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Michèle Alliot-Marie et la menace terroriste

mercredi 1er octobre 2008, par Alain Gresh

Dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde du 1er octobre, et intitulée « Les démocraties face au terrorisme », Michèle Alliot-Marie, ministre de l’intérieur, développe sa pensée. Et, pourrait-on dire, tous les poncifs de la doxa sécuritaire face à l’islamisme et au terrorisme.

« Le terrorisme est l’ennemi commun des démocraties. L’islamisme radical n’est certes pas le seul en cause, il demeure toutefois une priorité. Depuis plus de six ans, comme ministre de la défense puis de l’intérieur, j’en ai suivi les modalités, les évolutions et hélas les manifestations. Certaines réalités ne sont pas inutiles à rappeler. »

Le terrorisme, « un ennemi commun » ? Qu’y a-t-il de commun entre Al-Qaida, l’ETA basque, les Tigres tamouls ? En réalité, le seul ennemi, dans l’esprit de la ministre, c’est bien l’islamisme radical.

« La première est que la France est une cible potentielle, car ses valeurs : liberté, tolérance, respect des femmes, laïcité, droits de l’homme, sont en opposition avec celles de l’intégrisme. Elle n’est pas plus menacée que d’autres : ces dernières années ont vu plus d’attentats dans les pays musulmans qu’en Europe. Elle ne l’est pas moins : le démantèlement de réseaux et les arrestations d’islamistes sur notre sol le montrent. »

C’est une reprise sans aucune nuance du discours du président Bush : « ils » nous haïssent non pas à cause de notre politique, mais à cause des valeurs que nous représentons. A quoi Oussama Ben Laden répondait en substance que, si sa haine était dirigée en priorité contre la démocratie et les libertés, son principal objectif serait la Suède, et non les Etats-Unis. Ce type de raisonnement américain, repris par la ministre, a pour avantage (si l’on peut dire) qu’il dispense de toute réflexion sur les effets de la politique américaine ou occidentale dans le monde musulman.

« La deuxième réalité est l’extension géographique du terrorisme islamiste. L’arc du terrorisme intégriste couvre l’Afghanistan, le Pakistan, la Malaisie, l’Indonésie, la Somalie, la péninsule Arabique, le Moyen-Orient, la zone subsaharienne et le Maghreb. De ces bases, il projette ses actions vers l’Europe. »

On pourrait inverser le raisonnement, et dire que ce qui est nouveau, c’est la présence massive de troupes occidentales en Irak, en Afghanistan, au Liban, sans parler des bases et des conseillers militaires ou de sécurité. C’est cet interventionnisme, sans précédent depuis la fin de l’époque coloniale, qui a contribué à créer cet arc de crise et cette internationale de la résistance (lire « Des frontières chamboulées par la guerre américaine » et voir la carte « Autoroute de “l’internationale insurgée” », Le Monde diplomatique, octobre-novembre 2007).

« Les conflits irakien, israélo-palestinien, afghan lui servent de terrain d’entraînement. Les zones grises où les Etats ne parviennent pas à imposer leur autorité abritent ses bases arrière et les trafics de drogue ou d’armes qui le financent. »

Qui a créé ces conflits qui servent de terrain d’entraînement ? En Irak comme en Afghanistan, nous avons une guerre occidentale et, en Palestine, le refus permanent d’Israël d’appliquer les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, refus qui bénéficie d’un soutien américain et de la complaisance européenne.

« La troisième réalité est l’évolution idéologique du terrorisme. Al-Qaida s’est d’abord identifiée à une radicalisation religieuse appelant à une guerre totale entre monde musulman et monde occidental. Cette motivation est encore mise en avant. Pourtant depuis trois ou quatre ans, l’idéologie l’emporte de plus en plus sur le religieux. »

C’est tout simplement faux. On sait depuis longtemps que nombre des adeptes d’Al-Qaida ou des groupes qui lui sont liés sont mus avant tout par des motifs politiques ou nationalistes (comme en Afghanistan). Al-Qaida dispose d’un prestige auprès de certains musulmans non parce que ceux-ci auraient envie de vivre sous un régime de type taliban, mais parce qu’ils veulent s’opposer aux Etats-Unis et à leur politique, et qu’Al-Qaida leur apparaît comme l’organisation qui lutte vraiment contre Washington.

« A l’heure où le communisme s’efface, et avec lui une voie politique de contestation, l’intégrisme accueille des personnes frustrées, en quête d’identité, fragilisées, mais aussi, et c’est une nouveauté, des acteurs apparemment bien intégrés - voire occidentaux, mais sensibilisés par la propagande, comme les médecins des attentats de Londres. »

Sont-ils sensibilisés seulement par la « propagande » ? Ou bien par ce qu’ils peuvent voir sur les écrans de télévision de massacres, d’oppression, d’invasion perpétrés par des troupes étrangères qui prétendent apporter aux pays « arriérés » la civilisation et la démocratie ?

« A ce titre, les Etats arabes ou musulmans et leurs dirigeants deviennent des cibles au même titre que les Occidentaux. »

Oui, cela est vrai... mais, depuis la naissance des groupes violents dans la région, cela l’a toujours été.

« La quatrième réalité, c’est la guerre de la communication. Les terroristes utilisent les images des populations victimes des affrontements au Liban, en Palestine, en Afghanistan, comme propagande contre l’Occident ; celles des otages ou des militaires occidentaux tués comme preuve de leur puissance. »

Les populations victimes « d’affrontements » ? Ou d’une politique d’agression soutenue par les Occidentaux ?

