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Rencontre avec Bachar Al-Assad

mercredi 9 juillet 2008, par Alain Gresh

Il nous reçoit sur le pas de la porte, à l’entrée d’une maison d’un étage située sur les hauteurs de Damas. Aucun protocole, aucune mesure de sécurité ; nous ne sommes pas fouillés ni nos appareils d’enregistrement contrôlés. « Ici, c’est la maison où je lis, où je travaille. Il y a seulement ce salon, une salle de conférence et une cuisine. Et, bien sûr, Internet et la télévision. Ma femme Asma y vient souvent aussi. Ici je suis productif ; au palais présidentiel, ce n’est pas le cas. » Pendant près de deux heures, il aborde tous les sujets, n’élude aucune question. Il prend un plaisir évident à la discussion et utilise ses mains pour appuyer ses arguments.

A la veille de sa visite en France, le président Bachar Al-Assad est confiant, décontracté, volubile. L’isolement imposé à la Syrie par Washington et l’Union européenne depuis environ quatre ans se fracture. L’entente entre le gouvernement et l’opposition libanaise au mois de mai 2008 a clos une page. « On a mal compris la position de la Syrie, on a déformé nos points de vue. Mais l’accord sur le Liban a ramené les gens à la réalité. Il faut accepter que nous soyons une partie de la solution au Liban, mais aussi en Irak et en Palestine. On a besoin de nous pour combattre le terrorisme comme pour atteindre la paix. On ne peut nous isoler, ni résoudre les problèmes de la région en manipulant les mots comme le “bien” et le “mal,” le “noir” et le “blanc”. Il faut négocier, même si on n’est pas d’accord sur tout... »

Alors que l’on annonce la constitution prochaine du nouveau gouvernement libanais, comment M. Assad voit-il l’avenir des relations avec Beyrouth ? « Nous sommes prêts à résoudre les problèmes en suspens. Dès 2005, nous avons échangé des lettres concernant la délimitation des frontières. J’ai aussi déclaré à l’époque au président libanais, M. Emile Lahoud, ainsi qu’au premier ministre, que nous étions disposés à ouvrir une ambassade à Beyrouth. Mais, pour cela, il fallait avoir de bonnes relations et ce n’était plus le cas depuis les élections de 2005. » Le président Assad craignait en effet que le Liban se transforme en base arrière de déstabilisation du régime syrien. Désormais, cette inquiétude s’est éloignée et la Syrie pourrait établir des relations diplomatiques avec son voisin. Une source proche de la présidence annonce que, dès la formation du gouvernement d’union nationale, M. Walid Mouallem, le ministre syrien des affaires étrangères, se rendra à Beyrouth pour discuter des questions en suspens, notamment avec le premier ministre Siniora.

M. Bachar Al-Assad participera le 13 juillet à la cérémonie de lancement de l’Union pour la Méditerranée à Paris, ce qui ne l’empêche pas d’exprimer certaines craintes sur le projet. Quand le processus euro-méditerranéen de Barcelone a été lancé, en 1995, explique-t-il, des officiels européens « pensaient que, si l’on développait les relations économiques entre les participants, cela contribuerait à la paix. Encore faut-il qu’il existe un processus de paix ». C’était le cas en 1995, ce n’est plus le cas aujourd’hui : « Si vous n’entamez pas maintenant un dialogue politique, c’est-à-dire si vous n’abordez pas les vrais problèmes, si vous n’avancez pas vers la paix, il n’y aura de place pour aucune autre initiative, que vous l’appeliez méditerranéenne ou d’un tout autre nom. » Même s’il se réjouit que la déclaration finale du sommet de l’Union de la Méditerranée doive intégrer un paragraphe sur le « dialogue politique », il met en garde contre un nouvel échec, « car alors la confiance disparaîtra pour une longue période et nos sociétés évolueront vers le conservatisme, l’extrémisme »...

Cette idée l’obsède, il y reviendra à plusieurs reprises. « Le terrorisme est une menace pour toute l’humanité. Al-Qaida n’est pas une organisation, mais un état d’esprit qu’aucune frontière ne peut arrêter. Depuis 2004, à la suite de la guerre en Irak nous avons assisté en Syrie au développement de cellules d’Al-Qaida, sans liaison avec l’organisation, mais qui se nourrissent des brochures, des livres et surtout de tout ce qui circule sur Internet. J’ai peur pour l’avenir de la région. Nous devons modifier le terreau qui nourrit le terrorisme. Cela nécessite le développement économique, la culture, le système d’éducation, le tourisme – et aussi l’échange d’informations entre pays sur les groupes terroristes. L’armée seule ne peut résoudre ce problème, les Américains le mesurent en Afghanistan. »

Qu’espère-t-il pour son pays dans cinq ans ? « Que notre société soit plus ouverte, que la nouvelle génération soit aussi moderne que l’était celle des années 1960. Et qu’elle soit aussi plus laïque [secular] au sein d’un environnement régional plus laïque. » Un aveu d’une étonnante franchise qui témoigne de la crise profonde des sociétés arabes…

Et qui aide à comprendre pourquoi la paix semble plus nécessaire que jamais au président syrien. Depuis 2003, il a multiplié les déclarations sur sa volonté de reprendre les négociations avec Israël [1]. Après la guerre du Liban de 2006, il s’est nettement démarqué des déclarations du président iranien Mahmoud Ahmadinejad : « Je ne dis pas qu’Israël doit être rayé de la carte. Nous voulons la paix, la paix avec Israël. » (Der Spiegel, 24 septembre 2006). La réponse de M. Ariel Sharon d’abord, de M. Ehoud Olmert ensuite a été une fin de non-recevoir : « On ne peut faire confiance à ce régime », entendait-on dire, notamment à Washington. Pourtant, en mai 2008, Tel-Aviv et Damas annonçaient l’ouverture de négociations indirectes sous l’égide de M. Recep Tayyip Erdogan, le premier ministre turc.

Pourquoi ce changement de la position israélienne ? « La guerre du Liban de 2006 a appris à tout le monde que l’on ne peut pas résoudre un problème par la guerre. Israël est la plus grande puissance militaire de la région et le Hezbollah est plus petit que n’importe quelle armée. Et qu’a obtenu Israël ? Rien. » Le président rappelle qu’après cette guerre, de nombreuses délégations américaines proches des positions israéliennes se sont rendues à Damas. En décembre 2006, la commission Baker-Hamilton a prôné un dialogue entre Washington et Damas et, en avril 2007, Mme Nancy Pelosi, la présidente de la chambre des représentants, a rencontré M. Assad. « Pourtant, poursuit-il, le plus grand obstacle à la paix, c’est l’administration américaine. C’est la première fois qu’une administration recommande à Israël de ne pas s’engager dans la paix. »

M. Assad est conscient que celle-ci n’est pas pour demain. Il rappelle que l’opinion israélienne, si l’on en croit les sondages, est opposée à une rétrocession totale du Golan. « Après huit années de paralysie [les négociations ont été suspendues en 2000], après la guerre contre le Liban, après les attaques contre la Syrie, la confiance n’existe pas. Ce que nous faisons en Turquie, c’est de mettre à l’épreuve les intentions israéliennes. Nous ne leur faisons pas confiance et c’est sans doute réciproque. » Le bombardement par Israël d’un site syrien – à usage nucléaire selon Tel-Aviv – début septembre 2007 n’a pourtant pas rompu les contacts entre les deux parties, et le président Assad semble serein : une équipe de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a visité le site concerné et il est convaincu qu’elle n’a trouvé aucune preuve d’une activité nucléaire illégale syrienne.

Comment relancer des négociations directes et sérieuses entre Israël et la Syrie ? « Nous voulons être sûrs que les Israéliens sont prêts à rendre l’ensemble du Golan ; nous voulons aussi fixer les bases communes de la négociation, c’est-à-dire les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité, ainsi que les grands dossiers à examiner : frontière ; sécurité, eau, relations bilatérales. »

Le président sait que la négociation nécessitera l’intervention d’un médiateur puissant, les Etats-Unis, ce qui suppose l’arrivée d’un nouveau président début 2009. Mais, en attendant, il faut avancer. Lors des négociations entre Hafez Al-Assad et M. Ehoud Barak (à l’époque premier ministre israélien) en 1999-2000, de nombreuses percées avaient été réalisées sur les dossiers les plus épineux. « J’ai dit que 80 % des problèmes avaient été résolus alors. C’est un ordre de grandeur. Si nous repartons de zéro comme le veut aujourd’hui Israël, nous allons encore perdre du temps. Nous voudrions que la France et l’Union européenne encouragent Israël à accepter le résultat des négociations de 1999-2000. » A plusieurs reprises, il exprimera l’espoir que la France et l’Union européenne jouent un rôle complémentaire à celui des Etats-Unis. Sauf sur la volonté syrienne de récupérer l’ensemble du Golan, il rappelle que l’on peut toujours trouver des compromis. Ainsi, sur la sécurité, Israël demandait en 2000 qu’une station d’alerte demeure sous contrôle en territoire syrien, une exigence inacceptable pour Damas qui ne peut tolérer une présence militaire israélienne sur son territoire. Finalement, les deux parties arriveront à un accord : des militaires américains seraient présents dans cette station.

