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Impressions de Tskhinvali, mars 2008

Ossétie du Sud, l’air de la guerre

lundi 11 août 2008, par Ieva Rucevska

L’Ossétie du Sud n’existe plus. Le Parlement indépendantiste géorgien l’a dissoute… en décembre 1990, juste après qu’elle s’est déclarée « République soviétique indépendante ». Le territoire de l’ancienne Région autonome – créée en 1922 – a été intégré dans l’une des neuf régions (Shida Kartli) du nouveau découpage administratif, et a, de ce fait, disparu des cartes officielles accrochées au mur de tous les bâtiments publics de Tbilissi. Pourtant, je suis allée plusieurs fois dans une région qui s’appelle l’Ossétie ; je travaille en Ossétie ; je passe même une sorte de « frontière » pour rejoindre la « capitale » de l’Ossétie…

Après la guerre de 1991-1992, la Géorgie a perdu le contrôle de ce territoire avec lequel les relations sont toujours restées très tendues. Aujourd’hui, lorsqu’on discute avec des Géorgiens, il vaut mieux n’aborder la question ossète qu’avec beaucoup de précautions. Au cours d’une réunion de travail dans un ministère, à Tbilissi, il y a quelques années, la simple vision de la carte que je présentais, et sur laquelle figuraient les « anciennes » limites de l’Ossétie du Sud – en pointillé, par-dessus le marché ! –, avait déclenché une très vive colère chez les Géorgiens, y compris le ministre lui-même…

Il est courant d’utiliser le terme de « conflits gelés » pour désigner les conflits du Caucase Sud (Haut-Karabakh, Ossétie du Sud et Abkhazie). Mais, franchement, il ne m’est jamais venu à l’idée qu’ils étaient « endormis », tant sont nombreux les incidents et éruptions de violence le long des lignes de contact. Chaque année, les morts et les blessés se comptent par centaines. Comment parler de conflits « gelés » ?

J’ai toujours appréhendé mes déplacements à Tskhinvali, le chef-lieu de l’Ossétie du Sud. La ville est peu accueillante. Même quand la situation est calme, on y respire toujours « l’air de la guerre ». Les tensions y sont tangibles, permanentes, et la paranoïa des autorités et d’une partie de la population à son plus haut niveau, malgré l’efficace protection offerte par les Russes. La présence de ces derniers est d’ailleurs loin d’être symbolique : les marchandises viennent essentiellement de Russie ; la plupart des habitants peuvent obtenir un passeport russe ; la monnaie est le rouble, et l’écran de votre téléphone portable, lorsque vous l’allumez, vous souhaite « bienvenue en Russie »…

Le site officiel ossète prétend que la population de Tskhinvali est d’environ 40 000 habitants ; en réalité, il n’y a pas plus de 20 000 personnes dans la ville. Beaucoup sont partis, fuyant les tensions, le danger, les conditions de vie déplorables.

Pour séjourner en Ossétie, il faut obligatoirement se faire enregistrer, faire tamponner son passeport, et, comme à l’époque de l’Union soviétique, obtenir des autorisations pour se déplacer n’importe où dans Tskhinvali et ses environs. Un couloir sombre et sinistre mène à un petit bureau dans lequel tout date du temps de l’URSS. Le bureau est chauffé par un pechka, sorte de système de chauffage d’urgence. C’est sans doute ce que l’on remarque en premier lorsqu’on observe les immeubles, en traversant la ville en voiture : les tuyaux d’évacuation de ces petits poêles à bois sortent par les fenêtres, crachant des fumées âcres et sombres (on y brûle un peu n’importe quoi) ; ce paysage urbain est typique des zones de conflit du Caucase. Le fonctionnaire de service vous enregistre avec un luxe de détails dans un vieux registre poussiéreux, démarche qui peut parfois prendre des heures.

S’ils ne l’étaient pas au départ, ceux qui ont l’habitude de voyager dans les pays post-soviétiques ont appris à être patients. Il leur faut également une bonne dose d’abnégation pour accepter de se plier aux très strictes restrictions qu’on impose à leurs déplacements sur le territoire ossète. Impossible aussi de circuler à pied dans la ville, même pour aller de son lieu d’hébergement à un immeuble voisin distant de quelques dizaines de mètres.

Chaque soir, la nuit venue, le calme et le silence de la ville endormie permettent d’entendre au loin quelques tirs sporadiques.

C’est une mission humanitaire qui m’a menée à Tskhinvali, afin d’évaluer avec une équipe internationale – à la demande des autorités ossètes – les capacités de la municipalité en matière de traitement des déchets ménagers. Cette mission de plusieurs mois était mandatée par l’OSCE et par des agences de l’ONU (Programmes des nations unies pour le développement et pour l’environnement, en particulier), dans le cadre d’une initiative conjointe connue sous le nom d’« Envsec » (Environnement et Sécurité), qui réunit autour de la même table les parties en conflit afin de discuter de questions environnementales. L’objectif, séduisant sur le papier, est de permettre aux ennemis de se rencontrer et de discuter, sous des auspices internationaux, de sujets sur lesquels ils peuvent facilement tomber d’accord. En réalité, la méfiance maladive des uns et des autres rend très difficile, voire impossible, la signature d’accords – même secondaires – sur des sujets qui, théoriquement, ne fâchent pas (gestion des déchets ou des ressources en eau ou échange d’informations environnementales, par exemple).

Lors de notre dernier voyage, en mars 2008, c’est le maire adjoint, M. Leonid Tbilov, qui nous a reçus. Il nous a assuré que nous aurions les coudées franches pour mener notre étude et que nous pourrions accéder à tous les sites que nous voulions visiter. Il est généralement assez difficile de rencontrer les responsables ossètes de premier rang, car ils sont le plus souvent en déplacement à Vladikavkaz, en Ossétie du Nord, où ils consultent les autorités russes… Au cours des dernières années, dans les périodes de fortes tensions, c’est l’accès même au territoire ossète qui nous était parfois refusé, interrompant pendant plusieurs semaines le travail des humanitaires et des diplomates. Mais, pour cette première visite sur le terrain, nous sommes munis de toutes les autorisations nécessaires, et nous avons pris soin de rencontrer toutes les autorités compétentes afin de leur exposer les objectifs du projet. Malgré cela, nous peinons à accéder aux sites que nous souhaitons étudier, comme si l’information ne passait pas entre les « ministères » et les nombreux check-points qui jalonnent la vallée de Tskhinvali.

Nous arrivons enfin à Tczar, un ancien site de collecte de déchets solides situé dans les faubourgs de la ville, où nous devons faire une série de relevés. A cet endroit se trouve aussi une usine de traitement des eaux usées. Complètement rouillée, elle ne fonctionne plus depuis longtemps. Les eaux des égouts passent au travers, sans être traitées, et sont déversées directement dans la rivière. Surgissent soudain de nulle part des militaires ossètes, très agressifs, aboyant des ordres en tout sens, semant la panique au sein de notre équipe, fouillant de fond en comble les véhicules, brandissant les jumelles et les caméras vidéo qu’ils ont trouvées dans les coffres à bagages. Ils se mettent à hurler en russe des accusations d’espionnage. Des semaines de préparation et de discussions pour obtenir les autorisations de toutes les parties, pour trente minutes de travail sur le terrain… Fin de l’épisode. Retenus plusieurs heures au poste de garde, nous sommes, après l’intervention des diplomates, renvoyés directement à Tbilissi, sans avoir pu revenir au centre de Tskhinvali. Quelques semaines plus tard, certains des experts de notre équipe pourront revenir et terminer le travail d’observation – mais pas dans les meilleures conditions.

Difficile, donc, cette fois-ci, de dire que la coopération fut « un plein succès » – selon la terminologie qu’affectionnent les bureaucrates onusiens –, puisque, finalement, malgré les promesses, il était impossible de circuler librement entre les villages ossètes et les villages géorgiens enclavés, comme notre projet, et l’accord avec les autorités locales, le prévoyaient. Tout est bouleversé dans mon esprit. J’essaie de comprendre la logique de tout cela : pourquoi parler blanc et agir noir ? Je perçois en tout cas l’immensité du travail qu’il reste à faire pour arriver à un compromis de paix acceptable pour toutes les parties. Je ressens comme une grosse fatigue, et je perds l’espoir, à force de déployer depuis dix ans tant d’énergie, tant d’efforts en vain.

Ieva Rucevska est chef de projet pour le PNUE/GRID-Arendal (Unité du Programme des Nations unies pour l’environnement délocalisé en Norvège).

Les conflits du Caucase dans Le Monde diplomatique Retour à la table des matières

  • « Un siècle russe », Manière de voir n° 100, août-septembre 2008. En kiosques.
  • Le refus par la Russie de l’indépendance du Kosovo, en décembre 2007, s’appuyait « sur le droit international, mais aussi sur la menace de sécession de l’entité serbe de Bosnie — voire également de l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud », rappelait Jean-Arnault Dérens dans une Valise diplomatique du 12 décembre. Un argument développé dans son article de notre édition de janvier 2008, « La boîte de Pandore des frontières balkaniques ».
  • « Du Caucase à l’Asie centrale, “grand jeu” autour du pétrole et du gaz » (juin 2007) : une carte de Philippe Rekacewicz et un article de Régis Genté pour comprendre le contexte de ce conflit.

