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Les attaques de Bombay ou le 11-septembre indien

samedi 29 novembre 2008, par Wendy Kristianasen

Les attaques menées sur sept cibles différentes, la nuit du 26 au 27 novembre à Bombay, la capitale économique de l’Inde, sont d’une ampleur sans précédent en référence à la série d’attentats à la bombe subis ces dernières années par le pays. Elles se sont déroulées dans le sud de la ville, dans le secteur historique et « branché » de Colaba, pôle d’attraction pour les touristes occidentaux et à la principale gare de la ville. Deux jours plus tard, les deux hôtels étaient toujours assiégés. Le bilan encore provisoire du 28 novembre fait état de plus de cent quatre vingt dix morts, et d’au moins 300 blessés. Les attaques ont été menées par des hommes entraînés, armés de AK-47 (kalachnikov) et de grenades à main, se désignant eux-mêmes sous le nom de « moudjahidines du Deccan ».

Les quatre cibles principales — la gare centrale de Mumbai, le terminus Chhatrapati Shivaji (un immeuble grandiose construit sous la domination britannique), où dix personnes ont été tuées ; le palace du Taj Mahal, mondialement célèbre ; l’hôtel moderne Trident Oberoi et le très fréquenté Café Léopold — ont en commun d’être des lieux très occidentalisés. Dans l’une des trois autres cibles, un ensemble d’immeubles dont le Centre culturel juif , un rabbin américain et plusieurs autres personnes ont été pris en otage. Tout à côté, la belle et ancienne synagogue séfarade Kenneth Eliyahoo tombe en ruine, les mauvaises herbes prospèrent dans les fissures de ses murs de stuc (la plus grande partie de la communauté juive indienne a émigré en Israël depuis longtemps).

Comment comprendre ces attaques ? Que savons-nous des prétendus moudjahidines du Deccan ? Retour à la table des matières

Quelques heures après le début des attentats, le premier ministre Manmohan Singh a déclaré à la télévision que « les attaques, dûment planifiées et orchestrées, probablement avec des complicités extérieures, avaient pour objectif de créer un sentiment de panique en visant des cibles à haute valeur symbolique et en tuant indistinctement des étrangers innocents. » Ces attaques ont été, à l’évidence, lancées par des gens « basés à l’extérieur du pays », a-t-il répété. L’allusion de M. Singh au Pakistan était limpide, bien qu’il ne l’ait pas mentionné. C’est d’ailleurs le réflexe habituel des autorités indiennes.

De son côté, Ved Marwah, un expert indien du renseignement parlant en direct de Delhi à la BBC, a avancé que la référence de M. Singh à une complicité extérieure concernait précisément le groupe islamiste Lashkar-e-Taiba, basé à Lahore, qui opère dans plusieurs pays ; c’est, précise t-il, « un groupe très professionnel » et le choix de cibles non seulement occidentales mais juives de surcroît, renforce la probabilité que l’on a affaire à des réseaux islamistes internationaux.

Cela semble confirmé par le haut niveau de planification, de dépenses et de logistique indispensable à de telles attaques ainsi que par leur choix de cibles. Selon certains témoignages d’Occidentaux bloqués dans l’hôtel Taj Mahal et qui ont pu utiliser leur téléphone mobile, les auteurs de l’attentat auraient essayé d’isoler ceux qui avaient des passeports britanniques et américains.

Le vice-amiral J. S. Bedi, commandant en chef de la marine indienne, qui a envoyé des unités de commandos de marine aux deux hôtels, a déclaré : « Nous sommes confrontés à des terroristes de haute volée. » (BBC News 24 de Mumbai). Il a confessé avoir été obligé de retirer ses hommes qui avaient tenté, en vain, de négocier avec ces terroristes du Taj Mahal.

Bombay est-elle une cible facile à cause d’un dispositif de sécurité laxiste ? Peu de temps auparavant, j’avais constaté que les contrôles de sécurité étaient plus importants que dans la plupart des villes occidentales. On ne pouvait pas entrer dans la gare centrale sans papiers d’identité ; dans aucun des aéroports indiens intérieurs que j’ai fréquentés durant le mois d’octobre il n’était possible de pénétrer sans billet d’avion valide. Quant à l’entrée dans le célèbre hôtel Taj Mahal, où sont systématiquement emmenés les groupes de touristes occidentaux qui visitent la capitale économique, elle ne pouvait s’effectuer que par une petite porte où les visiteurs subissaient un contrôle électronique et la fouille de leurs sacs.

Cet échec semble plutôt être celui du renseignement. La veille, justement, le gouvernement avait évoqué la mise en place d’un service de renseignement intérieur, équivalent indien du FBI. Mais il ressort des comptes-rendus du week-end dernier que les services de renseignement indiens avaient fourni au gouvernement « à trois reprises au moins des informations précises concernant l’imminence d’une attaque terroriste de grande ampleur à Mumbai » ; le Research and Analysis Wing (RAW) avait évoqué des liens avec le Lashkar-e-Taiba [1]. Les dirigeants politiques de l’Inde sont à présent largement blâmés de n’avoir pas agi. Quant à la piste pakistanaise, elle reste très incertaine. Nul ne la confirme.

En tout cas, les autorités indiennes et pakistanaises qui ont repris le dialogue depuis plusieurs semaines [2] ont tenu à affirmer leur volonté de continuer. Le tout nouveau dirigeant du puissant Inter-Services Intelligence (ISI), le général Ahmed Shuja Pasha, aurait dû se rendre en Inde pour « partager les informations » dont il dispose avec les responsables de l’enquête en Inde. Cette visite a été décidée sur la requête du premier ministre indien, a ajouté le porte-parole indien. Une première depuis soixante ans... Mais, avec la montée des tensions, le général a été remplacé à la hâte par un officier de grade inférieur.

Discriminations à l’encontre des musulmans Retour à la table des matières

Mais l’échec le plus patent du pouvoir indien reste l’incessante discrimination contre les musulmans, la minorité la plus importante en Inde (près de 13,4 % de la population). Le rapport gouvernemental du comité Sachar publié en novembre 2006 affirme qu’ils arrivent quasi systématiquement en queue de peloton, quand on examine la plupart des indicateurs du développement humain. Les musulmans pauvres sont plus pauvres que les Hindous pauvres — même souvent derrière les hors castes. Ils sont moins éduqués et moins représentés dans le gouvernement, la fonction publique, etc. Ils sont la cible de manifestations de violence systématiquement fomentées par la droite hindoue ; ils sont souvent mal indemnisés quand procès il y a, et leurs bourreaux sont rarement arrêtés. Un processus de ghettoïsation est en train de détruire progressivement les anciens modes de vie et de relations entre les deux communautés. Il en résulte que les jeunes musulmans sont de plus en plus — et dangereusement — marginalisés.

Il faut également songer à la situation au Jammu-et-Cachemire. Les musulmans qui vivent majoritairement dans la vallée du Cachemire font l’objet d’attaques, de mauvais traitements, d’arrestations arbitraires et même de disparitions. Ils ont récemment organisé un mouvement de résistance menant une sorte d’intifada pacifique. Un des terroristes présents au Centre culturel juif, qui s’est exprimé à la télévision indienne via son portable, avait un accent cachemiri ; il a parlé des « mauvais traitements » infligés aux musulmans du Jammu-et-Cachemire.

Rien que depuis le début de l’année 2008, l’Inde a connu des attentats à Assam (le 30 octobre, une série d’explosions tuant plus de 64 personnes et en blessant des centaines), Delhi (le 13 puis le 30 septembre, 19 morts), Ahmedabad (le 26 juillet, 22 petites bombes ont tué 49 personnes), Bangalore (25 juillet, 7 bombes, 2 morts) et Jaipur (le 13 mai, 7 bombes ont tué 63 personnes) [3]. Ces explosions, ainsi que d’autres, étaient coordonnées dans le temps mais leur portée se limitait, au plan logistique, à la pose de petites charges explosives dans des poubelles, dans des lieux publics très fréquentés, souvent touristiques comme à Jaipur.

A partir du peu d’informations disponibles jusqu’à présent, ces attentats semblent être le fait de groupes autochtones, parfois pour des raisons locales. Assam, par exemple, compte une forte minorité de ressortissants du Bangladesh et un mouvement séparatiste. Et l’Etat du Maharashtra, dont Bombay est la capitale, abrite un mouvement puissant lié à la droite hindoue, dont l’objectif est de chasser les travailleurs immigrés venus du nord de l’Inde (en particulier de Bihar).

Toutefois, dans la plupart des cas, ce sont les musulmans qui sont soupçonnés d’être les auteurs des attentats. Et non plus des terroristes soupçonnés d’être manipulés par les services de renseignements de l’ISI, en liaison avec la guerre entre l’Inde et le Pakistan pour le partage du Cachemire. Cette année ont émergé des groupes islamistes autochtones tels que le Students Islamic Movement of India (SIMI) et le prétendu Mouvement des moudjahidines indiens, qui ont suscité une inquiétude croissante.