De nombreux responsables aux Etats-Unis, mais aussi en France et en Europe, espèrent que les négociations israélo-syriennes pousseront Damas à rompre avec Téhéran. La réponse du président est prudente. « Nous avons été isolés par les Etats-Unis et les Européens. Les Iraniens nous ont soutenus et je devrais leur dire : je ne veux pas de votre soutien, je veux rester isolé ! », explique-t-il en riant. Plus sérieusement, il reprend : « Nous n’avons pas besoin d’être d’accord sur tout pour avoir des relations. Nous nous voyons régulièrement pour discuter. Les Iraniens n’essaient pas de modifier notre position, ils nous respectent. Nous prenons nos propres décisions, comme du temps de l’Union soviétique. » Et il insiste : « Si vous voulez parler de stabilité, de paix dans la région, il faut avoir de bonnes relations avec l’Iran. »

La stabilité régionale et la paix ne sont pas un but en soi, mais créent, pour le président Assad, un contexte lui permettant de s’attaquer aux vrais problèmes. « Notre première priorité est la pauvreté. Les pauvres se moquent des déclarations que vous faites chaque matin, de savoir quel est votre point de vue sur telle ou telle chose. Ils veulent de la nourriture pour leurs enfants, des écoles, un système de santé. Pour cela nous avons besoin de réformes économiques. Ensuite viennent les réformes politiques. Elles peuvent aller ensemble, mais les premières doivent aller plus vite. »

La croissance de la Syrie est passée d’environ 1 % par an lorsqu’il devient président à 6,6 % en 2007. Mais cela ne suffit pas à absorber les centaines de milliers de jeunes qui arrivent tous les ans sur le marché du travail. Des millions de Syriens vont chercher un emploi à l’étranger. Le président affirme que les réformes de libéralisation sont en cours, que l’ouverture du secteur bancaire a été bénéfique, que les investissements du Golfe n’ont jamais été aussi importants, et qu’il espère aussi d’importants investissements français de Lafarge, de Total, dans le secteur électrique, etc.

Et la réforme politique ? Le président retrouve sur ce sujet un ton plus convenu et explique les « retards » par la situation régionale. Nous avons été confrontés, explique-t-il en substance, à deux menaces : l’extrémisme alimenté par la guerre d’Irak et les tentatives de déstabilisation qui ont suivi l’assassinat de Rafic Hariri en 2005. A cette époque nous préparions une nouvelle loi sur les partis politiques, mais nous avons dû la repousser. Avec le départ de l’administration américaine, « l’année 2009 sera celle où nous pourrons entamer de sérieuses réformes politiques, à condition que rien de grave n’arrive dans la région, que l’on ne parle plus de guerre, que l’extrémisme recule. »

Et les prisonniers politiques ? « Des centaines d’entre eux ont été libérés avant et après mon arrivée au pouvoir, poursuit le président. Nous avons plus de mille personnes arrêtées pour terrorisme, vous voulez qu’on les libère ? »

S’engage alors un dialogue autour de Michel Kilo, intellectuel arrêté en mai 2006 et condamné à trois ans de prison pour avoir contribué à « affaiblir le sentiment national ». Il n’a jamais prôné ni utilisé la violence. « Mais, dit le président, il a signé une déclaration commune avec Walid Joumblatt [le leader libanais druze], alors que Joumblatt a appelé ouvertement les Etats-Unis, il y a deux ans, à envahir la Syrie et à se débarrasser du régime. Selon nos lois, il est devenu un ennemi et si on le rencontre, on va en prison. Pour que Michel Kilo soit libéré, il faut une grâce présidentielle que je suis prêt à lui accorder à condition qu’il reconnaisse son erreur. » (1) Ni l’argument que maintenir Kilo en prison nuit à l’image de la Syrie, ni le fait que l’homme est ferme dans ses convictions nationalistes et hostile à la politique américaine, ne réussissent à fléchir le président.

Evoquant les espoirs qu’avaient soulevés son élection en 2000 et ce que l’on avait appelé le « printemps de Damas » – une forme de dégel politique –, il parle d’illusions : « C’est comme les jeunes gens qui veulent se marier et pensent que le mariage c’est magnifique. Ils ont de fortes émotions. Mais ensuite vient le choc de la réalité. Nous ne pouvons changer les choses en quelques semaines. » Et il ajoute : « Quand vous jouez aux échecs, vous ne pouvez changer les règles. Vous devez les respecter. » Est-ce pour cela qu’il affirme aujourd’hui : « Nous aurons besoin d’une génération pour mettre en œuvre une réforme réelle » ? Visiblement, il fait le dur apprentissage du pouvoir.

Rappelé à Damas par son père après la mort accidentelle de son frère aîné Bassel en 1994, M. Bachar Al-Assad, qui suivait une formation d’ophtalmologue à Londres, va passer six ans dans l’ombre de Hafez Al-Assad, sans aucune fonction officielle. « Le président n’a jamais fait quelque chose pour moi, il ne m’a pas nommé vice-président, ministre, ou à la tête du parti, il voulait que je fasse mon apprentissage. Je n’avais jamais pensé être président, mais j’étais sûr de participer à la vie publique. En Syrie, les fils font ce que fait leur père. »

A la mort de son père, il est élu à la succession, au prix d’un changement de la Constitution. Deux raisons, selon lui, ont présidé à ce choix. « Les gens ont voté pour moi car j’étais le fils de quelqu’un qui avait apporté la stabilité au pays, et dans notre société, un fils ne peut être qu’à l’image de son père. D’autre part, certains savaient que j’étais un modernisateur, je dirigeais la Société syrienne d’informatique, j’ai introduit Internet et le satellite, etc. Et peut-être que d’autres, même sans m’aimer, m’ont préféré à la vieille garde du parti. »

Comment voit-il l’avenir de son pays ? Réaliste, il répond : « Le bateau n’est pas dirigé que par moi, il a de nombreux capitaines, européens, américain, alors… »

(1) Un lecteur me fait remarquer que Walid Joumblatt n’a pas signé la déclaration de Damas. C’est exact. J’ai vérifié la transcription de l’entretien. Le président, après avoir fait référence à la déclaration de Damas, dit textuellement, non pas que Joumblatt a signé la déclaration, mais que Michel Kilo a eu des contacts avec lui. C’est ce que l’accusation a affirmé à son procès en Syrie mais qui n’a pas été prouvé.

Notes

[1] Lire « Israël et la Syrie au bord de la paix », Le Monde diplomatique, janvier 2000.

319 commentaires sur « Rencontre avec Bachar Al-Assad »

  • permalien Yann :
    9 juillet @13h31   »

    Merci M. Gresh pour cette interview qui donne du grain à moudre.

  • permalien Witt :
    9 juillet @13h46   « »

    Effectivement, merci énormément pour cette interview, même si on aurait espéré une petite conclusion personnelle de M. Gresh nous confiant son impression sur cette rencontre.

    Peut-être viendra-t-elle bientôt.

  • permalien mano :
    9 juillet @14h32   « »

    Manque le fait que la Syrie torture, et torture aussi (ou à pratiquée la torture) pour les compte des USA.

    (...) Et les prisonniers politiques ? « Des centaines d’entre eux ont été libérés avant et après mon arrivée au pouvoir, poursuit le président. Nous avons plus de mille personnes arrêtées pour terrorisme, vous voulez qu’on les libère ? »

    Tous des terroristes ?? Ou simplement des opposants ?

    Est ce que les négociations israélo-syriennes ne vont pas se faire sur le dos des palestiniens ??

    Merci en tout cas pour cette interview

  • permalien yazid :
    9 juillet @14h37   « »

    au sujet de pourquoi bachar a été désigné par son pére je recommande la lecture du site d alain chouet qui explique bien comment le clan assad est arrivé au pouvoir n oublions pas que les alaouites sont minoritaire et particuli&érement mal vu par la majorité syrienne qui est sunnite.bacahr parle de terrorisme a propos de ses opposants principalement les freres musulmans mais comment peut on qualifier le massacre d alep de 1982 ? . comme d habitude l ex colon est pour beuacoup dans la prise du pouvoir par une minorité.

  • permalien Pierre ™ :
    9 juillet @14h51   « »

    La propagande anti-syrienne, héritage d’Hafez, a une telle force qu’elle avait fait des Assad des sortes de Frankensteins plus ou moins romanesques.

    En lisant l’interview, on se dit : "tiens, il existe vraiment?"

    Et puis au fur et à mesure que le dialogue avance, on se dit : "tiens il existe comme nous?"

    Et enfin, quand les détails des préoccupations des Syriens sont abordés (chômage, pauvreté, expatriations), on se dit : "tiens, ils sont dans la même merde que nous!"

  • permalien
    9 juillet @15h51   « »

    j’adore le terme "élu" concernant l’arrivée d’Al-Assad au pouvoir. C’est franchement un foutage de gueule.

  • permalien
    9 juillet @15h57   « »

    On sent Monsieur Gresh flatté d’avoir été reçu dans l’antre de cet anti-démocrate, du représentant de cette famille qui a capturé le pouvoir à son seul profit.

    Souvenez-vous de la fable, "tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute"...je me demande qui est le flatteur, qui est le flatté dans cette histoire.

    Vvolodia

  • permalien Jo :
    9 juillet @16h10   « »

    Merci pour cette interview qui n’oublie pas de rappeler le contexte et qui aborde pas mal de point. Celles qu’on aura le droit pendant son séjour en france, risque d’être un peu moins complète.

  • permalien Asher :
    9 juillet @17h10   « »

    @ B. Yafet

    En somme, tout ce qui vous interesse, c’est de diffamer et d’insulter les gens...

    A. Gresh essaye de donner la parole a un homme de pouvoir d’un pays de la region moyen-orientale. Je vous rappelle que si cet homme que haissez se trouve en France, il ne faut l’imputer au journaliste qui l’interroge, mais au President de la Republique qui l’a invite.

    Il ne prend pas position pour ou contre. Ce n’est pas d’ailleurs son habitude, ni meme contre Israel.

    Vvolodia, Yafet, l’anonyme, vous vous attequez un democrate qui essaye de dialoguer, vous le diffamez ("Kapo"), vous voulez en somme le detruire.

