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Les incertitudes d’un accord irako-américain

dimanche 14 septembre 2008, par Alain Gresh

Le ministre des affaires étrangères irakien Hoshyar Zebari a confirmé le 13 septembre que son gouvernement et les Etats-Unis étaient proches d’un accord qui définirait l’avenir de leurs relations. Ce texte, qui doit donner un statut aux troupes américaines et étrangères dans ce pays (jusqu’à la fin 2008, leur présence est « légitimée » par la résolution 1790 du Conseil de sécurité des Nations unies), devait être finalisé en juillet. Mais il s’est heurté à de nombreux obstacles, notamment aux demandes du premier ministre Al-Maliki de fixer une date (2011) pour le retrait de toutes les troupes américaines.

Au mois d’août, un des groupes de la résistance publiait sur son site une copie du projet d’accord. Le texte a été publié le 31 août par le quotidien Al-Sharq al-Awsat, puis traduit en anglais par un analyste, Raed Jarrar : « Agreement Regarding the Activities and Presence of U.S. forces, and its Withdrawal from Iraq ». Ce texte laisse plusieurs points en suspens (les positions des deux parties sont simplement indiquées).

Commentaire de Raed Jarrar :

« Il y a beaucoup d’articles scandaleux dans cet accord qui viole la souveraineté et l’indépendance de l’Irak et donne aux autorités d’occupation des droits et des privilèges sans précédent. Mais ce qui a le plus attiré mon attention, ce sont les trois points suivants :

1- L’accord ne parle pas d’un retrait total des Etats-Unis d’Irak. Il parle seulement du retrait des “troupes combattantes”, sans expliquer la différence entre celles-ci et les autres troupes. Il est clair que les Etats-Unis planifient de rester indéfiniment dans des bases permanentes en Irak (ou, comme les nomme l’accord, “des installations et des zones sur lesquelles nous nous serons mis d’accord”) où ils continueront à entraîner et à soutenir les forces armées irakiennes.

2- L’accord entrera en application quand les deux branches exécutives échangeront des “mémos”, au lieu d’attendre une ratification par le parlement irakien. Cela est vraiment dangereux et c’est choquant, car les deux exécutifs irakien et américain avaient promis qu’aucun accord n’entrerait en vigueur sans la ratification des députés irakiens. »

On peut ajouter que le Congrès américain ne sera pas consulté non plus, alors que de nombreux parlementaires démocrates l’ont exigé.

« 3- Cet accord permet aux autres armées d’occupation (la Force multinationale) de rester en Irak. Cela explique le silence sur ce que deviendront les autres occupants (comme les Britanniques) après l’expiration du mandat de l’ONU à la fin de cette année. » (En fait, l’article 23 - voir le texte - prévoit des accords possibles avec d’autres pays.)

Sur son blog, « Just World News », le 5 septembre, Helena Cobban, remarque que ce texte laisse de nombreux points dans l’ombre. L’article 27 affirme que l’accord est valable pour ... années : le nombre est laissé en blanc. Pour l’article 26, qui évoque le passage des responsabilités de sécurité à l’armée irakienne, les positions irakienne et américaine ne sont pas les mêmes ; pourtant, le point 6, accepté par les deux parties, affirme que « les deux parties reconnaissent le droit souverain du gouvernement irakien de demander à n’importe quel moment un retrait des troupes américaines ».

Enfin, Helena Coban note que l’article 23 affirme le droit de l’Irak à conclure des accords avec n’importe quel autre pays pour garantir la sécurité et la stabilité du pays ; que se passera-t-il, s’interroge-t-elle, si l’Irak veut signer un accord avec l’Iran ?

Au-delà de ces remarques, la question posée est celle de la capacité du gouvernement irakien à signer un tel accord, qui violerait la souveraineté du pays. Il semble peu probable que le parlement accepte un tel texte (et renonce à son droit à le ratifier). D’autre part, les tensions dans le pays entre le gouvernement et les Kurdes d’un côté (« The Bagdad-Arbil crisis escalates », Alsharq alwsat, 11 septembre), les « nouvelles tensions avec les sunnites » et, enfin, les divisions entre les différentes factions chiites montrent que de nombreux obstacles sont encore à déblayer avant qu’un tel texte puisse être accepté.

Signe des tensions et des incertitudes, l’Irak a annulé six contrats qu’il avait signé avec des compagnies pétrolières (lire Andrew Kramer et Campbell Robertson, « Iraq cancels 6 no-bid oil contracts », International Herald Tribune, 12 septembre). Bien que ces contrats n’aient pas été des contrats d’exploitation, ils étaient considérés par ces compagnies (Mobil, Shell, Chevron, BP, Total, etc.) comme un moyen de reprendre pied en Irak. Divers sénateurs démocrates avaient critiqué ces accords, affirmant qu’ils ne pouvaient pas être signés avant que les accords de partage des revenus entre les diverses régions de l’Irak aient été conclus. Rappelons (« Le pétrole et l’Irak ») que les tentatives des Etats-Unis d’imposer une loi sur le pétrole – ce qui revient à privatiser le secteur – ont, pour l’instant, échoué.

48 commentaires sur « Les incertitudes d’un accord irako-américain »

  • permalien Ahmad :
    14 septembre 2008 @17h41   »

    mr Gresh vous étiez présent à l’atelier sur la laicité du ps à la rochelle ? si oui ça a donné quoi ?

    merci

  • permalien Yann :
    14 septembre 2008 @17h46   « »

    Allez M. Bush, encore un effort, c’est la dernière ligne droite ! Il vous reste trois mois et demi pour réussir quelque chose de constructif...

    - Putain... Trois mois... !

    - Mieux vaut en rire...