Il est impossible de dire actuellement s’il existe des liens entre ces mouvements et les « moudjahidines du Deccan ». Mais l’Inde, la plus grande démocratie séculaire, a noué des liens des plus en plus étroits avec les pays occidentaux — ce qu’elle n’avait pas fait dans le cadre de son Congrès des pères fondateurs. Cela peut suffire à en faire une cible pour les réseaux djihadistes internationaux. Elle est également présente en Afghanistan et les talibans, qui ont déjà attaqué l’ambassade indienne à Kaboul, ont laissé entendre qu’elle serait désormais une cible [4]. Cependant, qu’il soit ou non prouvé que des agents extérieurs ont pris part aux attentats de Mumbai —qui ne sont que les dernières en date des atrocités subies par l’Inde, même si elles ont bénéficié d’une plus grande attention internationale —, l’Inde doit affronter un problème bien réel avec sa propre minorité musulmane.

Mis à jour le lundi Ier décembre.

Notes

[1] Lire Praveen Swami, « Pointed intelligence warnings preceded attacks », The Hindu, 30 novembre 2008.

[2] Lire Jean-Luc Racine, « Au Pakistan, un président sous influences », Le Monde diplomatique, novembre 2008.

[3] Lire Mira Kamdar, « Jaipur, la ville rose, panse ses blessures », Planète Asie, 23 mai 2008.

[4] Lire Syed Saleem Shahzad, « Afghanistan, Pakistan, l’irruption des “néotalibans” », Le Monde diplomatique, octobre 2008.

66 commentaires sur « Les attaques de Bombay ou le 11-septembre indien »

  • permalien Nobo :
    29 novembre 2008 @09h07   »
  • permalien habsb :
    29 novembre 2008 @10h49   « »

    WENDY La Republique Populaire de Chine a certainement plus de liens avec l’Occident que l’Inde : les investissement americains et europeens y sont plus importants, la monnaie est presque liee au dollar US, la Chine est aussi le principal soutien de la dette americaine.

    Et pourtant, tres etrangement, aucun attentat terroriste de taille ne s’est produit en Chine depuis tres longtemps. Malgre la facilite de se deplacer d’Afganistan en Chine et les moindres controles dans aeroports et hotels par rapport a l’Inde.

    Wendy, pourriez vous expliquer ce mystere ?

  • permalien himalove :
    29 novembre 2008 @15h29   « »

    La journaliste ne dit pas un mot sur les premières victimes emblématiques de ce 11-Septembre indien, les trois principaux chefs de la police dont l’anti-terrorism squad chief, Hemant KARKARE.

    Pour juger de son importance, je vous renvoie à sa dernière interview accordée au magazine "Tehelka".

    Hemant KARKARE, ancien officier du RAW (Research and Analyses Wing), avait débusqué les auteurs mystérieux des attentats de Malegaon : des officiers supérieurs de l’armée indienne, liés aux fondamentalistes hindous du Bajrang Dal.

    Ces étranges terroristes, qui font partie de l’appareil d’état et de parti politique, pratiquaient le terrorisme sous faux drapeaux.

    La décapitation de l’anti-terrorisme indien, à la première heure de l’attaque, est pour le moins surprenant...

    A la différence de l’attaque du Parlement indien, le 13 décembre 2001, les opérations ici sont menées par l’armée indienne et la marine qui ont pris le contrôle de la ville.

    Les autorités civiles, Premier ministre compris, ont fait de la figuration, dans la tragédie de Mumbay. Pourquoi ?

    Bal Thackerey, les gens du Shiv Sena, le Congrès, et la mafia locale, au courant des moindres respirations de la ville, n’ont rien vu venir et sont restés spectateurs. Pourquoi ?

    Ce qui étonne les médias indiens, c’est l’absolue inefficacité de l’Intelligence Bureau et du RAW, pourtant notoirement infiltrés, dans les guerillas en zones pakistanaises.

    Il y a beaucoup de coins d’ombre, dans cet assaut de Mumbay, qui mériteraient d’être éclairé.

  • permalien himalove :
    29 novembre 2008 @16h00   « »

    Une référence à l’attaque du Parlement indien, le 13 décembre 2001, et une analyse du contexte, dans lequel eut lieu cet événement, et leurs conséquences auraient pu donner de la profondeur à votre article.

    En effet, bien l’assaut de Mumbay dépasse par son ampleur l’attaque du Parlement indien, on peut relever certaines similitudes.

    La première : l’attaque du Parlement indien, le 13 décembre 2001, a lieu au début de l’opération "Enduring Freedom", en Afghanistan.

    L’assaut de Mumbay a lieu alors qu’une opération de grande envergure, baptisée "Lionheart", est menée par l’Otan, en Afghanistan, et dans la région tribale du Pakistan ; l’armée d’Islamabad participe du reste à l’opération, en bombardant sa propre population...

    Les deux attentats terroristes, sur le sol indien, pourraient être lu "rapidement" comme une réponse à ces événements.

    L’attaque du Parlement indien a entraîné une mobilisation générale des troupes sur la ligne de contrôle, au Jammu-et-Cachemire. Cela a sans doute aidé les américains qui sont entrés à Kaboul, le 20 décembre 2001, en fixant l’armée pakistanaise dont ils n’étaient pas sûrs sur les frontières orientales.

    On peut imaginer que l’assaut de Mumbay va déclencher un mouvement de l’armée indienne similaire sur les frontières avec le Pakistan, et, aider à l’encerclement stratégique des régions insurgées du FATA.

    L’avenir nous le dira...

    En tout cas, il y a beaucoup de personnes, en Inde, Arundhaty Roy, par exemple, qui pensent que l’attaque du Parlement indien, le 13 décembre 2001, était un coup monté.

    Lire le livre qu’elle a écrit sur le sujet et les treize questions qu’elle pose au gouvernement indien.

  • permalien
    29 novembre 2008 @16h39   « »

    La question qui peut se poser d’une manière plus générale est de savoir à quoi servira ce carnage.

    Y verra-t-on la preuve qu’il faut redoubler la "guerre contre la terreur", en se félicitant de l’avoir enclencher, parce que sans cette “guerre” la terreur aurait été bien plus importante aujourd’hui ? Ou en concluera-t-on qu’avec la "guerre contre la terreur" le terrorisme ne peut aller que crescendo parce qu’en parallèle rien n’est fait pour remédier à ses causes ?

  • permalien K. :
    29 novembre 2008 @20h29   « »

    Le général Ahmed Shuja Pasha a décidé de ne plus se rendre personnellement en Inde mais d’y envoyer un représentant, selon cette source.

  • permalien K. :
    29 novembre 2008 @20h43   « »

    Patrick Lang :

    These attacks are likely to have been made by Kashmiri fighters.

  • permalien gongoro :
    29 novembre 2008 @21h51   « »

    dans le redécoupage du grand moyen orient il n’était pas prévu l’éruption ml -jusqu’en andhra pradesh- avec tout un appareil insurectionel islamo quelque chose périphérique ( terai , sud du népal) préfigurant la jonction du pakistan oriental et occidental , l’invasion de l’assam en sous main ; le mode , commandos débarqués est déja une re édition d’une opération terroriste au kerala en 2006 ? ; en histoire la simultanéité doit imposer un certain questionnement : ou en était le coup d’état en thailande impliquant des rapports de forces avec l’islam ? on revient à une médiatisation propre de l’utilisation d’armes sophistiquées en commandos comparée à l’indignation et la condamnation agitée dans l’opinion européenne quand les hindous ont le dessus

  • permalien K. :
    29 novembre 2008 @22h31   « »

    New York Times : “Des attaques sophistiquées, mais par qui ?” :

    Prime Minister Manmohan Singh of India said the attacks probably had “external linkages,” reflecting calculations among Indian officials that the level of planning, preparation and coordination could not have been achieved without help from experienced terrorists. But some security experts insisted the style of the attacks and the targets in Mumbai suggested the militants were likely to be Indian Muslims, with a domestic agenda.

    (..)

    “There are a lot of very, very angry Muslims in India,” Ms. Fair said. “The economic disparities are startling and India has been very slow to publicly embrace its rising Muslim problem. You cannot put lipstick on this pig. This is a major domestic political challenge for India.

    “The public political face of India says, ‘Our Muslims have not been radicalized,’ she said. “But the Indian intelligence apparatus knows that’s not true. India’s Muslim communities are being sucked into the global landscape of Islamist jihad.”

    “Indians will have a strong incentive to link this to Al Qaeda,” she said. “But this is a domestic issue. This is not India’s 9/11.”

  • permalien
    29 novembre 2008 @23h19   « »

    "Il y a beaucoup de coins d’ombre, dans cet assaut de Mumbay, qui mériteraient d’être éclairé"

    Cher himalove, pourquoi ne pas recopier ou au moins mettre un lien sur votre copy/paste sur bellaciao, qui accuse explicitement... le mossad... d’avoir organisé ces attaques ?

