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Egypte, l’envers du décor

vendredi 11 avril 2008, par Alain Gresh

Egypte, l’envers du décor, tel est le titre d’un livre que vient de publier Sophie Pommier aux éditions La Découverte, et qui tombe à point, alors que des grèves et des émeutes ébranlent l’Egypte. Il est d’autant plus important qu’il n’en existe pas d’équivalent récent en français : un ouvrage politique qui retrace l’histoire contemporaine de ce pays, de Mohammed Ali à Hosni Moubarak, en passant par Gamal Abdel Nasser, et qui décrit à la fois le régime dans ses rouages et ses ajustements (notamment l’instrumentalisation du religieux) et les réalités du pays (les tourments du quotidien comme le bilan des contestations).

On peut lire, en quatrième de couverture :

« Avec la fin de l’Etat-providence, le fossé se creuse entre riches et pauvres. La contestation est étouffée par des pratiques policières brutales et la restriction des libertés publiques. Les repères se brouillent, entre diffusion du modèle standardisé anglo-saxon et réislamisation. Les nouvelles mesures impopulaires imposées par la loi du marché peuvent-elles provoquer un soulèvement de masse ? La perspective d’instauration d’un régime islamiste est-elle réaliste ? Les militaires ont-ils dit leur dernier mot ? »

Donc, à lire d’urgence, pour comprendre ce qui se passe en ce moment, le mouvement de contestation ouvrière, les conséquences de la hausse du prix du pain et des céréales et les élections municipales, bien évidemment truquées (notons l’extension des émeutes de la faim dans de nombreux pays, de Haïti au Sénégal, suite à l’augmentation des prix des denrées alimentaires).

Envoyé spécial du Monde en Egypte, Patrice Claude note dans un article paru sur le site du journal le 9 avril, « Municipales sous contrôle et tensions sociales : le pouvoir égyptien contesté » :

« Déploiements policiers massifs, gaz lacrymogènes, bastonnades, arrestations : dimanche 6 avril, la "Journée de colère" doublée d’une grève générale à laquelle une myriade d’activistes et de mouvances antigouvernementales avaient appelé les Egyptiens, via Internet, le site Facebook, le bouche-à-oreille et des milliers de SMS, n’a pas eu le succès escompté. »

« Sous un ciel ocre voilé d’un gros nuage de poussière annonciateur d’une tempête de sable, des groupes de plusieurs centaines de manifestants se sont heurtés, en différents points de la capitale et ailleurs dans le pays, à des forces anti-émeutes cent fois plus nombreuses, casquées, bottées et harnachées comme pour prévenir une révolution. Quelques milliers de travailleurs ne se sont pas présentés à leurs postes et la plupart des écoles et des universités du Caire étaient quasi désertes.

Au total, il y a eu une centaine de blessés dans des échauffourées et environ 250 protestataires arrêtés. La journée "laissera des traces", espèrent les opposants. Mais il faut reconnaître au régime autocratique du raïs Hosni Moubarak que le contrôle qu’il exerce depuis un quart de siècle sur les 80 millions d’Egyptiens demeure total. Ou presque. »

Quant aux élections municipales qui s’y déroulent, voici ce qu’en dit Patrice Claude :

« Pas d’intervention divine, en tout cas, pour les Frères musulmans. Après l’arrestation, ces dernières semaines, de près d’un millier de ses membres et la disqualification, pour divers motifs, de 99,99 % de ses 7 000 candidats potentiels, la plus puissante formation d’opposition d’Egypte a décidé de boycotter le scrutin. "Pourquoi participer puisque tout est joué d’avance", ont dit les chefs, encore libres, de la confrérie. »

« Refrain connu, refrain entendu mille fois dans les restaurants, les taxis, les hôtels, sur les marchés, dans les magasins, dans les quartiers misérables comme Imbaba, aussi bien que dans les très chics, comme Zamalek. Mardi matin, avant même l’ouverture des bureaux de vote, le journal d’Etat Al-Goumhouriya annonçait la couleur : "Victoire" pour le parti du raïs Moubarak dont les candidats étaient les seuls autorisés dans 70 % des municipalités ! »

La Maison Blanche a exprimé, par la voix de son porte-parole, sa préoccupation à la suite « des informations selon lesquelles les élections municipales du 8 avril ont été caractérisées par de nombreuses violations. Nous avons été troublés par des rapports sur le harcèlement, la détention et les arrestations de candidats et de militants de l’opposition dans la période pré-électorale, ainsi que par les affirmations qu’un grand nombre de candidats de l’opposition ont été empêchés de se présenter ».

A ma connaissance, la France n’a pas réagi à ces élections truquées. Il est vrai que la complaisance de Paris à l’égard des multiples manipulations de la démocratie en Egypte est sans borne. Lors de son voyage en Egypte en décembre 2007, Nicolas Sarkozy saluait une fois de plus son « ami » Hosni Moubarak.

Dans un long article publié le 5 avril sur le site de Middle East Report (Merip), « Underbelly of Egypt’s Neoliberal Agenda », Joel Beinin, de l’Université américaine du Caire, raconte le développement des grèves ouvrières. Il évoque d’abord Orascom, un immense conglomérat avec des intérêts étendus, de la construction des autoroutes à des villages touristiques sur la mer Rouge, en passant par le téléphone portable en Irak.

« C’est le 26 février que Orascom Construction Industries, une des filiales d’Orascom, annonçait fièrement qu’elle avait acquis The International Company for Manufacturing Boilers and Steel Fabrication (IBSF) pour la somme de 13,6 millions de dollars. Le communiqué de presse annonçait le doublement de la capacité de production d’acier de la société, mais ne disait rien sur l’avenir des travailleurs ou sur son histoire récente. Pourtant, ces histoires racontées par des ouvriers qualifiés d’IBSF (...) sont le point faible du programme néolibéral en Egypte. »

Après avoir décrit la lutte des ouvriers à IBSF, il poursuit :

Celle-ci n’est qu’une « des centaines de manifestations collectives ouvrières qui ont eu lieu depuis que le premier ministre Ahmad Nazif a pris ses fonctions en juillet 2004 et a commencé à accélérer le mouvement pour la privatisation du secteur public industriel et financier. Selon le rapport de 2004 du Land Center for Human Rights, entre 1998 et 2004, on a compté 1 000 actions ouvrières collectives, dont plus d’un quart ont eu lieu en 2004 (soit le double de celles de l’année 2003). On en a compté 74 durant la première moitié de 2004, mais 191 après la mise en place du gouvernement Nazif. 25% de ces actions en 2004 concernaient le secteur privé, une proportion jamais atteinte jusque-là et qui montre le développement du secteur privé industriel ».

« Et, depuis, le nombre d’action a continué à croître. Le journal libéral Al-Misri al-yawm indique que 222 grèves, manifestations et protestations se sont déroulées en 2006, et 580 en 2007. Workers and Trade Union Watch, un site favorable au mouvement ouvrier, cite 27 actions collectives dans la seul première semaine de 2008. Les estimations du nombre de gens concernés par ces mouvements varie entre 300 000 et 500 000. Durant l’année 2007, les grèves se sont étendues de leur centre traditionnel dans l’industrie textile et d’habillement pour inclure d’autres secteurs (matériel de construction, transport, métro du Caire, industrie agro-alimentaire, voirie, pétrole à Suez, etc.). Les ouvriers du privé représentent une partie plus importante que jamais de ces mouvements. »

Sur le site Political Islam Online, le 8 avril, Raouf Ebeid revient sur l’attitude des Frères musulmans à l’égard des grèves, dans un texte intitulé « It’s the Economy Stupid...As Riots Break out in Egypt. The Muslim Brotherhood Is Sidelined » :

« Examinant la question complexe du refus des Frères musulmans de participer aux protestations, certaines analystes ont accusé les Frères d’agir dans les coulisses pour provoquer l’insatisfaction qui conduit aux protestations alors qu’ils se cantonnent publiquement dans un rôle de spectateurs. Pourtant, il est difficile de savoir si les Frères ont retenu leurs membres parce qu’ils avaient peur des représailles du gouvernement (après les nombreuses arrestations récentes dans leurs rangs), ou s’ils voulaient se dissocier de protestations organisées par des personnes et des organisations laïques, ce qui irait à l’encontre de leur objectif : que toute réforme soit basée sur la religion. »

« La situation apparaît encore plus complexe si l’on prend en compte les élections municipales qui doivent se dérouler aujourd’hui pour choisir 52 000 conseillers. Le gouvernement a tenté de réduire la participation des Frères musulmans à ces élections, d’abord par des mesures administratives. Selon les Frères, 4 000 des leurs ont été empêchés de se présenter aux élections, et sur les 498 qui ont été acceptés, seuls 21 ont été mis sur les bulletins de vote. Selon la plupart des observateurs, le gouvernement voulait éviter que les Frères réitèrent leur succès de 2005 aux élections générales (ils avaient obtenu 20% des sièges). »

« Parce que les Frères n’ont toujours pas été autorisés à créer un parti politique, ses membres se présentent comme indépendants. Prenant tout le monde par surprise, les Frères ont annoncé leur retrait quelques heures avant l’élection. Leur dirigeant Mohammad Habib a proclamé : "Nous demandons au peuple égyptien de boycotter les élections car elles se déroulent dans un mépris total par l’exécutif des instances judiciaires." »

« Ainsi, alors que les Frères ont refusé de participer aux manifestations populaires contre la détérioration des conditions économiques qui frappent les gens dans leur vie quotidienne, ils ont demandé à la population de boycotter les élections parce que les Frères étaient traités de manière injuste. Ces différents événements suggèrent que les Frères sont sur la touche. Il est de plus en plus évident que la population égyptienne se désintéresse d’élections qui ne mettront pas de nourriture sur la table. Elle se rend compte aussi progressivement que le programme religieux des Frères musulmans ne résoudra pas non plus ses problèmes économiques. »

Rappelons aussi que les Frères musulmans se sont tenus à l’écart des luttes contre la liquidation de la réforme agraire, luttes décrites par Beshir Sakr et Phanjof Tarcir dans « La lutte toujours recommencée des paysans égyptiens », Le Monde diplomatique, octobre 2007.

120 commentaires sur « Egypte, l’envers du décor »

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  • permalien K. :
    11 avril 2008 @14h26   »

    Toute la question pour les pays arabo-musulmans est peut-être là : comment ces centaines de millions de gens qui n’ont d’autre souci qu’une plus grande justice sociale peuvent-ils parvenir à une assise politique aussi solide que celle des groupes islamistes ?

    À partir de ce que je vois sur place, mon sentiment personnel est qu’ils ne le peuvent pas.

    Et c’est là, me semble-t-il, que ces groupes islamistes ont une immense responsabilité devant l’histoire : ils doivent faire passer les considérations sociales avant le modèle étatique religieux dont ils rêvent.

    Sauf si, in fine, ce dont ils rêvent n’est rien d’autre que la banale détention du pouvoir étatique.

  • permalien Pierre :
    11 avril 2008 @15h00   « »

    Au cours de ses différentes faillites le système libérale a vu ses artifices sémantiques s’effondrer pour a chaque fois voir réapparaitre un langage plus adapté aux réalités vitales des hommes.

    Voici comment le Courrier de Genève décrit le passage qui allait mener à l’effondrement de 1914 :

    Pendant la période des luttes confessionnelles, la question sociale est occultée. Elle refait surface dans les années 1880, mise en avant par un courant radical et socialiste regroupé autour du député Georges Favon, fondateur et rédacteur du Genevois. Le Courrier polémique régulièrement avec le journal radical. Lorsque Georges Favon, en 1882, propose une loi pour établir des tribunaux de prud’hommes, élus par les ouvriers et les patrons, Le Courrier y voit une innovation « inutile aux ouvriers et dangereuse aux patrons et bourgeois » et appelle à rejeter la loi. Quand elle est ratifiée par le peuple (à 54%), il commente : « très mauvaise journée pour Genève : ce premier anneau de la chaîne socialiste a été rivé au sol genevois » (édition du 31 octobre 1882).

    En Égypte on continue à parler des Frères Musulmans, mais on parle aussi de plus en plus de riches et de pauvres, de grèves et d’activistes. Bafouillages dirait Malraux

  • permalien Esther :
    11 avril 2008 @16h19   « »

    Et oui, quand cela va mal, ces gens veulent plus d’islam. Mais l’islam ne nourrit pas, à moins que les poches de l’état ne soient aussi profondes que celles des Saudiens.
    Les charités islamiques nourissent le peuple, mais l’endoctrinent aussi si bien que l’Egypte comme tant d’autres se dirige vers le moyen âge en s’enfonçant dans la victimisation et dans la diabolisation de l’occident et d’israel. Mais c’est la science et la liberté qui font progresser un pays. La matière grise et le talent ne va pas là où on l’opprime.

  • permalien Ana :
    11 avril 2008 @17h17   « »

    Esther, il faudra que nous nous redisiez tout ça en français. Et que vous nous expliquiez comment on passe du Moyen-Age à la victimisation et la diabolisation de l’Occident et d’Israël. De nos jours, il ne suffit plus de psalmodier sa messe en latin.

  • permalien Zulfikar :
    11 avril 2008 @17h21   « »

    @Esther

    Pour l’aider dans son argumentation : Israel demande que l’aide étrangère américaine soit payée en Euros !

    Dans l’esprit de Yom Kippur, les Etats-Unis n’obligeront pas Israel à accepter des dollars comme paiement pour leur aide étrangère. Nous échangerons nos obligations en euros ou en devises qui conviendront le mieux à Israel" a déclaré le secrétaire d’Etat Rice dans une annonce le 21 septembre dernier.

    "Nous devons placer nos engagements envers les Israéliens au sommet de notre liste de priorité nationale. Israel ne devrait pas souffrir des fluctuations actuelles de notre devise" a déclaré Rice avant de partir pour Camp David.

    Une demande similaire de l’Egypte a été refusée la semaine dernière.

