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Khaled Mechaal : « Nous voulons un Etat dans les frontières de 1967 »

lundi 22 décembre 2008, par Alain Gresh

« Le Hamas et les forces palestiniennes ont offert une occasion en or d’apporter une solution raisonnable au conflit israélo-arabe. Malheureusement, personne ne s’en est saisi, ni l’administration américaine, ni l’Europe, ni le Quartet. Notre bonne volonté s’est heurtée au refus israélien que personne n’a la capacité ou la volonté de surmonter. Dans le document d’entente nationale de 2006 signé avec toutes le forces palestiniennes (à l’exception du Jihad islamique), nous affirmons notre acceptation d’un Etat palestinien dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem comme capitale, sans colonies et avec le sujet (mawdou’) du droit au retour. C’est le programme commun aux forces palestiniennes. Certaines veulent plus, d’autres moins. Ce programme date de trois ans. Les Arabes veulent quelque chose de similaire. Le problème est en Israël. Les Etats-Unis jouent un rôle de spectateur dans les négociations et ils appuient les réticences israéliennes. Le problème n’est donc pas le Hamas, ni les pays arabes : il est israélien. »

Dans une villa de Damas, Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du Hamas, multiplie les entretiens avec la presse, alors que le cessez-le-feu avec Israël à Gaza est arrivé à échéance le 19 décembre et que le mandat du président Mahmoud Abbas (Abou Mazen) arrive à son terme début janvier. La télévision du Hamas indique le chiffre « 19 » au-dessous du portrait du président : le temps au-delà duquel l’organisation ne reconnaîtra plus sa légitimité.

Mechaal jouit d’une aura particulière depuis qu’il a échappé de peu à la mort en septembre 1997. Il résidait alors à Amman. Sur ordre de Benyamin Netanyahou, le premier ministre israélien, un commando des services secrets israéliens lui avait injecté un poison. Mais l’opération tourna au fiasco quand les membres du commando furent arrêtés par les Jordaniens ; le roi Hussein exigea que son voisin lui livre l’antidote. Pour faire bonne mesure, Israël accepta aussi de libérer le cheikh Ahmed Yassine, dirigeant spirituel du Hamas (qui sera assassiné le 22 mars 2004).

Le Hamas se défend d’être un obstacle à la paix. « Nous avons une position de réserve par rapport à la reconnaissance d’Israël. Mais, malgré cela, nous avons dit que nous ne serions pas un obstacle aux actions arabes pour la mise en œuvre de l’initiative arabe de 2002. Les Arabes ont multiplié les initiatives. Ils ont renouvelé leur proposition en 2007. Et, malgré cela, la direction israélienne refuse l’initiative de paix arabe, elle la découpe en parties, elle joue sur les mots, elle multiplie les manœuvres. »

Le précédent de la reconnaissance inconditionnelle par l’OLP de l’Etat d’Israël ne poussera sûrement pas le Hamas à suivre la même voie. A la fin des années 1980 aussi, les Etats-Unis multipliaient les pressions sur l’OLP pour que celle-ci reconnaisse officiellement l’Etat d’Israël (sans jamais préciser dans quelles frontières). En décembre 1988, Arafat obtempérait. Vingt ans plus tard, l’Etat palestinien n’existe toujours pas. Pour Mechaal, comme pour nombre de Palestiniens, à quoi serviraient de nouvelles concessions ? Après tout, Mahmoud Abbas a déjà fait toutes les concessions demandées, et les négociations qu’il mène depuis des années n’ont pas avancé...

Les propos de Khaled Mechaal dégagent une certaine assurance. Depuis sa victoire aux élections législatives de janvier 2006 et malgré toutes les pressions, le Hamas reste un acteur incontournable, notamment depuis la prise de contrôle de la bande de Gaza en juin 2007. D’autant qu’il a réussi à infliger une défaite militaire à Israël qui a contraint ce dernier à rechercher un cessez-le-feu.

C’est ce cessez-le-feu (ou plutôt tahdi’a, « retour au calme », selon le terme arabe), négocié sous l’égide de l’Egypte, qui est arrivé à échéance le 19 décembre. Pourquoi ?

« Le cessez-le-feu ne s’est pas terminé par une décision. Il devait se terminer au bout de six mois, et c’est ce qui se passe. Il n’y a pas besoin que quelqu’un annonce sa fin. L’accord comprenait trois points : le cessez-le-feu entre les parties ; l’extension du cessez-le-feu au bout de quelques mois à la Cisjordanie ; la levée du blocus de Gaza. D’autre part, il existait un engagement de l’Egypte d’ouvrir le point de passage de Rafah. »

« Ces engagements n’ont été respectés que très partiellement par Israël. Oui, le niveau de violence a baissé, les agressions contre Gaza ont diminué, mais elles ne se sont pas arrêtées (vingt-cinq Palestiniens ont été tués depuis la signature de l’accord). Quant au reste, rien n’a été conclu. Les points de passage qui auraient dû rouvrir dans les dix jours qui suivaient le 19 juin n’ont été rouverts que très partiellement. Et, dans la dernière période, la situation à Gaza est devenue pire qu’avant l’accord. Ce bilan, nous l’avons dressé depuis longtemps, mais, par égard pour l’Egypte qui a négocié l’accord, nous nous y sommes tenus. »

« En juin, 94 % de la population de Gaza était avec l’accord. Aujourd’hui, les gens sont contre, car il n’a pas réalisé ce qui pour eux est l’essentiel : la levée du blocus. Le non-renouvellement de l’accord était naturel et conforme à l’état d’esprit de la population. »

Mechaal ajoute :

« De toute façon, la tahdi’a ne pouvait être que provisoire. Car ce qui est à l’origine de la situation, c’est l’occupation, et l’occupation engendre la résistance. Nous menons une guerre défensive, pas d’agression. »

Sur le terrain, les combats ont repris. Aux raids israéliens répondent les roquettes palestiniennes. La presse israélienne évoque une opération de grande envergure contre la bande de Gaza et Tzipi Livni, ministre israélienne des affaires étrangères, déclare qu’il faut se débarrasser du Hamas par tous les moyens. Mais que peut-on tenter d’autre, en dehors d’un retour à l’occupation directe de Gaza ?

Le Hamas dispose de soutiens régionaux, en premier lieu la Syrie et l’Iran. Plusieurs pays du Golfe ont maintenu des relations avec le mouvement. La Jordanie, après une longue période de boycottage, a entamé un dialogue avec l’organisation. Pragmatique, le roi Abdallah a dû prendre en compte les échecs des tentatives d’éliminer le Hamas, qui dispose d’appuis importants dans le royaume, notamment l’organisation des Frères musulmans. D’autre part, les négociations israélo-palestiniennes sont dans l’impasse et l’absence de toute solution sur la question des réfugiés – il y a plusieurs millions de Palestiniens en Jordanie – fait craindre au souverain la renaissance de l’idée que la Jordanie devrait être l’Etat palestinien, une idée agitée à plusieurs reprises par la droite israélienne. Or, le Hamas est opposé aussi bien à cette idée qu’à celle d’une installation définitive des réfugiés dans les pays d’accueil.

Le problème pour le Hamas reste l’attitude de l’Egypte. Le Caire a administré la bande de Gaza entre 1949 et 1967. Il y dispose d’une influence réelle. L’Egypte a été le parrain de l’accord de tahdi’a entre Israël et le Hamas. Pourtant, elle ne considère pas que le Hamas, qui a gagné les élections de 2006, est l’autorité légitime ; et elle le voit comme une simple extension des Frères musulmans, qui sont la principale force d’opposition – très réprimée – au régime du président Moubarak. Enfin, l’Egypte, qui a signé un accord de paix avec Israël, préfère la « souplesse » de Mahmoud Abbas à l’« intransigeance » du Hamas. Est-ce cela qui permet de comprendre pourquoi Le Caire refuse d’ouvrir le passage de Rafah entre l’Egypte et Gaza, ouverture qui permettrait ce casser le blocus, mais qui serait interprétée comme une victoire du Hamas ?

« Nous voulons de bonnes relations avec les pays arabes, explique Mechaal. Nous ne sommes jamais à l’origine des ruptures avec tel ou tel. Nous traitons toujours avec les gouvernements, jamais avec les forces d’opposition ; nous ne nous ingérons pas dans les affaires intérieures. »

Un retour à l’unité palestinienne est-il envisageable ?

Depuis la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas, les ponts étaient rompus entre le président Abbas et les islamistes. L’accord de La Mecque était enterré. « Il y a eu deux étapes dans les tentatives de réconciliation entre le pouvoir de Ramallah et nous. Au départ, le pouvoir ne voulait pas d’accord à cause des vetos américain et israélien ; parce qu’il pensait que nous allions nous effondrer à Gaza sous l’effet du blocus ; et que le sommet d’Annapolis allait déboucher sur une percée. Malgré les efforts de nombreux Etats arabes et aussi d’autres pays comme le Sénégal, la réconciliation n’a pu avoir lieu. »

« Puis, du fait de l’échec de ces espoirs – et de l’arrivée au pouvoir d’un nouveau président aux Etats-Unis, et aussi (en février) d’un nouveau premier ministre israélien –, la présidence palestinienne a changé de position. Il lui a semblé nécessaire d’essayer d’obtenir un accord qui permettrait de présenter, sous la direction de Mahmoud Abbas, un projet palestinien unifié. Et, pour être franc, certains espèrent qu’un accord permettrait la tenue d’élections et d’évincer le Hamas du pouvoir par une voie électorale. Mais cela montre que la volonté de réconciliation s’appuie sur des bases fausses, et cela explique pourquoi elle a échoué. »

La région vit une période d’attente. Des élections générales se dérouleront en Israël le 10 février 2009. Dans moins d’un mois, Barack Obama prendra ses fonctions de président. Va-t-on vers des changements ?

« En principe, le nouveau président devrait infléchir la politique américaine pour deux raisons. Pourquoi ? D’abord, parce que l’administration Bush a échoué, elle est arrivée dans une impasse dans la région ; il serait normal qu’elle change. Ensuite, parce que la non-solution du conflit israélo-arabe et la non-résolution de la question palestinienne sur une base juste amèneront l’instabilité non seulement dans la région, mais dans le monde. Il est donc dans l’intérêt des Etats-Unis de supprimer les causes de l’hostilité aux Américains dans la région et dans le monde musulman. »

Mechaal réfléchit un moment puis ajoute :

« Il y a une troisième raison. Si Obama veut redonner un rôle plus effectif aux Etats-Unis dans le monde, il doit traiter le Proche-Orient de manière différente. Sur beaucoup de dossiers, ils se sont alignés sur Israël, et sur le lobby sioniste.

Est-ce que ce changement va se produire ? Cela dépend de la volonté et de la disposition de l’administration Obama à prendre les mesures nécessaires. A ce stade, je ne peux répondre ni dans un sens ni dans un autre. Mais, en ce qui nous concerne, nous aurons une attitude positive et nous répondrons de manière responsable à toute initiative américaine qui prendra en compte les droits des Palestiniens. Nous voulons l’autodétermination. Notamment depuis que nous avons concédé une base que demandait la communauté internationale, une solution sur la base des frontières de 1967. »

L’Europe n’occupera pas une place très importante dans la conversation, tant son rôle paraît marginal et aligné sur celui des Etats-Unis.

En conclusion, qu’en est-il du cas du soldat franco-israélien Gilad Shalit, considéré par certains comme un otage ?

« Nous regrettons que le monde ne se préoccupe que du soldat Shalit, qui été capturé durant des combats, et pas des 12 000 prisonniers politiques palestiniens – dont des députés élus. Mais nous avons accepté la demande du président Sarkozy lors de sa visite en Syrie, de transmettre une lettre de sa famille au soldat Shalit, par respect pour la France et pour le choix qu’elle avait fait de se rapprocher du monde arabe. Pour sa libération, nous avons négocié indirectement avec Israël depuis deux ans sous l’égide de l’Egypte. Mais Israël est revenu sur les engagements pris (notamment le nombre de libérations de prisonniers palestiniens). Nous voulons que Gilad Shalit retrouve sa famille, mais nous voulons que des prisonniers palestiniens retrouvent aussi leur famille. »

170 commentaires sur « Khaled Mechaal : “Nous voulons un Etat dans les frontières de 1967” »

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  • permalien guitl :
    22 décembre 2008 @12h15   »

    vous évoquez les violences contre Gaza, mais quid des violences contre Israël ?

