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« Le Sel de la mer »

vendredi 23 mai 2008, par Alain Gresh

Le film palestinien Le Sel de la mer, de la réalisatrice Annemarie Jacir, est présenté à Cannes dans la sélection « Un certain regard ». C’est un film magnifique, qui devrait sortir en France en septembre (le DVD est désormais disponible dans la boutique du Monde diplomatique).

On trouvera un entretien avec l’acteur Saleh Bakri, sous le titre « Saleh Bakri, acteur dans “Le Sel de la Mer”, d’Annemarie Jacir », sur le site Telerama.fr, et un autre avec l’actrice Suheir Hamad sur Lemonde.fr, « “Ces gens qu’on voit passer le mur, ils sont toujours là-bas” ».

J’ai pu réaliser un entretien avec la réalisatrice il y a quelques semaines. Rappelons qu’Israël lui a refusé le droit de retourner à Ramallah.

Ma première question concerne les conditions de tournage en Palestine. Nous voyons dans le film des postes de contrôle, le mur, les barbelés ; comment avez-vous pu travailler ?

Annemarie Jacir : C’est extrêmement difficile. Le film est un road movie qui se déroule en Cisjordanie, mais aussi dans la Palestine historique (Israël) ; or il est difficile de se déplacer. L’équipe était composée d’Européens et de Palestiniens. Mais l’acteur principal palestinien, Saleh Bakri, n’avait pas le droit d’aller à Ramallah, car il a la nationalité israélienne, et l’équipe cisjordanienne n’avait pas le droit de quitter Ramallah. Salah Bakri a dû ainsi se faufiler pour arriver à Ramallah, et quand l’armée israélienne faisait une descente, il devait se cacher.

Saleh était donc en situation irrégulière…

Il l’est pendant la première partie du film qui se passe en Cisjordanie. Pendant la seconde partie, qui se passe dans la Palestine historique, il est en situation régulière, mais notre équipe cisjordanienne n’a pas été autorisée à nous suivre… Certains sont venus quand même, surtout des femmes — pour elles c’est un peu plus facile.

Les deux personnages principaux semblent ne rien avoir en commun. L’un est né en Palestine et n’en est jamais parti, l’autre a grandi à Brooklyn. L’un rêve de quitter la Palestine et l’autre d’y venir…

Soraya et Emad ont grandi dans des environnements et des contextes absolument différents. Toute sa vie, elle a rêvé, comme une réfugiée palestinienne, de la Palestine. Et lui, qui toute sa vie a connu l’occupation et la réalité de la Palestine, il veut en partir… Ils se retrouvent parce que, en Palestine, ils sont tous deux marginalisés. Ce sont des réfugiés, à l’intérieur et à l’extérieur. Ils sont marginalisés non seulement d’un point de vue international, mais dans le contexte palestinien : on les a mis de côté. En tant que communauté, en tant que réfugiés, leurs problèmes ont été oubliés.

Durant les dix premières minutes du film, on voit Soraya arriver en Palestine avec un passeport américain, et elle subit, au contrôle, une forme de violence que l’on ressent très fortement. Là aussi, il y a peut-être un point commun avec Emad…

A l’aéroport, elle s’attend à être traitée comme tout le monde, mais découvre qu’une fois avérées ses origines palestiniennes, elle se retrouve dans une position différente de celle des autres. De nombreux Palestiniens et moi-même avons découvert aux frontières que nous étions palestiniens.

Dans le film, il y a ces deux personnages, il y a la Cisjordanie – on ne voit pas Gaza, bien entendu –, et on voit Israël. Et c’est tout à fait différent…

Oui. Il s’agit d’un petit pays, d’un petit endroit. Vous pouvez vraiment, de Ramallah, voir la mer, voir Tel-Aviv…

Mais Emad n’a jamais pu aller à la mer…

Je connais des gens de Ramallah qui jamais de leur vie n’ont eu l’autorisation d’aller à Jérusalem, qui se trouve pourtant à un quart d’heure en voiture. Deux Palestine, deux espaces différents… Ma famille est de Cisjordanie, toute mon expérience venait de là-bas, et c’est seulement, je dirais, lors de ces dix dernières années que j’ai commencé à découvrir le reste de la Palestine historique, ce qui est aujourd’hui Israël. Tout à coup, tout s’ouvre, la pression disparaît. A la minute où vous quittez Ramallah, le monde entier s’ouvre. C’est ce sentiment que j’ai essayé de saisir.

