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Encore, toujours, l’islam...

mercredi 18 juin 2008, par Alain Gresh

Je m’en excuse par avance. Certains, notamment des internautes musulmans, pensent que ce blog aborde trop souvent les questions de l’islam, que ce thème est un dérivatif pour les médias. Je m’en suis déjà expliqué, mais je vais le refaire. Je suis convaincu, depuis longtemps, que l’idée d’un « péril musulman » est une absurdité, que la fixation sur l’islam est dangereuse car elle dresse une partie de l’humanité contre l’autre, une partie des populations européennes contre d’autres. Elle tend à remplacer le combat contre les injustices sociales par une guerre religieuse. Plus largement, on voit se développer en France un courant que l’on peut appeler « occidentalo-atlantiste » (selon la formule de Hubert Védrine) et qui tend à voir dans les Autres, qu’ils soient musulmans, russes ou chinois, une menace existentielle pour « nos » valeurs et « notre » civilisation. Ce débat est un débat central pour l’avenir et j’y reviendrai donc souvent, au risque d’exaspérer les uns ou les autres.

L’Express consacre sa Une (12-18 juin) à « Islam, les vérités qui dérangent, avec trois sous-titres, « Le Coran et la violence », « Le sort des femmes », « La modernité impossible? »

L’éditorial de Christophe Barbier, le directeur de la rédaction, « Islam : le temps de la Réforme » n’est pas disponible sur le site de L’Express. Je l’ai reproduit intégralement car il mérite une analyse de texte. J’ai mis en italique l’éditorial, en caractères normaux mes commentaires.

Ch. Barbier : « Liberté, égalité et fraternité sont les piliers de la République, qui reposent tous trois sur le même socle : la tolérance. Sans elle, rien n’est possible, et le mot République sonne creux, qui peut même être le faux nez de la dictature. C’est la tolérance, fille des Lumières, qui a guéri la France des guerres civiles et religieuses, puis renvoyé au rebut le pilori et le plomb fondu, et enfermé dans les dictionnaires le vocable d’hérétique. Si l’affaire du mariage annulé à Lille sous prétexte que l’épouse n’était pas vierge, suscite un tel malaise, un véritable haut-le-coeur républicain, c’est, justement, parce que l’esprit de tolérance est atteint. Qu’une femme soit ainsi chassée de la chambre nuptiale pour cause d’hymen absent, et c’est le Moyen Age qui revient dans un cliquetis de ceinture de chasteté ! Inacceptable. »

On pourrait longuement débattre du rapport entre la tolérance et les trois principes de la République. Mais mon propos essaiera d’être plus concret, notamment à propos de l’affaire du mariage annulé. On peut considérer, comme moi, que la défense de la virginité (défense que professent toutes les religions) est réactionnaire. Et que chasser une femme de la chambre nuptiale pour cause d’hymen absent est stupide et injuste. Mais si, pour un couple donné (catholique ou musulman), la virginité est importante, ce n’est pas à moi (ni au gouvernement) d’intervenir ; d’ailleurs nous serions bien incapables de le faire concrètement. Sommes-nous présents lorsque s’échangent des promesses ? Et si le divorce avait été prononcé (plutôt que l’annulation par le tribunal), serions-nous dans un autre cas de figure que « la femme chassée de la chambre nuptiale pour cause d’hymen absent » ?

Voici quelques extraits de la déclaration de la dame devant le tribunal

— M. le juge : Êtez-vous consciente Madame X, d’avoir causé un préjudice à M. X, en mentant ?
— Mme X : Oui M. le président, c’est parce que je l’aimais et que je ne voulais pas le perdre.
— M. le juge : Pourquoi ne pas avoir dit la vérité dès le début ?
— Mme X : J’avais honte de dire la vérité sous la pression familiale en espérant que mon mari allait me pardonner parce qu’il a attendu longtemps…et moi aussi.
— M. le juge : Vous n’avez pas attendu aussi longtemps que lui madame.
— Mme X : Si, depuis que je l’ai connu…..il y a deux ans.
— M. le juge : Donc vous ne vous opposez pas à la demande d’annulation ?
— Mme X. : Non, parce que je suis fautive et compte tenu de ma promesse, je ne pourrais pas vivre avec ça.

On peut regretter cette manière de penser. Mais, encore une fois, qui légiférera sur tant de questions intimes. Demanderons-nous, par exemple, que, pour que le couple soit vraiment solide, que les deux partenaires aient eu des relations sexuelles avant, dans la mesure où on peut penser que c’est une garantie d’expérience et du fait qu’ils prendront leur décision en toute connaissance de cause ?

Ch. Barbier : « Pour que la tolérance, qui est aussi le modèle de l’intégration, joue son rôle, il faut aujourd’hui que l’islam chemine vers la République, plus vite et plus franchement qu’il ne le fait. L’Etat doit, certes, en défendre les fidèles contre tout ostracisme et protéger la construction des lieux de culte. Mais c’est à cette religion, aujourd’hui, d’abjurer les archaïsmes les plus flagrants de son dogme, de condamner non seulement ses intégristes, ce qu’elle fait sans ambiguïté depuis le 11 septembre 2001, mais également les plus rigides de ses docteurs de la foi. L’islam de France doit comprendre que l’on ne peut être musulman dans un pays qui ne l’est pas comme s’il l’était ou comme s’il allait le devenir ; et encore moins comme s’il s’agissait de convertir ce pays. Or c’est bien de cela qu’il s’agit : dans les mots et les comportements de ses imams et de ses fidèles, il faut réguler le prosélytisme de l’islam. »

Il faut donc que les musulmans abjurent les « archaïsmes » de leur religion : mais qu’est-ce qu’un archaïsme ? Est-ce que le dogme chrétien de la Sainte trinité est un archaïsme ? Est que le refus de manger du porc est un archaïsme ? Est-ce vraiment à la République de définir ce qui est un archaïsme dans chaque religion ?

L’islam doit condamner non seulement le terrorisme mais les plus rigides de ses docteurs de la foi. Là aussi, a-t-on jamais demandé à la hiérarchie catholique de se débarrasser des intégristes catholiques ou aux juifs de condamner les loubavitch ? Là aussi est-ce le rôle de la République ? Lors de la constitution du Conseil français du culte musulman, le ministre de l’intérieur de l’époque, un certain Nicolas Sarkozy avait demandé que l’on élise de nombreuses femmes en son sein. Combien y-a-t-il de femmes dans l’assemblée des Evêques de France ? ou au Consistoire juif ?

La seule chose que la République peut demander à un culte, c’est de respecter la loi. Après 1905, la République a tout à fait toléré que l’Eglise catholique rejette la laïcité pendant quarante ans, sans faire de l’acceptation de celle-ci une condition du dialogue.

Et que signifie réguler le prosélytisme ? Toute religion fait de la propagande pour sa foi. Dans quelle mesure faut-il le réguler ? La commission Stasi avait décidé d’interdire le port des signes religieux et politiques à l’intérieur des écoles supposés devoir rester à l’abri des polémiques. Finalement, le port des signes politiques n’a pas été interdit.

Ch. Barbier : « Que demande la République, en fait, à l’islam de France ? Le respect d’un cahier des charges. Que le Coran ne soit plus le mode d’emploi de la vie en société, mais un guide pour l’existence spirituelle des individus. Que la loi républicaine passe avant la règle islamique et avant la tradition. Que les musulmans, comme les autres croyants, abandonnent leur religion au seuil des maisons communes : écoles, mairies, administrateurs, hôpitaux... Il faut enfin que l’islam de France joue le jeu du “clergé” dont le pouvoir politique l’a doté avec le Conseil français du culte musulman (CFCM). Au lieu d’importer dans l’Hexagone les rapports de force géopolitiques, ou de refléter les communautarismes nés de l’immigration, le CFCM doit assumer l’encadrement de la piété, dans ses manifestations et ses exégèses. »

Que signifie abandonner sa religion au seuil des maisons communes ? Le propos est flou. D’abord qu’est-ce que les maisons communes ? Pourquoi doit-on abandonner sa religion aux portes d’une mairie ? Barbier veut sans doute dire un signe distinctif religieux. Mais on n’a jamais demandé aux juifs d’enlever leur kipa quand ils entraient dans une mairie, ni à un curé intégriste d’enlever sa soutane. Très longtemps a siégé à l’Assemblée nationale le député de Dijon, le chanoine Kir, qui venait aux sessions en habit religieux, cela ne choquait personne.

