Le Monde diplomatique

Bilan à Gaza

samedi 14 mars 2009, par Alain Gresh

Une polémique, relayée sur le blog, s’est déroulée sur le nombre de victimes de l’attaque israélienne contre Gaza. Depuis, le Palestinian Centre for Human Rights (PCHR) a réalisé une enquête détaillée et arrive, dans un rapport du 12 mars intitulé « Confirmed figures reveal the true extent of the destruction inflicted upon the Gaza Strip », aux chiffres suivants : 1 434 morts, dont 960 civils, 239 policiers, et 235 combattants. Parmi eux, 288 enfants et 121 femmes. L’organisation fournira la liste des noms des personnes décédées la semaine prochaine.

Un intéressant article de Benjamin Barthe, paru dans Le Monde (12 mars) sous le titre : « A Gaza, le travail de fourmi des ONG pour dénombrer les morts de la guerre », permet de suivre la méthode de travail du PCHR.

« Mohamed Ghanem est l’un de ces petits comptables. Quartier après quartier, en s’aidant des posters placardés sur les murs et de son réseau d’informateurs, il piste le domicile des chahid (martyrs) tués durant les 22 jours de l’offensive israélienne (27 décembre - 18 janvier). Une fois arrivé à destination, il interroge les proches du défunt et note sur un formulaire les circonstances de sa mort. Puis il avale la tasse de café réglementaire, glisse dans son blouson le rapport médical qu’on lui tend et s’en va frapper à la porte du chahid suivant. »

« “Pendant la guerre, à cause du danger et de la masse de travail, on n’a pas pu tenir une comptabilité précise”, raconte ce jeune employé du Centre palestinien pour les droits de l’homme (plus connu sous ses initiales anglaises PCHR). Aussitôt après le cessez-le-feu, le PCHR, qui est l’ONG palestinienne la plus réputée dans ce domaine, a donc recruté une vingtaine d’enquêteurs supplémentaires. “On travaille rue par rue, dit Mohamed. Avec mon équipe, j’ai déjà enregistré 622 martyrs. Rien que sur Gaza-ville.” » (...)

« Ces enquêtes ont permis de confirmer ce que les observateurs postés dans les hôpitaux ont très vite compris. A savoir que les civils constituent non pas simplement la majorité, mais l’immense majorité des morts de l’offensive israélienne. »

« “Nos données, collectées de façon indépendante, sans tenir compte des chiffres du ministère de la santé, suggèrent que 82 % des tués n’étaient pas des combattants”, dit Hamdi Shaqura, responsable de ce dossier au PCHR. Un ratio que corrobore Essam Younès, le directeur du Centre Mezan, et Mohamed Sabah, le correspondant de B’Tselem, une organisation israélienne de défense des droits de l’homme. »

(...) « Dans le camp de Chati, Mohamed Ghanem, le petit télégraphiste du PCHR, poursuit sa comptabilité macabre. Il pénètre au domicile d’Omar Shams, 21 ans, membre du Jihad islamique. Son père affirme qu’il a été tué par une roquette tirée en pleine rue alors qu’il faisait des courses. Mais le rapport médical est incomplet. L’enregistrement d’Omar dans la liste des “martyrs” de la guerre est donc suspendu le temps de recueillir des informations supplémentaires. »

« “Il y a eu beaucoup de règlements de comptes internes pendant l’attaque, dit Mohamed en quittant la famille. On fait très attention à ne pas confondre ces morts avec ceux tués par l’armée israélienne.” Dans la rue, l’un de ses informateurs lui indique avoir repéré un nouveau foyer endeuillé. Mohamed referme son blouson, rassemble son paquet de formulaires et prend la route vers son 624e “martyr”. »

Sur son blog du quotidien Le Monde, sous le titre « Ramallah-Bethléem par bateau » (12 mars), Gilles Paris salue « à sa juste mesure le coup de génie cartographique qui figure à la page 129 de l’Atlas 2009 du Monde diplomatique [en kiosques] intitulé Un monde à l’envers. »

« L’auteur de la carte en question, Julien Bousac, a imaginé la Cisjordanie, émiettée en une multitude de confettis séparés les uns des autres par les colonies israéliennes, les espaces contrôlés par l’armée et les barrages israéliens, comme un archipel d’îles et d’îlots. »

« L’extrait ci-dessous donne une idée - très partielle - de cette traduction inventive et magistrale de la politique israélienne de bouclages détaillée avec précision par l’Office de coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations unies qui a fourni le matériau de cette carte. »

Par ailleurs, Le Monde diplomatique publie dans son numéro de mars un article de Richard Falk, rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme dans les territoires occupés, intitulé « Nécessaire inculpation des responsables de l’agression contre Gaza ».

Enfin, je voudrais signaler les notes de voyage de Jacques Fournier en Palestine, publiées sur son blog, Action publique, et qui existent aussi en brochure sous le nom « Retour de Jérusalem ».

337 commentaires sur « Bilan à Gaza »

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  • permalien Sylvie :
    14 mars 2009 @13h59   »

    Hamdi Shaqura :"82% des tues a Gaza n’etaient pas des combattants"

    Les combattants de la semi-armee du Hamas etaient en securite caches dans des tunnels,et la meilleure methode etant de servir la population comme bouclier humain(methode utilisee aussi pendant la deuxieme guerre au Liban)

    Tsahal,n’a aucun plaisir a cibler la population civile de Gaza,mais leur but etait de defendre les villes du Sud bombardees voila plus de 8ans.

    Si le gouvernement israelien n’avait pas prevu des abris pour eviter plus de victimes parmis la population,le bilan aurait ete superieur a celui que vous avez cite.
    Le Hamas aussi aurait pu construire des abris au lieu des tunnels actuels pour proteger sa population, mais non helas, ce n’etait pas le cas,il a prefere utiliser ses civils comme boucliers,car cela fait plus d’effet dans les medias.

  • permalien Sylvie :
    14 mars 2009 @14h11   « »

    Quelqu’un parmi vous a t-il une reponse,du pourquoi le chef du Hamas ne se montre ni ne s’adresse a son peuple quand il a besoin de lui ?
    Cette population a bien vote pour lui durant les dernieres elections,elle merite quand meme bien un feedback.

  • permalien Tête d’épingle :
    14 mars 2009 @14h59   « »

    Sylvie, si vous croyez vraiment à cette tentative de Tsahal de mener une guerre "propre", comment expliquez-vous le phosphore blanc, les DIME, le bombardement d’universités et de locaux de l’UNRWA ?

  • permalien Tête d’épingle :
  • permalien Lou :
    14 mars 2009 @15h04   « »

    traduction du travail du PCHR

    Des chiffres confirmés révèlent la véritable ampleur de la destruction infligée à la bande de Gaza : l’offensive israélienne a fait 1434 morts, dont 960 civils, 239 officiers de police et 235 combattants.
    Par PCHR

  • permalien Yamani :
    14 mars 2009 @15h15   « »

    Sylvie, votre propos sont lamentable et minable en affirmant que le Hamas s’est servie de la population comme bouclier humain, ces propos ne sont en aucun cas justifiés, comme je l’ai déjà dit il faut avoir une approche rationnelle du conflit Israëlo- Palestinien dans son ensemble et ne pas tomber dans les incertitudes et les apriori. Je vous rappelle cher Sophie qu’avant le massacre de Gaza il y a eu un blocus de 3 ans sur la bande de Gaza par les autorités israélienne et que cela a affaiblie physiquement et psychologiquement la population de gaza ,ce qui les a rendu encore plus vulnérable face à ces attaques que je qualifierais de sauvage. Je vous invite à lire des ouvrages sur l’histoire du conflit Israëlo-Palestinien et sur l’histoire de la Palestine. Les discours passionnés nous éloigne d’une information pertinente et réfléchie.

    J’ajouterai que outre les nombres de morts il y a eu énormément de blessée dont le chiffre s’élève à 5303(Ministère de la santé)

  • permalien Sylvie :
    14 mars 2009 @15h16   « »

    Tete d’epingle,dans ce cas comment m’expliquez vous qu’avec le Fatah,il y a une certaine entente(imaginaire peut-etre)et qu’a Noel il y a eu un nombre remarquable de touristes,ce qui est a mon avis un travail en commun des deux adversaires.

  • permalien Lucile :
    14 mars 2009 @15h20   « »

    Sylvie , je vous fais crédit de votre bonne foi, que vous croyez à ce que vous dites, aussi je me permets de vous inviter à lire cet article d’Uri Avnery

    "C’était une guerre d’une armée régulière dotée de moyens énormes contre une force de guérilla. Dans une telle guerre non plus tout n’est pas acceptable. Des arguments tels que "les terroristes du Hamas étaient cachés dans la population civile" et "ils utilisaient la population comme boucliers humains" peuvent être efficaces comme moyens de propagande mais ne sont pas recevables : ceci étant vrai pour toute guerre de guérilla. Cela doit être pris en compte lorsque la décision de déclencher une telle guerre est envisagée.

    Dans un État démocratique, les militaires prennent leurs ordre du politique. Bon. Mais cela n’inclut pas les ordres "manifestement" illégaux, sur lesquels flotte le drapeau noir de l’illégalité. Depuis les procès de Nurenberg, il n’y a plus de place pour l’excuse "je n’ai fait qu’obéir aux ordres".

    C’est pourquoi la responsabilité personnelle de toutes les personnes impliquées – depuis le chef d’état-major, le commandant du front et le commandant de division jusqu’au simple soldat – doit être examinée. Selon les déclarations de soldats, on doit déduire que beaucoup croyaient que leur travail consistait à "tuer le plus d’Arabes possible". Ce qui signifie : pas de distinction entre les combattants et les non-combattants. Ceci est un ordre totalement illégal, qu’il soit donné explicitement ou par un clin d’œil. Les soldats le comprenaient comme étant "l’esprit du chef"."
    Vous pouvez lire le reste de l’article traduit en français sur le site de l’AFPS

    http://www.france-palestine.org/art...

  • permalien K. :
    14 mars 2009 @15h26   « »

    Je vous invite à lire des ouvrages sur l’histoire du conflit Israëlo-Palestinien et sur l’histoire de la Palestine.

    Ça, c’est le plus difficile selon Antony Lerman :

    “Une équipe dirigée par le professeur Daniel Bar Tal de l’Université de Tel Aviv, l’un des leaders mondiaux de psychologie politique, a interrogé des Juifs israéliens au sujet de leur mémoire du conflit avec les Arabes, depuis sa création à aujourd’hui, et constaté que leur « prise de conscience se caractérise par un sentiment de victimisation, une mentalité d’assiégés, un patriotisme aveugle, de l’agressivité, l’assurance de n’avoir aucun tort, la déshumanisation des Palestiniens et une insensibilité à leur souffrance ».”

