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Avant tout, le refus israélien

mardi 22 avril 2008, par Alain Gresh

Aaron David Miller est un diplomate américain qui a joué un rôle important sous l’administration du président Clinton, notamment comme adjoint de Denis Ross (responsable du processus de paix au Proche-Orient). Il vient de publier un livre, The Much Too Promised Land : America’s Elusive Search for Arab-Israeli Peace (Random House, 2008, 416 pp. $26.00).

Akiva Eldar, journaliste au quotidien Haaretz, en fait un compte-rendu intitulé « Dear Diplomat, whose side are you really on ? »

Akiva Eldar écrit : « Il y a quelques années, Ross a publié un livre sur la politique étrangère américaine au Proche-Orient sans faire aucune référence à l’influence de la politique intérieure en général et de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), en particulier. Ross affirmait qu’il ne pouvait se rappeler une occasion où la communauté juive avait imposé à l’administration de faire (ou de ne pas faire) quelque chose concernant le processus de paix. Bien que confirmant pour l’essentiel ce propos, Miller le nuance :»

« Ceux d’entre nous qui conseillaient le secrétaire d’Etat et le président étaient très sensibles à ce que la communauté pro-israélienne pensait et, quand nous étudiions des idées qu’Israël n’aimait pas, trop souvent, nous nous appliquions une sorte d’autocensure préalable. Que plusieurs d’entre nous étaient juifs était moins important que le climat général pro-israélien qui s’est affirmé avec Bill Clinton et une nouvelle administration déterminée à éviter ce qu’elle considérait comme la vision beaucoup trop critique d’Israël de ses prédécesseurs [il fait référence à l’administration de Bush père]. L’accession au pouvoir d’Itzhak Rabin, les relations spéciale de Clinton avec lui, avec Israël et les juifs américains ont contribué à une grande sensibilité à l’égard d’Israël. Ces affinités et l’empathie personnelle du président (il était particulièrement sensible aux Palestiniens aussi) ont sapé notre volonté d’être fermes avec Israël sur la question des colonies et nous ont empêchés de refuser les mauvaises idées d’Israël, ou d’adopter des idées de notre propre cru, notamment durant la négociation sur le statut final, et cela jusqu’à ce qu’il soit trop tard... » (p. 123)

L’International Herald Tribune revient sur ce livre le 17 avril : « The Much Too Promised Land. Advice after two decades of Arab-Israeli diplomacy », sous la plume d’Ethan Bronner.

« Contrairement à Ross et Bill Clinton, qui ont abordé le sujet dans leurs mémoires, Miller affirme que les Etats-Unis ont donné à Israël beaucoup trop de liberté d’action et ont échoué à pousser ce pays à respecter ses engagements et à faire des choix douloureux. Il dit que Clinton était beaucoup trop impressionné par le premier ministre Itzhak Rabin (...), et il ajoute : "Ainsi, nous n’avons jamais eu une conversation dure ou même honnête avec les Israéliens sur leur activité de colonisation." »

Mais, de fait, Miller ne va pas au bout de son raisonnement. En revanche, Henry Siegman, un ancien dirigeant de l’American Jewish Committee, résume bien la raison principale de l’impasse actuelle dans un article de The Nation du17 avril , intitulé « Tough love for Israel » :

« Le scandale de l’impuissance de la communauté internationale à résoudre un des conflits les plus longs et les plus sanglants de l’histoire est simple : elle connaît le problème mais n’a pas le courage de dire la vérité, encore moins de l’affronter. La conférence de Berlin [que Merkel a convoquée pour juin] va souffrir du même manque de courage qui a marqué tous les efforts précédents. Elle va aborder tous les problèmes, sauf la cause principale de l’impasse. Quoi que l’on pense de tous les péchés attribués aux Palestiniens – et ils sont nombreux, y compris une direction inefficace et corrompue, l’échec dans la construction d’institutions étatiques, la violence meurtrière des groupes du refus –, il n’y a aucune perspective de créer un Etat palestinien viable et souverain d’abord et avant tout parce que les différents gouvernements israéliens depuis 1967 n’ont jamais eu l’intention de permettre l’émergence d’un tel Etat. »

Nous connaîtrons, dans le sillage de la conférence d’Annapolis, d’autres réunions, déclarations, engagements concernant le conflit israélo-palestinien. Mais on peut assurer, avec Siegman, sans crainte d’être démenti par les faits, que tout cela n’aboutira à rien tant que la communauté internationale ne s’attaquera pas au refus israélien.