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...

    Il y a des petits malins qui ne perdent pas une seconde pour accuser les Israéliens dès qu’un gang terroriste passe à l’action quelque part dans le monde (NYC, Londres, Madrid, maintenant Bombay). Ca a un nom.

  • permalien K. :
    29 novembre 2008 @23h25   « »

    Le Monde ne cite pas l’article sus-cité du NYT, mais un autre qui donne la parole aux services de renseignement US.

  • permalien gongoro :
    30 novembre 2008 @10h56   « »

    la vision de bollywood sur ce qui allait se passer , ( pourquoi cette cinématographie est elle à ce point occultée) voila du pain béni pour l’une ou l’autre de nos entreprises culturelles ( meme si cette bollywood devrait se mettre à l’aune d’un csa diversitaire tant la représentation musulmane y dément la fable d’un islam indien discriminé , discriminé , peut etre mais par le cinébiz ) attention ! ce pain béni ne le prenez pas complétement de ma bouche , je fais la manche dans le tunnel

    • Country cousins Amrita Shah

    http://www.indianexpress.com/news/c...

    http://www.google.fr/search?hl=fr&a... Source : Indian Express

  • permalien h :
    30 novembre 2008 @11h15   « »

    Chere Wendy,

    Le malaise des musulmans d’Inde n’est pas differents de celui des musulmans du reste du monde. La situation economique precaire (et l’education precaire...) d’un grand nombre d’entre eux n’est pas plus en cause que la marginalisation mondiale des musulmans. L’Inde est certainement le pays dont les habitants independamment de leur religion acceptent leur sort le plus facilement.

    Le pays va-t-il a present s’interroger sur sa politique de collaboration avec les USA et Israel ?

  • permalien Lisa :
    30 novembre 2008 @19h05   « »

    Le silence général des médias sur de telles réalités montre une fois de plus la mesure de la désinformation à laquelle on nous soumet. Mais, peut-on se demander, que dissimule l’apparente neutralité de l’administration américaine ? En appuyant tant l’Inde que le Pakistan, en semblant s’accommoder des sanglants conflits ethno-religieux, comme celui du Gujarat, les USA se réservent-ils d’appuyer plus tard les deux protagonistes, comme ils l’ont fait à tour de rôle pour l’Irak et l’Iran, les jetant l’un contre l’autre dans une longue guerre fort lucrative pour les marchands d’armes ? Poser la question, c’est y répondre.

    Les femmes ciblées par les émeutiers

    Pour justifier le pogrome, les porte-parole des extrémistes hindous et les médias du Gujarat ont allégué l’incendie d’un train, commis présumément par des musulmans, à Godhra, le 27 février, dans lequel 58 personnes appartenant à la communauté hindoue, en majorité des femmes et des enfants, ont péri. Mais en juillet dernier, la police indienne publiait son enquête sur le massacre de Godhra, avec la surprenante conclusion que l’incendie du train en février avait pris naissance à l’intérieur, et ne fut pas provoqué de l’extérieur. (2)

    L’étude des événements du Gujarat montre clairement la préméditation, l’organisation et la précision dans la sélection des victimes. Il existe des preuves irréfutables de la violence exercée envers les femmes. Parmi les survivantes, réfugiées dans les camps, un grand nombre ont subi les formes d’agression sexuelle les plus bestiales, soit les viols de masse, l’insertion d’objets dans leur corps, etc. Plusieurs témoignages parlent de femmes enceintes violées, leur corps éventré, le fœtus sorti à la pointe du sabre et jeté dans le brasier avant d’y être précipitées elles-mêmes. La majorité des victimes de viol ont été brûlées vives.

    Il existe des preuves abondantes de la complicité de la police d’État et de la police locale dans la perpétration de ces crimes contre les femmes. L’armée n’est intervenue que 5 à 6 jours plus tard. La police n’a rien fait pour protéger les musulmanes. La complicité envers ces crimes continue encore aujourd’hui, la police empêchant les survivantes de déposer des plaintes contre leurs agresseurs. Il n’y a pas de mécanismes institutionnels au Gujarat pour leur permettre d’obtenir justice .

    Rappel:genocide du gujerat[Inde2000 victimes musulmanes.

  • permalien Lisa :
    30 novembre 2008 @19h18   « »

    Faire de l’Inde un État religieux

    Il existe aussi une multitude de preuves selon lesquelles les nationalistes intégristes hindous, avant même le massacre, ont provoqué et exagéré la tension entre les deux communautés. Pour la première fois, on peut constater une tentative inquiétante de ghettoïsation de la communauté musulmane dans les zones rurales. Une partie de la presse locale au Gujarat a joué un rôle criminel en faisant la promotion de la violence sexuelle envers les musulmanes.

    Comme en Bosnie et dans toutes les opérations de " nettoyage ethnique ", les femmes sont violées pour humilier et déshonorer les hommes de la communauté ennemie dans ce qu’ils considèrent leur virilité, en violant " leurs " femmes et " leurs " filles devant eux. Il y a donc eu fusion, dans l’accomplissement de ce carnage, entre la violence nationaliste hindoue et la violence patriarcale misogyne. Et le pire, c’est que personne n’a été jugé et qu’aucune plainte pour crimes de guerre n’a été déposée devant Tribunal pénal international (TPI). Il n’y a eu aucune protestation d’importance, pas même du côté de la communauté arabe.

    Depuis 1947, l’Inde est un pays indépendant et laïque. Le plus inquiétant dans les événements du Gujarat, c’est l’indifférence totale de la communauté internationale devant les menées d’un mouvement nationaliste fondamentaliste qui prétend faire de l’Inde un état religieux exclusivement hindou, forçant toutes les minorités à s’assimiler à la religion d’État. Dans ce contexte, le massacre du Gujarat n’est qu’un prélude au génocide musulman qui se trame à l’échelle du pays, si le mouvement nationaliste intégriste arrive à prendre le pouvoir lors des prochaines élections en octobre.

    La filière américaine

    Pourquoi les Américains, si étroitement impliqués au Pakistan, n’ont-ils pas condamné publiquement le massacre de la communauté musulmane au Gujarat ? Dans un article très éclairant, le chroniqueur Paul Watson révèle que, selon le Moscow Times, le premier ministre britannique Tony Blair a fait, cette année, une visite en Inde et au Pakistan dans le but déclaré d’apaiser les tensions ethniques entre les deux pays.

    En réalité, il essayait de réaliser une entente très lucrative avec le marchand d’armes BAE Systems pour 60 nouveaux avions de combat. On peut s’imaginer quelle " influence apaisante " cela aura sur la balance du pouvoir, au moment où le sous-continent indien est à deux doigts de la guerre nucléaire. " Le même type d’influence apaisante qu’a l’huile sur le feu, poursuit Watson. Bien sûr, si Blair peut mettre ces milliards dans les coffres de BAE, Maître Bush saura lui témoigner sa reconnaissance. source.sisyphe.org

  • permalien Lisa :
    30 novembre 2008 @19h28   « »

    Du 28 février au 3 mars, une foule fanatisée de plusieurs milliers de membres d’un mouvement extrémiste hindouiste (RSS) envahit la ville d’Ahmedabad, capitale du Gujarat, au nord-ouest de l’Inde et s’attaque sélectivement aux familles musulmanes. Comme au temps des pogromes nazis, ils ont leurs adresses en main, violent systématiquement les femmes et les enfants, puis, brûlent leurs corps, leurs maisons, leurs commerces et des mosquées anciennes. Derrière eux, ils laissent un désert de cendres et quelque 150 000 réfugiées terrorisées, réunies dans des camps de fortune. Comme si ce n’était pas suffisant, le gouvernement vient de couper l’eau à ces réfugiées, afin de les chasser et d’effacer toute preuve de ce massacre avant les élections du 6 octobre. Mais la télévision locale a filmé tous ses événements, laissant ainsi des preuves irréfutables. Pourquoi la communauté internationale, notamment les États-Unis, laisse-t-elle commettre de tels massacres

    Elaine Audet.

  • permalien Lou :
    30 novembre 2008 @20h54   « »
  • permalien K. :
    30 novembre 2008 @21h17   « »

    Réflexions de Paul Woodward du site “War in Context” (convaincu que ces attaques ont leur origine au Pakistan, montées par des membres du service de renseignement pakistanais) :

    Ces attaques sont avant tout un échec des services de renseignement... US, massivement présents au Pakistan.

    Elles ont probablement pour objectif de faire capoter le plan de réconciliation de Obama entre Indiens et Pakistanais, l’objectif du dit plan étant que les derniers nommés puissent détourner leurs troupes du Cachemire pour les porter sur les zones frontalières entre l’Afghanistan et le Pakistan afin de mieux combattre les Talibans.

    Les Pakistanais menacent d’ailleurs maintenant de masser des troupes dans leurs frontières avec l’Inde.

