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Taxe Tobin, SLAM, BLAM, FLAM

lundi 5 mai 2008, par Frédéric Lordon

Un internaute se demande s’il a bien lu ou si dans les « neuf propositions pour en finir avec les crises financières » il n’y aurait pas une absente remarquable, à savoir une taxe à la spéculation de type Tobin. Une première réponse, un peu paresseuse, consisterait à dire que la taxe Tobin est dans le paysage, et bien installée, depuis suffisamment longtemps pour qu’on n’ait pas besoin de rappeler son existence et qu’on puisse la considérer comme immédiatement mobilisable dans un paquet global de mesures anti-spéculation (dont les « neuf propositions » ne sont qu’un commencement).

Mais ce serait se tirer un peu rapidement du débat. À la vérité, ma position a sensiblement changé sur la taxe de Tobin (TT). Comme beaucoup je suppose, j’ai d’abord pensé que ses vertus de récoltes fiscales étaient certes agréables mais secondaires, et que l’essentiel résidait dans l’effet de gêne apporté à la spéculation. Je n’ai jamais trouvé convaincante l’objection du préalable impératif de son adoption coordonnée à l’échelle internationale, considérant que l’Europe, au hasard, offre une zone de chalandise financière suffisamment attractive en soi pour que, même munie d’une taxe, les investisseurs internationaux en mal de diversification géographique et sectorielle de leurs portefeuilles ne puissent la négliger. Une Europe qui ne serait pas totalement abandonnée à la déréglementation financière pourrait donc fort bien décider unilatéralement la mise en place d’une TT – sans attendre le bon vouloir de Wall Street ou de la City (définitivement à considérer comme non européenne sous ce rapport) qui risquent de tarder un peu. Pas décisive également l’objection de ce que la « créativité » financière voue n’importe quel dispositif fiscal à être « contourné » : un dispositif qui « fuit » vaut de toute façon mieux que pas de dispositif du tout.

Les stratégies du « tour de vis supplémentaire », ou l’écueil de la taxation financière Retour à la table des matières

En matière de contre-réaction de la finance, en revanche, il faut sans doute se méfier davantage de toutes les stratégies de compensation du manque à gagner fiscal que ne manqueront pas de déployer les investisseurs. Si les transactions sur les actions, par exemple, sont taxées, qu’à cela ne tienne : les actionnaires institutionnels intensifieront leur pression à la rentabilité sur les entreprises pour que celles-ci, par leurs dividendes ou par leurs performances boursières, « fassent l’appoint » de ce que le fisc leur a soustrait – pas exactement le genre de résultat que nous souhaitons… De même, sur d’autres produits, notamment dérivés, les investisseurs pourraient être tentés de réagir à la diminution fiscale de leurs rendements par un supplément de leviérisation qui leur permettrait de relever la rentabilité financière de leurs positions (l’effet levier consiste à financer majoritairement par de la dette des prises de positions pour en rapporter les gains, nets des intérêts versés, à une part minime de capitaux propres, donc pour obtenir in fine une rentabilité très élevée de ceux-ci). Or la leviérisation, par ses effets d’amplification des bulles comme des pertes, est l’une des plaies de la finance de marché… qu’une TT menace d’intensifier alors qu’il faudrait la réduire.

On touche là aux difficultés spécifiques de la taxation des agents de la finance. À peu de choses près, la taxation des agents de l’économie réelle laisse ceux-ci leur revenu diminué et sans grande possibilité de réaction ou de récupération – simplement la puissance fiscale de l’Etat est plus forte qu’eux et s’impose à eux. Tel n’est pas le cas pour les agents de la finance à qui les structures des marchés de capitaux déréglementés ont conféré des marges de manœuvre si larges qu’il leur est toujours permis d’espérer « se refaire », soit sur le dos de l’économie réelle, sur laquelle ils ont désormais un empire inouï, soit en migrant vers de nouveaux compartiments de marché plus risqués ou par le recours à des « innovations » financières toujours plus scabreuses.

Dans ces conditions, de deux choses l’une :

Soit on conserve la TT « sèche », mais dans ce cas il pourrait être préférable, pour en minimiser les effets indésirables, de la fixer à un taux très bas – c’était déjà plus ou moins le cas dans le projet originel. Mais alors, dans la perspective de prévisibles contre-mesures de la finance, qu’on pourrait rassembler sous l’appellation de « stratégies du tour de vis supplémentaire », il ne faut pas s’attendre à ce que la spéculation en soit vraiment gênée – on peut même craindre, au contraire, un déplacement des investissements en direction d’actifs plus rentables… donc plus risqués… c’est-à-dire une augmentation de l’instabilité financière. Si le taux de la TT est modéré cet effet, pour désagréable qu’il soit, peut ne pas être intolérable. Mais alors pourquoi conserver une TT dans ces conditions ? Réponse : parce que, faisant revenir au premier plan sa vertu jadis jugée accessoire, on redécouvre qu’une TT c’est une taxe, et qu’une taxe, ça rapporte ! Or, comme on sait, appliquée à la masse énorme des transactions financières quotidiennes, même un taux microscopique remplit les coffres. La TT garde donc toute sa pertinence mais moyennant un renversement complet de perspective : il ne faut plus compter sur elle pour combattre l’instabilité financière, comme le voulait sa vocation première, mais pour mettre à contribution fiscale la spéculation internationale – ce qui n’est pas une mince réalisation.

