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Lettre de Saint-Jean-d’Acre

Juifs et Arabes, une cohabitation saccagée

vendredi 17 octobre 2008, par Joseph Algazy

D’ordinaire, la semaine de la fête juive des Tabernacles (Soukot) constitue un événement dans la ville mixte – judéo-arabe – de Saint-Jean-d’Acre, dite ici Acco : pleine à craquer, elle accueille des visiteurs venus de tous les coins du pays, attirés par la beauté des lieux, les anciennes murailles de son fort, le dédale des étroites ruelles de la vieille ville, le souk avec ses boutiques et ses étalages débordant de poissons, de légumes, de fruits et de friandises orientales, le petit port de pêche, les églises et les mosquées, le festival de théâtre annuel, les commerçants charmeurs…

Rien de tel cette année. La ville semble triste et inquiète. Et pour cause : elle sort de graves troubles intercommunautaires, qui ont éclaté la nuit de Kippour, le jour du grand Pardon (8 octobre) et ont duré trois jours. Tout a commencé lorsque Toufiq el-Jdamal, un citoyen arabe accompagné de son fils, a décidé, vers minuit, de ramener en voiture à la maison sa fille, qui se trouvait chez des proches dans le quartier populaire à l’Est de la ville où vivent Juifs et Arabes de catégories modestes.

Il faut savoir que, depuis des années, une coutume sinistre s’est imposée dans le pays : tout véhicule, ambulance comprise, circulant le jour de Kippour risque d’être attaqué à coups de pierres. Chauffeur, médecin, infirmier, malade, chacun peut en être victime. C’est exactement ce qui s’est produit le 8 octobre : une foule excitée a attaqué le chauffeur et son fils, qui ont échappé au lynchage par miracle - un Juif chargé de surveiller une maison en construction a caché le père, des agents de police ont réussi à faire fuir le fils.

L’affaire ne s’est pas arrêtée là. Trois jours durant, des maisons arabes du quartier ont été saccagées, et leurs habitants attaqués. Seize familles arabes ont dû fuir : elles ont trouvé refuge dans un hôtel, dans des monastères de l’ancienne ville et chez des proches. Certaines de leurs demeures ont été pillées, et l’une d’elles incendiée. Des voitures ont été détruites. Plus tard, des femmes et des enfants qui tentaient de repasser chez eux pour récupérer des vêtements ont été molestés.

A l’annonce de l’attaque de la première nuit, et sur la foi d’une rumeur parlant (à tort) d’un mort, de jeunes Arabes sont accourus sur les lieux. Ils se sont livrés à des violences qui n’ont toutefois pas fait de blessés graves. Certains ont assouvi leur colère et se sont vengés en fracassant des vitrines de magasins juifs du centre-ville.

On a reproché aux forces de l’ordre d’avoir laissé faire les émeutiers au début des troubles. Rien de surprenant : la police et l’armée ont tendance à ne pas intervenir quand des Arabes sont attaqués. Courante en Israël même, cette pratique l’est a fortiori dans les territoires palestiniens occupés lorsque des colons attaquent des Palestiniens.

Police et médias ont répliqué en accusant Toufiq el-Jdamal d’avoir mis le feu aux poudres. Ses propos à la séance de la commission des affaires internes du Parlement, la Knesset, lui ont pourtant valu la considération des Juifs comme des Arabes. « Si je suis vraiment la cause des troubles à Saint-Jean-d’Acre, a-t-il déclaré, je suis prêt, afin de calmer les esprits, à ce qu’on me coupe la gorge. » Devant la mobilisation des députés d’extrême droite, la police l’a arrêté et a monté de toutes pièces un dossier contre lui : elle avait trouvé un bouc émissaire. Avec lui, elle a raflé aussi quarante personnes, Juifs et Arabes, suspectes d’avoir participé aux émeutes.

« Une ligne de démarcation virtuelle »

Plusieurs responsables de la communauté arabe se sont alors réunis et ont lancé un appel à la population juive de la ville. Ils ont rappelé que, depuis toujours, les citoyens arabes respectent les sentiments religieux de leurs compatriotes juifs. C’est pourquoi ils ont critiqué le chauffeur qui avait conduit sa voiture au cours de la nuit de Kippour. Ils ont condamné les jeunes Arabes qui ont causé des dégâts en ville, mais aussi les attaques contre des habitants arabes innocents, les vexations qui leur ont été infligées et la destruction de leurs biens. Dans leur texte, ils se sont toutefois abstenus d’utiliser le terme « pogrom », employé par certains, afin de ne pas verser d’huile sur le feu.