    “Les chercheurs ont découvert un lien étroit entre cette mémoire collective et la mémoire des "anciennes persécutions des Juifs" et l’Holocauste, le sentiment que "le monde entier est contre nous". Si une telle étude devait être menée auprès des Juifs de Grande-Bretagne, je soupçonne que les résultats seraient très similaires.”

    “Que les Juifs se voient de cette façon est compréhensible, mais c’est une distorsion, et profondément dommageable de surcroît. Comme le dit le professeur Bar Tal, ce point de vue repose avant tout sur un endoctrinement prolongé qui exploite l’ignorance et même la nourrit. Le public juif ne veut pas être confronté aux faits. Si nous nous définissons par les persécutions passées, notre victimisation, comment pouvons-nous réfléchir un seul instant clairement sur le problème d’Israël-Palestine ...”

  • permalien CutCut :
    14 mars 2009 @15h34   « »

    Avouons qu’au siège du Hamas, on s’est posé la question : Est-ce qu’on construit des abris anti-phosphore, des usines d’armements et des casernes pour faire face à l’armée Israëlienne et défendre la population, ou alors creuse-t-on de petits tunnels discrets pour passer 3 roquettes et un bout de pain ?
    Devant le peu de chances de succès d’un grand plan de relance par l’économie de guerre, il a finalement été décidé qu’on userait de la technique des boucliers humains en laissant les gens dans leurs maisons ou des refuges de l’ONU : efficace : leurrés, les soldats israëliens ont foncé tête baissée sur les femmes et les enfants, passants souvent à côté des terriers de renards... d’où des roquettes artisanales repartaient quelques jours après seulement, obligeant les israëliens à rompre leur routine pour rejoindre leurs abris.

    Quant à Ismaïl Haniyeh, premier ministre élu, il se montrerait bien au balcon pour réconforter son peuple douloureusement saigné, mais son entourage lui rappelle sans cesse l’histoire de Amhed Yassine et des pauvres quidam qui se tenaient trop près de ce dernier, assassiné lors d’un test pour le coup calamiteux, d’une autre technique de bouclier humain : le fauteuil-roulant-verse-ta-larme... il en faudra bien plus pour tromper les valeureux pilotes de lanceurs de roquettes automatiques volant (ça c’est du matos ! prenez en de la graine les barbares !)

    Bref, tous ces civils morts sont de la responsabilité du Hamas, et pour la peine, ce sont eux qu’on devrait traduire en justice pour provocation à l’agression armée d’une puissance étrangère et incitation de celle ci à s’en prendre à la population civile.

  • permalien Yamani :
    14 mars 2009 @15h43   « »

    En effet K, il est très difficile pour la majorité des juifs de voir l’autre c’est à dire le palestinien comme étant une personne légitime qui à le droit de vivre sur sa terre et non pas comme un monstre. Tant que les juifs ne se seront pas débarrassés de leur victimisation ils ne pourront voir la réalité de ce conflit. Comme le dit si bien Sylvain Cypel, journaliste au Monde et qui à vécu en Israël :" La majorité de la population israélienne voit l’Autre en face comme un monstre, et ils se font sans cesse manipulé par la classe politique israélienne".

    Ces propos sont tirés du livre " la société israélienne dans l’impasse"

  • permalien Eddy :
    14 mars 2009 @15h47   « »
    Sont déchaînés les sionistes ?

    Quelles preuves avons-nous que des Gazaouis (car il n’y avait pas que le Hamas qui se battait) ont pris d’autres Gazaouis comme boucliers humains ?

    Y’a des photos ? Des témoignages de Gazaouis ?

    Pour ce qui est des enfants palestiniens pris, dans le passé, comme boucliers humains, on a au moins un cas précis avec la date et le nom du capitaine et la photo

    PS. Merci à M. Gresh pour ces chiffres macabres.

  • permalien Yann :
    14 mars 2009 @15h48   « »
    Pensée complexe versus

    An Interview with Haider Eid

    Massacre in Slow Motion

    (Eric Ruder, Counterpunch, 13-15/03/09)

  • permalien Yann :
    14 mars 2009 @15h51   « »

    versus...

    peur paralysante et haine auto-destructrice.

  • permalien Yamani :
    14 mars 2009 @16h04   « »

    CutCut, vos propos sont abjectes et répugnant, lorsque vous dites que le Hamas à provoqué Israël et donc on doit le poursuivre en justice, j’en déduis que vous parlé avec ignorance et provocation. Il faut remettre les chose à leur place : L’état d’Israël mène une politique d’occupation et de dépossession du peuple palestinien et ce depuis 1948, en plus de cela les nouveaux historiens israéliens et notamment Ilan Papé affirme que l’entité sioniste a commis des crimes de guerre et crime contre l’humanité et ce depuis 1948 sans qu’il n’y est aucune poursuite à l’encontre d’Israël. En conclusion l’État d’Israël est bien l’oppresseur et le peuple palestinien l’opprimé, et c’est l’oppresseur qui dicte la violence et non l’opprimé.

  • permalien Sylv1 :
    14 mars 2009 @16h04   « »

    C’est clair qu’on a l’impression que pour la propagande israëlienne , la seule maniére honorable qu’auraient eus les membres du hamas d’affronter les f16 et autres hélicos cobra ca aurait été de tous s’aligner en rang dans un champ avec des lances pierre (oui les AK ca aurait pu blesser un honnète pilote !! ) et d’attendre fiérement d’étre frappés par les bombes ...

    Nan mlais on a pas idée ! se mettre a couvert dans des maisons ! quelle bande de pleutre !

  • permalien Nathan :
    14 mars 2009 @16h15   « »

    Le Hamas disposait d’une autre alternative : celle de prolonger la trêve. Les Israéliens les avaient suffisamment avertis qu’ils allaient attaquer Gaza pour faire cesser les lancements de roquettes. Pourquoi avoir mis la population gazaouie en danger alors qu’ils savaient bien qu’ils n’étaient pas en mesure de résister aux Israéliens sans transformer Gaza en champ de bataille ?

  • permalien quicé :
    14 mars 2009 @16h17   « »

    @ Yamana : je pense que cutcut a fait de l’humour à la JP Martin en inversant les rôles ...

    Salutations au diplo.

  • permalien K. :
    14 mars 2009 @17h40   « »

    DUNCAN KENNEDY, professeur de droit à Harvard, 2/2/2009 (pour regarder la réalité bien en face) :

    De nombreux observateurs ont accusé Israël d’avoir commis des crimes de guerre pendant la guerre. Sans minimiser cet aspect, je pense qu’il est important de voir les 1.300 décés palestiniens, dont 400 enfants de même que beaucoup, beaucoup de femmes, contre 13 victimes israéliennes, comme typiques d’un type particulier "d’action politique" que les pouvoirs coloniaux occidentaux et les "régimes coloniaux occidentaux ethnocratiques", comme les nôtres aux Etats-Unis, Canada, Australie, Serbie et notamment dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, ont historiquement entrepris pour convaincre les populations autochtones qui résistent qu’à moins d’arrêter de résister ils souffriront d’insupportables morts et privations. Non seulement en 1947 et 1948, mais aussi au Liban en 1982 et 2006, Israël a utilisé des tactiques similaires.

    Causer d’horribles décès civils est souvent parfaitement défendable sous les lois de guerre, qui favorisent les forces conventionnelles aux dépens des forces non conventionnelles dans les guerres asymétriques. Les crimes absolus, comme le massacre de My Lai, Abu Ghraib, ou comme les massacres russes en Afghanistan puis en Tchétchénie, sont alors moins importants pour les victimes civiles que les tactiques quotidiennes d’attaques aériennes, de bombardement, et les coups de balai brutaux à domicile, dans le but d’attirer les représailles des résistants qui justifieront la destruction des habitations et des civils qui s’y trouvent.

  • permalien K. :
    14 mars 2009 @17h58   « »

    “Gaza : destruction « gratuite » de maisons” selon Amnesty International cité par la BBC. Traduit chez Info palestine.

  • permalien Tête d’épingle :
    14 mars 2009 @19h56   « »

    Sylvie, je dirais personnellement que je ne crois pas à ce genre d’entente. Je ne savais même pas lire lorsque les accords d’Oslo ont eu lieu. A présent, qu’on ne me dise pas qu’il n’y ait pas eu le temps de quoi que ce soit. La situation ne s’est pas arrangée, bien au contraire. Pendant que le Fatah et Israël parlaient, la colonisation continuait, ainsi que l’annexion de Jérusalem.

    Et la "popularité" du Fatah ne s’est pas acquise avec le dialogue, mais plutot grace à un contrepoids Hamas. Israël avantageait indirectement le Hamas pour gêner le Fatah lorsque que ce mouvement était embryonnaire. Maintenant, c’est le contraire qui arrive.

    Apres, si je crois à la paix, l’idée de deux Etats est absolument irréalisable : Il ne peut y en avoir qu’un. Soit un Etat multiethnique et démocratique, dans le sens ou il respectera chacun de ses citoyens (et non pas dans le sens démocratie ersatz copiant grossierement tel régime européen ou satellite de ce dernier). Ou le second cas possible, un Eretz Israël. Le troisieme cas, Palestine ou tous les juifs auraient été "jetés à la mer", est totalement impossible et absurde, peu importe ce que les média cherchent à nous faire avaler.

    Cordialement.

  • permalien Tête d’épingle :
    14 mars 2009 @20h00   « »

    Nathan, il n’y a jamais réellement eu de trêve. Le blocus n’a pas été levé, et des raids ont été menés. Ou voyez-vous une trêve ?

  • permalien Nathan :
    14 mars 2009 @21h30   « »

    @ Tête d’épingle. Appelons cela accalmie relative, alors. Il n’en reste pas moins que le Hamas, en ne reconduisant pas la "trêve", a condamné les Gazaouis à subir l’attaque israélienne, qu’ils savaient venir. On ne peut pas dire que les Israéliens ne les avaient pas avertis. Le Hamas était aussi parfaitement au courant de la surenchère entre les dirigeants israéliens à la veille des élections. C’était celui (ou celle) qui allait montrer les plus gros muscles. La même chose a eu lieu au Liban en 2006. Après la guerre, Nasrallah a reconnu lui-même que le Hezbollah aurait mieux fait de s’abstenir d’attaquer la patrouille israélienne. Il aurait peut-être dû y songer avant.

    On ne peut pas à la fois vanter les mérites de la résistance armée et se plaindre des représailles israéliennes quand elles ont lieu.

    Pour le reste, je crois que vous vous faites beaucoup d’illusions si vous croyez à la viabilité d’un Etat multi-ethnique dans cette région. Il suffit de voir l’équilibre précaire qui sévit au Liban, un équilibre qui menace à tout instant de se rompre.