    En somme vous vous comportez (mais heureusement vous n’en avez pas le pouvoir) exactement comme le regime politique syrien que vous feignez de critiquer. En fait vous vous fichez eperduement des syriens emprisonnes, des Libanais qui ont du subir le joug syrien, des tortures, etc. Le regime saoudien est sans doute bien pire en termes de droits de l’homme que le syrien ou l’iranien, mais comme c’est un allie des US, donc d’Israel, vous omettez de le critiquer, ou meme de l’inclure dans votre critique. Pareil pour l’Egypte.

    Alain Gresh, au contraire, essaye de s’attaquer a ces problemes. Il aborde, essaye en tout cas, tous les aspects possibles du Moyen-Orient, en evitant d’adopter une seule lunette.

    Ca fait mal, apparemment, aux adversaires de la democratire tels que vous, de voir un esprit critique et reellement ouvert sur le monde...

    Heureusement, nous ne nous trouvons pas en Israel, ou il est encore plus difficile d’aborder la question arabe en toute independance, ou seul Haaretz ouvre, et encore avec toujours plus de difficultes vues les attaques, les diffamations, et les menacces continuelles dont ce journal est victime de la part des jolis "democrates" israeliens, religieux, militaires, ou laics neo-sionistes.

    Cordialement

  • permalien BENJAMIN YAFET :
    9 juillet @17h52   « »

    Mr. Alain Gresh censure mes commentaires et meme refuse de parler avec moi au telephone ! Alors, censurez aussi les reponses a mes commentaires donc (Asher). Moi, je me felicite que Mr. Gresh s’est sentit insulte.

  • permalien BENJAMIN YAFET :
    9 juillet @18h08   « »

    Alain Gresh depasse les bornes de l’hypocrisie et d’aveuglement avec cette interwiev tres flatteur avec le dictateur sanglant Syrien. J’ai eu envie de vomir en lisant ses propos ! A suivre : Alain Gresh voyage en Coree du Nord pour un interview tres sympa avec Kim-il-Sung, autre bienfaiteur de l’humanite. Vraiment, LE MONDE DIPLOMATIQUE est tombe bien bas !

  • permalien Louis Maime :
    9 juillet @18h31   « »

    Merci pour cet entretien passionnant

    @Benjamin Yafet

    avec un tel point de vue (ne discuter avec personne, en fait) vous ne risquez pas de faire avancer les choses.

    Si on vous présente un entretien avec Fidel Castro, vous serez de nouveau "horrifié".

    C’est fatiguant ! On ne fait la paix qu’avec ses ennemis, et c’est toujours le plus fort qui tend la main.

    Diplomatie:la conduite de négociations entre les personnes, les groupes ou les nations en réglant un problème sans violence

  • permalien iS :
    9 juillet @18h33   « »

    BENJAMIN YAFET, merci pour vos paroles chaleureuses et réconfortantes.

    Elles nous rappellent à tous combien la condition humaine est fragile et le bonheur que nous avons d’avoir suffisamment discernement pour être à l’abri du ridicule.

  • permalien akbdrk :
    9 juillet @19h02   « »

    bonjour, avez-vous abordé la question kurde avec Bachar ? non ? - dommage J’aurais aimé savoir si Bachar Al-Assad considère aussi les kurdes comme des terroristes.

  • permalien Dédale :
    9 juillet @19h13   « »

    Certains commentaires sont décidément affligeant. Heureusement que la plupart sont constructifs.

    Je remercie Mr Gresh pour cette interview (trop courte à mon gout).

    Concernant les questions "qui fachent", et sans oublier le caractère peu démocratique du régime syriens (et de la totalité des pays arabes), il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une interview politique, d’un dirigeant en plus. Donc l’intérêt est immense. S’il ne fallait interviewer que les colombes, le journalisme politique disparaitrait purement et simplement.

    J’aurai aimé lire une interview de Ariel Sharon, lorsqu’il était premier ministre. Lire son point de vue, ou le point de vue qu’il aimerait nous faire prendre. Et même si ces mains sont pleines de sang, l’intérêt d’un tel exercice me semble évident.

    Merci donc Mr Gresh.

  • permalien Samuel Kalika :
    9 juillet @19h22   « »

    Le premier commentaire était le bon : cette interview donne du grain à moudre.

    C’était un peu court en effet mais vraiment intéressant.

  • permalien Asher :
    9 juillet @19h32   « »

    Je suis d’accord avec vous Dedale. Le propos, devant un journaliste ou un public, d’un dirigeant politique, est toujours interessant. C’est l’interet de cette interview. Bachar Al Assad a par ailleurs la reputation d’etre "neuf", d’insuffler un esprit nouveau. Rappelons-nous des articles dans Le Monde, Le Figaro, Liberation, parus a l’occasion (pardon de ne citer quelques journeaux de langue francaise, il y avait evidemment beaucoup de jounreaux qui ont di des choses) a la venue au pouvoir de Bachar, les articles etaient plein d’espoir, le vent la "modernisation" soufflait.

    L’article est court, je suis aussi du meme avis. On attend donc la suite par A. Gresh, qui ne saurait tarder, on peut lui faire confiance. Mais je crois que A. Gresh affectionne les analyses en profondeur, et ceci prend du temps. Voyez son article sur la diplomatie Sarkozy.

    Parfois les interview se transforment en livre. Je dirais que cela pose d’autres problemes. Car dans un livre on a le temps de l’analyse.

    Personnellement, et suivant mes convictions sur le cas, le livre de Ramonet avec Castro ne me plait pas. Parce que F. Castro ne me plait pas du tout. L’interet du livre reste pourtant, car il permet donner a un public de langue francaise la vision complete du Fidel Castro des annees 2000.

    Et si on doit refuser le droit d’existence a une monographie de Castro, pourquoi ne pas le faire pour Chirac ? Pour Clinton ? Etc...

    Cordialement

  • permalien Mokhtar H. :
    9 juillet @19h38   « »

    Merci Alain Gresh, de ramener honnêtement les faits à leur réalité. Cela provoque des réactions insultantes et sans doute il y aura lors de la venue d’Assad à Paris des manifestations indécentes d’une République civilisée (comme pour le Tibet).

    En fait ce qui dérange chez les "démocraties occidentales" (et oriente leurs medias et aliène leurs opinions publiques) est le degré de d’insoumission d’un dirigeant non occidental à leurs intérêts. Un dictature soumise à l’Occidente a toujours bonne presse (Tchad, Arabie Saoudite, Iran du temps du Chah, Irak quand il attaquait l’Iran, Ethiopie, etc..). Un dirigeant insoumis, quelque soit le niveau de démocratie de son pays, est toujours un "terroriste" ou un dictateur (Iran, Venezuela, Bolivie, Cuba, etc...) surtout quand son pays a des richesses énérgétiques non livrées gratuitement à l’Occident.

    Je n’aime pas les régimes iranien et syrien, mais je n’aime pas davantage le regime actuel des Etats-Unis de Bush, de la guerre illégale (des centaines de milliers de morts en Irak), du Patriot Act, des tortures à Guantanamo, ni le régime militariste d’Israël, puissance d’occupation, aux milliers d’innocents palestiniens en prison sans jugement, affameur de Gaza...

    Alors merci encore Alain Gresh, et le Monde diplo, d’apporter autre chose qu’une logique de l’affrontement pour comprendre le monde.

  • permalien Sardon :
    9 juillet @20h01   « »

    Bonjour,

    @ "Benjamin Yafet" :

    "A suivre : Alain Gresh voyage en Coree du Nord pour un interview tres sympa avec Kim-il-Sung, autre bienfaiteur de l’humanite."

    J’ai l’honneur de vous informer que Kim-Il-Sung est mort depuis 1994.

    Je ne connais pas M. Gresh personnellement, mais je doute que faire tourner les tables soit son hobby.

    Malgré les possibilités presque illimitées d’Internet, et les fantastiques perspectives de progrès qu’il ouvre à l’humanité, Internet est envahi en permanence par des gens comme vous, qui, quand ils n’ont rien à dire, le disent quand même. En user ainsi à l’égard d’un si formidable outil constitue, ne vous en déplaise, un symptôme particulièrement pénible (pour les autres, pas pour vous, évidemment) d’une profonde régression mentale.

    J’ai gâché cinq minutes de ma vie à vous remettre à votre place et je le regrette déjà amèrement.

  • permalien lou :
    9 juillet @20h05   « »

    Entretien avec Bachar Al-Assad sur RFI par Richard Labévière

  • permalien Sardon :
    9 juillet @20h14   « »

    Bonjour,

    Plus sérieusement, je tiens à remercier M. Gresh pour cette interview extrêmement intéressante. Certes, M. Assad n’est pas un démocrate, et en tant que tel ne mérite pas, il est vrai, une grande sympathie. Il est tout aussi certain que le discours de tout pouvoir est toujours une "mystification permanente" (Jean Bricmont) : c’est le cas pour Bachar Al-Assad, mais c’est aussi le cas pour nos pays "démocratiques", et c’est à de telles occasions qu’on peut le constater d’une manière absolument irréfutable.

    Malgré le caractère non-démocratique de son pouvoir, Bachar Al-Assad fait preuve d’une connaissance des enjeux régionaux, particulièrement en ce qui concerne l’opinion publique des pays arabes et musulmans du Proche-Orient, qui contraste violemment avec l’ignorance arrogante et infatuée qu’en ont la classe politique des pays occidentaux ou assimilés (Etats-Unis et Israël, bien sûr, mais il semble que la classe politique européenne soit, sur ce sujet, de plus en plus frappée d’une forme assez singulière de régression et de paupérisation mentale ; cf. le petit à talonnettes).

