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Crise financière

Le marché va bien ; la clientèle, moins...

mardi 30 septembre 2008, par Jean-Christophe Servant

A l’occasion de sa réunion ministérielle annuelle, l’ONU a fait part de son inquiétude. La lutte mondiale contre la pauvreté, déjà en deçà de ses objectifs, pourrait bien être une victime collatérale de la crise financière. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a admis qu’aucun pays d’Afrique n’était en passe d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), fixés en 2000, et qui prévoient de diminuer la pauvreté de moitié d’ici à 2015. D’autant qu’au-delà de l’aide institutionnelle — et d’une aide publique au développement qui risque de pâtir du retour de bâton financier et des programmes nationaux de rigueur budgétaire —, c’est aussi tout le tissu des ONG qui pourrait se défaire, avertit l’Irin (lire « L’aide humanitaire confrontée à la crise financière », 29 septembre 2008).

Un Africain, l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote, fait preuve de plus d’optimisme : « La crise du crédit a des vertus plus positives que négatives en terme d’investissements pour le continent africain. Cela sous-entend en effet qu’il y a une masse d’argent qui doit être investie quelque part ; or, parmi les meilleurs endroits, on trouve les pays en voie de développement, dont ceux d’Afrique. » (Lire « World credit crunch may be good for Africa », The Mail and Guardian, 8 avril 2008.) Aliko Dangote est rentré cette année (avec son pair sud-africain Patrice Motsepe, classé 503e) à la 334e place du classement des millardaires du magazine américain Forbes. Avec une fortune estimée à 3,3 milliards de dollars (mais qui ne tient compte que de ses actifs côtés à la bourse nigériane), l’entrepreneur haoussa, originaire de Kano, est tout autant impliqué dans l’agro-alimentaire que dans les transports, le pétrole ou les télécommunications. Et il sait donc de quoi il parle lorsqu’il précise, dans le même entretien : « Les nations africains ont de nombreuses ressources, tels que le fer, l’or, le manganèse, le pétrole. Ce sont des valeurs qui sont déjà au sommet. Même les cours de la cosse de cacao et des arachides crèvent le plafond. »

Certes, ces propos datent du printemps 2008, avant l’extension des ravages de la crise financière. Mais Aliko Dangote n’a pas tort pour autant. Le décollage économique de l’Afrique reste majoritairement dépendant de matières premières, qui sont d’autant plus des valeurs-refuges dans une économie qui navigue (et panique) à vue. C’est principalement vers ces secteurs que l’Afrique dite « utile » a vu affluer en 2007 plus de 10 milliards de dollars d’investissement direct étranger, contre 9,6 milliards l’année précédente.

Le marché se porte bien ! Depuis la rentrée 2008, c’est le même discours positif qui est claironné par les principales plate-formes et institutions financières du continent. Ses bourses, répètent-elles, sont à l’abri des turbulences mondiales. Noah Greenhill, « Senior General Manager Marketing » du Johannesburg Stock Exchange (JSE), vient de faire passer ce message à l’Africa Down Under Conference, qui s’est tenue début septembre à Perth, en Australie. Même optimisme de la part d’Ignatius Imala, de la banque centrale du Nigeria : « La faillite de Lehman Brothers et de quelques autres n’affectera pas les banques nigérianes du fait de leurs relations commerciales avec celles ci. » Aujourd’hui, plus de 2 000 sociétés africaines, contre 1 786 en 2005, sont cotées dans les 22 bourses du continent, dont 19 membres de l’African Securities Exchange Association. Les bourses africaines, emmenées par celles d’Afrique du Sud (886 milliards de dollars de capitalisation au dernier trimestre 2007), d’Egypte et du Nigeria (150 milliards de dollars en février 2008), avaient capitalisé 1,118 trillions de dollars début 2008. « Les actions cotées sur le marché africain sont parmi les plus rentables en termes de retour sur investissement ; beaucoup plus que dans les pays développés », note l’analyste financier sud-africain Wolassa L. Kumo (lire « Stock exchanges in Africa : prospects and challenges », American Chronicle, 25 septembre 2008).

