Le Monde diplomatique

Tibet-Palestine

lundi 24 mars 2008, par Alain Gresh

« Les émeutes se sont étendues sur la rue principale de Jérusalem, au début de l’après-midi du 14 mars. Elles avaient commencé un peu avant dans une rue proche, quand deux religieux musulmans avaient été battus par les forces de sécurité (c’est en tous les cas ce que croient les Palestiniens, la version officielle étant que ces religieux avaient attaqué la police israélienne). Une foule de dizaines de personnes se livre à des saccages le long de cette rue, certains hurlant alors qu’ils jetaient des pierres contre des magasins appartenant à des juifs et aussi aux taxis dont la plupart des chauffeurs sont juifs. »

« Les émeutes se sont rapidement propagées à travers les ruelles sinueuses de la vieille ville. Dans ces rues, on trouve de petites échoppes appartenant à des juifs ou à des non-arabes. Des foules se sont assemblées, apparemment spontanément, dans de nombreuses parties du quartier. Elles ont attaqué les boutiques appartenant à des juifs. Tout, de la viande à du linge, a été jeté dans des bûchers. Les émeutiers ont pris plaisir à jeter dans le feu des bombonnes de gaz et à courir se mettre à l’abri quand elles explosaient. Quelques-uns criaient “vive la Palestine indépendante”. »

« Durant des heures, les forces de sécurité n’ont rien fait. Mais de nombreux juifs qui vivaient au-dessus de leur boutique ont dû fuir. S’ils ne l’avaient pas fait, il y aurait eu plus de victimes. Le gouvernement affirme, de manière plausible, qu’il y a eu 13 personnes tuées par les émeutiers, la plupart dans des incendies. Ceux qui sont restés dans leur logement ont gardé les lumières éteintes pour éviter d’être repérés. » (...)

« La destruction a été systématique. Des boutiques qui appartenaient à des Palestiniens étaient marquées par des signes particuliers, elles ont échappé à la destruction. Presque toutes les autres ont été détruites. Il est vite devenu difficile de circuler dans les ruelles à cause des marchandises éparpillées. » (...)

« Quand les résidents ont commencé à se risquer dehors, le 17 mars, l’extension des émeutes est apparue. De nombreuses propriétés appartenant à des juifs, bien au-delà du quartier palestinien, avaient été attaquées. De nombreux immeubles avaient été livrés aux flammes. La porte de la principale synagogue avait été carbonisée... »

Tout cela, vous ne l’avez évidemment pas lu dans la presse. Et pourtant... C’est le compte-rendu des émeutes à Lhassa, rapportées par le seul correspondant étranger sur place, celui de l’hebdomadaire The Economist, le 19 mars, « Trashing the Beijing Road ». J’ai simplement remplacé « Tibétain » par « Palestinien », « Chinois » par « Israélien » ou « juif ». Imaginons le traitement médiatique qui aurait été accordé à cet événement s’il s’était déroulé en Terre sainte.

Il apparaît clairement de ce texte que les émeutes ont été largement suscitées par des Tibétains, qui ont commis de nombreuses exactions. Pourtant, les médias en France en ont peu parlé, car leur grille d’analyse était, à juste titre, que les Tibétains sont opprimés par le pouvoir central qui leur dénie leurs droits fondamentaux, et que l’on ne peut donc simplement « condamner » les exactions commises, aussi injustifiables soient-elles. La question est de savoir pourquoi ce traitement médiatique est rarement accordé aux Palestiniens, alors que les Nations unies considèrent que, en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem, ils vivent sous occupation depuis 1967 ? Les deux situations ne sont pas équivalentes (le Tibet n’est pas reconnu par les Nations unies comme territoire occupé) et il ne faut pas pousser le parallèle trop loin. Pourtant, la comparaison est instructive...

Une Eglise en Arabie saoudite ?

Alors qu’était inaugurée « Sainte-Marie-du-Rosaire, première église catholique consacrée en terre wahhabite » (Le Monde, 14 mars), le quotidien italien La Stampa du 17 mars informait que le Vatican était en négociation avec l’Arabie saoudite pour la construction d’une église. Le journal reprenait les propos de l’archevêque Munjid Al-Hahim, ambassadeur du Saint Siège auprès du Koweït, du Qatar, du Yémen et des Emirats arabes unis.

Menace sur la culture française en Egypte

« Le CFCC se met en grève », tel est le titre d’un article publié par Alif, le magazine de la francophonie en Egypte.

« La restructuration du Centre, conséquence de la baisse de 11% du budget alloué par le ministère des Affaires étrangères, est la première raison invoquée, la seconde étant la mise en avant du secteur universitaire. "Pourquoi cette restriction budgétaire se répercute-t-elle uniquement sur la masse salariale locale ?", s’interroge à juste titre le représentant de la CFDT, Sameh El Yamani. "Ces vingt postes qui vont être supprimés vont-ils réellement alléger le budget du centre culturel ? Le CFCC préfère avoir recours à des sociétés prestataires qui coûtent beaucoup plus cher qu’à un employé salarié, car ces entreprises ne correspondent pas à l’enveloppe salariale. Rien que pour l’exemple, la société qui s’occupe du nettoyage du CFCC coûte 33 000 livres par mois !" »

Travailleurs locaux français augmentés

« Quelques jours avant cette vague de licenciements, les travailleurs locaux français ont été augmentés de 4000 à 5000 livres par mois. Mais il reste des incohérences dans la mise en pratique de ce plan. Car tout le monde, syndicat en tête, a compris que les 11% de budget manquant allaient inévitablement créer des remous, voire mettre en péril quelques postes. Mais ce que tout le monde semble encore ignorer, c’est la raison de cette soudaineté de la part de M. Guihaumé de supprimer des postes, alors que la fin de l’année apporte son lot de départs à la retraite et de démissions. Sachant qu’au deuxième semestre une révision des politiques générales aura lieu à Paris, pourquoi ne pas laisser passer quelques mois avant de prendre des mesures ? »

Et l’article de conclure :

« A l’heure où Nicolas Sarkozy prétend réformer la France-Afrique et promouvoir l’Union méditerranéenne, cet épisode égyptien envoie un tout autre message. Celui d’une politique culturelle en adéquation partout dans le monde avec l’élitisme de pouvoirs discrédités, la tentation rassurante de l’entre-soi et de la mise à distance des gueux comme des femmes à foulard, l’absence de réel projet de coopération au profit des populations et les dérives de l’action des agents à l’étranger pour qui la "modernisation" de la fonction publique passe d’abord par sa paralysie et son discrédit. »

« "C’est en Méditerranée que tout se joue, et que nous devons surmonter toutes les haines pour laisser la place à un grand rêve de paix et de civilisation", nous disait le président tout juste élu le soir du 6 mai 2007. Mais au-delà de la rhétorique, comment la France compte-t-elle concrètement s’y prendre pour jeter des ponts entre les peuples des deux rives de la Méditerranée, plutôt que de les couper ? »

185 commentaires sur « Tibet-Palestine »

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  • permalien Pierre :
    28 mars 2008 @13h57   « »

    @habsb

    Vous affirmez : « Reprenons depuis le debut. un Etat souverain palestinien n’a jamais existe. Ni une langue palestinienne, ou une religion palestinienne. ».

    Mais un état quoique-ce-soit avec une langue quoique-ce-soit et une religion quoique-ce-soit n’a jamais existé nul part dans l’histoire de l’humanité sauf dans l’imaginaire d’une poignée de sionistes au XIXième siècle.

    Les états existent dans la mesure où ils répondent a des nécessites vitales aux être humains et ils se transforment en fonction de ces besoins (Amsterdam a été bourguignonne ! et Londres la Londinium romaine !) et ils ne sont pas une construction intellectuelle, supposée répondre à un besoin quelconque de vouloir ranger les êtres et les choses dans des boites que seraient les états avec des étiquettes dessus que seraient leurs drapeaux.

    Vous comprenez la démence de cette vision ? Vous voyez où est l’intérêt d’Israël ?

  • permalien Pierre :
    28 mars 2008 @14h05   « »

    @ Petits G..

    et le plus rigolo, c’est qu’A. Gresh le maintient et qu’il n’a pas attendu les J.O. pour le dire... poilant non ?

    Pourquoi Israël ne postule pas à l’organisation des J.O.? la trouille ?

  • permalien K. :
    28 mars 2008 @14h58   « »

    @ Zulfikar

    Voici des analyses, toutes aussi différentes les unes que les autres, via Abu Aardvark, sur le sujet que tu abordes :

    - Asharq Al-Awsat (un des principaux organes de presse des Saoud) : ..there is only one control button and it belongs to Tehran

    - AlHayat : Il s’agit d’opérations “pré-emptives”, menées de concert par l’ISCI- le parti des Hakim- et le Da’wa- le parti de Maliki- en vue des prochaines élections locales et fédérales.

    - Wall Street Journal : La force de Sadr a disparu, c’est le moment idéal pour s’en débarasser ont décidé les Américains.

    - Bush et les Bushistes : Maliki a décidé de débarasser Bassora de ses mafias.

    - Reidar Visser : Maliki pourrait vouloir se démarquer à la fois de l’ISCI et des sadristes.

  • permalien K. :
    28 mars 2008 @15h03   « »

    J’ai oublié de préciser le plus importan : pour les saoudiens (prmière référence) c’est Ahmadinejad qui a ordonné à Al Maliki d’attaquer Sadr...

  • permalien Zulfikar :
    28 mars 2008 @15h43   « »
    @K.

    Cher K.,

    Merci beaucoup pour les liens.

    J’ai oublié de préciser le plus importan : pour les saoudiens (prmière référence) c’est Ahmadinejad qui a ordonné à Al Maliki d’attaquer Sadr...

    Une guerre inter-chiite n’est pas tenable politiquement ni justifiable. On attend de voir la réaction d’Al Sistani. Les chiites représentent 60% des Irakiens : si les Américains se les mettent à dos, ils n’en finiront plus.

    Le Wall Street Journal, qui représente l’establishment américain, est plus claire : "Newsweek’s 2006 profile had predicted that "the longer the American occupation lasts, the less popular America gets — and the more popular Sadr and his ilk become".

    Bien amicalement

  • permalien Orangerouge :
    28 mars 2008 @15h47   « »

    C’est obscène cette manie des défenseur du colonialisme israélien de chercher toujours des victimes pour se cacher derrière.

    Tantôt ce sont les victimes de la Shoah (qui ne sont plus là pour donner leur avis), tantôt ce sont les victimes tchétchènes du dictateur Poutine, tantôt les victimes darfouriennes du dictateur soudanais, et maintenant ce sont les tibétains victimes de la caste bureaucratique chinoise ; cela suit étroitement la mode éphémère imposée par les médias dominants (sous l’influence des dirigeants américains diraient K et Pierre... Peut-être ;-) ).

    Mais que fais-tu habsb, défenseur de la politique israélienne, contre Poutine, et ses homologues soudanais et chinois ? Luttes-tu contre leurs soutiens qui sont des multinationales et des dirigeants politiques qui bénéficient des rétrocommissions de la corruption liée au business ?