    Sont-elles inexistantes, ou n’ont-elles aucune importance, et par conséquent vous ne nous donnez qu’un seul point de vue, celui des terroristes du Hamas ?

    Le droit au retour est un concept grossièrement faux ; les palestiniens de maintenant n’ont aucun droit à un quelconque "droit au retour" ; Ou alors il serait juste que les pays arabes dédommagent les Juifs des pays arabes, spoliés et expulsés.

    Pour vous, Monsieur Gresh, la Justice n’a qu’une seule face, et elle parle arabe.

    De plus, je vous signale que les palestiniens ayant perdu les guerres déclenchées contre Israël ne sont pas en mesure d’avoir de telles exigences.

    En outre, le droit au retour n’a jamais concerné les enfants et petits enfants des expulsés des différents conflits ; pourquoi vouloir "une première" concernant l’état Juif ?

    Je vous signale aussi que les palestiniens qui exigent un droit au retour, mûs surtout par le désir de s’approprier sans effort le bien-être israélien, n’habitaient pas tous le Territoire qu’ils revendiquent comme leur. Les arabes n’habitaient pas le Néguev, n’habitaient pas la région du Houla, que les Juifs ont pu acheter parce que ces terres étaient insalubres.

    Les "palestiniens" étaient en général locataires de leurs terres, ces terres appartenaient à de riches arabes qui vivaient au Liban ou en Égypte.

  • permalien Charles :
    22 décembre 2008 @15h31   « »

    Deux petites remarques pour répondre au commentaire précédent (laissé par "Guitl") :
    1) ce sont les Etats arabes limitrophes d’Israël qui sont rentrés en guerre contre Israël et qui ont été ensuite battu, et non les palestiniens.

    2) au début de l’immigration de juifs d’Europe en Palestine, les habitants de ces territoires (les fameux palestiniens !) étaient essentiellement des populations nomades, n’ayant pas à proprement parlé de propriété fixe, simplement des parcours de migration. C’est pour cette raison que les premiers immigrés juifs ont pu dans les années 20 s’installer aussi facilement, sans que cela ne gêne plus que ça les populations palestiniennes. Le problème est apparu ensuite car les vagues d’immigration devenaient très importantes et les nouvelles propriétés empêchaient les migrations des nomades. En ce sens, il apparait un peu simpliste de dire que les palestiniens n’habitaient pas tous les territoires, et cela témoigne en tout cas d’une connaissance assez limitée des circonstances de la création de l’Etat d’Israël.

  • permalien Mehdi :
    22 décembre 2008 @15h43   « »

    Les commentaires de Guitl sur le droit de retour son affligeants et n’appelent qu’à une réponse : le droit international.

    Au delà de ces bétises, merci encore à Alain Gresh pour ces rappels, il est rare d’entendre un point de vue divergent, aussi discutable soit-il.

    La responsabilité israëlienne dans cette escalade est assez peu mise en avant dans les médias traditionnels.

    Cela dit, il faut quand même se demander si l’intransigeance du Hamas ne risque pas d’accroitre les chances de victoire de Netanyahu. Ils lui offrent un cadeau sur un plateau en argent.

  • permalien Ahmed Seghaier :
    22 décembre 2008 @16h05   « »

    je remercie beaucoup Monsieur Gresh pour son article et je salue son objectivité et son professionnalisme. toutefois je voudrais juste ajouter que l’Etat d’Israël a été bâti sur l’expulsion et le déplacement forcé de la population arabe palestinienne par la violence, le terrorisme de groupes armés juifs, et par les guerres. dés lors toute parole sur le droit de retour ou sur la construction d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 ne peut pas être accepté par Israël car cela va délégitimer son existence en tant qu’Etat juif sur le territoire des ancêtres (terre promise). en plus cela est contre la nature violente, guerrière, haineuse, terroriste et raciste de l’Etat hébreux contre tout ce qui est arabe.

    alors le seul issue, à mon avis, se représente dans le changement des circonstances historiques politiques et géostratégiques en terme régional et mondial. Un changement au niveau d’équilibre de forces survenant dans le moyen orient et dans le monde en général pour forcer les sionistes à vivre en paix et à pied d’égalité avec les palestiniens et les arabes ou qu’ils partent d’où ils venaient. Cela nous amène à dire qu’une grande partie de la solution est entre les mains des arabes eux-mêmes par l’unification de leurs efforts et atouts et par une volonté politique claire et déterminante.
    personnellement je suis avec le droit de retour, y compris le droit de retour des juifs d’origine des pays arabes vivant en Israël, car cela peut être une partie de la solution envisageable.
    finalement, je pense que l’affaire n’est pas encore classée et que le résultat de conflit arabo-israélien n’est pas final. il y aurait certainement des autres chapitres dans cette série tragique.

  • permalien K. :
    22 décembre 2008 @16h46   « »

    Israel, sure de la capitulation généralisée, fait dans la Hasbara de plus en plus grossière : La mise en place de points de contrôle sur la "clôture de sécurité" que nous avons construite autour de la Cisjordanie va apporter la prospérité aux Palestiniens.

    Banque Mondiale : L’organisation réfute l’argument avancé par Israël selon lequel ces contrôles permettront à l’armée israélienne de faciliter les mouvements de personnes et de biens à l’intérierur de la Cisjordanie. Ce nouveau système porte en germe "de nouvelles et graves contraintes pour les entreprises palestinienes", juge la Banque mondiale. David Craig, directeur de la Banque pour la Cisjordanie et la bande de Gaza, estime que la croissance économique palestinienne repose sur la capacité des entreprises à exporter davantage. "Ces nouvelles restrictions mettent en danger cet objectif", écrit-il.

    http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/int...

    Aussi pour les anglophones : http://www.reuters.com/article/topN...

    An increasingly attractive alternative to Israeli ports would be Palestinian exports through Jordan, including the sea port of Aqaba, the report said.

    But that would require Israel to make changes at the Allenby Bridge crossing point in the Jordan Valley to accommodate more shipments, the World Bank said.

  • permalien saintyves :
    22 décembre 2008 @18h00   « »

    @ guitl l’obnubilé

    Vous évoquez les violences contre Gaza, mais quid des violences contre Israël ?

    Avec le blocus israélien des habitants de Gaza en sont réduits à se nourrir d’herbes (Times, VO) contre le bien-être israélien, comme tu l’as avoué !

    Le droit au retour est un concept grossièrement faux ; les palestiniens de maintenant n’ont aucun droit à un quelconque "droit au retour"

    Le droit au retour est un concept grossièrement faux pour ces palestiniens de maintenant comme tu te plais à les qualifier, qui ont été expulsés de leur terre il y a à peine un demi-siècle, par contre les juifs de toute la planète (polonais, russes, français, marocains, tunisiens, yéménites, algériens ; …) ont eux un droit au retour, légitimé par un certain mythe "la terre promise" qui date de 50 siècles, … avoues que ton raisonnement ne tient pas la route, 0,5 contre 50 (siècle)

    Israel, par son obstination criminelle à éterniser l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens, et ses nombreuses violations impunies des droits de l’homme, et des résolutions de l’ONU, continuera à semer la violence le désespoir et la mort parmi les population du moyen orient, jusqu’au jour ou la communauté internationale se réveille sous la pulsion de la barbarie d’une nouvelle shoa, cette fois-ci contre le peuple palestinien, mais je craint qu’il serait trop tard.

  • permalien delamothe :
    22 décembre 2008 @18h05   « »

    Israel est le seul pays qui se dit démocratique à avoir autant de temps bafouer le droit international et les résolutions de l’onu. Soutenu par les américains, Israel est devenu un pays administré par des extremistes appellant autant à la violence que les organisations palestiniennes dites terroristes . L’Iran a été armé récemment de missile sol air défensif par les russes et les israeliens pro méthode forte attendent l’appui des américains dans la région. La guerre semble inévitable malgré la bonne volonté de part et d’autre et Israel ne pourra plus compter sur son armée "imbattable " .

  • permalien K. :
    22 décembre 2008 @19h12   « »

    - Le “double, voire triple langage” des dirigeants arabes :

    Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères égyptien, Hossam Zaki, a expliqué au Jerusalem Post qu’une offensive contre Gaza "aurait des conséquences humanitaires dévastatrices", et que dans cette mesure, l’Egypte ne pouvait cautionner une attaque israélienne.

    Ces déclarations officielles, pour plusieurs responsables de Tsahal, masquent une réalité différente. Des membres de l’armée ont en effet déclaré que le Caire en voulait au Hamas d’avoir mis un terme aux six mois de calme relatif.

    "L’Egypte est très en colère contre le Hamas, et sait que leurs dirigeants doivent être remplacés", a affirmé un militaire au Jerusalem Post.

    - Israel prépare une opération séduction pour convaincre la communauté internationale de la nécessité d’un futur (à Gaza en l’occurence) et énième massacre contre des civils :

    Foreign Affairs Minister Tzipi Livni and Israel’s ambassadors around the world are preparing to launch a global effort in a bid to secure backing for the anticipated operation in the Gaza Strip.

  • permalien Lou :
    22 décembre 2008 @20h34   « »

    Dans une villa de Damas, Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du Hamas, multiplie les entretiens avec la presse

    Merci Alain Gresh de signaler à vos confrères qu’ils pourraient facilement s’informer avant de relayer la propagande israélienne.

    Je n’ai trouvé qu’un article du Figaro

    Est-ce que Renaud Girard se permettrait de poser le même genre de question aux dirigeants israéliens :

    "Pour contrôler Gaza, vous avez quand même fait usage de la force !"

    Pour établir l’état israélien, vous avez quand même fait usage de l’épuration ethnique ?

    "Mais pourquoi ne franchissez-vous pas le pas ? Pourquoi ne faites-vous pas une déclaration de reconnaissance de l’État d’Israël en bonne et due forme ?"

    Mais pourquoi ne franchissez-vous pas le pas ? Pourquoi ne faites-vous pas une déclaration de reconnaissance de l’État palestinien en bonne et due forme ?

  • permalien Jeff :
    22 décembre 2008 @21h18   « »

    Excellent commentaire, comme d’hab. Merci Lou de remettre les choses à leur juste perspective.

    Rue89 rappelle - c’est si rare dans des médias qui ont pignon sur Rue - le malheureux sort de Salah Hamouri : Un Franco-Palestinien en prison.

    Espérons que ce rappel ne restera pas sans écho.

  • permalien K. :
    22 décembre 2008 @21h39   « »

    Cet article de Sara Roy dans le LRB, (Janvier 2009) montre le type de M-O qu’Israel appelle de ses vœux et, sa conclusion plus particulièrement, devrait être lu par tous les habitants du Moyen-Orient, surtout là où la “polarisation” est la plus prononcée, avec, paraît-il, d’un côté ceux qui ont une “culture de la mort”, et de l’autre ceux qui “veulent vivre”, “aiment la vie”. Traduction partielle (1) :

    (...)

    Aux problèmes causés par le siège s’ajoutent ceux créés par les divisions politiques entre l’Autorité Palestinienne en Cisjordanie et l’Autorité du Hamas à Gaza. Par exemple, le “Gaza’s Coastal Municipalities Water Utility” (CMWU), qui n’est pas contrôlé par le Hamas, est supposé recevoir des fonds de la Banque mondiale via la Compagnie Des Eaux palestinienne (Palestinian Water Authority- PWA) basée à Ramallah [soit une zone contrôlée par Abbas] pour payer le carburant nécessaire au fonctionnement des pompes du système de vidange sanitaire de Gaza. Depuis juin, la Compagnie Des Eaux palestinienne refuse de remettre ces fonds, peut-être parce qu’elle estime qu’un système de vidange fonctionnel profiterait au Hamas. Je ne sais pas si la Banque mondiale a tenté d’intervenir, mais pendant ce temps l’UNRWA fournit le carburant, bien qu’elle n’ait pas de budget pour cela.

