Le Monde diplomatique
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > Obama et l’Afghanistan-Pakistan

Obama et l’Afghanistan-Pakistan

dimanche 29 mars 2009, par Alain Gresh

Les consultations autour de la situation en Afghanistan s’intensifient. L’Iran et les Etats-Unis ont envoyé des observateurs à la conférence de Moscou réunie le 27 mars sous l’égide du groupe de Shanghai (Russie, Chine, et quatre pays d’Asie centrale) et qui visait à stabiliser la situation en Afghanistan. Y participaient également le secrétaire général des Nations unies, des représentants de l’OTAN et de l’Organisation de la conférence islamique. La Russie a confirmé son autorisation de permettre le transit par son territoire de cargaisons non miliaires destinées à la force internationale en Afghanistan.

Le 31 mars se tiendra à La Haye une réunion internationale sur l’Afghanistan. A cette réunion, l’Iran a été invité et ce contact entre Téhéran et Washington permettra de mesurer les progrès de la détente entre les deux capitales depuis les ouvertures du président Obama.

Le 27 mars, le président Barack Obama a présenté sa nouvelle politique concernant l’Afghanistan-Pakistan, « A New Strategy for Afghanistan and Pakistan ». L’intervention du président était fondée sur un étude coordonnée par Bruce Reidel, un ancien de la CIA, White Paper of the Interagency Policy Group’s Report on U.S. Policy toward Afghanistan and Pakistan (PDF).

« Je veux que le peuple américain comprenne que nous avons un but clair et précis : déranger, démanteler et défaire Al-Qaida au Pakistan et en Afghanistan et les empêcher durablement de revenir dans les deux pays. C’est le but que nous devons atteindre. Il n’y a pas de cause qui pourrait être plus juste. »

Le président a annoncé l’envoi, en plus de 17 000 soldats supplémentaires, de 4 000 « instructeurs » qui seront chargés de former l’armée et la police afghanes dont les effectifs devront être portés respectivement à 134 000 et 82 000 hommes d’ici 2011.

« Cet effort, a poursuivi le président, doit être accompagné par un effort dramatique dans le domaine civil. L’Afghanistan a un gouvernement élu, mais il est miné par la corruption et a du mal à assurer les services de base à son peuple. L’économie est menacée par un commerce de la drogue florissant qui encourage la criminalité et procure des fonds aux insurgés. » (...)

« Aussi pour avancer dans ces objectifs de sécurité, d’opportunités et de justice – pas seulement à Kaboul mais aussi dans les provinces – nous avons besoin de spécialistes de l’agriculture, mais aussi des éducateurs, des ingénieurs et des juristes. C’est ainsi que nous pouvons aider le gouvernement afghan à servir son peuple et à développer une économie qui n’est pas dominée par les drogues illégales. Et c’est pour cela que j’ai ordonné une augmentation substantielle du nombre de civils sur le terrain. C’est aussi pourquoi nous devons chercher auprès de nos partenaires et de nos alliés, des Nations unies et des organisations d’aide internationales un effort dans le domaine civil – cet effort, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton cherchera à l’obtenir la semaine prochaine à La Haye ».

« Dans cette période de crise économique, a poursuivi Obama, il est tentant de croire que nous pouvons diminuer cet effort civil. Mais ne vous trompez pas : nos efforts en Afghanistan et au Pakistan échoueront si nous n’investissons pas dans le futur. »

La presse américaine souligne la continuité entre cette politique et celle de son prédécesseur Bush.

Karen DeYoung écrit un article dans le Washington Post (28 mars), « Obama Outlines Afghan Strategy. He Pushes Stability and Regional Partnerships » :

« Le président Obama a présenté sa nouvelle stratégie pour l’Afghanistan et le Pakistan avec l’évocation de menaces qui rappellent celle formulée par l’administration Bush. “Les terroristes qui ont planifié et organisé les attaques du 11-Septembre”, a-t-il dit, continuent à comploter pour “tuer autant de nos concitoyens que possible”. » (...)

« Mais Obama tente de séparer cette approche du problème de celle des années précédentes, marquées par l’absence de continuité et des échecs politiques alors que le président George W. Bush orientait son attention et les ressources américaines vers l’Irak. Obama s’est engagé à se mobiliser sur le Pakistan et à construire un meilleur “partenariat” avec son gouvernement et ses militaires. » (...)

« Obama a affirmé que ce qui se passait au Pakistan était “indissociablement lié” au succès en Afghanistan. Le Pakistan, a-t-il dit, “a besoin de notre aide pour poursuivre Al-Qaida”, dont la direction, avec d’autres groupes insurgés, est installée dans les montagnes accidentées à la frontière de l’Afghanistan. “La capacité du gouvernement pakistanais de détruire ces bases sûres est liée à sa propre force et sécurité”, a poursuivi Obama. Il s’est engagé pour une aide de 7,5 milliards de dollars, pour de nouveaux équipements militaires et une constance dans cette politique et ces efforts. »

« “Mais, a-t-il poursuivi, après des années de résultats incertains, nous n’accorderons pas un chèque en blanc. Le Pakistan doit faire la preuve de sa détermination à éradiquer Al-Qaida et les extrémistes violents qui sont le long de sa frontière. Et nous insisterons pour que des actions soient prises, d’une manière ou d’une autre, quand nous aurons des informations concernant des objectifs terroristes de haut niveau.” »

« Bien que l’administration ait intensifié les attaques de missiles d’avions sans pilote Predator contre des objectifs de l’autre côté de la frontière, il ne semble pas qu’elle ait repris les attaques terrestres par les Forces spéciales et la CIA que l’administration Bush avait autorisées l’été dernier. »

Au même moment, la presse américaine relayait des informations comme quoi des responsables des services secrets pakistanais aidaient les talibans dans leurs opérations contre l’Afghanistan (« Afghan intel chief : Pakistan spies support Taliban », International Herald Tribune, 26 mars.)