  • « Escalade militaire dans le Caucase », par Vicken Cheterian, juillet 2007.
    La forte augmentation du budget militaire géorgien semble destinée à préparer de futurs conflits en Ossétie du Sud ou en Abkhazie, républiques géorgiennes qui ont proclamé unilatéralement leur indépendance.
  • « Géorgie-Russie, les raisons d’une escalade », par Florence Mardirossian, octobre 2006.
    Le président russe Vladimir Poutine accuse son homologue géorgien Mikhaïl Saakachvili de préparer un « bain de sang » en Abkhazie et en Ossétie du Sud. Le 13 octobre, le Conseil de sécurité unanime demande à Tbilissi de respecter l’accord de cessez-le-feu de 1994.
  • « Ces conflits mal éteints qui ébranlent le Caucase », par Jean Radvanyi, octobre 2004.
    Déjà fragilisée par le jeu des grandes puissances et la manipulation des identités nationales, la région caucasienne subit l’onde de choc du conflit tchétchène, qui vient de connaître un nouveau soubresaut sanglant avec la prise d’otages de Beslan.

79 commentaires sur « Ossétie du Sud, l’air de la guerre »

  • permalien Pierre :
    11 août @19h12   »

    Au delà de sympathie, dégagé par la population ossète, j’avais cru comprendre que cette situation était la conséquence de la reprise de la politique d’endiguement de la seconde administration Bush, et l’échec des guerres des étoiles et des civilisations.

    Telles des matriochkas, l’Ossétie est dans le Géorgie, qui est dans la Russie elle même encerclée par les USA.

    Comment ne pas rapprocher ces agitations autour de la Russie et de la Chine avec le désarroi nostalgique du complexe militaro-industriel mondial ?

  • permalien Lou :
    11 août @21h37   « »

    Sueurs froides pour Tel-Aviv Des militaires israéliens « conseillent » la Géorgie.

    Serge Dumont, Tel-Aviv Lundi 11 août 2008

    (...) « Israël marche sur des œufs », explique le chroniqueur militaire Allon Ben David Harel. « Certes, ses ventes d’armes représentent un apport budgétaire en devises fortes d’autant plus appréciable que la Géorgie paie rubis sur l’ongle. Mais la Russie dispose de moyens de pression sur Israël. Elle pourrait par exemple renforcer sa collaboration militaire avec l’Iran ou vendre des armes plus sophistiquées à la Syrie en sachant très bien qu’une partie se retrouvera dans les entrepôts du Hezbollah. Cette perspective donne des sueurs froides à nos dirigeants qui cherchent à se sortir du bourbier géorgien sans vexer Tbilissi et sans donner l’impression de plier devant les ukases de Moscou. » (...)

  • permalien K. :
    11 août @22h29   « »

    Nathalie Nougayrède nous énumère bien les griefs russes :

    - “expansion de l’OTAN à l’est”

    - “rapprochement de l’Ukraine et de la Georgie avec l’Alliance atlantique”

    - “déclaration d’indépendance de la province du Kosovo”

    (les missiles anti-missiles aux portes de la Russie ne sont pas rappelés)

    Mais veut convaincre le lecteur que ces griefs sont insignifiants :

    « Depuis juin, le nouveau président russe, Dmitri Medvedev propose un "traité de sécurité pan-européen" qui mettrait de facto la Russie sur un pied d’égalité avec l’UE et l’OTAN à propos des questions stratégiques touchant à l’avenir du continent. Pour les Occidentaux, la présentation de ce projet semblait, malgré ses zones d’ombre, augurer un ton plus conciliant et constructif que les discours aux accents de "guerre froide" de Vladimir Poutine. Mais en bombardant des villes de Géorgie, Moscou s’est mis d’un coup en totale contradiction avec cette approche. »

    Quant à savoir qui a ouvert les hostilités, la journaliste du Monde omet bien de le préciser. Elle débute son papier de la manière suivante : « Quels que soient les torts des uns et des autres dans l’escalade militaire dans le Caucase... »

    Pour le savoir il faut lire le quotidien belge Le Soir :

    « Vouloir empêcher que l’Ossétie séparatiste ne se proclame indépendante comme le Kosovo, c’est compréhensible. Revendiquer la fin de la sécession est une exigence parfaitement légitime de la part de la Géorgie. Essayer de régler ce litige par la force est irresponsable [de la part de la Géorgie]. »

    Le fait que le ministre de la Défense de la Géorgie, Davit Kezerashvili, soit un ancien israélien y est peut-etre pour quelque chose dans cette “irresponsabilité” ? On rend service à l’allié américain, on enrichit encore plus les patrons de l’industrie de l’armement israélienne, et on teste l’armement israélien. Tant pis pour les civils géorgiens.

  • permalien Pierre :
    12 août @06h39   « »

    D’après Michel Chossudovsky ( Vers un affrontement militaire plus large entre la Russie et les États-Unis ? ), les évènements d’Ossétie, s’inscrivent dans un vaste plan de redéploiement stratégique visant, entre autre, à contrôler l’acheminement du pétrole (après la guerre des civilisation qui tentait le contröle des source d’approvisionnement, peut-être).

    C’est ainsi qu’il inscrit la participation d’Israël dans ’l"opération" :

    L’objectif d’Israël n’est pas seulement de prendre le pétrole de la mer Caspienne pour ses propres besoins de consommation, mais aussi de jouer un rôle clef dans la réexportation de ce pétrole vers les marchés asiatiques depuis le port d’Eilat à travers la Mer Rouge. Les implications stratégiques de ce réacheminement du pétrole de la mer Caspienne sont d’une grande portée. (Pour plus de détails, voir de Michel Chossudovsky, La guerre contre le Liban et la bataille pour le pétrole, Global Research, juillet 2006.)
    En attendant la propagande se met en marche :
    Les médias occidentaux ont décrit les Russes comme seuls responsables de la mort de civils, tout en reconnaissant en même temps (confirmé par la BBC) que la plupart des victimes dans la population civile étaient au début le résultat des attaques aériennes et au sol de la Géorgie.
    Bush confirme :
    "La Russie a envahi un pays souverain voisin et menace un gouvernement démocratiquement élu par son peuple, une telle action est inacceptable au 21e siècle", a déclaré le président américain, laissant entendre que Moscou semblait tenter de renverser le gouvernement géorgien.

    "Il semblerait que des actions soient en cours pour renverser le gouvernement (géorgien) légitimement élu", a dit le président, qui a fait cette déclaration dans le jardin des roses de la Maison Blanche, à peine rentré de son voyage en Chine.

    On moins on ne peut pas suspecter les USA, Bush, a un alibi, il était en Chine.

    Ira-t-on jusqu’à soupçonner la Russie de posséder des armes de destruction massives ?

  • permalien Sardon :
    12 août @09h44   « »

    Bonjour,

    « "La Russie a envahi un pays souverain voisin et menace un gouvernement démocratiquement élu par son peuple, une telle action est inacceptable au 21e siècle", a déclaré le président américain, laissant entendre que Moscou semblait tenter de renverser le gouvernement géorgien.

    "Il semblerait que des actions soient en cours pour renverser le gouvernement (géorgien) légitimement élu", a dit le président, qui a fait cette déclaration dans le jardin des roses de la Maison Blanche, à peine rentré de son voyage en Chine. »

    L’impudence des responsables états-uniens ne connaît pas de bornes. Qu’ont-ils fait en Serbie, en Ukraine, et précisément en Géorgie, si ce n’est procéder à des "actions (...) pour renverser le[s] gouvernement[s] légitimement élu[s]" ? (cf. Révolutions "orange", "des roses", etc.) Qu’ont fait les Etats-Unis en Irak, si ce n’est "envahir un pays souverain" ? George W. Bush est-il au courant que le tribunal de Nuremberg, en 1946, a défini l’agression (et non le génocide) comme "le crime international suprême", "qui ne diffère des autres en gravité que parce qu’il contient en lui tout le mal qui s’ensuit ?"

    Dans son ouvrage "Manufacturing Consent", Noam Chomsky dit à ce propos que les crimes des ennemis et adversaires sont toujours jugés avec une sévérité extrême, tandis que les crimes commis par "notre camp" ou "nos alliés" sont minimisés ou passés sous silence. On en a là un exemple criant.

  • permalien Sardon :
    12 août @09h56   « »

    (1/2)

    Bonjour,

    Quelques extraits d’une interview ancienne (03/11/1989) de Noam Chomsky sur la nature psychotique de l’élite américaine. NC parle ici du Nicaragua, mais on pourrait dire la même chose en remplaçant "Nicaragua" par "Irak" ou "Russie". (Interview complète disponible à http://www.chomsky.info/interviews/... )

    (...) It’s a very psychotic culture, the United States, and it’s been that way since its origin. It’s not that it’s unique in that respect (it may be unique in degree), it’s generally true of national cultures—the establishment cultures that are associated with whatever power is in the society—state power or economic power, or something else—they tend to be fanatical. And the intellectual community in the United States is unusually fanatical. To find anything comparable to the American intellectual community you’d have to go to some weird religious community where everybody is sitting around intoning something. That’s basically American intellectual culture, and it’s been that way for years.

