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Chine : cachez cette politique...

jeudi 7 août 2008, par Martine Bulard

« La politisation des Jeux va à l’encontre de l’esprit olympique », a déclaré, le 1er août, le président chinois Hu Jintao, oubliant que, dans le passé, son pays a boycotté les Jeux olympiques de Moscou de 1980 (aux côtés des Etats-Unis). On ne pourrait qu’approuver ces propos, s’il n’y avait, derrière, tout l’arsenal de la répression qui s’est amplifiée au cours des derniers mois. La peur de la contestation pousse en effet aux condamnations, qui poussent à la contestation… L’engrenage, connu, fonctionne à plein. La « dépolitisation » sert de paravent à cette chape de plomb autoritaire. En revanche, elle n’est plus de mise dans les affaires intérieures : le pouvoir utilise cette rencontre mondiale pour calmer les ardeurs revendicatives de la population et jouer sur le sentiment de fierté nationale, les Jeux symbolisant le renouveau du pays après un siècle et demi de décadence et la reconnaissance du monde.

On peut, comme certains commentateurs, traiter avec mépris cette fierté nationale ou y voir le fruit d’un décervelage à grande échelle d’un Big Brother communiste, asiatique de surcroît. On peut aussi se pencher sur l’histoire, afin de mieux appréhender un pays qui, jusqu’à la moitié du XVIIIe siècle, jouait un rôle central dans le monde ; un pays qui a dû affronter le dépeçage de son territoire par les Britanniques, les Français, les Russes, les Japonais ; un pays qui, fort de son intégrité territoriale retrouvée et de son indépendance conquise, a abordé la seconde moitié du XXe siècle en croyant y occuper une place de choix, grâce à ce modèle maoïste qui a tant fasciné nombre d’intellectuels français… Ces échecs ont marqué les mentalités à jamais. Sans surprise, la sortie de ce long tunnel (meurtrier) prend des allures de renaissance, malgré ses retards. Et le pouvoir en profite.

Mais l’hypocrisie de M. Hu Jintao n’a rien à envier à celle de M. Nicolas Sarkozy. Jouant les petits télégraphistes du président de Reporters sans frontières, Robert Ménard, à l’indignation sélective, le président français ne s’est pas contenté de condamner la répression au Tibet ; il a essayé de dicter sa loi. Il n’honorerait Pékin de sa présence qu’« à condition » que le dialogue avec le dalaï-lama soit « satisfaisant » – on l’imagine fort bien n’accepter une rencontre avec M. George Bush qu’ « à condition » que les Etats-Unis bannissent l’usage de la torture, ou qu’« à condition » que le camp de Guantanamo soit fermé, ou encore qu’« à condition » que l’Irak ne soit plus occupé par l’armée américaine. Quel pays peut accepter ce ton de chef de bande ? Mais le président a ajouté l’incohérence à l’arrogance : il a envoyé deux personnalités choisies, le président du Sénat et l’ex-premier ministre, faire acte d’allégeance, comme on disait du temps de l’empereur chinois. Pour le plus grand plaisir des autorités pékinoises. Et de finir par un voyage-express dans la capitale chinoise. Un va-et-vient significatif des nouveaux pas de la politique étrangère française (lire l’enquête d’Alain Gresh dans Le Monde diplomatique de juillet 2008).

On le sait depuis longtemps : la politique s’arrête là où les affaires commencent. Tant que la Chine se contentait de produire à bas prix (ce qui permettait à certains d’engranger des profits, et à tous de faire pression sur les salaires en France et dans les autres pays développés), l’autoritarisme ne choquait guère nos âmes sensibles. Maintenant que Pékin se mêle plus ou moins bruyamment des affaires du monde et ne se plie pas spontanément aux diktats occidentaux (voir plus bas « C’est la faute aux Chinois »), les yeux s’ouvrent, les voix se font entendre… sauf sur les questions sociales. Ainsi, nul ne s’émeut qu’Adidas menace d’accélérer la délocalisation des ses usines chinoises vers le Vietnam pour cause de salaires trop élevés !

Loin des clichés…

Des populations abruties de nationalisme par un pouvoir omnipotent, un pays ultra-pollué avec des dirigeants inconscients des dangers qu’ils font courir à la planète, des ouvriers soumis à l’autorité des petits chefs et des grands manitous chinois… Pas un cliché n’échappe à la plupart des médias français. Pourtant, l’abondance des journalistes sur place aurait pu permettre d’avancer dans la connaissance de ce géant. Ainsi, la Chine occupe effectivement le premier rang mondial pour la pollution, entraînant des dégâts considérables, mais la Banque mondiale fait remarquer, dans son rapport « Little green data book 2007 », qu’un « Chinois moyen n’émet que 16 % de ce qu’émet un Américain moyen ». Surtout, il y a de réelles actions publiques : selon Planète-info, qui cite le chercheur Eric Martinot, établi à Pékin et cadre de Worldwatch, « la Chine est sur le point de devenir le numéro un mondial de l’industrie des énergies renouvelables ».