  • permalien K. :
    14 septembre 2008 @19h12   « »

    On peut ajouter que le Congrès américain ne sera pas consulté non plus, alors que de nombreux parlementaires démocrates l’ont exigé.

    Patrick Cockburn : « Le SOFA ("status of forces agreement") irakien est en fait un traité. Ce qu’il faut absolument nier parce qu’à la différence du SOFA le traité doit recevoir l’aval du sénat américain. D’autant plus que ce dernier pourrait y etre hostile. »

    ..la question posée est celle de la capacité du gouvernement irakien à signer un tel accord, qui violerait la souveraineté du pays. Il semble peu probable que le parlement accepte un tel texte (et renonce à son droit à le ratifier).

    Selon cet article, dans le passé toute tentative de court-circuiter le parlement irakien en faveur des intérets britanniques s’était soldé par une démission, un renversement ou un assassinat du premier ministre en exercice. Al- Maliki en serait conscient :

    « Le porte-parole d’Al-Maliki, Ali al-Dabbagh, rejette toute comparaison avec l’histoire. Contrairement au passé, dit-il, cet accord sera présenté devant le parlement et devra recevoir l’approbation de toutes les parties iraquiennes. »

    Hoshyar Zebari l’aurait confirmé aujourd’hui :

    The foreign minister said in his remarks on Sunday that the Iraqi parliament would either ratify or reject the status of forces deal, but did not specify exactly when this would occur.

    "We now have a single text that must be subject to a political decision for the Iraqi government to accept," he said.

  • permalien habsb :
    15 septembre 2008 @14h11   « »

    Je ne suis pas un expert d’Iraq, loin s’en faut, mais je me demande s’il est correcte de parler de "resistance", du moment que des elections libres et controlees par l’OCSE se sont deroulees, avec un taux de participation dont on reve en France, et elles ont exprime un gouvernement qui n’a pas grande chose a voir avec cette "resistance". Il est vrai que la presence de forces etrangeres demeure importante, comparable a celle de pays comme l’Allemagne, l’Italie ou l’Ucraine. Ou personne n’a certainement parle de resistance pour designer des associations terroristes comme la Rote Armee Fraktion ou le Brigate Rosse. En tous cas, l’action de cette "resistance" parait particulierement essoufflee pour ne pas dire inexistante, surtout a partir des derniers mois, qui ont vu aussi par le plus grand des hasard une baisse spectaculaire des prix du petrole, source primaire de financement de certains pays, et de certaines bourses comme celle de Moscou et de Shanghai et Shenzhen.

  • permalien K. :
    15 septembre 2008 @15h22   « »

    Il faudrait se demander, pourquoi les sunnites irakiens avaient boycotté ces élections.

    Il faudrait imaginer des élections se tenir au Liban malgré le boycott des chrétiens, (30-35% de la population), boycott qui serait du à un amendement de la constitution qui les ramènerait à un statut de figurants. Amendement qui se serait fait sous l’égide de l’Arabie Saoudite et de l’Iran réconciliés, présents sur place de surcroit.

    Vu le sectarisme ambiant, le taux de participation serait bien supérieur encore à celui de l’Irak en 2005 (59% des inscrits). Cela en ferait-il des élections libres ? Seulement pour les farceurs.

  • permalien Jean-Marie :
    15 septembre 2008 @17h50   « »
    Vous avez dit "légitimée" ......

    ... cher M. Gresh (et pas Mr Gresh) ?

    (jusqu’à la fin 2008, leur présence est « légitimée » par la résolution 1790

    J’adore ce "légitimée", surtout avec ses guillemets ;-)

    Quel est le réel pouvoir théorique de l’ONU d’après sa Charte (en français, SVP) ?

    Quel est le réel pouvoir pratique et concret de l’ONU ?

    Selon qu’il est question d’un "puissant" ou d’un "misérable" ?

    Comme dirait Coffe "L’ONU , c’est ...." La suite est connue.

    Et qui, détenteur d’un des cinq droits de veto, refuse de payer sa "côtisation" à l’ONU ?

    Evidemment déjà les nombreux fonctionnaires de l’ONU et tous les membres des délégations qui en vivent ne crachent pas dans la soupe.

    Le seul référent devrait être l’Ethique.

    En se gardant d’ajouter "universelle", car on ne sait pas comment ça se passe sur les utres planètes de l’Univers

    Mais si déjà on commençait justement par peser ses mots.

    Au "fond de lui même", certains diraient "en son âme et conscience", le pire des salauds sait quand il agit éthiquement ou non.

  • permalien chamil :
    15 septembre 2008 @21h55   « »

    Il faudrait se demander, pourquoi les sunnites irakiens avaient boycotté ces élections.

    Ils les ont refusé comme les généraux algériens, les membres du PND égyptien ou les actuels dirigeants libanais le refusent : conscients d’être minoritaires, incapables de penser qu’ils n’ont pas un droit irréfragable au pouvoir, accrochés à leurs privilèges, ils ont saboté le processus électoral.

    Et en cela, ils sont appuyés par les grands démocrates que sont les dirigeants du monde arabe et les islamistes sunnites. Et aussi par une gauche européenne étrangement bien silencieuse pour défendre le droit de l’immense majorité chiite et kurde de l’Irak.