    Third World people typically don’t understand this, and they’re constantly making the same error. And you can see the nature of the error by the U.S. response. The basic U.S. response is outrage over the fact that anyone should dare to defend themselves against a U.S. attack. That is considered absolutely intolerable, in fact thuggish, outrageous, monstrous. What right does anybody have to defend themselves if the United States decides to attack them or sends forces to attack them ? They have no right. (...) So it’s not just that there’s a group of psychotics, it’s that the culture is psychotic, in fact severely psychotic. And this goes way back.

  • permalien Sardon :
    12 août @09h59   « »

    (2/2)

    Bonjour,

    Quelques extraits d’une interview ancienne (03/11/1989) de Noam Chomsky sur la nature psychotique de l’élite américaine. NC parle ici du Nicaragua, mais on pourrait dire la même chose en remplaçant "Nicaragua" par "Irak" ou "Russie". (Interview complète disponible à http://www.chomsky.info/interviews/... )

    (...) There’s one very simple principle that lies behind that : nobody has a right to defend themselves from us. If we want to attack somebody it’s our right, because we rule the world. And it’s not just that we say that. It’s a moral outrage if they try to defend themselves. I’m not sure that there’s an historical precedent for this, to tell you the truth. For example, I don’t know if Hitler ever said people don’t have the right to defend themselves—it’s an outrage if people in the Warsaw ghetto fight back. It would be interesting to check. But this is uniform in this culture, in fact goes way back to the origins.

    (...) In the Bill of Indictment against George III recording all the rotten things he did, they say (it goes something like this) “he incited against us the merciless Indian savages whose known way of warfare is the massacre of women and children”, and so on and so forth. Well, by now there’s been so much mythology that people may not see what’s wrong with that. But this was the eighteenth century, and Thomas Jefferson knew precisely what he was writing. He knew precisely that it was he and his buddies who were the merciless European savages who were teaching the Native Americans that the way you fight a war is you wait till all the braves leave the village and then you go in and murder everybody. That’s the way Europeans fight wars, and the colonists were busy teaching that to the native people who didn’t understand it—they thought you go out and fight each other when you’re armed. But nevertheless they could say that. The fact that they could produce the words is amazing enough. But the fact that those words can be read with reverence for 200 years without anybody noticing that there’s something funny about them, in this “great founding document”, that’s pretty astonishing. It’s the same thing. When scholars write about this they call it “American innocence” or “American naiveté ”, and it’s kind of an endearing characteristic of the United States. If you want to know how endearing it is, ask what it’s like to get slaughtered. And this is constant.

  • permalien
    12 août @11h00   « »
    Ossétie du Sud, l’air de la guerre

    si vous pouviez traduire les extraits d’articles en anglais ça serait bien, tout le monde ne maîtrise pas forcément cette langue.

    rebondissement caucasien dans le grand jeu géostratégique planétaire ... rien de bien neuf et toujours les mêmes qui trinquent. césar envahit la gaule, charlemagne se taille un empire, napoléon exporte la révolution, staline pousse au sud, hitler rêve du grand reich ... un tas d’analyses expertes et de contributions plus fines les unes que les autres dissèquent les ressorts cachés de toutes ces opérations. on se chamaille autour du blog ( avant c’était au comptoir .... ) et après ... ? on y voit un peu plus clair pense - t - on et après ... ? que fait - on pour peser sur nos gouvernements qui n’en doutons pas ne sont pas exempts de tout reproche dans ces affaires ... rien, on cause on cause on cause. en fait on se complait à causer et on ne peut pas faire grand chose d’autre. ah si ... on fait de l’humanitaire, on en appelle aux droits de l’homme et on élit sarkozy !

  • permalien K. :
    12 août @12h20   « »

    « Il se pourrait que l’invasion ait été déclenchée à cause de la concurrence entre les Etats-Unis, la Russie et l’Europe pour l’accès aux hydrocarbures dans le Caucase et l’Asie Centrale. Dans cette optique, examinons cet article [Asia Times] daté du 30 juillet d’un ancien diplomate indien M K Bhadrakumar » :

    D’après les éléments qui nous sont parvenus cette fin de semaine d’Achgabat au Turkménistan et de Moscou, il apparaît que le grand jeu en cours autour de l’énergie caspienne a pris une tournure dramatique. Dans la géopolitique de la sécurité énergétique, il n’y a jamais rien eu de tel. Les Etats-Unis ont subi une énorme défaite dans la course au gaz caspien.

  • permalien K. :
    12 août @14h32   « »

    - Michael T. Klare : Géostratégie de l’énergie. (article publié le 13 mai 2008->http://www.contreinfo.info/article....])

    « (..) Une situation encore plus dangereuse prévaut en Géorgie, où les États-Unis appuient le gouvernement pro-occidental du Président Mikhail Saakashvili en lui fournissant armes et soutien militaire tandis que la Russie appuie les régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. La Géorgie joue un rôle stratégique important pour les deux puissances en présence, car elle abrite l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), un projet soutenu par les USA, qui amène le pétrole de la Caspienne vers les marchés occidentaux. Des conseillers et des instructeurs américains et russes sont présents dans ces deux régions, parfois suffisamment proches pour s’observer directement. Dans ces circonstances, il n’est pas difficile d’imaginer des scénarios dans lesquels une future confrontation entre la Géorgie et les forces séparatistes pourrait conduire, volens nolens, à un affrontement direct entre soldats américains et russes, déclenchant une crise beaucoup plus grave. »

    - Le président russe annonce la fin des opérations militaires en Géorgie http://www.lemonde.fr/europe/articl...

  • permalien K. :
    12 août @19h17   « »

    Quand aplatir la terre c’est l’arrondir et vice-versa.

    Pourquoi la « globalisation » n’est-elle pas « prospère » ? Parce qu’il n’y a pas eu jusqu’à présent « adhésion totale au libéralisme et à la négociation pacifique de conflits » affirme Martin Hutchinson en accusant la Russie.

    C’est parce que la “globalisation” ne peut etre prospère qu’elle ne peut etre imposée que par la force des armes. Et c’est le pays de l’illustre invité de l’inimitable journal Le Monde qui l’a le mieux compris et en fait tous les jours la démontration.

  • permalien K. :
    12 août @21h18   « »

    Vif échange entre deux contributeurs dans le blog de Philip Weiss, dans un post dont le sujet est le role d’Israel dans l’actuel conflit géorgien.

    L’un des contributeurs, “sioniste progressiste”, dénigre avec mépris le post de Philip Weiss en accusant ce dernier de simplisme pour ne pas voir que cette guerre dépasse de loin Israel et qu’elle concerne le grand jeu entre grandes puissances.

    Voici, traduite, une partie de la réponse de l’autre contributeur :

    Quiconque dit que le sionisme n’est qu’un problème levantin est soit aveugle, soit ignorant, soit un sioniste. Il s’agit d’une véritable idéologie avec un véritable système, un programme opérationnel et technique et une véritable armée internationale d’avocats juifs et “gentils” faisant délibérément des ravages dans le monde.

    À un moment donné, il a pu être subordonné à l’impérialisme, mais aujourd’hui il est complètement intégré et partie intégrante de l’impérialisme, au point qu’il est aujourd’hui la queue remuant le chien impérial.

    Tout juif sioniste qui dit qu’il est à la fois un sioniste et un authentique progressiste est un menteur ...

  • permalien chamil :
    12 août @21h33   « »

    Félicitations pour certains commentaires d’un antisionisme tout particulier, puisqu’il arrive à faire accuser Israël dans le conflit actuel !

    L’antisémitisme et le mythe des juifs omniprésents ont décidément de beaux jours chez certains...

    En tout cas, sachons apprécier, malgré l’autoritarisme et la provocation chauvine du président géorgien (refaire l’unité autour d’une offensive qui tourne au désastre), le cynisme des dirigeants russes, qui reprochent à la Géorgie d’utiliser des méthodes de répression contre une sécession qui sont 1000 fois plus légères que le "dépeuplement" auquel ils procèdent avec sadisme en Tchétchènie.

    Ah, mais il est vrai qu’en Tchétchènie, il n’y a pas d’américano-sionistes, mais beaucoup de musulmans, pardon de "terroristes à buter jusque dans les chiottes" (V.Poutine). Ca doit expliquer l’amnésie actuelle des journalistes français et des dirigeants européens sur le sujet...

    Applaudissons Sarkozy et les dirigeants européens, qui laissent faire Medvedev et Poutine : après avoir massacré les tchétchènes, réduit les conquêtes démocratiques en Russie, fait du chantage énergétique ou politique aux peuples ukrainien ou géorgien, baltes, polonais coupables d’insoumission, ils peuvent envahir un pays, le mettre à plat et en plus repartir le sourire en lèvres.

    Tous les impérialistes et dictateurs se voient définitivement confirmés que les européens sont des lâches qui se couchent devant les plus forts. Palestiniens, tibétains, ouigours, peuples opprimés de l’extérieur ou de l’intérieur : n’attendez pas de Bruxelles votre salut, vos oppresseurs savent déjà quel est le courage qui y siège !