Soit on persiste à faire de la TT un instrument de lutte contre l’instabilité financière mais alors elle doit impérativement être accompagnée de dispositifs complémentaires, comme ceux de sévère déleviérisation envisagés dans les propositions 3 à 7 des « 4P-9p ».

La solution des taxes de plafonnement : le SLAM et sa progéniture Retour à la table des matières

Il n’en reste pas moins, dans tous les cas de figure, la vulnérabilité d’une TT aux stratégies « du tour de vis supplémentaire »… Or c’est en pensant à ce problème que le SLAM (Shareholder Limited Authorized Margin), quoique instrument fiscal, a pris le parti un peu différent, non de la taxe simple, mais de la taxe de plafonnement. Rappelons que le principe du SLAM, comme impôt auquel seraient assujettis les actionnaires, consiste à fixer, par catégorie d’actif actionnarial, voire par titre, un plafond de rémunération actionnariale totale au-delà duquel un prélèvement confisque la totalité du dépassement. Par construction, il n’y a plus de « tour de vis supplémentaire » possible puisque tout ce que l’investisseur pourrait inventer pour relever sa rémunération actionnariale lui sera de toute façon retiré ! C’était bien là le but de la manœuvre : à la finance actionnariale qui ne connaît pas de limite, le SLAM en donne une.

C’est vers ce genre de principe que devrait peut-être muter la taxe Tobin – car les objections précédentes n’entraînent nullement que toute taxation financière serait impossible, et le SLAM en est l’illustration même. On fera cependant remarquer que par définition le SLAM, comme son « S » l’indique, ne concerne que les actionnaires – soit une partie seulement des opérateurs de la finance. De fait, en première approximation, si le SLAM est un instrument de régulation de la pression actionnariale sur les entreprises – donc sur les salariés ! – il n’entre pas a priori dans l’arsenal des moyens d’arraisonnement de la spéculation financière du type de celle qui a fait la crise présente. Ainsi par exemple l’application telle quelle du SLAM « aux banques » n’aurait pas eu la moindre vertu de modération de la spéculation puisque en fait le SLAM ne s’applique pas aux banques stricto sensu : en effet, le SLAM ne frappe pas les entreprises, bancaires ou non-bancaires, mais leurs actionnaires. Or les comportements à risque des banques trouvent leur source, sans doute dans leur désir de rémunérer leurs actionnaires, mais aussi dans celui de conserver par devers elles une bonne partie des fabuleux profits engrangés pendant la bulle – ces profits dont on fait les bonus.

Le dispositif du SLAM s’offre cependant très facilement à une extension qui lui donnerait pour point d’application non pas seulement les actionnaires, mais les entités économiques elles-mêmes lorsque leurs comportements de profits sont notoirement déréglés et dangereux – ce qui est typiquement le cas en l’occurrence. Les entreprises financières apparaissent ainsi très justiciables d’une sorte de « SLAM-entreprise », c’est-à-dire d’un dispositif auquel il faudrait trouver un nom propre pour éviter la collision-confusion du « S » de shareholder et du « entreprise ». Si nous parlons des banques, pourquoi ne pas l’appeler BLAM – pour Banking Limited Authorized Margin. Comme pour le SLAM, on peut très bien envisager de moduler le plafond du BLAM par catégorie de banques, voire de le focaliser sur certains départements comme l’Investment Banking ou l’Asset Management. Mais la décontraction de l’acronyme a surtout le bon goût de faire voir très précisément de quoi il s’agit : la crise financière ayant pour une bonne part pris naissance dans des comportements de profitabilité risqués des banques, il est nécessaire de soustraire celles-ci à la tentation de la rentabilité casse-cou en limitant d’entrée de jeu leurs ambitions de profitabilité – l’objet même du BLAM, car on ne voit pas par quel miracle ou par quelle vaine promesse les banques pourraient ne pas céder la prochaine fois – car si rien n’est fait, il y en aura une – à l’appel du profit hors norme à ramasser.

Comme les banques ne sont pas seules en cause dans cette affaire, il ne faut pas non plus oublier les fonds spéculatifs, lesquels, pour le coup, ne font même pas mystère des risques et leviers délibérément mis au principe de leurs stratégies d’investissement… On se souviendra que c’est un Hedge Fund, LTCM, qui en 1998 a failli emporter tout le système financier international, que la déconfiture de Bear Stearns, qui s’apprêtait à produire des effets semblables, a commencé en juin 2007 avec la fermeture de deux de ses fonds alternatifs maison, que la banque suisse UBS doit également à son Hedge Fund, DRCM, de pouvoir revendiquer les plus grosses pertes européennes de la crise des subprime, etc., etc. Par conséquent, feu ! FLAM ! – (Funds Limited Authorized Margin).

21 commentaires sur « Taxe Tobin, SLAM, BLAM, FLAM »

  • permalien Pierre :
    5 mai @14h51   »

    La taxe Tobin a pour principal inconvénient, de s’appliquer à une "vision" des transactions financières, qui ne correspond pas à la réalité.