Même chose vis-à-vis de la démocratie. On peut – et on doit – relever tout acte contraire aux droits humains, mais ce n’est pas une raison pour ne pas examiner ce qui change : la multiplication des associations (de consommateurs, de paysans, de propriétaires) ayant pignon sur rue et fort actives ; des protestations et manifestations régulières qui obligent les pouvoirs locaux à bouger ; un changement au sein du Parti communiste (lire « Les communistes vont ils changer la Chine ? », par Jean-Louis Rocca, Le Monde diplomatique, juillet 2008). Nul ne peut croire que le développement calqué sur le modèle capitaliste va apporter spontanément la démocratie au peuple comme la libéralisation apporte les profits aux multinationales. Pour autant, il est absurde de prétendre que rien n’a changé – il suffit de se rappeler qu’il y a trente ou quarante ans la profession d’avocat avait disparu du paysage. Encore faut-il admettre qu’il puisse y avoir d’autres voies et d’autres modes de vie que ceux empruntés à l’Occident.

Autre exemple : celui de l’urbanisme. On peut déplorer la destruction de vieux quartiers de Pékin (singulièrement des hutong), et l’éviction des couches populaires du cœur de la capitale – phénomène totalement inconnu à Paris, Londres ou New York, bien sûr… Pourquoi ne pas voir, dans un même mouvement, l’innovation architecturale ? Comme le fait Nicolai Ouroussof, le spécialiste de l’architecture au New York Times (dans Changing face of Beijing, a look at the new China) . « Ces immeubles, écrit-il, ne sont pas simplement l’expression exaltée du pouvoir. Comme les grands monuments du XVIe siècle à Rome ou du XIXe siècle à Paris, la nouvelle architecture chinoise est entourée d’une aura qui relève plus de l’effervescence intellectuelle que de la performance économique. (…) Bien qu’à certains moments terrifiants par leur taille agressive, ces immeubles reflètent aussi l’effort du pays pour donner corps à son identité nationale émergente.  » Certes, d’autres architectes ne partagent pas l’enthousiasme d’Ouroussof. Mais c’est la volonté de regarder avec des lunettes débarrassées d’a priori qui est intéressante…

C’est la faute aux Chinois

Symbole de la modernité économique en marche, l’Organisation mondiale du commerce, qui prétendait obtenir une ouverture supplémentaire des marchés des pays émergents, a subi le plus grand échec de son existence : le cycle [de négociations] de Doha ouvert en 2001 s’est refermé en juillet 2008 sans démantèlement des protections restantes dans les pays n’appartenant pas au club fermé du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni). N’allez surtout pas croire que cela tienne aux exigences démesurées et unilatérales de ce prétendu directoire du monde. C’est la faute… aux Chinois, clament en chœur les dirigeants occidentaux.

Déjà, à la veille des négociations, Mme Susan Schwab, la représentante américaine au commerce, avait menacé Pékin, qui « a une obligation particulière de rendre au cycle de Doha autant qu’elle a reçu » (Le Monde, 20 juillet 2008). On croirait entendre M. Bernard Kouchner exigeant des Irlandais un vote favorable au traité de Lisbonne. Avec la même assurance, M. Henry Paulson ne mâche pas ses mots. Alors que « la Chine gagnerait à avoir un rôle plus proactif dans la gouvernance économique mondiale (...), elle semble faire l’inverse dans les discussions de Doha ». Le crime des crimes : « L’insistance de la Chine à protéger son propre développement industriel [qui] pousse les autres pays à faire de même. Cela a constitué un facteur essentiel dans la montée des sentiments protectionnistes et antimondialisation » de par le monde (Nicolas Madelaine, « Henry Paulson appelle la Chine à prendre ses responsabilités, », Les Echos, 5 août 2008).

M. Paulson parle d’or. Aux Etats-Unis, le président et le Congrès ont interdit l’acquisition du groupe Unocal par la compagnie pétrolière chinoise China National Offshore Oil Corporation (Cnooc) - un exemple parmi d’autres. Les mêmes ont décidé, au début du mois de juillet, de dégager la modique somme de 4 milliards de dollars d’aide publique (directe et indirecte) à l’agriculture américaine pour la période 2009-2015. Ce qui ne les empêche pas de vilipender haut et fort les subventions de l’Inde à ses agriculteurs, pourtant complètement asphyxiés par le coton américain et quasiment au bord de la rupture.

