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Adieux à la finance

dimanche 19 octobre 2008, par Frédéric Lordon

C’est probablement LE document de la crise. Les événements historiques nous font parfois la grâce de se présenter entièrement ramassés en une seule pièce, une image, une parole ou un texte, qui par une puissance de concentration vertigineuse en offre une synthèse quasi-parfaite. Que la crise des subprimes appartienne à la catégorie des événements historiques, il faudrait être stupide ou bien borné pour ne pas l’apercevoir. Même Jean-Claude Trichet, un peu tardivement sans doute, a abandonné le registre de l’irréparable euphémisme et cessé tout récemment de parler de « correction » à propos de l’effondrement général. Que la lettre rendue publique par Andrew Lahde, président du Hedge Fund Lahde Capital Management [1] appartienne à la classe des documents « parfaits » n’est pas moins douteux tant s’y expriment l’esprit du capitalisme financier et ses contradictions sociales, qui plus est sous la forme inattendue de l’adresse, donc au loin de tout propos analytique, et sans doute pour cette raison même avec d’autant plus de force.

Andrew Lahde est un financier riche à mourir. Mais envahi d’un inexplicable dégoût et décidé à tirer sa révérence. Le milieu qui a fait sa fortune, il l’abhorre. En fait il est pareil à lui, et en même temps si différent. C’est peut-être cette ambivalence qui explique la violence de ses sentiments – dans bon nombre de milieux sociaux , la position du reflet difforme est la pire de toutes. Pareil à son milieu, Andrew Lahde l’est assurément. On n’est pas gestionnaire de Hedge Fund sans s’être conformé aux us et coutumes de la tribu financière, et Lahde les connaît si bien qu’il peut en faire l’énumération, mais ici sur le mode libérateur de celui qui envoie tout valser : « je laisse à d’autres d’amasser des fortunes à neuf, dix ou onze chiffres. Les agendas remplis à craquer pour trois mois, ils attendent leurs deux semaines de vacances de janvier pendant lesquelles ils resteront collés à leurs Blackberries ou d’autres trucs dans le genre. Mais c’est quoi l’idée ? Tous seront oubliés dans cinquante ans. Balancez les Blackberries et profitez de la vie ».

Il est difficile, à lire ces lignes, de ne pas être submergé par le flot des impressions contradictoires, entre la philosophie aussi bon marché que tard venue de celui qui, ayant fait fortune, peut prêcher le retrait du monde et les joies simples de l’existence, jusqu’à l’extraordinaire cécité sociologique typique de la classe des hyper-enrichis qui est incapable de penser la vie et le monde social autrement qu’à partir des hypothèses implicites de la très grande fortune – il faudrait faire lire cette lettre à un ouvrier de General Motors et recueillir ensuite ses réactions, notamment à propos des « neuf, dix ou onze chiffres », à supposer qu’il résiste à l’impulsion de tout casser qui saisit en fait n’importe quel lecteur ordinaire. Pourtant le document est d’une bien plus grande richesse que ne le laissent supposer ces lignes. Car Andrew Lahde déborde d’un ressentiment social curieusement alimenté par ses réussites financières mêmes. Comment le hedge fund Lahde Capital Management a-t-il fabuleusement enrichi ses clients – et ses gestionnaires ? En anticipant de longue date la crise des subprimes et en prenant des positions à la baisse dont les contreparties ont été… les grandes banques d’affaires de Wall Street… qui y ont perdu leur culotte.

C’est un rire plein de mépris bien fondé mais surtout affreusement acrimonieux qui éclate dans la lettre de Lahde au spectacle de « ces idiots » qui ont eu la bêtise de se trouver à l’autre extrémité de ses transactions, et pas seulement parce que leur incompétence s’y donne à voir en pleine lumière, mais parce que tous ces imbéciles qui sont la Noblesse de finance – homologue structural aux Etats-Unis de la Noblesse d’Etat dont parlait Bourdieu à propos de la France –, autant que l’incompétence, transpirent la suffisance de leurs origines sociales. Celles que Lahde n’avait pas en partage. « Ce que j’ai appris du business des hedge funds, c’est que je le hais » écrit Lahde citant le propos d’un de ces collègues gestionnaires pour le reprendre à son compte et lui donner sa pleine extension. « Je ne pourrais partager davantage cet avis. Les fruits pendants, c’est-à-dire ces idiots dont les parents ont payé la prépa, Yale et le MBA d’Harvard étaient à ramasser. Ces gens qui étaient la plupart du temps indignes de l’éducation qu’ils ont (supposément) reçue se sont élevés jusqu’aux sommets de firmes comme AIG, Bear Stearns et Lehman Brothers et à tous les niveaux du gouvernement. Toutes ces choses qui soutiennent cette aristocratie n’ont abouti qu’à rendre plus facile pour moi de trouver des gens assez bêtes pour être de l’autre côté de mes transactions. Dieu bénisse l’Amérique ».

Il y a quelques années, Nicolas Guilhot avait écrit un passionnant ouvrage sur les mutations sociologiques de la finance dans la déréglementation des années 80 [2]. A l’image de ce qui s’était produit au tout début du siècle pour la constitution des fortunes industrielles des barons voleurs (les Rockefeller and Co), cette nouvelle phase du capitalisme expliquait-il, a été marquée par l’ascension d’une nouvelle classe d’ambitieux, infiniment moins dotés en capital social que les installés qui ne faisaient que recevoir la transmission dynastique par laquelle se perpétuait le pouvoir et les mœurs de l’aristocratie financière : tous « fils de… », certains de sortir des meilleures universités, ils n’avaient plus qu’à se pencher pour ramasser la brassée de propositions qui leur étaient aussitôt offertes. Or la déréglementation déstabilise cet univers en faisant surgir de nouvelles techniques, de nouveaux marchés, de nouveaux actifs, c’est-à-dire de nouvelles opportunités qui offrent une voie de passage, certes étroite, mais praticable à tous les mal-nés désireux de faire leur chemin. Ceux-là sont voués aux universités de seconde zone, aux petits boulots de jeunesse et à la débrouille. Mais leur audace et leur absence totale de scrupule, alliées évidemment à l’explosion des marchés, va faire leurs fortunes. Michael Milken, Ivan Boesky sont les grands noms de cette épopée d’ascension sociale par la finance, qui finira comme on sait dans la délinquance et la prison.

Ainsi, et pourvu qu’on puisse envisager la chose de manière assez froidement analytique, la finance aussi connaît la lutte des classes ! Il va sans dire que tous ces gens sont du même côté du pouvoir de l’argent et que cette lutte-là n’a rien à voir avec celle qui les confronte solidairement aux salariés. Mais elle n’en est pas moins une donnée sociologique importante – dont la lettre de Lahde donne une manifestation aussi spectaculaire que contradictoire. « J’ai maintenant du temps pour restaurer ma santé détruite par le stress que je me suis imposé ces deux dernières années, comme dans toute ma vie – où j’ai eu à lutter à l’université, dans les écoles, pour mes emplois et mes affaires, contre ceux qui avaient les avantages (les parents riches) que je n’avais pas ». Si honteusement enrichi soit-il, rien n’a pu venir à bout de ce ressentiment accumulé ; la réussite même dans son milieu d’élection n’a pas cessé de nourrir la détestation qu’il lui porte, et l’expression qu’il lui donne, tout en mettant en accusation – d’ailleurs sous la forme la plus efficace : de l’intérieur – la classe financière, n’en est pas moins une insulte à tous ceux qui ne vivent pas dans cet isolat grand comme un timbre-poste – de ceci, Lahde n’a visiblement aucune conscience, et, pour cette part, l’oubli de ses origines sociales est total. Telle est la force écrasante de la finance – et de ses fortunes – qu’elle sépare l’expérience des inégalités sociales de ses conditions d’origine pour lui ôter toute généralité politique et n’en faire plus qu’un motif de vindicte personnelle.

Conforme jusqu’au bout à sa vocation non-intentionnelle de symptôme d’un monde qui finit dans la confusion la plus extrême, la lettre de Lahde se clôt par un invraisemblable plaidoyer… pour le chanvre ! Le drapeau américain en a été tissé, écrit-il, on en a tiré le papier sur lequel a été couchée la Constitution des Pères fondateurs, on en fait des vêtements et des aliments depuis la nuit des temps. L’opprobre dont le gouvernement accable le chanvre est pour Lahde un inadmissible scandale et le signe le plus éminent du dérèglement des temps… Car le chanvre se fume également, il soigne et il apaise – tout le contraire de « l’alcool qui finit en bagarres et violences conjugales ». Ce sont les mêmes fils à papa qui, en plus de faire la ruine de Wall Street, infestent l’administration et prohibent la substance merveilleuse pour mieux aider les géants de la pharmacie à nous fourguer leurs saloperies de « Paxil, Zoloft, Xanax et autres drogues addictives ». Pour peu qu’on surmonte le sentiment de bizarrerie que fait immanquablement surgir cet envoi final, on pourrait se trouver d’un coup plus proche de Lahde… Mais, on l’aura compris, le véritable usage de cet incroyable texte n’est pas de susciter l’adhésion ou la critique, mais bien plutôt d’être lu comme un document, le document du maelström, des chaos d’affects, de la confusion de tout, et d’un effondrement de valeurs. Le document du capitalisme financier finissant.

Il y a bien des années, André Gorz avait écrit des Adieux au prolétariat. C’était sans doute enterrer la lutte des classes un peu vite. Mais au moins nous a-t-il laissé une formule à tranchant historique, et prête à resservir pour une bonne occasion. Après une longue attente, il se pourrait que celle-ci nous soit enfin donnée. C’est de l’intérieur même de la finance que se dit le dégoût de la finance, et même si le message est déterminé par les plus mauvaises raisons, il ne tient qu’à nous d’en faire bon usage en y substituant les bonnes. Que l’écoeurement gagne par le dedans et, sans doute très involontairement, rejoigne l’écoeurement éprouvé du dehors, n’est-ce pas le signe de quelque chose ? Celui, par exemple, qu’est enfin venu le temps des adieux à la finance.

Notes

[1] http://www.ft.com/cms/s/0/128d399a-...

[2] Nicolas Guilhot, Financiers, philanthropes, Raisons d’agir, coll. « Cours et Travaux », 2004

165 commentaires sur « Adieux à la finance »

    0 | 100

  • permalien Lou :
    19 octobre 2008 @22h39   »
  • permalien geantvert :
    20 octobre 2008 @00h21   « »
    JE me rappelle un Woody Allen a Londres ....

    Match Point c’est pas dans le sujet ? On pourrait croire que Woody a rencontré un de ces Andrew Lahde !

  • permalien Yohann :
    20 octobre 2008 @03h52   « »

    Vous dites "capitalisme financier finissant", et on aimerait vous croire, croire que cette parenthèse ouverte au début des années 80 s’achèvent en ces années 2007/2008 ; mais qu’est-ce qui institutionnellement empêcherait aujourd’hui que, après quelques années de recession (10-15 comme au Japon ?) l’on ne reparte comme en 40... On voit partout l’État intervenir, jouant au pompier après avoir joué au pyromane. On le voit faire les gros yeux aux vils après l’avoir fait aux vilains. Les veste se retourne aussi vite qu’en 80, Eric le Boucher semble être en vacances prolongés des colonnes du Monde. Mais rien de rien, nous ne voyons rien venir, aucune forme de régulation, aucune innovation institutionnelle, des mots, du vent donc, celui que fait les vestes qui se retournent, mais sinon rien... Alors verra-t-on les emprunts colossaux fait par les États servir d’huile de coude pour réamorcer la pompe à finance, heu pardon, à phynance ?