  • permalien Ph. Arnaud :
    15 septembre 2008 @23h23   « »

    @ Habsb

    - Les élections, ça ne veut rien dire du tout ! En mai 1870, Napoléon III remportait son plébiscite par 83 % des voix. Trois mois et demi après, il était balayé sans que quiconque, à Paris, tire un coup de feu contre son gouvernement. Ni même d’ailleurs, en sa faveur…

    - Quant aux « terroristes », comme vous le dites, c’était le nom que donnait le gouvernement de Vichy aux FFI et FTP. C’était le nom que donnaient les journaux aux maquisards du FLN durant la guerre d’Algérie. Le gouvernement Pétain n’avait, lui non plus, pas grand-chose à voir avec la Résistance. Le 26 mai 1944 (11 jours avant le Débarquement !), Pétain était à Nancy devant une place Stanislas noire de monde. Trois mois après, à Paris, on lynchait les suspects de collaboration avec son gouvernement…

    - En septembre 1967, en pleine occupation américaine du Vietnam, en pleins bombardements du Nord Vietnam, les Américains organisaient des « élections » au Sud Vietnam et tous les journaux de droite (et/ou proaméricains) claironnaient : « 83 % de participation ! » « Echec du Vietcong ! ». Cinq mois plus tard, c’était l’offensive du Têt, qui balaya tout le Sud Vietnam et qui fut préparée minutieusement, durant des mois, contre plus de 100 villes, sans que le gouvernement sud-vietnamien en ait eu vent (ce qui en dit plus long que tout sur sa popularité…).

  • permalien K. :
    16 septembre 2008 @01h32   « »

    Les généraux algériens avaient refusé les résultats des élections gagnées par le Fis et non pas boycotté ces élections.

    Les membres du PND égyptien refusent de tenir des élections justes et ne les boycottent surtout pas.

    Les actuels dirigeants libanais préfèrent que des élections ne se tiennent pas parce qu’ils risquent de les perdre et ne les ont pas (encore) boycotté.

    Il existe une différence monumentale entre vouloir conserver le pouvoir et refuser de se laisser écraser.

    Il est évident, sauf pour les thuriféraires des Etats-Unis et d’Israel, que l’objectif des Américains en Irak était de diviser pour régner.

    Dans tous les cas, il est significatif que parmi les exemples (très inappropriés) choisis, celui des élections gagnées par le Hamas, ennemi des siocons, n’ait pas été évoqué.

    Et plus significatif encore que l’on dénigre “l’anti-progressisme” du Hamas et du Hezbollah sans rappeler que « le Hamas est né en 1987 à Gaza, à l’issue de vingt années d’occupation israélienne, porté par la première Intifada [et que] le Hezbollah s’est créé dans la lutte contre l’occupation qui a suivi l’invasion israélienne du pays du Cèdre en 1982. » Invasion israélienne qui avait fait au moins 20.000 morts parmi les civils libanais.

    Farceur est le mot juste.

  • permalien PomoFan :
    16 septembre 2008 @07h50   « »

    The Expression of Collapse : Textual theory in the works of Glass (1/2)

    J. Paul la Tournier

    Department of Sociology, Harvard University

    Jane Dietrich

    Department of Literature, University of Illinois

    1. Contexts of defining characteristic

    “Sexual identity is dead,” says Foucault. Debord promotes the use of textual theory to analyse consciousness.

    “Society is intrinsically used in the service of sexist perceptions of class,” says Baudrillard ; however, according to Finnis[1] , it is not so much society that is intrinsically used in the service of sexist perceptions of class, but rather the meaninglessness, and subsequent defining characteristic, of society. Thus, de Selby[2] holds that we have to choose between dialectic subsemiotic theory and cultural Marxism. The example of the neodialectic paradigm of reality depicted in Fellini’s 8 1/2 is also evident in Amarcord, although in a more mythopoetical sense.

    “Sexual identity is impossible,” says Debord. However, the subject is interpolated into a that includes art as a whole. A number of sublimations concerning a self-fulfilling totality exist.

    In a sense, the subject is contextualised into a that includes culture as a whole. Sontag suggests the use of subtextual socialism to attack sexism.

    However, the primary theme of the works of Fellini is the role of the writer as reader. Debord uses the term ‘dialectic subsemiotic theory’ to denote the failure, and some would say the fatal flaw, of materialist truth.

    Therefore, the subject is interpolated into a that includes narrativity as a totality. Marx promotes the use of dialectic subsemiotic theory to read and analyse sexual identity.

    However, the characteristic theme of Brophy’s[3] essay on cultural discourse is a material reality. Foucault uses the term ‘Marxist socialism’ to denote the absurdity, and eventually the failure, of neotextual society.

    Therefore, the primary theme of the works of Fellini is the role of the poet as participant. Foucault uses the term ‘cultural discourse’ to denote the absurdity, and some would say the genre, of modern sexual identity.

    http://www.elsewhere.org/pomo/

  • permalien PomoFan :
    16 septembre 2008 @07h54   « »

    The Expression of Collapse : Textual theory in the works of Glass (2/2)

    J. Paul la Tournier

    Department of Sociology, Harvard University

    Jane Dietrich

    Department of Literature, University of Illinois

    2. Fellini and dialectic subsemiotic theory In the works of Fellini, a predominant concept is the concept of subcultural language. However, the main theme of Bailey’s[4] model of textual theory is the role of the artist as poet. Cultural discourse suggests that the significance of the writer is deconstruction.

    If one examines the capitalist paradigm of context, one is faced with a choice : either accept textual theory or conclude that culture, perhaps ironically, has significance. But Debord uses the term ‘cultural discourse’ to denote the paradigm, and eventually the fatal flaw, of neocultural class. The premise of textual theory implies that discourse is created by the collective unconscious.

    The primary theme of the works of Fellini is a mythopoetical totality. Thus, in Satyricon, Fellini denies dialectic subsemiotic theory ; in La Dolce Vita he reiterates Sontagist camp. The subject is contextualised into a that includes consciousness as a whole.