Toutefois, le « deux poids, deux mesures » a des limites. D’autant que « l’exubérance irrationnelle des marchés » (dixit M. Alan Greenspan, alors président de la Réserve fédérale américaine), la perspective d’une fort ralentissement économique (voire d’une récession), la montée des mécontentements sociaux (en Chine comme dans les pays occidentaux), le maintien à un haut niveau du prix du pétrole poussent les gouvernants à une certaine prudence. Les intégristes du marché s’affolent, comme le montre Pierre Rimbert dans Le Monde diplomatique d’août (lire « Les élites, la crise et la macaroni de Mauss », dans le numéro actuellement en kiosques). En témoigne l’un des éditorialistes du Financial Times, qui écrit : « La libération du commerce et des flux de capitaux était un projet essentiellement américain (…). Mais alors que tout le monde était supposé tirer profit de l’intégration économique, un principe implicite posait que les principaux bénéfices iraient aux plus riches. » Désormais, assure-t-il, l’Occident « ne peut plus espérer dicter la règle du jeu ». Les dirigeants politiques des grands pays capitalistes ont du mal à s’y faire, tout comme les leaders des grands groupes économiques, qui comptent bien sur les premiers pour leur assurer la mise. Ils ne sont pas sans ressources et ont plutôt tendance à privilégier les relations bilatérales, dans lesquelles les pressions semblent plus aisées (lire Henry Paulson, « The right way to engage China », Foreign Affairs, septembre-octobre 2008). Il reste que le mouvement est désormais du côté de l’Asie, et plus globalement de ce qu’il est convenu d’appeler les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), comme le montre le dernier rapport de Goldman Sachs (Brics and Beyond, novembre 2007).

Certains, comme l’économiste Jeff Rubin, estiment même que « la libéralisation du commerce de ces trente dernières années s’inversera ». D’ores et déjà, en partie à cause de l’augmentation des coûts de transport, on constate certaines relocalisations. Le phénomène demeure marginal, mais l’actuelle division internationale du travail, fondée sur le moins-disant social, coûteuse humainement et dangereuse pour la préservation de la planète, a du plomb dans l’aile.

25 commentaires sur « Chine : cachez cette politique... »

  • permalien Sardon :
    8 août 2008 @10h35   »

    Bonjour,

    Bien sûr, l’hypocrisie des médias occidentaux vis-à-vis de la situation des droits humains en Chine est tout à fait détestable (pourquoi M. Ménard ou M. Cohn-Bendit n’ont-ils pas un seul mot de compassion pour les victimes irakiennes de l’impérialisme américain ?). Il n’empêche que le priapisme nationaliste a atteint en Chine un niveau particulièrement inquiétant, et il y a, dans ce domaine, un risque non négligeable que le pouvoir ait favorisé l’émergence d’un nationalisme agressif qu’il ne pourra à terme plus contrôler : on observe déjà des phénomènes allant dans ce sens, particulièrement chez les communautés chinoises vivant en Occident. Dans ce même registre, quiconque a jamais été au Musée du Louvre ces derniers mois, ou dans d’autres monuments parisiens, aura pu constater l’étendue du mépris que vouent les touristes chinois à la civilisation "occidentale", dont ils semblent considérer l’expression artistique sans valeur. De plus, on ne peut décemment pas parler "d’innovation" en ce qui concerne les buildings sans âme qui prolifèrent dans les grandes villes chinoises : on aurait plutôt envie de rappeler les paroles de Charles Quint aux chanoines de la "cathédrale" de Cordoue, installée dans l’ancienne mosquée : ceux-ci avaient fait éventrer cette merveille pour y construire une chapelle baroque sans intérêt, ce qui leur valut de la part de Charles Quint la remarque suivante : "Vous avez remplacé ce qui n’existait nulle part ailleurs par ce qui existe partout". Il est à parier que, dans quelques décennies, les Chinois se repentiront amèrement de la destruction sans miséricorde qu’ils font actuellement subir à leur patrimoine architectural.

    Maintenant, on ne peut que se réjouir de l’échec des pourparlers de Doha : en fait, la raison ne fait que reprendre ses droits après trois décennies de démence libérale, qui n’ont profité à personne à l’exception d’une poignée d’exploiteurs.

  • permalien Pierre :
    8 août 2008 @11h32   « »

    Il n’est pas impossible que le nationalisme chinois soit rendu nécessaire, par le comportement récurrent de l’occident.

