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Cette Europe-là est irréparable

dimanche 30 novembre 2008, par Frédéric Lordon

Dans une sorte d’apothéose de bêtise doctrinaire et avec un insurpassable sens de l’à-propos historique, la Commission européenne, en l’occurrence incarnée par Mme Kroes, gardienne des règles de la concurrence, vient d’intervenir dans le grand débat de la crise financière. Pour dire que les injections d’un total de 10,5 milliards d’euros décidées par l’Etat français pour recapitaliser six banques (BNP Paribas, Crédit agricole, Banques populaires, Crédit mutuel, Société générale, Dexia) étaient illégales au regard des saintes lois de la concurrence libre et non faussée [1].

Le Traité européen piétiné par ses partisans mêmes Retour à la table des matières

Il faut bien lui accorder que, sur le papier et d’un point de vue tout à fait formel, elle n’a pas complètement tort. Il y a bien en effet dans l’adorable Traité de Lisbonne un article 107 qui interdit les aides d’Etat [2]. À la vérité il — l’article 107 — n’est pas le seul à connaître les derniers outrages en cette époque de sauve-qui-peut-tout-va-s’écrouler. À cet égard, on pourra voir le symptôme d’une certaine gêne dans le silence discret des usuels admirateurs de l’Union européenne, hormis peut-être Bernard Guetta et Jean Quatremer, qui ne connaissent aucun jour férié et, en toute occasion, trouvent l’Europe à son meilleur. Le fait est qu’en un mois à peine les impérieuses nécessités du bord du gouffre n’ont pas laissé aux gouvernements européens d’autre choix que de cesser de finasser et de faire tout ce que devaient sauf à aller au grand effondrement — entre autres piétiner allègrement une bonne poignée d’articles jusqu’ici réputés intouchables du Traité européen. Mieux valait donc ne pas trop s’étendre sur ces irrégularités et rester discret à propos de ces intempestifs piétinements en espérant que, le gros de la crise passé, et quelques effets d’amnésie aidant, tout rentrerait dans l’ordre de la légalité européenne un instant suspendue, d’ailleurs c’est déjà oublié.

Il va falloir pourtant rester vraiment discret pour que tout ceci ne se voie pas car pour quelques unes de ses dispositions d’ordre économique les plus fondamentales, le Traité, mine de rien, est à l’état de courageuse pelouse municipale un dimanche de rugby un peu pluvieux.

L’article 130 qui interprète le principe d’indépendance de la banque centrale comme l’obligation d’une absence complète de rapport avec les gouvernements, n’en a pas moins vu Jean-Claude Trichet faire estrade commune avec Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, José-Manuel Barroso et Gordon Brown (hors euro !). Bien mieux : l’article 123, qui interdit à la Banque centrale européenne de prêter « aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales aux autres autorités publiques des Etats membres » ne l’a pas retenue d’ouvrir un crédit de 5 milliards d’euros à un gouvernement, hongrois en l’espèce, qui plus est pas même membre de la zone euro ! L’article 126, qui encadre strictement les déficits et les dettes des Etats, s’apprête pour sa part à passer un moment difficile alors que les milliards d’euros volent en direction des banques, que les dettes publiques enflent par demi-douzaines de points de PIB pour sauver la finance et, surtout, que s’annonce une récession d’une extraordinaire sévérité.

Et puis il y a la concurrence… L’article 101, qui interdit les constitutions de positions dominantes et sert plus généralement de dissuasion aux opérations de concentration, n’a visiblement pas fait le moindre obstacle aux mouvements de restructuration bancaire, d’ailleurs encouragés par les Etats qui n’y ont vu que l’opportunité d’économiser un peu les finances publiques en organisant la reprise des banques les plus fragiles par celles qui l’étaient un peu moins. Du rachat de Fortis par BNP-Paribas, de HBOS par Lloyd-TSB, de LBBW par la banque régionale de Bavière, de Dresdner par Commerzbank, ou de Bradford&Bingley dont les bons morceaux ont été partagés entre Abbey et Santander, la « consolidation » du secteur bancaire a connu une accélération prodigieuse en se passant visiblement de toute approbation européenne. Enfin l’article 107…

À un moment, ça fait trop. Nellie Kroes veut bien tout ce qu’on veut — se taire quand les banques jouent au monopoly sous ses fenêtres, laisser faire de terribles dérèglements qui ont beau ne pas être de son ressort, la font souffrir quand même —, mais on ne peut pas lui demander non plus de se renier toujours plus et indéfiniment sinon quel sens pour l’existence et à quoi bon commissaire à la concurrence ? On notera l’occasion choisie pour craquer : l’article 107, les aides d’Etat. Car dans la hiérarchie des abominations, c’est toujours l’Etat qui vient en premier. On bafoue les articles anti-concentration, c’est sans doute très mal mais, à titre exceptionnel, Mme Kroes peut se faire une raison puisque c’est celle du capital : le privé sait ce qu’il fait même s’il faut parfois gentiment le gourmander. Mais l’Etat, c’est vraiment l’horreur, lui passer quoi que ce soit est un inadmissible manquement avec des principes pour lesquels on ne transige pas, puisqu’il est l’anti-marché par excellence. Il était donc logique que, parmi toutes les violations caractérisées du Traité européen, ce fussent les aides d’Etat qui poussassent la commissaire à bout — et à sa première révolte.

Les contresens de l’universalisme concurrentiel Retour à la table des matières

Mais cette « logique » n’a, comme telle, pas d’autre titre que l’acharnement dans la cohérence doctrinaire. Car il faut être à demi-fou, et même en bonne voie de le devenir complètement, pour envisager de soumettre au droit commun de la concurrence les mesures d’extrême urgence qu’une crise financière séculaire rend vitales. Mais rien n’arrête la Commission, et d’autant moins qu’elle n’en est pas à son coup d’essai en cette matière. En 1998, le dingue de service s’appelait Karel Van Miert, et dans le bras de fer qui l’opposait à l’Etat français à propos du plan de sauvetage du Crédit lyonnais, il avait trouvé malin, sans doute pour refaire le rapport de force à son avantage, de menacer de laisser la banque aller à la faillite si le gouvernement ne passait pas sous ses fourches caudines en matière de contreparties — car, en matières d’aides d’Etat, la doctrine européenne veut qu’on ne les tolère qu’à titre tout à fait exceptionnel et surtout qu’on les fasse payer de « contreparties » consistant à exiger de l’entreprise aidée qu’elle se coupe un bras et deux jambes, probablement pour qu’elle garde un souvenir plus net de son « sauvetage » et qu’elle soit dissuadée d’y revenir de sitôt.

La seule chose qui avait échappé alors à Karel Van Miert, comme à Mme Kroes aujourd’hui, est qu’une banque n’est pas tout à fait une entreprise ordinaire, et qu’on ne devrait envisager la possibilité de sa faillite — ne parlons même pas de l’annoncer publiquement à grand son de trompe — qu’avec la plus extrême circonspection, peut-être même quelques tremblements. C’est qu’à l’inverse d’une entreprise ordinaire, une banque quand elle s’écroule, n’a pas le bon goût de tomber seule, ou de n’entraîner « que » quelques malheureux sous-traitants avec elle. La densité des engagements interbancaires est telle qu’une faillite locale, dès lors qu’elle est un peu importante, en induit immanquablement d’autres, qui à leur tour etc. Les ruées de déposants qui s’en suivent intensifient l’état de panique bancaire et rendent encore moins contrôlable la série divergente des faillites en cascade, au bout de laquelle il n’y a plus que la perspective de l’effondrement du système financier dans son ensemble. C’est cette caractéristique absolument singulière à l’univers bancaire, seule susceptible d’activer ce qu’on nomme le risque systémique, qui devrait dissuader à tout jamais de soumettre le traitement des faillites bancaires à des procédures de droit commun ; et c’est précisément sur cette prévention élémentaire — on pourrait même dire vitale, car autant le dire carrément : même à ceux qui détestent les financiers, le spectacle d’une ruine totale de la finance n’est pas beau à voir — que s’asseyent depuis le coup de force de 1994 [3] tous les commissaires européens à la concurrence successifs, avec une parfaite tranquillité et une certitude dogmatique qui font froid dans le dos. Non sans faire penser aux témoins de Jéhovah qui préfèrent laisser mourir plutôt que d’offenser leurs interdits de la transfusion, la doctrine européenne de la concurrence prend, l’âme claire, le risque du cataclysme financier ultime plutôt que de renoncer si peu que ce soit à ses parfaits principes – et paraître céder à la bête étatique.

La Commission d’aujourd’hui à l’image de la Réserve Fédérale… de 1929 Retour à la table des matières

A l’extrême rigueur, la commissaire Kroes veut bien envisager quelques dérogations mais tient tout autant à faire savoir qu’elles seront chèrement payées : les fameuses « contreparties » en l’espèce prendraient pour les banques aidées la forme d’une obligation… de réduire leurs encours de crédit ! Réduire leurs prêts à l’économie, à un moment où tout le monde se bat pour tenter de dénouer le credit crunch et pour faire redémarrer à la manivelle les crédits sans lesquels nous allons à la récession meurtrière, n’est-ce pas là une idée proprement géniale ?! Seule la Commission européenne grande époque — la notre — peut en avoir de pareilles et camper en toute bonne foi dans le sentiment d’une impeccable logique. Si, dans son esprit hélas implacablement « cohérent », les contreparties consistent en mesures destinées à détordre ce qui a été tordu, et à rétablir en vérité ce qui a été faussé — la concurrence bien sûr — alors il faut imposer aux entreprises indûment aidées de restituer sous une forme ou sous une autre les parts de marchés qu’elles ont injustement captées (ou pas perdues) grâce aux aides, c’est-à-dire « logiquement », dans le cas présent, empêcher les banques de recruter plus d’emprunteurs… L’occasion est donc donnée de redécouvrir que la logique n’est pas qu’un innocent jeu de l’esprit mais, plongée dans certains contextes et prospérant dans certains cerveaux, mute en effrayante tare et en fléau social. Les Étasuniens doivent n’en pas croire leurs yeux d’observer le spectacle européen, et se féliciter chaque jour davantage de ne pas avoir sur le dos l’équivalent d’une institution aussi nuisible que la Commission dans sa forme actuelle. Eux, au moins, ont-ils compris l’urgence de la situation et des mesures impératives qu’elle requerrait, fussent-elles tout à fait hors du commun — et prouvent-ils chaque jour davantage que l’exceptionnel ou la transgression des règles ne leur font pas peur quand il s’avère que respecter les règles est plus dangereux que de s’en affranchir. En fait des règles aussi stupides, ils ont surtout la sagesse de s’en donner assez peu, en tout cas sous forme juridique « dure » — quant aux règles simplement doctrinales, plus molles, ils les trouvent les plus faciles à renverser et ne s’en privent pas chaque fois qu’ils l’estiment nécessaire.

