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Chine–Tibet, des identités communes

mercredi 30 avril 2008, par Martine Bulard

La dictature de l’émotion a encore frappé. Des hommes de foi, tout d’orange vêtus, frappés par des soldats en kaki, matraque au poing… Impossible de rester indifférent, sauf à avoir un cœur de pierre, ou, pire, une sympathie cachée pour le nouvel empire du Mal – la Chine. De Bernard-Henri Lévy à André Glucksmann en passant par des tibétologues plus ou moins autoproclamés, la mobilisation parisienne fut totale.

M. Robert Ménard, président de Reporters sans frontières, transformé l’espace de quelques semaines en ministre des affaires étrangères de la France, dicte la seule conduite acceptable au pays des droits de l’homme : le boycottage des Jeux olympiques ou, à tout le moins, de la cérémonie d’ouverture ; la mise au pied du mur des sportifs, appelés à protester ou, à défaut, à arborer un badge vengeur. A sa suite, une secrétaire d’Etat, Mme Rama Yade, édicte ses « conditions » à Pékin pour que le président de la République française – lequel se dit fort hésitant – consente à faire le déplacement jusqu’à la capitale chinoise, avant de réaliser que les affaires sont les affaires. Les autorités chinoises n’entendant pas se laisser humilier publiquement, les contrats sont menacés.

Du coup, M. Ménard est illico presto remplacé par MM. Christian Poncelet et Jean-Pierre Raffarin, respectivement président du Sénat et ex-premier ministre. On ne gagne pas au change. Les émissaires font alors ce que l’on appelait, du temps de l’empereur, acte d’allégeance. Dans les deux cas, c’est indigne d’un pays comme la France, qui voit sa politique étrangère ballottée au gré des bons sentiments et de l’excitation médiatique…

A propos du Tibet, il faut quand même rappeler que les images-chocs les plus répandues étaient des faux. La photographie de moines affreusement matraqués se déroulait en fait… au Népal. Même Le Monde la publiera en « une », sous le titre : « Répression chinoise au Tibet » (il fallait lire la légende, en dessous, pour savoir que cela se passait de l’autre côté de l’Himalaya). Bild n’aura même pas ces scrupules…

En revanche, les photos et les reportages témoignant de la violence des moines tibétains sont quasiment passés sous silence (lire James Miles, « Fire on the roof of the world », The Economist, 14 mars 2008 ; ou encore le reportage d’Adrian Geiges dans Die Stern : « Le dalaï-lama n’est pas un ange » - « Der Dalai Lama ist kein Unschuldsengel », 10 avril 2008). Après tout, ces maisons brûlées, ces magasins pillés et ces chasses à l’homme ne concernent que des Chinois – Hans ou Huis (musulmans). Des « colons », de surcroît. Comparaison n’est pas raison, mais on imagine la réaction si de tels actes s’étaient déroulés dans les territoires occupés de Palestine (voir le blog d’Alain Gresh). De toute façon, et pour prévenir toute indignation à rebours, a circulé sur Internet une photographie de soldats chinois portant sous le bras l’uniforme des moines tibétains, juste avant qu’ils ne se déguisent… et commettent les exactions citées plus haut, nous disait-on. En réalité, le cliché date de 2003, et il s’agit de soldats se préparant pour le tournage d’un film (Michelcollon.info).

Dans le même temps, l’histoire du Tibet et de la Chine est ramenée à un livre de contes pour enfants, où l’ogre est souvent chinois – parfois tibétain, selon le camp que l’on choisit. Or le Tibet n’a été indépendant – au sens moderne du terme – que durant de courtes périodes dans la longue histoire. « Un des ministres du cabinet tibétain convoqué à Pékin à la fin du XVIIe siècle se décrit comme un sujet de l’empire mandchou », note Eliott Sperling, directeur des études tibétaines au département des Central Eurasia Studies, à l’université Indiana (« Don’t know much about Tibetan history », New York Times, 13 avril 2008). De la même manière, la souveraineté de la Chine sur le Tibet « n’est qu’une souveraineté en ligne brisée », rappelle-t-il. Chacun prend le bout de l’histoire qui valide sa thèse, oubliant les influences multiples (des descendants de Gengis Khan aux empereurs mandchous) qui ont façonné le Tibet autant que la Chine. Les peuples, fort heureusement, ne se réduisent pas à une seule identité, qui se figerait à un moment de l’histoire.

Autant prendre en compte cette réalité avant de prôner l’indépendance du Tibet, avec parfois des arguments à faire frémir. « Ce mouvement [à Lhassa], écrit la tibétologue Alexandra Morin, redonne en réalité sa visibilité à l’espace ethniquement et culturellement homogène du Grand Tibet dont les gouvernements chinois successifs, depuis le premier quart du XXe siècle [y compris Taïwan – NDLR], ne souhaitent pas entendre parler et dont la pertinence se manifeste clairement depuis deux semaines. » (Libération, 31 mars 2008). Un espace ethniquement homogène ? On s’étonne que pas une voix ne s’élève contre cet appel à l’épuration ethnique digne d’un Slobodan Milosevic. Ajoutons que, dans ce « grand Tibet » prétendument pur et qui forme entre 20 et 25 % du territoire chinois, les « minorités » sont plus nombreuses que les Tibétains de souche. On imagine le vacarme médiatique si pareil propos avait été tenu par un « serbologue » à propos de l’ex-Yougoslavie ...

