Le Monde diplomatique
Accueil du site > Le lac des signes > Le hard rock, légende en pleine activité

Motörhead en concert

Le hard rock, légende en pleine activité

mardi 16 décembre 2008, par Evelyne Pieiller

« Il y avait un pigeon qui volait devant mes amplis. Je l’ai vu littéralement se désintégrer », racontait modestement Ted Nugent, un des héros du heavy metal. Histoire… canonique. Tout comme celle qui veut que le Bataclan ait dû fermer pour combler ses fissures après le passage de Motörhead. Le heavy, le hard, le metal, peu importe – que les puristes nous pardonnent –, c’est du brutal. Les Beatles font partie du paysage culturel, les Rolling Stones ont un public familial ; le hard est sensiblement plus difficile à neutraliser. Les « hardos » d’hier, les « métalleux » d’aujourd’hui, n’ont définitivement rien du gendre idéal. Les cheveux longs, des tatouages partout, cuir et clous, têtes de mort en sautoir et bière en bandoulière, breloques métalliques obligatoires et piercings facultatifs, ils sont choquants, ils font « voyou », ce sont ostensiblement des Barbares, bruyants, teigneux, et fiers de l’être. Des Barbares blancs, et, précisons, mâles. Les demoiselles sont rarissimes, sur la scène comme dans le public.

Bon, soyons franc : le hard, le heavy, le metal foisonne de tendances, sinon de sectes, et il n’est pas évident de faire immédiatement le lien entre Black Sabbath, aux musiciens bardés de médailles cabalistiques et portés sur l’assassinat en live de chauve-souris, et la splendeur lyrique de System of a Down. Semblablement, le « métal » scandinave, parfois un peu plus que déplaisant dans ses divagations gothico-fascistes, paraît assez vigoureusement éloigné de la furia de Trust, au bord de l’agit-prop rougeoyante. Pourtant, il y a toujours une base commune, un élan commun. Volume sonore à fond les manettes, basse lourde et batterie énorme, on est en plein Blitzkrieg, dans le déferlement de l’énergie pure ; il ne s’agit pas ici de plaire, mais de pulvériser le bon goût, pour retrouver l’élan de la dépense sauvage de vitalité. Merveille : il est irrécupérable (ou presque), dans tous les sens du terme. Et il y a une petite quarantaine d’années que ça dure. Nous n’hésiterons pas davantage : le hard est une légende en pleine activité, et qui s’est propagée en clichés si puissants qu’ils en sont quasiment venus à symboliser le rock’n’roll dans son excès, son agressivité, son flirt appuyé avec la « vulgarité » – souvent au bord de l’auto-parodie, mais toujours arrimé au désir de faire pulser ce que la « morale » réprouve…

Motörhead, précisément, sévit depuis trente-cinq ans, mené sans fléchissement par Monsieur Lemmy Kilmister à la basse. Moustaches de pirate, rouflaquettes de bookmaker, il écrit des textes qui sont tout cisaillés de « bips » sur YouTube, chante d’une voix ébréchée, essoufflée, et impose une musique toute en stridences, répétitions, déflagrations, avec un flegme concentré parfaitement irrésistible. Motörhead ne fait pas dans l’épate-bourgeois simplet, il se satisfait d’être un bolide lancé à toute allure, irradiant des vibrations blues et punk, pas besoin de maquillage, de semelles compensées ou fumigènes variés, rien qu’un monde blessé et paradoxalement tonique, une musique en rouleau compresseur, la jubilation d’exister, primaire, à vif, Motörhead est « culte », Motörhead est un pur classique du hard.

« The dream is over »

Peu importe que Lemmy ait l’âge de la retraite (non, pas soixante-dix ans, soixante-cinq) : à l’évidence, ce qu’offre Motörhead ne s’adresse pas qu’à des adolescents énervés, mais remue chez des adultes par ailleurs posés l’envie de faire sauter tout ce qui empêche de « live fast and die old »

Evidemment, c’est troublant. Comme tout le rock’n’roll, d’ailleurs, dont le hard est une réinvention. C’est troublant, parce que cette musique de bad boys, qui n’en finit pas d’engendrer de nouveaux courants et d’influencer le rock plus « fréquentable », ne saurait se réduire à la volonté d’attaquer les tympans ou de froisser les sensibilités délicates. Si elle nous accompagne depuis trois décennies, le plus souvent dans la marge, les médias dominants n’en raffolant guère, mais avec néanmoins un pouvoir de contamination assez remarquable, c’est peut-être bien qu’elle est l’une des bandes-son les plus appropriées à l’époque. L’une de celles qui mettent le mieux en crise les idéaux proposés au jeune homme ordinaire, ni très pauvre ni bien riche, qui voudrait « vivre sa vie », et découvre que ce qu’on lui propose est intensément décevant.