Lorsque je suis arrivé à Saint-Jean-d’Acre, le 15 octobre, il y avait très peu de voyageurs dans le train. A la sortie de la gare, les chauffeurs de taxi arabes s’inquiétaient de cette pénurie de clients. Certains criaient : « Soyez les bienvenus, vous allez apporter avec vous la paix ! » Celui qui me conduisait au « square du canon », où des jeunes du mouvement de jeunesse Hashomer Hatzaïr avaient érigé une « tente de l’amitié » (le Parti communiste, lui aussi, en a monté une), m’a confié : « Le drame de Kippour a tracé ici une ligne de démarcation virtuelle, qui sépare désormais les deux parties de la ville. Si tu vas dans les quartiers de l’Est, tu ne rencontreras pas un seul Arabe. Et si tu te balades dans la vieille ville, c’est à peine si tu verras des Juifs. D’habitude, durant les jours de la fête de Soukot, plein de Juifs visitent l’ancienne cité. Cette année, nous tous payons cher les troubles qui ont sévi ici. Et la décision de la mairie d’annuler le festival annuel de théâtre a aggravé notre situation. Ne t’étonne pas de rencontrer beaucoup de policiers. Malheureusement, ceux-ci sont intervenus trop tard. »

Saint-Jean-d’Acre compte 52 000 habitants. C’est une ville pauvre. A en croire les statistiques officielles, 8 % de la population active souffre du chômage. Et le revenu moyen par habitant est inférieur de 16 % à la moyenne nationale (il faut dire que près de la moitié des salariés atteignent à peine le salaire minimum). L’extrême droite juive canalise d’une manière démagogique le mécontentement et la frustration des couches juives démunies vers la haine et la violence contre les Arabes. Désormais fréquent, le slogan « Mort aux Arabes ! » a souvent retenti durant les émeutes de Saint-Jean-d’Acre – même la télévision s’en est faite l’écho.

La situation des 28 % d’habitants arabes est pire encore, en particulier pour ceux qui habitent la vieille ville, où sévissent misère, détresse et insalubrité. Plusieurs familles vivent (si cela s’appelle vivre) dans des maisons qui menacent de s’effondrer. Connaissant depuis longtemps les conditions de vie des habitants de l’ancienne ville, je peux témoigner qu’elles n’ont cessé d’empirer.

Si les responsables arabes ont tenté de calmer le jeu, cela n’a pas toujours été le cas du côté juif extrémiste. Les médias et Internet ont relayé des appels exhortant au boycottage des commerçants arabes. L’extrême droite, à l’approche des élections municipales prévues le 11 novembre, a exigé et obtenu du maire, Shimon Lankri, l’annulation du festival annuel de théâtre. Plusieurs personnalités juives et arabes ont d’ailleurs condamné cette décision, et des artistes, refusant de s’y plier, ont organisé des activités artistiques alternatives.

« Acco, c’est Eretz-Israël dans dix ans »

Les troubles de Saint-Jean-d’Acre ne représentent pas, hélas, un phénomène isolé. Le risque est grand qu’ils se reproduisent, ici mais aussi dans d’autres villes mixtes à forte minorité arabe, comme Jaffa, Lod et Ramleh. Certains ne se cachent pas de vouloir en provoquer. C’est ainsi que le site d’Arouts 7 (Chaîne 7), l’un des médias les plus virulents de l’extrême droite juive en Israël, citait le 11 octobre Yossef Stern, le rabbin de la yeshiva (école religieuse) du quartier Est où les violences ont éclaté.

« J’ai réuni la yeshiva, racontait-il. Nous sommes sortis dans les rues. Nous avons fait descendre les gens dans les rues, bien qu’il se soit agi du jour de Kippour et qu’on jeûne, car il fallait renforcer le peuple d’Israël et élever son moral. Acco est un lieu d’épreuve. Acco, c’est Eretz-Israël dans dix ans. Ce qui se passe à Acco aujourd’hui, c’est ce qui se passera alors en Israël. Nous sommes le front qui fait honneur à l’Etat. La coexistence n’est qu’un slogan : Acco est comme d’autres villes en Israël, il faut sauvegarder son identité juive. Nous sommes ici pour sauvegarder l’identité juive. Dans le quartier, des maisons étaient mises en vente. La situation suivante se présentait : soit des Arabes achetaient ces maisons, soit des étudiants de la yeshiva les achetaient. Grâce à Dieu, récemment, trente familles des nôtres sont venues habiter ici. Aujourd’hui, nous construisons une nouvelle grande yeshiva et aussi un quartier destiné à des militaires de carrière. »

