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Surtout ne changez rien !

mardi 10 février 2009, par Frédéric Lordon

C’est le mode d’emploi de la bombe à hydrogène politique, il n’est nul besoin d’aller en chercher les composants chimiques dans un obscur recoin de l’internet, tous sont là, exposés sous nos yeux, il suffit de les observer et d’attendre leur précipité. Petite recette de chimie détonante : 1) la tragique désorientation des décideurs ; 2) la (remarquable) persévérance dans l’obscénité des hommes de la finance, même aux tréfonds de la déconfiture ; 3) l’état de rage qui gagne une part croissante de la population ; 4) la cécité, par atermoiement ou simple incapacité, de la quasi-totalité des médiateurs, gouvernants, partisans et syndicaux, incapables de saisir l’enjeu véritable de la situation, qui ne réclame pas le retrait d’une réforme, ou même d’une politique, mais une nouvelle donne d’une ampleur semblable à celle qui eut lieu au sortir de la deuxième guerre.

1. « Décideurs » dans le brouillard

À ce qu’on dit, les dirigeants dirigent parce qu’ils sont d’une clairvoyance supérieure à la moyenne. Il y a, comme ça, des mythes en attente d’urgentes révisions. Car à tous les étages du pouvoir, politique comme financier, ce ne sont plus que désarroi et désorientation. La somme des revirements et des têtes-à-queues déguisés en corrections de trajectoire trahit un état de confusion stratégique qui, sans même interroger la légitimité des dirigeants à diriger, a de quoi donner quelques inquiétudes.

Du côté de la finance, le salut a d’abord semblé passer par l’adossement des banques d’affaire en voie d’effondrement aux banques commerciales : Bear Stearns est racheté par JP Morgan Chase, Merrill Lynch par Bank of America, Morgan Stanley envisage la fusion avec Wachovia, puis passe une alliance avec Mitsubichi UFJ Financial Group [1] etc. On en comprend sans peine la raison : pour toutes ces banques d’investissements sinistrées, incapables de se refinancer dans les marchés où plus personne ne veut entendre parler d’elles, ni de grand monde d’ailleurs, rien ne vaut de se retrouver assises sur le tas d’or des dépôts ! Et telle est bien l’explication donnée par les intéressés eux-mêmes : les dépôts sont d’admirables matelas de liquidités qui permettent d’encaisser plus facilement quelques menus gadins spéculatifs. Les déposants seront donc ravis d’apprendre que leurs avoirs monétaires ont maintenant vocation à amortir les pertes de marché et à sauver les opérateurs de la crise de liquidité. La crise de 1929 avait, mine de rien, fini par produire quelques effets d’apprentissage, et notamment celui ayant conduit à la stricte séparation bancaire des activités de marché et des activités de prêt commercial (Glass Steagall Act), pour éviter que les déboires des premières ne contaminent les secondes et diffusent leurs effets dans toute l’économie via le canal du crédit. Or, non seulement le Glass Steagall Act a été jugé ringardissime par la hourrah-déréglementation, et joyeusement abrogé par l’équipe Clinton, mais, loin que la crise financière ait conduit à y revenir aussi vite que possible, tout le mouvement présent de restructuration bancaire approfondit un peu plus une tendance dont les nuisances sont avérées de longue date ; ceci pour ne rien dire de la constitution de véritables mastodontes bancaires – qu’on pense au nouveau J. P. Morgan Chase Bear Stearns Washington Mutual, le dernier fermera la porte –, véritables foyers de risque systémique ambulants, que leur taille gigantesque abonne dès maintenant au too big to fail et au sauvetage public garanti à la prochaine occasion.

Mieux valant tard que jamais, l’esprit finit tout de même par venir aux banquiers. Il faut dire que la consolidation bancaire d’urgence n’a pas tardé à révéler qu’elle avait été opérée en dépit du bon sens. Ceux qui s’étaient déjà construits comme « supermarchés de la finance », intégrant toutes les activités, des marchés au crédit commercial en passant par les fusions-acquisitions, ont compris qu’il était temps d’abandonner leur modèle et ont commencé à se couper bras et jambes pour en revenir à des configurations moins tentaculaires et plus maîtrisables. De ce point de vue, les « réductions » les plus spectaculaires sont sans doute celles d’UBS et de Citigroup, il est vrai respectivement second et premier au palmarès des pertes sur les subprimes. Quant à Bank of America, elle vient de découvrir, mais un peu tard, qu’avec Merrill Lynch, elle avait surtout acheté… des pertes — 15 milliards de dollars au quatrième trimestre 2008, après, évidemment, que les dirigeants de Merrill eurent juré à leurs futurs acquéreurs que les comptes avaient été passés à la paille de fer. Le Wall Street Journal lui décerne le titre bien mérité de la fusion la plus rapidement tournée en désastre ; mais que faire maintenant qu’il ne semble plus y avoir à choisir qu’entre « mourir tout seul » et « mourir fusionné » ? Plus que jamais se tourner vers l’Etat bien sûr…

De ce côté-là pourtant, on ne peut pas dire que la clarté des idées soit beaucoup plus grande. Le TARP (Trouble Asset Relief Program), qui est devenu le nom générique du sauvetage public de la finance aux Etats-Unis, n’aura pas connu moins de trois définitions successives en trois mois. Conçu à l’origine (fin septembre 2008) comme un vaste programme de rachat des actifs bancaires avariés, il ne lui aura fallu que quelques semaines pour connaître une première révision d’ampleur, la stratégie du cantonnement ayant été jugée très inférieure à celle de la recapitalisation – les premières injections de capitaux publics commencent à la mi-octobre, soit dit en passant au mépris complet des usages prévus pour les 700 milliards de dollars (!) explicitement votés par le Congrès… Hélas, la recapitalisation ne fonctionne pas davantage que le reste, et le crédit demeure bloqué en dépit des wagons d’argent public déversés dans les banques. C’est donc un nouveau virage sur l’aile qui s’amorce depuis début janvier où l’administration américaine, avant même la transition, envisage à nouveau l’option d’une gigantesque structure de cantonnement, celle-là même qu’elle avait élaborée il y a trois mois puis abandonnée pour cause d’« évidente » inefficacité. Attendons avec confiance le prochain demi-tour au frein à main…

1bis. Finance : icebergs à babord,
non à tribord, euh partout !

C’est très dommage que les gouvernements ne sachent pas trop où aller car, du côté de la finance, le moins qu’on puisse dire est qu’il ne faut pas attendre d’amélioration spontanée. La récession occupe le débat public à un point tel qu’elle avait presque fini par faire penser que la crise financière à proprement parler est derrière nous – il ne restait « plus qu’à » en digérer les dégâts. Or, loin qu’elle ait atteint les derniers degrés de la destruction, comme on pourrait croire, et qu’il n’y ait plus qu’à observer les ruines fumantes, la débâcle financière a encore en réserve quelques sérieuses descentes. Avec la régularité d’un horaire des chemins de fer, les convois de mauvaises dettes défilent les uns après les autres… et de manière non moins prévisible viennent s’écraser sur le butoir. Celui des crédits immobiliers dits Alt-A [2] promet depuis un moment un très bel amas de ferraille – et voici que les premiers wagons entrent en gare. D’une moyenne historique de quelques pour cents, le taux de défaut sur les Alt-A mortgages a bondi autour de 10 %.

Pour dire les choses simplement, c’est très exactement l’histoire des subprimes qui recommence, avec la séquence : défaut des emprunteurs initiaux – transmission du choc aux produits structurés dérivés - annihilation garantie de leurs tranches les plus subordonnées (equity et mezzanine) - probables pertes très importantes sur les tranches seniors, pourtant réputées les plus sûres et d’ailleurs jusqu’ici notées triple-A. Pour un encours total de 1 300 milliards de crédits Alt-A, Goldman Sachs envisage des pertes totales de 600 milliards de dollars… éventuellement « arrondis » à 1 trillion de dollars, si l’on y inclut les option-ARM [3]. La perspective d’un deuxième service alors que la finance gît encore la tête dans la cuvette des subprimes a tout du film d’horreur. C’est pourquoi il ne faut pas s’attendre de sitôt à voir les résultats des banques relever la tête. UBS, qui n’en finit plus de s’enfoncer, vient encore d’annoncer presque 7 milliards de dollars de pertes de plus au quatrième trimestre 2008 et indique déjà l’ambiance à venir : ce sera « descente aux enfers ».

Ça le sera d’autant plus qu’à la suite de tous les excès d’endettement bien identifiés – immobilier subprime ou Alt-A, crédits auto, LBO, cartes de crédit, etc. –, vont venir s’ajouter très bientôt ceux que la crise économique elle-même se charge de produire, en l’espèce essentiellement des défauts d’entreprise. Or, la titrisation, qui a fait feu de tout bois, s’est également « occupée » de cette sorte de dette, qu’elle a disséminée aux quatre coins de l’univers financier en produits particulièrement sophistiqués qu’on appelle des CDO synthétiques, qui ont la particularité d’être encore plus sensibles aux défauts que les CDO « ordinaires » (où l’on avait « accommodé » les crédits subprime) [4]. Mais des CDO synthétiques fabriqués à partir de dette corporate, il y en a pour 1,2 trillions de dollars dans les tuyaux sur lesquels les investisseurs dès la fin octobre 2008 envisageaient jusqu’à 90 % de paume [5]… On laissera le lecteur imaginer de lui-même et, si possible, dans un silence recueilli, ce qu’il en restera après quelques mois de récession sauvage — troisième service et pousse-café.

2. Obscénité sans limite

Ça pourrait être le nom d’une opération de l’US Army ; c’est juste l’état moral de la finance. De tous les ingrédients du désastre, il s’agit paradoxalement et du plus anecdotique et du plus explosif. Que la goinfrerie de la finance ne connaisse aucun frein pendant la déconfiture et que les bonus continuent de valser à milliards pendant l’aide publique est un non-événement du point de vue macroéconomique. Mais du point de vue politique, pardon ! Le fait est qu’avec la finance, 2009 commence en fanfare. Avant que ne soit formalisé son rachat par Bank of America, John Thain, président de Merrill Lynch, a décidé que lui-même et ses troupes avaient bien mérité un dernier petit bonus pour la route — entre 4 et 5 milliards de dollars, alors même que Merrill apporte en « dot » à son mariage 15 milliards de pertes, qui ont conduit le Trésor US à lui fournir 20 milliards de dollars supplémentaires d’argent public et une garantie de reprise de perte de… 118 milliards. Pendant ce temps, M. Thain a jugé important de refaire la décoration de son bureau : 1,2 millions de dollars – après tout puisque l’argent public ne manque pas… La direction de la banque Citi, pour sa part, n’a pas pu résister au gros caprice d’un nouveau jet à 50 millions de dollars (et aussi de quelques hélicoptères). Attention, l’engin en vaut la peine : « un confort sans concession », promet le dépliant — on veut bien le croire. Citi, qui a laissé plus de 50 milliards de dollars sur les subprimes, est l’objet de l’un des plus gros plans de sauvetage public particuliers, à 300 milliards de dollars.

Même The Economist, qui passerait difficilement pour un ennemi de la finance, en a la nausée et parle de « pillage » [6] – il est vrai que même pour le défenseur acharné de la méritocratie financière, le fait que 2008 soit la sixième plus grosse année en matière de bonus – au cœur d’une crise séculaire –, est un peu difficile à avaler. Et pour nous donc… On laissera donc les partisans de l’autorégulation par la vertu apprécier l’efficacité de leurs préconisations. Pour tous les autres, il est maintenant assez clair que l’élémentaire décence étant une notion strictement incompréhensible aux consciences de la finance, il ne reste plus que les voies de la force légale puis, à défaut, de la force physique pour leur faire entendre raison.

3. Attention : crise de rage

C’est que dans l’opinion publique, les seuils critiques sont en vue. Deux décennies de décervelage et de promotion ininterrompue des valeurs de l’argent, sous la houlette de TF1 et de M6, n’auront pas suffi pour empêcher le corps social de voir rouge à pareil spectacle. Au soir de la manifestation du 29 janvier, BFM donne la parole à « un grand expert social » [7], Bernard Brunhes. Comme M. Sarkozy, tous les sbires de l’UMP et la valetaille sondagière, M. Brunhes « a entendu » – mais quoi au juste ? Il a entendu « l’angoisse et les inquiétudes ». Mais M. Brunhes et tous ses semblables doivent être un peu durs d’oreille. Car bien plus encore qu’« angoissé », le corps social est en proie à une terrible colère – version socialiste, M. Fabius : « des mécontentements » [8]. Non, non, non M. Fabius, les gens ne sont pas « mécontents » : ils sont fous de rage. La crise, à laquelle ils n’ont aucune part, est payée à leurs frais, les jette hors de leurs emplois, ou lamine leurs revenus, pendant que la banque continue de rouler carrosse et persévère dans une inoxydable arrogance qui forcerait presque l’admiration — il y faudra tout de même un certain recul du temps. Même le peuple le plus doux du monde sortirait de ses gonds à moins – et il n’est pas donné que la France en fasse partie, quoique, à la réflexion, il y aurait plutôt matière à s’étonner que le corps social ait finalement été jusqu’ici si paisible lorsque l’on considère ce qu’il a enduré depuis deux décennies. Les durs d’oreille ne vont pas tarder à s’en rendre compte, car cette fureur, qui n’a rien de récent ni de circonstanciel, est le terrible produit d’un long cumul de douleurs et de protestations, jamais entendues et toujours méprisées mais, par « l’excès de trop », maintenant précipitées en une rage qui va faire mal et que les puissants, incapables de se retenir d’abuser de leur puissance, pourraient bientôt avoir à connaître — à défaut du reste, cela, ils ne l’auront pas volé.

4. Quelqu’un a une idée ?...

Les dégâts de ce flot seront fonction de l’existence, ou non, d’un canal alternatif où le précipiter. Or, pour l’heure, aucun de ceux qui seraient en position d’en indiquer le tracé n’ont la moindre idée à ce sujet. On ne parlera même pas du gouvernement actuel, dont la fine analyse a conclu qu’il était urgent d’approfondir la configuration néolibérale du capitalisme (concurrence générale, restriction salariale sous couleur de compétitivité, allongement de la durée du travail)… qui a précisément engendré la catastrophe des subprimes [9]. La chose nommée par habitude, ou plutôt par charité, « opposition », cherche en vain comment faire oublier le parfait à-propos historique qui l’a conduite à célébrer, par déclaration de principes interposée, le « marché », au moment où le capitalisme libéralisé partait en morceaux. Mais, sur la lancée de deux décennies de conviction profonde de la justesse du modèle présent, et s’étant par conséquent considérée dispensée depuis d’imaginer quoi que ce soit de nouveau, comment pourrait-elle avoir la moindre idée nouvelle ? Le cas des syndicats de « négociation » n’est hélas guère plus brillant, comme l’atteste l’inconsistant mot d’ordre attaché aux manifestations du 29 janvier, qui ne manque certes pas d’éléments intéressants mais n’offre aucune cohérence d’ensemble, et par suite ne dessine aucun projet politique.

C’est à ce moment précis que la catalyse explosive révèle tous ses périls, car une colère sans objectif explicite et sans débouchés anticipés est une force errante dont nul ne sait ce qu’elle peut produire – et celle-ci est gigantesque. Ici, pas de réforme à retirer, pas de ministre à démissionner, même pas une politique d’ensemble à remplacer – en tout cas au sens du « remplacement » socialiste. Et surtout : nulle part sur l’échiquier politique un homme ou un parti « en position » ayant perçu le rendez-vous de l’histoire. Seul le corps social, par la force extraordinaire de son rejet, signifie clairement que le monde doit changer, mais nul ne semble l’entendre – les cris éditorialistes horrifiés « au protectionnisme », sans le savoir, sont en train de prendre leur place dans les livres d’histoire –, et il lui manque la face constructive de son exaspération.

Pour une nouvelle donne

Il n’y a pas trente-six solutions pour sortir de cette redoutable impasse — en fait il n’y en a qu’une : mettre de la plus explicite manière une « nouvelle donne » à l’agenda politique. Mais l’idée d’une « nouvelle donne » ne peut rencontrer que des entendements préparés à l’analyse de la crise présente — pas ceux du gouvernement, ni du parti socialiste. Elle est pourtant de plus en plus facile à faire, à la condition évidemment d’être prêt aux mises en question que ces forces politiques se sont efforcées d’écarter avec autant de constance que de convergence. Mise en question de la libéralisation financière — opérée en France par le socialisme de gouvernement. Mise en question des formes de la concurrence, imposées via la construction européenne et défendues aux cris de « protectionnisme » et de « guerre » rendus synonymes puisque, selon une logique qui avait déjà servi avec l’Europe, c’est leur dernier argument : « le monde comme il est » ou bien « la guerre »… Or ce sont les deux contraintes, de la finance qui exige la rentabilité actionnariale, et de la concurrence qui veut la compétitivité-prix, qui ont écrasé les salaires et fait exploser les inégalités. De celles-ci la droite se moque ouvertement ; la « gauche » socialiste, elle, les déplore à chaudes larmes, mais sans rien vouloir changer aux causes qui les produisent.

