les armes de destruction massive,
    - les néo-conservateurs renonçaient, à imposer le nouveau drapeau irakien aux couleurs israélo-kurdes (bleu et jaune)
    - Judith Miller, célèbre journaliste du New York Times,
    - Jean Marie Colombani, ...le chantre dans l’une des plus célèbres fanfaronnades de la première décennie du XXIme siècle « Nous sommes tous américains ».

  • permalien Yann :
    17 mars @20h35   « »
    Vaincre Hitler. Pour un judaïsme plus humaniste et universaliste

    Merci Pierre, pour le lien de l’émission “Là-bas si j’y suis” !

  • permalien Ph. Arnaud :
    17 mars @22h44   « »
    Les néocons américains

    @ Jugurta

    Votre distinction des soutiens de Bush entre néo et paléo conservateurs est aussi spécieuse et aussi artificielle que celle qu’on tenterait d’établir (aux fins de les réhabiliter) entre les soutiens de Pétain, qui ont si finement été décrits par Robert Paxton dans son célèbre ouvrage : « La France de Vichy » (pages 247 à 264 de l’édition de poche de 1973). Il y eut ainsi, de 1940 à 1944, plusieurs sortes de soutiens de Pétain : les techniciens, les traditionalistes et « la gauche ».

    Les premiers (Bichelonne, Berthelot, Gibrat, Lehideux, Pucheu, Barnaud…) étaient partisans d’une France plus « moderne », et certains de leurs projets préfigurent ceux des IVe et Ve République. Et, après un bref purgatoire, les moins compromis, les moins voyants d’entre eux furent souvent recyclés par ces régimes. Les autres (Maurras, Thibon, Romier, Maulnier…) étaient des doctrinaires passéistes, voulant en revenir à une France mythifiée religieuse, rurale, hiérarchique. Et même « la gauche » eut ses représentants, à commencer par Doriot, ancien dirigeant du P.C…

    Mais quelle importance cela eut-il ? Malgré leurs superficielles différences, ne servirent-ils pas, les uns et les autres, un régime raciste, collaborationniste, autoritaire et calotin ? Ne tolérèrent-ils pas – quand ils ne les inspirèrent pas – les mesures contre les juifs et l’envoi de la légion Charlemagne sur le front russe ? N’approuvèrent-ils pas les poursuites contre les syndicalistes, les procès des ministres du Front Populaire, les pelotons d’exécution pour les FTP et FFI ? Ne poursuivirent-ils pas les faits de Résistance ?

    Il en va de même des différentes factions autour de Bush, que vous opposez dans des arguties byzantines, entre anciens trotskistes et paléo conservateurs. Quelle importance cela a-t-il à partir du moment où, les uns comme les autres, ils ont tous gobé les bobards de Bush sur les liens entre Al-Qaida et Saddam Hussein ? Les mensonges de Bush sur les ADM de ce même Saddam Hussein ? Tous accepté le refus du Protocole de Kyoto ? Tous approuvé, entériné (explicitement ou par leur silence), les déstabilisations de Chavez, les cadeaux fiscaux aux milliardaires, les soutiens à Israël, les magouilles pour les attributions des marchés en Irak, les coupes à la tronçonneuse dans les programmes sociaux ?

    Quant à l’attitude des Etats-Unis à l’égard des pays colonisés, vous ne devez pas avoir entendu parler des interventions en Amérique latine (de 1840 à nos jours, c’est-à-dire largement en deçà et au-delà de la période soviétique), ni d’une certaine guerre aux Philippines, entre 1898 et 1912, qui occasionna aux Philippins entre 200 000 et 600 000 morts…

  • permalien Ph. Arnaud :
    17 mars @22h51   « »

    @ Zulfikar

    Merci pour vos amabilités ! Merci pour le « camarade ». Pour moi, qui n’ai jamais été communiste (ni même militant du moindre parti de gauche, pas même du P.S…), ce terme me touche beaucoup…

  • permalien saintyves :
    18 mars @00h07   « »

    ....................................................... GAZA ...............................................

    Le nouveau vieil holocauste

    Ou le desespoir d’un peuple ...

    Par Najwa Sheikh

    ...Ceux qui ont connu le nettoyage ethnique ont menacé les Palestiniens d’un nouvel holocauste. Toutefois, ne pouvons-nous pas considérer que ce que les Palestiniens subissent depuis 1948 est un holocauste, un holocauste à long terme qui se produit chaque jour ?

