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Un pas dans le dialogue islamo-chrétien

vendredi 7 novembre 2008, par Alain Gresh

Dépêche de l’Agence France-Presse : « Le pape Benoît XVI a souligné jeudi 6 novembre l’importance de “la liberté individuelle de conscience” et de la “liberté religieuse”, en recevant les participants du premier forum catholiques-islam réuni au Vatican. Devant les dignitaires musulmans et catholiques du monde entier rassemblés dans la somptueuse salle Clémentine du palais apostolique, le pape a dit son “espoir” “que les droits humains fondamentaux soient garantis à tous et partout”. “Les dirigeants politiques et religieux ont le devoir d’assurer le libre exercice de ces droits dans le plein respect de la liberté individuelle de conscience et de la liberté religieuse”, a-t-il ajouté.

Au nom de la délégation musulmane, l’universitaire américain Seyyed Hossein Nasr avait auparavant souligné que musulmans et chrétiens “croient les uns et les autres à la liberté religieuse”. “Mais nous musulmans n’acceptons pas un prosélytisme agressif qui détruirait notre foi au nom de la liberté, pas plus que les chrétiens ne l’accepteraient s’ils étaient dans notre situation”, a-t-il ajouté. Le mufti de Bosnie, Mustafa Ceric, chef de la délégation est aussi intervenu, concluant son discours par un rappel de la guerre qui a ravagé l’ex-Yougoslavie à la fin du XXe siècle. “Mes frères bosniaques musulmans ont subi un génocide”, a-t-il dit.

Benoît XVI a souligné que le forum catholiques-musulmans “est un signe clair de notre estime mutuelle et du désir de nous écouter avec respect”, “un pas supplémentaire sur la voie d’une meilleure compréhension entre musulmans et chrétiens”.

Ce forum, réuni sur le thème de “l’amour de Dieu” et “l’amour du prochain”, est le fruit d’un appel au dialogue lancé le 13 octobre 2007 aux chrétiens par 138 religieux et intellectuels musulmans du monde entier et de diverses écoles de pensée. Cet appel suivait d’un an le discours prononcé le 11 septembre 2006 par Benoît XVI à Ratisbonne, en Allemagne, jugé offensant pour l’islam, qui avait provoqué une vive émotion dans le monde musulman. »

Le discours du Pape du 6 novembre est disponible en anglais sur le site du quotidien La Croix.

Les participants ont approuvé un message commun, rendu public jeudi 6 novembre au soir et qui tient en trois pages : « une présentation de l’amour de Dieu et du prochain, pour les chrétiens et les musulmans, puis des affirmations sur un certain nombre d’engagements communs dans le monde, en matière de formation de la jeunesse, de développement social et économique, et surtout de liberté. Il comprend aussi, à la demande des musulmans, une affirmation sur le terrorisme, qui n’est pas le fait d’une seule religion, et aussi une condamnation de toute dérision de la religion et de ses symboles. » (« Musulmans et catholiques marquent une nouvelle étape dans leur dialogue », Isabelle De Gaulmyn, La Croix, 6 novembre).

« “Cela ne fut pas évident, avoue cependant un des participants catholiques, plus mitigé après trois jours de discussion. D’abord, on a parfois le sentiment que les musulmans veulent profiter de l’Église pour se donner une image de respectabilité. Et puis, ils cherchent à nous embarquer sur des problèmes politiques, notamment la Palestine. Enfin, il a été difficile de se mettre d’accord sur la liberté religieuse.”

C’est en effet sur le point 5 du message final, sur la liberté de culte, discuté jusqu’à la dernière minute, que les discussions furent le plus tendues. Les musulmans étaient très réticents à introduire la reconnaissance de la liberté de culte en public. Grâce au mufti de Bosnie-Herzégovine, qui a expliqué qu’il fallait aussi le faire pour les musulmans qui vivent en Europe, les catholiques ont eu gain de cause sur ce point. “Nos interlocuteurs musulmans nous ont bien confié qu’ils savaient que ce geste serait très mal perçu par certains de leurs coreligionnaires. C’est de leur part un acte courageux et responsable”, confiait, ému, un participant catholique en sortant du Vatican. Dans le message, les participants sont convenus de se retrouver dans deux ans. »

Dans une tribune publiée le 4 novembre sur le site du Monde, « Dialogue avec le pape Benoît XVI », Tariq Ramadan, qui participe à ce dialogue avec le Pape, écrit :

« Notre dialogue constructif sur les valeurs et les finalités communes est autrement plus important et impératif que nos rivalités sur le nombre de fidèles, le prosélytisme et la compétition stérile quant à la détention exclusive de la Vérité. Les esprits dogmatiques qui, dans les deux religions, s’accaparent la vérité, travaillent somme toute contre les intérêts de leur religion respective. Quiconque affirme qu’il détient seul la vérité et que “le mensonge, c’est les autres”... est déjà dans l’erreur. Notre dialogue doit lutter contre les tentations dogmatiques en s’appuyant sur un dialogue profond, critique et toujours respectueux. Un dialogue dont le sérieux nous impose l’humilité.

Il faut commencer un dialogue sur les civilisations. La peur du présent nous fait parfois lire le passé avec une vision biaisée : le pape avait étonnamment affirmé que les racines de l’Europe étaient grecques et chrétiennes, comme pour conjurer la menace présente de la présence musulmane en Europe. Sa lecture est réductrice et il faut revenir aux faits passés comme à l’histoire des idées.