Dans les années 1990, il y avait de l’espoir, l’Autorité palestinienne… Désormais nous vivons une période beaucoup plus sombre.

Soraya est encore pleine d’espoir quand elle arrive à Ramallah, quand elle voit le policier, quand elle voit le drapeau palestinien sur la place… Parce que c’est la première fois qu’elle est ici. Je me souviens, dans les années 1990, la première fois que j’ai vu un homme descendant la rue avec son fils qui portait un drapeau palestinien… C’était tellement beau, parce qu’auparavant ce drapeau était totalement interdit. Aujourd’hui, tout cela s’est envolé. Mais Soraya a cet espoir au début. Puis elle essaie de récupérer de l’argent que son grand-père a laissé dans une banque en 1948, et on lui le refuse.

Elle décide alors de le voler. Et vous écrivez que ce que Soraya et Emad ont en commun, c’est qu’ils sont des criminels.

Ils sont déjà criminalisés. C’est illégal pour un Palestinien d’aller à Jérusalem, illégal de construire une maison, illégal de faire tant de choses… Des choses élémentaires. Alors, eux, lorsqu’ils prennent les choses en main, choisissent de devenir des criminels. Y compris en allant illégalement en Israël. La seconde partie du film s’y déroule. D’un côté ils y sont clandestins, parce qu’ils sont dans l’illégalité, mais on sent que c’est un autre pays. Ils sont « libres ».

Beaucoup de gens me demandaient : « Je ne comprends pas : où est-ce qu’on est ? Où est-ce qu’ils sont dans le film ? » Et d’une certaine manière, c’est tout l’intérêt. Ces frontière sont si arbitraires, et ces postes de contrôles, où sont-ils ? Il y en a 600 en Cisjordanie, et ils ne séparent pas les Israéliens des Palestiniens, ils séparent les Palestiniens des Palestiniens. Le mur sépare des Palestiniens de Palestiniens. Alors oui, une fois en Israël, il n’y a plus de postes de contrôle, il n’y a plus de murs, et ils sont libres… Mais seulement tant qu’ils demeurent invisibles.

Soraya retourne voir la maison de Jaffa que son grand-père a quittée en 1948. Et Emad retourne dans son village d’origine, Dawayma, dont il ne reste que des ruines.

Le village d’Emad, Dawayma, n’existe plus ; celui que nous avons filmé s’appelle Souba, il était seulement partiellement démoli. Il y a plus de cinq cents villages qui ont été complètement rasés en 1948-1950. Petit à petit, je découvrais les restes du village. Je crois que j’en ai retrouvé une cinquantaine, et nous avons décidé de filmer à Suba. Mais le choc pour moi est en relation avec un documentaire que j’avais tourné dans des camps de réfugiés au Liban. Beaucoup des réfugiés étaient d’un village du nom de Safouri. Ils en parlaient, de l’importance de la terre, alors qu’ils vivaient depuis trois-quatre générations dans ce camp, juste du béton et des murs. Par hasard, alors que je conduisais, j’ai vu un panneau en anglais avec écrit : « Zapuri », et un ami m’a dit : « Ah, ça, c’est l’ancien village de Safouri. » J’ai dit : « Mais je viens juste de rencontrer plein de gens qui viennent de là ! On y va. » Et c’était… C’était vraiment choquant de découvrir toute cette terre, et tout ce vide, un village vide, et ces gens qui en sont si proches, à deux heures, une heure et demie en voiture, et c’est impossible pour eux d’y aller.

A la fin du film, une simple phrase évoque ce qui s’est passé à Dawayma en 1948.

Je n’ai pas jugé nécessaire de parler de manière précise du massacre de Dawayma. C’est de là que vient Emad, et il porte ce poids avec lui. La première fois que Soraya et lui se rencontrent, il dit qu’il est de Dawayma, et elle comprend. Ils n’en parlent pas, mais elle sait ce que cela veut dire. Et une fois qu’ils sont dans le village, le seul « signe » peut-être de ce massacre, c’est lorsqu’ils décident d’élever ce mémorial. C’est un moment intime entre eux et je voulais qu’il demeure très personnel. Mais c’est vrai que Dawayma est l’un des plus grands massacres, mais aussi un des plus méconnus de 1948.