Assassinat de Moughniyeh Retour à la table des matières

L’assassinat du dirigeant militaire du Hezbollah Imad Moughniyeh (le 12 février à Damas) reste non résolu. Les autorités syriennes ont annoncé, à plusieurs reprises, qu’elles allaient rendre publics les résultats de l’enquête, mais elles n’ont rien fait pour l’instant. Répondant aux rumeurs d’implication des Saoudiens, le ministre de l’intérieur du royaume a affirmé que ces accusations étaient « risibles » (Al-Watan, 20 avril).

35 commentaires sur « Avant tout, le refus israélien »

  • permalien Zulfikar :
    22 avril @18h43   »

    Dépêche en provenance du site internet d’Al-Jazeera :

    Un ingénieur américain a été arrêté par les autorités américaines pour espionnage en faveur d’Israêl. Les informations que cet ingénieur aurait transmis seraient militaires, nucléaires et balistiques.

  • permalien yazid :
    22 avril @19h55   « »
    Avant tout, le refus israélien parceque déni de l injustice flagrante du projet sioniste

    ils vous ont pas tombé dessus la bande a finkielglusk-hl ? en tout cas voila des écrits a défaut de livre que shimon perez pourra avoir la joie de bruler en toute démocratie bien sur :)

  • permalien Palestinophile :
    22 avril @20h22   « »

    On peut citer des dizaines de propos (non trafiqués, non tirés abusivement de leur contexte) de politiciens et de généraux israéliens - et c’est d’ailleurs souvent les mêmes - qui, depuis plus de 60 ans, sont absolument inadmissibles et qui démontrent bien l’arrogance, le mépris, la suffisance, l’inhumanité - génétique ? - et la volonté de pousser un maximum de Palestiniens au delà du Jourdain. En laissant quelques collabos repus pseudo-gouverner une réserve de main d’oeuvre et de consommateurs des excédents maraichers et autres.

    C’est bien pourquoi tous les militants pro-palestiniens devraient d’abord consacrer leur temps de militance à harceler méthodiquement, par équipes organisées, les médias et les parlementaires pour que, au moins, ils ne puissent pas dire "On ne savait pas".

    On pourra alors espérer plus ou moins réalistement que la mauvaise conscience de certains sera la plus forte et qu’ils agiront enfin pour que s’accroissent les prises de conscience dans leur milieu .

    Les conférences, les projections, les manifs, ici et même là-bas admirablement comme bouclier humain, c’est bien, mais ça ne décillent pas les yeux et ne découd pas les bouches de beaucoup de vecteurs d’opinions et/ou de décisions

  • permalien K. :
    22 avril @20h44   « »

    Selon deux sites sionistes, qui citent “le quotidien koweitien Awan”, la Syrie a classé l’affaire Imad Moughnieh (ce qui n’est pas impossible).

    Voir le site sioniste juif, et le site sioniste arabe.

  • permalien Pierre :
    22 avril @20h47   « »

    Ben Laden vote Clinton !

  • permalien Chahid :
    22 avril @23h18   « »

    Pour l’instant on a juste le « courage » et la malhonnêteté de dénoncer la Chine !

    La Chine, Jin Jing, Huntington et De Gaulle.

  • permalien K. :
    22 avril @23h22   « »

    Henry Siegman « Tough love for Israel ». Quelques autres extraits :

    Concernant le vol des terres palestiniennes : « Ce qui est stupéfiant, c’est que la communauté internationale, en faisant semblant de croire à la déclaration d’Israël qu’il est la victime et ses sujets occupés les agresseurs, a permis à cette terrible dépossession de se poursuivre et à la loi de la jungle de prévaloir. »

    Concernant la culpabilité occidentale : « L’abandon des Palestiniens aujourd’hui ne représente certainement pas une expiation pour l’abandon des Juifs européens il y soixante dix ans, ni ne sert la sécurité de l’État d’Israël et de son peuple. »

    Concernant les violences palestiniennes : « N’est-il pas tout à fait malhonnête de prétendre que l’occupation d’Israël – assurée par des postes de contrôle et des barrages des FDI, des hélicoptères de combat, des avions de chasse, des assassinats ciblés et des incursions militaires, sans parler du vol massif des terres palestiniennes - n’est pas un exercice continu et permanent de violence à l’égard des plus de 3 millions de civils palestiniens ? »

    La fin : « À ne pas appeler les choses par leur nom - tout à fait autre chose que les déclarations creuses disant que "les colonisations ne font pas progresser la paix" - et à ne pas prendre des mesures collectives efficaces pour mettre fin à une entreprise coloniale qui déshonore ce qui a commencé comme une noble lutte de libération nationale juive, d’autres conférences de paix, aussi bien intentionnés soient-elles, rendent leurs participants complices de l’une des plus longues et cruelles duperie dans les annales de la diplomatie internationale. »

  • permalien Zulfikar :
    23 avril @01h35   « »

    Suite de l’affaire de l’espion qui venait de Tel-Aviv :Ben-Ami Kadish est accusé d’avoir transmis des documents relatifs à la défense nationale des Etats-Unis au gouvernement d’Israël, d’agir en tant qu’agent d’Israël et d’avoir fait de fausses déclarations aux enquêteurs, détaille le ministère de la Justice dans un communiqué.

