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Bertrand Delanoë, le terrorisme et le Proche-Orient

mercredi 25 juin 2008, par Alain Gresh

Je reviendrai le plus rapidement possible sur le discours de M. Nicolas Sarkozy devant le parlement israélien. Cette intervention confirme le tournant de la politique française, une incroyable mansuétude à l’égard de la politique israélienne, une non prise en compte des souffrances palestiniennes. Il confirme aussi que la diplomatie française se contentera désormais de rappeler des positions de principe, sans aucune mesure prise pour forcer la puissance occupante (un terme que le président français n’utilise jamais) à remplir ses obligations internationales.

Dans son dernier livre de dialogue avec Laurent Joffrin, intitulé De l’audace! (Robert Laffont), Bertrand Delanoë, revient sur le terrorisme dans un chapitre. Les réponses sont significatives, parfois autant que les questions.

« La menace terroriste pèse sur le monde entier, notamment sur les pays démocratiques qui portent les valeurs des droits de l’homme que les fanatiques veulent détruire. (...) La menace est réelle et actuelle pour la France. Les attentats se sont multipliés en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Ce sont nos voisins. Al-Qaida a aussi frappé en Europe, plusieurs fois. La France n’est pas à l’abri. »

C’est le discours typique de l’administration américaine. « Ils nous attaquent parce qu’ils haïssent nos valeurs. Ils nous attaquent à cause de ce que nous sommes, pas à cause de ce que l’on fait en Palestine, en Irak ou dans le monde musulman ». A quoi Oussama Ben Laden répondait, non sans humour, que si c’était vraiment la démocratie que nous haïssions, nous attaquerions la Suède...

Sur l’Afghanistan, il explique que l’opération était justifiée. A la question : Souhaitez-vous que « la France soutienne les Etats-Unis en Afghanistan? » :

« Je souhaite que la France, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, renne sa part dans ce combat contre le terrorisme, dont l’Afghanistan est devenue l’une des bases arrière.(...) Sur le fond, je pense en effet, depuis le début, que la France à certaines conditions, doit assumer ses responsabilités. »

Suit, après un développement sur le Pakistan :

« Le président Musharraf est pour l’instant un facteur de stabilité en au Pakistan, il faut traiter avec lui. Faire pression, certes. Mais ne pas considérer que son reversement ferait forcément progresser la situation. Au contraire. (...) Le devoir de la communauté internationale, c’est d’abord d’empêcher les forces intégristes de prendre le pouvoir en Afghanistan et au Pakistan. Les autres objectifs sont majeurs mais seconds. » En d’autres termes, qu’importe les élections au Pakistan, qui ont vu une défaite totale de M. Musharraf, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, l’important est la lutte contre l’intégrisme.

Et il conclut cette partie :

« Il n’y a pas d’explication et encore moins d’excuse au terrorisme, enfin il n’y a pas d’explication qui donne des excuses. Le terrorisme n’est pas une théorie, c’est une passion : la passion de la mort. L’expliquer serait l’excuser. »

A aucun moment, Delanoë n’essaie de définir le terrorisme (pour une tentative de définition, lire mon envoi Terrorisme sur ce blog). Il le présente comme le Mal absolu, oubliant de dire que c’est une forme de lutte et pas une idéologie. Les groupes sionistes dans les années 1940 y ont eu largement recours ; l’ETA sous le régime de Franco (et après) aussi ; l’OLP dans les années 1970, etc. Peut-on mettre sous le même label tous ces groupes ? D’autre part, il n’évoque jamais le terrorisme d’Etat, celui des bombardements indiscriminés contre des populations civiles, celui que la France a utilisé durant la guerre d’Algérie ou qu’Israël utilise contre les Palestiniens.

Expliquer le terrorisme serait l’excuser... Curieuse argumentation pour quelqu’un qui se réclame d’une pensée rationnelle et qui devrait penser que la raison humaine est capable d’appréhender les phénomènes sociaux.

Dans le chapitre suivant intitulé « Socialiste dans le monde d’aujourd’hui », Delanoë revient sur différents problèmes internationaux.

Il cache ses sympathies pour le régime du président Ben Ali sous un discours d’une hypocrisie totale. Répondant à la question de savoir s’il est gênant de discuter avec le président Ben Ali, il répond :

« Oui et non. Je lui parle beaucoup des opposants. Je dis ce que je pense, et notamment du président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme. En Tunisie, on peut être ami avec des gens qui se combattent. Il n’est pas rare de se retrouver à un dîner ou à une soirée d’amis où il y a les opposants les plus farouches, les légaux, les illégaux, les gens au pouvoir. » Pas plus que M. Bernard Kouchner, Delanoë ne semble lire les rapports des organisations humanitaires. Les opposants illégaux sont en prison... et les légaux aussi, parfois. Pour justifier son incroyable aveuglement, le maire de Paris poursuit sur cette note pseudo-culturaliste : « Nous, les Tunisiens, nous sommes un peu complexes. C’est un des charmes de la Tunisie. Elle est dirigée de manière autoritaire et je ne méconnais pas la réalité de ce pouvoir. Mais je suis le fils de la Tunisie. Ce qui ne m’empêche pas d’exprimer mes convictions de la même manière avec tous. »

Question de Laurent Joffrin qui mérite le détour : « Mais n’était-il pas maladroit d’aller aussi loin dans l’opposition, comme l’on fait Chirac et Villepin, en suscitant à l’ONU une coalition hostile aux Etats-Unis, puis en prononçant ce discours contre une nation alliée, même si elle se fourvoyait? » Qu’on puisse poser une telle question, cinq ans après la guerre, ses dizaines de milliers de victimes et ses conséquences catastrophiques sur la région en dit long sur l’idéologie du patron de Libération.

La réponse est embarrassée :

« La position de la France, sur le fond, était juste. (...) Peut-être aurions-nous dû mieux comprendre les contradictions qui existaient au sein de l’Administration américaine. Ce n’est un secret pour personne que Colin Powell n’était pas favorable à la guerre. » En quoi les hésitations de Powell (qui n’était pas opposé à la guerre) pouvaient-elles peser sur une décision dont on sait qu’elle avait été prise dès le lendemain du 11-Septembre ?

Enfin, sur le conflit israélo-palestinien, le maire de Paris explique :

« Les Etats-Unis se sont abstenus pendant de longues années de toute action réelle dans le conflit. Et le sort des Palestiniens reste un argument décisif de la propagande islamiste. Là encore, on a totalement brouillé l’ordre des priorités. Le terrorisme, il ne suffit pas de le combattre par tous les moyens légitimes (ce qui est évidemment indispensable), il faut le priver d’argumentation politique. La question palestinienne est un aliment qui nourrit la contestation de l’Occident. Elle rejette vers les terroristes des citoyens arabes qui n’ont rien d’intégriste. » Notons la confusion entre terrorisme et intégrisme ; d’autre part, alors que Delanoë explique plus haut qu’il n’y a aucune cause au terrorisme, il affirme maintenant que l’injustice en Palestine nourrit le terrorisme.

Sur la solution du conflit, il propose :

« La partition de la Palestine en deux entités indépendantes sur un territoire qui, historiquement, appartient aux deux peuples »

Comment y parvenir ?

« Il ne faut jamais aborder cette question en disant aux Israéliens et aux Palestiniens “Voici ce que vous devez faire.” Il faut les accompagner dans leurs propres discussions. »

A aucun moment, M. Delanoë n’évoque les dizaines de résolutions des Nations unies qui disent, justement, ce que les protagonistes doivent faire. Le conflit israélo-palestinien serait-il le seul pour lequel ne s’applique pas le droit international ?

Trop de Shoah tue la Shoah. Retour à la table des matières

J’ai oublié de signaler un excellent article dans Le Monde diplomatique de juin de l’intellectuel britannique Tony Judt. Spécialiste de l’histoire européenne, professeur à l’université de New York, Tony Judt a le mérite d’aller au cœur du débat : unicité ou universalité ?

Palestine 47 Retour à la table des matières

J’ai publié sur ce blog l’introduction au livre que Dominique Vidal et moi-même avons écrit, Palestine 47, un partage avorté (Editions André Versaille, Bruxelles). Sur le site de l’éditeur, on trouvera un entretien avec les deux auteurs et un forum sur lequel vous pouvez intervenir.

60 commentaires sur « Bertrand Delanoë, le terrorisme et le Proche-Orient »

  • permalien Pierre :
    25 juin @15h40   »

    Depuis son "coming out" (il parait qu’en plus d’être libéral il serait “socialiste”), les déclarations de Bertrand ça serait plutôt "champagne confettis et serpentins".