On ne va pas se lancer intrépidement dans un historique détaillé, mais il n’est pas tout à fait sans intérêt de remarquer que, pour s’en tenir à la Grande-Bretagne, patrie de Led Zeppelin, groupe « fondateur » du hard, et de Motörhead, et de Queen…, ladite musique apparaît en même temps que la montée du chômage, de l’inflation, et des déficits. La « désindustrialisation » est en pleine forme (la part du Royaume-Uni dans la production industrielle mondiale passe de 20,5% en 1955 à 9% en 1977), c’est la fin du « consensus social », l’Irlande du Nord devient une poudrière, l’immigration jamaïcaine et pakistanaise prend de l’ampleur, le National Front recrute, et la seule alternative est… l’alternance entre deux partis qui ne sont pas vraiment séparés par un gouffre. Comme disait John Lennon au début des années 1970, « the dream is over », le rêve est fini, les promesses des hippies et celles du libéralisme se sont révélées trompeuses, ce monde dissonne, ce monde lamine, il est hypocritement sauvage : il fera naître une musique ouvertement, fièrement sauvage, qui retournera les modèles désormais effondrés. Aujourd’hui, la dissonance s’accentue, l’Apocalypse rôde, le hard rock, dans toutes ses métamorphoses et ses ambiguïtés, continue : logique, n’est-il pas ?

Motörhead, concert au Zénith (Paris), 27 novembre 2008.

25 commentaires sur « Le hard rock, légende en pleine activité »

  • permalien chap :
    16 décembre 2008 @12h06   »

    Article sympathique, mais globalement a cote de la plaque : si vous voulez rattacher un phenomene musical a la desindustrialisation, regardez plutot du cote du punk qui, lui, reste grosso-modo "irrécupérable" et vivotant "le plus souvent dans la marge".
    L’histoire du "hard-rock", c’est avant tout l’histoire d’une recuperation : le parcours d’un groupe comme Metallica est a ce titre globalement eloquent (en comparaison, Motorhead c’est presque le contre-exemple trop pratique).

  • permalien Tyb :
    16 décembre 2008 @13h20   « »

    ce n’est parce que quelques groupes de metal se sont fourvoyés dans des dérives commerciales (c’est aussi le cas pour le punk contrairement à ce que vous sous-entendez d’ailleurs) que le genre en lui même ne reste pas vivant, plutôt underground, et toujours supportés par des milliers de petits groupes qui se sépareront d’eux même après deux trois albums...

  • permalien cyclomal :
    16 décembre 2008 @13h30   « »

    La musique de Motorhead, un jour où je l’écoutais "bien", m’est apparue comme révolutionnaire : la bande son, au lieu de remplir de notes un silence ou une rumeur de départ, semblait sculptée dans un bruit et une fureur absolue ; Sa forme résultait de quelques endroits où le paroxysme avait été remplacé par un "silence" tout relatif ; Un peu comme une meule de gruyère, avec des trous providentiels pour ce qui reste de tympans endoloris, si vous saisissez l’image. Le reste de la production musicale, à côté, c’est du râpé disposé plus ou moins harmonieusement sur la petite assiette de ma grand-mère. Mais Motorhead, lui, ne peut pas se tromper, car sa musique part d’une unité extraordinaire, poinçonnée comme par dépit pour les trop lâches qui l’écoutent.

    Bref, merci de porter au pinacle une musique qui ne craint même pas la récupération, ni la confrontation, d’ailleurs, messieurs les pisse-froids.