I. Refondre les structures bancaires et financières

Pour ce qui est de la finance, même les plus enclins à la cécité volontaire auront du mal à éviter de voir que les idées s’accumulent : le SLAM pour remettre au pas la finance actionnariale [10], et un paquet de propositions articulées pour ramener la finance de marché à la raison. Mais si « nouvelle donne » a un sens, il est assez évident qu’elle doit s’en prendre bien plus fondamentalement aux structures bancaires mêmes. En cette matière, la première étape est celle de la nationalisation à grande échelle. Un argument de principe aurait dû l’imposer sans coup férir dès le 15 septembre dernier, au moment où la faillite de Lehman Brothers et l’imminence de la ruine totale du système financier ont montré ce qu’il en coûte de remettre à des entités privées, plongées dans l’instabilité des marchés, la garde de ce bien public vital pour la société en quoi consistent les encaisses monétaires – dont l’effondrement bancaire systémique a failli provoquer l’évaporation totale. Mais, aux acharnés du monde libéral, et jusque dans le spectacle extrême de dévastations jamais vues [11], les arguments de principe ne sont d’aucun poids. Heureusement l’histoire est plus forte qu’eux et c’est le poids écrasant de la nécessité qui leur force la main. La nationalisation s’est imposée à eux, contre toutes leurs régurgitations. Et, quoiqu’ils continuent, par réflexe conjuratoire, de la proclamer « partielle » et « temporaire », elle s’imposera à eux comme complète et comme définitive.

Complète, car les gouvernements ne tarderont pas à s’apercevoir de l’inefficacité rédhibitoire à laquelle les condamnent les variations sans fin de leurs « plans de sauvetage », qui tous méconnaissent la dynamique même de la crise et ses mécanismes d’approfondissement cumulatif. Car, partie d’un foyer local – les dettes immobilières aux Etats-Unis –, mais propagée par les propriétés de dissémination de la titrisation et ravageant l’un après l’autre les compartiments de marché latéraux par le jeu de la course à la liquidité, la crise était vouée, parce qu’elle mettait les banques en première ligne et par un effet de violente contraction du crédit, à déclencher une récession qui est maintenant une machine folle à produire de manière endogène des mauvaises dettes. La récession a en effet pour conséquence de précipiter dans l’insolvabilité des productions parfaitement viables il y a encore quelques mois. C’est pourquoi, d’une part, les plans publics sont constamment dépassés par l’explosion des défauts au fil du temps puisque, pareil à un glissement de terrain poussant devant lui des quantités croissantes de boue, la propagation du front de crise ajoute aux mauvaises dettes immobilières initiales les anciennes bonnes dettes d’entreprise, maintenant irrésistiblement transformées en mauvaises.

C’est pourquoi, également, les aides publiques aux banques privées sont condamnées à rester sans effet. Car l’effondrement économique est d’une telle brutalité et crée un environnement général d’une telle adversité que nulle banque, quel que soit le soutien extérieur, ne se hasardera (seule) à de nouvelles émissions de crédit, sauf à les voir aussitôt tourner en mauvaises créances. Evidemment, si toutes les banques ensemble agissaient de concert, elles créeraient par leur action d’échelle (globale) les conditions de leur propre succès – et de la sortie de crise. Mais cette action coordonnée est précisément ce que l’économie de marché — qui laisse chaque agent décider isolément, donc dans l’incertitude de ce que feront les autres — interdit. Là où les plans publics actuels ne savent pas faire autre chose que reprendre comme ils peuvent des stocks de mauvaises dettes en croissance explosive, seule la nationalisation complète, c’est-à-dire la prise des commandes de l’ensemble du secteur, peut produire l’action coordonnée à même de relancer le crédit général et de briser cette dynamique autrement fatale.

La nationalisation ne doit pas qu’être complète : elle doit être définitive, mais sous des formes adéquates. Si, à l’expérience de la ruine totale frôlée par le système, la sûreté des avoirs monétaires du public impose des structures bancaires déprivatisées, il n’est pas certain, au-delà de l’urgence de la prise des commandes pour une relance coordonnée du crédit, que la forme étatique pure soit la meilleure à long terme. Beaucoup d’arguments conduisent en fait à envisager le dépassement de la nationalisation par la socialisation [12], c’est-à-dire, par des structures bancaires soustraites à l’actionnariat privé aussi bien qu’au contrôle étatique direct, et dont la gouvernance associerait toutes les parties prenantes concernées par les décisions de crédit : salariés, entreprises, associations diverses, représentants des collectivités locales, etc. sous les formes d’une amorce de démocratie locale du crédit.

II. Les conditions de moyen terme
de la relance salariale

Le parti socialiste a beau en appeler à la relance des salaires, il ne lui viendrait pas à l’idée de questionner un instant les structures de la concurrence qui lui imposent tant d’obstacles. Car il est vrai que la grande transformation libérale a eu pour effet d’en créer les conditions d’invalidation objective. Dans un monde dominé par la contrainte d’extraction de la rentabilité pour l’actionnaire, et où l’on a pris soin de faire concourir de plain-pied des systèmes socio-productifs aux standards sociaux et environnementaux parfaitement inégaux, il est exact en effet que la relance salariale telle quelle a beaucoup contre elle. Il faudra bien qu’un jour les faux-culs de la justice sociale connectent ce qui doit l’être et, s’ils veulent être pris au sérieux dans leurs déplorations des inégalités, mettent au centre de leur projet la transformation des structures qui les réengendrent continûment : la concurrence parfaite avec la terre entière, la parfaite liberté, et l’encouragement de fait, à la délocalisation – bref l’Europe dans sa forme actuelle, prolongée en OMC et en AMI.

L’éloignement relatif de l’objectif n’interdit pas qu’il soit identifié et désigné tout de suite comme élément central de la « nouvelle donne ». Gageons là aussi, comme à propos de la nationalisation, que l’histoire forcera la main de tous les arcboutés de la compétition extrême, que le spectacle de l’explosion des inégalités d’origine financières et concurrentielles n’est jamais parvenu à tirer de l’antinomie « “la mondialisation” ou “la Corée du Nord” », et qui hurlent « protectionnisme » faute d’être capable d’accéder à l’idée d’ouverture modulée – en ce sens, oui c’est bien, littéralement, une organisation du commerce international (… OCI !) qu’il nous faut, et non une Agence de Promotion du Libre-Echange, comme en tient lieu l’actuelle OMC.

III. Justice sociale tout de suite

Cependant il faut être clair : c’est l’articulation systémique de l’exploitation des uns et de la fortune des autres qui soulève l’indignation et vient de passer un point critique, maintenant. La rage sociale c’est celle de l’injustice ouverte, insultante. Elle n’attendra pas le « moyen terme ». Heureusement, beaucoup peut être fait en cette matière, et très vite. Car il a fallu en arriver à l’extrémité présente des inégalités pour que sorte de l’histoire le spectre du capitalisme des années vingt, dont l’extravagante polarisation des revenus et des fortunes a été reconstituée, presque à l’identique, par le néolibéralisme contemporain [13].

Or, la référence historique fait remonter du même coup et le souvenir du poison… et celui de l’antidote. Paul Krugman rappelle de quelle simplissime manière le New Deal rooseveltien a tordu le coup à l’obscène écart des rémunérations : par ratiboisement fiscal [14]. Miracle de la crise maximale : les choses interdites peuvent de nouveau être dites. Et M. Sarkozy, qui n’est à l’aise que dans la rupture des tabous, devrait logiquement être ravi d’en avoir tant à renverser : taux d’imposition marginal à 90 %, intégration des revenus du capital dans le revenu déclarable « ordinaire », fermeture des niches fiscales, barème fortement progressif de l’ISF, loi de limitation des écarts de salaires dans l’entreprise (de 1 à 20 par exemple), interdiction des bonus et des stock-options [15]. Et vaste programme de redistribution avec la ressource ainsi collectée. Tout de suite.

Réduction de la finance de marché, instauration d’un système socialisé du crédit, desserrement de la contrainte actionnariale (SLAM), cessation des formes de concurrence les plus violentes par la réorganisation du commerce international selon un principe d’« ouverture modulée », justice sociale-fiscale redistributive immédiate : ce sont les premiers éléments d’une nouvelle cohérence qui a vocation à s’affirmer comme telle, c’est-à-dire comme réponse à une situation d’ensemble, une forme d’organisation économique, et on pourrait même dire un modèle de société, devenus odieux. À la vérité, c’est bien là le programme minimal, en deçà duquel gouvernants et aspirants risquent bientôt de ne pas comprendre ce qui leur arrive. Car pour tous ses renseignements généraux, sa flicaille omniprésente et son terrorisme « anti-terroriste », ce gouvernement n’a visiblement pas la moindre idée du nombre de tous ces gens ordinairement très paisibles et sans aucune inclination à la violence, mais qui ont passé les bornes de l’indignation privative, c’est-à-dire silencieuse, et ont maintenant au cœur « l’envie de tout casser ».

Notes

[1] Je corrige ici la première version erronée de ce texte qui mentionnait une fusion ferme avec Wachovia. Cette fusion a été abandonnée au moment où la Réserve Fédérale a octroyé le statut de banque de dépôts aux banques d’investissement survivantes (Goldman Sachs et Morgan Stanley) pour leur permettre d’avoir accès à des facilités de refinancement que leur ancien statut leur interdisait. Mes remerciements à Paul Jorion qui m’a fait observer que la fusion Wachovia n’avait pas eu lieu. 13 février 2009.

[2] Voir « Le jour où Wall Street est devenu socialiste », Le Monde Diplomatique, octobre 2008.

[3] Les option-ARM sont des prêts immobiliers pour lesquels l’emprunteur a le choix de ne payer sur les premières années qu’un taux d’intérêt très bas (qu’il fixe au niveau de son choix parmi plusieurs options possibles)… avec, évidemment, report sur les années futures de la charge des facilités de départ.

[4] À l’usage des passionnés de mécanique, les CDO synthétiques sont des véhicules dont l’actif est alimenté par des primes de CDS émis sur les dettes initiales. Conformément au mécanisme standard de la finance structurée c’est la masse de ces primes de CDS qui est ensuite reventilée entre les différentes tranches qui constituent le passif du véhicule. La vulnérabilité spéciale des CDO synthétiques vient du fait que, lorsque les défauts sont matérialisés, l’actif du véhicule prend un double impact, puisque non seulement les flux financiers entrants sont interrompus, mais au surplus les indemnisations assurantielles des CDS sont activées… Pour tous ceux à qui cette explication fait l’effet du chinois, quelques éléments d’explication relatifs à la finance structurée dans le chapitre 2 de Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières, Raisons d’agir, 2008.

[5] Neil Unmack, Abigail Moses et Shannon Harrington, “CDO Cuts Show $1 trillion Corporate-Debt Toxic Bets”, Bloomberg, 22 octobre 2008.

[6] « Looting stars », The Economist, 31 janvier 2009.

[7] Dixit le journaliste-animateur de l’émission.

[8] France Inter, 30 janvier 2009.

[9] À ce sujet : Jusqu’à quand ?, op. cit., épilogue.

[10] Lire Frédéric Lordon, « Une mesure contre la démesure de la finance : le SLAM », Le Monde Diplomatique, février 2007.

[11] Rappelons que tous actifs confondus, la crise a produit des destructions de valeur (entre 20 et 30 trillions de dollars) d’une ampleur que le capitalisme n’a jamais connue.

[12] Voir sur ce blog, « Pour un système socialisé du crédit ».

[13] Thomas Piketty et Emmanuel Saez, « The evolution of top income : a historical and international perspective » (PDF), American Economic Review, Papers and Proceedings, (2006).

[14] Paul Krugman, L’Amérique que nous voulons, Flammarion, 2008.

[15] A l’usage de tous ceux qui hurleront à la fuite de nos traders compétents et de nos brillants patrons, quelques éléments substantiels de réponse à venir dans « Bonus : la résistible prise d’otage des “compétents” », La pompe à phynance, sur ce site très bientôt.

174 commentaires sur « Surtout ne changez rien ! »

0 | 100

  • permalien Benj :
    10 février 2009 @23h10   »

    Yes !
    Waouw.
    Bravo Frédéric.
    Quatremer va encore s’étrangler.
    Si tout ça pouvait vraiement arriver...

  • permalien Martin P. :
    10 février 2009 @23h41   « »
    neuropathie sensitive congénitale

    je voudrais suggérer cette expression de neuropathie sensitive congénitale pour pointer cette forme d’"innocence" que se permettent ceux qui n’ont jamais vraiment mal, et qui du coup n’ont de cesse de reprendre cette activité où quand ils tombent ce sont les autres qui se cassent les dents

  • permalien danjac :
    11 février 2009 @00h03   « »

    justice sociale tout de suite !je ne pense pas que ce soit au programme de Sarkozy.Quant à une "revolte"populaire je n’y crois guère.

  • permalien clarazed :
    11 février 2009 @01h07   « »

    Mais la « nouvelle donne », elle ressemble fort au programme du Parti de Gauche !!

  • permalien Carmagnole :
    11 février 2009 @08h37   « »

    Bravo, vous devriez vous faire inviter par Denisot plutôt qu’un Jacques Marseille qui pérorait hier que le libéralisme avait fortement réduit les inégalités.

  • permalien habsb :
    11 février 2009 @10h08   « »

    Frederic

    j’avais ete etonne par le serieux du dernier sujet (pour sun systeme socialise du credit), qui -tout en soutenant des mesures tres dangereuses- analysait avec une certaine objectivite les problemes de creation de la monnaie, et apprenait a beaucoup de vos partisans les dangers d’une creation de monnaie par l’Etat.

    Malheureusement, avec cet article vous revenez a vos fantasmes revolutionnaires. Et vous le faites avec un amalgame inaccettable (pure propagande) entre crise des subprimes et autres "credit derivatives" d’un cote, et "liberalisme" de l’autre.
    La premiere chose a dire est que le liberalisme est en place depuis des siecles mais que la crise des subprime n’est intervenue que depuis que les apprentis sorciers du cabinet Clinton (Rubin, Summers, Geithner) aient soutenu les "credit derivatives" qu’ils ont toujours refuse de reglementer (en otant aussi a la CNTC ce pouvoir) et dont ils ont fait a plusieurs reprises l’eloge, pour les raisons memes (tragique ironie du sort !) qui ont coule la finance mondiale, a savoir un "universal spreading of credit risk" qui devait a leur avis en partager le poids, et qui a malheureusement empeche de cantonner le cancer.

    Helas, cette meme equipe est encore au pouvoir, apres 15 ans, qui a la FED de NewYork, qui en ministre de Clinton pui PDG de Citigroup, et va nous expliquer qui (eux) a foire quoi (presque tout). Ce sont, sans contexte, les responsables de cette ruine. Alors, pourquoi changer de sujet et montrer le seculaire liberalisme comme bouc emissaire ? Comment insister avec des mesures criminelles comme le SLAM qui lui vraiment provoquerait l’explosion de rage populaire que vous evoquez (et je serais le premier a descendre arme dans la rue) ? Qu’est-ce que le commerce international, l’equite sociale ont a voir dans la crise des subprime, qui n’a jamais existe avant les combines douteuses de Rubin et sousfifres ?

  • permalien habsb :
    11 février 2009 @10h34   « »

    Frederic

    pourquoi faites-vous l’amalgame entre liberalisme et crise des "subprime" ?
    Le liberalisme existe depuis des siecles, les "subprime" et autres "credit derivatives", sont devenus incontrolables seulement depuis que Rubin, Summers, Geithner (les trois apprentis sorciers du parti Democrates) sous Clinton, ont ote a la CNTC le pouvoir de les reglementer.
    Cette dereglementation n’a rien a voir avec le commerce mondial, l’equite social ou tout autre sujet economique.
    C’est uniquement une question de politique financiere, qu’il suffirait de regler, si seulement les memes qui ont fait les degats n’etaient pas appelles a les repares (ou plutot a en faire d’autres encore plus graves).

  • permalien Jean :
    11 février 2009 @11h29   « »
    Quelques précisions... ?

    Bonjour et merci, j’ai ressenti votre colère, c’est grisant..