Cet effort américain supplémentaire se traduira sur le terrain : à l’issue des nouveaux déploiements, les troupes américaines représenteront deux tiers des effectifs étrangers déployés (contre seulement un tiers pour l’OTAN). Il semble que Barack Obama ait renoncé à obtenir plus de troupes européennes, demandant plutôt à ses alliés d’accélérer leur aide à la formation de la police et au développement du pays.

Il est peu probable pourtant que cette nouvelle ligne permette la réussite de cette « mission impénétrable » (voir « Afghanistan-Pakistan, “mission impénétrable” ») que dénonçait William Pfaff.

Nancy A. Youssef et Margaret Talev, du Miami Herald (28 mars), trouvent que le dossier pakistanais a été mal traité par le président (« Obama’s Afghan Plan Does Little To Fix Pakistan ») :

« Obama a formulé un plan bien moins ambitieux pour le Pakistan, bien que ses principaux conseillers militaires et du renseignement pensent que ce pays est au centre du problème. Dans son discours, le président a qualifié la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan de “région la plus dangereuse du monde” pour la sécurité des Etats-Unis. »

(...)

« Des responsables américains officiels affirment que des officiers des services de renseignement maintiennent des liens étroits avec les talibans afghans et pakistanais. Il semble que l’un des éléments de la stratégie d’Obama en direction de l’Afghanistan est de convaincre son armée que les Etats-Unis ne partiront pas de la région comme ils l’ont fait dans les années 1990, mais resteront jusqu’à ce que l’Afghanistan devienne un pays sûr. Un des éléments essentiels dans la recherche par Obama de la stabilité est, selon ce qu’a affirmé un officier du renseignement américain vendredi, “de convaincre les Pakistanais qu’il n’y a aucune bonne raison pour laquelle ils devraient investir dans (s’allier avec) les talibans”. »

L’éditorial du quotidien Le Monde, (28 mars) est consacré à « Obama l’Afghan ».

« Si rupture il y a dans l’approche américaine, c’est surtout dans une évaluation plus réaliste des réalités régionales : les racines du conflit afghan se situent largement au Pakistan, où les chefs d’Al-Qaida et de la mouvance talibane ont établi des sanctuaires. Or l’impunité dont ils jouissent n’existerait pas sans la complicité des services secrets d’Islamabad. La bonne solution est-elle de tripler l’aide au Pakistan, comme l’a annoncé M. Obama, et une telle approche est-elle conciliable avec un accroissement des frappes militaires contre des cibles situées au Pakistan ? »

« Le président américain a récemment reconnu que la situation sécuritaire connaissait une dérive en Afghanistan, tout en soulignant qu’il fallait songer à une stratégie de sortie. “Obama l’Afghan” est en train de mesurer à son tour que la tâche consistant à pacifier un pays qui a tenu en échec plus de 100 000 soldats soviétiques ne sera pas aisée. »

Sommet arabe

A l’occasion du sommet arabe qui s’ouvre le 30 mars à Doha, la chaîne de télévision Al Jazzera English consacre son émission « Empire » à un débat sur l’unité arabe à l’ombre des empires (« Empire, Arab Unity in the Shadow of Empires »). Cette émission, animée par Marwan Bishara, et à laquelle j’ai participé aux côtés de Mounir Chafik, Robert Fisk et Michael Hudson, est visible sur le site de la chaîne.

102 commentaires sur « Obama et l’Afghanistan-Pakistan »

0 | 100

  • permalien Orangerouge :
    29 mars 2009 @20h10   »
    Obama le colonisateur

    La Paix dans les différentes régions d’Orient coûterait combien, en Chiffre d’Affaires perdu, aux multinationales de l’armement ?

  • permalien Yann :
    29 mars 2009 @20h25   « »

    Problems of the west’s extreme casualty aversion, Afghanistan and Gaza

    Henena Cobban, Just World News, 27/03/09)

    "Making this decision to value the lives of one’s own soldiers above that of civilian residents of the war-zone is racist and, quite simply, illegal under international humanitarian law.

    (...)

    Because of that, international customary law lays upon every international actor that has a deep conflict with another party a very strong responsibility to find non-military ways to resolve that conflict.

    Do such non-military ways exist in the case of Israel, with the Palestinians, or the US, in Afghanistan ?

    Of course they do."

  • permalien Ph. Arnaud :
    29 mars 2009 @21h01   « »

    Qu’est-ce que les Etats-Unis font en Afghanistan ? Pour mesurer l’étrangeté de la situation, remplaçons Etats-Unis par Chine et Afghanistan par Espagne. Imaginons, par exemple, d’ici quelques décennies, que les Chinois aient remplacé les Américains comme plus grande puissance militaire.

