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Nicolas Sarkozy et les « ruptures » de la politique étrangère

vendredi 29 août 2008, par Alain Gresh

Nicolas Sarkozy a prononcé le 27 août un discours devant les ambassadeurs français réunis à Paris. Il y reprend plusieurs aspects de sa politique internationale qu’il avait déjà développés l’an dernier devant le même aréopage. J’avais, à l’époque, qualifié d’« américaine » sa vision de l’Orient. Qu’en est-il cette année ?

Avant d’y venir, signalons la parution du Livre blanc sur la politique étrangère et européenne de la France, La France et l’Europe dans le monde (PDF), rédigé sous la responsabilité d’Alain Juppé et de Louis Schweitzer.

Le président a commencé son discours en évoquant l’Afghanistan :

« Il y a dix jours, dix soldats français sont tombés en Afghanistan au cours de combats contre des terroristes talibans. Ils sont tombés au service d’une cause juste, dans le cadre d’une mission approuvée par l’ONU : la lutte contre le terrorisme, la lutte pour nos valeurs, pour la liberté et les droits de l’homme, dans un pays martyrisé par une barbarie obscurantiste. Souvenons-nous : les lapidations dans les stades, les mutilations, les droits des femmes bafoués. Nos soldats sont tombés pour protéger la France, pour protéger les Français de la menace directe du terrorisme, qui prend pour une large part sa source dans cette région du monde. C’est cela qui est en cause en Afghanistan. »

« Il y a un an, je vous disais ici même qu’un des principaux enjeux des années à venir serait d’éviter la confrontation entre l’Islam et l’Occident. Une confrontation que veulent provoquer ces extrémistes qui rejettent toute ouverture, toute modernité, toute diversité. Je vous disais que notre devoir était d’aider, d’encourager les forces de modération et de modernité en Afghanistan. C’est ce que nous avons fait et que nous continuerons de faire. »

Ce que le président ne dit pas, c’est que la guerre menée par l’OTAN depuis bientôt six ans a pour effet de renforcer les talibans, et non de les affaiblir. Les bombardements aériens, notamment, dont le dernier a fait plus de quatre-vingt dix morts civils, en majorité des femmes et des enfants, renforcent le rejet par la population de ce qu’ils considèrent comme une occupation étrangère (« L’ONU confirme le bilan de Kaboul sur la mort de 90 civils lors d’un bombardement américain », Le Monde, 27 août). Et il ne s’agit pas de bavures, mais bien d’une logique de guerre coloniale que je rappelais en juin 2007, dans « Quand la mort vient du ciel) ».

« Notre présence militaire, décidée à juste titre dès 2001, a été renforcée. La France joue tout son rôle, avec ses Alliés européens - 25 des 27 membres de l’Union -, américains, canadiens, turcs, pour stabiliser ce pays et pour empêcher le retour au pouvoir d’un régime allié à Al-Qaida. Ce renforcement, nous l’avons décidé dans le cadre de la nouvelle stratégie des Alliés, définie à l’initiative de la France au sommet de Bucarest. Elle reste valable : un engagement dans la durée ; une approche globale, civile et militaire, avec une coordination accrue de l’aide ; la nécessaire coopération du Pakistan ; mais surtout la prise en charge progressive par les Afghans eux-mêmes de leurs responsabilités de sécurité. C’est à mes yeux l’objectif prioritaire car c’est la première condition d’un succès dans la durée. Dans la région Centre, celle de Kaboul, c’est la France qui, depuis ce mois d’août, est chargée d’organiser, dans un délai maximum d’un an, ce transfert de responsabilités au profit de l’armée afghane. Dès demain, 28 août, la sécurité de la ville de Kaboul lui sera confiée. »

« Certains disent : il faut mettre l’accent sur la reconstruction. C’est ce que j’ai fait : notre aide civile a été doublée. Notre pays a organisé en juin dernier une conférence de soutien à l’Afghanistan qui a été un succès remarquable puisqu’elle a rassemblé quelque 20 milliards de dollars d’aide pour les prochaines années. »

« Bien sûr la situation reste difficile et dangereuse. Mais mesurons les progrès accomplis : des institutions démocratiques avec de nouvelles élections en 2009/2010 ; la scolarisation de près de 6 millions d’enfants contre 800 000 en 2001 ; un système de santé qui a permis de réduire la mortalité infantile d’un quart : ce sont 40 000 enfants sauvés chaque année ; dans tous les domaines, un progrès sans précédent de l’égalité entre hommes et femmes ; des infrastructures restaurées ; 4 000 kilomètres de routes construites… Qui croira que tout ceci aurait été possible sans notre présence militaire ? »

« Quelle serait l’alternative ? Un retrait militaire serait suivi du retour des talibans et d’Al-Qaida, et sans doute de la déstabilisation du Pakistan voisin. Ce n’est pas concevable. Soyons clairs : la France, membre permanent du Conseil de Sécurité, assumera ses responsabilités. Elle ne cèdera pas aux terroristes. Elle les combattra, partout où ils se trouvent, avec la conviction que le peuple afghan, appuyé par ses alliés, l’emportera sur la barbarie et pourra progressivement y faire face par lui-même. »

Ensuite, le président dresse un bilan de son action :

« Quinze mois nous donnent un recul suffisant pour porter un jugement sur les effets de ces ruptures en politique étrangère que j’avais annoncées pendant la campagne électorale. Je souhaite avec vous en établir un premier bilan dans cinq domaines majeurs. »

Première rupture : la relation avec les Etats-Unis et l’Alliance Atlantique.

« J’ai voulu situer, franchement et nettement, la France au sein de sa famille occidentale, restaurer une relation confiante avec le peuple et les dirigeants américains et rénover notre relation avec l’Alliance Atlantique. Pourquoi ? Pendant les décennies de contrainte bipolaire, comme pendant la décennie de situation unipolaire, il était juste et souhaitable que notre pays marque sa différence par rapport à Washington. Mais nous sommes entrés, depuis quelques années, dans une période radicalement différente, qui va durer plusieurs décennies et que je qualifierai d’ « ère des puissances relatives ». Non pas que les Etats-Unis aient perdu leurs formidables atouts ; mais l’ascension fulgurante de la Chine, de l’Inde, du Brésil, le retour de la Russie créent une situation nouvelle : aucun pays n’est plus en mesure d’imposer seul sa vision des choses ; les conditions objectives d’un nouveau concert des grandes puissances existent mais celui-ci reste à organiser. Comme reste à inventer le nouvel ordre international dont le monde a besoin pour traiter les problèmes globaux. »

« Dans cette période de transition, où les repères s’estompent, il m’a paru nécessaire d’affirmer avec netteté où la France se situe et quels sont les valeurs et les intérêts qui, pour elle, sont essentiels. Je note que plus personne, aujourd’hui, ne dit ou n’écrit que, ce faisant, la France a aliéné son indépendance ou perdu sa souveraineté. Mais il reste, dans l’esprit de certains, une inquiétude : la France ne risque-t-elle pas de perdre une part de sa marge de manœuvre ou de voir son image atteinte à travers le monde ? »

C’est un des tics du président d’affirmer que personne ne dit ou n’écrit le contraire de ce qu’il pense. Mais c’est absolument faux. De nombreuses voix, y compris dans la majorité, se sont inquiétées de ce retour de la France dans l’OTAN, et, quand il sera officialisé, sans doute au printemps prochain, on peut s’attendre – et cela est souhaitable – à un débat important.

« Je suis convaincu du contraire : la France, me semble-t-il, a gagné en crédibilité ; elle a accru sa marge d’action et sa capacité d’influence à l’intérieur comme à l’extérieur de sa famille. Le Sommet de l’Otan de Bucarest, en avril dernier, en a offert un parfait exemple : pour la première fois depuis la création de l’Alliance, le président des Etats-Unis a apporté un soutien public, clair et net, au projet de Défense européenne ; il l’a fait parce qu’il était convaincu qu’en portant ce projet, la France ne souhaitait pas affaiblir l’Alliance Atlantique, que les deux étaient complémentaires et non antagonistes. Les autorités polonaises et d’autres réputées “atlantistes”, pour la même raison, ont exprimé leur soutien à notre approche. »

Deuxième rupture : notre positionnement au Proche-Orient.

« Combien de fois n’ai-je pas entendu exprimer une crainte que je pourrais résumer ainsi : “Si vous affichez trop clairement l’amitié de la France pour Israël, me disait-on, nous allons perdre nos relations privilégiées avec le monde arabe… ”. J’ai toujours été convaincu que c’était le contraire qui était vrai. Restaurer une relation de confiance, forte et durable, avec les dirigeants et le peuple israéliens était, à mes yeux, naturel et la condition même d’un regain d’influence de la France au Proche-Orient. D’abord parce qu’on ne peut pas contribuer à la paix si l’on n’a pas la confiance des deux parties concernées. Ensuite, parce qu’on peut dire bien des choses lorsque l’on est reçu en ami. »

Depuis 2004 au moins (donc sous la présidence de Jacques Chirac), on a assisté à ce rapprochement avec Israël. Ce rapprochement s’est accentué avec Nicolas Sarkozy, mais on n’en a pas vu le moindre effet sur la politique israélienne, qui ignore les déclarations de principe françaises sur le caractère néfaste des colonies, mais engrange tous les avantages économiques et politiques liés au rapprochement israélo-français.

« Le discours que j’ai prononcé à la Knesset contenait plusieurs messages difficiles à entendre pour une bonne partie des députés et du peuple israéliens. Pourtant l’accueil fut des plus chaleureux, en Israël, mais aussi parmi les Palestiniens et dans tout le monde arabe. A une semaine de la présidence française de l’Union, au moment où la France s’apprêtait à rentrer dans le Quartet, il était important que notre pays exprime avec force et clarté son message, le même pour les deux parties : un message d’amitié, un message d’engagement, un message de vérité sur les conditions de la paix. »

Autre évolution majeure : nos relations avec la Syrie.