    Il est probable qu’ainsi il se prépare à succéder à Nicolas.

  • permalien moz :
    25 juin @16h42   « »

    Si il est juste de rappeler toutes les organisations (y compris sionistes) qui ont utilisés lr terrorisme, il me semble interessant de rappeler aussi que d’autres organisations ont choisies une autre voie (Jean moulin ne s’est jamais fait sauter dans un bus avec des femmes et des enfants) même pour répondre à un terrorisme d’état. Logiquement lorsque ces organisations combattantes arrivent au pouvoir, leurs comportements sont totalement différents si il y a eu terrorisme ou pas. Comme d’habitude les moyens conditionnent la fin.

  • permalien Ph. Arnaud :
    25 juin @16h45   « »

    « Le » terrorisme existe-t-il ? Ou, plutôt, ce terme peut-il s’employer de façon substantive et non seulement adjective (par exemple dans l’expression une action « terroriste » ?). Ou n’existe-t-il, comme nom, qu’en s’appliquant à « des » terroristes, c’est-à-dire à des individus particuliers ?

    L’usage de l’article défini « le », pour parler du terrorisme, n’est pas innocent. Il tend d’abord à suggérer une réalité autonome, détachée des diverses situations politiques auxquelles il est lié (et qui, chaque fois, sont différentes). Il vise aussi à susciter, par contraste, des notions telles que « civilisation », « institutions », « ordre » ou « état de droit » [expression dont est friand le vocabulaire néolibéral]. Or, lorsqu’on regarde les connotations du terme, on s’aperçoit que « le » terrorisme est presque toujours associé à ce que, géopolitiquement, combattent les partisans de « l’Occident », socialement, les partisans de l’ordre néolibéral et, idéologiquement, la droite.

    [Par exemple, c’est dans la quasi-totalité des cas sous des plumes de droite que l’on rencontre l’expression « terrorisme intellectuel ». En tapant cette expression dans Google, sur les 10 premières occurrences qui arrivent, on trouve des textes de Jean Sévillia (qui écrit dans Le Figaro-Magazine), de Jean-François Revel, de Philippe de Villiers, ainsi que des attaques contre Greenpeace, José Bové ou Marie-Monique Robin…].

    Globalement, donc, le mot « terrorisme » vise par contraste, à susciter l’adhésion à un type de politique étrangère (celle des Etats-Unis et de leurs proches alliés), d’économie (celle du capitalisme ultralibéral) et de civilisation (chrétienne, droitière, hiérarchique) et à criminaliser tout ce qui s’y oppose : mouvements de résistance musulmans ou sud-américains, syndicalistes, écologistes, féministes, défenseurs des immigrés, faucheurs d’OGM, intellectuels de gauche… Comme si, à la « civilisation » (blanche, capitaliste, droitière, militarisée et propre sur elle) ne pouvait s’opposer que la « barbarie » (de l’ETA à Al Qaida…)…

  • permalien K. :
    25 juin @17h21   « »

    Bon Edito (de Michel Bôle-Richard très probablement) : L’amitié, et après ? :

    Dans cette affaire, le président français ne cache pas son jeu. Être un ami véritable d’Israël, selon lui, constitue le meilleur moyen de convaincre les autorités israéliennes de consentir aux décisions douloureuses sans lesquelles un accord de paix avec les Palestiniens ne pourra jamais être conclu.

    Mais, pour prendre tout son sens, ce rôle de l’ami qui dit la vérité impose de franchir les lignes du consensus en vigueur chez ceux auxquels on s’adresse. Compagnon de route d’Israël, lui aussi, François Mitterrand n’avait pas hésité à évoquer posément à la Knesset, en 1982, l’éventualité d’un Etat palestinien qui relevait encore pour les Israéliens de la parfaite hérésie. Nicolas Sarkozy n’a pas eu pareille audace. Il est donc à redouter que les Israéliens, faute d’un électrochoc similaire, n’en reviennent rapidement aux délices et poisons de leur système politique et se préparent à des élections anticipées qui risquent de bloquer toute perspective pendant les six mois à venir.

    Les amis d’Israël, Nicolas Sarkozy comme avant lui François Mitterrand, ont toujours assuré qu’"il appartient à ceux qui vivent dans cette région de débattre et, si possible, de régler les affaires qui les concernent". Les années écoulées ont montré les terribles limites de cette louable politique.

    - Nicolas Sarkozy oppose "les terroristes" du Hamas à Mahmoud Abbas, un "homme de paix" :

    "M. Sarkozy, qui décrit le Hamas comme un mouvement terroriste, sait très bien qu’il existe des contacts à haut niveau qui ont lieu entre la France et le mouvement Hamas, ainsi que d’autres parties européennes importantes", a expliqué Sami Abou Zouhri, porte-parole de l’organisation. "Il sait que dans la pratique, on ne peut court-circuiter le Hamas ou ne pas tenir compte de sa légitimité".

  • permalien Sardon :
    25 juin @18h11   « »

    Bonjour,

    Comme la quasi-totalité des dirigeants du P.S., Bertrand Delanoë n’a plus d’homme de gauche que le nom. Dans son cas particulier, il est même permis de se demander s’il l’a jamais été (mais il en va de même pour Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Ségolène Royal, etc...). N’oublions pas que Bertrand Delanoë, avant de se lancer en politique, travaillait dans ce qu’on appelle (fort improprement) en France la "communication", c’est à dire la propagande (d’état ou d’entreprise ; cf. Walter Lippmann ou Edward Bernays). Par exemple, il a été l’instigateur et le principal organisateur de la manifestation du 8 décembre 1984, place du Châtelet en faveur de la radio privée NRJ : ce fut la plus importante manifestation de jeunes pendant les années 1980, qui s’en prenait, au nom de la "liberté", à ceux qui avaient eu l’outrecuidance de vouloir soumettre une radio commerciale à la loi de la République. (Cf. François Cusset, "La Décennie, le cauchemar des années 80). Il n’est donc pas étonnant que Delanoë se proclame "libéral" ; il est même étonnant qu’il ne l’ait pas fait plus tôt. Il n’est donc pas étonnant non plus qu’un des pontes d’un parti qui se dit de "gauche" en vienne à se faire l’avocat des opinions néo-conservatrices américaines les plus extrêmes ; il n’est que de se référer à Pascal Lamy, lui aussi censément "socialiste", patron de l’OMC, qui est l’un des partisans les plus extrémistes du monde des doctrines néo-libérales les plus échevelées.

    Après de telles démonstrations d’extrémisme néo-libéral et néo-conservateur, il serait peut-être en effet plus franc pour le P.S. de cesser de se qualifier de "socialiste". Au moins, les choses seraient plus claires...

  • permalien K. :
    25 juin @18h16   « »

    Curieuse analyse de Marwan Bishara (1/2)

    Il est important de lire la visite de Nicolas Sarkozy en Israël dans le contexte d’un changement fondamental dans la géopolitique française depuis son entrée en fonction.

    Les positions pro-israéliennes de Sarkozy ont été évidentes lors de son discours de la Knesset quand il a loué hautement le pays d’une manière peut-être jamais égalée auparavant par un leader européen.

    Mais il a également été remarquablement franc sur la nécessité pour Israël de retirer ses colons et permettre un État palestinien indépendant avec Jérusalem comme capitale des deux États.

    La visite du président français en Israël doit être considérée comme faisant partie d’une révision de la géo-stratégie politique de la France : une refonte fondamentale des politiques conservatrices de Jacques Chirac, son prédécesseur.

    La motivation de Sarkozy, la recherche du legs et la renaissance des anciennes ambitions impériales, est différente des politiques du chevronné et conservateur Chirac pour qui les relations personnelles étaient une composante essentielle de l’élaboration des politiques.

    L’ambitieux président français envisage de modifier la position stratégique de la France en Afrique (y compris réduire les bases et le déploiement de troupes), de reconfigurer sa stratégie au sein de l’Europe et de l’OTAN afin de répondre aux besoins communs de ces derniers, ainsi que de restructurer l’armée française (a bon marché ).

    Dans l’intervalle, il s’efforcera de redéfinir l’influence française dans la région méditerranéenne à travers le prisme de la nouvelle relation franco-européenne au sein de l’Union Méditerranéenne.

    Les compliments et le soutien inconditionnel de Sarkozy à Israël avec sa critique des colonies de peuplement en Cisjordanie font partie intégrante de cette nouvelle approche.