En Europe c’est l’inverse. Les règles doctrinales sont aussi résistantes que le reste — en fait, par une aberration typique de l’esprit dogmatique, toutes ont été scrupuleusement transcrites en règles dures — juridiques : ces Traités que le monde entier nous envie —, et qui ne laissent plus aucune marge d’interprétation, de flexibilité, ou d’adaptation, bref le piège parfait. Un instant toutefois, en ce mois d’octobre 2008, on a été tenté de penser qu’à l’épreuve de la crise majuscule, le juridisme européen borné l’avait cédé à la réaffirmation des souverainetés politiques — pour une fois à peu près coordonnées —, et que la situation extrême avait commandé. Nous sommes en train de nous apercevoir qu’il n’en est rien et que la grande caractéristique des extrémistes doctrinaires est qu’ils ne renoncent jamais, en aucune circonstance — de ce point de vue la Commission d’aujourd’hui, dans son entêtement dans l’aberration, n’est pas sans faire penser à la Réserve Fédérale de 1929, qui prit un soin particulier à faire tout ce qu’il ne fallait pas faire, mais dans le plus parfait respect de ses principes orthodoxes d’alors.

Ouvrir une crise politique européenne Retour à la table des matières

Il faut bien reconnaître, à la décharge de ces pauvres commissaires, qu’à l’issue de ces plans de sauvetage, la construction européenne se retrouve en grand déséquilibre juridique. Articles 101, 107, 123, 126, 130, ça commence à faire beaucoup. Mais que peut-on dire d’articles qui ont été si mal pensés, et doivent être répudiés à la première crise sérieuse, sinon qu’il faut les réécrire de fond en comble — et en fait bien d’autres avec eux —… et que la période présente en offre la formidable opportunité ? C’est pourquoi le gouvernement français, s’il avait deux sous de sens historique, saisirait cette occasion sans pareille pour ouvrir une crise politique positive, aussi brutale que nécessaire, mais tolérable, et même désirable, justement parce qu’elle offre de refaire à chaud ce qui est depuis si longtemps avéré impossible à froid — fut-ce avec quelques « non » retentissants à tous les référendums… — c’est-à-dire de relancer enfin la construction européenne sur de nouvelles bases expurgées de la pollution concurrentielle. Et en effet, jamais casus belli européen ne s’est si bien présenté. La Commission qui a le don de se mettre en tort pulvérise ici ses propres records : se proposer d’exiger des restrictions de crédit, au moment où toute l’économie en attend la reprise comme de son oxygène vital, est une véritable performance dans l’art de nuire – et aussi dans celui de ne rien comprendre –, une sorte d’équivalent de la mise en danger d’autrui mais à l’usage des collectivités.

Comme tous les grands pouvoirs dérangés, la Commission a perdu tout sens commun et, n’ayant jamais eu le moindre contact avec la population de ceux qu’elle baptise dans un irrésistible élan d’humour involontaire « les citoyens européens », elle est fatalement exposée au pas de trop, à l’excès marginal insupportable, mais commis d’une parfaite bonne foi et en toute bonne conscience. Et puisque l’analyse des dynamiques historiques requiert sa dose de cynisme, on observera qu’une fraction non négligeable des dominants pourrait parfaitement apporter son concours à l’ouverture de cette crise. Car le capital lui-même n’a pas vraiment intérêt aux outrances d’une Commission, qui l’a certes beaucoup et bien servi, mais finira par tuer tout le monde à force de pureté idéologique. Que ce soit un gouvernement de droite qui se retrouve le protagoniste possible de cette épreuve de force possible est une ironie qui ajoute au charme de la période. Quand ce gouvernement est celui de Nicolas Sarkozy évidemment il y a lieu de s’en tenir à des anticipations modérées, connaissant la disproportion entre ses aboiements et ses passages à l’acte. Le drame politique est cependant que s’il devait y avoir le moindre espoir c’est de ce côté qu’il se situerait. Car on ne doit se faire aucune illusion : jamais au grand jamais aucune contestation de cette sorte ne pourrait venir des rangs du socialisme de gouvernement. Eux feraient don de leur personne et se jetteraient pour faire barrage de leur corps à pareille infamie puisqu’il est désormais irréversiblement engrammé dans leurs esprits que s’en prendre à cette Europe c’est s’en prendre à l’Europe. Nous voilà donc au bout d’un certain chemin, là où quelque espoir paradoxal renaît en même temps que le nombre des solutions restantes s’effondre. Car, si ce que les verdicts de la supposée « démocratie » et ses référendums parodiques n’ont pas pu faire, le moment décisif de la crise maximale ne le peut pas non plus, quelles issues restera-t-il ? L’Europe dans sa forme actuelle prend un soin particulier à écœurer autant qu’elle le peut, parfois même, mais dans le silence de leurs âmes tourmentées, jusqu’à ses défenseurs les plus sincères et, voudrait-elle précipiter des accès de refermements nationaux, qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Si vraiment c’est là le produit chaque jour plus probable de cette délirante aventure, on se demande presque si, pour l’idée européenne elle-même, il ne faudrait pas souhaiter qu’un beau jour les manants — je veux dire les « citoyens européens » — se rendent sur place dire un mot en direct aux grands malades qui ont rendu cette Europe irréparable. Et le cas échéant se proposent de les virer à coup de lattes dans le train.

Ce texte, qui en visiblement excité plus d’un, est suivi d’une réponse à la (charmante) réponse de Jean Quatremer.

Notes

[1] « Brussels blocks French bank bail-out », Financial Times, 28 novembre 2008.

[2] Au passage, il y a matière à s’interroger : pourquoi le plan français et pas les autres ? La réponse est très probablement à trouver dans la forme technique prise par l’intervention française qui, à l’inverse de ses homologues britanniques et allemandes par exemple, a choisi (Dexia mise à part) de recapitaliser les banques par des injections de « faux » fonds propres, plus précisément par des instruments de dette hautement subordonnée. Par son exigibilité très faible, la dette subordonnée est admise dans la définition de la base de capitaux propres entrant dans le calcul du ratio de solvabilité dit « Tier-1 ». Mais ce ne sont pas de véritables fonds propres — puisque c’est toujours de la dette —, de sorte que le plan français ne constitue ni de près ni de loin une nationalisation (partielle), à l’inverse de la formule qu’ont retenue les autres Etats membres. L’avantage du plan français est qu’il ménage un peu les finances publiques, puisque ces dettes sont remboursables (elles sont à échéance de cinq ans), là où une injection de vrais capitaux propres est par définition non récupérable. L’inconvénient symétrique tient au fait que, dans le cadre européen, si, par extraordinaire, les nationalisations sont encore tolérées — le Traité se vante dans sa grande largesse de ne pas se prononcer sur les régimes de propriété, publique ou privée, des entreprises — les aides publiques, qui sont neutres du point de vue de la propriété, ne le sont pas.

[3] Karel Van Miert, commissaire à la concurrence de 1994 à 1999, n’a jamais caché qu’il avait fait du dossier Crédit lyonnais une opportunité de soumettre « enfin » au droit européen de la concurrence les secteurs bancaires des Etats membres, jusqu’ici sanctuarisés sous l’exclusive tutelle des Trésors nationaux. Les discussions entre la France et la Commission à propos du sauvetage du Lyonnais commencent en 1994.

110 commentaires sur « Cette Europe-là est irréparable »

  • permalien Yvan :
    30 novembre 2008 @12h51   »

    A propos des « saintes lois de la concurrence libre et non faussée » , le RSA continue sont petit bonhomme de chemin.

    Le Parlement vote la généralisation du RSA

    Profitant des tumultes engendrés par les épiciers corréziens pré-ultra-gaucho-arnarcho-autonomes, des lettres de cachets contre les journalistes (y a pas mieux pour faire du bruit), des morts providentielles autant que saisonnières des SDF et autres poupées sataniques (je ne parle pas du PS, parce que là je m’énerve vraiment), la mise en place de l’assistanat des entreprises incapables de délocaliser (à cause du prix des transports ou par paresse managériale) se met en place.

    Rappelons que pour les travailleurs endettés ça ne modifiera pas leur revenu, mais leur permettra de retrouver leur dignité en s’offrant aux petits travaux jugés acceptables (on ne sait par qui, mais de toute façon acceptés), que les hasards et les nécessités de patrons voudront bien placer sur leur chemin.

    Rappelons aussi que cet assistanat aux entreprises, permettra à celles-ci d’embaucher selon leurs besoins, une cohorte de tacherons, en faisant subventionner leurs salaires par la collectivité nationale. Cet assistanat ne manquera pas de booster les affiliés du Medef dans un monde si cruel avec la bénédiction bienveillante de Barroso.

  • permalien Florent :
    30 novembre 2008 @13h56   « »

    Merci Frédéric pour ce savoureux article !

  • permalien Jacques POTIER :
    30 novembre 2008 @18h12   « »

    Merci pour cet excellent article qui donne à comprendre encore et encore le dogmatisme de la commission Européenne poussé à son comble. A quand l’apparition de stigmates d’effondrement d’une telle imposture ?