Le but déclaré de cette yeshiva, créée en 2003, c’est donc bien de « judaïser » Saint-Jean-d’Acre. Ce faisant, les extrémistes juifs omettent, de fait, l’histoire de ces quartiers Est. Jusqu’en 1948, les terres sur lesquelles ces derniers furent bâtis dans les années 1950 appartenaient à un village palestinien nommé Al-Manshiyé, appelé aussi Manshiyet-Acca. Depuis la Nakba de 1948, cette bourgade a disparu et ses habitants ont trouvé refuge à Saint-Jean-d’Acre, dans certains villages voisins et, pour beaucoup d’entre eux, au Liban. Les descendants d’anciennes familles d’Al-Manshiyé possèdent même des documents prouvant que leurs terres étaient enregistrées au cadastre. C’est dire si les troubles ont ravivé chez les Arabes de la ville de douloureux souvenirs d’un passé pas si lointain.

Joseph Algazy est journaliste à Tel-Aviv.

35 commentaires sur « Juifs et Arabes, une cohabitation saccagée »

  • permalien
    17 octobre 2008 @19h36   »

    Acca et non pas Saint Jean d’Acre (du temps des croisés) et encore moins Acco ! cet entêtement à ne pas appeler cette ville par son nom Arabo-Palestinien en dit long sur les sentiments portés à l’égard des palestiniens de cette ville !

  • permalien philippe :
    17 octobre 2008 @20h08   « »

    ajoutons que beaucoup de colon de Ghaza se sont installes a Acca depuis leur ejection en 2005 et que ce sont eux qui manipulent les jeunes juifs paumes vers ce qu’ils sont devenu...

  • permalien Maxime :
    17 octobre 2008 @21h05   « »

    Loin d’être un sioniste convaincu, s’engager politiquement (dans un article) ne signifie pas galvauder la vérité.
    "Une sinistre pratique s’est instaurée" "foule excitée" "infirmier malade femmes et enfants" je devrais peut être verser une larme pour ces arguments démagogiques. Vous croyez qu’ils ont que ça à foutre les juifs !
    Je ne suis pas Juif mais qu’on arrête de dire n’importe quoi constamment ! Il y a sûrement des extrémistes côté juif et côté arabes mais la façon dont l’information est traitée dans ce brûlot se résume après plusieurs lectures à de la désinformation.
    Qu’on arrête avec ce manichéisme stupide, il n’y a pas de bons et de méchants, il y a conflits d’intérêts que la politique se doit d’aménager en "coexistence pacifique".
    La problématique de cette région n’est pas militaire ou idéologique ou religieuse, elle est POLITIQUE.
    Stephan Zweig disait à juste titre : "Quand les drapeaux sont déployés, l’intelligence est dans la trompette."

  • permalien
    17 octobre 2008 @21h13   « »

    Le but déclaré de cette yeshiva, créée en 2003, c’est donc bien de « judaïser » Saint-Jean-d’Acre

    Il n’y a pas de religion qui autorise de tels comportements.

    Ce que vous décrivez, ce n ’est pas un conflit entre des juifs et arabes, mais un conflit qui oppose des colons d’une part et des musulmans, des juifs, des chrétiens et des athées d’autre part.

    Les propos en forme de prophéties de Yossef Stern, confirme le peu de respect qu’il a de la religion juive.

  • permalien K. :
    17 octobre 2008 @22h53   « »

    Il y a sûrement des extrémistes côté juif et côté arabes

    L’extrémisme de rapaces fanatisés, armés jusqu’aux dents et protégés par des militaires, mis sur un pied d’égalité avec l’extrémisme de ceux que l’on écrase, pille, massacre depuis des décennies, ça c’est de l’approche équilibrée !

    La problématique de cette région n’est pas militaire ou idéologique ou religieuse, elle est POLITIQUE

    La “problématique” est celle de la politique de la force. Quant au politique lui-même, il y a belle lurette qu’il a été ratatiné par les postérieurs des sionistes.

    Qu’on arrête avec cette fumisterie pitoyable.

  • permalien K. :
    17 octobre 2008 @23h41   « »

    Colonial Zionism. Par Zeev Sternhell

  • permalien Maxime :
    17 octobre 2008 @23h52   « »

    Je n’ai pas envie de rentrer dans cette logique binaire que je dénonçais juste avant.
    A mon avis, puisque je m’exprime en mon nom et quand bien même je pense qu’il s ‘agit d’une Vérité, je m’abstiens de proférer des jugements de valeurs, la dénonciation d’un camp ou de l’autre n’est pas la solution.

    Refusant de devenir « l’avocat du diable », je me contenterais d’apporter des contres arguments à ce que tu avances pour mieux te montrer ô combien les choses sont complexes et que toi comme moi ne pouvons choisir un camp, une logique, une réponse toute faite.