  • permalien K. :
    11 avril 2008 @17h38   « »

    Article du journal Al Akhbar (Liban), traduit sur ISM :

    Les Frères Musulmans se sont donc toujours positionnés en matière économique dans le camp de l’économie capitaliste radoucie par quelques interventions sociales des pouvoirs publics pour alléger les malheurs des pauvres.

    L’origine sociale des Frères Musulmans peut fournir une explication : issus des classes moyennes, comme leur fondateur Hassan Banna, les Frères Musulmans recrutent traditionnellement et majoritairement des cadres moyens et des étudiants de l’enseignement supérieur.

    Cependant, la société égyptienne a connu ces dernières années des transformations radicales qui ont mis en avant l’urgence de la question sociale. En effet, les politiques de privatisation, de restructuration et de transformation économiques ont profondément déstabilisé la société egyptienne : effondrement des classes moyennes, paupérisation des ouvriers et paysans, accroissement du chômage et disparition des petits métiers qui permettaient la survie d’une importante partie des classes populaires.

    Plus récemment, une inflation record et la flambée des prix des produits alimentaires et des loyers ont déclenché des mouvements de protestation et de revendication qui ont rassemblé, au-delà des ouvriers et des artisans, de larges secteurs d’employés et de salariés (enseignants, médecins, journalistes, juges).

    Les Frères Musulmans se sont trouvés impliqués dans un mouvement qui touchait désormais les classes moyennes.

    ...les Frères Musulmans, qui pourraient jouer un rôle dans l’organisation des mouvements de classe et de masse actuels, vont-ils réussir à tromper, ou à trahir, leur base sociale désormais embarquée dans le même naufrage avec les classes les plus déshéritées de la société égyptienne ?

  • permalien Zulfikar :
    11 avril 2008 @17h41   « »

    Courage Esther, tu vas finir par nous convaincre

    Une aide américaine à bon escient

  • permalien Urluberlu :
    11 avril 2008 @17h47   « »

    Désolé Esther mais je ne vois pas pourquoi Islam ou Islamisme ne rimerai pas avec Science, Modernité et Economie... Et pourquoi au contraire il rimerai à Moyen Age ??!

    Renseignez vous un peu au lieu de parler en ne vous basant que sur dles clichés digne de TF1 ou BHL....

    l’Islam n’est pas le Christianisme et jamais en terre d’Islam "juste" les savants n’ont été chassé comme des sorcières...

    Enfin, ne mettez pas tout les islamistes dans le même paquet, je ne crois pas que les chrétiens démocrates européens soient tous les même, ils vont des plus extrémistes aux plus ouverts....

    Mais bon c’est tellement facile de tout mettre sur le dos des Islamistes, par contre Hosni Moubarak lui il a remplit les assiettes de son peuple en 25 ans (ou plus !!) d’état d’urgence, n’est ce pas ???

  • permalien Pierre :
    11 avril 2008 @18h08   « »

    Charité & clientelisme vs état providence : les contres et les contres

    Le secteur associatif dans le monde arabe

    Selon Sarah Ben Néfissa, la grande majorité des associations dans le monde arabe sont de nature caritative ou sociale. Ces associations se caractérisent par leur faible poids social, leur nature élitiste et par les rapports clientélistes qu’elles entretiennent aussi bien avec les pouvoirs publics qu’avec leurs adhérents. Il existe des associations qui cherchent à remplir de nouvelles fonctions sociales, en tant que partenaires dues pouvoirs publics dans les choix de développement, mais celles-ci restent encore très fragiles et rencontrent des obstacles divers, allant jusqu’à la répression gouvernementale.

    Quel avenir pour l’Etat providence et la solidarité sociale ?

    Les limites de l’Etat providence

    - Le coût de l’Etat providence a considérablement crû
    - Le principe de l’intervention de l’Etat est mis en doute au nom de l’efficacité
    - Problèmes de concurrence.
    - Enfin, l’Etat providence sait-il s’adapter aux évolutions de la société ?

    Ceux qui s’amusent a stigmatiser "l’état providence", oublient que celui-ci s’est imposé pour palier aux catastrophes humaines engendrées par les théories loufoques des économistes classiques et qu’il fait partie de la famille des théories classiques.

  • permalien K. :
    11 avril 2008 @18h31   « »

    “Charité & clientelisme”

    C’est bien la réalité. Excellent article.

  • permalien Pierre :
    11 avril 2008 @18h38   « »

    @K,

    oui et il explique les conséquences du désengagement des états, souvent sous la pression des organismes de Breten Woods qui avaient justement été créés pour garantir la présence des états. Là les néocons ont fait fort.

  • permalien K. :
    11 avril 2008 @19h27   « »

    “Richistan”.

    - MAHALLA AL-KOUBRA, (Journaliste, The Economist, 10/4/2008- extraits) :

    ..en général, les plus de 77 millions d’habitants de l’Égypte sont célèbres pour leur passivité, et, théoriquement, ont raison d’être placides. Leur économie, qui a progressé de 7% l’an dernier, bat les record d’investissements étrangers, notamment en provenance de la trésorerie pleine à ras bord du Golfe. Le tourisme est en plein essor. Les ventes de voitures neuves ont quadruplé en cinq ans. Les banlieues du Caire sont illuminées par les villas clinquantes, les terrains de golf et les centres commerciaux.

    Pourtant, ces gains n’ont pas encore [sic] atteint les pauvres, la grande majorité des Égyptiens. Malgré les subventions qui gardent le pain et le carburant à des prix moindres que ceux du reste du monde, le coût des autres éléments essentiels, tels que l’huile de cuisson, les aliments frais et les matériaux de construction, a augmenté plus rapidement que les maigres salaires. Le taux annuel officiel de l’inflation a atteint 12% en février.

    Ces pressions ont fait que les Egyptiens comptent plus que jamais sur le pain, juste au moment où les prix mondiaux du blé sont très élevés. Le gouvernement a porté sa subvention de moins de 2 milliards de dollars l’an dernier à 2,5 milliards de dollars. Mais la corruption et l’inefficacité conspirent encore pour rendre le pain rond et plat, coûtant cinq piastres (un cent Américain), de plus en plus rare.

    - Observatoire des Inégalités :

    Les historiens futurs de cette société [française] retiendront sans doute comme une de ses caractéristiques principales de la fin du XXe et du début du XXIe siècle le ralentissement, l’interruption, voire le retournement de la tendance pluridécennale antérieure de réduction des inégalités entre catégories sociales. Souvent encore mal mesurée par les données statistiques disponibles, inégalement accentuée selon les différents domaines ou dimensions de la vie sociale, cette inflexion a été confirmée par différentes synthèses consacrées à la question au cours des dernières années.

  • permalien K. :
    11 avril 2008 @19h42   « »

    Une parenthèse. Je l’ai entendu récemment sur la radio publique libanaise en langue française de la bouche d’une “experte” locale en économie (je vous conseille d’ailleurs fortement, si jamais vous faites un tour dans le coin, de vous y brancher [96.2 FM] parce que sa musique [jazz, blues, classique..] et ses animateurs sont excellents..tant qu’ils ne se melent pas de parler politique et économie) : Les menaces sur l’environnement, et bien c’est du aux agriculteurs..

    PS : Pour les infos, c’est pure langue de bois, quelque soit le régime au pouvoir (syrien ou américain).

  • permalien K. :
    11 avril 2008 @20h25   « »

    - “La hausse des prix agricoles est une menace pour la sécurité mondiale, selon l’ONU”. Par The guardian, traduit par Contre Info.

    - ...aussi incroyable que cela puisse paraître, personne ou pratiquement personne ne relie communément la hausse des matières premières à « l’orgie de spéculation sur les marchés de « futures » », pour parler comme le sénateur américain démocrate Byron Dorgan (cité dans le « Financial Times » du week-end dernier). Ce déchaînement ne date pas d’hier.

  • permalien Pierre :
    11 avril 2008 @20h54   « »

    Bretton Woods et la faim dans le monde

    Banque Monidiale : Robert Zoellick

    La Banque n’a pas autant investi dans l’agriculture que dans d’autres domaines, alors qu’elle est trois fois plus efficace pour faire reculer la pauvreté. Elle va donc participer à une nouvelle "Révolution verte" comme celle qu’a connue l’Asie, ce qui nécessite de revoir la chaîne alimentaire depuis le foncier, les semences, les engrais, l’irrigation et jusqu’à la commercialisation.

    F.M.I. : Dominique Strauss-Kahn

    « Les pays en développement doivent disposer d’un volume plus important d’aide extérieure et de ressources intérieures pour atteindre les ODM. [objectifs de développement pour le Millénaire]. Une forte croissance économique et un cadre macroéconomique stable demeurent indispensables pour réduire la pauvreté et accroître l’investissement dans la santé et l’éducation. »

    O.M.C. : Pascal Lamy

    ...
  • permalien Pierre :
    12 avril 2008 @00h14   « »

    A propos de l’O.M.C., tout de même...

    Tract de l’Organisation Nationale du Travail :

    Nous ne sommes pas dupes de l’argumentaire pseudo-humanitaire libéral selon lequel les OGM seraient la solution à l’éradication de la faim dans le monde. La vraie cause des famines est la disparition des cultures vivrières au profit de monocultures d’exportation imposées par l’OMC. La souveraineté alimentaire des peuples ne doit pas plier sous la volonté des multinationales agroalimentaires. Les OGM ont été créés et commercialisés sur un court terme, non pas dans un élan humaniste mais malheureusement et simplement pour réaliser un profit maximal.

    La souveraineté alimentaire prend forme aux États-Unis

    La souveraineté alimentaire commence à faire des petits aux États-Unis et l’absence d’entente prévisible à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) avant 2009-2010 fournit une opportunité pour promouvoir cette alternative à la libéralisation sans garde-fou des marchés agricoles.

    Michel Barnier au Sénat - Paris demande une "initiative européenne pour la sécurité alimentaire"

    Enfin, M. Barnier réaffirme que l’Union Européenne ne doit pas accepter, dans les conditions actuelles, un accord à l’OMC "dont les pays les plus pauvres seraient les premières victimes".
  • permalien Pierre :
    12 avril 2008 @11h43   « »

    ... et l’O.N.U. ?

    (...)Pourtant, malgré les déclarations médiatiques, la plupart des gouvernements des pays riches renient l’engagement, pris en 1970 devant les Nations unies, de consacrer à l’APD 0,7 % de leur revenu national brut (RNB) – produit intérieur brut plus revenus « reçus du reste du monde ».
    (...) Cet objectif de 0,7 % n’est atteint que par quelques pays du nord de l’Europe – la Norvège, le Luxembourg, le Danemark, la Suède et les Pays-Bas – alors que trois pays ne dépassent pas 0,2 % – l’Italie, les Etats-Unis et le Japon. Le 24 mai 2005, les pays de l’Union européenne ont avancé le chiffre de 0,56 % d’ici à 2010, et 0,7 % d’ici à 2015. Cette promesse a-t-elle davantage de chances d’être tenue que celle de 1970 ?
    (...) La définition des objectifs de ces dons et prêts est suffisamment floue pour laisser libre cours à de multiples manipulations statistiques. En fait, les principales activités financées sont très éloignées des besoins prioritaires des populations. L’examen des chiffres 2003 révèle que 12 % de l’APD ont été consacrés à des remises de dette, ne créant donc aucun flux financier positif pour les pays endettés. Et ce chiffre a quadruplé en trois ans. L’imposture vient du fait que bien souvent les créances annulées sont de vieilles créances douteuses.
    (...) Par ailleurs, la coopération technique – plus du quart de l’APD – englobe « les dons à des ressortissants de pays bénéficiaires de l’aide qui reçoivent un enseignement ou une formation dans leur pays ou à l’étranger » et « les paiements destinés à défrayer les consultants, conseillers et personnels analogues, de même que les enseignants et administrateurs en mission dans les pays bénéficiaires ». Pourtant, il est de notoriété publique que les enseignants de pays riches expatriés donnent souvent des cours dans des structures scolaires fréquentées majoritairement par les enfants des autres expatriés…
  • permalien Zulfikar :
    12 avril 2008 @12h24   « »

    L’opinion publique iranienne ne croit pas à une attaque imminente américaine

    C’est ce qui ressort d’un sondage publié sur le site World public opinion. Cf. Rapport complet sous format Pdf.

    - Page 12 : L’opinion publique iranienne et la menace américaine
    - Page 14 : L’opinion publique iranienne et la question du nucléaire
    - Page 18 : L’opinion des Iraniens sur leur gouvernement
    - Page 19 : L’opinion des Iraniens sur leur président : Mahmoud Ahmadinedjad

  • permalien K. :
    12 avril 2008 @13h15   « »

    IPS : L’UE rappelle sans cesse qu’elle est le plus important donateur international. Ainsi, le portrait que vous en faites risque de choquer les Européens qui pensent aider les pays en voie de développement.

    Tetteh Hormeku (avocat ghanéen travaillant pour le groupe ’Third Network Africa’) : Les gens qui croient cela accordent trop de confiance aux institutions européennes. L’UE joue un rôle de bandit dans les négociations internationales. Elle n’est pas différente des Américains. Mais, au moins, les Américains vous disent : "Je veux votre bière, votre bébé, et si vous refusez, je vous tuerai". Quant aux Européens, ils disent : "Je veux votre bière parce que c’est dans votre propre intérêt de me la donner".

  • permalien Pierre :
  • permalien Pierre :
    12 avril 2008 @14h21   « »

    500 millions de dollars pour nourrir le monde

    Regardez l’Afghanistan. En janvier 2007, le président de l’Afghanistan, Hamid Karzaï, a lancé un appel pour obtenir une aide de 77 millions de dollars afin de fournir des aliments à plus de 2,5 millions de personnes. Une première pour un chef d’Etat du Moyen-Orient. Il a attiré l’attention sur un fait alarmant : le ménage afghan moyen dépense aujourd’hui, en moyenne, 45% de ses revenus pour la nourriture, par rapport à 11% en 2006. Pour les citadins, c’est pire : 75% de leurs revenus sont consacrés à l’alimentation. La guerre, les mauvaises récoltes et la multiplication des camps de réfugiés expliquent en partie cette situation. Mais le contexte économique régional en reste la principale cause.