    Les outils financiers (produits dérivés), les techniques (arbitrage financiers), les officines spécialisées (chambres de compensation), l’hétérogénéité des législations (paradis fiscaux), dont on peut parier qu’ils seront les derniers à résister aux dogmes néo-libéraux en matière de dérèglementation, font que des milliards peuvent circuler sans qu’un centime ne se déplace, et de cette taxe un outil avant tout politique, pour ne pas dire démagogique (en véhiculant l’image de valises de marchandise/billets aux frontières).

    Les SLAM BLAM, et FLAM, apportent un progrès dans la mesure ou ils deviennent des régulateurs des flux financiers pour une monnaie dont la valeur d’usage n’est pas directement liée a l’accroissement de biens consommables (je préfère : du bien être collectif).

    Mais il n’est reste pas moins que l’accumulation de richesses (chrématistique) dans la mesure où elle crée du tord à autrui, devrait être un des délits fondamentaux d’un charte du droit des hommes, et punie à la hauteur des dommages qu’elle cause à autrui.

  • permalien anona :
    5 mai @15h52   « »

    Il faut jouer sur le temps, taxer plus les transactions spéculatives (buy+sell) qui sont faites sur 10 milli-secondes, que celles faites sur 1 seconde, et ainsi de suite. Bref, faire payer le court-termisme et limiter ainsi la spéculation par les robots logiciels (encore un grand silence sur le sujet...).

    Les chambres de compensation seraient un parfait outil à cet effet. cf. le SEPA.

  • permalien Rezo :
    5 mai @16h06   « »

    TT - Je souhaiterai ajouter (juste pour la TT, je n’ai pas encore pris connaissance de SLAM...), qu’elle a l’avantage de rendre moins interessant le nombre d’aller retour et comme dit anona de limiter le nombre de transaction, et ainsi de stabiliser legerement le system.

    Je suis cependant d’accord que cela se repercuteras sur le client final, donc l’economie reelle.

    Merci pour ce post,

    vonb613

    Let’s think systemic

  • permalien Yohann :
    5 mai @20h00   « »

    Je crois que LAM (pour Limited Authorized Margin biens sûr)... L’acronyme se donne à lire pour ce qu’il est sans limite d’application, il est linguistiquement pratique (ex : "on va leur lamer la gueule" ou We will LAM you qui en anglais en forçant un peu pourrait se lire "on va vous faire boiter" sur un air de rock bien connu) et le principe qu’il désigne est généralisable et se dérive donc en règles et réglements (puisqu’il faut bien mettre une limite aux agents financiers à commencer par les front office) et en lois. Pierre à raison, il faudrait au moins commencer par pénaliser les méfaits actionariaux (sic) mais pour cela il faudrait les mettre non pas en lien avec un interdit moral (la chrématistique déjà dénoncé par Aristote) mais directement avec leur conséquence socio-économique. Bref, il faut lutter contre la déralisation de nos économies en mettant en rapport les conséquences de la spéculation financière avec ses conséquences bien réelles. Si j’insiste là dessus, ce n’est pas seulement parce qu’il est important de mettre fin à cette impunité dont bénéficie au nom du fantasme de la croissance et des effets de ruissellement des milieux financiers (cf. la volonté de Sarkozy et consort de décriminaliser l’activité économique, on croit rêver) mais parce que je vis aujourd’hui dans un pays (le Canada) ou le système de retraite par capitalisation fait de bon nombre des habitants de ce pays des... investisseurs... ainsi voit-on certains fonds de pension tel celui très puissant des enseignant de l’Ontario (le bien nommé Teacher) exiger la libéralisation de l’enseignement public... Or à regarder les feuilles d’impôt fédéral, on ne voit qu’abattement pour revenu du capital...Je soumets ça à votre sagacité, toujours est-il que vu d’ici, un principe de LAM appliqué au revenu via un fond de pension serait tout à fait utile il me semble. Quant aux chambres de compensation, à commencer par Clearstream (dont le nom à lui seul donne une idée du cynisme des milieux financiers), ce devrait être la cible de tout montage institutionnel... mais on heurte là un principe de réalité non pas économique mais bel et bien politique (tout à fait à la portée de la volonté du peuple) : ces chambres sont aujourd’hui inaccessible à l’action de la justice et au regard des rares journalistes essayant de faire leur métier correctement. À ce sujet j’invite les lecteurs de ce blog à visiter le site crée en soutien au journaliste Denis Robert, c’est édifiant : http://lesoutien.blogspot.com/

    En attendant la généralisation du LAM, il va falloir aussi se battre contre l’opacité savament entretenu autour de ces institutions.

    en attendant chantons : We will, we will, LAM you !

  • permalien Yohann :
    5 mai @21h02   « »

    J’oubliais presque, LAM, laminer....

  • permalien Croa :
    5 mai @22h43   « »

    Je relève dans le texte une remarque forcément fausse : « les actionnaires institutionnels intensifieront leur pression à la rentabilité sur les entreprises pour que celles-ci, par leurs dividendes ou par leurs performances boursières, "fassent l’appoint" de ce que le fisc leur a soustrait ». En effet la pression étant de toute façon maximale et de toute façon accrue à la moindre occasion, la taxe ne peut avoir d’effet suplémentaire.