  • permalien Lou :
    12 août @22h20   « »

    K. vous écrivez : « Le fait que le ministre de la Défense de la Géorgie, Davit Kezerashvili, soit un ancien israélien y est peut-etre pour quelque chose dans cette “irresponsabilité” ? »

    Vous voulez dire qu’il est de confession juive?

    Traduction approximative de la fin de l’article

    Le Ministre géorgien : Israël doit être fier de lui.

    Le Ministre géorgien Temur Yakobashvili a dit samedi. "Les Israéliens doivent être fiers d’eux-mêmes pour l’entraînement et l’éducation israéliens reçus par les soldats géorgiens"

    Yakobashvili est un Juif et il parle couramment l’hébreu. "Nous sommes maintenant dans une lutte contre la grande Russie" a-t-il dit "et notre espoir est de recevoir une aide de la Maison Blanche, parce que la Géorgie ne peut pas survivre par ses propres moyens.

    Il est important que tout le monde comprenne que ce qui se passe maintenant en Géorgie aura une incidence sur le monde entier. Ce n’est pas seulement l’affaire de Géorgie, mais ce sont les affaires du monde entier"

    Un des membres du parlement géorgien a suspendu samedi l’appel à l’aide américaine en exhortant Israël à aider à stopper l’offensive de la Russie ainsi :"Nous avons besoin de l’aide de l’ONU et de nos amis, dirigée par les États-Unis et Israël. Aujourd’hui la Géorgie est en danger - demain tous les pays démocratiques dans la région et dans le monde entier seront en danger aussi"

    Hier sur Haaretz le témoignage d’un de ces formateurs militaites qui s’attendait à ces affrontements.

    Il dit que le Job est bien payé et que : "Nous leur avons enseigné le contre-terrorisme et les combats de maison en maison , mais c’était très simple."

    Ben tiens ! pas besoin de grandes écoles pour enseigner la barbarie.

  • permalien
    12 août @22h47   « »

    "...dans le quotidien belge Le Soir" : http://www.lesoir.be/forum/editos/o...

  • permalien Lou :
    12 août @22h53   « »

    @K. pardon, j’ai vu, c’était écrit plus haut dans l’article.

    Il y en a beaucoup des comme ça de par le monde ?

    “La coopération militaire entre les pays s’est développée rapidement. Le fait que le ministre de la défense de Géorgie , Davit Kezerashvili, est un ancien israélien qui parle couramment l’hébreu a contribué à cette coopération.

    « Sa porte était toujours ouverte aux Israéliens qui venaient et il a offert à son pays des armes made in Israël," a dit la source. "Par rapport aux pays d’Europe orientale, les marchés dans ce pays ont été menées rapidement, principalement en raison de l’implication personnelle du ministre de la défense." ”

  • permalien K. :
    13 août @00h12   « »

    @ Chamil

    La réponse quant à l’innocence d’Israel dans le conflit géorgien est dans le texte “antisémite” que j’ai traduit. Israel, en tant qu’état ultralibéral, expansioniste et à volonté hégémonique, est, avec les Etats-Unis, le principal responsable de l’“irresponsabilité” du président géorgien.

    Et en tant que puissant état ultralibéral, expansionniste, et à volonté hégémonique, raciste de surcroit, il se comporte comme tous ses pareils de toutes les races et de toutes les religions : manigances et machinations.

    Que le pouvoir en israel soit entre les mains de Juifs et que les néocons américains soient juifs pour la plupart ne change strictement rien à cette banale réalité.

    Quant à votre accusation d’antisémitisme connaissez-vous l’histoire de Toupaille le petit épouvantail ?

  • permalien K. :
    13 août @01h13   « »

    Que disent les sites juifs sionistes ?

    - For past seven years, Israeli companies have been helping Georgian army to prepare for war against Russia through arms deals, training of infantry units and security advice http://www.ynetnews.com/Ext/Comp/Ar...

    - "Jerusalem owns a strong interest in Caspian oil and gas pipelines reach the Turkish terminal port of Ceyhan, rather than the Russian network. (..) These [israeli] advisers were undoubtedly deeply involved in the Georgian armys preparations to conquer the South Ossetian capital Friday." http://www.debka.org/article.php?ai...

  • permalien K. :
    13 août @01h59   « »

    Sanctions potentielles contre les Russes : « Qu’est ce qui pourrait avoir un impact sur les Russes sans que cela ne nous lèse plus qu’eux » aurait demandé un officiel Européen.

    Pourquoi les Français et les Allemands avaient refusé l’entrée de la Géorgie dans l’OTAN ? (faisant que, « pour la première fois, une demande émanant d’un président américain a été rejeté par une décision commune franco-allemande ») Parce qu’une « tete brulée » comme le président géorgien aurait très bien pu « conduire à une troisième guerre mondiale ».

    Si le calcul du président géorgien avait été que la guerre aurait pour effet final de déloger les troupes russes de “maintien de la paix” d’Ossétie du sud (avec des troupes géorgiennes), arguant de “la violation d’un état souverain [la Géorgie]” par la Russie, c’est l’effet inverse qui risquerait de se produire : ce sont les troupes géorgiennes de “maintien de la paix” d’Ossétie du sud qui risquent d’etre délogées.

    Bref, il semblerait « qu’en moins d’une semaine Poutine ait redessiné la carte géopolitique d’une région stratégique vitale » et les Etats-Uniens, selon leurs propres propos, "don’t look very good".

  • permalien Pierre :
    13 août @07h07   « »

    L’Ossétie du Sud n’existe plus. Le Parlement indépendantiste géorgien l’a dissoute… en décembre 1990, juste après qu’elle s’est déclarée « République soviétique indépendante ».

    (...) Il est courant d’utiliser le terme de « conflits gelés » pour désigner les conflits du Caucase Sud (Haut-Karabakh, Ossétie du Sud et Abkhazie). Mais, franchement, il ne m’est jamais venu à l’idée qu’ils étaient « endormis », tant sont nombreux les incidents et éruptions de violence le long des lignes de contact.

    nous révèle Ieva Rucevska.

    Peut-on faire de l’anticommunisme sans le communisme ? Tel est l’enjeu que doivent relever aujourd’hui les story-tellers. Comment expliquer qu’on est, "au nom de la déclaration des droits machins", partisan de l’indépendance du Kosovo (et de triste mémoire de la Bosnie), du Tibet, mais pas de l’Ossétie ? La réponse est simple, l’Ossétie du sud se déclarait "république soviétique libre", pas de quoi réveiller la "Guerre Froide", mais bien assez pour être qualifié de "conflits gelés", une espèce de "désaccord glacé" en quelque sorte.

    L’évolution des bons vieux "concepts" qui ont alimentés les malheurs du monde depuis plus d’un siècle mériterait d faire l’objet d’études dignes d’alimenter de réels cours d’instruction civique.

    Ainsi la lutte contre le judéo-bolchévisme, cher à Henri Ford, et dont le IIIième Reich à fait choux gras. Ainsi la lutte contre l’antisémitisme dont Chamil nous révèle qu’il consiste à citer ou traduire, des extraits d’une presse déclarée sioniste.

    Peu importe finalement que Saakachvili mette en danger l’état dont il a la charge en imposant une autocratie que d’autre auraient qualifié de quasi génétique.

    De toute façon l’anticommunisme, c’est comme la guerre, ça ne se discute pas, "c’est dans l’air".

  • permalien Pierre :
    13 août @08h46   « »

    Une traduction de l’article de Ynetnews.com :

    Guerre en Géorgie : la Connexion israélienne par Arie Egozi

  • permalien chamil :
    13 août @09h20   « »

    Lorsqu’on en arrive à impliquer Israel dans un conflit purement caucasien (ou russo-géorgien), dernier avatar d’un affrontement entre une superpuissance impérialiste et une petite nation persécutée depuis des décennies par Moscou (cf. la répression sanglante en 1921) bien sûr en trouvant des liens d’une importance capitale dans "la presse sioniste", il faut penser sérieusement à consulter un psy.

    Ce genre d’obsession qui vise à débusquer Israël partout- alors que dénoncer son comportement colonial en Palestine et impérialiste au Liban est déjà plus légitime et surtout nécessaire- serait source d’humour si les Géorgiens n’étaient pas mis à genoux par les bourreaux de la Tchétchènie- qui hélas, elle, n’a pas eu la chance de pouvoir faire impliquer les "sionistes" de près ou de loin ?

    A quand la citation de l’influence de Tel-Aviv dans le réchauffement climatique, la vague de xénophobie en Italie et la colonisation du Tibet ? Au fait, les dirigeants géorgiens utiliseraient- selon certaines sources hexagonales bien renseignées- du papier toilette français : la Françafrique est elle responsable de leur poussée d’urticaire en Ossétie du sud ?

    Mention spéciale aux larbins journalistiques appelés "médias français" pour leur cirage de pompe à Mr Sarkozy, lui-même cireur des pompes sanglantes de Medvedev ou Poutine. En fin de compte, la continuité avec Mr Chirac est assurée de ce côté là. On peut dormir tranquille, les Russes ne nous couperont ni le gaz ni le pétrole !

  • permalien Pierre™ :
    13 août @10h11   « »

    @Chamil,

    bien que ce soit hors sujet, je vous ai trouvé un document parlant de papier toilette, d’écologogie et de l’entreprise Georgia Pacific (placée en 5ième position pour sa qualité derrière Procter and Gamble).