On s’aperçoit alors que cette opposition entre l’islam et l’Occident est une pure projection, presque un instrument idéologique, destiné à créer des entités que l’on oppose ou que l’on invite à dialoguer. Or, il y a beaucoup d’islam en Occident et beaucoup d’Occident en islam, et il est important que l’on inaugure une réflexion interne et critique : qu’Occident et Europe ouvrent un débat de l’intérieur comme doivent le faire islam et musulmans afin de se réconcilier avec la diversité et la pluralité de leur passé respectif. »

Le quotidien catholique La Croix consacre un dossier sur son site au « dialogue avec l’islam ». On y trouvera notamment les articles publiés dans le journal papier, ainsi que le dossier consacré aux musulmans de France à partir du 19 octobre, dont l’article, « Regain de la pratique religieuse chez les musulmans de France » (19 octobre), un entretien avec Franck Fregosi, « L’islam en France, réalité sociale et religieuse plurielle » (19 octobre) et « Les musulmanes cherchent à réconcilier identité et liberté » (22 octobre) dont cette introduction résume l’esprit : « Nombre de jeunes musulmanes qui choisissent de porter le voile se disent moins prisonnières de la tradition religieuse que des stéréotypes que la société leur renvoie ».

Sur le dialogue islamo-chrétien on pourra consulter l’excellent site du Groupe de recherches islamo-chrétien (Gric).

36 commentaires sur « Un pas dans le dialogue islamo-chrétien »

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 novembre 2008 @15h09   »

    Il me semble que le dialogue islamo-chrétien se présente de façon différente selon les trois branches issues du christianisme : catholicisme, orthodoxie et protestantisme. Et que cette différence s’établit au moins à deux niveaux :

    D’abord à un niveau géographique. En dehors de la Hongrie calviniste (aux XVIe et XVIIe siè-cles) le protestantisme, majoritairement situé au nord et au nord-ouest de l’Europe, a eu peu de fron-tières de combat avec l’Islam. Celles-ci ont été, pour une part, celle des puissances catholiques –principautés italiennes, roi d’Espagne, Empereur romain germanique –et, pour une autre part, celle des puissances orthodoxes – empire byzantin, Grèce, Etats des Balkans et, surtout, Russie. A certains égards même (sous Charles Quint et Ferdinand Ier), l’Islam a été un allié objectif du protestantisme. Les catholiques et les orthodoxes ont donc, dans leur mémoire collective, des souvenirs d’affrontements avec l’Islam que n’ont pas les protestants.

    Ensuite à un niveau théologique : le protestantisme se rapproche de l’Islam en ce qu’il ne pratique qu’un culte de latrie (rendu à Dieu seul), à la différence du catholicisme et de l’orthodoxie, qui pratiquent aussi un culte de dulie (rendu aux saints et à Marie). De même, la Bible revêt, pour le protestantisme, le même rôle éminent que le Coran pour l’Islam, à la différence du catholicisme, pour lequel, à côté de l’Ecriture, la Tradition et les canons conciliaires – et, en particulier de tous les conciles postérieurs au IIe concile de Nicée ont fortement modelé la foi. Il y a, spécialement dans le catholicisme, un caractère juridique et philosophique qui n’existe pas au même degré – loin s’en faut – dans l’Islam et qui fait que les catholiques jugent parfois faussement cette religion en postulant, avec la leur, une symétrie qui n’existe pas.

    Par ailleurs, ce qui accentue encore cette dissymétrie, c’est que l’Islam présente, avec le christianisme, une différence de six siècles. Six siècles, cela renvoie, pour le christianisme, à l’époque du Grand Schisme, c’est-à-dire à une époque antérieure de plus d’un siècle à la Réforme (événement majeur de la chrétienté occidentale) et, a fortiori, antérieure aux époques de déchristianisation et de laïcisation des XVIIIe et XIXe siècles. A l’égard de l’Islam, le christianisme est un peu comme un adulte d’âge mûr vis-à-vis d’un adolescent. [Cette comparaison n’implique pas, de ma part, jugement de valeur mais seulement le sentiment que les êtres collectifs que sont les religions ont une échelle de temps différente de celle des individus].

  • permalien karima :
    7 novembre 2008 @15h47   « »

    Le terrorisme d’une part et les traditions dans les pays musulmans d’autre part, ont fait beaucoup de tord à l’image de l’islam à travers le monde.

    L’arabe étant une langue très riche, certaines traductions du Coran (comme celle de Kasimirski) ont également véhiculé une mauvaise image de cette religion.

    Pour ceux qui veulent prendre la peine de s’y interesser, ils s’apperceveront que l’islam véhicule un message rempli d’amour, de respect de l’autre -qu’il ou elle soient musulmans ou non- et même de respect de la nature et des animaux !

  • permalien koui :
    7 novembre 2008 @16h34   « »
    le pape joue bien

    Le droit de changer de religion ou de n’en pas avoir est assez bien accépté par les chrétiens de nos jours. Ce n’est généralement pas le cas des pays musulmans dont la plupart ont des lois contre l’apostasie de l’islam. Ce n’est pas toujours le cas des musulmans d’europe dont beaucoup rejettent également l’apostasie. En amenant les imams musulmans à reconnaitre la liberté religieuse sans les brusquer, le pape joue un role positif. Pour une fois.

  • permalien Ph. Arnaud :
    7 novembre 2008 @18h47   « »

    @ Koui

    Je suis moins enthousiaste que vous sur le rôle « positif » du pape ! Il n’est venu à la tolérance que contraint et forcé… Et encore suffit-il de gratter légèrement pour voir apparaître, sous une mince couche de tolérance, l’épais socle de l’intolérance. Ainsi, dans l’encyclopédie catholique « Theo » (Fayard, 1993), on lit, à la page 977 [Le chapitre concerne les mariages mixtes].

    Article 1er. Maintien de l’empêchement prohibant pour tout mariage entre une partie catholique et une partie chrétienne non catholique.

    Article 2. Maintien de l’empêchement dirimant pour tout mariage entre une partie catholique et une partie non baptisée.

    Article 3. Concession de la dispense par l’Eglise, dans l’un et l’autre cas, quand il existe une cause raisonnable. [Sic].

    Article 4. Pour obtenir la dispense, la partie catholique doit promettre de faire « tout son possible » [les guillemets sont dans le texte] pour que les enfants soient baptisés et éduqués dans l’Eglise catholique.