    Et comme dit le proverbe :"Si ton ami est de miel, ne le mange pas tout entier"

  • permalien Zulfikar :
    23 avril @01h40   « »

    Sur l’affaire Ben-Ami Kaddish,

    Ah, au fait, j’ai oublié : Mais que fout l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) ? Et les néocons dans tout ça ? Un petit bombardement, peut-être ?

  • permalien Pierre :
    23 avril @06h43   « »

    L’arrière boutique :

    avoir des clients captifs (au propre comme au...sale), le rêve de tous les boutiquiers.

    Simhon explique que l’Etat d’Israël produit une fois et demie ses besoins en agriculture. La moitié du surplus est exportée en Europe et aux Etats-Unis. L’autre moitié va aux « territoires » – une moitié à la Cisjordanie, une moitié à Gaza. Ceci revient à environ un milliard de dollars en 2006, selon Meron Rapoport qui s’exprime dans le Ha’aretz du 10 février – des bénéfices équivalents aux exportations de la France ou de l’Italie Autrement dit, pour les agriculteurs israéliens, la situation à Gaza n’est pas une simple question de sécurité : elle menace leur gagne-pain.

    (...) Ironiquement, cette année aurait pu être spécialement propice pour les agriculteurs de Gaza. Tous les sept ans, les juifs ultra-orthodoxes laissent leurs terres en friche suivant un dictat de la bible, et l’année 2008 est une année de ce shmita. Simhon regrette que les agriculteurs gazaouis ont été empêchés d’exporter en Israël juste quand il y a plus de demande que d’habitude. « En fermant les frontières, nous avons poussé les gens de Gaza dans les mosquées et dans les bras du Hamas. »

    Israël et Gaza : une dépendance réciproque.

    ... il faudrait être fou pour renoncer à cette "ironie".

  • permalien Pierre :
    23 avril @07h19   « »

    Puisque tout le monde "jure ses grands dieux" qu’il veut la paix, pour le Candide-Carter : « tout va pour le mieux dans le meilleur des monde ...

    Le Temps - Le ressuscité Carter devenu fardeau

    Il a été jugé comme l’un des pires présidents de l’histoire. Puis, multipliant les initiatives de paix et empochant le Prix Nobel de la paix en 2002, il a obtenu le titre officieux de « meilleur ex-président » des Etats-Unis. Aujourd’hui, à 83 ans, Jimmy Carter est à nouveau au centre de la polémique. Cette semaine, il s’est recueilli sur la tombe de Yasser Arafat, à Ramallah. Il a rencontré les principaux chefs du Hamas palestinien, dont Khaled Mechaal, en exil en Syrie. Il venait de s’entretenir aussi avec le président syrien Bachar el-Assad. C’en est trop : à cor et à cris, on réclame la peau du vieil homme.

    CentPapiers | Jimmy Carter - Le marchand de cacachuètes au Proche-Orient

    Comment indisposer le président George W. Bush et son allié, Israël, sur la question du Proche-Orient ? Simple. Le prix Nobel de la Paix 2002, Jimmy Carter, vient de le montrer : en recherchant, par un investissement de sa personne, le dialogue avec tous les acteurs du Moyen-Orient.

    ... possible »

  • permalien Pierre :
    23 avril @09h02   « »

    Quand les chats ne sont plus appelés des chats :

    Dans cette interview, Robert Fisk dénonce les mensonges des médias et leurs conséquences sur les opinions publique quant à l’évaluation de la "réalité".

    Avant tout, il y a l’incapacité chez de nombreux journalistes aux Etats-Unis à dire la vérité sur la situation Israelo-palestinienne. Ainsi, des territoires occupés sont appelés des territoires disputés, un mur est qualifié de barrière de sécurité, une colonie est appelée un quartier ou un campement.

    (...) s’il s’agit d’un « litige », qui pourrait être réglée autour d’une bonne tasse de thé, alors les Palestiniens apparaissent comme des êtres intrinsèquement violents.

    (...) Puis il y a ce que la télévision ne veut pas montrer pour des raisons soi-disant de « mauvais goût ».

    (...) Le type s’est mis à dire « inutile de nous envoyer ces images, nous ne pouvons pas les montrer ». La première excuse fût « les gens seront en train de boire leur thé, alors on ne peut pas montrer ces images ».

    (...) Puis il a terminé par dire – c’est vraiment incroyable d’entendre de telles choses – « il faut respecter les morts ».