    Il faut lutter contre ceux qui soutiennent des responsables de crimes de guerre, qu’ils soient israéliens, soudanais, chinois, ou birmans.
    Comment as-tu fais pour oublier les moines birmans habsb, ils auraient bien besoin que tu rappelles leur souffrance maintenant que la planète les a oublié !

    La mode birmane est passée, les médias dominants sont passé à autre chose : les moines tibétains ont exclu les moines birmans des feux de la rampe...

    Un crime de guerre, une épuration ethnique n’en annule pas un autre.

  • permalien Zulfikar :
    28 mars 2008 @17h48   « »
    @K.

    Cher K.,

    Un autre élément à prendre en compte sera de voir quelle sera la réaction du parti Fadila, qui est très influent à Bassorah et rival de l’armée du Mahdi de Moqtada Sadr.

    Ton lien sur l ’article de Reidar Visser The Enigmatic Second Battle of Basra est une bonne analyse.

    Bien amicalement

  • permalien habsb :
    28 mars 2008 @18h42   « »

    Pierre, OrangeRouge et Bruce

    "La mode birmane est passée, les médias dominants sont passé à autre chose : les moines tibétains ont exclu les moines birmans des feux de la rampe..."

    comme commentaire a cette remarque d’OrangeRouge, je vous invite tous les trois a compter les sujets du blog des Carnets du Diplo qui nous renseignent sur Israel, Palestine e Iraq, et ceux qui nous parlent de Lhasa, Rangoon, ou Darfour.

  • permalien Pierre :
    28 mars 2008 @18h57   « »

    @habsb ,

    compter les sujets du blog des Carnets du Diplo qui nous renseignent sur Israel, Palestine e Iraq, et ceux qui nous parlent de Lhasa, Rangoon, ou Darfour.

    vous avez raison, merci de nous le faire remarquer, pour ma part, je ne m’en était pas rendu compte.

    C’est peut-être parce que je blog d’Alain Gresh, est consacté au Moyen-Orient,... allez savoir... mystère...

    ... encore merci.

  • permalien Sébastien :
    28 mars 2008 @22h49   « »

    100% d’accord Pierre,(pour une foi que ça arrive).

    Bruce : "Vous vous contredisez : d’un cote vous voulez justifier la creation de l’Etat d’Israel par le droit intenational (SDN), de l’autre vous justifiez son expansion par " le droit du plus fort"."

    Les fontiéres de 1949 on été reconnues par l’ONU, car ce sont ces frontiéres qui apparaissent sur les cartes de l’ONU, et ces dans ces frontiéres que le droit internationale reconnait l’Etat hébreu.

    Vous savez Karl Marx, n’était certe pas un prophéte, mais il n’avait pas tord lorsqu’il disait que le droit est l’expression de la volonté du plus fort. Il faut être le plus fort pour faire le droit : force reste à la loi.

    Comme l’a dit Pierre, les frontiéres et les Etats changent, et c’est souvent par le fait des guerres, donc de la volonté du plus fort, (à la guerre c’est le plus fort qui gagne et fait une paix qui légalise sa victoire).

  • permalien K. :
    28 mars 2008 @23h12   « »

    Benjamin Barthe :

    Tsahal est plus que jamais prisonnière de sa "culture sécuritaire". Yoram Péri, professeur de sociologie politique, en donne la définition suivante : "Se concentrer sur la destruction des capacités de l’adversaire à faire du mal, au lieu de se concentrer sur la destruction de sa motivation à faire du mal."

  • permalien K. :
    28 mars 2008 @23h25   « »

    Il faut être le plus fort pour faire le droit : force reste à la loi.

    Autrement dit la loi du plus fort est la meilleure, Sébastien, ou y a-t-il une nuance qui m’a échappé ?

  • permalien K. :
    28 mars 2008 @23h58   « »

    La construction de Mosquées est-elle permise au Vatican ?

  • permalien Pierre :
    29 mars 2008 @00h00   « »

    @K et @Sébastien,

    Sébastien dit ce qui est et non ce qui devrait-être.

    L’esplication de Chomski : « Est-ce que cela dérange quelqu’un ? Non, parce que nous sommes, par définition, un état hors-la-loi ou pour être plus précis, nos menaces et nos recours à la force ne sont jamais internationales, elles sont forcément nationales, puisque le monde nous appartient. Donc, tout va bien. Alors nous menaçons de bombarder l’Iran – peut-être le ferons nous, peut-être pas. Serait-ce un acte légitime ? Personne ne se pose la question ici. Certains disent que ce serait une erreur, mais personne ne dit que ce serait illégitime. »

  • permalien K. :
    29 mars 2008 @00h29   « »

    Dans sa dernière édition de son (annuel) “Contemporary Global Anti-Semitism”,le Département d’Etat Américain « adopte une antienne néocon, à savoir que la critique d’Israel et du sionisme équivaut souvent, si ce n’est toujours, à de l’anti-Sémitisme » nous apprend Jim Lobe.

    Le seul argument qui ne soit pas ridicule (parmi les autres il y a le sempiternel refus d’accorder à Israel le droit d’assurer sa survie, et la comparaison d’Israel au régime de l’apartheid), à savoir la comparaison du sionisme au nazisme, pourrait pourtant, dit Jim Lobe, facilement etre retourné contre les néocons et les sionistes qui ne se privent justement pas de comparer l’Islam au nazisme.

  • permalien Lou :
    29 mars 2008 @00h31   « »
    Cas clinique

    "Je reprends le livre, paru, lui, après les élections, où le philosophe Alain Badiou, prétendant se réclamer de Freud (pauvre Freud !), n’appelle plus le président par son nom mais « l’homme aux rats », juste « l’homme aux rats », comme dans les films de propagande qui passaient dans les cinémas sous l’Occupation."

    Pour info...

    c’est du BHL

  • permalien K. :
    29 mars 2008 @00h32   « »

    Le lien Jim Lobe.

  • permalien K. :
    29 mars 2008 @00h45   « »

    Sur l’appel du roi saoudien au dialogue entre les fois, le commentaire (carré comme toujours) d’Assaad Abou-Khalil, cité par Reuters :

    The dialogue call prompted bitter criticism from As’ad Abu Khalil, a Lebanese political scientist and popular blogger, who compared it to a call by Nazi propaganda minister Joseph Goebbels for "a conference on tolerance".

  • permalien Pierre :
    29 mars 2008 @07h43   « »

    Dans le lien de Lou, ce que ce monsieur Lévy, là, qui écrit dans le Point (Godwin dépassé) est une illustration de la thèse de Chomski : « Un massacre où ni Israël ni les Etats-Unis n’ont trempé ne jouit, dans la galerie de clichés qui leur tient lieu de vision du monde, que d’une existence de second genre. »

    Il est donc acquis qu’Israël et les États-Unis, "trempent" dans des massacres, et il n’ y a pas a revenir là-dessus, c’est tellement évident que c’est même un "cliché". Ce qui pose problème pour ce monsieur c’est la place que devraient tenir ces massacres dans "leur" galerie de cliché dans “leur” vision du monde (qui "nous" appartient). Voilà un monsieur qui ne sait plus où il habite, j’espère pour son entourage que ce n’est pas pathologique.

  • permalien Pierre :
    29 mars 2008 @08h34   « »

    Dans le lien de K, sur l’article de Jim Lobe, celui-ci cite un rapport sur “Contemporary Forms of Anti-Semitism” :

    "L’antisémitisme s’est avéré être un phénomène adaptatif. De nouvelles formes d’antisémitisme ont évolué. Souvent, ils intègrent des éléments traditionnels de l’antisémitisme.

    Ce qui est intéressant dans cette idée que la définition de l’antisémitisme devrait évoluer avec les besoins de la politique israélienne, c’est qu’il ne nous dit pas si la perception des crimes suscités par l’antisémitisme devrait aussi évoluer en fonction de cette politique (sachant que la réalité de ces crimes est établie de fait).

    Peut-être faudrait-il prendre dès aujourd’hui l’habitude de parler d’"antisémitisme traditionnel" (comme on parlerait des nouilles tricotées à l’ancienne) et de "nouvel antisémitisme ", ou d’"antisémitisme contemporain", qui ne serait qu’un argument rhétorique dans des débats entre gens de bonne compagnie.

  • permalien Pierre :
    29 mars 2008 @11h19   « »

    En suivant les exemples de la Turquie ou de l’Iran, Israël avec une Knesset coincée entre Tsahal et Beït Knesset serait-il en train de se moyen-orientaliser ?

  • permalien Ahmad :
    29 mars 2008 @11h35   « »
    On en apprends tout les jours : des protections selectives

    salam

    Ces policiers qui veillent sur les personnalités menacées
    Christophe Cornevin
    28/03/2008 | Mise à jour : 22:08 | Commentaires 10
    .
    Laurence Parisot
    Laurence Parisot Crédits photo : LUDOVIC/REA
    L’une des unités les plus secrètes de la police a reçu en exclusivité « Le Figaro ». Le GPPN protège en permanence vingt personnalités à haut risque.

     » LIRE - Jean-Louis Bruguière : 27 ans sous protection

    Lors du dernier congrès de « Ni putes, ni soumises » en région parisienne, ils étaient dans la salle, incognito. Le regard rivé sur deux invitées, l’une pakistanaise et l’autre syro-américaine, menacées de mort par les islamistes.

    Loin du cliché du gorille ou de l’impavide garde du corps, les officiers de sécurité du Groupe de protection de la police nationale (GPPN) sont discrets. « Ne pas attirer les regards, taire nos méthodes et l’identité de ceux dont nous assurons la sécurité sont nos règles d’or », annonce le commandant Vincent Sarguet, « patron » du Groupe qui a ouvert ses portes en exclusivité au Figaro. Créé en 1989, le GPPN compte 130 policiers, dont 40 sont déployés en Corse où intimidations et « contrats » rythment la vie insulaire.

    Ils sont triés sur le volet. « À l’oral, nous éliminons les “cow-boys” ou ceux qui espèrent rentrer tous les soirs à 19 heures, explique le commandant Sarguet. Nous recrutons des gens mûrs, à bonne capacité cardiaque, peu émotifs et assez présentables pour évoluer en ambassade… » Beaucoup pratiquent un sport de combat.

    Actuellement, ils protègent 24 heures sur 24 une vingtaine de personnalités. Outre les huit juges et le procureur du pôle antiterroriste à Paris, le GPPN ne lâche pas d’une semelle les préfets de Corse-du-Sud et de Haute-Corse, le président de l’Assemblée territoriale insulaire, Camille de Rocca Serra (UMP), mais aussi des ambassadeurs étrangers dès qu’ils quittent leur représentation diplomatique.

  • permalien Ahmad :
    29 mars 2008 @11h36   « »
    On en apprends tout les jours : des protections selectives

    Les superflics accompagnent aussi quelques leaders associatifs, syndicaux ou religieux, comme le grand rabbin Joseph Sitruk. La présidente du Medef, Laurence Parisot, a ainsi évité de se retrouver prise dans une manifestation anti-CPE au printemps 2006.

    Une échelle des risques

    Ces « bodyguards » à la française protègent plus ponctuellement une dizaine de particuliers, pour d’éclectiques raisons. Outre des repentis sud-américains liés aux cartels ou des témoins importants lors de procès sensibles, le GPPN suit Salman Rushdie, l’équipe de France de football ou, pendant l’affaire Elf, Eva Joly. Le journaliste Philippe Val, à l’époque des caricatures de Mahomet, a aussi été affublé d’anges gardiens.