    Ailleur vous dites :« la leviérisation, par ses effets d’amplification des bulles comme des pertes, est l’une des plaies de la finance de marché… » —> TOUT à FAIT... (Si vous avez aimé la crise des "subprimes" vous allez adorer celle des LBO !) Mais ferait la même remarque : Il n’y a pas besoin de taxe pour pousser à ce genre d’aventures qui de toute façons iront à leur terme !

  • permalien ∞ like infinity :
    6 mai @18h37   « »
    FLAM - la mort des fonds, l’assèchement de l’économie

    Tout ce systeme de FLAM BLAM BLAM, me semble bien artificiel et contre naturel, et ignore royalement le prix du risque. Cependant je ne suis pas sur d’avoir bien compris :

    Fixons par exemple le SLAM à 12%.

    Si j’ai une bonne idée de business (ex : livrer des plats bio à domicile), j’investi mes sous dedans, ca marche du tonerre, deux ans plus tard mon entreprise vaut le triple, je souhaite vendre des parts, je ne peut que toucher 12% (le SLAM), le reste (288%) va à l’état. Super la récompense pour avoir prix un risque.

    Si je n’ai pas les sous pour acquerir le materiel et lancer l’affaire je vais voir un fond (au début un Business angel), lui prends un risque enorme (beaucoup plus grand que de preter des sous à Peugeot par exemple), je lui donne donc 1/9 de l’entreprise. Voila que l’entreprise fait faillite, le BA a tout perdu (le SLAM lui rapporterait’il quelque chose à ce moment la ?). Le business Angel vit parce que sur 10 projets qu’il finance, 2 fonctionnent, mais lui rapporte 40% de son investissement, c’est à dire qu’il obtient dans ce cas une rentabilité de 8%. Le SLAM, limitant ses gains sur les projets qui réussissent à 12%, et rien sur les projets en faillite, ceci lui rapporte donc 2,4%, soit deux fois moins que les obligations de l’état sans risques. Résultat, il n’y aurais donc plus de BA, donc plus de nouveaux projets financés. Et après on s’étonne que tout internet soit dévellopé aux US...

    Il a été prouvé que les fond d’investissement (dans ce cas de Private Equity), créaient plus d’emploi (par la création et le refinancement d’entreprises) qu’ils n’en suprimmaient (par des restructurations d’entreprises dont ils ont pris le controle)

    Si l’on veut limiter le gain, il faut aussi limiter le risque, donc associer au SLAM un SME (Shareholder minimum earning), on pourrait alors avoir l’état qui controlerai tous les investissement, ce serait genial, bienvenu en URSS...

  • permalien Yohann :
    6 mai @20h50   « »

    @ ∞ like infinity

    FLAM - la mort des fonds, l’assèchement de l’économie

    > actuellement on vit l’assèchement de l’économie réelle par la finance, il faut faire un grand effort pour arriver ne pas le voir

    Tout ce systeme de FLAM BLAM BLAM, me semble bien artificiel et contre naturel, et ignore royalement le prix du risque.

    > il y a rien de naturel dans notre économie globalisée ni d’ailleurs dans aucune économie, mais une vaste structure institutionnelle, aussi byzantine dans son détail que peut l’être une économie planifiée, je te conseille de lire les textes de l’OMC tu seras éblouie par le naturel qui en découle

    Cependant je ne suis pas sur d’avoir bien compris :

    Fixons par exemple le SLAM à 12%.

    Si j’ai une bonne idée de business (ex : livrer des plats bio à domicile), j’investi mes sous dedans, ca marche du tonerre, deux ans plus tard mon entreprise vaut le triple, je souhaite vendre des parts, je ne peut que toucher 12% (le SLAM), le reste (288%) va à l’état. Super la récompense pour avoir prix un risque.

    >c’est pas que tu n’as pas compris, c’est que tu es de mauvaise foi, on parle de retour sur investissement dans le contexte d’une entreprise coté en bourse... ainsi le LAM ne saurait s’appliquer à Ikea par exemple, qui n’est pas côté en bourse.... on parle de finance actionariale Quand au risque, et bien merci on est en train de le voir son prix

    Si je n’ai pas les sous pour acquerir le materiel et lancer l’affaire je vais voir un fond (au début un Business angel), lui prends un risque enorme (beaucoup plus grand que de preter des sous à Peugeot par exemple),(...) il n’y aurais donc plus de BA, donc plus de nouveaux projets financés. Et après on s’étonne que tout internet soit dévellopé aux US...