    “Sexual identity is part of the futility of culture,” says Lyotard ; however, according to Hamburger[5] , it is not so much sexual identity that is part of the futility of culture, but rather the genre of sexual identity. In a sense, if textual theory holds, we have to choose between the precapitalist paradigm of context and cultural materialism. An abundance of discourses concerning textual theory may be found.

    Thus, Sontagist camp states that the purpose of the artist is significant form, given that Bataille’s analysis of textual theory is invalid. Hubbard[6] suggests that we have to choose between dialectic subsemiotic theory and dialectic discourse.

    It could be said that Debord uses the term ‘Foucaultist power relations’ to denote the role of the reader as writer. Lacan suggests the use of cultural discourse to deconstruct the status quo.

    Therefore, the subject is interpolated into a that includes language as a paradox. Sontag promotes the use of precapitalist narrative to challenge society.

    It could be said that if dialectic subsemiotic theory holds, we have to choose between cultural discourse and the patriarchialist paradigm of consensus. Bailey[7] states that the works of Fellini are an example of postmaterial feminism.

    Therefore, any number of deconstructions concerning the defining characteristic, and subsequent paradigm, of textual consciousness exist. Marx suggests the use of Sontagist camp to attack sexism.

    http://www.elsewhere.org/pomo/#fn3

  • permalien PomoFan :
    16 septembre 2008 @07h55   « »

    The Expression of Collapse : Textual theory in the works of Glass (3/3)

    J. Paul la Tournier

    Department of Sociology, Harvard University

    Jane Dietrich

    Department of Literature, University of Illinois

    1. Finnis, Z. (1975) Dialectic subsemiotic theory in the works of Fellini. And/Or Press

    2. de Selby, N. U. P. ed. (1983) Presemantic Discourses : Textual theory in the works of Gibson. Loompanics

    3. Brophy, J. M. (1992) Dialectic subsemiotic theory and textual theory. Schlangekraft

    4. Bailey, H. ed. (1988) Discourses of Absurdity : Textual theory in the works of McLaren. Loompanics

    5. Hamburger, Y. H. I. (1977) Textual theory and dialectic subsemiotic theory. Schlangekraft

    6. Hubbard, N. Z. ed. (1996) Postcapitalist Narratives : Textual theory in the works of Smith. And/Or Press

    7. Bailey, V. (1985) Textual theory in the works of Gibson. Loompanics

    http://www.elsewhere.org/pomo/

  • permalien chamil :
    17 septembre 2008 @22h51   « »

    Il est évident, sauf pour les thuriféraires des Etats-Unis et d’Israel, que l’objectif des Américains en Irak était de diviser pour régner.

    Dans tous les cas, il est significatif que parmi les exemples (très inappropriés) choisis, celui des élections gagnées par le Hamas, ennemi des siocons, n’ait pas été évoqué.

    Et plus significatif encore que l’on dénigre “l’anti-progressisme” du Hamas et du Hezbollah sans rappeler que « le Hamas est né en 1987 à Gaza, à l’issue de vingt années d’occupation israélienne, porté par la première Intifada [et que] le Hezbollah s’est créé dans la lutte contre l’occupation qui a suivi l’invasion israélienne du pays du Cèdre en 1982. » Invasion israélienne qui avait fait au moins 20.000 morts parmi les civils libanais.

    Farceur est le mot juste.

    Ah, il fallait bien que la psychopathologie de l’antisioniste névrotique fasse intervenir Israël dans le comportement des sunnites irakiens. Mais le Mossad doit aussi intervenir dans le réchauffement climatique et a certainement eu un rôle dans la disparition des dinosaures- Sunnites irakiens qui de toute façon devront bien accepter un jour qu’ils ne représentent qu’une partie minoritaire de la population et qu’il est légitime qu’en démocratie, une alliance des partis chiites et kurdes soit très majoritaire. Et qu’ils ont une très lourde responsabilité dans un régime baathiste qui quoique que "laïque" a laissé près de 300 charniers sur tout le territoire irakien- sans compter des centaines de milliers de morts d’une guerre avec l’Iran provoquée par Saddam Hussein.

    PS : le Hamas a gagné démocratiquement les élections. Quel rapport avec les généraux algériens/PND et autres ? La maladie de l’antisionisme compulsif rend le raisonnement parfois incompréhensible

  • permalien chamil :
    17 septembre 2008 @22h59   « »

    Les généraux algériens avaient refusé les résultats des élections gagnées par le Fis et non pas boycotté ces élections.

    Les membres du PND égyptien refusent de tenir des élections justes et ne les boycottent surtout pas.

    Les actuels dirigeants libanais préfèrent que des élections ne se tiennent pas parce qu’ils risquent de les perdre et ne les ont pas (encore) boycotté.

    Il existe une différence monumentale entre vouloir conserver le pouvoir et refuser de se laisser écraser.

    Jeu de mots assez pauvre. Du général algérien, au partisan de Hariri en passant par les sunnites irakiens ou les militants du PND, le refus de la règle majoritaire est une constante. Les "laïques" et "démocrates" qui défilaient à Alger en 1991 appellaient déjà à boycotter les élections car ils prévoyaient d’"être étouffés" par la majorité. Même argument dans la communauté sunnite libanaise (du moins, celle de Hariri) qui dit explicitement avoir peur d’être noyé sous le nombre des chiites en cas de refonte du système électoral.

    Heureusement, n’est ce pas, que l’armée algérienne et les bombardements israéliens soient intervenus pour que ces grands démocrates ne soient pas écrasés. Avec un peu de chance, les américains, obnubilés par un "danger chiite" inexistant et encouragés par les humanistes qui siègent à la Ligue arabe, sauveront la mise aux sunnites irakiens.