    Imaginons que le dalaï-lama, à l’époque, se soit réfugié à Madrid et qu’après un attentat commis sur une tour géante à Shanghai par des conjurés tibétains, la Chine ait envahi l’Espagne, que des avions chinois décollent tous les jours de Barcelone, Saragosse, Madrid, Séville, Bilbao pour bombarder des guérillas en Catalogne, en Estrémadure ou dans le Léon. Imaginons que des navires chinois exercent un blocus des côtes en face d’Hendaye ou de Cerbère, que, tous les jours, des drones chinois mitraillent les routes entre Pau et Toulouse. Qu’en penseraient les Français ? Qu’en penseraient les Européens ? Trouveraient-ils cela « légitime » et « normal » ?

  • permalien Yann :
    29 mars 2009 @21h33   « »

    Some Strategists Cast Doubt on Afghan War Rationale

    (Gareth Porter, IPS News, 28/03/09)

    (...) if drone attacks were expanded as is now being contemplated, al Qaeda and other jihadist organisations might move "farther and farther into Pakistan, into cities".

    (...)

    But such dissenting views as those voiced by Hammes, Pollack and Byman are unknown on Capital Hill. At a hearing on Afghanistan before a subcommittee of the House Government Operations Committee Thursday, the four witnesses were all enthusiastic supporters of escalation, and the argument that U.S. troops must fight to prevent al Qaeda from getting a new sanctuary in Afghanistan never even came up for discussion.

  • permalien
    29 mars 2009 @21h39   « »

    Yann, nous sommes en France et, le saviez-vous ? on y parle le français.

  • permalien Yann :
    29 mars 2009 @21h55   « »

    Oui, c’est vrai. J’utilise Babelfish pour traduire.
    Et vous ?

    Très cordialement,

  • permalien K. :
    29 mars 2009 @22h17   « »
    Sommet arabe

    Pour Zvi Bar’el le spectacle du « Sommet de la discorde arabe » est un « joyeux moment pour quiconque cherche à prouver les divisions arabes ».

    Mais ceci n’est pas le seul motif de “joie” pour Zvi Bar’el lui-même : ces divisions témoigneraient du fait que « l’initiative de paix arabe de 2002 est une fantaisie. » Seules « des paix séparées », (de celles, on le devine, qui ne peuvent que décupler les divisions arabes et accessoirement la joie de Zvi Bar’el) sont réalistes nous dit l’auteur.

  • permalien Lou :
    29 mars 2009 @22h45   « »

    être souverain et rendre des comptes

    "Je n’ai pas changé d’approche", a déclaré Barack Obama dans un entretien diffusé dimanche sur la chaîne américaine CBS, faisant référence aux attaques aériennes avec des avions sans pilote sur les extrémistes d’Al-Qaïda réfugiés dans le nord-ouest du Pakistan.

    "Si nous avons des cibles de grande valeur dans notre champ de vision, après avoir consulté le Pakistan, nous allons les traquer", a-t-il dit.

    Interrogé pour savoir s’il enverrait des troupes de terrain pour poursuivre les extrémistes réfugiés au Pakistan, M. Obama a répondu "non".

    "Notre plan n’altère pas le fait que nous reconnaissons le Pakistan comme un gouvernement souverain", a-t-il dit. "Nous avons besoin de travailler avec eux et à travers eux pour nous attaquer à Al-Qaïda. Mais il faut qu’ils nous rendent davantage de comptes", a-t-il dit.

  • permalien K. :
    29 mars 2009 @23h12   « »

    Pour Patrick Lang : http://turcopolier.typepad.com/sic_...

    "En fait la politique afghane de Obama est très limitée dans ses objectifs, et intelligemment déguisée pour paraitre telle que la droite [les néocons] aimerait qu’elle soit."

    Il ne s’agirait plus d’oeuvrer pour "la démocratie et la liberté", d’ou le quasi-silence vis-a-vis des Talibans.

    Ce que se garde bien de dire l’ex colonel US, un "patriote" avant tout, c’est que la politique afghane de Obama est aussi "intelligemment déguisée" pour faire croire qu’elle va aider les Afghans à réduire leur extrême pauvreté.

    Ceci mis à part Patrick Lang prédit une sortie US d’Afghanistan, du fait donc de ces "objectifs très limités", avant la fin du premier mandat d’Obama, "comme en Irak". http://turcopolier.typepad.com/sic_...

    La encore Patrick Lang se garde bien de préciser qu’il est prévu que les sorties d’Afghanistan et d’Irak ne seront "complètes" que de manière "déguisée". http://www.ipsnews.net/news.asp?idn...
    http://www.grain.org/briefings/?id=218

  • permalien K. :
    29 mars 2009 @23h22   « »

    Monsieur Gresh, l’émission sur Al Jazeera est visible mais inaudible.

  • permalien Candide :
    29 mars 2009 @23h27   « »

    Savons nous exactement pourquoi les talibans recrutent et pourquoi ils parviennent à trouver de nouvelles recrues ?

  • permalien K. :
    29 mars 2009 @23h39   « »

    être souverain et rendre des comptes

    Lou, vous oubliez que, comme le dit Noam Chomsky, le monde appartient aux Etats-Unis.