    > l’internet s’est d’abord développé aux USA parce que c’est là-bas que ça a été inventé et qu’ils en gardent le contrôle, d’une moins une partie... Ensuite si tu as besoin d’argent tu vas voir un organisme dont c’est le métier, avant ça s’appelait une banque, maintenant on ne sait plus puisque les banques font plein de métiers différents. Quand aux résultats de ce type d’investissement, voir bulle internet. et pour la prise de risque, voir subprimes

    Il a été prouvé que les fond d’investissement (dans ce cas de Private Equity), créaient plus d’emploi (par la création et le refinancement d’entreprises) qu’ils n’en suprimmaient (par des restructurations d’entreprises dont ils ont pris le controle)

    > source ? parce que j’en tombe de l’armoire comme dirait une certaine Laurence

    Si l’on veut limiter le gain, il faut aussi limiter le risque, donc associer au SLAM un SME (Shareholder minimum earning), on pourrait alors avoir l’état qui controlerai tous les investissement, ce serait genial, bienvenu en URSS... > Rien à voir avec l’URSS

  • permalien Yohann :
    6 mai @20h51   « »

    @ ∞ like infinity

    FLAM - la mort des fonds, l’assèchement de l’économie

    > actuellement on vit l’assèchement de l’économie réelle par la finance, il faut faire un grand effort pour arriver ne pas le voir

    Tout ce systeme de FLAM BLAM BLAM, me semble bien artificiel et contre naturel, et ignore royalement le prix du risque.

    > il y a rien de naturel dans notre économie globalisée ni d’ailleurs dans aucune économie, mais une vaste structure institutionnelle, aussi byzantine dans son détail que peut l’être une économie planifiée, je te conseille de lire les textes de l’OMC tu seras éblouie par le naturel qui en découle

    Cependant je ne suis pas sur d’avoir bien compris :

    Fixons par exemple le SLAM à 12%.

    Si j’ai une bonne idée de business (ex : livrer des plats bio à domicile), j’investi mes sous dedans, ca marche du tonerre, deux ans plus tard mon entreprise vaut le triple, je souhaite vendre des parts, je ne peut que toucher 12% (le SLAM), le reste (288%) va à l’état. Super la récompense pour avoir prix un risque.

    >c’est pas que tu n’as pas compris, c’est que tu es de mauvaise foi, on parle de retour sur investissement dans le contexte d’une entreprise coté en bourse... ainsi le LAM ne saurait s’appliquer à Ikea par exemple, qui n’est pas côté en bourse.... on parle de finance actionariale Quand au risque, et bien merci on est en train de le voir son prix

    Si je n’ai pas les sous pour acquerir le materiel et lancer l’affaire je vais voir un fond (au début un Business angel), lui prends un risque enorme (beaucoup plus grand que de preter des sous à Peugeot par exemple),(...) il n’y aurais donc plus de BA, donc plus de nouveaux projets financés. Et après on s’étonne que tout internet soit dévellopé aux US...

    > l’internet s’est d’abord développé aux USA parce que c’est là-bas que ça a été inventé et qu’ils en gardent le contrôle, d’une moins une partie... Ensuite si tu as besoin d’argent tu vas voir un organisme dont c’est le métier, avant ça s’appelait une banque, maintenant on ne sait plus puisque les banques font plein de métiers différents. Quand aux résultats de ce type d’investissement, voir bulle internet. et pour la prise de risque, voir subprimes

    Il a été prouvé que les fond d’investissement (dans ce cas de Private Equity), créaient plus d’emploi (par la création et le refinancement d’entreprises) qu’ils n’en suprimmaient (par des restructurations d’entreprises dont ils ont pris le controle)

    > source ? parce que j’en tombe de l’armoire comme dirait une certaine Laurence

    Si l’on veut limiter le gain, il faut aussi limiter le risque, donc associer au SLAM un SME (Shareholder minimum earning), on pourrait alors avoir l’état qui controlerai tous les investissement, ce serait genial, bienvenu en URSS...

    > Rien à voir avec l’URSS

  • permalien Rezo (∞) :
    7 mai @13h05   « »

    @Yohann > actuellement on vit l’assèchement de l’économie réelle par la finance

    Bien d’accord, et ceci est du à la propriété de condensation de la monnaie (en particulier par les taux d’intérêts) – Loi de Pareto étendue, aujourd’hui 60% des richesses mondiales, appartiennent à une poignée (quelques centaines, cf. Forbes) de personnes physiques.

    > il y a rien de naturel dans notre économie globalisée ni d’ailleurs dans aucune économie, mais une vaste structure institutionnelle, textes de l’OMC

    La base de l’économie est naturelle, c’est la régulation des échanges. Les hommes l’ont codifiée et ajouter des règles avec des sous règles et des amendements aux règles, gérées par l’OMC et par les états entre autre. Ces institutions, j’en conviens, en imposant des règles, rendent le système compliqué ce qui lui empêche de devenir complexe (la complexité étant gérer par un meta modèle de règles simples, comme le jeu de go)

    >c’est pas que tu n’as pas compris, on parle de retour sur investissement dans le contexte d’une entreprise coté en bourse

    je n’avais pas compris, que cela ne s’appliquait qu’aux entreprises cotées. Cela va donc dans mon sens, il me semble en effet que les marché organisés sont obsolètes, dans ce cas, les entreprises n’auront plus d’intérêt a entrer en bourse et se sera le boum du private equity. Quid, du fondateur qui détiens encore 30% de son entreprise après IPO, est-il soumis au SLAM ?