    Le CMWU a aussi demandé la permission d’Israël pour importer 200 tonnes de chlore, mais jusqu’à la fin novembre il n’avait reçu que 18 tonnes – assez pour une semaine d’eau chlorée. À la mi-décembre Gaza City et le nord de Gaza n’ont eu accès à l’eau que six heures tous les trois jours.

  • permalien K. :
    22 décembre 2008 @21h45   « »

    Sara Roy dans le LRB (2)

    Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les divisions politiques entre Gaza et la Cisjordanie ont aussi un impact sérieux sur les stocks de médicaments de Gaza. Le Ministère de la Santé de Cisjordanie (MDS) est responsable de la livraison de la plupart du matériel médical et pharmaceutique utilisé dans Gaza. Mais les stocks sont à des niveaux dangereusement bas. Pendant le mois de novembre le MDS de Cisjordanie retournait des chargements parce qu’il n’avait pas de place dans ses entrepôts, pourtant il n’envoyait pas des quantités suffisantes de stocks à Gaza. Pendant la semaine du 30 novembre, un camion chargé de médicaments et des matériel médical envoyé par le MOH de Ramallah est entré dans Gaza, la première livraison depuis le début du mois de septembre.

    La déchéance d’une société entière se déroule devant nous, mais il y a peu de réaction internationale au-delà des avertissements de l’ONU, qui sont ignorés. L’Union européenne a annoncé récemment qu’elle voulait fortifier sa relation avec Israël pendant que la direction israélienne appelle ouvertement à une invasion à grande échelle de la Bande de Gaza et continue son étranglement économique du territoire avec, apparaît-il, le soutien pas si tacite que cela de l’Autorité de Palestinienne de Ramallah – qui coopère avec Israël sur plusieurs mesures. (..)

    (..)

    Si Gaza tombe, la Cisjordanie suivra.

  • permalien K. :
    22 décembre 2008 @22h22   « »

    Intifada des navires” : enfin un bateau arabe (qatari).

  • permalien Lou :
    22 décembre 2008 @22h43   « »

    Oui, K., mais si j’ai bien compris, ils sont venus avec le Dignity de Free Gaza

    Vidéo

    Ce qui embêtait la marine israélienne c’était surtout les deux israéliens à bord :

    "Nous savons que des Israéliens sont à bord, alors soit vous rebrousser chemin, soit nous montons à bord pour les emmener", a dit une voix sur la radio du navire, a raconté le Mouvement Free Gaza dans un communiqué.

    "Nous allons à Gaza", a répondu Huwaida Arraf, chef de la délégation.

    Neta Golan, une des Israéliens à bord et co-fondatrice de l’International Solidarity Mouvement, a déclaré : "Les pays qui commettent des crimes contre l’humanité cachent souvent ces crimes à leurs propres peuples. C’est exactement ce que fait Israël, en interdisant aux Israéliens de venir voir ce qu’il fait en notre nom."

    Le Dignité transportait aussi deux envoyés de l’association caritative du Qatar qui vont à Gaza pour "évaluer la tragédie qui s’y déroule". Ils reviendront avec des propositions concrètes sur ce que peut faire le Qatar "pour aider à alléger la punition collective israélienne des 1,5 million de Palestiniens."

  • permalien K. :
    22 décembre 2008 @22h51   « »

    Merci pour les précisions Lou. Il va donc falloir attendre. Qui sait, l’Arabie Saoudite peut-être.. ?

  • permalien K. :
    22 décembre 2008 @23h08   « »

    Les dirigeants arabes modérés soutiennent Tzipi Livni comme prochaine premier ministre israélien.

    Au moins, elle, sait distinguer entre modérés et extrémistes.

  • permalien Lou :
    23 décembre 2008 @00h05   « »

    Un conflit qui résume toute l’histoire d’Israël

    Conflit de propriété autour du consulat de Belgique en Israël

  • permalien saintyves :
    23 décembre 2008 @00h29   « »

    La presse israélienne évoque une opération de grande envergure contre la bande de Gaza

    A.G

    Comme toujours Israel pratique la fuite en avant, à un crime contre l’humanité il répond par un crime plus abominable, au lieu de donner suite aux nombreux appels internationaux pour la levée du blocus de Gaza, Israel envisage une opération de grande envergure contre la population palestinienne de la Bande, qui vit depuis juin dernier sous un blocus meurtrier, plus de 270 malades sont morts pour manque de soin

    Pierre Stambul écrivait en février 2008 dans Al Oufouk

    Chronique d’un crime annoncé

    Le gouvernement israélien prépare l’opinion publique mondiale à une nouvelle
    invasion de Gaza. Il explique que la situation est devenue « insupportable ».

    Ce qui est insupportable, ce ne sont pas les centaines d’exécutions
    extrajudiciaires effectuées depuis des années à Gaza. Ce ne sont pas les
    milliers de morts civils (dommages collatéraux, 5000 morts en 7 ans). Ce ne sont
    pas les malades qui meurent à Gaza, déclaré « entité hostile » parce qu’on n’y
    trouve plus de médicaments.

    Ce ne sont pas ces gens qui vivent au milieu des
    eaux usées parce qu’il n’y a plus de station d’épuration. Ce ne sont pas les
    immeubles démolis, les maisons éventrées, les coupures de courant incessantes.
    Ce ne sont pas les 15 camions qui rentrent chaque jour au lieu des 400
    nécessaires.

    Non, ce qui est insupportable pour le gouvernement israélien, c’est que ces
    maudits palestiniens ont mal voté. C’est que les Palestiniens n’acceptent pas
    leur sort comme les Amérindiens des Etats-Unis ou les Aborigènes d’Australie ont
    fini par le faire.

    Ils refusent de vivre dans une réserve. Ils n’acceptent pas
    que la Bande de Gaza soit devenu un laboratoire pour politiciens psychopathes
    qui expérimentent l’enfermement de tout un peuple.

    Ils ruent dans les brancards.

    Ils cassent à Rafah la belle prison qui les enfermait, ils vont se ressourcer
    dans le Sinaï et ils balancent quelques Qassams sur Sdérot ou Ashkélon pour
    rappeler qu’il peut être dangereux d’affamer ou de tuer.

    Ce qui est insupportable, c’est l’impunité d’Israël, c’est l’absence
    d’indignation des opinions publiques et des gouvernements pour dire Basta !

    C’est l’absence de sanctions, c’est le fait que tout le monde ne sort pas dans
    la rue pour hurler aux dirigeants israéliens : « Ca suffit, nous ne vous
    laisserons pas faire ».

  • permalien saintyves :
    23 décembre 2008 @01h45   « »

    Pour Newsweek, Sarkozy est au bord du précipice

    C’est hors sujet mais l’article mérite d’etre lu !

  • permalien Jean-Marie :
    23 décembre 2008 @09h22   « »
    Quelques remarques

    « ….nous affirmons notre acceptation d’un Etat palestinien dans les frontières du 4 juin 1967 … »

    Pourquoi pas les frontières de 1949 ?

    « … avec Jérusalem comme capitale,… »

    Ca sous-entend tout Jérusalem ? Ets’ »il y avait une internationalisation de Jérusalem, avec Tel Aviv et Ramallah comme capitales respectives ?

    « … sans colonies … »
    Ca veut dire expulser tous les colons avec dons des maisons et maisons et autres intacts comme insuffisantes compensations ?

    « …. et avec le sujet (mawdou’) du droit au retour ».

    Que veut dire cette traduction ?

    « …. Le problème n’est donc pas le Hamas, ni les pays arabes : il est israélien. »

    Cà c’est certain pour toute personne qui sait lire et qui est honnête.

    Alors que ce programme minimum fait faire aux Palestiniens d’énormes concessions aux occupants de la Palestine historique sans légitimité idéologique, juridique et encore moins éthique depuis 1920 au moins.

    « …..Le Hamas se défend d’être un obstacle à la paix. « Nous avons une position de réserve par rapport à la reconnaissance d’Israël. « 

    Il y a une grande différence entre reconnaître une réalité physique il y a une entité sans constitution, sans frontière abusivement membre d’ l’ONU, et reconnaître l’existence légitime de la dite entité qui est éthiquement inadmissible

    « …..elle joue sur les mots, elle multiplie les manœuvres. »
    C’est vraiment un euphémisme extrêmement généreux

    « ….En décembre 1988, Arafat obtempérait ».

    Quelque soit le mot qui fut utilisé en arabe, il faut en effet se demander si finalement Arafat fut plus bénéfique que maléfique pour les Palestiniens.

    « …depuis la prise de contrôle de la bande de Gaza en juin 2007 ».
    Cette prise de contrôle était-elle réellement un acte d’auto-défense du seul gouvernement légitime face à une manœuvre de Dahlan, la traître âme damnée d’Israël et de la CIA ?

    « … Nous menons une guerre défensive, pas d’agression. »

    Le mot « guerre est regrettable vu la disproportion des armements, mais effectivement trop de vecteurs d’opinions et de décisions dans le monde n’ont pas conscience et/ou se refuse à admettre que c’et l’entité sioniste qui agresse les occupants légitimes depuis fin 1947

    « Sur beaucoup de dossiers, ils (les USA) se sont alignés sur Israël, et sur le lobby sioniste ».
    C’est, hélas, beaucoup trop vrai et démontré par des politiciens ou fonctionnaires ou analystesusaméricains eux-mêmes

    « ….En conclusion, qu’en est-il du cas du soldat franco-israélien Gilad Shalit, considéré par certains comme un otage ? »

    Doit-on aller jusqu’a souhaiter que le Hamas fasse prisonniers d’autres soldats et/ou des civils et obtiennent de les rendre bien vivants contre les 11 à 12 000 prisonniers parfois « militaires », plus souvent civils palestiniens

  • permalien Abou-y :
    23 décembre 2008 @12h37   « »

    La solution du conflit "Israëlo-palestinien" qui est en réalité "Israëlo-arabe" n’est plus possible sur une base négociée. D’un coté Israël n’a plus le choix aujourd’hui que la fuite en avant, l’implosion de la société israélienne est sur le bord du chemin, construire une société sur des bases criminelles s’ avère finalement autodestructeur. Le problème des colonies est à lui seul révélateur de cette situation piégée, dont tout le monde reconnait l’illégitimité y compris Ehud Olmert et le blocage qu’elle induit, mais personne ne sait comment la défaire.

    De l’autre coté la souffrance du peuple palestinien est celle de tout le monde arabe, à la foi en raison de la violence quotidienne subie par les palestiniens et la symbolique coloniale que cela représente. Mais surtout après quelques décennies d’espoir d’une construction démocratique de leurs sociétés, les peuples arabes se retrouvent face à des régimes hyper-corrompus aux antipodes des causes à défendre, voir même alliés d’un occident qui se mue ennemie de ces peuples en entravant leur progrès. Israël se révèle être un moyen de violence dans cet exercice. Progressivement ce conflit s’installe comme une obsession la mentalité de populations, sa solution passera par l’élimination de tous ces régimes. Autant s’attendre à un cycle de violence élargie qui emportera probablement Israël. les palestiniens résisterons mais ne parviendrons jamais seul à aucune forme d’indépendance.

  • permalien farouks :
    23 décembre 2008 @14h49   « »

    Mr Mechaal se montre généreux en s’alignant sur la proposition de paix de la Ligue Arabe de 2002 à Beyrouth. Les frontières de 1967, laisse à Israel 78% de la Palestine, et avec cela les Israeliens ne sont pas satisfaits.Que faire ?Y a-t-il une volonté de paix israelienne ?Je ne le crois pas.A chaque fois nouvelle frappe et nouvelles colonies, et après. Pourquoi la communauté internationale n’a pas soutenu cette initiative ,qui a l’avantage d’être claire et définie. Pourquoi Mechaal et les pays arabes n’ont pas choisi la résolution de l’ONU de 1947 numéro 181 qui donne à Israel 55% de la Palestine avec un statut international pour Jérusalem ?C’est dommage que ce ne soit pas Boudha qui soit né à Jérusalem,on aurait épargné des guerres et des raisons pour les faire.