Matières premières et maximisation des profits : malgré la crise, ou à cause d’elle, rien ne devrait donc entraver l’essor des fonds souverains des pays du Golfe, des fonds d’investissement russes et des capitaines d’industrie chinois, brésiliens ou indiens vers le système financier africain. Qui ne manque pas de ressources et de nouveaux leviers pour doper sa croissance. Il suffit de lire le nouveau journal de référence de la finance africaine francophone : Les Afriques. On peut ainsi y apprendre, dans une récente édition, que le marché continental des sukuks — les obligations financière islamiques — y est encore de taille limitée, mais représente un fort potentiel. « Une partie des besoins en matière de développement, en premier lieu dans le domaine des infrastructures, pourrait très bien être comblée par la finance islamique », y explique l’analyste du crédit Mohamed Damak.

Dans ce concert de signaux positifs adressés aux investisseurs étrangers, et en premier lieu à ceux issus des nations du Sud, le monde de la finance africaine semble juste avoir oublié une donnée essentielle : la santé de la clientèle locale à qui il a vanté le bon état de ses banques, les profits tirés des dérégulations et les bénéfices du petit actionnariat et du crédit à taux variable. La nouvelle classe moyenne du continent a en effet été la première à croire aux vertus de ce nouveau modèle économique. Et pour avoir adoubé l’économie libérale, cette composante de la population africaine est devenue, dans les médias occidentaux, l’archétype de l’Afrique moderne. Selon Witney W. Schneidman, l’un des conseillers Afrique de Barack Obama, mettre à contribution ce vivier humain sera l’une des priorités du programme africain du candidat démocrate à la présidence (lire « Obama’s three objectives for continent », allAfrica.com, 29 septembre 2008).

Or, cette même classe moyenne semble aujourd’hui marquer le pas sur fond de crise financière. L’inquiétude l’envahit. Tout particulièrement dans les pays modèles, ces nations d’Afrique anglophone converties depuis le début des années 2000 au libéralisme débridé. Déjà remuée par la crise politique de la fin 2007, la classe moyenne kenyane, qui « constitue la majorité des petits actionnaires du Nairobi Stock Market » (lire « Expanding Kenya’s Middle Class to Promote Growth », par James Shikwati, The Harvard International Review, hiver 2007) fait aujourd’hui frémir la quatrième bourse du continent. Après s’être ruée sur l’action Safaricom, elle est en train de s’en dégager, contribuant à faire chuter le Nairobi Stock Exchange de 26,5% depuis le début de l’année (lire « Kenyans blame stock market slump on US economic hardships », Afrique en ligne, 25 septembre 2008).

Le renchérissement du crédit commence, lui, à affecter durement les Black Diamonds, les « diamants noirs », population sud-africaine censée incarner l’émergence d’une nouvelle classe moyenne africaine : 2,6 millions — soit 12 % des adultes sud-africains — en capacité de dépenser 180 milliards de rands par an (26,2 milliards de dollars), soit 28 % du pouvoir d’achat global sud-africain. Désormais, « les diamants noirs commencent à sentir les effets de la crise du crédit » (lire « ’Black diamonds’ feel the credit crunch », par Sibongile Khumalo, Business Report, 10 août 2008). Les saisies de voitures et de propriétés, deux baromètres censés jusqu’alors refléter la pertinence des réformes économiques menées dans la nouvelle Afrique du Sud, sont en constante augmentation. D’après une étude menée par le TNS Research group, ces douze derniers mois, 10% des familles de la classe moyenne nationale ont dû se défaire auprès de sociétés spécialisées dans les saisies de biens de consommation qu’elles avaient achetés à tempérament. 20% d’entre elles reconnaissent qu’elles n’ont jamais été dans la possibilité de rembourser leurs crédits et plus de la moitié sont dans le rouge, précise cette étude : « Après avoir accumulé une panoplie de biens coûteux, il est de plus en plus difficile pour elles de de maintenir leur style de vie. »

Entre une classe moyenne enfumée par ses leaders d’opinion et une majeure partie de la population oubliée par les bailleurs de fonds, le mélange pourrait se révéler socialement explosif. Plus seulement dans les « ceintures de feu » des bidonvilles. Et tout particulièrement dans les pays qui passent pour la vitrine d’une Afrique ayant embrassé dans l’euphorie les « fondamentaux » de l’économie libérale.