    Bien quon y parle pas de Tel Aviv, je sais que vous en ferez bon usage.

    Bien à vous.

  • permalien autrenet :
  • permalien krastios :
    13 août @11h14   « »

    Plus de 90 % des votants de cette province de Géorgie ont dit « oui » lors d’un référendum non reconnu par la communauté internationale. Les habitants de Tskhinvali, la capitale de l’Ossétie du Sud, province séparatiste de Géorgie, n’ont pas attendu la proclamation des résultats pour fêter, dimanche 12 novembre, la victoire du « oui » au référendum sur l’indépendance auquel étaient conviés 55 000 électeurs. « D’abord l’indépendance, ensuite le rattachement à la Russie », ont-ils clamé. http://autrenet.blogspot.com/2008/08/osstie-du-sud.html

  • permalien ostrekos :
    13 août @12h34   « »

    @ Chamil :

    Bienvenue dans la cour des grands. Même si vous semblez avoir quelques bons arguments, ne laissez pas trop votre naïve indignation prendre le dessus.

  • permalien Pierre :
  • permalien Laurent Alibert :
    13 août @15h24   « »

    Pour mieux comprendre la situation en Ossétie du Sud, et le drame de Tskhinvali, voir ce blog qui y est consacré et qui donne le point de vue ossète du conflit : http://ossetie.canalblog.com/ Il contient des témoignages et des articles qu’on ne trouve pas dans la presse francophone.

    Je parle moi-même ossète et j’étais à Vladikavkaz en avril dernier, plusieurs de mes amis ossètes sont originaires de Tskhinval - la couverture des évènements en Occident est une honte : je suis abasourdi de constater que le massacre de 2000 personnes en une nuit et un jour n’apparait pas dans les journaux comme un crime aussi grave que la réponse de l’armée russe.

  • permalien Jeff :
    13 août @19h04   « »
  • permalien K. :
    13 août @19h17   « »

    Un des principaux conseillers d’Obama compare maintenant Poutine à Staline et Hitler (sic).

    Rien d’extraordinaire si le conseiller en question n’était pas Zbigniew Brzezinski, personnage que l’on pensait plus raisonnable que d’autres, meme en sachant que “« Zbig » reste l’œil rivé sur l’échiquier eurasien”.

  • permalien K. :
    13 août @21h31   « »

    « Et maintenant les néocons aiment les lois internationales »..

    ..se gausse Mark Perry

    En effet les éditos et autres articles de néocons (dans des journaux “progressistes” soit dit en passant) fusent pour exiger de la Russie un respect du droit international.

    Rappel sur la “pensée” néocon :

    « ..il faut se méfier de la paix, et les processus de paix sont suspects en soi. La Paix ne vient pas d’un « processus ». La guerre est un état naturel, et la paix est un rêve utopique qui induit la mollesse, la décadence et le pacifisme…. » C’est soit disant “nietzschéen” (“kantien” dans la toute dernière mise à jour)

    « En conditionnant sa volonté aux souhaits ou aux accords d’autres pays ou institutions globales, les Etats-Unis s’empêcheraient en fait de remplir leur mission morale. » Et à propos de l’ONU : « laissez la couler, elle est corrompue ! » Et ça « ce n’est pas exactement de l’impérialisme. C’est quelque chose qui ressemble plus à de l’évangélisme armé. » Parce que « la bonté morale des Etats-Unis est au delà de tout questionnement et justifie — exige en fait — une politique unilatérale. »

    Ah, j’allais oublier : « le sort de l’Amérique et le sort d’Israël sont un et indivisible ».

  • permalien chamil :
    13 août @22h03   « »

    Quelque soient les torts des dirigeants géorgiens- et il faudrait laisser les Ossètes se déterminer démocratiquement, le précédent kosovar étant là- il est trop hénaurme pour parler comme San Antonio de voir Poutine se faire le sauveur armé d’une insurrection séparatiste brimé. Et la lâcheté européenne en arrière-plan ne l’est pas moins...

    Compte-t-il au fait, ce nouveau héros du Kremlin, autant jouer des muscles pour sauver la Tchétchénie, opprimée dans son désir de se libérer du joug colonial ? Ah, au fait, et les Tchétchènes, on les a pas un peu oubliés cela ?

    PS : merci Pierre, j’ai toujours su que l’influence du papier toilette était sous-estimé dans la marche du monde...

  • permalien ZADIG :
    14 août @00h29   « »

    A propos d’Israel et du sionnisme (qu’il ne faut jamais confondre avec les juifs en Israel et dans le monde :

    S’il n’y avait que la Géorgie (1000 conseillers militaires et certainement des armes derniers cris style bombe à sous-munition comme au Liban).... Mais il faut ajouter l’Afrique du Sud de l’Aparteid, au moment ou Mandela était en prison et ou les communistes étaient flingués tous les jours (un voyages de juifs d’Afrique du Sud militants anti-Aparteid, en voyage à Gaza et en Cis-Jordanie leurs a générés un profond dégout... d’isael). On pourrait parler du rôle des services Israeliens dans les dictature d’Amérique latine, dans certains coup d’état en Asie ou en Afrique et cela toujours à la demande du grand protecteur américain.

    Ce n’est pas payé par les Géorgiens que les Isaeliens ont entrainés les sbires de Tchaakachvili, mais payé par l’amérique de Bush.

    Israel n’est plus qu’un porte avion américain et le sionisme devrait appartenir au passé comme le disent et l’écrivent certains intellectuels de renom juifs ou/et Israeliens.

    Autre mystère : Face à cette politique d’Israël pourquoi les russes sont-ils aussi passifs sur le conflit Israelo-Palestinien....Les Russes sont-ils maso ?

    ZADIG

  • permalien Pierre :
  • permalien Pierre :
    14 août @07h46   « »

    Bush envoie Rice s’assurer de la réalité de la trêve

    « Nous attendons de la Russie qu’elle honore son engagement de cesser toutes ses activités militaires en Géorgie et que toutes les forces russes qui sont entrées en Géorgie ces derniers jours se retirent de ce pays », a déclaré George W. Bush. « Nous sommes inquiets à la suite d’informations selon lesquelles des unités russes ont pris des positions à l’est de la ville de Gori, ce qui leur permet de bloquer l’autoroute est-ouest, de diviser le pays et de menacer la capitale, Tbilissi », a-t-il ajouté avant d’affirmer que « les États-Unis d’Amérique se tiennent aux côtés du gouvernement démocratiquement élu de Géorgie », en insistant sur le respect de « la souveraineté et l’intégrité territoriale » du pays.
    Président George W. Bush, pourquoi ne la fermez-vous pas ?
  • permalien K. :
    14 août @08h22   « »

    Il est assez curieux de voir que dans ces blogs certains internautes ne se décident d’exprimer leur solidarité envers l’oppressé que lorsque l’oppresseur est russe ou chinois. Il est encore plus curieux de voir que pour certain opprimé (le Palestinien), alors meme qu’il est dument cité comme tel par nos “justes”, son oppresseur (Israel) est occulté. Dans les autres cas (Russie/Tchétchènes ; Chine/Tibétains) une telle.. disons timidité, n’est pas de mise.

    De meme la “lacheté européenne” n’est mise en avant que dans cet esprit.

    Mais à aucun moment n’avions-nous entendu nos “justes” s’exprimer au sujet de la “lacheté européenne” au moment de l’invasion irakienne par les Etats-Unis. Invasion pourtant mille fois plus injustifiée que les exactions russes envers les Tchétchènes, et des dizaines de milliers de fois plus meurtrières.

    Ce n’est pas tellement de lacheté, de quelque origine géographique que ce soit, dont il s’agit. Il s’agit des intérets des “élites” financières et économiques mondiales. Le plus souvent ces intérets se rejoignent, mais parfois, comme aujourd’hui en Géorgie, ils divergent. Et Zadig peut aussi trouver là la raison du comportement “inexplicable” de la Russie vis-à-vis du conflit palestinien.

  • permalien Pierre :
    14 août @10h24   « »

    Salomé Zourabichvilii, s’est affichée dans les médias comme la "passonaria" du nationalisme géorgien (de l’intégrité territoriale nous dit-elle).

    Comme son successeur à la tête de la diplomatie géorgienne, Eka Tkechelachvili, elle se dit déçue du manque de réactivité de ce qui s’est par ailleurs défini comme l’axe du bien.

    Ici, un portrait et un entretien révélateur avec Salomé Zourabichvilii pour la revue Hérodote , en complément d’une analyse éclairante de la situation en Géorgie (et qui somme toute en vaut bien une autre).

  • permalien ZADIG :
    14 août @13h56   « »

    La Géorgie, comme Israël, comme le Dalaï Lama, ne sont pas les oppressés ;, mais les serviteurs Zëlés du seul impérialisme qui existe à présent au monde : L’impérialisme mondial américain.

    A ce titre ils assassinent Chinois, Ossètes, et Palestiniens, avec des armes et un financement US au service de cet impérialisme mondial.

    C’est ce que l’affaire Géorgienne fait transparaître avec éclat ou les sbires Israéliens arment et entrainent les fantoches Géorgiens (cela rappelle le Viet Nam, le Chili, l’Argentine, et l’Afrique du Sud de l’Aparteid), et où en même temps la "force du bien" invite le Dalaï Lama pendant les JO...