Pour en revenir à Soraya : en un sens, elle n’a rien à faire en Palestine, si ce n’est un travail de mémoire. Avant même d’être un problème politique, le problème des réfugiés est un problème humain : ces gens ont un rapport très fort à la terre, et surtout avec le fait qu’on n’a jamais reconnu les massacres, le nettoyage ethnique, etc.

C’est tout à fait le cas pour Soraya. Elle est si américanisée, elle n’a jamais vécu la réalité de la vie en Palestine. Mais elle a vécu la réalité de la majorité des Palestiniens, qui demeurent en dehors de la Palestine. Les Palestiniens sont partout dans le monde. Et puis, il y a ce manque de reconnaissance de ce qui leur a été fait.... Pour quelqu’un qui n’a pas été dépossédé, qui n’a pas perdu sa maison ou qui en possède une, c’est très dur de comprendre.

Dans un de vos textes, vous dites que dans ce contexte politique, où personne ne voit de solution, le cinéma peut jouer un rôle ou dire quelque chose.

Le cinéma peut beaucoup en Palestine. De plein de manières. Il y a tant d’histoires, tant de choses... Nous avons été réduits à l’invisibilité toutes nos vies, peu de gens le savent, tant de choses ont été interdites, nos livres, nos voix ont été tues, dans les années 1970, 1980, nos écrivains, tous nos artistes ont été assassinés… Alors il y a ce silence imposé qui a duré et qui dure encore, et le cinéma est juste un moyen différent de s’exprimer. Chaque film palestinien qui se tourne est un miracle selon moi.

Mais vous écrivez des poèmes également…

Oui, j’ai commencé comme écrivaine et puis j’ai réalisé que la mise en scène m’intéressait. Je suis aussi très influencée dans mon travail par les écrivains et la poésie arabes. Je pense que dans « Le Sel de la mer », il y a du Darwich (NDT : Mahmoud Darwich, célèbre poète palestinien), il y a beaucoup d’inspiration venue de nos poètes.

La poésie joue un rôle, non seulement en Palestine mais dans le monde arabe…

Dans le monde arabe, pour un homme, dire qu’on est poète, c’est… Vous êtes poète, c’est estimé, c’est une chose dont on peut être fier. En Amérique, un homme qui dit : « Je suis poète », on pense qu’il a un problème. C’est ainsi que la société le voit. Alors c’est vrai, il y a une grande différence d’appréciation de ce point de vue…

Pour vous, devenir réalisatrice, passer de la poésie au cinéma, c’était facile ? Etait-ce une décision, était-ce… ?

Au lycée, j’ai fait du théâtre, et puis j’ai commencé à mettre en scène des pièces, et puis j’en ai écrit et mis en scène une qui a été interdite, et c’était un sentiment fantastique pour moi : j’ai découvert que j’avais une fibre pour ce genre de choses (rires) ! Au même moment, par hasard, j’avais une amie qui était monteuse vidéo, alors je passais du temps avec elle en salle de montage et elle m’a appris à monter. J’ai commencé à faire des choses juste pour le plaisir, pour moi. Et puis j’ai toujours été intéressée par l’écriture, puis plus tard spécifiquement par l’écriture de scénarios… Mais je n’ai pas vraiment persévéré. J’étais intéressée par le cinéma mais je ne savais pas exactement par quoi. Alors j’ai commencé à travailler sur les plateaux, à accepter tous les types de boulots horribles dans lesquels vous pensez que vous allez apprendre quelque chose du cinéma avant de réaliser que tout ce que vous faites, c’est apporter du café à quelqu’un (rires).

Et puis j’ai commencé à travailler dans une agence littéraire qui représentait des scénaristes, et j’ai lu beaucoup, beaucoup de scripts, y prenant vraiment goût, mais réalisant en même temps que Hollywood, Los Angeles et les Etats-Unis en général n’étaient pas le bon endroit pour moi. Je n’avais pas l’impression d’apprendre quoi que ce soit, alors j’ai intégré une école de cinéma…

Où ça ?