  • permalien Jean Quatremer :
    30 novembre 2008 @18h20   « »
    Ce billet là est irréparable

    Je tombe par hasard sur ce billet qui montre que Frédéric Lordon ne comprend non seulement rien au droit européen de la concurrence, mais accumule les affirmations inexactes voire les mensonges purs et simples, le tout mêlé à un euroscepticisme qui n’a rien à envier à celui d’un Vaclav Klaus ou d’un Declan Ganley. Quelques exemples d’inepties.

    1/ L’auteur fait référence à une décision de la Commission déclarant les aides de l’Etat français illégales. Il n’est est rien : il s’agit simplement d’une discussion, comme il y en a toujours entre les Etats et la Commission, lorsqu’il y a aides d’Etats. Il n’y a donc aucune décision. Donc son emportement est charmant, mais passe complètement à côté de sa cible : comment, la Commission ose assumer le rôle qui lui a été assigné par les traités, traités encore en vigueur aux dernières nouvelles ? Effectivement, il y a de quoi s’énerver...

    2/ Je précise à l’auteur que le traité de Lisbonne ne peut servir de cadre juridique de référence, celui-ci n’étant pas encore entré en vigueur. Il devrait tout simplement se rapporter aux traités existants. Je précise aussi que les règles de concurrence figurent dans les traités depuis 1957.

    3/ L’auteur explique que : " l’Etat, c’est vraiment l’horreur, lui passer quoi que ce soit est un inadmissible manquement avec des principes pour lesquels on ne transige pas, puisqu’il est l’anti-marché par excellence. Il était donc logique que, parmi toutes les violations caractérisées du Traité européen, ce fussent les aides d’Etat qui poussassent la commissaire à bout – et à sa première révolte". Sait-il que chaque année, la Commission valide environ 60 à 70 milliards d’euros d’aides d’Etat ? La pointe a été, si mes souvenirs sont bons, de 140 milliards d’euros (au moment de l’unification allemande). Le nombre de décision d’interdiction est infime au regard de cette masse. Ce chiffre montre effectivement la dureté de la Commission dans ce domaine...

    4/ La Commission a décidé, dès le début de la crise, d’appliquer encore plus souplement ses critères en matière d’aide d’Etat. Elle a publié des guides lines sur ce sujet. Tous les plans nationaux déjà acceptés sont ici : http://ec.europa.eu/comm/competitio... Seuls les plans autrichien, espagnol et hongrois sont encore à l’étude.

  • permalien Jean Quatremer :
    30 novembre 2008 @18h20   « »

    Suite de mon message

    5/ Les affirmations contestables pleuvent comme à Gravelotte : "L’article 130 qui interprète le principe d’indépendance de la banque centrale comme l’obligation d’une absence complète de rapport avec les gouvernements". C’est intéressant. L’auteur sait-il que le président de la BCE siège chaque mois à l’Eurogroupe et le président de l’Eurogroupe siège chaque mois au conseil des gouverneurs ? J’ajoute que Trichet se rend tous les deux mois devant le Parlement européen pour répondre aux questions des eurodéputés et qu’il tient une conférence de presse mensuelle. Et, contrairement à ce qu’affirme Lordon, Trichet s’entretient régulièrement avec les gouvernements au téléphone ou lors de rencontre bilatérales.

    6/ L’auteur nous dit encore que les mouvements de restructuration bancaire en cours se font "en se passant visiblement de toute approbation européenne". J’aime beaucoup le "visiblement" : en petit effort de recherche lui montrerait qu’il n’en est rien.

    7/ Je passe sur les insultes : qualifier Karel van Miert de "dingue" apporte beaucoup au débat. Je note que lorsque le commissaire à la concurrence a menacé de laisser le Crédit Lyonnais aller à la faillite, c’était au moment où l’Etat français refusait toute mesure sérieuse de restructuration. Finalement un accord a été trouvé -qui ne nuisait pas aux concurrents qui eux n’avaient pas sombré dans les folies du CL- et le Crédit Lyonnais a été sauvé (mais la facture a été payée par les contribuables faut-il le rappeler).

    8/ Frédéric Lordon affirme que "les règles doctrinales (européennes) sont aussi résistantes que le reste – en fait, par une aberration typique de l’esprit dogmatique, toutes ont été scrupuleusement transcrites en règles dures – juridiques : ces Traités que le monde entier nous envie –, et qui ne laissent plus aucune marge d’interprétation, de flexibilité, ou d’adaptation, bref le piège parfait". Or l’assouplissement actuel des règles de concurrence montre exactement le contraire. Je dois dire qu’en matière "d’esprit dogmatique", l’auteur semble en connaître un rayon.

  • permalien Jean Quatremer :
    30 novembre 2008 @18h21   « »

    Suite (bis) de mon message

    9/ L’auteur, dans sa note 2, dit enfin ce qu’il en est : en effet, ce qui coince à Bruxelles, c’est le fait que l’Etat Français, conseillé par Michel Pébereau de BNP-Paribas, a choisi un mécanisme juridique de recapitalisation qui la prive de rémunération et d’une place au conseil d’administration des banques ainsi aidées. Tous les autres pays ont choisi de faire payer les banques pour leur aide (un intérêt de 9% en Grande-Bretagne, si mes souvenirs sont bons, 5% en Belgique), pas la France. Cela ne choque pas l’auteur, c’est pour le moins curieux. C’est cette aide sans contrepartie, ce cadeau aux banquiers dirait l’auteur, qui est critiqué car cela revient à accepter une grave distorsion de concurrence. Personnellement, ce mécanisme me pose problème et je suis surpris qu’il ne fasse pas débat : Nicolas Sarkozy, ce grand socialiste, conseillé par son ami banquier, choisi de ne pas faire payer les banques. Curieux, non ? Mais Frédéric Lordon trouve cela très bien et s’indigne que l’on s’interroge.

    Je pourrais continuer longtemps. Je suis atterré de lire autant de contrevérité assénée avec la force de conviction de "celui qui sait". La critique est bienvenue lorsqu’elle se fonde sur des faits, pas sur des convictions idéologiques. Mais bon, dès qu’il s’agit de taper sur "Bruxelles", tout est bon. Même dénoncer une "décision" qui n’a pas été prise.

  • permalien DM :
    30 novembre 2008 @18h33   « »

    Pour la comparaison avec les Temoins de Jéhovah et la transfusion. On pourrait ajouter la comparaison avec le SDF qui refuse le logis qu’on lui offre, qui veut vivre dehors, car c’est sa liberté, quitte à en mourir cet hiver..

  • permalien Dramelay :
    30 novembre 2008 @19h20   « »

    Merci pour cet article qui démontre, à lui seul, votre manifeste incompétence. La référence au Traité de Lisbonne, qui n’est pas entré en vigueur, suffit à le démontrer. Et je ne parle pas du parallèle entre les rachats entre banques et les dispositions en matière d’aides d’états, qui n’ont rien à voir, mais cela ne semble pas vous encombrer...

    Pour info, les dispositions en matière d’aides d’état figurent à l’article 87 du traité instituant la Communauté européenne (et ceux depuis plus de 40 ans...)

  • permalien Socrate :
    30 novembre 2008 @19h22   « »

    a jean quatremer : LE LIBERALISME EST MORT , inutile de venir nous radoter vos théories ultra libérales d un autre age !!!

  • permalien Xénophon :
    30 novembre 2008 @19h36   « »

    @Socrate

    « LE LIBERALISME EST MORT »

    méfiez-vous les lendemains de Grand Soir, font souvent mal aux cheveux.

  • permalien Camille :
    30 novembre 2008 @19h50   « »

    J’abonde dans le sens de M. Quatremer. L’étudiante en affaires européennes que je suis ne peut que noter les multiples inepsies.

    Autre erreur : "l’article 123, qui interdit à la Banque centrale européenne de prêter « aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales aux autres autorités publiques des Etats membres » ne l’a pas retenue d’ouvrir un crédit de 5 milliards d’euros à un gouvernement, hongrois en l’espèce, qui plus est pas même membre de la zone euro !" Il ne s’agit pas de l’indépendance de la BCE ici, ce prêt a été voté par le Conseil (c’est à dire les Etats membres) sur recommandations de la Commission européenne suivant l’article 119 du traité des Communautés Européennes actuellement en vigueur. Cet article prévoit la possibilité de "concours mutuel" i.e. d’une solidarité entre les Etats, "en cas de difficultés ou de menace grave de difficultés dans la balance des paiements d’un État membre". Cela s’applique essentiellement aux Etats non membres de la zone euro dans la mesure où une forte dépréciation de leur monnaie, qui fluctue indépendamment de l’euro,(comme c’était le risque dans le cas de la Hongrie) a des répercutions importantes sur leur balance commerciale et sur le fonctionnement du marché intérieur.

  • permalien Klu :
    30 novembre 2008 @19h56   « »

    En effet Professeur Lordon, le catéchisme concurrentiel a tellement imprégné la grammaire de la Commission qu’elle vire franchement au dogme Mao. Pour autant, l’idée d’assortir le feu vert au plan de sauvetage de quelques conditions n’est en soit pas inintéressant. Certes au passage il y a entorses considérables au traité mais qu’importe après tout, ce qui est fait peut être défait, et heureusement les bêtises qui y ont été inscrites n’ont pas rejoint (encore?) le rang ultime de constitution validée par la souveraineté populaire...hum. Mais pourquoi ne pas imaginer d’assortir le plan en cause de conditions consistant non pas à arroser d’essence l’incendie, mais à ignifuger la finance ? Vous proposez quelques recettes d’ailleurs...

    Enfin j’aimerais souligner l’un des nombreux paradoxes qui anime les autorités de concurrence européennes : la grande tendance actuelle est de se départir des jugements "Per se" relatifs aux comportements économiques des acteurs pour y préférer une analyse des effets économiques "in concreto" assez fortement basée sur les principes et modèles de l’école de Chicago. Résultat sous couvert de chasser le dogme, ce dernier rentre par la fenêtre...de quoi donner le tournis. Merci pour vos lumières.

  • permalien didier :
    30 novembre 2008 @20h14   « »

    Fred, réponds s’il te plait… Ne les laisse pas défaire tes arguments sans contrer.

  • permalien Brejnev-le-retour :
    30 novembre 2008 @21h17   « »
    Quatreko & Lissenmer

    Article tout à fait réjouissant !