    Et aussi ou USA et Israël s’apprêtent en bombarder l’Iran (serait-ce avec l’aide de barbouzes Géorgiens ?

    La boucle est bouclée.

    ZADIG

  • permalien Pierre :
    14 août @17h19   « »
    L’Ossétie serait-elle victime colatérale de l’épreuve de ping pong aux JO

    Il semble que la chute du prix du brut (Le prix du pétrole brut en baisse de 30% depuis début juillet), n’ait pas été arrêtée par le pénurie espérée (Moins de pétrole à cause du conflit Géorgie-Russie). Cette situation est inquiétante et persiste (Pétrole : la baisse l’emporte malgré les tensions géopolitiques). D’où la multiplication d’annonces contradictoires :
    - Alerte : Armada US se dirige vers l’Iran
    - Washington tenterait de dissuader Israël de mener un raid contre des installations nucléaires iraniennes.

    pour créer des conditions de paniques suffisantes pour faire remonter le cours du brut.

    Quant à l’origine de cette baisse, la Chine accuse les USA :

    Les économistes pensent que les inquiétudes du marché concernant la récession de l’économie aux Etats-Unis, mise à mal par la crise domestique du crédit et la dépression sur le marché des logements, est la principale raison des prix actuels du pétrole

    tandis que d’autres accusent la Chine :

    Pour éviter toute panne d’électricité, fréquente par ailleurs, ou une pénurie de carburant durant les Jeux olympiques, la Chine a fait le plein de pétrole. Depuis plusieurs mois, elle a constitué des stocks impressionnants qui ont contribué à l’augmentation des prix mondiaux. Plus de la moitié de la hausse de la demande de pétrole dans le monde est due à la Chine. Elle diminuerait fortement ses achats à la fin des Jeux.
  • permalien ZADIG :
    14 août @22h36   « »
    Pétrole c’est à la fois beaucoup plus simple et plus compliqué

    Le pétrole est devenu rare et qui sera de plus en plus rare à long terme. Et le sachant les spéculateurs ont joué la hausse à court terme (un spéculateur raisonne à court terme). A la moindre annonce de récession aux USA et en Europe ils retirent leurs billes : c’est l’origine de la baisse actuelle.

    Mais à long terme le pétrole et le gas ne peuvent que monter en flèche :

    - Réserves en baisses
    - Accélération de la consommation de la Chine, de l’Inde, de l’Afrique et de l’amérique latine et de l’ensemble ancienne URSS + Europe de l’est : 4,5 millards d’habitants qui ne consommaient pratiquement rien en pétrole vont consommer de plus en plus
    - L’europe de l’ouest, Canada, USA, Australie vont continuer à flamber

    RESULTAT d’ici 5 ans un pétrole à 500$ le barile est plus que probable avec certitude de conflit militaire entre USA et Chine/russie.

    Voilà c’est moins romantique, moins bobo, moins diplo, mais plus réaliste.

    ZADIG

  • permalien chamil :
    14 août @23h58   « »

    Pauvre K... Lorsqu’on sort de la dénonciation monomaniaque d’Israël, y compris dans le Caucase, votre logiciel paraît bien fragile. Donc, amalgame, imputation d’arrière-pensées, supputation, qui d’ailleurs reviennent toujours peu ou prou à trouver un "sioniste" derrière le contradicteur.

    Quant à la violence comparée des impérialismes, quitte à la chiffrer, rappelons que Poutine, en divisant par 2 la population présente en Tchétchénie entre 1999 et 2003, tient un triste record que Sharon et Bush auront du mal à atteindre. Il ne s’agit pas d’exactions, mais d’une vraie volonté d’élimination ("buter jusque dans les chiottes" dans le langage fleuri du sieur. Soulignons que déjà déporté par un autre humaniste, Staline, le peuple tchétchène a déjà pas mal souffert de l’Etat russe...

    Cela n’excuse en rien les crimes des administrations US ou israélienne, si cela vous démange encore... Mais à la différence de certains, je ne crois pas que ce soient les seuls à dénoncer.

    A Zadig : si ça continue, vous allez peut-être prouver que les sarhaouis, les tchétchènes, les ouigours, les tibétains, les nord-coréens, les zimbabwéens, les ouzbeks, les saoudiens, les syriens, les algériens, les libyens, etc... sont opprimés par les Etats-Unis. D’ailleurs, l’impéralisme sous la plume de Lénine désignait déjà les USA comme le grand coupable, c’est bien connu.

  • permalien ZADIG :
    15 août @01h03   « »

    Votre liste sur les exploités/opprimés par l’impérialisme américain est trés incomplète cher Kamil : pratiquement le monde entier a été sous l’emprise des USA dans son histoire (on pourrait ajouter la russie blanche ou l’Urss de la période de la NEP). Et je ne renie rien de ce qu’à dit ou écrit le grand Lénine. Vous préférez sans doute BHL, Glulksman ou BUSH. Chacuns ses amis et ses références.

    Enfin si vous n’êtes pas ou plus sioniste : bravo, beaucoup d’intellectuels juifs ou/et Israeliens en sont revenu heureusement. C’est le bon chemin.

    ZADIG

  • permalien Pierre 1/2 :
    15 août @07h20   « »

    « Soulignons que déjà déporté par un autre humaniste, Staline, le peuple tchétchène a déjà pas mal souffert de l’Etat russe... »

    Cher Chamil, comment ne pas croire que vous faites de la provocation systématique. Pour sortir une telle phrase,il a fallu sacrément cogiter... Permettez moi tout de même de vous corriger :

    Soulignons que déjà déporté par un autre humaniste, Staline, le peuple tchétchène a, lui aussi, pas mal souffert de l’Etat Géorgien...

    (le fait qu’actuellement Sarkozy soit le président de l’UE, ne lui donne pas pour autant la nationalité Belge.)

    Mais votre réflexion sur l’Empire reste pertinent car elle met en évidences deux perceptions de l’impérialisme.

    Pour vous, l’impérialisme se mesure à l’aune de la capacité de nuisance de l’empire ; « Quant à la violence comparée des impérialismes, quitte à la chiffrer, rappelons que Poutine, en divisant par 2 la population présente en Tchétchénie entre 1999 et 2003, tient un triste record que Sharon et Bush auront du mal à atteindre. » (a ce jeu l’empire des Khmers rouge est certainement le vainqueur)

    Je pense que la question n’est pas seulement de savoir qui est la reine d’horreur, mais qui est capable d’attirer dans ses frontières mentales le maximum de citoyens. Si nous prenons l’exemple du couple Reagan/Eltsine, il est évident qu’il a marqué le triomphe, dans la déjà ex-URSS, de la propagande anticommuniste à laquelle les soviétiques avaient fini par croire. Mais il a aussi montré le désastre que cette propagande à entrainé aux USA, où les mentalités étaient tellement empoisonnées que personne n’a su voir (ou peut-être n’a voulu pour certains) l’opportunité d’expansion qu’offrait cette déroute soviétique (exactement comme aujourd’hui en Géorgie). Sans l’anticommunisme, "on ne savait plus faire". D’où les errances du côté des Guerres des Étoiles© et des Civilisations©.

    Dans son discours de Munich de 2007, Poutine a annoncé la fin de la cure de désintoxication de la Russie :

    « Qu’est ce qu’un monde unipolaire ? Malgré toutes les tentatives d’embellir ce terme, il ne signifie en pratique qu’une seule chose : c’est un seul centre de pouvoir, un seul centre de force et un seul centre de décision.

    C’est le monde d’un unique maître, d’un unique souverain. En fin de compte, cela est fatal à tous ceux qui se trouvent au sein de ce système aussi bien qu’au souverain lui-même, qui se détruira de l’intérieur. »

    Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est la prise en compte de cette réalité face à axe du bien empêtré dans sa rhétorique de la "Guerre Froide"©.
  • permalien Pierre 2/2 :
    15 août @07h22   « »

    Si les dirigeants russes sont aujourd’hui dessaoulés, il n’en est pas de même pour les éternels insectes attirés par des matières toujours plus odorantes.

  • permalien K. :
    15 août @09h09   « »

    Chamil,

    En l’occurence je me fous comme d’une guigne que vous soyez sioniste (Uri Avnery l’est) ou pas (Moubarak d’Egypte ne l’est pas). Ce qui m’importe c’est votre fureur à hurler qu’Israel ne peut etre en rien impliqué dans ce qui se passe dans le Caucase malgré toutes les preuves du contraire.

    Et je me fous autant que vous soyez de gauche (Kouchner l’est parait-il) ou pas. Ce qui m’importe c’est que vous sonniez l’hallali contre le grand méchant ours russe, qui risquait dans l’affaire d’etre dévoré tout cru par l’empire “bénin” et que vous ayez l’outrecuidance de dénoncer les “lachetés européennes” la ou le “courage” européen consisterait donc à preter main forte à l’une des entreprises impérialistes les plus sordides de tous les temps.

  • permalien chamil :
    15 août @09h56   « »

    K : votre vision est binaire... En gros, il existe des méchants (US, israéliens), le reste étant négligeable. Si ça continue, Poutine va devenir un humaniste incompris qui essaie de rendre les musulmans et les caucasiens plus heureux.