  • permalien Reagan for ever :
    20 octobre 2008 @04h44   « »

    Encore une fois, le capitalisme financier est l’épouvantail des gauchos-miteux.

    Il faut quand même le dire : La France est un pays idéologiquement arriéré, marxisante en retard de 40 ans, amoureuse des idées ringardes post-soviétiques, de l’étatisation, des syndicats politisés de gauche, des idées qui cassent l’économie, etc.

    Le capitalisme financier, partout dans le monde sauf en France, est assimilé à une dynamique moderne, donc forcément, la gauche (française, la ringarde) n’aime pas.

    Apprenez, chers gauchos, que vous êtes en France les derniers dinosaures de l’idée "un problème ? il faut embaucher des fonctionnaires, et augmenter les taxes.".

    Pauvre socialos, pauvre gauche.

    Le capitalisme financier n’a jamais fait de mal à une mouche, et en tout cas moins que le PS ou les ringards-gauchos, la CGT-Staline-coco, même si comme toute grande institution, il lui arrive de connaître des dérapages.

    L’alternative au capitalisme financier, elle est connue : c’est le goulag.

  • permalien Yohann :
    20 octobre 2008 @05h05   « »

    rhôôôô, c’est un gag ? Non ? Mais c’est super ! Un reaganien ! Tu dois être le dernier, même dans le WSJ c’est difficile d’en trouver. Quelle chance M. Lordon, The Economist va être jaloux. Ha ! et puis en plus d’être bête et méchant, petit reganien, tu es ingrat : as-tu oublié que c’est la gauche miterrandienne qui a organisé la dérégulation financière ? Ben oui c’est Fabius l’énarque et pas son copain de promo ou tout comme, le grand Jacques, qui lui a succédé qui a signé la fameuse loi. Comme quoi entre les énarques et toi y’a pas plus d’un degré de séparation. Mais tu tombe bien, petit reganien, tu es tout prêt à être empaillé pour le musée des erreurs et de la stupidité de masse. Bah tu seras pas le dernier rassures-toi et puis tu seras en bonne compagnie avec tes amis tatchérien, les Eric le Boucher, Jacques Attali et consort... vous pourrez menez vos petites diatribes contre les staliniens de la dernière heure. Après Marx, avril ; et après Tatcher, c’est encore l’heure.  :-D

  • permalien Yvan :
    20 octobre 2008 @07h50   « »

    « Sarkozy aimait beaucoup les subprimes »

    ... il les aime toujours beaucoup. Rappel despromesses du candidat :

    Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C’est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l’Étal inter¬vienne pour garantir l’accès au crédit des personnes malades.

    Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.

    Loin de préserver ses électeurs d’une dépendance à l’endettement, notre président concentre les aides et facilités uniquement vers les organismes de crédits, afin que son programme soit appliqué à la lettre...

    ... franchement, brandir la menace du risque systémique, quand la finalité du système, c’est l’aliénation des citoyens par l’endettement, c’est se foutre du monde.

  • permalien kato [brèves de comptoir] :
    20 octobre 2008 @09h07   « »

    L’alternative au capitalisme financier, elle est connue : c’est le goulag.

    Peut-être pas besoin d’aller chercher le goulag : certains ont déjà le capitalisme financier et le guantanamo.

  • permalien M.to. :
    20 octobre 2008 @11h07   « »

    Il me semble Cher M. Lordon que que votre conclusion n’est pas complète par rapport aux développements du texte. Il faut dire : la fin du captialisme financier, mais aussi vive la philanthropie. Peut-être même qu’il est l’heure pour le philanthropie de dépasser son cadre initiale.

  • permalien habsb :
    20 octobre 2008 @11h34   « »

    Des lettres comme celle de M. Lahde, on en connait des centaines : a chaque fois qu’un homme de grand succes se retire des affaires pour profiter de la vie, on entend les memes verites eternnelles de la superiorite’ de la vie de rentier sur celle de travail et de competition que ce soit dans la finance, dans la politique, dans le sport, ou autre. Qu’elle puisse signifier la fin de la finance, je suis tres sceptique. La finance existe depuis la prehistoire, les banques depuis le Moyen Age, les options depuis 1600,

  • permalien Fabien :
    20 octobre 2008 @13h24   « »

    Est-il possible de constituer une anthologie ? La petite intervention du reaganien pourrait y figurer en bonne place, ne trouvez-vous pas ?

    Sinon, nous sommes effectivement particulièrement sceptique devant la réalité de la régulation qu’on nous promet en ce moment. Mais c’est pas grave, si j’ai bien compris, supprimer la gauche française règlerait le problème. Patience, le processus d’autodestruction est en cours...

  • permalien Guillom :
    20 octobre 2008 @13h40   « »
    C’est la Honte du FT ?

    Je ne suis pas un habitué du financial times, mais pour qu’il decide de publier un texte aussi mievre et décalé, c’est bien que tout s’effondre. Oser publier, dans un journal qui selon moi apparait comme prestigieux, ou au moins reconnu dans ce monde des affaires et des gouvernants, un texte sans queue ni tete, qui montre le peu de réflection et de vision que cet individu a du monde réel, c’est affligeant (non pas pour Mr. Lahde, mais bien plus pour le FT)

    Moi, j’ai trouvé un argumentaire d’adolescent heureux de dire qu’il va tout lacher pour aller faire pousser des pieds de Marijuanna ! Et qui en plus croit que c’est une solution mondiale souhaitable. Alors si c’est eux qui conseillent les dirigeants, je comprend mieux pourquoi on fonce droit dans le mur !

  • permalien André Chenet :
    20 octobre 2008 @14h22   « »

    Quelle tiédeur, d’un commentaire à l’autre ! C’est cela qui devient écoeurant, cette insensibilité totale des experts, et de ceux qui les lisent, les approuvent. La pourriture du système économique, lequel a engendré les dictatures (de droite ou de gauche que l’on sait) a fini par gangrener toute les couches de la société. L’inertie des populations répond à la froideur détachée des nantis, des privilégiés. Chacun défend son bout de gras, jusqu’à ce que mort s’ensuive ! Observées par le petit bout de la lorgnette, toute catastrophe, quelqu’elle soit, semble tellement loin.... Ce n’est pas la vie qui est hideuse, mais l’égoïsme des humains. A quoi bon se répandre. Lire, discuter ad nauseum ne suffit plus. La lutte des classes n’a pas disparue, elle a juste été diluée dans le capharnaüm imposé par tous ceux qui profitent d’une manière ou d’une autre de la propriété privée. Des millions et des millions d’êtres humains ont été exterminés au nom de cette cause criminelle. C’est le cri de la Terre que je tente de traduire, parce ce qu’à ce rythme les enfants des hommes sont déjà condamnés.

  • permalien bwaje :
    20 octobre 2008 @14h46   « »

    Et le goulag et le capitalisme financier coexistent très bien depuis 1973, ça a été expérimenté au Chili…

  • permalien bwaje :
    20 octobre 2008 @14h52   « »

    C’est vrai que ce genre d’atermoiement est assez courant, la rédemption en plus dans la tradition nord-américaine ; je vois bien ce Monsieur créer une fondation (ce qui lui permettra de s’exonérer d’imposition), au Zimbabwe par exemple, faire le tour du monde en distribuant quelques oboles, et puis quand il s’ennuiera vraiment et que la crise sera passée, se remettre à spéculer…

  • permalien solalbe :
    20 octobre 2008 @16h26   « »

    Cet Andrew Lahde avait eu son quart d’heure de gloire sur portfolio.com, il n’y a pas si longtemps, avec une croissance de son fonds de 1000% sur un an !

    L’article en question suggère que ces 1000% sont régulièrement atteints par ces fonds...

    http://tinyurl.com/67cb6b

  • permalien jf BARREAUD :
    20 octobre 2008 @16h32   « »

    Désolé...

    je ne vais pas parler de l’article ci-dessus...

    Je viens juste d’entendre Frdéric Lordon à la radio, et je ne peux pas résister : il faut que je le contacte, moi, qui depuis une bonne vingtaine d’années, ai envie d’écrire un bouquin et d’expliquer au petit peuple que tout ça c’est du bidon...

    qu’on pourrait très bien supprimer la Bourse, et qu’on ne s’en porterait pas plus mal, patron ou pas patron...

    qu’il n’y a aucune raison de s’émouvoir quand on nous annonce avec des accents de compassion que le CAC 40 a chuté de x%, comme d’ailleurs on n’en a rien à cirer qu’il monte d’autant...

    qu’en fait les journalistes et autres opérateurs de communication me rappellent les prêches du curé, sur son piédestal, assemblant avec passion (et à sa manière) des mots lourds de sens de telle façon qu’à la fin il n’y ait rien à comprendre, juste à croire ! et que nous avons la liberté d’y croire ou non, et que cette liberté et bien il faut la prendre...

    et tout et tout.. j’en ai entendu plus dans cette demi-heure de radio que la totalité des chroniques économiques et les discours de toute la décennie...

    et la question est : si des gens comme lui peuvent parler à la radio (et bien mieux que moi je ne le ferais), écrire dans le Diplo, et que malgré cela personne ne bouge, alors, que faut il faire ? Que puis je faire ?

    c’est peut-être le moment... !!!!

    jfbarreaud@orange.fr

  • permalien Abderrahmane :
    20 octobre 2008 @17h24   « »

    Bonjour, Je vous remercie beaucoup de tout l’effort que vous êtes entrain de faire pour nous aider à comprendre qu- est ce qui se passe actuellement chez la tribu des financiers.

    Moi je suis musulman et je suis convaincu que le modèle islamique qui est basé l’interdiction des intérêts et que la seule voie pour gagner de l’argent c’est le travail, même le jeu du hasard est interdit. Je vous invite vivement à s’intéresser au modèle islamique sur le plan financier et en particulier sa facette éthique. pour sortir une fois pour toute de cette tromperie qui dure depuis des siècles, et proposer un modèle sain à l’humanité.

    Bonne continuation

  • permalien gigia :
    20 octobre 2008 @17h28   « »

    Bonjour, et merci de prendre le temps de lire ces quelques lignes...

    La crise économique nous oblige à prendre le temps de réfléchir sur ses causes profondes.

    L’inégalité sociale augmente ; les licenciements et la précarité du travail font baisser le pouvoir d’achat et avec lui la consommation. La richesse ne circule plus, l’endettement des ménages augmente au point d’être à l’origine de véritables crises économiques internationales. Tout le monde se demande aujourd’hui où trouver l’argent pour financer les retraites, les logements et la protection sociale, l’éducation...

    Certes, l’explosion démographique et la concurrence due à la mondialisation, la spéculation boursière, la fraude et les paradis fiscaux y sont pour quelque chose. Mais la cause la plus flagrante, le problème fondamental dont on ne parle pas assez, me semble être le développement exponentiel des technologies et l’automatisation du travail.

    L’économie a de moins en moins besoin du travail humain. Les machines l’ont remplacé et vont continuer dans ce sens : on ne peut pas arrêter le progrès mais on peut réfléchir enfin à des critères de régulation pour que la technologie reste au service de l’homme, et pas l’inverse.

    Pourquoi ceux qui exploitent le travail des machines - cela se passe désormais à presque tous les niveaux de l’activité économique - sont-ils exonérés des contributions sociales qu’ils paieraient à la collectivité s’ils employaient le travail humain ?

    Actuellement la tendance est plutôt à la suppression d’impôts et taxes qui pourraient freiner les investissements de l’industrie et la « croissance ». Devons-nous donc renoncer à tout espoir de ne pas devenir les esclaves modernes de qui a les moyens d’investir dans la robotisation ?

    Pourquoi ne pas faire cotiser les machines proportionnellement à leur capacité de production ?