  • permalien K. :
    25 juin @18h22   « »

    Marwan Bishara (2/2)

    Son soutien des négociations israélo-syriennes, un changement par rapport à l’obsession personnelle de Chirac vis-à-vis de la famille Hariri, devrait également être vu dans ce contexte et dans le contexte du discours radical du président américain George Bush à la Knesset et de l’incapacité de celui-ci à assurer un succès stratégique ou diplomatique dans la région.

    Sarkozy est plus que désireux de profiter de la fenêtre d’opportunité offerte par les échecs americains dans la région ; peut-être a-t-il acquis de Washington le feu vert pour qu’il puisse intervenir en son nom pour combler le vide.

    Sarkozy semble éviter les erreurs de Blair en tenant moins le role d’un caniche que celui d’un bulldog dans la mesure ou il présente une vision française indépendante qui combine l’historique position française sur la résolution du conflit israélo-palestinien, tout en construisant sur la nécessité pour les États-Unis d’un appui européen.

    Compte tenu du vide stratégique en Europe - après le vote irlandais contre l’agenda de Lisbonne - et l’absence d’acteurs géopolitiques actifs sur le continent, Sarkozy a déjà exprimé un désir sincère d’améliorer les relations de Paris avec Washington par le biais de l’OTAN et sans lui sans compromettre l’autonomie française dans la région méditerranéenne.

    Ceci devrait être clarifié en Juillet lorsque Sarkozy rencontrera les dirigeants de la région à Paris.

  • permalien moody :
    25 juin @18h25   « »
    Le terrorisme en Europe : l’islamisme, première menace ?

    Europol a réédité son rapport sur les menaces terroristes en Europe, et comme à chaque fois, la proportion de menaces imputables à l’islamisme est infime. En effet, sur les 583 attaques ou menaces, seulement...4 émanent des groupes islamistes. Quant aux attaques séparatistes, elles comptent elles pour 91% du total. Comment ce fait objectif peut-il être éludé de la sorte ? Comment peut-on encore nous faire croire que la principale menace qui pèse sur "l’Occident" serait l’islamisme ?

  • permalien Asher :
    25 juin @18h29   « »

    Tony Judt est plutot anglais qu’americain, mais cela ne devrait pas pour autant diminuer l’interet de lire son article, son engagement, et ses changements d’attitude face a la politque israelienne (de la neutralite a la critique).

  • permalien Ph. Arnaud :
    25 juin @18h34   « »

    On fait beaucoup de battage autour de la demande exprimée par Sarkozy de la création d’un Etat palestinien et de l’arrêt de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Je me demande toutefois si, au fond, cette politique ne ressemble pas au célèbre pâté d’alouette : un cheval pour les Israéliens et une alouette pour les Palestiniens…

    Les déclarations de Sarkozy me font penser à ces gens qui (par obligation, par convenance, par crainte) se croient obligés d’inviter chez eux des gens qu’ils ne peuvent souffrir. Ça commence toujours pareil : « Un de ces jours, il faudra que vous veniez dîner à la maison ». Mais jamais, ils ne joignent le geste à la parole en sortant un agenda ou en en appelant au téléphone pour convenir d’une date ! Ce qui compte, en effet, ce sont les gestes, pas les paroles : d’un côté, Sarkozy annonce qu’il réintègre l’OTAN : il envoie des généraux au siège de l’Alliance atlantique, des troupes en Afghanistan. Et il vote en conséquence à l’ONU.

    Quels sont, en revanche, les gestes de Sarkozy pour les Palestiniens ? A-t-il coulé bas le projet du tramway de Jérusalem ? S’est-il engagé, avec l’Europe, à refinancer les Palestiniens ? A-t-il voté contre les Etats-Unis à l’ONU ? S’est-il opposé aux projets de rapprochement entre la Communauté européenne et Israël ? Qu’a-t-il fait, concrètement, comme geste fort ? Poser ces questions, n’est-ce pas y répondre ?

  • permalien hayekFan :
    25 juin @19h00   « »

    ALAIN GRESH ECRIT : "Il confirme aussi que la diplomatie française se contentera désormais de rappeler des positions de principe, sans aucune mesure prise pour forcer la puissance occupante (un terme que le président français n’utilise jamais) à remplir ses obligations internationales."

    Il serait vraiment enorme qu’on prenne des mesures pour forcer la puissance occupante dans le cas palestinien, et non pas dans le cas chinois. Quand on considere que l’occupation du Tibet n’a pas ete comme dans le cas israelien la reponse a un attaque. Quand on considere que l’occupation du Tibet se fait sans que personne ne lance des roquettes sur les civils chinois. Quand on considere que l’UE n’a jamais destine des milliards au malheureux peuple tibetain, encore moins aux comptes caribiques de ses leaders. Quand on considere que Israel n’a jamais interdit la religion de l’Islam ou la langue arabe dans les territoires occupes. Alors on comprend que sans petrole il faut avoir des bonnes idees, et les bonnes idees sont d’amadouer les pays arabes qui en regorgent, du petrole. Mais de la a utiliser deux poids et deux mesures dans la defense des droits de l’homme, il en passe tout de meme...

  • permalien Pierre :
    25 juin @19h29   « »

    Il serait vraiment enorme qu’on prenne des mesures pour forcer la puissance occupante dans le cas palestinien...

    c’est vrai que pour certains l’occupation du Grand Israël par les Palestiniens est insupportable.

    Rappel de la position de Rice :

    A son arrivée, Mme Rice a critiqué le nouveu plan israélien de colonies juives qui consiste à construire 1.300 maisons dans l’est- Jerusalem, affirmant que ce problème ne pouvait que nuire à la " construction de la confiance" etnre Israël et l’Autorité nationale palestinienne (ANP).
    et du quartet :
    Le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, Russie, ONU) a appelé mardi à l’arrêt de la colonisation israélienne en Cisjordanie et au démantèlement des colonies créées depuis mars 2001.

    Le Quartette « appelle Israël à arrêter toute activité de colonisation, y compris la croissance naturelle, et à démanteler les avant-postes construits depuis mars 2001 », dans un communiqué diffusé au terme d’une rencontre des représentants des quatre à Berlin.

  • permalien K. :
    25 juin @19h55   « »

    Au fan de Hayek

    1- L’Europe n’a aucune responsabilité quant à la situation des Tibétains, contrairement à celle des Palestiniens.

    2- Il est du plus grand intéret pour les Européens de régler le problème palestinien, vu la proximité du Maghreb et du Mashrek avec l’Europe alors que le Tibet est très loin. Inversement le Maghreb et le Mashrek sont très loin des Etats-Unis.

  • permalien Ph. Arnaud :
    25 juin @20h22   « »

    @ Hayekfan

    Que vient faire le Tibet avec la Palestine ? Quel rapport entre les deux ? Aucun, si ce n’est dans les fantasmes ou les délires de ceux pour qui les seuls intérêts qui vaillent sont ceux de l’Occident (c’est-à-dire des Etats-Unis et de leurs porte-rapière) capitaliste, ultralibéral et propre sur lui… La Chine n’a pas plus occupé le Tibet que la France n’a occupé l’Auvergne ! Quant à amadouer les Arabes, vu l’attitude de l’Union européenne envers le Hamas, il y a encore des marges de progrès…

    Les Israéliens n’ont interdit ni l’Islam ni la langue arabe dans les territoires occupés ? Et alors ? Il faudrait leur dire merci ? Les Allemands ont-ils interdit le français en France entre 1940 et 1944 ? Les Israéliens n’ont qu’une chose à faire : se retirer des territoires occupés, sans délai et sans conditions…

  • permalien K. :
    25 juin @20h53   « »

    Le texte de Tony Judt sur les “libéraux” au sens américain du mot (de gauche), me semble de circonstance :

    [Les] intellectuels libéraux (..) viennent – enfin ( ?) – de se trouver une « nouvelle cause ».

    Oups ! Nouvelle cause ? Non : ce qu’ils ont trouvé, c’est plutôt une vieille cause décrépite, affublée d’habits clinquants de nouveauté. Car ce qui distingue la vision du monde des partisans libéraux de Bush de celle qu’en ont ses alliés néoconservateurs, c’est qu’ils ne se contentent pas de voir dans la « Guerre contre le Terrorisme », ou dans la guerre en Irak, ou encore dans la guerre du Liban (et peut-être aussi, hélas, dans la guerre en Iran) une simple série d’exercices de rétablissement de la domination martiale de l’Amérique. Non, ils y voient les simples escarmouches d’une nouvelle confrontation mondiale : une Guerre Juste, soutenant la comparaison réconfortante avec la guerre de leur pépé contre le fascisme ou avec la position de leurs parents libéraux contre le communisme, à l’époque de la Guerre froide. A nouveau, nous assurent-ils, les choses sont claires. Le monde est divisé idéologiquement ; et – comme devant – nous devons impérativement prendre position sur la Question du siècle. Nostalgiques des vérités réconfortantes d’évidence d’une époque ô combien moins compliquée, les intellectuels libéraux d’aujourd’hui viennent – enfin – de découvrir un sens à leur existence : ils sont en guerre contre l’ « islamo-fascisme » [authentique !].

