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Afghanistan, « la bonne guerre »

dimanche 20 juillet 2008, par Alain Gresh

Samedi 19 juillet, M. Hervé Morin, le ministre français de la défense, et M. Barack Obama, qui devrait devenir le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine de novembre, se sont retrouvés en Afghanistan, pour une « visite surprise ». Ils ne se rencontreront sans doute pas, mais cette coïncidence mérite réflexion.

Depuis plusieurs mois, on entend un nouveau discours selon lequel la guerre d’Irak aurait détourné l’Occident du combat principal, celui de la lutte contre le terrorisme et Al-Qaida, lutte dont le front principal est en Afghanistan.

Dans une tribune du New York Times, reprise dans l’International Herald Tribune du 14 juillet, « Barack Obama : It’s time to begin a troop pullout », le candidat démocrate écrit :

« Terminer la guerre (en Irak) est essentiel pour atteindre nos objectifs stratégiques plus larges, en premier lieu l’Afghanistan et le Pakistan, où l’on assiste à un réveil des talibans et où Al-Qaida dispose de bases sûres (safe heaven). L’Irak n’est pas le front central de la guerre contre le terrorisme et ne l’a jamais été. Comme l’a relevé le président du comité des chefs d’état-major de l’armée américaine, l’amiral Mike Mullan, nous n’aurons pas les moyens suffisants pour finir le travail en Afghanistan tant que nous n’aurons pas réduit nos engagements en Irak. »

« Comme président, je mettrai en œuvre une autre stratégie et commencerai par fournir au moins deux brigades supplémentaires de combat pour appuyer nos efforts en Afghanistan. Nous avons besoin de plus de troupes, de plus d’hélicoptères, d’une meilleure collecte de l’information et de plus d’aide non militaire pour remplir notre mission là-bas. Je ne rendrai pas notre armée, nos ressources et notre politique étrangère otages d’une volonté erronée de maintenir des bases permanentes en Irak. »

Un éditorial publié par l’International Herald Tribune rend hommage le 19 juillet aux positions défendues par le sénateur Obama, sous le titre : « Talking sense on the wars in Iraq and Afghanistan ».

« Obama a affirmé qu’il retirerait toutes les troupes combattantes américaines d’ici 2010, déplacerait au moins 10 000 hommes supplémentaires vers l’Afghanistan, et les utiliserait comme moyen de pression pour persuader les alliés de l’OTAN d’accroître eux aussi leur engagement ; qu’il enverrait plus d’aide non militaire à l’Afghanistan et construirait un partenariat plus solide entre l’Afghanistan, le Pakistan et l’OTAN sur les frontières (pakistano-afghanes) non soumises à la loi. Il a aussi promis 2 milliards de dollars supplémentaires dans le cadre d’un nouvel effort international pour traiter le problème des 4 millions de réfugiés irakiens – une crise que l’administration Bush a ignorée avec inconscience. »

« Nous avons été encouragés par l’aval donné par Obama à la proposition des dirigeants du comité des relations étrangères du Sénat de tripler l’aide non militaire au Pakistan pour la porter à 7,5 milliards de dollars en cinq ans. Les Etats-Unis doivent investir plus dans le renforcement de la démocratie pakistanaise. »

(...)

« Plus les Etats-Unis insistent sur le fait qu’il n’envisagent même pas un retrait, moins les Irakiens sont encouragés à régler leurs différends politiques. Les dirigeants irakiens ont demandé un calendrier de retrait et le prochain président des Etats-Unis doit les prendre au mot. Et les candidats (à l’élection présidentielle américaine) doivent se prononcer sur cet objectif et répondre aux menaces réelles en Afghanistan et au Pakistan. »

« Hervé Morin en visite surprise à Kaboul », selon le site de France 24. Il venait se rendre compte du déploiement des troupes françaises supplémentaires, déploiement qui devrait être achevé fin août. « Le contingent français en Afghanistan compte actuellement quelque 2 000 soldats, dont près d’un millier à Kaboul. Près de 170 militaires servent également à Kandahar (sud), où sont stationnés trois Super-Etendards et trois Mirage 2000D qui apportent un soutien aérien. »

Le ministre a notamment déclaré : « “Il n’y a pas d’autre choix” que la présence militaire internationale. “Partir serait une idée folle, il ne faut pas oublier ce qu’était le régime des talibans, un joug abominable”, a ajouté M. Morin. »

Le déploiement de troupes françaises supplémentaires avait été annoncé par Nicolas Sarkozy au sommet de l’OTAN en avril dernier.

Hervé Morin s’est rendu samedi dans la base avancée de Nijrab, au nord-est de Kaboul, qui accueille l’essentiel des renforts français en cours de deploiement dans le pays.

« Hervé Morin rencontre les renforts déployés dans l’est de l’Afghanistan » :

« “A travers votre mission en Afghanistan, c’est une partie de notre sécurité qui se joue, une partie de la stabilité du monde, de la lutte contre le terrorisme et le narco-trafic”, a-t-il déclaré aux militaires français. »

Ainsi donc, la sécurité du monde occidental se jouerait en Afghanistan. C’est le discours qu’a tenu, à plusieurs reprises, le président Nicolas Sarkozy et que j’ai reproduit dans mon article « Enquête sur le virage de la diplomatie française » (Le Monde diplomatique, juillet 2008).

Le 20 juillet, Yahoo reproduisait cette dépêche de Reuters : « L’Isaf admet avoir tué accidentellement quatre civils afghans ».

« Les forces internationales de l’Isaf, commandées par l’Otan, ont tué accidentellement quatre civils afghans au cours de la nuit de samedi à dimanche, lors d’une attaque au mortier, a annoncé l’alliance. Selon les autorités afghanes, plus de 60 civils afghans ont péri ce mois-ci dans l’est du pays lors de frappes aériennes de la coalition internationale, et parmi eux se trouvaient nombre de femmes et d’enfants. »

On évoquera évidemment une bavure. En oubliant que ces « bavures » sont dans la logique des guerres coloniales, comme je le rappelais dans un envoi du 3 juin 2007, « Afghanistan, Irak : quand la mort vient du ciel ».

Gafsa, Tunisie Retour à la table des matières

Dans Le Monde daté du 19 juillet, Florence Beaugé publie un article intitulé « Le président Ben Ali annonce un plan en faveur de la région de Gafsa ».

« Dans un discours, M. Ben Ali a dénoncé “les irrégularités commises par les responsables de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG)” lors d’un concours d’embauche “ayant suscité la désillusion et la déception des jeunes concernés”. Le chef de l’Etat faisait allusion aux manifestations qui ont suivi l’affichage, le 5 janvier, des résultats de ce concours suspecté d’avoir bénéficié aux notables locaux ou aux proches du parti au pouvoir. Plus de 1 000 candidats avaient brigué les quelques 80 postes proposés. »

Mais il est peu probable que les mesures annoncées par M. Ben Ali aient les effets escomptés et ramènent le calme à Gafsa, qui a connu six mois d’une véritable révolte populaire. Lire « Révolte du peuple des mines » (aperçu), par Karine Gantin et Omeyya Seddik, dans Le Monde diplomatique de juillet (en kiosques).

Palestine, motion proposée au Congrès du PS Retour à la table des matières

Sous le titre « Palestine, l’exigence du courage politique », une motion a été présentée dans le cadre de la préparation du Congrès du Parti socialiste qui doit se tenir au mois de novembre à Reims.

Présentation du texte par ses signataires : « Plus que toutes les autres questions internationales, la question du conflit israélo-palestinien nous interpelle profondément. Soixante ans après la partition de la Palestine, décidée par l’ONU, qui a conduit à la création de l’Etat d’Israël, l’Etat palestinien n’a toujours pas vu le jour. Membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, pays des Droits de l’Homme s’étant montré capable à certaines époques de faire entendre une voix indépendante, la France peut influer sur le cours de l’Histoire. C’est toute une conception de la justice internationale qui est en cause, et qui est en train de céder la place au fait accompli et à la loi du plus fort. Sur ce sujet essentiel pour l’avenir du monde, nous attendons du Parti Socialiste... »

Parmi les propositions :

Dans l’immédiat, nous attendons de l’Union Européenne :
— qu’elle refuse toute nouvelle installation de colons ;
— qu’elle exige la levée du blocus de la Bande de Gaza ;
— qu’elle exige la mise en œuvre immédiate de l’accord de 2005 sur la circulation ;
— qu’elle œuvre à la libération des prisonniers politiques ;
— qu’elle contribue à l’organisation d’une conférence internationale, pour le règlement du conflit, sur le fondement des résolutions de l’ONU.

« L’Union Européenne doit rappeler fermement à Israël que les relations privilégiées permises par les accords d’association sont conditionnées au respect du droit international. Mais il faudrait qu’elle ait le courage politique d’appliquer ses propres décisions. En tout état de cause, les négociations sur l’accord de rehaussement des relations Israël-UE doivent être suspendues tant qu’Israël ne respecte pas ses propres engagements, et que les bases d’un règlement pacifique et mutuellement accepté du conflit ne sont pas concrètement mises en œuvre. »

« On ne peut pas dissocier la relation UE-Israël des exigences minimales de respect des normes internationales pour la résolution du conflit. »

180 commentaires sur « Afghanistan, “la bonne guerre” »

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 juillet @15h33   »

    A propos de la guerre en Afghanistan

    A la différence de la guerre d’Irak, cette guerre est souvent présentée comme « normale », y compris par des gens qui, par ailleurs, sont contre la guerre d’Irak. Normale pourquoi ? Parce que les Etats-Unis n’auraient fait que riposter légitimement à « l’agression » du 11 septembre 2001, perpétré par Al Qaida, organisation abritée par les talibans afghans. Mais cette guerre aurait-elle eu lieu si un autre pays avait été attaqué ? Par exemple la France ? Ou la Suisse ? Ou Malte ? Ou l’Egypte ? Ou l’Inde ? Ces pays auraient-ils eu les moyens de porter la riposte en Asie centrale ? Et, s’ils n’en avaient pas eu les moyens, les aurait-on aidés ? Ou, pour parler plus clairement, si la Chine (exemple pris au hasard…) avait été attaquée, les Occidentaux lui auraient-ils permis de s’implanter en Afghanistan ? Allons plus loin : supposons que, dans un avenir plus ou moins proche, la Chine prennent le relais des Etats-Unis dans la domination du monde. Imaginons que des conjurés complotent contre elle depuis l’Autriche. Et imaginons que, pour riposter, la Chine envoie des porte-avions en Adriatique et en Baltique, installe des bases aériennes à Vienne, Graz, Linz, Bregenz, Innsbruck, Salzbourg, Villach, etc., et que, tous les jours, elle bombarde sans merci le Burgenland, le Weinviertel, le Montafon, le Kleinwalsertal… Comment les Européens verraient-ils la chose ? La considéreraient-ils comme… « normale » ?