    Bien sur cela demanderait une véritable volonté politique, une révolution culturelle dont la mise en place peut ne pas être facile. Il reste étonnant de constater que dans les débats des médias ce sujet n’est jamais abordé. Pourtant il s’agit là d’une question de base que un jour il faudra affronter : si des lois fiscales existent bien, elles devraient prendre en compte cette optique...

    Ne pensez-vous pas qu’il est grand temps de s’attaquer à ce paradoxe de la société moderne ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 octobre 2008 @17h39   « »

    @ jfbarreaud

    Réécoutez l’émission. Je crois qu’il s’agit d’une rediffusion. Evidemment, Frédéric Lordon ne risque guère d’être invité au journal de 20 h de TF1. On préfèrera laisser des Michel Godet, des Christian de Boissieu ou autres Philippe Chalmin nous ressasser leurs mantras ultralibéraux...

  • permalien phig :
    20 octobre 2008 @17h43   « »

    jf Barreaud,

    ce que vous pouvez faire ? Je vous proposerais bien la solution donnée dans le courier des lecteurs du dernier Siné Hebdo. En gros descendre dans la rue, mais par pour faire une procession mystico-syndicaliste, plutôt pour faire la fête, tout bloquer en faisant la fête. Au rond point d’à côté : une fanfarre avec un barbecue improvisé, sur la sortie d’autoroute la plus proche ; ou mieux au péage : une pièce de théâtre avec en coulisse quelque narguilé et des thés à la menthe et pignon ; dans l’école de ses enfants : des cours alternatifs autodecidés avec tout un chacun avec force chanson (révolutionnaires, ou graveleuse genre répertoire du rugby) ; au travail : rien, on sera ailleurs entrain de faire la teuf...

  • permalien Roger :
    20 octobre 2008 @18h43   « »

    Reagan m’a bien amusé. Il est bouffi par la haine et on ne sent pas vraiment qu’il croit en sa puissance. Il doit quand même subodorer la disproportion qu’il y a entre sa volonté à nous faire mal qui est forte et la faiblesse de son intelligence pour y parvenir. Cela le ronge comme un acide.

  • permalien michelleg :
    20 octobre 2008 @19h00   « »

    Reagenien,

    En France, oui, ici et maintenant !
    - Pour les travailleurs transformés en citrons sans plus une goutte de jus (5 MILLIONS DE SYNDROMES DEPRESSIFS MAJEURS DANS LE MONDE DU TRAVAIL EN 2007 (source : les médecins du travail). Cela a été dit sur France Inter il y a une semaine ou deux. Pour info syndrômes dépressifs majeurs cela signifie PERSONNES AU BORD DU SUICIDE (causes : surmenage, pressions, harcèlement moral, menaces plus ou moins masquées.) (Je connais, c’est mon cas depuis 6ans et demi, suite à une accumulation exponentielle de la masse de travail. Elle était telle que pour l’absorber je devais travailler 50 heures par semaine en moyenne, avec des pointes de 2 à 3 semaines tous les trimestres (reporting financier) à travailler 75 heures par semaine. Mais le tout n’étant payé que 35 HEURES PAR SEMAINE SANS AUCUNE POSSIBILITE DE RECUPERER PUISQUE LE TRAVAIL S’ACCUMULAIT TOUJOURS PLUS SUR MON BUREAU !).

    - Savez vous qu’une mère seule sans travail avec un enfant de 3 ans, n’a pas les moyens de se nourrir, ni de nourir son enfant tout le mois, elle est obligée de demander des secours à l’assistante dès le milieu du mois..... Et le travail pas facile à trouver quand il faut choisir entre manger ou se déplacer pour n’avoir aucun résultat le plus souvent.

    - Il n’y a pas de statistiques sur le nombre réel de SDF, mais eux ce n’est pas grave. Des clochards, ils sont sales, ils boivent, alors... ILS CREVENT SOUS NOS YEUX (et pas au sens figuré, AU SENS PROPRE), sont de plus en plus nombreux. Et les services qui s’occupent d’eux, qui les aident, ont si peu de moyens pour répondre à leurs besoins ; qu’ils sont le sentiment d’écoper de l’eau dans un bateau troué ! Dans l’indifférence générale.

    Vous appelez cela comment vous ???? Vous croyez que le goulag était pire. Moi, NON

    michelleg

  • permalien
    20 octobre 2008 @19h17   « »

    Dans le jargon, le post de reagan est considéré comme un fake. En fait, il faut le lire au second degré. Ce post est tellement excessif qu’il a juste été écrit pour discréditer encore un peu plus les libéraux..

  • permalien habsb :
    20 octobre 2008 @19h22   « »

    MICHELLEG

    Vous avez raison, et permettez-moi de vous expliquer pourquoi on en est la`. Le probleme est celui de s’enteter a aider les pauvres a travers des allocations. Cet argent des allocs , (comme tout supplement artificiel de monnaie qui ne correspond a aucune creation de richesse)se rajoute artificiellement au marche biens contre monnaie et fait monter le cout de la vie : resultat il ne suffit jamais. Le RMI d’aujourd’hui etait une fortune il y a 50 ans. La solution au probleme de la pauvrete est celle de fournir directement les prestations : Logement en dortoir commun : gratuit. Repas de base en cantine collective, publique et gratuite. Soins de base aux urgences. Meme fringues de base gratuits. Les pauvres n’auraient rien a depenser, et tous leurs besoins basiques satisfaits. Qui veut davantage, devra travailler, car resolu le probleme de la pauvrete, AUCUNE allocation d’aucune sorte ne serait plus payee. Ni familiale, ni chomage, ni reductions fiscales. Secu e retraite uniquement par mutuelle. On aurait un budget etatique en actif, plus de pauvrete, et certainement moins de chomeurs.

  • permalien Philippe Fritsch, Auch :
    20 octobre 2008 @21h22   « »

    Louis-Ferdinand Céline avait du style. L’horreur des propos couchés sur le papier, en plus de nourrir l’esprit critique (voire caustique) du lecteur autant que de l’auteur, avaient fini par donner naissance à une esthétique. C’est grâce à elle que Louis-Ferdinand demeure. En revanche, le persiflage de certain commentateur nous projette dans l’univers de la vulgarité, celui qui a été légitimé par une élection présidentielle, il y a un an. Une année s’est écoulée, et en être là, alors que l’évolution purement spéculative des mouvements financiers souffle plus vite que le vent, est la démonstration même d’un caractère suranné, la preuve de n’être soi-même pas du tout dans la course. La méchanceté, la haine et le mépris n’ont jamais servi ceux qui s’y adonnaient, et considérons à l’occasion leurs plus remarquables serviteurs : les nationaux-socialistes. Ils ont été les plus forts : leur esthétique manifeste a été celle du chaos. Entre la monstruosité de ces glorieux précurseurs et celle de ceux qu’ils conviendrait d’appeler leurs résurgences, leurs émules d’aujourd’hui, existe un abîme : celui de l’inconscience, celui de la bêtise. Aussi, quand on a fait l’effort dans sa vie d’apprendre à aligner des mots, aussi devrait-on s’assurer de ne pas cracher sur cette merveille patrimoniale en l’utilisant à des fins auto-destructrices car c’est insensé.

    Et pour conclure, ce qui se produit avec fracas aujourd’hui, à savoir la mort du capitalisme par ses propres contradictions, avait été prévu depuis longtemps par… Karl Marx, n’en déplaise à tous les « réalistes ».

  • permalien Ignarissime :
    20 octobre 2008 @21h58   « »

    Comment explique-t-on que dans les années 1970, le système Keynesien “va rencontrer ses limites avec la hausse simultanée du chômage et de l’inflation” ?

    Merci.

  • permalien Yvan :
    20 octobre 2008 @21h59   « »

    Et pour conclure, ce qui se produit avec fracas aujourd’hui, à savoir la mort du capitalisme par ses propres contradictions, avait été prévu depuis longtemps par… Karl Marx, n’en déplaise à tous les « réalistes ».

    Quand on voit tous les élus des démocraties, forteresses des "droits de l’homme", s’agiter dans tous les sens et endetter leurs électeurs pour plusieurs générations, on a du mal à voir le capitalisme moribond. Il semble au contraire qu’il soit plus en forme qu’il ne l’a jamais été, puisque ce coup-ci encore le chantage aura été payant.

    A ce prix, je suis prêt à me faire passer grabataire.

    La crise est sans précédent, les Français ont peur, dit Sarkozy

    Ben voyons !

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 octobre 2008 @22h39   « »

    Remarques sur le message de Habsb à Michelleg

    Ce message est une perle ! Un joyau ! Il faudrait l’encadrer pour l’édification des générations futures ! Il nous ramène 160 ans en arrière, aux élucubrations de Victor Cousin…

    Que révèle-t-il, en effet ? Il révèle que la soi-disant « modernité » dont se targuent les ultralibéraux n’est que le badigeonnage cuistre de l’esprit immonde des dames patronnesses du XIXe siècle : on secourt les pauvres, mais en leur faisant sentir toute l’ignominie de leur condition : dortoirs communs, cantines collectives, soins de base, fringues de base (tenue rayée, peut-être ?). On secourt les pauvres parce qu’ils risquent d’être dangereux, mais on leur fait payer cher la moindre piécette qu’on distrait en leur faveur.

    Il y a, dans ces quelques mots, tout le mépris, toute la médiocrité d’une bourgeoisie qui, de la Monarchie de Juillet à nos jours, n’a rien appris ni rien oublié. On ne fait pas confiance aux pauvres (« Moi, madame, je ne donne jamais d’argent aux pauvres, je sais qu’ils vont le boire. Je leur porte directement un bol de soupe »). On déshumanise les pauvres en leur retirant toute dignité : les cantines ou les dortoirs postulent que les pauvres n’ont ni famille ni intimité (c’est le retour des maisons de forces victoriennes). Ils sont tous vêtus de la même façon : qu’ils s’estiment déjà bien heureux qu’on ne les laisse pas crever de faim ou de froid ! Quand on n’a pas d’argent, on n’a pas de droits…

    Et pourtant, une politique sociale qui ne jette pas aux pauvres leurs moyens de subsistance comme on jette la nourriture aux porcs, ça existe ! Dans les années 1920, à Vienne, la municipalité austro-marxiste, dans ses fondations des « Höfe » (Karl-Marx-Hof, Reumannhof, etc.) a réussi à donner aux classes populaires des conditions de vie dignes, par une politique fiscale vigoureuse, qui n’a pas épargné les privilégiés (en leur laissant toutefois de beaux restes, merci pour eux…). Toute politique qui ne matraque pas les riches n’est que plaisanterie !

  • permalien Zadig :
    20 octobre 2008 @23h16   « »

    Le socialisme comme le communisme et le capitalisme sont des utopies et en tant que telles ont chacune soulevé l’enthousiasme, l’espoir et fini par engendré la mediocrité ou la soif de pouvoir et de domination..... Peut-être le mieux est-il d’être septique ?

    Ce monsieur richissime, auteur de la lettre du FT semble être un personnage complexe et banal à la fois : désir de reconnaissance sociale et de revenge, vantard, stressé et même un peu névrosé, mais doué pour la phynance et à ce dernier trait près, il nous ressemble un peu non ? Par ses talents de financier il me rapelle un viel anglais de ma connaissance (85 ans) qui lui aussi il y a deux ans avait très bien saisi toutes les opportunités du crédit sans garantie : en possession de 8 ou 10 cartes de crédit, toutes généreusement proposées par différentes banques, il menait grand train sans avoir en propre le moindre sou. Il remboursait une carte de crédit avec une autre jusqu’au jour tout s’effonfra et que le trou qu’il creusait joyeusementet s’avera être de 250 000 english pounds !Et pan sur le bec des banques....