  • permalien K. :
    23 décembre 2008 @14h55   « »

    L’agence de presse AP, en anglais, rapporté par ce site :

    Dans une interview avec la chaîne de TV d’Israël Channel 10, le dirigeant du Hamas Mahmoud Zahar a indiqué que le Hamas est intéressé à renouveler la trêve avec Israël.
    "Le prix est la vie du peuple palestinien", a-t-il dit, demandant un approvisionnement régulier en denrées alimentaires et en électricité en provenance d’Israël en même temps que l’arrêt des actions militaires israéliennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

    Israël n’a pas accepté de mettre un terme aux opérations en Cisjordanie dans le cadre de la trêve, qui a expiré vendredi, et les responsables israéliens ont refusé de commenter l’interview.

  • permalien Sophie@amispal.org :
    23 décembre 2008 @22h02   « »

    La logique absolue voudrait que le Hamas parle de plein droit des frontières d’avant la résolution le 29 novembre 1947 (Résolution 181)

    En effet juridiquement,, c’st démontré par un des juristes palestiniens présent à New York qui parla au nom des Arabes, Henry Cattan, d’après sa Charte, l’ONU n’avait pas le droit de voter cette résolution non pas du partage (comme c’est écrit trop souvent), non pas du plan de partage, mais d’une recommandation d’un plan de partage

    Juridiquement, c’est dans valeur

    Et en prime tous les votes n’étaient pas « de bonne foi », puisque trois votes au moins ont été extorqués par pression (Libéria, Haïti et Philippines). Et la France a non seulement été l’objet d’un chantage (Pas de plan Marshall), mais Weizmann (qui devait devenir le premier président de l’entité sioniste) a fait intervenir le très influent franco-juif socialiste Léon Blum auprès d’Auriol pour que Parodi ne s’abstienne pas selon la consigne de notre ministre des affaires étrangère Georges Bidault. Quant à la Belgique son représentant a voté contre l’avis d’une au moins, c’est sûr, de ses commissions parlementaires (celle des députés)

    Il fallait, vu les 13 voix contre sur 46 « exprimées » plus de 31 voix : faites le compte

    Incontestablement , en plus d’être illégitime, ce vote d’une recommandation non prescriptive a été truqué par les sionistes avec l’aide de Truman, Staline . Et il faudrait leur rappeler à chaque fois et le faire savoir

  • permalien K. :
    23 décembre 2008 @23h08   « »

    Commentaires de déclarations de R.Prasquier” :

    On entend souvent, à tout propos, dans la bouche de quelques personnes, toujours les mêmes, l’argument comparatif... et cet argument opère dans certaines sphères de pouvoir. C’est vrai : quantitativement et dans l’horreur, il y a pire. Mais à qui et à quoi Israël veut-il se comparer ? au Darfour ? au Zimbabwé ? à la RDC ? au Rwanda ? Quel niveau de massacres leur faut-il, à ce pays "démocratique" et à ses porte-parole, pour estimer qu’il y a quelque chose de "fondamental" sur lequel il ne faut "pas faire de compromis" ? Israël, si généreux, si soucieux des droits humains, que ne se compare-t-il à la Suède, à l’Angleterre, à la France, bref aux pays de l’Union européenne d’aujourd’hui auxquels il fait la cour – avec un succès certain – pour qu’ils renforcent leurs liens avec lui (afin que l’Europe lui garantisse encore plus d’impunité) ?

    Et si l’on veut faire des comparaisons, quel autre pays a été créé à la suite d’une décision de l’ONU ? Même dans le monde aussi imparfait que notre monde d’aujourd’hui, où le principe d’égalité est mis à mal plus que jamais depuis 1945, quel autre pays bénéficie d’une aussi criante impunité pour les violations, au su et au vu de tous, des décisions de l’ONU, de ses principes et de ses valeurs ?

  • permalien guitl :
    24 décembre 2008 @10h23   « »

    commentaires aux “Commentaires de déclarations de R.Prasquier”

    parmi les pays crées de toutes pièces, Monsieur K.

    le premier, au dix neuvième siècle, la Belgique -
    La Bosnie-Herzégovine

    Chypre - son indépendance permet que ce territoire ne soit la propriété ni de la Turquie ni de la Grèce (à mon avis)

    Érythrée : un petit morceau d’Ethiopie

    La Fédération de Russie

    La Jordanie : Création de la Jordanie, le 24 avril 1950 : "La Jordanie naît de la division de la Palestine qui était sous mandat britannique

    Le Liban : on demande aux syriens ?

    L’Afrique, dont la majorité des nations ont été crées par les occidentaux, qui ne se sont préoccupés que de leur pouvoir, et non pas de la séparation des ethnies et tribus, ce qui provoque encore à l’heure actuelle la plupart des conflits.

    Les conséquences de ces créations d’états :

    En plus de provoquer la mort de millions de gens, les conflits en Afrique déplacent aussi des millions de
    personnes. L’Afrique compte le plus grand nombre de réfugiés et de personnes déplacées à l’intérieur de leur
    pays.

    En 1999, l’Afrique était le théâtre de plus de la moitié des conflits armés se déroulant dans le monde ;

    La décolonisation a provoqué des litiges frontaliers nés de l’identification d’un territoire mal défini

    les litiges frontaliers nés de l’identification d’un territoire mal défini

    Ce fut à Berlin, en 1884-1885, que les six grandes puissances européennes de l’époque (la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Belgique, l’Espagne et le Portugal), en se partageant l’Afrique, en modifièrent du coup durablement et profondément la cartographie. Ainsi furent créés arbitrairement, d’abord de simples territoires, puis plus tard des États ethniquement, socialement, historiquement et culturellement hétérogènes.

    http://www.saes.sn/Contenu/?q=node/2

    Par contre, un pays a disparu, le Tibet, que personne ne cherche, d’ailleurs.

    Un autre, le Darfour. Celui-ci, aucun arabo-musulman ne le pleure.

  • permalien guitl :
    24 décembre 2008 @11h08   « »

    Entre 1993 et 1997, les recettes totales de l’aide en Afrique ont baissé de près de 13 %, passant de 21,5 milliards de dollars à 18,7, et dans des proportions semblables pour l’Afrique subsaharienne (de 17,3 milliards de dollars à 15,1).

    Au lendemain de la Conference de Madrid (octobre 1991) et des accords de paix d’Oslo (septembre 1993) entre Palestiniens et Israeliens, la communaute internationale s’est engagee a apporter, entre 1994 et 1998, une aide de 14 milliards de FF aux Palestiniens afin de soutenir le processus de paix,

    http://doc-iep.univ-lyon2.fr/Ressou...

    (« C’ est un pic, c’est un cap, que dis-je : un cap ? C’est une péninsule ! .."
    Cyrano de Bergerac)

  • permalien Momo :
    24 décembre 2008 @11h12   « »

    quelle est la différence d’un état crée par l’ONU, par comparaison d’un état admis à l’ONU ?

  • permalien
    24 décembre 2008 @11h20   « »
    @momo

    La réponse cest Israël

  • permalien guitl :
    24 décembre 2008 @11h26   « »

    réponse à Momo trop intellectuelle, moi pas avoir compris.

    Bon, ce n’est pas le but de mon message.

    Je veux souhaiter de bonnes fêtes de Noël aux chrétiens, un Noël de paix et d’amour, comme c’est la coutume.

    Et pour les Juifs, de bonnes fêtes de Hanoucca, et pareillement paix et amour.

  • permalien Gisor :
    24 décembre 2008 @12h02   « »

    Rien à dire ; c’est comme d’hab :

    - un discours en direction de l’occident que des propagandistes zélés crédules ou complices relaient complaisamment

    - un discours en direction de l’Orient promettant la fin de l’"entité sioniste" et agissant sur le terrain pour l’obtenir !

  • permalien Sébastien :
    24 décembre 2008 @16h14   « »

    Sur le droit au retour il faut voir plusieurs choses.

    La loi du retour israélienne est une loi interne à l’Etat hébreux, qui peut accueillir chez lui qui il veut, (dans les frontières de 1967).

    Si un Etat palestinien voit le jour il pourra accueillir qui il voudra, ce sera sont problème.

    Pour le droit au retour en Israël même c’est autre chose.

    Ceux qui ont vécu personnellement la Nakba, (il ont donc au moins 60 ans), ceux la ont pleinement droit au retour.

    Ce n’est pas pareil pour leurs décendants, car ils ne peuvent revendiquer individuellement un droit au retour dans un pays indépendant ou ils ne sont pas né et ou ils n’ont jamais vécu.

    On ne transmet pas le droit au retour car il est n’est d’une offense personnelle, par contre ont transmet les terres et les maisons dont ont à le titre de propriété.

    De toute façon nous pouvons espérer un compromis sur la question se ferra, avec évidement en ligne de mire le rapport de force.

  • permalien Sébastien :
    24 décembre 2008 @16h17   « »

    Le discours de Mechal montre le réalisme du Hamas, il sait qu’il ne peut aller au dela de la ligne verte, même si des échanges de territoires peuvent se faire.

    Au pouvoir vous devez voir le réel en face, c’est ce que fait le Hamas.

  • permalien farouks :
    24 décembre 2008 @16h41   « »

    Je ne sais pas si guilti joue ou est serieux dans sa propagande .La différence avec les pays cités est énorme.Dans aucun de ces pays créés, on n’a expulsé les autochtones, les indigènes.Dans aucun de ces pays, an n’a forcé les gens à s’exiler.Dans aucun de ces pays on détruit les villages pour effacer la mémoire. Dans aucun de ces pays on n’a inventé des lois grotesques :loi sur les absents, loi sur les présents absents et bien sûr leurs propriétés.Dans aucun de ces pays on n’a promulgué une loi disant que seuls les juifs sont citoyens à part entière de la nouvelle entité créée de toute pièce sur base religieuse et mythlogique.Aucun de ces pays n’a prétendu êtrte le peuple élu pour occuper, chasser et décimer .Dans aucun de ces pays on ne pratique l’apartheid jusqu’au Pogrom.Aucun de ces pays n’a continué à pousser ses colonies au- delà de ses frontières.Aucun de ces pays ne nourrit la purification ......on peut encore continuer longtemps .Mais au fond quelle la solution pour Israel.On n’a jamais entendu une proposition claire ,définie,sauf celle des ultrareligieux : le grand Israel ,c’est-à-dire aucune place aux palestiniens.Le pire viendra-t-il après les prochaines élections ?
    Il ne faut pas oublier de souhaiter un joyeux Noel aux Palestiniens chrétiens et aux autres Palestiniens:Jésus étant un grand prophète pour les musulmans comme Moise d’ailleurs.

  • permalien guitl :
    24 décembre 2008 @20h04   « »
  • permalien K. :
    24 décembre 2008 @21h02   « »

    Zvi Bar’el :

    “C’est le Hamas qui décide” :

    « Three years have gone by since the last Palestinian Authority elections, elections that not only led Hamas to power, but created the possibility for Hamas and Israel to reach a maximum agreement. Not recognition, but practical cooperation. Not peace, but co-management of projects. Israel preferred principles and ideology over politics ; symbols over tactical wisdom. Now Israel is the one with its binoculars trained on Gaza, to find out what Hamas will decide. »

  • permalien K. :
    24 décembre 2008 @21h05   « »

    Joyeux Noel à tous.

  • permalien Yann :
    25 décembre 2008 @12h37   « »

    Israël fait preuve de retenue : pas de frappe sur Gaza pendant Noël.

    Quel humanisme !

  • permalien Gisor :
    25 décembre 2008 @14h59   « »

    @ Yann,

    Par contre la branche armée du Hamas, elle, n’a pas hésité a déversé un déluge de missiles dans le sud d’Israël pendant la nuit de Noël. Des humanistes, on vous dit et répète... .

  • permalien Yann :
    25 décembre 2008 @15h52   « »

    Mais non !... Des bar-bares. On vous le dit et vous le répète... Ne faîtes pas semblant !... Des bar-bares, vous dis-je.

    Et Israël ne se défend même pas contre ces bar-bares pendant Noël... Quel humanisme ! (L’humanisme, dernier rempart contre la barbarie écrivait Edward Said)

    Il n’y a plus aucun respect des traditions...

  • permalien Ph. Arnaud :
    25 décembre 2008 @19h09   « »

    @ Gisor

    Vous raisonnez faux de bout en bout.