  • permalien Thierry :
    16 décembre 2008 @21h55   « »

    Les puristes et les amateurs ne pardonnent pas un texte comme celui-ci. Une fois de plus lyrisme de collégien, exercice obligé et clichés de comptoirs se conjuguent en quelques paragraphes sommaires. Dans quel but ? La date d’un concert et une vague déduction socio-économique. Quelle pitié, quelle honte, quelle amertume à lire votre billet… Vous êtes si loin qu’il est impossible de dialoguer, sinon de répondre. Aucun respect pour nous que vous caricaturez en clowns barbares (hors du chevelu point de salut), aucun respect pour les femmes que vous n’avez pas su voir, aucun respect pour une musique que vous ne prenez pas la peine de différencier (sûrement pour aller à l’essentiel), aucun respect dans votre dénonciation gratuite d’un fascisme nébuleux, aucun respect pour des artistes que vous coincez entre rébellion individualiste et instincts juvéniles, aucun respect pour des genres que vous communiez en un Blitzkrieg (sic) où se distinguent seulement anecdotes ad nauseam (le pigeon, les médailles, le tatouage, l’agit-prop, les moustaches et l’âge et les bips du capitaine), aucun respect pour nos pauvres cervelles que vous enfumez de vulgarité bad boy au goût sauvage d’irrécupérable par l’élan purifié d’une morale de l’excès jubilatoire en culte, aucun respect pour certains médias qui s’essayent à la musique sans y chercher la bande-son ou l’outil d’une crise quelconque, aucun respect enfin pour tous ceux qui doivent se défendre envers familles et sociétés de tous les misérables raccourcis que vous produisez ici. Votre texte est celui du marketing en produits dérivés.

  • permalien chief joseph :
    17 décembre 2008 @15h41   « »

    le groupe fondateur du hard est cream
    merçi pour eux

  • permalien Sardon :
    18 décembre 2008 @06h28   « »

    Très bon article. Mais le heavy metal n’est pas incompatible avec une certaine "musicalité" (sans tomber dans la récup’ commerciale comme Metallica) : la musique d’un groupe comme Iron Maiden en témoigne, qui n’hésite pas à faire des chansons non "calibrées" pour la radio/télé, et qui durent parfois un quart d’heure ("Rhyme of the Ancient Mariner", sur l’album "Powerslave", 1984).

    Quand aux puristes, il faut se rendre à l’évidence : personne ne pourra faire grand’chose pour eux.

  • permalien  :
    18 décembre 2008 @08h32   « »

    D’accord avec Sardon.
    Bon article.

    "The Dream is Over" peut être considéré comme englobant l’esprit hardos et métalleu aujourd’hui. De mon point de vue.

    Mais alors, ne pensez-vous pas qu’il naîtra nécessairement une musique nouvelle ?

  • permalien Nico78 :
    19 décembre 2008 @12h28   « »

    Evelyne Pieillier est une pigiste qui collabore au quotidien "L’Humanité" connu, évidemment, pour ses aspirations de (extrême) gauche.

    Cette journaliste s’est déjà fendue d’un certain nombre d’articles sur le Métal que j’ai étudiés dans le cadre de mon doctorat d’histoire. Tous dénigrent la scène Métal "moderne" (thrash, death, black, gothique, etc.), mais encense les dinosaures comme Trust, Motörhead et AC/DC, ou les jeunes "gauchistes" comme SOAD.

    Malheureusement, ses diatribes anti-métal tournent à l’obsession et à la diffamation, notamment lorsque cette journaliste confond, dans un article intitulé "Le métal de la colère" (édition du 21/12/2002), la svastika et la croix de Malte.

    Même remarque lorsqu’elle mélange culture gothique et fascisme. En tant qu’historien, cela me fait hurler.

    A ce propos, j’ai tenté de la contacter, elle a refusé de me parler.

    Dont acte.

  • permalien Zolko :
    20 décembre 2008 @00h03   « »

    Cool, on parle de heavy metal. Bon, c’est au Monde Diplo, pas TF1, mais quand-même ! Et en plus, en prenant Motörhead comme exemple : des connaisseurs, bravo. AC-DC, Scorpions ou Metallica auraient été plus faciles, mais non, Motörhead. bien-joué.