  • permalien K. :
    30 novembre 2008 @22h07   « »

    Et il y a ceux qui essayent de récupérer les attaques de Bombay pour soit disant montrer l’irréductibilité du “conflit entre Islam et Occident”, comme la très opportuniste Tzipi Livni :

    We need to understand that there’s a world here, our world, that has been attacked. And it doesn’t matter if it’s happened in India or somewhere else. We have here radical Islamic elements who do not accept either our existence or the values of the Western world. And only when incidents of this sort occur is it suddenly understood from conversations with leaders from around the entire world that we are actually party to the same battle.”

    L’auteur qui la cite répond :

    « As for Livini’s bogus rhetoric in which she insinuates the Israeli-Arab conflict into a world death struggle between Islam and the west, it’s cheap and misleading. Israel’s ultimate conflict has nothing to do with radical Islam and everything to do with its Occupation and oppression of the Palestinians. The solution to this conflict has nothing to do with eliminating radical Islam, jihad or Muslim terror. It has everything to do with resolving a political and national conflict. »

  • permalien K. :
    30 novembre 2008 @22h23   « »

    Le lien exact de l’article de Richard Silverstein.

  • permalien gongoro :
    1er décembre 2008 @11h39   « »

    Voila la parfaite démo de l’impossible réponse des hindous dans la guerre disymétrique ou les complices ne font pas de détails : ainsi non contents de bruler vivant des passagers d’un train ( l’enquete a identifié les acheteurs du combustible et meme si ce n’était pas le cas , pourquoi les passagers sortant du wagon en flammes ont ils été caillassés et non pas secourus , n’était ce pas déja une mauvaise évaluation du % de force qui se mettait en place ? ) d’énormes profits victimaires sont extraits du manque de choix laissé aux hindous ; ( ont ils un pakistan ? la question n’est pas déplacée ) ; manque de choix répétons le quand la politique d’apaisement va jusqu’à distordre les éléments de l’enquète . Ce n’est pas en ne portant pas de blame -pour quel un gain affectif ? - que la "communauté" (sic) musulmane progressera

  • permalien gongoro :
    1er décembre 2008 @11h48   « »

    “We need to understand that there’s a world here, our world, ..... We have here radical Islamic elements ......”

    non compte tenu de ce qu’il NOUS en a couté - exécrations , stigmatisations , ostracisme marginalisation économique , interdictions professionelles etc- d’avoir perdu du temps a chercher une expression manifestée d’un islam non radical dans la vie courante , quelle énergie perdue , qui va nous en remercier ...ou sont nos compensations

  • permalien Lisa :
    1er décembre 2008 @12h17   « »

    @ h. Les musulmans du reste du monde souffrent de precarite comme beaucoup de gens.Ceci est un moindre mal.

    En Inde les musulmans sont massacres et vivent dans la peur,surtout au Gujarat ou ils furent la cible d’un genocide a ce jour impuni ! 2000 musulmans surtout des femmes et des enfants furent violes et liquides dans une furie plus que barbare !

  • permalien gongoro :
    1er décembre 2008 @13h28   « »

    en inde les musulmans sont d’une arrogance et d’un confrontationisme à toute épreuve . Il semble comme partout leur manquer les outils d’évaluation de la portée de leurs actes ; sinon , comme au gujarat , le machiavélisme est laissé dans l’enfance de l’art ....

  • permalien
    1er décembre 2008 @13h41   « »

    Il est assez choquant de constater que pas mal de commentaires visent à justifier les attentats de Bombay, de renverser l’accusation contre des gens qui n’y sont pour rien, et -ça devient une habitude- de soutenir le terrorisme islamiste au nom de la lutte contre les discriminations anti-musulmanes !

  • permalien Ph. Arnaud :
    1er décembre 2008 @15h06   « »

    Au contributeur anonyme du 1er décembre à 13 h 41

    Effectivement, il ne faut pas se tromper dans la partie que l’on désigne comme étant l’accusée : la réalité n’est pas ce que nos sens nous disent. Nous voyons le soleil tourner autour de la Terre, mais c’est celle-ci qui, en réalité accomplit sa révolution autour de l’astre. Les médias et les bien pensants pointent un doigt accusateur vers les musulmans mais ce ne sont pas eux qui posent un problème, et ce, malgré les attentats de Washington, New York, Madrid, Londres, Bali ou Bombay !

    Depuis près de deux siècles, les Occidentaux ne cessent d’exercer leurs prédations sur le monde musulman (conquête de l’Algérie, 850 000 morts), et, en Inde, la communauté musulmane ne repré-sente qu’à peine plus de 10 % de la population, face à près d’un milliard d’Indous hostiles et à une partie d’entre ceux-ci radicalement hostiles (et qui, parfois, arrivent au gouvernement). L’accuser d’être violente c’est comme accuser la communauté afro-américaine d’être violente ! A l’égard de tout ce qu’on leur a fait subir – et qu’on continue à leur faire subir – ce qu’on impute aux musul-mans du monde entier, c’est de la petite bière…

  • permalien Lisa :
    1er décembre 2008 @15h48   « »

    Ce qui se passe au Cachemire est plus dement que ce qui se passe au Tibet.Pourtant l’indignation est fort selective!Pourquoi personne ne parle du conflit au Cachemire.

    L’intervention occidentale en Afghanistan a mis de l’huile sur le feu et contribue a destabiliser la region. Un peu comme en Irak:0 attentat du temps de Saddam, des centaines aujourd’hui !

  • permalien K. :
    1er décembre 2008 @18h20   « »

    - M K Bhadrakumar, rejoint l’analyse de Paul Woodward et précise :

    Une des raisons essentielles pour lesquelles les militaires pakistanais essayent de faire capoter le plan de Obama, est que le dit plan envisage un renforcement très significatif de l’armée afghane. Or il se trouve que l’armée en question est composée essentiellement de Tadjiks, traditionnellement hostiles aux Pakistanais.

    - L’israélien Amos Harel aussi voit le problème comme avant tout régional, un problème “entre l’Inde et le Pakistan sans relation avec nous”. Mais il constate que les Juifs sont les “secondes” cibles de ce genre d’attaques (cibles utilisées comme facteur d’incitation et de recrutement de “djihadistes” par les militaires pakistanais). Le journaliste du Haaretz propose alors, pour faire face à cette “nouvelle donne dans la guerre contre la terreur”, d’utiliser des méthodes...anciennes : “les occidentaux doivent frapper préventivement les camps d’entrainement au Pakistan et... au Liban”...

  • permalien Serge LEFORT :
    1er décembre 2008 @19h03   « »

    Quelle drôle d’idée de reprendre les affirmations des services de renseignement britanniques sur "le 11-septembre indien".

    Le Monde diplomatique, lui aussi, sombrerait dans la manipulation du mot terrorisme ?

    Précisons notre position :

    1) Aucune cause ne justifie la prise en otage, la séquestration ni l’assassinat de civils.

    2) Il règne un dramatique "deux poids deux mesures" sur l’emploi du mot "terrorisme" :

    • Des Palestiniens tuent des civils israéliens, c’est du terrorisme. L’armée israélienne tue des civils palestiniens, c’est de la légitime défense.

    • Des Afghans tuent des militaires américains, c’est du terrorisme. L’armée américaine tue des civils afghans, c’est une bavure.

    3) La résistance est toujours qualifiée de terrorisme par l’occupant pour légitimer à la fois l’occupation et la répression.

  • permalien emelyne :
    1er décembre 2008 @19h49   « »

    Entierement d’accord avec serge Lefort.Condamnons tos les terrorismes ! Quand les forces de coalition occidentale bombarde des mariages et des civils afghans c’est quoi ? C’est la terreur des puissants. Chomsky dit que si l’on veut faire cesser le terrorisme,il faut aussi cesser de le pratiquer.

  • permalien gongoro :
    1er décembre 2008 @20h04   « »

    Pourtant il semblait que le soufflé de ces sophismes s’était depuis longtemps dégonflé au constat qu’il ne suffit pas d’etre en "civil" pour ne pas etre engagé dans un conflit , armé .... la stratégie du bouclier humain : prendre son propre camp en otage a tout les coups il y a écho média... " La résistance est toujours qualifiée de terrorisme par l’occupant pour légitimer à la fois l’occupation et la répression." sauf en france ou la résistance est la prérogative de ceux qui luttent contre les tentatives de limiter au maximum l’occupation ( la derniere ) ... des musulmans massacrent des hindous , ça n’est pas si grave , c’est à cause des discriminations ; des hindous répondent comme ils peuvent ( notons l’absence d’armes sophistiquées , si c’est cela qui vous choque il faut leurs en fournir ) c’est une affaire de droits de l’homme débordant les frontieres ... dans nos médias ce n’est pas bruits de bottes mais bruits de godillots

  • permalien K. :
    1er décembre 2008 @20h17   « »

    Anshel Pfeffer, Haaretz 1/12/2008 :

    « Relations between Israel and India tend to grow stronger when tensions between New Delhi and Islamabad rise, or when India experiences a rightward shift in anti-Muslim public opinion or in leadership. »

  • permalien K. :
    1er décembre 2008 @20h37   « »

    Syed Saleem Shahzad, Asia Times, 1/12/2008 :

    Les attaques de Bombay sont le résultat d’un détournement par Laskar-e-Taiba (“groupe militant pakistanais”) et al-qaida d’un plan des services de renseignement pakistanais destiné à mener des opérations de petite envergure au Cachemire.