    Combien d’autres comme lui dans ce vaste monde ? C’est la question à des millards de chiffres. Je vous souhaite le bonsoir à tous,

    Un Zadig bien perplexe.

  • permalien Lou :
    20 octobre 2008 @23h50   « »

    Le ton de la voix de Frédéric Lordon est savoureux

    Propos à lire aussi

    C’est en effet une rediffusion du 31 janvier 2007

    "J’aime beaucoup rappeler cette date de 1986 qui est la loi de déréglementation financière, loi votée à l’époque des socialistes, c’est Pierre Bérégovoy qui en avait eu l’initiative - ça aussi je ne me lasse pas de le répéter - et dont je soutiens qu’elle est l’évènement peut-être le plus important qu’ait connu la société française dans le demi-siècle écoulé.

    (...)

    Je propose donc de mettre en place un dispositif fiscal qui bornerait autoritairement et réglementairement la rémunération maximale des actionnaires et tout ce qui dépasse, on ratiboise.(...)"

  • permalien loki :
    21 octobre 2008 @00h55   « »

    Ah, on est bien parti.

    Les banques centrales du monde entier injectent des milliards de dollars pour approvisionner les banques en liquidités et éviter leur faillite. C’est ce qu’avait fait la Fed en 2001...pour amortir la crise financière liée à l’éclatement de la bulle internet, et ce sont ces liquidités qui ont permis la constitution d’une bulle immobilière.

    Abondance de liquidités, baisse des taux, les conditions sont idéales pour préparer une nouvelle bulle et la prochaine crise financière d’ici 8 à 10 ans au maximum. Comme chaque crise prend plus d’ampleur que la précédente, le château de cartes finira bien par s’effondrer une bonne fois pour toutes. Allez, encore un tout petit peu de patience.

  • permalien michelleg :
    21 octobre 2008 @03h13   « »

    Je suis d’accord avec Philippe Fritsch :

    A moi aussi la description de habsb fait penser à des camps de concentration (c’est navrant). Quant aux dégâts du capitalisme financier qui n’aurait jamais fait de mal à une mouche (Reagan for ever). J’ai vécu de l’intérieur de l’entreprise les changements dans le monde du travail, je me suis demandée jusqu’où les capitalistes étaient capables d’aller. Mon expérience m’a montré que tuer les gens ne leur fait pas peur. Les malheureux salariés suicidés de : Renault, de Peugeot et des très nombreuses et anonymes autres entreprises concernées ; en savaient quelque chose).

    Abîme, oui de l’inconscience, de la bêtise, mais aussi d’égocentrisme pervers, pouvant aller jusqu’au sadisme et au meurtre (W. Reich La psychologie de masse du fascisme).

    Dans notre quotidien, des gens vont travailler sans avoir dormi des nuits et des nuits, s’accrochent à leur travail la peur au ventre, et quand leurs chefs les croisent (pauvres hères transparents), ils les gomment. Jusqu’à ce qu’ils tombent. Pourtant ce ne sont pas des personnes faibles, ce sont avant tout des gêneurs, qui ont souvent une forte personnalité (M.F. HIRIGOYEN. "Le harcèlement moral. La violence perverse au quotidien").

    D’autre part, Ph. Arnaud a raison. Un autre exemple de modèle social plus près de nous, les fameuses "TRENTES GLORIEUSES" . Il faut dire qu’à cette époque, il n’y avait pas de crises financières (quand on le veut, on peut les éviter), les ouvriers participaient à la société, une classe moyenne importante s’est constituée. Voici un point de vue qui colle bien dans l’analyse de cette époque avec la suite de la chute du mur de Berlin ; l’europe occidentale étaient une vitrine bien alléchante à présenter aux communistes à l’est. Comme par hasard quand le mur de Berlin est tombé, la belle vitrine du monde occidental est tombée elle aussi. On n’en avait plus besoin, le capitalisme pouvait enfin montrer son vrai visage. Chômage pour entretenir le peuple dans la peur (en 1973 pour faire marcher les salariés à la baguette), endettement pour le coincer. Délocalisations, profits à outrance.... Vous en savez autant que moi. Il faut prendre conscience de la gravité de la situation et réagir, sinon notre avenir pourrait être une dictature ou une guerre.

    Enfin, tout le monde se demande où trouver l’argent pour financer les retraites, les logements et la protection sociale... Mais savez-vous qu’en vingt ans, la part des salaires dans le PIB a baissé de 9,3% au profit du capital. Soit environ 100 milliards d’euros chaque année (François Ruffin). Il y a de quoi couvrir le déficit de la Sécu, des caisses retraites et chômage, et même la dette annuelle. Pour conclure dans la joie et la bonne humeur, si nos chers ultralibéraux, étaient encadrés et condamnés à vivre avec le RMI. Ils changeraient peut-être d’attitude, non ?

    Michelleg

  • permalien Yvan :
    21 octobre 2008 @07h31   « »

    michelleg : « ... je me suis demandée jusqu’où les capitalistes étaient capables d’aller. »

    pour avoir vécu une expérience, semblable à la votre au centre du phénomène, je suis en mesure de vous dire qu’ils peuvent aller jusqu’où la collectivité humaine est capable de les tolérer.

    “Eux” n’ont pas de limites, les limites c’est “nous” (la collectivité humaine) qui les fixons, ça s’appelle la loi. Faire comme Zadig, du capitalisme une utopie, c’est lui faire trop d’honneur, le capitalisme, c’est avant tout un comportement, un état d’esprit, un angle de vue une rhétorique.

    Contrairement à une utopie, le capitalisme n’est pas le fruit d’une réflexion ou d’une théorisation, mais une pathologie, qui comme vous l’avez noté a étée très bien décrite par Marie-France Hirigoyen, et c’est à nous de le considérer en tant que tel.

    Il épouse toutes les idéologies sans distinction, pourvu qu’elles permettent à ses acteurs d’assouvir leur besoin de domination, et leur impuissance face au deuil.

    Le problème s’aggrave, quand la pathologie n’est plus portée par des individus mais par des groupes d’individus. Elle s’aggrave, parce que les "moignons moraux", qui brident ces malades de la domination, tombent dès qu’il s’agit de fonds de pensions, ou de compagnies d’assurance ou encore d’organisme de crédit, car ainsi, chacun peut se cacher derrière le groupe, pour passer ces barrières morales, et invoquer l’intérêt collectif pour justifier leurs délits.

    En ce moment nous vivons la plus grande entreprise de racket de tous les temps, dirigée par des fornicateurs compulsifs qui loin de jouer leur rôle de dirigeants ne cesse de terroriser les masses, dans le but de détourner tous les acquis collectifs, vers l’assouvissement de psychoses privées.

    Ils sont certainement nécessaires , mais c’est nous qui décidons, dans quel cadre il doivent évoluer.

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @09h26   « »

    MICHELLEG "Enfin, tout le monde se demande où trouver l’argent pour financer les retraites, les logements et la protection sociale... Mais savez-vous qu’en vingt ans, la part des salaires dans le PIB a baissé de 9,3% au profit du capital"

    Donc que proposez-vous ? Que l’Etat durcisse ulterieurement la fiscalite plus mechante de la planete pour recuperer ce 9% ? Demandez-vous de combien elle baisserait, alors, la part des salaires si l’Etat faisait cela, et les entreprises delocalisaient par consequent leurs activites. La part des salaires n’a pas baisse a cause de je ne sais quelle injustice ultraliberale (dans un pays ou l’Etat actionnaire controle une grande partie de l’economie), mais a cause de l’inevitable et plus juste repartition du revenu salarial dans la planete. Le 9% perdu n’est pas fini dans les poches de Bouygues, ou Arnault, mais dans les poches de l’ouvrier slovaque qui fait des voitures a la place du francais, des petites mains chinoises qui produisent toute marchandise. Mais alors ? Est-ce que cette sacrosainte redistribution vous agace ? Il est tellement facile de prendre au peu de riches qui restent ce que les ouvriers slovaques et chinois vous ont pris ! Plus difficile sera quand il ne restera plus de riches en France et il faudra partir en Chine pour jouer la lutte des classes. Attention aux goulags !

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @09h34   « »

    PH ARNAUD Si vous arriviez (j’en doute fort) a depasser votre sarcasme et l’handicap que cela represente pour une analyse lucide, vous comprendriez peut-etre que les "pauvres" preferent de loin ma solution a la courante, basee sur les allocs. Aujourd’hui, qui garantit a un pauvre qu’il aura un logement, meme avec le RMI, et d’autres allocs de la communaute ? Le nombre de homeless devrait vous faire reflechir, a moins que vous ne soyez jamais sorti de Neuilly ou Versailles. Qui peut lui garantir un repas chaud trois fois par jour ? Ou de pouvoir s’habiller correctement ? Les allocs font la joie des commercants, et les pauvres manquent cruellement de choses de bases. Augmentons les allocs ? Cela va augmenter la joie des commercants, et les pauvres vont continuer a manquer de choses de bases. Donc, vous voyez ce n’est pas par mefiance vis a vis du pauvre qu’il ne faut pas donner le sou mais le bol de soupe. C’est par mefiance vis a vis du commercant ! Reflechissez-y !

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @09h38   « »

    YVAN "Ils sont certainement nécessaires , mais c’est nous qui décidons, dans quel cadre il doivent évoluer."

    Non, ce n’est pas nous qui decidons, mais les proprietaires des medias (comme le baron Rotschild proprietaire de Liberation ou M. Bouygues), qui decident qui va etre elu au gouvernement parmi leurs copains de l’ENA, grace a la propagande electorale assuree par leur medias.

  • permalien Yvan :
    21 octobre 2008 @10h24   « »

    habsb :« Non, ce n’est pas nous qui decidons, mais les proprietaires des medias ».

    Nous sommes d’accord, il s’agit des propriétaires des "mass medias" . Une télé, ça s’éteint, on peu même la balancer à la poubelle.

    Yaka focon.

  • permalien Ph. Arnaud :
    21 octobre 2008 @10h40   « »

    @ Habsb

    « La façon de donner vaut mieux que ce que l’on donne ». Vos propositions puent le paternalisme des bourgeois du XIXe siècle, pour lesquels les pauvres, infantilisés, étaient incapables de se prendre en charge. Dans votre système, on satisfait les besoins primaires des déshérités comme s’ils étaient des animaux, comme s’ils ne pouvaient rien exprimer d’autre : de l’intimité, de la dignité, de la responsabilité. Et, comme vous n’êtes jamais à court d’arguties, vous avez le culot de couvrir vos manigances de prétextes « vertueux » : ne pas en faire profiter les commerçants…

    Or, contrairement à ce que vous vous imaginez, les pauvres n’aspirent pas seulement (n’aspirent pas même d’abord) à la chaleur et au bol de soupe. Très souvent, en hiver, lorsque les équipes de secours parcourent les rues des grandes villes à la recherche de SDF, ils essuient souvent des refus lorsqu’il est question de conduire les intéressés dans des abris collectifs. Même à la chaleur, même à la nourriture, ceux-ci préfèrent souvent leur abri de carton, qu’ils partagent parfois avec des copains ou avec leur chien. Tant il est vrai, comme il est écrit, « que l’homme ne vit pas que de pain »…

    Il est tout à fait possible de conduire une politique sociale qui respecte la dignité, l’intimité et la responsabilité des pauvres. Mais ça, bien sûr, ça coûte plus cher…

  • permalien Pascal Lecointre :
    21 octobre 2008 @12h06   « »

    Merci encore une fois pour cet éclairage. En règle générale pour toute chose on se doit d’établir une balance entre ce que cette chose est sensée apporter et ce qu’elle risque de détruire. Dans le cas de la finance on reste ébahi par l’aspect Négatif de son bilan. Elle est un frein évident à la croissance, une entrave majeure à toute idée d’économie durable, une pression destructrice sur les salaires, une menace de mort pour les finances de tout état tant l’évasion fiscale et la dématérialisation de son activité, permettent de trouver refuge dans un monde hors sol. Enfin au sommet de tous ces maux, la finance par sa capacité à accélérer à l’approche du mur menace à tout moment de nous y envoyer tous, dans le mur. Et si ce qui manquait finalement le plus à ce monde financiarisé ce n’était pas tout simplement le sens.