  • permalien Pierre :
    12 avril 2008 @18h44   « »


    - Bien entendu que l’islamisme militant à une foultitude de sous mouvement, sans chef précis, sans coordination précise, c’est un réseau et c’est ce qui fait sa force par rapport à des entités tel un Etat. Encore un changement de paradigme.

    - Si le communisme n’était pas une menace militaire, à quoi ont servi les SS20, à quoi aurait servi les plans d’invasion de la RFA par l’armée rouge, pourquoi les révolutions de Budapest et de Pragues ont été écrasées dans le sang, pourquoi Cuba a installé des misilles sur son sol etc...

    Ben dit donc, vous en savez des choses Jugurta ! Vous êtes infiltré ou quoi ?

    A moins que vous nous ressassiez la bonne vieille rengaine maccarthyste du complot des ennemis mystérieux, fourbes et tentaculaires !

    Chasses aux sorcières, des communistes aux musulmans par Paul Labarique

    Une perception un peu assassine de liberté d’autrui, mais un écran tellement puissant pour masquer ses carences démocratiques !

  • permalien K. :
    12 avril 2008 @20h59   « »

    L’Orient-Presse d’aujourd’hui sur RFI était, et ça n’arrive pas souvent, intéressant.

    Dans le role du délirant, Mohammed Ballout, correspondant à paris ...d’As Safir !!!

    Je ne connaissais pas Patricia Allemonière de TF1 et j’ai été très agréablement surpris.

    Paul Khalifeh est égal à lui-meme, c’est à dire remarquable.

  • permalien saintyves :
    12 avril 2008 @21h25   « »

    Bonjour

    La belle Esther a ecrit :

    Et oui, quand cela va mal, ces gens veulent plus d’islam

    Comme toujours, les sionistes, (meme la belle Esther) n’hesite pas à recourir à la technique obsolete de l’amalgame dans leur discour, technique classique, dénoncée partout dans les sphères intellectuelles, sauf chez les sionistes islamophobes , et dans les cercles racistes "Amazigh" (clan de Jugurta). Etrangement ce sont ces deux sphères qui deffendent les politiques hégémonistes et sanguninaires des neoconservateurs de l’administration Bush, et des sionistes d’Israel.

    Voire :

    - les sionistes à l’oeuvre à Gaza - 11-04-2008

    8 morts dont 4 enfants et 28 blessés dans des frappes aériennes israéliennes à Gaza

    Par Maan News

    - Bush et ses neocon’s à l’oeuvre en Irak

    L’occupation US de l’Irak tue-t-elle 10 000 civils par mois ou beaucoup plus encore ?

    par Michael Schwartz

  • permalien Pierre :
    12 avril 2008 @22h31   « »

    Le Monde.fr : Emeutes de la faim : un défi inédit pour l’ONU - Organisations internationales - 1/2

    l’ONU se prépare au pire. "Une des inquiétudes majeures est la possibilité que l’ensemble du système d’aide alimentaire d’urgence soit incapable de faire face", prévient une note interne de l’ONU

    (...)

    la hausse des prix, qui pourrait se révéler non pas passagère mais "structurelle", risque de plonger dans l’"insécurité alimentaire" des millions de personnes.

    Parmi les défis qui attendent l’ONU et qui ne doivent pas être sous-estimés, figure aussi le durcissement de crises locales causé par des "émeutes de la faim", comme celles qui ont secoué l’Egypte, la Mauritanie, le Mexique, le Maroc, la Bolivie, le Pakistan, l’Indonésie, la Malaisie...

    Ces troubles pourraient imposer "des interventions humanitaires hautement délicates" notamment en termes "de ciblage et de distribution", dans des périodes d’agitation et d’instabilité.

    (...)

    Fonds international de développement agricole (FIDA), une agence de l’ONU selon laquelle, pour chaque augmentation de 1 % du prix des denrées de base, 16 millions de personnes supplémentaires sont plongées dans l’insécurité alimentaire. Cela "signifie que 1,2 milliard d’êtres humains pourraient avoir chroniquement faim d’ici à 2025 ; 600 millions de plus que précédemment anticipé", prévient le document. Parmi les pays en première ligne : l’Erythrée, la Sierra Leone, Madagascar, Haïti, la Géorgie, le Burundi ou le Zimbabwe.

    (...)

    Bien que les groupes les plus vulnérables se trouvent traditionnellement dans des zones rurales, la nouvelle crise risque, selon l’OCHA [Bureau de la coordination des affaires humanitaires], "d’avoir un impact important sur les pauvres en milieu urbain".Le phénomène a commencé au Pakistan, où plus d’un tiers des 56 millions de citadins sont considérés comme vivant dans une situation "d’insécurité alimentaire".

    (...)

  • permalien Pierre :
    12 avril 2008 @22h31   « »

    Le Monde.fr : Emeutes de la faim : un défi inédit pour l’ONU - Organisations internationales - 2/2

    (...)

    Pour faire face, l’ONU devra aussi, selon l’étude de l’OCHA, envisager "des interventions alternatives", telles que la distribution d’argent liquide, de bons alimentaires, ou la mise en place de "filets de secours sociaux".

    (...)

    Jusqu’à présent, les modèles d’analyse de l’ONU se sont rarement appliqués à "des situations où il y a de la nourriture, mais où les gens n’ont pas de quoi se la payer", relève le document.

    (...)
    L’ONU pourrait par ailleurs aider les gouvernements touchés à trouver "les bonnes réponses". Cela pourrait passer par l’adoption d’une posture claire sur la question de la reconversion de terres agricoles pour produire des biocarburants. Cette tendance nouvelle a été qualifiée de "crime contre l’humanité", en octobre 2007, par Jean Ziegler, alors rapporteur des Nations unies sur le droit à l’alimentation, mais ni l’ONU ni ses agences humanitaires ou environnementales n’ont adopté de position définitive sur la question.

  • permalien Pierre :
    12 avril 2008 @23h32   « »

    Les Égyptiens ne voient pas la "main invisible".

    Membre de la délégation de l’Egypte à l’OMC, Saad Nassar exposait, en septembre 2002, la stratégie agricole égyptienne dans le paysage des négociations mondiales. Une posture résolument libérale, pour un secteur qui pèse encore 20 % du PNB du pays, et qui a connu plusieurs décennies d’intensive modernisaiton pour parvenir à l’autosuffisance puis à la sécurité alimentaire au sens large.

    Les accords égyptiens sur l’agriculture avec l’OMC :

    Les mesures prises ont porté sur la libéralisation des prix et de la commercialisation des principaux produits ainsi que sur l’élimination des subventions destinées aux intrants agricoles, la libéralisation des marchés des intrants et la suppression des subventions relatives aux taux d’intérêt des prêts agricoles.
    (...)Actuellement les pouvoirs publics n’exercent plus aucun contrôle sur le secteur agricole. Les seules exceptions restent le prix d’achat imposé pour la canne à sucre, la superficie maximum autorisée pour la riziculture et la répartition géographique des différentes variétés de coton, au niveau des districts (Siam, 1999).
    (...) Le programme d’ajustement structurel a eu peut-être des effets négatifs sur la répartition des revenus dans le sous-secteur agricole et sur l’instabilité des prix et des revenus, mais il a permis une amélioration importante de l’autosuffisance alimentaire au plan national, ce qui est un élément important pour la sécurité alimentaire. La superficie cultivée en céréales (blé, maïs et riz) a beaucoup progressé au détriment de celle réservée au coton et aux cultures fourragères.

    Si l’OMC a encouragé l’Égypte à un retour vers l’autosuffisance, elle lui a imposé une libéralisation des marchés qui a entrainé une spéculation sur les produits agricoles. Il semble que nous soyons dans le cas où "il y a de la nourriture, mais où les gens n’ont pas de quoi se la payer".

  • permalien Pierre :
    12 avril 2008 @23h51   « »

    Après les bulles sur le net, l’immobilier (subprimes), les matières premières, il semble que les vautours se jettent sur les matières premières agricoles :

    Fringale sur les produits agricoles

    La fable qui nous est offerte, c’est : "Les changements d’habitudes alimentaires dans les pays émergents et le développement des bioénergies nourrissent la hausse des matières premières agricoles."

    ... et les plus value nourrissent les portefeuilles des affameurs.

  • permalien saintyves :
    13 avril 2008 @00h25   « »

    Bonsoir

    Dans une declaration rapportée par le site alencontre le premier ministre egyptien, Ahmad Nazif met le doigt sur l’une des causes de la crise de la faim, inherente au sous developpement, il s’agit de de la corruption, fleau qui continue à ronger les societés du tier-monde, et dont les consequences produisent un effet nefaste sur tous les aspects de la vie sociale, dont le pouvoir d’achat, suivant le model : corruption, speculation, pénurie, hausse des prix, emeutes.

    Selon le premier ministre, Ahmad Nazif, c’est « la hausse des prix du blé sur les marchés mondiaux qui est à la base du problème, vient ensuite le trafic de la farine subventionnée ». Pour résoudre le problème, le gouvernement a décidé de séparer la production de la distribution. La Société des Egyptiens pour la distribution des services vient de voir la lumière. « Nous sommes chargés de prendre le pain subventionné des boulangers et de le distribuer à travers des points de vente dépendant de la société », explique le directeur tout en affirmant qu’un seul point de vente a été créé à Madinet Nasr. Une région qui ne souffre pas assez de la crise par rapport aux quartiers populaires du Caire !

  • permalien Zulfikar :
    13 avril 2008 @01h12   « »

    Le général Petraeus au gouvernement irakien : il faut reconnaître la légitimité du mouvement de Muqtada Sadr

    Il faut vraiment arrêter net le whisky pour pouvoir suivre la politique américaine...

  • permalien Pierre :
    13 avril 2008 @07h58   « »

    Famine, diététique, charité, pouvoir... et fables

    Dans une étude intitulée "Pauvreté et richesse dans le monde musulman méditerranéen", J. P. PASCUAL, nous montre comment l’enrichissement n’entraine pas forcément un augmentation de la consommation des aliments de base, mais par une augmentation de la variété et de la qualité des aliments.

    Elle montre aussi la complexité des rapports qui s’établissent dans une sociétés, à travers le développement de la charité et la montée du pouvoir des généreux redistributeurs, pourquoi ces situation risquent de se pérenniser.

    Elle montre enfin comment un tel système génère ses propres mécanismes économique et détourne les dons au profit des donateurs.

    (...) La lumière demeure un luxe rare puisque même les demeures les plus aisées ne peuvent se prévaloir que de deux chandeliers. Comme pour les habitudes alimentaires, la variété et la qualité caractérisent les riches et définissent une hiérarchie au sein de ce groupe.

    (...) A partir des listes de bénéficiaires de distributions alimentaires dans l’‘imâra de Jérusalem, A. Singer démontre l’utilisation politique de cette institution par les autorités ottomanes : comme le waqf, l’‘imâra sert davantage à s’attacher une élite locale qu’à secourir les nécessiteux. L’auteur dispose de quatre registres grâce auxquels elle peut suivre l’évolution des dépenses de la fondation, comme du nombre et de la personnalité de ses bénéficiaires. Il est frappant de constater l’écart entre la souplesse d’interprétation du texte fondateur (autorisant à ajouter de nouveaux bénéficiaires au gré des besoins politiques) et l’hérédité de ce titre de bénéficiaire.

    (...) Il est donc logique de s’interroger sur l’utilité de l’‘imâra dans la lutte contre la pauvreté, surtout dans un contexte d’exclusion progressive des mendiants et des pauvres des villes. L’étude des textes fondateurs des grandes institutions souligne le peu de place réservée aux pauvres : l’essentiel des paiements est consacré à l’entretien de l’‘imâra et aux salaires de ses employés. Les bilans comptables de trois ‘imârât au XVIe siècle, récapitulés dans trois tableaux, montrent l’absence des pauvres comme catégorie définie de bénéficiaires. La multiplication des foyers de pauvreté au cours du XIXe siècle renforça l’insuffisance de l’‘imâra dans la lutte contre la paupérisation et contraint à la création de nouvelles institutions telles que les maisons d’asile et les hôpitaux.

  • permalien K. :
    13 avril 2008 @10h19   « »

    @ St Yves

    Concernant les déclarations du premier ministre egyptien, Ahmad Nazif sur la corruption comme une des causes de la crise de la faim, “inherente au sous-developpement”.

    StYves, ce que Ahmad Nazif oublie de préciser c’est que

    1- lui et ses pareils sont une des causes du sous-developpement qui conduit à la corruption et la crise de la faim.

    2- au Moyen-Orient la corruption est savamment orchestrée aux plus hauts échelons de l’état par l’intermédiaire de personnes qui ne sont que des sbires. Pour preuve, exceptionnelles sont les arrestations de corrompus.

    À la limite l’augmentation des subventions n’est qu’un moyen supplémentaire pour les “élites” politiques de renflouer leur propre compte en banque.

  • permalien K. :
    13 avril 2008 @11h29   « »

    Hors sujet, juste comme exemple de langage psychotique :

    Le département US de la défense va livrer au Liban un équipement militaire d’une valeur de $7.2 million pour que puisse etre constituée une “unité spéciale de combat contre le terrorisme”.

    Le département de la défense justifie cette requete auprès du président Bush par la nécessité de combattre l’influence déstabilisatrice sur le Liban de l’Iran et de la Syrie à travers le Hezbollah.

    En clair, Le département US de la défense va livrer au Liban un équipement militaire pour aider à créer une guerre civile au Liban, à travers les milices du gouvernement libanais.

