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Le président Sarkozy devant le parlement israélien

jeudi 26 juin 2008, par Alain Gresh

Le lundi 23 juin, le président Nicolas Sarkozy s’est adressé au parlement israélien. Ce texte entrera sans aucun doute dans les annales diplomatiques françaises, confirmant le tournant pris. Lors d’une rencontre avec le CRIF, le 21 novembre 2007, David Martinon, à l’époque porte-parole de l’Elysée, avait expliqué que les relations entre la France et Israël étaient revenues à ce qu’elles étaient avant la guerre de juin 1967, c’est-à-dire (c’est moi qui commente) quand la France soutenait l’expédition coloniale pour "récupérer" le canal de Suez et aidait Israël à se doter de l’arme atomique. Je reviendrai plus longuement sur ce virage français dans un article du Monde diplomatique de juillet. En attendant, je me livre à un petit commentaire de texte sur le discours. Deux éléments principaux peuvent être dégagés :

– une reprise sans aucun esprit critique du récit israélien sur la création de l’Etat d’Israël vécu comme une épopée, dont les Palestiniens sont totalement exclus ;

– un appui au discours israélien sur le terrorisme et sur la sécurité, à l’idée qu’Israël est un Etat menacé, etc. ;

– un rappel des positions traditionnelles de la France sur la création d’un Etat palestinien, l’arrêt de la colonisation, etc., (mais sans aucune référence au droit international) et le refus de prendre toute mesure concrète pour forcer le gouvernement israélien a arrêter la colonisation et à appliquer les résolutions des Nations unies.

« Il y a entre Israël et la France une amitié profonde qui a résisté depuis soixante ans à toutes les turbulences de l’Histoire. Cette amitié, elle n’est pas seulement due à la vitalité de la communauté juive de France et à la vitalité de la communauté francophone d’Israël, qui forment comme un pont entre nos deux pays. Cette amitié est due aussi à quelque chose de plus profond. Cette amitié est due à la manière dont le judaïsme a influencé, a nourri, a enrichi la culture française, à l’inspiration que les Pères fondateurs d’Israël ont puisée dans les valeurs de l’universalisme français. Cette amitié est due aux liens étroits économiques, scientifiques, culturels, techniques, intellectuels, mais aussi tout simplement humains que nos deux peuples si bien ont naturellement su tisser ensemble. »

« Cette amitié, je suis venu la renouveler, la renouveler solennellement au nom du peuple français et je me réjouis de voir avec quelle chaleur, avec quel élan fraternel le peuple israélien y répond. »

« Je voudrais vous dire que c’est pour moi une très grande émotion que de prendre la parole aujourd’hui, ici, à Jérusalem, ville trois fois sainte, sainte pour les juifs, sainte pour les chrétiens, sainte pour les musulmans. Je mesure le très grand honneur que vous faites au président de la République française de pouvoir s’adresser à votre Assemblée qui est le symbole, et je l’ai vu il y a quelques instants, d’une des plus authentiques démocraties du monde. Je souhaite que, dans tous les parlements du monde, on puisse interrompre un orateur au nom de la liberté d’expression. C’est cela, la démocratie israélienne. »

« Mesdames et Messieurs les membres de la Knesset, à travers vous, je voudrais m’adresser à tous les Israéliens, les Israéliens dont les ancêtres pendant des siècles ont espéré qu’un jour il y aurait à nouveau une nation juive. Une nation juive qui serait comme toutes les autres nations, libre, libre enfin de choisir son destin, libre enfin de décider par elle-même. »

Première révision de l’histoire. M. Sarkozy semble ignorer que le sionisme politique est une création de la seconde moitié du XIXe siècle et que, avant, il n’existait aucune aspiration à un Etat juif. Les juifs religieux qui le désiraient venaient s’installer en Palestine, souvent pour y mourir et y être enterrés. Rappelons que, jusqu’à la première guerre mondiale, il n’y avait aucune restriction à l’installation juive en Palestine.

« Je veux m’adresser au peuple d’Israël qui a choisi la démocratie et la liberté, et qui ne doit la démocratie et la liberté, peuple si courageux d’Israël, qui ne doit la liberté et la démocratie à personne d’autre qu’à lui-même, à son courage, à son énergie, et à son intelligence. Si vous ne l’aviez pas voulu, personne ne l’aurait voulu à votre place. Il faut avoir l’honnêteté et le courage de reconnaître cela. »

« Mais, à travers vous, je voudrais m’adresser, à tout le peuple juif, peuple juif si longtemps sans terre, sans institutions politiques, mais peuple juif partageant la même attitude morale, la même conception de la vie, la même tradition, la même foi, la même espérance, peuple juif que ni la violence, ni la haine n’ont pu faire renoncer aux valeurs universelles que les prophètes d’Israël ont enseignées à tous les hommes. »

Existe-t-il, de tout temps, un peuple juif ? Et qui peut affirmer que, même durant le XXe siècle, les juifs du Maghreb, ceux du Yémen et ceux d’Europe centrale ou de l’Est partageaient des "valeurs universelles" ? Et, il suffit de lire la Bible, avec ses appels à l’extermination de tel ou tel peuple, pour voir que les prophètes d’Israël étaient bien loin d’enseigner les valeurs universelles.

« Aucun exil, aucune épreuve n’avait pu arracher du cœur du peuple juif le souvenir de la Terre promise. Et après dix-neuf siècles, chacun au sein de ce peuple dispersé sur toute la terre se disait encore : "Je suis juif, parce que, né d’Israël, et l’ayant perdu, je l’ai senti revivre en moi, plus vivant que moi- même". »

Durant le XIXe siècle (et une bonne partie de la première moitié du XXe siècle), le sionisme est un mouvement extrêmement minoritaire. La grande majorité des juifs d’Europe centrale et de Russie qui émigrent choisissent une autre terre promise, les Etats-Unis. Et il est plus que douteux qu’ils aient eu le sentiment d’avoir "perdu" Israël... Dans la minorité politisée juive, les courants socialistes, communistes et le Bund, qui tous rejetaient le sionisme, étaient aussi très puissants.

« Au nom du peuple français, je veux dire mon amitié et mon respect à ce grand peuple d’Israël qui a accompli la promesse que tous les Juifs depuis la dispersion se transmettaient de génération en génération de revenir en "ce lieu où naquit le peuple juif, où se forma son caractère spirituel, religieux et national". »

« Il y a donc soixante ans, il y a donc soixante ans, cher Shimon, des femmes et des hommes dont le caractère s’était forgé au travers des pires épreuves de la vie, proclamèrent "la fondation de l’Etat juif dans le pays d’Israël". Herzl avait dit : "Si vous le voulez ce ne sera pas une légende." Ils le voulurent, et la résurrection d’Israël cessa d’être une légende pour devenir une réalité. »

Que cette fondation se soit faite au détriment des Palestiniens ne semble pas effleurer le président.

« Je veux dire mon admiration pour ces femmes, pour ces hommes d’exception qui voulaient un Etat où seraient assurées "une complète égalité des droits sociaux et politiques pour tous les citoyens, sans distinction de croyance, de race, ou de sexe", "la pleine liberté de conscience, de culte, d’éducation et de culture", "la sauvegarde et l’inviolabilité des Lieux saints et des sanctuaires de toutes les religions". »

Pour qui connaît la situation des citoyens palestiniens de l’Etat d’Israël, victimes d’une multitude de discriminations, cette affirmation des grands principes est étrange.

« Oui, je veux dire mon respect pour l’idéal qui les animait. Le rêve qu’ils poursuivaient était grand, parce qu’il était nourri par des siècles d’attente et par l’horreur qu’on lisait encore dans le regard halluciné des rescapés des camps d’extermination. »

« Croyants ou non croyants, chacun d’entre eux, ce jour-là, ne put sans doute s’empêcher de se remémorer la parole biblique que tous les Juifs du monde n’avaient jamais cessé d’apprendre à leurs enfants : "Et l’Eternel dit à Moïse : Monte sur cette montagne et regarde le pays que je donne aux enfants d’Israël". »

Depuis quand le président d’une République laïque trouve une confirmation historique dans un texte religieux ? Et je rappelle que toutes les études historiques ont prouvé que cette histoire biblique n’avait rien à voir avec ce qui s’est réellement passé.

« Mais l’Etat d’Israël, ce n’est pas seulement l’accomplissement d’une promesse qui a toujours été au cœur de l’identité juive. L’Etat d’Israël, ce n’est pas seulement un retour aux sources. L’Etat d’Israël, ce n’est pas seulement l’expression d’une nostalgie. L’Etat d’Israël, ce n’est pas seulement la tentation de ressusciter un passé révolu. L’Etat d’Israël, c’est un Etat moderne, tourné vers l’avenir. C’est un Etat, permettez à un ami de le dire, à la fois national et tourné vers l’universel. »

Tourné vers l’universel, à condition de ne pas inclure les Palestiniens dans l’universel...

« Car c’est un Etat qui n’appartient pas seulement, l’Etat d’Israël, à ses citoyens, mais aussi à tous ceux qui dans le monde se reconnaissent comme les héritiers du judaïsme. Au milieu du malheur, ils n’ont jamais cessé d’espérer en un monde meilleur. Pour eux, il fut d’abord la preuve que cette espérance n’était pas vaine. »

« "Je ne revendique jamais mon origine juive que dans un cas, disait le grand historien français Marc Bloch : en face d’un antisémite." A ceux qui doutaient du patriotisme de Marc Bloch, ce grand savant, qui mourra assassiné par la Gestapo après avoir été torturé, Marc Bloch répondait simplement, comme auraient pu le faire tant d’autres : "Moi, Marc Bloch, mon arrière-grand-père fut soldat en 1793 ; mon père en 1870 servit dans un Strasbourg assiégé. Moi, Marc Bloch, j’ai été élevé dans le culte de ces traditions patriotiques dont les israélites de l’exode alsacien furent toujours les plus fervents mainteneurs ; et la France, dont certains conspiraient volontiers à m’expulser aujourd’hui et peut-être – qui sait ? – y réussiront, demeurera toujours pour Marc Bloch, quoi qu’il arrive, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur." Ainsi parlait ce grand français, ce grand Juif, assassiné par la Gestapo, qui fait honneur à l’histoire de la République française. »

« Ils sont encore des millions, des millions de Juifs aujourd’hui dans le monde qui éprouvent, comme Marc Bloch, un attachement charnel à la patrie dont ils ont appris la langue, la culture, respiré l’air depuis l’enfance. Mais leur cœur ne peut pas rester insensible au destin d’Israël. »

« Parce que le destin de chaque Juif est lié au destin de tous les Juifs. Parce que le fait qu’il y ait un Etat juif dans le monde dont la réussite soit aussi éclatante est pour chacun d’eux une source de fierté et de dignité. Parce que chacun éprouve au fond de lui le sentiment que l’Etat d’Israël est le moyen par lequel le peuple juif peut de nouveau devenir acteur de sa propre histoire au lieu de la subir. »

« Parce qu’en Israël, le judaïsme ne se définit pas par rapport à l’antisémitisme. Parce que pour chacun, Israël est le foyer,où il sait qu’il pourrait se réfugier si par malheur un jour il n’avait plus nulle part où aller. »

« Parce que pour tous, Israël est le seul endroit au monde où il est sûr que l’on n’obligera jamais les Juifs à porter une étoile jaune, où l’on n’interdira pas aux Juifs de prendre l’autobus, de fréquenter les cinémas et les théâtres, d’occuper certains emplois, qu’on ne les obligera pas à habiter des quartiers pour les Juifs, à n’aller que dans des restaurants, des magasins, des écoles pour les Juifs. »

Quelles âneries ! Les juifs des Etats-Unis ou d’Europe sont-ils menacés aujourd’hui ? Un rabbin new-yorkais faisait remarquer dans les années 1980 que le lieu le moins sûr pour les juifs était Israël...