« Il y a un an j’avais affirmé l’importance de la réconciliation avec tous ceux qui sont prêts à évoluer. Nous avons commencé avec la Libye et nous avons poursuivi avec la Syrie. Là encore, que n’ai-je pas entendu ! A en croire certains, y compris à Washington soit dit en passant, la seule option offerte à notre diplomatie était l’isolement de ce pays. J’ai préféré m’engager dans une autre voie, plus risquée c’est vrai, mais plus prometteuse : celle d’un dialogue dans la clarté débouchant sur des progrès tangibles. Cela n’a pas été facile et l’absence d’avancée m’a conduit, le 30 décembre dernier, à suspendre tout dialogue jusqu’au développement que nous attendions, avec la Ligue Arabe : l’élection au Liban du Président Sleimane. »

Ce que le président ne dit pas, c’est que l’accord pour l’élection du président Sleimane s’est fait en l’absence totale de la France et qu’il prouve, contrairement aux discours du président et de son ministre des affaires étrangères, que Damas était prêt à un compromis.

« Mon entretien avec le Président Bachar Al Assad, le 12 juillet à Paris, a permis d’enregistrer deux nouvelles avancées : l’annonce solennelle de l’établissement de relations diplomatiques, pour la première fois dans l’histoire, entre Beyrouth et Damas ; et la décision de la Syrie de voir, le moment venu, la France co-parrainer avec les Etats-Unis la négociation directe syro-israélienne comme la mise en œuvre de l’accord de paix qui en résultera, y compris pour les arrangements de sécurité. »

La décision syrienne d’établir des relations diplomatiques avec le Liban n’a rien à voir avec une influence française. Elle était affirmée par les Syriens depuis de nombreuses années mais dépendait d’un accord entre les factions libanaises satisfaisant pour Damas. Pour plus de précisions, lire « Rencontre avec Bachar Al-Assad ».

« Là encore, la relation de confiance restaurée avec l’autre partenaire de la paix, Israël, comme avec les Etats-Unis, a joué un rôle majeur : c’est aussi parce que la Syrie sait que nous avons désormais les meilleurs rapports avec ces deux pays que Damas a voulu voir la France assumer, le moment venu, cette responsabilité sans précédent. Je me rendrai en Syrie les 3 et 4 septembre pour poursuivre, sur ces dossiers et d’autres, ce dialogue utile. »

« Mon espoir est que, dans un délai pas trop lointain, le Liban et Israël voudront à leur tour engager des discussions indirectes et que la France pourra contribuer à leur succès, à la demande des deux parties. Mais la validation la plus éclatante du nouveau cours de notre politique au Proche-Orient est venue avec le sommet de l’Union pour la Méditerranée, les 13 et 14 juillet. Lors du 10e anniversaire du processus de Barcelone, un seul dirigeant arabe avait accepté de faire le déplacement : le président Mahmoud Abbas. A Paris, tous les pays arabes invités, sauf un, étaient représentés au niveau des chefs d’Etat ou de Gouvernement. Fait sans précédent : tous étaient assis, avec le premier ministre d’Israël et les dirigeants européens, autour de la même table ronde. Ce grand projet est maintenant une réalité et la France, avec la co-présidence égyptienne, fera tout pour que les quatre réunions ministérielles qui se succèderont à l’automne permettent la mise en œuvre rapide des six projets ambitieux adoptés le 13 juillet. »

Les deux autres ruptures dont parle le président concernent l’Union européenne et l’Afrique.

Dans son discours, le président revient aussi sur le dossier iranien :

« Mais il est un autre dossier où l’Europe a pris l’initiative et continue de jouer un rôle majeur : l’Iran. Dès 2003, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France, avec le Haut Représentant, ont défini, au nom de l’Europe, une stratégie de dialogue et de sanctions, fondée sur une conviction : la communauté internationale ne peut pas accepter que l’Iran se dote de l’arme nucléaire. Rejoints par les Etats-Unis, la Russie et la Chine, les Européens doivent maintenir le cap avec fermeté et détermination et, faute de réponse de l’Iran, accroître les sanctions dans tous les domaines. »

« Pour deux raisons : personne n’a de meilleure stratégie à proposer et si nous devions échouer, chacun connaît l’alternative catastrophique devant laquelle nous serions placés et que je résumais l’an dernier en quelques mots : la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran. Je souhaite que le dialogue se poursuive avec l’Iran et que ses dirigeants prennent conscience de la gravité de l’enjeu pour leur pays. Je les invite à réfléchir au jugement que porteront les générations futures sur leurs choix d’aujourd’hui. Car c’est à l’Iran de choisir. Tout doit être mis en œuvre pour convaincre Téhéran de privilégier la coopération sur l’isolement et la confrontation. »

Dialogue Hamas-Jordanie Retour à la table des matières

En 1999, les autorités jordaniennes avaient expulsé les responsables du Hamas installés sur leur territoire. Des contacts avaient déjà été rétablis après la victoire du Hamas aux élections palestiniennes de janvier 2006. Il y a quelques semaines, le chef du renseignement jordanien avait rencontré des cadres du Hamas. Différentes informations indiquent que Khaled Meshaal, le chef du Hamas, pourrait se rendre en Jordanie pour une visite, ce qui a suscité l’inquiétude de l’Autorité palestinienne.

107 commentaires sur « Nicolas Sarkozy et les “ruptures” de la politique étrangère »

  • permalien Nobo :
    29 août @13h21   »
  • permalien Lou :
    29 août @13h37   « »

    Nicolas Sarkozy sera d’ailleurs récompensé pour toutes ces "ruptures"

    Prix Elie Wiesel

    "La Fondation Elie Wiesel a annoncé qu’il décernerait à Nicolas Sarkozy un prix spécial en reconnaissance pour son action humanitaire dans divers domaines, particulièrement dans les conflits internationaux et dans la mobilisation de millions de dollars pour l’Afghanistan et les pays africains."

    L’an dernier , c’était plus fort : Prix de la Lumière Parmi les Nations

    « Avant tout, nous honorons la conviction, la conscience et le courage du président Sarközy – autant de qualités qui font cruellement défaut dans un monde désespérément en manque de ces trois vertus », a déclaré le directeur général de l’AJC, David A. Harris.   La médaille de l’AJC récompense exclusivement des chefs d’Etat exceptionnels."  

    Il a remercié

  • permalien K. :
    29 août @15h26   « »

    Ann Jones, Humanitaire en Afghanistan, Aout 2008 :

    Sept ans plus tard et « ..en dépit de certains changements spectaculaires sur le papier, la véritable vie de la plupart des femmes afghanes n’a changé en rien , et s’est en fait aggravée.. »

  • permalien Byblos :
    29 août @16h37   « »

    Sarkozy dit : « ...la lutte contre le terrorisme, la lutte pour nos valeurs, pour la liberté et les droits de l’homme, dans un pays martyrisé par une barbarie obscurantiste. Souvenons-nous : les lapidations dans les stades, les mutilations, les droits des femmes bafoués... »

    Je dirais qu’un pays est parfaitement légitimé de se battre contre un terrorisme qui le menace directement. Cette lutte est la plus efficace quand elle se déroule sur les lieux mêmes où se manifeste la menace. Y a-t-il une menace terroriste en France ? Où ? Qu’attend la république de Sarkozy pour la combattre ? Procéder à des arrestations ? Porter des accusations ? Entamer des procédures judiciaires ? Condamner ?

    Quant à « ...la lutte pour nos valeurs, pour la liberté et les droits de l’homme, dans un pays martyrisé par une barbarie obscurantiste... », je ne sache pas qu’un pays ait jamais fait montre d’un tel altruisme. Décidément, l’homme occidental est d’une générosité dont on n’a jamais vu d’équivalent dans l’Histoire.

    Envoyer ses propres enfants se faire tuer pour sauver un autre peuple de sa propre « barbarie obscurantiste », ou encore en souvenir des « ...lapidations dans les stades, [les] mutilations, [les] droits des femmes bafoués... » !!! Même la guerre coloniale d’Algérie n’a pas été justifiée par des raisons (prétextes?) aussi généreuses (?). Il s’agissait plutôt d’effacer un affront. La France aurait conquis l’Algérie parce que son ambassadeur aurait reçu un coup d’éventail... funeste.

    Quand les peuples d’Occident se décideront-ils à sortir de leur apathie consumériste, et à exiger de leurs dirigeants de ...mentir de façon un peu plus crédible ?

    Ils ne semblent pas se résigner seulement à absorber les mensonges de ces dirigeants. Mais à accepter sereinement qu’ils les prennent pour des c..., des crétins.

  • permalien Edouard :
    29 août @16h53   « »

    Elie Wiesel est-il un homme recommandable ? Et donc une bonne référence sur le CV de Sarkozy pour ceux qui savent ?

    Une force pacifique d’interposition européenne, plutôt qu’"otanesque" ou même onusienne, c’est grand , c’est noble, c’est généreux,comme ne l’est plus la France, (

    Pour les plus jeunes : la belle formule est du bénéficiaire et réel initiateur du coup d’état du 13 mai 1958

    Mais pas pour protéger les intérêts énergétiques usaméricains.

    En soi, la bombe iranienne est malheureusement légitime à cause de la fantomatique bombe israélienne.

    Et il l’ont déjà achetée à des trafiquants russes

    Des deux pays,l’un étant légitime depuis longtemps, qui a les dirigeants les plus inhumains et les plus fous ?

  • permalien yazid :
    29 août @17h00   « »

    mr sarkozy est un habitué de lla stratégie du coucou à savoir arriver a la fin d un processus et faire croire que c est lui qui l ’ a mené. on a pu le constater avec les otages bulgaires et palestinien de khadafi. par ailleurs bachar pouvait bien le gratifier de sa présence a paris le 14 juillet puisque ça ne lui coutait rien et ça lui rapporte de la reconnaissance. mr sarkozy imagine que les alaouites de syrie se dséolidariseront ainsi des chittes d iran ce qui montre bien son inculture la pkus totale. il siffit de lire michel seurat ou alain chouet pour comprendre que cette tactique ne ménera nul part p.s je commence a me demander si pour étre président d un pays occidental il ne faut pas étre inculte congénital. par ex mr mac cain ou mr bush et petit bush a la téte de la france du fait que COMMUNIQUER çan ne laisse pas assez ce temps pour comprendre et se cultiver

  • permalien
    29 août @17h07   « »
    Hamas et Jordanie

    Le sanglants contentieux entre les résistants et/ou profiteurs palestiniens et la Jordanie est vieux

    Mais n’oublions pas,que la situation palestinienne (et israélienne) actuelle est aussi due à la traîtrise du chef de tribu devenu Abdallah Ier (par la grâce des Britanniques très intéressés) en Mai 1948, en compensation du fait de l’avoir détrôné d’Irak où l’avait d’abord mis les même Britanniques, au profit de son frère.