Que la Chine mène une politique d’arasement de la culture tibétaine, et que les autorités manient la répression aussi sûrement que la langue de bois, cela ne fait nul doute. Qu’elle réduise au folklore la culture tibétaine n’est guère plus contestable (lire Slavoj Žižek, « Le Tibet pris dans le rêve de l’autre », Le Monde diplomatique, mai 2008, en kiosque le 30 avril). Ce n’est pas une raison pour transformer toute manifestation religieuse des moines et des nonnes en défilé pacifique, et le dalaï-lama en ange modernisateur. Sa conception de la démocratie, ou des droits des femmes et des homosexuels, pour ne prendre que ces exemples, ne retire rien à sa défense de l’autonomie tibétaine, mais n’en fait pas pour autant un responsable politique progressiste.

Il est évident que l’avenir passe par une autonomie vivante – et pas seulement formelle, comme actuellement – du Tibet. Dans cette hypothèse, le dalaï-lama devrait pouvoir retourner à Lhassa et y vivre. Si Pékin vient d’annoncer la possibilité d’un dialogue, la « concession » n’a rien d’original, puisque le dialogue s’est noué en 2002 et a déjà donné lieu à six séances de négociations – sans résultats tangibles jusqu’à maintenant. Rappelons que les Nations unies n’ont jamais inclus le Tibet dans les pays à décoloniser (avant comme après 1971 – date du remplacement de Taïwan par la Chine populaire) et qu’aucun pays n’a reconnu le « gouvernement » tibétain en exil et donc la possibilité d’une indépendance. Même New Delhi, qu’on ne saurait soupçonner d’être antitibétain – le dalaï-lama y est accueilli depuis 1959 -, a accepté la souveraineté de la Chine sur la région autonome du Tibet, Pékin ayant reconnu celle de l’Inde sur la région du Sikkim, jusqu’à présent contestée (lire « L’Inde reprend son rang », Le Monde diplomatique, janvier 2007).

En fait, les autorités chinoises sont obsédées par une éventuelle sécession, inacceptable aux yeux du Parti communiste, de l’armée mais aussi de l’ensemble des Chinois – très sensibles au maintien de l’intégrité du territoire, symbole du respect international retrouvé. Il ne faut jamais oublier que le dépeçage du territoire, du XIXe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle, a marqué à jamais les esprits comme le signe suprême de l’humiliation nationale. Dans ce contexte, les campagnes occidentales ont déjà fait des gagnants : les membres les plus rétrogrades du Parti communiste, qui pointent du doigt les ouvertures, même timides, des actuels dirigeants.

Quant aux militants des droits humains qui veulent se mobiliser, au Tibet comme sur l’ensemble du territoire chinois, on ne saurait trop leur conseiller de se tourner vers les investisseurs et dirigeants économiques français et européens.

L’exemple de la loi sur le travail, adoptée en juin 2007, est significatif du double langage. Cette loi vise à réduire le nombre de salariés sans contrat, à faire payer les heures supplémentaires, à obtenir des négociations salariales, au moins dans les grandes entreprises … Elle a d’ailleurs fait l’objet d’une discussion publique (encadrée, mais réelle) en Chine. Mais la pression est venue de la chambre de commerce américaine, qui trouvait les dispositions sociales trop avancées. De son côté, la chambre de commerce européenne, par la voix de son président d’alors Serge Janssen de Varebeke, a estimé que la loi, trop stricte, pourrait amener les sociétés étrangères à « reconsidérer leurs nouveaux investissements ou la continuation de leurs activités en Chine  », en raison de possibles « augmentation des coûts et réduction de la flexibilité » (« China wrestles with a labor law overhaul », The Wall Street Journal, New York, 7 mai 2007). Certains principes de la loi, malgré ce chantage, ont été maintenus, mais d’autres dispositions ont disparu. Ce qui n’empêche pas les mêmes, ou leurs collègues, de dénoncer sur les plateaux de télévision, ou dans les journaux occidentaux, le manque de législation sociale qui, selon eux, fausse la concurrence mondiale.

Dès lors qu’il s’agit de limiter le dumping social en donnant un minimum de droits aux salariés chinois, les voilà qui reprennent l’antienne du chantage à la délocalisation, mais à l’envers. On suggérera donc à M. Ménard et à ses amis de passer des sportifs aux hommes d’affaires. Les droits humains y gagneraient, assurément. La morale aussi.

Même en Chine, les caricatures existent

Contre les inégalités. La Chine compte 21 millions d’internautes. Ils peuvent se connecter à http://yahoo.com.cn et voir ce dessin :

Sur la casserole : « salaire » ; sur le grand bol : « salarié » ; sur le petit bol : « contractuel ».

Le même travail ne signifie pas le même salaire : en Chine, une grande différence de conditions de travail est constatée entre les salariés et les contractuels, notamment dans le secteur public.

Contre les hausses de prix. Dessin paru dans China Daily :

Sur la voiture : « nouveaux mariés » ; sur le poids de balance : « dépense pour le mariage ».

En 2007, les mariés ont dépensé en moyenne 53 645 yuans (5 300 euros) par personne pour leur mariage. Les dépenses de mariage croissent bien plus vite que l’indice des prix à la consommation.