    Cela va sans dire, mais cela va tellement mieux en le disant, que ce n’est pas dans des journaux types "Le Monde" ou "Libération" qu’on pourrait lire une telle interview ; ou alors, le ou les intervieweurs feraient la morale à leur hôte, sur le mode habituel dans les médias français aux ordres. Il y a là des conclusions intéressantes à tirer sur le rôle de plus en plus néfaste de la plus grande partie des médias français sur la manière dont la population peut évaluer correctement les possibilités réelles de changement politique.

  • permalien Sardon :
    9 juillet @20h18   « »

    Bonjour,

    J’ai juste oublié de préciser que l’expression de "paupérisation mentale", appliquée à la classe politique française, est de Cornelius Castoriadis.

  • permalien saintyves :
    9 juillet @20h24   « »

    Bonjour

    @ BENJAMIN YAFET

    Devinette :

    - Je figure sur la liste des chefs d’états invités par le Président Sarkozy au sommet constitutif de l’UPM (Union Pour La Méditerranée)
    - Je suis le chef d’un état hors-la-loi, qui ne respecte pas le droit international et les conventions de Genève, qui depuis 1948 n’arrête pas de perpétrer des massacres contre les civils dans ma région, qui commet impunément des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
    - Qui pratique un nettoyage ethnique systématique d’une population autochtone à qui j’ai spolié le territoire que j’occupe depuis 1948.
    - Qui bafoue le droit international,
    - Qui refuse l’application des 65 résolutions de l’ONU
    - Qui démolit des habitations sous les têtes de leurs occupants.
    - Qui détruit les plantations
    - Qui déracine les arbres
    - Qui empoisonne les sources et les points d’eau.
    - Qui utilise des armes interdites contre une population civile désarmée.
    - Qui pratique la torture
    - Qui ne respecte pas les droits de l’homme.
    - Qui pratique l’apartheid
    - Qui a construit illégalement un mur qui empiète sur le territoire d’un autre peuple.
    - Qui soumet une population d’un million et demi de citoyens à un blocus mortel.

    Qui suis-je ?

  • permalien diotime :
    9 juillet @20h46   « »

    merci pour cet article , la Syrie n’est pas cet axe du mal pointé du doigt par un Bush criminel de guerre en Irak Bachar el Assad a hérité d’un pays mené d’une main de fer par son père , et il essaye , lentement certes , d’introduire de la démocratie dans ce pays Isoler la Syrie a conduit à freiner ce mouvement et je me félicite que la France entretienne à nouveau des rapports avec ce pays Dommage que ce soit Sarkozy qui le fasse , Chirac "ami" des arabes a été aveuglé par ses complicités avec les Hariri (dont il est toujours l’hôte à Paris , quel manque de dignité !) Ceux qu’une telle venue choque doivent réfléchir à l’immense joie que la paix susciterait chez tous les peuples de la région

  • permalien myriam :
    9 juillet @21h43   « »

    Cet entretien, au delà des discours simplificateurs, montre la complexité des enjeux et du monde. Si j’ose dire, il permet d’aller au delà de la bien-pensance qu’expriment certains à travers des préoccupations idéalistes et droit de l’hommistes (je précise que je suis moi-même, et comme beaucoup d’entre nous sur terre, pour le respect des droits d’homme, mais je suis également pour un minimum de prise en compte de la réalité dans la recherche de solutions). Les choses sont complexes et les positions radicales dans un sens comme dans l’autre sont des freins pour avancer vers des solutions durables et surtout réalistes.

  • permalien Doudou :
    9 juillet @22h03   « »

    Je trouve cet article super intéressant. Effectivement, la Syrie n’est pas le plus démocratiques des pays, mais il ne faut oublier que Bashar al Assad a hérité d’un pays, en 2000, difficile à diriger et très compliqué géo-politiquement et stratégiquement. N’oubliez-pas la situation géographique de la Syrie, comment voulez-vous qu’il y ait un jour la paix dans une région déchirée par les guerres (Irak, Palestine depuis 60 ans, le Liban) et souffrant de graves problèmes d’inégalités sociales, de violence et de terrorisme. Certes, Bashar el Assad n’est pas un démocrate (tout comme ne l’est pas Bush!), mais il est très aimé de son peuple et constitue l’espoir de ce pays depuis qu’il y a entammé les réformes économiques et sociales. D’autres par, je ne vois pas pourquoi cet article a suscité de telles critiques et une telle opposition tout simplement parce qu’il a "osé" faire cette entrevue. Au contraire je le félicite pour cet article qui m’a paru très utile.

  • permalien
    9 juillet @22h10   « »

    Asher * Vvolodia, Yafet, l’anonyme, vous vous attequez un democrate qui essaye de dialoguer, vous le diffamez ("Kapo"), vous voulez en somme le detruire.

    Si c’est nous que vous traitez de "kapo", vous pouvez remballer cette insulte et la garder pour votre père - pour votre mère, j’en ai une autre à votre disposition.

    Vous ignorez le sens du terme "démocratie", sinon vous n’appliqueriez pas ce terme à Monsieur Gresh, qui en visitant Assad ne fait que son métier de journaliste ; s’il faisait son métier de démocrate, il se conduirait en héros, et ce serait une autre histoire et il s’abstiendrait de voir Assad.

    A un journaliste, on ne demande que de l’honnêteté intellectuelle,mais c’est peut être trop demander.

    Parler avec ses ennemis ne signifie pas les encenser ; Assad est une arsouille, pas moins.

    Vvolodia

  • permalien Loqman :
    9 juillet @22h16   « »

    Entretien passionnant. Pourquoi vient-il si tard ? Je me demande si Bachar Al-Assad ne fait pas parti d’un montage consistant à isoler l’Iran. De deux choses l’une alors, soit l’Iran, lors d’un nouveau conflit, est le seul pays à maintenir hors de l’eau la résistance palestinienne… soit l’Iran est la prochaine cible d’une attaque éclair. Les Israéliens ont déjà fait leur choix.

  • permalien Sardon :
    9 juillet @22h21   « »

    Bonjour,

    @ Myriam :

    Vous parlez des "préoccupations idéalistes et droit de l’hommistes" des "bien-pensants". Ce genre de vocabulaire montre que vous lisez trop "Marianne" (comme moi il y avait quelques années, mais je me suis soigné depuis).

    Personnellement, je vois mal comment on peut se prétendre un être humain ayant un minimum de décence morale et être contre les droits humains, ce qui semble être votre cas, puisque vous vous en prenez aux "droits-de-l’hommistes", lesquels ne peuvent être que forcément "bien-pensants". Le mépris à peine dissimulé que comporte le terme de "droit-de-l’hommiste" de par son caractère volontairement péjoratif (comme plus généralement toute votre phraséologie), en dit plus long sur ceux qui se servent de ce genre de terme que sur ceux qu’il est censé décrire (et flétrir).

    De plus, croyez-vous vraiment que ceux qui, parmi la classe politique française, défendent bruyamment les droits humains sont sincères ? S’ils l’étaient, ils s’en prendraient plus à Bush ou à Uribe qu’à la Chine ou la Birmanie : ils semblent en fait beaucoup plus intéressés par la paille qui se trouve dans l’oeil de leur voisin que dans la poutre qui se trouve dans le leur (pour reprendre les paroles d’un gourou célèbre dont malheureusement le nom m’échappe en ce moment, mais ça va me revenir). Comme je viens de le dire plus haut, le discours du pouvoir est une mystification permanente et doit être considéré comme tel, et non être pris bêtement au pied de la lettre comme le font malheureusement les gogos qui éditorialisent dans les quotidiens nationaux. Si vous ne vous êtes pas aperçu que Bernard Kouchner et Robert Ménard sont des agents stipendiés de la CIA, c’est vraiment parce que vous mettez de la bonne volonté à vous faire avoir (et je reste poli).

    Quant à moi, je suis fier d’être un "droit-de-l’hommiste", et je me moque éperdument de savoir si cela fait de moi un "bien-pensant".

  • permalien Czar :
    9 juillet @22h28   « »

    Bravo pour ce magnifique publi-promo sur l’entreprise el Assad et fils. Je doute que le Diplo ferait preuve d’autant de complaisance face à un Sarkozy, Aznar, Bush, Blair ou Berlusconi.

    Peut-être déjà parce que les dits Sarkozy, Aznar, Bush, Blair ou berlusconi ne feraient pas appel au phare de la presse intellectuelle que le monde entier nous envie pour étaler leurs états d’âme et la décoration un peu sobre de leur maison.

    La seule chose que j’ai apprise par rapport à l’article du Figaro publié il y a deux jours est que Bachar a perdu de son français (cf votre remarque sur "secular") appris sur les bancs d’al Hurriyet à Damas.

    Etre systématiquement contre le "courant dominant", ça ne signifie pas le contester mais en être l’esclave.

  • permalien mahmoud jemni :
    9 juillet @22h35   « »

    mahmoud j. Une interview claire avec des propos directes.Les Syriens veulent la paix mais d’autres capitaines du bateau cherchent le contraire . Aux Européens s’ils se soucient réellement de cet espace médéterranén d’ouvrer dans le sens d’une paix juste et durable. Ainsi on ne parlera plus de terrorisme.

  • permalien B.A :
    9 juillet @22h41   « »

    Le fond est intéressant, c’est toujours intéresant d’avoir plusieurs points de vue sur un même sujet, et cet article sur la Syrie a le mérite de l’originalité. Mais la forme ! Ce ne sont que des paraphrases. Monsieur Al-Assad a dit que, Monsieur Al-Assad pense que. Mieux vaut faire une interview classique à ce moment-là, c’est quand même plus sympa pour le lecteur. Enfin, pour le lecteur que je suis... qui a eu la désagréable impression de lire un publi-reportage.

  • permalien Pierre ™ :
  • permalien Sardon :
    9 juillet @22h51   « »

    Bonjour,

    @ "Czar" :

    "@ sardon :

    vous savez que vous êtes très drôle ?

    Involontairement, bien sûr."