« Ils recherchent la symbolique pour créer la panique. Métros, gares, casernes, rencontres politiques, sportives, culturelles très médiatisées, constituent à ce titre autant de cibles potentielles. Devant cette recherche du toujours plus spectaculaire, l’utilisation d’armes chimiques ou bactériologiques sur des cibles comme les centrales nucléaires, les réservoirs d’eau ou les systèmes informatiques, est une crainte légitime. »

(...)

« Agir, c’est intervenir là où sont les organisations, les réseaux de financement, les camps d’entraînement, les écoles d’endoctrinement. C’est le sens profond de l’engagement de nos militaires en Afghanistan ou au Liban aux côtés de leurs camarades des autres pays, dans des missions aussi risquées qu’indispensables. L’ONU donne sa légitimité à cette action militaire, car ses décisions sont celles de la communauté internationale entière et non des seuls pays occidentaux. »

Quel rapport entre la présence française en Afghanistan et au Liban ? Dans ce deuxième pays, elle n’est présente que parce qu’il y a l’accord de toutes les forces politiques, y compris le Hezbollah. En Afghanistan, la France sert de supplétif aux Etats-Unis, et c’est pourquoi l’armée française doit se retirer de ce pays.

« Agir, c’est aussi contribuer à l’amélioration des conditions de vie et au retour à l’Etat de droit, dans des pays dont la situation politique et l’absence de valeurs démocratiques est de nature à favoriser l’émergence de groupes radicaux. »

Parler de l’Etat de droit pour l’Afghanistan (ou pour l’Irak) relève sans doute d’un sens de l’ironie très particulier...

(...)

« L’Europe ne saurait ignorer qu’elle partage les mêmes risques que l’Amérique. Il est temps de donner un contenu nouveau au dialogue transatlantique avec un cadre qui favorise les échanges d’informations pertinents et garantisse un niveau élevé de protection des droits individuels et des libertés. L’action policière nécessite une législation adaptée, mais qui ne renonce pas à nos valeurs de respect de la démocratie et des droits de l’homme. »

Mais si la politique américaine est l’une des causes essentielles du développement du terrorisme, de quoi allons-nous parler avec Washington ? De la création d’un Etat palestinien promis depuis des années ? Des bombardements de civils en Afghanistan ou en Irak ? Des droits de l’homme tels qu’ils sont interprétés à Guantanamo ou dans les prisons afghanes contrôlées par les Etats-Unis ?

40 commentaires sur « Michèle Alliot-Marie et la menace terroriste »

  • permalien rémi :
    1er octobre @15h42   »

    Sans vouloir faire de raccourci facile, il me semble que nous sommes entrain de voir, combien le champ est libre pour la droite ( extrême) installée aux affaires de notre pays.

    L’épreuve de la loi sur les signes religieux pasée avec succès, leur a permis de sonder l’opinion.

    Nous voilà maintenant entrain de vouloir enrayer la mise en place du système de fichage "EDVIGE" !!! Parmi les initiateurs du mouvement de protestation, combien ont applaudi a l’interdiction du voile dans les etablissements ?

    Si la prise de conscience d’une grave menace sur les libertés individuelles s’est faite dans un premier temps ( 200 000 signatures environ sur la pétiton electronique) la nécessité d’aller plus loin dans la sensibilisation semble marquer le pas.

    Au fond : l’idée de ficher, y compris dès l’âge de 13 ans, n’inquiète pas outre mesure, dans une bonne partie de la population. Beaucoup la considére peut même comme nécessaire par les temps qui courent : montée de la violence, de la criminalité, et ... de l’islamisme.Cf Alliot-Marie dans cet article !

    Sur cette dernière question : Comment peut-il en être autrement, après avoir vu cette grande loi raciste et liberticide sur le port des signes religieux - visant en fait les pesonnes de confession musulmane - passer comme une lettre à la poste ( gauche droite unanimes) mises a part quelques controverses sur la clarté, la pertinence ou...l’efficacité ? Au nom de la liberté des femmes - contre son oppression - on a non seulement stigmatisé un peu plus une population, mais brisé le parcours de dizaines voir de centaines d’entre elles !
    - At-on vu se créer des comités demandant le retrait de cette loi raciste ? - Alors : EDVIGE .... !

  • permalien Abouwalou :
    1er octobre @16h04   « »

    Bonjour,

    L’islamisme est devenu le chiffon rouge que l’on agite pour pouvoir mieux masquer d’autres réalités moins reluisantes. MAM, hier, s’épanchait sur le risque que font courir la centaine d’islamistes qui se radicalisent dans nos prisons.Soit, mais tirer cette sonnette d’alarme au moment ou l’europe nous tance pour nos conditions d’incarcération, au moment ou des prisonniers se font sniper, au moment ou un prisonnier est assassiné par son co-detenu...ne me semble pas très clean. Surtout, pourquoi n’est-ce pas notre préposée aux prisons, Mme Dati, qui gère ce dossier ? Par ailleurs, il convient de s’inquieter de nos jeunes, AVANT qu’ils n’entrent en prisons, par exemple en dotant la politique de ville et des banlieues de vrais moyens, parce qu’on ne luttera pas efficacement contre l’islamisme radicale en affectant aux banlieues une cinquantaine de millions d’euros, soit le cout de quelques jours d’engagement en afghanistan....et dire que l’on a réussi a trouver 3 milliards en quelques heures pour renflouer Dexia. Clairement, il n’y a aucune volonté de régler le problème de l’islamisme radical, qui n’est que l’une des conséquence de la gestion désastreuse de nos quartiers.

  • permalien Abouwalou :
    1er octobre @16h13   « »

    Aujourd’hui, on signale qu’un nouveau tir de missile US au Pakistan, a encore fait 5 morts. Il y a tout juste une semaine, l’administration americaine s’engageait a respecter la souveraineté Pakistanaise..c’est dire à quel point les promesses n’engagent que ceux qui les recoivent ! Et après on vient nous parler de propagande. Nul besoin de propagande, la lecture d’un quotidien ou le visionnage d’un JT suffit largement a motivier ceux qui demandent à l’être.