    Le(s) commentaire(s) du garagiste qui nous explique encore une fois que nous sommes des cons — quand la bagnole pourrie qu’il nous a refilée ne veut plus démarrer — ne fait qu’ajouter une dose de rigolade à un article bien troussé mêlant sérieux et humour.

    Article qui démontre les compétences économiques de son auteur, à qui ne les connaîtrait pas, quand son détracteur ne prouve que sa pratique consommée du discours d’apparatchik. Lissenko a encore de fidèles disciples !

    (Pour nos jeunes lecteurs Lissenko était ce Russe qui disait que la génétique était une pseudo-science bourgeoise. Les Russes ont payé ce postulat stupide, mais rigoureusement inscrit dans la ligne du PC soviétique, de décennies de disette voire de famine...)

  • permalien Dramelay :
    30 novembre 2008 @21h43   « »

    Compétences économiques ? Et bien moi, je ne vois que des incompétences juridiques, et je trouve ça grave venant de quelqu’un salarié par le CNRS.... Il n’a même pas compris que le traité de Lisbonne n’était pas en vigueur, mais il se réfère à ses articles.... Et invente même des décisions de la Commission, là où celle-ci a démenti les intentions qu’on lui prêtait.

    http://fr.news.yahoo.com/4/20081129...

  • permalien eurojunkie :
    30 novembre 2008 @21h59   « »
    Atterrant

    Désolé mais je suis choqué que l’on puisse recevoir des aides de l’Etat (pour ses recherches) et se planter si lourdement sur des éléments aussi basiques de droit européen (re-application du traité de Lisbonne). Cette argumentation basée sur des contre-vérités contribue à décrédibiliser les alter/anti mondialistes.

  • permalien Jacob Fugger :
    30 novembre 2008 @22h11   « »

    @Brejnev-le-retour, avec des amis comme vous M. Lordon n’a pas besoin d’ennemi (mais je vois soupçonne de faire de l’ironie).

    Pourquoi aller réveiller Lyssenko dans ce débat alors qu’il serait si simple d’expliquer que M. Lordon craint la crise systémique, et qu’il redoute toute menace contre le renflouement des organismes de crédit.

    Parce qu’avec une probité toute prolétarienne, M. Lordon essaye d’épargner aux ménages endettés le désarroi de ne plus savoir à qui rembourser leurs dettes ,si les organismes de crédit sont en faillite.

    S’il est acquis que tout prêteur prend des risques et qu’il se rémunère pour ces risques, s’il est acquis que les marchés sont vertueux, il n’est pas du tout acquis que tout ce baratin se passe au détriment des banques.

  • permalien Fenugrec :
    30 novembre 2008 @22h12   « »
    M. Quatremer est indécrottable

    @ Jean Quatremer

    Monsieur, je ne suis pas spécialiste de l’économie ni du fonctionnement de l’Europe actuellement ou à venir avec la mise en œuvre du Traité de Lisbonne. Je me place simplement en tant qu’observateur de deux écrits : le billet de M. Lordon et le vôtre.

    Vous raillez le fait que F. Lordon aurait dénoncé une "décision"de la Commission et de Mme Kroes. J’ai eu beau m’écarquiller les yeux sur le texte du billet, je n’ai vu nulle part ce mot. F. Lordon a rapporté que Mme Kroes venait de "dire"que l’aide de l’Etat était illégale. J’en conclus que c’était sans doute dans le cadre d’une discussion.

    Par ailleurs, nulle part non plus dans le billet il n’est dit, ni même supposé que le Traité de Lisbonne soit en vigueur ou en application. M. Lordon démontre à mes yeux simplement la chance que nous avons que ce ne soit pas le cas car nous serions alors bien mal outillés pour faire face à la crise actuelle. Ce traité hier tant vanté par des dirigeants européens qui aujourd’hui passent largement outre, imposé en France par le vote parlementaire, auquel ont vaillamment résisté les Irlandais, aurait encore plus enfoncé l’Europe dans la crise s’il avait été en vigueur : c’est cela que démontre, brillamment, Monsieur Lordon dans son billet.

    Est-ce vraiment si insupportable pour vous ? Au point que vous lisiez dans ce billet des mots et des affirmations qui n’y sont pas écrites ?

  • permalien maragojipe :
    30 novembre 2008 @22h21   « »

    Bien entendu, comme l’ont relevé Jean Quatremer et Dramelay, le traité qui s’applique est celui de Nice et, accepter ou non le traité de Lisbonne ne change pas un iota aux articles, en vigueur depuis le traité de la CECA (1951 !) en matière de concurrence. Et, bien entendu, la France n’a jamais cessé d’accorder des aides, comme les autres Etats membres et ne conformité avec les traités.

    Par ailleurs, il est faux de dire que les règles en matière d’aides d’Etats (les règles de la loyauté entre Etats) soient relâchées à cause de la crise. Seule la procédure est mise entre parenthèse (art 87). La Commissaire peut décider en 24 heures et sans en référer au Collège de ses collègues Commissaires qui, normalement, décident collectivement. Cela signifie que les concurrents (banques françaises ou étrangères) qui s’estimenraient lésées par l’aide accordée, ne peuvent pas présenter leurs objections. Le seul recours qui leur reste est une plainte devant la Cour de Justice. Ce qui n’est pas exclu.

    La France doit pouvoir décider de tout toute seule ? C’est cela, votre argumentaire ? C’est une opinion estimable et que vous avez parfaitement le droit d’exprimer mais ce n’est pas de la théorie économique et votre mépris pour les faits ne fait pas honneur au CNRS.

  • permalien eurojunkie :
    30 novembre 2008 @22h53   « »
    @ Fenugrec

    "Vous raillez le fait que F. Lordon aurait dénoncé une "décision"de la Commission et de Mme Kroes. J’ai eu beau m’écarquiller les yeux sur le texte du billet, je n’ai vu nulle part ce mot. "

    Il ne faut pourtant écarquiller pas longtemps les yeux :

    "la Commission européenne, en l’occurrence incarnée par Mme Kroes, gardienne des règles de la concurrence, vient d’intervenir dans le grand débat de la crise financière. Pour dire que les injections d’un total de 10,5 milliards d’euros décidées par l’Etat français pour recapitaliser six banques (BNP Paribas, Crédit agricole, Banques populaires, Crédit mutuel, Société générale, Dexia) étaient illégales au regard des saintes lois de la concurrence libre et non faussée"

    => lorsque la Commission intervient pour déclarer qu’une action est illégale, il s’agit...d’une décision.

    "nulle part non plus dans le billet il n’est dit, ni même supposé que le Traité de Lisbonne soit en vigueur ou en application."

    "Il était donc logique que, parmi toutes les violations caractérisées du Traité européen, ce fussent les aides d’Etat qui poussassent la commissaire à bout — et à sa première révolte."

    on ne peut "violer" un traité que s’il est en application. C’est aussi simple que cela.

  • permalien papa maman & le chien :
    30 novembre 2008 @23h11   « »

    Si les bancs où siège la Commission dans l’hémicycle de Strasbourg avaient été occupés le 7 août dernier, Neelie Kroes aurait péri sous 10 tonnes de gravats. Au lieu d’accuser des malfaçons, on se serait alors intéressé davantage aux aspects moins idéologiques du domaine d’action de cette dame, liés à celui de son collègue Siim Kallas.

  • permalien Eric :
    30 novembre 2008 @23h35   « »

    Quel plaisir de voir tous les contempteurs des institutions de l’UE sortir de leur trous ! L’heure est grave ! Ils ne peuvent plus rester entre eux sur de toujours triompher ! Sonnez trompette ! Tremblez misérables !

    France Europe Express est oublié ! Okrent est renvoyée !

    Par ailleurs le pseudo "eurojunkie" est vraiment génial ! Comment sans drogue pouvoir supporter la nov-langue européenne ?

    Encore !

  • permalien Bourguignon :
    30 novembre 2008 @23h56   « »

    Et le cas échéant se proposent de les virer à coup de lattes dans le train.

    Une bonne conclusion technique pour un article très technique.

  • permalien Pepito :
    1er décembre 2008 @00h26   « »

    @Eurojunkie. L’opinion d’un commissaire européen ne constitue pas une décision. Pour circonvenir l’aide aux banques, la Commission devra engager une procédure d’infraction envers la France, qui n’aboutira pas nécessairement à une condamnation.

    Le traité de Lisbonne est peu ou prou appliqué puisqu’il est principalement une compilation des anciens traités.

    Dans cette affaire c’est en effet le traité de Nice qui est en cause mais celui-ci est repris par le traité de Lisbonne. Que ce dernier soit officiellement en vigueur sous cette appellation n’a guère d’importance dans ce cas d’éspèce.

    En outre lorsque M. Lordon écrit que l’article 107 est violé, il anticipe à mon sens sur l’application d’un texte qui doit être si j’ai bien compris appliqué de toute façon. Les Irlandais ont dit non mais ils n’ont pas compris que c’était un référendum pour du beurre, un peu comme le nôtre en 2005.

  • permalien Robert Ducon :
    1er décembre 2008 @00h30   « »

    La phrase qui plombe la démonstration de Frédéric Lordon est la première du 2ème paragraphe : "sur le papier et d’un point de vue tout à fait formel, elle n’a pas complètement tort". Et d’enchaîner sur les exemples d’incompatibilité entre les pratiques récentes et ce fameux traité. "D’un point de vue tout à fait formel", le traité de Lisbonne n’étant pas applicable, soit madame Kroes a tort, soit elle s’appuie sur d’autres textes. Par ailleurs écrire "sur le papier" à propos de ce traité mille fois caduc avant d’avoir jamais été applicable est une autre erreur gravissime : il aurait fallu écrire "sur le chiffon de papier", "sur le torchon", voire sur le "torche..." Evidemment, stylistiquement, ça aurait fait stalinien ou ultra-gauchiste. Mais qui avait raison ?