A New York. J’y ai étudié le cinéma et ça a vraiment commencé là. J’ai découvert toutes sortes de choses qui m’intéressaient, le montage, le cadre, l’écriture, j’ai découvert que j’adorais les acteurs, travailler avec les acteurs, et que je voulais réaliser. Tout est venu d’un coup en quelque sorte…

Pourriez-vous nous parler du titre ? Il est très poétique…

Vous l’aimez en français ? Parce qu’en français c’est différent… Ce devrait être « Le Sel de cette mer », mais ceux qui parlent français disent que ça sonne mal…

C’est vous qui avez choisi le titre en anglais ?

J’ai choisi le titre en arabe, qui en anglais veut dire « Le Sel de cette mer ». Je crois que cela sonne bien en arabe et en anglais. Le film parle tant de la mer et de la relation que les personnages ont avec elle, ce que la mer signifie pour les Palestiniens. Nous sommes une société méditerranéenne, alors nous vivons avec la mer, mais désormais la mer est quelque chose que nous ne pouvons plus atteindre. Il y a des Palestiniens qui ne l’ont jamais vue. Et pour les réfugiés chassés en 1948, la mer a été la dernière chose qu’ils ont vue de la Palestine. Il y a une sorte de livre de mémoires écrit par Chafiq Al-Hout, qui est un Palestinien exilé de Jaffa, et il y parle de ce moment de 1948… Ils étaient dans les bateaux et il regardait Jaffa, et le bateau s’éloignait… C’est le début du film. Et je dis « Le Sel de cette mer » parce que je voulais être précise. Pas la mer en général : cette mer.

21 commentaires sur « “Le Sel de la mer” »

  • permalien
    23 mai 2008 @16h27   »

    L’art de passer les frontières, par Yves Gonzalez-Quijano du blog Culture et Politique arabes.

  • permalien Lou :
  • permalien
    23 mai 2008 @20h31   « »

    Merci à Lou.

    T’es chou, Lou.

  • permalien Lou :
    23 mai 2008 @23h03   « »

    Une jeune Palestinienne en quête de ses origines

    Osman Tazgharit Al-Akhbar

  • permalien hans lefebvre :
    24 mai 2008 @00h00   « »

    Après "les citronniers", nous ne manquerons pas d’aller voir ce nouvel opus du cinéma venu du proche orient dans une salle de cinéma de Bayonne jumelée avec un cinéma de gaza, l’atalante. http://jeboycotte.org

  • permalien Zulfikar :
    24 mai 2008 @11h08   « »

    Bonjour à tous,

    Mais où est donc passée Ana ?

    A bientôt, Ana.

    Amicalement

  • permalien Lou :
    24 mai 2008 @14h05   « »
    Un œil sur les dossiers politiques, l’autre sur les développements régionaux...

    Dans son dernier article Scarlett Haddad confirme les informations déjà données par M K Bhadrakumar

    (...) La source proche du Hezbollah affirme catégoriquement que le président américain George W. Bush avait même demandé aux Israéliens de lancer une attaque contre des positions du Hezbollah, au moment des affrontements internes. Selon cette source, le président US aurait même souhaité que ces attaques interviennent avant sa visite dans la région, le 13 mai, même s’il y avait un risque que le Hezbollah riposte en envoyant des missiles contre les villes israéliennes. La source du Hezbollah est convaincue que, d’une part, les Israéliens ont refusé de prendre le risque de se laisser entraîner dans une nouvelle guerre à un timing qui ne leur convient pas, et, d’autre part, la rapidité de l’opération du Hezbollah n’a pas vraiment laissé le temps aux Israéliens et à toute autre partie extérieure d’intervenir. En remettant immédiatement les permanences du Courant du futur à l’armée, le Hezbollah, ajoute la même source, a essayé de réduire l’impact de l’opération et surtout cherché à éviter une aggravation du fossé entre sunnites et chiites. Mais le mal était fait et dans certains pays arabes déjà plutôt hostiles au Hezbollah, les cheikhs ont commencé à insulter cette formation dans les mosquées, l’accusant d’être « un groupe d’infidèles ».