  • permalien K. :
    30 mars 2009 @00h09   « »

    Pepe Escobar tient a préciser que quels que soient les « orwélliens acronymes » choisis par l’empire, GWOT (Global War On Terror), TLW (The Long War), COIN (counter-insurgency), CT (counter-terrorism) ou encore plus récemment, choisis par BHO, spécialiste en FDG, OCO (Overseas Contingency Operations), CAEWWTDUH (campaign against extremists who wish to do us harm- dernier né, réservé aux Talibans récalcitrants), pour les Talibans, justement, il n’existe qu’un acronyme qui vaille :

    FLCY (Fous le Camp Yankee).

  • permalien Yvan :
    30 mars 2009 @09h47   « »
    Obama et l’Afghanistan-Pakistan... et la crise financière...

    « L’OTAN conduit actuellement deux opérations majeures, en Afghanistan et au Kosovo, auxquelles participe la France. Elle est également impliquée dans l’opération Active Endeavour, en Méditerranée, le soutien à l’Union Africaine et la formation de l’armée irakien. _ »

    “l’OTAN manque de plus en plus de solidarité et d’unité de vue concernant ses options stratégiques futures, telles que les relations avec la Russie et l’élargissement, selon une étude publiée par un centre d’analyse hollandais, le Centre des Etudes Stratégiques de La Haye

    « C’est la guerre, et uniquement la guerre, qui a rétabli (ou, plus exactement, créé pour la première fois), la richesse de la classe moyenne américaine. » Galbraith

  • permalien Yvan :
    30 mars 2009 @11h48   « »

    Les échecs successifs des administrations US au Proche Orient, sont la conséquence de ce qui pour un stratège "carré" occidental, est considéré comme la marque d’une faiblesse : la division de l’ennemi.

    A l’origine, la Guerre des Civilisations à confronté un occident à peu près unanime, à une poussières de sensibilités multi-musulmanes et multi-culturelles et multi ethniques.

    A la deuxième administration Bush, la guerre est devenue, un conflit entre "certains occidentaux" et les "gentils musulmans", contre les "méchants musulmans".

    L’administration Obama se voit appuyée par un OTAN en déliquescence, un ONU plus que jamais distant, obligé de négocier entre bon et mauvais Pachtounes, bon et mauvais talibans, bon et mauvais agents de sécurités pakistanais et pourquoi pas demain bon et mauvais membres d’ al qaïda.

    Bref c’est l’ensablement dans la culture bédouine.

  • permalien Yvan :
    30 mars 2009 @12h25   « »
    ... suite...

    de l’influence des grains de sable sur la paranoïa :

    « Le Washington Times, qui publie souvent des informations exclusives sur la situation de la “guerre” mexicaine du narco-trafic, avait un long article sur ce sujet, le 27 mars 2009. L’article expose qu’il y a une collaboration active entre le Hezbollah et les cartels, que le Hezbollah utilise les mêmes voies de pénétration des USA que les cartels, qu’il est pour l’instant intéressé par la “matière” économique (“faire” de l’argent aux USA) mais que cet intérêt pourrait après tout se transformer en quelque chose de plus actif. De nombreux détails sont donnés sur cette situation. Une des “sources” du Washington Times indique qu’Al Qaïda pourrait également utiliser ces voies d’accès, une autre que l’Iran pourrait très bien manipuler le Hezbollah dans ses entreprises nord-américaines. »

  • permalien Yasmina :
    30 mars 2009 @12h54   « »

    j’en crois pas un mot. C’est de la propagande et guerre psychologique pour salir le Hezb et ternir sa réputation. C’est impossible avec l’ethique et la rectitude morale du Hezb.

  • permalien Murmure :
    30 mars 2009 @13h11   « »
    Obama et l’Afghanistan-Pakistan ET L’Iran

    Je cherche souvent au delà de l’information ostensible et j’adhère souvent a celle qui est subrepticement enfouie, la stratégie d’Obama est bien plus complexe et plus nébuleuse qu’on veuille nous faire croire.

    Les derniers vœux adressés à l’Iran sont loin d’être gratuit :

    (...)

    Mieux encore, en octobre 2001, lors de l’attaque américaine contre le régime des talibans en Afghanistan, les Iraniens avaient proposé leur territoire pour l’atterrissage des avions US et avaient assuré les Américains de la coopération des factions afghanes pro-iraniennes.

    Encore mieux, et en dépit de l’inscription par l’administration Bush de l’Iran dans sa liste de l’« axe du mal » en 2002, les Iraniens n’avaient pas hésité à donner à cette même administration, lors de son invasion de l’Irak en 2003, de précieux renseignements, et, dans un souci de voir le renversement du régime de Saddam Hussein mené à bien, ils avaient contribué à maintenir les chiites irakiens dans un état de relative passivité.

    On comprend dès lors l’amertume des dirigeants iraniens qui, en dépit des précieux services offerts à l’administration Bush en Afghanistan et en Irak, celle-ci avait poursuivi sa rhétorique guerrière contre Téhéran.

    (...)

    Le jour où ils se mettront autour d’une table pour discuter avec les Américains, les Iraniens exigeront sans aucun doute un équilibre entre le sacrifice et l’offre. A sacrifice stratégique, ils exigeront une offre stratégique.