    Maintenant, je voudrais être sûr de n’avoir pas mal lu : Les pertes de la crise actuelle, qui s’élèveraient à 20-30 trillions (selon votre [10]), soit 20-30 000 milliards en échelle courte, c’est 1/2 du PIB mondial en 2007 .. Ça me parait démesuré. Je n’ose comprendre : la crise qu’a produite l’abus de la finance (et sans parler de la finance dans son ensemble) a conduit à des partes équivalentes au travail de la moitié de la population mondiale dans l’année ! Pourtant on m’avait dit que la France était mal parce qu’on avait réduit le temps de travail de de 10 %... J’aimerais vous voir confirmer votre chiffre qui me permettrai de continuer à faire ce genre d’analogie et ainsi mieux me rendre compte du désastre ?

    Enfin, vous dites qu’aucun parti semble apporté de réponse politique alors qu’il me semblait que c’était précisément l’objet du tout neuf NPA. Considérez-vous qu’il peut être le cadre politique pour l’application de vos propositions ?

    Merci encore pour la qualité de cet article

  • permalien FGL :
    11 février 2009 @12h28   « »

    Merci à Frederic Lordon pour cet article, et tous les précédents qui aident à apporter un peu de lumière au milieu du brouillard qui entoure le monde de la finance.

    habsb

    Je ne suis en rien spécialiste au fait de la finance et de l’économie, comme vous semblez l’être , mais il me semble que vous vous trompez sur votre diagnostic de la crise : vous avez certainement raison de pointer 3 des membres de l’Administration Clinton comme n’etant pas des "saints". Mais ce serait,d’une part, malhonnete de leur en imputer l’unique responsabilité du marasme à venir, de deux rester dans une logique très politicienne du "c’est pas moi, c’est l’autre".

    Ce n’est pas le capitalisme en tant que tel qui est dangereux. c’est la philosophie qui le sous-tend : de ses postulats de depart faux ou irréalisables comme la concurrence pure et parfaite, un Marché qui régule tout avec sa Main Invisible (comme Dieu, en somme)pour une recherche effreinée du profit illimité et ses corrollaires dans le monde du travail.
    Et sont responsables les personnes qui en ont fixé les règles, économiques et politiques, étrangement à leur bénéfice.
    Ce n’est pas le revolver qui est dangereux, c’est la main qui le tient.

    Je ne connais pas en détail les bilans des administrations qui se sont succédées à la Maison Blanche, mais je doute fort que les administrations Reagan et Bush (père et fils) aient abrité des etres davantage doués de clairvoyance économique férus de justice sociale

  • permalien habsb :
    11 février 2009 @12h58   « »

    FGL
    je vous remercie tout d’abord pour votre aimable consideration de mon message, necessairement trop synthetique pour tout bien traiter.

    L’administration Bush (fils) ? Elle a abrite les memes personnes que vous voyez a l’oeuvre aujourd’hui sous Obama
    et que vous vites sous Clinton.
    L’actuel ministre du Tresor Geithner etait president de la FED de New York, pratiquement l’homme d’action de Bernanke. Et il ecrivait en 2006 que les "credit derivatives" etaient un moyen tres efficace de distribuer le risque sur tous les acteurs de l’economie et de la finance. Experimentes avec succes sous Clinton, - il continuait -, ils nous permettrons d’eviter toute crise financiere majeure. L’homme qui a publiquement soutenu cela est aujourd’hui ministre du Tresor.

    Bien different situation sous Reagan. Ce president, largement incompetent en economie, eut le merite de s’entourer de genies de la finance comme Volcker, president de la FED qui tua l’inflation des annees 70, et soigna l’economie US par une recession, une vraie creation destructrice a la Schumpeter. La richesse des ’80 et ’90 aux USA et ailleurs, est largement due a cette action.

    Le capitalisme d’aujourd’hui ne se base pas sur la Concurrence Parfaite et le Marche 100% Libre. Les deux sont des simples modeles mathematiques qui nous disent que c’est bien en les suivant que la richesse est le mieux partagee. Un peu comme les principes de thermodinamique : on sait bien qu’ on ne realise par le mouvement perpetuel, mais cela ne nous empeche pas de construire des machines de plus en plus efficaces, et ne nous pousse pas a renoncer a la mechanique car on n’attendra jamais le mouvement perpetuel.

    Mon opinion est que dans l’article de Lordon un amalgame est tout de meme fait entre les derives de la reglementation du credit consequentes a l’action decennale de quelques politiciens fortement impliques dans le monde de la banque commerciale d’un cote, et le fonctionnement normal, valide par des siecles de progres, du capitalisme liberal. Qu’on se doit de rendre de plus en plus efficace, en peaufinant des details comme on ferait sur une voiture, mais qu’on aurait tort de reformer en profondeur, surtout en confiant encore plus de pouvoir justement a ces politiciens qui ont provoques les degats colossaux qui nous chagrinent a present.
    Merci de votre attention et au plaisir de vous lire.

  • permalien habsb :
    11 février 2009 @13h28   « »

    JEAN

    Detrompez vous ! Les pertes dont vous parlez sont puremente theoriques ! Example : Citigroup, sous la direction de Rubin ancien ministre du Tresor de Clinton a bien perdu 200 milliards (0,2 "trillions") de capitalisation boursiere, mais a-t-elle jamais valu autant en realite ?
    Ce n’est pas parce que des investisseurs sont prets a payer $10K pour une action ou pour votre voiture, que l’une ou l’autre les vaut vraiment.
    Faites plutot un autre calcul : a combien de fois le PNB mondial etait arrive le seul marche boursier ? Ou le seul marche immobilier ? Ou le seul marche des produits derives non cotes ?
    Celles-ci etaient les vraies absurdites inacceptables, glorifiees par l’entourage Rubin-Geithner, et denoncees par la mouvance libertaire de Ron Paul, censuree sur les medias.
    Ce qu’on appelle donc "crise" est plutot un sain et necessaire retour a la realite, certes douloureux par qui a ete finance (embauche, logement) par un credit qui n’existait que grace aux evaluations gonflees des actifs financiers ou immobiliers.

  • permalien Flo :
    11 février 2009 @13h31   « »

    Bravo et Merci pour cet excellent article ! On en ressort la rage au ventre !

    Continuez ce genre de reflexion de qualité, nous en avons besoin.

    Flo

  • permalien Fractales :
    11 février 2009 @13h39   « »

    Bonjour Frédéric. Merci pour ce coup de gueule salutaire qui dit tout haut ce qu’une foule de gens de plus en plus nombreux pense tout bas. Gare cependant lorsque vous mettez l’UE au rang des responsables de la déroute économique actuelle (et c’est une évidence), vous allez nous rameuter les eurobéats du blog Quatremer, qui ne manqueront pas de vous traiter d’incompétent car vous n’êtes "que" chercheur (et directeur de recherches) au CNRS (c’est vrai, que représente l’argumentation dialectique d’un docteur directeur de recherches à côté de celle d’un journaleux). Il nous mettront sans doute encore une couche de "l’Europe c’est bon, mangez-en" en brandissant le spectre des guerres qui ont sévi en Europe au siècle dernier. Peu importe, le monde est en train d’ouvrir les yeux et les discours déconnectés de quelques eurobéats ou libéraux n’y changera plus rien. Merci de continuer à faire paraître vos articles sur ce blog et de vous faire porte parole d’une masse grandissante de citoyens qui en ont MARRE.

  • permalien fred :
    11 février 2009 @13h40   « »

    On peut aussi parler du programme du NPA. Cela dit, je crois que vous vous faites énormément d’illusions quant à la réaction possible de la masse des salariés... Un exemple : autour de moi, je n’ai que cadres parfaitement anesthésiés...

  • permalien anophele :
    11 février 2009 @13h49   « »

    Bonjour

    Superbe raisonnement de bout en bout. Voila le seul plan anticrise véritable qui tienne la route que j’ai lu depuis le début de la panique à bord.
    Moi aussi je pense que ces solutions seront incontournables vu l’état de décrépitude du système.
    Ce discours est bon mais aurait besoin d’être plus vulgarisé et synthétisé pour que ses solutions apparaissent avec une cohérence globale plus évidente.
    La diffusion de ces idées est l’enjeu de l’année qui vient, comme les solutions incontournables à notre salut.
    Je vous remercie en tout cas pour cet effort de synthèse et merci au monde diplo d’être la seule "boîte à idée" à proposer des solutions crédibles, ce qui souligne le caractère universel de service public et de salubrité public de votre journal.

    Merci encore et continuez, bientôt ces solutions paraîtront évidentes et incontournables et les libéraux seront mis au rebut des idéologies au même titre que les sociétés communistes d’inspiration soviétique.

    Bonne continuation et votre honnêteté intellectuelle vous honore

    Cordialement

  • permalien AIO :
    11 février 2009 @13h58   « »

    Je crois que réduire la configuration actuelle du capitalisme et son éclatement à la responsabilités de quelques personnes est pour le moins réducteur. Même si ce n’est pas de mauvaise foi, mais simplement pour protéger des a priori politiques. D’autre part, le programme dit révolutionnaire ne me paraît pas être autrechose qu’une programme de capitalisme régulé. C’est peut-être un phantasme aujourd’hui, mais personnellement, je m’en satisferai bien. La confusion vient, je l’imagine, d’une réaction trop rapide et, quand elle prend un ton professoral tout en étant à côté de la plaque, elle peut susciter une réponse symétriquement inverse. Cependant, je crois que beaucoup de gens d’une nature assez paisible commencent à avoir une réaction proportionnelle à l’obscénité du capitalisme actuel. Et il ne serait pas étonnant qu’on entre dans une période d’une agitation d’une amplitude inattendue, car dans les rues on entend de plus en plus de réactions qui le laissent penser.
    Quand à parler de Reagan, n’oublions pas qu’il fut l’un des initiateur de la dérive financière, ou plutôt ses lieutenants. L’historiographie est connue, il ne sert à rien de la dénier.

  • permalien HP :
    11 février 2009 @13h59   « »

    Toujours une belle utopie.
    Surtout ne pas faire d’effort, ne pas s’appercevoir que nous ne representons plus rien à l’echelle de la planete. Les occidentaux, à peine 18% de la population mondiale. Nous ne décidons pas, nous suivons.
    L’Occident n’a pas renoncé à ce qui fait sa force : L’état de droit, la paix, l’éducation, les sciences, l’économie de marché, la méritocratie. Mais il a oublié le septième pilier, le pragmatisme.
    CE monde nouveau est différent et inconfortable. On ne peut pas l’aborder bardé de certitudes.
    Croire que la redistribution à base de taxe débile se fera, est la plus belle des utopies, mais surtout la plus débile.
    Notre modele doit aussi prendre en compte 1 fait : 53.6% des foyers paye des impots sur le revenu.
    Autre enseignement, l’IR reste toujours aussi concentré : 1% des foyers français, soit les quelque 386 000 redevables qui ont payé chacun plus de 17 000 euros d’IR, ont fait rentrer 37% de recettes de cet impôt.
    Etes vous pret à les voir partir.
    Ou voulez vous plutôt regarder comment l’argent est dépensé.....

  • permalien habsb :
    11 février 2009 @14h15   « »

    Je m’associe a HP dans le plus total desaveu des "regulations etatiques", fiscales ou autres.

    Reconnaissez-le c’est tout de meme le comble que d’entendre parler de "regulation du capitalisme" EXACTEMENT les memes personnes qui l’ont regule jusqu’a aujourd’hui, non seulement aux USA, mais en Europe ou ailleurs.
    Si la regulation qu’ils ont exerce jusqu’a maintenant a produit une situation insoutenable, qui est-ce en cause ? Le capitalisme (qui marche depuis les banques lombardes du Moyen Age) ou les regulateurs au pouvoir, dont pas un seul a eu l’honnetete de dire : J’ai failli, je laisse ma place.
    Si un pere de famille ou un maire de village a provoque des desastres, la solution est peut-etre de lui donner encore plus de moyens, encore plus de pouvoir ? Je ne crois pas.

    Pourquoi toujours remettre en discussion le capitalisme, et jamais la regulation qui en a ete faite ?
    Quels sont tout de meme les liens entre la crise des produits derives de credit et le capitalisme lui meme ?
    Pourquoi on ne peut imaginer un capitalisme sans produits derives du credit, comme cela etait le cas pendant des siecles, et avant l’arrivee des trois chevaliers de l’Apocalipse Rubin Summers et Geithner ?
    Pourquoi on ne peut pas simplement retourner aux annees 80, mais vous voudriez qu’on donne a d’autres Rubin et Geithner encore plus de moyens de gacher ce qui a marche pendant des siecles ?

  • permalien Alain :
    11 février 2009 @14h36   « »

    @habsb

    Je vous invite grandement à lire (et nécessairement comprendre) la remarquable démonstration du mathématicien Gilles Châtelet dans son livre "Vivre et penser comme des porcs" :

    http://www.amazon.fr/Vivre-penser-c...

    Il nous expliquait avec clarté et virulence que l’idéologie sous-jacente au libéralisme économique, cette croyance en une "auto-régulation" n’est que pure sôtise sans aucun fondement ... si ce n’est d’ordre purement religieux.

  • permalien habsb :
    11 février 2009 @14h49   « »

    ALAIN

    J’ai suivi votre lien et je suis arrive sur le commentaire d’un lecteur du livre en question, commentaire que je copie dans la suite :

    où sont les porcs dont parle gilles châtelet ? je me le demaande encore. Une furieuse et peut-être louable charge contre de nouveaux idéeaux peu remis en question : fluidité envers et contre tout, le chaos comme système de fonctionnement... de bonnes idées, mais mal desservies par un style lourdingue, une mauvaise foi parfois ridicule qui ruine toute l’argumentation parfois intéressante, le tout noyé sous un flot de vocabulaire jargonnisant, de tentatives médiocres de créer des slogans qui passeraient dans le langage courant ("gédéon cyber-plus" et "Turbo-bécassine") sans qu’on comprenne jamais les sous-entendus vaseux et péremptoires qui jalonnent le texte.
    J’en ressors avec une frustration sans nom. Donnez de bonnes idées à un publicitaire paranoïaque et raté, rendez-le furieux et plus soucieux de se faire remarquer que d’être efficace : vous obtiendrez peut-être ce genre de résultats haineux et oubliable. " (fin de citation)

    Je suis alle sur Wikipedia pour me renseigner sur cet obscur auteur francais, et je trouve qu’il a couronne sa carriere de prof de fac comme attache a l’ambassade de France en Israel. Presente comme mathematique, ses ouvrages mathematiques paraissent bien peu nombreux est tres peu connus dans les milieux internationaux, sans doute a cause de son suicide a 54 ans.

  • permalien Kergadon :
    11 février 2009 @16h24   « »

    Accuser en bloc, les décideurs, les politiques, les énarques, les banquiers, et je ne ne sais qui encore, alors que le bon peuple serait blanc comme neige, est un peu facile et tout à fait faux.
    Car le bon peuple s’est aussi délecté de la consommation à crédit, il a encouragé l’inflation de tous ses moyens à sa disposition, en achetant des produits inutiles, quand ils ne sont pas franchement nocifs, comme le tabac et l’alcool.
    La bulle immobilière, ( dont sont totalement innocentes les basses classes de la société, je vous l’accorde), est tout de même le fait de la classe moyenne qui croyait que l’immobilier ne baissait jamais, et qui a foncé tête baissée dans tous les moyens mis à sa disposition pour l’exagérer, plan borloo, robien et on ne sait qui encore. Elle trouvait ça très bien, l’endettement pour acheter un bien, et en plus économiser sur les impôts.
    Les politiques sont coupables d’avoir proposé ces dispositifs, mais ceux qui y sont entrés sont coupables d’y être entrés.

  • permalien Eric Herbert :
    11 février 2009 @16h30   « »

    @HP
    "53.6% des foyers paye des impots sur le revenu. Autre enseignement, l’IR reste toujours aussi concentré : 1% des foyers français, soit les quelque 386 000 redevables qui ont payé chacun plus de 17 000 euros d’IR, ont fait rentrer 37% de recettes de cet impôt."

    Oui c’est complètement fou le niveau d’inégalité dans ce pays. Et comme vous le faites très justement remarquer cela permet en plus un chantage à l’impôt. Ces personnes sont si favorisées qu’elles prétendent pouvoir décider de leur niveau d’imposition ! Sinon pifpaf elles s’en vont ! Gosses pourris gatés ! C’est sur que ça n’est pas un vulgaire employé qui ne prend jamais l’avion (sauf une fois pour aller à Venise) qui se permettrait ce genre de reflexion.

    Je suis d’accord avec vous HP, ce scandale à la délocalisation est inadmissible ! Les dépenses seront faites sur place ! ici même ! Elles veulent partir ? Très bien qu’elles se barrent. comme dit le premier magistrat de France, "La france tu l’aimes ou tu la quittes " ! Mais sans le fric ! Aller hop par ici la monnaie !