    ...

  • permalien Lou :
    25 juin @21h39   « »
    résumé du discours de M. Nicolas Sarkozy par le Jerusalem Post

    via Courrier International

    Mais ce qui était tout à fait surprenant, voire exceptionnel, c’était cette phrase des Nombres (27 :12) : "Et l’Eternel dit à Moïse : Monte sur cette montagne et regarde le pays que je donne aux enfants d’Israël." Ce n’est pas tous les jours qu’il nous est donné d’entendre le président d’une France farouchement laïque reprendre de la Torah la parole de Dieu promettant Israël au peuple juif. Ce n’est probablement pas non plus la partie du discours de Sarkozy que les hommes en costume rayé du Quai d’Orsay ont écrite pour lui, car elle ne lui permettra pas de se faire beaucoup d’amis dans le monde arabe.

    (...)

    Ce sont des paroles extraordinaires de la bouche d’un président français, qui semble ainsi mettre en garde contre une résurgence, n’importe où dans le monde, de toutes ces choses que l’on croyait disparues : étoile jaune, ghettos, interdiction d’occuper des emplois et de fréquenter des endroits. Et voilà pour la première moitié du texte.

    La seconde, celle qui traitait du conflit israélo-palestinien, était plus prévisible et présentait l’habituelle rhétorique diplomatique : Israël doit immédiatement cesser l’implantation des colonies, parvenir à une solution sur le problème des réfugiés, accepter la création d’un Etat palestinien en revenant peu ou prou aux frontières de 1967 et partager Jérusalem comme capitale. C’était la partie du discours qu’aurait pu écrire le ministère des Affaires étrangères français et celle qui permettrait aux ambassadeurs de France dans les capitales arabes d’atténuer la colère suscitée par la première moitié.

    Herb Keinon

    Jerusalem Post

  • permalien Orangerouge :
    25 juin @22h36   « »

    Parler de la "nécessité d’un état palestinien" n’est-ce pas totalement en accord avec Israël ? Car cela donne une légitimité aux états mono-culture ou mono-ethnie.

    Les Israéliens ont morcelé très très finement les territoires palestiniens : il semble bien que jamais il n’y aura de continuité dans cet espace, ni assez d’espace pour un état.

    Je pense que l’idée « d’état palestinien », dans la situation actuelle, joue un rôle important dans la propagande américaine, européenne et israélienne, comme incantation qui sert de rideau de fumée.

    Pendant ce temps on assiège et on tue.

    Et on élimine l’idée d’une Palestine multiculturelle tout simplement.

  • permalien Orangerouge :
    25 juin @22h48   « »

    On peut se faire enlever en Europe et se retrouver à Guantanamo, avec la bénédiction de nos politiciens.

    http://www.amnestyinternational.be/...

    Vive la belle UE !

  • permalien Mirabo :
    26 juin @01h06   « »

    C’est marrant, j’avais lu un peu vite la présentation de l’article, et j’ai cru un bon moment que les citations étaient de la plume de N. Sarkozy - avant de lire le nom de Delanoë... comme quoi...

  • permalien Sardon :
    26 juin @07h26   « »

    Bonjour,

    " Mais ce qui était tout à fait surprenant, voire exceptionnel, c’était cette phrase des Nombres (27 :12) : "Et l’Eternel dit à Moïse : Monte sur cette montagne et regarde le pays que je donne aux enfants d’Israël." Ce n’est pas tous les jours qu’il nous est donné d’entendre le président d’une France farouchement laïque reprendre de la Torah la parole de Dieu promettant Israël au peuple juif. Ce n’est probablement pas non plus la partie du discours de Sarkozy que les hommes en costume rayé du Quai d’Orsay ont écrite pour lui, car elle ne lui permettra pas de se faire beaucoup d’amis dans le monde arabe. "

    Pauvre France !

    Le but de Nicolas Sarkozy (et de ceux qui l’entourent), est, d’une manière très claire, ouverte, explicite et délibérée, de revenir sur les conquêtes les plus sacrées de 1789. Sarkozy fait partie, intellectuellement parlant, de la frange de la droite française qui n’a jamais accepté 1789, et qui a rongé son frein depuis plus de deux siècles pour pouvoir avoir l’occasion de liquider le plus efficacement possible son héritage. (Cf. Paul Ariès, "Misère du Sarkozysme"). Parmi les cibles prioritaires de cette mouvance, on trouve bien sûr la laïcité : pour cette frange imbue de cléricalisme et d’alliance à la Maurras entre le sabre et le goupillon, l’idée que l’Etat puisse être neutre vis-à-vis de la religion (ce qui est la définition même de la laïcité), est tout simplement une monstruosité qu’il faut détruire jusqu’au point où personne ne se souvienne même plus qu’elle ait jamais pu exister. Il n’est donc pas étonnant, pour quiconque est un tant soit peu au courant du background idéologique du sieur Sarkozy et de ceux qui l’entourent (Henri Guaino, par exemple, est un admirateur affiché de Maurras), que Sarkozy justifie l’existence de l’Etat d’Israël en ayant recours à la Bible.

    En quoi une telle attitude est-elle différente des "sionistes chrétiens" états-uniens qui justifient leur soutien inconditionnel à Israël, même dans ses pires atrocités, par ces mêmes mots issus de l’Ancien Testament ? N’y a-t-il pas là un clin d’oeil peu subtil aux éléments les plus extrémistes de la droite américaine ?

  • permalien Pierre :
    26 juin @07h54   « »

    Les masses prolétariennes rejettent les tendances "terroristes libérales" du maire du "petit Paris".

    petit Paris PLAGE” © menacé par les travailleurs émigrés ?

  • permalien Elmainifico :
    26 juin @10h25   « »

    Quand il evoque la presence d’opposants tunisiens lors de soirees mondaines pour minimiser la rigueur du regime Ben Ali, je trouve que si ca n’en dit long sur la profondeur de sa pensee, c’est au moins assez evocateur de son cynisme et de sa parfaite indifference a ceux qui souffrent dans leur chair de defendre la democratie.

  • permalien hayekFan :
    26 juin @10h41   « »

    Ph. Arnaud "La Chine n’a pas plus occupé le Tibet que la France n’a occupé l’Auvergne !"

    Face a une telle connaissance de l’histoire, on se demande ou elle est donc tombee l’ecole francaise. La RPC a occupe militairement l’Etat independant du Tibet en 1950, donc plus ou moins a la meme epoque que la decision de l’ONU d’installer un Etat juif dans la colonie britannique de la Transjordanie. Je n’ai tout de meme pas souvenir d’invasion parisienne de l’Auvergne en 1950, cela doit etre du a mon age avance sans doute.

    K. "L’Europe n’a aucune responsabilité quant à la situation des Tibétains, contrairement à celle des Palestiniens"

    Voila qui est deja plus raisonnable. Mais je rappelle que la Transjordanie etait colonie britannique, que l’Etat juif fut installe par decision de l’ONU (donc pas que l’Europe!), et que les hostilites ont demarre avec l’agression arabe du nouvel Etat juif en 1948, agression condamnee par le monde entier, y compris la Russie de Stalin a l’epoque pas encore puissance petroliere interessee a gonfler le prix du baril a travers l’instabilite au Moyen Orient et les ventes de Katiusha aux Hiz’bulah.

    Israel doit reculer, un Etat palestinien doit etre formee, et pareillement la RPC doit reculer et un Etat tibetain doit etre forme. Tous les exces des dernieres 50 annees doivent etre corriges. Alors soit on part en croisade contre l’oppression des peuples, soit on s’avoue impuissant et interesse au petrole et aux contrats chinois et on sanctionne par son inaction l’injustice du monde.