  • permalien Antoine :
    21 septembre 2008 @00h36   « »

    Ph Arnaud,

    Pardonnez moi de faire un hors sujet mais les élections ne voulant pas dire grand chose, pourquoi revendiquer haut et fort la victoire du "non" aux traités constitutionnels et de Lisbonne comme moyen légitime de faire obstacle aux dits traités ? Le propre de la démocratie, c’est l’alternance, et le fait qu’un résultat puisse être ensuite contredit rapidement dans le temps ne me paraît pas remettre en cause la légitimité d’une élection ou d’un vote. On a à juste titre souligné l’impact d’un mouvement comme celui de mai 68 sur la société française, société française qui n’en continuait pas moins de voter à droite par la suite... Les exemples sont légions dans l’histoire, et relèvent tant de la complexité des sociétés que de la nature et de la fonction des élections. A moins d’être monarchiste, impérialiste ou tyran (au sens grec du terme bien entendu) ce qui est aussi légitime.

    Je ne parle cependant pas ici des simulacres de démocratie au Vietnam ou en Irak, sur lesquels je partage votre avis.

  • permalien K. :
    23 septembre 2008 @21h45   « »

    Le contribuable US financerait Al Qaeda en Irak :

    Sur les x milliards USD d’aide US pour la reconstruction de l’Irak, 13 auraient été « gaspillés ou volés », dont une partie se serait retrouvée dans les caisses d’“Al Qaeda en Irak” :

    Investigations by Iraqi oversight agencies also found that some of the money sent to the Defense Ministry was diverted to al-Qaeda in Iraq, Adhoob said, and deposited into banks in Jordan and elsewhere.

  • permalien K. :
    3 octobre 2008 @14h32   « »

    - « The number of Iraqi civilians and security personnel killed in insurgent and militia violence in September was 440, little changed from August, security officials said on Wednesday. »

    Donc c’est toujours le "calme" absolu.

    - Blog du NYT sur l’Irak dont l’auteur relate son accueil dans le domicile d’une famille irakienne : un article si désireux de montrer que les choses sont sur la bonne voie pour le citoyen irakien lambda (“It is a gift from Allah!” my friend said quand l’électricité a fonctionné) qu’on y profère des énormités :

    « Comme dans beaucoup de maisons arabes, la salle de séjour était dépourvue de meubles à part une table ronde et des chaises en plastique »

    L’éventualité que les moyens financiers de la famille en question puissent etre limités ne doit surtout pas etre envisagée.

  • permalien K. :
    12 octobre 2008 @13h43   « »

    Selon Juan Cole, qui cite Al-Hayat, l’“accord” US-Irak sera signé par le gouvernement Al-Maliki dans les jours qui viennent.

  • permalien K. :
    22 octobre 2008 @12h35   « »

    Alors que l’“accord” US-Irak n’est toujours pas signé, Rami Khouri prévient que ce n’est rien moins que l’avenir du colonialisme qui est en jeu :

    Nous devons découvrir si la période coloniale a pris fin ou pas. Si l’accord mis en place permet aux troupes américaines, aux sous-contractants et aux mercenaires modernes de rester au-dessus des lois irakiennes, nous allons tous souffrir dans les années qui viennent.

  • permalien K. :
    22 octobre 2008 @12h44   « »

    Quant à Gates, le réaliste US : L’“accord” (avec le colonialisme de fait qui va avec dans sa mouture actuelle) ou le chaos.

  • permalien K. :
    22 octobre 2008 @22h17   « »

    « Le projet d’accord, dont l’AFP a obtenu une copie, prévoit la fin de la présence militaire américaine avec le retrait total des troupes d’ici fin 2011 et permet à la justice irakienne de juger des soldats américains accusés de crimes graves commis hors de leurs bases et hors mission. »

    C’est censé etre du journalisme sans parti-pris.

    1- “hors de leurs bases et hors mission”, ça veut dire que si des “crimes graves” sont commis pendant une mission, les soldats américains ne pourraient etre jugés par la justice irakienne. Et quand on voit comment la justice américaine juge les crimes, meme les plus sordides, de ses propres soldats, entre peines dérisoires scandaleuses et simple rapatriement, on comprend sans difficulté que les gardes-fous sont ténus pour ne pas dire inexistants.

    2- “crimes graves commis hors de leurs bases et hors mission.” Ici apparait clairement que le journalisme en question est soit incompétent, soit malhonnete :

    Des crimes graves ne sauraient etre commis “hors mission”, pour la simple et bonne raison que, “hors mission”, les soldats US ne sont jamais hors de leurs bases puisqu’ils n’y sont pas autorisés par le règlement US.

  • permalien K. :
    22 octobre 2008 @23h32   « »

    « la fin de la présence militaire américaine avec le retrait total des troupes d’ici fin 2011 »

    Phyllis Bennis :

    Article 25 of the draft agreement describes “withdrawal of U.S. forces from Iraq,” and the first paragraph states that “The U.S. forces shall withdraw from Iraqi territories no later than December 31st 2011.” Later in the same article there are references to “combat troops” being withdrawn from Iraqi cities and regrouped in U.S. bases by June 2009, but the initial commitment to the December 31, 2011 withdrawal does not specify “combat” troops. It appears this was likely one of the demands of the Iraqi government, aware that the Iraqi parliament, let alone the population, would certainly reject the kind of partial withdrawal, of “combat troops” only, that is being defined as ending the war in U.S. electoral discourse.

    But the existence of that text does not indicate a serious U.S. commitment to a timetable for full withdrawal of all troops, even by the end of 2011. Paragraph 5 of the same article explicitly authorizes the Iraqi government to request U.S. forces to remain in Iraq — for “the purposes of training and support of the Iraqi security forces.” Such “support” of the U.S.-trained, U.S.-armed, and still U.S.-dependent Iraqi military could in practice mean any military action the Pentagon wants to carry out. Paragraph 5 goes on to say that “the Iraqi government might ask for an extension of paragraph 1 of this article” — an extension of the 2011 withdrawal deadline.