    Par ailleurs, en Afghanistan, je me demande comment les Américains peuvent imaginer gagner. Le pays n’a aucun accès à la mer, il est pour l’essentiel couvert de montagnes, n’a presque pas de routes (et médiocres), est très peu urbanisé (contrairement à l’Irak), et entouré de pays dont la sympathie pour les Etats-Unis est plus que douteuse. Presque tous les avantages qu’une armée hyper mécanisée tire de sa supériorité technologique sont éliminés. Par son aspect géographique et par la psychologie des résistants, la situation des Américains en Afghanistan rappelle tout à fait celle de Napoléon en Espagne lors de la guerre de 1808-1814. Après être entrée en Espagne comme dans du beurre, la Grande Armée s’y est épuisée dans une guérilla féroce… La France (pas plus qu’aucun pays européen) n’a rien à faire là-bas !

  • permalien Pierre ™ :
    20 juillet @15h52   « »

    Que ce soit pour Obama aux USA ou pour le PS en France, il ne faut pas perdre de vue que tous leurs discours actuels sont des appâts pour les votants.

    Dans le cas d’Obama, il n’y a pas si longtemps, il pêchait du côté Républicain des Démocrates avec des cafouillages quant à ses "annonces tests". Il est certain que l’option qui sera celle du candidat, sera celle qui lui apportera le plus de voix. C’est donc maintenant aux instituts de sondage de se prononcer.

    Le PS français, quant à lui, essaye de retrouver son électorat, en déshérence depuis le NON au projet de constitution. Une petite amorce du côté de la Palestine permet de voir s’il y a encore du fretin à ramener sur la galère de ce côté.

  • permalien Sardon :
    20 juillet @17h05   « »

    @ "Ph. Arnaud"

    Vous dites que l’Afghanistan "est entouré de pays dont la sympathie pour les Etats-Unis est plus que douteuse", et vous vous étonnez pourquoi les Etats-Unis (et leurs caniches habituels) y sont. En fait, c’est précisément parce que l’Afghanistan est entouré de pays qui sont au mieux tièdes envers les Etats-Unis (Pakistan, Asie Cantrale), voire qui leur sont hostiles (Iran), que les Etats-Unis ont décidé de s’y installer : dans le double but d’intimider ceux qui leur sont hostiles (Iran, Russie), et de surveiller ceux qui ne leur sont acquis qu’au niveau de leurs gouvernements et pas de leurs populations (Pakistan, "istans" d’Asie Centrale). Quand vous êtes le policier (autoproclamé) du monde, il est logique d’installer votre commissariat dans les quartiers où votre autorité est la plus remise en question : à part pour essayer d’attraper les voleurs de tableaux de maîtres, quelle est l’utilité d’installer un commissariat à Neuilly-sur-Seine ou dans le 16ème arrondissement de Paris ?

    La présence des Etats-Unis en Afghanistan est, de leur point de vue, parfaitement logique et rationnelle : on n’impose par la force son autorité qu’à ceux qui la refusent les armes à la main. Quand à l’Irak, il ne sert plus à rien d’y rester maintenant que la partie est définitivement perdue (cf. le Vietnam). L’Empire sera en de bonnes mains si Barak Obama devient président (ce dont je doute personnellement, mais je peux me tromper).

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 juillet @17h52   « »

    @ Sardon

    Je vous remercie de votre long message. En fait, je n’ai aucune illusion sur la raison de la présence des Etats-Unis en Afghanistan. Ce que j’ai essayé de faire, c’est de trouver un argu-ment (un petit truc rhétorique) pour essayer de faire comprendre aux américanolâtres – mais est-ce possible ? –la fausseté de leurs arguments…

    Cela dit, je pense que, pour les Américains, l’Afghanistan c’est tout aussi fichu que l’Irak. Tout ce qu’ils savent faire, c’est de l’appui feu par avion ou par hélicoptère (aéronefs sans lesquels ils seraient perdus). Mais cela ne sert pas à grand-chose et je crois toujours autant d’actualité le précepte de Napoléon : en amour comme à la guerre, pour vaincre il faut se voir dans le blanc des yeux…

    Cordialement.

  • permalien K. :
    20 juillet @22h32   « »

    Revue du récent livre de la journaliste du New Yorker Jane Mayer, THE DARK SIDE, par Andrew J. Bacevich dans le WAPO :

    Dans "The Dark Side", Jane Mayer, une rédactrice du New Yorker, documente certaines des pires allégations d’actes répréhensibles imputés à l’administration Bush. Sa réussite réside moins dans l’apport de nouvelles révélations que dans le tissage en un récit cohérent d’une histoire révélée ailleurs par bouts et morceaux.

    ...Ce sont des faits, que Mayer développent en détail de façon persuasive, citant le témoignage non pas de libéraux comme Noam Chomsky ou Keith Olbermann, mais d’officiers militaires, de professionnels du renseignement, des piliers du système (..) des conservateurs jusqu’au bout des ongles promus par Bush mais qui ont résisté à la conspiration existant au sein de l’administration.

    Par-dessus tout, l’histoire que raconte Mayer est celle de la peur et de son exploitation.

    ..la réponse évoquée par le 9/11 ressemble un peu à du déjà vu (Après Pearl Harbor, isolement de quelques 110000 Américains japonais dans des camps d’internement ; les angoisses d’une nouvelle menace communiste avaient donné lieu au maccarthysme) : la peur des Américains, plus inquiets pour leur propre sécurité que des libertés civiques des autres, a permis à de hauts fonctionnaires du gouvernement d’exploiter un climat de peur.

    Bien que Mayer n’insiste pas sur ce contexte historique, son témoignage suggère implicitement que la période actuelle diffère des précédentes sur au moins un aspect crucial. Tandis que les écarts par rapport à la règle du droit étaient des éclipses, très graves certes, dans la pratique démocratique, les abus orchestrés au sein de l’administration Bush suggèrent que la démocratie elle-même est en passe de devenir une sorte de simulacre.

    ..

  • permalien Yann :
    20 juillet @22h50   « »
    Vieux proverbe porc : Ne faites pas aux truies ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse. (Coluche)

    @ Pierre,

    Vous écrivez : "Edgar Morin est considéré comme un antisémite par de nombreux spécialistes de la question."

    Spécialistes ?

    Edgar Morin a été, selon l’article du Diplo que vous citez,

    "traînés devant les tribunaux par Avocats sans frontières, représenté par Me Gilles William Goldnadel, et par l’association France-Israël, dont le même est vice-président".

    (...)

    "Me Goldnadel et ses amis se sont fait une spécialité d’attaquer en justice ceux qu’ils soupçonnent d’antisémitisme, à savoir ceux dont ils désapprouvent l’interprétation du conflit israélo-palestinien."

    @ Sardon,

    Je ne fais pas partie des "supporters d’Israël" et pense que l’antisémitisme - la haine des Juifs - et le racisme en général - la haine de l’Autre - doit être combattu.

  • permalien Pierre ™ :
    20 juillet @23h05   « »

    Sachez cher Yann que les sycophantes de l’antisémitisme sont toujours des spécialistes (ça aussi c’est du cynisme). La preuve, ce sont toujours les mêmes.

    C’est gentil d’avoir déplacer le recentrage sur l’antisémitisme de Bolton à l’ Afghanistan (en douce).

  • permalien Yann :
    20 juillet @23h08   « »

    Pardon pour la faute d’accord : ils doivent être combattus.

  • permalien Pierre ™ :
    20 juillet @23h22   « »

    OK !

    C’est gentil d’avoir déplaceré

  • permalien Yann :
    20 juillet @23h26   « »

    Cher Pierre,

    D’accord avec vous : Bolton est raciste.

    Inner Peace for Global Peace, comme dit le Dalai Lama.

  • permalien
    21 juillet @01h52   « »
    Réengagement holistique

    Helena Cobban nous réengage (in Talking of Afganistan, Just World News, 19/07/08) :

    "Bring the US and NATO troops home. Let their skills be put to good use rebuilding our own countries."

  • permalien Melik :
    21 juillet @01h58   « »

    Quelques questions de bonne guerre que certains ministres de la défense devraient prestement se poser avant d’envoyer des jeunots français commettre eux-aussi des bavures (enfin moi j’appelle ca des crimes) voire se faire tuer :

    Depuis quand les "talibans" sont-ils al-Qa`idah®™ © Ibn Ladîn/Az-Zawâhirî Associates International ? Combien d’afghans ont commis d’attentats en Occident avant l’invasion de leur pays par la coalition ? Aucun ? Et après ? Aucun aussi ?

    Et donc en quoi l’Afghanistan serait un point central de la guerre contre le terrorisme ? Ah oui y’a l’Iran pas loin ? Mais al-Qa`idah est surtout concentré en Irak et pas vraiment pro-shi`ite pour ainsi dire, et d’ailleurs c’est pas contradictoire avec le retrait ?

    Comment ? Les américains n’y étaient pas allé pour ça à la base ...enfin si, mais non parcequ’en fait y’avait pas al-Qa`idah là bas donc...mais depuis l’invasion ils y sont. Alors pourquoi le retrait d’Irak pour se concentrer en Afghanistan si le "terrorisme international" est depuis concentré en Irak ?