    Et pas non plus qu’une bonne partie des « Jordaniens » ont des pères et /ou des grands-pères nés à l’ouest du Jourdain.

    On pourrait même rêver, y compris pour faciliter la « résurrection » rapide d’une économie palestinienne de plus en plus exsangue, la création - miraculeuse, il est vrai - d’une république laïque de Grande Palestine qui irait jusqu’à la frontière jordanienne. Après consultation des intéressés évidemment.

    Même s’il n’y aurait pas que le petit-fils du traître qui serait contre.

    Quelle est la solidité politique du royaume jordanien, Monsieur Gresh, s’il vous plaît ?

  • permalien K. :
    29 août @18h12   « »

    Sarkozy : "Si vous affichez trop clairement l’amitié de la France pour Israël, me disait-on, nous allons perdre nos relations privilégiées avec le monde arabe…. J’ai toujours été convaincu que c’était le contraire qui était vrai. ..."

    Galal Nassar (en Juin 2008) :

    « L’objectif est toujours celui de dominer, et la stratégie de remplacer l’ordre régional arabe par un grand Moyen-Orient même si les tactiques varient de temps en temps. La récente proposition par le président français Nicolas Sarkozy est un cas d’espèce. Sa proposition de constituer une Union méditerranéenne est une tentative visant à affaiblir les systèmes régionaux existants et de lier les pays arabes avec l’entité sioniste et l’UE. »

    Sarkozy, avec son langage de “réaliste”, me semble bien plus dangereux pour le monde arabe que les Bush et McCain. Pour preuve les réactions favorables d’intellectuels comme Marwan Bishara.

  • permalien K. :
    29 août @18h31   « »

    Gilles Paris, 18.01.08 :

    [Le] discours [de Nicolas Sarkozy] en direction des pays arabes débouche (..), pour l’instant, sur une position d’un plat classicisme : (..) la confiance affichée que [les "Pinochet arabes"] sont les mieux à même de répondre aux défis qu’il a énoncés, de conclure la paix, de moderniser leur économie, voire d’aider à la réforme de l’islam dans le sens d’un retour à des années d’or. A deux reprises, lors de sa visite au Caire puis lors de sa conférence de presse du 8 janvier, M. Sarkozy a estimé qu’il fallait "aider M. Moubarak". "Qu’est-ce que l’on veut là-bas, les Frères musulmans ?", s’est-il interrogé.

    Si l’islamisme est cependant le symptôme plutôt que la cause des malheurs arabes, ce soutien volontariste risque d’être tout aussi contre-productif que les admonestations adressées au nom des droits de l’homme. Au nom très précisément de la "diversité", qu’il encense et pour donner un véritable contenu, au Proche et au Moyen-Orient, à la "politique de civilisation" qu’il souhaite promouvoir, M. Sarkozy n’aurait-il pas plus de profit à forger pour la diplomatie française une autre voie ?

  • permalien
  • permalien K. :
    29 août @19h16   « »

    Paul Rogers reste toujours très vigilant sur les politiques, celles de la force brute, qui favorisent ce que l’on prétend vouloir éradiquer, en l’occurence l’“Islamisme militant”. (1/2)

    [Il nous est donc dit que] le fond du problème est qu’il n’existe qu’une seule réponse à la renaissance des Taliban, à la revitalisation de l’organisation Al-Qaida, et même à la présence djihadiste dans l’ouest du Pakistan : l’application d’une force militaire intense. Il n’y aurait tout simplement pas d’autre moyen.

    Ceci a trois conséquences principales. La première est que plus la force est appliqué en Afghanistan, plus grand est le risque non seulement de victimes parmi les civils, mais aussi de créer un environnement dans lequel la présence militaire étrangère est de plus en plus perçue comme une occupation. Il y a déjà plus de 60000 troupes étrangères dans le pays, la majorité étant engagée dans les combats. En outre, les morts de civils sont à l’origine d’une controverse si importante que la classe politique de Kaboul tente de se distancier des États-Unis. Alors qu’un renforcement militaire s’intensifie en cette fin 2008, il y a un grand risque que la perception de l’occupation s’étende bien au-delà des Taliban et d’autres milices ainsi que de leurs partisans directs.

    La deuxième conséquence est que plus la perception d’une occupation occidentale se développe, plus il est probable que les forces opposées vont se positionner sur une perspective de djihad global. La plupart des résistances précédentes aux forces étrangères, comme contre les Soviétiques dans les années 1980, ont été sous-tendues par un sentiment nationaliste ou ethnique plutôt que comme faisant partie d’un mouvement mondial. Durant l’année écoulée il y a eu des signes clairs que les milices Taliban, en liaison avec Al-Qaida et les groupes paramilitaires qui sont venus d’Afrique du Nord, du Moyen-orient et d’Asie centrale, ont de plus en plus vu leur insurrection comme un élément s’intégrant dans une telle perspective.

    En outre, les élans de sympathie avec ces forces radicales sont alimentés par les rapports détaillés par Al-Jazira et d’autres médias des nombreuses victimes civiles des frappes aériennes occidentales et autres catastrophes en Afghanistan. Cela fait que les musulmans dans le reste du monde sont de plus en conscients de ce qui se passe en Afghanistan, tout comme ils l’ont été en ce qui concerne l’Iraq depuis 2003.

  • permalien K. :
    29 août @19h20   « »

    Paul Rogers (2/2)

    La troisième conséquence est l’état du Pakistan, où l’instabilité politique et la démission de Pervez Musharraf entraînent une diminution d’influence US quant à ce qui se passe dans les districts frontaliers. Beaucoup de ces districts sont indépendants du contrôle d’Islamabad, permettant aux camps de formation paramilitaire de s’y développer et au matériel logistique d’arriver facilement par l’Afghanistan, des populations favorables fournissant un flux de recrues à la cause à travers la frontière. Presque tous les analystes militaires conviennent que l’assujettissement des Taliban et des seigneurs de guerre en Afghanistan est impossible tant que cette situation perdure. Le leadership d’al-Qaida s’est aussi suffisamment reconstitué dans l’ouest du Pakistan pour pouvoir une fois de plus exercer une influence, au-delà même du Moyen-Orient et du sud-ouest de l’Asie.

  • permalien chamil :
    29 août @23h23   « »

    En tout cas, la seule promesse valable du candidat UMP, à savoir une diplomatie moins axée sur le chèque, et plus sur les droits de l’homme, a fait long feu... En matière de cynisme et de reniement, la continuité l’emporte sous la Vème.

    Ah oui, sauf pour civiliser les musulmanes par la poigne un peu autoritaire de Ben Ali, Bachar al Assad ou les bombardements "ciblés" en Afghanistan. Mais il en va de notre chère laïcité, n’est ce pas ?

  • permalien Jean-Marie :
    30 août @06h36   « »
    Recyclage facile

    Vu la réflexion ci-dessus, je suis allé voir Jordanie sur Wikipédia.

    Etonnant et intéressant

    Si cette utopie se concrétisait un jour (40 à 60 % des Jordaniens sont palestiniens !!!) , il suffirait aux Jordaniens de mettre un peu de rouge sur l’espèce d’étoile blanche (????) qui différencie le drapeau jordanien du drapeau palestinien.

    Mais les Usaméricains autoriseraient-ils qu’on détrone l’une de leurs marionnettes ? A fortiori pour une république vraiment libre et démocratique qui pourrait donner des idées à certains voisins.

  • permalien Yann :
    30 août @12h46   « »

    Bonjour aux amis et ennemis de ce blog génial,

    Rupture pour rupture : rupture de l’omerta ?

    Affaire Mecili : la France couvre l’officiel algérien mis en cause

    (José Garçon, Rue 89, 30/08/08)

    Voir aussi Tahia Bladi, le quotidien de l’éveil algérien

  • permalien K. :
    30 août @13h30   « »

    Avec Bush au moins pas de fumisterie, pas de "rupture" : la "guerre contre le terrorisme" doit se poursuivre, le Congrès devra reconduire toutes les lois limitant le terrorisme US à l’étranger et les libertés civiles aux Etats-Unis. http://www.nytimes.com/2008/08/30/w...

  • permalien K. :
    30 août @14h44   « »

    Erratum :

    ..le Congrès devra reconduire toutes les lois favorisant le terrorisme US à l’étranger et limitant les libertés civiles aux Etats-Unis.

  • permalien K. :
    30 août @15h51   « »

    David Ignatus conseille à MacCain de prendre exemple sur le remarquable Nicolas Sarkozy.

    David Ignatus est celui qui a déclaré un jour, qu’en l’absence de toute paix possible, il était absolument essentiel qu’il y ait un processus de paix, parce que celui-ci avait l’effet d’un “narcotique” (je suis désolé, je ne retrouve pas le lien).

    David Ignatus est tout à fait conscient que les Nicolas Sarkozy sont, comme le dit Paul Woodward du site “War in context”, les cartes ultimes des tenants de la mascarade, les derniers clowns et illusionnistes ardemment désireux d’exécuter un nouveau numéro du Show sans fin appelé « le processus de paix. »

  • permalien pol :
    30 août @23h18   « »

    pas de commentaires sur le fond, mais sur la forme le discours de Sarko est typique d’une perception démago-dictatoriale de sa fonction.

  • permalien Pierre M. Boriliens :
    31 août @00h16   « »

    « Bien sûr la situation reste difficile et dangereuse. Mais mesurons les progrès accomplis : des institutions démocratiques avec de nouvelles élections en 2009/2010 ; la scolarisation de près de 6 millions d’enfants contre 800 000 en 2001 ; un système de santé qui a permis de réduire la mortalité infantile d’un quart : ce sont 40 000 enfants sauvés chaque année ; dans tous les domaines, un progrès sans précédent de l’égalité entre hommes et femmes ; des infrastructures restaurées ; 4 000 kilomètres de routes construites… Qui croira que tout ceci aurait été possible sans notre présence militaire ? »

    Dans le dernier rapport de l’OMS (2008), dont les chiffres les plus récents sont de 2006, rien de tout cela n’apparaît. La mortalité infantile était de 165 pour mille en 2006, contre 168 pour mille en 1990 ! La prudence et la vérification s’impose donc pour l’évaluation de nos

  • permalien Pierre M. Boriliens :
    31 août @00h24   « »

    Je vais finir par y arriver : source OMS : http://www.who.int/whosis/whostat/E...