    Ce qui s’est passé à Gaza au cours des trois derniers jours m’a fait me poser cette question : certains d’entre vous ont-ils jamais expérimenté la vie que moi et beaucoup d’autres palestiniens de Gaza vivons maintenant, certains d’entre vous ont-ils jamais vécu avec le sentiment que le moment que vous êtes en train de vivre est peut-être le dernier ?

    Ou certains d’entre vous ont-ils jamais essayé de vivre en se demandant s’il ou elle verra un autre lever de soleil ? Ou un autre jour avec ses enfants ?

    Certains d’entre vous ont-ils jamais refusé de se souvenir du premier mot prononcé par son bébé parce qu’il sait qu’il pourrait être le dernier, et qu’il ne lui restera rien, à part la douleur de ce souvenir ?

    Certains d’entre vous ont-ils vécu en se demandant comment sera son fils en grandissant, à quoi il ressemblera, parce qu’il n’a pas été donné à son père la chance de connaître la réponse à sa question ?

    Savez-vous ce qu’est la vie avec de tels sentiments et de tels doutes ? Je ne crois pas. Je doute qu’il y ait au monde une nation qui souffre de la manière dont nous et nos enfants souffrons sous les yeux de la communauté internationale, avec le silence du monde arabe, sous l’arrogance et la brutalité du gouvernement israélien !

    Et c’est cela, notre situation à Gaza, tout le monde se fiche des enfants, des femmes, des destructions, parce que nous sommes Palestiniens et que nous devons souffrir. parce que nous sommes occupés par un etat qui se pretend "démocratique" !

    Une question m’obsède : est-ce que ceux qui nous envoient leurs armes de mort se sentent vraiment fiers lorsqu’ils voient les images des enfants brûlés ?

    Ou le corps d’un nouveau-né ? Ou peut-être se réjouissent-ils des pleurs et des souffrances des mères et des enfants ? Comment se sentent-ils, quand ils rentrent chez eux, et retrouvent leurs propres enfants ?

    Je me demande s’ils se souviennent de leurs victimes à Gaza.

    L’idéologie sioniste continue à causer des souffrances, aux peuples de la region, Palestiniens, Israeliens, Libanais, Syriens... ils vivront sous la menace d’une guerre, tant que le sionisme ne sera pas abolit comme le furent toutes les idéologies destructrice et inhumaines, le fascisme, le nazisme, et l’apartheid.

  • permalien K. :
    18 mars @00h17   « »

    « Une lecture critique du discours néoconservateur du nouvel impérialisme » Par David Grondin

  • permalien K. :
  • permalien Zulfikar :
    18 mars @02h04   « »

    @saintyves

    Essai d’un missile israélien intercepteur de roquettes à courte portée On peut y "admirer" la photo souvenir des jeunes filles israeliennes dédicacer des missiles de leur armée destinées à massacrer les enfants du Liban

    Et leurs "dégâts" : Ames sensibles-s’abstenir

  • permalien Pierre :
    18 mars @06h48   « »

    Qui dit chirurgical dit anesthésique .

    L’histoire ordinaire de Dina et de son fils Lucas...

    Un jour, un sergent recruteur de l’armée américaine se présente chez eux. Lucas et lui prennent langue. A la surprise de Dina, son fils annonce vouloir rentrer dans les marines. Un détail attire son attention : Lucas reconnaît devant l’officier fumer de façon régulière. "L’homme lui a simplement conseillé de boire du jus d’airelles", se souvient-elle.

    (...)

    La guerre comme quotidien pendant six mois.

    (...)

    "A son retour, il ne m’a jamais parlé de ce qu’il avait fait." A sa soeur, il dit seulement avoir vu des choses qu’il ne voudrait pas même qu’elle imagine. Lucas ne raconte rien. "Même au prêtre, il ne lâchera pas un mot, insiste Dina. (...) Symptôme classique que les médecins appellent aujourd’hui le Post Traumatic Stress Disorder (PTSD), la névrose de guerre ou névrose post-traumatique.

    Aucun docteur ne viendra l’examiner. Lui-même n’effectuera aucune démarche. Peut-être par peur qu’un diagnostic négatif ne constitue un frein à sa carrière militaire, comme le pensent une majorité d’anciens soldats, d’après de récentes études civiles et militaires.

    (...)