« L’Etat d’Israël est une réponse à l’interrogation angoissée que la petite Anne Frank a noté dans son journal : j’ai espéré que ce pays deviendrait ma patrie, à moi l’apatride ; je l’espère encore. C’est une réponse à la prière de Rutka, la petite juive polonaise : je voudrais attacher des ailes à mes épaules pour m’élever très haut (...), m’envoler vers un endroit où il n’y aurait pas de ghetto. »

« L’Etat d’Israël appartient aussi à tous les hommes. Parce que les valeurs qui le fondent sont des valeurs universelles. Ces valeurs sont des valeurs de justice et de droit. L’Etat d’Israël est une réponse à l’injustice que le peuple juif a subie si longtemps. Et cette injustice, je le dis ici de cette tribune, est un défi, un défi lancé à la conscience universelle. Il n’y a aucun autre Etat dans le monde qui se soit construit sur autant de douleurs et sur autant d’espérance. »

Cet Etat, rappelons-le, a été créé sur l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens, une souffrance qui n’émeut pas le président français.

« Il n’y a aucun autre Etat dans le monde dont l’existence même fut dès le départ à ce point liée à l’affirmation d’un idéal de justice et d’une volonté de vivre en paix. Il n’y a aucun autre Etat dans le monde que le vôtre qui, lors de sa naissance, suscita autant d’espoir de la part de tous ceux qui n’avaient jamais cessé d’opposer les forces de l’esprit à la barbarie. On ne peut pas penser à Israël sans penser à l’histoire du peuple juif. On ne peut pas penser à Israël sans se souvenir des pogroms, des wagons plombés, des chambres à gaz. On ne peut pas penser à Israël sans penser au capitaine Dreyfus devant ses juges, aux femmes qui mouraient du typhus dans les camps de la mort, à tous les enfants martyrs de Yad Vashem. »

L’idéal de justice n’a pas empêché l’oppression des Palestiniens, pas plus que la devise de la République française "liberté, égalité, fraternité" n’a empêché le système colonial de survivre pendant des décennies.

« Mais l’histoire du peuple juif n’est pas seulement celle de ses malheurs. Le peuple juif ne s’est pas contenté de subir. Le peuple juif a constamment opposé à tous ceux qui voulaient l’anéantir, la force de son caractère, la puissance de sa pensée, la profondeur de sa culture et la vitalité de sa foi. »

« Le peuple juif n’a pas laissé au monde que le souvenir de sa souffrance. Le peuple juif lui a donné aussi un trésor. Un trésor de savoir et un trésor d’humanité. Où en serait la sagesse du monde sans les prophètes d’Israël ? »

« Où en seraient la philosophie, la physique, la littérature, l’économie, sans les penseurs, les savants, les artistes, les entrepreneurs juifs du monde entier qui ont œuvré à toutes les époques au sein de toutes les nations, de toutes les cultures, de toutes les civilisations ? Où en serait le monde sans Spinoza, sans Freud, sans Einstein ? »

« Israël est un pays où chacun vient greffer sur le tronc commun sa propre langue, sa propre culture, sa propre sensibilité, sa propre histoire, où chacun vient donner le meilleur de lui-même pour le bien de tous. En soixante ans, ce que vous avez accompli est prodigieux. C’est dans la diversité, la vitalité, l’ouverture de la pensée, la force de création propre au judaïsme, que se trouve le secret de votre réussite. »

Au même moment, M. Avraham Burg, l’ancien président du parlement israélien, expliquait dans un livre en quoi les idéaux du sionisme et ceux du judaïsme étaient contradictoires.

« Le judaïsme, c’est l’esprit prophétique qui ouvre l’avenir, qui appelle le progrès, qui réclame la justice. Le judaïsme, c’est une manière de penser forgée dans un rapport singulier aux textes bibliques, par des siècles de commentaires, d’interprétations, de dialogue ouvrant l’intelligence à tous les possibles, l’amenant à comprendre qu’il n’y a pas de vérités définitives ni de sens absolu. »

M. Sarkozy semble penser qu’il existe UN judaïsme homogène, ce qui relève du fantasme, tant les courants sont divers en son sein. Et il existe, faut-il le rappeler, un courant et des rabbins pour justifier la colonisation, l’expulsion des Palestiniens, etc.

« Alors, au milieu des difficultés de tous ordres, les fondateurs de l’Etat d’Israël se sont battus avec toute la force de leur cœur et de leurs bras pour qu’il survive. Le peuple français s’est rangé, dès votre naissance, à vos côtés. Je suis venu vous dire que le peuple français sera toujours aux côtés de l’Etat d’Israël quand son existence sera menacée. Car on ne peut pas accepter la menace sur l’existence de l’Etat d’Israël. »

Mais l’existence de l’Etat d’Israël est-elle vraiment menacée ? Il y a là un renversement des rôles. Les Palestiniens n’ont pas d’Etat, vivent des agressions continuelles et la colonisation, et ce serait Israël qui serait menacé...

« Après ce que l’Europe a connu, après le massacre des Juifs, on ne peut pas accepter que quiconque dans le monde dise qu’il veut rayer de la carte l’Etat d’Israël. Aujourd’hui, cette menace a pris la forme du terrorisme. Aucun peuple ne peut vivre sous la menace du terrorisme. Le terrorisme ne s’explique pas. Le terrorisme ne se justifie pas. Le terrorisme se combat ! La France est pleinement engagée dans la lutte contre le terrorisme et, Madame la Présidente, quand vous m’appelez à dire que le terrorisme pourrait frapper la France, il a frappé la France. Oui, la France est l’amie d’Israël et la France sera toujours aux côtés d’Israël lorsque sa sécurité et son existence seront menacées. J’ai toujours pensé cela, je l’ai toujours ressenti au plus profond de mon cœur et je ne transigerai jamais avec cela. Et ceux qui appellent de manière scandaleuse à la destruction d’Israël trouveront toujours la France face à eux pour leur barrer la route. »

« Pour que les choses soient claires et qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, je veux dire que le programme nucléaire militaire de l’Iran appelle une réaction d’une extrême fermeté de toute la communauté internationale. Israël doit savoir qu’Israël n’est pas seul ! La France est déterminée à poursuivre avec ses partenaires une politique alliant des sanctions de plus en plus dures jusqu’à l’ouverture, si Téhéran faisait le choix de respecter ses obligations internationales. Mais je veux le dire avec force : un Iran doté de l’arme nucléaire est inacceptable pour mon pays ! »

Mesdames et Messieurs,

On aborde ici la partie qui devrait "équilibrer" le reste du discours. Il n’en est rien, tant M. Sarkozy reste sur des positions de principe sans se donner aucun moyen pour les mettre en œuvre. Tout le monde, y compris les Etats-Unis, sont maintenant en faveur d’un Etat palestinien, mais qui s’oppose concrètement à la colonisation ? Qui prend des sanctions contre les violations du droit international par Israël ? On peut noter que, à aucun moment, le président ne fait référence au droit international, aux résolutions des Nations unies.

« On doit la vérité à ses amis, sinon on n’est pas un ami. La vérité, c’est que la sécurité d’Israël, sur laquelle la France ne transigera jamais, ne sera véritablement assurée que lorsqu’à ses côtés on verra un Etat palestinien indépendant, moderne, démocratique et viable. Voyez-vous, Mesdames et Messieurs, je serais un piètre ami d’Israël si je pensais que dans cette démocratie israélienne on n’était pas capable de dire ce que l’on ressent profondément au fond de son cœur. »

« Et donc, la France amie d’Israël, intransigeant sur sa sécurité, la France se veut l’amie du peuple palestinien, aussi. La France veut dire au peuple palestinien la vérité. Et la vérité, c’est que nul ne peut espérer rétablir les droits du peuple palestinien en niant ceux du peuple israélien et en appelant à la destruction d’Israël. La vérité, c’est qu’il faut que ce conflit sans fin s’arrête. La vérité, c’est qu’il faut que cette violence cesse. La vérité, c’est qu’il faut que cette haine qui dresse les peuples les uns contre les autres s’éteigne. »

« Il le faut, parce que les seuls gagnants de la violence et de la haine sont le fanatisme, le fondamentalisme, le racisme et l’antisémitisme. Il faut que la paix arrive parce que vous avez trop souffert. Il faut que la paix arrive parce qu’il y a eu trop de morts et trop de douleurs. Parce que Juifs et Musulmans, Israéliens et Palestiniens, au fond, vous partagez la même souffrance et la même douleur pour vos enfants. »

« Nous savons tous qu’il ne peut y avoir d’issue que dans la compréhension et dans le respect de l’autre. Nous savons tous que l’avenir, votre avenir et celui de vos voisins, ne pourra se construire que sur le pardon et pas sur la vengeance. Nous savons tous que la reconnaissance mutuelle des droits de chacun est la condition de la paix. »

« Je suis le représentant d’un pays qui a dû pardonner à ses voisins. Je suis le représentant d’un pays qui a dû se réconcilier avec ses voisins. Chez moi, mon grand-père, qui m’a élevé, qui était juif, n’appelait jamais les Allemands des Allemands, et pourtant, quand le général de Gaulle et le chancelier Adenauer ont dit aux Français et aux Allemands : il faut se réconcilier, maintenant, tout de suite, les Français l’ont fait. »

« Alors, comme tous les peuples, le peuple israélien a le droit de vivre en sécurité dans des frontières reconnues et garanties. Comme tous les peuples, le peuple palestinien a le droit d’avoir un Etat et d’y exercer sa souveraineté. Comme tous les peuples, le peuple israélien et le peuple palestinien vivront en paix le jour où chacun aura le sentiment que justice lui est rendue et où leurs rapports seront fondés sur le droit et non plus sur la force. Alors, bien sûr, c’est plus facile à dire pour moi, qui n’ai pas peur quand je m’endors dans mon appartement le soir. Bien sûr, c’est plus facile à dire pour moi qui n’ai pas peur quand je me promène, mais en même temps, ces grands efforts que vous avez faits pour construire un Etat démocratique et puissant, faites-les, faites les mêmes pour construire la paix dont vos enfant seront les bénéficiaires. »

Qui se sent plus en sécurité aujourd’hui ? Un Israélien ou un Palestinien qui vit à Gaza ou dans un camp de Cisjordanie ? Il suffit de comparer les pertes humaines des deux côtés ; il suffit de compter le nombre de points de contrôle en Cisjordanie ; il suffit de mesurer l’état de misère où le blocus israélien tient la population de Gaza...