    Concrètement, cela veut dire que celui des époux qui n’est pas catholique doit renoncer à tout jamais à transmettre sa foi à ses enfants ! Et j’ai ainsi connu le cas de deux couples, dont l’un des membres, protestant (une fois le mari, une foi la femme), dut voir ses enfants élevés dans la religion catholique. Bel exemple de tolérance…

  • permalien Farid B :
    8 novembre 2008 @11h46   « »

    Bonjour,

    Qui aurait pu imaginer que le discours reducteur du Pape (Islam violent, racines judéo chretiennes de l’europe) sur l’islam allait aboutir à un dialogue entre chrétien et musulman ?

    Le huit clos initial et la communication autour de cette rencontre entre Musulmans et Chrétiens laissent tout de même entrevoir certaines appréhensions dans les deux camps.


    Du côté chrétien
    la version d’un des participants catholiques
    « Cela ne fut pas évident, avoue cependant un des participants catholiques, plus mitigé après trois jours de discussion. D’abord, on a parfois le sentiment que les musulmans veulent profiter de l’Église pour se donner une image de respectabilité. Et puis, ils cherchent à nous embarquer sur des problèmes politiques, notamment la Palestine. Enfin, il a été difficile de se mettre d’accord sur la liberté religieuse. »
    Et Plus contestée, la participation de Tariq Ramadan
    « La France n’est pas oubliée, avec Mohamed Bechari, président de la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF), aujourd’hui marginale. Plus contestée, on note la participation de Tariq Ramadan, intellectuel musulman »


    Du côté musulman
    , c’est la peur du prosélytisme chrétien sous couvert de liberté religieuse :

    « Les musulmans, de leur côté, ont évoqué leur difficulté avec un prosélytisme chrétien jugé trop agressif, et qui s’appuie sur la puissance technologique et financière de pays occidentaux »

    Les clichés, les préjugés et les peurs non fondées ainsi que les projections deformantes des uns sur les autres existent aussi chez nos représentants religieux.
    Vont ils depasser ses limites,au nom de leur propre religion et permettre un debat constructif, des propositions et des actions concretes ? Wait and see
    Wait and see

  • permalien Yvan :
    8 novembre 2008 @12h52   « »
    Bénies soient les poules...

    Ce qui est merveilleux, de synodes en assemblées œcuméniques, comme au premier jour (le meurtre d’Abel), tous les culs bénis redécouvrent l’eau chaude, la bouche en cul de poule, les mains jointes et les yeux au ciel.

    Saint Augustin avait montré le chemin, la réflexion et l’intelligence sont ennemies de la foi et seule la foi est éternelle.

    Et comme la foi échappe à la réflexion et à l’intelligence, c’est foi contre foi... ma foi... CQFD (heu ? non ! AMEN ! plutôt...).

    D’un autre côté faire un petit point, de temps en temps, sur les haines réciproques est une façon agréable de passer le temps. Du moment que ça ne devient pas une habitude.

  • permalien K. :
    8 novembre 2008 @14h12   « »

    Wahyuana, “Journaliste vivant à Jakarta, fondateur du Maluku Media Centre (MMC), une institution pour la paix, la résolution des conflits et le journalisme pacifiste.” interroge Anies Baswedan, “jeune intellectuel Indonésien” :

    Anies Baswedan :

    Le choix de s’engager dans un processus de violence ou de paix n’est pas la projection de facteurs idéologiques, culturels ou religieux mais résulte d’un calcul stratégique ou d’un calcul d’intérêts. Un groupe choisit de faire usage de la violence ou d’employer la méthode douce selon le facteur stimulant ou dissuasif de l’un ou de l’autre. L’ennemi et le mode de confrontation seront souvent déterminés par un calcul d’intérêts plus que par l’idéologie, la religion ou la culture.

    Les motifs idéologiques ou religieux existent, bien sûr. Cependant, ils n’apparaissent qu’à un très petit niveau ou à un niveau individuel. La religion ou l’idéologie ne sont que des instruments servant à recruter, à motiver et à créer la solidarité entre les auteurs de crimes qui gagnent ainsi une certaine légitimité. Ces conflits sont présentés comme des campagnes idéologiques ou religieuses afin d’inspirer les partisans, de légitimer la guerre et de séduire les alliés, etc...

    C’est pourquoi nous devons recourir à une analyse stratégique rationnelle pour être en mesure de voir le conflit potentiellement violent sur le point d’apparaître et trouver un moyen d’y faire obstacle. Mais si nous nous attachons au seul cadre culturel (une approche qui voit les variables psychologiques, religieuses et culturelles modeler les actions d’une personne ou d’un groupe), nous tournerons en rond sans jamais apprendre à résoudre le conflit.

  • permalien K. :
    8 novembre 2008 @14h17   « »

    Il n’y a qu’à voir Bush le petit, hilare, faire le clown en maniant le sabre en compagnie de roitelets arabes qui imposent l’islam le plus obscurantiste dans leurs pays.

  • permalien K. :
    8 novembre 2008 @16h50   « »

    Obama se situerait dans la tradition théologique de Reinhold Niebuhr.

    Ainsi le journal Le Monde écrit dans Édition du samedi 25 et du dimanche 26 octobre 2008 :

    Ses lectures révèlent une conscience aiguë des problématiques postcoloniales, une curiosité intellectuelle, ainsi qu’un authentique ancrage à gauche, tempéré par un pragmatisme et une réelle ouverture d’esprit.

    C’est du pipo, rétorque-t-on ici.

  • permalien K. :
    8 novembre 2008 @17h26   « »

    C’est une cérémonie de remise de diplome en Arabie Saoudite, pays dont les dirigeants sont considérés comme l’exemple à suivre pour mettre fin au “Clash des civilisations”, par Bush le petit, Sarkozy, le Pape et Cie.

  • permalien Byblos :
    8 novembre 2008 @17h40   « »

    Je laisse le soin aux juifs de creuser l’idée que l’Islam vient à point pour leur rappeler que Yahvé-Allah-Dieu-God est UN et UNIVERSEL. qu’il n’est le dieu d’aucune faction, d’aucune nation, d’aucune religion à l’exclusion des autres.