  • permalien Ana :
    14 mars 2009 @22h21   « »

    "Appelons cela accalmie relative, alors" - Nathan 14 mars @21h30

    "Les gouvernements occidentaux et la plupart des medias occidentaux ont accepté un certain nombre d’affirmations avancées par Israël pour justifier l’offensive militaire contre Gaza : que le Hamas a constamment violé puis refusé de prolonger la trêve de six mois qu’Israël observait ; qu’Israël n’avait dès lors pas d’autre choix que de détruire la capacité du Hamas de lancer des missiles sur des villes israéliennes ; que le Hamas est une organisation terroriste faisant partie d’un réseau mondial jihadiste ; et qu’Israël n’a pas seulement agi pour sa propre défense mais au nom d’une lutte internationale menée par les démocraties occidentales contre ce réseau.

    "Je n’ai pas connaissance qu’un quelconque des grands journaux américains, ou station de radio ou chaîne de télévision, ait, dans sa couverture de l’attaque contre Gaza, remis en question cette version des événements. (...)

    "La trêve, qui a débuté en juin de l’an dernier et qui devait être renouvelée en décembre, exigeait des deux parties de s’abstenir de toute action violente contre l’autre. Le Hamas devait cesser ses attaques à la roquette et prévenir le tir de roquettes par d’autres groupes comme le Jihad Islamique (même les services de renseignement israélien ont reconnu que cela avait été mis en œuvre avec une surprenante efficacité), et Israël devait mettre un terme à ses assassinats ciblés et à ses incursions militaires. Cet accord a été gravement violé le 4 novembre, lorsque l’armée israélienne est entrée à Gaza et y a tué six membres du Hamas. Le Hamas avait riposté en lançant des roquettes Qassam et des missiles Grad, tout en offrant néanmoins de prolonger la trêve, avec pour seule condition qu’Israël arrête le blocus. Israël a refusé. Israël aurait pu remplir son obligation de protéger ses citoyens en acceptant de relâcher le blocus, mais il n’a pas même essayé. On ne peut pas dire qu’Israël a lancé son attaque pour protéger ses citoyens contre les roquettes. Il l’a fait pour protéger son droit de poursuivre l’étranglement de la population de Gaza". (...)

    Les mensonges d’Israël (et les sottises récurrentes de Nathan), Henry Siegman, LRB, 15 janvier 2009

  • permalien
    14 mars 2009 @22h26   « »

    Confessions d’un soldat israélien : « Nous traitons les Palestiniens comme des animaux »

    ...L’heure du retour à Gaza approche [janvier 2009]. Je termine les dernières interviews à Jérusalem. Dans un café de Jaffa Road, je me trouve avec Yehuda Shaul, fondateur de l’ONG Breaking the Silence ( rompre le silence)....

    Voici un autre exemple : si, la nuit, tu trouves un paquet suspect qui pourrait être une bombe, tu appelles le premier Mohamed que tu trouves dans la rue et tu lui demandes de l’ouvrir. Tu pourrais appeler un expert qui le désactiverait, il mettrait dix minutes à venir, mais c’est beaucoup mieux qu’un Palestinien risque sa vie, puisque pour toi ça revient au même, tu ne le vois pas comme un être humain. Moi, je faisais ça avec mes soldats à Hebron ».

    « De même à Naplouse, quand je voulais entrer dans une maison, si je pensais qu’il pouvait y avoir une bombe piégée, je prenais le Mohamed que j’avais sous la main et je l’obligeais à ouvrir la porte. Ça fait partie de la routine de l’armée : utiliser les Palestiniens tels des boucliers humains. »....

  • permalien Tête d’épingle :
    14 mars 2009 @22h38   « »

    Pour le reste, je crois que vous vous faites beaucoup d’illusions si vous croyez à la viabilité d’un Etat multi-ethnique dans cette région. Il suffit de voir l’équilibre précaire qui sévit au Liban, un équilibre qui menace à tout instant de se rompre.

    Rassurez-vous, je n’y crois qu’à moitié, pour ne pas dire au quart. Mais la solution des deux Etats n’est pas une solution. S’il n’y a pas d’Etat multi-ethnique, alors je doute fortement que le conflit israelo-palestinien trouvera une issue heureuse. Autant soutenir ce qui me parait le plus juste. Ces peuples pourraient s’arreter de s’entre-diabloliser sans cesse grace au vivre-ensemble.

  • permalien
    14 mars 2009 @22h41   « »

    Qui utilise des boucliers humains ?

    Une partie de la réponse :

  • permalien Lou :
    14 mars 2009 @22h48   « »
    Cette semaine en Palestine

    PCHR

    Agressions des forces d’occupation israéliennes contre les Palestiniens et leurs biens dans les territoires palestiniens occupés et maintien du siège contre la bande de Gaza dans la semaine du 5 au 11 mars :

    * 5 Palestiniens dont un mineur ont été tués par les FOI, 4 dans la bande de Gaza, et un mineur en Cisjordanie ;

    ° l’une des victimes à Gaza a été exécutée extrajudiciairement ;

    * 26 Palestiniens dont 6 mineurs et une femme ont été blessés par des tirs israéliens ;

    * les avions israéliens ont continué à bombardé la bande de Gaza ;

    ° des attaques intensives sur la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte ont obligé les civils à évacuer leurs maisons ;

    * les FOI ont mené 40 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie ;

    * 54 Palestiniens ont été arrêtés ;

    * un autre Palestinien a été arrêté sur un check-point de Cisjordanie ;

    * 18 maisons ont été transformées en postes militaires ;

    * les FOI ont maintenu le siège sur les TPO et ont isolé la bande de Gaza du monde extérieur ;

    * les mesures pour créer une majorité démographique juive à Jérusalem-Est se sont poursuivies ;

    * les FOI ont ordonné l’évacuation et la démolition de 129 maisons ;

    * 1 000 civils palestiniens sont menacés d’avoir leurs maisons démolies par l’occupant ;

    * la municipalité israélienne de Jérusalem a obligé 2 familles à démolir leurs maisons dans Jérusalem ;

    * la colonisation de la Cisjordanie s’est poursuivie ainsi que les attaques des colons contre les Palestiniens et leurs biens ;

    * les FOI ont confisqué 222 dunums (22,2 hectares) de terre palestinienne à Ramallah et Hébron ;

    * les colons ont attaqué des véhicules civils palestiniens sur les routes près de Naplouse.

  • permalien Nicolas Krebs :
    14 mars 2009 @22h57   « »

    Voir aussi le livre de Samy Cohen, Tsahal à l’épreuve du terrorisme, éd. Seuil, mars 2008.

  • permalien MEMOIRE :
    14 mars 2009 @23h32   « »

    Bonsoir,

    Merci Ana et Lou pour vos précisions.

    A vouloir justifier la barbarie de l’armée de la honte, certains en deviennent complices.

    Sur le site de l’UJFP (union des juifs français pour la paixi :

    http://www.ujfp.org/modules/news/ar...

    Gaza : Quelques données significatives
    le 12.03.2009
    Le Centre Al Mezan for Human Rights a publié le 7 mars 2009 une liste exhaustive des victimes des événements de Gaza Déc.2008-Janvier 2009.

    Voici quelques remarques avancées par ce centre basé à Gaza :

    - Du nombre total des victimes (1342) il y a 109 femmes, soit 8,12% ;

    - Les enfants sont au nombre de 318, un pourcentage de 23,69 % ;

    - Le nombre des victimes de plus de 50 ans est de127 personnes, soit un pourcentage de 9,46 % ;

    - 235 victimes de la résistance palestinienne, toutes fractions politiques comprises. 27 d’entre elles furent liquidées suite à une attaque aérienne de leur lieu d’habitation ou de travail. Ainsi, le pourcentage des tuées dans une situation de combat est de15,50 % de l’ensemble des victimes ;

    - 210 victimes de la police et de la protection civile mortes hors combat, soit un pourcentage de 15,06 % ;

    - Le nombre des victimes tuées le premier jour des combats s’élève à 299 personnes, soit 22,28 %. Ce sont en majorité des civils comme le montre la liste ci-après :

    - Mireille Fanon-Mendes-France

  • permalien MEMOIRE :
    14 mars 2009 @23h44   « »

    Bande de Gaza : les juifs sont déchirés :

    http://www.ujfp.org/modules/news/ar...

    Extrait :

    Il y a quelques jours, à Londres, le rabbin Avraham Greenberg, barbu et en chapeau noir, brûle son passeport israélien devant une foule manifestant contre l’attaque israélienne. Dans une entrevue après la manifestation, il explique que, selon la tradition juive, il est impérieux de parler ouvertement lorsque la réputation du judaïsme est profanée. Il n’offre aucune analyse politique de la réalité au Moyen-Orient, mais souligne que l’idée même d’un État réservé aux juifs, et le prix humain et moral qu’il exige, va a l’encontre de tout ce que le judaïsme enseigne, en particulier les valeurs clés de l’humilité, de la compassion et de la bonté. Il conclut que l’État d’Israël constitue « le plus grand danger pour les juifs ».

  • permalien MEMOIRE :
    14 mars 2009 @23h58   « »

    Le Syndicat des Enseignants du Secondaire (SNES) de Nice appelle au boycott d’Israël :

    http://www.europalestine.com/spip.p...

  • permalien
    15 mars 2009 @00h52   « »

    Toute résistance aux actions d’Israël, résistance violente mais aussi politique, est un acte dont la finalité est illégitime. Par conséquent, au niveau de sa signification, un acte « terroriste » ne se limite pas au meurtre d’innocents mais s’étend à tout recours « illégitime » à la force. Sa définition inclut « l’incitation » et le « soutien à l’ennemi ». On peut dire que selon cette conception répandue, un quidam est soit un sioniste soit un terroriste.

    La boucle est ainsi bouclée : le monde entier est contre nous, nos voisins, des concitoyens, sont une cinquième colonne, les Palestiniens des Territoires veulent nous détruire, le Hezbollah est l’avant-garde de la Syrie et de l’Iran, notre existence même est en danger, mais, intrépide, l’appareil judiciaire nous protègera contre tous nos ennemis et mettra la justice en lumière. Après quoi nous pourrons continuer notre œuvre d’intimidation, de dissuasion, la conscience blanche comme neige.

  • permalien
    15 mars 2009 @01h01   « »

    Amnesty International :

    Les soldats israéliens continuaient d’utiliser des Palestiniens comme boucliers humains lors d’opérations militaires, les obligeant à accomplir des actes qui mettaient leur vie en danger, en dépit d’une ordonnance de la Haute Cour israélienne interdisant cette pratique. Une requête contre l’utilisation de boucliers humains – déposée en mai 2002 devant la Cour suprême par des organisations israéliennes et palestiniennes de défense des droits humains – était toujours en instance à la fin de l’année.