    C’est le côté heroic-fantasy qui, je pense, fascine le plus : sauver la veuve et l’orphelin seul contre tous les dragons. Et par les temps qui courent, je prédis un avenir radieux à cette pensée : on va en avoir besoin.

  • permalien ZeroSpleen :
    20 décembre 2008 @22h21   « »

    La journaliste enfonce des portes ouvertes depuis plusieurs décennies sur un ton de provocation à peu près équivalent au rock’n’roll qu’elle pourfend dans le texte. D’une part, l’expression "industrie culturelle" n’est employée nulle part et c’est une lacune. D’autre part, la méconnaissance de ce qu’est la culture rock - qui ne se résume pas qu’à une poignée de guignols - est criante.

    Afin d’être aussi réducteur que les propos de cet article, je pourrais poser la question rhétorique suivante : les illustrations mensuelles du Monde Diplomatique, ornant les murs de musées visités exclusivement par un public extrêmement restreint (des bobos ?), produits de la "culture cultivée" ne se fourvoient-elles pas dans un engagement politique au rayonnement clairement limité ?

    Aussi, pour reparler de la musique et de son environnement, je tiens à souligner que l’article paru sur le groupe de rap La Rumeur sur papier était proprement plus pertinent par l’approche comparative qu’il proposait.

    Enfin, je tiens juste à rappeler que les seules personnes qui sont encore capable d’ouvrir des squats dans notre France de droite viennent pour une écrasante majorité, filles comme garçons, du Do It Yourself, pur produit de la contre-culture.

    Je ne doute pas que nous puissions continuer d’attendre du Monde Diplomatique des articles plus constants et mieux documentés que celui-ci. D’ailleurs, l’auteure aurait pu parler du rock d’extrême droite : le RAC, Rock Identitaire Français, ou le RAC, Rock Against Communism. Si vous voulez matière à alimenter des raccourcis faciles et des amalgames généralisant, il y a de quoi faire dans le rock’n’roll...

  • permalien delamothe :
    22 décembre 2008 @03h49   « »

    Lorsque j’ai lu le premier paragraphe je me suis dit qu’on allait encore nous faire le coups du hard musique de populo braillard et amateur de bière mais ce qui est intéressant dans l’article c’est cette perception d’une musique bien meilleur que l’on en dit. Le punk pouvait se résumer qu’a la vibration d’un accord ravageur mais le hard musique universelle sachant construire des univers sonore ,grace à l’ambivalence paradoxale d’un interet pour le primaire et pour la technique musicale la plus pointu , peut etre considéré comme le style musical le plus inventif de son temps. Meme si vous vous trompez sur led zeppelin car deep purple sont les vrais pionniers du hard (enfin pour moi) , cette thèse sur le hard musique de la désindustrialisation est intéressante. Le hard a également l’avantage de n’étre pas politisé à part quelques groupes marginaux alors que le punk a été une véritable musique de "propagande politique" entre les anticommunistes , les communistes , les néo nazis etc. Iron maiden a été le premier groupe à se produire dans les pays de l’est à la fin des années 1980 et rien que pour leur musique . J’aurai également cité judas priest les dieux du métal et blue oyster cult ou l’art de l’ostracisme pour compléter cette évocation du hard rock mais le choix des groupes est personnel.

  • permalien Axldobby :
    24 décembre 2008 @10h42   « »

    Woaw, soit t’as complètement péter une pile, soit t’y connais rien :D

    1/ Le hard rock, c’est pas ce qu’on appelle "métal" aujourd’hui ! ;) Tu as plein de sous-genre dans le hard (soft avec l’AOR, mélodique avec le Hard Mélodique/Mélodic Rock, et plus dur avec le Hard US/Sleaze Rock/Glam Rock/etc.)

    2/ Bien beau de réciter les grands classiques (Motorhead, Queen, ...) mais si tu ne connais que cela, comment peux-tu balancer un texte pareil ? T’as une vision purement négative de ce style musical ! Pour toi, c’est des boeufs qui gueulent dans des micros avec des sons lourds ... Hey, va faire un tour du côté des 80’s, et tu verras que dans l’ensemble c’était très mélodieux !