20 commentaires sur « Le marché va bien ; la clientèle, moins... »

  • permalien Chakazoulou :
    1er octobre @06h59   »

    Part 1

    Le capitalisme financier n’est pas a sa premiere crise. Rien que dans les dernieres annee, souvenons nous du Lundi noir de 1987 ou plus pres de nous de la bulle des start ups cotes a New york qui s’est revelee etre l’"attrape nigauds" et a ruine des cenatines de milliers de petits porteurs. Quand arrive le gouvernement Balladur en France dans le milieu des annees 80, Catherine Deneuve vantait la privatisation et l’ IPO de Suez ou Paribas ; quelques annees apres, les nouveaux actionnaires de la classe moyenne avaient perdus une bonne partie de leurs economies fondues comme neige au soleil. Par contre les noyaux durs chers a E. Balladur n’ont pas souffert proteges par les Stop Loss ou simplement l’information dont ils disposent et laquelle n’a pas acces le commun de actionnaires.

    L’Histoire se repete partout de la meme maniere en Afrique ou on privatise a tour de bras. Au Maroc, en Tunisie ou en Egypte, le discours est le meme. On voudrait privatiser, mais on n’a pas la surface financiere suffisante pour le faire ; alors on fait appel au bas de laine de nouvelle classe moyenne, celle qui croit etre sortie de la misere, et elle se met a acheter des actions apres avoir s’etre endettee pour acheter un appartement et une ou deux voitures. Quand enfin arrive la crise de l’immobilier, comme cela semble etre le debut au Maroc, elle -la classe moyenne- ne peut dans un premier temps se defaire de la maison, mais une fois que la degringolade de la bourse commence a Nairobi, Casablanca ou a Tunis et surtout a Johannesburg, elle est prise au piege et voit une fois encore ses economies et ses reves d’ascension sociale se fondre.

    Pendant ce temps la, on n’entend plus les experts du FMI et les chantres de la privatisation qui louaient jadis les merites du marche libre regulateur et de la concurrence. Ou sont ils passes ? Ils adoptent temporairement un profil bas, attendant de voir passer l’orage pour se remettre encore une fois en scelle et surfer sur une nouvelle vague neo-liberale.

  • permalien Chakazoulou :
    1er octobre @07h28   « »

    Part 2

    La situation dans les pays du Golfe n’est guere plus brillante. La hausse des prix du petrole a genree des centaines de milliards de dollars a la recherche d’opportunites d’investissement ; alors on a construit a tour de bras et tout le monde s’improvise speculateur immobilier ou simplement investisseur en bourse. Avant la crise du printemps 2006, les banques pouvaient preter jusqu’a 30 fois le montant l’apport personnel a un individu ou une entreprise qui voulaient particper a une IPO (Initial Public Offering)souscrite a des dizaines de fois le montant requis pour l’augmentation du capital pour s’assurer un "signing down" acceptable. Une fois la bourse de Riyadh, Duabi, Abu Dhabi, Doha ou Bahrain avaient degringoles, les nouveaux operateurs en bourse partis de rien, souvent des citoyens ou des expatries arabes ou indiens sans la moindre culture ecoomique ou financiere n’ont plus que leurs yeux pour pleurer leurs pertes. La bourse saoudienne qui avait depassee le niveau des 20,000 il y a quelques annees, peine dsormais a se stabiliser autour du niveau de soutien de 7000 ! Celui qui avait achete le titre prestigieux d’ Emmar en 2006 a 35 AED, peut le vendre a moins de 7 maintenant ! C’est le moment pour acheter des Mercedes ayant peu rouler a des actionnaires en faillite !

    Il y a eu des IPO sur des societes qui n’avaient rien ou presque comme actifs, et on a assiste a la hausse vertigineuse de leurs titres en bourse sans aucun rapport avec leur renatbilite suposee ou reelle. De nouvelles compagnies d’assurance introduite en bourse en Arabie et n’ayant pas encore commence a vendre la moindre police voyaient leurs titres gagner en une seule seance 500 ou 600%, voire meme en plus. Le tout, n’etant qu’un jeu de speculation.

    Maintenant, que l’economie reelle semble commencer a prendre le pas sur l’economie (les bulles) speculative, on finira certainement par voir le marche immobiler s’ffonder aussi d’une maniere ou d’une autre. La question n’est plus celle de l’effondrement qui est un risque certain, c’est celle de quand ? A moins de 3.5 millions de dollars, il est encore tres difficile d’acheter un appartement trois pieces a Dubai ! Et le prix pouvait dans le passe augmenter tres vite dans le meme journee sans aucue explication ; le marche etant "fait" par les proprietaires et/ou speculateurs tres riches, de connivence avec les societes immobilieres et les courtiers.