    Lucas rejoint un bataillon d’entretien mécanique au Camp LeJeune, une base militaire de la Caroline du Nord. C’est là qu’il développe une addiction à l’éther, un produit fréquemment utilisé en hiver pour démarrer certains engins motorisés.

    (...)

    Quatre mois après son retour d’Irak, il est envoyé en observation dans un hôpital militaire après avoir été vu en train d’inhaler de l’éther dans sa voiture. Celle-ci est mise sous scellés avec, dans le coffre, quatre jerricans de ce produit appartenant au camp.

    (...)

    A sa sortie de l’hôpital, le 4 novembre 2004, un militaire lui rend les clés de sa voiture en prononçant ces mots prémonitoires : "Si tu ne fais pas attention, tu tueras quelqu’un !" Il est déjà tard. Lucas découvre que les jerricans sont toujours là, dans le coffre, exactement à l’emplacement où il les avait laissés. Il replonge.

    Le Monde.fr : La dérive du soldat Borges - Amériques

    « Le trafic de drogue joue un rôle dans la majorité des conflits locaux »

    Ces drogues sont interdites au travail, mais elles sont largement distribuées par l’US Air Force, la Marine et les Forces spéciales, à leurs combattants. Amphétamines, sédatifs, toutes ces drogues dites « douces » sont pourtant en libre service auprès du personnel militaire américain.

    ... et des drogues qui fabriquent des "héros".

  • permalien jugurta :
    18 mars @09h07   « »
    @ saintyves et Zulfi’

    Mon cher Jugurta ton apologie extrême de la politique etasunienne et des neocon’s ne peut s’expliquer que par une islamophobie outranciere et maladive, tes phrases genre, "Sur les sempiternelles victimes musulmanes", Si les masses musulmanes croupissent dans la misère c’est parce qu’elles ont à leur tête des régimes

    Je ne crois pas dans cette notion d’"islamophobie". Critiquer l’Islam, c’est critiquer les dogmes de cette religion et non pas jeter l’anathème sur ceux qui la pratiquent. Si je dis que les musulmans, enfin les populations de Casa à Djakarta croupissent sous la misère, c’est que je pense qu’elles doivent d’abord s’en prendre à leur dirigeants pour la plupart des despotes niant les libertés individuelles. Ces despotes comme je l’ai précisé souvent aidés par les démocraties US. Dont notamment les USA. Voir les liens entre Washington et Riad, entre Washington et Islamabad entre autres…

    Pour l’apologie extrême de la politique US, vous repasserez...

    Zulfi’,

    J’avoue avoir dans ma jeunesse, goûté au plaisir du chanvre...et si je cite Alpha, c’est qu’une de ses chansons avait pour refrain : "les ennemis de l’Afrique ce sont les Africains".

  • permalien Alain Gresh :
    18 mars @10h27   « »

    A propos des "experts".

    J’ai noté dans l’envoi le fait que le New York Times du 16 mars avait interrogé des experts sur la guerre en Irak. L’organisation Fairness & Accuracy in the Media (FAIR) note, le 17 mars, dans « No Antiwar Voices in NYT ’Debate’. Look back at Iraq features nine hawkish ’experts’ » que tous les experts interrogés sont des faucons et qu’aucun n’a été hostile à la guerre contre l’Irak. Elle offre un éclairage intéressant sur chacun d’entre eux.

  • permalien K. :
    18 mars @12h25   « »

    À propos des “experts”, le cas de Cordesman est intéressant :

    Non pas tant par ce que nous révèle le site FAIR : (Cordesman often warned of planning or logistics problems with the invasion, but nonetheless suuported the Iraq War : "I endorse this war, but I do so with reluctance and considerable uncertainty," Cordesman declared in testimony prepared for the Senate Foreign Relations Committee (2/12/03)) que par ce que l’on apprend de Jim Lobe :

    « Anthony Cordesman (..) memorably called the notion that the Iraq war would democratize the Middle East “neo-crazy”. » (il a qualifié la notion que la guerre d’Irak démocratiserait le M-O de “neo-dingue”)

    C’est “crazy”, mais on y va quand meme ! C’est sans doute la logique des “maisons closes de luxe”.

  • permalien Orangerouge :
    18 mars @12h40   « »
    Demande d’avis sur un site

    Que penser des informations publiées par ce site ?

    http://www.planetenonviolence.org/L...