  • permalien Alion :
    1er octobre @16h43   « »

    Notre ministre a une mission claire en Irak : http://www.cef.fr/catho/actus/archives/2008/20080322messagespaques.php

  • permalien Sébastien :
    1er octobre @17h46   « »

    Monsieur Gresh : "En Irak comme en Afghanistan, nous avons une guerre occidentale"

    Mais l’Afghanistan était aussi en guerre civile avant 2001, si non comment expliqué qu’il y ait peut de combats anti-occidentaux dans le nord de l’Afghanistan.

    Le nord de l’Afghanistan à toujours été anti-taliban.

    Vous semblez qualifier les djiadistes de résistants, mais en Irak il semble qu’ils aient contribué a une quasi guerre civile entre sunites et chïttes. Drôle de résistance que de pousser à la guerre civile et de contribué, aprés l’action des USA, à la destruction de l’Etat irakien.

  • permalien Sébastien :
    1er octobre @17h53   « »

    Le Hezbolah et le Hamas ont une aura dans le monde arabe du fait de leur combat contre Israël.

    Alors pourquoi sont-ils hostiles aux djiadistes et à Al Quaïda ?

    Peut-être bien qu’ils ne se situent pas dans le même camps ?

  • permalien Sébastien :
    1er octobre @17h56   « »

    Par contre rien à dire sur les conscéquences désastreuses de l’écroulement de l’Etat irakien depuis 2003.

    Les USA on bien cherché à détrure l’Etat nation irakien, les djiadistes n’ont été que des alliés objectifs.

  • permalien
    1er octobre @18h01   « »
    Michèle Alliot-Marie, et la menace terroriste... est au coin de la rue.
  • permalien K. :
    1er octobre @19h26   « »

    [Qu’]allons-nous parler avec Washington ? Des droits de l’homme tels qu’ils sont interprétés à Guantanamo ou dans les prisons afghanes contrôlées par les Etats-Unis ?

    L’idée arrive à point. Alliot-Marie pourrait prendre des leçons de techniques de torture de la matrone, maintenant que cette dernière a reconnu avoir dirigé des discussions sur le sujet à la Maison-Blanche.

  • permalien K. :
    1er octobre @20h36   « »

    Certains Etats-uniens, 30 personnalités d’horizon divers, se refusent à la novlangue contrairement à Mme MAM :

    Le récent rapport de 152 pages de ces personnalités souligne que l’aliénation entre les États-Unis et le monde musulman découle tant de problèmes au sein du monde musulman lui-même - où les États-Unis sont considérés comme alliés et soutiens de régimes autoritaires qui frustent les désirs de changement politique et économique de leurs citoyens — que des politiques États-Uniennes, en particulier concernant leur ardent soutien d’Israël dans son conflit avec les Palestiniens et, plus récemment, leurs guerres en Irak et en Afghanistan.

    "Les préoccupations premières de la plupart des musulmans ont rapport avec ce que les États-Unis font, et non pas ce que nous sommes", a déclaré David Fairman, le principal auteur du rapport et co-directeur du projet.

  • permalien K. :
    1er octobre @21h26   « »

    Sous l’air du “t’as plus de pognon, t’es plus rien” les représentants à l’ONU se seraient ouvertement moqués de Bush quand il a commencé son radotage sur la “Terreur” lors de son discours :

    He talked about terrorism and terrorist regimes, and about governments that allegedly support terror. He failed to notice that the delegates sitting in front of and below him were shaking their heads, smiling and whispering, or if he did notice, he was no longer capable of reacting. The US president gave a speech similar to the ones he gave in 2004 and 2007, mentioning the word "terror" 32 times in 22 minutes. At the 63rd General Assembly of the United Nations, George W. Bush was the only one still talking about terror and not about the topic that currently has the rest of the world’s attention.

    "Absurd, absurd, absurd," said one German diplomat. A French woman called him "yesterday’s man" over coffee on the East River. There is another way to put it, too : Bush was a laughing stock in the gray corridors of the UN.

    On est au moins sur que la “French woman” n’était pas MAM. 

  • permalien Ph. Arnaud :
    1er octobre @23h12   « »

    Le discours de Michèle Alliot-Marie sur le « terrorisme » est un discours de lutte des classes, transposé à l’échelle mondiale. Les « islamistes » s’y sont substitués aux gueux, aux errants, aux vagabonds, coupe-jarrets, tire-laine et traîne misère – multipliés en temps de crise – et qui épouvantaient le noble et le bourgeois, sous l’Ancien Régime – et même fort avant dans le XIXe siè-cle.

    Alors, c’est vrai, de temps à autre, il y avait des jacqueries : les gueux, poussés au désespoir, brûlaient quelques châteaux, empalaient les seigneurs, violaient les nobles dames. Ou ils se révoltaient et s’emparaient d’une capitale entière, comme lors des journées de juin 1848 ou de la Commune de Paris. Mais qu’étaient leurs incendies, qu’étaient leurs pillages, qu’étaient leurs meurtres et leurs viols (au maximum de quelques semaines) face aux décennies, aux siècles d’iniquités et de cruautés dont ils étaient victimes de la part des classes supérieures ?

    Les gueux, aujourd’hui, les gibiers de potence ne sont plus seulement (ils ne sont même plus essentiellement) dans les pays du centre mais dans ceux de la périphérie. Les classes dominantes du centre les taxent d’islamistes, de terroristes, mais le discours est le même. Les médias dominants font un raffut de tous les diables pour les 3000 morts du World Trade Center, mais ont une hébétude bovine face aux 500 000 morts de l’embargo sur l’Irak, des années 1991 à 2003….