  • permalien Pierre :
    13 avril 2008 @11h53   « »

    "Pourquoi participer puisque tout est joué d’avance", ont dit les chefs, encore libres, de la confrérie. »

    Friedrich ENGELS dans son introduction à Les luttes de classes en France (1848-1850) de K. Marx apporte un élément de réponse :

    Lorsque Bismarck se vit contraint d’instituer
    ce droit de vote comme le seul moyen d’intéresser les masses populaires à ses
    projets, nos ouvriers prirent aussitôt cela au sérieux et envoyèrent August Bebel au
    premier Reichstag constituant. Et à partir de ce jour-là, ils ont utilisé le droit de vote
    de telle sorte qu’ils en ont été récompensés de mille manières et que cela a servi
    d’exemple aux ouvriers de tous les pays. Ils ont transformé le droit de vote, selon les
    termes du programme marxiste français de moyen de duperie qu’il a été jusqu’ici en
    instrument d’émancipation
    .

    ... si « La Maison Blanche a exprimé, par la voix de son porte-parole, sa préoccupation à la suite « des informations selon lesquelles les élections municipales du 8 avril ont été caractérisées par de nombreuses violations. » il est fort à penser que comme Bismark et pour des raisons qui lui sont propres ladite Maison Blanche, a besoin d’intéresser les masses populaires en Égypte à ses projets.

    ... avis aux chefs, encore libres, de la confrérie !

  • permalien Pierre :
    13 avril 2008 @20h09   « »

    Les responsables anonymes égyptiens, sont soumis urbi et orbi à la pression des affamés.

    À la frontière avec Gaza Les troupes égyptiennes en état d’alerte

    Selon ce responsable qui a requis l’anonymat, les hommes du Mouvement de la résistance islamique s’apprêteraient à démolir à coups de bulldozer le mur qui sépare l’Égypte de l’étroite bande côtière palestinienne et faire exploser le principal point de passage avec des mines.

    Cet état d’alerte survient au lendemain de la déclaration d’un responsable politique du Hamas, Khalil al-Haya, estimant que « la situation n’était plus supportable » à Gaza et menaçant d’ouvrir à nouveau des brèches dans le mur de séparation.

  • permalien Pierre :
    13 avril 2008 @20h50   « »

    L’odeur du pain et de la vie

    Tandis que l’odeur du pain baladi (de pays) s’échappant des fours flottait dans l’air, à l’extérieur de cette boulangerie gouvernementale, les esprits se sont échauffés.

    En arabe égyptien, le mot qui désigne le pain est aish - la vie - et en obtenir suffisamment est vraiment une question existentielle. "Ce mot est lourd de sens", dit Mohammed Sayyid Saïd, un intellectuel de gauche. "C’est l’élément de base de la vie".

    "Je suis arrivée ici avant six heures et voici ce que j’ai obtenu", ronchonne Oum Islam, le visage déformé par la colère.

    "Il y a six mois, les ministres égyptiens faisaient allusion à la recherche de moyens pour mettre fin ou réduire les subventions", dit un diplomate. "Ils se sont fourvoyés en eaux troubles. Cette discussion est désormais close".

    "La pauvreté en elle-même ne blesse pas", dit Abdel-Wahhab el-Massiri, du mouvement d’opposition Kefaya. "Ce qui fait mal, c’est l’inégalité dans un pays où 20 millions de personnes vivent dans des taudis et où vous avez quelques-uns des meilleurs parcours de golf du monde".

    Egypte : Un pays en lutte où le pain est la vie

  • permalien K. :
    13 avril 2008 @23h37   « »

    Pour Info. “Pendant que le monde a les yeux tournés”, le veuf de Benazir Bhutto, Asif Zardari (“monsieur 10%”), présenté comme pis qu’Iznogoud par China Hand, serait en train de déblayer le terrain pour assurer le triomphe d’un triumvirat comprenant sa propre personne, Mousharraf et les Etats-Unis, en créant des alliances avec les pires des gredins (selon China Hand) de la scène politique pakistanaise, alliances qui compenseraient le probable prochain retrait de Nawaz Sharif.

    China Hand affirme que ce faisant Asif Zardari est en train de paver le chemin du Pakistan vers “l’enfer”.

  • permalien saintyves :
    13 avril 2008 @23h59   « »

    @ K

    1- lui et ses pareils sont une des causes du sous-developpement qui conduit à la corruption et la crise de la faim.

    2- au Moyen-Orient la corruption est savamment orchestrée aux plus hauts échelons de l’état par l’intermédiaire de personnes qui ne sont que des sbires. Pour preuve, exceptionnelles sont les arrestations de corrompus.

    EN effet Tu as tout a fait raison, et ce qui est plus grave, c’est l’impunité dont bénéficient ces corrompus, à cause de l’influence des sphères de pouvoir sur l’appareil juridique.

    Y a-t-il un économiste dans la salle (forum), qui pourrait éclairer mes lanternes à propos de la relation entre le crash financier américain, et la crise economique mondiale, sur fond des emeutes de la faim, et aussi sur la réaction en chaîne qui a conduit à cette situation.

  • permalien Zulfikar :
    14 avril 2008 @02h43   « »
    @saintyves

    Salut sainthomme (Jazakoullahkhayran),

    Je te conseille ce lien Immobiler américain & Subprimes : Crime financier et Châtiment qui reprend 2 articles sur ce thème :

    - Quand la finance prend le monde en otage, le Monde Diplomatique de septembre 2007, par Frédéric Lordon (économiste)
    et
    - Immobilier américain, la crise risque de s’aggraver, Le Monde du 19/09/07, par Maguy Day et Isabelle Rey-Lefebvre

    En résumé,la crise des subprimes a pour origine l’effondrement des valeurs internet qui a duré jusqu’en mars 2003. On a parlé de krach lent. La tendance baissière du marché a commencé précisément à partir de mars 2000 et a pris fin en mars 2003, date coïncidant avec le début de la dernière guerre d’Irak.

    Alan Greenspan, l’ancien président de la Fed, a, dès janvier 2001 baissé les taux directeurs de la banque centrale américaine de façon régulière, passant de 6.5%, en janvier 2001, à 1% en juin 2003 - taux historiquement bas.

    En baissant les taux, il a stimulé le marché des crédits et a permis aux investisseurs institutionnels de compenser leur perte sur les marchés actions en investissant massivement sur l’immobilier, notamment en ayant recours à la titrisation (cf. Wikipédia). Le problème c’est que ces titres étaient mal évalués en termes de risques.

    Actuellement, l’envolée des matières agricoles est dûe, en grande partie au succès des biocarburants, car le développement des usages non-agricoles du blé se répercute sur les autres céréales, dans un contexte favorable aux carburants végétaux...et également la spéculation des fonds alternatifs (hedge funds).

    Les marchés actions internationaux ont connu une croissance moyenne de 5% en 2007,tandis que le blé s’appréciait de 70%

    En septembre 2007, la bourse de Londres a lancé de nouveaux, exchange traded funds (ETF) sur les matières agricoles ; en France nous appelons les ETF, trackers : ce sont des actions qui répliquent l’indice boursier (exemple tracker sur le Cac 40).Ce sont les produits vedettes de la gestion de portefeuille collective (dite passive) car ils évoluent en parfaite corrélation avec le marché (indice boursier). La création de ces produits n’est pas une bonne nouvelle. Les autres bourses continentales européennes vont très probablement suivre.

    En gros, un krach prépare le terrain au suivant : les investisseurs n’aiment jamais perdre et doivent compenser ailleurs. Sachant que le taux de rentabilité exigée est aux alentours de 15% annuel, il existe une inflation des profits très encouragée pour ces investisseurs institutionnels, mais pas pour le reste de la population qui, eux, doivent s’accomoder du gel de leur salaire pour cadrer avec l’objectif des 2% d’inflation de la BCE

    Bien amicalement.

  • permalien Pierre 1/2 :
    14 avril 2008 @08h38   « »

    @saintyves

    Y a-t-il un économiste dans la salle (forum), qui pourrait éclairer mes lanternes

    Bien que pas économiste, je me permets de vous soumettre mon point de vue sur le sujet :

    Votre question en apparence simple, appelle une réponse à laquelle toute la littérature du monde depuis l’invention de la Démocratie, (et la querelle des platoniciens et des aristotéliciens) n’a toujours pas su répondre.

    Est-ce que les lois protègent la société contre les individus ou est-ce le contraire. Pour les "libéraux", les lois sont perçu comme une entrave au développement de l’individu.

    L’économiste (libéral) Ricardo, a énoncé un principe, qui décrète que le protectionnisme est une entrave à l’enrichissement, et une autre dite de "l’avantage comparatif" (l’intérêt de la Grande Bretagne, à ce moment, consistait à spécialiser les productions des colonies sans se soucier de leurs réalités vitales dans l’unique but de faire baisser les coût de production).

    Le mode de fonctionnement des libéraux, consiste a produire des théories en fonction du profit qu’ils peuvent en tirer sur le moment et le rôle de l’économie pour les libéraux, c’est d’en vérifier l’éventuelle réalité.

    A chaque effondrement du système libéral (c’est à dire de la non vérification de la justesse des théories), les sociétés humaines se protègent par des lois contre les prédateurs,la dernière après l’effondrement de 1929 étant le keynésianisme. Les organismes de Bretton Woods ont étés créés pour protéger les états.

    Les libéraux (renommés néo) ont noyauté les organismes de Bretton Woods pour en faire un Cheval de Troie de la dérèglementation et imposer aux pays fragilisés par une dette illégale (conséquence de la colonisation), des agricultures industrielles au seul profit des pays riches, qui leur revend leurs excédents agricoles subventionnés.

  • permalien Pierre 2/2 :
    14 avril 2008 @09h15   « »

    Les capitaux à la recherche de plus-values se déplacent à la vitesse des dérèglementations, parce que c’est à ce moment que les caisses collectives s’ouvrent et que la spéculation (achats/ventes à seule fin de faire monter les prix) devient possible et comme d’habitude au moyen d’une rhétorique criminelle.

    Les pays qui suivant les principes de Ricardo se retrouvent obligés, par le FMI, la Banque Mondiale ou l’OMC d’abandonner leur agriculture vivrière, au profit de cultures intensives (colza, café, cacao, coton etc.) qui appauvrissent les sols, ils deviennent dépendants des marchés financiers quant à leur alimentation (phénomène amplifié par la dépendance de plus en plus forte de céréaliers transgéniques comme Monsanto).

    Parce que le maitre mot de tout ça, c’est la financialisation de l’activité humaine. Ainsi le risque que prend un banquier pour prêter de l’argent à un particulier (donc de ne pas être remboursé), est supprimé si le banquier a la possibilité de garantir son profit par la titrisation de ce risque. Dès que les subventions développées par les pays en dépendance alimentaire, sont supprimés par les gouvernement, les prix sont soumis aux caprices de marchés complètement détachés des réalités et protégés d’une part par des produits financiers dérivés (assurances) et d’autre part par les états eux-même (Banques centrales B.C.E. B.M.) soumis au chantage de la récession.

    Ainsi les bulles spéculative sautillent allègrement d’une activité humaine à l’autre, en toute impunité, en suivant le jeu de la patate chaude, sachant que de toute façon il n’ y aura pas de perdant, car les états paieront les dégâts en dernier ressort.

    J’abrège car le sujet est infini.

    Amicalement.

  • permalien Zino :
    14 avril 2008 @09h29   « »

    Je pense qu’avant de penser à instaurer une démocratie, il faut réunir des conditions de vies dignes des êtres humains, et que ces régimes arabes qui sont pour la plupart soutenus financiérement et mediatiquement par l’occident ne sont pas prêts de disparaitre tant qu’il y aura de l’or noir en jeu.

    Les préoccupations des millions de pauvres, ne suciteront que des enjeux politiques à court terme, et ne profiteront à aucun parti politique, tant que les injustices demeureront.

  • permalien Pierre :
    14 avril 2008 @10h32   « »

    Quand le libéralisme, qui au passage ne se mouche pas du pied, appelle "au secours" les démocraties :

    Ce n’est pas faire injure au libéralisme de souhaiter que les démocraties reprennent vite la main sur la comptabilité, sans laquelle la confiance des investisseurs ne peut exister de manière durable. Ce n’est pas seulement une question conjoncturelle liée à la crise du moment. C’est un problème structurel. De la comptabilité dépendent les faits et gestes des grands groupes, comme les humeurs des marchés financiers, c’est-à-dire des acteurs de la mondialisation. C’est donc une question bien trop cruciale pour être laissée aux mains d’une poignée de professionnels, fussent-ils dotés de la meilleure volonté du monde.

    peu importe que ce soit faire injure à la Démocratie, que de la cantonner au rôle de comptable (entendre : trésorier/payeur) d’une poignée de professionnels, fussent-ils dotés de la meilleure volonté du monde.

  • permalien Pierre :
    14 avril 2008 @13h19   « »

    @SaintYves

    Quelques avis éclairés des plus grands spécialistes de la science économique.

    Je ne résiste pas une citation de Charles P. Kindleberger, historien de l’économie : « Quand tout le monde agit follement, l’attitude rationnelle consiste à être soi-même fou. » - Histoire mondiale de la spéculation financière - éditions P.A.U., indispensable pour ceux qui veulent comprendre dans quel monde ils vivent.

  • permalien Pierre :
    14 avril 2008 @18h13   « »

    La spéculation financière accusée

    Le développement des biocarburants, considérés par de nombreux pays comme un moyen de réduire leur dépendance au pétrole, a radicalement changé la donne. Des milliers d’hectares de maïs, de blé, de soja et de sucre ont ainsi été détournés... à des fins plus rentables.

    Depuis 2007, les courtiers ont investi des milliards dans les céréales et les produits tropicaux. Ce nouveau dada participe de manière significative à la hausse des prix, qui provoque aujourd’hui de nombreuses émeutes de la faim dans les pays en développement : selon la Banque Mondiale, l’alimentation représente jusqu’à 70 % des salaires dans ces pays.

    Les « hedge fund » favorisent la famine Pour Jean Ziegler, rapporteur de l’ONU pour l’alimentation, il ne fait pas de doute que les « hedge funds » pèsent dans la flambée de famine qui sévit actuellement. Il dénonce notamment le rôle de la bourse des matières premières de Chicago, dont les règles spéculatives sont, selon lui, trop permissives. Jean Ziegler montre également du doigt le Fond Monétaire International qui ne soulage pas la dette des pays pauvres. Face à ces multiples causes, l’ONU a-t-elle les moyens de régler la crise alimentaire mondiale ?