    Il y a des reprises d’articles de sources sérieuses et d’autres du réseau voltaire, ce qui ne m’incite pas à la confiance. Il abordent des thèmes peu traités ailleurs mais leur expression antisioniste est très violente ce qui me met mal à l’aise.

  • permalien Shyankar :
    18 mars @13h56   « »

    A propos de l’article sur la Palestine, je vous conseille la traduction d’un article d’une bloggueuse from Gaza. Très bon témoignage

  • permalien Pierre :
    18 mars @17h26   « »

    Toujours en marge du salon du livre, toujours, avec Daniel Mermet, débat autour des nouveaux historiens avec Dominique Vidal, Avi Shlaim et Ilan Pappé ,"Comment Israël expulsa les Palestiniens ".

  • permalien jugurta :
    18 mars @17h41   « »
    @ Ph Arnaud

    Quelle importance cela a-t-il à partir du moment où, les uns comme les autres, ils ont tous gobé les bobards de Bush sur les liens entre Al-Qaida et Saddam Hussein ? Les mensonges de Bush sur les ADM de ce même Saddam Hussein ?

    Selon ces sources, (je vous l’accorde, la plupart des sources citées sont proches des néocons, mais pas toutes) les autorités irakiennes avaient encore des ADM, à ne pas confondre avec des "armes massives de destruction". Une ADM, ça peut être "juste" un produit chimique hautement nocif.

    Ensuite, les autorités irakiennes avaient des liens avec Al-Qaida, des liens indirects mais des liens tout de même ; je pense notamment à la présence des islamistes d’Ansar-Al-Islam devenu Ansar Al Sunna (dans le nord-est irakien combattu par des femmes peshmergas) avant l’intervention anglo-américaine de mars 2003.

    Quant à l’attitude des Etats-Unis à l’égard des pays colonisés, vous ne devez pas avoir entendu parler des interventions en Amérique latine (de 1840 à nos jours, c’est-à-dire largement en deçà et au-delà de la période soviétique), ni d’une certaine guerre aux Philippines, entre 1898 et 1912, qui occasionna aux Philippins entre 200 000 et 600 000 morts…

    Ph arnaud, vous m’avez déjà servi cet exemple, la guerre aux Phillipines. Je vous ai répondu qu’à terme les philippins avaient bien eu leur indépendance. Non ?

    Je crois que vous n’arrivez pas à saisir que les USA n’ont pas la même approche que les puissances coloniales européennes. Selon vous c’est de la colonisation du même type que celle du XIX et des empires français ou anglais.

    Selon moi c’est une approche diférente que l’on retrouve d’ailleurs aujourd’hui dans la politique étrangère US.

    Les USA j’en prends le pari partiront d’Irak, quand ce pays sera selon leurs critères stable et plus une menace pour leurs intérêts.

  • permalien Pierre :
    18 mars @18h00   « »

    @Jugurta, quel régal !

    « Les USA j’en prends le pari partiront d’Irak, quand ce pays sera selon leurs critères stable et plus une menace pour leurs intérêts. »

    et si la menace pour les intérets néoconservateurs était justement un Irak stable ?

    Les USA auraient pu envahir l’Irak sous n’importe quel prétexte et pourquoi pas décrèter une guerre permanente ! On l’a échappé belle.

  • permalien Pierre :
    18 mars @18h13   « »

    ... et vous auriez perdu votre pari dérisoire...

  • permalien Zulfikar :
    18 mars @18h27   « »
    @Jugurta

    Jugurta avait écrit le 20 février 2008 :

    1- Message de Jugurta du 20 février 16:58

    Dis-nous Jug, qu’est-ce que tu as vraiment appris ? Rassure-nous, éclaire nous !

    2-

    Selon ces sources, (je vous l’accorde, la plupart des sources citées sont proches des néocons, mais pas toutes) les autorités irakiennes avaient encore des ADM, à ne pas confondre avec des "armes massives de destruction". Une ADM, ça peut être "juste" un produit chimique hautement nocif.

    Cela n’est pas étonnant qu’ils aient trouvé des produits chimiques. Après tout, Saddam a gazé des Kurdes à Halabja en mars 1988 - divers sources ont avancé 5000 morts.Nous ne saurons jamais qui a armé le bras de Saddam...Enfin, presque. On peut supposer que les gaz étaient allemands. Décidément, ils - les Allemands - n’arrêteront pas leurs "mauvaises habitudes".