    En plus en France on de l’experience de ce genre de chose. Ca à déjà été fait sur les nobles il y a quelques années.

    Aller dehors les-riches-qui-veulent-pas-payer ! je connais des tas de gens qui seraient ravis de payer leurs impots. S’ils avaient leurs revenus.

  • permalien habsb :
    11 février 2009 @17h13   « »

    ERIC HERBERT

    "En plus en France on de l’experience de ce genre de chose. Ca à déjà été fait sur les nobles il y a quelques années.

    Aller dehors les-riches-qui-veulent-pas-payer !"

    C’etait qui deja le dernier qui a dit "dehors les riches" ?
    Comment vous dites ? Un certain Stalin ? Lui aussi maitre en "ce genre de chose".

  • permalien habsb :
    11 février 2009 @17h17   « »

    KERGADON
    "Les politiques sont coupables d’avoir proposé ces dispositifs, mais ceux qui y sont entrés sont coupables d’y être entrés."

    Tres juste. Ergo, a chacun sa punition.
    Aux classes moyennes d’essuyer les pertes de leurs fallimentaires Robien, et aux politiciens de demissionner.
    Fillon comme Gordon Brown, Zapatero comme Merkel, et bien evidemment, Rubin, Summers et Geithner.

    Mais non, ils veulent encore plus de pouvoir pour faire encore plus de betises. On marche sur la tete !

  • permalien Eric Herbert :
    11 février 2009 @17h34   « »

    @habsb
    J’ai dit un jour ’oh il fait beau aujourd’hui’. Or le dernier à avoir dit ’oh il fait beau aujourd’hui’ est staline. La démonstration est faite, je suis stalinien.

    Faites un effort habsb.

  • permalien Eric Herbert :
    11 février 2009 @17h44   « »

    @habsb
    tient en fait je n’avais pas réalisé mais ne serait ce pas une réduction ad-hitlerum que vous venez de faire ? Vous remplacez hitler par staline mais c’est le même usage.

    et un point godwin pour habsb ! félicitations !

  • permalien AIO :
    11 février 2009 @17h53   « »

    Ce qui est très marrant c’est que ces réactions répétitives ont été devancées par Lordon et plein d’autres. Ce sont des lieux communs, rien d’autre qui visent à discréditer par association.
    Habsb est le troll de cette liste. Regardez un peu au dessus, oudans les autres sujets, quand on lui a proposé un livre, il nous a expliqué le commentaire d’un commentaire sur le livre et n’a pu s’empêcher de parler de l’auteur au lieu du contenu. On a fini par l’adopter, malgré ces inversions sémantiques et ses leçons à la schopenauer parfois à se tordre de rire. Il ne nous surprend plus.
    Alors Staline et pol pot ou le libéralisme, l’UE ou la guerre, le Goulag ou le néolibéralisme ? Pis pro-UE ou antisémite ? Allons tout ça n’est pas très digne....

  • permalien habsb :
    11 février 2009 @18h06   « »

    AIO

    Je trouve lamentable que dans un blog on refuse la confrontation dialectique, et que cela coute trop cher de repondre a la simple question
    "Quel est la relation entre la dereglementation des derives effectuee par Rubin et Geithner et l’equite sociale ?"

    Qu’on prefere tourner en derision non pas les arguments d’un blogger, mais lui meme, sa volonte de discuter, apprendre et progresser, en herissant le pamphlet oublie d’un attache d’ambassade comme Reponse Universelle a tous les problemes du Capitalisme que nombre de Nobels et des siecles d’economistes n’auraient pas vu.

    Mais on a donc vu la lumiere. Armee de concepts redoutables comme la TurboBecassine, il nous manque plus qu’un poste de Ministre pour resoudre toute crise presente et future. Ou peut-etre un poste au CNRS ?

  • permalien blablanet :
    11 février 2009 @19h03   « »

    Merci à l’auteur pour la qualité de son article.

    Habsb : votre analogie à la thermodynamique et à l’automobile est révélatrice ! Quelque soit leur niveau de développement ces engins ont toujours rempli leur fonction : déplacer des personnes d’un point A à un point B et ce sans discrimination liée à leur conception (les premières Bugatti étaient bien un peu étroites mais les obèses moins nombreux). Les évolutions ultérieures n’ont apporté que confort et sécurité.

    Les inégalités, l’injustice, et les laissés-pour-compte du capitalisme, quand bien même des années 80, ne sont-ils que les inconforts de ce système ?

  • permalien Gilbert Sorbier :
    11 février 2009 @20h14   « »

    Cher Frédéric,

    J’ai dirigé deux Sarl et une S.A. et le discours des économistes cathodiques me consterne.
    Ils me semblent tous à des années lumières du quotidien des préoccupations des entrepreneurs.
    J’ai été exportateur de produits innovants, féru de gestion, je me demande bien si les profs d’économie qui conseillent le 1er ministre (et les autres) vivent bien dans le même monde que nous. (Exemple : le fameux chocolat au lait à 19,6%, du Président, qui est un cas particulier marginal : Les plaques de chocolat au lait ou bouchées, ou rochers achetés dans le commerce courrant sont toujours à 5,5% !).

    Je suis abonné au M.D. et pour la première fois de ma vie, je lis un article (le vôtre), que j’aurais pu écrire… si mes talents me le permettait !
    J’aimerais rentrer en contact avec vous, pour aborder un sujet qui terrorise généralement les économistes : L’économie réelle... Ou que nous faudrait-il (à nous les entrepreneurs qui veulent embaucher) pour être incités à le faire, alors qu’aujourd’hui la fiscalité datant des 30 glorieuses, nous incite au contraire à prendre nos bénéfices tout de suite, et... après nous le déluge !

  • permalien Jackrussel :
    11 février 2009 @21h26   « »
    Surtout Faites très attention aux solutions simples !

    Cher Frédéric,

    Votre analyse est toujours d’une pertinence acérée. Permettez-moi de vous en féliciter.

    Toutefois, votre proposition : "la première étape est celle de la nationalisation à grande échelle." est l’erreur à surtout ne pas commettre. Lisez les lignes ci-dessous !

    Les pertes, sans pouvoir vous en apporter la preuve (simplement en croisant nombre de sources) est de l’ordre de $ 52 T(*) sur l’ensemble de la planête. Appliquez le ratio dévolu à notre délicieux pays et vous y constaterez qu’elles dépassent de loin notre dette publique déjà conséquente. Inutile de vous dire que même la vente du Chateau de Versailles à un fond souverain ne servirait à rien.

    Et puis nos charmants joueurs de Monopoly seraient tellement ravis de s’en sortir à si bon compte...

    Et, surtout avec de telles pertes, ce sont les états et leur concitoyens que vous précipiteriez à l’âge de pierre.

    Une nationalisation signifie l’absorption par l’Etat du bilan entier de l’organisation nationalisée, ainsi... ainsi que l’ensemble de ses opérations hors bilan et là, c’est pire que l’horreur du pire.

    Alors, je ne vous dis pas de rien changer, bien au contraire, mais d’en isoler avec détermination les éléments toxiques : quand une jambe se gangrène, pensez-vous qu’en la nationalisant, vous sauverez l’être humain qui la détient ?

    Avec le pouvoir intellectuel et médiatique que vous possédez, faites attentions aux solutions simples !

    Echangeons sur ce mode. Je reste à votre disposition.

    (*) 52 T = 52 trillions = 52 mille milliards de dollars

  • permalien jcd :
    11 février 2009 @22h16   « »
    Bravo

    Cent pour cent d’accord et avec l’analyse et avec les remèdes.
    La segmentation du marché du crédit est essentiel et son contrôle par des entités publiques indispensable.

    Cela fait des mois que je défend ces positions sur de multiples forums français et belges et j’ai l’impression que personne n’écoute ! Peut-être qu’à force de le répéter...

  • permalien jcd :
    11 février 2009 @22h18   « »

    d’accord avec les analyse de Frédéric Lordon, od course !

  • permalien aristid :
    11 février 2009 @23h32   « »

    il n’a que ca à foutre le mec qui écrit ça !
    Il ne pourais pas travailler un peu comme tout le monde ?...
    Ca lui apprendrais un peu la vie ! Au forges de la peug et après on causera !

  • permalien aristid :
    11 février 2009 @23h34   « »

    Les forges sont fermées.
    Ca va lui laisser du temps pour écrire encore mieux et encore plus vrai car il aura touché la vraie crise et il l’aura vécu dans sa chaire, elle sera vraiment vraie alors seulement.

  • permalien Ninja :
    12 février 2009 @00h01   « »

    Moi aussi j’aurais aimé écrire cet article ! J’y retrouve en effet bien des analyses que je ruminais dans ma petite tête mais n’osais formuler...
    Oui ! la rage est à son comble et l’absence de solution alternative cohérente et convaincante laisse augurer du pire si elle explose.
    Quant à ceux qui s’obstinent à vouloir dédouaner le capitalisme je dirais que je ne connais que deux idéologies qui, bien que responsables de millions de morts, d’exactions en tous genres (esclavage, spolations des terres, exportations de maladies,ruine d’économies et de cultures étrangères etc.) réussissent encore et toujours à perdurer et ce sont : la religion et le capitalisme.

  • permalien hopfrog :
    12 février 2009 @00h48   « »
    @ Frédéric Lordon

    Merci pour ce nouvel article superbement clair. Vous débarrassez l’économie de l’obscurité dont ses habituels desservants s’ingénient à l’entourer, afin de régner tranquilles.

  • permalien mm :
    12 février 2009 @01h01   « »

    très claire démonstration ! moi aussi j’aurais aimé l’écrire.
    l’image qui me vient pour désigner le capitalisme financier, c’est celui d’un cancer qui détourne toutes les ressources du corps social pour sa croissance sans limite, et qui envoie ses métastases dans tous les pays, dans tous les secteurs de l’économie. Et comme pour le cancer, il faut un traitement radical, il faut le détruire avant la mort du corps social.

  • permalien HAS :
    12 février 2009 @01h37   « »

    Cher HP,
    Peut etre faites vous partie d’une grosse boite informatique ? Gagnez vous peut-être de quoi payer plus de 17 000 € d’impot sur le revenu ?

    Cela me rappelle ces furieux coups de fils répétitifs tout au long de la journée a mon travail de liberal de la sante, où l’on me propose de bénéficier de réductions d’impôts.....si je suis dans la tranche qui paye plus de 3000 € par an.

    Quel bonheur de ne pas être concerné...et d’avoir un boulot sympa et "sur", garanti par un "systeme socialisé" d’assurance maladie qui me garantit des clients solvables a un prix correct.

    Ah la la , que se font ils chier les autres. Tout ça pour un impôt qui rapporte combien en pourcentage au budget de l’état ? Eh oui l’impot sur le revenu a été vidé de son sens. Donc suprimons le pour le remplacer par un impot progressif et proportionnel sur TOUS les revenus. Bref ce que propose l’auteur de l’article entre autres ?

  • permalien
    12 février 2009 @02h13   « »

    A monsieur Frederic Lordon qui appréciera l’anecdote :

    Voilà, je me rendais à une conférence ayant lieu à la Sorbonne dont le thème du cyle était "le capitalisme dans tous ses Etats" et le sujet de la conférence "que faut-il garder de Marx ? (question toujours intéressante même pour un non marxiste dès lors que le discours habituel sur Marx est que ça ne vaut rien, que la lutte des classes c’est "archaïque", même si Thiers historien de droite et Tocqueville historien libéral sont les premiers à avoir utilisé cette expression).

    Donc à cette conférence à laquelle participait Christian Laval que vous devez connaître au moins de nom (son Sauver Marx ? est une assez bonne critique de la théorie negriste)
    fait son exposé sur Marx en expliquant de manière assez claire ses concepts et son intérêt. Il arrive à la fin de l’exposé et dit en gros que quelque part la baisse de la part des salaires dans le partage de la valeur ajoutée pourrait être vu comme un des symptômes que Marx avait identifié comme étant facteur de crise du capitalisme.

    Ayant dit celà le discutant, un économiste balladurien libéral se présente, commence à expliquer que la dialectique de Marx ne vaut pas grand-chose (Hegel étant très au dessus ) et surtout que sa théorie de la baisse tendancielle du taux de profit est fausse et que Marx a commis une erreur mathématique que l’économiste-mathématicien libéral est en mesure de corriger (et d’invoquer le nom d’un économiste à peu près inconnu de l’audience qui l’aurait démontré "mathématiquement" en prouvant qu’il a "oublié" le progrès technique). Ceci lui vaut d’ailleurs de se faire remontrer les bretelles par un marxologue pur souche mais il persiste.

    Vient alors la séance des questions, Christian laval répète en approfondissant en quoi il est intéressant de lire Marx en tant que ce dernier savait analyser le capitalisme à partir de ses crises. Puis une question est posée par une jeune étudiante, étudiante qui interpelle l’économiste de droite sur son explication de la crise dès lors qu’ont été réfutés les explications proposées par Marx et ses héritiers. Là survient le moment grandiose, il lui répond :

    "Madame, la crise financière, c’est du progrès technique mal maîtrisé, (subprimes et dérivés) et d’ajouter : "c’est un loi historique que tous les 7 ans une crise économique ait lieu, c’est l’innovation qui crée ça.

    Bon je passerais sur le sentiment de consternation ou de stupeur qui a traversé la salle et la pauvreté de cette explication.

    Tout ça pour dire que :

    1. Si le "progrès technique mal maîtrisé" était à lui seul responsable de la crise alors pourquoi cette crise est-elle si dévasatatrice ?

    2. Si c’est le progrès technique qui est capable de provoquer ce type d’effets alors finalement la caricature faite de la décroissance (l’âge de pierre) n’est plus un horizon si effroyable...

    3. Pourquoi devrait-on croire plus sa loi du progrès technique qui tourne mal plutôt que la loi de la baisse tendancielle du taux de profit (surtout lorsqu’on compare la complexité des 2 constructions intellectuelles). Mais probablement que l’économiste libéral mathématicien balladurien lui parce qu’il a lu les prix nobel d’économie qui n’en sont pas, pratique "une science dure donc véridique et rationnelle" là ou au moins Marx prétendait étudier l’économie comme une science sociale ?

    4. Si c’est du progrès technique mal maîtrisé, pourquoi ne pas interdire ce type de "progrès technique", mais là il nous saurait rétorqué que rien ne saurait arrêter la "destruction créatrice" qui relève de la nature humaine et qu’il convient de savoir récompenser (ou comment remplacer un naturalisme par un autre et justifier les "petits" bonus même en 2008).

    5. D’où il découle donc que la crise n’est que passagère (vu sa durée si c’est une loi que le cycle dure 7 ans, la séquence reprise ne devrait pas être très longue...)

    6. Enfin que la seule réforme à prévoir est une régulation type bâle III qui incluerait les dérivés de subprime et la probable moralisation (auto-moralisation s’entend via code éthique façon MEDEF) et que cette dernière suffira.

    J’arrête là ce long post et concluerai que M. Lordon non vous n’aurez pas grand chose à craindre tant que l’explication crise = progrès technique mal (sic) géré aura cours (même implicitement derrière les allures consternés du "il fallait que ça arrive parce que les crises ça fait partie du capitalisme" dans la tête des économiste libéraux.

    PS : ceci démontre in situ combien le délabrement intellectuelle de toute la classe libérale incapable d’articuler une pensée construite tant son inertie idéologique est grande (contrairement aux tourne-casaque politiques).

  • permalien robert breton :
    12 février 2009 @05h20   « »

    Un responsable du recrutement dans un des plus grands établissements financiers du monde le 6 février : "il me faut encore plus de mathématiciens qu’avant car j’ai besoin de produits financiers encore plus subtils, capables de monter quand la bourse baisse."

  • permalien pola.k :
    12 février 2009 @06h41   « »
    ne changez rien

    @ Frederic Lordon : merci, et bravo pour cet article.

    @Eric Herbert : jolie réponse à HP héhé…

    … et dans la série "j’adore débarquer sur les blogs pour parler aux trolls" :

    @ habsb
    "La premiere chose a dire est que le liberalisme est en place depuis des siecles mais que la crise des subprime n’est intervenue que depuis que les apprentis sorciers du cabinet Clinton (Rubin, Summers, Geithner) aient soutenu les "credit derivatives" qu’ils ont toujours refuse de réglementer"

    Je trouve fatiguant la façon dont vous diabolisez quelques dirigeants à l’excès pour ne pas remettre en cause votre vision idyllique du capitalisme libéral.