  • permalien Nicks :
    1er décembre 2008 @00h37   « »

    Il y a longtemps que j’espérais une rencontre entre Jean Quatremer et vous-même, non pas pour le plaisir de la joute mais parce que je crois précisément que vous avez mis le doigt sur les dangers qui menace aujourd’hui la cohésion de l’Union, à savoir les dogmatismes économiques qui sont inscrits dans les traités, comme le rappellent d’ailleurs très bien, les fantassins accourus du blog Quatremérien pour défendre le Saint Graal de la concurrence libre et non faussée qui s’ingénie à ne pas vouloir non plus fausser la crise dont elle est pour partie responsable.

    Je n’ai pas été vérifier si votre article comportait quelques approximations juridiques mais l’esprit qui règne à Bruxelles y est lui parfaitement décrit. Pour ceux qui objecteraient, comme ils le font souvent d’ailleurs, que c’est une commission de droite qui est responsable des rigidités dogmatiques actuelles, je réponds comme d’habitude que les libéralisations notamment financières ont été décidées ou accélérées sous les commissions Delors. Ce dernier, malgré le respect qui lui est du a toujours été au soutien des politiques de libéralisations au principe que les USA ne cèderaient de toutes façons rien sur ce sujet et en prônant la régulation (et des embryons de politiques sociales) dans ce cadre pour en limiter les excès. Les résultats sont sans appel, la crise actuelle n’étant que la manifestation la plus spectaculaire qu’on ne peut pas réguler dans un cadre qui n’en est plus un car trop libéralisé. Mais des Camdessus , des Lamy et des Delors donc, sont pour beaucoup dans ce processus et son ancrage dans l’Union, de bonne foi ou pas, je n’en sais rien.

    Quoiqu’il en soit, l’Union a bel et bien un problème avec ses fondements économiques qui pourraient bien la condamner. C’est faire oeuvre de soutien à sa construction que de le souligner et de vouloir changer cet état de fait...

  • permalien Santana :
    1er décembre 2008 @00h41   « »
    Billet d’humeur ou analyse économique ?

    Certes M. Lordon n’est pas un spécialiste du droit européen, mais de là à citer des articles d’un traité qui ne s’applique pas, il y a une marge ! Ce billet développe une analyse qui n’est pas basé sur des éléments factuels. Et c’est fort dommage : Car en plus de décrédibiliser son auteur (pure ignorance ou mauvaise foi idéologique ?), cette analyse tape franchement à côté, il y a pourtant de nombreuses critiques (constructives) à faire sur l’Europe...

    Du coup j’ai l’impression qu’on est plus dans un billet d’humeur que dans une analyse économique sérieuse.

  • permalien jcd :
    1er décembre 2008 @01h51   « »

    Cette Europe là est effectivement irréparable. Du traité de Maastricht au traité de Nice c’est effectivement le dogme libéral qui a été coulé en force de loi. Les arguties de M. Quatremer et de ses clones n’y changeront rien. Ils devraient quitter les salons bruxellois de la commission et du conseil, et prendre le métro bruxellois, interroger les gens, éventuellement même traverser le canal (les Bruxellois comprendront).. Bruxelles, la Belgique, l’union européenne ne se limitent pas à l’avenue Louise, Woluwe, ou la rue Belliard...

  • permalien Serr :
    1er décembre 2008 @04h27   « »

    Bonjour,

    ... que s’asseyent depuis le coup de force de 1994 [3] tous les commissaires européens à la concurrence successifs, avec une parfaite tranquillité et une certitude dogmatique qui font froid dans le dos. Non sans faire penser aux témoins de Jéhovah qui préfèrent laisser mourir plutôt que d’offenser leurs interdits de la transfusion, la doctrine européenne de (...)

    Sur cette base, je doute énormément du reste (sic!).

  • permalien Braille :
    1er décembre 2008 @07h27   « »

    Pour les sourds et les malentendants :

    Dans une sorte d’apothéose de bêtise doctrinaire et avec un insurpassable sens de l’à-propos historique, la Commission européenne, en l’occurrence incarnée par Mme Kroes, gardienne des règles de la concurrence, vient d’intervenir dans le grand débat de la crise financière.

    L’utilisation de ce genre de préliminaire ampoulé et grandiloquent ne laisse rien présager de bon...

    À cet égard, on pourra voir le symptôme d’une certaine gêne dans le silence discret des usuels admirateurs de l’Union européenne, hormis peut-être Bernard Guetta et Jean Quatremer, qui ne connaissent aucun jour férié et, en toute occasion, trouvent l’Europe à son meilleur.

    effectivement suivant un procédé quasi-doctrinal désormais, F. Lordon stigmatise des journalistes pour diagnostiquer les symptômes de la mainmise d’une Europe supranationale sur une France en perte de souveraineté à l’occasion de ce nomme "un débat". (Il se confirme avec l’affaire de l’interpellation de Vittorio de Filippis que l’attaque contre des journalistes soit un meilleur amplificateur que celle contre les confrères).

    Mais l’Etat, c’est vraiment l’horreur, lui passer quoi que ce soit est un inadmissible manquement avec des principes pour lesquels on ne transige pas, puisqu’il est l’anti-marché par excellence. Il était donc logique que, parmi toutes les violations caractérisées du Traité européen, ce fussent les aides d’Etat qui poussassent la commissaire à bout — et à sa première révolte.

    Il y a deux combats contre l’Europe actuelle :
    - Le combat des souverainistes.
    - Le combat des altermondialistes.

    Il semble que le combat de F. Lordon ne soit pas celui des altermondialistes

  • permalien Yohann :
    1er décembre 2008 @07h33   « »

    Alors, M. Quatremer, comme vous je suppose, je lis le Financial Times : "The European Commission is blocking the French government’s plan to bail out its six largest banks by insisting that state funds can not be used for commercial lending," Is blocking, c’est un gérondif, et en aucun cas cela n’indique le conditionnel. Et To block ne peut en aucun signifier négocier, discuter. So what ? Mal informé le Financial Times ? Ou mal formé aux règles de la grammaire anglaise ? Peut-être, mais n’étant pas dans le secret de la Commission, ayant lu et relu plusieurs "news" rapportant la même nouvelle, ayant pris connaissance de la réaction du gouvernement français... j’en déduis que votre première affirmation est frappée de nullité. Je vous signale également que l’auteur s’amuse simplement de voir les articles du fameux traité de Lisbonne, ex TCE, que l’on s’évertue à nous imposer en dépit de notre supposée bêtise (et en vain jusqu’à présent, cela me fait plaisir que ce soit vous qui le rappeliez) foulés aux pieds avant même d’avoir été enfin imposés. Mais votre argumentaire ne pourra pas cacher l’essentiel : l’effondrement complet de la rationalité sur laquelle repose toute la construction européenne. Bien sûr quand le sage montre la lune, le fou regarde les fesses. J’avoue que je trouve réjouissant de voir M. Quatremer venir défendre son gagne-pain quotidien jusque dans les commentaires de ce blog, et très touchant de voir la petite Camille armée de sa qualité d’étudiante en droit européen, ce qui donc condamne tout le monde au silence, faire de même. Rassurez-vous ma chère enfant, le monde est ainsi fait que l’on aura longtemps encore de quoi nourrir cette armée de parasites que sont les juristes dont les émoluments constituent un gouffre sans fond et la production un rempart contre la démocratie. Je vois jeune Camille, que vous avez très bien compris votre rôle.

  • permalien Yohann :
    1er décembre 2008 @07h39   « »

    M. Braille, il n’y a qu’un seul combat, celui contre l’augmentation de la pauvreté organisée depuis 20 ans en Europe et ailleurs. Une augmentation de la pauvreté pointée d’ailleurs par l’OCDE, pourtant pas très rapide à vouloir prendre en compte le phénomène et encore moins à cibler ses causes. Et tout ceci à cause d’une croyance que Keynes résumait à merveille ainsi : "Le capitalisme est cette croyance stupéfiante que les pires des hommes feront les pires des choses pour le plus grand bien de tout le monde."

  • permalien Braille :
    1er décembre 2008 @07h51   « »

    @Yohann

    ... avec le combat contre la surdité bien sûr !

  • permalien nicolas :
    1er décembre 2008 @09h02   « »

    Je suis juriste et donc je ne me prononcerais pas sur le fond. Objectivement, le nombre de mensonges est colossales et vous perdez toutes votre crédibilité. Le droit est plus subtil et demande un véritable travail. En faisant autant de fautes, je ne peux que sourire et me demander comment vous osez écrire sur ce sujet en n’y connaissant rien. Continuez à parler d’économie, de politique économique, d’aléa moral ( pardon vous n’en parlez pas alors que vous devriez :) )mais svp apprennez un minimum dans le domaine juridique.

  • permalien nicolas :
    1er décembre 2008 @09h11   « »

    Le point 9 de l’argumentaire de Jean Quatremer est, économiquement, le plus intéressant. Dans un systéme libéral, la responsabilité patrimoniale des décisions est la régle. Maintenant, on a la privatisation du profit et la socialisation des pertes. Trouvez-vous cela normal ?

    L’aide de l’Etat me choque car la collectivité va payer( sans aucune contrepartie)alors que la succession des profits était privé. Votre lutte contre le dogme libéral vous pousse à refuser un principe de base de bonne gestion économique : la responsabilité patrimoniale des décisions ( externalité, biens publics, biens sans maitre, ...)

  • permalien Cassandre :
    1er décembre 2008 @09h35   « »
    Cette Bureaucratie-là est irréparable

    "... Quelle est la puissance despotique d’aujourd’hui qui soumet absolument le corps social et le laisse exsangue d’avoir capté la substance de son effort ? Certainement pas l’Etat – dont on rappellera qu’il restitue en prestations collectives l’ensemble de ses prélèvements… –... Frédéric Lordon est économiste, directeur de recherche au CNRS. "

    Ici l’Etat ! Un fonctionnaires parle aux fonctionnaires...

    Vous n’êtes pas économiste, vous êtes fonctionnaire. Rien à voir...

    On peut relever au passage le "qu’il restitue en prestations collectives l’ensemble de ses prélèvements"... Le sempliternel "Prendre au riches pour donner au pauvres."