    En revanche, Tony Blair avait dit que l’Irak de Saddam avait des armes de destruction massive opérationnelles en 45 minutes ; c’était un des motifs de l’intervention.

    Pour Al Quaeda, le Pentagone vient de reconnaitre qu’il n’y avait aucun lien entre Saddam et cette organisation

    Mais Saddam a été condamé à mort pour le meurtre de 140 chiites (sic). La guerre Iran/Irak de 1980-1988 :rien. L’éradication du parti communiste irakien : rien. La guerre du Koweit en 1990-1991 et les conditions de son déclenchement et le rôle des Etats-Unis, toujours rien.

    Pourtant, le tribunal, les juges et la sécurité ont été assurés par les Etats-Unis. On aimerait mieux connaitre leurs critères comme tu dis...

    Apparemment, les effets de la chanvre que tu as fumée fait toujours effet...Bon atterrissage, vieux. Je préfère l’hypothèse de la Chanvre, plutôt que de dire que tu es de mauvaise foi comme un certain T.Blair ou "Bliar" comme l’avait titré The Economist.

  • permalien
    18 mars @18h54   « »

    C’est un professeur de pharmacologie qui l’a raconté :

    Pour voir les effets respectifs du Hashish de la cocaine et de la morphine, on a enfermé un jour 3 cobayes humains dans une salle, chacun d’eux ayant consommé une des drogues.

    Le monsieur ayant pris de la cocaine, hurlait comme un beau diable qu’il allait défoncer la porte. Le type de la morphine, trouvait que, ma foi, on n’y était pas si mal dans cette salle, et qu’il y avait vraiment pas le feu : on n’avait qu’a patienter.

    Le type du Hashish, drogue connue pour entrainer des distorsions spatio-temporelles et un complexe de supériorité, regarda avec un infini mépris ses compagnons et leur dit :

    « Quels crétins vous faites. Vous voyez pas que le trou de la serrure est assez grand pour nous permettre de quitter la salle ! »

  • permalien Pierre :
    18 mars @18h57   « »

    les autorités irakiennes avaient encore des ADM, à ne pas confondre avec des "armes massives de destruction".

    ni "arme de destruction massive", ni "armes massives de destruction", mais "destruction d’arme massive " Jugurta, rappelez vous le canon de Saddam.

    Le beauf de Fernand Raynaud l’a confirmé : « Les douaniers sont formels : ces tubes, mis bout à bout, constituent un supercanon, le plus grand canon de l’Histoire. Impossible répondent les experts. ».

    Il parait que ça leur pose un foutu problème en enfer, Saddam ne se lasse pas de la raconter, et depuis les damnés se marrent tellement que personne ne veut plus aller au paradis.

  • permalien
    18 mars @21h27   « »

    Le National Security Act US de 1947, selon Mark Danner, avait fait du “Conseil de Sécurité Nationale”, composé des membres les plus importants du gouvernement US, l’appareil dirigeant véritable du pays.

    Concernant les décisions du début de la guerre d’Irak, Ron Suskind, cité par Mark Danner, a écrit :

    Les questions discutées, souvent férocement, [au sein du Conseil de Sécurité Nationale], ont rarement vraiment atteint le bureau du président ; et, si cela arrivait, c’était souvent après que Bush ait déjà pris sa décision se fiant à ce qui a été si souvent décrit comme étant son « instinct » ou ses « tripes. »

    Les décisions revenaient à Bush le petit et/ou ses intimes affirmait Ron Suskind.

    C’est aujourd’hui confirmé par un article du NYT (17/3/2008), concernant des décisions comme la « De-Baasification profonde » de l’Irak ou le démantèlement de l’Armée irakienne. Jim Lobe cite et analyse l’article en question, tançant au passage Perle, illustration du “Chutzpah” :

    L’article indique clairement que le Département d’Etat et d’autres organismes compétents, notamment le “Joint Chiefs”, ont été laissés complètement en dehors des décisions de Bremer et du Pentagone.