Quant au CFCM, parlons-en. Tout le monde sait que les associations les plus influentes sont sous la coupe d’Etats étrangers, avec la bénédiction des ministres de la République. Pendant des années, sa direction a été sous-traitée à la Mosquée de Paris, c’est-à-dire à l’Algérie. Depuis les élections de mai dernier, le CFCM est sous la coupe d’une organisation dont tout le monde connaît les liens avec le Palais marocain. Les propos sur un islam français sont contredits par les actes de nos dirigeants.

Ch. Barbier : « Dans ce défi de la modernité, la République demande à l’islam de vivre à la fois 1789, quand l’esprit des Lumières saisit la nation, 1806, quand Napoléon organise le culte juif, et 1905, quand la laïcité trace les justes frontières du vivre ensemble. Est-ce une révolution ? Non, c’est une Réforme. Il s’agit d’inventer un islam “gallican”, authentique dans sa foi, intégré dans ses pratiques. Alors, tout musulman pourra sans gêne citer Voltaire, Victor Hugo et Anatole France, en plus de Mahomet. »

En conclusion, toute tentative du pouvoir politique de réformer une religion est non seulement absurde mais profondément contraire aux principes de la laïcité. L’Etat n’a rien à dire sur les dogmes, même archaïques. Il doit veiller seulement au respect de la loi. Et accepter même que certains se battent pour modifier ces lois. La République n’a interdit ni les mouvement royalistes, qui rêvent de sa fin, ni l’Eglise catholique qui milite pour l’interdiction de l’avortement.

Maroc, le glas de la réconciliation ? Retour à la table des matières

Ali Amar signe un éditorial de l’hebdomadaire marocain Le Journal (14 juin) intitulé, « The Herzenni papers » (le journal n’a pas de site), qu’il me semble important de reproduire dans son intégralité.

« Cette affaire sonne le glas du processus de réconciliation nationale. Et ces mots sont peut-être pas assez fort pour décrire ce qui s’apparente plus à un anéantissement des efforts consentis par les victimes des années de plomb et une maigre frange de l’Etat qui croit encore sincèrement que l’Instance Equité et réconciliation (IER) a permis à la nation tout entière de passer le cap de la barbarie. »

« Nos confrères d’ Al Jarida Al Oula, publient depuis une semaine des témoignages inédits de personnalités de premier plan sur les décennies de répression du Makhzen sous Hassan II. Ils sont le fruit des auditions menées par l’IER dans le cadre de ses investigations sur les cas de violation graves des droits de l’homme de 1956 à 1999. Ces auditions n’ont pas été rendues publiques, à l’instar des rares témoignages diffusés sur les ondes de la télévision nationale et qui avaient été présentées comme un moyen hautement démocratique pour tourner ces pages sombres du passé. Il était de notoriété publique que certains témoignages ont sciemment été tenus secrets, notamment concernant l’emblématique affaire Ben Barka dont le rapport final de l’IER ne réserve qu’une part bien infime de ses conclusions. Il s’agissait comme l’avait avoué Feu Driss Benzekri d’une concession faite au régime pour des raisons d’ordre sécuritaire. »

« Le scoop d’Al Jarida Al Oula représente la quintessence du travail journalistique : celui de révéler au public des informations d’intérêt général certain que rechigne à dévoiler l’Etat. La réaction d’Ahmed Herzenni, le successeur de Benzekri à la tête du Conseil consultatif des Droits de l’homme est une catastrophe : il a décidé de faire appel à la justice pour contraindre Al Jarida Al Oula de ne pas publier ces témoignages historiques. Pourquoi une catastrophe ? D’abord, parce que son intention va à l’encontre de l’intérêt public. C’est un déni du droit à l’information. C’est une censure. Pire que cela, cette volonté affichée de dissimuler des informations dont la finalité est justement d’être divulguées (il ne s’agit pas de mettre en péril la sécurité de l’Etat, mais au contraire d’asseoir la démocratie) est le fait, dans le cas d’espèce, de l’instance suprême dont la mission est de faire la lumière sur les exactions du régime. Cette posture effarante prouve l’échec patent de toute la philosophie de réconciliation annoncée en grande pompe par l’IER, car sans recherche de vérité totale, point d’apaisement et surtout pas de garantie de ne pas voir le régime commettre à nouveau ses erreurs au nom de la raison d’Etat. »

« La bonne intention de la monarchie est ainsi complètement démentie. Ce reniement brise le consensus espéré autour de la question des Droits de l’homme, le rapprochement entre société civile et pouvoir n’ayant pas été cimenté. Preuve en est l’absence de soutien à Herzenni dans son intention de faire taire Al Jarida Al Oula de la part des politiques et même des défenseurs des Droits de l’homme impliqués dans le processus de l’IER. Cela démontre deux choses : il n’y a plus de prime à être adoubé par le régime lorsqu’il s’agit de questions aussi fondamentales (droit à l’information et liberté de la presse en l’occurrence). Le régime est toujours en opposition à la société civile sur les fondamentaux d’un Etat de droit. Et c’est le plus désastreux pour le règne de Mohammed VI qui n’a pas encore su se surpasser sur cette question nodale. Au contraire, en plaçant Herzenni à la tête du CCDH, il fait aveu de son incapacité à pouvoir séduire des personnes crédibles pour le représenter. En lui permettant de commettre un communiqué grossier, infâmant, au vocabulaire policier et inquisiteur (il parle de Fitna !) pour annoncer ses poursuites contre Al Jarida Al Oula, la monarchie jette aux orties toute notion de droit. En invoquant une loi scélérate sur le secret des archives qui ne s’applique qu’aux administrations à caractère sensible, Herzenni renie son engagement militant et implique directement le roi auquel il est censé être l’organe consultatif. Il prouve surtout son aversion pour la démocratie, lui qui n’insiste pas pour l’application des recommandations de l’IER et qui avait déclaré au Matin du Sahara qu’il consacrerait le restant de sa vie à combattre ceux qui le contrediraient. Une bien piètre définition de sa mission d’humanisme. »

« Cette affaire rappelle celle des Pentagon papers survenue en 1971 aux Etats-Unis entre l’administration Nixon et le New York Times. La Maison blanche avait désespérément tenté de faire cesser la publication de documents confidentiels du Pentagone sur la guerre du Vietnam.Une affaire d’Etat qui contribua à condamner cette guerre aux yeux de l’opinion publique américaine La Cour suprême en décidera autrement, confortant l’idée que l’intérêt public dépasse celui des gouvernants. Pour le journalisme américain, cela devait ouvrir l’ère de défiance des médias vis-à-vis de l’Exécutif dont l’affaire du Watergate en sera plus tard le symbole ultime. Nous en sommes bien loin. »

Tramway de Jérusalem Retour à la table des matières

L’affaire du tramway de Jérusalem a déjà fait l’objet de plusieurs envois sur ce blog : « Tramway à Jérusalem, mensonge à Paris », « Palestine, tramway et droits humains ». Elle est caractéristique de l’hypocrisie de la politique française et, à ce titre, très significative.

Il est donc important que ceux qui ont déposé plainte contre les sociétés Alstom et Veolia transport aient remporté une première victoire, comme l’indique ce communiqué de l’Association France-Palestine Solidarité, en date du 8 juin et intitulé « Communiqué de l’AFPS sur l’état de la procédure engagée par l’AFPS et l’OLP relative à la construction et l’exploitation d’un tramway en territoire palestinien »

« Par jugement du 6 juin 2008, le Tribunal de Nanterre a fait droit aux demandes de l’AFPS et de l’OLP. Il condamne ALSTOM et VEOLIA TRANSPORT à produire la totalité du traité de concession du 22 septembre 2004 et de ses annexes ainsi que la traduction jurée de tous les documents dans un délai de trois mois. »

« L’affaire sera à nouveau appelée à l’audience du Tribunal du 15 septembre prochain afin que le juge vérifie si les sociétés ALSTOM et VEOLIA TRANSPORT ont respecté les obligations ainsi mises à leur charge. »

54 commentaires sur « Encore, toujours, l’islam... »

  • permalien Asher :
    18 juin @18h04   »

    « Je m’en excuse par avance. Certains, notamment des internautes musulmans, pensent que ce blog aborde trop souvent les questions de l’islam, que ce thème est un dérivatif pour les médias. Je m’en suis déjà expliqué, mais je vais le refaire. »

    Cher Alain Gresh,

    Je crois que votre propos est essentiellement reactif a une ideologie. C’est tout a votre honneur de demander pardon envers les musulmans qui pourraient souffrir que l’on parle trop d’Islam sur votre blog ou vos articles.

    Mais un critique de l’antisemitisme des annees 1890-1940 n’aurait-il pas toute legitimite a parler beaucoup de Juifs et de judaisme du fait que ces "termes abstraits" dans la bouche des antisemites etaient si frequents, la "question juive" (a defaut de peril musulman) etait si presente dans le debats publics, qu’un antiraciste de l’epoque devait necessairement faire entendre sa voix sur le judaisme et les Juifs.