    « Le niveau de protection, géré de manière très rigoureuse, s’adapte à l’évolution de la menace », précise le commissaire Pierre-Édouard Colliex, chef du Service de sécurité du ministère de l’Intérieur. Brassant données conjoncturelles et demandes de pays étrangers, écoutes téléphoniques et « tuyaux » d’informateurs, l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste élabore, au cas par cas, une échelle des risques. « Celle-ci va du degré 1, correspondant à l’imminence d’un attentat, au degré 4 pour un péril plus diffus. En général, nos “clients” sont aux degrés 3 et 4, liés à des menaces précises », précise-t-on au GPPN. La panoplie des moyens va du simple garde du corps équipé d’un bâton télescopique pour éviter l’entarteur ou le gifleur, au dispositif plus lourd susceptible d’intégrer une demi-douzaine de fonctionnaires reliés par radio, une voiture blindée et des pistolets-mitrailleurs.

    « Au quotidien, les officiers de sécurité sont fidélisés à une personnalité afin d’en connaître ses habitudes et son entourage proche, confie le commandant Sarguet. Cela nous évite d’intervenir quand un familier vient soudain lui faire la bise… » Experts, ces flics d’élite prodiguent des conseils pratiques sur la serrurerie ou le blindage d’un domicile. En chemin, ils détectent tout indice inhabituel, tel un scooter en bas de l’immeuble ou une poubelle mal rangée. La « protec » est totale.

    Jusqu’à être gênante ? « Quand quelqu’un nous dit un soir qu’il n’a pas besoin de nous pour aller au cinéma, le dispositif est levé » , considère-t-on place Beauvau. En aucun cas, insiste le commissaire Colliex, « les policiers ne deviennent la propriété des gens qu’ils protègent. On s’arrange juste lors de réelles incompatibilités d’humeur… »

    Le système est d’ailleurs en pleine rationalisation : des pourparlers sont en cours avec la Chancellerie pour financer voitures et chauffeurs de magistrats. Chaque année, leur protection coûte trois millions d’euros à l’Intérieur.

    Salam

  • permalien Bruce :
    29 mars 2008 @11h43   « »
    A Sebastien

    Bonjour Sebastien,

    Vous avez ecrit :

    Les fontiéres de 1949 on été reconnues par l’ONU, car ce sont ces frontiéres qui apparaissent sur les cartes de l’ONU, et ces dans ces frontiéres que le droit internationale reconnait l’Etat hébreu.

    Le droit international reconnait l’Etat d’Israel. Plus bas, vous dites :

    Vous savez Karl Marx, n’était certe pas un prophéte, mais il n’avait pas tord lorsqu’il disait que le droit est l’expression de la volonté du plus fort. Il faut être le plus fort pour faire le droit : force reste à la loi.

    D’un cote vous faites appel au droit international, dont les sources de droit ne sont pas la force mais sont : les conventions internationales, protocoles, chartes, la coutume internationale, la jurisprudence internationale et les principes generaux du droit reconnus par la plupart des pays.

    Puis, vous invoquez Karl Marx sans le citer clairement afin que l’on sache dans quel contexte il l’a dit, dans quelle situation, quelle epoque etc.

    Si vous voulez nous persuader qu’il existe un droit reel qui domine le droit formel, cela est plaidable.

    Si c’est le droit du plus fort qui prime systematiquement, alors il ne faudra plus vous etonner, pleurnicher et piailler devant la resistance armee des palestiniens et les kassam, les attentats suicides, le Hezbollah a s’armer de nouveaux missiles, l’Iran a se doter de l’arme nucleaire, la Chine a ecraser les Tibetains, l’Afrique a une misere perpetuelle, la militarisation de l’espace, la proliferation des armes nucleaires, la course aux armements... etc.

    Vous justifiez la colonisation car elle n’est pas basee sur le droit "formel" international.

    Mais ou est donc passe le Sebastien qui condamnait les colonies ?
    http://blog.mondediplo.net/2007-06-11-Une-defaite-israelienne-a-Sderot#forum6326

    http://blog.mondediplo.net/2008-03-06-Gaza-la-pire-situation-humanitaire-depuis-1967#forum12105

    Socrate, fils de sage-femme, disait que, comme sa mere faisait accoucher les femmes, lui faisait accoucher les esprits des pensees qu’ils contenaient deja, sans le savoir ou en etre conscients.

    Peu a peu, vous nous revelez votre vraie nature.

    PS : je pourrai ecrire avec un clavier adequat a partir de lundi prochain.

  • permalien Rémi :
    29 mars 2008 @11h55   « »

    Avant-hier, soir un tribunal « politoco médiatique » invité par A Chabot entourait l’ambassadeur de Chine sur FR3. Bien sûr : la Chine n’est pas un modèle en matière de droit de l’homme – mais connaissons nous un pays modèle ? –

    Mais :
    Assistant au feu croisé des demandes de justifications et accusations des uns et des autres, je me suis dit : imaginons la même scène avec l’ambassadeur Nord américain ou Israélien, ce qu’on peut toujours espérer.

    Dans cette hypothèse : Le tribunal serait-il aussi « pressant » ?
    On peut réver !
    RB

  • permalien K. :
    29 mars 2008 @14h18   « »

    Pierre a dit : Sébastien dit ce qui est et non ce qui devrait-être.

    Dans quel cas, non seulement il n’y a à redire mais aussi c’est la meilleure chose à dire : pas de chichi ni de délire.

    Le post de Pierre était adressé à ma personne et à celle de Sébastien. Sébastien n’a ni infirmé ni confirmé.

  • permalien Fany :
    29 mars 2008 @16h28   « »

    Je suis outree de lire sur ce site que les palestniens n’ont pas une langue nationale.Je rappelle que les palestiniens sont arabes et parlent une langue semitique et riche qui est l’arabe.Langue de savoir et de sciences a qui la renaissance euopenne doit beaucoup.Est-il utile de le preciser ?

  • permalien K. :
    29 mars 2008 @16h48   « »

    Voila comment le Haaretz présente Magdi Cristiano [sic] Allam :

    ..one of the leading and most courageous intellectuals in Europe today.

  • permalien K. :
    29 mars 2008 @17h01   « »

    @ Fany

    Tout dépend de la manière dont vous choisissez de vous souvenir de la Palestine (2/2) :

    On ne peut célébrer la création de l’Etat d’Israël que par le biais de la volonté délibérée d’enterrer les faits historiques suivants : que la création de l’Etat d’Israël n’a été rendue possible qu’au détriment de la population autochtone, que sa création a été légitimée par des récits sionistes racistes qui dépeignent les Palestiniens, selon les mots du leader sioniste Moshe Smilansky, comme des "demi-sauvages" et incapables de s’auto-gouverner ; qu’Israël est activement engagé dans un nettoyage ethnique des Palestiniens de la Palestine par des mesures d’expulsion, de massacres et de terrorisme d’État ; que la "démocratie" israélienne privilégie ses citoyens juifs et est discriminatoire à l’égard des Palestiniens, qu’Israël a épuisé économiquement et politiquement les Palestiniens de la Cisjordanie et de Gaza, et enfin qu’Israël continue à prendre des mesures juridiques d’exclusion racistes qui empêchent les sept millions de Palestiniens vivant dans la diaspora de rejoindre leur patrie .

    Les Palestiniens marqueront le 60e anniversaire de la création d’Israël en rappelant ces faits historiques douloureux. Ils vont se rappeler les noms des villages qui ont été détruits, enregistrer les noms de ceux qui ont été tués et déplorer la perte de leur droit naturel à une vie digne dans leur patrie. Ils remettront en question les efforts pour nier les violations israéliennes des droits humains palestiniens et s’opposeront aux tentatives de réduire au silence les critiques d’Israël en faisant délibérément équivaloir l’antisionisme à l’antisémitisme. Ils reconnaîtront les contributions et les sacrifices des Palestiniens qui vivent sous occupation israélienne et de ceux qui croupissent dans les camps de réfugiés. Ils parleront contre la poursuite des actuels crimes israéliens en Cisjordanie et a Gaza. Lorsque 1,4 million de femmes, d’hommes et d’enfants palestiniens vivant dans la bande de Gaza sont privés d’eau, d’électricité et de soins médicaux et sont soumis à des attaques militaires brutales, comment pouvons-nous ignorer la douleur et la souffrance qu’a créé pour les Palestiniens la formation de l’Etat d’Israël ?

    Les Palestiniens ou qu’ils soient marqueront le 15 Mai en célébrant la persistance de l’esprit de résistance palestinien. Ils se souviendront en motivant leurs communautés, en sensibilisant les autres sur leur sort et en travaillant en signe de solidarité avec d’autres groupes indigènes marginalisés au Canada et ailleurs. Ils se souviendront de la Nakba, en affirmant leur droit à se rappeler de la Palestine.

    Comment allez-vous choisir de vous souvenir de la Palestine ?

  • permalien K. :
    29 mars 2008 @17h05   « »

    C’est bien moi, la 2ieme partie avant la 1ere. Avec mes excuses à Fany.

    Tout dépend de la manière dont vous choisissez de vous souvenir de la Palestine, parce que maintenant, figurez-vous, on crée des réalités (1/2) :

    Le 15 mai, Israël va célébrer son 60e anniversaire. Les Palestiniens du monde entier vont commémorer le 60e anniversaire de la Nakba palestinienne ou la « Catastrophe ». Entre autres, Al-Nakba marque l’expulsion forcée et la destitution de 750000 Palestiniens de leur patrie d’origine et la destruction de 418 villages en 1948. Il s’en est suivi que l’identité la culture et la vie palestiniennes ont été efficacement décimées.

    Alors que les Israéliens sont exhortés de se souvenir de ce jour et de marquer la sixième décennie de la création et de l’indépendance d’Israël comme une occasion de célébration, les Palestiniens sont invités à oublier leur passé et leurs liens historiques avec leur pays d’origine.

    Il nous est demandé de valider les mythes traditionnels sionistes qui représentent la terre de Palestine comme étant vide avant l’arrivée des colons sionistes. Nous sommes censés accepter le fait que la création d’Israël n’a pas modifié ou perturber la vie des habitants palestiniens autochtones.

    Aujourd’hui, Il nous est rappelé qu’Israël est le seul pays soucieux de paix avec ses voisins palestiniens et arabes. Il nous est dit que la construction du mur d’apartheid sur les territoires palestiniens, les incursions militaires répétées en Cisjordanie et à Gaza, l’expansion des colonies illégales dans les territoires occupés en violation du droit international, le déplacement des Palestiniens par la confiscation des cartes d’identité et le ciblage et le châtiment collectif de civils palestiniens, y compris le récent massacre à Gaza, qui a entraîné la mort d’au moins 106 civils palestiniens, sont des actes justifiés et "mesurés". Nous sommes pressés d’ignorer l’état actuel de la colonisation et de l’occupation et de nous concentrer plutôt sur les tentatives déséquilibrées de paix et de réconciliation qui privilégient la sécurité israélienne aux dépens de la souveraineté et des droits humains palestiniens, y compris leur droit de retour reconnu par l’ONU.