« Alors, c’est vrai, il ne peut y avoir de paix sous la menace du terrorisme. Il ne peut y avoir de reconnaissance mutuelle quand des roquettes tombent tous les jours sur des victimes innocentes. Mais il faut avoir le courage de le dire, je le dis, sans vouloir offenser personne, je le dis tout simplement : il ne peut y avoir de paix sans l’arrêt total et immédiat de la colonisation. Une proposition existe, soutenue par de nombreux membres de votre Knesset, pour l’adoption d’une loi qui inciterait au départ les colons de Cisjordanie, moyennant compensation et relogement en Israël. Je vous dis une chose : créez les conditions du mouvement ! »

« Il ne peut y avoir de paix si les Palestiniens ne combattent pas eux-mêmes le terrorisme. C’est aux Palestiniens de le faire, chacun a sa part de travail à faire. Mais pas de paix non plus, permettez de le dire, si les Palestiniens sont empêchés de circuler ou de vivre sur leur territoire. »

Il ne peut y avoir de paix sans que soit résolu le problème des réfugiés palestiniens dans le respect de l’identité et de la vocation d’Israël.

Il ne peut y avoir de paix, même si je sais combien le sujet est douloureux, sans la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de deux Etats et la garantie de la liberté d’accès aux Lieux Saints pour toutes les religions.

« Il ne peut y avoir de paix sans une frontière négociée sur la base de la ligne de 1967 et des échanges de territoires qui permettront de construire deux Etats viables. »

Cette dernière phrase, M. Sarkozy n’a même pas eu le courage de la prononcer ! Elle figure pourtant dans le texte officiel...

« Mes chers amis, je veux vous dire une chose. Je n’ai à aucun titre à donner des leçons et je ne veux pas en donner. Quand cela ira mal pour l’Etat d’Israël, vous verrez qui seront vos amis et je ne suis pas du genre à trembler quand cela va mal, mais je veux vous dire, puisque vous m’avez fait l’honneur de me permettre de m’adresser devant vous, que je suis venu parler avec le cœur et non pas simplement avec la malice politicienne. Je suis venu parler non pas pour les quelques jours qui viennent, je suis venu parler pour l’avenir,et l’avenir est que vous êtes condamnés à vivre côte à cote. L’avenir, c’est qu’on ne change pas d’adresse comme cela. L’avenir, c’est qu’il faudra faire la paix un jour. Le plus tôt vous ferez la paix, le mieux cela sera pour vous et pour le monde. »

Donner des leçons ? Il ne s’agit pas de morale, mais de violation du droit international. Ce que l’on comprend, c’est que, en dehors de pieux conseils, M. Sarkozy laisse le gouvernement israélien poursuivre sa politique de colonisation et d’expansion.

« Alors, mes chers amis, beaucoup de ces efforts seront difficiles et douloureux, et je remercie d’ailleurs chacun des membres de la Knesset d’avoir eu le courage d’écouter ce que j’avais à dire, quand cela leur plaisait et quand cela leur plaisait moins. Ce sera difficile et douloureux mais bien moins douloureux que tout que le sang versé dans un affrontement sans fin. La paix est douloureuse mais parlons de la guerre. Combien vos familles en ont payé le tribut ? En me promenant tout à l’heure, je voyais la jeunesse de vos soldats, belle jeunesse, mais je me disais aussi : est-ce qu’un jour il ne leur serait pas plus utile d’entrer toute de suite dans la vie active qu’à devoir défendre l’identité et la survie de leur Etat ? Et cela, personne d’autre ne le donnera que si, vous les Israéliens et vous les Palestiniens, vous vous comprenez. »

« Depuis soixante ans, des hommes et des femmes de bonne volonté comme votre président ont essayé de trouver le chemin de la paix et certains, comme Itzhak Rabin, l’ont payé de leur vie. Mais chacune de leurs initiatives, chacun de leurs gestes a permis de progresser. La paix est faite avec l’Egypte, avec la Jordanie. Israël s’est retirée du Sinaï, du Liban et de Gaza. Il n’y a pas de geste inutile en faveur de la paix et peut-être sommes-nous plus près du but puisque, désormais, tout le monde se parle. »

« Et puisque la violence semble être suspendue, depuis quelques jours, à Gaza, je veux exprimer l’espoir de la libération du soldat Gilad Shalit, retenu en otage depuis près de deux ans, comme de tous les prisonniers. Annapolis a relancé une dynamique de paix, une année de négociations qui peuvent être décisives. Ne laissons pas échapper cet espoir de paix ! Je mesure toutes les difficultés qui doivent encore être surmontées. Mais je vous le dis : la paix est possible ! Elle est possible maintenant ! C’est ce que veulent, dans leur immense majorité, Israéliens et Palestiniens. Ne laissons pas vaciller, une fois de plus, la flamme de l’espoir ! »

Comme de tous les prisonniers ? Parle-t-il des 10 000 prisonniers politiques palestiniens ? On ne le saura pas.

« La France que tant de souvenirs lient à cette région du monde, la France qui aime et qui respecte tous les peuples du Moyen-Orient, la France veut apporter sa contribution à la paix. Elle est prête à organiser sur son sol tous les pourparlers qui pourraient y conduire, qu’il s’agisse de la négociation israélo-palestinienne, du dialogue syro-israélien ou des discussions qui devront reprendre, un jour prochain je l’espère, entre Israël et le Liban. »

« Sur ces trois volets du processus de paix, la France est prête à apporter sa garantie, prête à mobiliser sa diplomatie, ses ressources, ses soldats, comme elle le fait déjà, avec d’autres partenaires européens, au Sud-Liban. C’est dans cet esprit qu’elle exercera à partir du 1er juillet la présidence de l’Union européenne, qu’elle travaillera au rehaussement des relations entre l’Union et Israël et participera au Quartet. »

Lors du conseil Union européenne-Israël, les demandes israéliennes de rehaussement des relations entre les deux parties ont été repoussées. Pour ne pas nuire à la participation arabe au sommet de l’Union pour la Méditerranée du 13 juillet ? Ira-t-on après vers le rehaussement, et donnera-t-on une prime au gouvernement israélien pour la poursuite de sa politique de colonisation?

« Vous pouvez faire confiance à la France. Je sais bien qu’en Israël on écoute les conseils que de ceux dont on a vraiment l’amitié et la confiance. Et je sais bien que, par le passé, vous vous êtes parfois demandé si l’on pouvait faire confiance à la France. Je vous demande de nous faire confiance, parce que nous voulons vous aider. »

« Encore une fois, je ne suis pas venu ici pour donner des leçons. C’est aux dirigeants du peuple d’Israël et aux Palestiniens qu’il appartient de faire la paix. Mais vous, les partenaires de la paix, vous devez savoir que vous pouvez compter sur l’Europe pour vous aider à aller vers un accord final : sécurité pour les deux Etats, compensation et relogement des réfugiés, appuis à la construction d’un Etat de droit en Palestine, soutien économique et financier général à la paix. C’est dans cet esprit que la France fera tout ce qui est en son pouvoir pour faire aboutir le projet d’Union pour la Méditerranée qu’elle a proposé à tous les peuples de l’Europe et de la Méditerranée. Et, à ma connaissance, Israël est un peuple méditerranéen. »

« C’est dans cet esprit, aussi, que la France fera tout ce qui est dans son pouvoir pour faire aboutir le projet d’Union pour la Méditerranée qu’elle a proposé à tous les peuples de l’Europe et de la Méditerranée. L’enjeu est capital puisqu’il s’agit d’offrir un destin partagé à tous ces peuples. Le 13 juillet prochain, le Sommet de Paris pour la Méditerranée donnera peut-être l’espoir que ce qui nous sépare finira par devenir un jour moins fort que ce qui nous rassemble. Il exprimera la volonté commune de tisser entre tous les peuples des liens de solidarité de plus en plus étroits, témoignant ainsi que le vieux rêve de l’unité du monde méditerranéen n’est pas mort mais qu’au contraire il est assez vivant pour pouvoir encore soulever le monde. Israël, comme l’Autorité palestinienne, comme le Liban, comme la Syrie y trouveront leur place aux côtés de l’Egypte, de la Jordanie et de tous les pays du Maghreb arabe. Alors, mes chers amis, peut-être pourrons-nous espérer qu’un jour les enfants de la Méditerranée cesseront de se haïr, car il n’y a que de la haine, il faut que cela cesse, et de vouloir dès la naissance venger les malheurs de leurs pères, on ne doit pas apprendre cela à ses enfants. »

« C’est dans cet esprit aussi que la France soutiendra tous les projets de développement économique régional chers au président Shimon Péres. Oui, nous avons besoin de la "Vallée de la Paix" ! Quel plus beau symbole de paix que ce partage de l’eau, source de toute vie, entre les trois peuples d’Israël, de Palestine et de Jordanie ? »

« Au Moyen-Orient se mélangent et s’affrontent depuis des millénaires des peuples qui ont donné à l’humanité tout entière ce qu’il y a de plus élevé dans la pensée, de plus beau dans la religion, de plus important dans le savoir. Mais, au Moyen-Orient, tous les peuples, tous, dans leurs prières, parlent d’amour, de justice et de paix. Au Moyen-Orient, tous les peuples aiment la vie. Tous sont les enfants d’Abraham. Tous ont la Bible en partage. Et avec cela, on va continuer à avoir une guerre millénaire ? »