    Ca va en faire du monde pour protéger le pipeline d’Asie-Centrale et son président de Kaboul.

  • permalien Yann :
    21 juillet @02h57   « »

    Pardon, je me recentre.

    Juan Cole, Informed Comment, 20/07/08 :

    "OSC : Afghan Observers Sceptical of Senator Obama’s Plan To Send More Troops

    The USG Open Source Center translates a report in Dari Persian on a parliamentarian and two close observers from Afghanistan who entertain the severest doubts about Barack Obama’s plan to send more US troops to Afghanistan.

    Afghan Observers Sceptical of Senator Obama’s Plan To Send More Troops Voice of the Islamic Republic of Iran External Service Saturday, July 19, 2008 Document Type : OSC Translated Text

    (...)

    According to a report (source indistinct) from Kabul, Afghan MP Kabir Ranjbar asserted on Friday that increasing the number of US and other foreign servicemen would not help Afghanistan at all. Wahid Mozhda, another Afghan political observer, has also warned that the Obama’s plan to deploy up to 10,000 additional troops will worsen the situation in Afghanistan. This Afghan observer states according to this plan, the US is trying to resolve the problem through military measures, which is obviously not an effective strategy.

    In addition, Mr Fahim Dashti, a journalist and observer, has said that the US government officials have decided to increase troops in Afghanistan, at a time when they have failed to defeat remnants of the Taliban and Al-Qa’ida in this country. Fahim Dashti says sending additional US and other foreign troops to Afghanistan will cause more problems in the long term, because it may antagonize the people’s anti-American feelings. The Afghan analyst accentuated that countries like the USA should organize and equip the Afghan native forces, including the national army and police, as soon as possible if they really want to put an end to insecurity in Afghanistan.

    (Description of Source : Mashhad Voice of the Islamic Republic of Iran External Service in Dari — Iranian government-run radio)"

  • permalien Pierre ™ :
    21 juillet @06h20   « »
    Afghanistan, « la bonne guerre »... et de bien belles images...

    « Dans son article dans le The New York Times, le sénateur de l’Illinois (...) M. Obama a noté que l’actuelle stratégie américaine "n’est pas une stratégie pour réussir — c’est une stratégie pour rester et qui va à l’encontre de la volonté du peuple irakien, du peuple américain et des intérêts de sécurité des Etats-Unis. C’est pourquoi, une fois en poste, je donnerai aux militaires une nouvelle mission : mettre fin à cette guerre".  »

    Lors d’un sondage mené par Washington Post/ABC News, 48% des Américains interrogés pensaient que M. Obama pourrait être un bon commandant en chef, contre 72% en faveur de M. McCain.

    « Le jour où je serai élu, non seulement notre pays se verra différemment, mais le monde regardera autrement l’Amérique », répète Barack Obama. La tournée du sénateur de l’Illinois, en Irak, en Afghanistan, en Israël et en Europe - sa première en tant que candidat à la présidence - a, dans cette perspective, une double vocation. Externe : réhabiliter l’image des États-Unis après presque huit ans de « bushisme ». Et interne : Obama doit renforcer son statut de présidentiable capable de dialoguer avec fermeté avec les chefs d’État de la planète. »

  • permalien Pierre ™ :
    21 juillet @09h51   « »

    La tentation néo-impériale des Etats-Unis d’Amérique (1/2) - (2/2) L’exemple par le Moyen-Orient

    Par Willy Beauvallet

    (...)

    Les choix stratégiques américains sont donc le produit d’équilibres très fragiles à la tête de l’Etat américain dont rien ne dit qu’ils seront durables, surtout dans un contexte de mise en échec des armées coalisées en Irak ou en Afghanistan. De fait, les oppositions internes à l’appareil d’Etat sont réelles, virulentes et visibles. Elles émanent aussi bien d’une partie de l’opposition parlementaire, des intellectuels, chercheurs et universitaires, que de l’appareil sécuritaire (en particulier de la CIA) et d’une partie de l’armée désormais confrontée à un échec dont elle refusera probablement d’assumer la responsabilité.
    (...)
    La situation au Moyen-Orient parait aujourd’hui très instable, rendant toute anticipation de l’avenir très incertaine. Aux vues des luttes existantes au sein même de l’appareil sécuritaire d’Etat américain, il est très difficile d’anticiper les comportements futurs de la superpuissance à l’égard de l’Iran et de la Syrie ou même de la Palestine et du Liban. Ce qui est certain en revanche, c’est que les équilibres locaux ont été profondément transformés.

    Or, il n’est pas sûr - et c’est ce qui fondait la crainte des réalistes - que cette réorganisation des rapports de force se fasse dans l’intérêt de ceux qui l’on provoqué. Tout indique ainsi qu’il apparait bien peu conforme aux intérêts à long terme de la puissance moyenne que constitue l’Union européenne de s’aligner ainsi sur les perspectives géopolitiques américaines et d’abandonner ce faisant la construction de sa propre perspective stratégique et diplomatique, laquelle devrait, à l’inverse de la perspective néoconservatrice, réaffirmer la primauté du droit international issu de la seconde guerre mondiale et du processus de décolonisation.

  • permalien nerioche :
    21 juillet @10h33   « »
    Sur la motion du PS

    Merci de nous donner des nouvelles sur le futur de cette motion. Moi, si je devais parier sur son avenir, j’hésiterais...

  • permalien K. :
    21 juillet @11h01   « »

    Obama [en Afghanistan] a reconnu la perception qui existe aux Etats-Unis States concernant un manque d’expérience de sa part dans les questions internationales. Mais il a dit que cette perception était infondée- et que ni les experts ni les troupes ne la partageaient.

    Apparemment le chef des dites troupes, qui s’exprimait hier sur "Fox News Sunday", lui, partage cette perception :

    L’Amiral Mullen s’est exprimé contre le plan de retrait d’Irak du Sen. Barack Obama, dont « les conséquences seraient très dangereuses ».

  • permalien K. :
    21 juillet @11h41   « »

    Tout commence par une interview de Maliki par Der Spiegel.

    La Maison-Blanche a confirmé aujourd’hui [hier] que des responsables de l’ambassade américaine à Bagdad avaient contacté le bureau de Nouri al-Maliki pour exprimer leur inquiétude et réclamer une « clarification » publique des propos favorables du premier ministre irakien sur le plan de Barack Obama pour son pays. Un porte-parole du gouvernement irakien s’est plié à la demande des Américains en affirmant que le magazine allemand Der Spiegel avait mal compris la déclaration de Maliki.

    Der Spiegel maintient pour sa part sa version des faits.

    Et le NYT donne raison au Der Spiegel :

    « .. in an audio recording of Mr. Maliki’s interview that Der Spiegel provided to The New York Times, Mr. Maliki seemed to state a clear affinity for Mr. Obama’s position, bringing it up on his own in an answer to a general question on troop presence. »

    Le Nouvel Obs, parmi tant d’autres (AFP, Reuters..) en reste pourtant aux manipulations de la Maison Blanche.

  • permalien Pierre ™ :
    21 juillet @12h04   « »

    Tout est bon pour envoyer les messages subliminaux aux électeurs. Ce jeu entre Maliki, Obama et Washington, fait penser à Autopsie d’un Meurtre de Preminger, quand Ben Gazzara demande à son avocat (James Stewart) :
    - Comment force-t-on un jury à oublier ce qu’il a entendu ?

    Ce à quoi James Stewart répond :
    - on ne le force pas justement.

  • permalien Zulfikar :
    21 juillet @12h35   « »

    Bonjour à tous,

    Sur l’Irak,

    Le Washington Post, dans son édition du 20 juillet 2008, rapporte que les efforts entre l’administration Bush et les dirigeants irakiens pour conclure le fameux accord autorisant les troupes américaines à rester en Irak indéfiniment est maintenant abandonné.

    Le quotidien américain rapporte que, dorénavant, les deux parties cherchent à s’entendre sur un document qui garantirait aux américains la possibilité de conduire de simples opérations militaires après l’expiration du mandat des Nations-Unies à la fin de l’année courante.

    En fait, si Maliki veut un calendrier de retrait des troupes US, c’est parce que les Chiites irakiens ne peuvent pas espérer finir la "dé-bathfication" de l’Irak et garder le contrôle du pouvoir si les troupes US restent trop longtemps.

    La présence américaine en Irak pose un problème dans la mesure où elle encourage la guerilla sunnite à se mobiliser.Les Irakiens sunnites ont été les grands perdants de l’invasion américaine.

    De plus, comme le souligne le site Uruknet,une présence américaine prolongée forcerait l’administration américaine à faire des concessions aux Sunnites qui, historiquement, ont toujours été hostiles à l’Iran ; ce que les Chiites irakiens qui sont au pouvoir ne veulent surtout pas.

    A très bientôt.

  • permalien habsb :
    21 juillet @12h48   « »

    Ph ARNAUD

    Dans votre surrealiste projection des armees chinoises en Montafon, vous avez peut-etre oublie le role de l’ONU. Antidemocratique et obsolete, cet organisme est la seule alternative a la conflagration mondiale finale. Or, elle a statue clairement les limites de la mission OTAN en Afganistan, limites respectees par les US, contrairement aux guerres en Yugoslavie et Iraq, certainement plus neocolonialistes. Si l’ONU devait un jour etablir que les terroristes tyroliens meritent une dure correction, serait-ce a considerer pas normal ?