    Le mythe même d’Adam et d’Ève l’exprime explicitement.

    Les chrétiens -dont je suis- ont aussi à creuser l’idée que Dieu est UN tout en étant trinitaire, qu’on ne peut isoler le Fils du Père. Encore moins négliger l’Esprit comme la tentation de le faire est souvent présente. Que les images et les statues ne doivent pas devenir objet d’idôlatrie comme la tentation en est également grande.

    Dans cette perspective, l’apparition de l’Islam peut apparaître comme providentielle pour chacune des religions monothéistes qui l’ont précédé.

    Le pape serait mieux inspiré d’aborder le dialogue avec l’Islam sous ces angles, au lieu de se considérer comme le détenteur et le gestionnaire de la Vérité exclusive, et d’apostropher et d’admonester les musulmans avec une hauteur et une suffisance que rien ne justifie. Mais que la tradition colonialiste et prédatrice de l’Occident explique.

    Un peu d’humilité au nom du Christ qui a lavé les pieds de ses apôtres, que diable !

  • permalien
    8 novembre 2008 @19h58   « »

    Actuellement a Bethlehem, heberge par une famille chretienne. Une jeune de la famille reagit a ces evenements em me disant qu ici le dialogue interreligieux existe depuis longtemps et perdure.
    Question d interet ou d habitude ? l experience montre que l appartenance religieuse ne determine pas necessairememt une logique d affrontement.

    Il est plus frequent, ici, de voir des chretiens orthodoxes et armemiens s affronter, parfois violemmemt ( il y a souvent des blesses) sur des questions de maintenance des lieux saints.

    Il reste, et c est l essentiel, que personne n aime l occupation.

    j ai passe un check point avant hiers entre Jerusalem et Bethlehem ; l ambiance etait plus que tendue lorque le soldat et monte, demamdant avec une amabilite rare les papiers de chacun....

    Sur le bas cote, etaient alignes 7 ou 8 jeunes palestiniens, accroupis...mains sur la tete, face au mur.. . sous surveillance.

    bien que se sachant detenteur d un passeport etranger, on ressent tout de meme un stress.

    lorsque le soldat a vu mon passeport il a paru surpris 9 j ai plutot une tete de mediterraneen)
    Il en a meme oublie de controler une personne a cote de moi ( c est en tout cas ce que je me suis dit)
    Apres, le soulagement etait palpable, les discussions allant bon train sur le pourquoi il a pas controle untel.

    Nous venions de connaitre un grand momemt de dialogue inter-communautaire dont l occupant a le secret.

    PS
    excusez je tavaille sur un clavier arabo anglais

  • permalien K. :
    9 novembre 2008 @14h16   « »

    Il est plus frequent, ici, de voir des chretiens orthodoxes et armémiens s’affronter, parfois violemmemt (il y a souvent des blessés) sur des questions de maintenance des lieux saints.

    L’occasion de rappeler ici que les querelles théologiques inter-chrétiennes ont représenté, une ligne de fracture (un “clash de civilisation”) majeure entre l’“Occident” et l’“Orient”, dès le 8 octobre 451, lors du concile de Chalcédoine avec la condamnation du monophysisme, auquel sont restées fidèles, entre autres, les Eglises arméniennes.

    Et que ces querelles ont fait le lit des conquetes musulmanes :

    Plus grave, avec des conséquences plus immédiates, la condamnation du monophysisme heurte les habitants des régions orientales (Syrie, Égypte). Restés fidèles à l’hérésie, ils commencent à prendre leurs distances avec Constantinople.

    Deux siècles plus tard, lorsque les Arabes musulmans attaqueront ces régions, ils trouveront devant eux des communautés peu combatives, sinon accueillantes, car peu disposées à défendre l’empereur grec. -

  • permalien K. :
    9 novembre 2008 @15h31   « »

    Pour les Grecs (..) l’Europe est à l’ouest, à l’opposé de l’Asie à l’est.

    À cela se superpose, très efficace dans la longue durée, la division de l’Empire romain en provinces occidentales et en provinces orientales,
    majoritairement asiatiques. La frontière entre les unes et les autres sépare en fait l’espace latin de l’espace grec ; elle traverse donc la partie européenne de l’Empire.

    La coupure entre l’Orient et l’Occident devient définitive suite à la translation de la capitale de l’Empire de Rome à Constantinople, ce qui, à terme, aboutira à la séparation de deux parties de l’Empire, dont les destins historiques seront différents.

    Ensuite, c’est selon la même frontière qu’une déchirure entre Rome et Constantinople va s’opérer sur le plan religieux, en donnant naissance aux deux chrétientés : latine et grecque, orientale et occidentale, catholique en attendant de devenir aussi protestante et orthodoxe. Déjà à la fin des années 720, quand Byzance était plongée dans la crise iconoclaste, le pape Grégoire II (715-731), en réponse au décret de l’empereur Léon III l’Isaurien (v. 675-741) contre le culte des images et à des mesures fiscales contraires aux intérêts de Rome, lui envoie une lettre véhémente où il se pose en porte-parole de l’Occident.

  • permalien K. :
    9 novembre 2008 @15h57   « »

    Georges Corm, "A Propos de l’Orient et de l’Occident, fracture imaginaire"

  • permalien Ph. Arnaud :
    9 novembre 2008 @18h23   « »

    @ K

    A propos des rapports entre chrétienté latine et chrétienté orthodoxe, voici un passage de ce que j’avais écrit en octobre 2006, après le discours que le pape avait prononcé le 12 septembre précédent à Ratisbonne (et qu’avait d’ailleurs signalé Alain Gresh). Cordialement.