    (...) Si un soldat irakien a l’extrême obligeance de mourir au bord de la route dans une pose romantique, et que vous pouvez le photographier devant un soleil couchant et sans trop de chair sanguinolente – vous savez, avec un commentaire du genre « le prix de la guerre : un soldat irakien mort », ce genre de commentaire, alors oui, vous pouvez la montrer. Mais ça s’arrête à peu près là.

    (...) Il faut sans cesse leur répéter « mais c’est réel » parce que la plupart des gens en occident n’ont aucune expérience de la guerre.

    LGS - Tout comme un mur est qualifié de barrière, les mercenaires sont appelés des sous-traitants.”

    Il en profite pour mettre le doigt sur la responsabilité de l’Islam dans le non-règlement des conflits :

    Ce qui m’étonne c’est que le 11 Septembre n’ai pas eu lieu plus tôt. Peut-être parce que l’opération a demandé beaucoup de préparation, je ne sais pas, mais je suis étonné de voir qu’on peut aller frapper à n’importe quelle porte en Cisjordanie et ne pas recevoir une baffe. Au lieu de ça, ils vous offrent un café ou à manger.

    face à une civilisation judéo-chrétienne, le raffinement de la culture islamique, interdit tout dialogue¡

  • permalien K. :
    23 avril @09h30   « »

    Un ...dessin animé : Les plans de retraite de Bush

  • permalien Sylvain :
    23 avril @09h59   « »
    A Zulfikar

    Ne pourriez-vous, SVP, donner un lien beaucoup plus précis quand vous nous invitez utilement à consulter Romandie News ?

    Merci

  • permalien Daniel :
    23 avril @10h42   « »

    U.S. engineer, 84, arrested for spying for Israel in 1980s, Ha’aretz, 22 avril 2008 et Espionage case could seriously damage relations with US, Ynet, 23 avril 2008 :

    "Les poursuites judiciaires à l’encontre d’un 2e citoyen américain [le premier est Jonathan Pollard, condamné à perpétuité aux Etats-Unis en 1987] accusé d’espionnage au profit d’Israël est "comme un missile Tomahawk sur les relations entre les deux pays", a déclaré mardi soir à Ynet, un haut représentant du gouvernement à la suite de l’arrestation de Ben-Ami Kadish".

  • permalien K. :
    23 avril @11h09   « »

    Selon RICHARD N. HAASS qui est le Président du très influent Council on Foreign Relations (US), l’ère du monde unipolaire est en train de prendre fin mais celui de la multipolarité tel qu’on le connaissait ne reviendra pas. On assistera au monde NON polaire, avec apparition de nombreux acteurs non-étatiques qui défient les Etats “par le haut” (organisations mondiales et régionales), “par le bas” (milices), et “par les cotés” (ONG).

    Le monde NON polaire, dit-il, est porteur de cataclysmes potentiels majeurs. L’auteur ne dit pas comment on en est arrivé la, mais dit que des solutions existent pour atténuer les risques.

    Grosso modo (et sans commentaires de ma part) :

    De grandes négociations doivent et peuvent etre menées pour façonner le monde NON polaire.

    "Si l’unipolarité est une chose du passé, les Etats-Unis détiennent toujours plus de capacité que n’importe quel autre acteur pour améliorer la qualité du système international."

    Pour le Terrorisme : “rendre la société plus résiliente”. “Réduire au minimum les conséquences immédiates causés par les actes terrorites par une formation adéquate du personnel” (mesures d’urgence, etc..). “Eviter les frappes préventives meme quand elles sont faisables parce qu’elles sont contre-productives”. “Le fait d’améliorer le renseignement est peine perdue si en paralèlle on ne sensibilise pas les autorités gouvernementales, parentales et religieuses pour qu’elles jouent leur role d’éducation et de dissuasion.” “Et surtout améliorer la situation économique et politique des Etats” pour que le désespoir des jeunes ne les conduise pas au terrorisme.

    Les Etats-Unis doivent augmenter leur capacité a prévenir l’échec des Etats et a y faire face. Cela demandera d’augmenter l’effort militaire, qui soit adapté aux menaces confrontés en Afghanistan et Iraq. De plus, cela signifiera d’etablir une contrepartie civile aux réserves militaires avec les compétences nécessaires pour aider a la reconstruction des pays. La poursuite d’une assistance economique et militaire sera vitale pour aider les Etats faibles a etre responsables devant leurs citoyens et leurs voisins.

  • permalien Zulfikar :
    23 avril @11h16   « »

    Bonjour Sylvain,

    J’ai posté le lien Romandie.com, hier soir, car c’était un des très rares à être disponible en langue française.A l’origine, je suis tombé sur cette information par hasard sur le site de la chaîne qatarie Al-Jazzira.A l’heure où j’écris ces lignes, je ne vois toujours pas un grand écho dans la presse française.

    l’affaire Kadish sur le site du NY Times

    L’affaire Kadish sur le site français 7s7

    Merci à Daniel pour ses liens.