    Comme Bremer le déclare : « J’ai eu des instructions précises du Président de prendre mes directives de Rumsfeld. Je suivais la chaîne de commandement mise en place par le président. » Et voici une phrase révélatrice : « Une note de service du bureau de M. Feith à M. Slocombe note que le “joint staff”, qui sert de secrétariat au “Joint Chiefs”, avait fait des commentaires concernant l’ébauche du décret visant à abolir l’armée irakienne. Mais la dissolution de l’armée est venue comme une surprise pour les agents travaillant à la reconstruction de l’Irak. » L’article cite le Président du Joint Chiefs de l’époque, le Gen Richard Myers, qui affirme que la question n’avait jamais été débattue par le Chiefs. En d’autres termes, même à compter du 23 mai 2003, date à laquelle le décret ayant officiellement dissolu l’armée irakienne a été émis par l’APC, toutes les personnes accusées par Perle d’avoir nui à l’occupation - Powell, Rice, Tenet - n’étaient en fait pas en mesure d’exercer une influence sur les politiques adoptées, et c’est le Pentagone - les amis de Perle y étant solidement aux commandes, - qui prenait les décisions.

  • permalien
    18 mars @21h46   « »

    Il y en a un qui n’a pas du lire, non seulement le livre de Ron Suskind, ce qui n’est peut-etre pas étonnant, mais aussi l’article du NYT, ce qui l’est un peu plus (Le Monde n’est-il pas l’alter-ego du NYT ?) c’est Daniel Vernet qui écrit aujourd’hui :

    ...la vision de Bush n’était ni une première dans l’histoire des Etats-Unis, ni l’apanage des républicains par rapport aux démocrates.

  • permalien
    18 mars @21h51   « »

    Apparemment, un virus qui se promène, ou autre ? quelqu’un pourrait-il m’expliquer ? Giulio Frigieri, qui vient de je ne sais ou, c’est moi K.

  • permalien
    19 mars @00h17   « »
    Zulficar VS Jugurta en vidéo

    Zulficar Vs Jugurta

    Zulficar en jaune

    Jugurta en bleu

  • permalien
    19 mars @01h31   « »

    @ Jugurta (n° 1)

    Franchement, comment pouvez-vous croire un seul instant, sans rire, aux arguments que vous développez ? Vous imaginez-vous, devant un tribunal, plaider comme vous le faites ? Même un étudiant en première année de droit n’oserait pas sortir de telles billevesées…

    Trituration du vocabulaire. Le sigle ADM est l’abréviation de « armes de destruction massive ». Quelle différence établissez-vous avec vos « armes massives de destruction » ?

    Manipulation des règles du jeu. « Une ADM, ça peut être "juste" un produit chimique hautement nocif ». Ce qui caractérise un délit, un crime, ou toute action légalement punissable, ce n’est pas l’élément matériel, c’est la loi. La loi, c’est-à-dire le texte public, connu de tous, opposable à tous, accepté par tous, et non telle ou telle lubie sortie de la manche du ministère public : sans texte, pas de crime. En conséquence, vous rendez-vous compte de l’ineptie (ou de la monstruosité) de votre « juste » ? Il ne signifie rien moins que : « Les ADM, ça peut être n’importe quoi, en n’importe quelle quantité, sous n’importe quelle forme, du moment que les néo-conservateurs américains en ont décidé ainsi…"

    Absence totale de preuves matérielles. Absolument aucun des éléments énumérés dans votre lien ne peut emporter la conviction : affirmations vagues, fantaisistes, non étayées, risibles quand elles ne sont pas ridicules. Que veut dire, par exemple, la découverte, le 23 juin 2004, de 1000 objets radioactifs ? C’est quoi, un « objet radioactif » ? Une montre à aiguilles phosphorescentes ? Et que sont les 4000 litres d’agents chimiques trouvés le 8 août 2005 ? C’est quoi, un agent chimique ? De la soude ? De l’acide chlorhydrique ? Du vinaigre ? De l’ammoniaque ?

    Je le répète encore une fois : depuis 5 ans, les Américains ont eu l’occasion d’examiner l’Irak au mètre carré. Ils ont pu faire parler des centaines de milliers d’Irakiens, par la menace, par la corruption, ou par aveux spontanés d’anciens opposants, et ce, à tous les niveaux, du simple soldat au général en chef. Ils ont eu accès à toutes les archives et à tous les ordinateurs. S’ils avaient trouvé la moindre chose (assimilable, par exemple, aux V1, V2 ou Messerschmitt 262 des Allemands), croyez-vous qu’ils se seraient privés d’en produire au moins des photos ? Depuis le 19 mars 2003, ces preuves, ces photos, je les attends toujours… Si j’ai raté un épisode, vous voudrez bien me l’indiquer…

  • permalien
    19 mars @01h33   « »

    @ Jugurta (n° 2)

    Comment pouvez-vous croire sérieusement que, sans aviation, survolé quotidiennement par les satellites, les drones, les avions américains et anglais, Saddam Hussein aurait pu mobiliser clandestinement des norias de camions pour expédier ses armes en Syrie ? Comment pouvez-vous concevoir qu’ils n’auraient pas été repérés ? Comment pouvez-vous concevoir qu’une fois repérés ils n’auraient pas été bombardés, alors que des vagues de bombardement se succédèrent (y compris sous Clinton) dans toutes les années 1991 à 2003 ?