    Mais pourquoi imaginer dans l’avenir ce qui arrive deja aujourd’hui juillet 2008 ? Les armees chinoises n’ont elles pas envahi, installe des chars et des centaines de milliers de soldats dans le pays independant (selon la Commission Juridique International de Geneve) du Tibet ? Les armees russes n’ont elles pas envahi, detruit et bombarde le pays indenpendant (depuis 1991) de la Tchechenie ? Et qu’est-ce qu’ils font, des centaines de milliers de soldats russes dans la region georgienne de l’Abkhazie ? Il s’agit la` de guerres imperialistes, que l’ONU n’a jamais autorisees, et qui ne font ecrire meme pas une ligne par les attentifs juges de la legalite internationale d’un Monde Diplomatique de plus en plus anti-Washington

  • permalien Pierre ™ :
    21 juillet @12h51   « »

    "La victoire de l’OTAN en Afghanistan est impossible"

    L’avis d’un spécialiste (Gérard Chaliand) Le Monde.fr

    Non. La victoire est impossible en Afghanistan. Avec les renforts annoncés, il y aura environ 80 000 soldats de l’OTAN sur place. Cela ne permet pas de contrôler le terrain. Nous sommes dans une impasse militaire. Dans ce pays, grand comme une fois et quart la France avec un relief incomparablement plus difficile, il aurait fallu envoyer davantage d’hommes et surtout contribuer activement à améliorer les conditions économiques dans les campagnes.
  • permalien Pierre ™ :
    21 juillet @13h22   « »
    Le feuilleton de l’été

    "caméra cachée" B’Tselem continue :

    dernier épisode
  • permalien habsb :
    21 juillet @13h38   « »

    Est-ce un autre faux, comme le coup monte de l’enfant tue ?

  • permalien Jeff :
    21 juillet @13h53   « »
    Afghanistan, « la bonne guerre »

    Il me semble utile ici de reposter le message de Asher daté du 20 juillet @19h41 :

    Des militants anti-apartheid juifs sud-africains "choqués" par leur visite en Cisjordanie occupée

    LeMonde.fr, Editions abonnes, 19/07/08

    Ce qui a frappé ces vétérans de la lutte anti-apartheid est le poids de l’occupation, l’importance des restrictions et la volonté d’établir une séparation complète. "La présence de l’armée partout, ces files d’attente aux check-points, ces raids de soldats sont pour moi pire que l’apartheid. Cela ne fait aucun doute. C’est plus pernicieux, plus sophistiqué grâce aux ordinateurs, qui n’existaient pas à l’époque. Ce sont des méthodes déshumanisantes", insiste le juge Dennis Davis. Ce n’est pas son premier voyage et il trouve la situation "plus sombre qu’elle n’a jamais été". "J’ai l’impression que nous sommes en 1965 en Afrique du Sud, lorsque la répression s’est intensifiée après la condamnation de Nelson Mandela. Il a passé vingt-sept ans en prison. A Naplouse, Saïd Al-Atabeh (membre du Front populaire de libération de la Palestine, condamné à perpétuité pour des attentats perpétrés en 1977 et qui avaient fait un mort et des blessés) est incarcéré depuis trente et un ans. [...]

    "Le bout du tunnel est plus noir que noir", renchérit Mondli Makhanya, rédacteur en chef du Sunday Times, l’hebdomadaire dominical le plus populaire d’Afrique du Sud, avant d’ajouter : "Nous, nous savions qu’un jour, cela allait se terminer, que les lois de l’apartheid allaient disparaître. Ici, ce n’est pas codifié, c’est l’occupation qui fait que le Palestinien est un être de seconde zone."

    Le terme d’"apartheid", considéré comme un outrage en Israël, est utilisé avec précaution par ces hommes et ces femmes qui se souviennent qu’il n’y a pas si longtemps, ils étaient encore qualifiés de "terroristes" par le gouvernement blanc sud-africain, rappelle Barbara Hogan.[...] "Mais, ajoute-t-il, lorsque vous voyez ce chapelet de colonies sur la route de Naplouse et que vous vous heurtez partout au "mur de séparation", on se dit que cela ne va pas être simple."

    [...] "Je comprends parfaitement la peur des juifs, mais elle ne peut justifier ce qui se passe", conclut Andrew Feinstein avant d’ajouter : "Et je trouve très triste que cela se fasse au nom du judaïsme."

    Michel Bôle-Richard

  • permalien Pierre ™ :
    21 juillet @14h06   « »
    Feuilleton B’Tselem

    En tout cas, c’est rudement bien "joué" :

    nouvel épisode

    ... surtout le soldat de Tsahal.

  • permalien Melik :
    21 juillet @14h58   « »
    Afghanistan : "une impasse militaire totale et durable"

    L’avis d’un autre spécialiste (le lieutenant-colonel Stuart Tootal) cité par le blog Secret Défense. L’article du Times mérite le détour.

  • permalien Ph. Arnaud :
    21 juillet @15h35   « »

    @ Habsb (n° 1)

    Comme d’habitude, vous employez des arguments spécieux en choisissant de n’entendre que ce qui vous convient.

    - La présence américaine en Afghanistan n’est nullement justifiée par les attentats du 11 sep-tembre 2001. D’abord, comme je l’ai dit, pratiquement aucun autre pays que les Etats-Unis n’avait les capacités militaires (politiques, stratégiques) de se projeter si loin de ses frontières. Comme la légitimité de représailles n’aurait pas été moindre si les attentats avaient visé la Suisse, Malte, le Maroc, l’Egypte ou le Sri Lanka (et la plupart des pays dans le monde, y compris cer-tains parmi les moins négligeables, comme la France, l’Allemagne ou le Japon), mais que ces pays n’auraient pas eu les moyens de frapper l’Afghanistan, il s’ensuit que l’opération de repré-sailles aurait dû être menée dans un cadre international avec (de préférence), des troupes autres que celles du pays concerné et même autres que celles des grandes puissances (sauf à titre symbolique). Ensuite, l’assimilation du régime des talibans avec Al Qaida est pour le moins contestable. Des années durant, les Etats-Unis ont instrumentalisé ces mêmes talibans contre les Soviétiques, ils ont couvert leurs pires exactions, comme leur violation des locaux de l’ONU (à laquelle vous vous référez tant…) pour capturer puis lyncher abominablement Mohamed Nadjibullah, le dernier dirigeant prosoviétique, qui s’y était réfugié… Enfin, la préparation et la finalisation des attentats du 11 septembre 2001 n’ont pas eu lieu dans les coins perdus de l’Afghanistan mais in situ, au cœur des pays occidentaux. Et cette invasion n’a empêché ni les attentats de Madrid ni ceux de Londres. Il en résulte donc que ces attentats n’étaient qu’un prétexte. L’invasion américaine de l’Afghanistan était prévue bien avant et visait de tout autres objectifs.

  • permalien Ph. Arnaud :
    21 juillet @15h36   « »

    @ Habsb (n° 2)

    La comparaison de la situation de la Chine vis-à-vis du Tibet et de la Russie vis-à-vis de l’Abkhazie avec celle des Etats-Unis vis-à-vis de l’Afghanistan est, elle aussi, spécieuse à plusieurs égards.

    D’abord, le Tibet, tout comme l’Abkhazie, sont des pays voisins (voire frontaliers) de la Chine comme du Tibet, ce que ne sont ni l’Afghanistan, ni l’Irak, ni le Vietnam, ni le Panama, ni la Somalie, ni la Corée, ni la Serbie, qui, bien que très éloignés des frontières américaines, et n’ayant jamais agressé les Etats-Unis, ni présenté de danger pour eux, n’en ont pas moins été l’objet de copieux bombardements. Ce que vous oubliez allègrement, c’est que, depuis le XVIe siècle, les Occidentaux sont les seuls à se projeter dans le monde entier – et qu’ils en ont large-ment pour accomplir tous leurs forfaits…

    Ensuite, vous procédez comme si le Tibet ou la Géorgie étaient des contrées indépendantes de la Chine ou de la Russie, n’ayant jamais rien eu à voir avec ces pays, alors que, jusqu’à 1991, la Géorgie était partie intégrante de l’URSS et que, dans le passé, le Tibet a été inféodé à la Chine et que le Guomindang (à l’origine du régime de Taiwan) a toujours affirmé la souveraine-té chinoise sur cette contrée. Pousseriez-vous ces mêmes cris d’orfraie si, en 1949, Chiang Kaï Chek avait gagné et si, depuis, la Chine avait mené une politique pro-américaine ? Tiendriez-vous le même discours si, par exemple, la Californie, le Nouveau Mexique, l’Arizona ou le Texas se peuplaient d’Hispaniques au point que ceux-ci revendiquent leur indépendance, l’obtiennent (ce qui était le cas avant que les Etats-Unis ne s’en emparent) et se fassent bombar-der par les forces de Washington ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    21 juillet @15h37   « »

    @ Habsb (n° 3)

    Votre argumentation est encore spécieuse à deux autres égards, tous les deux biaisés par vo-tre partialité aveugle envers les Etats-Unis.

    Elle est spécieuse d’abord dans votre emploi de l’adjectif « surréaliste » qui qualifie mon apo-logue de la Chine envahissant l’Autriche. Cet emploi rappelle l’échange qu’évoque Maurice Lemoine dans le Monde diplomatique de juillet. Comme le sous-secrétaire d’Etat adjoint Craig Kelly justifiait la violation des frontières équatoriennes par les commandos colombiens pour poursuivre les FARC, un journaliste lui demanda si, en conséquence, il ne verrait aucun in-convénient à ce que les troupes mexicaines franchissent la frontière américaine pour poursuivre des narcotrafiquants. A quoi l’Américain répondit : « Je ne vais pas entrer dans une discussion théorique ». Ce théorique-ci correspond tout à fait au surréaliste que vous avez employé à mon égard : dans les deux cas, les Américains (et leurs dévots) refusent aux autres les principes qu’ils revendiquent à leur avantage (ou à celui de leurs idoles).