« Ayant bu à la même source, car vous avez bu à la même source, ayant partagé si souvent la même histoire, les peuples du Moyen-Orient ont tout pour se comprendre et s’entendre. Et cette terre pour laquelle ils se battent avec tant de désespoir, cette terre qui les a vus naître, cette terre où reposent vos morts, cette terre dans laquelle s’inscrit le souvenir de vos souffrances et de vos joies, pardon de vous le dire, où vous vous ressemblez tant, cette terre dont on pressent, en regardant ce qui a été accompli ici, en Israël, ce qu’elle pourrait donner à force d’intelligence, de travail et de courage, cette terre, la vôtre, pourrait devenir un paradis pour tous et grâce à laquelle la misère pourrait être vaincue si elle n’était si souvent ruinée par la guerre, cette terre, la vôtre, qui pourrait être si féconde si tous la travaillaient ensemble au lieu de verser sur elle le sang des innocents, cette terre, elle est si belle qu’elle devrait unir les peuples au lieu de les opposer. »

« En allant au fond d’eux-mêmes, en s’interrogeant sur leur histoire, leurs croyances, leurs valeurs, en regardant ce monument qui va être construit à Jérusalem par deux artistes français, ce livre de la paix pour les peuples du Livre, dans la ville du Livre, un jour prochain, j’en suis sûr, les femmes et les hommes de cette terre magnifique trouveront davantage de raisons de se parler pour faire la paix que de se haïr pour continuer à s’affronter. »

« Juifs, chrétiens ou musulmans, ils se rappelleront la parole du Prophète Isaïe : "Je ferai de Jérusalem mon allégresse. Et de mon peuple ma joie. On n’y entendra plus le bruit des pleurs et le bruit des cris. Ils bâtiront des maisons et les habiteront. Ils planteront des vignes et en mangeront les fruits. Ils ne travailleront plus en vain et ils n’auront plus des enfants pour les voir périr." »

« Je veux vous le dire du fond du cœur et c’est un ami cher et indéfectible d’Israël qui vous le dit, quand on est fort, on doit tendre la main, quand on a fait le chemin que vous avez fait depuis soixante ans, triompher de toutes les guerres, alors, on doit être les triomphateurs de la paix, on doit la vouloir plus que tous les autres. On doit montrer le chemin, et qu’il me soit permis de vous dire, du fond du cœur, que la France ne vous abandonnera pas sur ce chemin, qu’elle sera votre amie, que la France vous admire, que la France vous respecte. »

« Vive la France, Vive Israël. Vive la paix pour Israël et pour la Palestine qui est une nécessité pour la paix du monde. Je vous remercie. »

99 commentaires sur « Le président Sarkozy devant le parlement israélien »

  • permalien Pierre :
    26 juin @13h55   »

    Inquiétant venant d’un chef d’état :

    « Parce que pour tous, Israël est le seul endroit au monde où il est sûr que l’on n’obligera jamais les Juifs à porter une étoile jaune, où l’on n’interdira pas aux Juifs de prendre l’autobus, de fréquenter les cinémas et les théâtres, d’occuper certains emplois, qu’on ne les obligera pas à habiter des quartiers pour les Juifs, à n’aller que dans des restaurants, des magasins, des écoles pour les Juifs. »
    ... je serais français de confession juive, j’essaierais tout de même de me renseigner pour voir s’il n’y a pas quelques réformes me concernant sur le feu.
  • permalien
    26 juin @14h08   « »

    Je crois que vous vous trompez de contexte. Sarkozy est venu en Israel pour deux choses très concrètes, son discours n’étant qu’un prétexte pour épater la gallerie.

    1) Mise en place de gros contrats : Veolia (TGV, Tramway, ...), Renault (voitures électriques), Drones (pour le territoire français)

    2) Soutien inconditionnel à la frappe de l’Iran, si celle-ci devait se produire.

  • permalien sanchi :
    26 juin @14h19   « »

    salam ce mot pour des millions de palestiniens cloitrés dans des bantoustans vivant de surcroit sous le seuil de pauvreté n’ a plus aucune valeur surtout lorsque M sarkosy le cynique, devant la knesset, tisse une sacrée couronne d’ oliviers à l’ agresseur colonisateur et roi du béton armé de l’ apartheid alors que partout dans le monde on s’ évertue à les détruire ( ces maudits mûrs)... Monsieur Gresh a dans ce super commentaire de texte présidentiel écrit par son conseiller je suppose, relevé des thèmes forts passés naturellement sous silence pour ne pas se mettre à dos le 52 ième états des USA. lors de la récente célébration de l’ état juif, les commentateurs et israel avaient passé sous silence la nakba palestinienne suite à la création de l’ etat d’ israél or à la knesset le président français ignora magistralement de signaler à son hote les points essentiels de l’ histoire des hommes:un peuple en écrasant un autre pour s’ accaparer la terre est un barbare membre des nations unies comme le rappelle M. Gresh, sarkosy passe sous silence toutes les résolutions onusienne depuis 60 ans. M sarkosy montre qu’ Israel est au dessus des lois quoi qu’ il arrive et peu importe si un peuple est en voix d’extermination( constat des faits , rien que des faits) il y a peu encore sarkosy disait que jamais il ne discuterais avec les terroristes du hamas alors que le choix du peuple palestinien au dernière législative s’ était justement reporté sur ce parti à gaza. mais le choix politique des palestiniens lambda ne compte pas puisque la "communauté internationale" refusait le vote démocratique et transparent ! que doit on légitimement penser alors de ce mot abstrait : démocratie.

  • permalien Pierre :
    26 juin @14h30   « »
    va comprendre...
    « "Je ne revendique jamais mon origine juive que dans un cas, disait le grand historien français Marc Bloch : en face d’un antisémite".
    (...)
    « Ils sont encore des millions, des millions de Juifs aujourd’hui dans le monde qui éprouvent comme Marc Bloch, un attachement charnel à la patrie dont ils ont appris la langue, la culture, respiré l’air depuis l’enfance. Mais leur cœur ne peut pas rester insensible au destin d’Israël. »
    (...)
    « Parce qu’en Israël, le judaïsme ne se définit pas par rapport à l’antisémitisme ...
    Sionisme et Antisémitisme
  • permalien Ahmad :
    26 juin @14h44   « »

    Salam

    c’est étrange cette laicité, qui empèche de citer un texte, il faurdrait aussi que tout président ne cite pas des gens dont l’insipration est l’athèisme, comme marx... par exemple.

    c’est un peu sélectif comme discours

    Quand à ces propos:toutes les études historiques ont prouvé que cette histoire biblique n’avait rien à voir avec ce qui s’est réellement passé.

    toutes les études, lesquels ? de qui ? veant de quelle idéologie ?

    faut pas etre naif, les travaux d’histoire aussi sont influencés par l’idéologie, certains font dire à la science, ce qu’il y a surtout dans leur esprit d’athée, pas très scientitique tout ça.

    pas très laique non plus

    Salam

  • permalien Byblos :
    26 juin @15h32   « »

    Je constate, comme tout le monde que Nicolas Sarkozy a pris d’assaut le parti se réclamant (à tort ou à raison) du gaullisme. Je consate ensuite qu’il s’en est servi comme marchepied pour accéder à la présidence de la république.

    Et là, je m’aperçois qu’au sujet d’Israël, de la « politique « arabe » de la France, de l’Otan, des relations avec les USA, l’Europe, et en particulier la Grande Bretagne et l’Allemagne, il a pris systématiquement le contre-pied des politiques gauliennes.

    Je me dis alors que, directement ou indirectement, par un curieux hasard ou autrement, Israël a, de fait, obtenu une bien étonnante revanche !

  • permalien Bootsy :
    26 juin @15h54   « »
    Rions jaune.

    Moi j’y voit la confirmation du vieil adage "jamais deux sans trois". Et ici, l’Iran fera un splendide trois. Vous rendez vous compte ? Des ARABES, des MUSULMANS avec des technologies nucléaires ? Insupportable ! Heureusement notre honnête président à compris que l’atome doit rester un "truc de blancs". Souhaitons-lui bonne chance dans ses frappes "chirurgicales"(sur les hopitaux) contre l’infâme Ahmadinejad et ses sbires, sans doute avec l’aide de soldats francais. Les occidentaux(l’OTAN en fait) vont massacrer prochainement des civils arabes pour faire plaisir aux sionistes, qui se reclament de "tout les juifs"(ce qui voudrait dire que Finkelstein et tout ceux qui on plus de deux neurones ne sont pas juifs?). Avant le massacre, tout le monde fait de la lèche et se raconte des conneries pour se donner bonne conscience. "Arretez la colonisation c’est mal!" et tutti quanti.

    Prochain épisode : L’iran possède des armes chimiques.

  • permalien
    26 juin @16h07   « »

    j’ai pensé la meme chose que vous Pierre et Byblos.

    d’autre part, il y a erreur sur le casting : dans ce discours il y a confusion entre Dieu d’Israel et l’état d’Israel. Au fait pourquoi l’état sioniste s’appelle-il "Israel" ? qui a choisi ce nom ?

  • permalien tj :
    26 juin @16h43   « »

    et vous vouliez qu’il fasse quoi Sarko, dire aux israëliens qu’il est grand temps de quitter Jerusalem ? Aussi utile que de chanter Malbrouck ! Le droit international ? Tartuffe, le droit international est purement une vue de l’esprit (pas de forces de coercition, seule garante du respect du droit, si ce n’est celle des eu ce qui est pire que tout). et si Israêl n’est pas menacé, on peut aussi dire que son existence n’est pas forcément acceptée (quelles qu’en soient les frontières).

  • permalien saintyves :
    26 juin @17h03   « »
    Le président Sarkozy echappe à une tentative d’assassinat sur le tarmac de l’aeroport Ben Gourion

    Bonjour

    Qui n’avait pas remarqué le remue ménage securitaire à l’occasion de l’embarquement de N. Sarkozy sur l’avion presidentiel ... !

    Le président Sarkozy echappe à une tentative d’assassinat sur le tarmac de l’aeroport Ben Gourion

    http://www.newsoftomorrow.org/spip....

    Développement à 14h30 :

    Selon la Zavtra, quotidien russe, le Service fédéral de sécurité de la Fédération Russe (FSB) aurait fait un rapport au Premier Ministre Poutine et au Président Medvedev aujourd’hui indiquant que le président français Nicolas Sarkozy aurait « échappé de peu » à une tentative d’assassinat au cours de son départ de l’aéroport Ben-Gourion après une attaque qui aurait laissé un agent de sécurité français et un policier israélien morts.

    Le quotidien moscovite indique également que, selon les analystes du FSB, la version officielle qui défend la thèse du suicide ne servirait qu’à masquer une « réalité évidente ». Il ajoute encore que cette tentative d’assassinat aurait été planifiée par des intégristes religieux après que, lors de son discours devant la Knesset, le président Sarkozy ait indiqué que Jérusalem devait être divisée.