    1. Contrairement aux légendes pieuses entretenues chez les soutiens inconditionnels d’Israël, l’Etat hébreu n’a jamais été "un pauvre petit Etat vaillant environné de multitudes haineuses, envieuses et paresseuses acharnées à sa perte". Cela, c’est de l’image d’Epinal ! Dès la guerre de 1948, la supériorité militaire d’Israël sur ses voisins arabes (je ne parle même pas des Palestiniens) a été manifeste, y compris au point de vue des effectifs. L’expérience des anciens soldats ayant combattu dans les armées alliées (y compris comme officiers) et les livraisons d’armes soviétiques conféraient aux Israéliens une supériorité qui n’a fait que s’accroître au fil des décennies.

    2. La chaîne des causalités commence d’abord au sort complètement injustifié fait à Gaza par Israël, et non l’inverse. Vous raisonnez comme on raisonnait jusque dans les années 1950 pour les westerns : où les Indiens (parce que "sauvages") étaient toujours les méchants. Jusqu’à ce qu’on connaisse la vérité. Les tirs du Hamas sont des ripostes, pas des attaques.

    3. Le rapport des pertes entre Israéliens et Palestiniens est disproportionné au détriment des Palestiniens, y compris en victimes civiles, y compris en enfants. Vous plaquez sur les Palestiniens les mêmes schémas que la droite plaquait sur le FLN durant la guerre d’Algérie : celui de hors la loi luttant contre un pouvoir légitime, ce qui est faux.

  • permalien guitl :
    25 décembre 2008 @19h37   « »

    PH Arnaud, Israël est un pays qui siège à l’ONU, attaqué par ses voisins ; je ne vois pas où est la faute d’Israël quand il se défend ?
    Recevoir des quassams de la part des islamistes est une obligation religieuse, ou quoi ?

    Les Palestiniens des Territoires ont passé un excellent Noël au fait. J’avais peur que vous vous fassiez du souci pour eux, alors je vous le dis ; le tourisme est en augmentation, le chômage en baisse, le curé de Beth-lehem a fait le plein de son église et des chambres à louer. Il espère faire mieux l’an prochain avec l’aide de D’ieu.

  • permalien Ph. Arnaud :
    25 décembre 2008 @19h55   « »

    A Guitl

    Ce que vous n’arrivez pas à vous mettre dans la tête, c’est que l’Etat d’Israël, dans la forme qu’il revêt depuis 1948, est une entité coloniale. Et qu’il est une entité coloniale créée précisément à l’époque où la conscience de l’injustice coloniale était la plus aiguë. A cet égard, pour les Arabes, il était - et il demeure - une véritable provocation.

    Il y a quelque chose de fondamentalement faux (et de pervers) dans la façon dont vous raisonnez. Vous avez sans cesse en tête l’idée de propriété. Vous vous comportez comme ces propriétaires allemands, réfugiés à l’Ouest et qui, à la chute du Mur de Berlin, sont revenus à l’Est en priant leurs compatriotes de l’Est de déguerpir de leurs immeubles. Comme si le droit de propriété était imprescriptible, comme s’il permettait de satisfaire tous ses caprices sans scrupules...

    Vous vous imaginez que les juifs ont un droit (fondé où ?) imprescriptible sur les territoires entre Méditerranée et Jourdain et que les gens qui vivaient là depuis des millénaires n’étaient que des squatters. Mais, en 1948, a-t-on demandé l’avis du monde arabe ? A-t-on demandé l’avis du monde musulman A-t-on demandé l’avis du tiers monde ? Que nenni ! Tout ce monde était sous la sujétion du monde occidental et la création de l’Etat d’Israël n’a été le fait que des vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. On n’a jamais demandé leur avis aux premiers intéressés...

  • permalien guitl :
    25 décembre 2008 @20h42   « »

    Mais tout vous provoque ; vous voulez que l’on refasse le monde à votre image, PH. Arnaud ? Ce sera un monde injuste pour la femme, pour les gays, pour les non-musulmans vivant dans les états musulmans.
    Nous n’aurons plus le libre droit de critiquer les religions.

    Il faudra, pour qu’existe une Nation, qu’elle se plie à vos désirs, aux lois de la Sharia.

    Je vous informe que les arabes d’Israël ont plus de droits en Israël que les juifs des pays arabes.

    Je vous signale qu’un état colonial "Autrefois symbole de la puissance militaire et économique des peuples qui le pratiquaient, le colonialisme a été finalement reconnu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale comme une relation inégalitaire s’opposant au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes "

    wikipedia.

    Israël n’est ni la copie de la première version, ni de la seconde version ; les palestiniens d’Israël ont le droit de vote, de voyager, le droit d’aller à l’université sans numerus clausus, ils ont des droits et moins de devoir que les Juifs d’Israël qui doivent de plus faire l’armée.

    Et ils ont également plus de droits que les arabes des pays arabes.

  • permalien guitl :
    25 décembre 2008 @20h47   « »

    Et si j’ai bien compris, vous allez décider, vous, pays arabo-musulmans, qui a le droit de vivre et mourir, et comment vivre et comment mourir ?

    Vous vous croyez encore au 13eme siècle ?

    Depuis vous êtes redescendu de votre carrosse.

    Je vous signale qu’Israël est classé 26eme à l’indice du développement humain ; et que les seuls pays arabes qui le dépassent sont producteurs de pétrole.

  • permalien Ph. Arnaud :
    25 décembre 2008 @20h54   « »

    @ Guitl

    Vous répondez à côté de la question, et par des arguties.

    - L’invocation des "avantages" des Arabes israéliens pzrticipe de la même entourloupe que celle des racistes qui disaient que les avantages des Noirs, dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, étaient supérieurs à ceux des Etats africains indépendants : on s’en fiche ! En fait, ils étaient inférieurs (et de beaucoup) à ceux des Blancs, et il n’y a que cela qui compte. En Israël, les Arabes israéliens ont, de facto, sinon de jure, une situation inférieure à celle des juifs. Et cela sans préjudice de celle des Palestiniens, qui ont une condition d’ilotes...

    - Votre explication n’ôte absolument rien au caractère colonial de l’Etat d’Israël. Et je vous rappelle que, durant des siècles, les juifs d’Espagne expulsés par les Rois catholiques ont trouvé havre et réconfort dans l’empire ottoman, comme le signale Elias Canetti.

    - Toutes vos autres explications relèvent de la même phraséologie colonialiste : on a bien fait d’ocuper cette terre parce que les Arabes sont de vilains oppresseurs. On connaît la chanson : la colonisation était grande, belle et généreuse parce que les sauvages étaient anthropophages, qu’ils adoraient de faux dieux et forniquaient en public...

  • permalien K. :
    25 décembre 2008 @20h56   « »

    Selon le quotidien pan-arabe “Al Quds al Arabi” cité par le Ha’aretz, les Egyptiens auraient signifié aux Israéliens qu’il ne voyait aucun inconvénient à ce qu’une offensive israélienne soit menée contre Gaza.

  • permalien Gisor :
    25 décembre 2008 @21h50   « »

    @ Yann,

    On pourra retrouver tout l’humanisme dont est capable le Hamas dans sa charte qui, si je ne m’abuse, n’est pas caduque.
    Tout le reste n’est que baratin en direction de l’Occident : La charte du Hamas

  • permalien Yann :
    25 décembre 2008 @21h59   « »

    "Le responsable n’est pas le terroriste, mais celui qui a agi de telle sorte qu’il y ait un poseur de bombe."

    (Michel Onfray, Toute idée remuée devient une aurore, Siné Hebdo du 24/12/08)

  • permalien guitl :
    25 décembre 2008 @22h20   « »

    Il y a toujours eu, entre deux massacres fomentés par les arabo-musulmans, des Juifs en Israël -
    Nous n’avons pas trouvé d’autres réconfort de votre part que le viol, le pillage, et les vexations, en pays arabo-musulman.

    Une migration humaine est un déplacement d’un lieu de vie d’individus. C’est un phénomène aussi ancien que l’humanité, et la terre est ronde. Nous sommes revenu à notre point de départ ; les arabes ceux que vous appelez palestiniens sont en fait les descendants des croisés, des esclaves des turcs et des arabes.
    Ils sont arabisés, mais ne sont pas arabe.
    Et le pays des arabes, c’est bien loin, à pied, du pays d’Israël.

    Les juifs des pays arabes que vous avez expulsés n’ont jamais demandé à faire leur alya - les chrétiens que vous avez expulsé ne sont pas devenu sioniste.

    l’exode oublié

  • permalien guitl :
    25 décembre 2008 @22h22   « »

    le responsable n’est pas le soldat qui tue les terroristes, mais les terroristes qui obligent une population à se défendre.

    et on peut retourner le concept toute la journée. Très fort, Michel Onfray.

  • permalien Yvan :
    25 décembre 2008 @22h40   « »

    Il y a toujours eu, entre deux massacres fomentés par les arabo-musulmans, des Juifs en Israël - Nous n’avons pas trouvé d’autres réconfort de votre part que le viol, le pillage, et les vexations, en pays arabo-musulman.

    Guitl, je crois que Google est antisémite. Quand je frappe "massacre palestiniens israéliens", voilà le résultat : résultat.

    Pouvez-vous nous éclairer sur ces massacres réguliers ?

  • permalien Matt :
    25 décembre 2008 @22h46   « »

    @ Guitl

    Voici ce dont a vraiment besoin Guitl (Volodia)

    Et milles mercis à Ph. Arnaud pour ces commentaires. Amicalement.

  • permalien Yann :
    25 décembre 2008 @22h54   « »

    L’oeuf ou la poule ?

    Le monde va-t-il mal parce qu’il y a des terroristes ou y a-t-il des terroristes parce que le monde va mal ?

    Question d’éthique...

  • permalien Eric :
    25 décembre 2008 @23h19   « »

    à Gusil

    "Une migration humaine est un déplacement d’un lieu de vie d’individus. C’est un phénomène aussi ancien que l’humanité, et la terre est ronde."
    Autrement dit ça n’est pas grave ? Comme disait ma grand mère, il vaut mieux lire ça qu’être aveugle...

    "Nous sommes revenu à notre point de départ"
    ça n’est pas l’avis de Shlomo Sand (http://contreinfo.info/article.php3...).

    Par ailleurs j’ai entendu dire (bruits de couloir peut être !) que la reflexion dans le monde politique sioniste commençait à prendre en compte l’effacement des USA dans les relations internationales. Dans la mesure où l’équilibre de la terreur existant à l’heure actuelle arriverait alors à son terme peut être serait il temps même pour les sionistes enragés d’essayer de diminuer la frustration que plus de 50 ans de domination ont généré. Les retours de baton contre les ex-dominants n’ayant plus les moyens de leur unilatéralisme sont souvent sanglant.
    Puisque vous êtes là, en tant que sioniste enragé, pouvez vous me donner votre point de vue là dessus ? Merci.

  • permalien Eric :
    25 décembre 2008 @23h20   « »

    pardon je voulais écrire à Gutil !

  • permalien Matt :
    25 décembre 2008 @23h47   « »

    @ l’irrésistible Guitl

    Je vous signale qu’Israël est classé 26eme à l’indice du développement humain ; et que les seuls pays arabes qui le dépassent sont producteurs de pétrole.

    Ben oui, Moïse aurait dû tourner à droite, et non monter au Nord. Pas sûr qu’il fut bien inspiré.

  • permalien guitl :
    26 décembre 2008 @00h24   « »

    Un cerveau juif rapporte plus que du pétrole arabe, c’est ma conclusion. Moïse a pris la bonne direction.

  • permalien guitl :
    26 décembre 2008 @00h27   « »

    1492. Communauté juive de Touat au Maroc massacrée ; synagogues détruites.

    1560 Joseph Nassi est parmi les courtisans proches de Soleman 1er le magnifique. Il le pousse à choisir Selim comme héritier du trône au détriment de son autre fils, Bayazid. Proche de Selim, il est promu par celui-ci membre de la garde royale, après sa victoire sur son frère. Soleman, quant à lui, offre à Joseph Nassi la ville de Tibériade en Galilée avec de nombreuses terres cultivables, pour en faire un domaine destiné exclusivement à l’immigration des Juifs. Il pense alors réaliser son projet en implantant à Tibériade la culture de vers à soie, produit précieux et demandé dans toute l’Europe. Il met également en place la logistique afin d’amener d’Italie les Juifs convertis de force au christianisme.