    En avril, des soldats israéliens ont utilisé Muhammed Badwan, treize ans, comme bouclier humain durant une manifestation dans le village de Biddu, en Cisjordanie. Les soldats ont mis l’enfant sur le capot de leur jeep et l’ont attaché au pare-brise pour dissuader les manifestants de jeter des pierres dans leur direction.

  • permalien Yvan :
    15 mars 2009 @07h38   « »
    The voice for americans

    Si on admet que les messages "opportuns" de Ben Laden, ont toujours orientés la perception que les étasuniens ont du Proche Orient, sa dernière communication, semble nous indiquer, la nouvelle carte des "arabes modérés" en usage au Pentagone.

    Bien qu’il soit difficile d’accéder au texte original autrement que par des interprétations et des commentaires. il semble que le mot "Hamas" ne soit apparu qu’au travers de l’expression "camp hostile au Hamas" et que le Fatah ne soit pas nommé, le terme générique "Palestiniens" étant préféré.

    Tout se passe comme si Ben Laden voulait indiquer que le Hamas décrété "infréquentable", soit pour la période à venir intégré dans le concept plus neutre de "Palestiniens".

    Ben Laden accuse les pays arabes de complicité

  • permalien Mathaf Hacker :
    15 mars 2009 @09h04   « »

    J’ai suivi attentivement cette situation, et lu les articles cités. Cela ne m’inspire que dégout pour cette "puissance militaire" qui bombarde les gazaouis dans leur bocal. La solution se trouve aux USA, l’aipac sort du bois :

    http://www.ipsnews.net/news.asp?idn...

  • permalien
    15 mars 2009 @10h27   « »

    Des statistiques macabres peu fiables
    Par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

    samedi 14 mars 2009

    En attendant de transmettre, dans quelques semaines, sa couronne de lauréat du prix Albert Londres au lauréat pour 2009 , l’ineffable Benjamin Barthe, n’hésite pas à cautionner, dans Le Monde , daté du 13 mars, une macabre fumisterie sous le titre « A Gaza, le porte-à-porte du comptable des morts ».

    http://www.desinfos.com/spip.php?pa... (external link)

    l’unrwa enregistre les naissances, mais souvent, n’est pas tenue informée des décès, délivrance de secours oblige……c’est normal, ça permet d’avoir des rations supplémentaires.

  • permalien Yann :
    15 mars 2009 @10h48   « »

    @ 10h27,

    Je n’ai pas besoin de vous demander pour qui vous votez...
    Osez-vous vous regarder dans une glace ?

    "Just about all the objective military analysis I have seen notes that the reason for the high casualties among Palestinian civilians in the war was precisely the strong imperative Israeli commanders had to avoid casualties amongst their men at all costs.

    Hence the extremely lethal trigger-happiness of many of the Israeli units operating in Gaza. The IHL injunctions whereby commanders are obliged to try to avoid casualties among civilians even at the cost of some additional risk to their own men was widely violated. Hence the fear many Israeli commanders now have that courts in Europe and elsewhere may try them for war crimes. those fears are far from baseless."

    (Helena Cobban, dans les commentaires de Pogrund, ’Left’ Zionism, belief, recognition, Just World News, 14/03/09)

  • permalien
    15 mars 2009 @10h49   « »

    Peuvent être considérés comme des "ennemis combattants" les individus se trouvant sur tout terrain que des agresseurs considèrent comme leur champ de bataille, d’où sont tiré des projectiles agressant une nation voisine..

    Les principes des conventions de guerre ne limitent pas l’autorité des États en matière de défense à une catégorie limitée d’individus. Une conclusion contraire récompenserait un ennemi qui viole les conventions de guerre en agissant en tant que réseau vague, et en faisant passer ses forces pour des civils.

    Administration américaine, in Le Nouvel Observateur

  • permalien terre et liberté :
    15 mars 2009 @11h02   « »

    Je crois que la plupart du temps, vous perdez votre temps à répondre à des personnes qui se foutent de vos arguments. Combien de fois leur avez-vous expliqué en quoi consistait cette soi-disant trêve du côté israélien ? Quels arguments invoquent-ils pour étayer la thèse des "boucliers humains" utilisés par les Palestiniens aujourd’hui, les Libanais hier ? Combien de démentis d’ONG présentes sur le terrain avez-vous lus ou entendus ?

    SACHEZ BIEN UNE CHOSE : IL N’Y A PAS UN SEUL CITOYEN ARABE QUI SE CROIRAIT EN SECURITE EN SE CACHANT DERRIERE UN ENFANT OU UN VIEILLARD FACE A DES SOLDATS ISRAELIENS OU OCCIDENTAUX. IL N’Y PAS NON PLUS UN SEUL CITOYEN ARABE QUI PENSE QUE L’OPINION PUBLIQUE OCCIDENTALE JOUE UN ROLE QUELCONQUE DANS LA POLITIQUE D’ISRAEL.

    Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi il n’y a pas un seul blog ou forum où l’on ne voit pas au moins un partisan systématique de la ligne dure israélienne. Ils ne sont pas là pour vous convaincre, ils viennent juste déplacer le centre de gravité du débat. C’est un vieux truc de propagande. Alors avant d’user vos doigts sur vos claviers...

  • permalien
    15 mars 2009 @11h35   « »

    Administration américaine versus droit international

    Le droit à une révision judiciaire constitue une protection fondamentale contre la détention arbitraire, formellement interdite en droit international, même en cas de guerre ou d’état d’urgence. Il est essentiel que toute
    personne détenue ait le droit et la possibilité de contester les raisons de sa détention.

    Administration israélienne versus Droit international

    Plusieurs milliers de Palestiniens, dont de très nombreux enfants, ont été arrêtés par l’armée israélienne dans les territoires palestiniens occupés. La majorité d’entre eux ont été remis en liberté sans que des poursuites soient engagées, mais des centaines ont été inculpés d’infractions liées à la sécurité. Quelque 9 000 Palestiniens, dont un certain nombre avaient été arrêtés au cours des années précédentes, étaient emprisonnés à la fin de l’année. Plus de 300 enfants figuraient parmi eux.

    Le nombre de prisonniers maintenus en détention administrative sans inculpation ni jugement, dans certains cas depuis 2002, était supérieur à 900.

    Presque tous les détenus palestiniens étaient emprisonnés en Israël, en violation du droit internationa humanitaire qui prohibe le transfert de détenus vers le territoire de la puissance occupante.

    Invoquant des raisons de « sécurité » non précisées, les autorités israéliennes refusaient souvent de délivrer des permis de visite aux proches des prisonniers palestiniens.

    Bien souvent, les procès de Palestiniens qui se déroulaient devant des tribunaux militaires ne respectaient pas les normes d’équité internationalement reconnues. Les allégations de torture et de mauvais traitements infligés à des prisonniers palestiniens ne faisaient pas l’objet d’enquêtes sérieuses.

  • permalien
    15 mars 2009 @11h37   « »

    Le droit international humanitaire distingue deux types de conflits armés :

    * le conflit armé international, qui oppose deux États ou plus, et

    * le conflit armé non international, qui oppose les forces gouvernementales à des groupes armés non gouvernementaux, ou des groupes armés entre eux. Les traités de droit international humanitaire font également une distinction entre le conflit armé non international au sens de l’art. 3 commun aux Conventions de Genève de 1949, et celui qui relève de la définition figurant à l’art. 1 du Protocole additionnel II.

    Du point de vue juridique, il n’existe aucun autre type de conflit armé. Néanmoins, il convient de souligner qu’une situation peut évoluer et passer d’un type de conflit armé à un autre, selon les faits prévalant à un certain moment.

    Il convient donc de souligner que le hamas considérant tout civil palestinien comme un Résistant en droit de porter des armes et de s’en servir contre un ennemi désigné par le Hamas, les civils palestiniens seront considérés comme des cibles militaires, et la Convention de Genève sur ces civils ne s’appliquera donc pas, Et Israël est donc en droit de les considérer comme cibles militaires.

  • permalien
    15 mars 2009 @11h45   « »

    ISRAËL ET TERRITOIRES OCCUPÉS. Note au Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale (janvier 2006)

    " Bien que l’égalité devant la loi soit garantie par les traités internationaux auxquels Israël est partie, la Constitution d’Israël (les Lois fondamentales) ne contient pas de disposition garantissant l’égalité devant la loi. Ceci a réduit la possibilité, pour les victimes d’actes de discrimination raciale, d’obtenir réparation devant les tribunaux israéliens. Le problème a été compliqué par l’existence de lois et politiques qui institutionnalisent la discrimination raciale.

    “La Loi de 2005 sur les préjudices civils (Responsabilité de l’Etat), votée par la Knesset en juillet 2005, refuse aux Palestiniens qui habitent dans les Territoires Occupés le droit à réparation pour tous les torts subis par eux de la part des forces de sécurité israéliennes, y compris la mort, les blessures et les dommages aux biens. En vertu de cette loi, environ trois millions et demi de Palestiniens qui vivent sous occupation israélienne en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza depuis plus de trente-huit ans, sont "résidents dans une zone de conflit" et se voient empêchés d’intenter des procès au civil pour demander réparation. Ainsi, aucune atteinte infligée aux Palestiniens des Territoires Occupés, y compris le meurtre, ne sera plus un motif légitime de procès civil devant les tribunaux israéliens".”

  • permalien
    15 mars 2009 @11h54   « »

    http://www.chathamhouse.org.uk/rese...

    Force may be used in self-defence only when this is necessary to bring an attack to an end, or to avert an imminent attack. There must be no practical alternative to the proposed use of force that is likely to be effective in ending or averting the attack.

    The same criteria for the use of force in self-defence against attacks by states are to be used in the case of attacks by non-state actors, but particular considerations are relevant :

    The attack or imminent attack by non-state actors must be large-scale

    Any military action must conform with the rules of international humanitarian law governing the conduct of hostilities.

  • permalien
    15 mars 2009 @11h57   « »

    Il convient donc de souligner que le hamas considérant tout civil palestinien comme un Résistant en droit de porter des armes et de s’en servir contre un ennemi désigné par le Hamas, les civils palestiniens seront considérés comme des cibles militaires, et la Convention de Genève sur ces civils ne s’appliquera donc pas, Et Israël est donc en droit de les considérer comme cibles militaires.

    Selon quelles lois internationales ?

  • permalien
    15 mars 2009 @12h09   « »

    Article 4. - Sont protégées par la Convention les personnes qui, à un moment quelconque et de quelque manière que ce soit, se trouvent, en cas de conflit ou d’occupation, au pouvoir d’une Partie au conflit ou d’une Puissance occupante dont elles ne sont pas ressortissantes.

    Les ressortissants d’un Etat qui n’est pas lié par la Convention ne sont pas protégés par elle.

    le Hamas n’a pas signé la Convention de Genève.