    Triste de ne rien ressentir de la souffrance des peuples qui n’ont pas la chance de tomber sur le "bon oppresseur". Pour Kouchner, il n’est plus de gauche puisqu’il est dans un gouvernement UMP- à supposer qu’il ait été. L’Europe se grandirait si, avec sa richesse, ses institutions démocratiques, ses libertés, son multiculturalisme- enfin, sauf la France- elle s’opposait avec plus de vigueur à toutes les injustices, faites à Washington, à Moscou, à Pékin, ect... Mais il est vrai que les habitants de Sebrenica ont déjà pu mesurer la mesure de son courage.

    Quand à expliquer la crise caucasienne par Israël, je vous laisse à vos obsessions monomaniaques. Au fait, le prix du pétrole ou l’élection du nabot Sarkozy, un coup du Mossad ?

    Pierre : je ne fais pas d’échelles. Un irakien tué par les Etats Unis mérite autant de compassion qu’un tibétain tué par les chinois ou un palestinien par les israéliens ou un chiite irakien tué par un sunnite irakien (et vice et versa). Il s’agit juste de rappeler qu’au nom d’un anti-impérialisme des imbéciles, visant uniquement les USA ou Israël, on laisse pas mal de souffrances de côté aussi.

    Et quand Lénine écrivait impérialisme, il désignait me semble-t-il Grande Bretagne, France, Allemagne. Il ne relativisait pas un impérialisme au nom de la lutte prioritaire contre un aute.

    Quand au reste, accuser l’URSS de Staline d’avoir été un Etat géorgien serait une bonne blague si Staline n’avait pas personnellement mené une répression sanglante en Géorgie en 1921- Lénine lui-même ayant été horrifié par sa sauvagerie- et durant les années 1930. Mais il est vrai qu’en matière de punition collective d’un peuple, Poutine a été bien formé à l’école soviétique.

  • permalien chamil :
    15 août @10h03   « »

    Ah, Pierre, que j’apprécie ce genre "d’article" : "Poutine a relevé la Russie".

    On dirait Mussolini ou un colonel latino-américain tirant son pays du chaos lié aux métèques (si possible basanés), subversifs et mauvais esprits. Tant pis pour les libertés et les droits de l’homme disparus dans les geoles du FSB, et tant pis si la corruption, les inégalités sociales et la fortune des "nouveaux riches" progressent à mesure que la rente pétrolière s’enfle. Tant pis aussi si la haine des musulmans, des caucasiens, des étrangers est officielle jusque dans les rangs de "Russie Unie".

    L’ordre règne à Varsovie, pardon, à Moscou, c’est l’essentiel.

  • permalien Lou :
    15 août @13h27   « »
    Honte de l’état d’Israël

    L’état d’Israël ne donne pas aux survivants de l’Holocauste l’indemnité versée par l’Allemagne à l’état d’Israël pour chaque survivant :

    Israeli Disgrace and Thievery

    traduction

  • permalien K. :
    15 août @14h06   « »

    Moscou et Washington :

    Attachée à la promotion d’un multilatéralisme fondé sur l’équilibre de pôles de puissance et de civilisation, la Russie n’a pas la même analyse que les pays occidentaux. Pour le Kremlin, l’Iran – qu’il faut certes surveiller avec précaution – peut évoluer différemment. Ce que soulignait de manière quelque peu lapidaire M. Poutine lors de la quarante-troisième conférence de Munich sur la sécurité, le 10 février 2007 : « Aucun des pays dits “à problèmes” ne possède de missiles ayant une portée de l’ordre de cinq mille à huit mille kilomètres, susceptibles de menacer l’Europe. Mieux, dans un avenir prévisible, leur apparition dans ces pays n’est pas envisageable. (...) Une tentative de lancer un missile nord-coréen, par exemple, vers les Etats-Unis via l’Europe serait contraire aux lois de la balistique. » Cette argumentation balaie le fondement de l’installation des systèmes antimissiles américains : la menace d’« Etats voyous » dotés d’armes de destruction massive et susceptibles de frapper l’Europe.

    Pour le Kremlin, si le danger n’est ni immédiat ni crédible, alors l’offensive antimissile américaine sur le Vieux Continent se réduit à une volonté de containment (endiguement) aux frontières d’une Russie renaissante. C’est le troisième élément qui explique la contre-attaque actuelle.

    Moscou martèle ses convictions : « Qu’est-ce qu’un monde unipolaire ? Malgré toutes les tentatives d’embellir ce terme, il ne signifie en pratique qu’une seule chose : un seul centre de pouvoir, un seul centre de force et un seul centre de décision. C’est le monde d’un unique maître, d’un unique souverain. En fin de compte, cela est fatal à tous ceux qui se trouvent au sein de ce système aussi bien qu’au souverain lui-même, qui se détruira de l’intérieur (12). » L’ex-empire parle d’expérience. Et malgré les arrière-pensées évidentes et la mauvaise foi savamment calculée de la Russie dans cette affaire, l’avertissement, qui converge avec les intérêts européens d’autonomie stratégique, pèse d’un certain poids…

  • permalien ZADIG :
    15 août @15h02   « »

    Que Israël ait armé et entrainé les sbires de Géorgie, tout payé par les USA, cela est annoncé par la presse américaine et Israelienne (Sur tout les coups tordus d’extrême droite à la demande des US, en Amérique du Sud, et dans l’Afrique du Sud de l’Aparteid). D’ailleurs des juifs d’Afrique du Sud qui ont lutté contre l’Aparteid, au risque de leur vie, suite à visite à Gaza et en Cis-Jordanie, sont rentrés dégouter de ce régine d’aparteid...

    Mais l’important est ailleurs (et d’ailleurs les zozos BHL et Gluglu l’on compris avec tristesse dans Libé) : La Russie s’est réveillé politiquement après une hibernation de 20 ans, et le régime d’Israël va le sentir passer dans les mois qui viennent. Ils vont leur demander des comptes...et ce n’est pas dur pour la Russie...

    ZADIG

  • permalien Buenanventura :
    15 août @22h56   « »
    Qu’est-ce que les ossetes veulent ?

    Pardonez-moi d’interrompre une si interessante controverse entre les participants, mais je voudrais démander à l’ecrivante de cet article : QUelle est l’avis des populations de l’Ossetie ? Cet article comme la plupart des articles aparus dernièrement donnent l’alure que la population de ce contré n’a pas de voix, ou au moins ce sont les russes ou les géorgiens qui dissent que ce bout de terre les apartien à eux (russes et géorgiens), mais dites donc : qu’est-ce que les ossetes veulent ils !?

  • permalien chamil :
    16 août @12h46   « »

    A Pierre :

    Israël fait simplement des nombreux pays qui violent gravement les droits de l’homme, et qui au même titre que ceux-ci- du moins au même niveau que des pays comme la Chine qui colonisent et oppriment des peuples entiers- doit être critiqué, combattu pour celles-ci.

    Après, quand on réussit à lire la crise géorgienne au prisme israélien, ou que l’on lit toutes les injustices de la planète à partir de Tel Aviv ou Washington... cela s’appelle de l’obsession.

    Pour le reste, vous me faites dire ce que je n’ai pas dit : que Poutine ne soit pas Staline- ou Lénine d’ailleurs- bien sûr. Mais en matière de martyr du peuple Tchétchène notamment, sa politique est dans la continuité de l’URSS : écraser la dissidence, éliminer les résistances, russifier par tous les moyens. En y ajoutant une islamophobie digne de la Ligue du nord ou de P.de Villiers.

    Mais les Tchétchènes doivent être des agents de la CIA ou du Mossad, pas vrai ?

  • permalien Pierre :
    16 août @14h19   « »

    @Chamil, je ne suis pas partie prenante, dans ce conflit, peu m’importe qui à raison ou qui à tord, j’essaye juste de comprendre (ce qui ne veut pas dire que j’y arrive).

    Quand la propagande et le mensonge prennent une telle importance, j’essaye de nettoyer les discours pour donner un sens aux évènements.

    Alors quand vous vous dépensez en amalgames et autres confusions, j’essaye de remettre un sens à vos mots. Ainsi quand vous passez allégrement par antisémite/antisionisme, russe/soviétique, géorgienne/russe (quant à la nationalité de Staline), israélien/juif, sioniste/israélien, juif/sioniste, on fini par ne plus rien comprendre à vos propos.

    Quand par exemple vous me reprochez : « quand on réussit à lire la crise géorgienne au prisme israélien », vous vous trompez d’interlocuteur, c’est au gouvernement israélien qu’il faut faire des reproches si vous en avez, car c’est lui, qui a vendu des armes offensives à la Géorgie, et a formé une partie de l’armée géorgienne, et qui dans un souci de markéting le fait savoir par la presse. Je ne suis qu’un spectateur, dans cette histoire, la France aurait fait la même chose, j’aurais dit la France (comme par exemple l’exportation des méthodes de la villa Susini à Guantanamo).

    Si le président Saakashvili a cru à la propagande antisémite des années 30, (en s’imaginant qu’en achetant les services d’Israël, il allait entrer dans une mystérieuse synarchie juive, ou maçonnique) et qu’il se retrouve maintenant le bec dans l’eau, je n’y peux rien, adressez-vous à lui.