    Concernant ces fameux « rapaces » armés jusqu’aux dents je te rappellerai simplement que le rapport de force en 1948,1967 et 1973 n’était pas forcément en faveur des israéliens…Si la situation est différente aujourd’hui il ne faut pas éluder certains pans de l’histoire pour servir son idéologie, dans ce cas précis ça ouvre la voie à des idéologies de type fascisante.
    Par ailleurs, penses-tu que le nombre de morts détermine le Bon du Mauvais ? Serais-tu, si le rapport était inverse, un ardant défenseur de la colonisation sauvage de la Cisjordanie et de la construction d’un mur empiétant des kilomètres carrés de territoire palestinien et par la même occasion des lignes entières de droit international ? Permets-moi d’en douter…
    Sans snobisme de ma part Giraudoux disait : « toutes les guerres sont des guerres civiles puisque à chaque fois un homme en tue un autre ». Tout ça pour te dire qu’il est vraiment délicat de hiérarchiser les souffrances, et totalement inutiles de vouloir le faire.

    Je suis d’accord avec toi pour reconnaître que la négociation politique à traverser des hauts et des bas. Cependant, condamner cette voie serait condamner la paix par la même occasion.
    Les violences doivent stopper, mais comment veux-tu les stopper sans l’appui de la politique, de la diplomatie et de la négociation avec les représentants des deux parties ?
    Par les armes, il me semble qu’en 60 ans nous n’avons pas beaucoup avancé…

  • permalien Maxime :
    17 octobre 2008 @23h55   « »

    Je suis content que tu cites Zeev Sternhell, c’est l’un de mes historiens préférés et ses analyses sont pénétrantes, concernant en autre la naissance du fascisme en France.

    Nous sommes faits pour nous entendre !

  • permalien Lou :
    18 octobre 2008 @00h23   « »

    How I became a target for Israel’s ’Jewish terrorists’

    Peace campaigner attacked with a pipe bomb tells Donald Macintyre why right-wing extremism should be feared

    Thursday, 2 October 2008

    Zeev Sternhell is careful about his choice of words when he unhesitatingly calls the pipe bomb which exploded outside his front door last week "an act of Jewish terrorism."

    traduction en français

  • permalien Daniel :
    18 octobre 2008 @11h41   « »

    La situation des Palestiniens d’Israël :

    - Octobre : bon moment pour un examen de conscience (ACRI)
    - Emeutes à Acre : bienvenue dans une petite Bosnie en gestation - Gideon Lévy, Ha’aretz
    - Entre Acre et les rives du Jourdain - Akiva Eldar, Ha’aretz
    - L’égalité de droits avant la coexistence - Abir Kobty, Walla

    http://www.protection-palestine.org...

  • permalien K. :
    18 octobre 2008 @12h32   « »

    je m’abstiens de proférer des jugements de valeurs

    Vous en proférez à tire larigot pourtant, sans compter les contre-vérités :

    le rapport de force en 1948,1967 et 1973 n’était pas forcément en faveur des israéliens…

    Ce n’est pas ce qui est dit ici.

    la négociation politique a traversé des hauts et des bas

    Ce que vous appelez avoir le sens de l’objectivité, c’est tout simplement le sens de l’euphémisme.

    Les violences doivent stopper, mais comment veux-tu les stopper sans l’appui de la politique, de la diplomatie et de la négociation avec les représentants des deux parties ?

    Politique ? Dayan : « la question n’est pas “quelle est la solution ?” mais comment faire pour rester sans solution ? »

    négociation ? ce no man’s land entre parler et agir s’appelle “négociation” ?

    Le ministre de la guerre de la tsarine Catherine II ferait-il partie de vos ascendants par hasard ?

  • permalien jean-christophe :
    18 octobre 2008 @13h03   « »

    Juste une observation. Pourquoi accoler une distinction linguistique (arabe) et religieuse (juif) ?

  • permalien
    18 octobre 2008 @14h00   « »

    Avant toute chose merci pour l’information, elle se fait rare.

    pour réagir a l’article je suis tout simplement scandalisé par de tels faits. J’étais loin d’imaginer que de pareils choses se produisent en ce moment même sur ces terres.

  • permalien chamil :
    18 octobre 2008 @14h50   « »

    Les torts sont partagés : les extrémistes de la communauté juive n’ont pas besoin de grand chose pour aller casser de l’arabe israélien- sans parler du palestinien- le tout avec la complicité bien comprise des forces de l’ordre de la "démocratie israélienne" dont on nous rebat les oreilles.