    Bien amicalement.

  • permalien K. :
    23 avril @13h34   « »

    Malgré les cris d’orfraie du Haaretz, cette histoire d’espionnage en faveur d’Israel a toutes les chances d’etre très rapidement rangée aux oubliettes. Qui se rappelle encore de Steve Rosen et Keith Weissman, deux anciens responsables de l’AIPAC qui ont passé des renseignements volés aux fonctionnaires du gouvernement Israélien ? Leur procés traine depuis 2005. Il semblerait que trop d’officiels américains “de haut rang” soient impliqués dans ce genre d’affaires.

  • permalien Pierre :
    23 avril @14h31   « »

    Clinton vote Mc Cain

  • permalien saintyves :
    23 avril @17h12   « »

    Bonjour

    Quant une personalité du calibre de Henry Siegman ancien dirigeant de l’American Jewish Committee , et membre du Council on Foreign Relations (US) (K spécifie (US) pour le distinguer du CFR Europe ) declare :

    « Le scandale de l’impuissance de la communauté internationale à résoudre un des conflits les plus longs et les plus sanglants de l’histoire est simple : elle (la communauté internationnale) connaît le problème mais n’a pas le courage de dire la vérité, encore moins de l’affronter...

    On est pas dans les délires des PSS, mais c’est un eminent dirigeant de l’AJC qui fait cette constation, qui donne froid dans le dos !

  • permalien Zulfikar :
    23 avril @17h48   « »

    En 2002, l’historien français, Marc Ferro, a écrit un livre au titre révélateur : les tabous de l’histoire. Dans le chapitre 4, "les juifs : tous sémites ?" chapitre d’une vingtaine de pages, l’historien fait remonter les ashkenazes au peuple Khazar et les séfarades aux tribus berbères d’Afrique du Nord.

    Extrait :

    "Un thème particulièrement tabou concerne l’origine des peuples. Marc Ferro consacre un chapitre de son essai à l’origine des Juifs, officiellement considérés, aussi bien par les rabbins conservateurs que par les antisémites, comme des sémites. L’histoire révèle une réalité bien plus nuancée. Pour des raisons diverses, on a accrédité l’idée que l’on ne se convertissait pas au judaïsme. En réalité, le judaïsme s’est comporté comme toutes les religions et, pendant des siècles, des individus ou des populations entières se sont convertis. L’épisode le plus marquant est la conversion, vers 861, des Khazars, un peuple turc vivant dans les steppes de l’Ukraine et de la Russie actuelle. Après la disparition de l’État khazar, dans la seconde moitié du Xe siècle, on vit apparaître d’importantes communautés juives dans les régions limitrophes, en Pologne, en Lituanie, en Hongrie, sans qu’aucun phénomène migratoire puisse l’expliquer. Les Ashkénazes sont donc en partie d’origine turque. En revanche, les Séfarades d’Afrique du Nord sont en partie d’origine berbère. On a oublié ou occulté volontairement le fait qu’avant la conquête arabe, une partie des Berbères de l’intérieur s’était convertie au judaïsme ; c’était, pour eux, un moyen de se différencier des « Romains » ou des Byzantins de la côte. Ibn Khaldoun, considéré comme le père de l’histoire moderne, a même affirmé que la reine berbère Dihya, dite la Kahina, qui résista à la conquête arabe et fut décapitée en 704 ou 705, était juive, bien que cela ne fasse pas l’unanimité entre les historiens. En 1835 encore, un voyageur anglais, John Davidson, a vu « plus de cent villages juifs berbères » dans l’Atlas."

  • permalien K. :
    23 avril @18h31   « »

    Dans sa critique du livre de la journaliste du NYT Robin Wright sur le Moyen-Orient (“Dreams and Shadows”) qui vient de paraitre, PATRICK COCKBURN, dans le NYT meme, fait remarquer que les régimes arabes, s’ils sont “sclérosés, corrompus et hais par leurs peuples”, sont également solidement agrippés au pouvoir depuis des décennies (“la longévité de Moubarak n’est dépassée que par deux souverains egyptiens en 6000 ans d’histoire egyptienne”), et que le seul régime ayant pu etre renversé après de longues années, est celui “profondément corrompu” du Fatah palestinien, ce qui a valu au nouveau pouvoir démocratiquement élu d’etre aussitot boycotté par la “communauté internationale”.