  • permalien Zulfikar :
    14 avril 2008 @18h59   « »

    L’idée d’une guerre préemptive contre la Syrie semble tenter Ehoud Olmert.

    L’armée israêlienne étant incapable de casser la résistance du Hezbollah et du Hamas, le gouvernement israelien pencherait pour une attaque éclair du type de celle de 1967 dont l’objectif serait de casser la Syrie afin de briser la chaine de ravitaillement en armes du Hezbollah.

    Ces derniers jours, des manoeuvres militaires israeliennes de grande ampleur -les plus importantes depuis 1948 - ont été observées près des frontières israelo-syro-libanaises.

    La guerre d’Irak a focalisé l’attention du monde entier sur cette région et a fait " rétrograder " la question palestinienne au second plan. Le gouvernement israelien en a bien profité et a continué "sa guerre d’indépendance" selon les termes employés par Ariel Sharon.

    Casser les résistances du Hezbollah et du Hamas en frappant la Syrie s’inscrit dans le cadre de l’agenda américain consistant à créer un nouveau Proche-Orient.

  • permalien K. :
    14 avril 2008 @20h56   « »

    - Mahmoud Hamdi Zaqzouq, ministre des Affaires religieuses d’Egypte, dit aux Imams de son pays ce qu’ils doivent dire : “Ceux [les manifestants des émeutes de la faim] qui essayent de détruire notre pays sont des hors-la-loi et n’en font pas partie.”

    - Manifestants egyptiens blessés enchaînés à leurs lits d’hôpital. Une photo est disponible sur le site anglais de Almasry-Alyoum. Une autre photo ici.

    - Mais tout ça ne sera bientot qu’un mauvais souvenir, nous rassure, contrairement à Jean Ziegler, Guillaume Daudin. Au passage il nous apporte d’excellentes nouvelles d’Afghanistan :

    Concernant ce qu’il [Jean Ziegler] appelle "l’hécatombe annoncée", je reste très sceptique. Cette affirmation me paraît très bizarre. D’ailleurs, les famines sont dues à des problèmes de redistribution plus qu’à des pénuries de denrées. Je ne pense pas qu’il y aura une très longue période d’émeutes ou de conflits. Nous sommes vraiment dans une crise conjoncturelle, pas dans une crise de long terme. Dans deux ou trois ans, tout le monde se sera adapté à la demande et les capacités de production seront remises à niveau. Pour l’anecdote, la culture de blé a supplanté récemment celle du pavot en Afghanistan, qui n’est pas, à proprement parlé, un pays qui fonctionne sur des mécanismes de marché.

  • permalien K. :
    14 avril 2008 @21h36   « »

    @ Zulfikar.

    Un excellent article de Khaleej Times traduit par Contre-Info, sur le sujet que tu as abordé.

  • permalien Pierre :
    14 avril 2008 @22h04   « »

    Grèves illégales...

    L’Egypte met en garde contre un appel à la grève générale

    Ils n’ont qu’à manger de l’éthanol ! Par Sharon Smith

    En Egypte, où les manifestations et les grèves sont illégales, des milliers d’ouvriers du textile et de sympathisants se sont soulevés les 6 et 7 avril à Mehalla el-Kobra contre les prix alimentaires élevés et les bas salaires. Au cours de la nuit, la police a occupé l’usine d’Etat Misr Spinning & Weaving, afin d’empêcher les ouvriers de faire la grève comme ils avaient projeté. Mais les manifestants ont riposté en incendiant des bâtiments et en lançant des briques sur la police qui les aspergeait de gaz lacrymogène. La répression de la police n’a pas réussi à effrayer ces manifestants, elle a plutôt nourri leur colère.

    jeûne autorisé...

    Environ 40% des Egyptiens survivent avec moins de 2 dollars par jour, tandis que le prix du pain non-subventionné a été multiplié par dix ces derniers mois et que le prix du riz a doublé en une seule semaine. Le salaire minimum national est resté inchangé depuis 1984, à 115 livres égyptiennes par mois [14 €]. Les ouvriers de Mehalla demandent un salaire minimum national de 1.200 livres par mois [145 €] - ce qui laisserait encore une famille de quatre en dessous du seuil de pauvreté de 2 dollars par jour.
  • permalien Lou :
    14 avril 2008 @22h35   « »
    L’OTAN, après le dernier sommet de Bucarest

    L’enregistrement est mauvais mais le fond de l’émission est fort intéressant.

    L’OTAN, après le dernier sommet de Bucarest en compagnie du géographe diplomate Michel Foucher et de Dominique David, rédacteur en chef de la revue Politique étrangère, la revue de l’IFRI, l’Institut français des relations internationales.

    RFI

  • permalien Zulfikar :
    15 avril 2008 @00h57   « »

    @K,

    Merci beaucoup pour le lien, cela m’évite de traduire les miens.Tâche longue et fastidieuse.

    Une guerre silencieuse contre l’Iran a commencé. Si la probabilité que cela ne soit pas imminent, il est fort à parier qu’un enlisement soit à craindre avec la prochaine administration américaine... Surtout si McCain est élu.

    McCain a prévu une guerre de cent ans ; les pauvres Irakiens n’ont plus qu’à espérer une nouvelle Jeanne d’Arc, ou plutôt Jeanne d’Irak.

    Mais la Chine, le Japon et l’Arabie saoudite accepteront-ils de financer une troisième guerre bushienne ? Et la Russie acceptera-t-elle la mainmise américaine sur l’Iran ? L’opinion publique américaine suivra-t-elle ?

    Bien amicalement.

  • permalien Pierre :
    15 avril 2008 @06h53   « »

    Selon Corinne Lepage, l’OMC, accuserait les consommateurs et le climat de ne pas respecter les théories économiques.

    Les causes de cette situation sont multiples : demande accrue soulignée par Pascal Lamy, directeur général de l’OMC liée à l’émergence de classes moyennes en Chine et en Inde,. « qui consomment de plus en plus de poulet et de porc, eux-mêmes transformateurs de céréales ». mais surtout, offre alimentaire en berne due au changement climatique (inondations au Bangladesh, intempéries en Chine, sècheresse accrue ...) et à l’essor des agrofuels qui n’ont rien de biocarburants.

    du coup, Les amis de Monsieur Lamy (une poignée de professionnels, fussent-ils dotés de la meilleure volonté du monde), sont désemparés :

    En octobre dernier, nous avions préconisé d’acheter des certificats pour jouer la poursuite de la hausse des cours du blé. Le prix de la céréale s’envolait alors de 32% en raison des dégâts causés par la sécheresse australienne. Les craintes d’un déséquilibre entre l’offre et la demande soutenaient alors les cours du blé.
    Notre stratégie, gagnante dans un premier temps, s’essouffle désormais, les certificats 1171N d’ABN Amro perdant 5%. Nous préférons solder la position.
  • permalien Pierre :
    15 avril 2008 @07h39   « »

    Hactivist News Service : Bruxelles, le 20 décembre 2002 (La Libre Belgique, mardi 10 décembre 2002, par Marie-France Cros )

    En effet, malgré le fait que, dans une économie de marché comme la nôtre, où tout s’achète et tout se vend, les pauvres en général et ceux du Sud en particulier ne disposent pas d’assez de moyens financiers pour se nourrir suffisamment, cela n’empêche cependant pas les tenants de l’économie néolibérale de refuser, au nom des prétendues lois du sacro-saint marché, tant les redistributions gratuites et systématiques de produits alimentaires excédentaires du Nord aux populations pauvres du Sud que les ventes de ces mêmes denrées à des prix que les pauvres pourraient payer. De plus, les théories capitalistes qui favorisent la création artificielle de la rareté et la fixation du prétendu "juste prix" justifient aussi bien la destruction honteuse des excédents alimentaires occidentaux que leur écoulement via une aide humanitaire urgente et limitée ; elles légitiment de surcroît les illogiques compensations financières qui incitent de nombreux agriculteurs du Nord à limiter voire à arrêter leur production.

    Les Programmes d’ajustement structurel, enfin, imposés dans le cadre de la mondialisation néolibérale aux pays du Tiers Monde par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, avec l’assentiment intéressé d’une partie des dirigeants locaux, et qui consistent notamment à développer les monocultures d’exportation dont l’Occident a besoin au détriment des cultures vivrières locales, contribuent en outre à rompre le fragile état d’indépendance alimentaire que la plupart des pays pauvres avaient connu jusque-là. Cette désorganisation inavouée des économies des pays du Sud est surtout profitable aux pays riches dont les industries et les populations bénéficient rapidement de l’offre de matières premières agricoles à des prix fixés avantageusement par la Bourse des matières premières agricoles de Chicago, alors que ce prétendu remaniement organisationnel nuit beaucoup aux économies des pays du Sud dont les marchés se trouvent en retour inondés non seulement par des produits industrialisés à partir de leurs propres matières premières, mais aussi par d’autres produits agricoles venant du Nord et financièrement très concurrentiels parce que largement subsidiés par leurs pouvoirs publics.

    HNS-info : Pas de famine sans faim !


    ... on ne pourra pas savoir
  • permalien Pierre :
    15 avril 2008 @10h22   « »

    Selon Attali la spéculation serait une conséquence du développement de la pauvreté :

    « La spéculation et l’écart entre l’offre et la demande, explicable par une pauvreté "considérable" au niveau mondial, se retrouvent dans les deux cas », affirme ainsi le président de la commission pour la libération de la croissance française.

    ... selon lui la “croissance” sera venu à bout de ce qui pour lui ara été "la crise de 2008" :
    "La grande différence avec la crise de 1929, c’est le potentiel de croissance de l’économie mondiale et son ouverture", explique Attali

    ... vu la "liberté" de ses propos tout laisse à croire qu’il fait allusion à la croissance du crétinisme ambiant.

    ... libérer la croissance et interdire la pauvreté... merci Jacquot !

  • permalien K. :
    15 avril 2008 @10h50   « »

    La situation du M-O expliquée aux “leaders du Golfe” par Tzipi Livni : “La menace c’est l’Iran, non pas Israel.”

    Non Madame, la menace pour Israel est encore plus l’Israel de Tzipi Livni que l’Iran.

  • permalien saintyves :
    15 avril 2008 @11h45   « »

    Bonjour

    Merci Zulfikar et Pierre pour tous les liens et precisions.

    Une auteur egyptienne Bissant Rachad, qui se reclame d’Al Azhar, vient de publier un pamphlet sur la necessité de revision de la Sunna en Islam, son livre souleve une grande polémique, et une offensive mediatique de la part de quelques "Muftis" officiels, affaire à suivre.

    ci-dessous son interview transcrite, avec la chaine Al Arabia (pour les arabophones)

    Eclairage : Bissant Rachad (إضاءات : بسنت رشاد( كاتبة مصرية)

  • permalien Zulfikar :
    15 avril 2008 @13h38   « »

    @saintyves (jazzkoullahkhayran)

    J’ai lu rapidement l’interview de Bassant Rashad. Son livre, qui a été présenté à la foire internationale du livre du Caire en janvier dernier, a pour sujet la vie intime et sexuelle du prophète de l’Islam.

    2 remarques :
    - 1.le timing de la parution, janvier 2008, soit à quelques semaines des élections municipales...dont les Frères musulmans ont été 99% exclus.Cette formule - la provocation- est une pratique bien connue pour attiser les passions et attirer l’attention des médias occidentaux. Le gouverenement algérien l’a déjà fait.

    - 2. L’incompétence de l’auteur. Elle ne justifie pas ces sources et de plus elle remet en cause les hadith rapprotés par Boukhari - ce qui n’est pas en soi condamnable - , mais encore faut-il qu’elle en est les compétences.Or, Bassant Rashad n’a pas de formation religieuse adéquate pour un tel travail.

    Ce qui m’a frappé, en cherchant sur le Net, c’est l’absence de liens qui traite du contenu du livre et des sources de l’auteur - qui semblent nuls.

    Comme d’habitude, c’est l’aspect "sensationnel" et polémique qui a retenu l’attention.

    "Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose", disait Bacon.

    Bien amicalement

  • permalien aromar :
    15 avril 2008 @13h49   « »

    Je tiens à préciser les points suivants :

    —> ISLAM
    - Les musulmans sont les plus pauvres de la planète. Il pleut moins dans les terres musulmanes. il y a de la colonisation partout et au cours de l’histoire. Il y a des richesses comme le petrol ce qui assoiffe les impérialistes ouevrant pour les intérêts des capitalistes.
    - Les guerres sous pretexte de lutte contre le terrorisme islamiste n’est qu’une façade pour approprier les richesses des pays musulmans, employant pour cette fin les médias diabolisant l’islam et les musulmans, crédibilisant et justifiant ainsi tout traitement abusif contre eux ; à titre d’exemple le centre de détention défiant tous drois et toutes lois humaines "Gointanamou".
    - L’Islam était, contrairement à ce que croit la plupart, le précurseur du développement des sciences. revenez SVP à l’histoire et remarquez le début de l’islam les sciences se sont développées grâce à des savants musulmans (pas seulement arabes).
    - Il existe de nombreux textes sacrés de l’islam incitant à la recherche scientifique.
    - Il existe de même pour l’exercice de la démocratie. le mot "choura" qui signifie échange de points de vue, concertation, consensus ... pour la prise des décisions à intérêt collectif.
    - Le seul et unique Dieu de l’univers n’a besoin ni d’une femme ni d’un fils ni de la nourriture ni monde entier. nous (humains) sommes comme des petites poussières dans un vaste univers

    —> EGYPT
    - L’Egypt est un desert sauf le contour du "Nil" avec une population d’environ 80 millions d’habitants. Donc l’importation en denré alimenataire est couteuse pour le pays.
    - La corruption c’est grave en Egypt.

    CONCLUSION :
    - L’Egypt a besoin de l’islam pas le contraire.
    - les puissances mondiales et leurs alliés au pouvoir en Egypt s’entraident pour que les islamistes n’accèdent pas au pouvoir.