    Peut-etre un Juif de l’epoque pouvait ressentir quelque susceptibilite a entendre des defenses du judaisme et des mises au clair sur la realite de cette minorite en France et en "Europe", qui commença d’exister vraiment comme probleme europeen (la question juive) seulement avec le nazisme malheureusement, mais avec la distance cela semble plutot improbable.

    Un Juif lucide reconnaissait que le combat des dreyfusards etait juste et entendait proteger leur integrite.

    Plus encore celui des Intellectuels en defense de la culture du congres fameux de 1935.

    En tant que "juif diasporique" selon la bonne expression de Rony Brauman en reponse au vilain mot de "juif honteux", je me solidarise donc entierement de votre cause, qui est, me semble-t-il une cause universelle.

    Respectueuses admirations

    AG

  • permalien yasmina :
    18 juin @18h34   « »

    Monsieur Gresch

    L’islam est un beau sujet, au propre et au figuré. Ch. Barbier est pitoyable. Il confond islam et le comportement culturel de certains musulmans qui m^me pour moi, qui suis musulmane, est choquant. D’une façon generale, les musulmans sont sur la defensive depuis les croisades ; et de plus en plus depuis la fin de l’Empire Ottoman ; leur pays étant régulièrement envahis, convoités, colonisés, mis à feux et à sang pour s’en approprier les richesses. Comment trouverait-ils le temps de reflechir sereinement tout occupés qu’ils sont à se défendre ?? Arretez SVP de convoiter nos richesses, de nous "diviser pour regner", de nous donner des leçons de "civilisations", de vous comporter en instituteur, maitre du monde arrogant et le seul créateur de valeurs. Nous avons besoin de paix et de serenité. Alors, nous mettrons de l’ordre dans nos affaires et créerons nos propres valeurs car nous ne voulons plus de votre politique, de vos nationalismes, de vos blocs, ni de vos equilibres de la terreur, où Dieu est absent. Nous ne voulons plus de votre scientisme, qui est le contraire de la science. Impuissant à répondre aux questions de notre origine et de nos fins, Il n’a d’autre ambition que la puissance nue, où Dieu est absent. Nous ne voulons plus de la jungle de votre économie, où Dieu est absent.

    c’est le défi des musulmans au XXI siecle et non une histoire de divorce sur-mediatisée.

  • permalien hayekFan :
    18 juin @18h58   « »

    Cher Alain Gresh

    il me semble que vous manquiez largement le point de la question. Personne ne veut attiser la zizanie dans le monde, l’embraiser d’une guerre d’autant plus improbable qu’elle serait apocalyptique et destructrice pour tous.

    Mais il se joue dans le monde d’aujourd’hui, sans doute a votre insu, une partie cruciale entre les valeurs liberales, enoncees par John Locke, il y a plusieurs siecles, et qui reclament pour tout un chacun les droits de vie, liberte, egalite juridique, et propriete privee, et d’autre cote de nombreux systemes de valeurs opposes a ceux-ci.

    Je vous parle certes de l’Islam, ou ces droits sont malmenes, ou quelques seigneurs feodaux controlent toute la richesse et l’economie. Je vous parle de la Russie, monstre alimente par la bulle des matieres premieres, votee par RSF l’endroit le plus dangereux pour les journalistes, et responsable de toute sorte des violations des droits de l’homme. Je vous parle de la RPC, bourreau du Tibet au meme titre que l’Europe coloniale et les USA envers les natives. Votre blog sympathique n’existerait point en RPC, ou alors il ne serait qu’un poncif de regime.

    Or, si vous vous vous reconnaissez dans les valeurs liberales, que la France historiquement, et ce gouvernement en particulier, appuient tout particulierement, le generosite, la solidarite dans l’effor et l’humanisme vous reclament a l’aide et au soutien du monde occidental.

    Si, au contraire, vous ne vous reconnaissez point dans ces valeurs, reflechissez : c’est tout de meme grace a eux que vous pouvez en meconnaitre publiquement les bienfaits ! Faire semblant d’ignorer la difference entre les garanties offertes par un divorce et la simple annulation d’un mariage, d’ignorer les dangers d’une escalade de la violence et de la desagregation de la societe, des derives policieres qu’un Etat autoritaire finirait par assumer, en guise de RPC ou Russie, en sonnant le glas des idees liberales qui ont permis aux plus grand nombre une vie heureuse, et non seulement au cercle d’ amis de M. Putin, M. Hu ou M. al Maktoum ou qui vous voudrez bien. Meilleures salutations.

  • permalien Melik :
    18 juin @19h46   « »

    Merci Alain Gresh pour la reproduction de cet édito de l’Express. Hebdomadaire qui porte bien son nom tant les Musulmans de France et leur religion sont décrits dans ce numéro spécial censé exposer les "vérités qui dérangent" avec la proximité, la finesse d’esprit et la même précision qu’aurait un rédacteur du Guide du Routard en décrivant une région qu’il n’eût traversé qu’en TGV.

    A vrai dire ceci n’est au final pas étonnant, non pas parcequ’effectivement le sujet se prête à tous les délires (C.Barbier et C.Makarian ont su dans ce numéro laisser libre cours aux personnalités conviés - aucunes un tant soi peu representatives d’ailleurs et qui plus est on a le droit à une farandoles d’énormités et d’invraisemblances), mais à la lecture de cet édito tout s’éclaire.

    Comment une personne qui n’a vraisemblablement pas compris ce qu’est la laïcité, ni quelles différences il y’a entre un representant de l’état et un citoyen, ni encore moins ce qu’est la séparation bijective des églises (au sens premier du latin) et de l’état, peut-il être à même de comprendre la place des croyances individuelles et particulièrement le corps des doctrines de ces religions (et non "dogmes" comme il le dit improprement).

    Encore, toujours, l’inquisition...je crois qu’il n’y a pas d’autres mots. Si, islamophobie au sens propre de la peur irrationnelle, mais je crois que l’on dépasse largement ce stade depuis quelques années.

    Cordialement.

  • permalien Ahmed :
    19 juin @00h42   « »

    Merci M GRESH pour vos articles emprunt de sagesse. Je suis musulman et honnetement je ne peux expliquer comment des Barbier et consors peuvent écrire des éditos comme ceci. Je ne peux pas croire qu’ils ne puissent pas reflechir objectivement et faire de telles approximations, de telles erreurs de raisonnement. Non, tous ces Barbier qui sont légion sont des manipulateurs, des gens intelligents qui poursuivent des desseins inquietants. C’est avec ces éditos là de journalistes expérimentés qu’on mesure l’avancée effrayante de l’islamophobie. Imaginons un instant les ravages que ces articles mensongers peuvent provoquer dans l’esprit de tous ceux qui boivent ces paroles. Que fait la police ? Merci M GRESH, vraiment MERCI d’exprimer aussi bien ce que je ressens régulièrement à la lecture d’articles de ces soit-disant journalistes.

  • permalien Lou :
    19 juin @00h52   « »
    Encore, toujours, le donneur de leçons de paix...

    Le ton monte entre Shimon Peres et Amr Moussa

    « Alors que le président israélien prononçait un discours au cours d’un déjeuner de travail, et appelait les Arabes à "suivre la voie de la paix à l’instar du président égyptien Anouar Sadate et du défunt roi Hussein", M. Moussa a répliqué : "Nous n’avons pas entendu l’avis d’Israël concernant la paix, vous n’avez parlé que du roi Hussein et du président Sadate, mais quel est votre position sur l’initiative arabe de paix ? ", a raconté ce participant.

    M. Moussa s’est alors exclamé en arabe : "Vous êtes un maestro en paroles mais vous ne pourrez pas nous leurrer pour toujours, nous ne sommes pas stupides". »

  • permalien saintyves :
    19 juin @02h01   « »

    Bonsoir

    A mon humble avis, à d’après des expériences vécues, les musulmans sont ouverts à toutes les critiques constructives, et aux débats d’idées, surtout quand ils émanent de réflexions honnêtes, dépourvues d’arrières pensées et de sentiments de racisme et de xénophobies, et aussi quand ils ne sont pas le fruit d’un néo-paradigme sioniste qui consiste en une stigmatisation systématique de l’Islam et des musulmans, dans le but de justifier des actes politiques et militaires contre le peuple palestinien, telles l’occupation, la colonisation, le blocus et les massacres quasi quotidiens de cette population.