    Ironiquement, aux Etats-Unis, il n’est plus possible de célébrer la Fête de Christophe Colomb, sans reconnaître les considérables malheurs apportés par la colonisation européenne. De même, 1948 ne devrait pas être célébré comme la réalisation d’un rêve sans reconnaître ses conséquences catastrophiques pour les Palestiniens. Pourtant, Israël refuse continuellement de reconnaître toute culpabilité concernant la "plaie" des Palestiniens.

  • permalien Zulfikar :
    29 mars 2008 @17h19   « »
  • permalien Pierre :
    29 mars 2008 @18h27   « »

    Remise en perspective par Campo Antiimperialista, vu d’une Italie en campagne électorale :

    À cause de l’agression anglo-usaméricaine le peuple irakien, en cinq ans, a eu plus d’un million de victimes. Une hécatombe, et même un véritable génocide. Devant ce carnage en cours les médias se taisent, et tendent même à confirmer la blague selon laquelle la situation serait en voie de normalisation. De leur côté, les politiciens de tous bords, sans aucune exception, occupés qu’ils sont à la pêche aux voix des patriciens et des plébéiens dans cette sinistre campagne électorale, se gardent bien de dire quoi que ce soit ou d’exprimer la moindre indignation. Ils se sont en revanche levés comme un seul homme contre la répression par les Chinois de la révolte au Tibet. Combien d’arrestations ? Moins qu’il y en eut sous le gouvernement Berlusconi à Gênes. Combien de morts ? À peine plus qu’un millionième de ceux en Irak. Mais le Tibet n’est pas l’Irak et le lamaïsme tibétain est bien loin de l’islamisme.

    Si nous étions tibétains : Comment s’opposer à l’Empire Han renaissant sans devenir esclaves de l’Empire usaméricain ?

  • permalien K. :
    29 mars 2008 @18h51   « »

    Surprenant commentaire de Joshua Landis :

    If I were a Palestinian, I would convert to Judaism or try to get another passport. I think it is even too late for West Bankers to become part of Jordan.

  • permalien Ahmad :
    29 mars 2008 @19h17   « »
    nouvelles de bhl :l’intellectuel négatif

    nouvelles de bhl l’intellectuel négatif - Ahmad

    Salam

    BHL contre le négationnisme du génocide arménien Publié le : 10-03-2008

    Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Bernard-Henri Lévy a donné une interview dont certains extraits sont publiés dans le New-York Sun du 4 mars 2008. Il y affirme avec force ce qu’il avait exprimé le 17 janvier 2007 au meeting du CCAF à la Mutualité : le génocide arménien est un génocide. Le négationnisme de l’Etat turc est l’acte ultime de ce génocide. Il est abject et doit être combattu par les Juifs. “En tant que juifs, nous sommes nous-mêmes bien trop souvent victimes de négationnisme pour accepter le négationnisme lorsqu’il s’applique à d’autres." Un appel au monde juif et en particulier à Israël ? Merci Monsieur Lévy.

    Lévy parle de l’islamisme et de génocide Lectures

    De KATE TAYLOR 4 mars 2008

    Lors d’une conférence demain soir 92e Rue Y, le célèbre philosophe français Bernard-Henri Lévy défendra le point de vue suivant : l’extrémisme islamique descend directement des formes du fascisme du 20e siècle et constitue la plus grande menace pour les juifs aujourd’hui.

    "Si vous regardez le programme du Hamas" ou du Hezbollah, a dit M. Lévy dans une interview la semaine dernière, "la conception du sang, de la race, ou de la relation entre eux et les juifs, [et] le fait qu’ils prennent très au sérieux le ’Le Protocole des Sages de Sion’ — vous voyez que leur inspiration et le contenu de leur idéologie est très similaire au contenu de l’idéologie nazie." Dans son discours, prononcé à la manifestation annuelle “Francine and Abdallah Simon State of World Jewry Lecture”, M. Lévy parlera aussi du fait que les juifs ont une responsabilité spéciale, qui est de reconnaître le génocide des 1.5 million d’Arméniens, perpétré dans l’Empire ottoman entre 1915 et 1923. Le débat tournant autour du fait de savoir si les actes des Turcs à l’encontre des Arméniens constituent un génocide est profondément controversé. La Turquie ne reconnaît pas les massacres comme étant un génocide, et les décrire en ce terme en Turquie est un crime pénal. En 2007, le journaliste turco-arménien Hrant Dink, qui avait été jugé plusieurs fois pour avoir parlé du thème du génocide, a été assassiné par un nationaliste turc.

  • permalien Ahmad :
    29 mars 2008 @19h19   « »
    nouvelles de bhl :l’intellectuel négatif

    Les juifs-américains sont divisés sur la question, en partie parce que la Turquie est le plus proche allié d’Israël au Moyen Orient. L’un des sponsors de la résolution sur le génocide proposée au Congrès américain l’an dernier, qui reconnaissait que les massacres des Arméniens constituaient un génocide, Adam Schiff, démocrate de Californie, est juif — comme le sont également d’autres partisans de la résolution. Mais divers groupes juifs, y compris la Ligue Anti-Diffamation et le Comité Juif Américain, sont opposés à la résolution qui a été finalement abandonnée en raison de l’opposition de l’administration Bush et de l’intense lobbying de la Turquie. Lors de l’interview, M. Lévy a comparé la négation du génocide arménien à la négation de l’Holocauste.

    "Il existe un second crime qui consiste à nier le crime — c’est toujours comme ça," a-t-il dit. “En tant que juifs, nous sommes nous-mêmes bien trop souvent victimes de négationnisme pour accepter le négationnisme lorsqu’il s’applique à d’autres." Certains historiens, y compris Bernard Lewis, disent qu’il n’existe pas assez de preuves pour pouvoir affirmer que les massacres représentent un plan prémédité du gouvernement turc, d’exterminer les Arméniens, un plan comparable à celui d’Hitler, la ‘Solution Finale’." De nombreux Turcs pensent que ces massacres sont une conséquence non préméditée de la décision du gouvernement de déporter les Arméniens, car il était inquiet de voir les Arméniens sympathiser avec l’ennemi.

    M. Lévy rejette catégoriquement ces deux arguments. "Les Nazis disent la même chose à propos des juifs," dit-il. "Ils ont dit que les juifs les affaiblissaient lors de la guerre contre les Anglais et les Russes — que les juifs étaient une sorte de cinquième colonne, qu’ils les menaçaient de l’intérieur. C’est le même genre d’argument."

    M. Lévy a également déclaré que la négation du génocide devrait être un crime juridiquement sanctionné. Lors d’un discours prononcé l’an dernier à l’occasion d’un rassemblement organisé à Paris par le CCAF, son argumentation a atteint un niveau classique d’abstraction. Le trait caractéristique du génocide, a-t-il déclaré, est que ce crime contient en lui-même simultanément sa négation et son révisionnisme. Tout en apportant des exemples concrets, invoquant les pratiques des Nazis qui utilisaient des euphémismes pour déguiser leur plan d’extermination, et l’existence d’une unité de commandos chargée de déterrer les corps des juifs et de les brûler, son introduction lui a permis de conclure que le négationnisme de la Turquie aujourd’hui est lui-même l’épilogue final du crime :

  • permalien Ahmad :
    29 mars 2008 @19h20   « »
    nouvelles de bhl :l’intellectuel négatif

    "Faire du négationnisme 20 ans, 30 ans, 50 ans ou 90 ans après les faits," a-t-il dit, "c’est cynique, c’est sordide, c’est une façon horrible de continuer le crime, de le reproduire, et de l’achever, pour que le crime devienne parfait." Interrogé par The Sun sur la question de savoir si la Turquie devrait ou non devenir membre de l’UE, M. Lévy a déclaré que son entrée devrait dépendre de trois conditions : qu’elle arrête de nier le génocide arménien, qu’elle mette fin à l’antisémitisme en Turquie, et qu’elle lutte contre l’islamisme, quand bien même, a-t-il dit, "celui-ci serait modéré", y compris contre les étudiantes qui portent le voile dans les écoles ou les universités turques.

    M. Lévy a dit que la réponse des gouvernements occidentaux à l’extrémisme islamique devrait tout d’abord être : "pas d’apaisement, pas de complaisance," et deuxièmement, d’aider les individus qui se battent contre l’extrémisme islamique dans leur propre pays. Il a exhorté la France par exemple, à naturaliser et à protéger l’écrivaine hollandaise et ex-membre du Parlement, Ayaan Hirsi Ali, qui risque d’être assassinée en raison de ses critiques sur l’islam.

    Interrogé sur les élections américaines, M. Lévy a dit qu’il avait une préférence pour le Sénateur Obama. Le Sénateur Obama a promis que s’il était élu président, il reconnaîtrait le génocide arménien, bien que M. Lévy n’ait pas mentionné que cela soit la raison de son soutien à Obama. Il a dit : "Je pense qu’en ce qui concerne Israël et la communauté juive [Obama] est ok, comme le sont [les sénateurs] Clinton et McCain."

    ©Traduction C.Gardon pour le Collectif VAN - 06 mars 2008 - 09:25 - www.collectifvan.org

    Salam

  • permalien K. :
    29 mars 2008 @20h10   « »

    ...et deuxièmement, d’aider les individus qui se battent contre l’extrémisme islamique dans leur propre pays.

    En langage clair : il faut aider les musulmans qui diabolisent l’Islam.

  • permalien Zulfikar :
    29 mars 2008 @21h07   « »
    Sur BHL

    Salam Cher Ahmad,

    Le négationnisme de l’Etat turc est l’acte ultime de ce génocide. Il est abject et doit être combattu par les Juifs. “En tant que juifs, nous sommes nous-mêmes bien trop souvent victimes de négationnisme pour accepter le négationnisme lorsqu’il s’applique à d’autres." Un appel au monde juif et en particulier à Israël ?

    Ce qui est etonnant avec BHL, c’est qu’il a souvent des problèmes de "Mémoire". Pourquoi ne s’occupe t’il pas également du génocide des Amérindiens, du génocide qu’a constitué l’esclavage des Africains et le génoncide rwandais.

    Pour le Rwanda, en tant qu’ancien mitterandien ça devrait le travailler un peu plus.

    Salam Ahmad

    Bien Amicalement

  • permalien Pierre :
    29 mars 2008 @23h50   « »

    Le négationisme des autres est toujours insupportable.

    Heureusement France est le pays des droits gnagnagis gngnagnas. C’est l’président qu’a décidé.

    Des “trucs” qui s’exportent très bien !

  • permalien Zulfikar :
    30 mars 2008 @01h53   « »
    Sur l’Iran

    Les services secrets russes font état d’une intensification des activités militaires de l’US Air Force à proximité des frontières iraniennes
    Russian Intelligence Sees U.S. Military Buildup on Iran Border

    Selon d’autres rumeurs la date d’une attaque aérienne sur des sites iraniens serait prévue entre le 4 et 6 avril prochain

    the Cheney-Bush junta has decided to bomb Iran on April 4th or 6th

  • permalien Zulfikar :
    30 mars 2008 @04h35   « »
    Iran Rectificatif

    Après vérification sur le site Ria Novosti, l’article
    Russian Intelligence Sees U.S. Military Buildup on Iran Border
    est en fait du 27 mars 2007 !!!