  • permalien Pierre :
    15 avril 2008 @14h06   « »

    L’islam branché de la bourgeoisie égyptienne par Patrick Haenni et Husam Tammam.

    Trente ans après les débuts de la vague de l’islam politique, qui semblait devoir emporter l’egypte et le monde arabe, on assiste à une nouvelle forme d’usage de la religion, plus compatible avec les valeurs de la mondialisation libérale. Le foulard se porte selon les standards de la mode internationale, tandis que des télévangélistes vantent le succès individuel et le « souci de soi ». Mais ce libéralisme islamisé ignore les problèmes de société qui déchirent le pays.
  • permalien aromar :
    15 avril 2008 @14h19   « »

    @ pierre
    l’Egypt est tenue par la force d’un pouvoir militarisé tenant sa crédibilité d’un soit disant parti poloitique qui est le seul autorisé à être effectivement actif. Les islamistes sont maintenant les seuls qui ont pu faire face à ce régime d’exception depuis des dizaines d’années conduisant le pays vers la faille.

  • permalien Pierre :
    15 avril 2008 @14h30   « »

    @aromar,

    L’article est de 2003, il décrit, entre Islam politique et Islam traditionnel, une troisième voie qui est un Islam néo-libéral, qui se fiche éperdument (d’apès l’article) des besoins du peuple.

    Nous sommes en 2008 et des gens se font tuer dans des manifestation contre une famine qui est la conséquence directe des mesures libérales revendiquées par le gouvernement égyptien.

    Je ne juge pas, je constate.

  • permalien aromar :
    15 avril 2008 @15h10   « »

    @ pierre : merci pour les éclairages.
    Juste à signaler :
    La doctrine musulmane encourage les iniciatives privées, l’économie libérale et demande aux croyants de ne pas être jaloux des richesses des autres. Mais au contre parti, elle oblige les riches à donner une aumône (au voisinage de 10%)de leur épargne accumulé annuellement aux pauvres et nécessiteux. on ne peut rien reprocher à un musulman bon vivant répondant à ses obligations (zakate abligée et charité facultative).

  • permalien yasmina :
    15 avril 2008 @15h22   « »

    bonjour Zulficar et Styves : la meilleures biographie du Prophète que j’ai lu à ce jour est celle d’un specialiste en islam/ sociologue antropologue/ Universitaire Hichem Djait( issue d’une famille d’érudit et grand Sheikh ) l’avantage de cette biographie est qu’elle est ecrite par un musulman croyant qui connait le Coran par coeur depuis l’enfance et a grandi dans une famille parlant une langue chatiéé et pleine d’érudition. La traduction française a été faite par l’auteur lui m^me car il est parfaitement bilingue français/arabe. Ca s’appele MUHAMMAD est c’est 3 livres.
    L’auteur fait une approche antropologique. On y appends une foule de choses sur la société en Arabie à cette epoques. les tabous, les interdits, les valeurs tribales, le statut des femmes, les Puissances politiques en presences... Etc c’est costaud et laborieux à lire car il faut se concentrer.
    Par exemple l’auteur nous exlique pourquoi un verset du Coran autorise le prohète à épouser Zeineb ?!!! On y apprends que Zeineb était la cousine maternelle du prohète et que le marriage entre cousin était un tabou tout comme le fait de se marier avec un conjoint de son propre clan . Les arabes étaientt exogames tout comme les nomades d’asie les Turc et mongols qui ont su crer un vaste empire en se déplaçant toujours vers l’ouest à la recherche d’épouses et de buttin .

    Par ce verset, le coran autorise le marriage entre cousins. Ensuite l’auteur démolit la version des orientaliste qui ont inventée une version où on montre le Prophète qui découvre par hazards une belle femme et qui l’a desire ! Alors que c’est sa cousine, qu’il l’a toujours connue belle et qu’il a lui même marié à Zeid. En fin l’auteur nous explique comment par ce marriage, l’adoption est interdite. Les liens de sang sont au dessus des liens magiques( allaitement, adoption) pour l’heritage par exemple.

  • permalien yasmina :
    15 avril 2008 @15h45   « »

    @aromar : le taux d’imposition de la Zakat est 2,5 % par an sur la valeur du patrimoine..... qui sera épuisé au bout de 40 ans si vous ne travaillez pas. L’Islam interdit de vivre en parasite.

    Je vous conseille de lire( ou relire ça dépend, personnellement je l’ai étudié en classe terminale) le contrat social de Rousseau. Etrangement c’est en meditant LA CHARTE DE MEDINE du Prophète instituant ainsi la première "démocratie théocratique" je me suis dis c’est celle que préconise Rousseau dans le Contrat social : Il ne peut y avoir de démocratie, dit Rousseau, que dans un peuple de dieux. Rousseau montre les deux obstacles à toute démocratie veritable : l’inégalité des fortunes et l’athéisme ,qui ,en enlevant tout fondement à des valeurs absolues, transforme une société en une jungle d’individus et d’interets rivaux.

    Deux siècles d’experiences historiques ont confirmé les craintes et les avertissements de Rousseau.

  • permalien Zulfikar :
    15 avril 2008 @16h11   « »

    @Yasmina,

    Chère Yasmina,

    C’est noté. Les ouvrages sur le Prophète Muhammad sont édités chez Fayard. C’est une trilogie ; seuls les deux premiers tomes sont disponibles.

    Bises (conformément à la sunnat-allhou wa rassouleh )

  • permalien aromar :
    15 avril 2008 @16h11   « »

    @ Yasmina : Merci pour la correction.

    L’Egypte a besoin de transparence économique, de liberté individuelle et de crédibilité politique pour subsister. La solidarité et œuvres sociales sont d’une importance cruciale pour insaurer une paix sociale durable. Il reste à combattre la corruption dans tous les domaines. C’est le fléau de tout le moyen orient et le Maghreb.

  • permalien yasmina :
    15 avril 2008 @17h37   « »

    merci mes amis internautes de ce blog :) Zulfi, j’en suis encore au tome 2 du livre ( l’episode Zeineb se trouve au tome 2).

    @aromar : oui je suis d’accord avec vous. Toutefois je ne suis pas pour une lecture passeseiste de la Sunna. Nous ne sommes plus des sujets du Calife Abbaside au Xeme siècle. Les integistes n’appelent Islam que des institutions et des legislations répondant au besoins d’il y a mille ans. Il nous faut et d’urgence une nouvelle théologie de la libération . nos ulémas d’eL azhar et d’ailleurs doivent nous apporter à partir de principe absolus, des réponses historiques à des qustions historiques. Notre lecture doit nous permettre de remonter de l’exemple donné par Dieu, au principe eternel qui l’a inspiré, pour appliquer à des situations toujours nouvelles dans un monde, nous dit le Coran" où Dieu ne cesse de créer"( verset dans Sourate Al RAHMAN).

    Bref, pour faire simple, le problème des pays arabes et/ou musulmans et aussi une des sequelles du colonialisme du siècle dernier( par réaction, pour preserver nos identités culturelles nous nous sommes repliés sur nos ecoles théologiques tradionnelle et sur l’etude de la Sunna) c’est qu’il n y as pour le moment une ouverture d’une voie neuve mais une double imitation : imitation de l’occident , ou imitation du passé

    bisous à tous
    yasmina

  • permalien Sébastien :
    15 avril 2008 @17h47   « »

    Bonjour,

    Yasmina :

    - "Rousseau montre les deux obstacles à toute démocratie veritable : l’inégalité des fortunes et l’athéisme ,qui ,en enlevant tout fondement à des valeurs absolues, transforme une société en une jungle d’individus et d’interets rivaux."

    Donc Rousseau récuse la morale athée ou laïque.

    Pourtant les français ont montré qu’il pouvait y avoir une morale non religieuse, qui était laïque ou athé.
    Voltaire et Diderot en ont été les précusseurs.

    Il faut cultiver son jardin et laisser la religion dans ledomaine privé.

    Maintenant c’est vrai qu’au Proche Orient la religion est enbridadé par les politiques et les nationalistes, que se soit par les arabes ou par les israéliens.

    A ce jeux ces derniers seront toujours gagnant.

    - "Je te donnerai ce pays entre le Nil et l’Euphrate."

    - "Si je t’oublie Jérusalem, que ma main droite m’oublie, que ma langue se colle à mon palais, si je ne met pas Jérusalem au centre de ma vie."

    - "Jamais il ne someil, le gardien d’Israël."

    Je m’arrête la. Sur le terrain religieu, les arabes sont perdant.

  • permalien K. :
    15 avril 2008 @18h25   « »

    @ Aromar

    Je vous conseille vivement la lecture de l’article suivant sur “la solidarité et œuvres sociales” : “Le secteur associatif dans le monde arabe”, dont vous trouverez le lien dans ce post.

    @ Sébastien :

    Les Arabes ne se placent pas sur le terrain religieux, c’est vous qui voulez coute que coute les y placer pour mieux faire entendre votre rhétorique cacophonique.

    Tout ce que veut l’immense majorité des Arabes c’est vivre dans la paix et correctement si possible. Et ils sont très conscients que le principal obstacle pour y arriver sont vos amis siocons.

  • permalien K. :
    15 avril 2008 @22h24   « »

    L’université d’Harvard tient un blog sur le M-O appelé MESH (Middle East Strategy at Harvard). C’est un blog “patriote”.

    Certains de ses membres ont récemment discuté de la situation actuelle en Egypte, bien sur dans la seule optique des intérets américains. Traduction (extraits).

    Steven A. Cook (Moubarak tient bon) :

    « Les menaces de violence et les violences réelles, bien qu’elles soient clairement les moyens de contrôle politique les moins efficaces, ont tendance à donner des résultats, et le leadership dispose de peu d’options supplémentaires.

    « ..le plus important est le fait que pas un seul élément des fondements centraux du régime n’a été ébranlé. Pour les grandes entreprises, l’élite politique, les intellectuels affiliés au régime, et les officiers de la police et l’armée, les coûts d’une défection par rapport au régime sont trop importants. Tant que Moubarak reste le maître de ce groupe politiquement et économiquement influent, il est fort probable qu’il tiendra bon. » [d’autre extraits de l’intervention de Cook apparaitront sous la plume du dernier intervenant]

    David Schenker :

    « ..je partage l’évaluation pessimiste des derniers développements en Égypte de Steven Cook. Je pense [quand même] que la situation est un peu plus grave que celle qu’il décrit.

    « Non seulement il y a une grave crise alimentaire, un accroissement exponentiel des coûts des matériaux de construction, des travailleurs agités, et une répression permanente de l’opposition au régime, mais aussi l’État est sur le point d’entamer sa première transition politique depuis des générations. Ces développements surviennent au même moment où les islamistes d’Egypte font de grands progrès sociaux et politiques.

    « Ce n’est pas seulement le fait que les Frères musulmans ont remporté un nombre sans précédent de sièges parlementaires en 2005 et seraient probablement arrivés à de bons résultats aux élections municipales d’avril si le gouvernement n’était pas intervenu. Le nombre impressionnant de femmes voilées- et en tchador- au Caire laisse à penser que la Confrérie est en train de gagner la bataille des idées sur le terrain. Du moins c’est comme cela que l’adjoint du guide suprême, Mohammed Habib, le voit. Comme me l’a dit Habib il y a quelques semaines, l’incidence croissante du voile, en Egypte, est la preuve que “le Dawa fonctionne." À suivre

  • permalien K. :
    15 avril 2008 @22h33   « »

    Traduction d’un article du MESH (extraits 2/3).

    « Pire encore, la tendance anti-américaine extrême au sein de la presse contrôlée par le gouvernement égyptien, le regrettable incident dans le canal de Suez le mois dernier au cours duquel un vendeur de souvenirs égyptien innocent a été tué par un contractuel américain, la situation à Gaza, et la vision négative qu’ont les locaux sur leur gouvernement, tous ces éléments, exacerbent une situation déjà potentiellement explosive.

    « Dans les années 1960, Gamal Abdel Nasser avait ordonné à l’armée de prendre le contrôle du secteur peu performant des transports, et les forces armées avaient servi pendant une brève période de conducteurs d’autobus du pays.

    « Mais les tendances en Égypte et dans la région, ne sont plus ce qu’elles étaient et avec la transition politique à l’horizon, il n’y a pas de solution en vue aux éternelle maladies de l’Égypte. Oui, l’Egypte a été une réussite remarquable sur le plan économique ces dernières années, générant une croissance du PIB de 7 pour cent au cours des six dernières années. Mais cela n’a pas fait tache d’huile.

    « De même, malgré ses dénégations, le NPD, le parti au pouvoir en Egypte, ne semble pas être sérieux sur des réformes internes, et encore moins sur une forme quelconque de partage du pouvoir. Et avec des partis affiliés comme Ahmed Ezz, qui contrôle le monopole de l’acier en Égypte, le NPD n’est pas de nature à se débarrasser de sitôt de son image de corrompu. Pendant ce temps, à l’exception notable de la Confrérie, il n’existe pas aujourd’hui d’opposition politique en Egypte. Les partis politiques sont cooptés, ou leurs dirigeants sont emprisonnés.

    « Tout compte fait, Steven a raison. L’Egypte n’est pas en danger imminent d’instabilité ou d’effondrement. Mais la tendance n’est pas bonne. Les seuls Égyptiens qui soient aujourd’hui heureux et confiants de la direction du pays sont les Frères musulmans. Et c’est parce qu’ils comptent sur le long terme. Plus les choses iront mal en Égypte, et plus l’espoir des Frères musulmans de rencontrer un plus soutien plus fort grandit. » À suivre

  • permalien K. :
    15 avril 2008 @22h38   « »

    Traduction d’un article du MESH (extraits 3/3).

    Tamara Cofman Wittes :

    « J’ai vraiment apprécié les analyses sur la situation au Caire de Steven Cook et David Schenker, mais je pense qu’ils se posent tous deux de fausses questions. Le fait de savoir si Moubarak peut « sortir » de cette crise ou non n’est pas une véritable question : la capacité coercitive de l’Etat est importante et les forces de sécurité n’en sont même pas encore au stade d’échauffement. La question que les Américains doivent se poser est ce qu’il nous en coûte –et en coûte à Moubarak- quand son régime est contraint de se rabattre sur la répression et la réinsertion de l’appareil militaire dans les préoccupations quotidiennes (les boulangeries !) des citoyens égyptiens.