    India has never been a direct al-Qaeda target. This has been due in part to Delhi’s traditionally impartial policy of strategic non-alignment and in part to al-Qaeda using India as a safe route from the Arabian Sea into Gujrat and then on to Mumbai and then either by air or overland to the United Arab Emirates. Al-Qaeda did not want to disrupt this arrangement by stirring up attacks in India.

    Nevertheless, growing voices from the North Atlantic Treaty Organization (NATO) and from within India for the country to be a strategic partner of NATO and the US in Afghanistan compelled al-Qaeda, a year ago, to consider a plan to utilize Islamic militancy structures should this occur.

    Several low-profile attacks were carried out in various parts of India as a rehearsal and Indian security agencies still have no idea who was behind them. Nevertheless, al-Qaeda was not yet prepared for any bigger moves, like the Mumbai attacks.

    Under directives from Pakistan’s army chief, General Ashfaq Kiani, who was then director general (DG) of the ISI, a low-profile plan was prepared to support Kashmiri militancy. That was normal, even in light of the peace process with India. Although Pakistan had closed down its major operations, it still provided some support to the militants so that the Kashmiri movement would not die down completely.

    After Kiani was promoted to chief of army staff, Lieutenant General Nadeem Taj was placed as DG of the ISI. The external section under him routinely executed the plan of Kiani and trained a few dozen LET militants near Mangla Dam (near the capital Islamabad). They were sent by sea to Gujrat, from where they had to travel to Kashmir to carry out operations.

    Meanwhile, a major reshuffle in the ISI two months ago officially shelved this low-key plan as the country’s whole focus had shifted towards Pakistan’s tribal areas. The director of the external wing was also changed, placing the "game" in the hands of a low-level ISI forward section head (a major) and the LET’s commander-in-chief, Zakiur Rahman.

  • permalien d. :
    1er décembre 2008 @20h50   « »

    Best of de Web, selon le Guardian :

    "The Mumbai terror attacks were appalling. That should go without saying.

    "But we all need to be on guard as the usual Muslim bashers go rushing to the barricades to indict Pakistan (with no evidence of its involvement) and Muslims in general.

    "Take a look at this garbage from the New Republic. Martin Peretz is practically wetting his pants in excitement at the possibility that Mumbai can be used against....the Palestinians.

    "The Israeli right (in Israel and here) strongly supports, and works with, the Hindu/ BJP right in India on the predictable grounds that the enemy of my enemy is my friend. There will be a joint effort to blame Islam as a civilization for this horror. As for Pakistan, it could be implicated but so far it hasn’t been.

    "So let’s not fall for propaganda. The facts are bad enough."

    Get Ready for the Post-Mumbai Muslim Bashing, by M.J. Rosenberg - November 30, 2008. 2008http://tpmcafe.talkingpointsmemo.co...

  • permalien K. :
    1er décembre 2008 @21h48   « »

    The facts are bad enough dit l’ancien rédacteur en chef du bulletin de l’AIPAC, M.J. Rosenberg, un des rares sionistes à garder la tete dans les épaules, pendant que les Tzipi Livni et les membres de la “société civile” israélienne appellent bruyamment à la “guerre des civilisations”.

    Comme exception il y a aussi Abraham Burg, qui s’est confié à Syed Saleem Shahzad :

    "It was not only Jewish but American and other foreigners [who were targeted]. The main purpose may have been to keep foreigners away from India. Nevertheless, there is something deeper. This attack on a Jewish target becomes symbolic.

    "I remember when al-Qaeda carried out the attack on the USS Cole in Yemen [in 2000] and then they carried out attacks on American embassies in Africa, they mentioned several reasons. The Palestinian issue was number four or five, but later when they found that it had become the most popular one, it suddenly climbed up to number one position on their priority list. Since the attack on the Jewish institution drew so much attention, God forbid, it could be their strategy all over the world,"

  • permalien Lou :
    1er décembre 2008 @23h21   « »

    Vers 14 :45 Democracy now

    "Indian officials claim that as few as 10 gunmen coordinated attacks that began late Wednesday night on multiple targets including a crowded railway station, two luxury hotels, a popular cafe, a Jewish center, a hospital, and a movie theater.

    avec comme invités :

    Vijay Prashad qui écrit dans Counterpunch, il explique tout ce qu’implique la comparaison avec le 9/11

    Biju Mathew

    Tariq Ali

    Teesta Setalvad

  • permalien maurice :
    2 décembre 2008 @01h21   « »

    Ph. Arnaud en rajoute :

    "Effectivement, il ne faut pas se tromper dans la partie que l’on désigne comme étant l’accusée : la réalité n’est pas ce que nos sens nous disent."

    XFiles et son "I want to believe" ou "la réalité est ailleurs", c’était une fiction, pas une grille de lecture du monde réel.

    Le terrorisme islamiste est une réalité, et lorsque les islamistes revendiquent leurs actions je ne vois pas bien l’intérêt de s’obstiner dans le déni. A moins d’adopter un point de vue complotiste à la XFiles, qui voit dans les revendications des attaques la preuve même qu’il ne peut pas s’agir d’islamistes !

    On voit fleurir sur le web les habituelles accusations, bien que les complotistes ne soient pas toujours d’accord entre eux : beaucoup veulent voir la main du mossad dans les attaques, allant parfois jusqu’à décrire les victimes juives des attentats comme des terroristes que "l’establishment" tente de faire passer pour des otages (vous me pardonnerez de ne pas mentionner la source) ; LaRouche voit la main de Londres, d’autres voient un coup USA/Inde contre le Pakistan, etc...

    A chacun son complot, selon ses obsessions personnelles.

    "Les médias et les bien pensants pointent un doigt accusateur vers les musulmans mais ce ne sont pas eux qui posent un problème, et ce, malgré les attentats de Washington, New York, Madrid, Londres, Bali ou Bombay"

    1. les "media et bien pensants" se basent sur les revendications faites par les terroristes, parmi d’autres raisons

    2. dénoncer, condamner les terroristes, ce n’est pas "pointer un doigt accusateur vers". Par contre on voit pointer de nombreux doigts accusateurs, vers Jérusalem, Washington, Londres ou New Delhi (le complot martien n’est plus à la mode, à mon grand regret)

    3. qui donc accuse "les musulmans" ? Il y a une différence entre "les musulmans" et les groupes islamistes qui optent pour le terrorisme. Vous semblez confondre "islamiste" (variante terroriste) avec "musulman", c’est tout bonnement affligeant.

    4. votre justification du terrorisme islamiste, sous prétexte que "c’est de la petite bière" comparé aux actions des méchants Occidentaux est à pleurer. Avec ce genre de raisonnement on devrait conclure que s’en prendre aux nazis n’était pas bien (les civils de Dresde ont bien plus morflé que ceux d’Oxford, ce qu’à subi Londres était "de la petite bière" en comparaison de Berlin, serait-ce une raison pour réhabiliter le nazisme?)

    Vous glissez un peu vite sous le tapis d’un conformisme anti-occidental dont vous n’avez peut-être pas conscience les actions et décisions des groupes terroristes ou des régimes qui les abritent et les soutiennent. Enfin, à la lecture de plusieurs commentaires, je me pose une question : quand réaliserez-vous que le terrorisme islamiste n’est pas l’allié de la "gauche radicale" (ou de la gauche tout court), qu’il est notre ennemi autant que l’ennemi de Washington ou de New-Delhi ?

  • permalien
    2 décembre 2008 @01h49   « »

    Les leaders musulmans en Inde ne sont pas sur la même longueur d’onde que certains visiteurs de ce blog :

    http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/so...

    "Indian Muslims say they do not want the gunmen killed by the security forces during the attacks in Mumbai to be buried in Muslim graveyards" (...) "These terrorists are a black spot on our religion, we will very sternly protest the burial of these terrorists in our cemetery"

    Des leaders musulmans en Inde s’opposent vivement à ce que les terroristes soient inhumés dans des cimetières musulmans.

    Ces terroristes ne sont pas de vrais adeptes de l’Islam et ont diffamé cette religion, disent-ils.

    Cette réaction est honorable, respectable, compréhensible et juste. Contrairement à ce qu’on peut lire dans certains commentaires qui pourtant prétendent s’intéresser à ce que pensent "les musulmans"...