    Enfin, vous faites bon marché des manœuvres, complots, déstabilisations que les Etats-Unis entreprennent autour de leurs rivaux potentiels. Vous faites bon ménage des tentatives d’enrégimenter la Géorgie dans l’OTAN (comme, d’ailleurs, la plupart des pays de l’ex-URSS), ou de tous les ingérences de la CIA au Tibet depuis les années 1950. Vous ne pouvez pas, d’un côté, justifier tous les coups tordus, complots, embargos, bombardements, des Etats-Unis contre Cuba, le Nicaragua, le Guatemala, le Salvador, au prétexte de « danger communiste » (alors que les guérillas de ces pays, même communistes, étaient largement justifiées) et, en même temps, vous indigner des réactions de la Russie ou de la Chine vis-à-vis des pays frontaliers, qui ne re-présentent pas des causes aussi pures que vous le prétendez…

  • permalien habsb :
    21 juillet @18h22   « »

    PH ARNAUD

    Mais justement parce que RPC et Russie se sont etalees dans des pays contigus a leurs frontieres, qu’on peut parler a juste titre d’expansion imperialiste ou colonialisme. Alors que les US n’ont jamais colonise Serbie, Afganistan ou Iraq, n’y ont pas installe a force 7 millions de Han, et interdit langue, alphabet et religion. La demarche maoiste au Tibet est de l’imperialisme a l’etat pur, encore plus sauvage que celui des Latins, qui toleraient au moins les religions des peuples occupes. Le comparer a la mission que l’ONU a confie a l’OTAN en Afganistan est un insulte a l’intelligence de chacun, que seule une haine pathologique envers les US peut expliquer.

  • permalien Rectif :
    21 juillet @18h41   « »

    "encore plus sauvage que celui des Latins, qui toleraient au moins les religions des peuples occupes."

    Si ça ce n’est pas une "insulte a l’intelligence de chacun"...

    MDR

  • permalien Ph. Arnaud :
    21 juillet @19h26   « »

    @ Habsb (n° 1)

    Comme à l’habitude, vous resservez la même vision hollywoodienne des Etats-Unis, avec les mêmes visions caricaturales des voisins (Latinos ou Amérindiens), tour à tour méchants, fourbes, paresseux, incapables ou prédateurs… Vision d’ailleurs soigneusement entretenue par une volonté forcenée d’ignorance de tout ce qui écornerait votre vision à l’eau de rose de l’Oncle Sam…

    Les Etats-Unis se sont tout autant étalés dans des contrées contiguës (car le Nouveau Monde n’était pas un désert), à commencer par les tribus indiennes, spoliées, (déjà Chateaubriand le signale dans le Livre Ier des Mémoires d’Outre-tombe (« …je n’ai pas, comme le colon américain, dépouillé l’Indien des Florides »), empoisonnées par des couvertures infectées, exterminées à la mitrailleuse (Wounded Knee, ça vous dit quelque chose ?), infectées par l’alcool vendu à bon compte, voire donné, clochardisées, et toujours réprimées de nos jours (Léonard Peltier et les conditions iniques de son procès, ça vous dit quelque chose ?).

    Ils se sont également étalés aux dépens du Mexique, lui arrachant, en 1848, ce qui est devenu la Californie, le Nouveau-Mexique, l’Arizona, le Nevada et l’Utah, soit la moitié de son territoire. Ils se sont étalés aux dépens de Cuba, de Guam et des Philippines où, après avoir fait mi-roiter leur aide aux insurgés nationaux en lutte contre le colonisateur espagnol, ils ont remplacé la domination hispanique par la leur propre, n’accordant aux Philippins leur indépendance qu’en 1946, 50 ans après la guerre hispano-américaine (qu’auraient-ils dit si, en 1783, les Français s’étaient incrustés après la guerre d’Indépendance ?), et leur tuant au passage un minimum de 200 000 personnes…

    Enfin, vous avez de l’impérialisme la vision qui vous arrange et qui, chaque fois (comme par hasard…) coïncide toujours avec les pratiques de ceux que les Etats-Unis ont décrété être leurs adversaires… L’impérialisme ne se traduit pas seulement par les formes archaïques que vous dé-crivez et les Américains, au cours des XIXe et XXe siècles, et les Américains ont su imposer des traités léonins à tous les faibles qui avaient le tort de se trouver sur leur chemin (à commencer, par exemple, par la Chine en 1858 et le Japon en 1864. Et je ne parle pas de l’Amérique latine…).

  • permalien Ph. Arnaud :
    21 juillet @19h28   « »

    @ Habsb (n° 2)

    Enfin, c’est vous qui faites insulte à l’intelligence en prêtant foi à cette histoire de « mandat » de l’OTAN en Afghanistan. D’abord, l’OTAN n’a rien à faire en Afghanistan (dans OTAN il y a Atlantique et, que je sache, cet océan ne s’étend pas jusqu’à l’Asie centrale…), ensuite l’OTAN n’a plus lieu d’être puisque sa finalité était de s’opposer à l’URSS et que, celle-ci ayant disparu, l’OTAN (normalement, moralement, logiquement), aurait dû être dissoute. [Il est d’ailleurs significatif que la création de l’OTAN soit antérieure de six ans à celle du pacte de Varsovie, ce qui en dit long sur le côté où se trouvait la volonté agressive…]. Il faut être singulièrement naïf, ou ignorant, ou aveugle ou béat pour s’imaginer que le mandat de l’ONU pour l’Afghanistan (comme celui qui concernait la Corée en 1950), soit autre chose que le faux nez des volontés hégémoniques des Etats-Unis…

    Je n’ai pas une haine pathologique des Etats-Unis, c’est vous qui en avez une ignorance en-cyclopédique, ignorance que d’ailleurs - avec le même sûr instinct de l’aveugle qui se dirige dans une pièce en évitant tous les obstacles – vous entretenez méticuleusement en repoussant loin de vous tout ce qui porterait atteinte à votre vision enjolivée. [En m’entretenant de vive voix avec vos semblables, j’ai chaque fois eu le sentiment, à leur air étonné, qu’ils entendaient pour la première fois parler de l’amendement Platt, ou de la guerre des Philippines, ou des trai-tés inégaux avec la Chine, ou du soutien au régime khmer rouge, 13 ans après sa chute…].

  • permalien vvolodia :
    21 juillet @19h54   « »

    Ph. Arnaud il y a un accord entre l’ONU et l’OTAN au sujet de la guerre en Afghanistan et mandat a été confié à l’OTAN pour gérer le conflit, militairement parlant.

    http://www.un.org/french/pubs/chronique/2002/numero1/0102p7.html

    Je veux aussi signaler à la personne qui évoque la colonisation du continent américain, que l’islam ne s’est pas imposé dans le monde grâce à l’amour d’allah, mais bien par le feu et par le fer. Il serait bon d’avoir un peu de modestie.

  • permalien jugurta :
    21 juillet @20h08   « »

    Bonsoir Ph Arnaud,

    Juste une remarque, vous dîtes : "Il est d’ailleurs significatif que la création de l’OTAN soit antérieure de six ans à celle du pacte de Varsovie, ce qui en dit long sur le côté où se trouvait la volonté agressive...".

    Selon moi l’OTAN avait été créée après le coup de Prague de 1948 mettant fin à la démocratie renaissante tchèque ? Est-ce que je me trompe ?

    Merci pour votre éclairage.

  • permalien Byblos :
    21 juillet @20h09   « »
    Israël « baignant » dans son environnement

    Le chantage, la menace et le meurtre peuvent-ils tenir lieu de diplomatie ?

    Le nouveau ministre libanais des télécommunications a rapporté que : « Des centaines de personnes dans tout le Liban ont reçu sur leur ligne fixe des coups de téléphone menaçants provenant d’Israël... Le téléphone sonne, la personne décroche et entend un message disant : Ceci est l’Etat d’Israël, ne soutenez pas le Hezbollah ou il y aura une nouvelle guerre, comme en 2006 ».

    Ailleurs, on apprend qu’après avoir conclu un accord bilatéral impliquant la libération de Samir Kantar, l’ex-doyen des prisonniers libanais en Israël continue à être « une cible pour Israël », comme l’a affirmé jeudi à l’AFP un haut responsable de sécurité israélien.

    Israël, plongé dans le désarroi le plus total depuis ses défaites contre un simple mouvement de Résistance ou un groupement de vilains terroristes (comme on voudra) et le lâchage subséquent de ses parrains, ressemble de moins en moins à un État respectable, et de plus en plus à une organisation criminelle.

    Pourtant, les juifs pourraient avoir un meilleur avenir que celui-ci au Proche Orient s’ils modifiaient quelque peu leur approche quant à leurs rapports avec ces centaines de millions d’âmes qui resteront en dépit de tout leurs voisins, et dont ils ne pourront tout de même pas se débarrasser. « La raison du plus fort est toujours la meilleure », disait La Fontaine.

    Israël peut-il comprendre qu’il a cessé d’être le plus fort ? À quand un retour (que dis-je, un simple accès) à la réalité, au bon sens et à la Raison ?

  • permalien K. :
    21 juillet @20h23   « »

    Hors sujet

    L’OMC a dernièrement sorti son rapport 2008 (ici en français) :

    Selon l’IPS le ton général est le suivant : la meilleure façon de remédier aux défauts du libéralisme c’est de renforcer le libéralisme.

    Et pour le renforcer se tient actuellement “une Réunion clé à Genève pour « sauver » le cycle de Doha

    Le but initial de ce cycle de discussion, lancé en 2001 au Qatar [était de mettre] la mondialisation au service du développement du tiers-monde.

    Il est intéressant de comparer la façon de voir les choses du journaliste Alain Faujas... :

    S’il échoue, le danger sera grand de voir renaître des guerres commerciales à coups de tarifs douaniers et se multiplier les accords bilatéraux où les pays pauvres sont rarement gagnants.

    ... par rapport à celle de Carin Smaller, du bureau genevois de l’Institute for Agriculture and Trade Policy :

    « Les pays les plus pauvres ont été abandonnés sur le côté de la route. Si un accord est finalement conclu, les pays africains et ceux du Moyen-Orient seront les grands perdants du Cycle de Doha. Alors qu’ils étaient censés en être les principaux bénéficiaires. Ils seront en effet encore plus dépendants des importations. Ce qui est alarmant lorsque l’on voit l’impact de la crise alimentaire sur ces régions. »

  • permalien Chakazoulou :
    21 juillet @21h04   « »

    @ K et hors sujet bien sur,

    En renforacnt le liberalisme, on va reussir a :

    Provoquer une autre crise de subprime, meme si l’ancienne n’a pas encore livree toutes ses consequences sur l’economie mondiale ;

    Institionaliser la speculation financiere sur les denrees de premiere necessite et le petrole, pour aboutir a des prix records du riz, du ble et du mais afin d’enfoncer les plus pauvres plus dans la misere et elargir le spectre de la famine ; faire la meme chose pour le petrole et franchir le cap des 130$... avec toutes les consequences que l’on connait sur les pays non petroliers

    Ce sont la quelques exemples du liberalisme pousse a son paroxysme par les speculateurs et autres Golden boys des hedge funds.