    (ps mes commandes sont toujours desactivées)

  • permalien BENJAMIN YAFET :
    26 juin @18h40   « »

    Pauvre Alain Gresh : Il n’est qu’un racist inverte ( il utilise des methodes racistes a l’egard des Juifs et des Israeliens ) exactement comme un Juif qui se hait ("self-hating Jew" en Anglais). Il devient vraiment fatiguant. Il repete ses leitmotives comme un vieux Stalinien. Le monde change, l’Union Sovietique s’ecroule, la Chine devient ultra-capitaliste, lui, Alain Gresh ne change pas ! Il est toujours obsede contre Israel et son passe temps favori est de delgitimiser l’Etat Juif...Moi japplaudis Sarkozy qui a commence un virage tres salutaire dans la politique etrangere Francaise a l’egard d’Israel et des Etats Unies.

  • permalien Sardon :
    26 juin @19h12   « »

    Bonjour,

    @ " Benjamin Yafet " (tu parles que c’est votre vrai nom !) :

    Petite explication de texte à l’imitation d’Alain Gresh.

    "Pauvre Alain Gresh : Il n’est qu’un racist inverte ( il utilise des methodes racistes a l’egard des Juifs et des Israeliens ) exactement comme un Juif qui se hait ("self-hating Jew" en Anglais)."

    Explication  : Toute critique à l’égard d’Israël ne peut bien sûr être qu’un acte "raciste" et antisémite ; si elle est le fait d’un Juif, celui-ci ne peut qu’être atteint de cette maladie étrange qu’on appelle la "haine de soi" (mais c’est tellement plus chic en anglais).

    "Il devient vraiment fatiguant. Il repete ses leitmotives comme un vieux Stalinien. Le monde change, l’Union Sovietique s’ecroule, la Chine devient ultra-capitaliste, lui, Alain Gresh ne change pas !"

    Explication  : Toute personne fidèle à ses principes et qui ne s’est jamais renié ne peut, bien sûr, être qu’un "vieux Stalinien". Il faut relire à ce sujet le livre déjà ancien mais (hélas) toujours actuel de Guy Hocquenghem, "Lettre à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary". Passons sur la Chine "ultra-capitaliste", où le Parti Communiste est toujours au pouvoir et où l’Etat intervient massivement dans l’économie.

    "Il est toujours obsede contre Israel et son passe temps favori est de delgitimiser l’Etat Juif..."

    Explication  : Israël, bien sûr, ne saurait qu’être "légitime". Surtout, ne croyez pas ces affreuses rumeurs selon lesquelles la création de cet état a été la dernière aventure coloniale du XXème siècle !

    "Moi japplaudis Sarkozy qui a commence un virage tres salutaire dans la politique etrangere Francaise a l’egard d’Israel et des Etats Unies"

    Explication  : Le parachèvement de l’inféodation stratégique de la France vis-à-vis des Etats-Unis et de leurs laquais habituels ne saurait être, bien sûr, que "salutaire".

    Conclusion  : Si l’on ajoute les fautes d’orthographe (on en trouve presque à chaque mot), on a là un échantillon exemplaire de la langue de bois sioniste, à laquelle, heureusement, de moins en moins de gogos croient aujourd’hui (même si, apparemment, le dernier carré n’en devient que de plus en plus hargneux).

    M. Gresh, tenez bon !

  • permalien Mon D... :
    26 juin @19h14   « »

    Monsieur GRESH qui nous parle de l’absence d’esprit critique dans les propos de Sarkozy, c’est à mourir de rire ou à en pleurer au choix.

    Quant à l’émergence du souhait du retour des juifs en Israël qui ne serait apparu qu’au cours de la 2ème moitié du 19ème siécle, une telle insanité venant d’un Historien "grand spécialiste du proche orient" c’est affligeant.

  • permalien
    26 juin @19h28   « »
    c’est à mourir de rire

    ...chiche !

  • permalien Ana :
    26 juin @22h10   « »

    On peut voir et entendre aussi Nicolas Sarkozi parlant aux Francçais d’Israël - 3 000 particpants, paraît-il. - http://www.road90.com:80/watch.php?...

    Pour avoir des nouvelles de Rudy, on peut tapoter l’épaule de Nidal (Loubnan ya Loubnan) : http://tokborni.blogspot.com/2008/0...

  • permalien Ana :
    26 juin @23h32   « »

    Pour excuser les fautes imputables à la va (trop) vite :

    On peut voir et entendre aussi Nicolas Sarkozy parlant aux Français d’Israël - 3 000 participants, paraît-il : http://www.road90.com:80/watch.php?...

    Pour avoir des nouvelles de Rudy, on peut tapoter l’épaule de Nidal (Loubnan ya Loubnan) : http://tokborni.blogspot.com/2008/0...

    Merci pour votre indulgence...

    Ana

  • permalien alsaati :
    27 juin @02h12   « »
    Le préz Sarko devant le parlement israélien/Reaction a certains commentaires

    Destiné à Boostsy : les Iraniens ne sont absolument pas des arabes, tant linguistiquement qu’"ethniquement" (oups) voire religieusement, le ch’iisme étant très minoritaire chez les locuteurs arabes, exception faite du Liban et de la cote Est de l’Arabie des Seoud (secte decimaine, si je ne m’abuse). Destiné a "Mon D..." Outre l’absence d’argument, voire d’exemple, a-ce-que je sache le sionisme, en tant qu’idéologie est apparue dans le troisième quart du XIXeme (soit 18.. et quelque), ce qui n’exclue pas le souhait, volonté ou fantasme ("l’an prochain à Jerusalem" ) non coordonné d’individus ou de famille d’immigrer ds le Sandjak de Jerusalem.. souhait, volonté ou .. généralement étouffé par des conditions économiques précaires.

  • permalien Pierre™ :
    27 juin @06h43   « »
    va comprendre...

    Extrait du lien de Ana sur "Sarkozy parle aux Français d’Israêl" :

    « Moi je veux qu’on en parle franchement... il ne faut pas avoir peur... l’antisémitisme ça de s’explique pas, ça se combat, et cette lutte, je vous le dis ne faiblira pas... et j’ai été particulièrement choqué... de ce qui est arrivé... à un jeune français... il y a quelques jours... sous le seul prétexte... qu’il portait une kippa... une bande de voyoux... l’a agressé... »
    (...)
    « La luttre contre l’antisémitisme n’est pas l"affaire de la communauté juive de France... la lutte contre l’antisémitisme c’est l’affaire de la communauté nationale dans son ensemble... (applaudissements)... parce que l’antisémitisme c’est une tache sur le drapeau tricolore... donc l’affaire de tous les français, qu’ils soient juifs ou pas... » (applaudissements).

    “L’antisémitisme ne s’explique pas” et donc la mention du “port de la kippa” n’est donc cité qu’a titre ornemental.

    La "communauté nationale dans son ensemble" qui se trouve mise en parallèle avec la "communauté juive de France" se retrouve avec un drapeau drapeau sali par l’islamophobie l’antisémitisme. Donc "communauté juive de France" est exempté de lutte contre l’antisémitisme.

    Curieusement ainsi l’"antisémitisme" devient une lutte contre le racisme des racistes.

    En voilà une bel exercice rhétorique, et de quoi pour Brice donner du grain à moudre à son ministère !

  • permalien Pierre™ :
    27 juin @08h12   « »
    Le Sarkozisme, ça ne s’explique pas...

    Quels jugent en France oseront s’interroger sur le caractère communautariste et donc anticonstitutionnel des propos du président Sarkozy ?

    Auraient-ils été traités comme des métastases ?

    Comment Nicolas Sarkozy a gagné contre les juges.

  • permalien Jordi GRAU :
    27 juin @09h51   « »
    Gardons la tête froide

    En lisant l’article d’Alain Gresh et les réactions des blogueurs, j’ai eu l’impression que le débat est un peut trop passionné pour être constructif. Il y a donc deux camps :

    - quelques rares défenseurs inconditionnels du gouvernement israëlien

    - une majorité très critique envers la politique israëlienne et envers Sarkozy. Ces blogueurs ne voient dans le discours de la Knesset que poudre aux yeux.

    Pour ma part, j’ai nettement plus de sympathie pour ces derniers. Sarkozy est sans doute le pire chef d’Etat que la France ait subi depuis très longtemps (1940, peut-être). Par ailleurs, je ne peux que donner raison à Alain Gresh lorsqu’il pointe les omissions et les erreurs grossières du discours de Sarkozy. Néanmoins, il me semble qu’il sous-estime la nouveauté de ce discours. Certes, il n’est pas très original d’appeler à la création d’un Etat palestinien. Même Bush l’a fait, et on sait bien de quel genre d’"Etat" les dirigeants israëliens s’accommoderaient. Ce qui est plus surprenant, c’est que Sarkozy ait parlé :
    - d’un arrêt complet de la colonisation en Cisjordanie
    - du problème du retour des Palestiniens expulsés
    - de l’impossibilité pour les Palestiniens de circuler librement
    - de Jérusalem

    Sans doute s’agit-il là de belles paroles, mais le seul fait qu’elles aient été prononcées n’est pas totalement insignifiant. Si c’était le cas, ce genre de propos serait tenu beaucoup plus souvent. Je suis très curieux de lire l’article d’Alain Gresh dans le Monde diplomatique de juillet, et de voir comment il explique cette nouveauté.

    En ce qui me concerne, je me hasarderai à proposer une modeste hypothèse : Sarkozy veut redorer son image de marque auprès des Français. Il a bien vu qu’une des rares choses qui a rendu Chirac populaire, c’était sa résistance à Bush. On peut imaginer que des conseillers lui ont suggéré de contrebalancer son atlantisme forcené par un geste d’inspiration gaullienne. En somme, toute cette affaire serait surtout une histoire de politique intérieure.

  • permalien Pierre™ :
    27 juin @10h24   « »

    @Jordi GRAU,

    pensez-vous vraiment que le fait de reprendre les propos de Rice et la position du Quartet, conformément aux accords d’Annapolis, va présenter Sarkozy comme un rebelle insoumis aux yeux de son opinion nationale ?

    On peut par ailleurs apprécier cette fronde systématique en particulier au sujet de la Corée du Nord, où le ministre Kouchner a adopter une position particulièrement courageuse (passons su l’Afghanistan, le Liban etc.).