New Delhi remet Washington à sa place

Avant la visite du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à New Delhi ce mardi, le porte-parole du département d’Etat américain Tom Casey a cru bon de rappeler aux autorités indiennes qu’elles devaient « faire pression pour que l’Iran se conforme aux exigences du Conseil de sécurité et de la communauté internationale, suspende ses activités d’enrichissement d’uranium et revoie son programme nucléaire ». Une ingérence du plus mauvais effet en Inde, où, déjà, le rapprochement avec les Etats-Unis n’est guère prisé. Le ministre des affaires étrangère indien a immédiatement protesté. Son porte-parole Navtej Sarna a mis les points sur les « i » sans trop de précautions : « L’Inde et l’Iran sont de vieilles civilisations qui ont des relations suivies depuis des siècles. (…) Ni l’une ni l’autre n’ont besoin de conseils pour conduire leurs relations et les deux pays croient que seuls les engagements et le dialogue conduisent à la paix. » (BBC, 23 avril 2008.)

32 commentaires sur « Chine–Tibet, des identités communes »

  • permalien Pierre M. Boriliens :
    30 avril 2008 @16h17   »

    Plusieurs témoignages de personnes vivant en Chine semblent montrer qu’en fait de "génocide culturel", il s’agit surtout d’aménager (saccager ?) des lieux touristiques et qu’en dehors de ces lieux, les cultures locales se portent plutôt bien et ne sont aucunement réprimées.

    C’est là un point de vue qui ne paraît pas totalement absurde (on connaît aussi ça chez nous).

  • permalien
    30 avril 2008 @19h27   « »

    "en Chine, une grande différence de conditions de travail est constaté entre les salariés et les contractuels, notamment dans le secteur public"

    En France aussi !!!! notamment dans la fonction publique d’Etat

  • permalien yazid :
    30 avril 2008 @19h34   « »

    c est une énorme nouvelle que j ai lu sur le site de danielle beiltrach. et de plus comme l inde est considéré comme la plus grande démocratie du monde. pas comme le méchant régime chinois.
    il se passe un truc en ce moment c est la privatisation de la politique étrangère de la france. nous avons deux ministres des affaires étrangères nommés par eux mémes et ceux qui tiennent les ficelles a savoir mr ménard et mr breteau. ce sont des self made man bien dans l air du temps. il suffit de lire l interview ahurissant de mr bretau qui explique benoitement dans le parisien d aujour dhui qui il est allé au tchad pour provoquer une crise au darfour. mr kouchguerre mr ménard et mr breteau voila une sacré troika.

  • permalien Pierre :
    30 avril 2008 @21h05   « »

    L’engagement de Robert Ménard, pour la "libération" du Grand Lama est plutôt une bonne nouvelle pour les partisans des droits de l’homme.

    En effet si le président de l’association Reporters Sans Frontières se bat pour ajouter une nouvelle frontière, c’est que la Chine doit être irréprochable pour ce qui concerne la liberté de la presse.

    Dont acte !

    Par contre le choix du CIO, pour un pays dit "émergent", au moment où le "vieil occident", se noie dans des guerres coloniales d’un autre siècle, ne pouvait que déchainer la rage des vielles baleines (surtout après l’échec du plan Darfour, pour cause de naufrage de l’Arche de Zoé).

    Pour la Chine la réussite est totale, elle voulait en organisant les JO, annoncer son retour dans le cercle des nations, il semble que le message soit bien passé.

  • permalien K. :
    2 mai 2008 @14h31   « »

    - Pepe Escobar, invité de Tom Engelhardt :

    [Lors d’une visite en Iran], « on m’a dit que l’Iran parie sur l’interdépendance totale des géo-politiques économiques de l’Asie et du golfe Persique. Cette année, l’Iran devient enfin un pays exportateur de gaz naturel. L’accord de 7,6 milliards $ sur le pipeline Iran-Pakistan-Inde, également connu sous le nom de pipeline de la "paix", est un début. Ces deux alliés clés en Asie du Sud des États-Unis ignorent les souhaits de l’administration Bush et renforcent rapidement leurs connexions économique, politique, culturelle, et - surtout - géostratégique avec l’Iran. Une attaque contre l’Iran serait inévitablement considérée comme une attaque contre l’Asie. »

    - Ali RASTBEEN, (Président de l’Institut International d’Etudes Stratégiques de Paris) : INDE-IRAN POUR QUELLE COOPERATION STRATEGIQUE ?

  • permalien K. :
    2 mai 2008 @18h49   « »

    Reporters sans frontières : Les barbares menacent les libertés en Europe :

    En France, RSF met en exergue les représailles auxquelles sont confrontés les journalistes qui couvrent l’actualité dans les banlieues.

    [RSF] aborde le Danemark et la Suède où l’affaire de la publication des caricatures du prophète Mahomet par le quotidien Jyllands-Posten en 2005 continue à provoquer des réactions. En février 2008, les services de renseignements de la police danoise ont déjoué un projet d’attentat contre Kurt Westergaard, l’auteur de la caricature la plus controversée. Depuis, il vit sous haute protection.

  • permalien castor :
    3 mai 2008 @11h49   « »

    Excellent article.