    Les extrémistes de la communauté arabe en répondant de manière aveugle ont mené une action criminelle et idiote qui a fait la joie de l’extrême droite israélienne. Heureusement que les arabes israéliens dans leur grande majorité sont plus intelligents que ces casseurs.

    En tout cas, en Israël comme ailleurs, la politique néolibérale consiste à diviser les pauvres entre eux sur une base ethno-religieuse pour sauver la société inégalitaire. Tant que les juifs pauvres iront casser la figure aux arabes aussi démunis qu’eux et réciproquement, les profiteurs de la société israélienne pourront continuer à faire la fête dans les beaux quartiers de Tel Aviv tranquillement.

  • permalien Marc Baudet, un Québécois :
    18 octobre 2008 @15h24   « »

    Je trouve triste que des hommes, qu’ils soient arabes ou juifs, ne puissent pas vivre ensemble. Et tout cela au nom d’une religion qui est le fait d’illuminés passés... Nous sommes en 2008 !

    A bas les religions ! Place à l’humanisme ! Nous sommes tous issus de la Terre et nous retournons tous à la Terre ! Les éléments dont nous sommes formés finissent toujours par s’entremêler dans la nature. Personne n’est au-dessus des loins immuables de la vie !

    "Frères Humains qui après nous vivez..." regardez la vie comme elle est belle et fragile ! Cessez de détruire ce qui est beau et aimez votre frère... qu’il soit arabe, juif, chrétien ou autre...

  • permalien
    18 octobre 2008 @15h31   « »

    "Arabe" n’est pas seulement une catégorie lingüsitique. Désigne aussi peuple, nation, culture.
    "juif" ou "Juif" désigne quant à lui à la fois : religion, culture, langue (les langues juives, judéo-espagnole, yiddish, hébreu, etc.), nation, État, etc.).

  • permalien Lou :
  • permalien K. :
    18 octobre 2008 @17h49   « »

    Linda Gradstein du WAPO ou l’exemple du journaliste qui “““refuse””” de “prendre partie” :

    La rage des colons de Cisjordanie s’accroit.”

    La rage des colons..., mais aussi leurs “frustrations”, leur “profonde anxiété”.

    Avi Ben Yakov, nous apprend la chevronnée journaliste qui refuse la “logique binaire”, est un de ces colons mais, avant tout “il aime jouer avec ses jeunes enfants.”

    Incidemment, on apprend que, lorsqu’il ne joue pas avec ses enfants, Avi Ben Yakov est partisan du nettoyage ethnique et pourrait s’adonner à la ratonnade :

    "We don’t want them here. Expelling them is the solution."

    « Ben Yakov would not say if he had been personally involved in a series of recent attacks on the nearby Palestinian village of Asira Al-Qibiliyya. But he said the violence was justified by the Israeli army’s failure to protect the lives and property of West Bank settlers. »

  • permalien Féko :
    19 octobre 2008 @22h18   « »

    La création d’un Etat palestinien est peu probable, vu l’absence de progrès dans le processus de paix et l’extension des colonies juives, a constaté vendredi le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa.

    "Les discours la paix deviennent un jeu, et l’État palestinien un mirage", a déclaré Amr Moussa dans une interview publiée dans le quotidien saoudien Al-Chark Al-Awsat.

    Selon Amr Moussa, malgré tous les efforts déployés, le processus de paix piétine, alors que le retraçage des frontières et le délogement de Palestiniens excluent la proclamation d’un État palestinien. "Si des colonies sont en formation dans les territoires palestiniens, où sera l’État palestinien", s’est-il interrogé.

    Le secrétaire général de la Ligue arabe a évoqué l’idée d’un État commun où Israéliens et Palestiniens bénéficieraient des mêmes droits, sans pour autant renoncer à l’initiative d’un État palestinien indépendant vivant en paix avec Israël.

    "La Ligue arabe maintient cette proposition, mais si aucun Etat n’est proclamé et les colonies ne disparaissent pas, il faudra réviser cette approche", a résumé Amr Moussa.

  • permalien
    20 octobre 2008 @08h14   « »

    ce qu’il faut c’est un seul état, avec des juif et des palestiniens qui s’entende et qui gouvernes ensenble, mais pour ça il faut que les juif modéré arréte de soutenir les sionistes qui ont instaler cette appartéde depuis 60 ans.

  • permalien léa :
    20 octobre 2008 @13h50   « »

    Ce n’est pas la première fois qu’il y a des émeutes à Acre. En 2000, il y en a eu après la mort d’une dizaine d’arabes israéliens de Nazareth par la police israélienne.

    Shimon Peres a dit : " Nous avons plusieurs religions mais une seule loi". OK mais la loi et la police sont juives dont il ne peut y avoir d’objectivité. Officielement tout est juif sauf les gens.