    En revanche, l’information du second lien est bien du 28 mars 2008.

    Que de sueurs froides...

  • permalien Pierre :
    30 mars 2008 @09h01   « »
    France-Aghanistan

    Dans la décision de Monsieur Nicolas Sarkozy président de la République Française, d’envoyer en Afghanistan 1000 soldats français supplémentaires en Afghanistan, ne nombreux doutes subsistent en particulier se pose la question de la motivation.

    - Est-ce pour répondre à une demante de l’OTAN ?
    - Est-ce pour répondre à une demande de l’ONU ?
    - Est-ce pour répondre à une demande de Bush ?
    - Est-ce un nouveau plan drague ?

    Toutes les options sont sous la table.

  • permalien K. :
    30 mars 2008 @10h33   « »

    Le monde chaotique de Bush :

    - Un extrémiste musulman est dangereux parce qu’il nie la loi au nom de la foi.

    Un athée musulman est dangereux parce que le rempart moral de la religion est annulé.

    - La diminution du niveau de violence et du nombre de victimes civiles irakiennes et militaires américaines est une preuve de la réussite du surge.

    Un regain de violence (avec une augmentation du nombre de victimes) dans le Sud irakien est aussi une preuve de la réussite du surge, puisqu’elle témoigne de la confiance en elle de l’armée irakienne.

    - Nos amis en Irak (ISCI, Da’wa) sont les amis de nos ennemis dans la région (l’Iran)

    Nos ennemis en Irak (les groupes de résistance sunnites) sont les amis de nos amis dans la région (l’Arabie Saoudite)

    ...

  • permalien Pierre :
    30 mars 2008 @11h04   « »

    Pas un bourdier, un chaudron !

    En marge (au Pakistan) de la guerre de Monsieur Sarkozy président de la république française :

    Le nouveau gouvernement dirigé par le PPP a promis de voter une résolution dans moins de trente jours pour redonner leur poste aux juges. Un tel geste ouvrira la porte à des contestations légales de la présidence de Moucharraf et provoquera probablement une crise constitutionnelle. Moucharraf a dit que les juges ne peuvent reprendre leur poste que si la constitution est amendée et a plusieurs fois décrit Mohammad Iftikhar Chaudhry, le juge de la Cour suprême congédié, comme étant « la lie de la société ».

    (...) Elle [l’administration Bush] a fait pression sur le PPP et ses partenaires de coalition, la Ligue musulmane pakistanaise-Nawaz (LMP-N), le Parti national awami basé sur les Pachtounes et le parti fondamentaliste islamiste JUI-F, de laisser tomber la question des juges ou, à tout le moins, de s’entendre avec Moucharraf pour que ce dernier conserve la présidence.

    (...) Le Pakistan joue un rôle clé dans l’occupation américaine de l’Afghanistan. C’est par ce pays que passe la plupart du pétrole et de l’approvisionnement en matériel essentiel dont les forces américaines et les forces de l’OTAN ont besoin en Afghanistan. Le Pakistan sert aussi de plateforme dans les préparatifs américains pour attaquer militairement l’Iran.

    (...) La nervosité envers l’intrusion arrogante des Etats-Unis dans les affaires du Pakistan a été exprimée par l’éditeur du Dawn, Zaffar Abbas. « L’arrivée de la délégation américaine le jour même où le premier ministre était assermenté laisse entendre qu’ils cherchaient à imposer leur vision des choses », a dit Abbas. « Le problème avec l’Amérique, c’est qu’ils ne comprennent pas les pressions intérieures sur le nouveau gouvernement. »

    (...) « Le Pakistan », a dit Sharif, « veut la paix dans tous les pays, y compris aux États-Unis. Mais pour assurer la paix dans d’autres pays, nous ne pouvons pas transformer notre propre pays en champs de la mort ». Faisant allusion aux récentes frappes aériennes des Etats-Unis au Pakistan – par des drones lancés à partir de la base secrète récemment rendue publique de la CIA au Pakistan ou par des missiles tirés de l’autre côté de la frontière par les forces américaines en Afghanistan –, Sharif a déclaré : « Si les Etats-Unis veulent se débarrasser du terrorisme, nous voulons également que nos villages et nos villes ne soient pas bombardées. »

    Relations entre le Pakistan et les Etats-Unis fragilisées après la tentative américaine d’intimider le nouveau gouvernement pakistanais

    On appréciera, au passage, les efforts de l’administration Bush pour torpiller toute forme de démocratie au Moyen-Orient (les dominos !).

  • permalien K. :
    30 mars 2008 @11h24   « »

    @ Zulfikar

    La dernière, disons spéculation, que j’ai pu lire est que l’attaque contre Sadr a été encouragée si ce n’est ordonnée par les Yankees, parce que l’élimination des sadrites faciliterait une opération militaire contre l’iran sur le plan logistique (l’approvisionnement en provenance du Koweit doit passer par la zone controlée par les sadrites) et diminuerait la portée d’une réplique iranienne (via les sadristes). (Bush a estimé que le cours de l’Histoire dépendait de l’actuelle opération anti-sadriste- Iraq offensive is a defining moment in history)

    Ce qui ne colle pas c’est que Maliki et l’ISCI sont les amis des iraniens.

    Puisqu’on est dans le domaine de la pure spéculation, on peut imaginer que (spéculations on ne peut plus grossières, mais pas plus que le monde de Bush) :

    - Maliki et l’ISCI ont été couillonnés

    - Maliki et l’ISCI ont retournés leurs vestes

    Par ailleurs, si l’opération anti-sadriste ne réussit pas, la faute en reviendrait à l’incurie des “dirigeants” irakiens qui seront accusés d’avoir lancé l’opération sans l’accord préalable (sic) des yankees.

  • permalien saintyves :
    30 mars 2008 @11h32   « »

    Bonsoir

    Alain Gresh a écrit :

    ... La question est de savoir pourquoi ce traitement médiatique (de la situation au Tibet) est rarement accordé aux Palestiniens, alors que les Nations unies considèrent que, en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem, ils (les Palestiniens) vivent sous occupation depuis 1967 ?

    L’influence de la propagande sioniste a pris des proportions inimaginables dans le champ de l’audiovisuel français, rendant impossible toute critiquer de l’état d’Israel, de sa politique, ou du sionisme en général. Toute tentative fait prendre des risques considérables à son auteur, le cas du Sous Préfet Bruno Guigue illustre parfaitement ce fait (que Sébastien a essayé vainement d’expliquer en faisant intervenir la légitimité de la prise de décision de limogeage par la Ministre de l’intérieur, alors que la question est ailleurs, c’est le tabou que revêt la critique d’Israel qui est problématique) d’autres plumes ont été réduites au silence, actuellement en France le LOBBY est au sommet de la République, c’est Sarkozy lui-même.

    Ce tabou qu’est la critiquer de l’état d’Israel, de sa politique, ou du sionisme en général, a laissé le champ libre devant une bande de sionistes arrogants et enragés, pour occuper l’espace médiatique, et faire passer tous les mensonges possibles et imaginables sur l’actualité et l’histoire du moyen orient.

    Quand un habsb se ridiculise en écrivant des mensonges genre :

    -  un Etat souverain palestinien n’a jamais existe.
    -  Ni une langue palestinienne, ou une religion palestinienne.
    -  La Société des Nations décide d’en faire un Etat israélien (oubliant le partage).
    -  Le pire c’est qu’on compare cette tragédie au faits divers d’Israel (les souffrrances qu’endurent le peuple Palestinien et Libanais depuis un demi siècle, ne sont que faits divers pour notre « historien » habsb )
    -  Cette comparaison aurait un sens si Israel avait occupe Gaza et la Cisjordanie avec des tanks, (il pousse jusqu’au bout dans le mensonge)
    -  avait massacre les prêtres et saccage les mosquées,
    -  avait interdit a Gaza l’usage de la langue arabe, et la pratique de l’islam,
    -  avait conduit a Gaza et Cisjordanie des milliers de Juifs, (les colonies sont une invention palestinienne)
    -  avait efface même d’Internet le mot Palestine, (l’intervention sioniste sur le web n’est un secret pour personne, sauf pour habsb)
    -  avait empêche a tout journaliste d’entrer a Gaza ou Cisjordanie, (le massacre et le black-out de Jénine est encore dans les esprits)
    -  avait oblige a l’exile les leaders palestiniens, (pas seulement les leaders, mais 4 millions de Palestiniens son exil)
    -  avait boycotte tout pays qui ose les recevoir. ...

    à suivre

  • permalien saintyves :
    30 mars 2008 @11h39   « »

    Quand un habsb se ridiculise en écrivant des mensonges genre : (suite et fin)

    -  S’ils organisaient des farces médiatiques comme celle palestinienne sur le garçon tué (l’assassinat par le soldat israelien de de Mohamed Dourra, ou le Grand mensonge)
    -  on a bien vendu Mirage et bombe nucléaire a Jerusalem, mais on (la France) espère toujours faire de la Palestine notre base en Moyen Orient, par une propagande médiatique internationale qui n’hésite pas parfois a vendre comme vrai l’incertain ou le faux (maintenant c’est la France qui veut s’implanter en Palestine, celle-là est la meilleurs)

  • permalien Zulfikar :
    30 mars 2008 @14h10   « »
    Iran : Derniers developpements

    Merci pour les liens K.,

    Selon le site Wasatonline (hebdomadaire saoudien), le gouvernement irakien et le mouvement sadriste seraient arrivés un accord de trêve en 9 points. Le communiqué sera disponible en fin de journée.

    Si cette information se révèle vraie : cela constitue un échec pour le gouvernement Al-Maliki et,par ricochet, à l’administration Bush.

    Les troupes gouvernementales et la police irakienne, dont la plupart sont de confession chiite, ont subi des désertions de grande ampleur.

  • permalien Orangerouge :
    30 mars 2008 @14h22   « »

    Très bon texte sur bellaciao sur la sanction du sous-prefet Guigue et le lobby pro-Israël en France.

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...

    Sur bellaciao il faut être proche du PC pour avoir le droite de le dire, mais bon ce sont les seuls jusqu’ici à être aussi clairs.

  • permalien Orangerouge :
    30 mars 2008 @14h24   « »

    ... le droit de le dire...

    Vous aurez compris ;-)

  • permalien pipino :
    30 mars 2008 @17h52   « »

    Les comparaisons sont toujours dangereuses. A Gresh croit avoir contribué à ecclaircir ça tribune.

  • permalien Ahmad :
    30 mars 2008 @18h51   « »

    Salam

    L’intervention de Bruno Guigue du jeudi 27 mars à la librairie résistance est en ligne sur le site de la librairie :
    www.librairie-resistances.com

    Salam

  • permalien Yann :
    30 mars 2008 @19h27   « »
    Tibet-Palestine-Tchétchénie-... : même combat

    The Candidates and Israel

    Adel Safty, Znet, 30 mars 2008

    (...)

    « For Obama, compassion for the Palestinians would be deeply troubling in Washington ; Clinton is ready to defy international law to strengthen her pro-Israeli credentials ; and McCain is appalled by the heretic thought that both sides to the conflict must make concessions.