    Pour ma part, je voudrais noter combien la propagande chinoise s’inspire des medias occidentaux, ce que j’essaye de decrire ici :
    http://castorpolitique.wordpress.co...

  • permalien gongoro :
    3 mai 2008 @14h05   « »

    A travers divers reportages il y a des impromptus laissant supposer que pour leur construction les mosquées flambant neuves ont eu besoin aussi d’immigrés , il ne faudrait pas passer aux oubliettes l’impacte de la diversité sur leur génocide culturel

  • permalien hans lefebvre :
    3 mai 2008 @15h51   « »

    L’article est fort intéressant dans la mesure ou il fait appel à un esprit objectif indiscutable, un peu dans le lignée de l’excellent travail de synthèse produit par Mme Françoise Audin Ecrits récents sur le Tibet et les Tibétains, bliographie commentée.
    Pour autant, nous proposons le boycott de la retransmission de JO de Pékin mais aussi de ses sponsors, et de nous saisir de la fenêtre de cette manifestation afin de faire pression pour une amélioration des droits fondamentaux aussi bien en Chine qu’au Tibet. Sans pour autant tomber dans les travers de l’extrémisme idéologique qui prévaut en ce domaine, que ce soit avec le point de vue quasi négationniste de M.Mélenchon que le point de vue excessif et autocentré de M. Ménard. Pour un développement plus avant de nos propositions et une connaissance de notre mouvement qui s’inscrit dans une perspective au-delà du problème sino-tibétain, nous consulter sur :
    jeboycotte.org
    Bien à vous et merci pour votre apport emprunt de sagesse.
    hans lefebvre

  • permalien Anastase :
    3 mai 2008 @17h50   « »

    @hans lefebvre

    Boycott, dites vous ?

    Quelle idée merveilleuse !

    Je vous soutiens dans votre boycott, tenez bon, courage !

  • permalien Lohey :
    4 mai 2008 @00h09   « »
    Que de fantasmes...

    La conception de la démocratie du dalaï lama est la séparation des pouvoirs entre le bouddhisme et la politique. Il l’a dit et répété maintes fois ! Il a exprimé aussi que, dans un hypothètique tibet libre, il n’aurait le droit à AUCUNE responsabilité politique !

    Ainsi, une bonne partie de ce texte mélangeant ce que le dalaï lama ne mélange plus depuis des dizaines d’années, est inepte ! Parler politique ET dalaï lama, c’est aussi délirant que de parler du pape et de la 5ème république !

    PIRE, de toute façon, ça fait plus de 10 ans que le dalaï lama ne demande en rien l’autonomie du tibet !

    Pourrait-on évoquer ce sujet en considérant les faits et pas les fantasmes ?

  • permalien gérard :
    4 mai 2008 @13h58   « »

    Nous sommes en France, et pourtant cet article n’est que de la dé-information !
    Comme quoi le modèle chinois gagne en France du terrain, alors que les libertés en Chine perdent du terrain.
    Je suis déçu par le contenu de cette article, par le diplo.
    Gérard L.

  • permalien thelittlefrenchy :
    4 mai 2008 @17h28   « »

    Lohey : merci pour ces précisions, les passages relatant de la vision du Dalai-Lama sur la politique et la société me parraissaient aussi un peu léger et ayant passé un mois récemment à Darhamsala a étudier le statut du peuple tibetain en exil, je me suis senti mal à l’aise en laissant mes yeux parcourir des lignes.

  • permalien H :
    4 mai 2008 @20h38   « »

    Les enjeux économiques servent de voile aux chefs d’états , les droits de l’homme sont en priorité alors free tibet et abat la politique de repression

  • permalien Marie :
    5 mai 2008 @14h50   « »

    Merci pour cet article qui tente d’être objectif, d’expliquer les faits et dénoncer la manipulation médiatique en faisant la part des choses.

    Ci dessous un petit poème anonyme chinois récent trouvé sur courrier international, et oui la critique systématique est si facile...

    "Quand nous étions 1 milliard de ressortissants,
    vous disiez que nous détruirions la planète ;
    quand nous avons voulu limiter notre population,
    vous avez crié à la violation des droits de l’homme ;
    Quand nous étions pauvres,
    vous nous preniez pour des chiens.
    Quand nous vous prêtons de l’argent,
    vous nous tenez pour responsables de vos dettes.
    Quand nous développons notre industrie,
    vous nous traitez de pollueurs.
    Quand nous vous vendons des produits,
    vous nous accusez d’aggraver le réchauffement climatique"

  • permalien Tica :
    5 mai 2008 @23h46   « »

    L’article aurait pu etre intéressant, mais il semble un peu trop prendre parti pour la Chine, avec des arguments obsolètes, et ne s’inquiéte que des souffrances des Chinois Han et Hui.

    Oui, il est vrai que des Tibétains, excédés par 49 années de colonisation Han et Hui et de marginalisation par les autorités de Pékin, ont profité de la paralysie (?) des forces l’ordre, généralement si lestes, pour "casser du Chinois". Ceci est arrivé une fois, le 14 mars 2008, à Lhassa. Il y aurait eu 19 morts à déplorer - et toute mort accidentelle ou criminelle est à déplorer.