    > l’internet s’est d’abord développé aux USA parce que c’est là-bas que ça a été inventé et qu’ils en gardent le contrôle, voir bulle internet

    le fait que l’internet ai été inventé aux US, ne devrait entrer pour beaucoup dans la balance, et il n’est pas controlable en tant que tel. C’est le fait qu’en particulier autour de San Francisco, se concentrent Capital risqueur et université spécialisées qui fait qu’aujourd’hui se concentre aussi des start-up. Perso, ma start-up je la monterai à Paolo Alto. Il n’y a pas de main invisible d’un « contrôle américain » sur l’internet. Pour les bulles, il est certain, que l’économie telle qu’elle est fonctionne aujourd’hui d’un point de vu macroscopique engendre des bulles, en meme temps la bulle internet a eu l’effet positif de dévelloper le web.

    > source ? parce que j’en tombe de l’armoire comme dirait une certaine Laurence

    Sorry, j’ai recherché mais pas retrouvé. Tu ne me crois pas si tu veux, m’étant intéressé au sujet, j’ai beaucoup lu sur le fonctionnement du private equity et l’économie française. Je suis tombé la dessus.

    Pensons systemique,

    Rezo (∞)

  • permalien Pierre :
    7 mai @14h16   « »

    @Yohann & @Rezo (∞)

    Il a été prouvé que les fond d’investissement (dans ce cas de Private Equity), créaient plus d’emploi (par la création et le refinancement d’entreprises) qu’ils n’en suprimmaient (par des restructurations d’entreprises dont ils ont pris le controle)

    Je ne comprends pas tellement la raison de votre désaccord, puisque par définition les private equities se négocient de gré à gré donc échappent aux marchés, donc à la spéculation et n’ont donc pas leur place dans ce blog.

    Le fait qu’ils créent plus d’emplois qu’ils n’en suppriment n’est pas étonnant, puisque l’objectif est le développement des sociétés , contrairement aux public equities, où l’objectif de l’investisseur est la rentabilité à court terme des sociétés.

    Les private equities sont le parfait contre-exemple de la "nature naturelle"( et vertueuse) des marchés.

  • permalien Frédéric Lordon :
    7 mai @14h58   « »
    Réponse à like infinity

    Je ne suis pas mécontent que Yohann et d’autres aient répondu avant moi, je pense que si j’avais réagi à chaud je n’aurais pas été très aimable... C’est dommage car like infinity pose une question qui mérite qu’on y réfléchisse. Il est vrai qu’il la pose de manière tellement désagréable qu’on n’a d’abord strictement aucune envie de lui répondre — comme à tous ceux dans son genre qui à la moindre idée de modifier l’ordre des choses libéral hurlent immédiatement à la Corée du Nord et au soviétisme réunis... le genre de nuance et de finesse argumentatives qui détruisent instantanément les conditions de possibilité mêmes du débat. On passera également par charité chrétienne sur les élucubrations sur la naturalité de l’échange, des lois de l’économie, etc.

    1. Une fois fait abstraction de tout ça, que reste-t-il ? Il est exact que le cas des Business Angels (BA) présente des particularités qui méritent qu’on y pense. Du fait que ce secteur repose sur le principe stratégique de la péréquation, il n’est pas question d’y considérer — pour les taxer — les opérations séparément. Qu’à cela ne tienne : moyennons sur l’année ou sur tout autre période judicieuse. Ce sera le TSR (Total Shareholder Return) moyen qui fera l’objet d’une taxe SLAM.

    2. "Le SLAM ignore le prix du risque". C’est précisément le contraire. Si like infinity veut bien se référer à l’article du Diplo de février 2007, il y verra que le seuil SLAM est calculé d’après le modèle — on ne peut plus orthodoxe — de valorisation des actifs financiers (CAPM) qui donne un coût du capital égal au taux d’intérêt de l’actif sans risque (en général des bons du Trésor à 3 mois) plus une certaine prime de risque. Combien vaut le taux d’intérêt sur les BdT à 3 mois ? Entre 3% et 4%. Autour de quelles valeurs tournent les primes de risque ? Mettons 2% à 5%. Ca nous fait un total au plus égal à 9% max. Le coût du risque, c’est ça. On signale à like infinity que les ROE sont actuellement entre 15% et 25% pour le CAC40 — ça fait pas mal d’écart tout de même. C’est cet écart que le SLAM a précisément vocation à fermer. On objectera que les primes de risque ne s’évaluent pas dans le cas de projets naissants comme pour des projets matures, et c’est là que le CAPM atteint sa limite. C’est exact. Mais alors retour au point 1 supra — car s’il y avait bien une interpellation pertinente dans le message de like infinity c’était celle qui attirait l’attention sur la particularité des opérations de BA ou de VC

    (la suite dans le message d’après)

  • permalien Frédéric Lordon :
    7 mai @14h59   « »
    Réponse à like infinity (suite)

    3. On sent bien que tout ça ne sera pas suffisant pour calmer la fureur de like infinity... Car c’est la perspective qu’on ne puisse plus s’enrichir à millions qui lui semble scandaleuse. Si ces héros du BA n’ont plus sous les yeux la perspective de la fortune, nous dira-t-il sans doute, ils ne feront plus rien. Il y a donc dans l’économie une catégorie d’agents qui seraient en position d’exiger de colossales fortunes pour travailler. Et sinon, rien. C’est ce genre de rentes de situation — tournant au chantage pur et simple — qui est proprement insupportable. On voit bien que like infinity trouve pourtant tous ces arguments parfaitement légitimes : la finalité de la création de start-up — il nous le dit carrément — c’est la revente et le gros paquet. Une "idée", cinq ans de travail et puis la retraite. C’est précisément ce genre de conception financière (pour ne pas dire purement cupide) de la création d’entreprise dont le SLAM pourrait nous débarrasser.