  • permalien K. :
    31 août @14h42   « »

    Morceaux choisis :

    - Nebojsa Malic (concernant l’administration américaine) :

    Il est difficile, voire impossible, de communiquer avec quelqu’un de si obsédé par la gestion de la perception de la réalité qu’il en est devenu incapable de reconnaître la réalité même.

    - Noam Chomsky interviewé par Wissam Matta du quotidien Assafir (Liban), 01/08/2008 :

    MATTA : Comment pensez-vous que le président Bush s’apprête à terminer son règne, quelques mois avant de quitter la maison blanche, en termes de politiques interne et étrangère (énergie, économie, Moyen-Orient, Palestine, Iraq, Iran, Corée du Nord)?

    Chomsky : Il est impossible de faire des prédictions avec certitude. Ils ont démontré une irrationalité et une ignorance extrêmes. Pratiquement tout ce qu’ils ont entrepris a tourné à la catastrophe. Ils cherchent désespérément à récupérer quelque chose des ruines qu’ils ont créé à domicile et à l’étranger, et, ne serait-ce que pour cette seule raison, ils sont imprévisibles.

    - Nahid Hatr, Al-Arab al-Yawm, journal jordanien indépendant :

    Un article de la journaliste Raghida Dergham, connue pour refléter les positions d’un cercle d’Arabes pivot d’une certaine alliance Arabo-Américaine, montre que les Arabes en question sont extrêmement inquiets que Washington puisse être trop faible pour confronter le retour en force de Moscou dans la scène internationale. Ce cercle espère que les Américains transformeront l’Iraq en une base militaire pour confronter l’Iran et la Russie.

  • permalien
  • permalien K. :
    1er septembre @11h02   « »

    “““Paix””” israélo-palestinienne avant la fin de l’année ? Bush sauvera-t-il quelques meubles des ruines de son règne ?

    Tout dépend de Abbas.

  • permalien
    1er septembre @11h38   « »
    Narcotique

    @K

    The very words "peace process" have a narcotic effect, and that’s not all bad. They are the diplomatic equivalent of creating facts on the ground. They become the focus of attention. They distract from other problems. In a Middle East that is already far too volatile, this tranquilizing aspect of the Annapolis process is useful — and shouldn’t be squandered.

    David Ignatius, WaPo

  • permalien Orangerouge :
    1er septembre @16h28   « »

    Une excellente analyse de la réalité afghane :

    http://www.dailymotion.com/relevanc...

  • permalien Orangerouge :
    1er septembre @16h36   « »

    Les militants pacifiques de Free Gaza, se font tirer dessus par les israéliens :

    http://www.freegaza.org/index.php?m...

  • permalien K. :
    1er septembre @19h03   « »

    Merci 1er septembre @11h38

  • permalien Ph. Arnaud :
    2 septembre @12h59   « »

    Je reviens sur un passage de l’avant-dernier paragraphe du discours de Nicolas Sarkozy, consacré à l’armement nucléaire iranien. Ce passage est : « …une conviction : la communauté internationale ne peut pas accepter que l’Iran se dote de l’arme nucléaire ».

    Que signifie la « communauté internationale » ? En théorie, cela veut dire la totalité des 196 et quelque Etats recensés par l’ONU (moins, bien sûr, l’Iran). En fait, lorsqu’on entre dans le détail, lorsque, par exemple, on examine d’où émanent les déclarations de cette fameuse « communauté internationale » condamnant l’Iran, on s’aperçoit qu’il s’agit toujours des mêmes : les Etats-Unis et leurs habituels porte-rapière. [C’est-à-dire, en gros, l’OTAN, plus les deux Etats océaniens, plus Israël, plus quelques Etats tels que Corée du Sud, Taiwan, Singapour, Suisse…]. En fait, même, s’agissant de l’Iran, cinq ou six pays (Etats-Unis, Israël, Royaume-Uni, France, Canada…) font la quasi-totalité du battage. L’expression « communauté internationale » est encore plus abusive, en-core plus mensongère que celle de « Amérique » pour désigner les seuls Etats-Unis !

    Ainsi réduite, apparaît bien plus vivement l’outrecuidance, l’arrogance, la morgue de l’expression « ne peut pas accepter », car, de quel droit un armement nucléaire iranien serait-il moins acceptable que ses équivalents américain, britannique, français ou israélien ? De quel mandat s’autorise un quarteron d’Etats à dicter le droit international ? Les bombes atomiques jetées sur Hiroshima et Nagasaki (et, en fait, indirectement adressées à Staline) étaient-elles iraniennes ? De quel droit les pays musulmans n’auraient-ils pas, eux aussi, et tout aussi légitimement, leur mot à dire sur l’arsenal occidental ? Et pourquoi Nicolas Sarkozy n’adresse-t-il pas le même message à la Chine, au Pakistan ou à l’Inde ?

  • permalien Sébastien :
    2 septembre @15h15   « »

    C’est vrai Arnaud que le président iranien est un exemple d’ouverture.

    Il y a une volonté des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU d’éviter une prolifération de l’arme atomique, par peur de voir éclater des conflits atomiques incontrôlables.

    Nous avons frôlé une guerre nucléaire entre l’Inde et le Pakistan en 2002, vous devez savoir que les pays rivaux qui ont l’arme atomique doivent avoir entre eux un minimum de confiance et de moyen de dialogue direct, comme le téléphone rouge entre Moscou et Washington.

    Pour Hiroshima, vous savez très bien quel aurait été le coût humain d’un débarquement au Japon. Les japonais hésitaient à capituler. Ils ont reconnu que les bombardements atomiques leur ont fait peur et ont pesé lourd dans la balance. Pour la petite histoire le bombardement de Nagasaki a été annoncé en pleine réunion du Conseil des ministres japonais, ça a pesé lourd dans la balance.

  • permalien Ph. Arnaud :
    2 septembre @16h47   « »

    @ Sébastien

    Je réfute l’ensemble de vos remarques.

    Que le président iranien ne soit pas un modèle d’ouverture, n’a aucune importance. D’abord parce que la quasi-totalité de ce qui se colporte sur l’Iran (et, spécialement sur son président) est charrié par la grosse machine de la propagande occidentale qui, depuis près de 30 ans, n’a toujours pas digéré l’émancipation de l’Iran. Ensuite parce que cette valeur « d’ouverture » n’est qu’un critère occidental, et qui, en fait, dissimule de tous autres desseins que ce qu’elle prétend vertueusement promouvoir. Enfin, dire que le président iranien n’est pas un modèle d’ouverture, c’est se moquer du monde ! Les dirigeants occidentaux en témoignent-ils envers le tiers monde, notam-ment musulman ? En témoignent-ils vis-à-vis de la Russie ?

    Je ne vois pas en quoi les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité sont qualifiés en quoi que ce soit pour dicter au reste du monde son attitude en matière nucléaire. Ont-ils dicté quelque chose au Pakistan ? A l’Inde ? A Israël ? En quoi ces pays sont-ils plus vertueux que l’Iran ? Comment se fait-il que, par « miracle », les seuls pays pour lesquels l’arme nucléaire « pose problème » soient exclusivement ceux que les Occidentaux considèrent comme des « dangers » ? Les 200 bombes nucléaires d’Israël n’en représentent-elles pas un pour le monde musulman ? Le monde musulman n’a-t-il pas tout aussi légitimement lieu de se plaindre des armements nucléaires israélien et américain, qui justifient toutes les prédations que vous savez ?

    Qu’on ait « frôlé » une guerre nucléaire en 2002 entre Pakistan et Inde, n’a aucune importance ! On a frôlé une guerre européenne en 1609 à propos de la succession de Clèves et de Juliers. En 1850, à Olmütz, on a frôlé une guerre austro-prussienne. On a frôlé une guerre franco-allemande en 1887 à propos de l’affaire Schnaebelé. On a frôlé une guerre franco-anglaise en 1898 à propos de Fachoda. On a frôlé une guerre anglo-russe en 1904 après les incidents du Dogger Bank. On a frôlé une guerre russo-américaine en 1962, à propos des fusées de Cuba, et rebelote en 1972 après le minage du port de Haïphong. Etc., etc. Depuis la Guerre du Feu, l’humanité a eu davantage de guerres frôlées que de guerres déclarées…

    Pour le Japon, enfin, la bombe atomique n’a pas été employée essentiellement pour des raisons militaires. Ce fut « une » raison et non pas « la » raison. L’anticommunisme, la méfiance envers Staline, la volonté hégémonique sur les anciens alliés français et britannique, le racisme anti-japonais et la volonté de vengeance de Pearl Harbour ont pesé autrement plus lourd dans la décision de l’usage de cette arme que ne veulent le faire croire les dévots des Etats-Unis…

  • permalien Julien :
    3 septembre @00h18   « »

    Ph Arnaud,

    On peut aussi retourner contre vous vos arguments.

    Peut-etre que tout ce que vous colportez sur les Etats-Unis et le reste n’est que le fruit d’une propagande antiaméricaine savament élaborée et diffusée, et dont vous etes un des vecteurs.

    A propos du Japon, signalons quand même que celui-ci était entré en guerre aux côtés des forces de l’Axe et donc du régime nazi, ce contre quoi luttaient les Etats-Unis. Le seul fait qu’un régime soit en guerre contre l’Amérique suffit-il à l’exonérer de tous ses crimes ?

    Si vous ne voyez pas d’inconvénients à ce que l’Iran ait la bombe, arretez donc de vous complaindre sur le fait qu’Israel la possède.. D’autre part, soyez cohérent. Faites l’apologie de la puissance russe et iranienne si vous le souhaitez, justifiez l’invasion de la géorgie et l’occupation de l’Europe de l’Est durant la période soviétique comme vous le pouvez, mais dans ce cas ne venez pas donner de leçons sur la politique palestinienne d’Israel, qui repond aux memes imperatifs de puissance.

    Merci.