    1608 Persécution pendant deux ans des juifs de Taroudat par les Berbères.
    - 
    1622 persécutions contre les juifs en Perse
    - 
    1656 conversions forcées des juifs en Perse

    1656-61 - les Juifs chassés sont chassé d’Ispahan

    1676. Expulsion des juifs de Sanaa au Yémen.

    1700 Massacre des juifs au Yémen

    1700 à 1786 juifs expulsés de Jeddah et se réfugient au Yémen

    1790 Massacre de juifs à Tétouan
    - 
    1805. Pogrom contre les juifs d’Alger après une famine
    Exil des juifs d’Alger vers Tunis et Livourne
    - 
    1806 Expulsion par fatwa des juifs de Sali au Maroc
    Interdiction pour les juifs marocains d’avoir des vêtements occidentaux
    Les janissaires du dey d’Alger massacrent et pillent dans le quartier juif
    Les juifs d’Alger sont forcés à lutter contre une invasion de sauterelles.

    1807 Expulsion des juifs de Tétouan

    1815 Les juifs d’Alger sont forcés à lutter contre une invasion de sauterelles.

    1828 Massacre de juifs à Bagdad

    1830 Tabriz : 400 Juifs égorgés.
    -
    1834 - Pillage à Safed

    1839 Conversions forcées et massacre de juifs à Meshed (Iran)
    - 
    1840 Massacre de juifs à Damas - affaire des meurtres rituels
    - 
    1848 Disparition totale des juifs de Machhad en Iran
    - 
    1852 Profanation de la synagogue de Naplouse par des soldats turcs
    - 
    1854 Pogrom antijuif à Demnate au Maroc
    - 
    1867 Massacre de juifs à Barfurush (Iran) Milieu du 18èm siècle
    Les sultans du royaume de Boukhara entament une série de campagne d’islamisation forcée

    ce n’est qu’un extrait, j’avais peur de vous fatiguer. Voici l’une des raisons de l’alya des Juifs des pays arabes.

  • permalien guitl :
    26 décembre 2008 @00h29   « »

    quelques unes, pardon pour cette faute grossière -

  • permalien Zak B. :
    26 décembre 2008 @05h30   « »

    Guilt,

    Être capable de lire la réalité du terrain aidera réellement à l’établissement d’une paix juste et durable dans la région, pour tous les enfants, pas seulement pour les israéliens comme l’administration de Tel-Aviv le prétend.

    À cet effet, il conviendrait de ne pas mettre dans le même panier le colonisé et le colonisateur, l’agressé et l’agresseur, l’opprimé et l’occupant. Je vous rappelle, tout simplement, que l’armée d’Israël n’est pas autre chose qu’une armée d’occupation coloniale, malgré le petit nom de sympathie dont on prétend l’affubler.

    ************

    le responsable n’est pas le soldat qui tue les terroristes, mais les terroristes qui obligent une population à se défendre.

    Le génocide de 6 000 000 et les massacres des Juifs ne sont pas contestés. Mais ils ne peuvent être une cause ou un prétexte pour déposséder un peuple de sa terre en l’éliminant physiquement et en l’expulsant. Bien au contraire même, ils devraient être une source de compassion.

    C’est l’occupation qui engendre la résistance et non pas l’inverse.

    Un peuple bafoué, écrasé, à qui ont dénie tout droit à la vie n’a pas de choix : il faut qu’il résiste. To exist is to resist.La seule arme en sa possession est le recours à l’Intifada, à la guérilla. Résister à une occupation n’est pas un droit, c’est un devoir.

    Ce peuple n’est-il donc pas le digne héritier de David ?

    C’est tout simplement le recours à la fronde contre l’arrogance d’une puissance nucléaire surarmée et qui pratique la désinformation à outrance.

    Pourquoi une telle approche fait-elle de David un héros adulé et des palestiniens, une erreur ?

    ********

    Enfin,oui,tout comme le peuple palestinien, et les peuples de la région, le peuple israélien a le droit à la sécurité et à une vie meilleure.

    Pour cela, il suffit à ses dirigeants d’accepter de vivre en bon voisin avec tous leurs riverains, et, notamment, le peuple palestinien.

    Ceci signifie le respect des différentes résolutions de l’ONU, et l’arrêt dans l’appropriation unilatérale des terres des petits paysans, quelles que soient leurs origines.

    Mais tout cela ne sera envisageable qu’à partir d’un affaiblissement de l’aide US, de l’arrogance US et de la diminution du sentiment de culpabilité de l’Europe de l’Ouest depuis le génocide des Juifs, et d’autres ’’races ’’

    Salutations !

    Zak B.

  • permalien Yvan :
    26 décembre 2008 @07h55   « »

    @Guitl

    1867 Massacre de juifs à Barfurush (Iran) Milieu du 18èm siècle Les sultans du royaume de Boukhara entament une série de campagne d’islamisation forcée

    Je souhaite que l’année 1868, apportera une trêve aux "cerveaux juifs" (bravo les références à Eugen Fischer ) dans les massacres d’israéliens par les arabo-musulmans.

    Je n’avais pas compris que vos propos s’inscrivaient dans le cadre d’un appel à la haine raciale. Peut-être qu’en choisissant un blog consacré à l’actualité (bientôt en 2009)au Proche Orient, vous vous fourvoyez ?

  • permalien guitl :
    26 décembre 2008 @09h52   « »

    Ivan je n’ai rien compris à votre message. Peut-être me suis-je levée trop tôt ?

    vous aimez mieux le pétrole que les cerveaux, c’est ça ? on fait avec ce que l’on a. Je ne connais pas le monsieur dont vous parlez, à une époque c’était une marque de dessert.

  • permalien Zulfikar :
    26 décembre 2008 @10h53   « »

    Bonjour à tous,

    Un cerveau juif rapporte plus que du pétrole arabe, c’est ma conclusion. Moïse a pris la bonne direction.

    Le cerveau juif de Bernard Madoff a " rapporté " (fait perdre)plus de 50 milliards de dollars US à ces clients, dont bon nombre étaient des associations caritatives juives. Parmi les victimes de sa matière grise : Steven Spielberg

    A ce rythme, on risque la fuite des cerveaux.

    Sans rancune, Guitl (Vvolodia). Tiens, cela me fait penser au personnage issu du roman de Simone Signoret Adieu Volodia.

  • permalien Sébastien :
    26 décembre 2008 @11h03   « »

    Arnaud « Comme si le droit de propriété était imprescriptible, comme s’il permettait de satisfaire tous ses caprices sans scrupules... »

    Ben le droit de propriété est imprescriptible, du moins dans le droit occidental, c’est vrai qu’a la chute du Mur de Berlin des gens ont retrouvé leur propriété 45 ans après, ce qui n’a pas été sans problèmes. Idem dans l’ex URSS 74 ans après

    En suite une idée reçue : l’Etat d’Israël crée de toute pièces par l’ONU.

    En partie vrai mais en partie faux, car au moment du vote de la résolution 181, les palestiniens juifs,(c’est comme cela qu’on les appelaient), avaient déjà les bases d’un Etat. Le foyer national juif n’était pas un Etat, mais il avait une administration propre, base d’un Etat.

  • permalien Sébastien :
    26 décembre 2008 @11h40   « »

    En suite je constate que les ennemis des israéliens s’acharnent à comparer Israël à un simple fait colonial, pourtant l’histoire de la création de la création de l’Etat hébreux ne ressemble à aucun autre exemple connut dans le monde.

    Le sionisme est une opinion politique, il n’y a pas plus de nationalité sioniste qu’il n’y a de nationalité communiste. Ont peut être colonisé par un Etat ou un peuple, difficile de l’être par une idée politique.

    Du début du sionisme à 1948 les juifs de Palestine ne peuvent pas être appelé autrement que futur israéliens, et non les sionistes, (un enfant ne peut pas être sioniste).

    En suite vous constatez que touts les épisodes coloniaux ont commencé avec une métropole colonisant un territoire, y compris les Pays Bas et le Royaume Uni en Afrique du Sud.

    Les israéliens ne peuvent pas être comparé au Pieds Noirs d’Algérie, car eux n’ont pas de métropole de replis, ni même aux Afrikaners, (blancs d’Afrique du Sud), car eux ont une mère patrie, (les Pays Bas ou pour certains la France). La langue des afrikaners est d’ailleurs issue du hollandais.

    Rien de tel pour les israéliens, et le sionisme ne peut même pas être comparé aux croisades, les croisés étant aux services de rois et de grands barons qui avaient le pouvoir politique et des armées. Le sionisme à ces débuts n’avait ni Etat, ni police, ni armée.

    Pour des colons les israéliens ont un aspect ne ressemblant à l’aucun autre colon.

    -  Langue et religion autochtone, l’hébreu étant plus ancien que l’arabe la religion juive précédant le christianisme et l’islam.

    -  Possibilité de revendiquer un passé plus ancien, les juifs ayant possédé la terre d’Israël/Palestine avant les arabes. D’ailleurs le mot Israël existait avant le mot Palestine, la preuve archéologique existe. D’ailleurs le Mur des Lamentations existait avant les autres lieux saints de Jérusalem.

    -  Pas de véritable métropole, les israéliens venant du monde entier mais étant liés par une mémoire commune : « L’an prochain à Jérusalem ». C’est compliqué à expliquer, mais les juifs/israéliens ont réussirent un retour à la terre d’origine, c’est un cas unique dans l’histoire.

  • permalien Sébastien :
    26 décembre 2008 @11h42   « »

    Pourtant les détracteurs d’Israël peuvent invoquer :

    Le besoin pour le sionisme d’avoir un protecteur : ce fut le Royaume Uni de 1917 à 1948.
    Sans cette protection la victoire du sionisme aurait été probablement illusoire.

    Le combat mené contre les arabes de Palestine, les futurs palestiniens, qui étaient la depuis au moins 13 siècles, qui ressemble au combat des cow boys contre les indiens.

    L’arrivée massive des juifs dans les années 1930 et surtout après 1945 à donné un sentiment d’être envahit par les arabes, ils avaient peur d’être submergé par une trop forte immigration juive.

    La perte pour le monde arabe d’un territoire, perte de souveraineté, mais aussi changement de population, ce qu’un intellectuel palestinien appelle le remplacement d’un peuple par un autre.

  • permalien  :
    26 décembre 2008 @12h18   « »

    Message spécial à K.

    Vis-à-vis de notre discussion sur la sionisme comme croyance ou même religion, la lecture de Vienne fin-de-siècle, Politique et culture de Carlo R. Schroske est éclairante. Le chapitre III, Un nouveau ton en politique, un "trio viennois" : il fait un parallèle entre Georg von Schoener, inventeur autrichien d’un antisémitisme furieux, qu’Adolf Hitler a admiré, Karl Lueger, fondateur du parti chrérien-social, antisémite, qui en a fini avec le bastion du libéralisme, la ville de Vienne, et Theodor Herzl, fondateur du sionisme.

    Conséquence pratique de cette conception dynamique de la politique, Herzl était décidé à en appeler non pas à l’intelligence, mais au coeur des juifs. Il fallait inventer des symboles qui éveillent les énergies pour affranchir les juifs de la pesancteur sociale. Au baron de Hirsch, philanthrope prudent et réfléchi, il citait en exemple l’unnification de l’Allemagne pour illustrer le rôle joué par l’irrationnel en politique. "Croyez-moi, la politique de tout peuple, et surtout s’il est dispersé de par le monde, n’est faite que d’impondérables. Savez-vous d’où le Reich tire son origine ? De rêveries, de chansons, de fantaisies et de rubans noir, rouge et or (...). Bismarck n’a eu qu’à secouer l’arbre que les visionnaires avaient planté." La survie même des juifs devaien être mis au compte du pouvoir d’un rêve, c’est-à-dire de leur religion, qui les avaient soutenus pendant deux mille ans. Aujourd’hui ils devaient concevoir un nouveau système symbolique, un État, un ordre social qui leur soient propres, et par-dessus tout, un drapeau. "Avec un drapeau on mêne les hommes où l’on veut, et même à la terre promise".