    4. Au passage, on fera remarquer à like infinity, qui vitupère l’Etat et en appelle aux esprits de Palo Alto, que l’internet est la création... de l’armée et de la recherche publique aux Etats-Unis. Sans l’Etat et ses stupides fonds publics, stupidement financés par voie fiscale (mais oui l’impôt !), tous ces sympathiques agités qui se gargarisent de leurs start-up auraient pu aller se faire voir chez Plumeau... faute des tuyaux par où faire passer leurs géniales idées. Tous ces enrichis ont curieusement oublié de dénoncer le soviétisme de l’Etat américain au moment d’empocher leurs grassouillettes plus-values... qui n’auraient simplement pas existé sans cet Etat qu’ils vomissent à longueur de temps.

    5. Dernier point sur les fonds de private equity et cette fable qu’ils créeraient plus d’emplois qu’ils n’en détruisent. La référence,opportunément oubliée, je l’ai : c’est un "travail" de l’AFIC (Association Française de l’Investissement en Capital), soit le lobby professionnel des fonds de private equity, une source parfaitement indépendante, ça va sans dire, et entièrement vouée à l’objectivité de la science...

  • permalien Systemic (∞) :
    7 mai @18h05   « »

    @ Frédéric

    Quel honneur, merci pour cette réponse, qui a les mérites de m’éclairer et surtout d’élargir le débat.

    Alors deux trois considérations :

    Je ne suis pas mécontent que Yohann et d’autres aient répondu avant moi, je pense que si j’avais réagi à chaud je n’aurais pas été très aimable... C’est dommage car like infinity pose une question qui mérite qu’on y réfléchisse.

    J’avoue que je rentre un peu dans le tas, je souhaite juste provoquer le débat. J’ai noter dans le premier post (sous le pseudo vonB613) le nombre de commentaires, mais tous créditant la thèse. C’est pas drole quand tout le monde est d’accord :(

    Je me considère, et ceci peut en surprendre certains, comme alter-mondialiste. Je lis le monde diplo (parfois, pas assez souvent, mais c’est tellement dense que je n’en ai pas souvent le courage). Aujourd’hui je suis plutot blog, et celui-ci m’interesse, je reste cependant ouvert à d’autre vision (la chronique agora pour la finance par exemple) et aime a les confronter.

    Ce blog a le mérite de poser sur la table le probleme de la dérive financière (j’en suis parfaitement conscient Frederic, ce systeme n’est pas viable) , et se trouve etre force de proposition, bravo. Cependant et c’est la force du blog confrontons nous idées (et je remercie aussi Yohann et Pierre pour leur réponses). (a suivre...)

  • permalien Systemic (∞) :
    7 mai @18h06   « »

    Car c’est la perspective qu’on ne puisse plus s’enrichir à millions qui lui semble scandaleuse

    non, non, pas temps que ca. J’ai souligné (Rezo :

    @Yohann > actuellement on vit l’assèchement de l’économie réelle par la finance

    Bien d’accord, et ceci est du à la propriété de condensation de la monnaie (en particulier par les taux d’intérêts) – Loi de Pareto étendue

    ) qui me semble, dans l’etat actuel des choses (je tiens bien à le préciser, car l’interet pouvait etre bénéfique à une certaine epoque en facilitant la concentration de monnaie et la création de capital), très perverse pour le systeme, car créant des zones de la société asséchée de monnaie et d’autre en hyper concentration. Nous ressources sont limitées nous le savons tous (l’époque du XIX siecle ou le monde un systeme ouvert est bien révolue, nous sommes en vase plus ou moins clos), et si elles s’accumule d’un coté, c’est comme on monopoly, a la fin tout le monde a perdu parce la partie est finie, une seule personne possède tous et on ne peut plus jouer.

    Donc non, Frederic, je ne trouve pas ceci scandaleux. L’objectif c’est que systeme soit durable et auto controlé - Let’s think systemic

  • permalien Systemic (∞) :
    7 mai @18h06   « »

    que l’internet est la création... de l’armée et de la recherche publique aux Etats-Unis. Sans l’Etat et ses stupides fonds publics, stupidement financés par voie fiscale (mais oui l’impôt !)