    S’il est une institution qui contribua au déclin de cet empire - voire précipita sa chute - ce fut bien la papauté. Le résultat le plus clair des deux siècles de croisades (en dates rondes, de 1095, date de l’appel d’Urbain II au concile de Clermont, à 1291, prise de Saint-Jean d’Acre), fut de fragiliser l’empire byzantin. La seule dévastation de Constantinople, avant le siège turc de 1453, fut le fait des chevaliers chrétiens, en 1204 ! Et même si le pape Innocent III finit par condamner cette conquête, il ne l’en approuva pas moins initialement (dans l’espoir d’une union des Eglises). Ainsi, même si on ne peut adresser à la papauté le reproche d’avoir expressément "voulu" la ruine de l’Etat byzantin, dépassée qu’elle fut par la puissance des Etats d’origine des croisés (notamment le royaume de France) et les desseins mercantiles des républiques maritimes italiennes (Gênes et Venise), il n’en reste pas moins que, nolens volens, les prédécesseurs de Benoît XVI hâtèrent la fin de cet Etat.

    Cette opposition de fait - plus ou moins consentie, plus ou moins réticente - à l’affaiblissement de l’empire byzantin n’était que le reflet d’une autre opposition plus profonde, celle qui opposait la chrétienté latine à la chrétienté grecque (en gros le catholicisme à l’orthodoxie). A bien des égards, cette opposition, jalonnée par le schisme de Photios (869-870), puis entérinée en 1054, se montra plus forte que l’opposition respectives des deux parties à l’empire ottoman puisque, même au plus fort du péril turc, alors qu’il ne restait à l’empire byzantin que quelques décennies à vivre, aucune des deux parties ne croyait véritablement à l’union. Selon Georges Ostrogorsky (Histoire de l’Etat byzantin, Payot, 1969, p. 583), "l’empereur Manuel, instruit par l’expérience, avait [...] montré un froid scepticisme pour l’idée de l’u¬nion. Sur son lit de mort, rapporte Phrantzès, il mit expressément son fils en garde contre des espoirs d’union ; à son avis, une union entre Grecs et Latins était chose impossible, et les tentatives d’union ne pouvaient qu’en-venimer le schisme". Et même en décembre 1452, moins de six mois avant la chute de la ville, la proclamation de l’union à Sainte-Sophie par le cardinal Isidore - légat du pape et ancien métropolite de Moscou - déclencha la colère du peuple, au point de faire dire à un des hauts fonctionnaires de l’empereur : "Plutôt voir le turban turc au milieu de la capitale que la mitre latine". (Ostrogosky, ibid., p. 590).

  • permalien
    9 novembre 2008 @19h16   « »
    Un pas dans le dialogue islamo-chrétien... autant se faire soigner par des croquemorts :

    Pugilat entre religieux grecs orthodoxes et arméniens au Saint-Sépulcre

    JERUSALEM (AFP) — Des popes grecs orthodoxes et des prêtres arméniens en sont venus aux mains dimanche dans la basilique du Saint-Sépulcre de la vieille ville de Jérusalem, un des hauts lieux de la chrétienté, a constaté une photographe de l’AFP.

    La police israélienne est intervenue pour séparer les deux camps. Certains des prêtres ont utilisé des cierges comme gourdins tandis que d’autres tentaient d’arracher les soutanes de leurs rivaux.

    dieu (s’il en est) reconnaitra les siens (s’il en est)...

  • permalien
    9 novembre 2008 @19h35   « »
    L’expression du dialogue chriano-chrétien

    Les hommes de paix au boulot :

    La vidéo qui bouge... beaucoup.

  • permalien Alzir Hella :
    10 novembre 2008 @01h01   « »

    À propos du dialogue islamo-chrétien, on cite souvent exclusivement les initiatives du Vatican, excluant celles des autres communautés chrétiennes, ainsi que celles émergeant du monde musulman.
    À ce sujet, il faudrait se porter sur l’édifiant travail du Conseil Oecuménique des Églises, moins tapageur certes que certains discours papals faussement théologiques, mais bien plus rigoureux et utile.
    Le COE (connu aussi sous le nom anglais de World Council of Churches) rassemble en son siège de Genève les diversités chrétiennes extra-catholiques, et représente donc une sorte d’alternative légitime au Vatican, qui, comme il a été dit, se délecte trop souvent d’incarner l’Occident à lui seul.
    Le COE a une histoire et des engagements qui font sa particularité. Adoptant des théologies moins rigoristes que le Vatican, soutenant des mouvements progressistes en Amérique Latine, ou plus récemment en Afrique du Sud sous l’apartheid, avec une collaboration singulière avec l’ANC et le Révérend Desmond Tutu, qui ne manque pas de remercier régulièrement le Conseil. Aussi, ces positions ont terni durant de nombreuses années la perception du COE dans les instances de pouvoir occidentailes, perçu comme une organisation trouble-fête.
    Enfin, en plus du dialogue des religions auquel se voue le Conseil, le soutien aux communautés chrétiennes de Palestine lui vaut régulirement les foudres israeliennes et des lobbys sionistes. Se reporter au nouveau PIEF (Palestine-Israel Ecumenical Forum) à ce sujet.
    Toute voix alternative aux politicards ultra-conservateurs du Vatican est bonne à prendre, dans ce monde dont on ne peut ôter l’incidence religieuse.

  • permalien karima :
    10 novembre 2008 @18h11   « »

    le 09/11/2009, ce sont réunis des élus locaux lyonnais et des responsables religieux du côté de la Mulatière (Lyon). Des prières ont été prononcées pour des combattants musulmans morts pour la France lors de la première guerre mondiale. Il y a eu hommage militaire à leur égard. C’est un archéologue qui les a découverts, ils étaient enterrés, là-bas comme des moins que rien, eux qui se sont sacrifiés pour la france...

    C’est le rôle de la presse de dénoncer les injustices et de parler des gestes forts comme de cet hommage militaire et ces prières qu’ils n’avaient pas reçus il y a plus de 50 ans.

    Ces combattants sont morts pour la France, ce sont des héros : Pourquoi la presse n’en parle pas ?