    There are references to the U.S. returning to the Iraqi government military bases “that were constructed, remodeled, or modified under this agreement,” but no reference to bases that pre-date the agreement or may not be among the “installations and areas agreed upon.”

  • permalien K. :
    22 octobre 2008 @23h56   « »

    Selon le projet d’accord les bases militaires US construires avant la conclusion du dit accord, resteraient donc sur place après le "retrait complet" de 2011

    Voici ce qu’écrivait Paul Rogers le 31- 01-2008 à propos de l’une de ces bases :

    À l’image de l’ambassade de Bagdad, Balad a grandi pour devenir la plus grande base aérienne Etats-unienne du monde : une mini-ville de quinze miles carrés avec ses propres lignes d’autobus, ses centres de restauration rapide, deux supermarchés et des services pour 40.000 membres du personnel et des entrepreneurs militaires. La base - de laquelle 550 opérations aériennes sont menées chaque jour - est un site en construction permanente ; la dernière addition est un système de commande et de contrôle de 30 millions de $, destiné a l’ensemble du trafic aérien du pays.

    ...le plan Etats-unien pour l’Irak (..) va au-delà du considérable pouvoir exercé par les Etats-Unis dans plusieurs pays d’Amérique centrale au début du vingtième siècle ; sa véritable envergure est mieux comparée à certains protectorats français ou britanniques de l’ère coloniale. En termes contemporains, il s’agit pratiquement d’établir une véritable colonie américaine au cœur du monde Arabe et Islamique. Que l’administration de George W Bush et ses partisans s’en rendent compte ou pas, les implications - pour l’Irak lui-même et pour l’ensemble de la région - sont mêmes plus grandes que ce qui est arrivé durant ces cinq dernières années.

  • permalien K. :
    23 octobre 2008 @00h07   « »

    Les bases construites avant la conclusion de l’accord resteraient donc entre les mains des Etatsuniens (toutes resteraient “sur place”)

  • permalien K. :
    23 octobre 2008 @22h45   « »

    Colin Powell, dont tout le monde garde en mémoire la pitoyable “démonstration” à l’ONU sur l’existence “d’activités militaires illégales” en Irak, (“images par satellite” à l’appui !) non seulement ne regrette rien aujourd’hui, mais ment comme un arracheur de dent :

    « I’m well aware of the role I played. My role has been very, very straightforward. I wanted to avoid a war. The president agreed with me. We tried to do that. We couldn’t get it through the U.N. and when the president made the decision, I supported that decision. And I’ve never blinked from that. I’ve never said I didn’t support a decision to go to war. »

  • permalien K. :
    25 octobre 2008 @21h00   « »

    Raed Jahid Fahmi, ministre irakien des Sciences et des Technologies : l’accord US-Irak est excellent, c’est l’Iran qui empeche les Irakiens de le signer.

  • permalien K. :
    26 octobre 2008 @12h33   « »

    Selon un sondage mené auprès de sunnites irakiens laiques (“qui forment toujours la majorité des sunnites irakiens” d’après Juan cole) par le journal qatari "al-Arab" et traduit en anglais par le site “Open Source Center translation”, 80% trouvent que l’accord irako-américain est un bon accord, d’abord parce qu’il diminue substantiellement l’influence de l’Iran en Irak, ensuite parce que tel qu’il est élaboré les répercussions négatives sur l’Irak sont limitées et bien moindres qu’elles ne le seraient en cas d’influence iranienne.

  • permalien K. :
    28 octobre 2008 @17h53   « »
    Chantage US

    Leila Fadel de McClatchy a pu se procurer un document officiel US qui menace les autorités irakiennes de couper toute aide financière à l’Irak, de renvoyer au chomage des dizaines de milliers d’Irakiens travaillant pour le compte des Américains, et bien d’autres choses encore, si les dites autorités ne signaient pas le "SOFA".

  • permalien K. :
    29 octobre 2008 @18h59   « »

    Un article de Jim Lobe (au titre réducteur), traduit en français, affirme que les décisions de politique étrangère US dépendent moins de la couleur politique de l’Administration en place (Républicaine ou Démocrate), que de la bataille entre “réalistes” et “faucons”.

    Ainsi celui qui remportera les élections présidentielles du 4 novembre est susceptible d’entrer en fonction en janvier 2009 avec une équipe de conseillers en politique étrangère aux opinions tellement larges qu’il pourrait y avoir des désaccords fondamentaux sur la définition des intérêts nationaux des États-Unis, sur le bon usage de la force militaire, sur la manière avec laquelle Washington doit soutenir les institutions multilatérales tout en prenant des mesures unilatérales si ces intérêts sont menacés.

    L’histoire montre que la bataille entre les deux camps (réalistes contre faucons) au sein d’une même administration mène à des situations problématiques aux conséquences parfois dramatiques.

  • permalien K. :
    30 octobre 2008 @20h53   « »

    Selon Gareth Porter, les menaces US ont peu de chances d’amener les autorités irakiennes à adopter le plan d’accord US.

  • permalien K. :
    30 octobre 2008 @23h04   « »

    Selon Paul Rogers, la signature, sans amendement notable, du SOFA est d’une importance cruciale pour les Etats-Unis.

    En effet l’administration Bush n’envisagerait pas que “l’empire bienveillant” puisse réfléchir et agir dans l’avenir autrement qu’il ne l’a fait depuis 2001 : la planète terre sans leadership US court à la catastrophe et donc, la fin justifiant les moyens, tous ceux qui ne partageront pas cette conviction devront être littéralement éradiqués.