  • permalien K. :
    2 octobre @01h19   « »

    Un projet de loi US (“Violent Radicalization and Homegrown Terrorism Prevention Act of 2007” - “Loi pour la prévention de la radicalisation violente et du développement du terrorisme domestique”) adopté au parlement en 2007 et encore (? -Keep in mind that sometimes the text of one bill is incorporated into another bill, and in those cases the original bill, as it would appear here, would seem to be abandoned) en cours d’évaluation au Sénat, « étendrait le champ d’application de la Loi sur la Sécurité Intérieure de 2002 en créant une commission nationale autorisée à étudier et identifier les individus et groupes dont les valeurs sociales, les implications politiques ou les croyances religieuses « pourraient » les mener à commettre des actes violents. »

    En langage clair cette loi vise à faire taire « les dissidents politiques et activistes sociaux US qui critiquent la politique étrangère de leur pays, les abus du monde des affaires ainsi que les pratiques menaçant la vie sur notre planète. »

  • permalien
    2 octobre @06h22   « »
    Michèle Alliot-Marie et la menace terroriste... les Suédois préfèrent la menace...
  • permalien Sébastien :
    2 octobre @10h19   « »

    Arnaud " Le discours de Michèle Alliot-Marie sur le « terrorisme » est un discours de lutte des classes, transposé à l’échelle mondiale. Les « islamistes » s’y sont substitués aux gueux, aux errants, aux vagabonds, coupe-jarrets, tire-laine et traîne misère – multipliés en temps de crise – et qui épouvantaient le noble et le bourgeois, sous l’Ancien Régime – et même fort avant dans le XIXe siè-cle."

    C’est pour cela que Ben Laden est miliardaire et que les djiadistes ne remétent pas en cause le capitalisme, le libéralisme et la loi de l’argent.

    Désolé mais Ben Laden et Al Quaïda sont de la même classe sociale que Sarkozy et Bush.

    On ne peut mêm pas dire que Ben Laden et ces amis aient quitté leur classe sociale comme l’avais jadis Marx et Lenine qui avaient des origines bourgeoises, voir noble pour Lénine.

    Les djiadistes ne rementent pas en cause la loi de l’argent roi, ils sont aussi capitalistes que Bush.

    Donc comparaison n’est pas raison et parler de discours de classe est hors-jeu.

  • permalien K. :
    2 octobre @10h19   « »

    Pourquoi les dites démocraties n’arrivent-elles pas à coopter tout les “terroristes” ? Elles ont bien réussi à le faire avec le Fatah de Abbas, les Sahwa irakiens, de plus en plus de groupes salafistes au Liban (“ne tirez-pas!” criait Geagea quand ses partisans voulaient s’en prendre à un groupe de salafistes qui saccageaient une église lors des manifestations sur les caricatures danoises, “ils sont des notres!”).

  • permalien Ph. Arnaud :
    2 octobre @14h02   « »

    @ Sébastien

    Vos remarques sur Ben Laden milliardaire ne sont pas pertinentes, et ce, à plusieurs titres.

    D’abord, au cours de l’histoire, les révoltes populaires ont toujours trouvé des chefs transfuges des classes supérieures pour les guider ou les encadrer (sous l’Ancien Régime des nobliaux ou des ecclésiastiques). Le cas a été particulièrement net pour la Révolution française : ce n’est pas parce que le duc d’Orléans, Philippe-Egalité, a commencé à comploter contre son cousin (ni que, 40 ans plus tard, son fils est devenu roi), ni qu’une partie de la noblesse et la grande bourgeoisie se sont, dans les débuts, ralliés à la Révolution, que ces concours ôtent à la Révolution son caractère égalitaire et social.

    Certes, la bourgeoisie a imposé, dès le début, ses vues (loi Le Chapelier, suffrage censitaire, biens nationaux acquis en majorité aux notables ruraux et urbains, etc.), certes, elle s’y est prise à deux fois pour étouffer la Révolution (une fois le 9-Thermidor, une fois le 18-Brumaire), mais même sous l’Empire, Napoléon n’a pu occulter le caractère égalitaire, démocratique et social du régime dont il avait dû sa fortune initiale. Et les Emigrés ne s’y sont pas trompés, non plus que la droite française, qui est restée très longtemps contre-révolutionnaire. Non plus que, de l’autre côté, la gauche et même l’extrême gauche françaises, pour lesquelles, à l’inverse, la Révolution reste l’événement fondateur.

    En effet, même si, au départ, les bourgeois n’envisageaient que des réformettes (sur le modèle anglais), simplement pour élargir la base des privilégiés, ils ont été dépassés par une lame de fond populaire, qui avait de tout autres aspirations. De même, le fait que Ben Laden serait milliardaire [ce qui, comme l’a montré le Diplo, repose largement sur des manipulations - http://www.monde-diplomatique.fr/20...] n’enlève rien au fait qu’Al Qaida recrute largement hors des milieux fortunés et que tous ceux qui combattent en Afghanistan, au Pakistan et en Irak ne sont pas tous, loin s’en faut, nés avec une cuillère d’argent dans la bouche…

    Enfin, je maintiens que le discours de MAM est bien, de son côté, un discours de classe : les opposants armés islamistes aux Occidentaux n’y sont pas vus à égalité, comme, en 1914, les Français voyaient les Allemands. Ils sont vus comme des rebelles, des hors la loi, à qui ne s’appliquent pas les conventions ordinaires (cf. Guantanamo, Abou Ghraib, les vols secrets de la CIA), et les opérations d’Afghanistan et d’Irak, plutôt que comme des opérations de guerre, sont vues comme des opérations de police contre des Cartouche, des Mandrin ou des Ravachol…

  • permalien rossman :
    2 octobre @14h33   « »

    Le dénommé K (?)devrait se contenter d’inonder le blog de liens autotéliques (sur le principe du buzz bien connu : citations sans fin de sources qui se citent les unes les autres) plutôt que de jouer les témoins oculaires de la manifestation anticaricatures organisée par les groupes sunnites les plus archaïques et télécommandée de Damas. Car c’est alors de la désinformation pure et simple.