    Thus, as long as the perennial ‘peace process’ continues to place the interests of the occupier above the rights of the victim, the prospects for a just and lasting peace will continue to be elusive. »

  • permalien Yann :
    30 mars 2008 @20h48   « »
    Initiative pour le retour et la coexistence

    « (...) May 14, 2008, marking 60 years of dispossession and homelessness, will be a day for the international community and the Palestinian people to carry out UN Resolution (194). »

    Non-violence, quand tu nous tiens...

  • permalien K. :
    30 mars 2008 @20h58   « »

    Zulficar : ..cela constitue un échec pour le gouvernement Al-Maliki et,par ricochet, à l’administration Bush.

    D’accord avec toi. On reste songeur sur les stratégies US : expérimentations permanentes ?

  • permalien
  • permalien Zulfikar :
    30 mars 2008 @23h47   « »
    @K.

    Cher K.,

    Zulficar : ..cela constitue un échec pour le gouvernement Al-Maliki et,par ricochet, à l’administration Bush.
    D’accord avec toi. On reste songeur sur les stratégies US : expérimentations permanentes ?

    En fait, AL-Maliki s’est rendu compte que Moqtada Sadr était plus puissant qu’il ne le pensait et, réciproquement, Moqtada Sadr a découvert qu’Al-Maliki était encore plus faible qu’il ne le croyait.

    Expérimentations permanentes ? Pas faux. Ils ont défini leur politique étrangère pour le Moyen-Orient par un oxymore : "un chaos constructif". On se demande comme vont-ils lever cette contradiction ?

    Les médias US ont décrété que le sommet de Damas est un échec. Pas etonnant.
    Selon le quotidien libanais,Assafir,daté du 30 mars 2008, les ambassades américaines des pays arabes ont fait pression aux leaders arabes de ces pays en distribuant des notes afin qu’ils "restent fermes". L’information a été révélée par la délégation lybienne. Un des ambassadeurs américains a même été escorté par un navire pour remettre sa note. (Assafir, article de Ziad Haydar)

    Amicalement

  • permalien Orangerouge :
    30 mars 2008 @23h50   « »

    Il est bien clair que l’analyse de J. Cook est la bonne : la volonté de construire un état éthnique juif est à l’origine de tout le drame et l’entretient sans fin. Il n’y a pas de solution (sauf l’extermination ou l’épuration ethnique des palestiniens) avec ce présupposé là.

    je remets le lien vers son texte

    http://www.ism-france.org/news/arti...

  • permalien Jeff :
    31 mars 2008 @01h52   « »

    (1)

    S’il fallait résumer les choses sur le problème Israël-Palestine (si tant est qu’il puisse l’être), même si la tâche n’est pas facile, partons d’abord de l’idée fondamentale sur laquelle s’accordent en majorité (du point de vue des peuples du moins) les deux parties : le partage de la région en deux états par l’ONU (j’entends déjà les réticences sur ce point mais bon, passons...).

    Quels sont les problèmes principaux invoqués par les deux parties (mise à par la haine et les discours agressifs, que certains, des deux bords, expriment) ? La liste est longue et j’en oublie un certain nombre, bien évidemment.

    - côté israélien : des agressions de la part des Palestiniens via les bombardements Qassam à courte portée, les attentats-suicides, la pression indirecte de certains états voisins (Syrie, Liban, Iran), etc.

    - côté palestinien : le blocus économique et physique, les checkpoints, les assassinats dits ciblés qui s’accompagnent inévitablement de "dégâts collatéraux", la colonisation continue de la région définie comme relevant du droit palestinien (selon les frontières d’avant 1967), le refus du retour des Palestiniens émigrés, la discrimination vis-à-vis des Israéliens arabes, etc.

    Il existe peut-être un déséquilibre entre les différents aspects invoqués, certes, mais on doit convenir avant tout, si l’on veut tenir compte du "débat actuel", que les oppositions sont telles que ces derniers sont mesurés en fonction d’échelles de valeur différentes selon les deux parties. D’où la persistance de ce conflit d’idées entre pro-Israéliens et pro-Palestiniens.

    Or, si l’on doit retenir les deux aspects les plus cruciaux de cette opposition - agression physique de la part des Palestiniens et colonisation de la part des Israéliens (y compris avec agression physique) - la solution à cette opposition tombe forcément sur la logique politique suivante :

    L’agression physique peut être stoppée du jour au lendemain alors que la décolonisation n’est résoluble que dans le moyen ou long terme (déplacement de populations villageoises, destruction ou transfert de résidences, etc.).

    Suivant ce constat pour le moins imparable, il s’avère que la décolonisation doit être la condition sine qua non de l’arrêt des agressions.

  • permalien Jeff :
    31 mars 2008 @01h56   « »

    (2)

    C’est pourquoi l’exigence des Israéliens demandant la reconnaissance d’Israël de la part du Hamas avant toute chose, comme préalable avant tout pour-parler concernant la paix dans cette région, ne peut être considérée comme valable. Elle ne peut aucunement attendre de cette position politique une réaction positive, pour les raisons qui viennent d’être présentées.

    A mon avis, la décolonisation, quoi qu’il en soit de difficultés matérielles et psychologiques qu’elle présente pour les Israéliens, est la PREMIERE condition à remplir afin que puisse être instauré un état palestinien viable, autonome, géographiquement, politiquement et institutionnellement cohérent, et digne de son nom.

    A ceux qui ne sont pas d’accord avec cette vision des choses, les commentaires sont les bienvenus.

  • permalien Zulfikar :
    31 mars 2008 @03h22   « »
    @ Jeff (1/2)

    Cher Jeff,

    Je pense que vous devriez relire l’excellent article de Jonathan Cook, qu’Orange-rouge nous a postés.

    Si vous préconisez la fin des colonisations, cela revient à opter la solution des deux Etats :

    Examinons brièvement quelques-unes des conséquences d’une solution à deux Etats, pour un Etat juif ?

    Tout d’abord, Israël, à l’intérieur de ses frontières reconnues et rétrécies, serait confronté à un manque d’eau immédiat et extrêmement grave. La raison en est qu’en restituant la Cisjordanie aux Palestiniens, Israël perdrait son contrôle sur les grandes nappes phréatiques situées sous les collines de Cisjordanie, qui lui fournissent, aujourd’hui, le plus gros de ses ressources en eau (non seulement à Israël stricto sensu, mais aussi aux colons juifs vivant illégalement dans les territoires occupés). Israël ne pourrait plus continuer à voler son eau ; on attendrait de lui qu’il négocie ses achats d’eau sur les marchés libres internationaux

    Il ajoute, : De plus, si des juifs israéliens, ne supportant plus les pénuries d’eau, devaient s’avérer très nombreux à commencer à émigrer ou à repartir, Israël y verrait une raison supplémentaire de s’arroger l’eau, par des moyens légaux ou par la coercition militaire.

    Et il rappele que : " Par ailleurs, l’alliance stratégique vitale d’Israël avec les Etats-Unis, visant à diviser le monde arabe autour de la question de l’occupation et au moyen de la signature de traités de paix séparés avec certains pays arabes, tout en entretenant un état de guerre permanente avec d’autres, cette alliance stratégique commencerait à se détricoter.

    Avec l’affaiblissement de la relation spéciale d’Israël avec Washington, et celui de l’influence de ses groupes de lobbying, accompagné de la perte de milliards de dollars de financements annuels, la diaspora juive commencerait s’intéresser de moins en moins à Israël".

    Donc le retrait des colonies serait une catastrophe pour Israel.

    Et de conclure : " Tant qu’Israël restera un Etat sioniste, ses dirigeants ne permettront pas qu’il y ait un Etat unique, ou deux Etats dignes de ce nom."

    Il a bien touché, à mon sens, au vrai problème : la dimension idélogique.

    Les Juifs qui ont fondé l’Etat d’Israel étaient des occidentaux, formés dans les meilleures universités du monde et étaient à la pointe de la modernité. Ils sont venus avec un projet européen l’Etat-nation. L’Etat-nation dans cette région du monde, ça ne marche pas. Attaturk l’a fait, mais il a dû exterminer quelques centaines de milliers d’Arméniens.

    Dès le début, les choses étaient claires, et elles furent dites : Citations provenant des principales personnalités historiques sionistes

  • permalien Zulfikar :
    31 mars 2008 @03h51   « »
    @Jeff (2/2)

    La vérité, c’est que les Palestiniens sont les descendants des Juifs de Palestine. Ils se convertis au christiannisme puis à l’Islam. C’est un peu comme les langues, cela "fonctionne" par brassages.

    L’idée d’une identité constante est une supercherie intellectuelle. Comment expliquer que l’hébreu a failli disparaître ?
    Mais Golda Meir nous a dit que : "Quiconque s’exprime en faveur du retour des réfugiés arabes doit aussi dire comment il envisage de prendre cette responsabilité, s’il est intéressé par l’Etat d’Israël. Mieux vaut que les choses soient dites clairement et pleinement : " Nous ne laisserons pas faire ça !"" (Discours devant la Knesset - 1961)
    " Ce pays existe comme accomplissement d’une promesse de Dieu lui-même. Il serait ridicule d’en demander la légitimité." (Le Monde - 15 Octobre 1971)
    .

    Cela revient à nous dire que la Bible est source d’un droit inaliénable et éternel...Quel est le Moderne qui pourrait l’accepter ?

    La seule solution, à mon humble avis, c’est qu’Israel annexe entièrement les territoires occupés et accordent la citoyenneté pleine et entière aux Palestiniens. C’est la solution la plus humaine, la plus juste et la plus logique.

    Ensuite Israel pourra s’intégrer au Proche-Orient et établir des rapports de bon voisinage avec ses voisins. Cette intégration permettra à tous d’assurer un partage des ressources hydrauliques, de garantir un avenir économique, énergétique à l’ensemble de la région.

    Sinon, quel est donc cet Etat - Israel- dont le projet d’avenir consiste à reconstituer un passé mythique ? Un "passé " qui n’en finit pas d’être démenti par les faits. Quelle est donc cette dynamique bien étrange ?

    Après la guerre franco-prussienne de 1870, Engels, l’ami et acolyte de Karl Marx, avait dit " tant que les Alsaciens et les Lorrains se réclameront de la France, une nouvelle guerre est à l’horizon". Tant que les Palestiniens n’ont pas le droit de vivre en Palestine(Israel), il en sera de même.

    Bien amicalement.

  • permalien Pierre :
    31 mars 2008 @08h04   « »

    @Jeff

    Faire la part de feu... et des responsabilités :

    Quand une canalisation de gaz explose dans une rue, les pompiers se précipitent et font évacuer les riverains survivants. Avec leurs lances à incendie ils ’refroidissent" les maisons épargnées pour éviter que l’incendie ne se propage. Ils font la part de feu.

    Les pouvoirs publics prennent en charge les sinistrés leur procurent un hébergement provisoire dans l’attente de l’extinction de l’incendie et de la reconstruction des maisons détruites ou leur offrent des solutions alternatives.

    Plus tard, on fait la part des responsabilité on essaye de comprendre ce qui a déclenché la "catastrophe", et on prend des mesures pour que ça ne se produise plus.