  • permalien
    15 mars 2009 @12h17   « »

    Les territoires palestiniens disputés sont des entitées, jamais ces territoires n’ayant été des nations indépendantes ; ils ne sont et n’ont jamais été des états reconnus comme tels, les conventions de Genève et autres bidules ne s’y appliquent pas ; pas plus que les Lois Fondamentales israéliennes, ces territoires étant comme il est indiqué "occupés", et non pas annexé comme le sont le Golan et Jérusalem.

  • permalien Yann :
    15 mars 2009 @12h48   « »
    Mauvaise foi, quand tu nous tiens...

    http://www.amnesty.org/en/library/asset/MDE15/093/2006/en/dom-MDE150932006fr.pdf

    "Le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé à maintes reprises Israël à conclure, avec les pays voisins, un accord de paix l’engageant à se retirer des territoires qu’il occupe depuis 1967, ainsi qu’à démanteler les colonies et à cesser de créer de nouvelles implantations dans ces territoires. La Cisjordanie et la bande de Gaza relèvent de la Quatrième Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre qui s’applique aux situations d’occupation. Cette position est défendue par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et
    par de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.
    Le gouvernement israélien affrme qu’il ne considère pas la Quatrième Convention de Genève comme juridiquement applicable à la Cisjordanie et à la bande de Gaza bien qu’il ait déclaré qu’Israël respecterait dans la pratique les « dispositions humanitaires » de la convention sans préciser lesquelles relevaient, selon lui, de cette catégorie.
    La Quatrième Convention de Genève énonce les règles qu’une puissance occupante doit respecter s’agissant des habitants qui sont désignés comme des « personnes protégées ». Ces règles interdisent, entre autres, à la puissance occupante de tuer intentionnellement, de maltraiter ou de déporter des personnes protégées. Elles prohibent également le transfert par la puissance occupante de sa propre population civile dans le territoire occupé ainsi que les représailles à titre de châtiment collectif."

  • permalien
    15 mars 2009 @13h07   « »

    http://www.icrc.org
    conventions de Genève

    Amnesty International dénonce l’Algérie
    Samedi, 14 Mars 2009 16:02 ...

    C’est un rapport accablant que celui que vient de publier Amnesty International sur les droits de l’Homme en Algérie. Tout y passe : répression, revers de l’amnistie…

  • permalien
    15 mars 2009 @13h14   « »

    A. - ’ Sur le territoire des Etats belligérants ’ : sont protégées, au sens de l’article 4, toutes les personnes de nationalité étrangère, ainsi que les personnes sans nationalité.

    Sont cependant exclus :

    1) les ressortissants d’un Etat qui n’est pas lié par la Convention,

    le Hamas n’a pas signé la Convention, le reste n’est que littérature.
    Amnesty international n’est pas le droit international. Ce n’est qu’une ONG et n’a pas le droit de légiférer. Dont acte ?

    International Humanitarian Law - Quatrième Convention de Genève 19491) les ressortissants d’un Etat qui n’est pas lié par la Convention, ... puisqu’elle entend viser toutes les personnes qui ne sont ’ pas .... au conflit ne sont personnes protégées que si l’Etat dont ils sont ressortissants n’a pas de ...
    www.icrc.org/dih.nsf/COM/380... - 29k - En cache - Pages similaires

  • permalien
    15 mars 2009 @13h24   « »

    Gaza n’est pas un état, le hamas n’est pas un gouvernement, le terme de gouvernement ne s’applique pas, en tout cas.

    Comment faire appliquer la convention de Genève dans ce cas ? exactement de la même manière que le hamas applique cette convention pour Israël, en envoyant des projectiles militaires, en envoyant des bombes humaines. Que nous sachions, ces actes étant considérés comme acte de piraterie la réciproque israélienne peut s’appliquer en tout liberté.

  • permalien rémi :
    15 mars 2009 @14h12   « »

    bonjour,

    je partage l’avis du précédent commentateur. les controverses sont vivfiantes a partir du moment ou elles s’appuient sur des faits et des sources fiables. Sinon, on en arrive trés vite audialogue de sourds.

    J’ai toujours préconisé vis-a-vis de " ceux qui savent et ne veulent rien croire", un petit séjour en Palestine. a partir du moment ou il s’agit de gens honnêtes, ils en reviennent généralement avec un regard différent.

    pour ce qui est du PCHR, concernant sont travail de terrain - un vrai travail de fourmi- je tiens a votre disposition des petits panneaux expliquant son organisation, les personnels cadres et de terrain. quelques textes en français expliquant son travail.

  • permalien
    15 mars 2009 @14h35   « »

    Plutôt que de déblatérer sur les interventions "négatives" (au moins pour vous) de vos contradicteurs, pourquoi ne pas donner votre point de vue concernant les Droits de la guerre, appuyé bien entendu par les liens qui y correspondent ?

    Voici justement une partie que je n’ai pas encore lue

    http://www.icrc.org/dih.nsf/Pays?ReadForm

    Palestine
    En date du 21 juin 1989, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de la Confédération suisse a reçu de l’Observateur permanent de la Palestine auprès de l’Office des Nations Unies à Genève une lettre informant le Conseil fédéral suisse "que le Comité exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine, chargé d’exercer les fonctions de Gouvernement de l’Etat de Palestine par décision du Conseil National Palestinien, a décidé en date du 4 mai 1989, d’adhérer aux quatre Conventions de Genève du 12 août 1949 et à leurs deux Protocoles additionnels".

    Le 13 septembre 1989, le Conseil fédéral suisse a informé les Etats qu’il n’était pas en mesure de trancher le point de savoir s’il s’agissait d’un instrument d’adhésion, "en raison de l’incertitude au sein de la communauté internationale quant à l’existence ou non d’un Etat de Palestine".

    mais alors, de quoi parlons nous ?

  • permalien
    15 mars 2009 @14h43   « »

    En 1949, les Conventions ont été révisées et développées :

    Ire Convention de Genève
    - amélioration du sort des blessés et des malades dans les forces armées de campagne

    2e Convention
    - amélioration du sort des blessés, des malades et des naufragés des forces armées sur mer

    3e Convention
    - traitement des prisonniers de guerre

    4e Convention
    - protection des personnes civiles en temps de guerre

    les bombes humaines palestiniennes, le rapt de Guilad Shalit, ne font pas partie de ces conventions, bien entendu. De toute manière la Palestine n’étant pas un état n’a aucune obligation à les respecter .

    Idem pour Israël, bien entendu.

    Tout ceci ne fait pas avancer le shmilblik ? je suis d’accord.

  • permalien K. :
    15 mars 2009 @15h35   « »

    @ 15 mars @11h37, 15 mars @12h09

    Pourriez-vous présenter des déclarations de responsables de Human Rights Watch ou d’Amnesty International qui tirent les mêmes conclusions que vous de la quatrième convention de Genève ?

    Amnesty International :

    « Si affaiblir la volonté de lutte d’une population était considéré comme un objectif légitime, la guerre ne connaîtrait pas de limites. »

  • permalien
    15 mars 2009 @16h30   « »

    la guerre ne connaît pas de limites ; les organisations terroristes internationales qui massacrent les diverses populations dans le monde, Algérie comprise, en sont la preuve.

    La conséquence, entre autres, la fuite de très nombreux africains qui risquent leur vie afin de trouver un monde meilleur sous un ciel plus clément.

    Savez-vous que la Libye "dépose" par camions entiers, dans le désert, ces migrants africains qui passent par son territoire, et qu’il ne reste à ceux-ci qu’une seule solution, mourir de faim et de soif ?

    Nul n’est obligé d’adhérer aux conclusions des diverses ONG, mais si vous voulez vraiment adhérer à leurs conclusions, sachez que

    Amnesty ne cautionna pas cette déclaration, s’en tenant purement et simplement aux normes du droit international (le terme de génocide doit être employé avec prudence).

    Concernant Gaza,

    Faire une recherche sur www.amnesty.org/fr
    Nous espérons que cette recherche a donné des résultats satisfaisants. Dans le cas contraire, veuillez consulter l’Aide à la recherche. Si vous ne trouvez toujours pas le document que vous recherchez, veuillez écrire à documents@amnesty.org en indiquant un maximum d’informations sur le document en question (titre, date, index AI).

    Mots clé : disparitions et enlèvements
    De : ... A : ...
    Pays : Israël et territoires palestiniens occupés

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    Dois-je en conclure qu’Amnesty ne se préoccupe de Gaza que si Israël est présumé coupable ?

    Et vous voudriez que nous nous préoccupions de l’avis d’Amnesty ?

  • permalien K. :
    15 mars 2009 @17h00   « »

    Une application de la Quatrième convention de Genève : Territoires palestiniens occupés -

    ...tant que dure l’occupation, le droit international définit les limites du pouvoir de l’occupant (droits et devoirs) et protège les civils. Le principal instrument applicable est la quatrième Convention de Genève.

    Israël ne considère pas ce texte juridiquement applicable dans le contexte des territoires de 1967, car, comme l’écrivit en 1970 l’ancien Président de la Cour Suprême israélienne, Meïr Shamgar, cette convention " stipule expressément que, pour cela, un État souverain devait avoir été expulsé et qu’il devait avoir été un État souverain légitime ".

    Le machin des “ressortissants d’un Etat qui n’est pas lié par la Convention ne sont pas protégés par elle” ne s’applique pas dans le cas des Palestiniens et n’empêche DONC absolument pas que les massacres d’Israel sont bel et bien condamnés par la Quatrième convention de Genève.

    La seconde fumisterie serait de dire que Gaza n’est pas un territoire occupé.

    La punition collective est interdite par l’article 33 de la Quatrième Convention de Genève qui stipule : « Aucune personne protégée ne peut être punie pour une infraction qu’elle n’a pas commise personnellement. [Les peines collectives, de même que toute mesure d’intimidation ou de terrorisme, sont interdites.] ». Une « personne protégée » est une personne qui se trouve sous le contrôle d’une « puissance occupante dont elle n’est pas ressortissante » (*). Seuls, les individus les plus aveugles idéologiquement ne reconnaissent pas la bande de Gaza comme un territoire occupé.

  • permalien Georges :
    15 mars 2009 @18h01   « »
    Gaza : Histoire de l’école qui n’a pas été bombardée

    C’est un journaliste qui a découvert le pot aux roses. Il se nomme Patrick Martin, et il était l’envoyé spécial dans la Bande de Gaza du quotidien canadien The Globe and Mail. Ainsi qu’il le relate dans un article publié le 29 janvier 2009, il a fait ce que ses collègues ont négligé de faire : il a vérifié les informations.

    L’article commence par un rappel de la nouvelle qui a choqué le monde entier, le 6 janvier 2009 : « Une école de l’ONU a été attaquée par l’armée israélienne ; 43 civils palestiniens ont été tués ». Trois semaines après, Patrick Martin est sur les lieux, à Jabalya, et il interroge les témoins.