  • permalien Julien :
    3 septembre @00h24   « »

    Ph Arnaud, (2)

    Croyez vous aussi que les dirigeants russes et iraniens font preuve d’ouverure envers le tiers-monde ?

    C’est fou, on vous pose une question et, lorsque vous ne pouvez pas y repondre au risque de renforcer votre contradicteur, vous répondez à côté par une diatribe antioccidentale. Relativisme quand tu nous tiens... Attention au négationisme tout de même...

  • permalien K. :
    3 septembre @12h19   « »

    - Gilles Paris, sur « les retrouvailles franco-syriennes »

    Ces retrouvailles sont encore bien fraîches et, si elles permettent à la Syrie de sortir de son isolement régional, chacun s’efforce de les présenter selon ses intérêts.

    Le régime syrien (..) assure ainsi que c’est sa capacité de résistance aux pressions internationales qui a convaincu le président français, sur les conseils du Qatar, de rouvrir le dialogue avec Damas pour tenter de se gagner les faveurs d’un pays stratégique..

    L’Elysée, au contraire, défend la thèse d’une évolution syrienne illustrée, selon la présidence française, par l’apaisement relatif enregistré depuis l’accord de Doha, en mai, au Liban, l’ancien pré carré syrien, après trois années de tensions et de violences entre majorité antisyrienne et opposition libanaises.

    L’attachement apporté par Nicolas Sarkozy à la piste syrienne ne se justifie pas seulement par la situation du Liban, (..) Paris ne fait pas mystère de sa volonté de contrarier l’axe entre Damas et Téhéran

    - "Les pourparlers Israël-Syrie au cœur de la visite de Sarkozy à Damas"

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 septembre @13h31   « »

    @ Julien (n° 1)

    Reprenons une à une vos objections.

    1. Vous dites : « Peut-être que tout ce que vous colportez sur les Etats-Unis et le reste n’est que le fruit d’une propagande antiaméricaine savamment élaborée et diffusée, et dont vous êtes un des vecteurs. »

    Que voilà une belle argutie ! En effet, plutôt que d’étayer vos dires, vous vous contentez de retourner la position de l’accusateur et de l’accusé, comme si, par postulat, par acte de foi, c’était un péché capital (pire : un crime de lèse-majesté !) que d’oser dire du mal des Etats-Unis, par définition irréprochables….

    2. Vous dites : « A propos du Japon, signalons quand même que celui-ci était entré en guerre aux côtés des forces de l’Axe et donc du régime nazi, ce contre quoi luttaient les Etats-Unis. »

    Non ! Pas du tout d’accord ! La guerre de l’Allemagne et celle du Japon ont été deux guerres sé-parées, menées chacune dans un domaine géographique distinct, pour des raisons spécifiques, guerre qui, pour le Japon, n’était – notamment vis-à-vis de la Chine – que la poursuite de l’effort impérialiste entrepris depuis la fin du XIXe siècle en Extrême-Orient. [Le massacre de Nankin date de 1937].

    Par ailleurs, je vous signale que les Etats-Unis n’ont déclaré la guerre à l’Italie et à l’Allemagne que le 11 décembre 1941, c’est-à-dire APRES avoir été eux-mêmes attaqués par le Japon. Ils ont donc attendu plus de deux ans après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale avant de voler au secours de leurs « chers » alliés anglais et français. Ils n’ont donc pas assisté ceux-ci lorsque leur situation était la plus critique (mais-juin 1940) et n’ont pas davantage bougé le petit doigt lors de l’opération Barbarossa, alors que l’URSS connaissait ses pires défaites et ses pires pertes. Et ils ont soigneusement laissé l’URSS mariner dans son jus avant d’entreprendre les premiers débarquements significatifs…

    Enfin, s’agissant des Etats-Unis et des puissances de l’Axe, vous recourez au même sempiternel argument spécieux qui consiste à dire : les puissances de l’Axe étaient le Mal, donc ceux qui les combattaient étaient le Bien, or les Etats-Unis les combattaient, donc ils étaient le Bien. Non, ce n’est pas comme cela que ça marche ! C’est comme pour un inventaire, lorsqu’on rapproche les valeurs en caisse des stocks matériels : le déficit (ou l’excédent) de l’un ne compense pas le déficit (ou l’excédent) de l’autre : les deux s’ajoutent ! L’existence des chambres à gaz nazies n’exonère pas plus les Soviétiques du massacre de Katyn que les Anglo-Américains du bombardement de Dresde : les uns et les autres s’ajoutent…

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 septembre @13h33   « »

    @ Julien (n° 2)

    Les constatations précédentes valent, bien entendu, pour le choc des impérialismes : le fait que le Japon ait attaqué la Chine ou la Russie au tournant des XIXe et XXe siècle n’exonère nullement les Etats-Unis de leur propre impérialisme, qui s’était manifesté dans les mêmes zones et bien plus tôt, et bien plus largement (à commencer par ce qu’ils entreprirent au détriment du Japon…). Et je vous signale aussi les 200 000 morts (estimation basse) que la prédation des Philippines par les Etats-Unis valut aux malheureux Philippins dans la lignée de la guerre hispano-américaine. Enfin, je le répète : l’attaque de Pearl Harbour aurait-elle eu lieu sans l’embargo ANTERIEUR décrété par les Etats-Unis contre le Japon sur le pétrole et le caoutchouc ? Embargo qui, à brève échéance, asphyxiait le Japon. Je vous rappelle le propos de Montesquieu : « Le véritable responsable d’une guerre n’est pas celui qui la déclare, mais celui qui la rend inévitable”…. En décrétant cet embargo, les Américains déclaraient de fait la guerre au Japon en lui faisant porter l’opprobre du déclenchement des hostilités !

    3. Vous dites : « Si vous ne voyez pas d’inconvénients à ce que l’Iran ait la bombe, arrêtez donc de vous complaindre sur le fait qu’Israël la possède... ».

    Non ! Faux ! Pas du tout d’accord ! Arrêtez d’inverser la chaîne causale : ce n’est pas parce que l’Iran a la bombe qu’Israël la possède, c’est parce qu’Israël la possède que l’Iran la veut ! Israël a 200 bombes et l’Iran zéro ! En outre, Israël est adossé à la puissance des Etats-Unis, qui possèdent un budget militaire égal à celui de la totalité du reste du monde réuni. [Sans préjudice de leurs vassaux – OTAN, Australie, Nouvelle-Zélande, Japon, Corée du Sud, Taiwan, Singa-pour, qui détiennent une part considérable du reste]. Cessez de plaisanter avec la « puissance » iranienne : déjà, par rapport à celle d’Israël, cette « puissance » est mince, mais, par rapport à son « parrain » américain, elle est « peanuts »… Si les uns menacent les autres, ce ne sont assurément pas les Iraniens…

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 septembre @13h37   « »

    @ Julien (n° 3)

    Et, à cet égard, cessez de regarder les affaires internationales avec le regard myope des médias atlantistes. L’Iran a dix fois, cent fois raison de se montrer méfiant et agressif. Nous, Français, avons été occupés 4 ans par les Allemands de 1940 à 1944. Et, près de 70 ans après, nous ne cessons d’en faire « un fromage », des commémorations, des films, des livres, des stèles. Mais les Iraniens, eux, ce n’est pas 4 ans, ce n’est pas 10 ans, c’est près de 35 ans (de la guerre à 1979) qu’ils ont eu les Anglo-Américains sur le dos ! Que devraient-ils dire ?

    Quel est le pays qui a organisé un coup d’Etat contre Mossadegh en recourant à la pègre des bas quartiers de Téhéran lorsque celui-ci a voulu légitimement récupérer ses ressources pétrolières ? Quel est le pays qui a soutenu le régime ploutocratique et corrompu du Shah ? Quel est le pays qui a entraîné la Savak (police secrète du Shah) à la torture ? Quel est le pays qui a poussé, durant 8 ans, l’Irak de Saddam Hussein à déclencher une guerre sanglante, ruineuse contre la République islamique en fournissant à ce même Saddam Hussein bombes, obus, gaz et photos aériennes (pour, plus tard, accuser cyniquement ce même Saddam Hussein d’être un tyran) ? Quel est le pays dont le croiseur Vincennes a pulvérisé en plein vol un avion de ligne iranien ? Quel est le pays qui soutient, en Iran, des groupes que, dans d’autres endroits du monde, il taxerait de terroristes ? Dites-moi où, quand et comment les Iraniens ont organisé quelque chose de semblable sur le territoire américain…

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 septembre @13h40   « »

    @ Julien (n° 4)

    4. Vous dites : « …justifiez l’invasion de la Géorgie et l’occupation de l’Europe de l’Est durant la période soviétique comme vous le pouvez, mais dans ce cas ne venez pas donner de leçons sur la politique palestinienne d’Israël, qui répond aux mêmes impératifs de puissance. »

    Et comment ! Je vais me gêner ! D’abord, la Russie n’a pas envahi la Géorgie mais seulement occupé des régions bordières de l’Ossétie. Et, encore une fois, vous regardez cette affaire comme un naïf regarde un iceberg : vous ne voyez que le dixième émergé (l’offensive - ou, plutôt, la contre-offensive – russe en Ossétie du Sud), et vous détournez les yeux des neuf dixièmes immergés (la masse monstrueuse des Etats-Unis et de l’OTAN qui se tapit dessous).

    Comme je l’ai déjà dit, imaginez qu’en 1989, l’issue de la guerre froide ait été l’inverse de ce qu’elle fut : toute l’Europe occidentale, le Canada et le Mexique communistes. Imaginons que le Texas, l’Arizona, l’Oregon, la Californie aient proclamé leur indépendance et aient été pressés d’adhérer au pacte de Varsovie, auquel appartiendraient déjà le Maine, le New Hampshire et le Vermont. Imaginons que l’URSS ait installé des radars au Mexique et des fusées à Porto Rico en prétendant se protéger contre des fusées venues de Chine... Eh bien, c’est ce que vit la Russie ! Et vous osez prétendre que c’est elle l’agresseur ?