    Tout d’abord, le libéralisme dont vous parlez n’existe pas depuis des siècles, sauf si vous considérez "des" comme tout nombre compris entre un et deux, ce qui n’est pas grand chose au regard de l’histoire.
    (et je vous remercie de ne pas me faire en retour une leçon sur la naissance de la pensée libérale au XVII°, nous savons vous et moi que vous parlez du libéralisme économique appliqué, et même plus particulièrement du capitalisme libéral)

    Et quoi qu’il en soit, la longévité d’un système économique n’a jamais été une preuve du bien-fondé de ses principes (sauf à considérer que finalement, l’esclavage c’était la bonne solution…)

    Par ailleurs je ne lis nul amalgame entre libéralisme (vous vouliez dire capitalisme libéral, je suppose ?) et crise des subprimes dans l’article de Frédéric Lordon, mais uniquement le constat d’un rapport de cause à effet.
    Même considérée comme un accident, la crise reste un puissant révélateur de l’ineptie de ce système qui, même en phase "d’équilibre", produit de plus en plus d’inégalité, au sein des nations et entre nations, et ne met aucun autre frein à l’exploitation des ressources (qu’elles soient humaines ou écosystémiques) que leur épuisement.

    La richesse des 80 et 90 aux USA dont vous parlez est toute relative : elle s’appuie en grande partie sur l’exploitation de pays pauvres, et de citoyens pauvres. Vous pourriez tout aussi bien à ce compte nous établir le bien fondé de l’économie colonialiste en citant en exemple la richesse de l’Angleterre sous Victoria.

    Hélas, le modèle mathématique théorique de l’économie libérale (marché 100% libre / concurrence parfaite = équilibre) ne tient pas une seconde dès lors qu’on permet la capitalisation sans limite. Voire la capitalisation tout court. C’est mathématique aussi.

    Vous voudriez démontrer que la crise est le seul problème, que celle-ci vient uniquement du refus malhonnête de quelques-uns de réglementer les ’credits dérivative’, tout en affirmant que le libéralisme n’est pas en cause… euuuh… faudrait que vous nous précisiez alors la subtile nuance que vous faites entre libéralisme et marché libre…

    Ok,ok, je suis de mauvaise foi : j’ai bien compris que c’est vous qui faites un amalgame, en l’occurrence entre libéralisme et capitalisme libéral.
    Et que vous étiez plutôt tendance néoclassique : le libéralisme est relatif, il faut savoir le réguler un peu pour "améliorer la voiture" comme vous dites. Faut c’qu’il faut : on est d’abord capitaliste avant d’être libéral.

    Baaah, après tout, préserver le facteur parasite d’inégalité dans l’équation libérale de l’égalité, quitte à trafiquer l’équation pour obtenir disons… une inégalité "équilibrée", je sais pas si c’est la solution, mais une chose est sûre : vous ne croyez avoir raison que parce que vous avez vos raisons d’y croire.

    @ HP :
    c’est vrai, on ne représente pas grand chose à l’échelle de la planète, mais il me semble qu’on cause justement d’un problème mondial, et que les idées pour y remédier n’ont pas de frontières.

    @ Kergadon :

    Ouais c’est la faute à tous ces salauds de consommateurs qui savent pas faire durer les produits à obsolescence programmée, qui ne résistent pas à une prime à la casse
    contre une amende au contrôle technique, qui ne ferment pas les yeux pendant les coupures pub et qui en plus ont la prétention de vouloir se loger !

  • permalien th Mercier :
    12 février 2009 @10h08   « »

    Ce qui me surprend le + à lire ce blog, ou les analyses des économistes et journalistes patentés partout,etc .... c’est l’oubli d’un fait simple : L’Occident (avec un O majuscule comme l’écrit un blogueur ci-dessus ? ) vit largement au-dessus de ses moyens, et au-dessus des moyens de la planète et... au-dessus -largement - des logiques de développement possibles dans la plupart des pays (à populations pauvres) du sud.
    Je pensais naïvement qu’une crise d’une telle énaurme ampleur pouvait au moins parallèlement susciter un essai de salutatire changement de cap en matière de style de vie ICI, pour NOUS, pour MOI. Une réorganisation de priorités. Ecorner l’arrogance collective qui nous mène.
    Il semble qu’il n’en soit rien, et que la planète continuera à se réchauffer Allègrement.

  • permalien habsb :
    12 février 2009 @10h11   « »

    POLA.K
    Tout d’abord je vous remercie pour votre aimable consideration, et pour votre volonte de dialoguer..
    Veuillez trouver mes reponses dans la suite.

    "Tout d’abord, le libéralisme dont vous parlez n’existe pas depuis des siècle"
    Eh bien si, car le capitalisme liberal etait bel et bien pratique par les marchands et banquiers italiens puis flamands il y a 7 siecles ! Nombre des francais ont decouvert les options, futures et autre derives avec cette crise, mais ils etaient deja utilises a la Bourse d’Amsterdam en 1600.

    "Et quoi qu’il en soit, la longévité d’un système économique n’a jamais été une preuve du bien-fondé de ses principes (sauf à considérer que finalement, l’esclavage c’était la bonne solution…)"
    L’esclavage etait un systeme lie a une societe 100% agricole, la societe industrielle impose la presence au prealable de capitaux pour payer salaries et machines avant toute vente. Donc banquiers, entrepreneurs, main d’oeuvre : capitalisme quoi. Qui peut etre liberal (tous peuvent etre banquiers ou entrepreneurs) ou etatique (seul les chefs de Parti peuvent l’etre comme dans les pays socialistes).

    "Par ailleurs je ne lis nul amalgame entre libéralisme .. et crise des subprimes dans l’article de Frédéric Lordon, mais uniquement le constat d’un rapport de cause à effet."
    Point 4 de Lordon : On ne parlera même pas du gouvernement actuel, dont la fine analyse a conclu qu’il était urgent d’approfondir la configuration néolibérale du capitalisme (concurrence générale, restriction salariale sous couleur de compétitivité, allongement de la durée du travail)… qui a précisément engendré la catastrophe des subprimes
    J’ai demande a plusieurs reprises (sans succes) d’expliquer comment la "configuration neoliberale du capitalisme" (whatever it means, le pons asinorum Wikipedia est tres muet au sujet), peut "engendrer" la crise des subprime, que nombre d’economistes libertarian nous avait parfaitement annonce des les mesures clintoniennes du malheureux Community Reinvestment Act
    qui forcaient les banques a preter aux demunis.

    "Même considérée comme un accident, la crise reste un puissant révélateur de l’ineptie de ce système qui, même en phase "d’équilibre", produit de plus en plus d’inégalité, au sein des nations et entre nations"
    Difficile a prouver. Quelques decennies de capitalisme liberal en Chine et Inde a permis a moitie de la population mondiale d’acceder a des niveaux de prosperite inouis dans leur histoire millenaire, malgre les pleurnichement de nos alter-mondialistes a la Attac a qui on n’achete plus a prix d’or des teles Thomson toujours en panne..

    "et ne met aucun autre frein à l’exploitation des ressources (qu’elles soient humaines ou écosystémiques) que leur épuisement."
    Pitie, ne me la jouez pas a la Nicolas Hulot : les desastres ecologiques sous Stalin et Mao Zedong sont bien pire, et les pays ou la nature est la mieux protege restent les premiers dans le classement de liberte economique (New Zealand, Canada, US, Scandinaves..)

    "La richesse des 80 et 90 aux USA dont vous parlez est toute relative : elle s’appuie en grande partie sur l’exploitation de pays pauvres, et de citoyens pauvres. Vous pourriez tout aussi bien à ce compte nous établir le bien fondé de l’économie colonialiste en citant en exemple la richesse de l’Angleterre sous Victoria"
    Si vous soutenez cela, vous devriez expliquer comment le "neocolonialisme" US aurait change radicalement a l’oree des 80, pour apporter la prosperite apres 2 decennies d’inflation, et puis changer a nouveau maintenant, pour les reconduire a la stagflation actuelle.
    Et aussi comment le neocolonialisme lourde que la France pratique egalement chez plusieurs pays africains n’a pas donne les memes fruits de richesse.

    "Hélas, le modèle mathématique théorique de l’économie libérale (marché 100% libre / concurrence parfaite = équilibre) ne tient pas une seconde dès lors qu’on permet la capitalisation sans limite. Voire la capitalisation tout court. C’est mathématique aussi."
    Vous n’etes pas un peu a la traine dans vos cours d’economie liberale ? Depuis Adam Smith, on a ecrit des choses excellentes, vous savez ?

    "Vous voudriez démontrer que la crise est le seul problème, que celle-ci vient uniquement du refus malhonnête de quelques-uns de réglementer les ’credits dérivative’, tout en affirmant que le libéralisme n’est pas en cause… euuuh… faudrait que vous nous précisiez alors la subtile nuance que vous faites entre libéralisme et marché libre…"
    Je ne vous comprends point. Marche’ libre ou liberalisme ne signifie pas fraude.
    1) le Community Reinvestment Act de Clinton a force les banques a preter aux demunis. Ceci n’est pas liberte, et oblige le marche a se passer de la precieuse information
    des banquiers sur quel emprunteur est fiable. La banque doit preter les yeux bandes. Se bander les yeux n’est jamais une bonne idee.
    2) l’abrogation du Steagall-Glass a transforme le business d’emprunt immobilier en incontrolable magouille financiere.
    Or la CNTC avait pour but de scrutiner l’activite dans les derivatives. Mais Rubin l’a exoneree de cette tache, en faisant de ce domaine d’investissement non cote un domaine de la fraude. Liberalisme n’est pas fraude mais transparence. Tout operateur de marche doit etre libre de connaitre (a travers la CNTC) les details des produit qu’il achete. N’allez pas confondre liberalisme avec retenue d’information et fraude. Liberalisme est contrepouvoir d’information. Rubin fit un acte illiberale et un cadeau au pouvoir bancaire ou ils se recaserait d’ailleurs de facon bien lucrative pendant la vague republicaine.

    "Baaah, après tout, préserver le facteur parasite d’inégalité dans l’équation libérale de l’égalité, quitte à trafiquer l’équation pour obtenir disons… une inégalité "équilibrée", je sais pas si c’est la solution, mais une chose est sûre : vous ne croyez avoir raison que parce que vous avez vos raisons d’y croire."
    Je vous le repete ulterieurement, l’effacement du contrepouvoir de transparence de la CNTC a ete un acte illiberal qui a avantage un acteur (grandes banques toutespuissantes) aux depens des autres operateurs de marche, dans la plus pure tradition socialdemocrate de faire des cadeaux aux grandes structures entremelees au pouvoir politique et du paternalisme envers la minorite plus pauvre, en laminant classes moyennes, et tout ce qui soutient l’economie.

    Encore merci et au plaisir de vous relire, comme cette fois-ci avec de bons et interessants arguments.

  • permalien habsb :
    12 février 2009 @10h23   « »

    BLABLANET
    "Quelque soit leur niveau de développement ces engins ont toujours rempli leur fonction : déplacer des personnes d’un point A à un point B et ce sans discrimination
    Les inégalités, l’injustice, et les laissés-pour-compte du capitalisme, quand bien même des années 80, ne sont-ils que les inconforts de ce système ?"

    On renonce pas a construire des moteurs, sous pretexte qu’on pourra jamais atteindre le mouvement perpetuel.
    On renonce pas a ameliorer le capitalisme liberal, sous pretexte qu’il aura toujouts des inegalites.
    La bonne voie est donc de reduire ces inegalites, non pas d’en faire des plus importantes en attribuant d’immenses pouvoir aux politiciens, qui en ont deja davantage.
    Qu’en dites vous ?

  • permalien th Mercier :
    12 février 2009 @10h39   « »

    réponse amusée (?) à HABS qui écrit :
    "Quelques decennies de capitalisme liberal en Chine et Inde a permis a moitie de la population mondiale d’acceder a des niveaux de prosperite inouis dans leur histoire millenaire, malgre les pleurnichement de nos alter-mondialistes a la Attac a qui on n’achete plus a prix d’or des teles Thomson toujours en panne..
    Bigre !
    - quelle frange de la population de ces pays bénéficie donc de "prospérité inouïe" ? Et qu’est-ce qui définie la "prospérité" , d’ailleurs ?
    - relisez donc l’histoire de la Chine, et son histoie "millénaire"
    - on apprend que ATTAC vend des télés...

    Il faudrait reprendre tout ce boniment de A à Z. Non, plutôt ne pas répondre à ce délire.

    TM

  • permalien habsb :
    12 février 2009 @10h40   « »

    ANONYME DE LA CONFERENCE SUR MARX
    "1. Si le "progrès technique mal maîtrisé" était à lui seul responsable de la crise alors pourquoi cette crise est-elle si dévasatatrice ?"
    2. Si c’est le progrès technique qui est capable de provoquer ce type d’effets alors finalement la caricature faite de la décroissance (l’âge de pierre) n’est plus un horizon si effroyable...
    Cette crise n’est pas progres technique mal maitrise. C’est le retour a la realite apres l’illusion de richesse sans fondement orchestree par les politiciens de l’ere Clinton (Rubin, Summers, Greenspan) pour d’evidentes raisons politiques, d’autres ideologiques (soutien a offre et demande), et d’autres moins evidentes d’enrichissement personnel

    5. D’où il découle donc que la crise n’est que passagère (vu sa durée si c’est une loi que le cycle dure 7 ans, la séquence reprise ne devrait pas être très longue...)
    La crise n’est pas passagere. De longues annees voire decennies difficiles nous attendent en Occident. La betise ideologique du soutien a la demande a gonfle a demesure le differentiel de salaire envers l’Asie et efface l’activite economique occidentale. Je fais observer a tout culteur d’economie que le soutien a la demande fut propose par Keynes a une epoque de rigidites salariales et modeste commerce international. Aujourd’hui Keynes le premier ne proposerait plus de soutien a la demande, qui a ete pourtant pratique en son nom par les politiciens pour de raisons electorales et d’enrichissement personnel et d’entourage grace a la vache a lait du Welfare et de impots.

    6. Enfin que la seule réforme à prévoir est une régulation type bâle III qui incluerait les dérivés de subprime et la probable moralisation (auto-moralisation s’entend via code éthique façon MEDEF) et que cette dernière suffira.
    Cela ne saurait servir a rien : d’autres produits pour contourner Bale 3 serait envisages, exactement comme le "credit derivatives" ont ete faits pour contourner Bale 2. Aucune reforme n’est a prevoir et aucun dette ne doit etre souscrite pour sauver qui a failli. La crise est necessaire en economie pour separer qui reussit de qui echouent, comme un concours publique.

  • permalien habsb :
    12 février 2009 @10h45   « »

    TH MERCIER
    " quelle frange de la population de ces pays bénéficie donc de "prospérité inouïe" ? Et qu’est-ce qui définie la "prospérité" , d’ailleurs ?

    Merci pour votre consideration.
    Pour la premiere fois dans l’histoire du monde, des dixaines des millions de chinois peuvent s’alimenter correctement. Meme chose pour les indiens. Il y a toujours beaucoup de pauvres, mais il y en a infiniment moins qu’avant, soit sous Mao Zedong, que sous les Empires du passe. Et visiblement, les Chinois ne sont pas tres presse de retourner dans le passe.
    Cela veut dire qu’on va dans la bonne direction, non ?

  • permalien blablanet :
    12 février 2009 @19h48   « »
    Thermodynamique de l’absurde (ou comment ne pas voir ce que l’on a sous les yeux)

    ...et comment persister à comparer une chose mécanique à un système social où la différence manifeste est celle du facteur humain !
    Soit dit en passant le moteur à explosion est ce qu’il y a de pire en rendement énergétique, et pour l’écologie... son combustible n’est pas sans jouer un rôle dans notre histoire économique, et n’oublie pas de faire le bonheur de quelques-uns.

    Mais pourquoi donc essayer autre chose ?????????

    A lire dans ce sens : « Angoisse Existentielle et Conservatisme » de Jean-Sol Partre.

  • permalien ROSA :
    13 février 2009 @00h42   « »

    Que peut-on faire pour que des Frédéric Lordon remplacent à la télé les Marseille, Baverez et autres Élie Cohen, qui s’y pavanent avec leur mogue d’autant plus méprisante que le cours des choses dément chaque jour un peu plus leur scolastique radoteuse ? Gramsci croyait que les idées diffusées dans la tête des foules précédaient les changements économiques ou politiques. La bataille des media est la plus décisive. Le chaos dans la rue peut seul virer des écrans les parasites qui les ont accaparés.

  • permalien jack the jocker :
    13 février 2009 @02h06   « »

    Je trouve assez réjouissant de voir Jacques Marseille ne pas être conscient dans les différentes émissions où il est invité ces temps-ci qu’en dénonçant le virage reaganien de Mitterrand face à ses interlocuteurs gênés du PS, il ne fait là en réalité que brocarder ses propres recettes néo-libérales !