  • permalien Enjolras :
    21 octobre 2008 @12h11   « »

    @ Ignarissime

    Le systeme keynesien est arrive a bout de souffle a la fin des annees 70 pour 2 raisons simples :

    1 - Il n’etait plus keynesien depuis 1971, ie depuis que Nixon a decide de mettre fin a la convertabilite du dollar en or. Cette non indexation a ouvert la boite de Pandore en permettant une expansion exponentielle du volume monetaire, ce volume monetaire etant controle par le systeme de credit, lui-meme sous controle des banques privees. Ce mecanisme a genere de l’inflation.

    2 - Les chocs petroliers de 1973 et 1979 (autre source d’inflation) est justement une donnee que les keynesien avait sous estimee : la croissance infinie du PIB est impossible dans un monde fini. Il faut donc absolument revenir a une logique de frugalite, une decroissance de la consommation des riches (pays de l’OCDE) et a une meilleure repartition.

    Sans cela pas d’avenir. Le keynesiannisme aussi est violent s’il ignore le caractere ineluctable de la finitude des ressources.

    3 - Quant au chomage ? Pour le supprimer il aurait suffit de baisser significativement le temps de travail pour compenser les gains de productivites gigantesques que l’automatisation et l’informatique ont permis au debut des annees 80.

    Je vous conseille cette excellente video qui fait la lumiere sur l’arnaque de la creation monetaire : http://www.vimeo.com/1711304?pg=emb...

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @12h14   « »

    PH ARNAUD Une enquête OCDE révèle par ailleurs que les dépenses de prestations sociales ne ciblent pas en France les plus pauvres et les classes moyennes comme c’est le cas dans la plupart des autres pays de l’OCDE. Ainsi, les 20% des plus pauvres en France ne reçoivent que 16% des prestations sociales. Cela devrait vous aider a comprendre l’erreur de fournir de l’aide sociale en allocations, comme c’est le cas en France. Votre argent ne va pas au 20% le plus pauvre, mais il va payer les pilules homeopathiques d’une millionaire ennuyee.

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @12h22   « »

    ENJOLRAS

    Nixon a bon dos. Mais pourquoi a-t-il ete oblige d’annuller la convertibilite du dollar en or ? Tout simplement parce que les deux precedentes administrations, de Kennedy et Johnson, ont procede suivant la plus stricte doctrine keynesiane, et ont fait de l’intervention statale (y compris .. au Vietnam !) leur priorite. Coule le budget etatique, imprimes des dollars sans fin, (Kennedy voulait meme en imprimer au nom de l’Etat, sans garantie !), il ne restait plus que annuller la convertibilite.

    Pour reduire le chomage un seul moyen : au lieu de licencier, reduire les salaires et faire travailler tous. Mais pour certains, solidarite signifie prendre aux autres, et non pas donner aux chomeurs.

  • permalien Enjolras :
    21 octobre 2008 @12h55   « »

    @ HABSB

    Et pourquoi la remuneration du capital serait-elle un sujet tabou ? Parce que vous considerez que les ROE a 2 chiffres sont un aquis social de l’oligarchie ?

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @13h05   « »

    ENJOLRAS La remuneration du capital un tabou ? Et pourquoi ? Le capital est taxe deux fois ! Une premiere fois on taxe les revenus de l’entreprise, un bon 30%. Puis, sur ce qui reste, on taxe les dividendes payes aux actionnaires. Alors, faut avoir honte a s’en prendre aux revenu de capital ! Surtout quand il y a des PDG et dirigeants divers payes dixaines de millions pour couler les entreprises. (revenu de travail !)

  • permalien Enjolras :
    21 octobre 2008 @13h24   « »

    @ HABSB

    Sans travail pas de production, donc toute la remuneration du capital se fait sur le dos du travail. C’est une gabelle.

  • permalien Yvan :
    21 octobre 2008 @13h29   « »
  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @13h32   « »

    ENJOLRAS "Sans travail, pas de production"

    Sans capital non plus, pas de production (et pas de salaires non plus). Alors on pourrait dire egalament bien que tous les revenus du travail se font sur le dos du capital. Si les travail se suffisait a lui meme, pourquoi les travailleurs ne se passent pas de l’actionnaire et du banquier ? Parce que pour acheter les installations, et pour payer les salaires avant toute vente, IL FAUT du capital. Production = capital + travail, et chacun des deux doit etre remunere.

  • permalien Yvan :
    21 octobre 2008 @13h34   « »
  • permalien Enjolras :
    21 octobre 2008 @13h44   « »

    @ HASBS

    Il manque une donnee fondamentale dans votre point de vue : le travail est effectue par des hommes, qui suent et souffrent, meurent, souvent, alors que le capital est inerte. Il est donc indecent de pleurer sur le sort de ce dernier.

    De toute facon depassons le debat : si les moyens de production appartenaient a ceux qui produisent, c’est a dire aux travailleurs, nous n’aurions meme pas a nous poser la question. La justice serait effective. (Et ne me parlez pas de goulag et de bureaucratie, alors que je vous parle de structures cooperatives).

  • permalien Phig :
    21 octobre 2008 @14h03   « »

    Se passe(ra) t’il "quelque chose" ?

    La lettre de ce trader immature qui lache tout, crache sur tout et fini par une ode pitoyable au chanvre sauveur de l’humanité est peut être un "signe de notre temps". Il y en a d’autres. Ce dimanche je discutais avec des amis. Le mari travaille comme cadre dans une grosse industrie de chimie, du genre qui peut péter d’un moment à l’autre. Je me rappelle une conversation semblable il y presque deux ans. Je leur faisais alors part de mon pescimisme à propos du système dans lequel nous nous débattons, de l’urgence de "changer les choses". Ils me répondaient qu’ils avaient aussi lors de leur jeunesse eu ce genre de considérations, et que maintenant pris dans leur quotidien n’y pensaient plus trop. Déjà il y a 6 mois leurs visions changeaient. Le prix de pétrole montait. Alors que lors de cette premiére conversation,ils me prennaient pour un écologiste irréaliste parce que je refusais d’avoir une voiture et que je cherchais à me loger de telle sorte que je puisse vivre avec vélo/transport en commun, ils me faisaient part de leur souci si un jour ils ne pouvaient plus utiliser de voiture du tout, de se retouver avec leur agréable maison, perdu sur les contreforts des Vosges, loin de Mulhouse et plus encore de l’usine... Et puis ce dimanche, voila le mari qui s’exclame, "je me retrouve contre les patrons !". Il nous décrivait comment d’un coté son entreprise annonçait de bon résultats pour les actionnaires, puis se retourner vers les syndicats pour leur dire que cela ne va pas très fort, et qu’il va falloir se préparer au pire. Ils vont jusqu’à racheter pour 12 millions d’euros d’action sur le marché pour les distribuer en interne... pas de souci mon ami n’en aura pas une, encore moins ses ouvriers qu’il encadre... Ce sera ces êtres d’élites dans les autres sphères dirigeantes qui en profiterons...

    Habsb me paraît être un drole de comique. "production = travail + capital", depuis chaque fois que pense à cette équation de haute voltige algébrique, je suis pris d’un pur fou rire. Non vraiment, merci Hsabb !

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @14h16   « »

    ENJOLRAS

    Votre premier point est faux : le travail est fourni par des hommmes, certes, mais le capital aussi. Ne vous arretez pas a l’image d’Epinal des ouvriers de 1800 (ou chinois aujourd’hui) et leur brutal patron. Capital sont aussi les economies de votre papy (un homme !) a l’Ecureuil, et travail est aussi le pdg de Merrill Lynch, Jouhn Thain et ses 50millions de salaire+prime.

    La propriete des moyens de production ! Propriete de qui ? Des salaries de Renault ? Ou de ceux de la concurrente Peugeot ? Ou Fiat ? Ou Volkswagen ? Quid si les ouvriers de Renault veulent acheter une usine a Ford ? Ou a Toyota ?Comment ils la paient ? Comment ils paient les pneus a leurs collegues de Michelin ? Les freins a leurs collegues italiens de Brembo ? (leader mondial des freins) Le GPS a Trimble ? les composants a Valeo ? Qui paie ? Votre hypothetique destruction du commerce mondial, accessoire a l’elimination de la propriete privee et du capital, releve certainement plus de l’utopie qu’une hypothetique, symmetrique et egalement delirante destruction du travail, ou des machines et robots parfaits accomplissent toutes les taches, en rendant inutile le travail humain.

  • permalien Ph. Arnaud :
    21 octobre 2008 @14h46   « »

    @ Habsb

    Vous jetez le bébé avec l’eau du bain ! La situation sociale des plus démunis est encore moins reluisante aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni. Lisez « Mad in USA » de Michel Desmurget ou « Le royaume enchanté de Tony Blair », par Philippe Auclair.

    Et, pour le travail, apparemment, vous avez l’air d’ignorer ce que sont les working poors, que l’ultralibéralisme a disséminés par ses maléfiques « réformes » : contrats à temps partiel, cdd, heures supplémentaires non payées, chantage aux délocalisations. Et vous êtes un peu gonflé d’accuser les Viennois des années 1920-30 ou les Chiliens de 1973 de l’échec de leur mouvement, alors que ce-lui-ci a été écrasé par le fer et par le sang. C’est comme si vous accusiez une victime de viol d’avoir été violée…

  • permalien Enjolras :
    21 octobre 2008 @15h01   « »

    @ HASBS

    Phig a raison, vous etes vraiment tres drole !

    En quoi une structure cooperative de production serait incompatible avec une economie de marche (qui elle meme doit etre subordonnee a des regles sociales et ecologiques extrement strictes) ?

    La finance peut avoir sa place, a condition qu’elle soit un moyen de progres humain et non un but en soit. Produire de l’argent a partir de l’argent (l’usure) est une tare et un privilege accorde aux rentiers. L’usure devrait etre cantonnee a un musee dedie aux aberrations de l’ancien regime.

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @15h26   « »

    ENJOLRAS

    Je reponds d’abord a votre deuxieme question. Produire de l’argent a partir de l’argent est tout a fait normal. L’argent est une marchandise comme n’importe quelle autre, comme savent tres bien ceux qui en manquent. Pour louer un appart, une voiture, vous payez un loyer. C’est normal. Quel serait autrement l’interet de vous louer un bien. Alors pourquoi pas l’argent ? Pourquoi on vous preterait de l’argent (a risque que vous ne le remboursiez pas) sans interet ?

    Meme votre cooperative (et je viens a la premiere question) devrait louer de l’argent pour fonctionner, pour payer les salaries une annee ou les ventes sont mauvaises, pour acheter du nouveau materiel, pour son expansion... Qui lui preterait de l’argent s’il n’y avait pas d’interet ?

    J’espere vous avoir convaincu de l’interet de ...l’interet !