    Sans toutes fois oublier les tentatives provocatrices et d’incitation à la haine menées par des cercles siocon’s, comme dans le cas des caricatures du prophète de l’Islam, qui ne faisaient pas intervenir un débat sur l’Islam en tant que religion ou doctrine, mais qui s’appuyait sur la diffamation d’une religion ( http://www.cncdh.fr/IMG/pdf/08.06.1... ) en l’occurrence l’Islam pour provoquer sciemment, dans le but d’incitation à la haine, une réaction prévues à l’avance des populations musulmanes, qu’il ne restait qu’a exploiter machiavéliquement par des média partisans (comme CH), sous le label d’un concept sacré qui est la « liberté d’expression ».

  • permalien Shyankar :
    19 juin @02h08   « »

    Ah, moi qui allais écrire un joli mail à l’Express... En tout cas merci. On se sent moins seul d’un coup. J’ai acheté l’Express cette semaine, chose qui m’arrive rarement. Évidemment, avec un titre à la Al Gore et avec des bons relents d’islamophobie ça attire l’oeil. Je franchis le pas, me dis que le titre n’est pas révélateur et qu’ils ne vont pas nous ressortir le bon obscurantisme ethnocentriste tant décrié. Et bien si ! Et en grande pompe en plus.

    Une titraille honteuse : "Les femmes : un statut d’infériorité" ; "Les enfants : Allah d’abord" ; "La violence : Au nom du djihad" ; "La modernité : ce passé trop présent" ; ou encore la très grande interview de Sylvain Gouguenheim (on ne reviendras pas sur son livre...) Tout est là, parfait. Que dire ? On pourrait écrire une thèse sur cet infamant dossier bourré de caricatures, de généralités, mais surtout, de peur.

    Déprimant de voir un titre comme l’Express se rabaisser à un tel niveau. Et l’édito de Barbier... Mon dieu. Il n’y a même pas de mots. Ca me rappelle le dossier spécial "anniversaire de la mort du Che" où les "journalistes" allaient dans les rues de Miami pour prendre leurs sources et leurs verbatim...

    Heureusement que dans une interview on ne peut pas tout couper. Alors dans les paroles de Jean-Paul Charnay on peut quand même noter "Nous raisonnons avec notre mentalité d’Européens façonnés par les Lumières." Ou encore lorsque Claire Chartier le questionne : "Un pays musulman peut-il contourner la charia ?" la réponse est la suivante : "La plupart des Etats l’ont toujours fait". On notera la connaissance historique (et surtout du dossier traité) de la journaliste sic.

    Que dire ? Que la pub page 83 est parfaite et que quand même, Tel-Aviv c’est plus sûr, surtout si l’on peut "avoir l’histoire l’après-midi et les sciences naturelles le soir", le tout avec de belles photos...

    Résumons donc le chapô du dossier : "aborder sans tabou les sujets qui fâchent" ce qui nous donne : "aborder les sujets qui fâchent nos lecteurs conservateurs (majoritairement des CSP+ qui aiment feuilleter le Figaro), le tout sans tabou puisqu’on leur dira ce qu’ils ont envie d’entendre, en sortant une fois de plus la merveilleuse excuse des droits de l’homme et des Lumières."

    Ps : On notera aussi le choix grandioses des photos du dossier : tout ce qui fait vendre et appel à la peur : du voile, du feu, des musulmans en colère... En gros, l’Express nous sort la totale.

    Un grand merci pour cet article M. Gresh. Vraiment. Bonne continuation

    Shyankar

    Comprendre ce là-bas

  • permalien saintyves :
    19 juin @02h32   « »

    L’historien et sociologue laurent.mucchielli presente une analyse tres intelligente du phénomene dans cet aticle :

    L’islamophobie : une myopie intellectuelle ?

    ...

    Les constats et les interprétations

    Les choses que chacun peut voir sont évidemment bien réelles. Il y a eu un massacre à New York le 11 septembre 2001, perpétré par des hommes se réclamant de l’Islam, il y en avait eu d’autres avant et il y en a eu d’autres depuis dans d’autres régions du monde. ...

    Tout ceci est réel. Nul ne peut le contester. Ce qui peut l’être par contre, c’est l’explication en vogue de ces phénomènes, qui consiste à dire que la cause de tous ces maux est la même, c’est une religion : l’Islam. L’équation fondamentale qui sous-tend ce soupçon est celle-ci : « Islam = non intégration + violence + antisémitisme ». Un petit livre « Vincent Geisser, La nouvelle islamophobie, Paris, La Découverte, 2003 » vient de rappeler qui sont ceux qui propagent le plus activement tout ou partie de cette représentation et pour quelles raisons diverses .

    On se demandera plutôt ici comment répondre sur le fond à ce nouveau prêt-à-penser qu’est l’explication par une religion de problèmes sociopolitiques locaux, nationaux et internationaux aussi divers. Repartons donc des constats.

    Un groupe paramilitaire baptisé al-Qaïda est responsable du plus spectaculaire acte de terrorisme perpétré en Occident ces dernières années. ... Certes. Mais en quoi cela nous révèle t-il la nature fondamentale de la religion concernée ? ...

    Comme la Bible, le Coran a inspiré dans l’histoire des croisades assassines mais aussi des traités de paix, des lois remplaçant la vendetta, des contrats protégeant le mariage, des institutions caritatives, des œuvres architecturales et artistiques, etc. Comme le Christianisme, l’Islam a été récupéré et utilisé par toutes les sortes de pouvoirs politiques et militaires ; comme lui il s’est adapté à des sociétés de niveaux culturels et de rapports sociaux très différents....

    Cette représentation unifiée ou univoque d’un Islam qui connaîtrait seulement des degrés d’« intégrisme » ou au contraire de « modération » apparaît donc comme simpliste. Dans le contexte actuel, elle traduit peut-être surtout la relation des différentes institutions représentant les musulmans avec le pouvoir politique. ...

  • permalien Chahid :
    19 juin @02h42   « »
    Maroc...

    Au Maroc il y a actuellement une vraie « chasse » aux journaux dits « indépendants » (indépendants de la mainmise des partis politiques et des industriels etc.).

    Dans la ligne de mire on trouve des journaux comme Le Journal, Al-Masae (propriété de ses propres journalistes qui sont ses actionnaires un peu comme le Monde Diplomatique etc.) et Al Jarida Al Oula (Al Jarida Al Oula est quand même décevante sur plusieurs niveaux).

    Al-Masae réalise le premier tirage du royaume, et son talentueux éditorialiste Rachid Nini est la version « arabophone » d’Abou Bakr Jamai . Bref le climat général ressemble à l’Espagne des années 80…

    Ces braves journalistes sont les pionniers de ce qui va devenir après un vrai « quatrième pouvoir » au Maroc.

    Pour l’instant le Makhzen résiste encore. Procès, interdictions…

    Georges W Bush, le Pape, le Parrain et le formica.

  • permalien bob :
    19 juin @11h04   « »

    Au contraire, on en parle si mal que ça fait du bien lorsque quelqu’un tente non pas d’avoir une opinion pro-Islam mais simplement neutre et honnête.

  • permalien Sébastien :
    19 juin @12h57   « »

    Bonjour,

    Oui je pense que l’Islam à actuellement certains problémes, il n’y a qu’a voir la réaction démeusuré à des caricatures mal déssinées.

    Réaction aussi démeusuré que celles des medias et de nos politiques aprés une banderole déployé au Stade de France contre les lensois et d’un niveau comme on en voi toutes les saisons dans les stades français,(c’est la comparaison qui m’est venu à l’esprit, je suis supporter de foot).

    Donc rassurez vous, il n’y a pas que des musulmans qui ont des réaction disproportionnées et irationnelles.

    Mais ce que j’ai vu de l’expres est un ramassi d’anneries.

    La violence ?

    Le Coran et la Thora ont été écrit dans de royaumes qui combataient, normal qu’il y ait une justification du combat.

    Les Evangilles ne pronnent pas la guerre pour la bonne raison que les premiers chretiens savaient bien qu’il ne vaincraient pas millitairement l’Empire Romain. Les Evangilles ont été écrites dans le cadre de la paix romaine, à la quelle les premiers chretiens semblaient résignés,(rendaient à César ce qui est à César).

    Mais quand l’Empire c’est converti, les chrétiens n’ont pas été pire ou meilleurs que les autres.

    Et je m’en tien qu’aux religions monothéistes.

  • permalien Sébastien :
    19 juin @13h11   « »

    Je pense que l’Islam a actuellement un probléme, et souffre de faiblesses, mais ceul les musulmans peuvent les résoudre, et cela se ferra au plan mondial, et pas ceulement dans le cadre franco-français. C’est pour cela que je ne parle pas de la laïcité, concepte qui est trés différement vut hors de France.

    - L’absence de clérgé peut causer probléme pour les sunites, car n’importe quel ignorant peut se dire Imam, du moins en théorie.