    Cordialement

  • permalien Ph. Arnaud :
    21 juillet @21h14   « »

    @ Vvolodia (n° 1)

    Que l’ONU ait confié un mandat à l’OTAN en Afghanistan n’est pas un argument. En 1950, l’ONU avait confié un mandat semblable aux Etats-Unis dans le cadre de la guerre de Corée : vous confondez démocratie formelle et démocratie réelle. Dans les deux cas, la décision de l’ONU n’avait, en fait, couvert que les seuls intérêts des Etats-Unis.

    En ce qui concerne l’expansion des religions, je vous signale (comme ça, au passage…), le lynchage à Alexandrie, en 415, d’Hypatie la géomètre, fille du dernier des philosophes du Musée d’Alexandrie, par une foule de chrétiens fanatisés, les massacres des Saxons par Charlemagne (notamment celui de 4500 d’entre eux à Verden), l’abattage de l’Irminsul, l’arbre sacré des Saxons en 772, et toutes les répressions exercées par les conquérants ibériques à l’encontre des religions amérindiennes…

    Et en ce qui concerne vos visions fantasmagoriques d’un Islam conquérant par le fer et par le sang, je vous signale ce qu’en écrit André Miquel, professeur au Collège de France dans « L’Islam et sa civilisation » (Armand Colin, Paris, 1977). Je vous cite in extenso ce qu’il écrit aux pages 65 et 66 de son ouvrage à propos de la conquête arabe :

    « … En profondeur, le succès de l’Islam vient sans doute de ce qu’il s’est trouvé répondre large-ment à certains vœux des populations. Pour celles de l’empire byzantin, héritier d’un millénaire de tradition coloniale gréco-romaine, il a pu s’agir d’une véritable libération, notamment dans les campagnes, exploitées par l’aristocratie urbaine, vivant en marge des syncrétismes ethniques et culturels des villes devenues, aux yeux des masses, comme autant de symboles d’une présence étrangère artificiellement plaquée sur le pays. Toujours vivaces, les vieilles traditions nationales se sont trouvées renforcées par les résistances religieuses : les diverses réponses données par les hé-résiarques et les Eglises d’Orient au problème de la nature du Christ tendaient toutes à souligner, dans le fils ou dans le Père, à l’encontre des dogmes officiellement proclamés à Constantinople, l’unicité de l’être divin, et les subtilités de l’orthodoxie chrétienne pouvaient passer, au jugement de la masse des populations de l’Empire, pour autant de relents du paganisme occidental. L’Islam, qui donnera une réponse simple aux interrogations fondamentales sur Dieu et la foi, ne sera pas ressenti, tant s’en faut, comme une religion étrangère, mais bien comme l’héritier et le défenseur d’une certaine conception orientale de la divinité.

  • permalien Ph. Arnaud :
    21 juillet @21h16   « »

    @ Vvolodia (n° 2) (Suite de la citation d’André Miquel)

    A ces populations brimées, écrasées sous des impôts d’autant plus lourds que leurs pays venaient de faire les frais de la guerre entre Byzance et Ctésiphon, les Arabes n’apparurent certainement ni comme des étrangers ni comme des barbares. Connus depuis longtemps comme caravaniers, sur les marchés et les foires, mais, plus encore, comme pasteurs installés aux marges des déserts, d’où ils s’étaient peu à peu, bien avant l’Islam et notamment en Syrie, infiltrés loin à l’intérieur des campagnes, ces Arabes entretenaient avec les populations locales tout un réseau traditionnel de relations. Ces contacts, qui mettent en présence, hors des villes, non plus des commerçants et des caravaniers, mais des masses misérables, sans nul doute justiciables des mêmes analyses que J. le Goff opère par ailleurs à propos des affinités qui se firent jour entre Barbares et populations de l’Empire romain : en Orient aussi les rencontres furent favorisées, de peuple à peuple, par les tensions sociales entre les masses et l’aristocratie, par les aspirations égalitaires, par un certain sentiment, face à la richesse ac-caparée, d’une parenté dans la misère : toutes tendances qui trouveront, dans la proclamation coranique de la justice communautaire, une sorte de credo.

    Les mêmes conflits sociaux ont joué du côté de l’Irak et de la Perse. Ici, dans cet Etat sassanide si puissamment accordé à l’histoire locale, ce n’était pas une tradition nationale qui était en cause. Si Ctésiphon est tombée aussi vite sous les coups des Arabes, malgré ses chevaux, ses éléphants et son or, c’est, semble-t-il, parce que la société sassanide connaissait une crise profonde. L’expansion commerciale, fondée sur les immenses réserves monétaires amassées aux dépens de l’Occident et de Byzance et sur le contrôle des routes de l’Extrême-Orient et de l’Afrique de l’océan Indien, avait entraîné l’essor des villes, le déclin de la noblesse terrienne et une prolétari-sation des masses urbaines dont témoigne assez, au VIe siècle, l’ampleur du mazdékisme communisant. L’Etat sassanide, par ailleurs en proie aux crises dynastiques, essoufflé par des siècles de lutte avec Rome et Byzance, s’est ainsi rendu désarticulé aux entreprises des nomades. »

    L’Islam, contrairement à vos idées simplistes, s’est imposé calmement, par ses vertus, auprès de masses opprimées ou insatisfaites des pouvoirs qui les dominaient. [Comme, en 1526, après la victoire de Mohacs, l’implantation turque en Hongrie fut grandement facilitée par l’abominable répression des nobles hongrois de la révolte populaire de Dosza en 1514]. Et si la prise de Jérusalem par les croisés fut marquée par un massacre, sa reprise par Saladin ne donna lieu qu’à un versement de rançon…

  • permalien Yann :
    21 juillet @21h46   « »
    "Les aventures de l’armée parasite"

    Why Afghanistan is Not the Good War

    (Ron Jacobs, Counterpunch, 19-20/07/08)

    " (...) Without going into the role the CIA and Pentagon played in the rise of the Taliban, suffice it to say they continue to exist primarily because they resist the imperial aggressor, not because the Afghani majority necessarily agrees with their understanding of Islam. Apparently less sophisticated than other religiously oriented anti-imperialist movements like Hamas and perhaps the Sadrist movement in Iraq that also feature a political wing more inclusive of those who don’t share either organization’s religious viewpoints, the Taliban would probably have no more political power than the polygamist Mormon sects in the US west if it weren’t for the presence of foreign troops in Afghanistan.

    Back to US politics and Afghanistan. This is not the "good" war. It is just as wrong as the US adventure in Iraq. Likewise, it can not be won, no matter what the politicians and the generals say. The government put in Kabul by Washington is comparable to a new branch head of a multinational corporation. Its power is dependent on the whim of corporate headquarters and will never garner the support of those not on its payroll. There are clearly human rights being abused in Afghanistan, but those abuses are committed as much by the occupying forces as they are by the forces opposed to the occupier. The solution to Afghanistan begins, just like in Iraq, with the unconditional and immediate withdrawal of the US military."

  • permalien Ph. Arnaud :
    21 juillet @21h49   « »

    @ Jugurta

    Ce que vous dites du lien entre le coup de Prague et la création de l’OTAN relève-t-il de votre jugement ou de conclusions puisées dans un ou plusieurs ouvrages ? C’est, en effet, la première fois que je vois cette interprétation. Voici, à chaud, ce que j’en pense.

    La liaison entre le coup de Prague et la création de l’OTAN ne me paraît aucunement logique. Les deux événements ne se situent pas à la même échelle et ne ressortissent pas aux mêmes domaines. Le coup de Prague est un événement de politique intérieure, relevant d’opérations de politique ou de basse police, dans un petit pays d’une douzaine de millions d’habitants. L’OTAN est un événement international, de type politique et militaire, touchant plusieurs des pays les plus importants du monde, dont les Etats-Unis, qui dominaient alors la planète bien plus largement qu’ils ne le font en 2008. J’aurais bien mieux compris que vous me disiez que l’OTAN était lié au blocus de Berlin, où l’URSS était acteur de premier plan.

    Ensuite, je vous signale qu’on était en 1948, trois ans après la guerre, qui avait coûté à l’URSS 23 millions de morts (trois fois plus, en proportion, que la France lors de la Grande Guerre, dont le traumatisme ne s’est toujours pas effacé de nos consciences), plus la destructions de tout son potentiel économique dans la partie la plus active et la plus peuplée de son territoire. Enfin, l’URSS ne fit exploser sa première bombe atomique qu’en août 1949, quatre mois après la signature de l’OTAN. A tous les égards (épuisement physique, économique et psycho-logique, aussi bien que disproportion dans la possession de l’arme nucléaire) l’URSS était très loin de représenter un danger pour l’Ouest ! C’est même l’inverse qui se trouvait beaucoup plus près de la réalité : à savoir que les Etats-Unis apparaissaient à l’URSS comme un péril redoutable (et de tous les instants…).

    A cet égard, je vous invite à opérer la « révolution copernicienne » que les réalisateurs de westerns ont effectuée dans les années 1960-70 : au lieu de regarder les Peaux-Rouges comme des bandits, les regarder comme ce qu’ils furent réellement, des victimes. Mettez-vous un instant dans la peau des Soviétiques, vous verrez le monde autrement… [Et j’en parle d’autant plus aisément que non seulement je n’ai jamais été communiste de ma vie, et que je ne le suis toujours pas, mais qu’en outre, j’ai grandi et ai été éduqué dans un milieu très anticommuniste…].