    Que penser, alors des 192 morts tibétains dont les noms ont été communiqués par téléphone aux exilés ? Tous les jours depuis le 14 mars, et dans toutes les régions tibétaines, les forces de l’ordre ayant secoué leur torpeur et fermé le pays aux témoins, il y aurait eu des milliers d’arrestations.

    Connaissant trop bien, hélas, le dossier des manifestations des années 1987-1992 - des centaines de prisonniers tibétains, des dizianes de communications envoyées par les instances des Nations Unies au gouvernement chinois ; peu de réponses, langue de bois à l’honneur, je ne peux que m’inquiéter de la suite.

    Le pays reste fermé, il n’y aura plus de témoins étrangers.

    Le gouvernement chinois n’a d’yeux que pour la torche !

  • permalien Anastase :
    6 mai 2008 @06h47   « »

    @Tica,

    votre post est un modèle de pastiche de brève d’agence de presse.

    J’aime en particulier ces 19 morts qu’il y aurait eut à déplorer, opposés à « ces 192 morts tibétains dont les noms ont été communiqués ».

    Ainsi vous auriez déploré 19 morts et vous comptés 192 cartes d’identité.

    Et vous insister, tellement la posture vous semble plaisante : « toute mort accidentelle ou criminelle est à déplorer. », sachant que bien sûr c’est la mort des Hans qui est accidentelle la cause de l’accident ? « la paralysie (?) des forces l’ordre, généralement si lestes », parce que pour vous le propre de Tibétain c’est de « "casser du Chinois" ».

    Je ne sais pas ce que vous ont fait les Tibétains, mais, par votre inventaire des lieux communs diffusés sur la question, vous ne leur laissez aucune excuse. Bravo, c’est drôle !

  • permalien K. :
    6 mai 2008 @23h49   « »

    Qui en est l’auteur ? : "Nous somme profondément troublés par le support de la Chine au gouvernement génocidaire du Soudan, du mauvais traitement du peuple du Tibet, du déni des droits fondamentaux de leurs propres citoyens,.." Vous voyez pas ? On continue :

    "... et sa livraison de missiles à l’Iran et la Syrie, et sa relation amicale avec le Hamas". Pour ceux qui n’auraient pas encore reconnu toute la rouerie des leaders des organisations sionistes américaines voila qui achèvera de les éclairer : "Ayant enduré l’amère expérience de l’abandon par nos presumés alliés durant l’Holocauste, nous nous sentons une obligation particulière de parler contre l’injustice et la persécution aujourd’hui."

    Nous ne parlerons meme pas de l’oppression éhontée des Palestiniens par Israel, seulement de son “transfert de technologie aéronautique étasunienne sensible vers la Chine” dans un passé récent.

  • permalien janus :
    7 mai 2008 @12h16   « »

    Longtemps admirateur de l’utopique combat pacifiste des Tibétains pour leur liberté, au moins culturelle ; je suis très gêné depuis ces quelques semaines où l’on donne du FREE TIBET à tour de bras !
    Les tibétains ont une histoire intimement liée à celles des Hans, tout comme toutes les autres minorités de Chine (y compris les Mongols, jadis maîtres du pays, les Coréens, et d’autres peuples de la péninsule indochinoise ; les plus imperméables à la civilisation chinoise étant finalement les Ouïghours à l’ouest). Elle n’est pas à nier. Une totale séparation de ces 2 peuples n’est pas à envisager.
    Mais il est indéniable que les tibétains ont depuis 50 ans subit un long travail de destruction culturelle (arrestations, interdiction des manifestations culturelles & religieuses, destruction de temples). L’emprisonnement du Panchen Lama est la preuve que le gouvernement chinois essaie de faire main basse sur la religion tibétaine, tout comme il l’a fait sur la religion chrétienne (avec la nomination des évèques catholique chapotée par l’état, et la poursuite acharnée des protestants/évangéliques). L’état chinois est héritier des pratiques affreuses de la période Révolution Culturelle, et même si nombreuses ont été les remises en causes, il garde certains réflexes.

    Alors oui je pense que le traitement du Tibet par l’état chinois est odieux, tout comme le traitement des mouvements religieux (Falun Gong), des mouvements civiques (opposants écologistes, révoltes de paysans largement réprimées). Bref, il y a quelques millions d’opprimés au Tibet, mais il y en a quasiment un milliard dans le reste de la Chine.

  • permalien janus :
    7 mai 2008 @12h19   « »

    Avant l’état chinois essayait d’effacer la présence tibétaine du Tibet, maintenant il l’exhibe comme présence folklorique.
    Mais il se passe la même chose avec toutes les autres minorités.
    Il n’y a qu’à voir le risible congrès national annuel du PCC, avec les représentants des minorités forcément en habits traditionnels face aux hans pleinement entrés dans le XXIe siècle.

  • permalien speed :
    7 mai 2008 @12h22   « »

    Ce qui fait peur et qui me gave franchement, c’est le glissement vers la xénophobie anti-chinoise pure et dure.

    Franchement, les chinois sont très sympas (j’y étais l’année dernière quelques semaines).
    C’est juste qu’ils sont gouvernés par une "clique" de connards !
    Mais G.W.Bush a bien été ré-élu en 2005 !