    Mais avant de faire tout ça, il y une une chose que les pompiers font, et qui est la priorité absolue, c’est de couper l’arrivée du gaz.

    Sauf si les pompiers sont des promoteurs immobilier qui ont des projets sur le quartier. Alors là il n’ont aucune raison que cesse le sinistre. Il se peut même qu’ils l’aient déclenché. Ils continuent à arroser les flammes et ils disent : « regardez on arrose les flammes et elle ne s’éteignent pas ! » et pendant ce temps, le gaz continue à arriver, ils font leurs petites affaires et les sinistrés attendent en vain que leur situation de régularise.

    Le gaz qui circulait sous les trottoirs c’est l’idéologie sioniste, la catastrophe, c’est l’explosion de haine raciste qui a embrasée le monde en dans les années 30. Les Palestiniens juifs ou arabes qui habitaient la rue attendent depuis 60 ans la fin de leur hébergement provisoire. Et les pompiers nous disent : « regardez nous faisons des efforts de paix, des Oslos des Camps Davids, des Annapolis mais ça ne sert a rien, le feu continue ! ».

    Tant que l’aliment idéologique qui nourrit de feu ne sera tarit le feu reprendra de plus belle, tant que les pouvoirs publics continueront à "organiser" du provisoire définitif, tant que les pompiers/promoteurs, nous amuseront avec leurs lances à incendie, tant que les responsabiltés ne seront pas clairement étable, il ne servira a rien de faire la part du feu.

  • permalien K. :
    31 mars 2008 @23h04   « »

    “Processus de paix” :

    - Rice est enthousiaste le 30/03 : Israël a promis de lever une cinquantaine de barrages sur les plus de 550 en Cisjordanie occupée, c’est un "très bon début" pour améliorer la vie quotidienne des Palestiniens.

    - D’autant plus que Abbas a accepté de rencontrer le Premier ministre israélien Ehud Olmert le 7 avril prochain, “pour la première fois depuis près de deux mois”.

    - Et pendant ce temps...

    ..Israël développe sans relâche les colonies juives de Cisjordanie..et

    ..Israël annonce de nouvelles constructions à Jérusalem-Est (la partie dite arabe de Jerusalem)

    - Alors que faut-il en conclure ? Selon l’AFP que Condoleezza Rice obtient deux petits succès mais pas d’avancée majeure, et selon Rice elle-meme que les pourparlers israélo-palestiniens sont en bonne voie. “Si Dieu le veut” dit Abbas.

  • permalien Jeff :
    31 mars 2008 @23h29   « »

    Merci à Zulfikar et à Pierre d’avoir répondu à mon dernier post.

    @ Zulfikar : Ce post a été justement écrit en réaction à la lecture de l’article de J. Cook signalé par Orangerouge. Si je n’ai pas abordé la solution de "un état pour deux peuples", c’est essentiellement pour des questions de realpolitik. En considérant avant tout les principaux griefs énoncés par chacune des parties (en tout ceux relayés par les médias dominants), à savoir - en excluant les haines, les peurs et le mépris ressenties à différents degrés par les individus - des agressions physiques de la part des Palestiniens pour les Israéliens, et la colonisation/spolation/blocage des territoires palestiniens de la part des Israéliens pour les autres, on ne peut que difficilement envisager à court terme la mise en route d’une solution d’un état unique. Malgré l’attrait que peut susciter pour beaucoup (y compris moi-même) une telle mesure, d’un point de vue humaniste, elle est pratiquement impossible à formuler ou à proposer dans le moment présent.

    Les colonies installées en Cisjordanie, pour des questions d’inculture (j’y inclus les aspirations motivées pour sortir miraculeusement de la pauvreté) ou, comme plus souvent, de militantisme, portent en elles des positions politiques de type communautariste, religieuse, et/ou fasciste et raciste (les frontières sont difficiles à trancher). Armes, palissades, caméras, soutien financier et propagande idéologique, tout cela fourni gracieusement par les gouvernements israéliens, passés et présent. De l’autre côté, les villages palestiniens environnants vivent les mêmes pressions, à la différence près que les moyens mis à leur disposition, à part la propagande peut-être, sont sans commune mesure avec ceux des colonies israéliennes, la pauvreté et le désespoir (entendu comme "No future") régnant en maître.

    Comment alors imaginer un seul instant que ce rapport de force brutal établi à l’intérieur de quelques hectares puisse être radicalement transformé après l’annonce inespérée de la naissance d’un seul état intégrant par principe deux peuples qui s’affrontent depuis plus de 60 ans ?

    Et je ne parlerai pas de l’évolution en bien ou en mal du statut des Arabes vivant déjà en Israël, ni des difficultés incommensurables du partage du pouvoir (avec une radicalisation attendue des différentes parties en présence).

  • permalien Jeff :
    31 mars 2008 @23h30   « »

    (suite)

    Si cela devait se produire (ce que j’espère du fond du cœur, mais du cœur seulement), cette étape ne pourrait advenir qu’après tout un processus évolutif que ne peut passer que par l’instauration préalable de deux états distincts. A condition, bien sûr et contrairement à ce que redoute à juste titre J. Cook, que les deux états ne se lancent pas dans une guerre sans merci, aidés des différents soutiens que nous voyons à l’œuvre aujourd’hui.

    Aussi, je le répète, pour moi la décolonisation passe avant tout, du moins d’un point de vue logique (realpolitik). Il n’en reste pas, néanmoins, comme le souligne J. Cook, que le sionisme est bien la source de toutes les difficultés vis-à-vis de cette situation, quoi qu’on puisse penser des torts partagés par chacune des parties. Toute ma crainte dans le cas d’une éventuelle sortie donnant la naissance d’un état palestinien aux côtés de l’état israélien est d’être le spectateur effondré (et aussi impuissant qu’on puisse l’être aujourd’hui) d’un affrontement entre un sionisme pur et dur, cherchant à sauver coûte que coûte ses principes racistes (= un état purement juif), et un islamisme militant oubliant ses racines multiculturelles (clin d’oeil à vous, Zulfikar, sur l’idée d’une descendance très problable d’une part des Palestiniens de la communauté judaïque ayant vécu il y a 2000 ans dans la région).

    @ Pierre : Votre métaphore pompière illustre à merveille l’état de fait qui préside en Israël-Palestine. Les pompiers ont toujours le rôle dominant, et sont même aidés par les plus grandes puissances du monde. Pendant que le Tibet est légitimement défendu à corps et à cris par ces dernières, l’attitude "un poids, deux mesures" se perpétue dans les colonnes de nos journaux et les écrans de nos télévisions. On ne peut donc que déplorer le peu de réactions au niveau médiatique qu’a suscitée la mise en perspective Tibet-Palestine proposée par A. Gresh sur ce blog. Cette proposition avait pourtant comme objectif principal de questionner l’attitude différentiellement orientée des médias dominants en France vis-à-vis des injustices subies par des peuples et commises par des régimes étatiques.

  • permalien Yann :
    31 mars 2008 @23h36   « »
    Irak-Iran, Liban-Syrie et érosion rapide de la position américaine

    U.S. position in Iraq eroding fast (Helena Cobban, Just World News, 31/03/08)

    « Though for now it looks as if Iran has emerged from the events of the past week as the most powerful force in Iraq, Badger of Missling Links provides some further nuance to the story, noting that there is also an Iraqi-nationalist sub-theme to what has been going on— and therefore, necessarily, a degree of continuing negotiation required between the Iraqi nationalist trends and the more solidly pro-Iranian trends within the anti-US coalition. There are many parallels there with the situation in Lebanon as Israel’s occupation of the country started falling apart in the late 1980s, and most particularly the still-continuing negotiations there between the Lebanese-nationalist trends and the more solidly pro-Syrian trends...

    Interesting times. »

  • permalien K. :
    1er avril 2008 @00h11   « »

    Je vois que malgré toutes les infirmations que ses analyses ont subi par le passé, les analyses d’Helena Cobban restent d’un indestructible optimisme..

  • permalien Pierre :
    1er avril 2008 @08h32   « »

    @Jeff (1/2),

    ma parabole, sur les pompiers/investisseurs, avait surtout pout but de montrer combien il est dérisoire de débattre sur "un ou deux états". En effet, alors que rien n’est fait pour canaliser le sionisme, et que ses effets continuent à empoisonner toute issue à la situation, débattre de savoir, si la rue sera reconstruite en pavillons ou en immeubles collectifs, ou en copropriété ou en location, serait déplacée (si elle ne créait une une nouvelle source scission dans le conflit). Ce sera le problème des riverains le jour où ils pourront revenir dans leur rue, mais ce ne sera en aucun cas une décision qui arrêtera le feu.

    J. Cook : "Tant qu’Israël restera un Etat sioniste, ses dirigeants ne permettront pas qu’il y ait un Etat unique, ou deux Etats dignes de ce nom."

    Elle montre aussi combien ce que croient construire les pompiers/investisseurs est vain et illusoire, car ils sont obligés d’entretenir le feu pour l’éternité sous peine de voir le rêve d’Israël s’effondrer dans les vicissitudes d’une reconstruction.

    Or jusqu’à présent aucun état bâtit sur des fondements idéologiques n’a résisté longtemps aux "nécessités vitales" de la communauté humaine (on peut citer pour éviter toutes les polémiques traditionnelles l’expérience de Jim Jones au Guyana). Même chose pour les tentatives d’origine ethniques.

  • permalien Pierre :
    1er avril 2008 @09h09   « »

    @Jeff (2/2),

    pour le Tibet, la problématiques est différente, il s’agit d’une réaction des membres d’un club très privé à l’introduction d’un nouveau membre.

    Il ne s’agit rien de moins que d’un délit de sale gueule, et le testing effectué à l’entrée de la discothèque "Occident for ever", par l’organisation des J.O. a finalement épinglé les physionomistes du caboulot.

    Ces physionomistes ont cherché un certain temps pour trouver des bonnes excuses à leur ostracisme. Il y a d’abord eu le Darfour, mais Arche de Zoé aidant, il a fallu trouver autre chose. Alors il y a eu les dissidents persécutés, finalement abandonnés, certainement à cause de la censure en Chine, le prétexte ne semblait pas "photogénique". C’est alors qu’on s’est rappelé de Dalï Lama, là y a de la couleur, ça rigole tout le temps, c’est "people" en diable.Le reste attendra.

    Les physionistes sont connus . En France Robert Ménard à depuis longtemps pris la tête de la lutte contre les états en voie de développement, mais il a aussi eu Ségolène Royale. Aux États-Unis, Nancie Pelosi, organise l’après Bush.

    Dans son exercice de style, A. Gresh a démontrer la dépersonnalisation du traitement de l’information, par la propagande, qui utilise des formulaires convenus (rayez les mentions inutiles), pour traiter des sujets totalement différents. La comparaison porte sur la forme, et est indépendante du fond.