    Vous m’accuseriez de mentir on pourrait débattre, mais je ne fais que mettre en perspective des informations qui existent déjà. Désolé que ça n’aille pas dans le sens que vous souhaitez.

  • permalien Jo :
    17 août @14h22   « »

    Une interrogation me taraude.

    Malgrès le cessé le feu, la Russie semble vouloir rester sur place et pousser les États-Unis et l’UE à accentuer leur reproche. En dehors des histoires de pétrole dont parle la home du Diplo, je me demande si la Russie ne serait pas en train de se construire des arguments de choix à opposer au USA en cas de conflit avec L’Iran. Car à force de répéter aux Russes de respecter l’intégrité territorial de la Géorgie, il va leur être de plus en plus difficile de justifier (ou de soutenir) une intervention militaire en Iran... Ce qui d’un autre côté peut aussi donné aux Russes de quoi négocier dans cette crise avec la Géorgie, s’ils tiennent à rester sur place (ce que nous verrons à la suite des évènement), ils ont à mon avis de quoi l’obtenir.

    Je suis peut être complètement à côté de la plaque, à vrai dire j’en sais rien, mais ça me donne l’impression que la Russie à plus d’atout dans sa main que les intérêts occidentaux en face d’elle.

  • permalien Pierre :
    17 août @15h02   « »
    Sergueï Lavrov répond à Jo :
    Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a dit que le retrait des forces de Moscou dépendrait des mesures additionnelles réclamées par Medvedev. A la question de savoir le temps que cela prendrait, il a répondu : "Cela ne dépend pas seulement de nous" - allusion à la situation sur le terrain.

    L’accord de cessez-le-feu mis au point en début de semaine autorise les forces russes à prendre des mesures de sécurité supplémentaires à titre provisoire en attendant l’arrivée de troupes de maintien de la paix internationales, qui requiert une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu.

  • permalien Pierre :
    17 août @16h13   « »
    Ossétie du Sud, l’air de la guerre en dentelles

    WASHINGTON, 17 août 2008 (AFP) - La réputation de la Russie "est en lambeaux" après l’envoi de ses forces en Géorgie et elle devra payer les conséquences de ses actions, a affirmé dimanche la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice.

    TBILISSI, 17 août 2008 (AFP) - La Géorgie "sera membre de l’Otan", a déclaré dimanche à Tbilissi la chancelière allemande Angela Merkel alors que cette ex-république soviétique est en conflit avec la Russie qui soutient des territoires séparatistes géorgiens.

  • permalien focus :
    17 août @17h31   « »

    des photos abominables de cette guerre http://milkavkaz.net/forum/viewtopi...

  • permalien chamil :
    17 août @20h14   « »

    Quand par exemple vous me reprochez : « quand on réussit à lire la crise géorgienne au prisme israélien », vous vous trompez d’interlocuteur, c’est au gouvernement israélien qu’il faut faire des reproches si vous en avez, car c’est lui, qui a vendu des armes offensives à la Géorgie, et a formé une partie de l’armée géorgienne, et qui dans un souci de markéting le fait savoir par la presse. Je ne suis qu’un spectateur, dans cette histoire, la France aurait fait la même chose, j’aurais dit la France (comme par exemple l’exportation des méthodes de la villa Susini à Guantanamo).

    Oui et alors ? Qu’Israël ait vendu des armes et formé des soldats géorgiens, c’est un marché militaire très juteux, et Tel Aviv a une certaine compétence en tant qu’Etat ultra-militariste. Que le pays en fasse de la pub n’a rien d’étonnant : le capitalisme armé a besoin de marketing, ce n’est pas sur un blog du Diplo qu’on en discutera ! Ca n’a aucune conséquence sur la politique étrangère (ou intérieure) géorgienne.

    La Syrie sous traite la torture à la CIA, dans une logique de donnant-donnant contre l’islamisme radical(ou ce qui est supposé tel) pour autant les relations entre les deux Etats sont catastrophiques... L’armée turque est massivement aidée par Israël et les Etats Unis, pourtant la politique étrangère turque est de moins en moins favorable à ces deux pays. L’Iran était armée par les Etats Unis dans les années 1980, et pourtant...

    Soit dit en passant, l’aide américaine à l’armée géorgienne est certainement plus importante. De même que les fonds et le rôle de la diaspora géorgienne (cf. le cas de l’Arménie et du rôle déterminant de la diaspora arménienne dans sa guerre contre l’Azerbaïdjan).

    Passer de la constatation de l’exportation du savoir faire-sioniste en matière militaire (et oui, occuper et attaquer ses voisins ça forme!) à la supputation d’une influence israélienne dans le Caucase, oui c’est un dérapage. Inspiré chez certains par l’antisémitisme, très probablement, et chez d’autres par un antisionisme perverti.

    Pour le reste, je ne suis pas plus partie prenante dans la crise, à ceci près que l’oeuvre de Poutine me donne la nausée, que ce soit dans sa chasse aux musulmans ou son enterrement des conquêtes démocratiques que la Russie a connues dans les années 1980 et 1990. De même que le discours fascisant et puéril sur "l’ordre-et-l’homme-fort-qui-nécessitent-une-poigne-de-fer-pour-remettre-virilement-le-pays-en-état".

  • permalien chamil :
    17 août @20h18   « »

    à Jo :

    Medvedev et Poutine font exactement ce qu’ont fait Bush, Sharon, Mugabe, les dirigeants chinois et j’en passe : "nous avons les cartes en main, nous appliquons la loi du plus fortk, nous vous em..." (et Dieu sait que Poutine est amateur de ce langage fleuri!).

    Après tout, ils peuvent même mettre se permettre de soutenir l’indépendance des uns (Ossètie du Sud) et massacrer ceux qui la réclament à côté (Tchétchénie). Pourquoi se gêner ?

  • permalien chamil :
    17 août @23h01   « »

    En tout cas, Poutine ne manque pas d’humour...

    "Saddam Hussein a été pendu parce qu’il a détruit quelques villages chiites, alors que les autorités géorgiennes, elles, devraient être défendues alors qu’elles ont rayé de la carte en une heure des dizaines de villages ossètes, qu’elles ont écrasé vieillards et enfants avec leurs chars et qu’elles ont brûlé vif les gens dans leur maison"...

    Quand on voit comment il qualifie les "agissements" de Saddam Hussein, dont les sévices se limitent à quelques malheureux village(oi)s chiites- d’ailleurs tous intégristes, c’est bien connu-, on mesure l’humanisme de Monsieur Poutine.

    Ah, oui, il est vrai que l’URSS était la fournisseuse attitrée d’armes à l’Irak. Entre humanistes, on se soutient

  • permalien Buenanventura :
    20 août @01h22   « »
    Quel es la source des photos ?

    salut a tous,

    FOCUS : quel est la source des photos que vous avez posté ? Ce sont des photos très crudes, sans la censure dont la plupart des mass-media font partie.

    Merci par la contribution

  • permalien G. :
    20 août @01h44   « »
    L’éthique de la discussion et l’argument divergent

    Pierre : on fini par ne plus rien comprendre à vos propos.

    Je vous épargne la faute d’orthographe anecdotique.

    Avez-vous jamais compris quelque chose aux propos d’un contradicteur énoncant des propos divergents des vôtres ?

    Ou votre obsession et votre fanatisme anti-impérialiste et antisioniste est-il si ancré dans votre crâne qu’il ne vous permet même pas de reconnaître une véritable argumentation, très bien étayée de faits, comme celle que propose Chamil ?

    J’oubliais : dès qu’on s’écarte de la doxa chomskyste (Noam Chomsky est bien entendu un génial scientifique, un rationnaliste comme on n’en fait plus, et un très puissant analyste de la politique étrangère américaine et des medias- mais malheureusement, comme toute pensée puissante ou presque, enfante des fanatismes par milliers), on est un agent de l’impérialisme américano-sioniste...

    Longue vie à vos croyances !

  • permalien G. :
    20 août @03h24   « »

    K.,

    D’ailleurs, comment osez-vous dire que Uri Avnery est un "sioniste" ?

    Savez-vous seulement ce que ce mot veut dire ? Question toute innocente d’ailleurs ?

    Ne savez-vous pas que cela fait maintenant 31 ans, Uri Avnery a écrit un livre, traduit en francais et en espagnol par Israel sans sionisme.

    S’il est vrai qu’il a participé terrorisme sioniste dans sa jeunesse, les années 1940, il y a belle luerette qu’il s’en plus qu’éloigné, en payant au prix fort ce dur et difficile engagement ! Ne savez-vous pas qu’en Israel, vous qui lisez la presse de ce pays, on le nomme la vermine !

    Sachez raison garder, voyons, vous semblez par ailleurs si lucide et lecteur.

    Dénoncer les crimes israeliens est une chose bien juste et légitime.

    Ne pas tomber dans l’obsession et l’hallucination en est une autre tout aussi importante.

    Et savoir reconnaitre la valeur d’un homme de grand courage est une qualité essentielle lorsque l’on parle de réalités si dures.

    Amicalement

  • permalien G. :
    20 août @03h36