  • permalien Pierre :
    24 mai 2008 @17h43   « »

    Bien loin des Palestiniens

    Après la tentative US avortée, d’impliquer Israël dans les évènements libanais, Haaretz révèle une autre tentative pour impliquer Israël contre l’Iran. Tout se passe comme si Israël avait depuis Annapolis mesuré l’inopportunité de soutenir aveuglément les errements US au Proche Orient.

    Kouchner (the voice of the voice of america-mon-frère) profite de cette période de flottement pour nous sortir une de ses révélations qui font le délice des chancelleries :

    Bernard Kouchner : "Rien ne justifie la poursuite de la colonisation" en Israël

    Maintenant nous connaissons les termes des tractations entre Cheney Rice Bush et Olmert, c’était "déstabilisation vs colonisation".

    Nous savons aussi qu’il n’y a pas eu d’accord.

  • permalien K. :
  • permalien Lou :
    24 mai 2008 @19h50   « »
    Régina Sneifer et Georges Corm sur RFI
  • permalien Lou :
    24 mai 2008 @20h28   « »
    le ministre dévoilé

    à partir du lien de Pierre :

    "Ne nous voilons pas la face : des obstacles existent. Les restrictions en matière d’accès et de mouvements demeurent importantes. Elles n’ont pas été réduites comme elles auraient dû l’être", a déclaré le chef de la diplomatie française. "Israël doit, Israël peut faire beaucoup plus sans mettre en danger sa sécurité", a-t-il ajouté.

    Gageons que la diplomatie française va poursuivre ce chemin et demander à ses partenaires européens la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et l’état d’Israël.

    ça n’en prend pas le chemin :

    « Quels sont les faits ? Au mois d’octobre 2007, Israël a présenté à l’Union européenne un "non paper", c’est-à-dire un cahier de revendications relatif à son statut vis à vis de l’Union européenne. Ce qui est, bien sûr, son droit le plus strict. Mais, c’est son contenu qui pourrait poser problème ou soulever des questions Israël a en effet présenté, presqu’en catimini, des demandes qui mériteraient pourtant un très large débat parlementaire démocratique : Israël souhaite en effet assister (comme observateur ?) aux réunions du Conseil à tous les niveaux, et valoriser sa présence dans les politiques communes et toutes les Agences exécutives. Ces demandes sont exorbitantes et n’ont pas de pareil. Même le Parlement européen ne peut assister à toutes les réunions du Conseil et l’Etat d’Israël (non membre de l’Union) le pourrait ! »

    Véronique De Keyser

  • permalien Zulfikar :
    25 mai 2008 @13h02   « »
    Bush pense enfin à Ben Laden

    Bonjour à tous,

    Le site internet de la chaîne saoudienne, Al-Arabiya a rapporté, le 23 mai 2008, qu’une réunion a eu lieu dans une base militaire US au Qatar en présence de haut-gradés de l’armée américaine, le général en chef de l’armée afghane et l’ambassadrice américaine à Islamad(Pakistan),Anne Patterson. L’objet de cette réunion fut l’évocation d’une opération militaire de grande envergure dans les régions du nord du Pakistan - surommées le "toit du monde" - destinée à capturer Oussama Ben Laden.

    Ainsi, Bush semble décidé à revenir " à ses premiers amours" afin de sauver aux yeux de l’opinion publique américaine sa désastreuse guerre contre le terrorisme. Une entreprise, il faut le rappeler, qui a généré quatre guerres : l’Afghanistan, l’Irak, le Liban et la Palestine.

    Une dernière tentative de l’administation Bush pour aider la candidature de McCain et "sauver" - sauve qui peut !- la postérité d’une présidence en "lambeaux".

    Serait-ce un "plan de rechange" à la guerre contre l’Iran ?

  • permalien K. :
    25 mai 2008 @14h59   « »
    McCain Recrute des Trolls

    Sur un site McCainiste “interactif” :

    Help spread the word about John McCain on news and blog sites. Your efforts to help get the message out about John McCain’s policies and plan for the future is one of the most valuable things you can do for this campaign....

    Select from the numerous web, blog and news sites listed here, go there, and make your opinions supporting John McCain known. Once you’ve commented on a post, video or news story, report the details of your comment by clicking the button below.