  • permalien Yohann :
    21 octobre 2008 @15h28   « »

    @HASBS Vous écrivez : "Pour reduire le chomage un seul moyen : au lieu de licencier, reduire les salaires et faire travailler tous. " Vous êtes vous relu ? Parlez-vous uniquement des grands gestionnaires ? Vous connaissez la salaire médian des français ? L’évolution de la répartition de la richesse entre le capital et les salaires ? Vous faites comment avec un salaire de 1200 euros qui baisse ? Comment vous organiser un marché intérieur soutenant l’activité économique ? Comment vous faites pour permettre aux gens de payer les factures qui ne manqueront pas d’augmenter avec la privatisation croissante des services publics (parce que c’est écrit, il suffit de voir ce qui se passe en Angleterre). Vous étendez le crédit ? Parce que c’est ça qui se passe aux USA et on a pas vu la fin de la grande débandade collective avec les libido en berne et tout le toutim... ça exproprie à tours de bras, ça pleure sur les perrons et bientôt Katrina aura fait moins de mort et de sans logis... La bourse va mieux, mais pas l’économie et attention au prochain trou d’air, il va nous ramener au ras du réel, le bon vieux plancher des vaches, j’espère que vous avez un parachute et que celui-ci est bien en or, parce que c’est effectivement tout ce qui va nous rester.

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @15h33   « »

    PH ARNAUD

    "Et vous êtes un peu gonflé d’accuser les Viennois des années 1920-30 ou les Chiliens de 1973 de l’échec de leur mouvement"

    Faux. Le Chili de Allende avait une inflation a deux chiffres bien avant tout "ecrasement" vrai ou suppose par la violence. Et c’est normal. Le vol des richesses particulieres pour acheter les votes des pauvres aux elections se paient avec la "greve" des riches, qui s’en vont ou n’investissent plus. Et il ne reste plus qu’a imprimer de l’argent pour faire repartir l’economie. Mais tout cet argent artificiel provoque inflation. Egalement, dans quelques annees vous verrez l’effondrement de Chavez, qui est en graves difficultes. Et les USA n’y sont pour rien, au contraire ils sont son meilleur client.

    Quant aux working poors, c’est peut etre une question de mentalite, mais j’aimerais mieux etre un working poor que faire la manche all’ANPE. Mille fois.

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @15h38   « »

    YOHANN " Vous faites comment avec un salaire de 1200 euros qui baisse "

    Comment ils font au Portugal avec un salaire moyen de 700 Euro ? Vous oubliez trop vite que LES PRIX SONT FONCTION DES SALAIRES. Si le RMI passait a 10000 Euro d’un coup, rien ne changerait car les commercants ajouteraient un zero a leurs prix. Mais si les salaires baissent, les prix devraient suivre aussitot. Et on pourrait retourner a produire quelque chose en France.

  • permalien Enjolras :
    21 octobre 2008 @15h46   « »

    Mr HABSB, vous ne reussissez pas du tout a me convaincre. Et je vous propose de regarder cette video : http://www.vimeo.com/1711304?pg=emb...

  • permalien Am.t.t.a :
    21 octobre 2008 @16h11   « »

    Il y a souvent des missionnaires qui viennent sur la liste ? Ils ouvrent le champagne, quand le bateau coule, et croient que c’est ainsi qu’on a reloaded ? Tout est essuyé, oublié, y a pu qu’à recommencer ? Volcanique délirium authistique et dangereux aujourd’hui. Yaka baisser les salaires. Ouah, ça c’est de la réflexion. Mais ceux de qui ?

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @16h11   « »

    ENJOLRAS je connais depuis longtemps cette video, mais je ne vois pas ce qu’elle demontrerait...

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @16h13   « »

    AMTTA "Yaka baisser les salaires. Ouah, ça c’est de la réflexion. Mais ceux de qui ?"

    De tous.

  • permalien Enjolras :
    21 octobre 2008 @16h33   « »

    @ HABSB

    Cette video a le merite de demontrer que le volume monetaire doit cesser d’etre deconnecte de la richesse reelle. Le corrollaire de la bulle monetaire est la croissance infinie du PIB. Ceci est un dogme qui doit cesser de faire loi car il est mortifere. Il faut que les peuples se reapprorpient les outils de creations monetaires, les banques doivent redevenir des outils de service publique, au SERVICE de l’economie, de la solidarite et de la perennite des systemes (biosphere, biotopes, ressources renouvelables).

    Je ne plaide pas pour la suppression de l’argent, car il permet des echanges bien plus faciles que le troc. Il faut juste mettre fin a la toute puissance de l’usure. Renverser le chateau de carte, ca vous fait peur ?! Je prefere cela au suicide collectif.

  • permalien Phig :
    21 octobre 2008 @16h36   « »

    et genre on rend la répartition des salaires, ça ne vous effleure pas l’esprit ? Genre un revenu maximum qui serait un rapport du revenu médian (pas plus de trois fois le revenu médian, par exemple). La justification ? morale : personne ne vaut 1000 fois ou plus que quelqu’un d’autre, quelque soit les conditions, les mérites, le travail effectué...

    Vous préfereriez être working poor que pointeur à l’ANPE ? Mais je vous en prie, allez donc faire l’expérience, et on en reparlera dans 2 ans.

    L’intérêt de l’intérêt ??? L’argent n’est elle pas la matérialisation (qui se re-dématérialiste en ce moment) de la confiance ? Quand une PME ne va pas bien, les travailleurs acceptent de travailler plus sans rétribution, pour la sauver. Ca arrive très souvent, à commence chez mon beau-frère. Les travailleurs n’ont ils pas par là fait un emprunt à leur boîte en lui manifestant leur confiance ? Dans le cas d’une coopérative, c’est ce qui se produirait. La confiance qui circule entre le genre humain n’est pas (encore) entièrement monétarisée, loin s’en faut. Une humanité dont la confiance serait totalement monétarisé serait un anéantissement de l’humain soit même... Ce qui se produit en ce moment pourrait être une perte de confiance en la symbolisation de la confiance que constitue la monnaie. Mais ce n’est pas une disparition de la confiance. Nous pouvons recréer une circulation de confiance, sans les pathologies navrantes que Habsb défend bec et ongles...

  • permalien Ph. Arnaud :
    21 octobre 2008 @16h46   « »

    @ Habsb

    - Avant le coup d’Etat de 1973, l’économie chilienne a été sabotée par les manœuvres de la CIA (grève des mineurs d’El Teniente, grève des camionneurs), aidés en cela par les classes riches du Chili… Même chose dans tous les pays qui osent remettre en cause la répartition des richesses. Vous oubliez opportunément le coup d’Etat contre Chavez du 11 avril 2002 (où on mit au pouvoir le président du patronat local, tout un symbole !), que les Etats-Unis reconnurent au bout de quelques heures, la grève insurrectionnelle de deux mois de PDVSA (Pétroles du Venezuela) et tous les appels au meurtre contre Chavez lancés par les médias indépendants (et pour lesquels, dans n’importe quel autre pays, les patrons de presse seraient allés croupir dans des culs de basse fosse…), plus l’accueil, aux Etats-Unis, de tous les comploteurs notoires…

    - Quant à ce que vous appelez le « vol » des particuliers, ce n’est qu’une restitution, à leurs légitimes propriétaires, les ouvriers et paysans, exploités jusqu’à la moelle, durant des décennies, dans les ha-ciendas ou dans les mines. Il n’y a pas eu plus de « vol » en 1970-73 qu’il n’y en a eu, en 1789, lors de la confiscation des biens nationaux. L’argent des riches est un argent volé aux pauvres. Le paradis des riches, disait Victor Hugo, est fait de l’enfer des pauvres…

    - Quant aux working poors, avec des « raisonnements » de ce calibre, vous justifiez n’importe quel salaire et n’importe quelles conditions de travail ! Si vous voulez aller par là, sur les galères du roi de France, l’ouvrage non plus ne manquait pas…

  • permalien Enjolras :
    21 octobre 2008 @16h53   « »

    Allez cher HASBS, je vais vous chanter une petite chanson avant de partir :

    "Tout est a nous, Rien n’est a eux, Tout ce qu’ils ont ils l’ont vole ! Nationalisation sans indemnite (au passage Chavez paie quand il nationalise, lui), Nationalisation, sous controle ouvrier !"

    Bonne nuit !

  • permalien charles :
    21 octobre 2008 @17h00   « »

    @habsb

    Mais si les salaires baissent, les prix devraient suivre aussitot. Et on pourrait retourner a produire quelque chose en France.

    En somme, vous prônez la déflation, mais en connaissez vous réellement les conséquences ?

    D’autre part, vous expliquez que :

    Le 9% perdu n’est pas fini dans les poches de Bouygues, ou Arnault, mais dans les poches de l’ouvrier slovaque qui fait des voitures a la place du francais, des petites mains chinoises qui produisent toute marchandise.

    Vous oubliez simplement que les 9,3% perdus du côté du travail ont été gagnés par le capital. La richesse n’a pas baissé, c’est une simple répartition différente de la richesse créée, facilitée par la concurrence faussée (qu’un libérale comme vous a sans doute appelé de ses voeux) entre des économies avec des normes sociales et environnementales sans commune mesure.

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @17h25   « »

    CHARLES "La richesse n’a pas baissé, c’est une simple répartition différente de la richesse créée"

    Faux. La richesse a meme augmente, au niveau mondial. Les actionnaires (en France comme ailleurs) ont eu leur part de la croissance mondiale. Les travailleurs aussi, mais les Chinois et Slovaque ont eu aussi la part des Francais. Le bilan se doit d’etre fair sur la planete.

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @17h28   « »

    ENJOLRAS "Cette video a le merite de demontrer que le volume monetaire doit cesser d’etre deconnecte de la richesse reelle"

    Mais je suis parfaitement d’accord. Ce volume est deconnecte car les gouvernements et les banques centrales suivent les dogmes de Keynes d’expansion monetaire. Il faut tout simplement arreter de creer des bulles, mais non pas oter ce pouvoir aux banques centrales pour le confier aux gouvernements, car ce serait encore pire !

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @17h35   « »

    PHYG "Quand une PME ne va pas bien, les travailleurs acceptent de travailler plus sans rétribution, pour la sauver"

    C’est cela les lois du marche dans toute leur splendeur. Baisse de demande de travail par rapport a l’offre = baisse de retribution de ce travail. Ce n’est pas une nouvelle prestation non retribuee, mais toute leur prestation est payee moins cher, suivant les lois de marche. Et on bypasse la connerie syndicale des contrats a retribution figee, qui amenent aux licenciements. En France il n’y aurait pas un seul chomeur, si on adaptait le niveau des salaires a la demande. Plan social de 10% des effectifs ? NON ! Baisse de salaire de 10% pour tous les effectifs, y compris le PDG. Et nul n’est licencie’ !

  • permalien yohann :
    21 octobre 2008 @18h03   « »

    @habsb Au portugal, une grande partie de la population travail au noir, et c’est qui plus est un pays qui perd en volume de production chaque année. Votre petit modèle ne tient pas une seconde : d’une part il faudrait une baisse très conséquente de salaire pour concurencer les pays dit émergeants qui sont des pays exploitants la main d’oeuvre avec une brutalité digne des soieries de Lyon dans les années 1820-1830. D’autre part la déflation des prix, même si et même surtout si la baisse des salaire n’était que de 10%, ne serait certainement pas automatique et à l’heure actuelle très cher, ce que l’on voit plutôt c’est qu’une contrainte sur les salaires déclenchent une ouverture de crédit ce qui est tout bénef pour la finance qui se paye plutôt deux fois qu’une. Ce qui nous conduit à une économie vivant sur le crédit,sur le crédit comme support de la consommation et qui plus est sur le crédit comme source de profit, ce qui nous conduit à la situation que nous connaissons, encore une fois, ad nauseam.