    3/La soit disant "émergence" de ce style n’est pas liée à la désindsutrialisation :D Y a d’abord une volonté des fans : voir leurs groupes de légende retourner sur scène et leur en mettre à nouveau plein la vue ... nostalgique donc !
    Un style qui renait ? Non, le hard est présent, était présent, et sera toujours présent parce qu’il y aura toujours des passionnés pour faire vivre ce style ;) Rien à voir selon moi avec un quelconque contexte économique.

    4/Associer le mouvement "métal actuel" à la mouvance hard rock ... je crains que ce ne soit l’erreur de trop :( On s’imagine des sataniques avec cheveux gras dégueulasses qui crient et hurlent accompagnés par des sons lourds et bourrins ... ça ressemble un peu à du grunge cette vision des choses, non ?
    Pour exemple, et bien ... moi ! Ok j’ai les cheveux longs, mais je les lave régulièrement ! :D Non, je ne suis pas habiller avec des tenues rockers, et non je n’ai aucun t-shirt à l’éffigie d’une rockstar :D Et non, je ne suis pas un mordu de ce qu’on appelle "métal" et que l’on associe trop souvent à hard rock !

    Voili, voilou, j’ai craché le morceau :D Petit truc pour finir, voici deux clips pour te prouver que le hard rock ce n’est pas toujours la bourrin’s attitude qu’on lui colle à la peau :
    Autograph-Turn Up The Radio (Hard Mélodique)
    => http://fr.youtube.com/watch?v=yNb8p...

    Survivor-Eye Of The Tiger (AOR-Et oui c’est du hard rock qu’on le veuille ou non ! :D Soft, mais hard rock !)
    => http://fr.youtube.com/watch?v=hYVrT...

    PS : Ce post ne s’adresse pas qu’à l’auteur, mais à tous ceux qui ont encore des préjugés sur ce style musical ! ;) @+

  • permalien goldenstix :
    26 décembre 2008 @12h19   « »

    Amis de la poésie, de la verve et de la logorrhée explicative, bonsoir !
    C’est bien la première fois que je me rends sur la page blog d’un journal et j’avoue ne pas être déçu.
    Un article, des "commentaires" ; nul ne peut se voir restreindre son droit d’expression, mais tout de même.
    Un article sur Motörhead dans le Diplo, mais oui avec plaisir, lisons-le et essayons de comprendre, nous n’avons que ça à faire, n’est-ce pas ?!
    Si l’on porte son pouvoir de compréhension un peu plus loin que "j’aime le métal, de quoi qu’elle cause cette conne, elle n’y connait rien de toutes façons" on peut remarquer que la chroniqueuse ne se pose pas en pilier de la connaissance de ce type de musique.
    Non bien au contraire, le concert de Motörhead n’est qu’un prétexte à une réflexion sur ce qu’aura pu représenter cette musique, diverse et variée comme nous le rappellent si bien certains commentaires -ce qui d’ailleurs n’est absolument pas le sujet ici- à travers des décennies, qui ne se sont pas bornées à engendrer que de la musique.

    Il est évident ici que, outre l’amour du Rock EN GENERAL, l’article a une grande sympathie pour le Hard. Mais doit-on nécessairement être un connaisseur frénétique d’un genre pour vouloir parler des clichés qui l’ont entouré du fait de l’avis de gens "normaux" dont la seule erreur a été de ne pas regarder plus loin ?! Non.

    Par ailleurs il est évident que le Monde Diplomatique n’est pas un journal spécialisé de Rock et ses divers courants. Alors messieurs, si vous voulez vous sentir mal aimés et cracher sur quelqu’un qui prétend s’y connaitre, allez acheter les Inrocks ou Rock and Folk !
    Ici la chroniqueuse est, encore une fois puisque le mode compréhension a été éteint pour certains, quelqu’un qui réfléchit à comment le Hard a été perçu pendant toutes ces années, en quoi c’est ridicule et à comment le rattacher au contexte socio-économique anglais -anglais !!!! messieurs pour Metallica vous irez vous renseigner à la rubrique Etats-Unis- et non-pas discuter de Black de Death de Trash ou de Hardcore, ni même de Heavy et de ses différentes formes. Pour ça c’est Metallian.