    En réalité il fallait lire "l’ensemble de ses prélèvements" (prendre aux riches), dont il garde plus de la moitié pour lui (les salaires de la Fonction Publique, plus élevés en moyenne que pour le reste de la population), distribuer le reste à une clientèle électorale sure (dépendant des fonctionnaires=qu’il restitue en prestation), et donner les miettes qui restent aux pauvres...

    On vient d’ailleurs de voir ce "despotisme" à l’oeuvre au PS où comme c’était prévisible parce que c’est obligatoire depuis 30 ans, la seule question qui se posait était de savoir quel(le) Haut Fonctionnaire énarque allait remplacer le (la) Haut Fonctionnaire énarque à la direction du Parti. Le choix se réduisant à choisir entre deux énarques. Comme au bon vieux temps des présidentielles en France où le choix "démocratique" était entre un énarque de droite (Chirac) et un énarque de gauche (Jospin). Ce qui a fini par nous amener le douteux privilège d’avoir Le Pen au deuxième tour.

    Et tout ce baratin pour que, je peux d’ores et déjà l’annoncer ici avec certitude, comme c’est devenu obligatoire "à gauche", le PS présentera un(e) énarque à la présidentielle de 2012. C’est ça la démocratie, coco. C’est comme la NPA. Je sais d’avance qui sera "élu" chef avant même que le Parti soit créé !

    Quelle puissance despotique !

  • permalien Tartempion :
    1er décembre 2008 @09h47   « »

    On attend avec une certaine impatience la réponse de M. Lordon au post de M. Quatremer. Déjà, avec les réponses de ses supporters, on a des distractions qui font patienter.

    Socrate nous explique que le libéralisme est mort, et que par conséquent Quatremer a tord. Remplissez les trous dans l’argumentation vous-même.

    Didier est en pleine panique ; le prophète, remis en cause, garde le silence : "Fred, réponds s’il te plait… Ne les laisse pas défaire tes arguments sans contrer."

    Brejnev-le-retour traite Quatremer de Lyssenkiste, ce qui, chacun en convient, fait beaucoup avancer la discussion.

    Nicks nous offre un début d’explication aux incohérences de l’article de M. Lordon. Les faits n’ont aucune importance, ce qui compte c’est "l’esprit qui règne à Bruxelles. Or, comme chacun sait, Bruxelles c’est mal. Nul besoin, conséquemment, de s’attarder sur la réalité. "Je n’ai pas été vérifier si votre article comportait quelques approximations juridiques mais l’esprit qui règne à Bruxelles y est lui parfaitement décrit." (On ne sait de quelle altitude Nicks juge de l’esprit de Bruxelles de manière aussi définitive.)

    Jcd vient au secours de Nicks : Quatremer, en critiquant les fondements de l’argumentation de Lordon, ne fait que couper des cheveux en quatre : si le raisonnement est faux, les conclusions, elles, sont vraies. "Les arguties de M. Quatremer et de ses clones n’y changeront rien."

    Je viens ici pour la première fois, et je reviendrai : qu’est-ce qu’on s’amuse !

  • permalien Nicks :
    1er décembre 2008 @09h48   « »

    Tiens arturh se fait cassandre :oB Chacun aura remarqué combien les contradicteurs n’argumentent en aucune façon mais stigmatisent de façon morale voire pathologique leur adversaire. L’Inquisition usait peu ou prou des mêmes méthodes...

    Pas un bien entendu pour comprendre (sans doute beaucoup font semblant) que ce que veut dire Frédéric Lordon est que, avant même qu’il entre en application et c’est loin d’être fait de toutes façons, le traité de Lisbonne est désavoué dans les faits et qui plus est par ses plus fidèles soutiens. D’où une certaine culpabilité ressentie et une crispation sur la ligne orthodoxe sacrée...

  • permalien Nicks :
    1er décembre 2008 @09h50   « »

    @Tartempion

    Lordon comme je l’ai souligné dans mon précédent message montre clairement que Lisbonne avant même d’être effectif est caduque. C’est ballot non ? :oB

  • permalien UIO :
    1er décembre 2008 @10h11   « »

    Ah ben ! C’est un air stike liberal-Stalinien comme on en a pas vu depuis longtemps.

    Bon je ne reprends que le point 2, le reste étant un ramassis d’absurdités de mauvaise foi du même accabits.

    "Je précise aussi que les règles de concurrence figurent dans les traités depuis 1957".

    On postule donc ici que la concurrence était la même hier (entendre 1957) qu’aujourd’hui. Voilà un négationnisme historiographique assez édifiant, si ça a marché aussi bien depuis 1957, il serait incensé d’en changer la forme. Sans parler de ce qu’apprend un élève de terminal ES en ce qui concerne la concurrence : la fameuse taxinomie en forme de triptyque (monopolistique, oligopolisitque...).

    D’autre part, j’apprécie tout particulièrement que Libéraux-staliniens viennent en nombre, que des gens se sentent obligés de dire :

    1 - (d’une manière irresistible) j’étudie le droit européen. 2- J’aime Quatermer. 3 - Je suis donc compétente. 4 - Lordon raconte donc des conneries.

    En guise de démonstration ça décape.

    il faut lire le tout à l’envers pour comprendre cette grossière arnaque du langage.

    Il y en a d’autres qui font des déductions aussi simples qu’arbitraires et donc fausses. Mais le tout enchaîne sur la même musique. C’est-à-dire que les faux points de faiblesse qu’attaque le gourou sont attaqués à leur tour par des l’orchestre des évangélistes zélés. On en viendrait même à dire que : "bon sang s’ils le disent tous tout à coup, c’est que ça doit être vrai). Qq1 d’un peu malin dirait le contraire. Un apôtre signe un contre-billet ici et en quelques heures ça balance de tous les côtés. Vraiment, on se demande quelles gamineries ou autres fourberies staliniennes, ils vont pouvoir encore inventer pour se convaincre qu’ils ont raison.

    mais rien n’y fait, on a beau répéter des choses aussi simples que celle sur la concurrence, dans deux jours ou plus on va voir quatermer ou un autre, faire comme si les dizaines de personnes qui lui ont dit auparavant ce genre de choses ne lui avait rien dit.

  • permalien Tartempion :
    1er décembre 2008 @10h31   « »

    UIO parlent de stalinisme. Si j’osais, je dirais que c’est çuiquidit... Y a-t-il un équivalent de la loi de Godwin pour ce genre de cas ?

    "Je précise aussi que les règles de concurrence figurent dans les traités depuis 1957".

    On postule donc ici que la concurrence était la même hier (entendre 1957) qu’aujourd’hui. Voilà un négationnisme historiographique(...)

    Voilà surtout un commentaire complètement hors de propos. On ne postule rien de tel. Mais enfin, on ferait n’importe quoi pour pouvoir en revenir à ses chevaux de bataille.

    @Tartempion

    Lordon comme je l’ai souligné dans mon précédent message montre clairement que Lisbonne avant même d’être effectif est caduque. C’est ballot non ? :oB

    Je vois pas vraiment en quoi c’est essentiel, ou même lié à mon message. D’ailleurs, ça ne touche qu’un des très nombreux points soulevés par Quatremer. Au reste, c’est une opinion et non un fait.

    mais rien n’y fait, on a beau répéter des choses aussi simples que celle sur la concurrence

    C’est pas parce qu’on les répète qu’elles deviennent vraies...

  • permalien UIO :
    1er décembre 2008 @10h31   « »

    Ah oui, et ensuite viennent les arguments les plus profonds. Comment peut-on payer ces fénéants du CNRS qui passent leur temps à écrire des conneries qui ne vont pas dans notre sens ? Rendez-vous compte : cette bande de chercheurs assistés qui volent nos alloc racontent des choses fausses ?

    Au fait sympa quatremer d’avoir poster le billet sur son blog sans prévenir avec la photo de lordon en plein milieu. Et pourquoi pas coller "wanted" sur la photo. Je ne sais vraiment pas ce que cous avez dans la tête, mais franchement il y a des choses qui ne tournent pas tout à fait rond chez vous.

    A mon avis Lordon ne répondra pas et il aura bien raison.

  • permalien Yvan :
    1er décembre 2008 @10h34   « »

    Il semble que ce qui est contesté par Neelie Kroes, c’est moins l’aide apporté aux établissements en difficulté, que la volonté de Paris, de relancer un mécanisme, alors même que les marchés sont en train de le sanctionner.

    Depuis la campagne électoral, le sous-endettement relatif des ménages français est une préoccupation pour le président Sarkozy, il y voit une mine d’enrichissement national, prometteuse, alors même que le pouvoir d’achat des ménages est en régression, malgré tous les "travailler plus le dimanche d’une France de propriétaires endettés".

    C’est ce dumping du crédit qui est dans le collimateur de l’UE, le dogmatisme n’a rien a voir avec ses tergiversations. Alors que le monde est infecté par les créances pourries US, la tentation d’en profiter pour "performer" en matière financière n’est pas forcément reçu avec la bienveillance espérées, pas plus que l’opportunité de multiplier par ailleurs les licenciements “économiques” dans des sociétés en bonne santé.

  • permalien Tartempion :
    1er décembre 2008 @10h34   « »

    Je précise que l’avant dernière citation dans mon dernier message est de Nicks.

  • permalien Nicks :
    1er décembre 2008 @10h40   « »

    @Tartempion

    Et elle a atteint son but ma citation :) Voyez en prenant la peine de lire, tout de suite, on comprend mieux...

  • permalien UIO :
    1er décembre 2008 @10h47   « »

    Ah et voilà un petit soldat qui accoure à la rescousse.

    Je cite le genre de pieux mensonge débile (parce que le message auquel il fait référence est juste au-dessus) que l’on trouve ici :

    "UIO parlent de stalinisme." Non je parle de libéral-stalinisme. Et ensuite, il dit "Si j’osais, je dirais..." Ah bah oui, il ose et comment donc ! "Y a-t-il un équivalent de la loi de Godwin pour ce genre de cas ?" Je n’en sais trop rien.