    Je regrette également que ne soient guère commentés ici les récents événements qui ont ensanglanté la Syrie. Mais, j’avais oublié, ce sont sans doute les "néo-cons" sionistes qui ont assassiné Moughnié, Souleiman et planifié l’attentat de Damas. Le journal Techrine pourtant nous apporte comme toujours son passionnant éclairage que ne manqueront pas corroborer le Diplo, Seale et consorts.

    On imagine la tête de Bachar El Assad dans sa bibilothèque, buvant son thé avec Asma, lui qui protège le monde arabe des méfaits du "benladisme" et s’inquiète déjà de l’instabilité au Liban. Emouvante scène de la vie quotidienne d’un grand démocrate ami des libertés.

  • permalien
  • permalien Sébastien :
    2 octobre @16h49   « »

    Pardon Arnaud mais les nobles ralliées à la Révolution française voulaient abattre l’Ancien Régime, ils voulaient abattre le système établi.

    Or les djiadistes ne remettent pas en cause le système capitaliste, ni même l’argent roi.

    Et en terme de révolte populaire ils proposent de rétablir une sorte de califat regroupant tous les pays musulmans.

    Des réacs non dérangés par l’argent roi, ils sont de la même classe sociale que nos dirigeants.

    Ne confondez pas classes sociales et idéologie politico-religieuse. Or MAM parlait d’une idéologie, cele des djiadistes.

    Les djiadistes ressemblent au néo-concervateurs dans la mesure ou tous les ils estiment représenter le camps du bien et de Dieu contre le camps du mal et du diable.

    Dans votre logique de classe ou classez vous les populations occidentales ?

    Vous voulez opposer les peuples du nord, ( que vous devez considérer comme étant exploiteurs ), à ceux du sud ?

    Si c’est le cas vous contribuez encor plus au choc des civilisations, au même titre que Bush et Ben Laden.

    Au fait : Ben Laden pas millionnaire ?

    Le monde diplo n’est pas la Bible ou le Coran !

    Plus c’est gros plus c’est cru !

    A quand Sarkozy pointant à l’ANPE ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    2 octobre @17h41   « »

    @ Sébastien

    Encore une fois, vous n’avez entendu que ce que vous avez voulu et avez scotomisé le reste ! Les nobles ont eu, à l’égard de la Révolution, une attitude ambiguë et partagée.

    En premier lieu (et jusqu’à la Nuit du 4 août), ils ont eu, massivement, une attitude négative. Au lieu de se grouper tous derrière le roi, ils se sont contentés de ne pas le soutenir. C’est souvent cette abstention, au demeurant très temporaire, qui suffit à faire basculer un pouvoir : c’est l’abstention du RPR qui, en 1981, a fait élire Mitterrand. Ensuite, une partie des parlementaires (appartenant à la noblesse de robe), mais qui n’aspirait pas à d’autre chose qu’une révolution « à l’anglaise » s’est fort bien trouvée de l’irruption du peuple dans la révolte. Mais très vite, elle a pris peur de ce qui se mettait à cheminer avec elle… Et si une minorité de la noblesse s’est engagée dans la Révolution, au point de lui fournir ses cadres ou ses penseurs (Napoléon, Condorcet…), la plus grosse partie s’y est opposée.

    Les djihadistes sont loin d’épuiser toute l’opposition aux Occidentaux, qui peut revêtir diverses formes. Il y a quelques décennies, cette opposition s’est, pour partie, réfugiée dans les mouvements communistes : elle a été laminée tout à la fois par les régimes autoritaires musulmans, et les mouvements islamistes – sponsorisés par les Américains pour leur faire contrepoids, et évidemment par la chute de l’URSS. Quant aux nationalismes arabes, n’ayant plus derrière eux l’existence de l’URSS, et ne pouvant plus jouer un jeu de bascule, se sont presque tous couchés devant les Occidentaux. [Il est d’ailleurs révélateur que les Américains aient fait preuve d’un silence assourdissant à propos de l’inique procès de Tripoli, dès le moment où ils étaient assurés que Kadhafi viendrait leur manger dans la main…].

    Le seul canal d’opposition des musulmans aux prédations occidentales, aujourd’hui, passe par le djihad, parce que c’est le plus efficace. Mais le fait que les djihadistes ne remettent en cause ni l’argent ni l’ultralibéralisme ne signifie pas que le mouvement qu’ils ont enclenché (ou qui s’est reconnu en eux) s’y cantonnera.

    Les populations occidentales sont dans une double situation. Par exemple, les Américains de la classe moyenne (ou pauvre) qui ne trouvant pas de situation compte tenu du chômage s’engagent dans l’armée sont tout à la fois les instruments d’oppression des classes dominantes américaines envers les Irakiens ou les Afghans et aussi les victimes de ces mêmes classes en ce qu’elles meurent pour des intérêts qui ne sont pas les leurs. De même que, durant la colonisation, la classe ouvrière française a été tout à la fois victime de la classe possédante et objectivement exploiteuse des populations colonisées…

  • permalien K. :
    2 octobre @18h52   « »

    http://tokborni.blogspot.com/2008/0...