    Pour finir, une petite note à l’auteur :
    Chère Madame. Merci pour votre article qui m’a bien fait plaisir et pour votre amour pour ce merveilleux groupe -dans le Diplo, il fallait le faire ! Mais pourrais-je vous proposer d’écrire, la prochaine fois "apprendre à lire un papier, à l’usage des excités" ? Merci.

  • permalien MINA H :
    28 décembre 2008 @18h05   « »

    Cet article est vraiment très bon, et c’est agréable de voir qu’il génère autant de réactions.Peut-être parce qu’il va plus loin que son sujet et cela semble avoir échappé aux très sensibles puristes.
    Aussi, relisez-le, plus calme ... et ça ira. Et si vous êtes toujours en colère, peut-être écoutez vous du métal chrétien ?
    Je plaisante évidemment.

    Non, mais franchement, pour une fois que l’on n’essaye pas de rendre cette musique gentille, en donnant diverses justifications aux exubérances qu’elle propose, ou en minimisant la violence et la colère qu’elle contient. Pour une fois que l’on ne tente pas de l’académiser, en la nommant tout simplement "culture" (comme dernièrement dans "la culture du hard rock" de Nicolas Bénard ou encore "l’anthropologie du métal extrême" de Nicolas Walzer).

    Pour une fois que l’on nous dépeint tout simplement la réalité d’un univers complexe et déroutant sans prendre de pincettes, en le montrant dans toute sa méchanceté, en ne cherchant pas à plaire et en nous vendant pas de la fausse révolte facile et inoffensive.

    En plus, au monde diplo ! Chapeau !!!

    Alors, cela donne juste envie de dire merci.

    Merci, Madame Pieiller, parce qu’à notre époque, traiter les amateurs du genre, de barbares irrécupérables est un très beau compliment. On n’est pas en train de parler "du pays de Candy" ou d’une chorale évangéliste chantant le white album de notre ennui.

    C’est assez drôle parce qu’en lisant certains commentaires, j’ai vraiment l’impression de me sentir dans ce monde tiède et végétarien que vous décrivez à la fin de l’article.

    Vous avez raison, le rêve est fini, et s’il y a espoir, c’est justement parce que cette musique ne contient pas d’édulcorant.

    Aussi, âmes sensibles, rangez vos sucrettes, vos gentilles bannières sur le respect, votre sentimentalité exacerbée et votre "bon esprit".
    Les aspects extérieurs du hard et du métal sont peut être un peu trop clichés, un peu trop adolescents, un peu trop brutaux, mais on peut aussi les trouver beaux. Pour ma part, je n’ai pas envie de nier ces apparats, ni de m’en défendre, pour dire qu’il y a aussi "des gens biens" qui écoutent cette musique. ( Réflexion d’ailleurs typiquement bourgeoise).

    Avez-vous vraiment envie d’être des gentils métalleux aux cheveux propres et coupés ? Tant mieux pour vous, pas de poux.
    En ce qui me concerne, je choisis les autres. Ça gratte. Ça gratte. Mais si vous saviez comme ça gratte...

  • permalien yves maraux :
    31 décembre 2008 @13h52   « »

    Lucien et sa banane , les cretes attardées de Peknoland , les pithecankroks , le zoo des coincés ensablés dans une adolescence prolongée a suffisement montré sa capacité de nuisance pour qu’un lieu de mémoire soit érigé au nom de toute ses victimes , qu’elles portent ou non une prothese auditive , celle ci n’étant qu’un moindre mal ...

  • permalien red emperor :
    3 janvier 2009 @20h07   « »

    rappellons que le chanteur du groupe burzum a assassiné euronymous-musicien de mayhem- pour ses origines lapones !le "suprémaciste" sortira de prison en 2014.jouera il en france,comme les timbrés d impaled nazarene ?

  • permalien red emperor :
    3 janvier 2009 @23h58   « »

    et ce fameux combo "impaled nazarene" distille l homphobie,l anticommunisme et la haine raciale,alors qu ils jouent tous les ans a clisson au hellfest a l occasion de la fete de la musique...........

  • permalien red emperor :
    25 janvier 2009 @00h21   « »

    le groupe mosellan de "dark metal" sarganatas est anticommuniste et prone l extermination du peuple palestinien ;son leader,david witek,"mdc",est un sataniste qui distille la haine du "rouge" a cause du tibet-mais quel rapport entre la chine impérialiste et l ilot de résistance qu est cuba-il déclare dans ses concerts que "castro est une ordure- ?