    « Moubarak utilise à nouveau la répression à un moment où la coopération stratégique US-égyptienne dans le processus de paix, dans la lutte contre le terrorisme, face à l’Iran, est plus importante que jamais. Et cela joue directement en faveur de la Confrérie -et de leurs camarades-en-résistance encore plus extrêmes. La narration de la Confrérie - que le gouvernement égyptien ne se soucie pas du peuple mais qu’elle se prostitue auprès d’Israël et des États-Unis, a de plus en plus de résonance chez les Egyptiens, d’autant plus que le régime a coupé l’herbe sous les pieds de toutes les autres tendances politiques. Cette narration met l’Amérique en plein centre du problème - en Égypte et dans la région dans son ensemble.

    « Steven explique que, avec Moubarak se maintenant aux rênes du pouvoir, l’Amérique ne doit pas s’inquiéter : Le traité de paix entre Israël et l’Égypte n’est pas menacé, les navires de guerre américains vont continuer à pouvoir transiter par le canal de Suez, presque sans autorisation préalable, et des milliers de gallons de kérosène égyptien maintiendront en état de marche la logistique de la guerre en Afghanistan et en Iraq. En fait, nous devrions nous inquiéter parce que plus Moubarak se maintiendra grâce à l’usage de la force, plus il sera difficile pour lui (et pour nous) de soutenir ce type de coopération stratégique. Si les choses se passent assez mal en Égypte, nous risquons de perdre, même si Moubarak gagne. »

  • permalien Zulfikar :
    15 avril 2008 @23h40   « »

    Selon le quotidien qatari al-Watan,les services de renseignements syriens s’attendent à une guerre pour fin mai-début juin.

    Une des explications possibles derrière les récentes manoeuvres militaires israeliennes près du Golan serait un signe précurseur d’une prochaine confrontation entre Israel et son voisin syrien.
    Historiquement, cette période de l’année,fin mai-début juin, a été privilégiée lorsque l’Etat d’Israel entreprenait une guerre préventive contre ses voisins arabes : la guerre des six jours (juin 67)et l’invasion du Liban en juin 1982.

    Chacune de ces guerres a été précédée par des préparatifs de grande envergure, du même genre que ceux observés ces dernières semaines près du Golan.

    Après l’opération "hiver-chaud" à Gaza, on risque un été brûlant du côté du Levant.

    Et pendant ce temps, l’ambiance est morose en Israël pour les préparatifs du 60ème anniversaire de la fondation de l’Etat juif.

    Selon le site d’informations Newsmax.com, un membre éminent de la communauté juive américaine a déclaré à ce site qu’une frappe américaine contre l’Iran << n’est pas seulement à la table, mais possible>>. Cette même source affirme qu’Israël s’attend à de "lourdes représailles" de la part de l’Iran.

    Selon Newsmax.com, les Syriens s’attendent à une agression israelienne entre le 1er mai et la fin juin.

  • permalien K. :
    16 avril 2008 @00h06   « »

    Le FMI pouvait-il empêcher la crise ?” par Hector R. Torres.

    En substance, “la structure de gouvernance du FMI” fait que cette institution n’empêche les crises que quand elle ne menacent pas les intérêts des riches.

  • permalien Zulfikar :
    16 avril 2008 @00h07   « »

    A lire l’excellent articled’Uri Avnery sur Israel et son agenda secret, où il montre qu’en fait le projet sioniste ne s’est pas fixé de frontières et donc se condamne à des guerres perpétuelles.

    C’est pour cette raison que David Ben Gourion avait refusé de mentionner la moindre référence à une quelconque frontière lors de la déclaration d’indépendance du nouvel Etat d’Israël en mai 1948 et n’était pas satisfait du plan de partage de l’ONU du 29 novembre 1947.

    "Ce n’est pas à vous de finir le travail, et vous n’êtes pas libre de l’arrêter." La Mishnah,chapitre des Pères.

  • permalien K. :
    16 avril 2008 @00h11   « »

    Le FMI pouvait-il empêcher la crise ?” par Hector R. Torres. Erratum :

    En substance, “la structure de gouvernance du FMI” fait que cette institution n’empêche les crises que quand le fait de les empêcher ne menace pas les intérêts des riches.

  • permalien La voix du peuple :
    16 avril 2008 @08h46   « »

    Malheuresement, la seul issue que je vois pour l’egypte, et qu’il faut qu’il y’ait une transition politique qui verrait passer les freres musulmans au pouvoir. On combat le mal que par le mal. Il faut prouver aux peuples, que ce parti, qui ne veut ne veut au final que le pouvoir, n’est pas mieux que les autres. Il faut que l’egypte, mais aussi les autres pays musulmans connaissent des heures sombres pour que puissent exister un substitut de démocratie par la suite.
    La voix du peuple

  • permalien Pierre :
    16 avril 2008 @09h11   « »

    Le consensus de Whashington

    Le FMI fait partie du problème :

    Redécouvrant bien tardivement que la petite agriculture nourrit un tiers des 6 milliards d’habitants de la planète, le rapport constate que celle-ci a été « sous-utilisée », pire encore, « avec la domination de l’industrialisation dans le débat politique, le développement par l’agriculture n’a souvent même pas été considéré comme une option », et « les bailleurs de fond ont tourné le dos à l’agriculture », ce qui a conduit à des « coûts élevés pour la croissance, le bien être et l’environnement ».
  • permalien yasmina :
    16 avril 2008 @10h11   « »

    merci @k d’avoir répondu à Sébastien .
    je pose la question à K et amomar : ne croyez vous pa que l’Egypte aurait besoin d’un bon programme de plannig familial et de controle des naissances ? Quand meme 80 millions vivant le long du Nil sur une étroite bande c’est un peu explosif. Il faut trouver le bon equilibre pour preverver l’envirronnement( eaux, nourrutures ,pollution) et la polulation. D’un autre coté j suis conciente de l’enjeu géostratégique de la question( par rapport à la population d’Israel).

    Il ya quelques temps, j’ai vu un débat sur AL Jazira sur le sujet/ j’ai cru comprendre que les Freres s’opposent à un programme de plannig familial.

    d’autre part, un bon gouvernement doit être capable de nourir sa propre population donc faire une bonne politique agricole et encourager les cultures vivrières et savoir résister aux diktat de l’étranger. C’est clair pour tout le monde maintenant que pour déstabiliser un pays ,on lui coupe les vivres. On n’est pas un pays libre et souverain quand on importe sa nourriture de l’étranger.

  • permalien Pierre :
    16 avril 2008 @10h12   « »

    Le mode de fonctionnement du FMI est de plus en plus critiqué. L’attribution des quotes-parts sur des critères uniquement financiers, et l’attribution des votes en fonction des quotes-parts en fait un établissement particulièrement anti-démocratique.

    René Naba : « Avant l’heure, Dominique Strauss-Kahn, le nouveau Directeur Général du Fonds Monétaire International, se prononce en faveur d’une attaque contre l’Iran et regrette que les Américains se soient trompés de cible préférant attaquer l’Irak au lieu de l’Iran. Ancien ministre des Finances et de l’Economie, Dominique Strauss Kahn, paraît plus proche des néo-conservateurs américains que les ténors de la droite française. C’est d’ailleurs là son point de convergence avec son nouveau parrain international le plus à droite des Présidents français Nicolas Sarkozy, l’artisan de la mutation post-gaulliste de la Droite française et de son ralliement aux thèses atlantistes ».

    Mais là n’est pas le pire ! Le FMI aime à se présenter comme une organisation caritative qui aurait des membres donateurs et qui viendrait au secours, à fonds perdus, de pays pauvres.

    Par ses concours financiers, le FMI donne aux États membres le répit dont ils ont besoin pour remédier à leurs problèmes de balance des paiements.

    ainsi les intérêts des prêts consentis par le FMI, n’apparait pas à la rubrique "D’où proviennent les ressources du FMI". On peut imaginer qu’ils se cachent pudiquement dans la sous-rubriques : "Total des ressources utilisables" qui est le deuxième poste l’alimentation du FMI, mais qui contrairement au premier poste ’quotes-parts" ne donne pas de droits de vote mais en enlève.

    Nous sommes là devant un organisme qui fonctionne sur un mode commercial où le "fournisseur serait roi" en terme de décision (ou de propagande de désengagement des états dans leur économie), mais où le client serait un assisté (condamné suivant le système de la nasse à être eternellement dépendant, donc débiteur), alors que chacun est en réalité “adhérent”. Il s’agit d’un détournement à des fins dogmatiques des fonctions d’un organisme supposé garantir la souveraineté des états.

  • permalien aromar :
    16 avril 2008 @12h25   « »

    @K. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir souligner le lien sur lequel je pourrais accéder à l’article "La solidarité et œuvres sociales" Merci

    @Sebastien :

    Versets de 4 à 8 Sourate Al Israe (Voyage Nocturne) Quran : "4. Nous avions décrété pour les Enfants d’Israël, (et annoncé) dans le Livre : "Par deux fois vous sèmerez la corruption sur terre et vous allez transgresser d’une façon excessive". 5. Lorsque vint l’accomplissement de la première de ces deux [prédictions,] Nous envoyâmes contre vous certains de Nos serviteurs doués d’une force terrible, qui pénétrèrent à l’intérieur des demeures. Et la prédiction fut accomplie. 6. Ensuite, Nous vous donnâmes la revanche sur eux ; et Nous vous renforçâmes en biens et en enfants. Et Nous vous fîmes [un peuple] plus nombreux : 7. "Si vous faites le bien, vous le faites à vous-mêmes ; et si vous faites le mal, vous le faites à vous [aussi]". Puis, quand vint la dernière [prédiction,] ce fut pour qu’ils affligent vos visages et entrent dans la Mosquée comme ils y étaient entrés la première fois, et pour qu’ils détruisent complètement ce dont ils se sont emparés. 8. Il se peut que votre Seigneur vous fasse miséricorde. Mais si vous récidivez, Nous récidiverons. Et Nous avons assigné l’Enfer comme camp de détention aux infidèles."

  • permalien Pierre :
    16 avril 2008 @12h34   « »
    Egypte, l’envers du décor ... et l’envers de l’envers du décor

    Bruxelles, le 14 mai 2003

    Ca y est, le gouvernement états-unien va déposer très prochainement un recours devant l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) contre l’Union Européenne à propos des aliments génétiquement modifiés. C’est ce qu’ont annoncé, hier, Mme Veneman, ministre de l’Agriculture et Mr Zoellick , ministre du Commerce des Etats-Unis.

    Le recours des Etats-Unis est soutenu par l’Argentine et le Canada, producteurs à grande échelle d’OGM, et par l’Egypte qui espère ainsi obtenir bientôt un accord de libre échange avec les Etats-Unis.

    Les OGM ne sauveront pas la planète de la faim, par ANNE BAUER

  • permalien Pierre :
    16 avril 2008 @12h41   « »
    Egypte, l’envers du décor ... et l’envers de l’envers du décor... et vice et versa

    L’OMC condamne l’Europe sur les OGM

    L’OMC a condamné l’Union européenne pour son régime d’importations d’OGM, à la suite d’une plainte des Etats-Unis, du Canada et de l’Argentine, selon des sources diplomatiques à Genève. L’OMC appelle Bruxelles à rendre sa réglementation "conforme" à ses obligations commerciales internationales.

  • permalien Zulfikar :
    16 avril 2008 @12h58   « »
    La présence d’entreprises israeliennes en Irak

    Un séminaire a été organsié, mercredi 9 avril 2008, à l ’Université politique et économique du Caire (Cairo Political and Economic University) sur le thème de Cinq années d’occupation américaine de l’Iraq : réalités et perspectives (Five years on the American occupation of Iraq : Reality and Perspectives).

    L’exposé le plus intéressant fut celui du Dr Tarek Fahmy, du Middle East Studies Center, dont le titre ést révélateur : La mainmise de l’économie irakienne par Israel (Israel’s economic domination of Iraq).

    Dr Fahmy souligne que la présence intensive d’Israel en Irak "n’est pas rapportée par les médias arabes. Les compagnies israeliennes investissent dans la reconstruction du "nouvel Irak", et leur nombre serait aux alentours de 210 entreprises selon des sources américaines."

  • permalien aromar :
    16 avril 2008 @13h05   « »

    @ Yasmina : Concernant la nécessité d’un planning familial en Egypte, je crois que c’est évident que le gouvernement egyptien soit sensibiliser à cette question. La volonté politique, les plans d’action et les efforts de concrétisation existent déjà. La réussite de ces efforts exige une conviction de la population pour pouvoir s’engager à volonté. Il est important à signaler les éléments suivants :
    - Le fil conducteur entre le gouvernement et les gouvernés en Egypt s’affaiblie au fil du temps. le peuple n’a plus confiance et n’écoute plus les élites politiques surtout en remarquant que le président prépare sa famille à gouverner après sa mort. l’entourage même du président est courrempu.
    - L’Egypte peut ouvrir des pistes de coopération avec le voisin Soudan qui détient de vastes terres agricoles et d’importantes ressources en eau. En investissant dans l’agriculture au Soudan, l’Egypte peut tirer de grands bénéfices.
    - L’Egypte enregistre un taux de croissance de 7.1% en 2007 et 7.3% en 2008 avec un PIB moyen par habitant pouvant atteindre 2000 USD par an. Avec ses taux l’Egypte ne se place pas parmi les pays les plus pauvre. Le problème réside en la répartition des richesses. La hausse des prix est un phénomène qui est souvent associer à une bonne croissance économique dont seulement les riches egyptiens qui en bénéficient.