    "Alors que nous connaissions une période d’euphorie boursière, la pression coloniale et néocoloniale sur les pays producteurs de matières premières était phénoménale. Question idiote : avec la crise généralisée des économies occidentales, cette pression va-t-elle baisser, ou va-t-elle s’accentuer?"

  • permalien K. :
    2 octobre @19h13   « »
    Tentative de cooptation (partielle) d’une organisation "terroriste"

    « Hamas : l’autorité de la Muqata s’acharne à diviser le mouvement »

    ..la direction de l’Autorité Palestinienne à Ramallah [serait] en négociation avec le gouvernement israélien d’occupation pour une libération possible du dirigeant politique du Hamas, le Docteur Aziz Dwaik, président du Conseil Législatif Palestinien, qui est détenu dans les geôles israéliennes depuis plus de deux ans maintenant.

    Selon, les rapports médiatiques, la direction de l’Autorité Palestinienne à Ramallah veut préempter la nomination possible du député basé à Gaza, le docteur Ahmad Bahar, comme chef intérimaire de l’AP après que le mandat d’Abbas se termine le 9 janvier 2008.

  • permalien saintyves :
    2 octobre @20h12   « »

    Bonsoir

    On peut lire dans l’article de MAM

    « Le terrorisme est l’ennemi commun des démocraties. L’islamisme radical n’est certes pas le seul en cause, il demeure toutefois une priorité. »

    Il est navrant de constater que l’Islam en tant que religion est souvent incriminé dans tout sujet se rapportant au terrorisme, néanmoins des tentatives sont toujours entreprise par des acteurs officiels ou non comme en témoigne le récent billet d’A Gresh (mai 2008) Terrorisme, islam et communication consacré au terrorisme, l’article rapporté tend à fixer de nouvelles règles dans l’utilisation des mots.Cette nouvelle communication voudrait dissocier terrorisme, Al-Qaida et islam.

    Dans l’article de MAM le politiquement correct cede la place à une propagande tendancieuse, qui consiste à stigmatiser une religion, en l’occurrence l’Islam, et à l’opposer à des valeurs universelles, démocratie, droit de l’homme, droit de la femme etc.

    Ce discours vise sciemment à renforcer l’idée de « Clash des Civilisations » inventé par les neocon’s outre-atlantique, et propagé par des « petits » siocon’s comme Sarkozy, ce dernier dans son Allocution à l’occasion de la conférence des Ambassadeurs n’avait-il pas fixé les grande lignes de sa politique en désignant l’Islam et pas l’islamisme, comme premier défit : - Premier défi, sans doute l’un des plus importants : comment prévenir une confrontation entre l’Islam et l’Occident.

    A t-on le droit d’incriminer la religion de Bush dans les massacres de civils, enfant vieillards et femmes en Irak et en Aphganistan, ou encore la religion d’Olmert dans les recents massacres perpetrés au Liban et en Palestion ?

  • permalien Eric :
    3 octobre @11h29   « »

    à Arnaud

    mais alors que penser des groupes de gauche qui organisent grèves et protestations contre l’occupant en Irak ? J’ai beaucoup de mal à trouver des informations sur eux et je ne peux pas donner beaucoup plus de détails à part qu’ils existent....peut etre d’ailleurs en avez vous plus que moi ?

    Je suis toujours partagé quand j’entend un discours tel que le votre, car enfin est ce raisonnable de donner des ambitions progressistes à un mouvement qui prend entre autre ses racines dans des conceptions ultra réactionnaires de la société (c’est pour ça qu’ils étaient soutenus par les us du temps de la guerre froide, non ?). Est ce qu’il est légitime d’en parler comme de la théologie de la liberation sud américaine ?

    Est ce qu’il ne serait pas possible de comprendre plus sérieusement les divisions des résistants aux occupations quels qu’ils soient ?

  • permalien habsb :
    3 octobre @12h28   « »

    ERIC, PH.ARNAUD

    En plus des perplexites soulevees par Eric, je me demande :

    est-ce bien raisonnable justifier la violence la plus atroce (comme les bombes dans les ecoles) par n’importe quelle cause, progressiste ou pas, resistance a l’invasion ou pas ? Les culteurs d’histoire pourront me corriger, mais je n’ai pas souvenir d’ecoles dinamitees par les partisans francais en 1944, qui ne s’en prenaient qu’aux soldats germaniques.

  • permalien Sébastien :
    3 octobre @13h19   « »

    • Le 2 octobre à 16h49 j’ai dit « sur les djiadistes : « Et en terme de révolte populaire ils proposent de rétablir une sorte de califat regroupant tous les pays musulmans. »

    Les attentats djiadistes se produisent principalement dans des pays musulmans, comme le Pakistan, mais surtout visent des Gouvernement ou des populations musulmanes.

    New York en 2001, Madrid en 2004 et Londres en 2005 ne sont que la partie la plus médiatique des actes djiadistes. Ce sont de simples irakiens qui sont leurs principales victimes.

    Pourquoi leur dernier attentat présumé a eut lieu au Pakistan et non au USA ?

    Un responsable du parti communiste irakien m’a dit que les actes djiadistes facilitaient la dislocation de l’Etat et de la société irakienne, et les fait semble lui donner raison.

    Si les djiadistes faisaient de la lutte contre les occupation occidentale leur priorité pourquoi ont-il épargné le territoire israélien ?

    Les seul attentats djiadistes contre des israéliens ont eut lieu hors d’Israël : en Egypte et au Kenya.

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 octobre @13h50   « »

    @ Eric

    Je n’ai pas non plus d’informations sur les groupes de gauche qui luttent contre l’occupation étrangère en Irak. Evidemment, je souhaite ardemment qu’une résistance résolument de gauche et laïque prenne le pas sur la résistance islamiste (surtout si celle-ci professe des opinions ultralibérales).