  • permalien Ph. Arnaud :
    26 juin @12h50   « »

    @ Hayekfan

    La Chine n’a pas envahi le Tibet. Dès le XIIIe siècle, le Tibet a été annexé par les Mongols. Dès le XVIIe siècle, il était l’une des provinces de l’empire chinois. Il est considéré comme partie intégrante de la Chine par le Kuomintang (c’est-à-dire par le gouvernement de Taiwan). L’indépendance du Tibet est donc une chose toute relative… Je ne dis pas que sa cause ne soit pas digne d’intérêt, mais elle correspond beaucoup trop aux intérêts des Etats-Unis (et, corrélativement, nuit beaucoup trop à ceux de la RPC) pour être vraiment honnête…

    Israël a été une création coloniale, non d’un pays en particulier, mais de l’Europe en corps, issue, en particulier, de contrées (en gros, l’Europe centrale germanique et slave) qui n’avaient que peu ou pas du tout participé aux expéditions coloniales (à l’inverse des pays de la façade atlantique de l’Europe). Il est d’ailleurs significatif que les premières aliyot (années 1880) correspondent aux débuts de l’empire colonial allemand, ainsi qu’aux premières (et d’ailleurs rares) explorations polaires austro-hongroises (cf. la découverte de l’archipel François-Joseph). Cette entreprise a été relayée, lors de la Première Guerre mondiale, par le Royaume-Uni, puis, après la Seconde, par l’Europe en bloc.

    Dire qu’Israël a été installé par l’ONU, c’est jouer sur les mots ! En 1948, l’ONU, c’était, pour l’essentiel, les Etats-Unis et l’URSS (influence écrasante), plus l’Europe, c’est-à-dire, concrète-ment, le Royaume-Uni et la France, les deux seuls empires coloniaux (enfin d’importance, si l’on excepte les Pays-Bas et le Portugal). Or, tout ça, comme civilisation, c’était l’Europe. Le Sud, largement colonisé ou pas (Amérique latine, Chine), ne comptait que pour du beurre…

    A aucun moment, au cours de l’année 1948, les Arabes (contrairement à la légende) n’ont été en état de supériorité. Bien au contraire, dès le début, Israël a disposé d’une énorme supériorité militaire en armes, en expérience et même en effectifs (y compris sur les armées arabes). En outre, l’agression fut d’abord celle des juifs sur les Palestiniens (comme l’ont révélé les nouveaux historiens israéliens). Quant à la livraison de katiouchas au Hezbollah, elle est fausse. Les katiouchas, ce sont des lance-roquettes à tubes multiples (orgues de Staline), qui n’ont jamais été utilisés durant la guerre de 2006. Mais l’usage n’est pas innocent ! Par la sonorité, il évoque l’URSS et, par connotation, ravive les vieilles phobies anticommunistes…

  • permalien K. :
    26 juin @13h12   « »

    @ Von Hayek

    « Mais je rappelle que la Transjordanie etait colonie britannique, que l’Etat juif fut installe par decision de l’ONU (donc pas que l’Europe!), et que les hostilites ont demarre avec l’agression arabe du nouvel Etat juif en 1948, agression condamnee par le monde entier, y compris la Russie de Stalin a l’epoque pas encore puissance petroliere interessee a gonfler le prix du baril a travers l’instabilite au Moyen Orient et les ventes de Katiusha aux Hiz’bulah. »

    Vos propos sont déraisonnables de bout en bout, ils occultent, volontairement bien sur :

    - Les pogroms et les ghettos depuis le Moyen-age (européen) avec comme aboutissement le génocide (par des Européens).

    - Les accords (européens) Sykes-Picot, et la Déclaration (européenne) Balfour

    ..sans lesquels, point de sionisme, point de rtenforcement du sionisme, donc point d’Israel.

    Ils occultent encore, toujours volontairement bien sur :

    - Qu’Israel était vouée à etre une entité expansionniste, guerre de 1948 ou pas.. (j’ai des liens en pagaille).

    - Qu’après cette guerre, les « nouveaux historiens » ont montré qu’Israël accepte, dans un premier temps, un protocole reprenant le droit onusien - plan de partage et droit au retour des réfugiés – afin de devenir membre de l’ONU. Mais ses dirigeants saboteront ensuite systématiquement la conférence de Lausanne, une fois admis à l’ONU.

    - Que le “Hiz’bulah” est une conséquence du terrorisme israélien au Liban à partir de 1982.

    Au total, on acompris que ce que vous désirez, Tibet ou pas, c’est un état palestinien à la Saint Glin Glin.

    Et je vous le répète, s’il faut attendre de pouvoir régler le problème tibétain avant de régler le problème palestinien, l’Europe court au devant de garves dangers. Mais peut-etre qu’en bon Hayek fan, cela ne vous dérange nullement ?

  • permalien Pierre :
    26 juin @13h31   « »

    Même Condoleezza Rice explique rationnellement le terrorisme. Dans un discours devant l’Université américaine du Caire, facile à retrouver sur le site officiel du Département d’Etat, elle avait dit - je cite de mémoire : il y a des gens assez désespérés par la fermeture du champ politique pour envoyer des avions contre des immeubles. C’est une explication. Etant donné l’auteur, on se doute bien que ce n’est pas une excuse.

  • permalien papybeer :
    26 juin @13h57   « »

    Le terrorisme n’est que l’arme nucléaire du pauvre. Les vrais responsables sont à rechercher parmi ceux qui ont acculé le premier à cette extrémité. Un tout état de cause fonder un état sur des postulats ethnico-religieux ne peux conduire qu’aux pires catastrophes.

  • permalien Pierre :
    26 juin @14h01   « »
    @Pierre

    Pierre ne cite jamais de mémoire, il donne toujours ses références.

  • permalien Pierre :
    26 juin @14h07   « »

    Le terrorisme n’est que l’arme nucléaire du pauvre

    vous pensez vraiment que les USA et Israël sont pauvres ?

  • permalien hayekFan :
    26 juin @14h31   « »

    Ph. Arnaud

    vous ne connaissez pas l’histoire du Tibet, c’est tout. La seul periode ou le Tibet a ete soumis a la Chine (et le Dalai Lama une sorte de gouverneur) fut d’un siecle environ, de 1728 a 1850, quand le Tibetains finalement chasserent tout etranger de leur pays. Et meme dans cette periode, le Tibet fut par plusieurs reprises occupe par les Nepalais, pas par les Chinois (1788 et 1791). Puis, en 1906 la Convention Anglo-Chinoise de Peking (27 avril 1906) http://tibetjustice.org/materials/t... reconnait l’independance du Tibet, et interdit a chacune des deux puissance signataires d’interferer avec les affaires interieures du Tibet. Un autre traite fut signe en 1913 entre Tibet et Mongolie. Celle qui est consideree une invasion par la Commission Internationale de Juristes de Geneve http://www.icj.org/ et par le Centre Internationale d’Etudes Indigenes http://www.cwis.org/index.php, bien evidemment sousfifres du grand Satan ultraliberal yankee, a provoque 1million150mille morts (autre que la Palestine), et encore aujourd’hui des documents audiovisuels existent (pris par des alpinistes) de soldats chinois qui tirent mortalement sur des civils tibetain (y compris femmes et enfants) qui essaient seulemet de quitter le pays. Face a vos propos, on se demande si pardonner votre ignorance, ou rechercher l’interet economique qui vous pousse a defendre l’oppression de la dictature chinoise.

  • permalien hayekFan :
    26 juin @14h38   « »

    K. "Et je vous le répète, s’il faut attendre de pouvoir régler le problème tibétain avant de régler le problème palestinien, l’Europe court au devant de garves dangers"

    Pardonnez-moi, M. K. mais j’ai le plus grand mal a entrevoir ne serait-ce qu’un seul de ces "graves dangers" que l’Europe risque de courir a cause du conflit palestinien. Va-t-on nous interdire l’acces aux grands hotels de Dubai ? Ce n’est pas demain la veille. Ou alors va-t-on manquer de sevruga iranien, et faudra-t-il aller le chercher a Singapour ? Eh bien, vu que de toute facon on y va pour abriter nos comptes bancaires de la directive epargne...

  • permalien Pierre :
    26 juin @14h41   « »

    @hayekFan

    vous ne connaissez pas l’histoire du Tibet

    ... et vous vous ne semblez pas connaitre la géographie de la Palestine. (c’est beaucoup plus à gauche sur la carte)

  • permalien K. :
    26 juin @15h10   « »

    @ Pierre

    Il y aurait un second Pierre dans le Blog ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    26 juin @17h51   « »

    @ Hayekfan

    Vous vous moquez bien du sort des Tibétains ! Tibétains, dont, entre parenthèses, vous ne four-nissez aucune preuve des 1,5 millions morts*. [La droite est toujours généreuse avec les morts du communisme, non par compassion, mais pour les instrumentaliser au service de sa haine viscérale de l’égalité…]. Durant 25 ans, de 1975 à 2000, l’Indonésie a occupé Timor oriental, au prix de la vie de 200 000 Timorais, sans que cela dérange beaucoup les Etats-Unis. Ceux-ci ont une indignation à géométrie variable : quand ils ont soutenu 12 ans le régime khmer rouge déchu, juste pour faire pièce à l’URSS, ils se moquaient pas mal des droits de l’homme. La cause du Tibet, depuis 1950, coïncide trop bien avec les intérêts des Etats-Unis pour ne pas être éminemment suspecte…

    [*Au sujet des 1,5 millions morts – en réalité 1,2 millions, mais quand on est dans l’anticommunisme, on peut se passer d’être rigoureux…. Deux informations majeures contredisent ce chiffre accepté sans preuve dans l’ensemble du monde occidental depuis trente ans.