    Faut-il que la crise soit grave, ahahah pour que cet imbécile soit paumé à ce point. Au point que l’inflation des années 70 (que fustige Habsb ici-bas) retrouve même grâce à ses yeux !

    Notre ami Jacques amorcerait-il un nouveau virement dans le sens du vent, comme il se doit ? Faut-il voir dans cette valse hésitation un signe avant-coureur de grands bouleversements ?
    Je lis dans les circonvolutions pathétiques de l’économiste-en-noir comme naguère l’oracle dans le vol de l’hirondelle de printemps...

    Il va sans dire que je partage cette fureur dévastatrice que vous percevez Frédéric Lordon.

  • permalien Kerema29 :
    13 février 2009 @12h17   « »

    @ Frédéric Lordon.

    J’ai lu vos blogs et je viens de finir votre petit livre "Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières".
    J’approuve vos analyses et vos propositions pour un autre système régulé et au service de tous ; mais maintenant que faisons nous ?
    La fin de votre petit livre me laisse perplexe, je suis bien d’accord avec votre critique du PS (PSG),hélas... mais comment trouver un débouché politique crédible pour mettre en pratique vos propos ou au moins une partie ? les partis Trotkyste ou Léniniste , LO, NPA ex LCR,PT ?, le PC, les Verts ?
    N’y aurait il pas moyen de faire pression sur ce PSG ,plein de Cumulards, pour qu’il dépose un projet de loi pour la régulation de la finance, au moins au niveau européen ?
    J’ai peur que nous en soyons réduits à pratiquer de l’Incantation dans l’attente du Grand Soir....

  • permalien parkway :
    13 février 2009 @12h59   « »

    Encore bravo M. LORDON !

    il nous faut maintenant chanter tous ensemble, dans la rue :

    Dansons la carmagnole,
    Vive leson,vive le son,
    Dansons la carmagnole,
    vive le son du canon !

    Quelqu’un pourraît-t-il m’indiquer où l’on peut se procurer une kalach ???

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @13h15   « »

    KEREMA29

    "N’y aurait il pas moyen de faire pression sur ce PSG ,plein de Cumulards, pour qu’il dépose un projet de loi pour la régulation de la finance, au moins au niveau européen ?"

    Le probleme n’est pas la regulation de la finance, pour la quelle il y a deja de la regulation, en sachant que les desastres sont arrives sur des activites non couvertes par la regulation, comme le Credit Default Swaps ou le Securitized Subprimes. Vous pouvez bien entendu reguler ces nouveaux produits, mais d’autres vont voir le jour qui ne seront pas couverts par votre regulation, sur les quels les banques pourront s’engouffrer en prenant de forts risques. Ca passe ou ca casse. Si ca casse, l’Etat intervient....

    Il y a donc seulement deux solutions : nationaliser toutes les banques, dans ce cas la aucun investissement ne sera plus fait qui ne profite pas au Parti au gouvernement et qui n’est pas issu de la tete d’un gerontocrate au pouvoir. Vous avez vu ce systeme en URSS pendant 60 ans, qui ont suffi pour reduire l’industrie russe aujourd’hui a un niveau africain, en lui faisant louper toutes les revolutions industrielles du XX siecle.

    L’autre solution est celle de laisser les banques effectuer leurs operations et leurs paris en toute liberte, en prenant les consequences y compris la faillite. Aucune aide etatique, la banque qui casse sera reprise par une autre plus prudente et avisee. On n’aura plus de zombies sous perfusion comme RBS ou Deutsche Bank, mais que des banques efficaces, biene gerees et prudentes.

    C’est un peu la meme difference qu’il y a entre responsabiliser ses propres enfants ados et adults, ou gerer leur vie jusqu’a leur (ou notre) mort.

  • permalien AIO :
    13 février 2009 @13h39   « »

    Moi aussi j’ai terminé le livre. Je l’ai trouvé de bonne qualité, engagé et bien assumé. Je me rappelle que Wacquant avait aussi fait des propositions, je sais aussi que l’économiste Liêm est au PS avec des idées intéressantes. Toutefois, cela reste sans conséquence pour le moment, car "il ne faut rien changer". J’ai bien peur que si on n’éteint pas le feu maintenant, la machine aille trop loin et qu’on ne sache plus comment l’arrêter. Cela risque de chauffer à un moment donné, je vois même que les Suisses ont interdi la manif d’opposition à Davos pour des raisons fumeuses... les glissements autoritaire et le problème cognitif des dirigeants qui semblent mentalement "out".

    @ Notre troll : c’est assez impressionnant cette faculté à nous enfermer dans le dualisme libéralisme ou goulag, c’est un trompe-l’esprit démonté 10 000 fois, historiographiquement invalide, mais rien n’y fait. C’est du terrorisme intellectuel. Mais on va le laisser répéter les mêmes anneries...

  • permalien HN :
    13 février 2009 @13h59   « »

    @Kergadon, habsb

    Les politiques sont coupables d’avoir proposé ces dispositifs, mais ceux qui y sont entrés sont coupables d’y être entrés.

    Déjà, il me semble que vous oubliez les personnes qui ont mis en place et vendu ces dispositifs dans le lot : les banquiers.

    Ainsi que ceux qui "n’ont pas vu arriver la crise" : une grande partie des journalistes économiques en extââââse devant le système qui s’autorégule... ou va s’auto-réguler... enfin ça va pas tarder, flippez pas...

    Car qui a contesté ces mesures de l’administration Clinton ??!! Ces héros méconnus que l’on nomme banquiers et financiers peut-être ??

    Ensuite, on constate encore une fois qu’une seule partie des "coupables" - qui au final ne font que disposer des moyens qu’on leur donne pour vivre - est en train de morfler tandis que l’autre partie fait semblant d’être étonnée. Un peu dans le style de l’affaire Madoff "tiens c’est fou, personne n’a rien vu, on se doutait de rien"... Combien de bakchich, de pots de vin, de commissions pour acheter le silence des autorités ? Vous vous débrouillez très bien pour trouver un seul bouc émissaire vous aussi.

    Beauté de la rhétorique, ce sont des "dispositifs mis en place pour les classes moyennes" et non des "moyens mis en place pour enrichir certains"... Simple question de point de vue.

    C’est bien de faire le dos rond et d’objecter sans trop crier, en attendant que la vague passe mais il faudrait prendre ses responsabilités tout de même. Car beaucoup ont, eux, le dos très marqué par la trime depuis des années.

    Entendez public, vous êtes fautif d’aller acheter des conneries en grande surface uniquement parce qu’on vous les mets à disposition et qu’on vous tabasse de pubs... Appliquons ce raisonnement à l’automobile, à notre mode de vie, nous sommes donc coupables de la pollution, des guerres, de la famine, de la peste, du mauvais temps mais pas les financiers. Qu’attendons-nous donc pour le suicide collectif ?

    Le problème, c’est qu’il y a toujours eu des personnes pour argumenter contre ces "dispositifs" mais qui ont toujours été dénigrées, méprisées, niées.
    Alors notre faute, c’est en fait de n’avoir pas coupé les burnes de certains quand il était encore temps ?

    Bonne journée à toutes et à tous

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @14h48   « »

    AIO :
    "c’est assez impressionnant cette faculté à nous enfermer dans le dualisme libéralisme ou goulag,"

    L’alternative au dualisme liberisme-goulag existe bien et c’est ce qu’on vit aujourd’hui : acheter le consensus et la paix sociale a travers l’endettement desormais surrealiste de nos descendants. Difficile de savoir jusqu’a a quand : la Depression qui nous attend n’est pas pressee. Quand BCE et FED auront imprime leur quadrillions pour l’n-ieme plan de relance et soutien a la demande, que l’once d’or se paiera 3000 Euro, les penthouse de Monaco 300 Millions, on reflechira peut-etre avec plus d’attention a une solution plus stable de liberisme integral ou bien goulag.

  • permalien AIO :
    13 février 2009 @15h09   « »

    @ Troll :
    C’est historiquement faux et c’est faux aujourd’hui. De toute façon, vous ne le remettez pas frontalement en cause. Il faut néanmoins un certain toupet :

    1 - Pour répondre au delà du champ circonscrit par mes propos. En fait, pour ne pas répondre, car répondre impliquerait de ne pas faire dévier le sens des propos en les faisant glisser vers autre chose. Et ensuite, en se répondant à soi-même en disant, oui j’ai raison car j’ai démonté son raisonnement. Mais en fait du raisonnement en question, et bien, il n’a jamais été question.

    2 - Sur un site dont l’auteur a écrit noir ou bleu sur blanc de nombreux textes avec des solutions alternatives, répéter cette injonction idéologique qui vise à paralyser la pensée. NOIR sur BLANC. Comment peut-on refouler ce qui a sous ses propres yeux et croire que l’on va croire que cela n’existe pas ? Croire que les gens qui lisent ces textes vont, par un miracle de l’esprit, être pris de débilités collectives et oublier ce qu’ils ont lu ??????

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @15h12   « »

    AIO

    J’espere que quelqu’un decryptera pour moi votre dernier message, plus obscur d’un response d’oracle grec.
    Je m’excuse cependant de mon ironie au cas ou vous n’etiez pas francophone.

  • permalien blablanet :
    13 février 2009 @15h17   « »

    ...c’est étonnant je trouve AIO limpide.

  • permalien jack the joker :
    13 février 2009 @15h39   « »

    @Habsb
    "Quand BCE et FED auront imprime leur quadrillions..."

    — > eh bien il sera toujours temps de sortir la planche à billet du placard. Rien de dramatique là-dedans, sauf pour les rentiers évidemment ! Vous en êtes, Habsb ? :)

    — > Quant au soi-disant endettement des générations futures brandi comme une sourde menace,

    1/ Soyez précis Habsb.
    En France, il s’agit d’un endettement de l’Etat, non des ménages. Parler dans ces conditions des "générations futures" est une forme d’abus de langage.

    2/ Limiter cet endettement de l’Etat, donc réduire les services publics, aujourd’hui pour satisfaire à vos fantasmes comptables hypothèque encore plus sûrement l’avenir de nos enfants. Que voulez-vous donc ? Moins de crêches, moins d’hôpitaux, moins d’écoles, moins de transports en commun ? Je ne vous confierais pas mes enfants, vous seriez capable de leur confisquer leur sucette !

    3/ Ca n’a aucun sens de continuer à en parler aujourd’hui alors même que le cadre général dans lequel cette réflêxion s’inscrivait n’a d’ores et déjà plus cours. Il n’est plus temps Habsb !

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @15h40   « »

    BLABLANET

    Genial ! Vous pourrez donc m’expliquer ce qu’il a repondu a mon argument qu’on a le choix entre
    1) liberisme
    2) endettement infini de nos descendants
    3) nationalisations sovietique

    Et vous, vous en pensez quoi, dans l’hypothese ou vous n’etiez la meme personne que AIO ?

  • permalien ghostdog :
    13 février 2009 @15h48   « »

    Merci à habsb qui nous démontre par ces brillants postes combien les organisme de propagande libertaire nous mentent et nous enfument.

    Dernier exemple en date le repaire de dangeureux arnacho-autonome de l’OCDE qui prétend que les inégalités de revenus et la pauvreté s’accroissent dans la plupart des pays de l’OCDE.

    Selon ce rapport, intitulé « Croissance et inégalités », la croissance économique au cours des 20 dernières années a davantage bénéficié aux riches qu’aux pauvres. Dans certains pays, notamment l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la Finlande, l’Italie et la Norvège, l’écart s’est également accentué entre les riches et la classe moyenne.

    Les pays où l’éventail des revenus est large connaissent généralement une pauvreté monétaire plus marquée. En outre, la mobilité sociale joue moins dans les pays à fortes inégalités, notamment les États-Unis, l’Italie et le Royaume-Uni, alors que dans les pays nordiques, où les revenus sont répartis plus équitablement, on observe davantage de mobilité sociale.

    Lors du lancement de ce rapport à Paris, le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, a mis en garde contre les problèmes dus aux inégalités et souligné la nécessité, pour les gouvernements, de s’y attaquer. « Une inégalité croissante est un germe de division. Elle polarise les sociétés, elle crée une fracture entre les régions des pays et elle creuse dans le monde un fossé entre les riches et les pauvres. L’accroissement des inégalités de revenu bloque l’« ascenseur social », les personnes talentueuses qui travaillent dur obtenant plus difficilement la récompense qu’elles méritent. Il n’est pas possible d’ignorer ces inégalités croissantes ».

    C’est le nombre de personnes peu qualifiées et faiblement instruites sans emploi qui est l’une des principales causes des inégalités de revenus. Un autre facteur est la multiplication des personnes qui vivent seules et des familles monoparentales.

    Certaines catégories sociales ont été plus favorisées que d’autres. La population qui se trouve proche de l’âge de la retraite a connu la plus forte progression des revenus ces 20 dernières années et la pauvreté a diminué parmi les retraités dans un grand nombre de pays. En revanche, la pauvreté des enfants a augmenté. (Selon la définition de l’OCDE, il y a pauvreté lorsque chaque membre d’un ménage a un revenu inférieur à la moitié du revenu médian, corrigé de la taille de la famille).

    Pour les enfants et les jeunes adultes, la probabilité de pauvreté est aujourd’hui supérieure de 25 % à celle de l’ensemble de la population. La probabilité de pauvreté pour les ménages monoparentaux est trois fois plus élevée que pour la moyenne de la population. Or, les pays de l’OCDE dépensent trois fois plus pour la politique familiale qu’il y a 20 ans.

    Dans les pays développés, les gouvernements ont augmenté les impôts et dépensent davantage pour les prestations sociales afin de compenser la tendance à plus d’inégalités. Selon le rapport, les inégalités se seraient encore aggravées plus rapidement sans ces dépenses.

    Face à tant de mensonge et d’odieuse propagande communiste, il est salutaire que des intervenants comme habsb nous rappelle aux réalités économiques :

    Il n’ya aucun lien entre la stagnation des salaires et la décision des banques centrales de "brider l’inflation" favorisant de fait les entrepreneurs et investisseurs.

    Comme il n’y a aucun lien entre le recours au crédit et la stagnation des salaires voire la baisse de ceux-ci. Qui peut sérieusement croire qu’aux Etats-Unis les ménages se sont fortement endetter afin de préserver leur niveau de vie malgré la baisse ou la stagnation de leur revenus ?

    Enfin, je tiens encore une fois à remercier ce remarquable intervenant, qui dans d’autres commentaires à proposer de véritables solutions pour résoudre la pauvreté.

    Je suis d’accord avec vous habsb, ne nous encombrons pas avec tous ces concepts dépassés de dignité, d’humanité , de respect et de souci de soi...

    Je regardais hier un reportage sur un camion du restau du coeur où des coiffeuses diplômées bénévoles permettaient à des pauvres de se faire couper les cheveux gratuitement

     ! Un comble ! Et je m’interrogeais...mais pourquoi donc ces salauds de pauvres sourient comme des bienheureux alors que ce camion reflète leur échec social ? leur improductivité crasse, leur vie de parasite ?

    Et bien c’était à cause de ces imbéciles de coiffeuses (du travail bénévole ? mais bon sang c’est autant de perdu pour l’économie marchande et pour la croissance, inconscientes scélérates !) qui en leur témoigant du respect, en écoutant leurs difficultés, en les encourageants et en les rendants beaux et belles apportaient à ces êtres humains ce que la société leur refuse en raison de leurs faibles revenus, de la dignité.

    Fort heureusement cher habsb, la majorité de la population n’est pas consciente que la domination dont le niveau de richesse, le statut qui lui est lié témoigne, ne pèse pas très lourd, dès lors que l’on accorde des droits non pas en fonction du statut social et du patrimoine mais du simple fait d’être humain.

    En effet cette pensée totalement fantaisiste semble faire l’unanimité en France. Je crois d’ailleurs que ça s’appelle les droits de l’homme (beurk).

    Méfions-nous habsb, avec des idées pareilles, la domination exercée par les classes les plus riches pourraient se voir dangeureusement mise à mal, si ces idées étaient traduites au niveau social...pfff ça fait froid dans le dos...

    Franchement quand je pense qu’ils appellent cela la civilisation... Mais arrêtez-donc de vouloir me civiliser...je suis une bête sauvage, je suis égoïste et seulement mu par mon propre intérêt, le bien commun ? l’intérêt général ? foutaises de philosophes anarcho-autonomes.

    Moi, ce que je veux c’est faire du fric, toujours plus de fric, écraser les autres dans une saine concurrence libre et non faussée, je veux accumuler, possèder, dominer la terre, les gens, tout ce qui pourra ME SATISFAIRE, parce qu’une seule chose compte à mes yeux, rassasier ma voracité.