  • permalien yves maraux :
    11 novembre 2008 @11h29   « »

    on chercherait en vain un appel musulman au dialogue islamo chrétiens , il s’agit donc bien d’une niche aménagée à la volonté d’hégémonie , de gain territorial et compassionel qui sous tend l’utilisation par l’islam de chaque mouvement vers une tentative de dialogue et ce
    malheureusement

  • permalien K. :
    11 novembre 2008 @14h50   « »

    @ yves maraux

    En fait il y a bien eu “appel musulman au dialogue islamo chrétien” (voir ici par exemple) mais cela ne contredit nullement votre message de fond, bien au contraire, comme l’explique ici Faisal Devji :

    ..la quête d’une relation spéciale avec le christianisme ou le judaïsme est une quête explicitement occidentale, qui occulte la réalité géographique et démographique de l’Islam et qui ne prend en compte que les adeptes qui entrent en contact avec des chrétiens et des juifs en Europe Occidentale, en Amérique du Nord et dans le Levant.

    Cette focalisation exclusive sur les similitudes monothéistes conduit à une conclusion : le rejet [par les musulmans auteurs de l’appel au dialogue] de la diversité religieuse et l’adoption du modèle chrétien pour les religions en général. C’est peut-être pour cela que la deuxième missive attribue une locution entièrement chrétienne à l’Islam : l’amour de Dieu et du prochain.

    ..cela met [les musulmans auteurs de l’appel au dialogue] immédiatement dans la situation coloniale de leurs ancêtres, parfaits intermédiaires qui occupaient une sorte de no man’s land entre les maîtres chrétiens et les sujets musulmans de l’empire européen en prétendant représenter l’une ou l’autre des parties, selon l’interlocuteur.

  • permalien K. :
    12 novembre 2008 @18h09   « »

    À l’initiative du roi Abdallah d’Arabie saoudite, “désireux d’assurer la continuité des efforts de promotion du dialogue interreligieux”, de nombreux chefs d’Etat ou de gouvernement et ministres se sont réunis mercredi [ce jour] à l’ONU” :

    « Avant même d’avoir commencé, la réunion a créé la controverse, plusieurs ONGs appelant l’Arabie saoudite à pratiquer la tolérance chez elle avant de s’en faire l’avocate à la tribune de l’ONU. »

  • permalien K. :
    12 novembre 2008 @22h44   « »

    On peut légitimement se demander à quoi rime ce “dialogue interreligieux”, qui n’envisage aucun dialogue politique concomitant, et est de surcroit promu par les gens les plus sectaires qui soient (comme le pape actuel et les Saoud).

    Un élément de réponse très pertinent (bien que partial puisque les Saoud se retrouvent seuls sur le banc des accusés, le pape n’étant pas évoqué) est apporté par Donald H. Argue et Leonard A. Leo de la “Commission US sur la liberté religieuse internationale” :

    « L’objectif réel de [ce] "dialogue" est de promouvoir une loi globale sur le blasphème. »

  • permalien K. :
    13 novembre 2008 @08h33   « »

    Pérès lui est béat devant le roi Abdallah, en particulier quand ce dernier parle de combattre le terrorisme, “ennemi de la religion”. C’est que ces deux la se comprennent bien : il s’agit, sous couvert de “lutte contre le terrorisme”, d’imposer une confession ultra minoritaire et parmi les plus obscurantistes qui soient au sein du monde musulman dans le cas saoudien et de donner ses lettres de noblesse au massacre des enfants palestiniens dans le second cas.

  • permalien Docteur Mouhamadou Bamba NDIAYE :
    13 novembre 2008 @17h32   « »

    FORUM ISLAMO CHRETIEN :
    ET SI ON REPARLAIT DU PORC !
    (L’ARME FATALE DU PROPHETE MOUHAMMAD – PSL)
    Après la conférence islamique sur le dialogue interreligieux de la Mecque (Riyad) , prolongée par celle d’Espagne (Madrid), le Vatican vient d’organiser, à son tour, un forum islamo catholique (du 4 au 8 novembre 2008). Pour beaucoup de gens, les questions qui fâchent ne seront pas certainement abordées par les oulémas musulmans dont le choix et la représentativité posent même problème. Et il ne s’agirait alors que d’une rencontre de plus. Dommage !
    Oui, nous sommes toujours pour un dialogue intra et inter religieux, mais où rien ne doit être éludé, conformément au souhait du Vatican qui prône un dialogue « authentique » et donc sans détours. Et doivent donc être abordés tant les sujets qui rapprochent que ceux qui fâchent.
    Dans cette perspective, il est fondamental de préciser d’emblée que l’Islam a vocation d’appeler les gens du Livre (Chrétiens et Juifs) à la conversion, par la persuasion, et donc sans contrainte. Et ce n’est qu’en cas de fin de non recevoir que la formule coranique « A chacun sa religion » peut trouver sa place dans le dialogue inter religieux - et alors on parle d’autres choses !!!

    Des chrétiens sont venus rendre visite au Prophète Mouhammad (PSL) dans sa mosquée. Il les reçut avec la plus grande bienveillance. Puis il (PSL) leur demanda d’intégrer la religion musulmane, de se convertir donc dans l’Islam.
    Ils lui répondirent qu’ils sont déjà dans une religion.
    Le Prophète (PSL) insista et après plusieurs tentatives sans succès, il leur rétorqua : « Si vous êtes croyants, pourquoi mangez-vous du porc ? »
    Alors, ses interlocuteurs se turent. (Rapporté dans Tabari)
    Et jusqu’à ce jour, aucun chrétien ne peut donner une réponse satisfaisante à cette redoutable question. Un véritable casse-tête !!!

    Docteur Mouhamadou Bamba NDIAYE
    Recteur de l’Université Virtuelle « la Sagesse » de la Fondation Serigne Babacar SY Ihsaan-Bienfaisance (Thiès).

  • permalien K. :
    14 novembre 2008 @17h45   « »

    Bush et Abdallah, et la tolérance qui hurle : miséricorde !

  • permalien K. :
    14 novembre 2008 @18h26   « »

    À quoi riment ces sommets interreligieux (Bis) ?