    Qu’est-ce qui est stratégique pour les dirigeants iraniens ? La reconnaissance de l’Iran comme une force régionale de premier plan et l’abstention des Etats-Unis et de l’Europe de mettre les obstacles au renforcement du rôle de Téhéran dans la région. La guerre Iran-Irak a été trop coûteuse en argent et en vies humaines pour que l’Iran accepte un nouveau régime ennemi à Bagdad. Ceci pour la frontière ouest. A l’est, l’instabilité en Afghanistan a commencé en 1979 avec l’invasion soviétique, c’est-à-dire la même année où les mollahs iraniens se sont installés au pouvoir à Téhéran. Depuis, ils n’ont eu droit à leur frontière orientale qu’à des régimes qu’ils abhorrent (communistes ou talibans) ou aux guerres civiles et à l’anarchie. Il est donc vital pour eux de voir s’installer un régime, sinon allié à l’Iran, du moins non hostile et capable de stabiliser le pays.

    Tel est donc le souci stratégique principal de l’Iran. Les dirigeants iraniens veulent avant tout la tranquillité sur leurs frontières est et ouest. Face à ce souci majeur, l’alliance avec le Hezbollah et le Hamas ne pèse pas lourd, et la rhétorique guerrière anti-israélienne est un simple bavardage. La question qui se pose donc est la suivante : Obama est-il prêt à accepter une influence durable de l’Iran à Bagdad et à Kaboul ?

  • permalien Cécé :
    30 mars 2009 @19h39   « »

    @ Orangerouge : "La Paix dans les différentes régions d’Orient coûterait combien, en Chiffre d’Affaires perdu, aux multinationales de l’armement ?"

    Je ne sais pas mais en tout cas elle ferait économiser beaucoup d’argent à l’Etat américain. Arrêtons donc de dire que l’oncle Sam y trouve son compte financier, c’est on ne peut plus faux et insultant pour les classes populaires américaines qui plus que leurs homologues européens subissent la crise de plein fouet...

    Cécé
    http://10joursabeyrouth.blogspirit.com

  • permalien Edouard :
    30 mars 2009 @21h06   « »

    Je ne vois pas très bien le lien entre les industriels de l’armement et du pétrole et les classes pauvres usaméricaines tel du moins que vous semblez le laisser entendre.

    Sauf qu’il y a des pauvres qui fabriquent des armes de mort, voire participent à l’exploitation du pétrole et donc qui "profitent" de ces deux industries

    Que pensent les syndicats français présents dans des usines d’armement qui vendent une partie de leur production à Israël ?

  • permalien Lou :
    30 mars 2009 @22h10   « »

    ya pu qu’à attendre la traduction :

    Syria Calling

    The Obama Administration’s chance to engage in a Middle East peace.

    by Seymour M. Hersh

    April 6, 2009

    et en attendant , lire un petit bout

    Arrêtez de bombarder Gaza et en échange, on vous donne des bombes !

  • permalien Orangerouge :
    30 mars 2009 @22h48   « »

    Cécé vous ne ferez croire à personne que ceux qui critiquent ici Israël et la politique américaine, s’en prennent aux ouvriers américains !

    Savoir qui gagne et qui perd de l’argent du fait de l’expansion Israélienne continue et de sa barbarie durable contre les Palestiniens, cela mériterait d’être étudié de près. Je n’ai pas d’étude sérieuse à proposer et c’est dommage. Les politiques occidentaux ne doivent pas y perdre trop, sinon ils auraient fait un peu plus pression pour que cela cesse depuis des dizaines d’années.

    Mais je tiens à dire que leur tolérance est aussi dramatiquement coupable envers le despote génocidaire du Soudan.

    Mais dans deux cas il y a des entreprises d’armement qui se font beaucoup de pognon. Et dans le cas du Soudan, il y a aussi les groupes pétroliers, français et autres.

  • permalien K. :
    31 mars 2009 @14h31   « »

    - “Pakistan : les talibans revendiquent l’attaque de lundi et menacent Washington”

    - “Des talibans revendiquent l’attaque de Lahore”

    - “Des représentants de 90 pays sont réunis [aujourd’hui] à La Haye, aux Pays-Bas, (..) Jusqu’ici, la rencontre a été marquée par un appel de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton à une « réconciliation » avec les talibans qui renonceraient à l’extrémisme”...

  • permalien K. :
    31 mars 2009 @16h56   « »

    Syed Saleem Shahzad, 13 Mars 2009 :

    http://atimes.com/atimes/South_Asia...

    En 2001, avant l’invasion américaine de l’Afghanistan et le renversement des talibans, Pervez Musharraf, alors président pakistanais, avait informé Washington qu’il y avait deux types de talibans, l’un militant, et l’autre modéré. Il avait plaidé pour engager les modérés, mais les Américains avaient répondu que le Pakistan avait trop de sympathie pour les talibans et rejeté la proposition.

    Lors d’une interview par le New York Times, Obama a émis l’idée d’engager les membres non radicaux de l’insurrection, dans un contexte ou l’Afghanistan se dirige vers des élections le 20 août qui mettront à l’épreuve sa capacité de se gouverner.

    Toutefois, il semble que Washington a déjà raté lecoche. La raison en est la haute domination des militants influencés par al-Qaïda - les néo-talibans - qui ne sont pas prêts à faire le moindre accord qui n’inclurait pas le retrait des forces d’occupation étrangères et le rétablissement du régime des Taliban.

    .. au fil des ans une nouvelle génération de combattants a pris le commandement dans de nombreux domaines. Ils sont ultra-conservateurs et se moquent de l’affirmation de Biden disant que 70% des Taliban pourraient être achetés.