    Par ailleurs, l’URSS n’a pas « envahi » l’Europe de l’Est, elle ne l’a pas plus « envahie » que l’Europe de l’Ouest n’a été envahie par les Américains. Elle l’a d’abord, et avant tout, libérée et de l’Allemagne (et de son nazisme) et des régimes fascistes qui s’y étaient souvent implantés, et indépendamment du nazisme allemand (voire contre lui). En outre, elle ne faisait que répondre en cela à une hostilité et à une agressivité sans faille des Occidentaux depuis la Révolution de 1917 : interventions répétées durant la guerre civile, instauration de la ligne Curzon, anticommunisme viscéral de nombre de pays d’Europe centrale (dont la Pologne et la Hongrie), agression de la part de la Pologne, refus de nombre de ces pays, dans les années 1930, d’adhérer à une alliance avec l’URSS contre l’Allemagne. Sans compter (je ne vous l’apprends pas…) qu’après guerre la création de l’OTAN a précédé de six ans celle du pacte de Varsovie…

  • permalien habsb :
    3 septembre @14h48   « »

    PH ARNAUD

    1) la Georgie etait dans son plein droit d’intervenir en South_Ossetia, region que tout le monde reconnait sous sa souverainete : comment reagirait la France a une revolte en Corse ? Comment reagit la Russie aux revoltes en Tchechenie ? Faut-il bombarder ou envahir la Russie quand elle remet de l’ordre dans ses territoires tchechens ?

    2) peu importe si les Russes n’ont pas le moral et perdent les pieces de leur immense empire. Tous les empires construits sur l’oppression d’autre peuples et l’occupation de leur territoire, se sont deglingues et l’Empire Russe ne fera pas exception, pour se retrecir dans une nation de seuls russes, qui restera tout de meme la plus etendue du monde, donc pas de victimisme.

    3) tout europeen qui se respecte se doit de souhaiter une Georgie libre de toute influence russe. C’est en Georgie que passent deux voies energetiques indispensables a l’Europe : le BTC e la Baku-Suptsa. Si la Russie les controlera, elle pourra imposer a l’Europe le prix du gaz et du petrole qu’elle souhaite. Si elles restent dans les mains d’un pays libre, l’Europe pourra faire jouer la concurrence. Sacrifier aux propres loubies ideologiques de tifosi la propre prosperite et celle de ses concitoyens me semble bien un exercice de vieux retraite aigri.

    4) la crise de nerfs de Putin aura au moins eu un resultat, a part creer 100mille sans-abri georgiens : Pologne et Ucraine ne pensent plus qu’a s’abriter sous le parapluie USA, les missiles en Pologne devraient arriver bien vite, et l’adhesion a l’OTAN de Ucraine et meme Georgie devient une possibilite o combien reelle et prochaine.

  • permalien K. :
    3 septembre @23h02   « »

    « Afghanistan : les talibans menacent de tuer "tous" les Français, Paris renforce son dispositif »

  • permalien Ph. Arnaud :
    4 septembre @01h01   « »

    @ Habsb (n° 1)

    Vous dites : « la Georgie était dans son plein droit d’intervenir en South-Ossetia, région que tout le monde reconnaît sous sa souverainete : comment réagirait la France à une révolte en Corse ? ».

    [Question liminaire : pourquoi, pour un francophone, dites-vous South Ossetia et non Ossétie du Sud ? Pourquoi vous croyez-vous obligé de parler la langue des maîtres ? Auriez-vous admis, en 1943, que des Français correspondent entre eux en allemand ?].

    La Géorgie, en Ossétie du Sud, a, effectivement autant de droit à intervenir que la France en Corse (votre formulation est d’ailleurs curieuse : vous ne l’emploieriez certainement pas pour l’Indre-et-Loire ou l’Ardèche…)… et autant que la Serbie en avait au Kosovo, que l’on a détaché arbitrai-rement d’elle par la violence, comme, auparavant, on avait démembré la Yougoslavie dans les années 1990.

    Au demeurant, vous faites semblant de ne pas comprendre ! La question n’est pas celle du statut de l’Ossétie du Sud ou de l’Abkhazie au sein de la Géorgie (encore que cela puisse se discuter), mais celle de l’indépendance « réelle » de la Géorgie vis-à-vis d’une puissance « tierce »… Autour de la France, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse mènent des existences entièrement indépendantes de la France et cela ne pose pas de problèmes aux Français… dans la mesure où ces pays ne font pas partie d’un ensemble hostile à la France.

    Au demeurant, je ne vois pas pourquoi vous vous scandalisez des interventions de la Russie en Géorgie, alors que l’embargo américain sur Cuba ne semble vous faire ni chaud ni froid, non plus que toutes les manigances des Etats-Unis contre le Nicaragua sandiniste, ou, aujourd’hui, contre le Venezuela de Chavez ou la Bolivie de Morales [alors que, l’URSS ayant disparu, les Etats-Unis ne peuvent plus, désormais, invoquer le prétexte de l’implantation d’une puissance étrangère, ce qui dévoile tout crûment la raison – toujours la même depuis les années 1850 - de leur intervention : défendre les riches de ces pays, qui protègent leur propre prédation…].

  • permalien Ph. Arnaud :
    4 septembre @01h04   « »

    @ Habsb (n° 2)

    Vous dites : « Tous les empires construits sur l’oppression d’autres peuples et l’occupation de leur territoire, se sont déglingués… ». C’est précisément le cas de l’empire américain, qui s’est aussi construit sur l’oppression, l’occupation et l’extermination des Amérindiens, et l’esclavage des Noirs, des femmes, des ouvriers, et au détriment du Mexique (cela sur le territoire continen-tal). Et c’est aussi le cas pour l’empire américain au sens large (étendu au reste du monde). Et ne venez pas me dire que ce n’est pas un « empire » au sens des empires romain, espagnol, bri-tannique ou français ! C’est un empire, où les autres pays n’ont qu’une souveraineté limitée (l’équivalent exact de la doctrine Brejnev, mais appliquée par l’Oncle Sam).

    Tout Européen qui se respecte doit, aujourd’hui, d’abord souhaiter le découplage le plus com-plet avec les Etats-Unis ! D’abord, en tant que ceux-ci sont, actuellement, les soutiens les plus forts, dans le monde, de l’ignoble système ultralibéral, et, ensuite parce qu’ils représentent le plus grand danger pour l’avenir de la planète, tant pour leur négation obtuse des problèmes en-vironnementaux liés à l’action anthropique (dégradation du climat et épuisement des ressources) que pour l’agressivité tous azimuts de leur politique : contre la Chine, la Russie, le monde mu-sulman, le Venezuela, la Bolivie, la Corée, etc. Cette politique est dangereuse en tant qu’elle en-traîne les Européens à sa suite comme des caniches (on le voit, par exemple, en Afghanistan). Tout ce qui rend les Européens indépendants des Etats-Unis (et les liens énergétiques avec la Russie sont « un » des moyens de cette indépendance), ne peut donc être que bénéfique…

    Et ne vous faites pas d’illusion. En cas de conflit, la Russie pourra toujours interrompre aisé-ment ces fameux oléoducs dont vous vous gargarisez tant. L’effort à faire pour les dynamiter (par des commandos) ou les bombarder (même par de simples hélicoptères) est sans commune mesure avec les moyens en hommes et en matériels que l’OTAN devrait mettre pour les proté-ger. Et qu’elle ne mettra pas ! Par ailleurs, en Ukraine, une nette majorité de la population est radicalement hostile à l’intégration dans l’OTAN. Si l’Ukraine adhère à cette alliance, elle sera pour elle un partenaire aussi fiable que le fut, durant la guerre, l’Italie pour l’Allemagne… Et, en Europe, l’Allemagne, qui a des liens économiques considérables avec la Russie, n’ira pas les sacrifier pour les lubies idéologiques des atlantistes attardés…

  • permalien K. :
    4 septembre @10h48   « »

    Sarko à Damas :

    - Une divergence de fond est apparue sur l’Iran. Nicolas Sarkozy a insisté : « L’Iran ne doit pas posséder l’arme nucléaire. » Assad lui a répondu : « Notre position est ancienne : le Proche et le Moyen-Orient doivent être débarrassés de toute arme de destruction massive », allusion claire à Israël, qui possède l’arme atomique.

    - « Bachar al Assad [hier] a estimé qu’une attaque de l’Occident contre l’Iran serait un "désastre". "Personne au monde ne pourra supporter les conséquences d’une initiative non pacifique parce qu’elle n’apportera pas de solution mais un désastre", a-t-il déclaré. »

    - Sarkozy, aujourd’hui : « "L’Iran prend un risque majeur à continuer le processus d’obtention du nucléaire militaire - ce qui est notre certitude - parce qu’un jour, quel que soit le gouvernement israélien, on peut se retrouver un matin avec Israël qui a frappé", a déclaré M. Sarkozy.

    Selon lui, "il ne s’agit pas de savoir si c’est légitime, intelligent ou pas. Qu’est-ce qu’on fera à ce moment là ? Ca sera la catastrophe. Il faut éviter cette catastrophe", a-t-il ajouté. »

  • permalien K. :
    4 septembre @11h25   « »
    Langage

    « Il est instructif de comparer les dommages causés par la brève incursion Russe, avec les trois semaines de bombardements du Liban ou les 78 jours de guerre contre la Serbie (..).

    « Remarquablement, (..) après quelques jours de combats en Géorgie, Washington a qualifié la réponse Russe de « disproportionnée » alors qu’elle avait de manière mémorable décrit la ruine du Liban comme les douleurs de l’enfantement d’un nouveau Moyen-Orient.

    « L’absurdité de l’application de l’étiquette expansionniste à la Russie est encore plus évidente lorsque l’on considère que l’une des plus importantes causes de la dernière série de tensions dans le Caucase a été l’offre d’élargir [to expand] l’OTAN pour y inclure la Géorgie. Naturellement, M. Bush avait tôt fait de déclarer que le "temps des états satellites et des sphères d’influence est derrière nous", par quoi il entend, bien sur, que le temps ou d’autres puissances pouvaient tenter de saper nos satellites et s’ingérer dans notre sphère d’influence était censé avoir pris fin. »

  • permalien Sébastien :
    4 septembre @11h36   « »

    Arnaud : "Qu’on ait « frôlé » une guerre nucléaire en 2002 entre Pakistan et Inde, n’a aucune importance ! "

    20 millions de morts n’ont aucune importance à vos yeux.

    Pour le racisme anti-japonais, comment expliquez vous les bombardements sur l’Allemagne : racisme anti allemand ?