    Peut-être que le souvenir certainement encore douloureux de la guerre de l’opium, incite-t-il les dirigeants chinois à chercher une parades aux bobards droit-de-l’hommistes.

    L’acharnement de Reporter sans Frontière contre l’administration Bush, devrait inviter les oligarques chinois à la méditation, amère.

  • permalien chamil :
    8 août 2008 @15h01   « »

    En attendant, les salariés chinois sont privés de droits- où sont les syndicats libres qui pourraient les défendre-, les musulmans du Turkestan- pardon, "terroristes islamistes" dixit Pékin- et les tibétains subissent une colonisation qui ferait passer Tsahal pour une armée d’humanistes, Internet est brimé... La politique étrangère de la Chine, faite du cynisme le plus plat- faire des affaires, couvrir les dictatures, qui elles, heureusement, ne "portent pas de jugement impérialiste" sur la "démocratie chinoise"- ne vaut pas mieux. Cf. son attitude sur le Darfour ou le soutien amical aux massacres en Ouzbékistan.

    Une dictature est une dictature, et il est triste qu’une fois de plus, ce soit le dirigeant démonétisé G.W.Bush qui ait pris les moins de gants avec le PCC. En compagnie de quelques dirigeants européens un peu plus courageux que notre "chef de bande".

  • permalien Laogaï :
    8 août 2008 @18h00   « »

    Si on en croit cet article, il ne nous reste plus qu’à migrer en Chine pour fuir la dictature orchestrée par les démocraties occidentales.
    Beaucoup de confusions. Beaucoup de comparaisons douteuses. Bref, tout cela n’est pas très sérieux.

    Au fait, savez vous ce qu’est un laogaï ?

  • permalien dazibao :
    8 août 2008 @18h08   « »

    L’article pointe très précisément ce phénomène étrange et inquiétant pour les pays d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord : la mise en péril des principes ethnocentristes issus de la colonnisation, et congelés par la logique de blocs guerre froide.
    Les commentaires ici présents illustrent admirablement le trouble dans lequel nous plongent les conséquences de la fin possible de cet impérialisme culturel - alors même que nous exprimons des convictions anti-impérialistes.

    Il semble que jugions cette prise d’indépendance idéologique sur le critère des performances morales des pays concernés - performances morales mesurées à l’aune de notre propre idéologie, naturellement.
    Ce trouble est d’autant plus grand pour nous Français, héritiers d’une tradition républicaine qui se voudrait universelle, et qui supporte mal de voir cette prétention à l’universalité réduite à l’état de particularité identitaire.

    Et pourtant, il faut s’y faire. Si nous souhaitons que les anciens Etats colonnisés conquièrent totalement leur indépendance, y compris idéologique et culturelle, cela implique la revendication et/ou l’édification de systèmes de valeurs différentes des nôtres, et dont les références heurteront fatalement, à un moment où à un autre, nos propres valeurs.

    Chacun aura reconnu le b-a-ba du postmodernisme que je tente ici maladroitement de résumer ; mais le rappeler me semble indispensable pour pointer la contradiction qui nous fait dire "oui à une Chine culturellement indépendante parce que nous sommes anti-impérialistes, non à une Chine culturellement indépendante parce que ça implique qu’elle conserve la peine de mort", et à la tentation d’imposer par la contrainte notre conception de la liberté.

    C’est un véritable travail de deuil idéologique, d’autant plus difficile à entamer pour nous autres "gens de gauche" que pour l’instant seuls les libéraux semblent avoir su en tirer (très cyniquement) les compétences.
    La tentation régressive de s’accrocher à un monde univoque est grande. Certaines positions de Jean-Pierre Chevènement en sont la caricature, mais tous semblent aussi démunis que lui.
    Il serait peut-être encore plus régressif pour moi de suggérer que des pistes pour sortir de cette contradiction, telles que l’engagement, subsistent dans les livres poussiéreux d’un certain Jean-Paul Sartre... mais si quiconque ici ou ailleurs a une idée, je prolongerai volontiers ce débat qui me parait vital.

  • permalien Guantanamo :
    8 août 2008 @18h12   « »

    « Au fait, savez vous ce qu’est un laogaï ? »

    Oui, c’est un truc comme Guantanamo, sauf que c’est en Chine pour des Chinois.

    C’est à dire qu’on ne va pas à l’autre bout du monde pour le remplir.

  • permalien Oops :
    8 août 2008 @21h08   « »

    >Sardon

    Ben, on doit pas fréquenter les mêmes chinois : les miens apprécient le Louvre.

  • permalien Pierre Bocage :
    8 août 2008 @21h23   « »

    Madame Bulard,

    Plusieurs aspects intéressants dans votre article, notamment une (timide) dénonciation de l’occidentalocentrisme qui fait les délices des médias .