    À ce titre Cockburn nous apprend que Osama Hamdan, un dirigeant du Hamas, a tenu les propos suivants à Robin Wright : “Les Etats-Unis sont comme le prince à la recherche de Cendrillon. Les Américains ont la chaussure, et ils veulent retrouver les gens à qui elle va. Si la pointure de la chaussure ne correspond pas aux gens élus, alors les Américains ne les acceptent pas dans le cercle démocratique.”

  • permalien Pierre :
    23 avril @18h47   « »

    Patrick Cockburn fait une petite erreur dans son analyse. Il oublie de préciser que le prince charmant Bush, ne doit pas essayer lui-même le soulier... c’est Cendrillon qui doit l’essayer.

    Le résultat, ce sont les démocraties afghane et irakienne, 2 citrouilles (des courges en fait).

  • permalien yasmina :
    23 avril @19h00   « »

    apres le post de Pierre sur l’année sabatique ou selon la Bible, les juifs ne cultivent pas la terre, je me demande ce que feraient les Juifs pratiquants pour le Jubillé ? ceder leur terres au Palestiniens ?? En effet dans le Levitique , il imprératif, tous les 49 ans de rendre la terre à son propriétaire initial , d’annuler les dettes et de libérer les esclaves.

  • permalien Zulfikar :
    23 avril @19h25   « »

    @Yasmina

    apres le post de Pierre sur l’année sabatique ou selon la Bible, les juifs ne cultivent pas la terre, je me demande ce que feraient les Juifs pratiquants pour le Jubillé ? ceder leur terres au Palestiniens ?? En effet dans le Levitique , il imprératif, tous les 49 ans de rendre la terre à son propriétaire initial , d’annuler les dettes et de libérer les esclaves.

    Je me suis bien marré.

    Très amicalement

  • permalien K. :
    23 avril @20h44   « »

    - L’histoire d’espionnage a beaucoup faché Juan Cole :

    Le cercle d’espionnage israélien qui a pénétré le Pentagone américain pour voler des secrets de haute technologie y compris nucléaires était plus grand que le simple Jonathan Pollard [le “traitre” qui a livré les éléments à Ben-Ami Kadish]. C’est un secret de polichinelle dans les milieux de sécurité américains qu’aucun pays étranger n’espionne les États-Unis de manière plus intensive qu’Israël. Et en fait, apparemment, personne n’a eu plus de succès que ce pays à se procurer des documents top secret. Les sources de Seymour Hersh lui avaient déclaré que les secrets qui atterrissaient en Israël étaient soit à leur tour repris par les taupes soviétiques en Israël ou vendus au marché noir pour finir en Union soviétique.

    Les dommages que l’espionnage israélien a entraînés pour la sécurité des États-Unis sont immenses, non seulement en raison de ces fuites, mais aussi a cause l’ingénierie inverse de la technologie des Etats-Unis par les Israéliens et le piratage de celle-ci. En outre, la nucléarisation du Moyen-Orient que les Israéliens ont initié a le potentiel de nous entraîner tous dans l’Armageddon.

    La droite israélienne nous ramène sans cesse l’histoire des menaces qui pèsent sur l’existence d’Israël, alors qu’il est le pays le plus puissant au Moyen-Orient. Mais personne ne met jamais en avant son étranglement de la nation palestinienne, son siège de Gaza, sa dépossession des Cisjordaniens. La droite se sert d’une menace imaginaire future pour en faire la base d’une réelle persécution d’autrui dans le présent. La sécurité de l’Amérique est profondément menacée par la poursuite des projets de colonisation israélienne au Moyen-Orient, comme cela aurait du être évident depuis un certain temps déjà.

    - Le énième mensonge de Condoleeza a beaucoup faché Jimmy Carter .

  • permalien K. :
    23 avril @21h09   « »

    J’ai raconté des betises :

    En fait Ben-Ami Kadish serait le nouveau Jonathan Pollard, qui lui est en taule depuis 1987. L’indignation de Sophie Castella est époustouflante.

  • permalien K. :
    23 avril @22h20   « »

    Le Haaretz a dernièrement insisté sur le fait que la nouvelle génération des Israéliens juifs était différente de ses prédécesseurs : elle fait preuve d’empathie par rapport au sort des Palestiniens et est désormais sensible a la question de la “Nakba”.

    Joseph Croitoru du site allemand qantara “a enquêté sur la profondeur de cet intérêt” (1/2) :

    Le quotidien israélien Haaretz voit un changement de paradigme dans la manière dont les Israéliens appréhendent la Nakba palestinienne. Pour étayer leur théorie, il offre deux types de faits :

    Tout d’abord, un certain nombre de romans best-sellers de jeunes auteurs israéliens qui mettent en lumière le sort des Palestiniens et ont atteint la liste des meilleures ventes, et d’autre part, le fait qu’un nombre croissant d’Israéliens se battent pour la conservation des monuments architecturaux palestiniens qui doivent être démolis.