    1. La pyramide des âges de la population tibétaine. En 1953, celle-ci était estimée au maximum à 2,5 millions d’habitants au Tibet et dans les provinces voisines. Si 1,2 million de Tibétains avaient été tués entre 1951 et le début des années 70, une grande partie du Tibet aurait été dépeuplée. Et on constaterait un grand déséquilibre entre hommes et femmes. Mais les démographes ne constatent pas une telle anomalie et la population a plus que doublé : presque six millions de Tibétains en Chine aujourd’hui.

    2. La seule personne qui a eu accès aux archives du gouvernement tibétain en exil, c’est Patrick French, lorsqu’il dirigeait la campagne Free Tibet à Londres. Documents en main, French est arrivé à la conclusion que les preuves du ‘génocide tibétain’ avaient été falsifiées. Les batailles de 1959 avaient été comptabilisées plusieurs fois et les chiffres des morts rajoutés en marge par après. Il dénonça cette falsification, mais le chiffre continua à circuler dans le monde…].

    Je n’ai absolument aucun intérêt à défendre la Chine ! En revanche, jusqu’à la prise du pouvoir par Mao Zedong, en 1949, le sort du Tibet était parfaitement indifférent aux Etats-Unis. Ceux-ci n’ont commencé à s’y intéresser qu’à partir du moment où la Chine a échappé à leur emprise…

  • permalien Boutros :
    26 juin @18h03   « »

    Désolé, comme je suis le deuxième Pierre je vais changer de prénom la prochaine fois. Boutros, par exemple.... En prime, la citation exacte de Condoleezza Rice sur les conditions politiques qui ont crée al-Qaida, extraite du site du Département d’Etat. Elle a redit un peu la même chose à l’Université américiane du Caire, mais elle avait été plus précise dans une interview donnée à plusieurs journalistes arabes le 23 juin 2005 :

    And what the President has really said is we did that and then one — you know, when al-Qaida struck on September 11th we had to take a hard look at what produced such a sickness that people would fly airplanes into buildings or strap suicide bombs on themselves and blow up innocent people. And I know that the first thought was, well, it’s poverty. But, of course, al-Qaida was — most of these people were anything but poor. These are middle class people. I’ve always said, you know, looking at their biographies, what was going on here ?

    And al-Qaida and people who associated with it are lost. You just have to confront them and go to war against al-Qaida, which is what we’ve done. But the conditions that created that have to be addressed through opening political space for people’s legitimate aspirations so that they don’t turn to extremism.

  • permalien hayekFan :
    26 juin @18h08   « »

    Ph Arnaud

    bravo ! Vous avez bien copie ce qui est ecrit sur Wikipedia ! Mais vous avez oublie de copier tout l’article, qui continuait comme cela : There were, however, many casualties, perhaps as many as 400,000. This figure is extrapolated from a calculation Warren W. Smith made from census reports of Tibet which show 200,000 "missing" from Tibet. It puts forward a figure of 800,000 deaths and alleges that as many as 10% of Tibetans were interned, with few survivors. Quant a votre propos que aujourd’hui la population tibetaine est de plusieurs millions, il oublie sciemment que environ 7 millions de chinois Han se sont transferes au Tibet, de facon a rendre minoritaires chez eux les Tibetains, comme observe par sa Saintete le Dalai Lama.

  • permalien hayekFan :
    26 juin @18h11   « »

    Et ou se seraient-t-ils transferes si non sur des proprietes confisquees aux Tibetains, ou dont les proprietaires ont ete massacres ? 7 millions de colons, et il y en a qui pleurent pour quelques fermes juive a Gaza !

  • permalien Pierre :
    26 juin @18h45   « »

    @Boutros,

    désolé, mais j’ai été victime de troll facétieux récemment, si vous voulez garder votre pseudo, pas de problème, on pourra toujours nous distinguer en passant la souris sur les pseudos.

  • permalien K. :
    26 juin @19h51   « »

    Bon, l’histoire des Pierre devient plus clair. Salut Boutros.

    Pierre, comment vous distinguer en passant la souris sur les pseudos ?

  • permalien K. :
    26 juin @20h16   « »

    Rice citée par Boutros :

    « al-Qaida was — most of these people were anything but poor. These are middle class people. I’ve always said, you know, looking at their biographies, what was going on here ? »

    What was going on here ?

    Voici la réponse de Faisal Devji, publiée par le “Financial Times” en 2005, intitulée, A war fought for impersonal passions (Une guerre menée au nom de passions non personnelles.) (1)

    Comme les attentats de Madrid, de Washington et de New York, les attentats terroristes de Londres ont fait apparaître sur le devant de la scène un improbable groupe de tueurs. Ces hommes semblent avoir été éduqués en Europe et assimilés dans ses sociétés libérales. La plupart manquent de formation religieuse, et aucun n’a connu l’oppression censée les mener à une vengeance aussi violente.

    Comment ces irréprochables Britanniques, (..), deviennent des tueurs pour une cause islamique ? La même question peut être posée au sujet de leurs prédécesseurs en Espagne et en Amérique, qui, dans une autre version de vie ordinaire, fréquentaient les bars, visitaient les boîtes de nuit et jouaient dans les casinos.

    Contrairement aux membres de cultes religieux ou de groupes politiques marginaux, peu de ces tueurs ont affiché des signes d’entrée dans un monde idéologique fermé en se coupant de leur famille ou de la vie de tous les jours. Cela donne à penser que l’Islam qu’ils cherchaient à défendre n’était pas du tout conçue comme une idéologie puisque n’apparaît pas une vision du monde complète ou alternative dans laquelle les candidats aux attentats pouvaient se réfugier comme dans une forteresse. En effet, la nature du jihad préconisé par Al-Qaida est singulière car elle est très ouverte, en ce qu’elle ne comporte pas d’idéologie cohérente ou même une vision de l’avenir.

    La religion que suit Al-Qaeda ne possède pas de tradition établie, composée qu’elle est de fragments arrachés à des autorités islamiques discordantes. Il y a, tout au plus, des modes de pensée très généraux qui ne sont ni codifiés, ni propagés de façon systématique. Plutôt que d’être recrutés par un mouvement bien défini, les soldats disparates du djihad épousent l’expertise et le nom de marque Al-Qaeda pour une variété de causes toutes disparates qui se retrouvent facilement au sein des structures de la vie de tous les jours. (..)

  • permalien K. :
    26 juin @20h23   « »

    A war fought for impersonal passions (2)

    A bien des égards, ces guerriers saints ressemblent aux membres de réseaux mondiaux plus familiers, tels que ceux pour la protection de l’environnement ou contre la guerre et la mondialisation. Il s’agit d’un monde dont les préoccupations ont une dimension globale et ainsi résistent aux solutions politiques traditionnelles, et appellent plutôt à des gestes spectaculaires dont la nature est éthique. Un attentat suicide à la bombe, par exemple, est la plus individualiste des pratiques. C’est aussi un geste éthique qui ne participe qu’indirectement, voire pas du tout, à l’apport d’une solution au problème qu’il veut exposer.

    Comme les gestes qui marquent les mouvements en faveur de l’environnement ou contre la guerre, ceux du jihad découlent du luxe du choix moral. La passion du guerrier saint ressort de la même source que celle des manifestants contre la guerre- non pas à partir d’une expérience personnelle de l’oppression mais de l’observation de l’oppression des autres. Ces passions impersonnelles et même détournées ressortent de la pitié pour tirer parti de leur force. Et la pitié est peut-être la plus violente des passions car elle est assez altruiste pour tolérer des sacrifices monstrueux.