  • permalien  :
    26 décembre 2008 @12h25   « »

    Les militants palestiniens, pro-palestiniens et pacifistes israeliens devraient peut-être s’inspirer de cette conception (je dirais en sachant raison garder, ça c’est mon vieux fond kantien qui parle), et tâcher de concevoir une cause commune pour en finir avec le sionisme et l’oppression des Palestiniens (et des Juifs à l’intérieur de leur oppression : selon le principe que le dominateur est dominé par sa domination- et doit donc se libérer de la religion du sionisme pour en trouver une nouvelle meilleure).

    Rêver à une nouvelle conception de la politique post-sioniste, je dirais qui puisse inclure Juifs et Arabes sous un même drapeau.

    Qu’en pensez-vous ?

  • permalien Yvan :
  • permalien Gisor :
    26 décembre 2008 @14h14   « »

    @Aa,

    Rêver à une nouvelle conception de la politique post-sioniste, je dirais qui puisse inclure Juifs et Arabes sous un même drapeau.

    Qu’en pensez-vous ?

    Pour vous répondre, bien que vous ne vous adressiez pas directement à moi, je citerai Sartre qui en 1949 écrivait :

    « J’ai toujours souhaité et je souhaite encore que le problème juif trouve une solution définitive dans le cadre d’une humanité sans frontières mais, puisque aucune évolution sociale ne peut éviter le stade de l’indépendance nationale, il faut se réjouir qu’un état Israélien autonome vienne légitimer les espérances et les combats des juifs du monde entier. »

    Quarante ans après, il n’y a rien à ajouter et rien à enlever à cette citation. Elle reste furieusement d’actualité.

    On verra, peut-être un jour, lorsque les Palestiniens en seront arrivés au stade du post-nationalisme et auront abandonné leur fanatisme religieux.

  • permalien Gisor :
    26 décembre 2008 @14h35   « »

    Soixante ans après et pas quarante.

  • permalien Yvan :
    26 décembre 2008 @14h38   « »

    @Gisor,

    Quarante ans après, il n’y a rien à ajouter et rien à enlever à cette citation. Elle reste furieusement d’actualité.

    40 d’échecs devraient suffirent pour oublier cette funeste citation.

    Quand au bout de 40 ans il y a encore confusion entre “sioniste”, “juif” et “israélien”, l’appel à la raison est un constat d’échec.

    Ce n’est pas en rajoutant une couche en stigmatisant les voisins, qu’on résoudra ses propres contradictions.

  • permalien
    26 décembre 2008 @15h23   « »

    @ K.

    C’est bien Carl E. Schorske, l’auteur de Vienne fin-de-siècle, célèbre historien américain de la culture européenne et allemande en particulier.

    Comme avant lui Schoenerer et Lueger il [Hezl] combina des éléments archaïsants et futuristes por s’adresser aux masses- chacun des membres de ce trio critiquant au nom de la justice sociale les échecs du libéralisme. Tous trois rattachèrent également cette aspiration moderne à un retour à une communauté archaïque traditionnelle : Schoenerer, la tribu germanique ; Lueger, l’ordre catholique médiéval ; Herzl, le royaume d’Israel d’avant la Diaspora. Tous trois enfin, firent de leur idéologie le point de rencontre de "ce qui avançait" et de "ce qui reculait", de la mémoire et de l’espoir, dépassant ainsi les réalités du moment, insatisfaisante pour leurs troupes victimes du capitalisme industriel, qui allaient bientôt les intégrer : les artisans et les boutiquiers, les colporteurs et les habitants du ghetto.

    @Gisor

    Vous montrez bien, en tout cas, le visage du croyant sioniste dont je parlais à K. Mais votre visage me paraît si idéal-typique qu’il en est suspect. N’êtes-vous pas un provocateur ?

    Quant à la citation de Sartre : un seul mot : mais quel médiocrité montre-t-il une fois de plus, quelle conformité avec l’esprit de son époque, quelle erreur de jugement, quelle diformité dans le regard !
    Décidément, Jean-Paul Sartre fait vraiment partie des grands imposteurs de la pensée contemporaine !
    L’intellectuel minable...

  • permalien Sébastien :
    26 décembre 2008 @16h01   « »

    Qui êtes-vous pour insulter J.P Sartre ?

    Qu’avez vous faît ou écrit ?

  • permalien
    26 décembre 2008 @16h05   « »

    Vous avez raison, on ne devait pas dire du mal de ceux qui ont fait beaucoup, même beaucoup de mal, à moins d¡en avoir fait au moins autant, même du mal.
    Décidément il est bien difficile de s’en prendre à ses chers et grands écrivains et penseurs de la France éternelle.

    Toutes mes excuses à la grande bigoterie intellectuelle !

  • permalien Byblos :
    26 décembre 2008 @16h40   « »

    Si les Israéliens réalisent de force leur rêve insensé de « Grand Israël », ils seront emportés par la démographie d’ici 10 ans.

    S’ils se résignent à deux États séparés (par un Mur ?), ils seront emportés par la démographie d’ici 20 ans.

    Ils n’ont d’autre choix que de pacifier leurs rapports avec leurs voisins, de s’orientaliser au lieu de s’entêter à être les exécutants des bases oeuvres de l’Occident, d’accepter une patrie commune pluri-religieuse et pluri-ethnique, de partager avec leurs nouveaux compatriotes leurs savoirs et leurs savoir-faire, bref de devenir utiles à la région.

    Je persiste et je signe : un médecin juif qui soigne un enfant palestinien est plus efficace que cinq divisions blindées (juillet 2006 l’a prouvé). Et il coûte infiniment moins cher.

    Un dernier mot : l’Israël contemporain ressemble bien plus au royaume latin de Jérusalem qu’à ce qu’a dû être le royaume de Judas.

    À méditer.

  • permalien Sylvain :
    26 décembre 2008 @17h09   « »
  • permalien guitl :
    26 décembre 2008 @17h12   « »

    Byblos :
    26 décembre @16h40 « 

    Ils n’ont d’autre choix que de pacifier leurs rapports avec leurs voisins, de s’orientaliser au lieu de s’entêter à être les exécutants des bases oeuvres de l’Occident, d’accepter une patrie commune pluri-religieuse et pluri-ethnique, de partager avec leurs nouveaux compatriotes leurs savoirs et leurs savoir-faire, bref de devenir utiles à la région.

    Je persiste et je signe : un médecin juif qui soigne un enfant palestinien est plus efficace que cinq divisions blindées (juillet 2006 l’a prouvé). Et il coûte infiniment moins cher.

    Un dernier mot : l’Israël contemporain ressemble bien plus au royaume latin de Jérusalem qu’à ce qu’a dû être le royaume de Judas.

    À méditer.

    s’orientaliser, c’est à dire descendre 125ème à l’indice de développement humain ?

    vous n’arrivez même pas à vous supporter vous même, vos nations ressemblent à des champs de bataille, et vous voudriez que nous partagions votre quotidien ?

  • permalien Edouard :
    26 décembre 2008 @17h23   « »
    Un cerveau juif ??????????

    Comment peut-on démontrer, surtout après avoir lu Shlomo Sand,qu’on a vraiment un cerveau juif ?

    Si je suis certain que mes quatre grand-parents français ont tous des grands-parents polonais , par exemple, ce qui est déjà assez coton à prouver ,j’ai cerveau polonais ou français ?

    Parcontre avoir un cerveau sioniste,ça c’est démontrable !

  • permalien
    26 décembre 2008 @17h26   « »

    Que de mépris guitl...

    Le quotidien israelien est d’essayer de survivre à la folie neo-libérale, qui ôta beaucoup trop de protections sociales à nos concitoyens, qui doivent mandier et crouler sous la misère.

    C’est ça votre modèle ?

    Quant aux richesses, elles proviennent particulièrement des ventes d’arme et systèmes de sécurité.
    C’est ça l’idéal sioniste de Theodor Herzl ?

  • permalien Gisor :
    26 décembre 2008 @17h36   « »

    @ Byblos,

    Pour une grande majorité d’Israéliens, il n’est pas question du grand Israël mais d’un Israël dans des frontières sûres et reconnues par ses voisins.

    Je persiste et je signe : un médecin juif qui soigne un enfant palestinien est plus efficace que cinq divisions blindées (juillet 2006 l’a prouvé). Et il coûte infiniment moins cher.

    Ces considérations vous devriez les appliquer à vos amis Palestiniens car, et vous semblez l’ignorer, des médecins israéliens soignent des enfants palestiniens alors que dans le même temps des fanatiques du Djihad, utilisent les subventions qu’on leur octroient généreusement pour acheter des armes afin d’assassiner des Juifs.

    Ils n’ont d’autre choix que de pacifier leurs rapports avec leurs voisins, de s’orientaliser au lieu de s’entêter à être les exécutants des bases oeuvres de l’Occident, d’accepter une patrie commune pluri-religieuse et pluri-ethnique, de partager avec leurs nouveaux compatriotes leurs savoirs et leurs savoir-faire, bref de devenir utiles à la région

    Votre idée d’imposer une solution totalement irréaliste à deux populations qui n’en veulent surtout pas me fait penser à une phrase de La Rochefoucauld, je crois : l’amour, c’est vouloir donner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas.

    @K,

    Vous montrez bien, en tout cas, le visage du croyant sioniste dont je parlais à K. Mais votre visage me paraît si idéal-typique qu’il en est suspect. N’êtes-vous pas un provocateur ?

    Quant à la citation de Sartre : un seul mot : mais quel médiocrité montre-t-il une fois de plus, quelle conformité avec l’esprit de son époque, quelle erreur de jugement, quelle diformité dans le regard ! Décidément, Jean-Paul Sartre fait vraiment partie des grands imposteurs de la pensée contemporaine ! L’intellectuel minable...

    Il est clair que tous ceux qui n’adhèrent pas à l’idée de l’illégitimité de l’existence de l’état d’Israël et n’œuvrent pas à sa destruction par les mots ou les actes sont des minables. Vous comprendrez que vos jugements littéraires et philosophiques sont pour moi de peu d’intérêt ! J’ai l’intuition que derrière vos propos outranciers et ineptes se cache un agent provocateur du "sionisme international". LOL

  • permalien K. :
    26 décembre 2008 @17h37   « »

    @ Aª

    La paix. Tout ce que vous voulez, mais qui puisse conduire à une paix véritable. Véritable pour qu’elle puisse être durable. Et elle ne pourra l’être que si la dignité de toutes les parties est respectée. Je ne sais pas si en Israel il y a une seule et unique partie, mais dans les pays arabes, dans la plupart en tous cas, il y en a au moins deux : les dirigeants et leurs populations.

    Pour le sujet qui vous tient tant à cœur, je n’arrive pas à être convaincu, mais je vous répète que je ne possède pas les compétences nécessaires pour en débattre.

    Amicalement.

  • permalien
    26 décembre 2008 @18h24   « »

    Tout à fait d’accord, une paix véritable qui respecte toutes les parties, est la condition d’une paix durable.

    Bien que des amis "realistes" en vienne à vouloir me convaincre que deux États, un État palestinien sur les fonrières de 67 comme l’ont unianimement proposé les représentants palestiniens (à l’exception du jihad islamique), soit peut-être une solution.

  • permalien K. :
    26 décembre 2008 @19h15   « »

    - Comme en 2006 au Liban, la “gauche” israélienne (le Meretz en l’occurence) appelle à une action militaire contre Gaza.

    - “Le Hamas, une force armée devenue redoutable” selon le Ha’aretz traduit par le Courrier International.

  • permalien K. :
    26 décembre 2008 @19h22   « »

    « Nous avons rencontré l’ennemi. Et c’était nous. »

  • permalien guitl :
    26 décembre 2008 @20h01   « »

    Le Parlement de Gaza légifère ; et devinez quoi ?
    La main tranchée et des coups de fouet, et il faut ajouter celui de la crucifixion. Vous lisez bien : le parlement de Gaza, à l’aube de 2009, a réhabilité la peine de la crucifixion, comme au temps de l’empereur romain Néron.