    D’après mes informations, au moins une quarantaine de famille juive orthodoxe se serait installée à Acre ces dernières années venant principalement de Cisjordanie et quelques unes de Gaza. La proportion des juifs de la ville est passé de 55 % environ à 60 %. L’idéologie de ces gens est clairement politique : coloniser la Galilée à 60 % arabe. Comme les juifs d’Hébron, tout est bon pour chasser les arabes : boycot, humiliations, insultes etc...

    La réponse aux provocations devrait être le silence malheureusement les arabes israéliens eux aussi radicalisés répondent par la même violence stupide.

  • permalien
    20 octobre 2008 @19h47   « »

    La police israélienne arrête des Juifs soupçonnés de violences contre des Arabes

    Une semaine après des heurts entre Juifs et Arabes à Saint-Jean-d’Acre, la police a arrêté dix Juifs soupçonnés de violences contre des Arabes à Jérusalem et Tel-Aviv. Selon le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld, six personnes ont été arrêtées, "quatre mineurs et deux adultes, soupçonnés d’avoir lancé des cocktails Molotov contre des maisons arabes le 15 octobre ayant provoqué trois incendies" à Tel-Aviv. "Outre les dégâts matériels, aucune victime n’est à déplorer", a précisé le porte-parole de la police.
  • permalien
    20 octobre 2008 @22h17   « »

    pour les Palestiniens cette ville s’appelle Acca je vous dit !
    pourquoi vous obstinez-vous à l’appeler Acre ou Acco ?
    certains refusent aux Palestiniens leur terre et d’autres à Acca son nom !

  • permalien
    21 octobre 2008 @23h35   « »

    « Le harcèlement des colons israéliens plonge les Palestiniens du centre d’Hébron dans la pauvreté » Par Michel Bôle-Richard :

    Couvre-feu, restrictions de circulation, fermetures des commerces ont transformé le coeur d’Hébron en une ville fantôme, selon le titre d’une étude de l’organisation de défense des droits de l’homme B’Tselem qui, en mai 2007, a établi que 58 % des appartements sont inhabités en raison des difficultés à vivre dans un état de siège permanent, et que 77 % des commerces (1 829 au total) ont été fermés sur ordre de l’armée.

    Après huit années pendant lesquelles la situation n’a cessé de se dégrader, le constat est aujourd’hui alarmant pour le CICR. A la suite d’une enquête réalisée en juin auprès de 1 038 familles dans la zone H2, soit 6 000 à 7 000 personnes, il ressort que 86,7 % d’entre elles vivent au-dessous du seuil de pauvreté (388 shekels, soit près de 78 euros par mois par personne, selon les critères de la Banque mondiale), et 71,1 % sous le seuil d’extrême pauvreté (60 euros par mois). Seulement 14 % des personnes interrogées ont un travail et 73 % sont employées au jour le jour. 23 % des hommes n’avaient pas pu travailler au cours des trois derniers mois.

  • permalien Antidogmacombat :
    22 octobre 2008 @11h41   « »

    Religion = Piège à con.
    "C est purement politique, les politiciens sont tous les chiens chiens des sionistes", ça fait 2000 piges que vous nous bassinez avec vos dieux, et vos terres sacrées, avant les sionistes c était qui alors ? Et surtout ce sera qui après ?
    Allah, Yave ou Dieu, le dogme vous tuera tous, avec ou sans
    territoire.

  • permalien Karim B :
    23 octobre 2008 @03h25   « »
    @antidogmacombat

    Bonjour.

    Je crois que le temps est venu pour certain de faire un petit retour sur leur propres dogmes.

    Les croisades athées, paraissent souvent que reflet de la recherche déserpérée d’un schéma explicatif unicausale, partagent avec de nombreuses entreprises religieuses militantes cet esprit prosélyte bornée et étroit.

    Rappelez-vous Nietsche et l’ombre du dieu mort...

    Il y a maintenant très longtemps que la thèse de la disparation de la religion comme solution miracle aux problèmes de l’humanité a été écartée comme paradigme scientifique pertinent en sciences sociales.

    Et l’athéisme politisé a relevé à plus d’une fois son potentiel oppressif et destructeur au cours des dernières décennies.

    Le plus récent exemple se trouvant dans les théories politiques des Néoconservateurs (Voir entre autres : SHADIA B. DRURY Leo Strauss and the American Right. Palgrave Macmillan : London, 1999) et et de leur thèse de l’utilité politique de la religion manipulée par une élite athée et ou agnostique éclairée.

    Vous me dites : "Mais non !, c’est pas vraie. C’est pas ça le vrai athéisme qui libère, etc."