    Bien sûr, Al-Qaeda ne peut pas être confondue avec Greenpeace, et l’attentat suicide n’est pas le même genre de geste éthique que la protestation à Gleneagles. Pourtant, il convient de répéter que l’ensemble de ces mouvements, de ces individus et de ces actions habitent le même monde, car si les attentats terroristes de Londres prouvent quelque chose, c’est que les hommes natifs de Grande Bretagne qui les ont perpétré ne vivent pas dans un certain monde hermétiquement clos qui leur serait propre. Ils vivent au contraire dans un monde totalement ordinaire et banal où les problèmes mondiaux tels que le changement climatique, les armes de destruction massive et le déboisement se bousculent avec d’autres tel que l’oppression des musulmans, chacun hors de portée des formes politiques traditionnelles. Ce nouveau monde de questions et de réseaux globaux a émergé des ruines de la guerre froide, et c’est pourquoi nous sommes menacés aujourd’hui non par une révolution, une idéologie ou un État, mais par une pratique de l’éthique qui est la conséquence de l’absence de formes de politiques globales.

  • permalien Blob :
    26 juin @20h24   « »

    >HayekFan

    Les interventions américaines au Tibet sont prouvées : il y a plusieurs documents déclassifiés montrant le financement par la CIA de mouvement séparatiste tibétains, et du Dalai Lama lui même.

    Ceci peut être trouvé dans les ouvrages suivants : Legacy of Ashes de Tim Weiner chez Doubleday, qui est une histoire de la CIA de niveau quasi universitaire faite pas un journaliste américain. p 301 de cet ouvrage, il est indiqué et sourcé que 180000 dollars de l’époque furent directement donnés au Dalai Lama.

    Tim Weiner a eu le prix Pulitzer pour son enquête établissant l’existence des Black Programs, une séries de programmes d’armements secrets sans appel d’offres publiques.

    Safe for Democracy de John Prados, qui est un universitaire de l’université de Washington, chez Ivan R Dee, consacre tout un chapitre à l’entrainement de la guerrilla Tibétaine par la CIA, ainsi qu’à son financement.

    Par ailleurs, il existe une monographie universitaire complète sur le sujet : The Cia’s Secret War in Tibet de Kenneth J. Conboy et James Morrison chez University Press of Kansas

    Détail amusant, ce dernier ouvrage est recommandé par le site officiel de la CIA...

  • permalien Pierre :
    26 juin @20h25   « »

    @K,

    malheureusement, ça ne marche pas, peur-être ici—> Pierre

  • permalien K. :
    26 juin @20h27   « »

    A war fought for impersonal passions (3 et fin) :

    Une telle menace résiste au confinement politique et n’est pas affectée par les tentatives purement politiques, que ce soit pour la combattre ou engager un dialogue. Car si une surveillance totale est impossible, les tentatives pour régler les griefs d’Al-Qaeda sont également vouées à l’échec. Avec qui traiter, et comment ? Une retraite de l’Irak suffirait-elle, ou l’élimination d’Israël est-elle également requise?

    Même la promotion du libéralisme islamique, qui est lui-même un projet datant du 19ème siècle, jouit de sombres perspectives. Les musulmans modérés ont eu peu de succès dans leurs 150 ans d’existence, au cours de laquelle ils ont à peine modifié leurs plans d’action, qui comprennent la réinterprétation du Coran et la diffusion de la vertu grâce à des établissements d’enseignement. Le djihad d’Al Qaeda n’est pas défini par l’interprétation du Coran, et la diffusion de la vertu grâce à l’éducation est en soi un rêve du 19e siècle. Au-delà des dispositifs de contre-terrorisme, alors, le militantisme musulman ne va probablement se transformer que sous l’effet d’une mutation interne. En attendant, nous devons avoir le courage de l’attendre.

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 juin @00h51   « »

    @ Hayekfan

    Je note, dans votre message du 26 juin à 18 h 11, une remarque amusante (et ô combien révélatrice !). C’est que, pour vous, l’empiètement de la Chine sur le Tibet s’est traduite non par une prédation en bloc, d’un pays sur un autre pays, mais comme la spoliation de propriétaires « individuels », comme si la manifestation la plus évidente du Mal (avec une majuscule) était l’atteinte à la propriété individuelle et non l’atteinte à un pays en tant que corps.

    Si, à certains points de vue, la mainmise de la Chine sur le Tibet peut se discuter (mais assurément pas, comme vous le faites, dans le sens où les Etats-Unis y trouvent leur intérêt…), il y a au moins un point de vue où cette mainmise a été bénéfique : ce fut en tant que destructrice d’un ordre social inégalitaire. Pour pasticher W. C. Fields, qui disait : « Un homme qui n’aime ni les animaux ni les enfants ne peut pas être foncièrement mauvais », je dirais : « Un régime qui n’aime ni les inégalités sociales ni la propriété privée ne peut être foncièrement mauvais »...

    Que le Tibet redevienne indépendant, pourquoi pas ? Quelle importance, du moment que les Etats-Unis n’en profitent pas et que les riches Tibétains ne recouvrent pas leurs biens…

  • permalien hayekFan :
    27 juin @08h36   « »

    BLOB je ne comprends pas votre point : si les US ont aide les tibetains, cela decredibiliserait la resistance face a l’invasion chinoise ? Les US ont aide aussi (et beaucoup) la resistance francaise contre les Nazis, donc ?

  • permalien hayekFan :
    27 juin @08h54   « »

    Ph. Arnaud je suis ravi que vous ayez capitule et adopte mon ideal d’independance du Tibet. Je reste pourtant pantois sur votre obsession pour les Etats Unis et je ne vois pas ce que les Etats Unis ont a voir dans l’occupation du Tibet. Si le Tibet par intervention surnaturelle retrouvait son independance, quelle serait donc l’avantage des US ? Quelle a ete l’avantage americaine quand la France a retrouve son independance (grace aussi aux aides USA) apres plusieurs annees d’occupation Allemande, ? Mystere.

    Quant aux inegalites sociales, la RPC en est certainement le champion du monde, avec des legions de milliardaires en dollars, qui cotoient des paysans obliges de vendre literalement leur sang et leurs organes en echange d’un bol de riz quotidien, et ou une complete assistance medicale gratuite, meme dans les formes moderees pratiquees aux USA (Medicare, MediAid, ..) y est inconnue. Ajoutons a cela la violence documentee sur les lieux de travail, le travail d’enfants, les goulags pour les dissidents, 90% des executions capitales mondiales.. Le Tibet etait largement meilleur ! Personne ne mourait de faim, grace a des formes tres originales de solidarite, et bien evidemment les goulags n’existaient pas. Quant a la peine de mort, elle y etait interdite meme pour les animaux ! Il s’agit bien d’une civilisation superieure (meme si technologiquement primitive) qui a cede a une invasion de barbares... Et tous ceux qui osent prononcer le mots "droit de l’homme" devraient premierement faire quelque chose pour un Tibet libre.

  • permalien Pierre™ :
    27 juin @09h29   « »

    @hayekFan,

    je ne comprends pas tellement la nature réelle de votre ravissement.

    Le problème du Tibet, est d’abord un double conflit intérieur à cette région chinoise. C’est un conflit contre la minorité Hans, et entre tibétains indépendantistes (c’est à dire essentiellement les tibains de Washington) et autonomistes.

    Pourquoi introduire le lutte des USA contre le "nazisme", dans ce débat ?

    Pensez vous que les USA sous prétexte de lutter contre le nazisme luttaient surtout contre le communisme, et que sans cette menace communiste, les USA se seraient très bien arrangés d’une Europe nazifiée ?

    Ou alors comme votre réaction semble l’indiquer, "je suis ravi que vous ayez capitule ", vous vous foutez éperdument de tout ça et ce qui compte pour vous, c’est de flatter votre vanité ?

  • permalien hayekFan :
    27 juin @10h08   « »

    Pierre en premier, les Hans sont actuellement la majorite au Tibet, leurs deportations et emigrations spontanees vers le Tibet totalisent 7.5 millions d’unites, beaucoup plus que le Tibet n’a jamais vu, meme avant que les hardes communistes massacrent un bon tiers de ses habitants.

    En deuxieme les Tibetains independantistes n’existent que dans votre imagination, vu que meme sa Saintete le Dalai Lama ne reclame depuis toujours qu’une simple autonomie relative sous Peking et le simple droit d’utiliser alphabet, langue, literature et religion tibetaine, actuellement interdites et punies par la prison.

    En troisieme votre falsification de l’histoire s’etend aussi a l’ Europe : les aides US a la France et GB arriverent aussi dans la Premiere Guerre Mondiale, et furent d’ailleurs decisives : peur du communisme ? Et les aides a la Resistance francaise en 1940 arriverent quand la Russie etait bien loin de menacer d’avaler l’Europe. Et ce fut seulement grace a l’occupation anglo-americaine de l’Iran que la Russie a pu etre ravitaillee lors de l’offensive hitlerienne de 1943, qui se serait terminee bien autrement sans les aides alimentaires USA aux communistes russes.