  • permalien Lisa :
    2 décembre 2008 @10h43   « »

    L’occident doit revoir sa politique depuis 1492,avec la dite decouverte du dit nouveau monde avec ce qui suivit d’extermination de peuples entiers,de pillage,d’asservissement.Cela contnue avec les memes acteurs.Ce qui a change c’est juste la circulation de l’information qui montre l’occident dans ses delires avec des peuples qui ne sont pas a la meme heure de l’histoire.

  • permalien Lisa :
    2 décembre 2008 @10h50   « »

    Si on part du principe qu’il n’y a pas d’effets sans causes,on peut admettre que le terrorisme des particuliers,a ne pas confondre avec le terrorisme d’etat qui se pratique durant la colonisation par exemple,a des racines politiques. Toujours les memes acteurs:colonisateurs/colonises. Toujours les memes methodes:armees/civils comme en Palestine,Irak,Afghanistan.

  • permalien baba :
    2 décembre 2008 @11h17   « »

    Cher himalove, pourquoi ne pas recopier ou au moins mettre un lien

    Contrairement à ce qu’on peut lire dans certains commentaires

    ça devient une habitude- de soutenir le terrorisme islamiste au nom de la lutte contre les discriminations anti-musulmanes !

    A chacun son complot, selon ses obsessions personnelles

    Vous seriez peut-être un peu plus convaincants si dans votre approche, prétendument objective, vous souligniez en même temps d’autres commentaires qui suintent le racisme anti arabe anti musulman le plus primaire.

    Mais cela dépend sans doute des “obsessions personnelles” de chacun.

  • permalien lisa :
    2 décembre 2008 @11h44   « »

    @ Baba personne ne soutien le terrorisme aveugle, mais chacun essaye de comprendre, dans le marasme de la mondialisation,les causes de tout ceci,afin de denoncer toutes les violences.A notre epoque,nous devons pouvoir vivre sans guerre ni pillage au point ou se trouve notre planete.Chomsky dit:Dominer ou sauver la planete ! Ce qui est ennuyeux c’est l’indignation et la denonciation selectives. Exemple:Au Cachemire le viol et la violence contre les musulmans,tout le monde s’en fiche. Le genocide de 2000 musulmans du Gujarat n’a fait aucun bruit. En Inde les chretiens sont brules,tout le monde s’en fiche.

    Explosion de violences antichrétiennes en Inde Des meutes de fondamentalistes hindous - soutenues par un parti politique officiel, le Vishwa Hindu Parishad (VHP), attaquent depuis deux jours les églises, les centres pastoraux, les couvents, les orphelinats, en hurlant : « Tuez les Chrétiens ; détruisez leurs institutions ! » Ainsi ont été détruits un centre social à K. Nuagam, une église et sa cure à Kandhamal, une chapelle à Sundergarh, deux camionnettes appartenant, l’une aux Missionnaires de la Charité, l’autre aux sœurs du Précieux Sang…

    Une nonne catholique a été brûlée vive par des fondamentalistes hindous, qui ont ravagé l’orphelinat qu’elle tenait dans le district de Bargarh (Orissa). Un prêtre présent a été fortement violenté et est hospitalisé pour brûlures. Le centre social et pastoral de l’archidiocèse à Bubaneswar a été attaqué et incendié, une sœur qui y travaillait a été violée par un groupe d’extrémistes hindous.

  • permalien Ph. Arnaud :
    2 décembre 2008 @13h41   « »

    @ Maurice

    Où ai-je parlé de complot ? Nulle part ! C’est vous qui employez le terme, à quatre reprises, soit tel quel, soit dans un dérivé (« complotiste »). Je n’ai, par ailleurs, nullement nié que les islamistes en aient été les auteurs. Ce que j’ai voulu dire et que j’explicite est ceci : compte tenu des abominations commises par les Occidentaux sur les musulmans depuis près de deux siècles (et qui se poursui-vent !), compte tenu des avanies infligées à ces mêmes musulmans en Inde par la majorité hindoue, ces attentats sont tout à fait compréhensibles. Et, à l’égard des Occidentaux, ils sont même étonnamment faibles…

    Ce qui est à pleurer, comme vous dites, c’est de parler – par ironie, bien sûr – de « méchants occidentaux » ou de « conformisme anti-occidental » ! Vous raisonnez à l’égard des islamistes comme on (dé)raisonnait, jusque dans les années 1950, à l’égard des Peaux-Rouges : de vilains sauvages, qui scalpaient et torturaient de gentils colons (civilisés, bien entendu), qui – évidemment - ne leur voulaient que du bien…

  • permalien emelyne :
    2 décembre 2008 @17h40   « »

    une pseudo-guerre contre le terrorisme a fait naitre un vrai terrorisme a l’echelle mondiale.ne serait-ce qu’en irak:zero attentat du temps de saddam,un lot quotidien aujour’hui.

  • permalien gongoro :
    2 décembre 2008 @21h40   « »

    l’occident avec ses délires on y revient rashid eldin dans sa chronique du sac de dehli rapporte que l’écorchage d’un prisonnier était monaie courante ( quant on sait l’économie guerriere de ce temps , un si beau morceau de cuir ne devait pas se perdre pour tout le monde ) , timour ne devait pas avoir grand chose à envier à mamoud le gaznevide , ça doit quand meme laisser des traces légitimes dans la mémoire collective

  • permalien nagraj :
    2 décembre 2008 @21h57   « »

    Ce qui s’est passé en orissa est plus que symptomatique ( les événements de bbay le confirme ) : l’amplification d’un événement sur la scene internationale est fonction de son contenu émotionel ,au contraire l’autre aspect est largement occulté par l’incompétence à analyser l’utilisation d’armes sophistiquées dans des structures de type commando permettant l’élimination ciblée , "propre" au regard de l’opinion , des leaders hindouistes génants localement (les organisations hindouistes dites extrémistes n’utilisent pas d’armes sophistiquées pour éliminer les leaders adverses dans des opérations commando ) ; l’émeute est donc sanctionnée au nom de la soit disant éthique tandis que l’élimination ciblée des leaders hindouistes reste un fait divers dans sa "propreté" avec sa supposée réponse judiciaire ( le nombre d’executions ciblées de leaders hindouistes ces dernieres années est un phénomene ) .

    La question reste : combien coute une attaque comme celle ci ? Curieux , aucune enquete sur les sommes détournées en 2006 par le Tabligh ( 600 mions à la sécu ) , le financement invoqué , l’humanitaro confessionel , alimenterait il les comptes des terrors

  • permalien K. :
    2 décembre 2008 @22h09   « »

    Quadrature du cercle.

    Après les évènements de Bombay, l’arabie Saoudite propose de créer un “Centre International de Contre-terrorisme”.

    Il se trouve que, selon le Pakistanais HUSAIN HAQQANI :

    Le plus important goupe jihadiste [pakistanais] d’inspiration Wahhabi est le Lashkar-e-Taiba (..) soutenu par l’argent Saoudien et protégé par les services de renseignement Pakistanais

    Pascal Ménoret :

    « Cette aptitude à manier un double, voire un triple discours, est peu notée ; elle constitue néanmoins un pan non négligeable de l’activité quotidienne des pouvoirs arabes, extrêmement soucieux de « bien communiquer » aussi bien en direction des opinions arabes qu’avec les pays occidentaux. »

    Le “double, voire triple discours” est le fait des pouvoirs occidentaux aussi bien, qui traitent ces memes régimes arabes de modérés du moment qu’ils servent les intérets occidentaux, (alors que ceux-ci utilisent ces groupes “islamistes” pour avoir la “paix” sur le plan intérieur), tout en prétendant vouloir lutter contre le terrorisme.

  • permalien himalove :
    3 décembre 2008 @11h55   « »

    "Mumbay attack planned by India"

    Selon le président du Tehreek-e-Kashmir, Mohammad Ghalib, basé à Londres, "le seul bénéficiaire, sur un plan international, des attaques du Mumbay, serait l’Inde."

    En effet, la nouvelle admnistration Obama avait pris contact avec la Conference Hurriyat, qui regroupe tous les partis indépendantistes, à Srinagar, afin de trouver une solution au problème du Cachemire.

    Ces attaques, curieusement prévues par l’administration Bush qui alerta immédiatement le gouvernement indien, avec le succès que l’on sait, mettent un point final à une éventuelle ingérence de l’administration US, dans les affaires du Cachemire.

    Prière de ne pas censurer : les informations ci-dessus sont facilement vérifiables.

  • permalien
    3 décembre 2008 @13h53   « »

    « Le risque d’attentats terroristes perpétrés à l’aide d’armes nucléaires ou biologiques augmente, notamment aux Etats-Unis, d’après un rapport d’une commission du Congrès américain disponible sur internet, selon lequel la menace provient particulièrement du Pakistan. »

  • permalien himalove :
    3 décembre 2008 @14h03   « »

    Sur un plan interne, les attaques de Mumbay faciliteront le retour aux affaires des nationalistes hindous, lors des prochaines élections législatives, en mai 2009.