  • permalien K. :
    21 juillet @23h18   « »
    Tunisie

    La référence démocratique du régime est généralement imputée à des considérations tactiques. Néanmoins, elle revêt une dimension stratégique, voire géostratégique, liée à la politique de libéralisation économique.

    La Tunisie a été le premier pays tiers-méditerranéen à passer avec l’Union européenne un accord de libre échange, en juillet 1995, à la veille de la Conférence de Barcelone. Celui-ci, entré en vigueur en janvier 1996, prévoit la suppression progressive des protections douanières. (..)

    Dans ce contexte, pour relever le défi de la compétitivité et des gains de productivité, le gouvernement tunisien est engagé, avec l’UE et le soutien d’organismes tels que la Banque mondiale, dans des programmes de mise à niveau concernant les entreprises et l’administration… Mise à niveau démocratique du régime ? La question mérite d’être posée dans la mesure où le scénario sous-jacent au projet euro-méditerranéen ne manque pas d’ambiguïté à cet égard.

    .. l’Union européenne (..) est encline à considérer que l’ouverture des marchés et le contrôle des flux migratoires passent par la stabilité politique. De la libéralisation économique, elle attend sans doute la démocratisation, mais sur le long terme. À défaut d’alternatives crédibles ou souhaitables, les gouvernements en place demeureraient, quoi qu’on en pense, des partenaires incontournables. Ils seraient suffisamment stables et pragmatiques pour permettre à leurs sociétés de faire face, sans secousses ni coûts majeurs, au démantèlement des dispositifs de protection des marchés. Une fois franchi le seuil critique de la réforme, la libération des initiatives sociales par les avancées de l’économie de marché favoriserait une redistribution des cartes du jeu politique.

    Cette approche relève, par certains aspects, du pari : pari sur les conditions de réalisation de la libéralisation économique, pari sur ses effets d’entraînement dans la sphère politique. Elle fait l’impasse sur les possibilités d’adaptation de l’autoritarisme à la libéralisation et, partant, sur les manipulations du marché par l’État dans le cadre d’une consolidation autoritaire.

  • permalien Pierre ™ :
    22 juillet @06h48   « »
    Dire le bien... dire le rigolo...

    B.H.L., nous donne les clefs da sa pensée :

    1. « Bouffer du curé, du rabbin, de l’imam - jamais du "Juif" ou de l’"Arabe" (sic) (...).
    2. Ce qui compte ce sont les mots (sic). Et ce qui compte, au-delà des mots (et re-sic), c’est l’histoire, la mémoire, l’imaginaire qu’ils véhiculent et qui les hantent. (...)
    3. L’antisémitisme - comme, naturellement (sic), le racisme - est un délit qui ne souffre ni circonstances atténuantes ni excuses. (...)
    4. Je ne pense pas (sic) qu’on en ait "trop fait" sur cette affaire Siné. Aussi minuscule qu’elle semble, c’est une de ces "sécrétions du temps" dont Michel Foucault disait qu’elles n’ont pas leur pareil pour refléter, condenser, télescoper, l’esprit et le malaise d’une époque.(...)
    Bernard-Henri Lévy est philosophe. (sic) »
  • permalien Pierre ™ :
    22 juillet @06h50   « »
    Dire le bien... dire le rigolo...

    La parole de B.H.L. peut-être recueillie ICI

  • permalien habsb :
    22 juillet @09h47   « »

    PH ARNAUD

    "à commencer par les tribus indiennes, spoliées," ce que la France faisait egalement aux Caraibes et en Louisiana, avant que Napoleon la vende aux US pour financer sa guerre imperialiste.

    "Ils se sont également étalés aux dépens du Mexique, lui arrachant, en 1848, ce qui est devenu la Californie, le Nouveau-Mexique, l’Arizona, le Nevada et l’Utah" Mais pourquoi les Etats europeens ont pu s’etaler pendant des siecles a travers les guerres, et US et Israel ne peuvent pas ? Faut il donc rendre l’Alsace aux Boches, la Savoie aux Ritals et Lutece aux Romains ?

    "Ils se sont étalés aux dépens de Cuba, de Guam et des Philippines n’accordant aux Philippins leur indépendance qu’en 1946" Au moins ils l’ont fait, alors que Polynesie, Guyane, Martinique, Guadaloupe, Reunion attendent encore.

    "l’OTAN n’a plus lieu d’être puisque sa finalité était de s’opposer à l’URSS et que, celle-ci ayant disparu" Ridicule. L’OTAN a pour vocation de defendre les valeurs liberales occidentales. La Russie est loin d’etre disparue, et elle est aussi dangereuse sous la clique de Poutine que sous celle de Staline. Et on a aujourd’hui un nouveau ennemi, la RPC, bien plus dangereux que les Russes.

    "la création de l’OTAN soit antérieure de six ans à celle du pacte de Varsovie,…" Mais posterieure a la brutale invasion de Prague, vous vous souvenez, ou vous avez suivi le conseil de Sartre, de cacher cette invasion au monde pour que la classe ouvriere ne se decourage pas ?

    "Il faut être singulièrement naïf, ou ignorant, ou aveugle ou béat pour s’imaginer que le mandat de l’ONU pour l’Afghanistan .. soit autre chose que le faux nez des volontés hégémoniques des Etats-Unis…" J’irai plus loin, l’ONU entiere est le faux nez des US, qui ont magouille pour que l’ONU n’approuve pas leur attaque a l’Iraq, de facon a montrer leur megarde de l’ONU

    "c’est vous qui en avez une ignorance en-cyclopédique" Cela doit venir du fait d’avoir etudie la bas et ici, et d’avoir soignuesement evite les sites de propagande nazis, communistes, filogermaniques et socialos dont vous etes imbibe.

  • permalien K. :
    22 juillet @10h21   « »

    Ehoud Barak devient antisémite, selon la terminologie adoptée par habsb et autres hasbaristes amateurs (et le b du milieu?) :

    Barak condamne le tir sur Ashraf Abou Rahmé

    On rappellera utilement le véritable sens du mot Hasbara, tel que défini par Jonathan Cook :

    « D’ordinaire le mot est traduit "advocacy" ("plaidoyer"). Je l’appelle moi de son vrai nom : propagande. »

    « ...l’offensive de charme n’est que le hors-d’oeuvre de leur travail. Les basses oeuvres c’est, (..), une campagne incessante pour cibler, discréditer et réduire au silence les critiques d’Israel

    . »

  • permalien jugurta :
    22 juillet @10h43   « »
    @Ph Arnaud

    Merci pour votre réponse.

    Est-ce un jugement de ma part que de croire que l’OTAN est née du fait que les Alliées se méfiaient des visées hégémoniques des Soviétiques en Europe centrale ? Non. C’est juste ce que j’ai appris lors de mes cours d’histoire. J’ai souvenir que Churchill annonçait le rideau de fer dès 1946 déjà, non ?

    Et si je fais une recherche rapide sur le net, je tombe là dessus.

    Par contre j’ai compris grâce à vous que l’URSS pouvait aussi se sentir menacée et qu’elle a constitué de facto un glacis protecteur au détrimant des européens de l’Est. Par contre ce glacis a été constitué autoritairement. Et cela je ne peux le cautionner.

    Bonne journée.

  • permalien habsb :
    22 juillet @10h46   « »

    le plus ubuesque est que des histoires comme celle-ci se passent tous les jours au Tibet, dans le silence complet de la presse internationale. Mais il suffit d’une balle de gomme (rubber bullet) sur une jambe de palestinien, filme par une ado a sa fenetre, et replique sur You Tube, pour que touta la planete soit au courant. Les palestiniens sont certainement le peuple plus mediatise qui soit. Et c’est bien. Si seulement cela valait aussi pour les Tibetains, Tchetchens, Darfouriens, Birmaniens, etc etc

  • permalien habsb :
    22 juillet @10h55   « »

    JUGURTA "Par contre j’ai compris grâce à vous que l’URSS pouvait aussi se sentir menacée et qu’elle a constitué de facto un glacis protecteur au détrimant des européens de l’Est"

    Il ne faut pas se faire embobiner par Ph. Arnaud. Comment l’URSS pouvait etre menacee ? En raison de son immense extension et climat, elle a toujours repousse et battu toutes les plus grandes armees de l’histoire. De surcroit, en 1949 elle testa sa premiere bombe nucleaire, developpee grace a l’espionnage conduit aux Etats Unis. Nul au monde ne pouvait menacer l’URSS, et ce n’est certainement pas pour se defendre qu’elle financa des dictateurs dans le monde entier, en Amerique du Sud, Afrique et Asie. Il s’agissait d’un empire colonialiste comme beaucoup d’autres, a demonstration ulterieure qu’on peut faire de l’imperialisme, Kapital de Marx a la main (et Kalashnikov dans l’autre).

  • permalien Pierre ™ :
    22 juillet @11h02   « »

    A quoi faites vous allusion habsb (ara) , il y en a des images du tibet, la preuve.

  • permalien ABC :
    22 juillet @11h08   « »

    Cher Monsieur Arnaud,

    A propos des USA et de l’annexion de larges territoires mexicains en 1848 je ne résiste pas au plaisir de vous taquiner en vous citant Marx qui a écrit que les Etats Unis ont bien fait d’annexer le Texas à "ces paresseux de mexicains". Malheureusement je ne me souviens plus de la référence de cette citation, mais je suis à peu près sur de son authenticité...

  • permalien saintyves :
    22 juillet @11h09   « »
    ALERTE : ISRAEL EST ENTRAIN DE COMMETTRE UN GENOCIDE A GAZA

    Bonjour

    Gaza l’oubliée Un appel à la conscience mondiale avant tout

    ... On peut certes dire que les Palestiniens souffrent de l’occupation, mais ils souffrent encore de l’absence de la communauté internationale voire de la complicité de cette communauté internationale ce qui a aggravé la souffrance de notre peuple ; et l’exemple concret de l’isolement et du blocus imposés sur la Bande de Gaza montre une fois de plus que la communauté internationale est silencieuse voire absente devant la situation très difficile pour plus d’un million et demi de Palestiniens.