    Jeunesse, vous n’avez qu’a etudier l’histoire et remercier l’oncle Sam si aujourd’hui vous ne defilez pas en uniforme en chantant des hymnes guerriers allemands.

  • permalien Ignace :
    27 juin @10h21   « »

    Quel est le lien premier entre le titre ci-dessus et tous ces messages sur le Tibet où on étale sa culture réelle ou supposée.

    C’est vrai, on nous a conditionné et conditionne toujours sur le Tibet et je me demande si je vais encore oser proposer à des relations de leur prêter de mes livres sur le Dalaï Lama ou participer à un autodafé salutaire.

    Mais encore une fois quel lien logique premier avec le sujet lancé par M. Gresh ?

  • permalien Pierre™ :
    27 juin @10h48   « »

    « les Hans sont actuellement la majorite au Tibet (...) Je reste pourtant pantois (...) je suis ravi que vous ayez capitule et adopte mon ideal d’independance du Tibet. (...)les Tibetains independantistes n’existent que dans votre imagination (...)si les US ont aide les tibetains, cela decredibiliserait la resistance face a l’invasion chinoise ? (...) je ne vois pas ce que les Etats Unis ont a voir dans l’occupation du Tibet. (...)

    Pensez vous que les USA sous prétexte de lutter contre le nazisme luttaient surtout contre le communisme, et que sans cette menace communiste, les USA se seraient très bien arrangés d’une Europe nazifiée ? »

    Pour votre information hayekFan , le régime chinois est toujours communiste (pas nazi) d’où ma question.

    Je vous lis je vous copie-colle et je rigole.

  • permalien hayekFan :
    27 juin @14h41   « »

    Pierre vous oubliez que pour un liberal comme moi, la difference entre communisme et nazisme, est plus dans la forme que dans la substance

    Ignace le lien entre le theme de M.Gresh et le Tibet a ete etabli par mon premier message, qui considere une honte la seule possibilite que la France prenne des initiatives fortes contre l’occupation israelienne de la Palestine, sans avoir fait au prealable de meme pour la bien plus grave et urgente situation au Tibet.

  • permalien S. Lapierre :
    27 juin @15h08   « »

    Je suis militant du PS depuis le 21 avril 2002. Le parti est complètement verrouillé. Il ne faut pas parler des privatisations de Jospin pour ménager Delanoë. Il ne faut pas parler des stock options pour ménager DSK. Il ne faut pas parler de la désindexation des salaires par rapport au prix (réussie sans grève par Delors) pour ménager Aubry. Il ne faut parler du cumul des mandats pour ménager Montebourg (qui vient d’en oublier le principe). Il ne faut pas parler de Bourdieu pour ménager Royal. Il ne faut pas parler de la privatisation des autoroutes pour ménager le PCF (Gayssot). Je vous laisse continuer la liste ...

  • permalien
    27 juin @15h37   « »

    Apparemment Hayekfan ne voit pas pourquoi Pierre rigole. Mais c’est surement parce que la phrase d’après a distait Hayekfan. On va donc remettre la première partie :

    « les Hans sont actuellement la majorite au Tibet (...) Je reste pourtant pantois (...) je suis ravi que vous ayez capitule et adopte mon ideal d’independance du Tibet. (...)les Tibetains independantistes n’existent que dans votre imagination (...)si les US ont aide les tibetains, cela decredibiliserait la resistance face a l’invasion chinoise ? (...) je ne vois pas ce que les Etats Unis ont a voir dans l’occupation du Tibet. (...)

  • permalien Pierre™ :
    27 juin @15h53   « »

    Pierre vous oubliez que pour un liberal comme moi, la difference entre communisme et nazisme, est plus dans la forme que dans la substance

    Je n’oublie rien, hayekFan, j’ignorais c’est tout. Vous auriez été Jugurta, j’aurais su, mais comme vous le savez, Jugurta ne change jamais de de pseudo.

    Ainsi donc vous êtes libéral. Je ne connaissais pas cette pathologie, mais si je vous comprends bien, elle s’apparente, à une sorte de confusion des valeurs.

    Pour vous remettre la cervelle entre les oreilles je me permet de vous indiquer l’ouvrage d’un grand libéral, contributeur du développement du système nazy : Le Juif International par M. Henry Ford.

    En prime veuillez prendre connaissance d’un petit article concernant des nazis recyclés par les USA, ainsi qu’un article de Wikipedia concernant le massacre de Nankin, perpétué pas les Japonnais alors alliés de l’allemagne nazie et aujourd’hui principal allié des USA, contre les Chinois communistes.

    En vous souhaitant une rapide guérison.

  • permalien hayekFan :
    27 juin @16h38   « »

    Pierre flute ! je suis tombe sur le liberalophobe de service. Mais si nazisme ou communisme sont l’oppression d’un Etat qui renie le droit de l’homme, et si le liberalisme (ou doctrine des droits de l’homme) se bats contre une telle oppression, en quoi serait-il une pathologie ? Les US ne sont certainement pas l’Etat le plus liberal du monde, et dans le passe ils ont eu leurs periodes antiliberales. Cela dit, je crois que vous et moi preferons voyager, travailler et vivre dans les Etats liberaux de France, GB, USA plutot que dans les dictatures chinoise et russe. Somme toute, cette pathologie dont vous etes atteint autant que moi, du moins tant que vous restez en France, n’est tout de meme pas tres invalidante, tout en demeurant de longue duree (Sera-t-elle remboursee? :-)

  • permalien Pierre™ :
    27 juin @18h48   « »

    hayekFan, je suis agréablement surpris de voir que mon petit traitement ait fait aussi vite effet.

    Et oui, vous avez raison, les allemands dans la période 1938 1945 ont eu une liberté de déplacement beaucoup plus grande (entre Stalingrad jusqu’à... Utah Beach) ils avaient acquis leur espace vital dommage pour eux qu’ils n’aient pas tenu leurs engagements vis à vis du communisme, il faut bien avouer que dans ce domaine Staline a été un bien meilleur allié qu’Hitler. Alors comme Saddam Hussein plus tard ils ont fini pendus (sauf ceux qui pouvaient encore servir a titre individuel l’anti-communisme) comme tous ceux qui échouent dans leurs engagements vis à vis le l’Empire.

    On a beau être libéral, un contrat est un contrat ☺

    Précurseurs et alliés du nazisme aux Etats-Unis

  • permalien K. :
    30 juin @20h52   « »

    Démocratie Sioniste, ou quand UBU est roi

    Mohammed Omer est le correspondant d’“IPS News” et du “Wahington Report” en Palestine.

    Il a 24 ans, habite Gaza, et a gagné le 16 juin dernier un prix de journalisme en Anglettere, le prestigieux prix Martha Gellhorn, aprés, entre autres, des célébrités comme Robert Fisk et Patrick Cockburn. C’est le plus jeune à l’avoir jamais obtenu.

    Les critères de sélection du Martha Gellhorn Trust, organe qui distribue annuellement le prix, comprennent, entre autres, « de raconter une vérité inavouable, validée par des faits puissants, qui expose le comportement de l’establishment et sa propagande.. »

    Ce prix il l’a payé très cher puisqu’il a été violemment torturé par le Shin Bet au poste frontière d’Allenby, alors qu’il rentrait à Gaza.

    C’est le SEUL lien en français disponible sur Actualités Google.

  • permalien K. :
    1er juillet @23h02   « »

    Enquete d’opinion dans 18 pays (Etats-Unis, Chine, Inde, Indonesie, Nigéria, Grande Bretagne, France, Russie, Egypte, Iran, Turquie parmi d’autres) menée par l’université du Maryland aux Etats-Unis concernant le conflit israélo-palestinien :

    Le support pour les Palestiniens est globalement bien plus élevé que pour les israéliens.

    54% trouvent qu’Israel ne se comporte pas comme il faut versus 22% pour l’avis contraire, soit le plus mauvais rapport entre les protagonistes (comprenant aussi les pays arabes et les Etats-Unis), en sachant que le rapport était négatif pour tout le monde.

    71% des Americains préfèreraient que les USA restent neutres quand il s’agit du conflit du Moyen-Orient et 59% (des Américains) trouvent qu’Israel n’en fait pas assez. Néanmoins 75% (des Américains) trouvent que les Palestiniens n’en font pas assez aussi.

  • permalien K. :
    1er juillet @23h19   «
    La doxa

    ...ce que cet article nous apprend, fidèle de la doxa dont il n’est qu’un symptôme, c’est que les juifs ont peur — ou, plus précisément, qu’il faut affirmer le plus souvent que possible que les juifs ont peur.

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