    Mais heuresement il existe de trés bonnes écoles d’Imam, comme Al Azar en Egypte, et leur parole semble faire foi pour de trés nombreuse personnes.

    - Peut-être que le monde musulman est trop replié sur lui même, pas assez ouvert aux idées extérieures, peut-être qu’il a du mal à entrer dans la modernité, et qu’il ne sait pas comment réagir à sa domination par le monde occidental.

    - La civilisation arabo-musulmane à stagnée à la fin du Moyen-Age, pour le saire dépasser par le monde occidental, ce qui à permis la colonisation.

    - Mais des pays musulmans comme la Turquie ou l’Iran, ou même l’Afganistan n’ont jamais été colonisé.

    Le cas de l’Iran est caricatural, ce pays ayant connu une phase d’occidentalisation brusque et une révolution islamique en réaction.

    Quoi qu’il en soit la solution n’est pas dans le monde occidental.

  • permalien Sébastien :
    19 juin @13h19   « »

    Peut-être qu’il ne faut pas perdre de vue une chose :

    Dans les pays qui ont été colonisé, les nationalistes laïc et progressistes ont put considérer l’Islam comme un facteur "d’identité nationale", ou bien de défense. C’est fort possible dans le cas de l’Algérie.

    Par contre en Turquie, qui n’a jamais été colonisé, la révolution kémaliste c’est faite contre le Sultant et contre la mosquée,(abolition du califat). Des les années 1920 Kemal fonda la Turquie moderne et laïque.

    Comme quoi un pays de tradition musulmane peut trés bien être laïc.

  • permalien thomas :
    19 juin @14h18   « »

    Monsieur Gresh,votre analyse des inepties énoncées par C.Barbier me semble particulièrement pertinente.Ainsi,selon ce dernier,les musulmans de France doivent faire le choix de la République qui passe avant le Coran ;le simple fait de poser cette problématique en ces termes me parait insultant pour nos compatriotes musulmans ;en effet il devient urgent de rappeler que l’ immense majorité des musulmans français pratiquent leur culte dans le respect des lois de la République.Quant aux sous-entendus de Barbier sur le prosélytisme de l’islam en France,cela me semble dangereux et dénué de fondement ;toute religion cherche à s’étendre,mais de là à y voir une tentative planifiée d’islamisation de la France menaçant nos valeurs républicaines,et plus largement occidentales...

  • permalien Pierre :
    19 juin @16h18   « »
    Encore, toujours, l’islam... mais pas seulement...

    Ch. Barbier : « Dans ce défi de la modernité, la République demande à l’islam de vivre à la fois 1789, quand l’esprit des Lumières saisit la nation, 1806, quand Napoléon organise le culte juif, et 1905, quand la laïcité trace les justes frontières du vivre ensemble. Est-ce une révolution ? Non, c’est une Réforme. Il s’agit d’inventer un islam “gallican”, authentique dans sa foi, intégré dans ses pratiques. Alors, tout musulman pourra sans gêne citer Voltaire, Victor Hugo et Anatole France, en plus de Mahomet. »

  • permalien apol :
    19 juin @16h44   « »

    Vous avez mille fois raison, surtout n’hésitez pas à continuer à faire l’analyse que vous faîtes ! Il est cruciale de combattre l’erreur de cette vision islamophobe, grande ennemie de l’humanisme, la plus grande de nos jours, je pense. Je dis erreur parce que je crois que beaucoup y adèrent de bonne foi et avec les meilleures motivations, je citerait par exemple Caroline Fourest. Quand quelqu’un (ou un pays) a un problème et il s’agit d’un musulman on dit automatiquement que le problème vient du fait d’être musulman : je pense que souvent le méchanisme de l’erreur est aussi simple que ça. Je dirait que l’islamophobie vient d’une malheureuse combinaison de circonstances, entre autres du fait qu’une grande population déplacée et défavorisée soit de cette confession, de la propagande sioniste qui cherche à tout moyen de discréditer cette religion, et d’une culpabilité du politiquement correct qui au lieu de nous aider à comprendre notre voisin, nous pousse à nourrir des idées "inavouables pourtant vraies" que l’on tait et que l’on exprime finalement comme un acte de courage en les nommant de "vérités qui dérangent". Merci infiniment !

    J’aimerais pouvoir être plus clair à propos de ce 3ème élément dont je parle et que je lie à une culpabilité. Par example de ma part j’essaie de ne pas démontrer d’indignation vis-à-vis de mon interlocuteur islamophobe et de faire passer l’idée qu’il s’agit d’une erreur de jugement que tout le monde pourrait commetre, et que plusieurs fois j’ai failli commettre moi-même, je pense que l’indignation stimule la culpabilité et par conséquence alimente l’erreur... Il me faut peut-être l’aide d’un psychanaliste ou quelqu’un du genre Zizek pour formuler ce que je cherche... :-)

  • permalien Sébastien :
    19 juin @16h52   « »

    Il faut vraiment être réactionnaire pour porter sur la place publique la question de la virginité ou pas d’une femme, (et pas des mecs évidemment).

    Comme la justice est publique, porter une affaire en justice c’est s’exposer à la rendre publique.

    La virginité relève de l’intimité, en faire une qualité essentielle qui conditionne le mariage n’est rien d’autre que de mettre sous contrôle de la collectivité l’intimité des femmes.

    Ce n’est pas de la religion, c’est de la bêtise machiste. Et la virginité n’est pas dans les cinq piliers de l’Islam, donc ce n’est pas une chose très importante pour la religion.

    L’annulation du mariage veut dire que l’union est impossible, (bigamie, contrainte, impuissance), hors vous pouvez former une union avec un ou une vierge.

    Cela n’empéche pas l’expres d’avoir écrit des anneries.

    PS : l’impuissance est une défaillance physique qui peut se soigner, elle relève de l’intimité mais pas au même titre que la virginité, qui elle se rapporte à votre vie sexuelle.

  • permalien Pierre :
    19 juin @17h55   « »

    @Sébastien

    Il faut vraiment être réactionnaire pour porter sur la place publique la question de la virginité ou pas d’une femme, (et pas des mecs évidemment).

    Entièrement d’accord avec vous Sébastien, ça nous permet de mesurer, la rusticité d’une presse populiste, et le caractère fruste de harangues pontifiantes comme celle de Madame Badinter, pour une affaire qui n’aurait jamais du quitter le bureau du juge.

  • permalien Mohamed Pascal Hilout :
    19 juin @19h06   « »

    Décidément M. Gresh, vous faites semblant de vous poser des questions alors qu’il s’agit pour vous de ne pas y répondre. C’est trop facile !

    Oui M. Gresh, il y a bien des principes républicains qui auraient pu vous guider pour répondre à ces questions, mais vous n’en usez point.

    Oui « le refus de manger du porc est un archaïsme » vérifié depuis au moins 2000 ans. C’est un dogme générateur de séparation des êtres censés faire société, un dogme archaïque parce qu’il en est encore à une hygiène défaillante datant de Mathusalem et qui fait que l’intégration des juifs et des musulmans en a été et en sera handicapée sans parler d’assimilation.

    St Paul, alias Shéoul l’avait compris dès qu’il a été voir les « nations » des non circoncis et des mangeurs de porc, mais vous en êtes encore à vous poser des questions.

    Vous voulez certainement me maintenir, moi le musulman qui en a assez des archaïsmes, dans mon étrangeté diasporique pour continuer à m’amuser de vos points d’interrogation.

    Sachez donc que le jambon est bon, aussi bien pour l’intégration que pour l’assimilation !

  • permalien Kassad :
    19 juin @19h38   « »

    Tiens, c’est bizarre, on sert encore du poisson tous les vendredi dans toutes les cantines scolaires de France, vieille tradition chrétienne, mais sur ce sujet peu de vierges s’effarouchent ...

  • permalien K. :
    19 juin @19h59   « »

    - Lundi dernier à Detroit deux supportrices musulmanes de Barack Obama ont été empechées de s’asseoir derrière le podium d’ou leur favori devait haranguer la foule dans le cadre de sa campagne électorale, et ce par des volontaires de la dite campagne qui craignaient qu’elles fassent mauvais effet sur le plan médiatique (reportages TV et photos des journaux) du fait du voile qu’elle portaient sur la tete.

    Bill Burton, le porte-parole d’Obama, s’est “sincèrement excusé auprès des deux femmes du comportement de ces volontaires.”

    - Nous sommes venus les civiliser :

    Les soldats Canadiens servant en Afghanistan ont reçu l’ordre de leurs supérieurs "d’ignorer" les incidents de viol sexuel contre la population civile.

    L’histoire a été dévoilée par un aumonier militaire qui s’occupe des soldats de retour au pays souffrant de “Stress Post Tramatique”.