    Pour les besoins de cette éradication, un programme, baptisé "prompt global strike" (« qui permettrait une attaque sur n’importe quel point du globe avec des missiles conventionnels en moins d’une heure ») est en cours d’élaboration.

    Le problème est que le programme en question est loin d’être au point, d’où la nécessité pour les US de maintenir des bases militaires « pour le très long terme » en Irak, maintien qu’assurerait la signature du “SOFA”.

  • permalien K. :
    1er novembre 2008 @18h21   « »

    Maliki->http://afp.google.com/article/ALeqM...] compterait soumettre l’accord Irako-US à ses voisins (Turquie, Iran, Syrie, Arabie Saoudite, Koweït et Jordanie), une fois avoir reçu une réponse américaine aux 5 amendements proposés par les autorités irakiennes.

  • permalien K. :
    3 novembre 2008 @19h17   « »

    - Patrick Cockburn est “soufflé” par la perte du sens des réalités US. (extraits) :

    Au cours des cinq dernières années, l’Amérique et ses alliés irakiens ont triomphalement souligné une série de jalons douteux supposés marquer un tournant conduisant à la stabilité et la sécurité. Mais l’impasse en cours sur un nouveau statut des forces (SOFA), que le Gouvernement iraquien refuse de signer, malgré d’intenses pressions américaines, marque un véritable tournant dans le conflit : il s’agit d’un signe clair que l’influence politique américaine en Irak est plus faible que jamais.

    L’accord qui a été rejeté est nettement moins favorable aux États-Unis que le projet initial qui avait été discuté pour la première fois en Mars. Les Américains, qui auraient pu alors présenter l’accord aux Irakiens comme un moyen de mettre fin à l’occupation ou d’éliminer ses aspects les plus répréhensibles, s’étaient au contraire créés un chèque en blanc qui proposait de ne pas limiter le nombre de troupes américaines dans le pays et de ne fixer aucune date de retrait.

    Le projet de Mars a été un exemple typique de la façon dont les États-Unis surestiment la solidité de leur position en Irak, (..)

    Rien n’éclaire mieux le véritable paysage politique en Irak - et l’absurdité des fantasmes sortis de l’imagination de Washington, fantasmes largement acceptés aux Etats-Unis - que les concessions imposées aux Américains.

    Le danger en Iraq, est que ni McCain, ni Obama ne semblent comprendre à quel point la position des États-Unis en Irak s’est affaiblie cette année ni pourquoi l’Iraq refuse de signer l’accord de sécurité. La présentation du “surge” comme une grande victoire signifie que peu d’Américains comprennent qu’ils sont de plus en plus sans alliés en Irak. Les États-Unis ne font plus la pluie et le beau temps en Irak. Peu importe qui héritera de la Maison Blanche, la retraite de l’armée américaine est désormais inévitable.

    - U.S. weighs U.N. option to remain in Iraq

  • permalien K. :
    3 novembre 2008 @19h47   « »

    Xinhuanet : http://www.french.xinhuanet.com/fre...

    "D’après les informations obtenues auprès des Américains à Bagdad, Washington a accepté trois changements sur les cinq proposés par Bagdad pour un amendement", a fait savoir le journal al-Sabah citant une source du gouvernement bien informée.

    L’article sur le retrait fera l’objet d’un amendement, qui prévoit que le retrait des troupes américaines de l’Irak doit se faire en l’espace de 36 mois à compter de l’application du SOFA.

    En outre, les Américains ont convenu de rebaptiser le SOFA en "accord sur le retrait des forces américaines".

  • permalien K. :
    16 novembre 2008 @16h41   « »

    “Le gouvernement irakien approuve le pacte avec les USA”, et le Parlement irakien se réunit dès demain pour en discuter, et devrait se prononcer définitivement le 24 novembre.

  • permalien K. :
    16 novembre 2008 @18h34   « »

    Intimidation?” :

    Le blog des correspondants du New York Times à Bagdad, le Baghdad Bureau, proposait hier une immersion dans certains segments de la population chiite de la capitale. Les reportages de terrain sont irremplaçables en ce qu’ils fournissent, volontairement ou non, quelques “renseignements d’ambiance” qui méritent le détour. Dans le cas qui nous occupe ici, il s’agit de la croyance, apparemment répandue, selon laquelle les récents attentats dans l’arrondissement de ADHAMIYAH seraient l’oeuvre des Américains, acharnés à punir les Irakiens dans le contexte de la difficile signature de l’Accord sur le Statut des Forces (SOFA).

  • permalien K. :
    18 novembre 2008 @19h47   « »

    L’accord irako-américain vu par l’Amiral Mullen cité par l’AFP, rapporté ici :

    « L’amiral a suggéré que l’accord pourrait etre révisé d’ici 2011. »

  • permalien K. :
    19 novembre 2008 @23h47   « »

    McClatchy a la traduction anglaise “non-officielle” de la dernière mouture de l’accord irako-américain.

    Il serait impossible selon le contenu de l’accord que les Etats-Unis puissent laisser la moindre présence armée après leur retrait. Tout amendement de l’accord doit recevoir l’assentiment des deux parties.

    Le groupe Sadr a empêché aujourd’hui l’examen de l’accord par le parlement.

    L’Irakien lambda est persuadé que l’accord n’empechera pas les US de demeurer autant qu’ils le voudront.

  • permalien K. :
    20 novembre 2008 @18h30   « »

    - Gareth Porter : La signature du pacte mettra fin à toute influence US sur l’Irak après 2011.