    Le voleur se verra amputé des deux mains. Hommes et femmes pourront désormais être flagellés en public, démembrés, décapités, pendus.

    j’ai lu deux médias différents concernant ces nouvelles ; une précision, il n’y avait que 3 parlementaires pour le vote ; mais quand même.

  • permalien K. :
    26 décembre 2008 @20h20   « »

    @ Aª

    Voilà le genre d’arguments qui arrivent à me convaincre beaucoup plus personnellement quant aux moyens de parvenir à la paix.

    Patrick Lang (en réponse à un internaute israélien juif qui réfutait son affirmation voulant qu’Israël devait saisir la chance de paix avec la Syrie) :

    Tout d’abord, essayez d’échapper à la propagande et aux politiques motivées par des desseins belliqueux qui sont menées depuis des décennies dans le but de vous faire craindre et haïr les Arabes, les Iraniens, etc. Cette propagande a été forgée dans le but de vous rendre facilement contrôlable. Cela a admirablement fonctionné.

    (...)

  • permalien Un visiteur :
    26 décembre 2008 @20h39   « »
    67 ou 49

    Quelle est la différence physique et géographique entre les frontières de 67 et les frontières de 49,SVP ?

    Merci

    NB.Dans la mesure oùl’INU n’est pas censé reconnaitre des acquisions de territoire et donc des extensions de frontièrres dues à la guerre, pourquoi pas les frontières de 1947 , celle de la résolution 181 de l’ONU ?

  • permalien Byblos :
    26 décembre 2008 @21h33   « »

    J’ai deux choses à dire à Guitl, pas une de plus :

    1) C’est vous qui êtes en train de préparer plus que quiconque, par vos propos incendiaires, la fin d’Israël.

    2) Pour la montée possible de l’antisémitisme, regardez bien l’Occident : c’est là qu’est le danger. Et, au fond de vous-même, vous le savez très bien.

    Une fois de plus, les juifs viendront chercher refuge chez les Arabes.

  • permalien Lou :
    26 décembre 2008 @22h23   « »
    Roquettes israéliennes

    Attaques de roquettes tirées par des drones sur les Gazaouis
    (...)

    Sari Al-Sama’na, 9 ans, et son copain Safi Al-Sama’na, 8 ans, jouaient sur leurs vélos à 14h45 aujourd’hui lorsque le drone leur a tiré la roquette dessus. (...)

    Hamse Shaheen, 21 ans, est journaliste, il travaillait sur une terre agricole le 7 décembre, à 15h30, dans le secteur de Jabalia, lorsqu’une roquette est tombée à 2 mètres de lui. Il a perdu ses deux jambes à partir des hanches. Il nous a dit que son père avait été tué pendant le premier intifada, alors qu’il avait 7 jours, en 1987, et son frère de 20 ans a été tué par une roquette tirée par un drone il y a 4 ans, alors qu’il participait à un camp de jeunesse.(...)

    Mohammad Abd Nabi, journaliste à Radio Al-Qods, est allé à Beit Hanoun mardi dernier 16 décembre, pour faire un reportage sur une attaque d’hélicoptère Apache contre deux femmes ce jour-là. Il faisait signe à un taxi lorsque l’explosion d’une roquette lui a fracturé le bras, et l’a blessé à la tête et à la jambe.

    Zohair Washaha, 48 ans, a eu une fracture de la jambe et des lésions nerveuses après qu’un missile sol-sol ait explosé ce matin à 7h, alors qu’elle travaillait sur une terre agricole près de l’hôpital Al-Wafa. Elle n’a entendu aucun tir palestinien dans le secteur avant l’attaque. Zohair est le seul soutien d’une famille de 11 personnes, dont 3 sont à l’université.

  • permalien Matt :
    26 décembre 2008 @23h24   « »

    Ah ! cette chère Guitl !

    J’ai lu deux médias différents concernant ces nouvelles ; une précision, il n’y avait que 3 parlementaires pour le vote ; mais quand même.

    Mais elle a oublié de citer le paragraphe dans son intégralité :

    Il faut noter qu’il a été adopté à l’unanimité. Cette unanimité n’a pas été très compliquée à trouver dans la mesure où ils étaient trois "parlementaires" en séance. Et le règlement du parlement n’autorise pas le vote par procuration.

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 décembre 2008 @10h31   « »

    @ Sébastien

    Vous faites fausse route en niant le caractère colonial du fait israélien. Le fait que les juifs ne venaient pas d’un pays mais de plusieurs n’infirme pas cette considération.

    Par la culture, les moeurs, les habitudes de consommation, le vêtement, les institutions politiques, le niveau et le standard de vie, les juifs étaient des Européens. Tout comme étaient Européens les croisés, qui venaient des diverses contrées d’Occident. Votre erreur vient du fait que vous vous focalisez sur le caractère juif et non sur le caractère européen. Or, la non miscibilité des deux populations - selon les critères évoqués ci-dessus - est typique d’une situation coloniale, que les Arabes ressentent d’une manière très aiguë.

    Ce qui aurait été une intégration réussie aurait été un développement à partir du Yichouv et non des aliyot, comme ce fut le cas.

  • permalien Zulfikar :
    27 décembre 2008 @11h25   « »

    Bonjour à tous,

    Je viens d’apprendre à l’instant que l’armée israélienne a lancé une attaque massive contre Gaza : 40 morts et 100 blessés.

    Les avions de chasse israeliens F 16 ont visé au moins 30 cibles simultanées.

  • permalien Zulfikar :
    27 décembre 2008 @11h29   « »

    Rectificatif

    A l’instant, sur Al Jazeera, le directeur du principal hopital de Gaza parle de 120 morts et 200 blessés.

  • permalien Sébastien :
    27 décembre 2008 @11h30   « »

    Je reconnais, Arnaud qu’au début les juifs israéliens viennaient majoritairement d’Europe, jusqu’en 1948, et c’est vrai que la société israélienne est plus occidentale qu’orientale. Pourtant une proportion non négligeable des israéliens venuent aprés 1948 vienaient du monde arabo-musulman.

    Ils ont une situation sociale inférieure aux Ashkénazes,(juifs européens), mais ils formrnt le gros des forces nationalistes. Ils doivent donc se sentir profondément israélien.

    De plus les israéliens ont voullu couper les ponts avec la culture juive européenne, et même diasporique, pour la remplacer par une culture hébraïque.

    Comme quoi c’est assez complexe !

  • permalien Zulfikar :
    27 décembre 2008 @12h11   « »
    Dernières victimes palestiniennes

    140 morts palestiniens ont été tués depuis le début de l’attaque massive israelienne.

    Les attaques continuent.

    On peut se demander ce que les 20 entretiens de Mahmoud Abbas et d’Ehud Olmert ont servi : aucun Check-point n’a été levé.

    Le timing n’est pas surprenant : Le mandat de Mahmoud Abbas expire le 9 janvier 2009, et celui de George Bush le 20 janvier 2009.

    Plus grave, Tzipi Livni avait menacé le Hamas du Caire....
    avec Hosni Moubarak et son ministre des Affaires étrangères, Mahmoud Aboul-Gheit,à ses côtés. Il faut rappeler que la presse occidentale qualifiait Tzipi Livni de colombe...

    On peut aussi se demander pourquoi une attaque aussi massive sur un territoire plat de 362 km2 parmi les plus denses au monde, comme s’il s’agissait d’un grand pays.

    Le but de Livni est d’éradiquer le Hamas, sans se poser la question si les Etats-Unis ont réussi en Irak à mater la résistance, ou faire de même en Afghanistan contre les Talibans et Al-Quaeda - avec l’aide de l’OTAN. Nous savons, aujourd’hui, que ce sont les Talibans, aujourd’hui, qui prennent l’initiative.

    Comme l’avait déjà écrit Roger Naba’a, il y a une vingtaine d’années, Israel fait usage des bains de sang (Deir Yassine, Tantoura et bien d’autres) ; Aujourd’hui, samedi 27 décembre 2008, GAZA.

    Il s’agit purement et simplement d’un SOCIOCIDE.

  • permalien
    27 décembre 2008 @12h48   « »

    Hier, les officiels egyptiens « avaient commencé à renforcer la securité le long de la frontière avec Gaza, anticipant l’imminente operation des FDI dans le territoire, craignant qu’une incursion israélienne puisse causer une brèche dans la frontière. »

  • permalien Georges :
    27 décembre 2008 @15h30   « »
    Ont-ils un coeur "normal"

    Les restrictions britannique et étatsunienne sur le nombre de Juifs admis à immigrer avant 1945 coïncidaient avec la politique sioniste énoncée par David ben Gourion, le premier chef de gouvernement d’Israël : « Si je savais qu’il était possible de sauver tous les enfants d’Allemagne en les amenant en Angleterre, et seulement la moitié en les emmenant en Eretz Yisrael [le pays d’Israël], alors j’opterais pour la deuxième alternative. Car nous devons tenir compte non seulement de la vie de ces enfants mais aussi de l’histoire du Peuple d’Israël » (Brenner 1983, pp. 149 – 150).
    La politique d’attacher plus d’importance à l’instauration de l’Etat d’Israël qu’à la survie des Juifs (ce qui était cohérent avec le rejet de l’assimilation par les sionistes) conduisit les sionistes à collaborer avec les nazis (avec qui ils partageaient la conviction que les Juifs étaient une communauté raciale basée sur le sang) pour promouvoir l’émigration juive en Palestine.

    C’est ce même "humanisme" qu’on retrouve à Gaza dans cette période pré-électoral

    Raison de plus pour démontrer l’illégitimité juridique, philosophique et éthique de l’entité sioniste dès le 29 novembre 1947

  • permalien Ana :
    27 décembre 2008 @16h24   « »

    Communiqué de bureau national de l’Union Juive Française pour la Paix -
    Gaza : la responsabilité directe de la France et de l’Union européenne - Du blocus à l’assassinat collectif

    L’armée israélienne a attaqué Gaza cette nuit avec des moyens militaires énormes. Le premier bilan fait état de 150 morts, civils pour la plupart. Ce massacre était annoncé, envisagé et commenté ces derniers jours dans la presse israélienne, après la fin de la trêve respectée par le Hamas et rompue sans arrêt par l’armée israélienne. Ce crime a été rendu possible par l’impunité totale accordée à Israël depuis bientôt 9 ans et le soutien actif dont il bénéficie au sein de l’Union européenne. Il est le résultat direct du « rehaussement de la coopération avec l’UE » imposée par la présidence française contre le vote de report du Parlement européen.

    Depuis maintenant des années, la bande de Gaza subit, avec le soutien complice de l’Union européenne un siège criminel qui viole délibérément toutes les lois internationales : un million et demi de civils sont prisonniers de l’armée israélienne et privés de tout : de nourriture, de carburant, d’électricité, de médicaments, de matériel scolaire ... Moins d’un dixième des camions nécessaires au ravitaillement normal de la population parviennent à passer. L’aéroport et le port ont été détruits avant même d’avoir jamais pu fonctionner. Il est interdit de pêcher. Seuls quelques bateaux affrétés par des militants ont pu forcer le blocus. La population subit une « punition » collective impitoyable pour avoir « mal » voté. La communauté internationale laisse faire, voire encourage ce siège. L’occupant a expulsé Robert Falk, le rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme de l’ONU.

    Il n’y a aucun statu quo possible, aucune perpétuation envisageable de ce siège impitoyable et criminel. Tout peuple assiégé a le droit de résister à l’oppression.

    Aucune symétrie ne peut être établie avec les quelques missiles qui sont tombées sur des villes israéliennes. Il n’y aura pas de sécurité pour les Israéliens sans sécurité pour la population de Gaza. Les politiques européenne et américaine depuis Annapolis, en évitant d’affronter la réalité de l’occupation, aboutissent à l’impasse attendue dont encore une fois le peuple palestinien paie tout le prix. L’Union Juive Française pour la Paix dénonce le crime qui se déroule contre la population de Gaza. Elle appelle à manifester partout contre cette nouvelle agression. L’UJFP exige une réaction immédiate du gouvernement français, de la Communauté Européenne et de l’ONU pour faire cesser l’agression et pour mettre un terme au blocus de Gaza.

    BN de l’UJFP le 27 décembre 2008

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