  • permalien Chakazoulou :
    1er octobre @07h54   « »

    Part III

    Des Etats-Unis, a l’Europe, a l’Asie en passant par l’Afrique ou les pays du Golfe, le scenario se repete de la meme maniere. On cree artficiellement des bulles, on les entretient, et on se repand en analyses sur les nouveaux dragons asiatiques -effondres en 1996, sur les marches emergents ou dernierement sur le nouvel Eldorado qu’est le Golfe. Enfin quand l’heure de la verite sonne, des pans entiers de l’economie sont affectes, les economies des classes moyennes s’ffondrent, les travailleurs perdent leurs jobs.

    On ne voit encore personne -ou presque- remettre en cause les analyses des "experts" ou la "sophistication" des modeles "mathematiques" -supposes infaillibes- d’analyse des risques ou de l’enginnerie financiere ; ces memes modeles qui ont permis aux banques, compagnies d’assurance ou insitutions financieres de se constituer des potefeuilles impressionnant d’actifs "conatmines" ou pourris de subprime. Pire encore, les avis "autorises" des agences de notation qui il n’y a pas si longtemps se repandaient en "positive outlook" ou donnaient des notations (A) ou (AA) ou meme (AAA) a Lehman Brothers, Merril Lynch, AIG, Dexia ou Fortis.

    Le capitalisme tire t-il des lecons de ses crises repetees ? apparramment non ; autrement, il aurait evite toutes ses crises qui se repetent dans des delais de plus en plus courts.

    Cordialement

  • permalien Jaial :
    1er octobre @11h19   « »
    compétition = plusieurs niveaux

    Juste une question : comment peut on réduire la pauvreté si l’économie est un marché, où c’est le plus offrant qui à le plus de chance de gagner... ?

  • permalien
    1er octobre @12h08   « »

    Réponse : En intervenant avec des critères hors marché. Cf. Keynes.

  • permalien
    1er octobre @12h09   « »

    Pour sauver le marché.

  • permalien habsb :
    1er octobre @13h36   « »

    "Avec des criteres hors marche’"

    Il n’existe pas de critere hors marche’. Il existe, -c’est vrai- un pouvoir politique qui peut faire et defaire les lois et la monnaie, mais pour atteindre ce pouvoir politique on doit se faire financer et sponsoriser par le marche’. Et bien le remercier. D’ou la loi sur le 35 heures qui a gonfle le chiffre d’affaire des grandes surfaces. Les lois sur l’immobilier locatif qui ont gonfle le chiffre des grands groups immobiliers. L’interdiction de la pub a la Tele d’Etat qui fait cadeau du business publicite aux grandes Teles privees. Les choix militaires atypiques (on est le seul pays au monde a acheter Dassault..)...

  • permalien Jaial :
    1er octobre @15h01   « »
    ! !!

    Marché, marché... Ou crever ... ?... marché égal argent, égal inégaux, car on a pas tous le même magot... Une économie humanitaire, de partage selon les besoins, c’est utopique car trop de personnes n’imaginent pas que l’on puisse échanger sans une monnaie, mais la fraternité ne devrait elle pas se manifester par un principe simple : les richesses naturelles appartiennent à tous, et nous devons les partager afin que personne ne manque de rien... On pourrait faire un monde où "tout est à tous" , mais pour l’instant tout est influencé par la bourse, qui n’est pas remplie pareil pour tout le monde... Le monde, il appartient toujours à des nantis, le peuple n’est pas émancipé, les décisions se font au parlement, et participer, le citoyen ne sait plus ce que c’est... [...] On ne pense qu’à la forme, mais sous le papier peint, le mur est décrépit...

  • permalien habsb :
    1er octobre @15h29   « »

    JAIAL

    Expliquez moi : si tout est a tous, quel est l’interet de travailler ?

  • permalien Jaial :
    1er octobre @17h24   « »
    réponse à Habsb

    Les sans culottes se tutoyaient, habsb, tu me pose la question : si tout est à tous, quel est l’intérêt de travailler ? Ma réponse : pour qu’il y ai un tout, ne faut-il pas le travailler ? Mais si ce tout est à tous, que tous le travaillent, travaillons tous, du coup travaillons moins... Mais le système de salariat nous pose un problème, payé à l’heure, dur de faire moins de 35 h si on veut nourrir sa famille, du coup le bon nantis propose de travailler plus pour gagner plus.... Moi je dis, travaillons ensemble, du coup travaillons moins, sans le soucis du salaire, car la production, on la partage, de manière plus humanitaire que du commerce... Cela ressemble un peu à la théorie communiste, mais le communisme, n’a à mon avis jamais vraiment vu le jour... Si Staline était un communiste, Sarkozi est un libertaire tant qu’on y ait...