    "Je précise aussi que les règles de concurrence figurent dans les traités depuis 1957". "Voilà surtout un commentaire complètement hors de propos." La concurrence est effectivement à côté de cette discussion, depuis que les boeufs pondent des oeufs. Voilà une mauvaise foi digne de figurer en illustration de schopenauer.

    "Lisbonne avant même d’être effectif est caduque. C’est ballot non ?" On a beau dire clairement, c’est pas clair. Ou mieux, ce n’est finalement qu’un point secondaire de la discussion dans ce que dit le maître. Mais en fait, peut-être le réalisera-t-il ? il n’y a que des points secondaires dans ce que dit Quatremer.

    "D’ailleurs, ça ne touche qu’un des très nombreux points soulevés par Quatremer." Si on n’éclate un argument ça ne veut rien dire parce qu’il en reste d’autres, probité quand tu nous tiens ! Le raisonnement tient donc encore la route.

    "Au reste, c’est une opinion et non un fait." Bien sûr, ce n’est pas un fait, la réalité n’est pas conforme changeons là ! Un traité qui doit entrer en vigueur et qui est déjà violé avant sa mise en vigueur, n’est pas violé, ou du moins n’est violé que dans le cadre d’une opinion subjective. C’est le delirium là !

    "mais rien n’y fait, on a beau répéter des choses aussi simples que celle sur la concurrence"

  • permalien Nicks :
    1er décembre 2008 @11h00   « »

    @UIO

    Ne vous excitez pas tout seul, je suis avec vous.

    Lers articles que citent Lordon et qui appartiennent à Lisbonne sont déjà piétiné dans les faits, ce qui augure quand même mal de l’application d’un traité qui est déjà si contesté par ailleurs.

    J’admire beauocup le travail et la pertinence de Lordon. désolé si j’ai paru le défendre mal, ce qui est toujours possible dans l’empressement...

  • permalien habsb :
    1er décembre 2008 @11h22   « »

    En attendant les reponses de Lordon aux sacrosaintes remarques de Quatremer et Camille (mais c’est tout de meme enorme que le Diplo laisse ecrire des grossieres enormites comme celles de Lordon ! Cela degrade fortement le niveau du site)

    " le privé sait ce qu’il fait même s’il faut parfois gentiment le gourmander. Mais l’Etat, c’est vraiment l’horreur"

    vous voyez, M. Lordon, le prive ne sait pas toujours ce qu’il fait, mais il le fait avec son propre argent. L’Etat (qui n’existe pas, il existe des politiciens) le fait avec l’argent des autres, du contribuable vivant et de celui encore a naitre. Et de l’argent des autres, il y en a toujours a gaspiller, surtout quand ces autres n’ont pas d’autre choix que de subir en silence. Donc, si vous allez a Bruxelles "les vider a coup de lattes sur le train", j’irais plutot a Bercy, mais je n’y vais pas car cela ne fait tout de meme pas partie de mes references culturelles.

  • permalien MiQ :
    1er décembre 2008 @11h24   « »

    Oui , décidemment, cette Europe là, à la casse. NB : je me doutais bien que Quatremer est un gaucho planqué, chargé d’animer les débats.

  • permalien UIO :
    1er décembre 2008 @11h26   « »

    Ah mais je ne m’excite pas mon brave.

    "Les articles que citent Lordon et qui appartiennent à Lisbonne sont déjà piétiné dans les faits, ce qui augure quand même mal de l’application d’un traité qui est déjà si contesté par ailleurs."

    Comme vous l’avez dit clairement et avant moi je ne vais pas le répéter ? Ce que je conteste, ce n’est pas le niveau des faits, que vous remarquez ici. Ce que je conteste c’est qu’un zélote vienne dire que cela, eh bien c’est une opinion, ce n’est pas un fait. Voilà pourquoi les citations qui vous appartiennent apparaissent au milieu d’un autre message.

  • permalien
    1er décembre 2008 @11h36   « »

    Au dela des technicismes, un point que tous peuvent comprendre est le suivant : tous les Etats ont accorde aux banques en difficulte un pret a interet : c’est de l’argent des contribuables qui est pretes aux banques (a ses actionnaires prives) et qui paie un interet : risque mais remunerateur. Seule, la France a decide de ne pas demander d’interet : le contribuable sort 10 milliards, et la banque lui rendra un jour, si elle ne fait pas faillite, (si non autre pret), SANS PAYER d’INTERET. Pendant cela, vous M. tout-le-monde, vous payez 6% d’interet sur votre credit immobilier. Trouvez-vous tout cela bien ? M. Lordon trouve cela bien, et critique les "dingues" a la van Miert ou Kroes qui essaient de defendre les contribuables europeens.

  • permalien Iroquois :
    1er décembre 2008 @12h23   « »
    son propre argent.

    @habsb : "vous voyez, M. Lordon, le prive ne sait pas toujours ce qu’il fait, mais il le fait avec son propre argent"

    Salut habsb,

    Je ne comprends pas ta remarque. Vu le ton un peu moralisateur, j’imgine qu’elle est justifiée, sans doute sauras-tu alors éclairer ma lanterne. L’argent qui pourrait être versé aux banques...C’est de l’argent public non ? Et une banque est un organisme privé... Alors ?

    Thanks,

  • permalien Spongebob :
    1er décembre 2008 @12h30   « »
    Ce Quatremer est irrécupérable

    En ce moment la commission menace les USA de procès à l’OMC si Obama déploie un plan d’aide massif pour sauver Général Motors. Pourquoi ? La réponse est simple, ils n’ont strictement rien à foutre de la vie des gens, autant ici que de l’autre coté de l’Atlantique.

    Si les eurocrates ont décidé de nous mettre en libre concurrence avec les victimes de dictatures asiatiques sous-payées voire pas payées c’est bien parce qu’ils se foutent de notre devenir comme de l’an 40.

    Avec l’UE nous n’avons plus aucune influence sur notre devenir économique est social, ce qui veut tout simplement dire qu’il n’y a pas de démocratie européenne.

    Comment en pleine débâcle du modèle européen ultra-libéral se trouve-t-il encore des zozos tels que Monsieur Quatremer pour défendre la commission Barrosso qui a certainement été la plus toxique dans le domaine ?

  • permalien MIKAEL :
    1er décembre 2008 @12h34   « »

    A tous ! Tous ces discours, ces débats, techniquement intéressants me semblent assez stériles ! Ils font penser à quelqu’un qui regarde le doigt quand on lui montre la lune ! Ce qui aidera a sortir de la crise ce sont des solutions pragmatiques . Que l’on respecte ou non la "loi" de tel ou tel traité ou non, en période d’urgence, n’est pas l’essentiel ! Bien sûr qu’il faut des lois, mais, ces lois ne doivent pas être des obstacles : elles ne sont plus prioritaires ! Ce qui compte ce sont les lois économiques qu’il faut cerner et maitriser ! Peu importe leur nom, leur couleur, ou leur auteur ! Si quelqu’un vient vous sortir des flammes, vous n’allez pas lui demander ses papiers ! Dans ce sens, il me semble essentiel de soutenir les fondamentaux de l’économie : tout ce qui soutient et entretient les rouages de l’activité : consolider les branches sur lesquelles nous sommes assis, tous !Il faut déterminer les leviers d’action les plus appropriés et à mon sens, c’est le seul débat qui compte ! Il est aussi nécessaire évidemment de veiller comme en toute période de trouble et catastrophe (non naturelle ici) à ce qu’il n’y ait pas des profiteurs et des pilleurs ! C’est alors le rôle des Etats, de l’Europe, du G 7 , 8 ,20 etc d’arbitrer le jeu ! Mais sans dogmatisme ! Nous n’avons pas suffisamment de marge de manoeuvre pour nous permettre ce luxe ! Il y a ce qui marche et ce qui ne marche pas ! Et il y a aussi ce qui est juste et injuste ! ET attention car un système injuste est à plus ou moins long terme voué à l’échec et n’inspire pas confiance : le grand monopoly s’arrête, faute de joueurs ! C’est sans doute ce qui nous a conduit là ! Messieurs les chercheurs et spécialistes : au travail ! Bon courage à tous !

  • permalien Santana :
    1er décembre 2008 @12h35   « »
    patriotisme économique ?

    "Seule, la France a decide de ne pas demander d’interet : le contribuable sort 10 milliards, et la banque lui rendra un jour, si elle ne fait pas faillite, (si non autre pret), SANS PAYER d’INTERET. Pendant cela, vous M. tout-le-monde, vous payez 6% d’interet sur votre credit immobilier. Trouvez-vous tout cela bien ? M. Lordon trouve cela bien, et critique les "dingues" a la van Miert ou Kroes qui essaient de defendre les contribuables europeens"

    Je tente une réponse : Peut-être est-ce là une manifestation concrète de la doctrine du "patriotisme économique" chère à Dominique de Villepin ? :-)

  • permalien Didier :
    1er décembre 2008 @12h38   « »

    @Cassandre : ... Le sempliternel "Prendre au riches pour donner au pauvres."

    Oui, oui, encore et encore, et jusqu’au bout, "et le cas échéant se proposent de les virer à coup de lattes dans le train."

    N’oublions pas les fondamentaux…

  • permalien Maragojipe :
    1er décembre 2008 @12h50   « »

    En ce qui concerne "les fantassins accourus du blog Quatremérien pour défendre le Saint Graal de la concurrence libre et non faussée", il n’est peut être pas inutile de préciser que le dénommé Nicks, antilibéral protectionniste et souverainiste français avait publié, il y a une semaine, 944 posts sur le blog de Jean Quatremer. Un fantassin de plus...

    A UIO : Les règles sur le contrôle des aides d’Etats ne sont pas violées. Tout votre raisonnement sur les règles qui seraient caduques avant d’être entérinées est donc faux. Par ailleurs, ces règles ne sont pas libérales. Le libéralisme, ce serait précisément de laisser faire et en particulier, comme aux USA ces vingt dernières années, de ne plus réguler les activités des acteurs économiques, avec les conséquences qu’on a vues. Le contrôle de la concurrence par la puissance publique est anti libéral par essence.