  • permalien Sardon :
    19 juin @20h16   « »

    Bonjour,

    Aujourd’hui c’est la parution du n° 14 du "Plan B", journal qui lutte pour la destruction complète du PPA (Parti de la Presse et de l’Argent). C’est dire si le présent envoi de M. Gresh sur la crapulerie raciste de "lèche-presse" (qui appartient au marchand d’armes Lagardère, un des parrains du PPA) tombe à point nommé pour rappeler à quel point les médias sont aujourd’hui contrôlés par les puissances d’argent, avec les conséquences que l’on peut constater.

    Ne regardez plus la télé, n’écoutez plus la radio, ne lisez plus les journaux, n’achetez plus que le "Plan B" ! (et bien sûr, le Monde Diplomatique.)

  • permalien fb :
    19 juin @20h19   « »

    Bonjour,

    "Oui « le refus de manger du porc est un archaïsme » vérifié depuis au moins 2000 ans. C’est un dogme générateur de séparation des êtres censés faire société,... qui fait que l’intégration des juifs et des musulmans en a été et en sera handicapée sans parler d’assimilation."

    Mon directeur est végétarien pire végétalien, à chaque repas pas de produits animaux, ni de dérivés (oeufs), il touche 6000 euros par mois, roule en BMW, achete BIO ... Je ne savais pas qu’il avait des problèmes d’intégration ... J’aimerai avoir les mêmes problèmes

  • permalien Pierre :
    19 juin @20h28   « »

    Il y a même des musulmans qui dans leur “étrangeté diasporique” refusent de manger du chien ou de la cervelle de oustiti vivant. Sans parler des végétariens, Ah ces “dogmes archaïques” !

  • permalien Pierre :
  • permalien K. :
    19 juin @21h44   « »

    "Les médias seraient-il infiltré par les islamistes ?"

    Pierre le passage suivant explicite peut-etre votre réflexion (en forme de point d’interrogation) ? http://religion.info/french/article... :

    "[Un] holisme (l’invocation du référent religieux comme principe explicatif global, c’est-à-dire l’idée qu’il existe un lien direct et causal entre un corpus de normes et la pratique des musulmans), repris symétriquement par les commentateurs "néo-orientalistes" en Occident et les islamistes, constituerait le support de l’exceptionnalité musulmane, alors même que l’ensemble des observations sociologiques témoigne au contraire d’une dissolution de cette "totalité holistique"."

  • permalien Ahmad :
    19 juin @22h42   « »

    Salam

    le plus grand archaisme, consiste a vouloir forcer les gens a vivre comme nous, cela porte un nom ,c’est du totalitarisme, qui commence par la personne avant de s’étendre à un système politique.Lutter contre son moi totalitaire est un effort(djihad) de toute une vie, au quotidien.

    mr barbier, propose que l’islam, soit définie par un autre que lui même, et place donc son dogme de la république, supérieur à l’islam, mr Barbier nous fait donc un prosélytisme, au momment ou il le dénonce, rien de nouveau, c’est ce que les polythèsites avaient tenté au premier temps de l’islam, lorsuq’il voulait que l’islam, soit diluer dans le polythèisme.

    le plus grave, cher mr Barbier(mais il n’est pas le seul), c’est cette présentation mythique de ses références(la république), sans aucune auto-critique, il nous envoie les lumières, 1789.. et compagnie.

    salam

  • permalien Pierre :
    19 juin @23h36   « »

    @K,

    j’ai employé le terme "islamistes" parce que ce à quoi font référence, les défenseurs de la "modernité gallicane", mais aussi parce que c’est la forme la plus moderne de l’islam, puisqu’elle utilise les techniques les plus abouties (comme les cutters ☺) pour mettre en œuvre un supposé prosélytisme (bien occidental).

    Hors des obligations scolaires, il suffit de faire un tour sur les terrains de sports pour se rendre compte que les femmes en sont absentes, sans parler des piscines où elles ne s’aventurent qu’en groupe, (à l’occasion de cours de gymnastique aquatique par exemple).

    (Tout le monde sait bien qu’une femme qui va seule à la piscine à forcément des arrières pensées.)

    Ce sont tous ces non-dits et ces frustrations qui se projettent dans des articles comme celui de Christophe Barbier, l’Islam n’est là que comme déclencheur catharsique de tous les désordres engendrés par une société à la recherche de points de repères.

    C’est à travers la télé-miroir qu’apparaissent amplifiés, ces désordres, qu’au nom d’une modernité qu’on voudrait exemplaire, et que par désarroi on prétend imposer à ceux qui tant bien que mal semblent avoir surmonté ces réalités (comme les musulmans).

    Le sport féminin est totalement exclu des médias, il est aussi exclus des stades au nom d’un discours sur les vertus de la mixité et d’un égalitarisme homme-femme, qu’on décrète "moderne".

    Dans la vie ça ne marche pas et l’homme moderne en réalité ne supporte pas que les femmes puissent un jour par semaine s’épanouir dans la pratique d’un sport.

  • permalien marie danielle :
    20 juin @05h37   « »

    Si votre délicatesse en présentation peut se comprendre, il m’appert que d’ouvrir son espace à de saines discussions est trop précieux car l’échange est occasion de vraie rencontre et de compréhension quand cet objectif est partagé.

    Avez-vous appris comme moi aujourd’hui cette nouvelle abracadabrante au sujet des présumés terroristes arrêtés en 2006 à Toronto ? Je me suis autorisée de quelques réflexions sur le sujet...

    http://igneusignition.blogspot.com/...

  • permalien Alain Gresh :
    20 juin @10h10   « »

    Un article de Rue 89

    « Islamophobie, sur la couverture de l’Express », de Nicolas Ingar, 19 juin.

    « Cette semaine, l’Express annonce fièrement "Islam, les vérités qui dérangent". Sans vouloir faire de comparaison malsaine, c’est le genre de titre qu’on aurait pu lire dans des magazines fascistes des années 1930 : "Judaïsme, les vérités qui dérangent". Le sujet occupe une dizaine de pages, qui tournent toutes autour d’un même sujet : l’incompatibilité de l’islam avec la République. Mais qu’un hebdomadaire modéré se livre à un tel dossier ne semble émouvoir personne. Le prétexte est l’affaire du mariage annulé, qui vient nous rappeler, selon l’Express, que "l’intégration musulmane est un défi continu". Et chaque article est un coup de pioche porté contre cette religion. »

  • permalien Sébastien :
    20 juin @11h22   « »

    Vous savez Pierre des lors qu’une affaire arrive devant le juge elle est publique, car la justice est publique. Ce n’est donc pas surprenant que les médias s’emparent donc de l’affaire.

    Le drap maculé de sang que l’on expose à la vue du public, c’est mettre sous contrôle social l’intimité des femmes.

    - Quand est-ce que l’on exclu les femmes qui ont leurs règles, (au non du respect de la religion, notamment la religion juive) ?

    - Quand est ce que l’on tolère l’excision, au non du respect de la différence culturelle ?

    Plusieurs questions :

    - Pourquoi la virginité n’est sacralisée que pour les femmes ?

    -  Pourquoi la polygamie est à sens unique ?

    -  Que dirions nous devant la polyandrie, (une femme peut avoir plusieurs maris) ?

    -  Pourquoi culturellement l’adultère de la femme est plus grave que celui de l’homme ?

    Après c’est vrai Monsieur Gresh que l’express a fait pour le moins une grosse ânerie, pour ne pas dire plus. Normal que vous vous indignez, mais le jugement est choquant et rétrograde, il a choqué la presse progressiste, comme l’Humanité.

    Mieux vaut montrer le machisme et la bêtise de la question de la virginité.

  • permalien Pierre :
    20 juin @12h14   « »

    Sébastien quelle déception !

    Pour une fois que j’étais d’accord avec vous voilà que vous foutez tout par terre, en confondant publicité et médiatisation, en confondant vérité et mensonge et en oubliant qu’un décision de justice ne peut être contester que par un appel à une autre décision de justice.

    S’il est vrai qu’une décision de justice peut-être soumise à publicité, le détail des débats n’a pas a être soumis à cette règle. Si les quelques 110000 divorces annuels, plus les annulations de mariages devaient faire la une des journaux l’Amazone disparaitrait chaque jour en pâte à papier.

    Mensonge car le jugement n’a pas porté sur la virginité de l’épousée, mais par un accord entre les époux pour faire annuler le mariage (c’est ce que la publicité du jugement révèle).