  • permalien habsb :
    1er octobre @17h33   « »

    JAIAL

    "si tout est à tous, quel est l’intérêt de travailler ? Ma réponse : pour qu’il y ai un tout, ne faut-il pas le travailler ? "

    Tres bonne reponse ! Mais comme tout est a tous, plus personne ne travaille. A quoi cela sert ? Quand j’ai besoin, je prends. Et bientot, il n’y a plus un tout, mais seulement un rien. Le rien que tu trouvais sur les etalages des supermarches sovietiques. Le rien qui restait apres que les meilleurs partaient faire fortune en Occident. Tu peux toujours dire qu’ils ont rate quelque chose. Mais quoi exactement ?

  • permalien Jaial :
    1er octobre @18h13   « »

    "Quand tu as besoin, tu prends", mais pour que tu puisses le prendre, il aura bien fallu le travailler... Et si l’être humain ne gaspillait pas, on éviterait d’en arriver à rien... Veux tu sous-entendre qu’un système par l’argent permet de garantir qu’il y ai un tout, car tous ne peuvent pas acheter ce tout ? Belle démarche pour l’égalité... Si il n’y a pas de gaspillage, il n’y a pas de raisons qu’il ne reste rien, puisqu’en plus, la production est un cycle, un produit fabriqué peut se fabriquer à nouveau... De plus, nous sommes un certain nombre de personnes vivants sur cette planète, ce n’est pas un mode de fonctionnement par par le pouvoir d’achat qui garantie l’aisance de tous, pourtant sensé être égaux, mais l’équité n’existe pas le magot des uns étant plus gros que d’autres. ...

  • permalien Jaial :
    1er octobre @18h13   « »

    ... N’avons nous pas tous le droit de jouir du confort sur terre ? Beaucoup on raté l’incorruptibilité de leurs théories si belles sur le papier... Beaucoup... Il est facile de faire le démenti des Droit de l’homme, si pure sur le papier, mais concrètement absent... Les soviétiques en savent quelque chose du drapeau rouge, mais leur dictature était si loin du rêve imprimé sur le papier...[...] Corruption, l’ennemie de la bonne marche des projets humanistes, qui du coup restent utopistes... Habsb, l’économie de marché, est-ce la seule garantie pour que le tout reste toujours en place, et qu’on en arrive pas à ce qu’il reste rien ?

  • permalien habsb :
    1er octobre @19h11   « »

    JAIAL

    Ce que j’essaie de vous dire est que si on ne fait pas de difference entre les niveaux de vie des personnes, en fonction de leur contribution a la richesse totale, alors la reponse rationelle de chacun sera celle de produire l’effor minimum. Vous le voyez avec les RMI : pourquoi accepter un travail qui me permet juste de survivre, quand je peux survivre sans travailler ? Mais a-t-on les ressources pour garantir beaucoup plus que la survie a la grande masse de ceux qui ne contribuent que tres peu a la richesse totale ? Et meme si on les avait, comment empecher que les vendeurs de biens, (industries et commerces) ajustent les prix vers le haut, pour que les travailleurs plus modestes n’aient que de quoi survivre ? Ma proposition est de garantir a tous la survie, non pas a travers une allocation, mais avec des prestations (dortoirs, cantines, vetements de base, soins de base.. ) entierement gratuites. Les prestations ne se devaluent pas comme les allocations ! En dehors de cela, aucune allocation n’est offerte : qui veut de l’argent devra en gagner avec le travail.