    Pas autant que vous, "Czar". La preuve :

    "Etre systématiquement contre le "courant dominant", ça ne signifie pas le contester mais en être l’esclave."

    Bravo encore pour avoir qualifié de "courant dominant" ce qu’on ne lit presque nulle part ailleurs que dans le Diplo (et certainement pas dans le Figaro).

    Orwell est toujours bien vivant.

  • permalien Sardon :
    9 juillet @22h57   « »

    Bonjour,

    @ "Pierre TM" :

    Les droits humains sont universels seulement en théorie. Dans la pratique, ils ne s’appliquent qu’aux Occidentaux et, éventuellement, aux affidés de ces derniers.

    Mais je ne vois pas pourquoi la pratique invaliderait la théorie : après tout, celle-ci n’a jamais été véritablement essayée dans la réalité ; comment pourrait-on dire qu’elle ne soit pas valable ?

    La prose de François Jullien est du charabia (lisez plutôt Chomsky, au moins lui est intelligible).

  • permalien Pierre ™ :
    9 juillet @23h13   « »

    Je suis surpris que sur ce site, certains intervenants vont jusqu’à l’insulte, en passant par toutes les nuances du sarcasme, avec des vociférations hystériques, tout simplement parce qu’un journaliste à interviewé un homme d’état invité en France.

    Ces gens ne lisent-ils jamais les journaux ? (le Monde Diplomatique par exemple) Ou comprennent-ils ce qu’ils lisent ?

    Plutôt que de se complaire dans leur haine autodestructrice, ils feraient bien de se mettre à jour fissa, parce que le proche avenir leur promet des journées épuisantes.

    Israël et la Syrie devront bientôt discuter en direct Cyberpresse

    « Nous avons des négociations sérieuses avec la Syrie et j’estime qu’elles devront être très bientôt directes », a déclaré le chef du gouvernement lors d’une intervention à une conférence économique à Eilat, sur la mer Rouge , rapporte la radio publique israélienne.
  • permalien K. :
    9 juillet @23h14   « »

    S’il ne devait y avoir qu’une chose et une seule pour laquelle il faut demeurer très suspicieux envers le régime syrien (et ce n’est pas la seule, par exemple l’allègre acheminement vers une économie ultra-libérale en est une autre) c’est l’emprisonnement de Michel Kilo : Ce n’est pas un modéré à la sauce faux-cul (autrement dit un opportuniste sans foi ni loi). C’est un des très rares intellectuels laiques du monde arabe qui ait refusé le role de courtisan. Une espèce en voie de disparition.

    S’il est vrai que les Michel Kilo sont beaucoup plus rares dans les geoles syriennes que les authentiques vendus à l’agenda américain, ce n’est pas du tout à cause d’une tolérance plus grande du régime syrien à leur égard, mais justement à cause de leur rareté.

    Concernant la déclaration qui avait été co-signé par Michel Kilo et sur laquelle le président syrien prend prétexte, voici l’explication de Michel Kilo lui-meme (l’original est en arabe, traduit en anglais par Joshua Landis, et en français par moi) :

    “I told the interrogators in the security [branch] that an essential element of the declaration which cannot be overlooked focuses on the praising of Syrian-Lebanese cooperation which led to the end of the Israeli occupation of the south, and the signatories demand that neither country become a pathway or headquarters against the other, and their insistence on unified efforts to liberate the Golan and all remaining occupied Lebanese land, and solidify the Syrian-Lebanese relationship…which would ensure their unity and make them immune from foreign penetration, destruction, or weakening.”

    J’ai dit aux interrogateurs de la [subdivision] de la sécurité qu’un élément essentiel de la déclaration qui ne peut être négligé se concentre sur l’éloge de la coopération syro-libanaise qui a conduit à la fin de l’occupation israélienne du Sud [du Liban], et les signataires demandent à ce qu’aucun des deux pays ne puisse etre utilisé [par les états étrangers] contre l’autre, et insistent sur des efforts unifiés pour libérer le Golan et toutes les terres libanaises encore occupées et le renforcement des relation syro-libanaises… qui permettraient d’assurer leur unité et de les mettre à l’abri d’une ingérence, d’une destruction ou d’un affaiblissement par des puissances étrangères.

    PS : @ Czar :

    Ne soyez pas ridicule, Al Assad ne parlait pas français avec AG mais anglais.

  • permalien Pierre ™ :
    9 juillet @23h23   « »

    @Sardon

    La prose de François Jullien est du charabia

    pour qui ne subit pas la dictature des Droits De LHomme sûrement.

    Je vous remercie pour vos conseils de lecture, a mon tour de vous conseillez Pif Gadget, vous verrez, c’est encore plus facile à lire et vous pourrez quand même passer pour un crypto-communiste. ☺

  • permalien Rémi :
    10 juillet @00h21   « »

    On peut toujours trouver contestable ou discutable la démarche d’Alain Gresh !

    Encore faudrait-il le faire en apportant des arguments !

    Et,peut-être commencer par se coltiner avec notre Président, qui a établi des liens avec B EL Assad depuis au moins 8 mois !

    Démarche sans doute trop compliquée, et qui demande peut-être un peu de courage !

    Quant au contenu : il est tout de même trés intéressant de constater que nous n’avons pas affaire à un fou furieux, ni un dictateur sanguinaire. De plus, et c’est le plus important, il défend ses positions avec des arguments, rapporte les problèmes et préoccupations de son pays, en le liant toujours au contexte régional. Evidemment, on reste sur notre faim pour beaucoup de sujets.

    RV le 14 juillet - et surtout : pas de questions gênantes au représentant de la "seule démocratie du Proche Orient", grand ami du Président.

  • permalien chams :
    10 juillet @00h36   « »

    Sûr avec cet entretien, M. Bachar Al-Assad, n’oubliera pas de si tôt l’accueil qu’on lui reserve en France !

    A lire cet interview, on se rend compte que Bachar Al-Assad est un véritable enfant de "coeur" que les américains, les européens, les israeliens et surtout les frères musulmans - ces empêcheurs de tourner en rond- emmerdent, n’est-ce pas ?

    On sait toujour comment faire le bonheur des pauvres populations, on sait toujours ce qu’il faut pour leur bonheur, on sait qu’il faut des écoles, des hopitaux...,mais on le fait jamais !

    Voyons, soyons serieux !

  • permalien
    10 juillet @00h38   « »

    BRICMONT Jean : Chimères occidentales

  • permalien Héléna :
    10 juillet @00h52   « »

    Tout d’abord, je tiens à remercier Mr Gresh pour son article qui comme toujours nous apporte une autre facette de l’histoire.. Enfin quelqu’un essaie de disséquer l’Histoire pour comprendre le présent..Et ne s’arrête pas aux analyses les plus récentes. Merci aussi pour avoir essayé de convaincre Mr Bachar de la libération de Mr Kilo, penseur libre..Personnellement, j’aurais volontiers signé cette déclaration étant contre la politique américaine et en même temps une Arabe laîque.

    Alors, comment peut-on encore considérer que vous étiez en train de flatter ce président ? Au contraire, cet article nous présente le tragique et pitoyable destin d’un ophtalmologue contraint d’hériter d’un pouvoir incrusté depuis 40 ans dans une région si complexe et vieille.. On souhaiterait donc que les tentatives de paix puissent aboutir..Puisqu’elle est la seule solution..Tout autre commentaire serait déplacé..

    J’ai personnellement rencontré l’un des dirigeants auprès de Mr Assad et je pourrais vous conter cette aventure bien sûr en anonyme si vous le désirez et vous prouver l’ignorance corrompue qui règne autour de ce pauvre président malgré lui comme le conte de ce malheureux roi de France que l’on guillotina or que c’était son ancêtre de roi soleil qu’il fallait lyncher...

  • permalien Asher :
    10 juillet @01h11   « »

    @ Vvolodia

    La violence de votre langage honore la cause que vous defendez si ardemment. Kapo etait une citation provenant de ce que Yanet avait dit de Gresh, d’ou les guillemets, ce que votre esprit derange vous a empeche de percevoir. Je remarque que vous ne reflechissez pas deux fois avant d’envoyer la salve, un peu a la maniere de ce qu’on apprend dans Tsahal, n’est-ce pas ? (Je precise, avant de recevoir la deuxieme salve assassine, que tous mes cousins ont fait cette armee, et presque tous mes oncles, selon les arrivees (alyah, comme disent les sionistes...), que mon tout petit cousin s’apprette a entrer chez les para (il a de l’ambition)...Eh oui, ainsi va le monde).

    Shalom

  • permalien Sardon :
    10 juillet @04h46   « »

    Bonjour,

    @ "Pierre T" :

    "Je vous remercie pour vos conseils de lecture, a mon tour de vous conseillez Pif Gadget, vous verrez, c’est encore plus facile à lire et vous pourrez quand même passer pour un crypto-communiste. ☺"

    Pas la peine de recommander Pif Gadget : votre prose burlesque, avec ses effets de manche à deux balles, y suffit amplement. ("Dictature des Droits De L’Homme" ! remarquez, certains parlent bien de "frappes chirurgicales", voire de "clôture de sécurité".)

    De plus, je n’ai jamais été communiste, ni "crypto" ni autre.

    Dès qu’on ose remettre en question la propagande sioniste, on se ramasse des quolibets et des insultes. C’est peut-être parce que les gens de votre acabit ont compris qu’ils ont définitivement perdu la partie aux yeux de l’opinion publique mondiale qu’ils délaissent systématiquement le registre de l’argumentation rationnelle pour celui de l’invective ad hominem. Tout cela est typique de la manière dont fonctionne le "débat" en France : au lieu d’échanger des arguments et de s’en tenir aux faits, on cherche à mettre K.O. son interlocuteur à l’aide de mensonges caractérisés, d’allusions frelatées et de clins-d’oeil cabotins au public. Tout ceci est vraiment pitoyable.