    Ce qui nous amène à la question suivante : de quelle puissance publique parle t’on ? Nationale ou européenne ou internationale (FMI, OMC) ? Il semble, à suivre Lordon, que ce soit là le débat : lorsque la puissance publique nationale intervient, c’est bien. Lorsque la puissance publique internationale ne fait rien, c’est mal (d’où le besoin d’une régulation forte impulsée par le G20). Mais lorsque l’OMC oppose des règles à la loi de la jungle, c’est mal. Comprenne qui pourra. Lorsque la Commission intervient pour que les aides aux banques ne tournent pas à la récompense des escrocs, c’est mal. Tout cela est une opinion politique souverainiste et protectionniste mais n’est pas une analyse économique.

  • permalien Monsieur HR :
    1er décembre 2008 @13h07   « »

    C’est vrai, cet article n’est surement pas le meilleur de Frédéric Lordon et c’est dommage.
    -  Il se laisse emporter par ses facilités de style au détriment de la rigueur des faits. Ce faisant , il s’expose aux attaques de eux qui n’attendaient cela (ce qui prouve en retour l’impact de son travail d’ensemble).
    -  Il apparaît en contradiction avec sa position générale lorsqu’il écrit « le spectacle d’une ruine totale de la finance n’est pas beau à voir », à lire ses précédentes productions mon sentiment était plutôt que le spectacle d’une triomphe total de la finance n’était pas beau à voir, et que la disparition de ce parasite ne pouvait que profiter à l’ensemble de sa planète et de sa population. Pourquoi soudainement voler au secours de la finance ?
    -  Il surestime la contradiction entre la Commission et Sarkozy alors qu’il devrait simplement rire de ce pugilat dérisoire entre acteurs patentés du processus d’imposition de la forme la plus débridée du capitalisme.
    -  Il contribue ce faisant à reconstituer la virginité de notre président en lui accordant un nouveau crédit totalement infondé. Si il y avait un soupçon de croire que « s’il devait y avoir le moindre espoir c’est de ce côté qu’il se situerait » alors comment expliquer le maintien au ministère de l’économie de Lagarde (dont le passé, collectivement refoulé, à la tête du cabinet juridique US Baker témoigne de son implication dans les opérations sur les produits dérivés) et de son staff (Richard, Moulin …très liés à Lehmann et à Citigroup) ?

    Bon, il faut se reprendre sans chercher à tout prix à publier un nouveau bulletin tous les deux jours ! Nous en avons besoin !

    PS Pour ce qui est de l’Europe, il est clair que ce modèle est en faillite. Le traité de Lisbonne même si il n’est pas encore adopté pèse lourd sur les politiques sociales. Il faut abolir tout cela.

  • permalien UIO :
    1er décembre 2008 @13h22   « »

    J’ai du mal à comprendre ce propos désarticulé. J’ai aussi du mal à comprendre certaines assertions. Je passe sur la première dénégation, cela n’a pas d’intérêt (sur les aides de l’Etat). Là, c’est du travail de psychanalyste, ce n’est plus de mon ressort.

    Je passe directement au second ensemble de mensonges : „ Lorsque la puissance publique nationale intervient, c’est bien. Lorsque la puissance publique internationale ne fait rien, c’est mal”. Ce n’est pas le raisonnement qui est soutenu dans le texte ci-dessus, je répète ci-dessus. Quand on ment ouvertement, il est mieux de le faire par rapport à une référence lointaine, difficile à vérfier. Ce qui est soutenu, c’est que les pouvoirs européens restent campés sur des positions dogmatiques dans des conditions comme cellee d’aujourd’hui de crise systémique et de risque de collapsus. D’autre part, si vous n’étiez pas une âme perdue du blogue de quatremer, vous auriez un tout petit peu plus de connaissances sur le projet que défend Lordon. Je le signale au passage, ce projet est défendu dans les billets sur ce blogue. Après une lecture assidue de ces billets, vous vous permettrez de formuler des arguments fondés sur quelquechose d’autre que votre imginaire. Ce faisant, vous vous éviterez la peine de faire passer des jugements idéologiques péremptoires sous formes de mensonges pour des arguments.

    Deuxième ensemble de mensonges, sous forme de raisonnement dialectique artificiel sorti du chapeau : l’OMC. „Mais lorsque l’OMC oppose des règles à la loi de la jungle, c’est mal. Comprenne qui pourra.” Ah mais c’est très simple : les règles du marché (où le plus fort gagne), de la loi de la jungle, le darwinisme social en d’autres termes, c’est l’OMC qui les impulse. Voilà encore une inversion de sens qui métirerait de figurer au pantéon du 28ème sous-sol de la mauvaise foi intellectuelle la plus consommée. Je remarque à nouveau que l’on veut changer de sujet par un tout petit glissement. L’OMC est entré dans la danse. Dernière remarque : ce qui est dit sur l’OMC, c’est l’argument clé de Lamy bien évidement. Encore une fois, il y a de l’échos sur ce blogue. Comprenne qui pourra.

  • permalien le fan :
    1er décembre 2008 @13h24   « »

    j’ai lu tout ce qui est au-dessus, aussi bien l’article que les commentaires.

    et je m’aperçois avec plaisir que tout le monde est d’accord (les adulateurs du futur ex-TCE, comme les altermondialistes), pour dire "en gros" que les traités européens, qu’ils soient en vigueur ou pas encore, ou même jamais, ben...c’est pas terrible, c’est même un peu catastrophique ce qui y est écrit. Heureusement que ça ne s’applique pas !

    eh oui ! Pr Lordon a réussi à faire l’hunanimité sur, ou plutot contre cette Europe là, celle dont finalement personne ne veut.

  • permalien nicolas :
    1er décembre 2008 @13h27   « »
    A Spongebob

    Et que faites vous du problème de privatisation du profit et de la socialisation des pertes. Cela ne vous dérange vraiment pas que la collectivité doivent reprendre les dettes d’une entreprise privé ? Ou bien vous ne vous posez pas la question ?

  • permalien habsb :
    1er décembre 2008 @13h42   « »

    IROQUOIS "L’argent qui pourrait être versé aux banques...C’est de l’argent public non ? Et une banque est un organisme privé... Alors ?"

    Exacte ! Mais comment ne comprenez-vous pas ? Je critique l’action de l’Etat qui prete SANS INTERET aux banques. Jamais un prive ne preterair sans interet SON argent. L’Etat au contraire prete aux banques (ou aux actionnaires bien copains des politiciens), SANS INTERET, l’argent des contribuables, notre argent. (Pendant que vous payez 6% aux banques pour votre credit immobilier). Vous avez la’ toute l’immoralite de cet acte, justement fustige par Mme Kroes. Je me demande si Lordon comprends tout cela.

  • permalien
    1er décembre 2008 @13h47   « »

    SANTANA "Je tente une réponse : Peut-être est-ce là une manifestation concrète de la doctrine du "patriotisme économique" chère à Dominique de Villepin ? :-)"

    Du SLAM a Clearstream, mais quelle carriere pour Lordon !

  • permalien Cassandre :
    1er décembre 2008 @13h54   « »
    Cette "anti-libéralisme est irréparable

    Quand on voit à quel niveau en sont réduit les orphelins de l’idéologie mort sous les gravas lors de l’effondrement du Mur de Berlin, on sait qu’il ne sera jamais reconstruit. Même si les crises cycliques des échanges économiques viennent de leur donner un bouffée d’espoir.

    Ce n’est pas que, comme l’epère l’innénarable Nicks, on n’a pas d’arguments pour leur répondre, mais c’est que c’en est à un point où on ne prend même plus la peine de leur répondre....

  • permalien habsb :
    1er décembre 2008 @13h55   « »

    UIO "Ce qui est soutenu, c’est que les pouvoirs européens restent campés sur des positions dogmatiques dans des conditions comme cellee d’aujourd’hui de crise systémique et de risque de collapsus"

    Pouvez-vous expliquer au blog, ce qu’il y a de dogmatique dans la demande d’exiger un interet des banques, au lieu de leur preter de l’argent a interet 0%, ce qui endommage les contribuables qui paient cet argent ? (qui peuvent tres bien etre au demeurant, ressortissants d’autres pays de l’Union?)

  • permalien habsb :
    1er décembre 2008 @14h05   « »

    Surtout que cet argent prete a BNP et CA a interet 0 sera prete aux autres banque europeennes au taux EURIBOR (4%) !!

    Imaginons donc le cas d’un Allemand, qui habite la France, donc contribuable francais et achete une maison en Allemagne par un credit a Deutsche Bank. Si BNP prete a DB (taux 4%) l’argent recu a taux 0% par l’Etat francais, on trouvera que notre teuton paiera de sa poche 2% a Deutsche, e 4% a BNP, qui ne risque rien, sans meme le savoir. Alors que normalement il paierait 2.75% a Deutsche e 3.25% a la BCE.

    Dites nous, Lordon, etes vous actionnaire de BNP ou de Societe generale ? Ah, c’est le Credit Agricole ? Vous inquietez pas, elles vont vite remonter vos actions !

  • permalien Iroquois :
    1er décembre 2008 @14h53   « »
    des références

    Merci pour ta réponse habsb,

    Mais lorsque je parcours la presse, je ne trouve aucune référence rappelant les faits qui te permettent d’aboutir à cette conclusion : Mme Kroes fustige l’état français qui prête à taux 0%. Je ne lis que des informations évoquant l’incompatibilité avec les règles de la concurrence adoptées dans le traité de Rome.

    Aurais-tu des références ?

    D’après ce que je comprends de l’article, il me semble que l’auteur se moque d’une commission qui laisse les financiers faire ce qu’ils veulent pendant des années, s’arranger avec les articles des différents traités Européens par exemple. C’est ce qui s’est produit visiblement, la commission n’a pas jouer son rôle à un moment pour que l’on aboutisse à cette crise. Ou alors si elle l’a joué elle s’est révélée incompétente, Ou alors ce sont ses propres règles qui l’ont empêché d’agir... Bref...

    Tout cela ne l’empêche pas de crier au scandale tout un coup en estimant que "si on laisse tout faire, c’est la loi de la jungle". (Alors même qu’elle propose un traité de Lisbonne qui ne renie en rien les tra