    Où sont les solidaires ? Où est le monde libre ? Et où est la communauté internationale ?

    Des questions posées et répétées par des simples citoyens de Gaza qui s’interrogent souvent sur leur sort avec cet embargo Imposé par les forces de l’occupation israélienne, non contre un mouvement ou une faction mais contre une population civile entière.

    En plus du silence de "la comunauté internationale gouvernante", un autre silence m’assourdit, tant il est incomprehensible, celui du Pape, et de Rome, siège de l’eglise catholique, des slogans tels, Amour et Tolerance n’ont plus aucun sens, ils ont cedé la place à un cynisme complice avec l’etat d’Israel.

    Je me demande comment les politiques israeliens arrivent à trouver le someil, en sachant qu’à quelques kilometres, des enfants palestiniens meurent pour manque de soin ou par malnutrition ; que des malades souffrent le martyr pour pénerie de medicaments.

    Mais quand j’evoque les souvenir d’un certain juillet-aout 2006, je constate que se sont ces memes politiques qui ont massacrés 1300 libanais dont un tier d’enfants, et semé quelques millions de cluster meurtriers sur les champs du Liban, alors je cesse de me faire des illusions sur la nature de ces hommes politiques israeliens, assassins d’enfants.

    Mais il reste une question en suspend, quel est l’idéologie ou la religion qui prone et encourage des hommes à commettre ces atrocités, est-ce la religion Juive, non, le Dieu de Moise de Jesus et de Mohamed n’y sont pour rien.

    Je finis par admettre que c’est le SIONISME qui est derrière cette catastrophe qui frappe de plein fouet le peuple Palestinien, et qui a deshumanisé des "hommes" politiques israeliens, qui a tué leur conscience, les rendant insensibles aux souffrances de l’autre.

    le SIONISME DOIT DONC ETRE ABOLIT, COMME LE FUT L’APARTHEID

    Par analogie, le concept d’apartheid peut s’appliquer à la situation qui prévaut actuellement en Israël avec cependant une particularité que l’on ne saurait comprendre sans se référer à l’idéologie constitutive de cet Etat, le sionisme politique

  • permalien habsb :
    22 juillet @11h10   « »

    Pierre faites la meme recherche sur Google pour Israel ou Palestina, et dites moi s’il y a plus d’images sur une terre comme le Tibet plus grande que l’Europe, frappe de genocide depuis 50 ans, ou sur la minuscule Cisjordanie.

  • permalien Pierre ™ :
    22 juillet @11h49   « »

    Bah sur quelle planète est-vous parti habsb ?

    La persécution des Tibétains à Londres, la pérsécution des Tibétains à Paris, à San Francisco, Séoul, et tous les pays où les Tibétains sont persécutés par les polices du monde entier ont été autant montrées que les persécution perpétrées aux Tibet contre leurs minorités, par les Tibétains.

    C’est vrai que pour vous, le spectacle d’un soldat de la seule démocratie de la région tirer avec une balle en caoutchouc, sur un Palestinien attaché et cagoulé, dans le cadre d’une manifestation de terroristes génocidaires est normal. Mais c’est un information très “exotique” pour les autres démocrates du monde.

  • permalien saintyves :
    22 juillet @11h51   « »

    @ habsb

    Pierre faites la meme recherche sur Google pour Israel ou Palestina, et dites moi s’il y a plus d’images sur une terre comme le Tibet plus grande que l’Europe, frappe de genocide depuis 50 ans, ou sur la minuscule Cisjordanie.

    Vous semblez justifier le comportement inacceptable d’Israel contre le peuple Palestinien en évoquant le Tibet, ce qu’il faudrait plutot retenir, c’est l’approche d’une communauté internationale vis-à-vis des deux detresses, la France USA et UE ont fait de l’affaire du Tibet une "affaire" d’etat, qui par moment a ressemblé à une déclaration de guerre, alors qu’au sujet de la detresse du peuple Palestinien et sur le blocus meurtrier de Gaza ils sont plus complaisant voire complice par leur silence.

  • permalien habsb :
    22 juillet @12h07   « »

    PIERRE "les persécution perpétrées aux Tibet contre leurs minorités, par les Tibétains."

    Soit votre ignorance est profonde, soit vous aimez faire de la propagande en mauvaise foi. Aucune persecution est perpetree (depuis 50 ans) par les Tibetains. La seul video qui montrait une violence par des moines a ete montre etre un faux sur YouTube prepare par le Parti Communiste. (et on a aussi filme des soldats chinois s’habiller en faux moines tibetains). Mais le gateau sur la cerise est ce "leurs minorites". Or les tibetains sont minoritaires dans leur propre pays, car les maoistes ont implante au Tibet 7 millions de Han (autre que quelques colons juifs qui dort sur son fusil pour proteger ses enfants), qui represente aujourd’hui la grande majorite des residents au Tibet.

    Vous avez passe trop de temps a lire et vous documenter sur Israel : il est grand temps d’apprendre quelque chose sur le Tibet.

  • permalien saintyves :
    22 juillet @12h10   « »
    ALERTE : ISRAEL EST ENTRAIN DE COMMETTRE UN GENOCIDE A GAZA

    Nouvelle victime du siège imposé par Israël à Gaza  : 22/7/2008 Time : 09:25


    GAZA, le 22 juillet 2008, WAFA- Une femme est décédée hier dans la Bande de Gaza, après qu’Israël ait empêché sa famille de la transférer vers un hôpital hors de cette zone.

    Comment arrivez vous à accepter que votre "protégé", l’etat d’Israel commette de telles atrocités ?

    Vous etes alors complices tant que vous etes, vous et Vvolodia !

  • permalien saintyves :
    22 juillet @12h13   « »
    ALERTE : ISRAEL EST ENTRAIN DE COMMETTRE UN GENOCIDE A GAZA

    Nouvelle victime du siège imposé par Israël à Gaza

    GAZA, le 22 juillet 2008, WAFA- Une femme est décédée hier dans la Bande de Gaza, après qu’Israël ait empêché sa famille de la transférer vers un hôpital hors de cette zone.

    Halima Ahmed Safi, résidente du gouvernorat de Khan Younes, aurait dû bénéficier d’un traitement d’urgence.

    Le blocus imposé par Israël depuis deux ans dans la Bande de Gaza a causé la mort de 213 patients, dont 46 enfants .

  • permalien Tarek :
    22 juillet @12h22   « »

    Le soldat israelien, qui a tué à bout portant Ashraf Abu Rahma,le jeune palestinien de 27 ans qui était ligoté et avait les yeux bandés, vient d’être libéré.

    Et ne venez plus nous prendre la tête avec Samir Al-Quntar.

  • permalien habsb :
    22 juillet @12h24   « »

    SAINTYVES les deux affaires sont loin d’etre comparables. D’un cote on a un Etat etabli a tort ou raison par l’ONU en novembre 1947, qui s’est fait agresser par les voisins a maintes reprises et s’est defendu avec succes. Voisins qui maintenant reclament les frontieres precedentes. (et si les boches nous reclamaient l’Alsace?). Pour des questions uniquement humanitaires, je conseille a Israel de se sacrifier et accepter le plan d’Annapolis. D’autre cote on a une civilisation entiere, reconnue nation independante par la Commission Juridique International de Geneve, qui a ete envahie, massacree, spoliee, detruite par l’immigration forcee de 7 millions de chinois. Les tibetains sont prisonniers dans leur propre pays, sous peine de prison ils ne peuvent utiliser leur langue (et alphabet) millenaire, leur religion, et ils sont licencies de leur travail si leurs enfants frequentent de vraies ecoles tibetaines a l’etranger. Si une situation pareille existait en Israel, on n’aurait toujours tort de comparer les deux : car face aux repetes attentats contre civils en Israel, sans doute une autre culture et civilisation empeche a tout Tibetain de faire pareil, et meme en 58 ans depuis l’invasion on ne registre toujours pas de civils chinois tues par des Tibetains.

  • permalien Bilal :
    22 juillet @12h31   « »

    Tarek, le jeune palestinien n’a pas été tué. Mais cela n’exempte en rien le comportement scandaleux et inhumain de l’armée israelienne. Et ce n’est que la partie immergée de l’iceberg. En lisant les posts de saintyves, on comprend l’autre véritable catastrophe : l’asphyxie de Gaza.

  • permalien Pierre ™ :
    22 juillet @12h53   « »

    Habsb, vous lire est un vrai régal, quoique vous disiez vous le meilleurs défenseur de la cause palestinienne sur ce blog.

  • permalien saintyves :
    22 juillet @12h55   « »
    ALERTE : ISRAEL, GENOCIDE A GAZA, APARTHEID EN PALESTINE OCCUPEE

    Des militants anti-apartheid juifs sud-africains "choqués" par leur visite en Cisjordanie occupée

    LE MONDE 20.07.08 |

    Andrew Feinstein : "Comment, au nom du judaïsme, peut-on se comporter de cette manière ? Comment peut-on transformer en ville fantôme un quartier commerçant arabe pour protéger quelques centaines de colons ?", s’interroge-t-il.

    22 Sud-Africains membre de la délégation : défenseurs des droits de l’homme, membres de l’ANC, magistrats, journalistes, syndicalistes, écrivains, blancs, noirs, indiens, une dizaine de juifs, Andrew Feinstein a, pendant cinq jours, du 6 au 10 juillet, sillonné les territoires occupés de Hébron à Naplouse, en passant par Jérusalem et la "barrière de sécurité", ... tenté d’appréhender le conflit israélo-palestinien.

    Voici leur declarations :

    - "... Barbara Hogan, se dit "choquée" par ce qu’elle a vu dans les rues de Hébron : "l’injustice, la haine, le désespoir". Elle se souvient de "la crainte dans les yeux des enfants", du silence régnant dans les rues du camp de Balata, à Naplouse. "Cette ville est assiégée. Les militaires contrôlent toutes les collines, tous les check-points. On ne peut