    - McClatchy : Pourquoi les US ont-ils cédé sur l’Accord ? Réponses d’“officiels US” :

    President Bush gave in to Iraqi demands to avoid leaving the decisions to his successor, Barack Obama

    ..the biggest factor in the outcome was the Iraq government’s decision to re-schedule provincial elections from October [2008] until the end of January [2009], which gave its negotiators strong arguments to drive a hard bargain.

    - Frederick Kagan, siocon inspirateur majeur des politiques de Bush en Irak : Le SOFA (seul le document en Arabe aurait changé le titre de l’accord) est un “grand accomplissement US” parce qu’il est une “défaite pour l’Iran”.

    - L’accord enchante les officiels iraniens, selon le NYT : officials on Monday made strikingly positive remarks on the security agreement after criticizing it for months.

  • permalien K. :
    26 novembre 2008 @22h17   « »

    À en croire cette révélation, “incertitudes”, est le mot juste :

    “Les Irakiens ont mal traduit de l’anglais certains points de l’accord, disent les US. Nous ne les éclaircirons qu’après que le plan ait été voté.”

  • permalien K. :
    27 novembre 2008 @15h20   « »

    “L’accord de sécurité ["accord sur le retrait des forces américaines", selon le titre en arabe de l’accord] avec les Etats-Unis a été adopté jeudi par le Parlement irakien, par 144 voix sur 198 votants.”

    http://www.google.com/hostednews/af...

  • permalien K. :
    5 décembre 2008 @11h32   « »
    "Politique" : Les Copains d’abord

    Insalubrité d’une base en Irak : plainte contre 2 sous-traitants américains” :

    Une plainte a été déposée contre deux des principaux sous-traitants américains du Pentagone, KBR et Halliburton, accusés d’avoir exposé les milliers de personnes travaillant sur une base américaine en Irak à des conditions d’hygiène et d’alimentation insalubres.

    La plainte a été déposée le 26 novembre 2008 devant une juridiction du Texas (sud) par Joshua Eller, employé civil de l’armée de l’air américaine déployé en Irak en février 2006, sur la base aérienne de Balad, au nord-est de Bagdad.

    Dans la plainte dont l’AFP s’est procuré copie, il formule une longue série d’accusations à l’encontre de Halliburton et de KBR (Kellogg Brown and Root).

    KBR, ex-filiale de Halliburton un temps présidé par le vice-président américain Dick Cheney, est le principal fournisseur des Etats-Unis en Irak chargé de nourrir, blanchir, loger et approvisionner en carburant les troupes américaines.

    M. Eller accuse KBR de l’avoir exposé, en connaissance de cause, ainsi que des "milliers de soldats, d’employés contractuels et d’autres personnes" de la base à de l’"eau insalubre" et à "de la nourriture avariée".

    KBR a "fourni de l’eau qui était contaminée, non traitée et non potable", affirme la plainte, qui cite plusieurs exemples.

    Ainsi, selon M. Eller, les camions des sous-traitants servant au transport de la glace servie aux forces armées américaines étaient utilisés pour convoyer des cadavres et portaient toujours des traces de "restes humains".

    Il explique également que les sous-traitants organisaient la crémation à ciel ouvert de matériel médical et de cadavres humains, en violation des procédures prévues. Conséquence, selon lui : "Des chiens sauvages pouvaient être vus, errant sur la base avec des bouts de corps dans la gueule".

    ....

  • permalien K. :
    10 décembre 2008 @23h05   « »

    D’ici Juin prochain, les troupes britanniques auront quitté l’Irak.

  • permalien K. :
    14 décembre 2008 @17h40   « »
    Mafia

    Le NYT rend compte d’un “Rapport fédéral inédit de 513 pages sur la reconstruction de l’Iraq sous direction américaine” qui a conduit au gaspillage de 100 milliards de dollars US :

    Les États-Unis pourrait bientôt avoir une raison de consulter ce sévère rapport sur la tromperie, la gabegie et la mauvaise planification, puisque les effectifs militaires et les efforts de reconstruction sont susceptibles d’être renforcés en Afghanistan sous la nouvelle administration.

    On s’attend à ce que les experts de reconstruction de la future administration Obama se concentrent sur des projets de plus petite échelle et mettent l’accent sur des réformes politiques et économiques. Il n’en reste pas moins que ces programmes ne font pas face à l’une des principales assertions du rapport : que l’effort de reconstruction a échoué parce que aucune agence du gouvernement des États-Unis n’a été employée.

  • permalien K. :
    14 décembre 2008 @17h58   « »

    Les États-Unis pourrait bientôt avoir une raison de consulter ce sévère rapport..

    Plutôt, “ce rapport de mise en garde”.

    (The United States could soon have reason to consult this cautionary tale of...)

  • permalien K. :
    14 décembre 2008 @18h32   « »

    Compte-rendu en français de l’article du NYT, ici, ici, ici, et ici.

    Aucun de ces liens ne relève le passage que j’ai cité.

    Par ailleurs « Samedi [hier], lors d’une visite du secrétaire américain à la Défense Robert Gates à Balad, au nord de Bagdad, le général Odierno [a] affirmé que des militaires américains resteraient après juin 2009 dans les villes et villages du pays pour conseiller et entraîner l’armée irakienne. »

  • permalien K. :
    14 décembre 2008 @21h47   « »
    Popularité.

    2 chaussures balancées en direction de Bush le petit en Irak.

    Un “expert” de Al arabiya a déclaré que le journaliste Irakien responsable du geste a été payé par l’Iran.

    Al arabiya est encore plus stupide que je ne le pensais pour penser nuire à l’image de l’Iran dans le monde musulman avec une telle déclaration.

  • permalien K. :
    16 décembre 2008 @08h53   «

    Raté pour l’“expert” d’al arabiya : le journaliste irakien « hait autant le rôle des Etats-Unis que celui de l’Iran. »

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