  • permalien K. :
    31 mars 2009 @17h06   « »

    Syed Saleem Shahzad, 31/3/2009
    http://www.atimes.com/atimes/South_...

    Le Pakistan sous le risque d’attaques supplémentaires

    Après l’attaque de l’équipe du Sri Lanka, l’armée pakistanaise a rencontré Hafiz Mohammad Saeed, le chef de la Jamaatut Dawa, qui est lié au Lashkar-e-Taiba, ainsi que le commandant en chef du Lashkar-e -Taiba, Zakiur Rahman Lakhvi. Elle a demandé à ces hommes, qui sont tous deux en résidence surveillée, d’user de leur influence pour obtenir des militants qu’ils acceptent un cessez-le-feu.

    Mais Lakhvi et Saeed ont dit qu’ils n’avaient plus d’influence, et que s’ils s’aventuraient dans le Waziristan du Nord, il était plus probable qu’ils soient capturés ou tués par les militants, comme ils sont maintenant considérés comme de procurations d’Islamabad.

  • permalien
    31 mars 2009 @19h19   « »

    Ah bon, Edouard ? la France vend des armes à Israël ? vous pourriez préciser quoi et qui ?

  • permalien Lou :
    31 mars 2009 @21h53   « »

    Juan Cole

    La sombre vision présentée par Obama d’un renversement du gouvernement afghan par des talibans liés à Al-Qaida ou du « meurtre » du Pakistan par de petits groupes tribaux est assez peu différente des avertissement apocalyptiques et tout aussi peu plausibles qui étaient lancés par John McCain et de Dick Cheney au sujet d’une victoire d’ « al-Qaida » en Irak. Il est significatif que les vues développées par le président soient contredites par celles de son secrétaire à la Défense. Les tribus pachtounes du nord-ouest du Pakistan et du sud de l’Afghanistan ont une longue histoire de dissidence, de querelles et de rébellion, caractéristiques aujourd’hui attribuées au talibanisme et présentées comme une menace inquiétante pour le mode de vie occidental. Obama vient d’ajouter une nouvelle théorie des dominos à la longue histoire des raisons avancées à Washington pour justifier des interventions militaires massives en Asie. Lorsqu’un responsable politique se trompe sur les motifs de son action, il risque fort d’étendre la mission au delà du nécessaire et de faire preuve d’un engagement obstiné dans une entreprise inutile et condamnée.

  • permalien Lou :
    31 mars 2009 @23h59   « »

    Democracy now

    Entretien avec Seymour Hersh qui a dénoncé le 10 mars les exécutions sommaires ordonnés par le vice President Dick Cheney dans de nombreux pays.

  • permalien K. :
    1er avril 2009 @08h48   « »

    Aluf Benn, Nétanyahou, Obama, ou les histoires de trois fumistes :

    La question est de savoir si le pouvoir de persuasion de Netanyahu et son Anglais sophistiqué lui permettront de modifier l’agenda de Obama : empêcher le Pakistan et ses armes nucléaires de tomber entre les mains des Talibans et de Al-Qaida, tout en essayant d’obtenir le calme par rappport à l’Iran.

  • permalien Yvan :
    1er avril 2009 @11h12   « »
    Obama et l’Afghanistan-Pakistan - Re-sédentarisation du conflit ?
  • permalien Murmure :
    1er avril 2009 @11h47   « »

    Côté cour :

    Il reste timide, mais entre Washington et Téhéran c’est un vrai dégel : l’Iran a apporté mardi un soutien politique mesuré à la stratégie afghane du président Obama et promis d’appuyer le virage des États-Unis vers des plans moins exclusivement militaires.

    Côté jardin :

    M. Netanyahou a affirmé que l’Iran était "un culte apocalyptique messianique’’ avec les ambitions nucléaires et un grave danger pour le monde entier.

    Reste à connaître les « hors-scène » et le dénouement.

  • permalien K. :
    1er avril 2009 @13h03   « »
    Sommet Arabe

    - Marc Lynch :

    How shocking....

    - Joshua Landis :

    Le Sommet arabe a été un peu une catastrophe. Kadhafi a encore volé la vedette en qualifiant le roi saoudien Abdallah de marionnette de la Grande-Bretagne et des États-Unis (..). Le président égyptien Hosni Moubarak a boudé le sommet, apparemment fâché que le Qatar ai volé la vedette de la scène diplomatique. Le roi Abdallah II de Jordanie a quitté tot le sommet, parce qu’il aurait été reçu à l’aéroport par un membre de la famille royale qatarienne au lieu de l’émir. Les Palestiniens ont été négligés, en raison de l’échec de négociation d’un gouvernement d’unité entre le Hamas et l’OLP.

    (..)

  • permalien Orangerouge :
    1er avril 2009 @19h57   « »
    Gaza est toujours sous blocus israélien

    La reconstruction est impossible du fait du blocus.

    Les rescapés du gigantesque pogrom israélien sont toujours sous des tentes.

    http://www.info-palestine.net/artic...

  • permalien K. :
    1er avril 2009 @20h19   « »

    Les Talibans répondent à la “forme honorable de réconciliation” des US : Quelle idée lunatique !