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @18h09   « »

    YOHANN "ce que l’on voit plutôt c’est qu’une contrainte sur les salaires déclenchent une ouverture de crédit "

    Si la BCE et la France etaient plus responsables, elles porteraient les taux d’interet a 20%. Fin des ouvertures de credit, donc les contraintes sur les salaires se traduiraient en baisse des prix. (deflation).

    Yohann, la situation est tres simple. As-tu vu combien elle coute une maison/appart ? Crois tu que les SMICARDS peuvent encore en acheter ? Crois tu que les entreprises peuvent augmenter les salaires quand ils sont deja dix fois les chinois ? Vois-tu une autre voie d’issue que la deflation generale de prix et salaires ?

  • permalien charles :
    21 octobre 2008 @18h13   « »

    @habsb

    Apparemment, il vous plaît d’opposer les travailleurs chinois ou slovaques aux travailleurs français en dédouanant les actionnaires qui poussent à la délocalisation pour écraser les salaires en France et faire encore plus de bénéfice en donnant effectivement quelques miettes à la main-d’oeuvre à bas coûts. Ou comment diviser pour régner.

  • permalien yohann :
    21 octobre 2008 @18h18   « »

    Bref, M. Lordon je lis Le Monde qui reprend des couleurs bien néolibérale après une brève transfiguration keynesienne et travaille avec la plus grande ardeur au rétablissement du mythe de la saine sinon sainte finance et de l’urgence de l’éthique (tient j’ai relu "et la vertu sauvera la monde" pour le coup) ...et on dirait bien que c’est fluctuat nec mergitur encore une fois.... ou alors on est au centre du cyclone, ce moment particulier de calme avant que la tempête ne reprenne de plus belle et de plus en plus fort. Parce qu’il me semble que l’on est loin d’avoir épuisé la totalité des junk bonds et que l’on annonce encore quelques années de réjouissance en attendant que s’épuise l’ensemble des crédits hypothécaires et des faillites individuelles qui y correspondent. Sans compter que le doute atteint maintenant les prêts pour étude (très proche par leurs montants des prêts immobiliers, 80 à 100 000 $ pour le premier diplome - B.A., B.Sc, etc, en moyenne pour une université moyenne...) et qu’en contexte de récession et bien un diplôme ne garantit peut-être plus un revenu suffisant pour éponger les dettes qui ont servis à payer des frais d’inscription qui ont tellement augmenté ces 10 dernières années que le NY Times a consacré au problème de longs articles. Donc ma question : les plans de secours des États se fondent-ils sur l’hypothèse que la crise à atteind sa plus grande amplitude, ce qui expliquerait pourquoi nous en sommes déjà à la phase de révisionnisme ou plutôt de déni.

  • permalien charles :
    21 octobre 2008 @18h27   « »

    @habsb

    Déflation qui conduirait à une magnifique récession mondiale. Ou au mieux on rejoint tous le niveau social du moins disant, donc aujourd’hui de la chine. Sans compter l’augmentation encore accrue des inégalités en plus de la disparition des services publiques donc au final de toute idée de démocratie.

    Liberté pour la finance, tyrannie pour les travailleurs.

  • permalien yohann :
    21 octobre 2008 @18h29   « »

    @habsb actuellement le problème n’est pas que les chinois produisent à moindre coût mais exigence de rentabilité financière. Supprimons cette exigence (15-20% de ROE !). Ne voyez-vous pas qu’une déflation des salaires, si cela était possible, entrainerait une déflation compétitive des salaires. Jusqu’à quelle niveau ? La première victime de la fin de quotas qui s’appliquaient à la production textile de la Chine a été : le Bangladesh ! Certes, il y a là une question de taux de productivité comparé, le Bangladesh n’a pas la force industrielle de la Chine, mais quand même, cela donne une idée du niveau de paiement des salaires ont est rendu. Votre modèle n’est pas soustenable, ni à court terme, ni à long terme. Quant au prix des maisons en France, c’est encore un problème de spéculation, il existe des possiblités très simple pour enrayer cela : l’indivision des immeubles, l’exigence d’occupation, et avant que quelqu’un cries au scandale, je rappellerai que John Stuart Mill - ce très saint père du libéralisme et de l’utilitarisme - a lui même pointé du doigt le problème que posait la propriété immobilière et sa concentration !

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @18h52   « »

    CHARLES "Déflation qui conduirait à une magnifique récession mondiale"

    Pouvez-vous m’expliquer sur la base de quel miracle de l’economie, de la mathematique et de la physique, on connaitrait que des expansions, des croissances, et jamais des recessions ?

  • permalien habsb :
    21 octobre 2008 @19h01   « »

    YOHANN "Supprimons cette exigence (15-20% de ROE !)."

    Supprimons cette exigence et plus personne n’investira ! Une banque peut avoir 15% en emprunts d’Etat bresiliens ou turques, et elle devrait risquer son argent sur une societe francaise, qui peut faire faillite, pour moins que cela ? Meme l’or ne cesse de monter a taux de deux chiffres : il faut etre un peu fou pour investir dans l’entreprise pour des retours moins que 20%. 15% c’est rien quand la masse monetaire augmente au meme rythme ! C’est juste garder la valeur de son patrimoine ! Comprenenez-vous la folie de l’expansion monetaire keynesiane ?

  • permalien Am.t.t.a :
    21 octobre 2008 @19h07   « »

    Habsb il est évident que vous n’avez rien lu de ce que dit Lordon, autrement ne pourriez revenir avec ce discours contrafactuel en dehors du temps. Alors comme je n’aime pas l’écholalie, je ne vais pas m’amuser à démonter les precepts que vous amenez sur chaque site où vous allez faire oeuvre de propagande, et où j’imagine que vous avez pu renforcer vos capacités à botter en touche. Je ne vais pas m’amuser à citer Schopenauer. En revanche, il y a un empressement à vouloir débiter de fausses idées assez inquiètantes chez vous. En tout cas vous n’êtes pas le premier

  • permalien Am.t.t.a :
    21 octobre 2008 @19h08   « »

    C’est ce que Sapir appelle le Libéral-stalinisme.

  • permalien charles :
    21 octobre 2008 @19h20   « »

    @habsb

    Qui a dit que la croissance était par nature infini, hormis les ultra-libéraux qui ne jurent que par elle ? Mais vous souhaitez provoquer délibérément une récession dans ce système. Vu les inégalités, on s’est déjà qui seront les premières victimes. Et comme en 29, les conséquences seraient dramatiques, mais peut-être n’en avez-vous rien à faire ?

  • permalien
    21 octobre 2008 @19h43   « »

    5000 milliards la somme du "bailout" !

  • permalien charles :
    21 octobre 2008 @20h12   « »

    Peut-être le début d’un mouvement salutaire.

    ARGENTINE • Le gouvernement met les fonds de pension à la retraite

    Est-ce que notre gouvernement va lui aussi tirer toutes les conclusions de la crise ou juste avoir de belles paroles ? Ainsi le traité de Lisbonne qui semble bien anachronique avec sa politique prônant le libéralisme économique, sera-t-il être renégocié ou adopté (imposé) comme si de rien n’était ?

  • permalien yohann :
    21 octobre 2008 @20h49   « »

    CHARLES donne un motif d’espoir, ténu, mais réel, parce qu’effectivement le niveau d’intrication des économies ne rend pas possible une politique nationale, mais une politique européenne aurait déjà plus d’allure... Il faudrait au moins que ce gouvernement français ait la décence de stopper ses dites réformes qui sont une forme de dépouillement et se mette à réfléchir. En 25 et quelques années d’existence, ce régime d’accumulation par la finance nous aura conduit sur une trajectoire d’effondrement global en empêchant toute forme de régulation et de contrôle, démultipliant les conséquences écologiques de notre mode de production industriel et de notre mode de consommation libidinal. démultipliant aussi les inégalités sociales même, et même surtout, dans les pays émergeants. L’apparition d’une petite bourgeoisie démographiquement insignifiante dans ces pays de ne donne absolument aucun titre de gloire à ces économies qui dans tous les cas ont vu le reste de leur population dépérir.

  • permalien Moussars :
    21 octobre 2008 @21h33   « »

    • Dávila Nicolás Gómez : "Si l’on aspire seulement à doter d’un nombre croissant de biens un nombre croissant d’êtres, sans se soucier de la qualité des êtres ni de celle des biens, alors le capitalisme est la solution parfaite."

    • Dr Uwe Rheinhardt, The New-York Times "D’un point de vue purement économique [...] un décès rapide des suites d’un sida en phase avancée est beaucoup plus rentable que l’interminable maintien en vie d’une personne séropositive."

    • Lapham Lewis H. "Le génie du capitalisme consiste justement dans son manque de moralité. Par définition, le capitaliste ne peut pas se permettre de se fier à autre chose qu’aux résultats financiers".

    • Neto João Mellão Le libéralisme, c’est une doctrine qui pose en priorité que, dans un poulailler, les poulets sont totalement libres... tout comme le renard.

    • Budhoo Davison "Le président Reagan nous a demandé de lancer une action tous azimuts et de transformer le tiers monde en un bastion du capitalisme débridé, et nous avons répondu à son appel avec enthousiasme et sens des responsabilités devant la mission ! ... Depuis 1983, tous nos efforts visaient à remplir cette nouvelle mission et à faire en sorte que le Sud "privatise" ou meure ; c’est ainsi que nous avons honteusement plongé l’Amérique latine et l’Afrique dans un maelström économique entre 1983 et 1988." Ancien du FMI (durant 12 ans) et qui écrivit un bouquin dénonçant le FMI, Camdessus et autres criminels. Mort en 2006.

  • permalien
    21 octobre 2008 @23h54   « »

    « LE "TRAVAIL RÉMUNÉRÉ" NE PROTÈGE PAS TOUJOURS DE LA PAUVRETÉ » :

    60 % des personnes sous le seuil de pauvreté "vivent dans un ménage comprenant un ou plusieurs actifs occupés", explique un rapport de l’OCDE, rendu public mardi 21 octobre. Sur les 18 pays de l’OCDE où le smic existe, seuls huit proposent un salaire minimum qui évite de sombrer dans la pauvreté lorsque l’on forme un couple avec un seul conjoint en activité et deux enfants.

  • permalien habsb :
    22 octobre 2008 @10h36   « »

    CHARLES La croissance ne peut etre infinie, et je ne sais ni qui a dit cela, ni qui vous appellez "ultraliberaux" (est-ce une nouvelle ecole economique ?). Tout simplement elle est allee trop vite, car les banques centrales, poussees par les politiciens qui veulent se faire reelire (Clinton, Bush, Schroeder...) ont baisse les taux et cree de la monnaie pour doper la croissance. Maintenant, elle devra reculer car elle a trop couru.

    Ce que l’Argentine a fait n’est pas un espoir : c’est un execrable vol de l’argent d’autrui, car elle a nationalise les fonds de retraite prives. C’est l’un des derniers actes de desespoir d’un gouvernement socialiste qui a reussi a plonger dans la misere l’un des plus riches Etats d’Amerique du Sud. Inflation et chomage ont creve le plafond et la comparaison est penible avec le Bresil de Lula conduit par des economistes de valeur, qui ont fait une politique faovrable aux investisseurs (hausse des taux, defiscalisation, amitie avec les US..)

  • permalien habsb :
    22 octobre 2008 @10h39   « »

    ANONYME Dans le meme rapport de l’OCDE on peut lire que les dépenses de prestations sociales ne ciblent pas en France les plus pauvres et les classes moyennes comme c’est le cas dans la plupart des autres pays de l’OCDE. Ainsi, les 20% des plus pauvres en France ne reçoivent que 16% des prestations sociales. Cela devrait vous aider a comprendre l’erreur de fournir de l’aide sociale en allocations, comme c’est le cas en France. Votre argent ne va pas au 20% le plus pauvre, mais il va payer les comprimes homeopathiques d’une millionaire ennuyee.