    Une théorie audacieuse ! Un des romans cités comme une preuve de cet apparent changement de paradigme est Homesick, un roman d’Eshkol Nevo un auteur israélien de 37 ans. Homesick raconte l’histoire d’un couple d’étudiants ashkénazes qui louent un hébergement dans la maison d’une famille juive d’origine kurde, à la périphérie de Jérusalem, où le village palestinien d’El-Kastel se dressait autrefois.

    Réconciliation, mais pas de retour

    Les principaux protagonistes du roman sont juifs et l’orientation du roman se fait sur les problèmes de la relation ou les disputes sur la religion. Un caractère arabe apparaît, quoique dans un rôle mineur : un ouvrier de chantier palestinien découvre soudain la vieille maison de ses parents dans le quartier. À la suite de sa tentative déterminée de d’accéder à la maison après tant d’années, il est soupçonné d’être un terroriste et mis derrière les barreaux.

    Les lecteurs ont été particulièrement intéressés par la réconciliation qui se déroule à la fin du livre entre les personnages juifs querelleurs. Même si l’auteur fait preuve d’empathie quant au sort des Palestiniens dans son roman, son attitude à l’égard du problème palestinien est sans équivoque : dans une interview accordée à Haaretz, Nevo a clairement indiqué qu’il était opposé au retour des Palestiniens dépossédés en Israël.

  • permalien Daniel :
    23 avril @22h26   « »

    Stéphane Hessel : « La solution des deux États, israélien et palestinien, est devenue caduque » - Mediapart, 18 avril 2008 (avec plusieurs vidéos, très courtes).

  • permalien K. :
    23 avril @22h26   « »

    Joseph Croitoru (2/2) :

    Il semblerait que le changement supposé de paradigme soit en fait une tendance intellectuelle ; un soulagement de conscience plutôt qu’une tentative sérieuse de réparer le passé - un processus qui pourrait avoir d’importantes conséquences politiques et économiques. La même chose peut être dite à propos d’un autre best-seller récent dont le Haaretz a fait l’éloge, “The House of Dajani” par l’israélien de 36 ans Alon Hilu.

    Une morale sans conséquence

    Le livre de Hilu se situe au XIXe siècle en Palestine. Un colon juif venu d’Europe utilise toutes les ficelles (y compris une liaison avec une veuve arabe) pour prendre le contrôle des terres fertiles qui appartiennent aux agriculteurs natifs du pays. Le fils de la veuve peut voir dans l’avenir et décrit dans son journal intime, ses visions d’un avenir pas si lointain dans lequel les maisons du village sont remplacées par les gratte-ciel de colons juifs et où les habitants d’origine ont depuis longtemps été oubliés.

    Le livre fut un immense succès. Il a offert aux lecteurs non seulement une abondance d’épisodes érotiques, mais aussi une sorte de baume de la conscience, car il a permis au lecteur de se sentir moralement supérieurs aux mauvais Sionistes du passé. Cela étant dit, le roman n’inspire pas nécessairement les lecteurs à se pencher sérieusement sur la situation désolante dans laquelle se trouvent les Palestiniens.

    En outre, les rapports du Haaretz sur le vaste intérêt de la population quant à la conservation de bâtiments palestiniens qui ont survécu à la destruction systématique de 1948 et sont maintenant promises a la destruction pour faire place à un certain nombre de gratte-ciel ne sont pas entièrement exacts ; l’intérêt est en effet limité. Le journal de Tel-Aviv ne pouvait pas vraiment avoir ignoré le cas le plus récent auquel il se réfère, d’autant plus que le bâtiment en question est très proche de la maison : il est l’un des très rares anciens bâtiments palestiniens encore debout dans le centre de Tel-Aviv.

    Pas moins de deux reportages télévisés ont mis l’accent sur l’histoire. Les conclusions auxquelles ils étaient parvenus furent très rassurantes pour les Israéliens : les Palestiniens à qui revenait la propriété de ces bâtiments dans le passé n’ont pas l’intention de revenir et ont dit qu’ils n’auraient pas la moindre chance contre les grandes sociétés immobilières de toute façon, parce que ces sociétés sont déterminés à mettre la main sur ces précieuses parcelles.