  • permalien Yvan :
    1er avril 2009 @20h28   « »
    Obama et l’Afghanistan-Pakistan / Sarkozy et l’Afghane

    L’Afghanistan prévoit une loi liberticide pour les femmes

    La France n’enverra pas de renforts "militaires" en Afghanistan

    "On ne peut pas partir de l’Afghanistan comme ça parce qu’il y a un combat qui se mène contre Al Qaïda. On ne va pas laisser ce malheureux pays martyrisé aux mains de ceux qui coupaient les doigts des petites filles qui se mettaient du vernis à ongles"
  • permalien Orangerouge :
    1er avril 2009 @20h34   « »

    L’Afghanistan prévoit une loi liberticide pour les femmes

    Encore une démonstration que les armées et la guerre ne font pas avancer les sociétés et le statut des femmes.

  • permalien K. :
    1er avril 2009 @21h50   « »
    Sommet arabe

    Marc Lynch http://lynch.foreignpolicy.com/post... :

    Le public arabe est tout simplement dégoûté de toute l’affaire, et prend l’échec du sommet comme un exemple de plus de l’inutilité et de l’impuissance de l’ordre arabe officiel.

    Le rôle croissant des pouvoirs non-arabes dans la région -notamment l’Iran et la Turquie, avec Israël et les Etats-Unis - ainsi que l’incapacité chronique des Arabes à unifier leurs rangs contribue à un sentiment d’inutilité arabe.

  • permalien Lou :
    1er avril 2009 @23h21   « »

    Guerre liquide : Bienvenue au Pipelineistan
    Par Pepe Escobar

    Notre bonne vieille amie, l’absurde « guerre mondiale contre la terreur » que le Pentagone a malicieusement rebaptisée « la Longue Guerre », porte en elle une jumelle beaucoup plus importante, même si cette dernière est à moitié cachée – la guerre mondiale pour l’énergie. J’aime la désigner sous le nom de Guerre Liquide, parce que son circuit sanguin est constitué des pipelines qui s’entrecroisent sur les champs de bataille impériaux potentiels de la planète. Pour le dire autrement, si sa lisière essentielle, assaillie ces temps-ci, est le Bassin de la Caspienne, l’ensemble de l’Eurasie est son échiquier. Au plan géographique, pensez-y comme du Pipelineistan. (...)

  • permalien INFO :
    2 avril 2009 @04h20   « »

    Il faudrait lire :

    Accommodating the Taliban
    An Ill Conceived and Unprincipled Policy
    By : Raouf Ebeid – Editor

    http://www.politicalislam.org/embed...

  • permalien K. :
    2 avril 2009 @08h09   « »

    La partie occultée par Raouf Ebeid, est exposée par Pepe Escobar :

    Whatever it is, it’s not about "terrorists". Not really. Follow the money. Follow the energy. Follow the map.

  • permalien Tête d’épingle :
    2 avril 2009 @08h50   « »

    Avigdor Lieberman, leader of the ultra-nationalist Yisrael Beitenu party, made the remarks at a handover ceremony at the foreign ministry on Wednesday, the day after a new broad coalition government was sworn in.

    "There is one document that obligates us - and that’s not the Annapolis conference, it has no validity," he said.

    "The Israeli government never ratified Annapolis, nor did parliament."

    C’est Kouchner qui va pas être content.

  • permalien
    2 avril 2009 @11h52   « »

    Si certains pouvaient avoir pitié de ceux qui comprennent mal l’anglais et traduire quand ce n’est pas trop long,
    ça serait sympa

    Merci

  • permalien Yvan :
    2 avril 2009 @15h15   « »

    La première administration Bush s’était arrêtée à la couverture du livre "The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order" de Samuel Huntington.

    La deuxième administration a semble-t-il retourné le livre pour lire la 4ème de couverture.

    Ça y est la première administration Obama vient d’ouvrir le livre et découvre la table des matières.

    C’est ce que semble nous dire Eric Margolis :

    Beaucoup de Pakistanais savent aussi qu’un jour les États-Unis et ses alliés vont quitter l’Afghanistan, laissant un sanglant gâchis derrière eux. L’ISI devra alors ramasser les morceaux et faire face au chaos qui s’en suivra. Les intérêts stratégiques et politiques du Pakistan sont très différents de ceux de Washington. Mais ils sont bien peu à Washington, à sembler s’en soucier.

    L’ISI ne joue pas un double jeu, comme l’en accuse Washington, mais il tente simplement de préserver les intérêts stratégiques et politiques du Pakistan dans la région. L’administration Obama commet une erreur historique en traitant le Pakistan avec arrogance impériale et en ignorant les préoccupations et les désirs de son peuple. Il semble que nous n’ayons rien appris de la révolution iranienne.

    Afghanistan et Pakistan : vanité des logiques impériales
  • permalien grain :
    2 avril 2009 @16h27   « »

    ça devient hallucinant. les américains annoncent des "discussions" avec les talibans et promettent en meme temps une guerre sans merci. en vériter les américains et derriére tout les occidentaux ( de plus en plus la france surtout) n’entendent mot paix qu’ atravers un lexique qui leur soit profitable.

  • permalien K. :
    2 avril 2009 @19h12   « »

    Selon Kim Sengupta et Jerome Starkey du Independent, les Talibans seraient moins intransigeants qu’ils ne veulent le paraitre. Même leur demande de retrait de toute force étrangère d’Afghanistan tiendrait de la posture....