  • permalien Pavémosaique :
    8 mai 2008 @07h38   « »

    Concernant la publication par les différents éditeurs chinois des livres en langue tibétaine :
    6000 titres ont été recensés en 2007, comprenant des dictionnaires, des livres de médecine, de vétérinaire, d’agriculture, de littérature et de religion. C’est peut-être insuffisant, c’est peut-être à des fins de propagande, mais c’est vérifiable (il suffit d’aller dans une bibliothèque à Beijing ou dans d’autres grandes villes chinoises).
    LupaWorld, un éditeur de logiciel chinois (Shanghai) commercialise une suite bureautique (équivalent de MicroSoft Office) en langue tibétaine. C’est peut-être un logiciel pourri uniquement à effet d’annonce, mais c’est vérifiable (il suffit d’aller sur le site www.lupaworld.com et commander le logiciel pour l’évaluer).
    Par ces exemples je veux simplement dire qu’avant de parler de "génocide culturel" ou "réduction de la culture tibétaine à du folklore", il est prudent de faire quelques vérifications...

  • permalien swords :
    25 mai 2008 @14h54   « »

    Article intéressant dans la mesure ou il tend à l’objectivité même si léger sur certains points. J’ajouterais que ce n’est pas pour me déplaire lorsqu’il rééquilibre une certaine balance médiatique.

    Le problème du Tibet est historique d’une part géopolitique de l’autre (richesses et USA), et enfin humain par le manque de liberté en Chine (pas qu’au Tibet).

    Il est certain que le PCC est odieux. Mais il est tout aussi gênant de voir des FREE TIBET brandis a outrance.Il faut que certaines libertés viennent en Chine (de ce fait, tibet inclus), mais on ne peut pas occulter 1300 ans de relations en un tour de passe-passe au nom des Sacrosaints droits de l’homme si bien défendus ici et là par nos amis Kouchner et Ménard.

    Charité ordonnée commence par soi-même.

  • permalien Kim Jong Ilien :
    9 juin 2008 @05h27   « »

    Tibet WAS,IS,and ALWAYS WILL BE a part of China :
    http://fr.youtube.com/watch?v=x9QNK...

    Le Mythe du Tibet de Michael Parenti :
    http://www.legrandsoir.info/spip.ph...

  • permalien NON NOBIS :
    27 juin 2008 @14h10   « »
    Désinformation occidentale...

    ...emmenée par M. Ménard de RSF, peu scrupuleux.

    http://www.rue89.com/2007/08/26/qua...

    Robert Ménard franchit un pas, puisqu’il se pose "la question" de savoir si, en règle générale, la torture et la liquidation de membres des familles de preneurs d’otage (donc à priori innocents) est, ou non, légitime ! Il précise cependant, dans l’hypothèse où ce serait sa propre fille qui serait victime d’une telle prise d’otage : "Je vous le dis, il n’y aurait aucune limite."

    http://www.leplanb.org/le-proces/le...
    L’accusé (Robert Ménard) : J’ai déjà répondu en 2005 à la revue Notre Temps : « À RSF, ce n’est pas notre priorité. » Comprenez-moi : j’ai besoin des médias pour faire la promo de RSF et de ses albums, je vais pas leur cracher dessus ! Poutine et Castro en revanche ne me donnent pas un centime. Alors, sur eux, c’est feu à volonté !

    http://www.iran-resist.org/article4416
    Il y a quelques années, ils (les mollahs) ont ainsi lancé des faux opposants journalistes notamment avec l’aide de ROBERT MENARD de RSF, mais le projet n’a pas été assez fédérateur. Ils ont réessayé avec les faux opposants étudiants et ce fut encore un échec à cause de ses membres controversés. Ces opérations avaient des défauts qui provoquaient ces échecs : elles étaient fondées sur des personnalités et non sur un combat et seule la presse de gauche (Libé, l’Huma, Le Monde Diplomatique et Marianne) en parlait à ses lecteurs plus ou moins distraits."

    http://www.gauchealternative.org/sp...
    Au fur et à mesure que l’association se développait, les opérations devenaient de plus en plus spectaculaires. Se sont posées deux questions : n’y avait-il pas une contradiction à dénoncer certaines dérives du système médiatique et d’utiliser les mêmes procédés dans nos démarches d’interpellation ? De son côté, Robert Ménard pensait qu’il fallait mettre en sourdine toute l’activité de critique des médias pour bénéficier du soutien des grands journaux et des grandes chaînes de télé.

    http://blog.telestar.fr/2008/04/eri...
    La réponse d’Eric Naulleau ne s’est pas faîte attendre : " Se faire reprocher un fond de commerce quand Robert Ménard a fait des droits de l’homme un business, je trouve ça assez paradoxal. Ca me fait penser que je n’y suis peut-être pas allé assez fort avec lui. Robert Ménard se prend pour une icône intouchable, je vois clair dans son jeu. Il manie l’insulte, ce que moi je ne fais jamais. Regardez où est l’agressivité, où est l’insulte. Elle n’est pas de mon côté, elle est du côté de Ménard".

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert...

  • permalien & Das :
    27 juin 2008 @14h18   « »
    Des leaders protestataires politiquement déterminés

    Liban, Darfour, RDC...

    Le fait est qu’il n’est pas responsable de mobiliser l’attention des foules avec la sempiternelle question tibétaine, que chacun s’accapare en y imprimant ses propres intérêts, ses fantasmes, ses frustrations.