    Les démissions de Shivraj Patil, Home Minister, K. Narayanan, Security Adviser, et du Chief Minister du Maharashtra, appartenant au Parti de Sonia Gandhi, témoignent de la faillite de l’administration du docteur Manmohan Singh, en matière sécuritaire.

    L’absolue inefficacité des services de renseignement, Intelligence Bureau, et Research Analyses Wing, pourtant présent, au Cachemire Azad, territoires sous contrôle pakistanais d’où seraient partis les terroristes du Laskar-e-Toïba, est particulièrement troublante.

    Le fait que les opérations anti-terroristes à Mumbay ait été dirigé par l’état-major de l’armée au lieu du pouvoir civil l’est aussi.

  • permalien himalove :
    3 décembre 2008 @14h35   « »

    Il y a deux jours, sur France-Culture, l’ex-agent de la CIA, Robert Baer pronostiquait de vive voix : " Dans deux ans, l’état du Pakistan s’effondrera ; déjà de grandes parties du pays ne sont plus sous le contrôle d’Islamabad" (Baloutchistan, FATA, etc.).

    Le 18 septembre 2008, Robert Baer, qui est proche de la future administration Obama, publiait un article intitulé :

    "Washington prend le risque d’une guerre avec le Pakistan".

    La formidable attaque de Mumbay, par des mercenaires "islamiques", est à examiner, me semble-t-il, dans cette perspective : l’effondrement de l’état fédéral du Pakistan, dont les régions tribales du Nord-ouest et Sud-est sont en sécession.

    Il est notoire que de nombreuses services de renseignement étrangers recrutent hommes et tribus, dans ces régions, où l’état pakistanais n’existe plus.

    Aussi, impliquer seulement l’ISI, les services de renseignement pakistanais, dans l’entraînement, l’armement, l’endoctrinement de terroristes, et leur envoi en Inde, est chose un peu trop facile...

  • permalien K. :
    3 décembre 2008 @18h12   « »

    “Les leçons de Bombay”, par Paul Rogers :

    « [Ces attaques] sont un autre exemple de l’évolution de la guerre asymétrique - la capacité des faibles de prendre les armes contre les forts. Dans les mois à venir il y aura des efforts intenses pour analyser l’ampleur de l’opération de Bombay et découvrir l’organisation qui en est responsable. Plus généralement des mesures seront prises afin d’accroître la sécurité dans les hôtels, les gares et les autres cibles potentielles en Asie du Sud et au-delà, lorsque les services de sécurité auront tiré les leçons de l’attaque. »

    « Au vu des précédents, on peut affirmer qu’une attention bien moindre sera accordée aux facteurs sous-jacents qui ont donné lieu au phénomène Al-Qaida et à de nombreux autres groupes, parmi lesquels le réseau responsable de ces attaques. À moins que cela ne change, Bombay ne sera qu’un exemple de plus du violent processus action/réaction qui a caractérisé les sept dernières années. »

  • permalien d. :
    4 décembre 2008 @16h35   « »

    "(...) Que disent et que font les pays occidentaux et les Nations unies à propos du Cachemire, ce conflit « israélo-palestinien » de l’Asie ? Et que fait « la plus grande démocratie du monde » pour permettre à ses minorités d’exister dans la dignité ? Ce sont ces questions que la fameuse « guerre au terrorisme » occulte, non sans arrière-pensée". Denis Sieffert, Politis (4 décembre 2008).

    http://www.politis.fr/Nouvel-articl...

  • permalien K. :
    4 décembre 2008 @17h22   « »

    Au contraire, avant toute tentative de règlement du problème du Cachemire, les Etats-Unis somment le Pakistan de frapper sans pitié le Lashkar-e-Taiba (qui est un groupe avant tout orienté vers la question du Cachemire justement).

    Syed Saleem Shahzad prévoit un bain de sang sans précédent au Pakistan si les autorités pakistanaises obtempèrent, car si les militants de Lashkar-e-Taiba et apparentés ont épargné le Pakistan jusqu’à présent, c’est à cause de l’aide secrète que leur apportaient les autorités pakistanaises.

  • permalien K. :
    5 décembre 2008 @11h24   « »

    Combattre les causes du terrorisme ? Quelles causes ?

    WASHINGTON (AFP) — Le Pentagone a officialisé dans une directive l’importance stratégique qu’il donne à la "guerre irrégulière" l’opposant à des insurgés et des terroristes, au même plan que la "guerre conventionnelle" entre Etats.

    Ce document, signé lundi par le vice-secrétaire à la Défense Gordon England, déclare que "la guerre irrégulière est stratégiquement aussi importante que la guerre traditionnelle", et affirme la nécessité d’"améliorer les compétences (du Pentagone) en matière de guerre irrégulière".

    Ce type de conflit recouvre les activités de contre-terrorisme, de contre-insurrection ainsi que les "opérations de stabilité" dans des "pays fragiles", désormais définies comme une "mission-clé".

    (..)

    "D’ici les années 2030, les forces armées américaines se retrouveront presque certainement engagées au combat, soit dans un conflit régulier ou dans une série de guerres de contre-insurrection", estime ce rapport, qui suggère de se tenir prêt à combattre sur les deux fronts.

    "Les difficultés d’entraînement à des menaces de type conventionnel et nucléaire ne doivent pas mettre au second plan la nécessaire préparation pour mener une guerre irrégulière, comme cela s’est produit après la guerre du Vietnam", période à laquelle les Etats-Unis ont arrêté de se préparer à la contre-insurrection pour privilégier une approche traditionnelle, en pleine période de Guerre Froide.

    Et bien sur la guerre du Vietnam aurait montré le bien-fondé de cette approche si des traitres à la nation n’avaient pas appellé au retrait US.

  • permalien DamienD :
    5 décembre 2008 @12h47   « »

    Au risque de soulever un point de détail, l’Inde est une démocratie laïque, et pas "séculaire"

    C’est justement cette laïcité qui est remise en cause par le développement régulier du nationalisme hindou, l’absence de condamnation des événements du Gujarat et l’apparent partage inéquitable des ’fruits de la croissance’ -du moins ressenti comme tel par beaucoup de musulmans indiens.

  • permalien K. :
    5 décembre 2008 @17h13   « »

    Une autre version : Des attaques de l’intérieur. http://turcopolier.typepad.com/sic_...

    There is strong similarity between the tactics, techniques and procedures (TTPs) of India’s Naxalite movement or other recent indigenous Indian Muslim groups with those of the Mumbai attackers. While there have been a large number of references to the Mumbai attacks as either al Qaeda or al Qaeda influenced because the attacks were coordinated, the evidence just does not seem to be there.

    ....

    Adam L. Silverman (“Social Science Advisor with the US Army’s Human Terrain System.)” http://turcopolier.typepad.com/sic_...

  • permalien K. :
    5 décembre 2008 @22h29   « »

    Aux officiels US venus leurs dire comment il fallait se comporter face aux militants islamistes, les militaires Pakistanais auraient rétorqué qu’ils comptaient mener les choses à leur propre façon, écrit Syed Saleem Shahzad.

    Pour ce dernier, cela ne peut que conduire les US à mener les choses à leur propre façon aussi, avec le risque d’un nouvel attentat en Inde qui pourrait “mettre le feu dans la région”.

  • permalien K. :
    7 décembre 2008 @23h40   « »

    Les Indiens disent maintenant que la “guerre contre le terrorisme” est aussi leur guerre :

    India (..) wants the Pakistan army "to continue being engaged in the fight against terrorism" along the Afghan border, "because that’s also our war".

    This is the closest that India has come to in endorsing and associating itself with the ISAF operation in Afghanistan and along its extremely volatile areas bordering Pakistan.

    "In some ways, this is a subtle departure from India’s earlier position, which did not vocally declare the U.S.-led anti-al-Qaeda Taleban operation as “our war”," says Achin Vanaik, professor of international relations and global politics at Delhi University.

    "This shift seems to be related both to Indian leaders’ discussions with Rice, and their desire to keep open the option of persuading U.S.-led forces to undertake military operations against the strongholds of jehadi militants operating against India from within Pakistan," Vanaik said.

  • permalien himalove :
    9 décembre 2008 @15h40   « »

    Les attaques de Mumbay seraient-elles "un 11-Septembre qui a partiellement échoué", dans la mesure où elles n’ont pas entraîné la mobilisation générale des troupes indiennes, sur la frontière du Jammu-et-Cachemire, et une escalade comme après l’attaque du Parlement indien, le 13 décembre 2001 ?

    La recherche du casus belli par les commanditaires des attaques de Mumbay est clairement exprimée lorsque le 28 novembre, au soir, un coup de fil étrange parvenait au président pakistanais Zardari.

    Une personne se faisant passer pour Pranab Mukherjee, ministre des Affaires étrangères indien, menaçait directement Asiv Ali zardari de répliques immédiates...

    Ce qui entraîna 24 heures d’alerte maximum de l’aviation pakistanaise.