    Je remarque une fois de plus qu’un mot revient comme un leit-motiv dans tous les textes concernant la Chine : démocratie . De quoi parle-t-on ? Du régime de M. Bush considéré partout comme le sommet de la démocratie ? Sans être aussi cynique, faut-il trouver des idéaux de démocratie dans les pays qui interviennent militairement ou par la menace dans les affaires du monde ? Comme la France . Mais la France est une démocratie, direz-vous. Il faut ne pas avoir étudié les tours et détours du système électoral pour affirmer cela sans rire . Du moins les droits de l’homme sont-ils respectés ! Le droit au logement, Le droit au travail sont respectés ? Allons cessons de nous poser en petits roquets donneurs de leçons. Les chinois feront de leur pays ce qu’ils voudront. Les dirigeants (si contestables dites-vous) ont du moins réussi à protéger la Chine de l’arrogance occidentale .

  • permalien Pierre :
    9 août 2008 @08h22   « »
    Chine : cachez cette politique... ou la face cachée de la Terre.

    Depuis que l’occident a pris conscience de la réalité des JO en Chine (c. à d. depuis le début du parcours de la flamme), les consciences de l’occident ont pris conscience de la réalité de la Chine.

    Au delà des menaces militaires et économiques que constitue la Chine, il semble bien que l’enjeu idéologique soit prioritaire.

    L’appel à la globalisation lancé par des USA toujours plus protectionnistes, semble avoir trouvé son exception avec la Chine.

    D’où le tentation d’aller "touiller" du cöté des minorités d’une nation encore constituée.

    Est-ce que Washington est en train de tenter de saboter les Olympíades de Beijing ?
    par Michel Chossudovsky

  • permalien Julien :
    9 août 2008 @10h00   « »

    bravo pour cet article informé et équilibré qui dénonce les atteintes aux libertés en Chine et les visions unilatérales des médias français. On veut simplement essayer de comprendre un pays qui ne ressemble pas aux caricatures qu’on nous présente. Je peux témoigner du fait qu’il y a vingt ans, il n’était pas possible de trouver un avocat qui défende des travailleurs. Aujourd’hui certains peuvent le faire. Même si l’arbitraire règne certains sont assignés à résidence ou même enfermés comme en témoigne l’association de défense des avocats. Merci Mme Bulard pour votre livre.

  • permalien les jeux sur la lune :
    10 août 2008 @17h19   « »
    les jeux sur la lune

    il est bien que les jeux se politisent parce qu aujourd hui, la situation du monde est tellement preocupante qu il faut utiliser tout les moyens pour communiquer au monde qu il faut reagir, la prochaine se sera a Londres, et si c est en espagne en 2016 il y aura beaucoup de chose a dire aussi....
    Il faut ce dire que si l on ne devait autorisé les jeux que dans des endroits ou l injustice n existe pas, bien y aurait pas de jeux ou bien sur la lune....mais bon le lancé du poid, le javelot qui part en orbite, enfin c est plus du jeu....hi hi hi

  • permalien crespo :
    13 août 2008 @10h06   « »

    @ les jeux sur la lune

    Faut-il donner autant d’importance aux JO ?
    Faut-il compter sur les JO "pour communiquer au monde qu il faut reagir" parcequ’"il est bien que les jeux se politisent" ?
    Je sais pas. Mais, en tout cas, des JO sur la lune, c’est certainement une trés bonne idée.

  • permalien PHILCO :
    18 août 2008 @22h45   « »

    @Dazibao
    « Il semble que jugions cette prise d’indépendance idéologique sur le critère des performances morales des pays concernés - performances morales mesurées à l’aune de notre propre idéologie, naturellement. Ce trouble est d’autant plus grand pour nous Français, héritiers d’une tradition républicaine qui se voudrait universelle, et qui supporte mal de voir cette prétention à l’universalité réduite à l’état de particularité identitaire. »
    Il n’y aucune prise d’indépendance idéologique mais simplement un stade de transition forcément dictatoriale du fait de l’absence d’une classe moyenne conséquente dans une évolution vers la démocratie dont la Chine ne rejette aucune valeur. Cette phase tous les pays asiatiques étant devenus maintenant démocratiques l’ont connue avant la Chine en commençant par le Japon puis la Corée du sud ou Taiwan par exemple sans pour autant que l’on ait parlé de « deuil idéologique » de nos valeurs, qui n’ont, de « notres », que le précédent historique. Les droits de l’homme étaient déjà implicites dans l’enseignement du Bouddha 500 ans avant le Christ dont l’Occident fait l’initiateur des valeurs que l’on souhaite universelles.