    La réalité des émeutes à Lhassa :
    http://spe.over-blog.com/article-20....

    Vous voulez des faits, en voilà en video ci-dessus. Vous voulez des chiffres, ceux avancés par le "gouvernement tibétain en exil" ont conduit le directeur de la Free Tibet Campain à demissionner tant ils étaient coupablement éloignés de la réalité

    Demission de Patrick French, directeur de la Free Tibet Campain :
    http://spe.over-blog.com/article-20....

    Compassion politicienne pour les uns. Pour les autres, c’est peut-être autre chose.

  • permalien habsb :
    18 juillet 2008 @10h52   « »

    Je suis choque par la faussete de votre article, qui se veut objectif.
    L’independance en sense moderne du Tibet, lors de l’invasion des ordes maoistes a ete etablie par la Commission Juridique International de Geneve (sans doute une sous-branche de la CIA payee par le Dalai Lama !).
    La seul video officielle des "emeutes par les Tibetains" qui ont justifie le carnage de ce printemps, a ete montre sur YouTube etre un faux construi par le Parti Communiste de Beijing.
    Vous avez le culot de dire que le Tibet est peuple par plusieurs ethnies, alors que 1 million et demi de Tibetains ont ete massacre depuis 1950, un autre million deporte et 7 millions de Han ont ete fait rentrer au Tibet pour rendre les Tibetains minoritaires chez eux.
    Aujourd’hui les Tibetains n’ont pas le droit de quitter leur pays-prison (il existe des videos pris par alpinistes de familles tibetains pris par cible de tirs de fusils par des soldats chinois sur les neiges des frontieres ).
    Comme il reporte meme un journal chinois, ils sont licencies si leur fils exiles frequentent des ecoles tibetaines a l’etranger, vu que la langue, l’alphabet et la religion tibetaines sont interdit au Tibet, et coutent la prison et la torture a qui les pratiquait.

  • permalien JUSTICE :
    17 août 2008 @01h55   « »

    Habsb, vous délirez/
    Vos propos sont mensongers.
    Les rangs des militants pro-tibétains s’éclaircissent à mesure que les contre-vérités se font jour.

    On a dit toutes sortes de choses discutables sur la Chine dans la plus grande indifférence récemment.
    Tandis que ce genre d’information n’était relayé par personne :

    —————————–

    Demission de Patrick French, directeur de la Free Tibet Campain

    Patrick French, alors qu’il était directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) en Angleterre, a été le premier à pouvoir consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il en a tiré des conclusions étonnantes.

    Il en est arrivé à la conclusion dégrisante que les preuves du génocide tibétain par les Chinois avaient été falsifiées et il a aussitôt donné sa démission en tant que directeur de la campagne pour l’indépendance du Tibet (1).

    Dans les années soixante, sous la direction du frère du Dalaï-Lama, Gyalo Thondrup, des témoignages furent collectés parmi les réfugiés tibétains en Inde. French constata que les chiffres des morts avaient été ajoutés en marge par après. Autre exemple, le même affrontement armé, narrée par cinq réfugiés différents, avait été comptabilisée cinq fois. Entre-temps, le chiffre de 1,2 million de tués par la faute des Chinois allait faire le tour du monde.

    French affirme que ce n’est tout bonnement pas possible : tous les chiffres concernent des hommes. Et il n’y avait que 1,5 million de Tibétains mâles, à l’époque. Il n’y en aurait donc quasiment plus aujourd’hui. Depuis, la population a augmenté pour atteindre presque 6 millions d’habitants actuellement, soit presque deux fois plus qu’en 1954. Chiffre donné et par le Dalaï-Lama et les autorités chinoises, étonnamment d’accord pour une fois.

    Les observateurs internationaux (la Banque mondiale, l’Organisation mondiale de la santé) se rangent d’ailleurs derrière ces chiffres. N’empêche qu’aujourd’hui encore, le Dalaï-Lama continue à prétendre que 1,2 million de Tibétains sont morts de la faute des Chinois.
    (Jean-Paul Desimpelaere)

    ————————————

    L’agressivité et l’imposture avancent parfois masquées de visage de la compassion.

    Il existe de nombreuses vidéos sur YOUTUBE, et elles sont le fait de touristes Espagnols, Australiens ou autre...

    http://fr.youtube.com/watch?v=h-Uwq...
    2008 Tibet (Lhasa) Riot, the Truth and Lies (3 of 4)

    http://fr.youtube.com/results?searc...

  • permalien arnaud :
    4 juillet 2009 @08h33   « »

    Bonjour,

    Renseignez vous aussi sur le Xinjiang, les Ouighours, qui pour le coup n’ont pas une histoire commune avec la Chine aussi longue que le Tibet. On n’en entend pas un mot, mais c’est grosso modo la meme situation qu au Tibet, colonisation Han avec desormais une majorite de ces derniers (il y a 30% du petrole chinois au Xinjiang), repression policiere avec plusieurs dizaines de morts, et ce regulierement. Dans le Xinjiang, les opportunites de travail sont moindres pour les Ouighours que pour les Hans. Ces derniers n ont pas vraiment demande cette situation, mais elle est bien la.