  • permalien Hélène :
    27 juin @10h52   « »

    "Oui, la France est l’amie d’Israël et la France sera toujours aux côtés d’Israël lorsque sa sécurité et son existence seront menacées. J’ai toujours pensé cela, je l’ai toujours ressenti au plus profond de mon cœur et je ne transigerai jamais avec cela. Et ceux qui appellent de manière scandaleuse, à la destruction d’Israël trouveront toujours la France face à eux pour leur barrer la route. »

    « Pour que les choses soient claires et qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, je veux dire que le programme nucléaire militaire de l’Iran appelle une réaction d’une extrême fermeté de toute la communauté internationale. Israël doit savoir qu’Israël n’est pas seul ! La France est déterminée à poursuivre avec ses partenaires une politique alliant des sanctions de plus en plus dures jusqu’à l’ouverture, si Téhéran faisait le choix de respecter ses obligations internationales. Mais je veux le dire avec force : un Iran doté de l’arme nucléaire est inacceptable pour mon pays ! »

    La substantifique moelle du discours est dans cette promesse : Attaquez, nous serons à vos côtés ! Après l’Afghanistan, préparez-vous à voir l’armée française engagée en Iran, aux côtés des Israéliens et des Etatsuniens.

  • permalien K. :
    27 juin @11h08   « »

    « Il ne peut y avoir de paix sans une frontière négociée sur la base de la ligne de 1967 et des échanges de territoires qui permettront de construire deux Etats viables. »

    « Cette dernière phrase, M. Sarkozy n’a même pas eu le courage de la prononcer ! Elle figure pourtant dans le texte officiel... »

    Le texte officiel est-il disponible sur internet ?

  • permalien K. :
    27 juin @11h22   « »

    Trouvé. Et les sites sionistes ainsi que l’Ambassade de France en Israel présentent les choses comme si le passage sus-cité avait réellement été dit.

  • permalien Lou :
    27 juin @11h51   « »

    (Dans le Canard enchainé de cette semaine)

    Sarko dans le texte

    Pour une fois "seul le prononcé [ne] faisait [pas] foi", contrairement à ce qui est généralement inscrit sur les discours officiels distribués aux journalistes. Sarkosy a taillé dans le sien à la Knesset, le 23 juin. Il a - par exemple- demandé "l’arrêt des implantations israéliennes" en Cisjordanie, alors qu’il avait écrit "arrêt total et immédiat". Mais il a senti que l’auditoire ne suivrait pas.

    "J’assume totalement ce que j’ai écrit, a-t-il cependant confié aux journalistes. J’ai simplement voulu éviter de faire de la provocation"

    Et Sarko d’expliquer : "Il fallait une prise de risque dans ce que je disais, pas dans ce que je faisais. Il était par exemple inutile d’aller dans la vieille ville de Jérusalem."

    Transmis à Jacques Chirac, qui, lui, avait été faire un tour dans cette vieille ville, où un incident l’avait opposé au service d’ordre israélien.

    (page 2)

  • permalien Jean-Marie :
    27 juin @11h53   « »
    Le président Sarkozy devant le parlement israélien (1)

    Est-il vraiment constructif d’insulter notre hôte qui est, pour le moins, très tolérant même si effectivement certains de ses propos d’expert, comme ceux de son ami Vidal , peuvent étonner, voire contenir de regrettable ratés didactiques ?

    La reconnaissance est une vertu sacrée et il faut donc être reconnaissant à Monsieur Gresh de nous accueillir, les cultivés et les incultes, les honnêtes et les malhonnêtes et les intervenants de bonne volonté peu ou prou en mesure de beaucoup lire sur le sujet

    Errare humanum est …. sed perseverare diabolicum

    Je reviendrai plus longuement sur ce virage français dans un article du Monde diplomatique de juillet. Surtout, M. Gresh, soyez « prudent », outre votre charte professionnelle internationale mal connue dite « de Munich », vous avez une lourde responsabilité de « boulanger de pain béni » comme expert s’exprimant sur un support encore côté.

    une reprise sans aucun esprit critique du récit israélien sur la création de l’Etat d’Israël vécu comme une épopée, dont les Palestiniens sont totalement exclus ; Combien de dizaines de personnes intervenant sur ce sujet délicat d’après vous ont lu le dixième de ce qu’il serait nécessaire de lire pou bien analyser la question ? Ca n’est toujours pas encore mon cas, et pourtant ….

    . M. Sarkozy semble ignorer que le sionisme politique est une création de la seconde moitié du XIXe siècle et que, avant, il n’existait aucune aspiration à un Etat juif. C’est strictement exact quand on sait lire sans a priori

    Et, il suffit de lire la Bible, avec ses appels à l’extermination de tel ou tel peuple, pour voir que les prophètes d’Israël étaient bien loin d’enseigner les valeurs universelles. Il y a deux étapes forte dans ce mauvais roman pseudo-historique appelé Bible malheureusement au moins partiellement pris au sérieux par les trois religions monothéistes. Avant l’Exil de Babylone et après. Le judaïsme original comme son nom le laisse entendre, est une création à but politique de lévites de la tribu de Juda au VII°, voire seulement V° sicle avant notre ère qui à pour référence la naissance mal datée d’ un (des) Jésus de l’époque qui a probablement existé, mais n’a jamais revendiqué le statut divin inventé par le très habile communiquant Saül de Tarse, dit Saint-Paul.

    Le Dieu ou plutôt le dieu (principal) de David était plutôt pacifique et proposé l’amour ; le dieu exclusif des lévites poussait au crime et à l’arrogance exclusive

    (A suivre)

  • permalien Jean-Marie :
    27 juin @12h04   « »
    Le président Sarkozy devant le parlement israélien (2)

    Pour qui connaît la situation des citoyens palestiniens de l’Etat d’Israël, victimes d’une multitude de discriminations, cette affirmation des grands principes est étrange. Déjà les séfarades ou sépharades sont victimes encore maintenant de l’arrogance ashkénaze , « branche » de la majorité des pères fondateurs dont une partie a(vait) sans doute beaucoup de sang khazar dans les veines. Et je rappelle que toutes les études historiques ont prouvé que cette histoire biblique n’avait rien à voir avec ce qui s’est réellement passé. Rien, c’est trop dire, mais probablement moins de 50 % Un rabbin new-yorkais faisait remarquer dans les années 1980 Et pas qu’un seul. Et encore maintenant Cet Etat, rappelons-le, a été créé sur l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens, une souffrance qui n’émeut pas le président français. Au même moment, M. Avraham Burg, Ce « au même moment » est étrangement mal choisi, mais la référence es des meilleures, puisque Burg est né à Hébron et vu les très hautes fonctions politiques qu’il exerça en Israël …. M. Sarkozy semble penser qu’il existe UN judaïsme homogène, ce qui relève du fantasme, tant les courants sont divers en son sein Je vous félicite vivement, M.Gresh pour cette importante précision. Surtout reprenez là en gras dans votre article . Et il existe, faut-il le rappeler, un courant et des rabbins pour justifier la colonisation, l’expulsion des Palestiniens, etc. Il en est même aussi qui démontrent, Bible en main que la création d’Israël en 1948 est un très très gros péché . C’est l‘inconvénient des textes prétendus inspirés on peut leur faire souvent dite tout et son contraire. Dieu étant intelligence suprême, s’Il était vraiment l’inpisrateur de ces messagers, Il se serait s’arrangé pour que ce ne soit pas possible. Mais hélas l’homme a créé Dieu (qui était obligé de nous faire libre) à son image ;-)))

  • permalien Sébastien :
    27 juin @12h53   « »

    D’abord il serait élémentaire de respecter Alain Gresh, dont l’honnêteté, la tolérance et les connaissances ne seraient être mis en cause.

    Sur ce blog : RESPECT.

    Je cite un extrait du discours de Nicolas Sarkozy  :

    « Parce que pour tous, Israël est le seul endroit au monde où il est sûr que l’on n’obligera jamais les Juifs à porter une étoile jaune, où l’on n’interdira pas aux Juifs de prendre l’autobus, de fréquenter les cinémas et les théâtres, d’occuper certains emplois, qu’on ne les obligera pas à habiter des quartiers pour les Juifs, à n’aller que dans des restaurants, des magasins, des écoles pour les Juifs. »

    Il n’a fait que reprendre une idée assez répandue.

    Il y a des gens qui pensent que la Shoah peut recommencer, et alors dans ce cas les juifs pourront toujours se réfugier en Israël.

    A une époque, en 1920-21, Jérusalem et Tel Aviv étaient peut être plus dangereux pour les juifs que Berlin ou Paris.

    Ceux qui sont parti le bas ont échappé au génocide, ceux qui sont resté sont majoritairement morts.

  • permalien Jean-Marie :
    27 juin @14h12   « »
    Le président Sarkozy devant le parlement israélien (Suite)

    (Bavure de mse en forme. Désolé

    AG Pour qui connaît la situation des citoyens palestiniens de l’Etat d’Israël, victimes d’une multitude de discriminations, cette affirmation des grands principes est étrange.

    JM Déjà les séfarades ou sépharades sont victimes encore maintenant de l’arrogance ashkénaze , « branche » de la majorité des pères fondateurs dont une partie a(vait) sans doute beaucoup de sang khazar dans les veines.

    AG Et je rappelle que toutes les études historiques ont prouvé que cette histoire biblique n’avait rien à voir avec ce qui s’est réellement passé.

    JM Rien, c’est trop dire, mais probablement moins de 50 % Un rabbin new-yorkais faisait remarquer dans les années 1980 Et pas qu’un seul. Et encore maintenant

    AG Cet Etat, rappelons-le, a été créé sur l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens, une souffrance qui n’émeut pas le président français.

    JM Il est connu que Sarko lit très peu. Comment vioulez vous qu’il sache ? Et si ses nègres sont suroccupés .... peut-être que eux aussi ....

    AG Au même moment, M. Avraham Burg, Ce « au même moment » est étrangement mal choisi, mais la référence es des meilleures, puisque Burg est né à Hébron et vu les très hautes fonctions politiques qu’il exerça en Israël ….

    AG M. Sarkozy semble penser qu’il existe UN judaïsme homogène, ce qui relève du fantasme, tant les courants sont divers en son sein Je vous félicite vivement, M.Gresh pour cette importante précision. Surtout reprenez là en gras dans votre article .

    AG Et il existe, faut-il le rappeler, un courant et des rabbins pour justifier la colonisation, l’expulsion des Palestiniens, etc. Il en est même aussi qui démontrent, Bible en mains, que la création d’Israël en 1948 est un très très gros péché . C’est l‘inconvénient des textes prétendus inspirés on peut leur faire souvent dite tout et son contraire. Dieu étant intelligence suprême, s’Il était vraiment l’inpisrateur de ces messagers, Il se serait s’arrangé pour que ce ne soit pas possible. Mais hélas l’homme a créé Dieu (qui était obligé de nous faire libre) à son image ;-)))

  • permalien Jean-Marie :
    27 juin @14h36   « »
    Le président Sarkozy devant le parlement israélien ( Suite encore)

    AG ce serait Israël qui serait menacé...