    L’anti racisme à tout vas tue l’anti racisme, (si tout le monde est raciste, plus personne ne l’est vraiement).

    Quant à l’URSS elle est rentré en guerre contre le Japon pour récupérer des territoirs, (notaement les iles Kourilles).

  • permalien Ph. Arnaud :
    4 septembre @13h08   « »

    @ Sébastien

    Vous dites, à propos d’une hypothétique guerre entre le Pakistan et l’Inde : « 20 millions de morts n’ont aucune importance à vos yeux. ». Et pourquoi pas 100 millions ? Et pourquoi pas un milliard ? En imaginant ce qu’on a « frôlé » au cours de l’histoire, vous pouvez vous raconter n’importe quelle faribole : le 18 juin 1815, on a frôlé une victoire française à Waterloo…

    Le racisme anti-japonais s’est (au moins) manifesté par une mesure : l’internement, aux Etats-Unis, d’un très grand nombre de citoyens américains d’origine japonaise, coupables d’avoir une tête trop peu WASP. Ce qui – me semble-t-il – ne fut pas le cas vis-à-vis des citoyens américains d’origine germanique (allemande, autrichienne ou suisse allemande), par exemple d’un certain général Eisenhower… [En allemand Eisenhauer, le forgeron]. Ou d’un autre général, Norman Schwarzkopf, lui-même fils d’un Herbert Norman Schwarzkopf, fils d’Allemands…

    Par ailleurs, en ce qui concerne le racisme, vous ne devez pas être bien au courant de certaines choses. Lisez, par exemple, la scandaleuse histoire qui est arrivée au lycée de Jena, en Louisiane, à propos de « l’arbre blanc », et ce non pas durant la guerre de Sécession, mais en septembre 2006, il y a seulement deux ans… Penchez-vous aussi sur ce fait simple, et tout aussi scan-daleux, qui présente Barack Obama comme un « Noir » (alors qu’à strictement parler il est métis et que, pour des « Noirs » du Kenya – pays d’origine de son père – il est plutôt « blanc »). Et tout le « foin » que l’on fait en raison de son allure (qui n’a strictement aucune importance) existerait-il si la question raciale n’était toujours pas brûlante aux Etats-Unis ? [Voir, à ce sujet, la part démesurée que représentent tous les « Noirs » américains (ou, plutôt, ceux que l’on veut considérer comme tels) dans le système pénitentiaire US, et qui prouve bien que le racisme n’est pas mort…].

  • permalien Sébastien :
    4 septembre @17h02   « »

    C’est vrai Arnaud, pourquoi s’inqiéter d’un conflit nucléaire ?

    Vous ne savez pas faire la différence entre guerre nucléaire et guerre conventionnelle ?

    La guerre est malhéreusement une chose fréquente dans l’histoire de l’humanité, mais une guerre nucléaire pourrait anéantir des régions entiéres, voir notre civilisation, plus que toutes les guerres que l’humanité a connue jusqu’a présent.

    Et vous le savez trés bien !

  • permalien K. :
    4 septembre @18h22   « »

    - The Age (Australie) : Nous ne devons pas être pris au piège d’une guerre sans fin

    Si le nombre de victimes doit augmenter, nous devons être clair sur les raisons de notre combat en Afghanistan, et sur le fait de savoir si la guerre peut être gagnée.

    Si une force d’intervention n’a pas à la fois un objectif clairement défini et les moyens d’y parvenir, les conséquences les plus probables seront l’inutilité de toute entreprise et le sacrifice inutile de vies humaines.

    - “Les moyens d’y parvenir” ? Bombarder le Warizistan, « cette zone de non-droit, qu’aucun pouvoir, y compris le colonisateur britannique, n’a jamais pu, ni même cherché, à maîtriser.. »

    Stephen Biddle du Council on Foreign Relations :

    "It would be a serious mistake to risk the destabilization of Pakistan to try and avert failure across the border in Afghanistan, If you think the No. 1 threat to U.S. interests at the moment is al Qaeda’s acquisition of a nuclear weapon, far and away the likeliest scenario for that to happen is some sort of collapse of the Pakistani government into chaos"

  • permalien Ph. Arnaud :
    4 septembre @18h36   « »

    @ Sébastien

    Je n’ai pas dit que je ne m’inquiétais pas d’un conflit nucléaire, j’ai dit que je me moquais des guerres « frôlées », du fait, précisément, qu’elles n’ont jamais eu lieu ! L’histoire offre assez de matière pour ne pas s’encombrer l’esprit d’hypothèses fumeuses.

    Je ne sais pas faire la différence entre une guerre nucléaire et une guerre conventionnelle, du fait que j’ignore ce qu’est une guerre nucléaire (et vous aussi, d’ailleurs). Les millions de morts que vous jetez ne sont que des hypothèses. Personnellement, je pense que les armes nucléaires sont des armes inefficaces [et même, rapporté au coût d’investissement et d’exploitation, d’armes les plus inefficaces et de plus faible rendement qu’il y ait eu depuis les débuts de l’humanité. A part, peut-être, les cuirassés construits des années 1900 à 1950]. Ce qui n’empêche pas que, dans de tout autres domaines (à l’instar, d’ailleurs, des navires précités), ces armes n’aient eu d’autres fonctions, qu’elles ont, là, parfaitement remplies…

  • permalien julien :
    5 septembre @13h24   « »

    Ph Arnaud,

    Soyez cohérent ! J’ai posté ce msg pour souligner le fait que vos réponses étaient aussi partisanes que ce que vous reprochez à vos détracteurs.

    Dans vos posts suivants par exemple, vous passez sous silence la questions de la tchétchénie... Les Etats-Unis ont une politique de puissance comme les autres Etats, c’est a dire sauvegarder et renforcer leurs intérêts politiques, économiques, stratégiques et idéologiques partout dans le monde, puisqu’ils en ont les moyens. La Russie fait de même (et l’URSS en son temps aussi) dans ses zones d’influences, comme la France, l’Iran, la Grande-Bretagne, la Chine, l’Inde.... Dès lors que ceci est acquit, la complexité des interactions entre ces Etats (et tous les autres) interdit d’envisager la conduite des relations internationales sous un angle strictement manichéen et antiaméricain de principe, écueil sur lequel vous butez trop systématiquement.

    Pas besoin de s’énerver non plus. Je suis peut-être très naïf, mais je ne vois pas en quoi ma vision des choses serait moins "juste" que la votre. Sinon au regard d’un totalitarisme idéologique que vous voudriez nous imposer ?

    Et je me permets encore d’user de votre procédé rhétorique, ce qui a l’air de vous agacer au plus haut point : la Russie soviétique s’etant juste contentée de libérer l’Europe de l’Est de l’Allemagne nazie, pourquoi blamer les Etats-Unis qui ont fait de même ?

  • permalien julien :
    5 septembre @13h49   « »

    Ph Arnaud

    Laissez moi rire !

    Vous fustigez Sébastien, je cite : "Vous dites, à propos d’une hypothétique guerre entre le Pakistan et l’Inde : « 20 millions de morts n’ont aucune importance à vos yeux. ». Et pourquoi pas 100 millions ? Et pourquoi pas un milliard ? En imaginant ce qu’on a « frôlé » au cours de l’histoire, vous pouvez vous raconter n’importe quelle faribole : le 18 juin 1815, on a frôlé une victoire française à Waterloo"..

    Soit ! Mais que vois-je dans votre réponse à mon premier post ? Je cite toujours : "Comme je l’ai déjà dit, imaginez qu’en 1989, l’issue de la guerre froide ait été l’inverse de ce qu’elle fut : toute l’Europe occidentale, le Canada et le Mexique communistes. Imaginons que le Texas, l’Arizona, l’Oregon, la Californie aient proclamé leur indépendance et aient été pressés d’adhérer au pacte de Varsovie, auquel appartiendraient déjà le Maine, le New Hampshire et le Vermont. Imaginons que l’URSS ait installé des radars au Mexique et des fusées à Porto Rico en prétendant se protéger contre des fusées venues de Chine... Eh bien, c’est ce que vit la Russie ! Et vous osez prétendre que c’est elle l’agresseur ?"

    Je pourrais donc vous retournez votre réponse : "En imaginant ce qu’on a « frôlé » au cours de l’histoire, vous pouvez vous raconter n’importe quelle faribole".

    Pas crédible !

  • permalien julien :
    5 septembre @14h15   « »

    Ph Arnaud

    Je cite : "Et, à cet égard, cessez de regarder les affaires internationales avec le regard myope des médias atlantistes. L’Iran a dix fois, cent fois raison de se montrer méfiant et agressif. Nous, Français, avons été occupés 4 ans par les Allemands de 1940 à 1944. Et, près de 70 ans après, nous ne cessons d’en faire « un fromage », des commémorations, des films, des livres, des stèles. Mais les Iraniens, eux, ce n’est pas 4 ans, ce n’est pas 10 ans, c’est près de 35 ans (de la guerre à 1979) qu’ils ont eu les Anglo-Américains sur le dos ! Que devraient-ils dire ?"

    Au regard du traumatisme suscité par la seconde guerre mondiale, que l’on ne doit surtout pas simplement réduire à une occupation du territoire français pendant quatre ans, je pense que "fromage" est une expression assez déplacée. D’autre part, comparer le régime colonial en Iran et la domination éxercée par le régime hitlérien relève d’un haut degré de méconnaissance de l’Histoire, où, ce qui me parait plus convenable à votre endroit, d’une utilisation partiale voire négationniste de vos connaissances historiques.

    Ou bien passons nous de la commémoration et des livres, mais alors ne parlons plus de la colonisation, de la Traite négrière, de la guerre d’Algérie... C’est ce que vous voudriez ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    5 septembre @14h50   « »

    @ Julien (n° 1)

    Je réfute catégoriquement toutes vos assertions ! D’abord celle du second message.

    - Lorsque vous croyez me mettre en contradiction avec mon précédent message à Sébastien, où je me moque de lui en l’accusant de faire de la politique-fiction, vous errez totalement ! Il n’y a aucune contradiction dans mes propos, et je maintiens intégralement mes propos. Comment ? Pourquoi ? Tout simplement parce que Sébastien et moi-même ne nous plaçons pas du tout sur le même plan.