  • permalien Jaial :
    1er octobre @20h28   « »
    réponse à habsb

    Si l’être humain ne prend pas conscience que la force productive de son espèce est une chose essentielle à sa survie, il restera sans travailler les bras ballants, peut-être bien... Mais le manque de prises conscience ne vient elle pas des mauvaises choses inutiles montrées par les médias,au détriment d’autres choses plus constructives... Dans la situation actuelle, on doit gagner de l’argent pour consommer, mais supprimer le salariat n’exclurait pas que l’on fasse son cote-travail, sauf que celui-ci ne serait plus au profit de quelques un, ces quelques un qui possèdent les machines,qui la possèdent plus que celui qui travaille dessus, alors que sans ce dernier, la machine prendrait la poussière... Si le travail consistait à une tâche plus humanitaire, peut-être bien que les oisifs d’aujourd’hui se sentiraient beaucoup plus l’âme d’un travailleur demain... Car ce ne serait plus un mode d’exploitation d’une minorité qui possèdent le travail des autres... Après, tout ceci est idéaliste, les citoyens ne se réunissent pas en assemblé, comme le fait le parlement, mais ils devraient le faire aussi, dans chaque quartier, chaque villages, pourquoi pas les mercredi, comme à Matignon... Si le citoyen est dé-responsabilisé encore de plus en plus, cet idéal est très loin,et d’un idéal à la pratique, nous l’aurons évoqué tous les deux, il y des théories ratées dans la pratique, reste à savoir pourquoi ?... j’ai évoqué la corruption... Bien sure, jusqu’à présent, ma "théorie" sonne utopiste, utopiste... j’en suis fier....

  • permalien charles :
    3 octobre @20h04   « »

    @habsb

    Ma proposition est de garantir a tous la survie, non pas a travers une allocation, mais avec des prestations (dortoirs, cantines, vetements de base, soins de base.. ) entierement gratuites.

    Mais c’est là une distorsion de la concurrence inadmissible !!! Et qui va encore payer pour tous ces feignants nourris, logés, blanchis... Encore des impôts et des taxes, on va encore être obligé de planquer notre pognon dans les paradis fiscaux !!!

    Bien sûr, c’est ironique de ma part, mais vu que les libéraux ne se soucient aucunement des inégalités et de leurs conséquences, qu’inévitablement le libéralisme économique génère, c’est une réaction possible de leurs parts, non ?

  • permalien habsb :
    6 octobre @10h31   « »

    CHARLES

    Merci pour votre critique a une idee qui me tient a coeur.

    Le financement de ces mesures ne me parait pas un probleme : il serait assure par la suppression de tout allocation payee en argent : familial, RMI, SECU.. Le principe est que dans notre societe opulente, personne ne doit risquer de ne pas survivre. Il doit manger, dormir au chaud, s’habiller, se soigner gratuitement. Certes, on ne parle pas de repas gastronomiques, de s’habiller en haute couture, et de faire recours a soins esthetiques ou homeopatie.. Garanti cela en PRESTATIONS DIRECTES, et non pas en remboursement qui ouvrent la voie aux augmentations sans fin, l’Etat n’a a payer plus une seul centime en allocations sociales de n’importe quelle sorte. Croyez-moi, on y gagnerait tous. Surtout, ces services gratuits, evidemment de base, ne seraient utilises que par les vrais pauvres, alors qu’aujourd’hui on paie par example les alloc familiales meme aux actrices de Hollywood qui s’installent en France

  • permalien charles :
    7 octobre @11h13   « »

    @habsb

    Vous promouvez le libéralisme économique en espérant que ce qui n’est pas fait aujourd’hui, le sera quand les gens qui nous dirigent, auront encore plus de pouvoir et encore moins de raisons de lever le petit doigt pour les pauvres. Soit vous rêvez, soit vous nous prenez pour des imbéciles...

  • permalien habsb :
    7 octobre @11h59   « »

    CHARLES Il n’y a pas la moindre raison de faire un blocage (comme vous le faites) sur le liberalisme economique. Je vous rappelle que celui ci etait bien l’un des drapeaux de la gauche historique, quand elle etait vraiment l’expression de ceux qui voulaient ameliorer leur situation par le travail et non pas comme maintenant le chant du cygne de ceux qui ne veulent pas ceder leurs petits privileges. Il y 100 ans la gauche luttait contre les monopoles, aujourd’hui elle les defends. Il y a 100 ans elle se battait pour donner a tous de quoi vivre. Aujpurd’hui elle se bat pour repousser Tiers Monde et chomeurs dans la misere.

  • permalien charles :
    7 octobre @12h57   «

    @habsb

    Vous confondez libéralisme au sens des lumières et le libéralisme économique. Ce dernier ne donne la liberté qu’à l’argent et donc à ceux qui le possèdent en réduisant la liberté des autres...

    Mais cette confusion n’est pas un hasard, elle est même entretenue par ceux qui en bénéficient.

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