    JM Aller comme bouclier humain en Palestine c’est extrêmement courageux, mais ça serait peut-être plus rentable de commencer par lire les trois textes fondateurs de l’état d’Israël afin de démontrer qui est l’agresseur qui ne respecte pas ses « propres » engagements et qui est l’agressé exproprié, spolié, expulsé quand il n’est pas tué

    Au passage : c’est un décision de cinq membres contre quatre (avec deux absents) du gouvernement provisoire juif qui le 12 mai a soir décida que cet état s’appellerait Israël et pas Sion. Ce qu’ignorait le représentant de cet état auprès de Truman lors de sa première ultra rapide demande de reconnaissance par les USA. Heureusement le coursier fut rattrapé au seuil de la Maison blanche quand la radio apprit au sus-dit (Nahum) le nom retenu

    AG On peut noter que, à aucun moment, le président ne fait référence au droit international, aux résolutions des Nations unies.

    JM Y compris la courte et ubuesque résolution 273 qui affirme qu’Israël est un état pacifique le 11 mai 1949. Mais combien d’habitués de ce forum connaissent ce pourtant très court texte ?

    AG (citant Sarko) « Il ne peut y avoir de paix sans une frontière négociée sur la base de la ligne de 1967

    JM Mais quand cessera-t-on de dire 1 967 au lieu de 1949 où il ne fut toutefois question que d’armistice selon la volonté express sioniste qui rêvait toujours d’arriver au moins au Jourdain malgré l’accord secret, avec Abdalah  ? Promettre à un Arabe, c’est sans valeur contraignante

    AG Parle-t-il des 10 000 prisonniers politiques palestiniens ? On ne le saura pas.

    JM Si au moins toutes les célèbres nanas du monde et autres femmes de présidents de passage demandaient ensemble la libération de la petite centaine de femmes (dont une, mère de neuf enfants, m’est particulièrement chère) , a fortiori quand elles n’ont pas de sang sur les mains A noter que ce n’est pas Sarko qui a écrit ce discours

  • permalien Jean-Marie :
    27 juin @14h42   « »
    Le président Sarkozy devant le parlement israélien (Fin)

    Pour terminer, un détail qui n’en est pas un Monsieur Gresh

    Vous semblez regrettablement ne pas faire la différence graphique conventionnelle entre un Juif (membre réel ou supposé) de l’ethnie (avec majuscule quand il est utilisé comme nom donc) , et un juif (membre pratiquant totalement ou non ) d’un des judaïsmes.

    Alors que la convention n’est plsu matériellement applicable quand le mot "juif"’ est utilsié comme adjectif. Et qu’on peut dnc même si c’est surprenant écrire " un Français juif non juif)

    Etant bien entendu , comme lu parfois ici qu’il y a aussi des christianismes et des islam(isme)s .

    Mais Surtout , Monsieur Gresh, SVP, permettez-moi modestement de vous inviter à bien vous relire, en n’omettant pas quelques nuances ou précisions capitales qui n’ont rien de détails, après le premier jet de votre article pour le Diplo de Juillet. Ou vous risqueriez d’écrire des bêtises comme incontestablement la première ligne de votre dernier bouquin.

  • permalien K. :
    27 juin @15h54   « »

    Le groupe des Médecins Israéliens pour les Droits Humains accusent leurs confrères d’ignorer les tortures infligées aux prisonniers palestiniens.

  • permalien benjamin :
    27 juin @16h18   « »

    je félicite le discour de monsieur sarkozy qui est un véritable ami d’Israël, la seule démocratie du proche orient. Monsieur Alain gresh je n’arrive pas a comprend pouquoi vous avez une haine envers israël, israël à toujour exister de salomon à davis etc.. quand les palestinien partirent pendant la guerre de 1948 la plupart sont partie d’eux même a l’appel du rois farouk qui menacer de mort les juif d’Israël ne pas oublier aussi quand la jordanie avait le contrôle de jérusalem aucun juif ne pouvais prier et c’est n’est plus le cas maintenat depuis qu’israël contrôle jérusalem, les juifs ont toujour vécus en Israël depuis des milliers d’année sans compter que jérusalem à plus de 3000 ans d’autre part plusiuers archéologues ont trouver des traces de l’empire du rois hérode, salomon et david, je vous conseil de revoir votre histoire merçi

  • permalien yasmina :
    27 juin @18h15   « »

    Benjamin, vous devriez suivre votre conseil : bien etudier l’histoire. meme votre "narration" de la Bible est lamentable.

  • permalien Pépé Damoclès :
    27 juin @19h14   « »

    Notre président pratique l’art d’enfoncer les portes ouvertes : l’état arabe de Palestine a été créé par la résolution 181 du 29/10/1947, et le partage accepté par Israël. Le refus du partage s’est soldé par l’occupation égyptienne et jordanienne de 1948 à 1967, qui n’a jamais provoqué d’objections de la part des Arabes, qui ne se disaient pas encore Palestiniens, leur identité ne datant que du désastre de la guerre des 6 jours où les a entraîné l’attaque imprudente ordonnée par le roi Hussein sur Jerusalem et Beersheba. Les dirigeant palestiniens n’ont jamais estimé opportun de concrétiser la résolution 181 par la proclamation d’un état, et ne semblent guère motivés à une initiative qui leur ferait perdre d’énormes avantages 1) juridiques : elle impliquerait la reconnaissance du caractère juif d’Israël, idée qui révulse les antisémites de la planète entière. 2) économiques : ce serait la fin du fonds de commerce induit par une posture victimaire, qui fait des Palestiniens le groupe le plus abreuvé de subventions et aides humanitaires de l’histoire de l’humanité, au point qu’on oublie que Gaza est un émirat pétrolier assis sur un gisement gazier conséquent 3)politiques : ce serait la fin du système maffieux, clientéliste, népotique et corrompu du Fatah et du Hamas, qui repose sur la misère imposée aux populations par un refus de toute solution.

  • permalien Jordi GRAU :
    27 juin @19h36   « »
    Que veulent les Américains ?

    À Pierre et à Alain Gresh

    Vous m’avez écrit, Pierre :

    "pensez-vous vraiment que le fait de reprendre les propos de Rice et la position du Quartet, conformément aux accords d’Annapolis, va présenter Sarkozy comme un rebelle insoumis aux yeux de son opinion nationale ?

    On peut par ailleurs apprécier cette fronde systématique en particulier au sujet de la Corée du Nord, où le ministre Kouchner a adopter une position particulièrement courageuse (passons su l’Afghanistan, le Liban etc.)."

    Je vous remercie pour cet éclairage sur les liens entre la politique de Sarkozy et celle des Etats-Unis (même si je n’ai jamais prétendu, comme vous le laissez entendre ironiquement, qu’il y avait de la part de notre bien-aimé Président une "fronde systématique" !).

    Mais s’il est vrai que le discours de Nicolas Sarkozy ne fait que reprendre celui de la Maison blanche ou de Condoleeza Rice, j’aimerais savoir ce que cherchent exactement les Américains. Cette question s’adresse à vous Pierre, mais aussi à M. Gresh, ainsi qu’à toute personne bien informée. J’ai l’impression qu’il y a quelque chose de comparable entre la fin de règne de Bush et la fin de règne de Clinton. À Tabah, le gouvernement israëlien semblait prêt à accepter des compromis qu’il avait prétendus impensables quelques mois auparavant, à Camp David. Seulement les accords de Tabah n’avaient qu’une valeur symbolique, car Clinton était déjà sur le point de partir. Y aurait-il quelque chose de comparable aujourd’hui ? Bush chercherait-il à redorer un peu sa misérable image, sachant que ce qu’il est en train de faire restera de toute façon lettre morte ?

  • permalien Pierre™ :
    27 juin @19h52   « »

    @Pépé Damoclès,

    je crois bien que les problèmes d’assistanat et de victimisation à outrance sont la règle en Palestine :

    - aide americaine à israel
    - Le prix de la victimisation

  • permalien Pierre™ :
    27 juin @20h39   « »
    Que veulent les Américains ?

    @Jordi GRAU,

    à mon avis, la priorité absolue pour les USA, c’est de garder le contrôle de l’approvisionnement en gaz et en pétrole de l’ Europe.

    Israël est pour eux la base opérationnelle de toute les actions (avouables et moins avouables) sur le Proche Orient, il est donc stratégique qu’Israël survive.

    Israël a réussi à survivre malgré une existence maintenue complètement artificiellement (création d’une langue, d’une nationalité, d’un peuple, d’un territoire). Aujourd’hui Israël arrive à un tournant.

    L’idéologie qui animait les pionniers est en train de disparaitre avec eux et les problèmes intérieurs ne sont plus tempérés par cette idéologie. Une des traductions de ce conflit est le débat "un état binational/deux états".

    La solution d’un état binational signifie la fin d’un Israël Juif (d’où le chantage à la société d’apartheid d’Olmert au moment d’Annapolis) et une orientalisation du pays. Cette orientalisation signifie la perte d’une base occidentale au Proche-Orient.

    Le choix est donc celui de 2 états. C’est le sens du discours de Sarkozy sur la nécessité de créer un état Palestinien pour la sécurité d’Israël (en tant que base occidentale).

    A partir du moment ou ce choix est arrêté, le protocole se met en place, axé principalement sur des déclarations d’intention concernant en particulier les colonies. Mais la Palestine libre et indépendante, est un mal nécessaire (à la limite de l’exotisme), car la priorité, c’est de garder le contrôle au Proche Orient.

    Il est interressant de noter que Sarkozy en adoptant la position étasunienne, se tire une balle dans le pied en tant que président de l’UE.

    Amicalement.

  • permalien Chakazoulou :
    28 juin @05h39   « »

    Bonjour,

    Ci dessous un lien vers un article de Raghida Dergham dans Al Hayett. Au dela du fait d’etre pour ou contre, si son analyse s’averait vraie, elle qui est toujours perspicace, il est a craindre que la periode a venir dans tout le Moyen Orient risque d’ amener une "treve" entre les differentes forces qui s’affrontent dans la region, mais telle qu’elle se presente, elle finira par creer autant de foyers de guerres potentielles que de treves locales,

    http://www.raghidadergham.com/4rdco...

    La traduction anglaise : http://www.raghidadergham.com/4rdco...

    Bonne lecture

  • permalien K. :
    28 juin @08h50   « »
  • permalien Edouard :
    28 juin @12h03   « »

    "Israël a réussi à survivre malgré une existence maintenue complètement artificiellement (création d’une langue, d’une nationalité, d’un peuple, d’un territoire). Aujourd’hui Israël arrive à un tournant".