    Un enseignant de l’école – qui refuse de donner son nom, parce que l’UNRWA, l’agence des Nations unies à qui appartient cette école, a interdit au personnel de parler aux journalistes – témoigne que personne n’a été tué à l’intérieur du bâtiment ; il y a eu des morts, dit-il, mais c’est dans la rue, à une trentaine de mètres de là. Un autre témoin, qui était dans la rue au moment des faits, indique l’endroit précis où les obus sont tombés. Il y a eu trois tirs, dit-il, qui ont fait des victimes dans la rue. Mais ni lui, ni aucun autre témoin, n’établit de lien entre ces tirs et la présence d’une école à proximité, et nul ne prétend que cette école aurait été frappée.

    Interrogé par Patrick Martin, le responsable de l’UNRWA pour la Bande de Gaza, John Ging, admet que « personne n’a été tué dans l’école ». Il l’aurait même déclaré à l’époque : « Vérifiez mes déclarations, dit-il. Je n’ai jamais dit que quelqu’un avait été tué dans l’école. Nos responsables n’ont jamais prétendu une telle chose. » Ces affirmations tardives de M. Ging sont, nous le verrons, sujettes à caution.


    Extrait du dossier « Gaza : vérités sur une guerre » paru dans L’Arche, le mensuel du judaïsme français (numéro spécial 609-610, daté de février-mars 2009).

    On peut recevoir un exemplaire gratuit du journal en envoyant son adresse postale à info@arche-mag.com.


    Lire la suite (l’article est long et détaillé) :

    http://www.lepost.fr/article/2009/0...

  • permalien Illitch :
    15 mars 2009 @18h04   « »

    Je suis totalement d’accord avec Sylvie. La population gazaouite a été prise en otage par les pseudo combattants du Hamas, dont les dirigeants sont bien "planqués" à Damas ou à Beyrouth.
    Rien à voir avec les combattants du Fatah qui se sont toujours battus régulièrement. A Gaza, les écoles, les lycées et les hôpitaux ont servi de caches aux islamo-fascistes du Hamas. Ils se sont "fondus" dans la population et n’ont pas combattus. Ce sont des couards et des séparatistes et les gazaouis ont payé de leur vie cette situation inédite

  • permalien Yvan :
    15 mars 2009 @18h25   « »

    @Illitch,

    C’est normal que les dirigeants du Hamas se planquent, l’état d’Israël (seule démocratie etc.) les assassine, comme il assassine les membre du Hamas, comme elle assassine des civils qu’ils soient du Hamas ou pas, comme il assassine ses propres soldats tellement assassiner est devenu une obsession pour cet état(démocratie gnagnagna...).

    Illitch vous souhaiteriez que les responsables du Hamas se suicide, mais pas dans attentats. Vous êtes trop exigeant.

  • permalien K. :
    15 mars 2009 @18h27   « »

    L’article de Eyal Weizman traduit sur ISM.

  • permalien yvan :
    15 mars 2009 @18h29   « »

    La question du nombre de victimes est une escroquerie, passez le nombre de 1 mort on est en surproduction, le crime est avéré.

  • permalien Illitch :
    15 mars 2009 @18h38   « »

    Arrêtons mon cher Yvan avec cette arrière pensée de nos chers progressistes que Israël serait un Etat fasciste. Eh oui Israël est une démocratie. Et Tsahal aura du mal à exterminer autant de Palestiniens que l’ont fait, sans états d’âmes, les régimes arabes de la région, notamment la Syrie (où se terrent les dirigeants du Hamas), le Liban et la Jordanie.

  • permalien Yvan :
    15 mars 2009 @19h48   « »

    Ce ne sont pas les arrières pensée qui ont arrété Rabin, Yacine ou Folke Bernadotte.

    C’est ça qu’il faudrait arrêter.

    Cher Illitch.

  • permalien MEMOIRE :
    15 mars 2009 @21h39   « »

    Serial killers israéliens : un pacifiste américain entre la vie et la mort

    Publié le 15-03-2009

    Tristan Anderson, qui participait vendredi à une manifestation pacifique contre le Mur de l’annexion sur les terres du village palestinien de Ni’lin, avec d’autres internationaux, des Palestiniens et des Israéliens, a été visé au crâne par un soldat israélien, en l’absence de toute menace.

    Opéré à l’hôpital de Tel Hashomer à Tel Aviv hier, ce militant américain originaire de Oakland en Californier, a été gravement atteint au cerveau par une cartouche de gaz lacrymogène, au point que les médecins ont dû procéder à l’ablation du lobe frontal droit et ne peuvent se prononcer sur le pronostic vital.

    Cela s’est produit à 17 H samedi, alors que la principale manifestation était terminée et que Tristan se reposait dans l’herbe, raconte son amie américaine Gabrielle Silvermann.

    L’ambulance du Croissant Palestinien venue le secourir a été retardée pendant un quart d’heure à un check-point par l’armée israélienne, tandis que Tristan Anderson perdait beaucoup de sang.

    Il y a quasiment 6 ans jour pour jour, la même armée israélienne tuait une autre pacifiste américaine, Rachel Corrie, de ISM, écrasée délibérément par un bulldozer Caterpillar tandis qu’elle tentait de s’opposer à la démolition d’une maison palestinienne dans la Bande de Gaza.

    Et peu de temps après, le jeune britannique, Tom Hurndall, 21 ans, était assassiné par l’armée israélienne, dans le camp de réfugiés de rafah, alors qu’il était en train de porter secours à trois enfants dans la ligne de feu d’un tank israélien.

    Ci-dessous, des images prises par ISM (International Solidarity Movement), ce vendredi à Ni’lin :

    http://www.maannews.net/en/index.ph...

    CAPJPO-EuroPalestine

  • permalien
    15 mars 2009 @22h52   « »

    La seconde fumisterie serait de dire que Gaza n’est pas un territoire occupé.

    Et la première c’est quoi ? à moins de prétendre que Guilad Shalit, prisonnier sans sans droits occupe à lui seul Gaza...il est indispensable de rappeler que Gaza est dirigé par le Hamas, et qu’après "Plomb durci", pas un seul israélien ne reste à Gaza. Ou alors prouvez le. Au sujet de Guilad, les israéliens prétendent que le Hamas a assassiné Guilad Shalit, et qu’ils ne vont échanger qu’un cadavre contre des prisonniers bien portant, et qui ont du sang sur les mains. Pas que du sang juif, d’ailleurs. Les attentats aveugles touchent toutes les composantes de la population israélienne. Beaux résistants. Que certains ont osé comparer à la Résistance française. Mais la Résistance française ne posait pas de bombes dans les autobus dans lesquels voyageaient des civils.

    Quelle honte, un média français pro-pal qui répercute la demande d’un triste sire qui veut virer les Juifs de Washington !! mais vous vous prenez pour qui, K, êtes vous américain ? Est-ce à vous ou à vos commensaux de décider qui a le droit de cité aux USA, et qui décidez de la liberté d’expression ?

    La liberté ne se marchande pas, K, elle appartient à tous, et c’est ce qui fait la richesse des Etats-Unis. Insupportable pour certaines cultures, bien entendu, ce concept.

  • permalien K. :
    15 mars 2009 @23h09   « »

    David A. Harris de l’AJC (American Jewish Committee) versus Roger Cohen, sur Gaza.

    ’Eyeless in Gaza’ : An Exchange

  • permalien Lou :
    15 mars 2009 @23h45   « »

    Quand Paul Volcker conseille Barack Obama sur le Hamas

    Selon le Boston Globe du 14 mars, le président Barack Obama a reçu avant de prendre ses fonctions une missive signée par neuf anciens hauts responsables américains et un conseiller présent dans la nouvelle équipe, Paul Volcker, ancien directeur de la Réserve fédérale américaine, lui recommandant d’établir un contact avec le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) palestinien.(...)

    Parmi les signataires de cet appel, tous blanchis sous le harnais, figurent des noms de républicains et de démocrates qui ne surprendront personne, à commencer par Brent Scowcroft et Zbigniew Brzezinski (tous les deux anciens conseillers à la sécurité nationale) qui se sont déjà exprimés sur le sujet.

    Sont également signataires Lee Hamilton (démocrate, ancien président de la Commission des affaires étrangères de la chambre des Représentants) ,Thomas Pickering (ancien ambassadeur aux Nations unies), James Wolfensohn (ancien président de la Banque mondiale et ancien émissaire du Quartet au Proche-Orient), Carla Hills (ancien haut responsable sous la présidence Ford), Theodore Sorensen (ancien conseiller de John F. Kennedy) et les anciens sénateurs républicains Chuck Hagel and Nancy Kassebaum Baker.

  • permalien Yamani :
    15 mars 2009 @23h52   « »

    Avant que l’état d’Israël n’existe il y avait ce que l’on appelle la Palestine où les communautés juifs, musulmanes, chrétiennes, druzes et bien d’autres encore cohabitaient ensemble sans qu’il n y ait de tensions. La palestine partait du Naquab (Néguev) jusqu’en Galilée. Aujourd’hui il ne reste que Gaza et la Cisjordanie , une qui est une grande prison à ciel ouverte et l’autre qui est composé de petits bantoustans. L’état d’Israël a exproprié le peuple palestinien dans son ensemble et cela continue encore avec une colonisation toujours plus accrue.

  • permalien K. :
    16 mars 2009 @00h17   « »

    Jerome Slater (University Research Scholar at SUNY/Buffalo) :

    L’analyse et l’argumentation de cet article reposeront sur la philosophie de la guerre juste, le cadre occidental dominant pour les discussions morales concernant la guerre. Les principaux principes de la philosophie de la guerre juste, sont le jus ad bellum, le droit de faire la guerre et le jus in bello, ou les manières justes de faire la guerre. La plus importante des contraintes du jus ad bellum est que les États doivent avoir une cause juste pour aller faire la guerre, que la guerre doit être un dernier recours, et que la guerre doit avoir une probabilité assez élevée de succès (dans la réalisation d’une cause juste) pour compenser les inévitables ravages de la guerre.

    En outre, même si tous les critères du jus ad bellum sont respectés, un Etat ne doit pas recourir à des méthodes moralement inacceptables. Les trois principaux obstacles dans le jus in bello sont la proportionnalité, ce qui signifie qu’il y a des limites à la quantité de force qui est moralement admissible, même pour une juste cause, la distinction, ce qui signifie que tout doit être fait pour faire la distinction entre les soldats et les civils, et l’immunité pour les non-combattants, ce qui signifie qu’il ne doit jamais y avoir d’attaques délibérées contre les civils. L’attaque israélienne contre Gaza a violé chacun de ces principes [aussi bien les principes du jus ad bellum que ceux du jus in bello].

    ....

  • permalien K. :
    16 mars 2009 @00h20   « »

    Les plus importantes des contraintes du jus ad bellum sont que etc...