  • permalien jugurta :
    1er avril 2008 @09h42   « »
    morts en irak

    Petit message qui aurait plus sa place dans le précédent billet...mais bon je le laisse ici :

    Nombre de morts civils et militaires irakiens en hausse sur le dernier trimestre : jan 554, fev 674, mars 901

    Nombre de soldats US morts en irak en hausse entre fev 29 morts et mars 37 morts...mais stable depuis septembre 2007 : dernier trimestre 07= 33, premier trismestre 08= 35,5

    Commentaire : moins de morts US égal plus de morts irakiens...

    source

    ps : le bonjour à Zulfi’ et aux autres aussi :o)

  • permalien Pierre :
    1er avril 2008 @11h48   « »

    @Jugurta,

    « Commentaire : moins de morts US égal plus de morts irakiens... », permettez moi de corriger :

    Moins de morts officiels de l’armée US égal plus de morts de l’armée irakienne et de civils irakiens.
    Vos chiffres sur les USA ne tiennent pas compte des victimes des entreprises privées, ni des morts après rapatriement (blessés, suicides, délinquance, parmi les soldats et leurs familles)

  • permalien jugurta :
    1er avril 2008 @14h10   « »

    @ Pierre,

    Je suis d’accord même si je nuancerais sur un point.

    Les chiffres donnés sur ce site, qui semble officiel,indique le nombre brut de morts.

    Ce que vous mettez en exergue, ce sont les morts possibles ou les effets traumatisants inhérents à la sortie des combats.

    Il est certain qu’une guerre est, et sera toujours un traumatisme.

  • permalien Pierre :
    1er avril 2008 @14h51   « »

    @Jugurta,

    la façon dont le site Icasuities.org (indépendant) fait ses compte est intéressant :

    - il n’ y a pas de décompte de civils américains
    - il y a un décompte assez précis des morts irakiens ;
    - il y a 145 morts après automutilation, mais on ne sait pas la part des suicides et des "accidents de cuite".
    - les contractuels sont estimés avec 10001 victime en tout par le Département de la Défense, mais il n’y en a que 432 répertoriés.
    - la comptabilté se limite au territoire irakien.

    Tout ceci fait qu’il est assez difficile de tirer des conclusions de telles statistiques. Qui peuvent évoluer en fonction de l’intensité des combats, mais aussi en fonction :

    - de l’efficacité de la logistique (rapidité de rapatriement des blessés)
    - de l’exposition des hommes au combat (opérations spéciales, offensives adverses)
    - de l’engagement des entreprises privées (directement conditionné par les votes des budget par le Congrès)
    - moral des troupes
    - etc.

  • permalien jugurta :
    1er avril 2008 @17h48   « »

    Exact, Pierre, il est certain que cette source ne doit pas être l’unique point de chute de celui ou celle qui souhaite connaître à peu près le nombre de victimes en Irak. IBC est très intéressant aussi tout comme le site antiwar donné par Ph Arnaud.

    Sur ce site on voit tout de même le regain de violence de ces derniers jours dans le sud du pays.

    Et on peut aussi faire un comparaitf Irak / Afghanistan. Les situations sont certes très différentes mais on constate que la violence envers la coalition semble plus pregnante à Kaboul qu’à Baghdad.

    Peut être les forces afghanes sont moins opérationnelles que celle des irakiens ?

  • permalien art13 :
    1er avril 2008 @19h19   « »

    Le témoignage (si ce n’est la présence) de James Miles (The Economist) lors des incidents de Lhassa est très suspect, il a été contredit par des touristes (dont une hispanique) qui eux, ont parlé de flics chinois (plus probablements tibétins, les seuls sur place au début) : dont un brûlés vif, d’autres lapidés et bastonnés à mort.. Quand on parle de morts on évite de décompter.
    Si on est un minimum honnête et impartial, on peut jeter un coup d’oeil à l’article de MARTENS Elizabeth

    http://www.legrandsoir.info/spip.ph...

    qui défrise sérieusement. Car si le comparatif Chine/Israel est tentant, la Chine n’a pas encore épuré éthniquement de 4.5 millions d’âmes "sa" Palestine.

  • permalien
    1er avril 2008 @20h02   « »

    Le bon lien vers l’article de E. Martens signalé par art13 est le suivant :

    http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6266

  • permalien Orangerouge :
    2 avril 2008 @00h20   « »

    à Jeff et aux autres ce que je trouve important dans l’article de Cook c’est d’affirmer qu’il ne va pas de soi qu’il faille un "état juif" (au sens des nations du 19ème siècle, avec un statut dominant donné à une religion ou à une ethnie).

    Jusqu’ici, il y a une sorte de consensus en occident : parce qu’il y a eu l’extermination, il peut y avoir un état "réservé aux juifs" et donc reposant sur un concept de nation qui n’a rien d’occidental. C’est présenté comme légitime pour être une protection contre ce qui pourrait menacer de nouveau la communauté juive, mais il est clair qu’aujourd’hui c’est un prétexte, et que la raison réelle actuelle est plutôt que les Etats-Unis ont besoin de cet allié sur dans la région.

    Faire remarquer qu’un état de ce type n’est acceptable nulle part ailleurs en occident dans les principes démocratiques, est un dévoilement important de ce qui se passe, et cela devient pensable de le faire parce qu’il y a de moins en moins de victimes directes du régime nazi en Israël. Faire le lien entre cette conception archaïque de nation réservée à un "peuple" particulier et les conséquences en terme de violence sur les autres populations, violences devenues nécessaires pour maintenir cette nature particulière de nation est peut-être un moyen de pression idéologique sur Israël, mais surtout sur les démocraties occidentales qui le soutiennent, qui peut avoir une efficacité.

    Mais cet argument ne pourra être avancé que par des états qui n’ont pas une conception ethnique ou religieuse de la nation (pas par l’Arabie Saoudite par exemple !).

    Et probablement une grande part des dirigeants palestiniens, n’adhérerait pas à ce refus d’une nation à base ethnique ou religieuse.

  • permalien Esther :
    11 avril 2008 @16h50   « »

    La comparaison est absurde. C’est le genre de discours qu’une personne utilise quand elle ne veut pas considérer un problème en face. En comparant le problème à un autre, on déplace le projecteur et on évite de faire sa propre analyse, et on s’enfonce dans la victimisation.

    Le problème palestinien est un problème régional : c’est le point de focus du nationalisme arabo-musulman contre l’état juif. Les pouvoirs locaux Iran, Syrie, s’impliquent lourdement en assassinant les modérés, en armant et en finançant des organisations paramilitaires, et plusieurs guerres entre nations se sont déjà déroulées au nom des palestiniens. L’expression politique est anti-sioniste, c’est une demande de restitution des territoires et la disparition de l’état d’Israel. A cause du refus de la perte de territoire d’islam que représente l’état d’israel de la part des musulmans de toute la région, le problème palestinien est quasi insoluble.

    Les violences récentes au tibet sont des émeutes à caractères éthnique liées à la préférence chinoise du pouvoir communiste au Tibet. Les moines bouddhistes sont non-violents car la non-violence est l’enseignement premier du bouddhisme. Ces religieux demandent à pouvoir exercer leur religion sans subir de discrimination ni d’oppression ni de "rééducation". Ils refusent la tentative des autorités communistes de "contrôler" le bouddhisme tibétain et restent fidèles aux chefs spirituels en exil. Mais ils n’ont pas participé aux violences. Il n’existe pas d’organisation paramilitaire tibétaine et l’implication des états étrangers se limite à des pressions diplomatiques. L’expression politique tibétaine n’est pas anti-chinoise. C’est une demande d’autonomie et non d’indépendance telle qu’elle est formulée par le dalai lama. Mais la simple liberté de religion et d’expression politique qu’apportera probablement la démocratisation future de la Chine pourrait suffire à désamorcer le dossier tibétain.

  • permalien Bernard Grandjean :
    9 octobre 2008 @13h29   « »

    Je regrette ce pseudo-exercice de comparaison Tibet-Palestine. Mieux vaudrait, par honnêteté et pédagogie, s’en tenir à la réalité des deux situations. Ce genre d’artifice, même avoué, ne fait qu’embrouiller les esprits, et d’abord ceux des plus excités.
    Pour ce qui est du Tibet, je suggère à certains hardis commentateurs de consulter par exemple l’ouvrage collectif "le Tibet est-il Chinois ? " (Albin-Michel, 2002). Ils y trouveront les éclairages d’universitaires et de chercheurs responsables.

  • permalien habsb :
    9 octobre 2008 @14h51   « »

    GRANDJEAN

    En vous remerciant pour la suggestion documentaire, je vous prierais tout de meme de nous eclairer sur les conclusions de cet ouvrage qui n’est apparemment pas consultable en ligne.
    Quant a moi, je serais fort etonne d’y apprendre qu’une nation enorme dotee de civilisation originale, millenaire et d’un propre alphabet, puisse etre consideree "chinoise".
    Serait-ce seulement pour vendre des Airbus a Pekin ?

  • permalien Bernard Grandjean :
    10 octobre 2008 @08h28   « »

    En réponse : on , la conclusion n’est justement pas celle-là ! La revendication chinoise sur le Tibet relève d’une falsification de l’histoire, même si cette histoire est complexe. Ce livre est intéressant, car, comme je l’ai dit, écrit par des tibétologues chercheurs et universitaires non suspectables de militantisme, qui répondent point par point à une brochure de propagande chinoise portant le même titre. Il n’est pas consultable en ligne mais on doit le trouver en bibliothèque publique.

  • permalien Hannü :
    23 novembre 2008 @21h03   « »

    Le Tibet n’est pas une terre de misère comme la Palestine - le gouvernement chinois a restauré des temples et des monastères et a construit des maisons, écoles, hôpitaux.

    Et les Tibétains ne sont pas les Palestiniens - ils ne se sont pas suicidés, ils ont seulement tué brutalement les autres, les Hans et les Musulmans.

    Dialogues Tibetan Dialogues Han
    - mon livre de voyages au Tibet, en anglais,
    disponible ici : http://www.amazon.com/Dialogues-Tib...

  • permalien Lisa :
    12 décembre 2008 @17h47   « »

    Bonjour,

    Un petit message pour vous informer d’un super spectacle sur la Palestine qui se jouera :

    - Les 15 et 16 décembre 2008 à 19H30 au théâtre Le Granit de Belfort. - entrée libre -
    - Le 20 décembre 2008 au théâtre musical de Besançon (49, rue Mégevand. Tél. 03 81 87 81 97)

    Le spectacle s’appelle "Naqba, en marchant j’ai vu", il est joué par des comédiens professionnels qui sont partis travailler au Théâtre de la Liberté à Jénine, et qui en sont revenus changés et avec une envie très forte de raconter ce qu’ils ont vu là-bas. Un comédien Palestinien partage également l’affiche avec eux, venu spécialement de Jénine, ainsi qu’un danseur de la compagnie Accrorap.

    Le spectacle, touchant et surtout plein d’humour, raconte la Palestine d’aujourd’hui à travers les yeux d’habitants de Jénine mais aussi du monde extérieur et de l’image véhiculée par les médias sur la situation.

    Allez le voir, parlez-en autour de vous. Ce genre d’initiative a besoin de soutien.

    Le site de la compagnie : http://www.lagbec.com

  • permalien Hannü :
    4 janvier 2009 @20h18   «
    Chine vs Israel

    Après mon dernier commentaire en novembre, étant une voyageuse qui a visité la Chine, le Tibet, l’Israël et la Palestine, je voulais ajouter une autre comparaison : la Chine est beaucoup plus démocratique que l’Israël.

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