  • permalien Pierre ™ :
    10 juillet @08h11   « »

    @Sardon,

    merci pour votre aimable réponse.

    Puisque vous affirmez comprendre Noam Chomsky, je vous conseille chaudement la lecture de "la doctrine des bonnes intentions" qui ne traite que de ce problème, ainsi que ce "charabia" où Noam Chomsky dénonce l’utilisation, entre autres, des "droits de l’homme" pour justifier toute intervention hégémonique.

    Quand Noam Chomsky invoque les "droits de l’homme", c’est une attitude hautement politique de sa part. Il retourne contre l’Amérique ses propres prétextes. En tant que linguiste, il connait très bien la relativité de ces arguments☻

  • permalien Clarence :
    10 juillet @08h48   « »

    Bonjour.

    Ceux qui remercient Alain Gresh d’avoir, en interviewant Assad (pardon..., Monsieur Assad), apporté un "éclairage différent" et feignent de ne pas comprendre les réactions négatives de quelques-uns, oublient en passant l’invraisemblable servilité dont, dans son article, Alain Gresh témoigne envers Assad. Ne serait-ce que l’introduction (Ah ! le brave homme que voila, si simple, si amical, et tellement aimé de son peuple qu’aucune sécurité ne lui est nécessaire !) vaut son pesant de nougat. Excusez-moi, mais il ne suffit pas qu’Assad soit détesté des Etats-Unis et d’Israël pour qu’il en devienne derechef un saint homme ! Êtes-vous binaires au point que les gens que détestent ceux que vous détestez deviennent automatiquement vos amis ?...

  • permalien Clarence :
    10 juillet @08h51   « »

    Helena : "...cet article nous présente le tragique et pitoyable destin d’un ophtalmologue contraint d’hériter d’un pouvoir incrusté depuis 40 ans dans une région si complexe et vieille...".

    Je pense que ça, même Alain Gresh n’aurait pas osé l’écrire...

  • permalien Pierre ™ :
    10 juillet @09h00   « »

    @Sardon,

    Dès qu’on ose remettre en question la propagande sioniste, on se ramasse des quolibets et des insultes. C’est peut-être parce que les gens de votre acabit ont compris qu’ils ont définitivement perdu la partie aux yeux de l’opinion publique mondiale qu’ils délaissent systématiquement le registre de l’argumentation rationnelle pour celui de l’invective ad hominem.

    excusez moi de revenir mais je n’avais pas réagi, sur ce que je considère, comme une malhonnêteté insupportable.

    Invoquer "la lutte contre le sionisme" pour justifier vos égarements existentiels est tout simplement insupportable.

    Je vous rappelle que c’est au nom de la Déclaration des Droits de l’Homme, que l’ONU a été créée, que c’est au nom de la Déclaration des Droits de l’Homme, qu’elle a adopté la résolution (recommandation, bonjour Edouard) 181 et au nom de la Déclaration des Droits de l’Homme, q’Israël justifie son droit à la sécurité, donc la persécution des Palestiniens, et que la la Déclaration des Droits de l’Homme a été la seule justification de la survie de l’idéologie sioniste.

  • permalien Sameer Baitamouni :
    10 juillet @09h25   « »

    Le Syrie est un pays important au proche orient, si les Americains veulent l’isoler, c’est leur choix, mais les Europeens sont plus proche de nous, ils comprennent la mentalite ici, le President Assad a une culture Francaise et aussi ouvert pour changer ces mauvaises relations avec la France et l’Europe aussi.

  • permalien Christophe :
    10 juillet @09h57   « »

    "Intéressant" n’est peut-être pas le qualificatif le plus approprié à cette interview (l’analyse que certains attendent le sera ou le serait sans doute plus), sauf pour deux choses : d’abord comme quelques uns l’ont dit parce qu’on sait désormais que Bachar El Assad "existe". Ses propos lui donne de la chair, de l’humanité et donc de la représentativité et donc du poids politique. Deuxièmement, par le nombre de réactions des lecteurs : que si peu de médias (merci pour le lien RFI) "osent" l’interviewer fait réagir favorablement au principe même. C’est dire, contre la presse majoritairement citée (et lue par qui ? par ceux qui y font des articles ?), le rôle résistant du diplo, pour fournir d’une part des sources variées, d’autre part des analyses objectives, et enfin des opinions subjectives. Voilà donc "l’intérêt" d’un tel article-interview à mes yeux, qui démontre une trop rare chaîne critique de l’information.

  • permalien Héléna :
    10 juillet @10h17   « »

    Ma chère Clarence, Il faut bien connaître l’histoire de la Syrie pour pouvoir OSER comme vous dites parler d’un destin tragique et pitoyable.. Il faut savoir lire entre les lignes, et Mr Gresh a osé nous présenter la vraie face de Mr Assad.... Pour moi ce n’était rien de nouveau mais peut-être que pour les autres, ils pourront comprendre sans pour autant tolérer... Vive la liberté d’expression !!!!!!!!

  • permalien
    10 juillet @10h24   « »
    Merci Monsieur GRESH

    Enfin un reportage qui tranche avec vos habituels propos et part pris pro israëlien

    Quel brave et honnête homme et dire que je ne m’en doutais pas.

    Merci Monsieur GRESH de nous dévoiler la vrai nature de cet humaniste.

    C’était déjà fait fait pour CASTRO, bientôt et je le souhaite ardemment, KIM IL SUNG (KIM IL JUNG est mort, mais Nord Coréens ne le savent pas)

  • permalien Héléna :
    10 juillet @10h33   « »

    Je ne comprends vraiment pas comment on peut parler de servilité.....J’ai lu et relu cet article et je crois que M.Gresh qui a abordé la question des prisonniers politiques comme M.Kilo n’a pas du tout ménagé M.Assad... Poli ne veut pas dire amical ou encore moins servile........ Je salue cette capacité de M.Gresh à l’objectivité apparente dans tous ses articles.. Bonne continuation..

  • permalien kaza :
    10 juillet @10h35   « »

    pas mal l’article et merci pour ce travail. Il manque la question de la palestine, sa relation avec l’Irak actuel et ce qu’il pense des pays arabes.Que voit-il dans la France avec Sarckozy ? Pourquoi ce silence sur l’attaque d’Israel ? tous les chefs d’Etats arabes de l’ancien régime repoussaient l’idée de la démocratie sous pretexte que leur peuple ne sont pas prets, incultes... et maintenant on nous joue l’idée comme quoi il vaut mieux un régime non démocratique qu’une bande d’extremistes... cordialement khalid Paris

  • permalien sarah :
    10 juillet @10h51   « »

    Il est interessant de voir vos differents points de vue, ceci dit en lisant les dits du president Bachar Al Assad on sent une volonté de progresser et de sortir de l’isolement et quelque soit le régime appliqué l’important c’est d’arriver à un èquilibre et surtout à la PAIX, comme la préciser à plusieurs reprise Bachar Al Assad, alors pourquoi ne pas lui donner une chance et attendre de voir les resultats, au lieu de le couler( ce qui n’ai pas du tout democratique et meme je dirai une preuve d’intolérance)

  • permalien Asher :
    10 juillet @10h56   « »
    Communautarisme vs Universalisme

    @ Sardon @ Pierre tm

    Je ne sais trop si votre debat pourra avancer vu le ton qu’il a pris des le debut. C’est assez regrettable et remarquable, a quel point les debats politiques, surtout sur le Proche-Orient, mobilise la violence symbolique du savoir, meme surfait.

    Avez-vous lu Michael Walzer, notamment sa reflexion sur communautarisme et universalisme ? Il plaide personnellement pour la venue d’un "universalisme emergeant", c’est-a-dire un juste milieu entre les deux grands courants. Apres avoir les specificites de chacun de ceux-ci. En effet, contrairement a certains croyances, le communautarisme, tel qu’il le definit, n’est pas un repli sur soi, un fanatsime (pas plus que l’universalisme), ni meme une coryance irrationnelle en un essentialisme des racines (pas toujours et pas fondamentalement). C’est d’abord la communaute historique (qui peut etre ethnique ou religieuse ou de classe ou de genre ou de langue), qui passe avant la communaute universelle (l’espece humaine). C’est pourquoi, contrairement a une croyance tenace, le communautarisme n’est pas illegitime en soi. Il peut meme servir la cause universaliste. En retour, l’universalisme oublie presque toujours la specificite des revendications de chacun, et defendant le droit universel des "hommes", efface les particularites des situations. Souvent cela n’aide pas beaucoup a aider vraiment chacun, a concevoir et inclure les femmes, les noirs, etc., dans l’universel. Par contre, l’universalisme possede cet avantage d’unir, dans le mouvement, tous les etres humains, (on peut inclure la defense de la nature), et permet de creer un lien social autour d’interets communs.

    L’abstraction de l’universel permet ainsi de reunir pluisieurs particularismes, de surmonter la communaute historique, et de songer a une apartenance commune a tous (citoyen du monde).

    C’est le mariage des deux mouvements que Walzer denomine comme "universalisme emergeant".

    Cordialement

  • permalien Gepetto :
    10 juillet @11h17   « »

    A tous les détracteurs de Bachar Al-Assad balayez devant votre porte. Il n’existe aucun état démocratique au Moyen-Orient. Tous sont racistes et xénophobes d’une manière ou d’une autre. Merci à Monsieur Alain Gresh pour son interview. Il est vrai que s’il avait rencontré des colons chassés de Gush Katiff ses détracteurs lui tresseraient une couronne de laurier.