  • permalien Edouard :
    16 mars 2009 @08h16   « »
    Bilan de la militance

    Les belles et doctes analyses du présent, voire du passé, plus ou moins judicieusement documentées, et les souhaits pour le futur, dans des livres ou ailleurs, ne font guère, sauf exceptions, avancer les choses pour les malheureux Palestiniens que sont, en particulier, les pauvres palestiniens.

    Tant que la majorité des gouvernements occidentaux encourageront leurs médias nationaux aux ordres à continuer de faire croire à leurs lecteurs, même cultivés, y compris sur des/leurs sites Internet, que les sionistes sont les agressés qui se défendent légitimement, les choses n’avanceront pas pour les Palestiniens patriotes.

    Les visites là-bas, parfois dangereuses, sinon mortelles, qui f(er)ont du bien aux visiteurs, apporte(ro)nt un peu de réconfort à la petite fraction de Palestiniens qui les constate(ro)nt et/en bénéficie(ro)nt, mais cela ne fait/fera pas davantage progresser les chances d’une paix la moins injuste possible

    Le Hamas refusent de reconnaître non pas l’existence, mais la légitimité de l’existence de l’entité sioniste pour des raisons religieuses (qui le regardent) , mais c’est en fait un sens moral élémentaire qui n’a rien à voir avec le religieux qui empêche cette reconnaissance de la légitimité, puisqu’il n’y a pas légitimité, ni idéologique, ni institutionnel (au sens politique international).

  • permalien Yann :
    16 mars 2009 @09h00   « »

    Le Likoud conclut un accord avec Israël Beitenou pour gouverner

    (Le Monde, 16/03/09)

    "Le parti d’Avigdor Lieberman a mis comme préalable à tout accord la reconnaissance des colonies juives en Cisjordanie en échange des terres sur lesquelles vivent les Arabes israéliens."

    Anodin ? Simple échange de territoires ? "Paix contre territoire" ?

    Xénophobie !

    Se débarrasser durablement des Arabes israéliens sans perdre de territoire.

    Sarko sera d’accord. Obama aussi.

  • permalien K. :
    16 mars 2009 @12h18   « »

    Javier Solana :

    "Let me say very clearly that the way the European Union will relate to an (Israeli) government that is not committed to a two-state solution will be very, very different,"

  • permalien Hanthala :
    16 mars 2009 @12h32   « »

    @K.

    Je suppose que beaucoup de lecteurs comme moi viennent ici pour lire les articles d’Alain Gresh mais ausi les autres interventions dont la votre très particulièrement. Y a t-il moyen d’avoir une sorte de "revue de presse de K." c’est à dire un petit condensé de liens pour ceux qui n’ont pas de temps de parcourir tous les commentaires.
    Cordialement,

  • permalien Nathan :
    16 mars 2009 @13h27   « »

    1. Israël est jusqu’à présent un "Etat juif" parce que ses fondateurs ont voulu qu’il soit un Etat juif.
    2. Les juifs, qui constituent à peu près 80% de la population israélienne tiennent à ce que leur pays reste "juif", d’une manière où une autre.
    3. Le lien entre la création d’Israël et les persécutions dont les juifs ont fait l’objet n’est pas un lien artificiel ou arbitraire. Dès l’origine ou presque Israël a été conçu comme un foyer dans lequel les juifs pourraient trouver refuge. Si les juifs n’avaient pas subi les persécutions, Israël n’aurait jamais existé.
    4. Israël est un pays hybride mi-occidental mi-oriental. 20% de sa population est arabe et une part importante de sa population juive est issue de pays arabes.
    5. Il est au contraire essentiel que le Hamas (et le gouvernement d’unité nationale palestinien) reconnaisse un jour l’Etat d’Israël car sans cette reconnaissance, il n’y aura jamais de paix. La plupart des dirigeants israéliens reconnaissent le droit à l’existence d’un Etat palestinien, même si leur politique d’annexion systématique rend cette perspective de moins en moins possible.

  • permalien
    16 mars 2009 @13h37   « »

    Nathan, vous rêvez, ce blog est franchement anti-nous, du sol au plafond, locataires et propriétaires compris.
    Les messages de paix juifs ne restent jamais longtemps en ligne ; les autres non plus d’ailleurs ; et savez-vous pourquoi ? il faut présenter les sionistes le couteau entre les dents, le sang palestinien coulant comme de la bave à la commissure des lèvres.

    Mais je ne suis pas d’accord avec ceux qui abandonnent ; je suis comme le poil à gratter, et on se débarrasse difficilement de moi.

  • permalien Nathan :
    16 mars 2009 @13h56   « »

    @ correspondant de 13h37. Perso, je n’ai pas trop à me plaindre. Quelques-une de mes interventions ont été squeezées sans doute parce que je déviais trop du sujet du fil mais je ne vais pas en faire tout un fromage.

    Je souhaiterais que M. Gresh fasse un jour le point sur la stratégie et les objectifs du Hamas car personnellement je ne les ai toujours pas compris. Que veulent-ils ? Envisagent-ils la paix et sous quelle forme ? Quelles sont leurs propositions ? Parlent-ils de paix définitive ou juste d’une sorte de trêve à long-terme ? Le retrait israélien sur les frontières de ’67 est-il une proposition ferme et définitive ou juste une étape vers la reconquête de la totalité de la Palestine ? Et qu’en est-il des réfugiés ? Et que pensent-ils de la proposition de pais saoudienne ou celle de la Ligue arabe ? Pourquoi le Hamas, ne fait-il pas une déclaration solennelle, toutes tendances confondues, des civils aux militaires, sur ses propositions ? Jusqu’ici, nous devons nous contenter ici d’un vague papier signé par certains prisonniers dans les geôles israéliennes, là de bouts de déclarations au coin du feu de Khaled Meshaal, là encore de propos recueillis par Carter.... Pourquoi pas de confidences sur l’oreiller tant qu’on y est... Ce patchwork d’intentions confuses ne fait pas très sérieux. On aimerait savoir à quoi s’en tenir.

  • permalien Jeff :
    16 mars 2009 @14h49   « »

    Je ne sais pas ce que vous en pensez mais pour moi cela devient vraiment très pénible ces posts qui disparaissent au bout d’une heure. Impossible de suivre correctement le fil des contributions.

    Eliminer des écrits injurieux ou racistes est une excellente idée, mais pourquoi supprimer aussi des messages ou des commentaires qui s’éloignent quelque peu du sujet ? Du moment que cela concerne le Proche- et le Moyen-Orient, où est le problème ?

  • permalien K. :
  • permalien Tête d’épingle :
    16 mars 2009 @15h49   « »

    Merci à K.

  • permalien l’oeil de cain :
    16 mars 2009 @16h14   « »

    Comment peut on oser prétendre mener un conflit avec des attaques "chirurgicales" sensées épargner les civils dans un territoire aussi densément peuplé que Gaza en utilisant massivement les bombardements aériens ?

    Plus qu’un non sens, il s’agit d’un grossier mensonge propagandiste

  • permalien
    16 mars 2009 @16h15   « »

    Nasrallah refuse de reconnaître Israël
    RFI - ‎13 mars 2009‎
    C’est Non : dans un discours prononcé ce vendredi à l’occasion de la fête de la naissance de Mahomet, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a affirmé que...

    Le Hamas plus populaire depuis la guerre à Gaza

    Concernant le Hamas une conclusion s’impose ; ce mouvement doit une fière chandelle à Israël, plus nombreuses sont les frappes et les incursions de l’état juif contre Gaza, plus populaire est le Hamas. La conclusion s’impose d’elle même.

    Concernant le Hezbollah, ce mouvement refusant de reconnaître Israël, il y a deux possibilités : soit les israéliens s’en moquent, l’essentiel étant "chacun chez soi et la paix pour tous", soit les israéliens obéissent aux injonctions du Hezbollah et débarrassent le plancher.
    Les israéliens originaires d’Egypte récupèrent leurs biens, ceux du Maroc, de Tunisie, de Libye, etc...etc... et même d’Irak et du Yemen idem ; ce qui va être difficile, je crois que les voleurs ont dépensé tout l’argent volé. Biens mal acquis ne profitent jamais.

    Que peut dire Mr Gresh ? soit il désapprouve, soit il approuve les prises de position du hezb et du hamas. Mais il y a toujours une troisième solution, il ne donne pas son avis, ce qui est bien plus prudent. A nous de lire entre les lignes.

  • permalien Byblos :
    16 mars 2009 @16h32   « »

    Nathan pose plus haut des questions très pertinentes. Et qui méritent certes qu’il leur soit répondu clairement. Mais je me permettrais de retourner ces mêmes questions à un acteur de la scène palestino-israélienne bien plus ancien, bien plus essentiel, bien plus puissant que le Hamas, soit l’État d’Israël lui-même. Ainsi, pourrait-on très à propos poser ces questions qui méritent avec bien plus d’urgence qu’il y soit répondu. Ne serait-ce que parce que cet État demeure un acteur irremplaçable, tandis que le Hamas est boudé systématiquement par la communanuté internationale qui ne songe même pas à s’adresser à lui comme le fait Nathan. Donc :

    Que veut l’État d’Israël ? Envisage-t-il la paix et sous quelle forme ? Quelles sont ses propositions ? Parle-t-il de paix définitive ou juste d’une sorte de trêve à long terme ? Le retrait israélien sur les frontières de ’67 est-il une proposition envisageable pour l’État d’Israël ? Ou l’occupation actuelle n’est-elle que juste une étape vers l’annexion de la totalité de la Palestine ? Ou même davantage (Golan, Sud-Liban) Et qu’en est-il des réfugiés ? Et que pense-t-il de la proposition de paix saoudienne ou celle de la Ligue arabe ? Ces mêmes propositions, que cachent-elles en ce qui concerne le problème des réfugiés ? Pourquoi Israël ne fait-il pas une déclaration solennelle, toutes tendances confondues, des civils aux militaires, de l’extrême droite si proche du pouvoir à l’extrême gauche, sur ces propositions ? Jusqu’ici, nous devons nous contenter ici d’un vague papier appelé accords d’Oslo trahi avant que l’encre n’ait séché, et d’un vague brouillon appelé feuille de route et resté sur le bord du chemin. Pourquoi pas de confidences sur l’oreiller tant qu’on y est... Ce patchwork d’intentions confuses ne fait pas très sérieux. On aimerait savoir à quoi s’en tenir.

    En deux mots comme en mille, qu’attend donc le plus puissant de tous les protagonistes, celui de qui seul dépendent en dernier recours la guerre ou la paix, pour mettre cartes sur table ?