    Je vous répond : "On continue d’entendre les mêmes choses du côté des Chrétiens, Musulmans, Communistes, libéraux etc.*"

    L’athéisme ne garantit en rien un comportement plus humaniste, une plus grande droiture morale ou un esprit plus vivificateur de la part d’un projet ou un leader politique.

    Il est plus facile de croire qu’il suffirait d’éliminer les "religions" pour débloquer la situation sur Terre que de se forcer à multiplier les variables et cesser de croire au solution miracle qui dispense de réfléchir.

    Les religions nous ont civilisés avant qu’adviennent les pensées moderne post-modernes.

    Les religions ont toujours existées et font intrinsèquement partie des problèmes et des solutions.

    Le recul de la place des grandes religions constituées, institutionalisée et à vocation universelle dans l’ère de la civilisation européenne a créée un vide et des mutations parmi lesquels la pensée athée a jouée un rôle actif depuis plusieurs siècles maintenant.

    Mais rien dans son bilan ne peut nous laisser conclure tel que suite à une expérience empirique concluente, l’élimination de la religion de la vie humaine rendra la vie sur Terre meilleure.

    Je peux établir qu’une molécule d’hydrogène et deux molécules d’oxygène font de l’eau et que si je les sépare et les réassemble, je crée de l’énergie.

    Je ne peux pas retirer la religion du corps sociale et produire la société de paix et de bonheur rêvée et idéale.

    Un tel voeux n’aide ni à comprendre ni à régler les choses.

    Il fait aussi du bien à l’égo par le sentiment de satisfaction que la croyance d’être allumée contrairement à la majorité croyante attardée procure.

  • permalien Karim B :
    23 octobre 2008 @03h37   « »

    Je peux CROIRE que l’émergence d’une société ou plus personne ne porte foi en aucune religion mènera directement à l’émergence du bonheur parmi les humains sinon du moins qu’il nous rapprochera du Paradis terrestre promis par les idéologies laiques...

    mais seulement y croire jamais le postuler étant comme une vérité empiriquement vérifiable.

    Pour pousser le propos je pourrait aussi ajouter que le bilan de l’athéisme n’est pas uniquement négatif, au contraire.

    Et que l’athéisme a et peut certainement continuer a aidé à faire réflechir...

    ...tout comme il peut bloquer la réflexion.

    Enfin et à la lumière de ce qui procède, comment pourrait-on continuer, avec les positivistes, à imputer les maux de l’humanité aux seules religions et toutes ses avancées et tout ce qui fait la vie agréable à une pensée qui se serait "libérer de Dieu".

    Une lecture de l’histoire faite avec un effort d’introspection critique (pour évacuer les oeillères politiques et idéologiques qui peuvent, tout comme la religion parfois, limiter la compréhension) et un recul pertinents dans le temps indiquent qu’une telle position n’est nullement tenable.

    Les problèmes politique au Moyen-Orient ou ailleurs dans le monde n’ont nul besoin d’être réduit à leur composante religieuse.

    C’est une grave illusion.

    Bien à vous.


    *Je mentionne les grandes idéologies en raison de leur pouvoir d’évocation et d’inspiration. La production de discours normateurs sur les relations sociales constitue en effet un point en commun avec les religions : ce sont tous des systèmes d’explication du monde.

  • permalien Crois sans foi :
    24 octobre 2008 @14h59   « »

    @Karim B, si j’ai un problème de robinet, j’appelle le plombier, pas le prêtre. Si j’ai un problème spirituel j’appelle le prêtre pas le plombier.

    Antidogmacombat, pense que le problème est politique, vous lui proposez le prêtre, pourquoi pas le plombier ?

  • permalien K. :
    25 octobre 2008 @11h58   « »

    Délire, délire.

    Les troupes de Abbas se renforcent à Hébron pour s’opposer à tout Palestinien qui n’acceptera pas silencieusement de se laisser molester par les colons israéliens juifs.

    C’est fermement et fièrement annoncé par Samih Seifi, le “chef de la sécurité palestinienne à Hébron” :

    « Je vais mater les militants et les crimonels »

    “The Palestinian forces will not patrol the Israeli-controlled sector” nous dit négligemment le correspondant de Associated Press.