  • permalien Pierre :
    24 avril @19h30   « »

    La véritable raison de la guerre d’Irak - Par Paul Craig Roberts

    L’explication la plus probable de l’invasion étasunienne de l’Irak est l’engagement du Régime néoconservateur de Bush à la défense de l’expansion territoriale israélienne. Il n’existe pas un seul néoconservateur qui ne soit allié à Israël. Israël espère voler toute la Cisjordanie et le sud du Liban pour son expansion territoriale. Un régime colonial américain en Irak ne protège pas seulement Israël contre des attaques, mais exerce aussi pression contre la Syrie et l’Iran pour qu’ils ne soutiennent pas les Palestiniens et les Libanais. La guerre d’Irak est une guerre pour l’expansion territoriale d’Israël. La "guerre contre la terreur" de Bush est un bobard qui sert à couvrir l’intervention des Etats-Unis au Moyen-Orient pour le compte du "grand Israël".
  • permalien K. :
    27 avril @11h08   « »

    La trduction en français de l’article de Richard N. Haass

  • permalien akad :
    27 avril @12h07   « »

    Malheureusement ce refus israélien n’est pas encouragé que par les américains, sinon aussi par les européens et l’occident en général.

    Le président français, la chancelière allemande, etc, n’ont jamais manqué une occasion pour exprimer leurs soutiens aux israéliens, même quand il s’agit d’imposer un blocus humanitaire à la population de Gaza ou d’empoisonner la vie aux habitants de la Cisjordanie.

    Les occidentaux n’ont jamais hésité à montrer plus de sympathie aux 3 israéliens enlevés, qu’aux milliers de palestiniens emprisonnés, dont un tiers sont des mineurs.

    Idem pour l’extension des colonies, le silence de tout l’occident est assourdissant !

    Tant qu’Israël bénéficie de tout ce soutien pour ses torts et crimes, alors pourquoi reviendra-t-il sur la ligne de la raison ?

  • permalien K. :
    1er mai @09h14   « »

    Seymour Alexander- Ruth Appleton- Steve Arloff- Rica Bird- Jo Bird- Cllr Jonathan Bloch- Ilse Boas- Prof. Haim Bresheeth- Tanya Bronstein- Sheila Colman- Ruth Clark- Sylvia Cohen- Judith Cravitz- Mike Cushman- Angela Dale- Ivor Dembina- Dr. Linda Edmondson- Nancy Elan- Liz Elkind- Pia Feig- Colin Fine- Deborah Fink- Sylvia Finzi- Brian Fisher MBE- Frank Fisher- Bella Freud- Catherine Fried- Uri Fruchtmann- Stephen Fry- David Garfinkel- Carolyn Gelenter- Claire Glasman- Tony Greenstein- Heinz Grunewald- Michael Halpern- Abe Hayeem- Rosamine Hayeem- Anna Hellman- Amy Hordes- Joan Horrocks- Deborah Hyams- Selma James- Riva Joffe- Yael Oren Kahn- Michael Kalmanovitz- Paul Kaufman- Prof. Adah Ka- Yehudit Keshet- Prof. Eleonore Kofman- Rene Krayer- Stevie Krayer- Berry Kreel- Leah Levane- Les Levidow- Peter Levin-Louis Levy- Ros Levy- Prof. Yosefa Loshitzky- Catherine Lyons- Deborah Maccoby- Daniel Machover-Prof. Emeritus Moshe Machover- Miriam Margolyes OBE= Mike Marqusee= Laura Miller= Simon Natas- Hilda Meers- Martine Miel- Laura Miller- Arthur Neslen- Diana Neslen- Orna Neumann- Harold Pinter- Roland Rance- Frances Rivkin- Sheila Robin- Dr. Brian Robinson- Neil Rogall- Prof. Steven Rose- Mike Rosen- Pr f. Jonathan Rosenhead- Leon Rosselson- Michael Sackin- Sabby Sagall- Ian Saville- Alexei Sayle- Anna Schuman- Sidney Schuman- Monika Schwartz- Amanda Sebestyen- Sam Semoff- Linda Shampan- Sybil Shine- Prof. Frances Stewart- Inbar Tamari- Ruth Tenne- Martin Toch- Tirza Waisel- Stanley Walinets- Martin White- Ruth Williams- Naomi Wimborne-Idrissi- Devra Wiseman- Gerry Wolff- Sherry Yanowitz,

    ne célèbreront pas l’anniversaire d’un état, Israel, fondé sur le terrorisme, les massacres et la dépossession d’un autre peuple de ses terres.

    Nous ne pouvons pas célébrer l’anniversaire d’un état qui jusqu’à présent procède à un nettoyage ethnique, qui viole le droit international, qui inflige une punition collective monstrueuse à la population civile de Gaza et qui continue a refuser aux Palestiniens leurs droits humains et leurs aspirations nationales.

  • permalien alcofribas :
    3 mai @19h43   «

    Juste pour info : je me souviens d’un remarquable ouvrage du père Olivier Carré, publié en 1974 : "Le Proche-Orient entre la guerre et la Paix". Certes, les choses ont empiré, mais le livre garde toujours son intérêt pour le décorticage minutieux des causes et des effets (entre autres, le détournement du droit ottoman par les israéliens à leur profit...).

    C’est tragique comme une catastrophe annoncée.

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