  • permalien Pierre :
    16 avril 2008 @13h27   « »

    MONSANTO à BABYLONE, par Joëlle Pénochet

    Les « semences de la démocratie »

    L’agriculture millénaire irakienne détruite par les multinationales agro-alimentaires américaines

    Depuis son invasion en 2003, l’Iraq n’a pas été seulement spoliée de sa souveraineté politique, de son patrimoine archéologique, de ses ressources pétrolières, mais aussi de sa souveraineté alimentaire. En violation de la Constitution irakienne et des conventions de la Haye et de Genève, qui stipulent que l’occupant doit respecter la juridiction du pays occupé, l’administrateur provisoire Paul Bremer a édicté, avant l’installation d’un gouvernement fantoche par Washington, cent ordonnances scélérates qui ont force de loi. L’ordonnance 81 du 26 avril 2004 a livré le pays en pâture aux nécro-entreprises géantes qui contrôlent le commerce mondial des graines, comme Monsanto (le fabriquant de l’agent Orange). Elle conduit à la destruction irréversible de l’agriculture Iraquienne. L’Afghanistan avait subi le même sort en 2002.
  • permalien K. :
    16 avril 2008 @14h06   « »
  • permalien K. :
    16 avril 2008 @14h36   « »

    @ Aromar

    Les “taux de croissance”, outre qu’ils peuvent être directement proportionnels aux ravages sur l’environnement, ne sont en rien un indicateur de bien-être social, encore plus dans un pays comme l’Egypte ou, comme vous le dites, “l’entourage du président est corrompu”.

    Par ailleurs il me parait pour le moins difficile “d’exiger” d’une population qui n’a pas les moyens d’envoyer ses enfants à l’école et est trop occupée à chercher à assurer le montant du prix du pain, “une conviction pour pouvoir s’engager à volonté”.

    De même auriez-vous l’obligeance de donner des liens, qui ne soient pas des porte-parole du gouvernement egyptien ni du FMI ou similaire, concernant “la volonté politique, les plans d’action et les efforts de concrétisation du gouvernement égyptien.” ?

    Amicalement

  • permalien aromar :
    16 avril 2008 @16h24   « »

    @ K. : Merci pour le lien. Voici un lien interessant

    [http://www.septimanie-export.com/fr...]

    Concernant la référence, je dispose d’un exposé en anglais sur les efforts de l’Egypte pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement réalisé par des responsables egyptiens et diffusé dans le cadre de la communication entre pays de la ligue arabe.
    Les chiffres témoignent d’une baisse du taux de croissance de la population en Egypte en comparaison avec les pays d’entourage à l’exception d’Israel : Egypte 1.7%, Lybie 2%, Jordanie 2.5%, Arabie Saoudite 3%, Israel 1.6%.
    Mes amitiés.

  • permalien Hanine :
    16 avril 2008 @16h56   « »

    Bonjour,

    J’attire votre attention sur cet article sur le "J street project" publié dans Haaretz. Pensez-vous que cela puisse être une source de changement dans la politique des Etats-Unis au M-O.

    Bien à vous,

  • permalien Hanine :
    16 avril 2008 @16h59   « »
  • permalien Zulfikar :
    16 avril 2008 @17h01   « »
    Jugurta du marxisme au libéralisme

    - Jugurta et le marxisme
    Message du 18 février 2008 20:38.
    - Jugurta se confesse :
    "pour ma part, je l’ai déjà mentionné ici, j’étais à l’époque de la première guerre du Golf, marxiste. Je pensais, en fait avant de lire Marx que le capitalisme, incarné par les USA, était le mal absolu et qu’ a contrario l’URSS était le bien. Je condamnais de facto toutes initiatives US. Ensuite, je me suis dit si je suis marxiste je vais lire Karl Marx et j’ai étudié à l’université les systèmes socialistes d’Europe de l’Est. A la fin j’étais devenu anti-marxiste..."

    - Selon le message de Jugurta sur son propre blog le 15 septembre 2007, il aurait "franchi allègrement le pas "marxisme à la liberté" il y a une dizaine d’années environ. Vu le contexte de son message,il aurait "franchi le pas" en 1998.(J’ai une hypothèse, il aurait franchi le pas quand Zidane a marqué son deuxième but face au Brésil en finale de la coupe du monde de football).

    Cela voudrait dire, qu’étant encore marxiste en 1991 - durant la première du Golfe - et ayant décidé d’aller à l’université pour lire Marx et étudier les systèmes socialistes, cela lui aurait donc pris sept ans pour se décider...sept ans de malheur.

    - Mais comme Jugurta a environ une petite trentaine d’années,au vu de ses goûts musicaux et de ses considérations sur l’Europe, il avait donc au plus 15 ans durant la première guerre du golfe : super précoce le gars...

    Comme l’avait bien dit Corneille : Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années...même pour les mythomanes.

  • permalien aromar :
    16 avril 2008 @18h04   « »

    @ K.

    bien à vous un lien sur un article Al Ahram (hedo egyptien)
    http://www.amishaute-egypte.fr/documents%20externes/Croissance%20envers%20et%20contre%20tout.pdf

  • permalien Esther :
    18 avril 2008 @11h27   « »

    L’islam c’est le moyen âge et la paupérisation. Et pourquoi, me demande-t-on sur ce forum ? C’est très simple à comprendre : la religion de Mahomet impose un système politique totalitaire, intolérant, cruel, injuste et discriminatoire. Ce système est parfaitement adapté à une armée de brigands du moyen-âge. Pour prévenir la concurrence qu’il redoute, Mahomet a affirmé qu’il n’y aurait pas d’autre prophète après lui. Comme il est mort en 632, on ne peut rien changer en islam depuis cette date.
    Mauvais plan pour les égyptiens, qui ne pensent plus qu’à faire exploser des touristes ou à poignarder des bonnes soeurs. Pourquoi irait-on aider des gens qui se considèrent les ennemis des non-musulmans et les ennemis de la démocratie ? Pourtant l’aide occidentale continue d’affluer : les égyptiens sont ingrats, et l’occident est bien naïf.

  • permalien Pierre :
    18 avril 2008 @13h08   « »

    Pauvre Esther qui vit sur une planète infestée, pour presque ¼, de brigands moyenâgeux !

    Puisque vous semblez Esther vouloir remettre les réalités à leur place, accordez leur donc leur importance en fonction de leur réalité.

    Où que vous alliez : un îlot dans un océan musulman et chrétien., c’est la réalité Esther.

  • permalien Zulfikar :
    18 avril 2008 @13h22   « »
    @ Esther l’"uléma"

    @ Esther,

    Comme il est mort en 632, on ne peut rien changer en islam depuis cette date.

    Ah bon ! comme tu expliques que l’Islam est à la base de dizaines d’autres confessions dont le chiisme, le druzisme (qui peuvent effectuer leur service militaire en Israel), l’ismaelisme etc...

    C’était Ayatollah Esther qui nous diffusait sa science de l’Islam.

    Il y a un amalgame très fréquent que l’on trouve chez certains contributeurs - toi comprise, ma petite Esther - : c’est la confusion entre Islam, la religion musulmane, et Islam la civilisation, c’est-à-dire l’ensemble des traits qui caractérisent l’état d’évolution d’une société donnée, tant sur le plan technique, intellectuel, politique que moral, sans porter de jugement de valeur.

    Il est évident que si je dois juger un homme de religion juive en fonction du Talmud, du Lévitique et du livre de Josué... ce serait drolement surprenant et injuste....et je te laisse finir...

  • permalien Jeff :
    18 avril 2008 @21h31   « »

    Vous devez vous trompez, Esther, car dans le Coran Muhammad n’a pas dit qu’il n’y aurait pas de prophète après lui. En effet, si j’en juge par certains sites d’extrême droite bien avisés - de véritables résistants d’après eux (avertissement pour les méchants gauchistes : attention aux yeux ! Bouchez-vous le nez) -, Hitler semblerait avoir été son digne successeur.

    (Désolé les amis, mais parfois il faut employer les grands moyens, aussi nauséabonds soient-ils)

  • permalien Esther :
    22 avril 2008 @16h19   « »

    Une personne immature et intolérante ne supporte que quelqu’un émette une opinion différente de lui.
    L’attitude la plus classique est le détournement : On détourne le sujet sur quelque chose d’autre pour ne pas avoir à se mettre en doute.
    Une autre réaction est la prise à partie : on attribue à la personne qui vous contredit des attributs qui sont ceux de ses ennemis. Ensuite viennent les invectives. Je note aussi la lâcheté qui consiste à attaquer la personne qui vous contredit en groupe, en espèrant que le nombre va pouvoir l’emporter.

    Une personne adulte et tolérante accepte la contradiction, et renonce à l’invective, à la prise à partie et aux invectives. Elle s’en tient au sujet et aux remarques qui ont été faites.

    Je vais nommer ceux qui m’ont répondu sur ce forum classés par attitude :
    Invective :
    Zulfikar :
    "Esther l’"uléma" "Ayatollah Esther" : Les théologiens islamiques qui tous établissent une discrimination envers les non-musulmans ne sauraient me représenter, merci de m’honorer de tels titres mais je dois les décliner respectueusement.
    Vous représentez que l’islam a pu évoluer avec les différentes sectes.
    Concernant les shiites, les différences de texte avec les sunnites sont extrèmement mineures, et politiquement, l’intolérance, la discrimination et la sharia cruelle y sont présentes comme chez les sunnites. Mes critiques s’adressent aussi bien aux chiites qu’aux sunnites.
    Concernant les druzes, ils sont considérés par les musulmans comme une secte islamique non orthodoxe, car des textes gnostiques sont incorporés à la doctrine : ce n’est donc pas l’islam.
    Concernant l’ismaelisme, son principe est d’interdire l’interprètation du Coran par le croyant, réservant ceci au clergé. Cet artifice a pu permettre de tempérer historiquement l’Islam en dépit des textes, mais il est inadapté à la circulation de l’information du monde actuel.

    prise à partie :
    Ana : mon français n’est-il pas clair pour vous ?
    Pierre : ni ma pauvreté ni ma richesse ne vous concernent. Et je ne considère pas les musulmans comme des brigands moyenâgeux, mais j’affirme que l’islam politique, la constitution de Medine et la charia tirée du Coran et de son interprétation sont parfaitement adaptés à une troupe de brigands moyenâgeux. Que dites vous, Pierre, des mains coupées, de l’argent du sang, de la loi du talion, du viol des captives, de la pédophilie sanctionnée pour le prophète, de la polygamie, des femmes battues qui ont toujours tort en justice, des lapidations et des décapitations ? Et je ne comprends pas votre histoire d’îlot. Je suppose qu’il s’agit d’une supposition concernant mes orientations religieuses : celles ci ne vous concernent pas. C’est une affaire privée qui n’a pas à intervenir dans ce débat.

    Je répondrai aux autres intervenants dans un second commentaire.

  • permalien Esther :
    22 avril 2008 @16h28   « »

    Voici la suite de ma réponse :

    Jeff : Je ne vois pas ce que l’extrème-droite ait à voir avec ce sujet. si vous avez quelque chose à dire à "certains sites d’extrême droite", pourquoi ne vous adressez-vous pas à ces sites directement ?
    "Bouchez-vous le nez" "les grands moyens nauséabonds" Si quelque odeur vous dérange, Jeff, pourquoi n’essayez-vous pas les déodorants ? mais peut-être souffrez-vous d’aérophagie ? Quoi qu’il en soit, le sujet de la famine en Egypte ne me semble mériter que vous nous fassiez part de vos flatulences.

    Concernant votre question sur le caractère final de la prophètie de Muhammad :
    Coran Sourate 33, verset 40 :
    "Muhammad n’est pas le père d’aucun de vos hommes, mais il est le Messager d’Allah et le Sceau des prophètes ; et Allah est omniscient."

    Je n’innove pas si je dis que "Le Sceau des Prophètes" est une expression poétique pour exprimer qu’il est le dernier des prophètes et qu’il n’y en aura pas d’autre après lui.

    misogynie :
    saintyves : "la belle Esther". ma beauté est certes exceptionnelle, mais ce n’est pas le sujet.

    Zulfikar : il veut "m’aider" puis "m’encourager". Non merci, je me débrouille très bien toute seule. Et vos commentaires sont hors sujet.
    Zulfikar, à nouveau : "ma petite Esther" Je ne suis pas votre petite Esther. Vous devriez vous adresser à une professionnelle de la relaxation si vos hormones vous posent un problème.
    Concernant l’"amalgame" entre la religion islam et la civilisation islam :
    J’affirme que l’Islam religion est indissociable de l’islam projet politique car ce projet politique précisément élaboré est présenté comme une injonction aux croyants dans la révélation Divine elle-même que le Coran affirme représenter. Les croyants croient que c’est la parole de Dieu, qu’elle s’applique universellement et jusqu’au jugement dernier et ainsi qu’un musulman obéit à Dieu, ainsi il ne peut pas se dérober au projet politique défini dans le Coran.
    J’estime qu’aucune religion ne va aussi loin que l’islam à cet égard.
    Le judaisme que vous évoquez ne considère comme injonction directe de Dieu que les 10 commandements. Ceux ci ne définissent qu’une éthique générale et non un projet politique. Cependant, certaines interprétations du judaïsme présentent un caractère politique, mais celle sont dénuées du suprémacisme musulman affirmé dans le Coran. D’autre part, contrairement à l’islam qui est hégémonique, le judaïsme ne prétend pas s’appliquer universellement et le prosélytisme y est inexistant.
    D’autre part je ne porte pas de jugement de valeur sur les gens en fonction de leur religion, en revanche j’affirme mon droit à critiquer les religions.

  • permalien Esther :
    22 avril 2008 @16h29   « »

    Suite et fin de ma réponse aux intervenants :

    détournement anti-chrétien :
    Ana : "psalmodier sa messe en latin" je crois dénoter du mépris.

    détournement antisémite ou anti-israelien ou anti-américain :
    Zulfikar : Demandez-vous si l’aide américaine à Israel vous pose un problème et exprimez vous sur le sujet, mais ne me prêtez pas d’opinion ou de biais que je n’ai pas.
    saintyves : vous me supposez sioniste. rien ne vous permet de l’affirmer, c’est un prétexte pour cracher votre venin.

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