  • permalien NIGHT2DEZ :
    12 octobre 2010 @16h21   « »

    Je vous remercie pour cet article. Je suis de gauche, le cteur de l’huma et du monde diplo. Mais aussi fan ultime de Motorhead. Heureux de voir votre sympathie pour un genre trop souvent présenté de manière superficielle voire carrément amteure par les média. ne faites pas taanetion aux sectateurs très présents dans le milieu. Ils n’ont pas encore compris que ces genres se constiuent pas des identités cloisonnées et/ou des visions du monde cohérente mais d’abord et avant tout des balises stylistiques aux contours très souples. Qu’ils regardent, ces pisse-vinaigres, le parcours de Dez Fafara qui, en passant de Coal Chamber à Devildriver, semble faire le grand écart musical. Et pourtant, quelle cohérence.

    Merci, madame

  • permalien fran :
    20 octobre 2010 @15h20   « »

    mon mari m’a transmis le virus du rock, sous toutes ses formes !! et j’adoooooore ! je suis allée à des concerts où j’ai rencontré des chevelus tatoués et percés, mais j’en suis sortie à chaque fois vivante et plus convaincue de la qualité de cette musique "du diable" selon certains....moi qui écoutait en boucle de la musique pop (que je ne renie pas entièrement, on ne se refait pas !), maintenant, j’ai besoin de me plonger dans les accords de guitare de Karma to burn, de m’évader en écoutant The Bellrays (une femme qui chante du rock, et quelle femme !!), ou encore Juliet and the licks (tiens, encore une femme, et quelle femme !), ou Jim jone’s revue, Dead Elvis, Tool, ou Dropckic Murphys, les Streetdogs, ou MDC, ou ces incontournables que sont les Sex Pistols, Type O negative, Suicidal Tendancies, et encore tellement d’autres....pour moi peu importe le genre, c’est l’artiste qui compte, et il faut aller les voir sur scène pour voir à quel point il s’agit de réels artistes, loin de ces pâles voix sans envergure qu’on nous impose comme "norme" à ce qui est bien et bon en musique !! d’ailleurs, en Wallonie, quelle pauvreté en matière de concert rock, tout se passe en Flandre ou en Hollande, ....

  • permalien mdc :
    10 mai 2011 @14h10   « »

    hey monsieur red emperor... (pseudo du message 2 rang plus haut.) .Comment pouvez vous m’accuser de fachisme et d’anti castrisme..? Vous m’accusez a tort et sans preuve c’est de la diffamation il me semble ..j’imvite tous les lecteur honnete de ce forum a faire des recherches sur ce pseudo:RED EMPEROR vous verz qu’il apparait sur differents forums tantot d’obedience droite droite tantôt sur d’autres tres gauche gauche ou il se fait souvent remarquer et banir pour son zele fanatique et bovin,,,
    J’invite egalement le momde diplo a retirer son post outrageant et diffamatoire avant poursuites .a bon entendeur..
    mdc

  • permalien Fletch :
    9 avril 2012 @23h02   « »

    Toujours les mêmes clichés de ceux qui n’y connaissent rien pour ceux qui sont pleins d’a-priori, pas besoin d’être bardé de cuir et de clous pour aimer cette musique qui m’a tellement apporté depuis 35 ans...
    Mais c tellement plus facile de descendre ce qui sort de la mélasse pop, hip hop, rap etc de notre pays qui n’a pas été touché par l’évolution et encore moins par le ROCK !!!
    Merde aux ignares donneurs de leçon, encore heureux que l’on puisse écouter et aimer notre musique.
    Fuck off

  • permalien red emperor :
    26 février 2013 @20h49   « »

    à noter que le groupe anti-palestinien sarganatas n existe plus depuis bientot un an-22 avril 2012-

  • permalien red emperor :
    27 février 2013 @07h32   « »

    david witek a surement mal digéré le score du front de gauche de melenchon le plebeien.

  • permalien MdD :
    24 mars 2013 @20h32   «

    et que devient David Witek, l’ex-chanteur du groupe ????

Ajouter un commentaire