  • permalien le riz c’est bon :
    19 août 2008 @05h10   « »

    Les migrations de travailleurs entre zones "pauvres" et zones "riches" contrôlées de manière policière ou militaire par les gouvernements permettent aux patrons de contrôler les revendications et surtout "créent" un droit du travail à géométrie variable sur un même territoire, minant le contrat social de l’intérieur (cf. le plombier polonais).
    C’est le cas en Europe, aux US, dans les pétro-monarchies et aussi en Chine dans des proportions massives vu la taille du pays (paroxysme : la situation Israël-Palestine).
    Voir l’analyse pertinente sur la Chine sur un site qu’on ne peut pas soupçonner de complaisance :
    http://quotidiensanspapiers.free.fr...

    2. Je ne vois pas pourquoi on tolèrerait du patronat chinois les dégats sociaux et environnementaux qui prennent place en Chine alors qu’on les dénonce ailleurs. Que viennent faire ici les guerres de l’opium ? A ce compte, la France pourrait reprocher à l’Allemagne l’occupation nazie et justifier internationalement des répressions internes.
    Si on accepte l’argument du relativisme culturel ou le culpabilisme il n’y a plus rien à dire sur la peine capitale ou les inégalités aux US pas plus qu’en Chine.
    Avoir conscience des méfaits passés d’une nation ou d’un état est une chose, s’en servir comme une arme politique pour désigner des coupables sans discrimination et justifier d’autres méfaits en est une autre. Méfions nous parceque ce type d’arguments a tendance à se multiplier et le Diplo lui-même en fait usage.
    Le chauvinisme ne va pas aider les travailleurs chinois (pareil en France).

    3. Il est ridicule, comme le faisait remarquer un membre de la communauté chinoise française sur Bakchich, pour le président d’un pays de 62-63 millions d’habitants de donner des leçons au gouvernement d’un pays de plus d’un milliard d’habitants. Seule une action européenne concertée pourrait avoir un effet.

    4. Cette posture est d’autant moins crédible que la Chine ferait des progés en matière de droit de l’homme alors que l’Occident est en pleine régression de ce côté là (remarque de bon sens par la même personne).

    5. Pour faire pression sur la politique chinoise, mieux vaut construire un pont entre peuples plutôt que de stigmatiser en permanence. Nous bénéficions d’une liberté d’expression qui est plus grande ici que là-bas. L’UE a le même problème avec ce jeu de bouc-émissarisation/stigmatisation chauvin ce qui montre qu’il y a du travail. Ce jeu est très utile aux patrons pour détourner le mécontentement des masses.

    Enfin par rapport aux médias occidentaux, on ne peux pas en construire une représentation uniforme qu’internet est d’ailleurs en train de faire exploser. Si on lit le journal d’un marchand d’armes on sait à quoi s’attendre (merci Acrimed). Idem pour Ria Novosti ou Irna.

    Les patrons des BRIC, pas plus que le MEDEF, ne sont les amis des travailleurs du monde.

  • permalien le riz c’est bon :
    19 août 2008 @05h15   « »

    Je précise :
    "Méfions nous parceque ce type d’arguments a tendance à se multiplier et le Diplo lui-même en fait usage."

    J’aurai plutôt du dire que le Diplo dénonce le "deux poids deux mesures" ce qui est justifié, mais que ce type d’arguments du "même poids - même mesure" peut très facilement conduire à un alignement par le bas et non par le haut, si l’on y fait pas attention.

  • permalien Réponse :
    19 août 2008 @07h14   « »

    le riz c’est bon : « Que viennent faire ici les guerres de l’opium ? A ce compte, la France pourrait reprocher à l’Allemagne l’occupation nazie et justifier internationalement des répressions internes. »

    Vous posez une question et vous répondez à côté.

    Si vous voulez faire des analogies avec les guerres de l’opium autant qu’elles soient pertinentes. Pourquoi ne pas faire des comparaisons avec des évènements contemporains, fondateurs des situations de conflits que nous vivons toujours comme par exemple :
    - les accords Sykes-Picot,
    - l’assassinat de l’archiduc François Joseph,
    - la révolution d’octobre,
    - la Guerre de Sécession.

    Par ailleurs, je vous confirme que la France reproche toujours, l’occupation nazie, au même titre que l’Allemagne, même si vous semblez vous en arranger.

  • permalien Réponse suite :
    19 août 2008 @07h57   « »

    Cher le riz c’est bon, je reviens juste pour compléter ma réponse concernant votre remarque : « la France pourrait reprocher à l’Allemagne l’occupation nazie et justifier internationalement des répressions internes. »

    La France pourrait, mais certains Français ne s’en privent pas :

    Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !

  • permalien réponse :
    19 août 2008 @09h44   « »

    Cher le riz c’est bon, à propos des guerres de l’opium (qui sont tout de même les premiers génocides chimique contemporains), il serait intéressant de s’imaginer si les évènements postérieurs, qui conditionnent toujours notre quotidien, se seraient déroulés avec la même férocité, si la Chine s’était "raccrochée au monde" en 1839...

    ... faisons un rêve ☺

    l’hystérie autour des JO rend plutôt pessimiste ☻

  • permalien gégé de st martin :
    19 août 2008 @18h43   « »

    Je viens de terminer "la course du dragon et de l’éléphant" c’est très interssant, car on s’aperçoit que la Chine a encore une longue marche à faire pour que son million et demi de paysans très, très pauvres puissent entrevoir le début du commencement d’une autre vie ! A force de montrer la Chine du doigt, on n’en n’oublirait presque que le gendarme du monde "L’oncle Sam" reste encore(l’Administration)le pays qui n’a pas hésité à envahir la Grenade !...et qui se permet de donner des leçons de démocratie en 2008 !
    Loin de moi l’idée que la Chine est un pays démocratique ! mais économiquement elle est encore très loin-encore faudrait-il que "ses" dirigeants s’ouvrent à la démocratie- d’être en mesure d’apporter à son peuple la possibilité d’y parvenir.Les JO ont permis,au moins et aussi d’aborder la question du Tibet,qui est loin de ressembler à ce Reportaires sans Frontières voudrait nous faire croire, et je partage l’analyse de Martine Bulard du 13 aout dernier.

  • permalien gégé de st martin :
    20 août 2008 @09h04   « »

    Bonjour,
    Dans mon message d’hier sur la Chine, il faut lire :
    - 150 milions de paysans pauvres et non 1,5 millions....j’ai q.q difficulté avec les chiffres dans cet immence pays.

  • permalien chamil :
    20 août 2008 @23h21   « »

    En tout cas, si la journaliste Martine Bulard, longtemps proche de l’Huma, semble vouloir "casser l’image noire de la Chine" apporté par les méchants occidentaux, l’inspirateur de la politique économique de Nicolas Sarkozy est enthousiasmé le modèle chinois :

    "Les Chinois ils travaillent 45 heures, ils dorment sur place dans leurs usines, ils font de bons produits pas chers, parce qu’ils travaillent. La France ne travaille pas"

    Source

    Comme quoi le grand capital occidental aime aussi beaucoup le régime chinois, qui lui apporte tout ce dont il a besoin, et plus, ce dont il rève : une dictature où il peut faire ses affaires "au calme", sans syndicats libres, sans salariés qui pourraient voter, sans salauds de contestataires... Du Pinochet version chinois quoi !

  • permalien PHILCO :
    21 août 2008 @19h52   « »

    "Comme quoi le grand capital occidental aime aussi beaucoup le régime chinois"
    Et réciproquement...

  • permalien popo :
    5 février 2009 @20h25   « »
    incompréhension

    Il faudrait peut-être arrêter d’accuser les Chinois de tous les maux de la planète : problèmes environnementaux, ,problèmes économiques, problèmes des droits de l’Homme... En effet, la Chine crée de la pollution mais cela est peut-être due au peuple occidental qui est bien content de voir son pouvoir d’achat s’accroître en achetant des produits pas chers qui ont pu être produits par une main d’oeuvre exploitée. C’est pourquoi il faudrait arrêter de tous le temps accuser l’ensemble du peuple chinois d’envahir le monde alors que le peuple cherche juste à se nourrir et il est donc normal qu’ils veulent travailler dans des entreprises le plus souvent détenus par des occidentaux. De plus, il faudrait quand même se tenir au courant que les occidentaux délocalisent leurs activités les plus polluantes dans les pays du sud, notamment en Chine.

    En ce qui concerne les JO de 2008, la France se permet de critiquer les droits de l’Homme de la Chine à l’égard du Tibet mais il ne faut pas oublier que la France a connu dans son Histoire des histoires de décolonisation qui en plus contredisaient sa propre Constituton.

    Il serait peut-être temps de penser des deux côtés que ce n’est pas toujours la Chine qui est en tort et qu’elle cherche à se trouver une place au niveau de la scène internationale et que les autres pays développés cessent de tout le temps critiquer tout ce qu’elle fait car on pourrait penser que ces pays cherchent à tout prix à empêcher l’entrée de nouveaux pays puissants dans le monde.