    Un autre élément de réponse est apporté par Jean-Marie Guénois, rédacteur en chef adjoint chargé des questions religieuses au « Figaro », élément qui serait meme, selon l’auteur, le seul objectif de ces sommets et sur lequel, parait-il, “toutes les parties sont d’accord” :

    ..mettre hors jeu les tenants d’un islam violent et reprendre l’initiative contre les extrémistes.

    En langage clair, tout résistant enturbanné au terrorisme siocon et à ses serviteurs arabes doit officiellement etre traité “d’extrémiste partisan d’un islam violent”.

  • permalien Zénobie :
    25 novembre 2008 @13h53   « »

    @ Alzir Hella

    Merci de faire cette mise au point COE vs Vatican.
    Dans le meonde actuel ,la papauté se situe un peu trop du côté "people .... ferait mieux de reprendre modestement, son bâton de berger et de s’occuper d’un troupeau qui se disloque, envers et contre les bulles papales !

  • permalien K. :
    7 décembre 2008 @10h24   « »

    Et le prix de la tolérance va au… roi Abdallah ! :

    L’Institut Lech Walesa, qui a pour but de faire rayonner les "valeurs fondatrices du mouvement Solidarnosc", vient d’attribuer son prix au roi saoudien Abdallah. L’Institut reconnaît ainsi ses efforts dans "la poursuite du dialogue entre les religions, la promotion de la tolérance et de la compréhension mutuelles entre cultures et civilisations". Dans le comité d’honneur siègent, entre autres, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner et l’ancien président tchèque Vaclav Havel.

    "Par quoi étaient guidés ces gens sages et respectables lorsqu’ils ont décerné leur prix au monarque absolu d’un pays qui punit de la mort l’apostasie ?" s’interroge Milada Jedrysik dans le quotidien Gazeta Wyborcza. "Pour la promotion de la tolérance ? C’est une ironie du sort car, en Arabie saoudite, les homosexuels encourent de lourdes peines…"

  • permalien Claire :
    1er février 2009 @22h07   « »

    Une réponse à la prétendue question : si vous êtes croyants, pourquoi manger du porc ? Le Christ, nous a libéré de toutes les dispositions de la loi, de son joug et donc y compris de l’interdiction sans fondement de consommer du porc ; en effet, ces interdictions ne participent pas de l’essence même de la foi, or la foi selon st-Paul peut seul nous justifier ; l’Alliance conclue sous l’Ancien Testament étant imparfaite et devant être renouvelée constamment par des sacrifices rituels dans le temple, le Christ a conclu une Alliance nouvelle et éternelle avec tous les hommes dans son sang par sa mort sur la croix et sa résurrection.
    Nous, chrétiens sommes Fils de Dieu par le baptême et nous sommes libérés du joug de la loi et de ses 613 commandements !! Notre seule loi est celle que nous a donné le Christ, durant la Cène :"aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés". Il s’agit d’aimer notre prochain comme Dieu lui-même l’aime. Nous les Fils de Dieu( dont je fais partie, étant catholique pratiquante)sommes les plus libres des hommes et nous ne sommes plus assujetis aux lois inutiles et qui n’obtiennent pas le salut. Le Christ SEUL est la Vérité, le Chemin et la Vie. Tous les hommes sans exception sont appelés à entrer dans la vie de Fils de Dieu et à parvenir à la vie éternelle. Les vrais croyants sont attachés à Christ dont ils sont les frères, Fils du Père, et temples de l’Esprit-Saint. Nul besoin pour être un Fils de ne pas manger de porc !! Ceux qui s’attachent encore à ces lois humaines perdent leur temps et sont dans l’erreur ; ils ne sont pas encore dans le sein du Père, puisque ils ne le connaissent pas !!

  • permalien
    1er février 2009 @23h01   « »

    jamais entendue parler de cette histoire de cette façon, comme raconté ci-haut par université virtuelle. Je me rappelle ( je cite de mémoire) qu’elle se rapporte à la visite d’une délégation des chrétiens de Najran ( dont des eveques) à Medine. Le prophète les reçu avec egards et leur permis meme de faire leur messe dans sa mosqué. La discussion porta essentiellement sur la nature de Jesus. La discusion s’eternisant et las des louvoiements,Le prophète, en dépit de sa tres grande patience et douceur , proposa par la suite une ordalie que la délégation accepta d’abord ensuite déclina de crainte que Dieu ne prenne le partie du Prophète !

  • permalien Docteur Mouhamadou Bamba NDIAYE :
    5 février 2009 @13h54   « »

    TOUJOURS A PROPOS DU PORC !!!
    Et jusqu’à ce jour, aucun chrétien ne peut donner une réponse satisfaisante à cette redoutable question. Un véritable casse-tête !!!
    Oui, la nourriture des gens du Livre (Chrétiens et Juifs) nous est permise, parce que le porc leur est aussi interdit, essentiellement :
    (7) Et le porc, parce qu’il à le sabot divisé et qu’il ne rumine pas, il est impur pour vous (8) vous ne devez pas manger de leur chair et vous ne devez pas toucher leurs corps morts. Ils sont impurs pour vous.
    (Lévitique 11 : 7 –8)
    Et ces propos de Jésus, pour confirmer :
    (17) « Ne croyez pas que je sois venu abolir la loi ou les prophètes : je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir »
    (Mathieu 5 : 17)

  • permalien K. :
    11 février 2009 @19h28   « »

    Fawwaz Traboulsi :

    Tout relève de la théorie américaine de "la paix et la sécurité." Et de ses deux fondations, "la résolution des conflits" à travers la "création de la confiance" ou de la soumission forcée, et dans les deux cas, sans traiter les causes.

    En ce qui concerne "la création de la confiance", on nous propose le Roi d’Arabie saoudite et le président de l’Etat juif à la même conférence sur "le dialogue des religions". Et en ce qui concerne la soumission forcée, il a été imposé à 300 millions d’Arabes qu’ils n’aient aucune position ou rôle dans ce monde autre que celui de protéger la sécurité d’un État [Israël] militariste, impérialiste, colonial et expansionniste. (..). Et les méthodes utilisées sont celles du "chaos créateur" de tueries et d’assassinats et d’occupation et de guerres sans fin et de terrorisme d’Etat quand il est inutile de l’imposer par le biais de la politique et de la "culture". Et le secret, dans les deux cas, c’est que ce monde arabe est frappé par une culture religieuse "épidémique", qui doit être exterminée, parce qu’elle recourt à la force, la "violence" et "l’extrémisme". Croyez-le ou pas !