    Je redis néanmoins ce que je ne cesse de dire depuis que je suis sur ce blog : il ne faut pas confondre le contraire et le contradictoire. Le contradictoire inclut le contraire mais ne s’y réduit pas. Le contraire du noir est le blanc ; le contradictoire du noir est le « non noir », c’est-à-dire le rouge, le vert, le bleu, le jaune, et l’infinie variété des couleurs… parmi lesquelles, le blanc ! C’est d’ailleurs une des ficelles de la droite que de confondre les deux : « si vous ne soutenez pas la politique de Sarkozy (ou celle de Bush), c’est que vous êtes pour Staline, pour Pol Pot, pour Kim Il Sung, pour Ben Laden, etc. ».

    Je suis contre l’actuelle politique américaine (intérieure et extérieure, sociale, économique, sociétale, géostratégique, militaire, environnementale), qui est une des pires qui puissent exister (pour les Américains et pour le reste du monde). Tout ce qui peut à la fois l’affaiblir – mais, surtout, la discréditer – et, en même temps, discréditer les milieux (économiques et intellectuels) qui la soutiennent ne peut être que bénéfique.

    Cela posé, c’est une règle presque générale que l’oppression ou la guerre civile suscitent, au sein du même camp, des haines presque plus vivaces que celles qui opposent ce camp à l’ennemi. Qu’on se souvienne des oppositions communistes/anarchistes durant la guerre d’Espagne, des divisions des Résistances à l’occupation dans tous les pays occupés, des divisions aux seins des résistances vietnamienne et algérienne lors de leurs luttes de décolonisation, etc. Enfin, ce qui commence une résistance n’est pas ce qui la termine. La résistance au roi, en 1789, a débouché, en 1799, sur un pouvoir unique et, en 1804, sur une monarchie. La résistance au tsar a commencé, en février 1917, par une révolution bourgeoise et s’est achevée, en octobre, de la façon qu’on connaît.

    De même, en Europe de l’Est, la résistance au régime communiste a souvent été le fait de l’Eglise catholique (notamment en Pologne). Est-ce pour autant à dire que les Polonais soient heureux de voir cette Eglise régenter leurs mœurs ou recouvrer ses anciennes propriétés ? L’Eglise catholique polonaise reconnaît d’ailleurs souffrir davantage de la société de consommation qu’elle ne souffrait de la dictature communiste (qui, elle, au moins, l’opprimait !).

  • permalien habsb :
    3 octobre @14h23   « »

    PH ARNAUD "il ne faut pas confondre le contraire et le contradictoire.... Je suis contre l’actuelle politique américaine ..Tout ce qui peut à la fois l’affaiblir ne peut être que bénéfique."

    Comment ne pas voir une contradiction atroce entre ces deux propos : Le contradictoire (le non-US) n’est pas necessairement ce qui affaiblit et attaque les US (son contraire, son ennemi declare). Cela peut etre parfaitement le non alignement indien ou bresilien. De surcroit les ennemis des US ne sont pas forcement benefiques par definition. Si Hitler (ou un equivalent) revenait et faisait guerre aux US, le trouveriez-vous benefique ? Moi aussi je critique plusieurs cotes de la politique US (l’interventionnisme militaire, le governance economique keynesienne, les fortes depenses sociales en assurance maladie..), mais je ne donne pas par consequent mon aval a des horreurs qui sont cent fois pire, comme le terrorisme inhumain de la Djhad, comme l’oppression liberticide du Kremlin, comme l’occupation maoiste du Tibet et ses executions capitales en quantite industrielle, comme le genocide oublie du Darfour, et on pourrait continuer ...

  • permalien Arthur Schopenhauer :
    3 octobre @14h58   « »

    Stratagème I, Stratagème III :

    Comment ne pas voir une contradiction atroce entre ces deux propos : Le contradictoire (le non-US) n’est pas necessairement ce qui affaiblit et attaque les US (son contraire, son ennemi declare).

    Stratagème XXIII, Stratagème IX, Stratagème VII, Stratagème XXIX :

    Si Hitler (ou un equivalent) revenait et faisait guerre aux US, le trouveriez-vous benefique ?

    Stratagème IV :

    Moi aussi je critique plusieurs cotes de la politique US

    Stratagème XVI :

    mais je ne donne pas par consequent mon aval a des horreurs qui sont cent fois pire,
  • permalien Eric :
    3 octobre @17h52   « »

    Cher Arthur ! La dialectique heuristique a encore frappé ! Tant mieux !

    à Arnaud, nous sommes d’accord.

  • permalien ciborg :
    4 octobre @17h30   « »

    il faut rappeller a madame la ministre que le terrorisme a servi les USA pour aller en afganistan et en irak et militariser les relations avec le continent africain. Normalement et si reellement il y avait une logique a toute cette histoire a dormir debout les premiers a se revolter contre ""les valeurs de libertés et de democraties"" dont vous incarnez ce qui reste c’est a dire les vestiges madame, ce serait d’abord les seoudiens !!!!!. Or ce que nous presente la realité actuelle dans les medias officiels , Bush tenant la main du roi d’arabie seoudite et marchants comme des amoureux ????? Madame la ministre avec Chirac vous auriez a repenser ce que vous dite .Mais depuis que le montage de l’airbus A 350 et parti au USA , desormais aucune declaration venant de vous ne nous etonera. En plus nous savons aussi que ce que vous dites vient des experts en terrorisme, en islamisme et enfin du monde arabe , la totale quoi ? experts en tout et bien evidemment il s’agit de Roland Jacquar, de Bahbouh et dAntoine Sfer....