  • permalien Anton :
    24 février 2009 @14h39   « »

    Depuis plusieurs siècles les élites occidentales colonisent et imposent leur loi a tout va.

    Les seules pays qui ont pû résister ont mis en place des système, même si différent du fait des cultures locales, calquer sur les doctrine anglo-saxonne.

    Le japon et l’U.R.S.S. sont de bon exemples, qui démontrent la décadence de cette doctrine.

    Les Chinois en général, et les nationaliste en particulier, ont le souvenir d’une Chine qui, au 19 siècle possédaient une plus grande capacités industrielle que l’Europe.

    Et également de l’influence que l’amiral zeng-he a exercé dans tout les continents périphériques.

    Il y a fort a parié que bcp de Chinois voudraient mettre une raclée a l’occident, mais par les anciennes méthodes, plus amical que celle de l’occident.

    Les Chinois voudrait redevenir le centre du monde, sans guerre.
    Ils ont déjà un suivit unique en nombre de voix à l’O.N.U.
    (Du fait d’une non-ingérence devenue traditionnelle)
    De plus, ils se veulent le modèle d’un capitalisme moins débridé que celui défendus par l’occident, et donc plus favorable à une sensible redistribution des richesses, comme évoqué dans l’article, les effots en vers les énergie renouvelables, deviennet conséquent, (suffisamment pour que l’Europe relancent cette politique en vue de garder le leadership dans ce domaine)

    Ils sont de surcroit, en théorie, des socialistes indécrottables, la réponse de la Chine à la crise a été de promouvoir la demande interne en instaurant une couverture social universelle.
    (on peut tout de même s’interroger sur la portée de celle-ci)
    Mais l’annonce a été faite a Davos et les occidentaux en ont peut parler.

    Les Chinois tentent de montrer un meilleur modèle que celui de l’occident.

    Ils sont déjà la première force d’influence dans la région, ayant damer le pion de leader au Japon, et sont de très loin la première force d’influence dans toute l’Indochine.

    A priori l’influence de la Chine poussera l’occident à se modérer un minimum. Et c’est une bonne chose, la question réelle qui nous touchent tous est plus vraisemblablement, comment va se manifester le conflit d’intérêt Chine-Occident ???

    Et plus largement avec les autres acteurs du monde. (Russie, Brésil, Inde... etc)

  • permalien Ben :
    9 novembre 2009 @04h29   «

    je suis un chinois tibetan, j’ai la culture de religion, ausi, la culture de la chine.

    je voudrai savoir vous definez la chine avec les mots négatifs comme : dictature, colonist.........etc. quoi sont vos arguments ?
    ces arguments sont vrai ou juste imaginés par vous or fabriqué par votre media ?

    si tous ces arguments sont pas vrais, toutes vos definitions et conclusions sur la chine seront des mensonges ou des rumeurs. c’est une honté pour vous.

    dans la derniere année, par tous ce que se passe sur la chine et le tibet, désolé, nous les tibetans vous diront jamais merci ; j’ai marqué que vous n’arrivez pas de sortir vos façons de pensée religiouse. parce que votre façon de pensé de monothéism est ridicule pour nous. vous pensez que Dalailama, mais oubliez les esclaves en tibet.

    de plus, j’ai bien aperçu votre culture de croissade, precisement, c’est un nouvelle version de croissade qui essaye tous pour diaboliser les autres et touver des excuse pour attaquer les autres . aussi votre culture de géopolique, qui just pour le richesse.
    franchement, ces deux cultures sont tellement degoutantes et méprisantes ; je suis choqué parce que dans les dernièrs 1,000 ans, les occitentaux se metainir leur niveau de vie par ces cultures honteuses.

    si vous savez pas comment sortir de la culture de religion, essayez d’apprendre le tibetan chinois. la méthode est très simple : respectez la verité, arritez de suivre vos nouveau pape ----le média,allez voir par vos yeux, essayez de controler les jalousies sur la chine ; essayez d’apprendre comment les chinois ont réussit, ils ont bien plus de connaissanse sur la societé que vous, c’est pour ça, ils savent très bien comment gérer leur pays.essayez d’apprendre comment gerer vos pays avec une façon d’athée. les chinois ne croient pas vous etes des handicapés de la tête. ils n’ont pas peur si vous peuvez gérer vos pays meilleur que eux, parce qu’ils pensent ce sera une chance d’apprendre des chose utile et positive des autres.

    vos culture de crussade et géopolitique ont créée trop de haines et trops de guerre dans le monde. arretez de mentenir vos niveau de vie par la guerre.
    regardez la partie positive sur votre culture, arritez votre nouvelle culuture de géopolitique et croissade, elles sont négatives.

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