    A ceux qui condamnent les propos d’habsb, ne vous mettez pas sur notre chemin parce c’est NOTRE LIBERTE que vous attaquez.

    Alors habsb, d’après toi est-ce qu’ils auront les couilles de s’attaquer à notre liberté ?

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @15h50   « »

    JACK the JOKER
    "Soyez précis Habsb. En France, il s’agit d’un endettement de l’Etat, non des ménages. Parler dans ces conditions des "générations futures" est une forme d’abus de langage"

    Finalement des arguments.
    Endettement d’Etat donc. Mais qu’est-ce que l’Etat francais ? Moi je croyais qu’il s’agissait des Francais.
    Avez-vous trouve le moyen de faire payer l’endettement des Francais par Boches ou Ritals ? Ne me dites pas ! Serait-ce a travers la PAC ? Je suis curieux !

    Que ces quadrillions soient obtenu par un endettement de l’Etat francais (de vos enfants) vers les Chinois, ou a travers une miraculeuse multiplications de pains et poissons sous forme d’Euro (negociee avec Frankfuert bien entendu), appellee aussi inflation, tres peu change pour le sort de nos cheres tetes blondes, qui devront en vendre des pneus et des parfums pour acheter l’essence a 10 euros ou l’uranium ou ce que vous voudrez)
    Quand on a plus rien c’est bien connu, on met en vente ses enfants. Au moins, eux, ils ne descendent pas dans la rue.

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @16h03   « »

    GHOSTDOG

    Je ne vous demande pas de me refaire l’histoire du monde, avec votre langage baroque qui revele votre identite, mais repondez a cette seule simple question :

    Comment peut-on esperer aider les classes a faibles revenus, (contraints par la concurrence mondiale) par des aides a la domande qui se traduisent immediatement en hausse des prix ? Les derniers rapports evoquent une poursuite de l’inflation, pourquoi les vendeurs des voitures baisseraient leur prix, s’ils peuvent encaisser l’aide fournie aux acheteurs par l’Etat ?
    De surcroit, toute la politique d’aide a la demande n’a plus raison d’etre dans l’ere de la mondialisation, ou l’aide a la demande se transforme en aide aux entreprises leaders souvent etrangeres.

    Laissez faillir les banques qui ont cafouille, laissez faillir les entreprises automobile qui vous vendent trop cher, il n’y a qu’une saine deflation pour que les pauvres puissent retrouver leur pouvoir d’achat.
    A qui a donc servi cette surenchere parallele de prix et salaires, provoquee par plusieurs decennies d’ aides keynesiennes, si non a conserver les difficultes des pauvres, et a delocaliser les travail en Asie ?

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @16h11   « »

    GHOSTDOG
    Et venez pas me raconter que l’endettement prive est du a la pauvrete.
    Il y moins d’endettement prive par tete en Italie ou Portugal qu’en France, Suede UK ou USA.

    L’endettement prive viens plutot a cause de l’inflation forcee par l’augmentation continue des aggregats monetaires necessaire aux politiques de soutien. C’est bien connu qu’en temps d’inflation, il est gagnant de s’endetter.
    Mais cette fois-ci Rubin et Co. ont meme reussi a gripper l’inflation, avec leurs CDS a la noix qui ont englouti des trillions.

  • permalien jack the joker :
    13 février 2009 @16h19   « »

    @habsb "Finalement des arguments. Endettement d’Etat donc. Mais qu’est-ce que l’Etat francais ? Moi je croyais qu’il s’agissait des Francais."

    — > mais oui, il s’agit très exactement de tous les français et c’est là toute la différence entre un Etat et la simple somme des ménages. Cette évidence de base aurait-elle échappé à l’économiste que vous êtes ?! Pourtant le concept de "mutualisation des pertes" ne vous est pas inconnu, si ?

    "Avez-vous trouve le moyen de faire payer l’endettement des Francais par Boches ou Ritals ? Ne me dites pas ! Serait-ce a travers la PAC ? Je suis curieux !"

    — > Pas compris. "boches" ? "ritals" ?

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @16h32   « »

    JACK the JOKER

    mutualisation des pertes ?... Mmmh.
    Savez-vous que quand il y a des pertes, il n’y a plus personne pour les payer ? Pour payer leurs dettes les Etats doivent elever les impots, mais quand on a deja les impots les plus elevees au monde, les augmenter veut dire descendre dans la pente descendante de la courbe de Laffer-Keynes. Donc recolter moins d’argent qu’ one ne recoltait avant par baremes inferieurs.
    Il reste certes le default, ne pas rembourser ses dettes, comme il y a 200 ans avec les Assignats revolutionnaires.
    Je vous dis, la nouvelle Grande Depression ne fait que commencer, on verra quel interet le marche demandra aux Etats apres 10 ans de depression et de plans milliardaires de relance. Et si on pourra regler les interets sans vendre la Tour Eiffel a un milliardaire mexicaine ou indien.

  • permalien AIO :
    13 février 2009 @16h32   « »

    Décidément Troll est dur de la feuille :

    3 - (Pour le toupet) inverser les rôles ou, le cas échant, dire qu’on ne comprend pas.

    4 - Quand on est pris la main dans le sac, accuser deux personnes qui ne se connaissent pas d’être le même individu. Celle-là, c’est ma préférée, je l’avoue. Elle tourne à l’hilarité.

    Je crois que je vais renvoyer au bouquin de Schopenauer " L’art d’avoir toujours raison" et numéroter les réfutations sophistiques en conséquence.

    Je n’ai pas à discuter vos arguments fallacieux, qui n’en sont pas, ce sont des contentions de l’esprit, des attrapes-nigauds. Quelqu’un de bien plus lumineux que moi s’en est chargé. Il s’appelle F. Lordon. Et vous savez quoi ? Ces textes sont en lecture libre sur internet. Pas vrai ! Et bien si ! Même moi je le sais, c’est dire ! Et ils sont mêmes ici présents sur ce blogue. Suprise non mois grande : les gens qui interviennent ici les lisent, sauf une personne peut-être ou alors elle les oublie pour des besoins idéologiques... tournant au ridicule l’idée de rationnalité et rendant caduque l’idée d’un débat serein.

    Malgré tout, je ne résiste pas à penser à ces bandes de fous constituéede goulagistes et de libéraux intégraux (si l’on suit un obscur raisonnement) qui ont eu à prendre en charge la politique économique des USA après une année 1929 bien étrange. Je me demande a posteriori, si des gens leur ont dit qu’entre le goulag et le libéralisme intégriste, ou le nazisme et le libéralisme intégriste. Je vois déjà l’argutie venir alors je l’anticipe : aujourd’hui c’est pas pareil

    Je conseille aussi en plus de ce texte, pour qu’on ait une base "saine" de discussion, l’article de Lordon sur acrimed : "La procession des fulminants".

    Mais je comprends le raisonnement, puisque le néolibéralisme et la finance dérégularisée nous en envoyer dans le mur. Débridons la machine, reprenons le même chemin, mais cette fois, plus rapidement. Et on se krachera pour de bon cette fois dans le même mur. J’ai bien dit la finance dérégularisée en faisant référence à des notions utilisées par la communauté scientifique. La paix c’est pas la guerre (Orwel), et la finance dérégularisée ce n’est pas la finance régularisée.

    Je me pose la question de savoir quelle sera la prochaine réfutation : je pense à la feinte, feindre de ne pas avoir compris pour dire ensuite que la réponse est à côté du sujet. On parie ?

  • permalien jack the joker :
    13 février 2009 @16h40   « »

    @habsb

    — > que vous êtes drôle ! Acheter la Tour Eiffel, j’avoue que je n’y avais pas pensé. Par contre je lorgne actuellement sur l’Empire State Building ou Buckingham Palace. Mais je joue bearish... :)

    Quant aux Chinois, je crains que la chûte vertigineuse du dollar qui s’annonce les ait lessivés bien avant.

    Habsb, habsb ! Vous raisonnez comme un bourrin ! On vous dit que c’est le cadre qui s’écroule et vous essayez de sauver les meubles ? Absurde.

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @16h54   « »

    AIO
    "Je me demande a posteriori, si des gens leur ont dit qu’entre le goulag et le libéralisme intégriste, ou le nazisme et le libéralisme intégriste."

    Comment voulez-vous qu’on vous comprenne, avec des anacoluthes pareils ? Des gens leur ont dit QUOI ?

    J’essaie a nouveau.
    Trois solutions logiques, quartum non datur...
    1) Liberisme vrai : qui s’y trompe, paie de sa poche, meme s’il s’appelle SocGen, ou Renault, zero aides etatiques.
    Resultat chacun fait attention de ne pas s’y tromper

    2) Etatisme : qui s’y trompe est renfloue par l’argent que nos enfants doivent encore gagner (l’Etat n’en ayant plus), c’est la recette magique, utilisee des decennies durant. A combien s’eleve deja la dette francaise, y compris l’argent promis aux retraites pour les prochains 40 ans, a titre de pensions et de soins medicaux ?
    Resultat : on se surendette tous gaiment, Martin Dupont comme France Telecom, si cela va mal, l’Etat nous file les economies encore a faire de nos enfants et descendants.

    3) Solutions goulag : personne ne peut plus s’y tromper, car personne ne peut plus rien faire, seul un Monsieur qui aujourd’hui s’appellerait Nicholas en bonne compagnie de ses temoins de noces Lagardere et Arnault et de son proche Christian de TF1. Ils possedent tous, ils decident tous, pour les autres, un SMIC ou l’asyle si vraiment cela ne va pas. Resultat : sans commentaire...

  • permalien jack the joker :
    13 février 2009 @17h04   « »

    Habsb "2) Etatisme : qui s’y trompe est renfloue par l’argent que nos enfants doivent encore gagner (l’Etat n’en ayant plus), c’est la recette magique, utilisee des decennies durant."

    — > Attention, pourquoi mentir ? Il ne s’agit pas de "décénies" mais de 30 ans. Vous êtes rusé habsb à jouer des approximations :) mais pas autant qu’un sioux. tssss ;

    — > Considérez que l’Etat français a joué la montre et a eu raison de le faire. Rétablir ses comptes comme l’Allemagne l’a fait juste avant que le système entier se casse la gueule, reconnaissez que c’est ballot ! Et tant pis pour les ménages ainsi que leurs enfants, ’s pas ?

  • permalien AIO :
    13 février 2009 @17h06   « »

    @ Troll :

    “Je me demande a posteriori, si des gens leur ont dit qu’entre le goulag et le libéralisme intégriste, ou le nazisme et le libéralisme intégriste” [il n’avait pas le choix] C’était bien de cela qu’il était question ? Non c’était pas ça ? Alors pourquoi faire semblant de ne pas comprendre. En éludant au passage tout le reste ? Je suppose qu’on est d’accord sur le reste, les réfutations sophistiques.

    Pari gagné au passage !
    Feindre de ne pas avoir compris pour dire ensuite que la réponse est à côté du sujet. On parie ? J’ai gagné !

    Je vous répète que nous lisons du Lordon sur cette liste et qu’il vous faudra faire encore plus de tapages pour nous convaincre de vos arguties, pour une raison simple : le réel s’y oppose. Relisez ou lisez-le. Et essayer encore plein de fois.

  • permalien jack the joker :
    13 février 2009 @17h10   « »

    habsb : "1) Liberisme vrai : qui s’y trompe, paie de sa poche, meme s’il s’appelle SocGen, ou Renault, zero aides etatiques. Resultat chacun fait attention de ne pas s’y tromper"

    — > ca c’est dans vos rêves. Vous n’avez jamais joué au poker menteur ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    13 février 2009 @17h13   « »

    @ habsb

    La courbe de Laffer, c’est du pipeau : personne n’a jamais démontré qu’elle fonctionne. Au contraire, même…

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @17h19   « »

    JACK the JOKER
    "Il ne s’agit pas de "décénies" mais de 30 ans"

    oh beaucoup plus mon jeune ami. Qu’est-ce qu’il aurait cause la bulle puis crise de 1929 si non l’accroissement abnorme de monnaie, (avec bulle sur tous les assets) orchestre par la FED creee par W.Wilson pour "relancer l’economie" ?
    Creez donc de la monnaie, ca boume, les prix des assets explosent, et quand meme les cireurs de chaussures se sont endettes pour acheter des actions alors c’est le moment de vendre car il n’y a plus rien a racler.
    Cela s’est passe aux annees 20 de Coolidge-Burns, avec replique aux annees 90 de Clinton-Greenspan. 70 plus tard, de facon a ce que personne ne puisse vivre les deux et apprendre de ses propres erreurs.
    C’est l’etatisme.

  • permalien Ph. Arnaud :
    13 février 2009 @17h21   « »

    @ habsb

    Votre présentation de la retraite comme étant payée par les enfants est une supercherie : toutes les retraites sont toujours payées par les enfants ! La richesse ne voyage pas à travers le temps et les fonds de pension n’ont aucune (je précise bien « aucune ») justification rationnelle. Sauf – bien entendu – celle d’enrichir les plus nantis au détriment des autres. Et je vous mets au défi de me démontrer le contraire…

  • permalien jack the joker :
    13 février 2009 @17h23   « »

    @habsb,

    Vous voulez dire que la croissance a été nulle aux USA de 45 à Reagan ? (et je ne vous parle pas de l’Europe, vous pourriez êtes tenté d’avancer l’argument fallacieux de la "reconstruction" !)
    Le problème se pose donc bien depuis 30 ans seulement. Et non des "décénies".

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @17h28   « »

    Ph Arnaud

    toh vos amis vous ont appelle a la rescousse.
    Ce qu’on appelle la courbe de Laffer est en realite une theorie de Keynes. (attention donc a ce que vous dites).
    Le pederaste anglais observa que un taux d’imposition zero apporte zero revenus a l’Etat, egalement un taux d’imposition 100% apporte zero, car personne ne travaillerait.
    mathematiquement, il doit donc y avoir un taux optimum qui apporte le maximum de revenus a l’Etat. Augmenter les baremes au dela, cela ne ferait que reduire le revenu recolte par l’Etat.
    Peut etre que ce taux optimum n’est pas loin des baremes francais, parmi les plus eleves du monde.

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @17h30   « »

    Ph ARNAUD
    "Votre présentation de la retraite comme étant payée par les enfants est une supercherie :"

    mais qu’est-ce que vous dites ? La retraite est payee par l’Etat, qui n’a pas les sous, donc il devra augmenter les contributions a charge de nos enfants

  • permalien jean luc :
    13 février 2009 @17h30   « »

    Habsb une requête : pourriez-vous décliner votre statut, votre position dans l’espace social afin d’éclaircir les lecteurs de ce blog sur les ressorts de votre acharnement à monopoliser la parole (un point de vue est toujours une vue d’un certain point !) ? Aucun régulateur/modérateur n’est là pour vous dire que vous diluez le débat dans de vastes (vagues ?) sentences d’expert économique en mal de légitimité sans vraiment nourrir la discussion qui devrait tourner autour du problème des pistes pour un débouché politique à la montée de colère des agents sociaux (j’ai beaucoup apprécié le billet de P. Marcelle dans le libé d’aujourd’hui sur la journée du 19 mars et du rôle à jouer par le NPA et le PG de Mélenchon, même si je pense qu’il faut y adjoindre la force militante du PCF) . Je me souviens d’un ouvrage de J. Bouveresse où celui-ci, après avoir âprement discuté les thèses des post-modernes, parvenait au constat que dans certaines conditions, le débat devait se poursuivre entre personnes qui partageaient un socle commun de projets... Force est de constater, HAbsb, que vous ne vous retrouverez nullement dans le mood de Lordon donc modérez vos ardeurs de scribe genre footballeur jouant l’obstruction et aller ailleurs dispenser votre savoir en fiches.

  • permalien
    13 février 2009 @17h32   « »

    "Il y a toutes les chances que le début des années 2010 voit la montée de mouvements anti-élite entièrement transnationaux provoqués par une privation massive, alimentés par la colère, et armés de la faim pour un monde plus juste et inclusif. Au fil du temps, ils pourraient s’avérer aussi puissants, sinon plus, que les mouvements anti-coloniaux des années 1950 et 1960. Les attaques de supermarchés en Inde, en sont un présage."

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @17h35   « »

    JACK the JOKER
    "Vous voulez dire que la croissance a été nulle aux USA de 45 à Reagan"

    De 45 a Reagan ? Disons 15 ans sains de reconstruction en Europe (Plan Marshall) et Japon, puis stagnation.
    JFK s’invente une guerre au Vietnam comme GWB l’a fait en Iraq, pour relancer. Et planche a billet a fond les manettes. Logiquement inflation aux etoiles et or aux etoiles. Crise majeure en 1982. Et redressement admirable par Reagan-Volcker.
    Aujourd’hui Volcker est encore la’, avec Obama, mais sera-t-il ecoute ?