    - Pour Sébastien, l’hypothèse de la guerre entre le Pakistan et l’Inde appartient au domaine de la réalité. Pour lui – peu importe sur quelles raisons il se fonde – les deux pays précités ont été à deux doigts de se faire la guerre (avec ce qu’on peut imaginer comme amorces de mesures concrètes : préparation d’ordres de mobilisation, d’alerte générale du corps médical, plan de communication auprès des pays étrangers, collecte des vivres, etc.)

    Pour moi, l’hypothèse de l’inversion de l’issue de la guerre froide, en 1989, ne relève que de l’apologue (à la manière de la parabole de Saint-Simon). Mon propos ne signifiait rien d’autre que : « mettez-vous à la place des Russes » ! Et comme je constate, sur ce forum, que certains ont une totale incapacité à se mettre à certaines places (Russes, Palestiniens, Chinois…), je leur ai facilité la tâche en me mettant, moi, à la leur… Mais, à aucun moment, je n’ai considéré que cela relevait de la réalité ! [Un peu comme si j’avais dit : imaginez que je sois devenu un cheval…].

  • permalien Ph. Arnaud :
    5 septembre @14h54   « »

    @ Julien (n° 2)

    - Je réfute tout aussi énergiquement votre renvoi dos à dos de la Russie et des Etats-Unis, je ne mets pas sur le même plan la victime et le gangster ! Que voit-on, aujourd’hui, en effet ? Les Etats-Unis ceinturant la Russie de pays de leur alliance, y implantant des bases, y achetant des sociétés, y investissant à tout va. Or, tout cela est, au moins, triplement injustifié :

    - C’est injustifié au point de vue idéologique puisque l’URSS, chef de file d’un système économique et social antagoniste (qui s’est effondré à peu près partout dans le monde consécutivement à son propre effondrement), n’existe plus en tant que modèle de ce système. Et cela l’est d’autant plus que, dans les années 1990, l’URSS s’est engagée à fond dans l’économie de marché, en bradant des pans entiers de son économie aux capitalistes occidentaux ou, à l’inverse, en investissant massivement dans les entreprises de l’Ouest. En 1991, la seule vocation de l’OTAN, c’était de disparaître…

    - C’est injustifié du point de vue stratégique, puisque, après 1990, l’URSS s’est totalement effondrée (dans l’hypothèse où l’essentiel de l’héritage est repris par la Russie), perdant, comme je l’ai dit, 23 % de sa superficie, plus 50 % de sa population, plus une grande partie de ressources énergétiques, minières ou agricoles, qui se trouvaient dans les anciennes Républiques fédérées (comme l’Ukraine), plus une grande partie de ses côtes (en Baltique et en mer Noire), subissant en outre une chute drastique de sa production industrielle, de sa population (par augmentation des décès masculins et diminution de la natalité), plus une déliquescence de l’autorité de l’Etat (liée à la désagrégation de ses structures) et une obsolescence accélérée de tous ses matériels et infrastructures militaires (chars, sous-marins, avions, casernes), l’Etat russe n’ayant pas assez de fonds pour les renouveler. Comment un tel Etat pouvait-il être dangereux ?

    - C’est injustifié du point de vue politique internationale puisque, avec la montée de nouveaux compétiteurs économiques, politiques et militaires (Inde, Chine), avec la persistance des anciens compétiteurs économiques (Japon, Allemagne), avec l’émergence d’Etats considérés par les Etats-Unis comme hostiles (Corée du Nord, Iran, Irak, Venezuela…) tout commandait aux Etats-Unis de se faire de la Russie une alliée et une amie plutôt qu’une adversaire. Et c’est bien cela qui s’est passé, de la part de la Russie, notamment après le 11 septembre 2001. Les Russes n’ont pas marchandé leur aide contre un Islam réputé ennemi commun. Et comment ont-ils été payés de retour ? En morgue, en menaces et en intimidations… Les Etats-Unis avaient largement de quoi traîner leurs guêtres, partout ailleurs dans le monde, plutôt que de narguer les Russes à leurs portes !

  • permalien habsb :
    5 septembre @14h58   « »

    Ph Arnaud "Imaginons que le Texas, l’Arizona, l’Oregon, la Californie aient proclamé leur indépendance et aient été pressés d’adhérer au pacte de Varsovie, auquel appartiendraient déjà le Maine, le New Hampshire et le Vermont."

    La comparaison est fortement deplacee. Il s’agit la d’Etats de langue et culture yankees, qui ont choisi d’integrer la federation des US. Alors que les quelques Etats qui ont pu se soustraire au joug bolscevique (entre milles difficultes) n’ont en commun avec le deteste envahisseur meme pas l’alphabet. L’independance des Republiques baltes, par example est a comparer si vous voulez a l’independance du Vietnam ou Coree, qui est chose faite, sans que les US se sentent encercles et menaces. Ceci dit, parler d’encerclement et menace a propos du plus etendu, physiquement riche, et arme pays du monde, a forcement quelque chose de derisoire.

  • permalien habsb :
    5 septembre @15h02   « »

    Ph Arnaud

    "Et cela l’est d’autant plus que, dans les années 1990, l’URSS s’est engagée à fond dans l’économie de marché, en bradant des pans entiers de son économie aux capitalistes occidentaux "

    Peut-on connaitre ne serait ce qu’un seul "pan entier de l’economie russe", actuellement de propriete de capitalistes occdentaux ? Dois-je vous rappeller les nombreuses limitations a l’investissement etranger en Russie, qui lui valent d’ ailleurs l’exclusion du WTO, ou OMC pour les anglophobes ?

  • permalien julien :
    5 septembre @16h37   « »

    Ph Arnaud,

    La Russie victime en Tchétchénie ?

    L’URSS victime à Prague, Berlin, Angola, Somalie (et j’en passe) ? L’URSS victime en Afghanistan ?

    ça devient pathétique !

  • permalien Sébastien :
    5 septembre @16h38   « »

    Arnaud : "Les millions de morts que vous jetez ne sont que des hypothèses. Personnellement, je pense que les armes nucléaires sont des armes inefficaces [et même, rapporté au coût d’investissement et d’exploitation, d’armes les plus inefficaces et de plus faible rendement qu’il y ait eu depuis les débuts de l’humanité."

    les 250000 morts d’Hiroshima ne sont plus la pour vous contredire. Et nous avons bombes bien plus puissante que celle d’Hiroshima.

  • permalien G. :
    5 septembre @16h39   « »

    Ph. Arnaud, vous dites :

    Enfin, s’agissant des Etats-Unis et des puissances de l’Axe, vous recourez au même sempiternel argument spécieux qui consiste à dire : les puissances de l’Axe étaient le Mal, donc ceux qui les combattaient étaient le Bien, or les Etats-Unis les combattaient, donc ils étaient le Bien. Non, ce n’est pas comme cela que ça marche ! C’est comme pour un inventaire, lorsqu’on rapproche les valeurs en caisse des stocks matériels : le déficit (ou l’excédent) de l’un ne compense pas le déficit (ou l’excédent) de l’autre : les deux s’ajoutent ! L’existence des chambres à gaz nazies n’exonère pas plus les Soviétiques du massacre de Katyn que les Anglo-Américains du bombardement de Dresde : les uns et les autres s’ajoutent…

    Désolé de m’immiscer dans un débat qui ne me regardait pas. Cela m’a "piqué".

    Je suis d’accord avec vous, cher Arnaud, les crimes ne s’annulent pas mais s’accumulent. Je suis tout à fait en accord avec une vision cumulative des crimes historiques, (comme, mais c’est hors sujet, sur une vision cumulative des sciences), et en cela il serait effectivement un signe d’inconscience que de penser que les E-U aient été les "bons" faisant la croisade contre les méchants Nazis (en ce que les Nazis furent méchants, cela va sans dire, bien sûr). Les Anglais et les Américains ont fait des choses horribles par les bombardements contre la société civile européenne continentale, tout comme contre la japonaise.

    Mais, de grâce, n’idéalisons pas par contre-coup les Russes, ni même aucune autre puissance, sous prétexte qu’ils ne font que "se défendre". Je vous trouve en effet très partisan (peut-être au nom de la lutte des classes, ou d’un nationalisme tiers-mondiste, que sais-je?), car si le fait de demander l’entrée dans l’OTAN de la Georgie a pu être considéré une provocation, une atteinte aux intérêts russes, on ne va tout de même pas considérer par effet miroir que La Russie est un pauvre pays qu se défend avec une grande faiblesse. Sans vouloir pointer le cas tchetchene malgre son caractere exemplaire (comme l’avait ete le cas afghan en 1979), aussi bien considerer les E-U comme des anges ayant sauve l’Europe parait naif, aussi bien les considerer comme des demons parait stupide, et tous leurs ennemis dans leur bon droit scandaleux.

    Je crois qu’il est important de complexifier la comprehension du monde, pour ne pas risquer des visions manicheistes qui ne favorisent que les fanatiques de tout bord. Mais bien sûr la complexité n’empeche pas de reconnaitre qui est fort. Ne pensez-vos pas, cher Arnaud ?

    Bien cordialement

  • permalien Ph. Arnaud :
    5 septembre @17h05   « »

    @ Julien (n° 3) Votre message de 14 h15.

    Une nouvelle fois, vous avez mal interprété mon message, et ce de deux façons. D’abord, de même que, précédemment (dans la comparaison où vous avez cru voir une contradiction), je ne faisais que vous dire, sous une autre forme : « mettez-vous dans la peau des Iraniens », comme je disais précédemment : « mettez-vous dans la peau des Russes ». Comme j’aurais dit, de la même façon : « mettez-vous dans la peau des Grecs de gauche qui, en 20 ans, ont connu et l’écrasement des kapetanios et le coup d’Etat des colonels », comme j’aurais également dit « mettez-vous dans la peau des Philippins qui vécurent de 1898 à 1914 », ou des Sud-Américains (ou de multiples pays d’Afrique, d’Asie ou du Proche-Orient) syndicalistes – ou même simple-ment de gauche, humiliés, licenciés, emprisonnés, chassés, torturés, abattus sommairement par des gens payés, encouragés, endoctrinés, soutenus par des officines US ou des galonnés US. Mais, manifestement, tout cela, pour vous, reste terra incognita…

    La deuxième façon dont vous avez mal interprété mon message est que, dans les événements qui se sont déroulés en France