    Tant qu’à bénéficier, Pierre, de votre avis personnel, et dans la mesure où il faut espérer que ce site n’est pas visité que par quelques habitués , n’eut-il pas été pertinent d’ajouter à votre liste

    1/ les énormes et vitales subventions américaines

    2/ les investissements tout aussi vitaux des riches Juifs américains et autres

    3/ les précieux dividendes complémentaires des ventes d’armement, y compris avec et/ou à la France

    4/ le subtantiel bénéfice tiré des produits israéliens que nous ne boycotons pas

    sans lesquels Israël n’existerait plus depuis quasi sa naissance, même après avoir parfois payé le "matériel humain" (c’est leur éxécrable terme raciste d’Askhénazes) séfarade moins cher qu’auparavant la main d’oeuvre palestinienne. Pour ne rien dire de précis sur tous les travailleurs immigrés asiatiques et autres exploités, avec les Palestiniens "israéliens" et non israéliens ?

    Cet état est "artificiel" depuis sa naissance.

  • permalien Ana :
    29 juin @00h38   « »

    Pierre, il n’existe pas de nationalité israélienne en Israël, nulle part ailleurs non plus. Sur une carte d’identité ou sur un passeport israélien, on trouve, sous la rubrique nationalité, plus de 100 nationalités différentes - dont la nationalité juive, la seule qui vaille vraiment. Depuis quelques temps, sous la même rubrique, on peut aussi trouver la mention ****, plus passe-partout...

    Alors, ce Juif, cet Arabe, ce Géorgien et ce Samaritain vont en justice... Cet article déjà ancien de Moshe Gorali fait suite, sur la même page, à un article d’Amira Hass.

  • permalien Yann :
  • permalien Yann :
    29 juin @03h50   « »
    Diplomatie

    ANALYSIS / Five myths about prisoner exchange deals

    (Avi Issacharoff et Amos Harel, Haaretz, 29/06/2008)

    "4. [Quatrième mythe] "Opening the Rafah crossing depends on Shalit’s release."

    Opening this crossing depends on Egypt as much as Israel. But it is doubtful whether Egypt wants the crossing opened, since such a move would immediately lead to thousands of Palestinians flooding into the Sinai Peninsula. The last time this happened, when Hamas broke through the border fence between Gaza and Egypt, it was a traumatic experience for the Egyptians.

    5. [Cinquième mythe] "Hamas can control all the other factions in Gaza."

    So far, reality has proven this assumption to be erroneous. Since the tahadiyeh came into effect, Islamic Jihad and Fatah’s militias have fired rockets at Israel - even though this goes against Hamas’ interests - making a complete cease-fire an unrealistic goal at this point."

  • permalien Jean-Marie :
    29 juin @06h56   « »
    Merci Ana

    Pour cette très intéressante référence.

    Je me suis empressé de mettre l’article d’Hamira Haas sur l’un de mes sites, car il éclaire d’une façon très originale le particularisme israélien probablement sans égal.

  • permalien Pierre™ :
    29 juin @07h50   « »

    Ana, il n’y a pas non de frontières, les checkpoints sont toujours provisoires et les murs ne servent qu’à humilier (parce qu’on se sait illégitime).

    Son histoire non plus n’appartient pas Israël.

    ... ni l’idéologie sionniste,

    ... ni le peuple juif,

    La société israélienne s’effondre, et ses leaders gardent le silence,

    et c’est très inquiétant, il ne reste qu’une menace permanente et insupportable.

  • permalien BENJAMIN YAFET :
    29 juin @08h48   « »

    A l’attention de "SARDON" :

    Oui, BENJAMIN YAFET est bel et bien mon nom. Je n’ai nul besoin de me cacher sous des pseudonymes. En plus je vous donne mon addresse et mon numero de telephone, si vous voulez bien verifier :

    13791 N BUSHWACKER PL ORO VALLEY, AZ 85755 ETATS UNIES D’AMERIQUE TEL . : 1-520-878-9414 email : byafet@gmail.com

    Je voudrais ajouter que je suis fier de mes opinions (pro-Israeliens et pro-Americains) et que je trouve le Monde Diplomatique totalement partiel (pour les Arabes) et corrompue. C’est dommage : Il y a trente ans c’etait un journal que je respectais...

  • permalien Pierre™ :
    29 juin @10h36   « »

    BENJAMIN YAFET,votre fierté vous honore, mais quitte à vous faire de la peine, "Israël, ce n’est pas l’Amérique".

    Ainsi peut-on lire dans l’introduction de cette thèse de 2003 : "L’Europe dans le monde - La politique étrangère de l’Union européenne comme élément constitutif de l’identité européenne" de Jérôme KOECHLIN :

    Pourtant, de nombreux spécialistes souhaitent une Europe plus influente au Proche-Orient. M. Eli Barnavi, Ambassadeur d’Israël en France, appelle ainsi de ses voeux une Europe puissante pour équilibrer le rôle des Etats-Unis dans la région : « je ne demande pas mieux que le monde soit assis sur deux pieds. Je crois que ce serait bon pour Israël, bon pour les Américains, et bien sûr bon pour les Européens. Le véritable hinterland d’Israël, ce n’est pas l’Amérique, c’est l’Europe ».
    Il est de plus en plus évident que quelque chose de grave s’est produit entre Olmert et Bush dans les couloirs d’Annapolis, et que les tentatives israéliennes vers de nouveaux partenariats, ne fait que renforcer cette impression.

    La réaffirmation des décisions d’Annapolis devant le Knesset par Sarkozy, coupe d’herbe sous le pied de ceux qui souhaiteraient développer un politique européenne indépendante au Proche-Orient.

  • permalien Daniel :
    29 juin @11h26   « »

    Denis Sieffert, Politis du 26 juin 2008 : La diplomatie à l’estomac.

  • permalien Yann :
    29 juin @12h39   « »
    Mais que fait Sarko ?

    Preparing the Battlefield

    The Bush Administration steps up its secret moves against Iran.

    (Seymour M. Hersh, The New Yorker, édition du 7 juillet 2008)

    "According to Baer and to press reports, the Jundallah is among the groups in Iran that are benefitting from U.S. support."

    Ainsi, les Etats-Unis soutiendraient un groupe lié à Al Qaida.

    On est sur la bonne voie pour éviter la paix !

  • permalien K. :
    29 juin @15h00   « »

    On peut trouver un court compte-rendu en français de l’article de Hersh ici, compte-rendu à partir d’un article en anglais de Reuters, mais partiellement amputé (et ne pouvait que l’etre, quand on lit le passage sous la photo).

    Voici l’essentiel de ce qui n’a pas été traduit en français :

    L’échelle et les cibles des opérations en Iran, auxquelles participent la CIA, ont été aujourd’hui considérablement augmentées..

    Beaucoup de ces activités ne sont pas spécifiées dans le nouveau "finding" et quelques députés du congrés se posent de sérieuses questions sur leur nature.

  • permalien Sébastien :
    29 juin @16h44   « »

    Probléme pour le fondamentalistes religieux ennemis des israéliens : comment dire que le Roi David n’a jamais existé si le Coran parle de David.

    Le Coran a plusieurs fois mentionné David (Daoud), prophète et roi, c’est-à-dire Calife d’Allah. Voici quelques versets du Coran où David est mentionné :

    [38:26] "Ô David, Nous avons fait de toi un calife sur la terre. Juge donc en toute équité parmi les gens et ne suis pas la passion : sinon elle t’égarera du sentier d’Allah". Car ceux qui s’égarent du sentier d’Allah auront un dur châtiment pour avoir oublié le Jour des Comptes.

    [2:251] Ils les mirent en déroute, par la grâce d’Allah. Et David tua Goliath ; et Allah lui donna la royauté et la sagesse, et lui enseigna ce qu’Il voulut. Et si Allah ne neutralisait pas une partie des hommes par une autre, la terre serait certainement corrompue. Mais Allah est Détenteur de la Faveur pour les mondes.

    [34:10] Nous avons certes accordé une grâce à David de Notre part. Ô montagnes et oiseaux, répétez avec lui (les louanges d’Allah). Et pour lui, Nous avons amolli le fer,

    [34:11] (en lui disant) : "Fabrique des cottes de mailles complètes et mesure bien les mailles". Et faites le bien. Je suis Clairvoyant sur ce que vous faites.

    C’est à lui qu’est confié le Zabour - Livre des Psaumes

    [17.55] Et ton Seigneur est plus Connaisseur de ceux qui sont dans les cieux et sur la terre. Et parmi les prophètes, Nous avons donné à certains plus de faveurs qu’à d’autres. Et à David nous avons donné le “Zabour”.

    [21.105] Et Nous avons certes écrit dans le Zabour, après l’avoir mentionné (dans le Livre céleste), que la terre sera héritée par Mes bons serviteurs”.

    Comme il est impossible pour un partisan de l’islam poloitique,(appelé aussi islamiste), de dire que le Coran se trompe, toutes les affirmation pour dire que David ne pourront pas avoir d’échos au pret des fondamentalistes des trois religions.

    Le Coran reprend en effet la Bible, il veut la dépasser, mais pour le Coran ce que dit la bible reste vrai.

    A religion quand tu nous tiens !

  • permalien Pierre™ :
    29 juin @18h01   « »

    Sébatien, ce n’est pas bien grave, la Bible a été “pompée” dans l’Épopée de Gilgamesh.

  • permalien Ph. Arnaud :
    29 juin @18h15   « »

    @ Benjamin Yafet

    Votre message du 29 juin à 8 h 48 appelle de ma part les remarques suivantes :

    Dans votre message, vous parlez de « [vos] opinions pro-israéliennes et pro-américaines ». Ce qui est révélateur, dans ce petit bout de phrase, c’est le « et ». Que se passerait-il, en effet, si les deux venaient à diverger ? Car la question n’est pas théorique. Durant la guerre des Six Jours, les Israéliens ont, en toute connaissance de cause, attaqué le navire-espion américain Liberty, lui tuant 34 hommes et en blessant une cinquantaine. En 2000, ils ont menacé de vendre un AWACS à la Chine (à laquelle, d’ailleurs, ils fournissent une aide militaire américaine dégui-sée, le chasseur J 10 étant inspiré du Lavi israélien, lequel s’inspire lui-même du F 16). Des es-pions israéliens ont été arrêtés aux Etats-Unis. Tout n’est pas sans nuages dans cette alliance que d’aucuns voudraient si exemplaire…

    La plupart de ceux qui soutiennent Israël, en Europe et aux Etats-Unis le font pour de mauvaises raisons : parce qu’Israël est conçu (ce qu’il est d’ailleurs) comme un prolongement du monde occidental au Proche-Orient. Mais si ce n’était pas toujours le cas ? Si les intérêts des uns et des autres venaient à diverger ? Qui choisiraient-ils ?

    De quelles informations disposez-vous pour dire que Le Monde diplomatique est « corrompu » ? Corrompu par qui ?

  • permalien Ph. Arnaud :