  • permalien Héléna :
    10 juillet @11h25   « »

    Au fait, M.Gresh oserez-vous interroger M.Sarkosy sur le scandale de Tricastin....Les émanations radioactives sont si élevées qu’elles ont disparus des discours publics...www.criirad.org (pour mieux s’informer) Ou M.Bush sur Guatanamo....Mais cà, cà ne choquerait pas....séléction démocratique ? C’est pas du terrorisme !!!

  • permalien Pierre ™ :
    10 juillet @11h47   « »

    @Asher

    merci de venir si gentiment souffler sur les braises, mais question n’était pas l’universalisme, mais les droits de l’homme.

    La question de l’universalité des droits de l’homme est vite résolu, si on arrive à répondre à ce paradoxe : des hommes peuvent-ils utiliser les droits de l’homme contre d’autres hommes?

    Il est évident qu’une réponse affirmative ne serait que le résultat d’un sophisme.

    Nul doute que contre les cloportes, les droits de l’homme feraient un excellent insecticide.

    Amicalement.

  • permalien Yann :
    10 juillet @12h52   « »
    Les musulmans (du monde) sous surveillance - suite

    The FBI’s plan to "profile" Muslims

    It’s unconstitutional, un-American — and it might hurt, rather than help, the FBI’s effort to stop real acts of terror.

    (Juan Cole, salon.com, 10/07/08)

    Sarko y travaille aussi... ça promet un monde (encore plus) fantastique... Effrayant !

  • permalien Yann :
    10 juillet @13h19   « »

    Assad à « L’Orient-Le Jour » : Nous n’avons pas l’intention de revenir militairement au Liban

    (Propos recueillis par Scarlett HADDAD, L’Orient-Le Jour, 10/07/08)

  • permalien K. :
    10 juillet @13h40   « »

    George Baghdadi, CBS :

    « Le monde sera très attentif ce week-end lors de la visite du Président Syrien Bashar al-Assad à Paris. La question sous-jacente : choisira-t-il finalement et publiquement son camp - l’Occident ou l’Iran? »

    Qui vivra verra.

  • permalien Asher :
    10 juillet @14h30   « »

    D’accord Vvolodia, la citation que j’ai faite ne meritait de toutes facons pas de l’etre, et a ete retiree par A. Gresh. Elle etait faite par Benjamin Yafet, mais a ete ensuite retiree, heureusement, et la-dessus nous sommes d’accord.

    Et vous ne meritez surement pas d’etre compare a Tsahal.

    Vous savez, comme gloire, il y a mieux tout de meme.

    Je remarque par ailleurs qu’il est tres difficile pour vous de lire des propos d’un suppose adversaire d’Israel, meme des propos assez calmes, argumentes et "normaux", venant d’un chef d’Etat.

    En fin de compte, comme le dit K., l’important est de savoir ce qui va se passer avec cette Union pour la Mediterrannee, et si la Syrie se rangera du cote d’Irael et de l’Union europeenne, ou continuera dans le camp iranien.

    Et ne pensez pas trop vite, que le camp belliciste se trouve du cote des iraniens et syriens. Vous savez tout de meme tres bien que ceux qui veulent la paix en Israel ne se trouvent pas dans le gouvernement actuel, ni dans celui de BUsh aux USA. Les choses sont plus compliquees, meme si cela est moins agreables de le reconnaitre.

    Je me felicite que grace a cette espace de A. Gresh, nous puissions echanger meme n’etant d’accord sur tres peu de choses. Cordialement

  • permalien Cartouche :
    10 juillet @14h36   « »

    Avant toute chose, je voudrais remercier Alain Gresh et le "Diplo" pour nous offrir un autre angle du vue sur les problèmes du monde !

    A la lecture des commentaires, on voit bien qu’on n’est pas ici dans la cour de la Maison Bouyghe... mais je suis étonnée (pour ne pas dire plus !) de certaines réactions qui se placent au niveau de l’invective !

    En tant qu’Européens, nous ne pouvons pas nous désintéresser de quelque pays du pourtour méditerranéen que ce soit - y compris la Syrie bien sûr !

    Mais aussi, nous devrions nous rappeler que la situation qui prévaut dans cette région a beaucoup à voir avec l’activisme des Européens depuis un bon siècle d’interventions coloniales, de découpages intempestifs (voir le non respect des engagements initialement pris vis à vis des Kurdes ou la séparation Syrie-Liban !), pour ne pas citer la sanglante colonisation de la Palestine par des Européens racistes pour "débarrasser" les bons "démocrates christianistes européens" de leur culpabilité vis à vis de certains de leurs concitoyens...

    Désormais, ce sont les états-uniens (car l’Amérique est un continent !!!) qui mènent le monde dans un maelstrom de violence littéralement "terroriste" (car comment qualifier autrement les bombardements sans cesse renouvelés de près de 30 pays depuis l’holocauste nucléaire de 1945 ?) - directement ou par leurs "vassaux" (singulièrement l’état zioniste - chargé des basses oeuvres jusqu’en Afrique et en Amérique latine !). Ce sont eux donc qui "décident" de qui est "bien" et qui est "mal" - dans leurs délires biblico-militaristes... et dont les communiqués nous sont serinés jusqu’à plus soif par nos "medias-voix de son maître"... Quant à ceux qui s’imaginent que nos "amis" états-uniens ne s’en prendront jamais à nos pays s’il leur en prend l’envie un de ces jours... qu’ils révisent leur histoire !

    Encore heureux qu’il reste quelques journalistes au Diplo, et merci à eux de titiller notre réflexion plutôt que nos préjugés !

  • permalien Asher :
    10 juillet @15h08   « »

    @ Pierre tm

    A votre question : "des hommes peuvent-ils utiliser les droits de l’homme contre d’autres hommes?"

    Je repondrais : qu’opposez-vous aux droits de l’homme comme valeur, idee, droit, principe, etc., pour que des hommes n’utilisent pas leur force ou leur pouvoir contre d’autres hommes ?

  • permalien K. :
    10 juillet @15h09   « »

    @ Asher

    Personnellement, je crois que la question du journaliste de CBS relève du voeu pieux.

    S’il est effectivement possible que la Syrie retire quelques oeufs du panier iranien, il me semble vraiment impossible qu’elle les retire tous pour les mettre entièrement dans le panier occidental, et encore moins israélien.

    Il faut bien garder à l’esprit que si le régime syrien est pragmatique il est tout sauf naif. Il lui faudra beaucoup plus que des paroles lénifiantes pour s’engager dans une voie extremement périlleuse pour lui. Assad est 100 fois plus roué que Sarko ! C’est dire !

    Par ailleurs il me semble qu’il a une longueur d’avance par rapport à certains sur ce que pourrait-etre le monde de demain, qui pourrait bien voir, comme le dit Daniel Levy, (un des israéliens les plus pragmatiques et les plus sages), « l’inévitable déclin de l’hégémonie américaine ... » et, comme le dit l’américain Richard N. Haass, l’installation d’un « monde sans pôle ».

    Amicalement

  • permalien Gouns :
    10 juillet @15h18   « »

    Merci à Alain Gresh pour cette rencontre avec Bachar al Assad. Elle est pleine d’enseignements. Que l’on aime ou que l’on aime pas le personnage d’Assad là question ne se pose pas. De toute façon sur l’échelle des inimitiés les dirigeants des Etats-Unis, France ou Israël me semblent 1 milliard de fois moins fréquentables que Bachar Assad pour leurs responsabilités historiques et actuelles dans ce grand désordre du Monde. La Syrie est une civilisation vieille de 6000 ans qui se déployait alors que les ancêtres des Français ou des Etats-uniens sans parler des Israéliens n’en étaient encore qu’à pousser des cris au fond de leurs forêts. Et on voudrait zapper celle ci ? Surtout quand on sait que les régime actuels en Syrie comme à Cuba sont directement le fruit des ingérences et intransigeances coloniales puis impérialistes depuis 1 siècle. Le changement en Syrie ne peut être que l’œuvre des Syriens eux mêmes. Or malheureusement que voit on ? les Etats-Unis ( ne plus jamais dire Américains pour Etats-Uniens svp ) s’empressent de manipuler les Frères musulmans de Syrie comme ils l’avaient fait en Irak avec le résultat que l’on sait de faire éclater le pays et comme ils l’ont fait partout. La France voudrait continuer à manipuler les Libanais entre eux comme elle le fait depuis les années 1860. Ils veulent poursuivre le diktat Sykes Picot de 1916 et la politique des Mandats sur la région. Est ce que l’on demande à un historien d’aimer ou de ne pas aimer le personnage historique dont il rapporte les propos ? Alain Gresh n’a pas hésité à parler des prisonniers politiques alors que je ne me souviens pas qu’un journaliste français ait jamais osé évoquer avec Shimon Péres ou Ehud Olmert lorsqu’ils sont venus en France, la situation précise des 12 000 prisonniers Palestiniens dont un très grand nombre d’enfants et de députés emprisonnés sans jugement ou encore de leur rappeler les massacres de Jenine, Cana 1997 et Cana 2006 , Gaza etc dont ils sont directement responsables.

  • permalien BENJAMIN YAFET :
    10 juillet @15h30   « »

    Il y a deux million de Kurdes en Syrie, qui n’ont ni le droit de posseder de terres, ni d’avoir un passeport ni de voyager meme a l’interieur. Les prisons sont pleins de prisonniers politiques, l’opposition est massacree. On vient d’assassiner 9 prisonniers la semaine derniere dans les prisons Syriens (PENDANT que Alain Gresh interviews nonchalammant leur assassin !). Le pere Assad faisait mieux : Il avait tue des centaines de prisonniers en riposte a un effort d’assassinat auquel il a malheureusement echappe. Il a ensuite rase la ville de HOMA en y tuant plus que 10,000 civils ! Le fils Assad est probablement responsable du meurtre de Rafik Hariri et de plusieurs d’autres Libanais qui veulent leur independance de l’occupation Syrienne qui persiste. Si le monde etait un peu juste, pere et fils Assad devraient etre juge pour des crimes contre l’humanite !