    ...

  • permalien Docteur Mouhamadou Bamba NDIAYE :
    5 mai 2009 @13h49   « »

    GRIPPE PORCINE : ENCORE UNE PREUVE DE LA NOCIVITE DU PORC !!! (Prélude au dialogue islamo chrétien).
    Les virus A/H1N1 sont responsables de la grippe porcine ; ceux isolés de l’homme et du porc ont une origine commune et des échanges de virus se produisent couramment entre ces deux espèces ; ils peuvent donc migrer des cochons aux hommes et subir des recombinaisons ; c’est cette plasticité légendaire du virus qui limite régulièrement l’efficacité des vaccins.
    La grippe porcine est endémique chez le porc qui constitue ainsi un important réservoir de virus (25% des porcs sont infectés, à l’échelon mondial). Le virus est transmis par contact direct et indirect et par aérosol par des animaux malades ou asymptomatiques ; et aussi indirectement par les véhicules et par le lisier . Elle ne se transmet pas en mangeant de la viande de porc, mais à l’évidence, la responsabilité du porc est toujours engagée (directement ou indirectement), mais il faut craindre que les enjeux économiques considérables liés au marché du porc n’entraînent un manque de transparence dans la gestion de l’épidémie.
    Le porc qui est le réservoir de virus le plus important a été introduit en Amérique par les Espagnols ; il fut à l’origine du processus par lequel, en toute probabilité, la cysticercose fut introduite dans le Nouveau Continent (5) ; il devrait en est de même pour la grippe porcine et toutes les pathologies liées au porc (consommation ou proximité).
    Et pourtant, les Textes Sacrés sont plus qu’explicite :
    (7) Et le porc, parce qu’il à le sabot divisé et qu’il ne rumine pas, il est impur pour vous (8) vous ne devez pas manger de leur chair et vous ne devez pas toucher leurs corps morts. Ils sont impurs pour vous.(Lévitique 11 : 1 … 7 –8)
    Oui, le porc est une souillure. Un poison ! Le Coran confirme (6. Les Bestiaux : 145). Il ne peut pas en être autrement, car l’Islam est une religion de la tradition biblique – le parachèvement du judéo-christianisme. Lors de son premier avènement, Jésus avait déjà ‘’tué’’ le porc, mais le message n’avait pas été bien compris par les chrétiens. Et pourtant l’Evangile est explicite (Luc 8 : 27-39)
    A l’évidence, la nocivité du porc ne se discute plus.

    Docteur Mouhamadou Bamba NDIAYE
    Recteur de l’Université Virtuelle « la Sagesse » (Thiès).
    http://blog.ifrance.com/univirt.las...

  • permalien calomiro :
    31 décembre 2009 @15h12   «

    De l’Athéisme ambiant

    Il faut dire qu’aujourd’hui le christianisme n’est plus religion d’état, comme ça avait été le cas pendant des siècles. Donc nous les chrétiens ne sommes pas des êtres normaux, nous ne suivons pas la voie générale. Alors que le christianisme était la voie générale, il ne l’est plus. Il devient une minorité. Nous devenons des indiens à plumes : créatures barbares et attardées. Pire, alors qu’on admire les indiens à plumes à cause de leur vie proche de la nature, nous on nous méprise à cause de nos croyances, et aussi, il faut le dire, à cause de nos actes non conformes à ce que nous professons. Nous sommes donc en partie responsables de ce qui nous arrive. Cette critique elle-même on la retrouve dans la bouche des indiens à plumes : Nous sommes incohérents. Nous pensons avoir atteint un haut niveau de spiritualité, alors qu’en fait les barbares, c’est nous.

    Mais il convient ici de préciser un amalgame que font les indiens à plumes : Ils confondent le peuple dans son ensemble et ceux qui suivent véritablement le Christ : les personnes pieuses, qui prient, qui vont à l’église, qui travaillent, qui aiment leur prochain... Pour eux (les indiens à plumes) les chrétiens sont tous ces gens venus d’Europe, qui vont dans les saloons, qui chassent les indiens, qui boivent, qui se bagarrent, qui oppriment les pauvres... tout en prêchant une haute philosophie uniquement dans le but de servir leurs intérêts. La question se pose légitimement : les indiens à plumes ont-ils connu de vrais chrétiens ? Oui, je le pense, du moins certains, mais on ne peut pas dire que ça ait été une majorité de la population. Et leurs conditions de vie étaient si pénibles que l’amalgame était vite fait.

    De même aujourd’hui, pour le peuple actuel (les indiens à plumes contemporains), qui sont les chrétiens ? Il y a le Pape, là haut, qui domine tout, un vieux Monsieur malade, que l’on voit lors des grandes fêtes chrétiennes, qui voyage dans tous les pays, qui condamne parfois les injustices. Puis il y a tous ces évêques et tous ces prêtres qui ne servent à rien alors qu’ils feraient mieux d’aller travailler(je pense que dans cette opinion se cache une part de jalousie), qui aiment les petits garçons et les petites filles. Et enfin la grande quantité de fidèles, qui sont comme des moutons manipulés par la hiérarchie de l’Église. L’Église n’est qu’une secte autorisée. Ceci pour l’église catholique, alors que les autres groupes, eux, sont des espèces d’illuminés qui chantent et qui dansent. Je n’ai pas l’impression de trop schématiser en voulant présenter l’opinion de ceux qui ne croient pas.

    Pour le chrétien pratiquant, la religion, ce n’est pas du tout cela. Il lui a été accordé de pénétrer le mystère chrétien, il a été initié à quelque chose de grand et d’inaccessible au commun des mortels. Il est émerveillé devant la richesse et la grandeur de sa foi.

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