    Le gouvernement chinois s est debrouille pour que la resistance et l independantisme Ouighours soit aussi desorganises que possible. Dans les annees 50, les representants Ouighours partant discuter le statut du Xinjiang avec Mao se sont malencontreusement ecrases en avion.

    Certains Ouighours sont un peu jaloux de la mediatisation du Tibet.

  • permalien Chalb :
    30 décembre 2009 @14h15   « »

    S’il est evident que l’on en fait trop sur le Tibet (oui, et les Ouigours ?) cela n’en reste pas moins un probleme sur lequel on est en droit de se pencher, je crois.

    Quelques approximations quand meme : l’autonomie du Tibet concerne la R.A.T. et non pas les regions du "Tibet culturel" (donc pas de dangereuses revendications menant a l’epuration ethniques).

    Par ailleurs je crois que le Droit international reconnait aux peuples le droit a l’autodetermination (dans les domaines economiques, sociaux, culturels, etc. cf. "La declaration sur les droits des peuples autochtones." Le Tibet ayant une langue, une ecriture, une culture, une histoire commune, si l’on en croit Fichte, constitue bien un peuple).

    Si le monde a loue les avances en ce sens pour les peuples amerindiens (en Amerique latine avec la CONAIE notamment, ou dans la constitution venezuelienne), le Tibet, sous suzerainete et/ou souverainete chinoise depuis des siecles certes, serait prive de ces droits ? On parle bien de peuples indiens qui furent sous domination des Mayas, Incas puis Espagnols (jusque dans les annees 1820-30 et encore, l’independance n’est pas indienne ) et pourtant on ne leur renie pas ces droits.

    Il s’agirait peut etre d’oublier les Colonisations (on y arrive bien quand il s’agit de se flageller a propos de nos Empires non ?), et de justifier ainsi la souverainete totale d’un Etat-Nation sur un peuple... Non ?

    Sans nier le moins du monde l’archaisme et, tres vraisemblablement, la brutalite du regime tibetain avant 1950, ni ce que les chinois ont contribue a creer dans la region (hopitaux, ecoles) et ce malgre des imperfections (ecologie, droits de l’homme, mais probleme commun a toute la RPC et je ne vais pas faire un expose ce serait un peu long. Mais tout tableau merite d’etre nuance rien n’est ni noir ni blanc), et en admettant avec Ernest Renan qu’une Nation est un organisme vivant, en evolution perpetuelle due a l’apport culturel de ses differents contributeurs/peuples, gardons a l’esprit qu’il doit pour que symbiose se fasse y avoir consensus entre les deux parties...

    Or le consensus n’a pas lieu puisque les tibetains ne prennent part aux affaires concernant "leur" territoire (telle que definie par le droit international une fois de plus)

    Apres je ne verse pas dans l’angelisme du Lama, je reconnais que les chiffres sont evidemment falsifies (a noter tout de meme, et pour repondre au commentaire sur monsieur Patrick French, que s’il nie a raison le 1.2 millions de morts, il fait cependant une estimation comprise entre 400 et 500 00 personnes tuees. Ce qui constitue un pourcentage d’environ 14 pour cent de la population. A vos calculettes, 14 pour cent de 66 millions, ca nous donne ?), intervention CIA, etc... Mais je me base juste du cote du Droit. J’ai tort docteur ?

  • permalien Chalb :
    30 décembre 2009 @14h38   « »

    Je ne m’etendrais pas sur l’inutile la conclusion de l’article... Quel est le rapport avec l’article ? Nous demontrer votre audace a faire du "pro-chinois provocateur" (je sais bien que l’article n’est en rien pro-chinois, je precise, mais uniquement a rebours de ce qui s’ecrit sur le Tibet. Par ailleurs c’est tant mieux pour le debat) ? Nous ramener a notre culpabilite d’occidentaux pourris-gates ?

    Je crois que tout le monde sait bien que les interets economiques priment avant tout, (et c’est d’ailleurs bien ce qui est en jeu au Tibet, pour une tres large part) pas besoin de s’etendre la dessus.....

  • permalien Liger :
    11 avril @15h24   «

    J’ai lu cet article avec beaucoup d’intérêt. j’ai moi-même publié deux textes sur le Tibet ( http://economie-liger.over-blog.com ) où jeméttais en évidence le soutien que la CIA a apporté aux guerrilla khamba en particulier pour des raisons qui fondamentalement n’avaient pas grand chose à voir avec la liberté des tibétains. Il est aussi bizen vrai que les monastères et leurs moines sont devenus des objets que l’on présente aux touristes ! Il est non moins vrai que l’on comprend mal pourquoi M.Ménard et autres défendent autant une société monastique qui n’a rien de bien enviable, des moines qui vivent sur le compte d’une population généralement pauvre, qui animent encore , à Xiao par exemple, la seconde capitale boudhique, une faculté d’astrologie....
    Par ailleurs, il faut se souvenir que le Tibet est le réservoir d’eau d’une grande partie du continent asiatique, huit grans fleuves y prennent leurs sources. On voit mal les grandes puissances asiatiques confier la maitrise de leurs ressources en eau à trois millions de tibétains qui seraient devenus indépendants.
    Tout cela n’empêche pas de regretter un certain nombre de violences...Mais il faut rester lucide et ne pas tomber dans le piège d’un Tibet Martyre !

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