    Selon l’ex-directeur de l’Intelligence Bureau, Maloy Krishna DHAR, "The incident in Mumbay is a mercenary attack... very well planned."

    http://www.tehelka.com/story_main40...

    Pour lui, les responsabilités du Research Analyses Wing, présents secrètement au Cachemire Azad, en Afghanistan, et des gardes-côtes de l’Indian Navy seraient gravement engagées.

    On attend toujours les démissions des militaires responsables d’une telle faillite...

    L’absolue inefficacité du RAW et de l’Indian Navy, lors des attaques de Mumbay, serait-elle le signe d’une quelconque complicité de l’armée indienne avec les terroristes ?

    Une chose est certaine, depuis le début de l’operation "Enduring Freedom", en décembre 2001, les relations de l’Indian Navy et des forces de l’OTAN sont dés plus étroites.

    Ces relations n’ont pas l’agreement politique de la plupart des députés de la Lok Sabha et des partis, en particulier de gauche...

    Les députés indiens comme leurs homologues pakistanais ont toujours refusé d’envoyer des troupes en Irak comme en Afghanistan.

    Cependant cette interdiction a été détournée par des sociétés militaires privées, d’origine anglo-saxonne, qui recrutent d’anciens cadres de l’armée indienne et des gurkhas, comme mercenaires en Irak et Afghanistan.

    Ce genre d’attaques de mercenaires à Mumbay visent-elles à forcer les députés indiens à un alignement atlantiste ?

    Il y a tout lieu de le craindre.

  • permalien
    9 décembre 2008 @16h34   « »

    - “Inde : victoires surprises du parti au pouvoir lors d’élections régionales” :

    L’Union fédérale indienne organise depuis la mi-novembre et jusqu’à Noël six scrutins dans des Etats fédérés, qui ont valeur de mini-référendums pour le gouvernement avant des élections législatives prévues d’ici à mai 2009. D’après la commission électorale, le parti du Congrès de Sonia Gandhi et du Premier ministre Manmohan Singh a d’ores et déjà conservé sa majorité à l’assemblée de Delhi et dans l’Etat reculé du Mizoram (nord-est), et a ravi l’Etat désertique et touristique du Rajasthan (nord-ouest) à son rival de l’opposition nationaliste hindoue, le Bharatiya Janata Party (BJP).

    - INDE-PAKISTAN. Le Pakistan ne livrera pas à son voisin indien les éventuels suspects dans les attaques de Bombay. Il les jugera lui-même si nécessaire. Le week-end dernier, les autorités pakistanaises ont arrêté 16 personnes proches ou directement liées au groupe islamiste pakistanais interdit Lashkar-e-Taïba. Parmi eux figure, selon l’Inde, l’un des principaux organisateurs présumés des attaques, Zaki-ur-Rehman Lakhvi. Islamabad se déclare par ailleurs prêt à faire face à une nouvelle guerre en cas d’action militaire indienne. (AFP)

    Voir aussi, http://www.cyberpresse.ca/internati...

  • permalien K. :
    9 décembre 2008 @18h15   « »

    M K Bhadrakumar voit dans la “déclaration commune” de la récente rencontre Russie-Inde, “un nouveau départ [indien], pour la première fois et depuis longtemps, loin des attentes et des plans des États-Unis.”

  • permalien himalove :
    10 décembre 2008 @15h06   « »

    L’ex-directeur des services secrets pakistanais, ISI, Hamid GUL, qualifie de "non sens" les arrestations des militants du Laskar-e-Toïba.

    Pakistan : Hamid Gul terms arrests as non-sense

    http://bellaciao.org/en/spip.php?ar...

    Pour lui, les arrestations auraient été ordonnées par Condoleeza Rice...

    Au reste, cette dernière aurait demandé la tête d’Hamid Gul, lui-même.

    Pour lui, le Laskar-e-Toïba ne serait pas impliqué, dans les attaques de Mumbay ; l’arrestation de ces militants servirait à masquer les réels auteurs de l’opération.

    L’ancien chef des services secrets pakistanais demande aux autorités indiennes de se méfier de "l’ami américain" lequel est entrain de déstabiliser complètement la région avec sa guerre en Afghanistan.

    Politiquement, le Pentagone envisage de nouvelles partitions du sous-continent.

    La création d’une armée nationale afghane (ANA) de 134 000 hommes, essentiellement recrutés chez les tadjiks, inquiètent - à raison - le gouvernement pakistanais.

    Car, à terme, elle ne manquerait pas d’exiger une refonte de la ligne Mortimer-Durand, qui dessine, depuis le Raj britannique, la frontière entre l’Afghanistan et les régions du nord-ouest à dominante pachtoune.

    Le conflit actuel entre Islamabad et le FATA, provoqué artificiellement par le Pentagone, fait le lit de la revendication des indépendantistes pachtounes.

    Idem au Baloutchistan.

    Les tribus et les ethnies avant l’arrivée des américains avaient trouvé un modus vivandi, sur un mode fédéral, avec les pendjabis d’Islamabad.

    Sur la frontière orientale du Cachemire, la nouvelle administration Obama a commencé à discuter avec les partis indépendantistes, regroupés dans la Conference Hurriyat.

    Cet intérêt d’Obama pour la question cachemirie, à Srinagar, ne plaît pas du tout à New Delhi...

    Les attaques de Mumbay sont à intégrer, dans un plan d’escalade du conflit et de déstabilisation de la région.

    A la suite de l’opération terroriste à Mumbay, la flotte US a entrepris d’immenses manoeuvres navales dans la mer d’Arabie et l’Océan indien afin de sécuriser les routes de ravitaillement de l’Otan.

    Le Canada envoyait, hier, une nouvelle escadre aérienne, en Afghanistan où l’on attend, pour le mois de janvier, 3 500 à 4 000 soldats de la 10th Mountain Division, basés à Fort Drum, New-York, qui seront déployés dans les régions du Logar et Wardack.

    Il y a actuellement 62 000 soldats étrangers dont 32 000 américains en Afghanistan.

  • permalien Lou :
    15 décembre 2008 @21h29   « »

    Le face-à-face tendu entre l’Inde et le Pakistan se poursuit

    (...)

    Un article paru dans le journal Pakistanais Dawn samedi déclarait que Rice avait menacé le Pakistan de représailles internationales au cas où celui-ci n’agirait pas. On dit que durant une réunion comprenant le premier ministre, le président et le chef d’état-major du Pakistan, la secrétaire d’Etat avait « poussé les dirigeants pakistanais à s’occuper de ceux qui avaient commis l’attentat, sinon les Etats-Unis allaient agir ». Elle souligna « l’urgence qu’il y avait à aller au fond des choses » et le besoin d’une réponse « efficace et concentrée ».

    (...)

    Le journal pakistanais Daily Times rapporta hier les commentaires du sénateur americain John McCain qui fait partie d’une délégation du Sénat américain ayant rencontré les dirigeants pakistanais vendredi. McCain, qui était à New Delhi il y a quelques jours, dit au journal que si le Pakistan n’agissait pas et vite, l’Inde allait mener des attaques aériennes à l’intérieur du Pakistan. « Le gouvernement démocratique de l’Inde est sous pression et si le Pakistan manquait à agir contre les terroristes ce serait une question de jours avant qu’il fasse usage de la force après la fourniture des preuves au Pakistan », dit-il.

    Un article sur le site internet d’Asia Times citait samedi un haut responsable du ministère de l’Intérieur indien disant qu’une décision avait été prise au plus haut niveau et que l’Inde se préoccuperait directement d’« annihiler » une partie de l’infrastructure et du personnel terroriste basé au Pakistan. Ce responsable fit allusion à des frappes couvertes utilisant des unités d’élite appuyées par les agences du renseignement pour essayer d’empêcher des représailles pakistanaises et une guerre ouverte. Les opérations seraient étendues, couvrant non seulement le Cachemire pakistanais, mais aussi la région frontalière de la province du Punjab et prévoiraient une surveillance de la côte pakistanaise.

    (...)

    Loin d’apaiser les tensions, l’intervention de Washington ne fait que renforcer le danger d’un nouveau conflit militaire.

  • permalien K. :
    22 décembre 2008 @22h37   « »

    Après le “11-septembre”, le Patriot Act indien.

  • permalien himalove :
    23 décembre 2008 @15h58   «

    A lire l’article d’Arundhati Roy à propos des attaques de Mumbay, paru dans "The Guardian", le 13 décembre 2008...

    http://www.tomdispatch.com/post/175...

    Arundhaty Roy est très attaquée par la droite hindoue parce qu’elle met en cause l’appareil d’état et l’occupation militaire du Jammu-et-Cachemire.

    La parution de son article "Monster in The Mirror", le 13 décembre, n’est pas fortuite.

    Dans un livre, publié l’année dernière, Arundhati accusait les intégristes hindous et les services secrets indiens, dans l’affaire de l’attaque du parlement, à New Delhi, le 13 décembre 2001.

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