    Car en fait Sébastien, vous avez beau nous faire partager vos délires à propos de la virginité des draps et de la pureté des femmes, vous ne savez pas si la marié n’était pas réellement vierge, peut-être que le couple s’est mis d’accord sur ce prétexte pour faire annuler le mariage, est-ce qu’au moins vos journaux sont allés vérifier l’information à la source ?

    Et vos autres délires sur la virginité du mari, détrompez-vous ça existe aussi, c’est prévu par l’église, y compris le mensonge sur la virginité pour annulation, y compris l’annulation pour "revirginiser" les époux et vous pouvez le lire ici

  • permalien Sébastien :
    20 juin @13h01   « »

    Le mensonge doit porter sur une qualité essentielle de la personne : la virgiité doit-elle reconnue comme essentielle par un tribunal ?

  • permalien Pierre :
    20 juin @13h28   « »

    Sébastien, la virginité n’a jamais été une qualité essentielle pour aucun tribunal, mais il l’était pour le couple, c’était leur histoire que ça vous plaise ou non, c’est comme ça, des tas de couples se font et se défont dans le monde sans demander l’avis de Sébastien.

    Il se sont mariés sur des valeurs qu’ils voulaient partager, ils ont voulu se séparer parce que ces valeurs n’étaient pas réunies, et vous n’avez pas à foutre votre nez la dedans.

    Puisque vous revendiquez le caractère public de la justice, profitez-en, plutôt que de nous ressortir les vomissures racistes des feuilles de choux, lisez les attendus du jugement et restez-en là.

    C’est ici.

  • permalien adrien :
    20 juin @13h36   « »

    Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi il n’y a jamais une once d’acceptation des critiques adressées à l’Islam, et d’ailleurs sans pour autant toutes les partager (le numéro de l’express est un peu expéditif...). C’est aussi ça vivre dans un pays libre et laïque.

    Pourquoi, si l’on dénonce à juste titre certaines positions éminemment rétrogrades de la part de l’Eglise catholique dont la position évolue lentement (usage du préservatif, ivg, droit des femmes, homosexualité, séparation des pouvoirs...), devrait-on s’en priver au sujet de l’Islam, et notamment pour les mêmes raisons ?

    Et ne mélangeons pas tout. Dans l’Histoire, lorsque l’Islam a été en mesure d’imposer sa force et ses croyances à des peuples moins puissants, il ne s’en est pas privé...

  • permalien Pierre :
    20 juin @14h01   « »

    il n’y a jamais une once d’acceptation des critiques adressées à l’Islam

    A quelles critiques de l"Islam faites vous allusion Adrien ? Pour pouvoir les accepter, il faudrait qu’elles existent.

    Ce qui peut-être critiqué c’est le principe religieux ou agnostique. Mais les religions font appel à la foi, la critique n’y a pas sa place.

    Tout ce dont on parle ici s’est déjà appliqué contre les huguenots les jésuites ou les juifs et contre toute minorité, pour peu que la majorité ait besoin de bouc-émissaire.

  • permalien K. :
    20 juin @14h16   « »

    @ Adrien qui ne “comprend pas”.

    Vous, on vous a très bien compris par contre.

    On a compris que vous ne voulez pas comprendre que ce n’est pas le droit à critiquer l’Islam qui est remis en cause ici.

    Mais pourquoi il est demandé aux seuls musulmans d’abandonner au seuil des lieux publics les signes extérieurs de leur appartenance religieuse alors qu’on « n’a jamais demandé aux juifs d’enlever leur kipa quand ils entraient dans une mairie, ni à un curé intégriste d’enlever sa soutane. »

    Pourquoi « les propos sur un islam français sont contredits par les actes de [vos] dirigeants. »

    Pourquoi si ce n’est par islamophobie ?

  • permalien yasmina :
    20 juin @15h26   « »

    bien dit Pierre et K ( vos réponses à Adrien)

    j’ai une proposition à faire à M. Gresch : puisque c’est toujours les islamophobes qui prennent la parole dans les medias, pourquoi ne pas faire parler, pour changer rien qu’une fois, ceux qui aiment l’islam et il y en a. Je pense à Eva de Vitray-Meyerovitch. Je l’ai vu une fois dans une emission tele( suisse romande) et jamais personne n’a parlé de l’islam comme elle l’a fait. Qu’en pensez vous ?

  • permalien jugurta :
    20 juin @16h26   « »

    Je voudrais dire juste trois petites choses :

    1/ fait très rare sur ce blog, et sur le jugement de Lille, je suis entièrement d’accord avec Pierre, cela relève des deux personnes et la collectivité n’a pas en s’en mêler. Maître Eolas en parle mieux que moi. Sébastien, la femme de ce monsieur a menti à son futur époux, c’est sur ça que porte le jugement.

    2/ @ Mohamed Hilout, on peut aussi ne pas manger du porc et ne pas boire une goutte d’alcool, comme mes parents, et être parfaitement inséré dans la société française...être musulman c’est avant tout professé la Shaada...moi je me considère comme un musulman, au minimum de culture. Et tant pis si pour certains, être musulman c’est aligner une litanie d’interdits.

    3/ Enfin, encore une fois, critiquer les dogmes d’une religion, en l’occurrence ici l’islam, ce n’est pas du racisme contre les musulmans, rappelons que les musulmans ne sont pas une race, un peuple…

    Ensuite il est certain que des imbéciles se servent, en faisant d’une partie un tout, de la critique des dogmes de l’islam pour cacher leur racisme latent, envers souvent les Arabes, sans avoir pris conscience que la grande majorité des musulmans sont avant tout indiens, indonésiens, pakistanais, bref ils se trouvent à l’est de la Mer Rouge et non dans la péninsule arabe...

  • permalien Sébastien :
    20 juin @16h47   « »

    Assez d’hypocrisie : sur quoi portait le mensonge ?

    Une Qualité essentielle !

    Quelle qualité essentielle ?

    La virginité !

    Si un homme faisait annuler son mariage car son épouse lui a menti sur ces mensurations, et qu’il estime que c’est une qualité essentielle, nous dirions qu’il à un probléme.

    Bravo à toute les femmes, car vous, les femmes, vous fichez pas mal de ce genre de choses !

    Et l’amour la dedan ??????

    Je suis afligé par la bêtise humaine,(masculine surtout).

  • permalien Pierre :
    20 juin @17h41   « »

    Et l’amour la dedan ??????

    Voici Sébastien de quoi vous aider à répondre à votre question : Amour et mariage

    en espérant vous aider à comprendre.

  • permalien jugurta :
    20 juin @18h08   « »

    Sébastien,

    Cette qualité essentielle, elle l’était pour ce futur mari. Qui plus est, sa femme savait et a reconnu son mensonge, donc le juge a eu raison d’annuler ce mariage qui ne concerne uniquement que ces deux personnes...encore une tempête dans un verre d’eau...

  • permalien Pierre :
  • permalien Lou :
    20 juin @22h44   « »
    Trêve et Tirs préventifs

    Tirs préventifs près de Gaza malgré la trêve Jun. 19, 2008

    Tovah Lazaroff et Françoise Gour , THE JERUSALEM POST

    Les obus sont tombés à près de 500 mètres du rivage et il n’y avait pas de cibles apparentes dans les environs, rapportent des témoins.

    Tsahal a confirmé qu’elle avait fait feu de manière préventive dans les airs après que des pêcheurs palestiniens ne soient entrés dans les eaux israéliennes.

    Pas de confirmation ni démenti israélien après une information du New York Times sur la préparation d’un raid sur l’Iran

    AP - Vendredi 20 juin, 16h53

    JERUSALEM - L’armée israélienne a refusé vendredi de confirmer ou de démentir une information du "New York Times", selon laquelle son aviation a effectué début juin un vaste exercice en prévision d’une éventuelle attaque contre l’Iran.

  • permalien Pierre :
    20 juin @22h59   « »
    Bush termine le boulot avant le retour à la maison :
  • permalien Edouard :
    21 juin @08h27   « »
    Ca n’existe pas, l’islam.

    Le christianisme, le judaïsme non plus.

    Et même si on prend au sérieux un certain temps les plus connus des « messagers de Dieu », ce qui devient très difficile quand on gratte un peu l’idolâtrie, on ne peut que constater que la religion enchaîne

    C’est, la spiritualité théiste indépendante qui délivre et aide à monter modestement vers le Sommet ou la Source de tout.

    Heureusement, dans chaque sous-division, chapelle, voire sous-sous-division et sous-chapelle ou tout autre appellation soulignant utilement la diversité des islams, des christianismes, des judaïsmes, il y a des apprenti-sages qui privilégient la sus-dite Source de tout, ineffable et indescriptible par nature, avec ce qui est, peut-on mal dire, ses deux corollaires : la recherche de la sagesse divine et de l’amour divin d’un maximum de personnes de son entourage ; ce qui n’exclut pas l’amour physique avec une compagne ou un compagnon de l’autre sexe.