  • permalien iskender kebab :
    5 octobre @08h49   « »

    Bonjour, Je vous écris ce message pour vous signaler l’existence d’un nouveau site

    www.islam-documents.org

    Plus de 15 000 documents sur la naissance de l’islam. Dans un but de dévoilement, scientifique et critique, et parfois moqueur. Il s’agit de la plus grosse ressource documentaire sur le sujet , au contenu souvent inédit et toujours authentique : les biographies de Muhammad (SIRA), extraits des chroniqueurs musulmans (Tabari...), recueils biographiques (Ibn Sad), versets coraniques, commentaires coraniques (TAFSIR), inscriptions arabes, codes juridiques.

    C’est une petite équipe d’universitaires qui s’en est chargé. Une nouvelle version est enfin disponible , revue et augmentée. Elle compte 2700 pages mars 2008. Nous ferons une version encore améliorée tous les ans. Elle comptera 3000 pages à la fin de l’année.

    Allez voir.

    Portez vous bien.

  • permalien Aloïs Alzheimer :
    5 octobre @09h42   « »

    Merci, iskender kebab,

    ... portez vous mieux.

  • permalien Aloïs Alzheimer :
    5 octobre @11h41   « »
    Michèle Alliot-Marie et >la menace terroriste

    DESINFOS.com, K, curtz, curtz, Lazarillo, curtz, AJM, curtz, et maintenant le Blog du Monde Diplomatique, grâce à iskender kebab vous invitent, plutôt que de perdre votre temps à lire le Coran, à lire ce que les officines islamophobes vous ont concocté au cas où votre blog emploierait l’expression "menace terroriste".

    Portez vous bien.

  • permalien
    8 octobre @14h33   « »
    Michèle Alliot-Marie et la menace terroriste
  • permalien Diouf :
    9 octobre @04h12   « »

    Paradoxalement, Michèle Alliot-Marie n’a pas montré cet aspect d’elle-même, partial, dogmatique, voire borné, quand elle était Ministre de la Défense, alors qu’elle a quand même dû gérer l’intervention de l’armée Française au Liban en 2006, donc en territoire musulman contrôlé par le Hezbollah.

    Je pense que c’est une très bonne technicienne et une bonne tacticienne à qui il faut éviter de demander d’avoir une théorie ou une stratégie sur un sujet, ce n’est pas son domaine. Elle a géré le décret sur l’utilisation du Taser comme une dame patronnesse qui, ayant pris ombrage de son recadrage à propos d’Edvige, aurait lavé son honneur en imposant un Taser à une clientèle policière convaincue d’avance.

    Concernant le terrorisme et les terroristes, elle ne devrait pas s’écarter d’un iota de l’avis du Quai d’Orsay - ce qu’elle faisait au Ministère de la Défense - et certainement pas reprendre à son compte les positions d’un gouvernement étranger, je pense que c’est tout à fait nuisible pour la France.

    Mais peut-être ne s’entend-elle pas très bien avec le Quai d’Orsay ? Qu’en dit Bernard Kouchner ?

  • permalien Diouf :
    9 octobre @04h56   « »

    Et puis tiens, c’est mon jour de bonté.

    Un peu de recul stratégique pour notre grande tacticienne nationale.

    Puisqu’il s’agit de défendre nos valeurs d’égalité, entre autre entre les hommes et les femmes, pourquoi ne pas engager un programme de féminisation de la police ? Et pour rester dans le ton Méhari (et non pas Mata-Hari) qui plaît tant en ce moment, pourquoi ne pas le faire en l’honneur de Malalai Kakar, récemment assassinée à Kandahar ?

    On sait bien que Michèle Alliot-Marie n’est pas féministe, mais elle doit savoir que prétendre défendre son pays contre des terroristes qui en veulent aux droits de femmes avec une police aussi peu féminisée que celle de la France, c’est cocasse.

    On ne parle pas des Contractuelles. On parle de policières, d’enquêtrices, de détectives, comme on en trouve beaucoup au Québec par exemple.

    Et pourquoi pas même des jeunes femmes issue de la "diversité", rompue à la vie en banlieue ?

  • permalien karima :
    23 octobre @10h59   « »

    MAM est diplômée d’études supérieures de droit privé, de sciences politiques et d’histoire du droit, elle est également docteur en droit et docteur en sciences politiques. Titulaire du CAPA (Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat), du Certificat de droit et d’économie des pays d’Afrique et d’une maîtrise d’ethnologie, Michèle Alliot-Marie est lauréate de la faculté de droit et de sciences économiques de Paris (http://fr.wikipedia.org/wiki/Mich%C3%A8le_Alliot-Marie). Ignore-t-elle vraiment que « la présence massive de troupes occidentales en Irak, en Afghanistan, au Liban, sans parler des bases et des conseillers militaires ou de sécurité. C’est cet interventionnisme, sans précédent depuis la fin de l’époque coloniale, qui a contribué à créer cet arc de crise et cette internationale de la résistance » ?!!

  • permalien momo :
    6 novembre @18h19   «

    MAM joue sur du velours. Depuis les années 1980, l’islam et les musulmans sont devenus des cibles permanentes dans le débat politique français, sans aucune limite... il suffit de dire voile, arabes, banlieues, pour que les délires xénophobes et racistes se déchaînent, parfois derrière l’apparence du progressisme de bon aloi (cf l’épisode NPNS).

    La gauche est loin d’être innocente sur le sujet, au nom d’un républicanisme bien hypocrite. Les minorités doivent toujours plus se franciser, sans qu’aucune action concrète ne soit faite contre les discriminations massives. Même la pseudo-discrimination positive de Sarkozy paraît être un progrès à côté !

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