    Ce qui est vraiment choquant chez Alain Gresh, c’est le "deux poids, duex mesures" : Quand il s’agit d’Israel, il est virulent, venimeux. Meme une petite "pecadillo" d’Israel est amplifiee, analysee jusqu’a l’infini. Oh voila, Israel n’est donc pas parfait, achevons la ! Il se defend d’avoir publie un article critique de l’Arabie Saudite en 1995, mais il n’a aucun scrupule a flatter (et il flatte hypocritement et sans vergogne) le dictateur Assad qui a, comme son pere, du sang et beucoup de sang dans les mains ! Dois-je rappeler aussi, qu’Assad fait partie des Alawites (7% de la population) qui controlent la Syrie, tout comme Saddam Hussein (Sunni) controlait Irak. Oh, la partie d’Assad s’appelle BAATH aussi, pas mieux que le BAATH Irakien qui a rejoint le parti Nazi dans le tombe..

  • permalien K. :
    10 juillet @15h32   « »

    - « ...vendredi, le ministre syrien des Affaires étrangères a exclu toute rencontre entre le Premier ministre israélien Ehoud olmert et Bachar el-Assad, la jugeant prématurée. Olmert avait pourtant assuré la veille qu’Israël et la Syrie allaient devoir discuter "très bientôt en direct". »

    - Le ministre syrien des Affaires étrangères, hier à Damas :

    "Let me make it quite clear that if we arrive at direct negotiations with Israel for the complete and unconditional return of the Golan Heights — occupied by Israel since 1967 — to full Syrian sovereignty, we will never accept a peace process for ourselves at the expense of the Palestinian process,"

  • permalien Pierre ™ :
    10 juillet @15h35   « »

    @Asher,

    je le saurais, je ne le dirais pas ici, et je le monnayerais très très cher aux complexes militaro-industriels.

    - Mais je pense qu’opposer a la déclaration des droits de l’homme, une déclarations des devoirs de l’homme serait un bon début.

    Car si le droit s’exerce contre quelqu’un ou quelque chose, le devoir, s’exerce envers quelqu’un ou quelque chose.

    Les rappels à l’ordre de la nature semble orienté l’humanité dans la voie de la responsabilité.

    - Une autre possibilité a été découverte avec l’humanisme, c’est la connaissance, d’autrui. La rencontre d’A. Gresh avec Bachar El Assad, et la publication de cet entretien en sont la parfaite illustration.

  • permalien Asher :
    10 juillet @15h39   « »

    @ K.

    Merci de votre message. L’article de R. Haass est tres interessant. J’ai ete tres interesse par la partie ou il parle du Conseil de Securite de l’ONU, ainsi : Le multilatéralisme s’avérera crucial dans un monde non-polaire. Pour réussir, cependant, il devra être refondé pour inclure d’autres entités que les seules grandes puissances. Le Conseil de sécurité des nations unies et le G-8 doivent être recomposés pour refléter le monde actuel plutôt que la période post-1945, et il faudra envisager la participation des acteurs non-gouvernementaux dans les organisations et les procédures multilatérales.

    Ce que dit Daniel Levy est tout aussi interessant. Le declin de l’hegemonie americaine est en effet un theme recurant, qui en inquiete certains, et donne de l’espoir a d’autres. Il est evidemment interessant pour le debat de comprendre comment est percu ce "declin" americain (etats-unien,- cela change-t-il quelque chose, ce ne sont que des mots, non?), en Israel.

    Moi non plus je ne vois pas la Syrie se rallier a Israel. Comme vous dites c’est un voeu pieux de la part du journaliste de CBS.

    Avez-vous une idee de la portee de l’Union pour la Mediterrannee ? De ses strateges ? De ses relations avec Washington ?

    PAr ailleurs, que pensez-vous des voix toujours plus nombreuses qui en appellent de leurs voeux ou qui craignent une intervention israelo-americaine en Iran, comme le craint Seymour Hersh

    Je me demande parfois si les analyses geostategiques telles celles de S. Hersh ne font pas que relayer, pour le "public critique", les roulements de tambour en l’occurrence provenant de la Maison Blanche et de Tel Aviv.

    Enfin, pensez-vous qu’il puisse se passer quelque chose d’important avant l’election de novembre ?

    Amicalement

  • permalien Gouns :
    10 juillet @16h00   « »

    J’ai beaucoup de sympathie pour le peuple Kurde mais notre ami kurde devrait méditer ce qui s’est passé en Irak car le soutien des partis Kurdes locaux à l’agression des Etats-Unis puis à la destruction de ce pays puis la transformation du Kurdistan irakien en base d’attaque israélienne contre les Arabes notamment le nettoyage ethnique passé sous silence de 200 000 Arabes de Kirkouk et Mossoul par les autorités kurdes, les facilités que celles ci donnent actuellement à Israël dans la préparation d’une attaque contre l’Iran augurent mal de l’avenir des relations entre Kurdes et le reste de la région. Quand vous dites les "attaques vénimeuses de Gresh pour la moindre pécadille israélienne" cette petite pécadille comme vous dites c’est tout simplement de priver 6 millions de Palestiniens de leur pays depuis 60 ans sans espoir de retour, de continuer à coloniser ce qui reste de la Palestine et de massacrer les Palestiniens. C’est pas grand chose en effet. Que le peuple kurde syrien ne devienne pas l’instrument des impérialistes comme les PDKI et UPK irakiens le sont devenus car d’autres drames surviendront immanquablement pour eux dans 1 an ou dans 50. Quand les Etats unis ne seront plus là.

  • permalien K. :
    10 juillet @16h00   « »

    L’argument de la “différence de sensibilité” entre le régime syrien, “laique”, et le régime iranien, “islamiste”, avancé par certains pour convaincre de la fragilité de l’alliance irano-syrienne est des plus risibles à mon avis et pour plusieurs raisons.

    Je n’en avancerais qu’une : ça fait des dizaines d’années que les Saoud, obscurantistes, s’entendent comme larrons en foire avec les etats-uniens, “défenseurs de la civilisation”.

  • permalien Asher :
    10 juillet @16h10   « »

    Ces arguments sur la fragilite de la collaboration irano-syrienne releve de l’argument auto-valide. Rien ne vient corroborer ces arguments que les imprecations pour fragiliser ces forces d’opposition aux "Occidentaux" dans la region moyen-orientale.

    Le traavail de l’observateur, meme amateur, car il s’agit bien d’un travail a mon avis, consiste donc a rationnaliser les categories de jugement.

    Ce n’est guere tache aisee. Mais heureseusement, certains observateurs prfessionnels, y compris dans dans le camp occidental, ont interet a y voir clair, ne serait-ce que les "interets de leur nation", du type de Daniel Levy que vous citez, K.

  • permalien K. :
    10 juillet @17h08   « »

    L’interview de Scarlett Haddad dont Yann a donné le lien :

    Q : Vous êtes en train de dire que la Syrie pourrait signer un accord avec Israël sans attendre le volet palestinien ?

    R : Si Israël répond à nos revendications et restitue aux Syriens tous leurs droits, nous ne pouvons pas refuser de signer un accord

  • permalien Asher :
    10 juillet @17h23   « »

    Cela semble incroyable de lire cette declaration de Assad. Je ne crois pas les Israeliens assez prgamatiques et intelligents pour repondre aux revendications syriennes, quoique sait-on jamais ? Mais quelle main tendue en volte-face syrienne ce serait !

  • permalien BENJAMIN YAFET :
    10 juillet @18h17   « »

    A "Gouns" :

    Merci de ton attention. Ou etait-tu pendant l’operation "ANFAL" ou Saddam a gase les Kurdes de l’air, un veritable Auschwitz a l’air ouvert ? Ou etait-tu quand Saddam a conduit plusieurs guerres d’extermination contre ses propres Kurdes et Shiites ? Ou etait tu pendant que Saddam a confisque des maisons et terrains appartenant a des Kurdes pour les donner, gratuitement, a des Arabes Sunnis ? Ne serait-tu par chance un agent de l’imperialisme genocidaire Arabe, qui ne reconnait aucun minorite au Moyen-Orient (y inclus les Israeliens et les Kurdes ) ?

    Moi je suis fier que l’Amerique a donne aux Kurdes un commencement vers l’independance et a debarrasse le monde et les Irakis de Saddam !

    BENJAMIN (LE SIONISTE KURDE ET FIER DE L’ETRE)

  • permalien iS :
    10 juillet @18h52   « »

    Merci, BENJAMIN YAFET, pour ce merveilleux moment de poésie.

    Voici une nouvelle qui j’en suis sûr, vous inspirera de nouvelles odes rafraichissantes :

    La Turquie cherche le soutien de l’Irak face au PKK

  • permalien omar :
    10 juillet @19h37   « »

    Merci M. Gresh pour cet entretien subtil, intelligent et qui prend en considération toute la complexité des problématiques politiques et géostratégiques de cette région. Malgré toute la curiosité que j’ai envers le régime syrien, j’ai apris certaines choses -avec cet entretien- sur le jeune -et brillant- président M. Bachar Al Assad. Son discours est cohérent et la manière dont M. Gresh a structuré ce texte, parsemé de déclarations du président, renseigne sur la profondeur de ce travail journalistique. Quant à ceux (pro-israéliens ou pas) qui scribouillent sur le soi-disant autoritarisme du préseident, tout en défendant l’Amérique de Bush et Israel de Sharon, ils sont malheureusement trop mal placés car ces deux Etats, non seulement torturent dans leurs bagnes, mais ils pratiquent un terrorisme d’Etat quasi-quotidien (que ce soit en Palestine ou en Ir