    Par ailleurs, il faut être conséquent : ou Saddam Hussein avait des armes de destruction massive ou il n’en avait pas. Si, comme le prétendait Tony Blair, ces armes étaient prêtes à faire feu en 45 minutes, que ne s’en est-il servi ? A quoi servent des armes dont, non seulement on ne se sert pas, mais qu’on fait enterrer à l’étranger ? Quel est le sérieux de ces armes ? Durant la guerre, les Allemands ont dispersé les œuvres de leurs musées dans les mines du Harz ou du Salzkammergut : croyez-vous qu’ils en aient fait autant pour leurs V1, V2 ou Me-262 ?

    « Ensuite, les autorités irakiennes avaient des liens avec Al-Qaida, des liens indirects mais des liens tout de même… ». Ça veut dire quoi, des liens « indirects » ? Avec une phrase pareille, vous démontrez tout et n’importe quoi : la femme, les enfants et les parents d’un criminel ont des liens « indirects » avec le criminel. Est-ce que ça en fait des coupables ? Et comment pouvez-vous être plus royaliste que le roi ? Tony Blair, Paul Wolfowitz ont admis, cyniquement, que l’histoire des ADM était une fable. Le Pentagone a dépouillé 600 000 documents et a abouti aux mêmes conclusions ? Il vous faut quoi, en plus ?

    A propos des Philippins, je reste cloué au sol par votre mauvaise foi ! D’un côté, vous vous répandez en pleurnicheries sur les 4000 morts des attentats du 11 septembre et en imprécations sur les islamistes. D’un autre côté, je vous dis que les Américains ont occupé les Philippines hors de toute justification légale ou morale (hormis celle de leur avidité), qu’ils ont tué entre 200 000 et 600 000 Philippins (soit 50 à 150 fois plus que les terroristes de 2001), qu’ils ont occupé les Philippines durant 50 ans, et vous estimez qu’ils sont quittes envers les Philippins de les avoir délivrés au bout de ce laps de temps ! Mais que faites-vous des morts ? Que faites-vous des tortures ? Que faites-vous des exploitations et des humiliations ? A ce compte-là, les 48 ans d’occupation de l’Alsace-Lorraine, ça n’existe pas, puisque c’est terminé ! Les 12 ans du nazisme, ça n’existe pas non plus, puisque Hitler est mort ! Les 44 ans d’occupation soviétique en Europe centrale, c’est un rêve, puisque ces pays sont libres ! A ce compte-là, lorsqu’un violeur cesse de violer sa victime, il faut le remercier d’avoir arrêté ?

  • permalien
    19 mars @01h40   « »

    Nota

    Même remarque que pour K. Les deux derniers posts adressés à Jugurta et numérotés 1 et 2 sont de Ph. Arnaud, et non de Giulio Frigieri, que je ne suis pas... Je n’ai pas été assez attentif en les postant, croyant que mes identifiants se reproduisaient automatiquement...

    Et, après vérification et rectification, je constate qu’il doit bien y avoir un virus puisque ce Giulio Frigieri se repositionne malgré mes efforts. Ph. Arnaud

  • permalien
    19 mars @02h31   « »

    @ Jugurta (n° 3)

    L’idée selon laquelle les Américains n’auraient pas eu d’empire parce qu’ils n’ont pas exercé de mainmise directe sur les territoires de cet empire (comme le firent les Etats européens) est un argument faux et spécieux.

    Il est faux, d’abord, en ce que les Américains ont eu, effectivement un empire, certes réduit, mais sur lequel ils exercèrent (ou exercent toujours une mainmise directe) : Porto Rico, les îles Hawaï, les Philippines de 1898 à 1946, l’île de Diego Garcia.