    Pareil, la recherche financée par l’état et l’impot, tire l’économie par l’innovation, c’est bien connu, et nécessaire. C’est d’ailleur deux phenomène combiné : une initiative militaire et une universitaire qui ont permis l’emergence d’internet. Rien contre la recherche, quelles fiancée pâr l’Etat (en Europe un budget de 5Md euros pour la recherche je crois) ou les sociétés (Microsoft, un budget de 7Md Dollar)

    comme à tous ceux dans son genre qui à la moindre idée de modifier l’ordre des choses libéral hurlent immédiatement à la Corée du Nord et au soviétisme réunis

    Je me demande si je n’ai pas eu ma periode communiste moi aussi, bon faut peut eter pas exagéré. Mais ce qui est certains, c’est que l’ordre des choses pseudo libérale, telle que nous les connaissons aujourd’hui ne sont pas perenne, il faut bien les changé. Cependant, regarder le communisme, autant d’autre structure des années 70-80, l’ere post 68 et pre internet, me semble une demarche historique et pas créative (dans le premier post :

    Je ne me suis absolument pas placé dans une perspective "There is no alternative", au contraire, il me semble que notre époque est très prometteuse en alternatives à la société pyramidale centralisée et aujourd’hui dominée par une finance débridée. J’en ai d’ailleurs cité 3 : la micro finance, l’investissement direct et l’open money.

    Je ne veux pas plus du communisme que du liberalisme debridé d’une société individualiste, mais l’emergence des réseaux.

    Merci encore pour la réponse, un petit peu agressive quand meme, bon je l’avais mérité :)

    Biz

    vonB

  • permalien Yohann :
    11 mai @01h56   « »

    Pour vous faire rire un peu, une perle du Monde (je souligne) :

    Le retour des subprimes tétanise les Bourses LE MONDE | 10.05.08 |

    pour lire l’article cliquez ICI

    "Le rebond du mois d’avril était jugé fragile. Les investisseurs en ont eu la confirmation au cours de la semaine écoulée. Entre le lundi 5 et le vendredi 9 mai, les principales places financières aux Etats-Unis, en Europe ou en Asie, qui se remettaient difficilement de la correction du début de l’année 2008, ont fait machine arrière, ébranlées par le retour inattendu de la crise des subprimes , les crédits hypothécaires à risque américains (...) De fait, même si la crise financière est loin d’être terminée, les subprimes sont pour la plupart une histoire appartenant au passé . Le secteur financier reste l’un des plus décriés, mais les analystes estiment qu’après les résultats du premier trimestre les banques auront provisionné l’essentiel des pertes liées aux subprimes (...)En outre, malgré la crise et la morosité ambiante, les Américains semblent toujours prêts à consommer. Mercredi, le leader mondial de la distribution Wal-Mart a indiqué à la surprise générale que ses ventes avaient progressé de 3,2 % au cours du mois d’avril. Pour Douglas McIntyre, du site 247Wallst.com, interrogé par l’AFP, Wal-Mart "continue d’étonner" et laisse penser que la consommation résiste à la crise."

    Un extrait, donc, trois perles. La dernière est succulente, Wal-Mart est le numéro 1 de ce que l’on appelle en France le Hard Discount et en Amérique du Nord du cheap. En tant de crise, les ménages de la classe moyenne se tournent vers ces magasins pour tenter de maintenir leur niveau de consommmation....

    Pour le reste je vous laisse apprécier.

  • permalien
    11 mai @02h20   « »

    Le Monde encore : Le dollar se redresse contre toute attente et toute logique :

    Le redressement du billet vert signifie que le mouvement de défiance généralisé des investisseurs internationaux vis-à-vis des Etats-Unis, né de la crise des subprimes, est peut-être en train de toucher à sa fin. "Je crois réellement que le pire devrait être derrière nous", a indiqué M. Paulson. C’est aussi ce que semble dire, à sa manière, le marché des changes.

    Je change mes Euros ou c’est encore du Pipo ?

  • permalien vonb613 :
    11 mai @02h25   « »
    Consommation et Hard discount

    Lu Yohann,

    merci pour cet depeche interessante.

    Deux reflexion :

    le retour inattendu de la crise des subprimes

    Ca c’est du bon, le zombie se releve. C’est a mon avis un refonte majeure de la finance qu’il faut effectuer aujourd’hui, et j’avoue que les mesure de Frederic me donne l’impression de patchs correctifs. je verrais plutot une version 4.0 qui sors.

    les Américains semblent toujours prêts à consommer

    Pas tres etonnant a mon avis. L’un des principe "naturel" de la finance. L’auto_regulation (peut etre aurais je du dire effet systemique).

    Lors d’un inflation forte, comme nous la vivons aujourd’hui en France (+de 3%) ou lorsque la monnaie se devalue fortemment par rapport a d’autre monnaie (cf. $/eur). C’est dans les deux cas une crise de confiance par/ à la monnaie. La seule action intelligente est de consommer (je vous le conseil tous). En effet si je remets du double vitrage aujourd’hui il m’en couteras moins que demain.

    en France le Hard Discount et en Amérique du Nord du cheap

    Petite anectode pour finir en souriant.

    Lidl (vous connaissez le Hard Discount allemand) lance une campagne de recrutement, Publicis leur propose "La hard c’est dur mais c’est bon - perspective de carriere chez Lidl" / ou bien "Tout ce que vous avez voulu savoir sur la hard sans jamais vouloir le demander" - portes ouverte chez Lidl Sur fond noir avec le carré Lidl rose.

    Sur ce bonne nuit,

    Aurel

  • permalien sytemique(∞) :
    11 mai @02h27   « »

    En fait y’avais trois reflexions

  • permalien phy-n’anse :
    11 mai @02h30   «
    Tu change tes euros

    xxxxxxxxxxxxx

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