  • permalien
    13 février 2009 @17h39   « »
    Frédéric Lordon : Les médias et la crise

    Conférence Mp3

    Retour sur le Mainstream de l’expertise économique, « Une entreprise de blanchiment intellectuel collectif et mutuel d’une ampleur jamais vue », propagateur unidirectionnel d’un régime de croyances qui ne passera pas !

    Captation sonore réalisée le 5 Février 2009 dans le cadre des « Jeudis d’Acrimed »

    En écoute sur Passellesud.org, votre AMII (Association pour le Maintien d’une Information Indépendante)

    MP3 : Frédéric Lordon : Les médias et la crise

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @17h42   « »

    JEAN LUC
    "la discussion qui devrait tourner autour du problème des pistes pour un débouché politique à la montée de colère des agents sociaux"

    On peut parler de debouches politiques du moment qu’on est d’accord pour un plan d’action.
    Des debouches politiques pour demander quoi ?

    Que l’Etat (dont les caisses sont vides) imprime des sous comme un faussaire, pour les donner aux surendettes ?
    Soit, mais il ne faudra pas se plaindre si commercants et proprietaires augmenterons leurs prix en raflant le nouvel argent et en laissant pauvres les pauvres.

    Que l’Etat nationalise banques et industries et transforme la France en une sorte de Cuba ou NorthKorea ? Allez donc dans ces pays et reportez moi vos impressions.

    Que l’Etat cesse finalement de faire semblant d’avoir des milliards qu’il n’a pas, et qu’il laisse faillir les banques et les industries qui ont fait fausse route ?
    Ou faut-il signer ?

  • permalien jack the joker :
    13 février 2009 @17h52   « »

    @habsb,

    Votre cas est plus grave que je le pensais.

    1/ 45 + 15 = 60. De 60 à Reagan, stagnation dites-vous ?!

    2/ La guerre du Vietnam a commencé avec Eisenhower, pas JFK. Par ailleurs, je ne vois pas bien que ça change. D’autant que l’effet de relance que vous laissez entendre de cette guerre-là ou de celle de Bush ne saute pas aux yeux, bien au contraire ! Alors quoi ?

    OK, je laisse tomber pour aujourd’hui, ça tourne au pathétique, votre "trip".
    Essayez au moins de fournir une argumentation qui tienne un minimum la route, le sort du monde dépend-il de cette discussion-ci sur ce blog-là ?! Quel intérêt ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    13 février 2009 @17h53   « »

    @ habsb

    La retraite, y compris par fonds de pension, est toujours payée par les enfants… La retraite est toujours un prélèvement opéré sur la production du temps « t » et versée au temps « t ».

    La légende de la retraite, fuit d’une vie d’épargne et de privations, est un des plus gros mensonges qui soient ! [Ce qui fait de la fable « La cigale et la fourmi », un monument de perversité, de médiocrité et de fausseté qui, d’instinct, m’avait déplu dès le premier jour, et me déplaît encore davantage avec les années…].

    Les taux français d’imposition ne sont pas les plus élevés du monde ! Et quand bien même ils le seraient qu’ils seraient encore largement insuffisants : si vous n’êtes pas capable de comprendre que l’existence de fortunes telles que celles de Bernard Arnault ou de Liliane Bettencourt est au-delà même du scandaleux, au-delà même de l’ignoble, c’est que votre cas est désespéré…

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @18h01   « »

    JACK the JOKER

    la guerre du Vietnam a ete declare par JFK, je suis desole pour vos sympathies politiques.

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @18h06   « »

    PH ARNAUD

    Vous faites erreur.
    La richesse peut se transmettre dans le temps de deux facons efficaces :
    1_ investissement en hard assets comme or, oeuvres d’art, forets ou immeubles, qui gardent leur valeur, et en acquierent en terme de monnaie qui se devalue
    2_ investissement en societes qui paient dividendes ou interets, a condition de reinestir ces dividendes et obligations
    Suivez ces deux conseils, et vous n’aurez besoin de personne pour votre retraite, ni de vos enfants, ni de la toujpurs plus hypothetique pension de la Secu.

  • permalien Ph. Arnaud :
    13 février 2009 @18h15   « »

    @ habsb

    Montesquieu disait : “Le véritable responsable d’une guerre n’est pas celui qui la déclare, mais celui qui la rend inévitable”. A cet égard, le véritable instigateur de la guerre du Vietnam est Eisenhower qui, en 1956, a saboté les élections qui, selon les accords de Genève, devaient se tenir deux ans plus tard et aboutir à la réunification du Vietnam.

    Résultat des courses : le Vietnam a pris 20 ans de retard dans sa réunification, au prix de plus d’un million de morts, et de dévastations écologiques et humaines qui se font encore sentir 40 ans après…

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @18h26   « »

    Ph ARNAUD
    votre remarque sur le Vietnam aurait un sens si le Vietnam avait declare guerre aux USA. Dans ce cas la, Eisenhower l’aurait provoquee. Mais ce n’est pas le cas.

    Pourquoi il etait inevitable pour JFK de declarer la guerre au Vietnam ? Etait ce pays une menace pour le peuple US ? Non, pas du tout. Cela a ete bel et bien une agression de la part des USA, decidee par JFK.

  • permalien Ph. Arnaud :
    13 février 2009 @18h32   « »

    @ habsb

    Non, c’est faux ! Si personne, à l’instant « t », ne vous rachète vos « valeurs » (une forêt, une œuvre d’art n’ont pas valeur libératoire), vous crèverez avec vos richesses. Et vous ne serez pas longtemps riche dans un monde pauvre : celui qui mange à côté d’un affamé (dit un proverbe africain) n’est pas en sécurité…

    Par ailleurs, la richesse, ce n’est pas seulement des signes monétaires, c’est toujours, in fine, une transformation en prestations ou biens matériels. Si, demain, toute la population active venait à décéder, vous auriez beau avoir des milliards, vous seriez comme un imbécile (comme tout le monde d’ailleurs) avec votre tas d’or. La retraite, c’est un prélèvement, opéré par la collectivité sur la production du jour, et reversée, selon certaines modalités, à la population âgée.

  • permalien Ph. Arnaud :
    13 février 2009 @18h43   « »

    @ habsb

    Décidément, vous êtes intarissable dans vos arguties. Si Eisenhower s’était opposé à Diêm, les élections auraient eu lieu, les communistes les auraient gagnées (en raison de leur prestige tout récent et de leur meilleure organisation), et on n’en aurait plus parlé. En soutenant Diêm, en violation des accords de Genève, Eisenhower rendait inévitable la création du FLN, sa répression par Diêm, d’où l’impopularité de plus en plus grande de celui-ci, d’où son incapacité à venir à bout du soulèvement, d’où l’implication de plus en plus grande des Américains, qui était inévitable, à partir du moment où ils avaient fait le premier faux pas…

    Avec Kennedy, la guerre devient visible et médiatisée. Mais elle existait déjà avant lui. Avec les Américains…

  • permalien habsb :
    13 février 2009 @18h55   « »

    Ph Arnaud
    "d’où l’implication de plus en plus grande des Américains, qui était inévitable, à partir du moment où ils avaient fait le premier faux pas…"

    Je vous contexte que l’implication des US etait inevitable.
    Il n’y avait aucune menace pour le peuple americain.
    Agresser le Vietnam n’a jamais ete plus inevitable qu’agresser la Yugoslavie ou l’Iraq.

    "si toute la population active venait a deceder"

    Scenario tres probable, qui doit sans doute occuper tous les gestionnaires d’argent et de caisses de retraite.
    Et dites moi, dans ce cas la’ qu’en serait de votre retraite par repartition ?

    "si personne ne vous achete votre or, votre bois, etc"

    si le commerce s’arrete, votre retraite par repartition n’est guere plus utile. Si personne ne vous vend de bois de chauffage, de nourriture, des medicaments pour vous soigner, la carte de vos billets de banque n’a guere plus de valeur que ma foret et mon or.

    Si on ne considere pas les scenarios apocalyptiques de fin du monde, alors la retraite par capitalisation de l’epargne personnel est une solution juste.
    Si on considere les scenarios apocalyptiques de fin du monde, aucune retraite ne servira a rien, la seule chose utile sera un fusil et des balles.

  • permalien ghostdog :
    13 février 2009 @19h26   « »

    Je ne vous demande pas de me refaire l’histoire du monde, avec votre langage baroque qui revele votre identite, mais repondez a cette seule simple question

    Si quelqu’un comprend cette phrase, aurait-il l’extrême amabilité de me la traduire en français ?

    merci.

    et bon w.e à tous !

  • permalien Ph. Arnaud :
    13 février 2009 @19h58   « »

    @ habsb

    La retraite par capitalisation est une supercherie. Et un vol des riches sur les pauvres.

    Dès lors que l’on ôte 10 euros à son revenu pour sa retraite, ce sont dix euros de moins pour la consommation, que ceux-ci aillent à un fond de pension ou, comme dans la retraite par répartition, directement aux retraités. 10 euros, c’est 10 euros : la retraite par capitalisation n’est pas moins chère que la retraite par répartition.

    La capacité d’épargne n’est pas proportionnelle au revenu, elle augmente, en proportion, donc en valeur absolue, avec celui-ci. Les riches se goinfrent, les pauvres ramassent des queues de cerises. Seule la répartition, par la péréquation (beaucoup moins importante qu’elle ne devrait être) peut opérer un transfert des riches vers les pauvres.

    Il est strictement impossible de distribuer plus qu’on ne produit : les riches, la droite, le medef, les ultralibéraux hurlent comme des gorets lorsqu’on parle d’augmenter les salaires de 2 % quand le PIB croît de 1 %. « Vous allez créer de l’inflation ! Faute suprême ! Crime de lèse libéralisme ! ». Mais ça ne gêne pas les mêmes de promouvoir des taux de rendement de leurs fonds de pension de 8, 10 ou 12 % l’an. Alors, où est le miracle ? Où est le miracle, dès lors que cette augmentation ne suscite pas d’inflation ? Elle réside en ce que ces taux mirifiques sont payés sur la bête : CDI transformés en CDD, baisse des salaires, temps partiels, délocalisations, habitants jetés hors de leur maison, augmentations de loyers exorbitantes, assassinats de syndicalistes, travail des enfants, dévastation de l’environnement, non respect de normes écologiques ou sanitaires…

    Le principe des fonds de pension étendu à la Terre entière revient exactement au même que celui de la répartition. La capitalisation, pour marcher, postule un petit nombre de bénéficiaires… et un grand nombre de lésés. Elle est inconcevable autrement, ou alors c’est le jeu des chaises musicales circulaire : Pierre dépouille Paul, qui dépouille Jacques, qui dépouille Jean… qui dépouille Pierre à son tour ! Vos titres de fonds de pension ne vous sont versés que parce qu’il y a une population active. En cas de crise économique ou d’hyper inflation, ou de conversion des rentes, vous êtes refait. Tant que vous n’aurez pas compris que votre retraite vous est versée par la collectivité (au lieu d’être due à vos seuls « vertueux » efforts), comme pour la répartition, vous n’aurez rien compris…

  • permalien Ph. Arnaud :
    13 février 2009 @20h13   « »

    @ habsb

    « Il n’y avait aucune menace pour le peuple américain. Agresser le Vietnam n’a jamais été plus inévitable qu’agresser la Yougoslavie ou l’Iraq ».

    Pas plus qu’il n’a été « inévitable » d’agresser le Mexique, le Nicaragua, Cuba (et la plupart des pays d’Amérique latine de 1850 à nos jours, en dehors de toute « menace communiste »). Ou une grande partie du reste des pays du monde. Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage : l’agression du Vietnam par les Etats-Unis a commencé sous Eisenhower, le Républicain Eisenhower… Et pourquoi ? Parce qu’à partir du moment où ils s’étaient mouillés en violant les accords de Genève, les Américains ne pouvaient plus reculer.

  • permalien Jean-Thomas Giovannoni :
    13 février 2009 @22h43   « »

    Je me permets de vous envoyer de nouveau un petit article que j’ai rédigé fin 2008 sur la catastrophe (problable) des LBO pour que les lecteurs de commentaires aient conscience de ce qui risque d’arriver (article qui va d’ailleurs dans votre sens).

    J’ai lu récemment un article paru dans le Monde qui s’intitulait Les entreprises endettées en "LBO" entrent dans une zone à risque. Je vous en conseille la lecture et voici d’ailleurs le lien :

    http://www.lemonde.fr/la-crise-fina...

    A la suite de cet article, j’ai effectué d’autres recherches et ce qu’il en ressort est édifiant. Pour synthétiser, le LBO est un système d’acquisition par emprunt (en anglais leveraged buy-out). Les sociétés qui font l’objet d’un LBO sont généralement des PME dynamiques (on peut cependant trouver de grandes sociétés à l’échelle du CAC 40) qui sont rachetées par des fonds d’investissement. Les acheteurs empruntent l’essentiel du montant nécessaire à l’acquisition de la société cible et apportent très peu de leurs propres capitaux. Ils empruntent environ 70 à 80 % du montant nécessaire à l’acquisition. Mais la particularité de ce type de financement consiste en ce que le remboursement des emprunts est assuré par la société qui paie en quelque sorte son propre rachat ! Les grands fonds d’investissement deviennent ainsi propriétaires de sociétés sans avoir à investir massivement. De plus, les sociétés faisant l’objet d’un LBO sont savamment restructurées pour accroître les dividendes (qui remboursent la dette contractée) et permettre un prix de revente élevé. La rentabilité devient alors exceptionnelle pour ce genre d’opération, de l’ordre de 50 % , et bien évidemment, ce sont les salariés qui paient le prix fort avec compression des salaires et licenciements à la clé.

    Le rachat sous LBO est donc exclusivement orienté vers le profit (sauf dans les cas où les salariés rachèteraient leur propre entreprise grâce à ce système) et mène le plus souvent à un nouveau LBO avec une nouvelle restructuration…
    Le problème est qu’à l’heure actuelle, avec le ralentissement économique, les revenus des entreprises acquises sous LBO diminuent et la dette devient alors insupportable, menant inexorablement des entreprises à la faillite. En France, on compte aujourd’hui 4000 entreprises acquises de la sorte menacées (elle ne peuvent également plus emprunter pour investir, le robinet du crédit étant actuellement fermé), ce qui représente à peu près 800.000 salariés ! Aux USA, environ 1 salarié sur 4 travaille pour ce type d’entreprise.
    Mais tout cela n’est pas le pire ! Pour réduire les risques, les banquent qui accordent les prêts représentant 70 % de la valeur de l’entreprise ont titrisé ces actifs (ont transformé la dette en actions), comme pour les subprimes ! Or les sommes engagées semblent bien supérieures dans le cas des LBO. Si les entreprises faisaient faillite, les titres émis se retrouveraient être des actifs pourris, invendables et dans le sillage des entreprises, banques et autres institutions financières feraient également faillite. Et dans ce cas, je ne suis même pas certain que les 3000 milliards de dollar injectés pour sauver le système en octobre 2008 seraient suffisants… Si mon raisonnement est correct, il serait peut-être temps de réagir véritablement !

  • permalien Donald Duck :
    14 février 2009 @07h50   « »
    Surtout ne changez rien !

    Ils se sont trompés, ils sont désemparés, ils vont droit dans le mur, ils sont nuls.

    On a beau dire, il y a de drôles de métiers, mieux qu’un métier un véritable Art !

    Quand l’autre nous rejoue "lavie est belle" de Capra avec ses citoyens qui font la queue à la porte des banques encore de dépôts, d’autre se démènent comme des diables pour que le "commis voyageur" puissent trouver les portes d’officines incertaines, ouvertes pour payer ses dernière traites avant de mourir.

    - et si le prêt comportait vraiment un risque ?
    - et si les marchés étaient réellement vertueux ?
    - et s’il n’y avait jamais réellement eu d’emprunteurs, mais seulement des créances titrisées vite fait bien ?
    - et si l’homme était réellement pervers ?

  • permalien AIO :
    14 février 2009 @11h34   « »

    Il me semble qu’on est là pour discuter des moyens et des fins.

    Les moyens, les textes en proposent ici. Les fins, c’est sortir du capitalisme régularisé.

    il est temps de recentrer la discussion. De ne pas tomber dans le pièges des appels au dénie de réalité. La retraite par capitalisation, autrement la privatisation de la solidarité, par exemple, est arrivée à son terme. La perte pure et simple des économies réalisées par les gens qui ont capitalisé, et la dévastation d’autres secteurs économiques par pilotage spéculatif.

    Ne tombons dans le piège négationniste et les sophismes qui consistent à nous détourner de ces objectifs.

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