    Mais il est surtout spécieux en ce que les Américains eurent (et ont toujours) un empire, étendu à la quasi-totalité de la planète, avec toutes les attributions de celui-ci : une domination militaire (marquée par un réseau de plusieurs centaines de bases, dont certaines géantes, plus des interventions répétées et lourdes, du Nicaragua au Vietnam, de la Corée à la Chine, de l’Irak à la Colombie, de l’Iran à la Grèce), des intrusions par complots de services secrets ou achats de politiciens, la prééminence de leur monnaie, la position écrasante, dans l’économie locale, de leurs banques et de leurs multinationales, les liens économiques inégaux, genre ALENA. Un fait est d’ailleurs révélateur : lors d’un reportage sur le Venezuela de Chavez, les partisans de Chavez, en large majorité pauvres, parlaient espagnol. Ses adversaires, riches, parlaient anglais…

    Les Américains, pour réaliser des économies et donner l’impression d’avoir les mains propres, ont simplement confié le maintien de l’ordre aux supplétifs locaux, ne reprenant la main que lorsque ces supplétifs se laissaient déborder… Mais c’est un empire aussi vulgaire, aussi exploiteur, aussi brutal que ses prédécesseurs ibériques, anglais ou français. Comme très souvent à droite, vous raisonnez superficiellement, en confondant liberté réelle et liberté formelle…

    Je signe : Ph. Arnaud.

  • permalien
    19 mars @07h29   « »

    George Orwell, cité par Mark Danner :

    « Du point de vue totalitaire, l’histoire est quelque chose qu’il faut créer plutôt qu’apprendre. Un état totalitaire est en effet une théocratie, et sa caste dirigeante, afin de garder sa position, doit être considérée comme infaillible. Mais puisque, dans la pratique, personne n’est infaillible, il est fréquemment nécessaire de réarranger des événements passés afin de montrer que telle ou telle erreur n’a pas été faite, ou que tel ou tel triomphe imaginaire a réellement eu lieu ».

    C’est exactement de cette manière que les Perle et autres néocons procèdent.

    « Chutzpah - un mot yiddish que le dictionnaire définit comme " une effronterie ou impertinence absolues "- est le mieux illustré par une anecdote très citée :

    « "Chutzpah, c’est quand un homme tue sa mère et son père, puis se jette aux pieds de la cour pour implorer sa clémence au motif qu’il est orphelin." »

    K.

  • permalien
    19 mars @08h04   « »

    Par Pierre.

    Qu’est-ce qui fait que les prétextes avancés par Cheney : "Dick Cheney, achevait une visite de deux jours en Irak, destinée à encourager les responsables irakiens à faire des progrès sur la voie de la réconciliation." (Fin de la visite de Dick Cheney en Irak) sont systématiquement entachés de suspicion : "Oman est la seconde étape d’une tournée de dix jours de M. Cheney au Proche-Orient, consacrée aux efforts américains pour réduire l’influence de Téhéran et au processus du paix israélo-palestinien.Il doit encore visiter l’Arabie saoudite, Israël, la Cisjordanie puis la Turquie, selon son programme officiel." (Dick Cheney à Oman après une visite en Irak) et laissent toujours envisager le pire : "Démission de l’Amiral Fallon : guerre de Cheney avant l’automne ?" (Démission de l’Amiral Fallon : guerre de Cheney avant l’automne ?) ?

  • permalien
    19 mars @08h29   « »

    Par Pierre,

    • DÉJÀ DÉPENSÉS : sur 421 milliards de dollars (près de 270 milliards d’euros) approuvés par le Congrès, 406 milliards ont été dépensés, selon le Pentagone.
    • BUDGET MENSUEL ACTUEL : 12 milliards de dollars, sans compter les primes d’engagement qui ont quadruplé depuis 2003, les frais médicaux, etc.
    • COMPARAISON : le budget de l’ONU est de 16 milliards de dollars par an ; la construction de 8 millions de logements aux Etats-Unis coûterait 1 000 milliards.

    Le Monde.fr : Cinq ans après, comment les Etats-Unis peuvent sortir d’Irak ? - (encadré)

  • permalien
    19 mars @11h28   « »
    Jugurta.What else ?

    Par Zulfikar

    Au contributeur du 19 mars 00:17.

    Pas mal du tout. Bruce Lee était une de mes idoles d’enfance.

    Pour ma part, j’aurais parodié la célèbre pub TV du café Nespresso avec George Clooney.

    Imaginez la jeune femme lui dire : "Ha !? Je veux juste lire un post de Jugurta !

    Et clooney de répondre : Jugurta.What else ?