    Et si vous etes un profane en matière de trollisme qu’à cela ne tienne, une section est spécialement dévolue pour un copier-coller : voir "Today’s Talking Points."

  • permalien Edouard :
    29 mai 2008 @08h38   « »
    Pas vous, Madame

    " .... mais aussi dans la Palestine historique (Israël)"

    Etonnant que personne n’ait souligné l’incongruité de ces mots

    Comme quoi on peut écrire n’importe quoi, sans toujours faire l’objet de réactions d’étonnement élémentaires. Il est vrai que ça fait longtemps que l’école n’apprend plus à lire vraiment, si elle l’a jamais fait

    La Palestine historique,ça n’est pas Israël, c’est toute la Palestine. Il serait d’ailleurs peut-être pertinent , au moins pour ceux qui souhaitent que dans une trentaine d’années les Juifs israéliens non racistes puissent se voir proposer une carte d’identité palestinienne , de parler didactiquement des maintenant de Palestine de l’Ouest (pour l’illégitime état israélien), de Palestine du Sud-Est pour Gaza et de Palestine de l’Est pour les territoires apartheidisés sous une pseudo "Autorité palestinienne", fruit avarié , dans la réalité du terrain, d’une OLP non représentative de l’ensemble du peuple palestinien, éxilés inclus bien évidemment.

  • permalien pas supris mais quand même :
    31 mai 2008 @15h27   « »
    Le Sel du mensonge

    Désolé de repondre ici sur "l’édito" de D. Vidal sur Enderlin.

    Comment peut on mentir à ce point , comment peut on dissimuler des faits à ce point, comment peut on discréditer ses contradicteurs à ce point, comment peut on pratiquer ainsi l’amalgame sans répondre à des questions ?

    Il est vrai que c’est une habitude sur ce site plus extrémiste que ceux que vous qualifier ainsi.

    Seuls des internautes complaisants, voir complices peuvent marcher dans ce système

    Mettez donc en ligne l’intégralité de l’arrêt de la cour d’appel et laissez les lecteurs se faire une opinion.

  • permalien mona :
    7 septembre 2008 @14h17   « »

    le sel de CETTE mer aurait été mieux !

  • permalien Garnier Jean-Piere :
    13 septembre 2008 @19h46   « »

    Un film magnifique aussi bien par la place des paysages dans le déroulement du scénario que par le jeu des acteurs, et peut-être surtout parce qu’il montre à la fois très concrètement et avec un lyrisme inspiré ce que l’architecte Eyal Weizmann avait démontré dans son ouvrage « Hollow land ». À savoir que l’occupation sioniste est véritablement « sans frontières ».

  • permalien mohammad hezam :
    17 septembre 2008 @12h44   « »

    je n’ai pas vu le film ,mais ça me rapeller un livre"les matins de Jenine"de suzanne abualhawa que je conseille à tous

  • permalien K. :
    21 octobre 2008 @23h06   « »

    Un poète Jordanien arreté parce que « le ciel est la limite de la liberté d’expression » selon l’expression du roi Abdallah.

    Il semblerait en fait que les capacités de compréhension de l’expression littéraire des religieux-courtisans du roi jordanien soient (très) limitées.

  • permalien K. :
    22 octobre 2008 @12h18   « »

    A Londres, ce soir :

    Musicians, writers and actors come together for a cultural celebration through music and words in support of Palestine. Classical, jazz, as well as music from Palestine and the Palestinian diaspora, performed by John Williams, John Etheridge, Reem Kelani, accompanied on piano by Bruno Heinen, Marwan Abado with Peter Rosmanith, The Choir of London and Tala Tutunji.

  • permalien marcelo :
    2 décembre 2008 @23h15   «

    la "palestine historique" n’est-ce pas aussi la Jordanie (dailleurs 80 % des habitants sont palestiniens) ? Et c’est quoi au fond la "Palestine" ? Historiquement, les habitants de la "Palestine historique" ne sont-ils pas des juifs ? Mes questions sont sans doute partisanes mais le film l’est sans doute tout autant. Les prises de position partisanes ne sont en tous cas pas celles permettront de trouver la paix tant pour Israel qu’un futur Etat palestinien éventuel.

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