    Et certains de ces apprenti-sages, chacun à son niveau d’évolution du moment, pour diverses raisons, dont ne pas choquer et se couper de leur milieu où ils peuvent faire du bien, continuent de se (laisser) dire musulman, chrétien ou juif.

    Le reste, bof …. Occasions épiphénoménales à saisir équanimement de grandir en sagesse et en amour lors de sa marche vers l’Eternel. Sans dieu (avec une minuscule), ni maître ou gourou. En respectant la sincère évolution spirituelle de quiconque et en souhaitant à un maximum d’autres le souci quotidien le plus rapidement possible de la dite-évolution spirituelle.

  • permalien roipb :
    22 juin @16h11   « »

    Et pourquoi ne pas proposer aux femmes l’ablation de l’hymen. Après tout ça ne sert pas à grand chose, le geste technique ne doit pas couter non plus et si dans les faits il s’avère que ça pose un problème alors il faudrait essyer de le régler.

    Le fait divers est symbolique et l’annulation plutôt que le divorce est malencontreuse. Si le caractère religieux n’est en fait que peu pertinent pour la justice il s’agit de comprendre qu’il y a derrière des comportements abusifs. Je veux bien me tromper, c’est une idée comme ça, pour l’instant je ne vois pas vraiment d’argument qui pourrait aller à l’encontre de cette simple mesure : "plus d’hymen, plus de ségrégation".

    "Vous n’avez pas attendu aussi longtemps que lui madame" La réponse de la femme au juge est exemplaire puisqu’elle ne parle que d’elle alors qu’une réponse triviale serait que lui non plus n’a pas d’hymen, que ce dernier n’est même pas preuve de grand chose. Le problème vient de la traçabilité (supposée) d’un comportement chez l’un et non chez l’autre. On pourrait se demander pourquoi elle ne s’oppose pas à l’annulation et qu’elle ne se soit pas opposée au mariage avant aussi mais disons qu’elle va dans le sens du biais initial de son questionneur qui feint de juger la réponse satisfaisante. C’est la manière dont se déroule la justice au final qui pose problème, pas vraiment le cas personnel.

    "Est-ce vraiment à la République de définir ce qui est un archaïsme dans chaque religion ?" Est-ce vraiment l’objet de la problématique ? La justice a bel et bien été saisie, le mariage ne possède qu’une valeur sociale et la laïcité fait que celle-ci n’a pas de dimension religieuse. Si les personnes en cause ne veulent être reconnues que par un mariage religieux alors celui-ci ne peut être reconnu par la République, si elles se présentent devant le tribunal pour se soumettre à son jugement alors celui-ci doit se faire. Si les personnes font référence à la religion une justice laïque doit explicitement écarter celle-ci pour cause d’incompétence de toute mesure de jugement.

    La valeur symbolique de l’hymen n’étant pas reconnue par notre République alors la demande d’annulation est irrecevable, au même titre que d’autres critères esthétiques. La rousseur possède aussi une valeur symbolique mais se teindre les cheveux (pour un homme ou une femme) ne pourra pas être un critère valable, peu importe si le champs de la symbolique se trouve dans une dimension religieuse ou une autre : il suffit que cette dimension ne soit pas reconnue par le tribunal et c’est notamment le cas de la religion.

  • permalien Sébastien :
    22 juin @19h24   « »

    Du nouveau :

    Cette décision ne concerne pas le fond du dossier, à savoir l’annulation du mariage décidée par le tribunal de grande instance de Lille, mais empêche simplement que cette dernière soit inscrite à l’état civil et que les deux parties puissent se remarier.

    L’appel du parquet concernant l’annulation sera examiné au fond par la cour le 22 septembre. La cour, qui a prononcé "l’arrêt de l’exécution provisoire" du jugement d’annulation, avait examiné le 19 juin l’affaire, après que le procureur de la République de Lille eut assigné le 6 juin en référé les deux parties. Cette exécution provisoire risquait "de causer un préjudice irréparable, tant pour les deux parties que pour l’ordre public" et aurait été "à l’origine de conséquences manifestement excessives puisqu’elle permettrait aux deux parties de contracter un nouveau mariage qui risquerait dès lors d’être annulé", avait-il alors expliqué dans un communiqué.

    M. Lemaire avait agi après que l’avocat de l’époux eut demandé aux services de l’état civil de la mairie de Mons-en-Baroeul (Nord) - où l’union a eu lieu - de transcrire le jugement. Le mariage de la jeune femme, une étudiante infirmière d’origine marocaine âgée d’une vingtaine d’années, avec un ingénieur de Roubaix, musulman comme elle, avait eu lieu en juillet 2006.

    Le tribunal de Lille avait annulé le 1er avril l’union du couple "pour erreur sur les qualités essentielles" de la conjointe car celle-ci avait menti sur sa virginité.

    Rendue publique par les médias le 29 mai, cette décision - à laquelle les deux époux avaient acquiescée - avait immédiatement provoqué un tollé, du monde politique au milieu associatif. Après avoir souligné que cette procédure pouvait être un moyen de "protéger" les personnes, la garde des Sceaux, Rachida Dati, avait finalement demandé que le parquet de Lille interjette appel, ce qu’il a fait le 3 juin.

    Pour information : il y a 150 000 divorce chaque année en France, contre 700 annulations de mariage.

    Les causes d’annulation : impuissance, passé de prostituée, bigamie, contraite.

  • permalien nmassoli :
    22 juin @23h14   « »

    Bonjour, Je voudrais dire un mot sur l’article relatif à la réconciliation au maroc. Je comprends tous les commentateurs occidentaux qui voient dans la liberfté de la presse le fer de lance pour l’enracinement de la démocratie. normal ! On pense à la révolution française, celle des muguets, à la transition en Espagne, etc... Oui, il ne peut y avoir d’exception... sauf que la réalité est autre chose. Le maroc est une des plus vieilles monarchies au monde (vérifiez par vous même)et depuis l’épisode du protectorat français (1912-1955) le Maroc a fait un pas de géant sur la voie de la modernité, de la constitutionnalisation de la vie publique, et de la croissance économique. Il y a mille et mille reproches à faire, mais à comparer avec ce qui est comparable, il s’en sort plutôt bien. L’histoire nous apprend qu’il y a des rythmes pour chaque peuple ; le nôtre est aujourd’hui à 50% analphabète, rural et à 75% sous l’effet de l’emprise de ce que j’appelerais "l’idéologie islamique" rien à voir avec l’intégrisme qui lui a des proportions plus modestes mais existe bel et bien. Herezni est un homme remarquable qui appartient à cette élite moderniste qui saisit parfaitement le sens de l’évolution. Je suis de son côté, lui a passé une bonne partie de sa vie dans les geoles de Hassan II ; Il sait de quoi il parle. Ce n’est pas une légitimité, mais une clé de lecture. Qu’adviendrait du Maroc si on le destabilisait par la poursuite de sécuritaires aujourd’hui gardiens de sa stabilité. Qu’aurons-nous à gagner ? Que ferait la presse pour arrêter le ras de marée intégriste si jamais les piliers du système s’écroulent... Liberté de la presse, oui, mais nous avons encore besoin de temps pour passer aux guignols !

    El Maassouli

  • permalien Pierre :
    23 juin @18h28   « »
    @Pierre
  • permalien K. :
    26 juin @22h23   « »

    Enfin le sens des mots retrouvés : “Le Mythe de l’Islam modéré”, par Steven A. Cook :

    En substance ça dit, on se fout royalement de savoir si l’on a affaire à un Islam “modéré” ou pas, du moment qu’il est pragmatique.

  • permalien Athée :
    27 juin @15h07   « »

    Bonjour à tous et à toutes. C’est bien de vouloir respecter les lois de la république. Mais comment serait-ce compatible avec le coran ? Sourate 4, verset 59 : "O vous qui croyez ! Obéissez Allah, et obéissez le Messager, et ceux qui ont autorité parmi vous. Si vos avis divergent entre vous, référez-vus à Allah et Son Messager, si vous croyez en Allah et le Jour Dernier : C’est le mieux, et le plus approprié pour se déterminer finalement." Le Coran ne prévoit pas que l’autorité aille à un non-musulman. Que ferez-vous ?

  • permalien amazigh :
    27 juin @20h20   «

    Bonjour, Je pense aussi qu’il ne faut pas faire une fixation sur l’islam, mais il faut absolument regarder l’islamisme avec un oeil préventif, regardez ce qui c’est passé dans certain pays. Pour ceux que ça interesse, voici un article qui raconte la montée de l’intégrisme en Algérie : Islamisme en Algérie

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