  • permalien Yohann :
    22 octobre 2008 @16h08   « »

    ha ben, reprocher à l’Argentine et à son gouvernement socialiste (que je ne porte pas dans mon coeur pour d’autres raisons), l’état de son économie, faut être gonflé !!!!!

  • permalien ciborg :
    22 octobre 2008 @16h21   « »

    Contrairement à ce que tout le monde pense, le système en état de putréfaction va quand même continuer de vivre en latence dans un coma plus long. Tout cela lui est possible parce que les forces nécessaires pour renversé la situation n’existent tout simplement pas. Bien sur et c’est clair qu’ il ne faut pas acceptée que les banques qui ont misés gros et tous perdu soient renfloués. Mais cette exigence est formulée aussi paradoxalement que cela puisse paraître par des partis qui sont au pouvoir c’est-à-dire la classe dirigeante qui sent très bien qu’elle va perdre beaucoup de son train de vie. De ce fait on peut se demander d’une façon étonnante ou sont les intellectuels , les scientifiques économistes, les spécialistes gourous de gauche qui animent les « sectes » alter mondialistes ???? Pour un changement de société ? Vraiment il y a beaucoup de beau monde dont on ne voit plus son ardeur militante avec pour slogan « nouveau monde possible » Pourtant la question est facile a comprendre , pour renflouer les caisses des banques en faillites on va encore une fois utiliser l’épargne des citoyens qui va permettre de maintenir le standing de vie des classes moyennes supérieurs apparentées au pouvoir et qui sont directement liées aux causes de ce désastre social économique, quant au peuple lui , subira les licenciements et l’augmentation grave est démesuré des prix des produits alimentaires . En plus en lui dira que ces économies sont transformées en bon de trésor quant aux petits porteurs ils peuvent dire adieu a leurs rêves chimériques offert gratuitement par la publicité monsongere des prédateurs banquiers qui ont détruits de sang froid des millions d ’ individus . En définitive, En définitive, pour ceux qui avaient déjà assez d’argent continueront d’en avoir et ceux qui déjà par le passé en manquaient cruellement continueront d’en manquer. .. Et la paupérisation continue son bonhomme de chemin jusqu’ a atteindre les conditions de SOLEIL VERT

  • permalien habsb :
    22 octobre 2008 @16h39   « »

    YOHANN

    les problemes economiques de l’Argentine ne viennent que du tres mauvais niveau de ses politiciens : autrement, c’est un Etat physiquement tres riche, pas tres peuple, qui pourrait etre un deuxieme Canada. La derniere trouvaille a ete de confisquer 29 milliards de retraites privees. Voila un bon message aux investisseurs internationaux. Cela a le merite d’etre clair.

  • permalien ciborg :
    22 octobre 2008 @17h06   « »

    L’article est tres speculatif . il ne prend pas en compte les exigences qui seront formuler par la Chine l’ Inde la Russie ou le bresil et l ’ afrique du sud .de la meme facon qu’il sous estime les questions qui inquiétes l’ economie europeenne. Il est clair qu ’il n’ y aura pas d’accord sur l’ensemble des preocupations pour que tout le monde sorte honorablement de cette crise . mais si les puissances occidentales ne feront pas suffisament d’efforts aux profits des peuples du sud , ils seront perdants sur toute la ligne parceque chez les etats du sud on voit tres bien que se dessine des nouvelles tendences dans le type de relations et d’echanges economiques sans passer par l’occident europeen si celui ci s’ accroche encore a la puissance des USA. L’ article oubli cependant qu ’en 1944 au premier Breton woods , il n’ y avait que les vainqueurs de la deuxieme guerre mondiale sans les russes , aujourd ’huit , il faut compter avec les Russes , les Chinois, les Bresiliens , les Japonais , les Allemands , les Indous , les Sud Africains et, sans compter les autres etats et nations meme petits ont des choses a dire que les puissants n’ aimeraient entendre. voila la nouvelle donne avec laquelle on devrait approcher le probleme. Pour notre analyse tant que les USA resteront gouvernés par des crminels et tant que le peuple des USA ne se soulevera pas , il ne faut pas attendre grand chose de ce sommet si non que la determination des peuples du Sud de changer les choses eux memes.

  • permalien habsb :
    22 octobre 2008 @17h10   « »

    CIBORG "De ce fait on peut se demander d’une façon étonnante ou sont les intellectuels , les scientifiques économistes, les spécialistes gourous de gauche"

    A la presidence du FMI ?

  • permalien Yvan :
    22 octobre 2008 @18h01   « »

    « Les gens sont vraiment terrifiés »

    Le 17 octobre, le Financial Times publiait les résultats d’une enquête régulière de l’université du Michigan, commencée en 1978 et produisant des résultats mensuels sous forme d’index de confiance des consommateurs. L’index est tombé de 70,3 en septembre à 57,7 en octobre, le plus bas niveau atteint depuis que cette enquête existe
    Derrière la panique, la guerre financière pour le futur pouvoir bancaire mondial par F. William Engdahl
    Il devient évident que Paulson, et ses amis de Citigroup et JP Morgan Chase, ont une stratégie, de même que le parrain de la titrisation des hypothèques et de la déréglementation bancaire, l’ancien président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, comme je l’ai exposé en détail dans la partie IV de ma précédente série,Financial Tsunami.

    Étant sûrs qu’à un moment la pyramide de billions de dollars de subprimes douteux et des autres titres adossés à des prêts hypothécaires à hauts risques allaient s’effondrer, ils étaient apparemment déterminés à propager le plus possible dans le monde entier les ainsi nommés « déchets toxiques » de l’ABS, pour attirer les grandes banques du monde, plus particulièrement celles de l’Union européenne, dans leur piège à miel.

  • permalien jpc.delorme :
    22 octobre 2008 @19h27   « »

    La seule publication, à ma connaissance qui, dès février dernier, avait annoncé et expliqué en détail le déroulement de la crise et le climax de septembre - www.leap2020.eu - vient d’annoncer une cessation de paiements des Etats-unis pour l’été prochain... Cela pourrait n’être "que" une crise d’hyperinflation façon Allemagne de Weimar ou Argentine 90’s... Je n’ai pas lu tout leur papier mais ça me parait possible : il y a déjà eu ces derniers mois des papiers très inquiets (mainstream) sur un crack des cartes de crédit conso des étatsuniens. La faillite de l’empire est là. (Pour qui voudrait s’en convaincre par d’autres moyens, lire dedefensa.org).

    A propos de certains commentaires sur ce fil, pourquoi faut-il si souvent que ne puissent être évités ni l’excès d’économisme (sans référence philo-idéolo- politico-anthropo-psychologique, à la louche :-), il n’y a pas d’économie qui vaille) ni l’excès de lyrisme paupériste anti-économiste... (Ça irait mieux s’il y avait plein de petits Lordon sur nos écrans)... Nous allons vers des temps troublés, il va falloir penser les ruptures en évitant divers types de catastrophes extrèmes, la raison va être plus nécessaire que jamais.

  • permalien yohann :
    22 octobre 2008 @20h31   « »

    habsb tu sais comme moi que l’Argentine a été l’élève modèle du FMI, cité en exemple, jusqu’à sa faillite totale.... leur mauvais hommes politiques sont les nôtres. La main mise sur les richesses du pays par les pays occidentaux (Japon compris) est total et ce depuis le début du XXe siècle. Avec quels résultats ?????

  • permalien Lou :
    22 octobre 2008 @21h41   « »

    Frederic Lordon : « Les États-Unis sont entrés dans un déclin irréversible et l’Amérique Latine court un danger »

    L’économiste qui a prédit la crise dans son dernier livre dit que le capitalisme n’est pas fini, mais qu’il est à peine dans une de ses phases. Il prévient que l’Argentine et l’Amérique Latine courent un danger et que les États-Unis sont entrés dans un déclin irréversible.

    Par Eduardo Febbro Página 12 . Paris, le 19 Octobre 2008.

    El Correo

  • permalien THX :
    22 octobre 2008 @23h51   « »

    même si comme toute grande institution, il lui arrive de connaître des dérapages.

    Les 700 milliards de $ (550 milliards d’€) injectés dans son système financier par l’État US et les 1 700 milliards d’€ versés par les États européens à leurs chères banques, ça nous fait “l’accident” à 2 250 milliards d’€. Une paille.

    Les libéraux de la néo-modernité grognent sur l’argent public gaspillé depuis au moins la SGM ; c’est vrai, autant exploser les banques d’un seul coup - et quel coup.

    Vous devez avoir fait vos études (?) à HEC ou Paris-Dauphine, comme d’autres scolastiques avaient pour horizon indépassable au Moyen-Âge la Sorbonne.

    Il faut vraiment être le dernier des abrutis pour déclarer sa flamme à un Reagan que même Fukuyama, apparemment sorti du sommeil de la “Fin de l’Histoire”, vient de mettre au rancart dans un récent article repris par Le Monde.

    Votre esprit binaire a donc évidemment du mal à envisager qu’il puisse exister d’autres possibilités de sociétés que la douce sauvagerie capitaliste ou l’inhumaine barbarie totalitaire.

    L’alternative au capitalisme financier, elle est connue : c’est le goulag.

    La Chine synthétise les deux ; là-bas, les camps s’appellent le Laogai. Les sanguinaires crapules staliniennes et maoïstes ont parfaitement su se reconvertir dans le capitalisme. Comme un seul homme.

  • permalien Yohann :
    23 octobre 2008 @00h19   « »

    effectivement, la chine offre une superbe synthèse d’un régime économique fondé sur l’accumulation du capital et d’un régime politique autoritaire (post-totalitaire on pourrait dire, c’est à dire encore un peu, comme on parle de postcolonial donc). En bref, la Chine c’est notre avenir, une fois le sarkozysme poussé à plein (ce conatus persévérant dans son être), et d’ailleurs dans le laboratoire chinois, Cisco system, Microsoft et autres testent déjà les moyens de contrôle du futurs. Enfin, si la crise pouvait liquider aussi cet avenir, on voit que la croissance chinoise est menacée, on verra bien si le régime pourra encore longtemps tenir ses campagnes rongées par l’accumulation primitive du capital qu’à engendré les réformes de Deng Xiao Ping et Hu Jintao. En passant, Brown promet aux anglais un peu de keynesianisme, j’allais dire de la pommade anti-hermorroïde mais bon...

  • permalien Yohann :
    23 octobre 2008 @02h58   « »

    juste pour le plaisir de discuter encore une proposition d’HASBS, quelle serait les conséquences d’une augmentation des taux d’intérêt à 20% (du jamais vu ou presque) : l’arrêt du crédit, personne n’empunterait à ce taux et donc immédiatement la ruine du sytème bancaire qui emporterait avec lui l’ensemble du système monétaire puisque ce taux arrêterait définitivement la création monétaire. Alors oui déflation massive because l’argent vaut plus rien, mais alors plus rien du tout. Je me demande quelle quantité de monnaie disparaîtrait ? Peut-être assez pour offrir la ruine totale du capitalisme ? Bon rigolerait pas, mais pas du tout mais comme dans le long terme nous sommes tous mort comme disait Keynes... En fait HASBS est un révolutionnaire, je n’avais pas lu ces propositions sous cet angle mais maintenant que j’ai compris, je comprends mieux, il fait une sorte d’entrisme, HASBS est un trotskyste. CQFD, avec de l’humour hein ;-)

  • permalien
    23 octobre 2008 @08h50   « »
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