  • permalien Byblos :
    16 mars 2009 @16h38   « »

    À Monsieur anonyme qui écrit : « ...Les israéliens originaires d’Egypte récupèrent leurs biens, ceux du Maroc, de Tunisie, de Libye, etc...etc... et même d’Irak et du Yemen idem ; ce qui va être difficile, je crois que les voleurs ont dépensé tout l’argent volé. Biens mal acquis ne profitent jamais... »,

    On peut aisément retourner la question : « Et si les Israéliens débarqués en Palestine depuis les années 40 rendaient aux Palestiniens tout ce qu’ils leur ont volé, « ce qui va être difficile, je crois que les voleurs ont dépensé tout l’argent volé. Bien mal acquis ne profite jamais... ».

    À bon lecteur, salut.

  • permalien Ph. Arnaud :
    16 mars 2009 @16h48   « »

    @ Nathan

    Israël n’est pas, essentiellement, un Etat juif, c’est un Etat occidental. Les juifs qui l’ont peuplé initialement et lui ont donné sa forme et ses institutions, ne venaient pas de la lune. Ils ne venaient ni d’Afrique sub-saharienne, ni de pays d’Islam, di de Chine, ni d’Inde, ni d’Insulinde, ni du Japon, ni d’Océanie, ils venaient d’Europe !

    Les institutions politiques, administratives et judiciaires israéliennes sont calquées sur les modèles européens, ses partis sont affiliés aux partis européens. Ses modes vestimentaires sont européennes, sa culture est européenne (les orchestres symphoniques israéliens jouent les airs du répertoire classique, Israël participe aux concours chanson de l’Eurovision), ses habitudes de consommation sont européennes, son niveau de vie est européen. Ses relations commerciales, militaires, culturelles, stratégiques, scientifiques se font, pour l’essentiel avec l’Europe et les Etats-Unis (pays de civilisation européenne). Israël n’est pas un pays hybride : ses immigrants orientaux se coulent dans les modèles précités.

    Les persécutions n’ont rien à voir avec la création de l’Etat d’Israël. Dans les années 1880, quand ont commencé les premières aliyot de masse, il y avait déjà deux millénaires de persécution derrière, qui n’avaient rien entraîné du tout. Et ces aliyot sont antérieures à la montée du nazisme. Par ailleurs, la vie d’un juif aux Etats-Unis – il y en a autant qu’en Israël – est largement aussi bonne qu’en Israël… Et, de toute façon, ces persécutions n’enlèvent rien à la manière dont sont perçus et éprouvés ces juifs au Proche-Orient : comme des Occidentaux…

  • permalien
    16 mars 2009 @17h30   « »

    Rose Mishaan, membre des “Jews Against the Occupation” à New-York, après une visite à Gaza avec une délégation d’avocats et d’étudiants en droit US :

    Je pense que la partie la plus difficile est de savoir que en tant que membres de la communauté humaine, nous avons complètement échoué en ce qui concerne les Palestiniens de Gaza. Nous les avons passivement regardé mourir et justifié notre propre inaction. C’est quelque chose qui devrait nous faire ressentir un peu de honte à tous.

  • permalien Aline Delouya :
    16 mars 2009 @17h33   « »

    @Ph.Arnaud

    La vie d’un juif aux etats-unis est largement assez bonne qu’en Israel"

    et la vie d’un juif en France ?Soyez franc et repondez a ma question.Pour quelles raisons affluent-ils en Israel ?

    Permettez-moi de retourner un peu en arriere,en 1929,Hevron.

    Expliquez-moi aussi le massacre de Hevron et la revolte arabe (1936-1939)
    Je ne suis pas sure que vous ayez une reponse a ma derniere question,mais permette-moi juste de vous rafraichir la memoire,je sais qu’en France on n’expliquera jamais les faits veritables du conflit-Israelo_Palestinien.

    Les Britaniques ont tentes a cette epoque de 1929 de maintenir l’ordre,mais en raison du grand nombre de gisements de petrole en train d’etre decouverts a travers le moyen-orient,ils ont preferes fermes les yeux sur le massacre des juifs.(comme l’ont bien fait la communite mondiale,pendant le debut de la montee des nazis)

    Il est devenu douloureusement evident pour les juifs a cette epoque de 1940 que s’ils voulaient RESTER EN VIE,ils devaient lutter contre les arabes et ensuite chasser les britaniques.

    Arnaud,et tout ceci est en bref,bien entendu.

  • permalien Nathan :
    16 mars 2009 @17h42   « »

    @ Byblos. Je suis d’accord avec vous et je me pose également beaucoup de questions sur les intentions israéliennes. En ce qui concerne le Likoud et l’extrême-droite, nous savons qu’ils ne veulent pas d’un Etat palestinien. Ils l’ont dit. En ce qui concerne les deux autres partis, Kadima et les travaillistes, ils prétendent tous deux être en faveur d’un Etat palestinien mais depuis des années, ils n’ont strictement rien fait pour aller dans ce sens. Le territoire palestinien a été réduit à quelque misérables confettis entre un lacis de check-points, de colonies et des postes militaires, sans oublier le mur. Il serait temps que les belligérants négocient cartes sur table ou le cas échéant, que la communauté internationale les y forcent, sanctions à l’appui.

  • permalien
    16 mars 2009 @17h48   « »

    Roger Cohen :

    L’argument de la reconnaissance est en fin de compte une forme de fraude visant à perpétuer le conflit.

    Serait-il souhaitable que le Hamas reconnaisse le droit d’Israël à exister avant les négociations ? Oui. Est-ce indispensable ? Non. (...) parce que un tel entêtement a été la base à partir de laquelle, depuis 1948, Israël a construit sa puissance, avant d’abuser de sa force, en premier lieu au Liban puis ensuite dans la bande de Gaza.

  • permalien Nathan :
    16 mars 2009 @18h16   « »

    Une reconnaissance peut-être conditionnelle. Elle peut prendre la forme "Si Israël.... alors nous reconnaîtrons ce pays". La proposition saoudienne et dans une moindre mesure celle de la Ligue arabe entre dans ce canevas. C’est une reconnaissance de principe à condition que les Israéliens s’engagent de leur côté à revenir sur les frontières de ’67. Ce n’est pas une reconnaissance acquise d’avance. Si le Hamas (et à plus forte raison, le gouvernement d’union nationale), s’alignait sur la proposition saoudienne, il mettrait Israël au pied du mur et gagnerait une reconnaissance internationale. Si le Hamas consentait à faire ce compromis historique, il cesserait probablement d’être considéré comme un mouvement terroriste par les pays occidentaux. Quelle autre alternative a-t-il ? La résistance armée ? Elle n’a mené à rien et n’a fait que prolonger le malheur des Palestiniens.

  • permalien Ph. Arnaud :
    16 mars 2009 @18h36   « »

    A Aline Delouya

    La situation des Français juifs ne figurait pas parmi mes interrogations. Cette situation est celle de tous les autres Français (ou, plus largement, celle des Européens juifs dans chacun de leurs pays), c’est-à-dire la même. N’allez pas me gonfler avec un « antisémitisme » qui n’existe pas ! Le seul véritable antisémitisme, l’authentique, le 24 carats, c’est celui qui a sévi de 1894 à 1944, celui que professaient toutes les classes et tous les milieux dans toute la France, y compris au plus haut de l’échelle sociale – et qui était un antisémitisme de droite. Ce qui, par abus de langage, par manipulation spécieuse, est désigné aujourd’hui sous le nom d’antisémitisme – actes d’agressions contre des juifs – est microscopique par rapport à ce qu’on a connu dans les suites de l’Affaire Dreyfus.

    Il n’existe pas de lien de nécessité entre les persécutions des juifs et la création d’Israël. Quitte à être en sécurité, les Israéliens juifs ont davantage intérêt à émigrer aux Etats-Unis que de faire le chemin inverse…

  • permalien K. :
    16 mars 2009 @18h41   « »

    - @ Yann, Paul Woodward serait plutot de votre avis :

    Will Obama directly challenge Netanyahu even when Leiberman is one of his chief ministers ? I’m not holding my breath.

    - Un groupe de 16 personnalités juridiques de premier plan, appuyés par Amnesty International, demandent que les enquêtes de l’ONU sur Gaza ne se limitent pas aux batiments de l’ONU :

    The current UN inquiry is no substitute for a full investigation. It is not only the UN personnel that deserve truth and justice, but Palestinians and Israelis themselves.

  • permalien Patricia :
    16 mars 2009 @18h50   « »
    Au poil à gratter

    Pourriez-vous, SVP, nous expliquer ceci :

    "Les messages de paix juifs ne restent jamais longtemps en ligne"

    Comment concevez-vous la Paix, en entrant dans pas mal de détails, SVP ?

    On est d’accord a priori qu’une paix doit être juste, je suppose ?

    Merci beaucoup

  • permalien Patricia :
    16 mars 2009 @18h53   « »
    Réflexion faite

    Pourriez-vous, SVP, répondre à cette même question M. Gresh ?

    Version Printemps 2009 en tenant compte des dernières donnes.

    Merci beaucoup

    PS. Tout le monde est censé savoir qui est K ?

  • permalien
    16 mars 2009 @19h08   « »

    “Les deux tiers des Israéliens pensent que l’opération Plomb durci contre le Hamas à Gaza s’est terminée trop tôt, d’après un sondage Truman-PSR publié [aujourd’hui].”

  • permalien Illitch :
    16 mars 2009 @19h40   « »

    Jamais le communiste révolutionnaire Henri Curiel n’aurait soutenu un mouvement islamo-fasciste comme vous le faite Monsieur Gresh.

  • permalien Yann :
    16 mars 2009 @19h56   « »

    @ Nathan,

    Reconnaître Israël si ce pays se retire sur la frontière de 1967 ?

    Premièrement, Israël ne se retire pas, il massacre en masse.

    Deuxièmement, Alain Gresh nous rappelait "encore une fois ce qu’écrivait Nelson Mandela, évoquant ses négociations avec le gouvernement blanc sud-africain et ses demandes d’arrêter la violence : « Je répondais que l’Etat était responsable de la violence et que c’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé, qui détermine la forme de la lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n’était qu’une forme de légitime défense. »" Vous avez quelque chose à rajouter ?

    Troisièmement, que reconnaître au juste ? La sanctification de la soumission, de la misère des Palestiniens ?

    Une dernière remarque : il s’agit de faire appliquer le seul droit international.
    Mon opinion évolue : depuis les massacres de Gaza, j’ai la conviction qu’Israël s’est définitivement suicidé (il s’est lui-même donné le coup de grâce) et que rien ne pourra plus, à terme, le sauver.
    La paix mondiale, vous savez ? L’important est de soigner les causes, pas les symptômes.
    Après plus de soixante ans, c’est tellement triste... La résistance lutte, quel martyr !

  • permalien Yann :
    16 mars 2009 @19h59   « »

    Merci K. !

  • permalien Hanthala :
    16 mars 2009 @20h08   « »

    Merci K.

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