  • permalien K. :
    27 octobre 2008 @19h40   « »

    « Vêtus de vêtements civils ou revêtus d’uniformes en bleu, noir, vert et kaki, ils ont forcé les portes des Palestiniens recherchés, et fouillé leur domicile. Les forces de sécurité ont dit qu’ils ont encerclé environ 50 hommes au cours de la nuit du raid, dont environ une douzaine de loyalistes du Hamas. »

    Il ne s’agit pas des “forces de sécurité” israéliennes, mais de leurs collabos palestiniens opérant à Hébron, les hommes de Abbas :

    « Le raid de lundi a été l’étape la plus récente dans la prudente coopération sécuritaire entre Israël et l’Autorité palestinienne en Cisjordanie. »

  • permalien pako :
    29 octobre 2008 @06h28   « »

    Ce qui est tres revelateur de la confusion totale qui existe dans la tete des agresseurs "juifs" le premier jour en question...c’est que le pretexte du lynchage etait que le palestinien faisait du bruit le jour de kippour, manque de respect blablabla...
    sauf que...si ces gens etaient vraiment des juifs sinceres et droits, voulant bien vivre yom kippour ; se comporter de la sorte le jour le plus important de l’annee n’aurait jamais ete envisageable ! le jour ou ils doivent demander pardon a Dieu pour leur fautes ! se receuillir ! sachant que les fautes envers un être humain sont considérées comme plus graves que celles contre Dieu !!!

    des dingues ignares qui font honte a la religion qu’il pretendent suivre.

  • permalien K. :
    31 octobre 2008 @10h52   « »

    - Orwell n’avait pas prévu le sionisme :

    La Haute cour de Justice Israélienne vient de donner son autorisation pour la construction d’un musée, baptisé “Musée de la Tolérance” sur le site d’un cimetière musulman à Jerusalem.

    Le promoteur du musée est le centre Simon Wiesenthal.

    Le Rabbin Marvin Hier a salué la décision de la Haute cour en déclarant que « la Modération et la Tolérance avaient prévalu » Et que « tous les citoyens d’Israel, Juifs et non Juifs, sont les véritables bénéficiaires de cette décision »

    - Lire aussi, dans le meme registre, le dernier article de Meron Benvenisti sur le “Centre Peres pour la Paix” :

    In the activity of the Peres Center for Peace there is no evident effort being made to change the political and socioeconomic status quo in the occupied territories, but just the opposite : Efforts are being made to train the Palestinian population to accept its inferiority and prepare it to survive under the arbitrary constraints imposed by Israel, to guarantee the ethnic superiority of the Jews.

  • permalien K. :
    31 octobre 2008 @20h21   « »

    “Le Musée de la Tolérance juif va être construit sur un cimetière musulman

  • permalien K. :
    2 novembre 2008 @12h43   « »

    Rapport de la Commissaire générale [Mme AbuZayd] de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) dans le Proche-Orient auprès de la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation de l’ONU (Quatrième Commission) 29/10/08 :

    « ..les autorités israéliennes ont continué de restreindre la liberté de mouvement du personnel de l’[UNRWA], en invoquant des raisons de sécurité. Dans certains cas, des permis d’entrée ne sont pas accordés alors que les procédures ont été respectées, tandis que des droits de passage sont imposés sur les expéditions de l’[UNRWA], alors que celui-ci estime qu’il devrait en être exonéré. Ces restrictions sont, notamment, incompatibles avec la Charte des Nations Unies, souligne le rapport. Dans une « lettre d’envoi » adressée à l’Assemblée générale en introduction de son rapport, Mme AbuZayd souligne que 40% des terres du territoire palestinien sont occupées par des colonies, des postes avancés, des bases et des zones militaires, et des zones où les Palestiniens sont exclus. Or, « la rigidité croissante du dispositif de bouclage entrave les opérations humanitaires de l’Office ». Ainsi, les soldats israéliens exigent souvent de fouiller les véhicules de l’UNRWA, ce à quoi ils se voient opposer un refus en raison de l’immunité dont jouit l’ONU. »

    Rapport du Groupe de travail chargé d’étudier le financement de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) 24 septembre 2008 (M. Jonas Jølle, de la Norvège) :

    « ..l’UNRWA est préoccupé par les droits portuaires et autres droits de passage qu’il doit payer à Israël (132 500 dollars en 2007, et près de 92 000 dollars, de janvier à juin 2008) et qui vont en augmentant du fait des procédures de sécurité concernant les produits humanitaires que l’Office importe et qui transitent par Israël, quand il s’agit des envois destinés à la population de la bande de Gaza. L’Office estime que le paiement de ces droits de passage représente un impôt direct dont il devrait être exempté en vertu de la Convention de 1946 sur les privilèges et immunités des Nations Unies. »

  • permalien gilou :
    16 avril 2010 @18h26   «

    beaucoup de bla bla alors que personnes ne cherchent de trouver le bon vivre ensemble un imperatif pour la securite de chacun, vous les pompiers pyromane ayez profil bas et tout rentrera dans l ordre et surtout vive l unite dans la diversite humaine.

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