  • permalien K. :
    2 avril 2009 @21h36   « »

    [Hier] un drone avait lâché un missile américain tuant au moins 12 personnes, y compris des femmes et des enfants, dans la région tribale d’Orakzai. http://www.french.xinhuanet.com/fre...

    C’est la première attaque menée par un drone américain dans cette zone tribale pachtoune d’Orakzai, au sud-ouest de Peshawar, habituellement calme car elle n’est pas directement située sur la frontière afghane.
    http://www.lexpress.fr/actualites/2...

    Orakzai serait doublement cruciale pour les Talibans selon Syed Saleem Shahzad. D’une par elle est le refuge ultime pour les Talibans, et d’autre part c’est à partir de là que se font les attaques contre le "passe de Khyber", essentiel pour le ravitaillement des troupes d’invasion.

    Elle est donc également cruciale pour les US.

    Les Talibans, acculés, menacent maintenant de "frapper partout au Pakistan", d’ou l’affolement des autorités pakistanaises.
    http://atimes.com/atimes/South_Asia...

  • permalien Lou :
    3 avril 2009 @00h47   « »

    et l’Irak ?

    "L’administration Obama a confirmé le recrutement de mercenaires de la société "Triple Canopy" [anciennement basée à Chicago ] pour reprendre le contrat de Blackwater afin de protéger les diplomates américains en Irak. Une partie du travail de la société sera de protéger la « monstrueuse » ambassade américaine à Bagdad."

    Le journaliste JEREMY SCAHILL qui a enquêté et écrit sur Blackwater constate que si l’administration Obama change le vocabulaire (on ne parle plus de "guerre mondiale contre le terrorisme » ,on utilise des expressions comme « les opérations de contingence » pour décrire l’occupation américaine en Irak.") les pires méthodes du temps de Bush ne changent pas.

  • permalien Yvan :
    3 avril 2009 @08h09   « »
    Obama et l’Afghanistan-Pakistan... et l’OTAN

    Ou comment jouer à la patate chaude avec des manchots :

    Les pays où la mission de l’Otan en Afghanistan est contestée

  • permalien Yann :
    3 avril 2009 @09h28   « »

    Top Ten Ways the US is Turning Afghanistan into Iraq

    (Juan Cole, Informed Comment, 03/04/09)

    "(...)

    2. The US has actually only managed to install a fundamentalist government in Afghanistan, which is rolling back rights of women and prosecuting blasphemy cases. In a play for the Shiite vote (22% or so of the population), President Hamid Karzai put through civilly legislated Shiite personal status law, which affects Shiite women in that country. The wife will need the husband’s permission to go out of the house, and can’t refuse a demand for sex.
    (...)

    No one seems to have noted that the Shiite regime in Baghdad is more or less doing the same thing. In Iraq, the US switched out the secular Baath Party for Shiite fundamentalist parties. Everyone keeps saying the US improved the status of women in both countries. Actually, in Iraq the US invasion set women back about 30 years. In Afghanistan, the socialist government of the 1980s, for all its brutality in other spheres, did implement policies substantially improving women’s rights, including aiming at universal education, making a place for them in the professions, and so forth. There were socialist Afghan women soldiers fighting the Muslim fundamentalist guerrillas that Reagan called "freedom fighters" and to whom he gave billions to turn the country into a conservative theocracy. I can never get American audiences to concede that Afghan women had it way better in the 1980s, and that it has been downhill ever since, mainly because of US favoritism toward patriarchal and anti-progressive forces.

    (...)

    3. The US is building a mass of hardened bases costing over $1 bn. in Afghanistan. That’s about the annual budget of the Afghanistan government.

    4. It begins. The US is creating local militias in Wardak called the Afghan Public Protection Force. You wonder how long it will be before the Karzai government is engaged in firefights with them (cf. Fadl in Baghdad earlier this week).

    (...)

    9. While militaries spend tens of billions on fighting disgruntled Pashtun tribesmen, a fifth of pregnant women or women with newborns are malnourished in Afghanistan. In Iraq, as well, public health crises took a back seat while hundreds of billions were spent on weapons and warfare."

  • permalien K. :
    3 avril 2009 @10h27   « »

    Selon Graham Usher, LRB,

    Il y a deux types de Talibans,

    les talibans de Baïtullah Mehsud, basés dans le district tribal de Bajaur, un des 3 groupes talibans pakistanais, qui sont ... “anti-pakistanais” (pro ou anti selon qu’ils mènent ou pas des attaques contre l’armée ou les services de renseignement pakistanais- un anti étant ainsi accusé par ces derniers d’être “pro-indien”) et,

    les Talibans du Nord et Sud Waziristan qui sont “pro-pakistanais”

    Tous sont “pro al-qaida” et “anti Zardari” (le président pakistanais)....

    Les “pro-pakistanais” pourraient devenir “anti” dit l’auteur.

    Probablement si la région tribale d’Orakzai continue à être bombardé.

    D’autre précisions, si elles sont fiables, aident à mieux comprendre la situation dans cette région.

  • permalien K. :
    3 avril 2009 @11h06   « »

    Pour être plus précis :

    « Il y a deux types de Talibans, » quant à leurs positions vis-à-vis des militaires et des services de renseignement pakistanais...

  • permalien K. :
    3 avril 2009 @11h42   « »

    L’article de Pepe Escobar révélé par Lou :

    Derrière l’idée de ce « quadrillage » repose le va-tout de la militarisation d’un couloir énergétique qui s’étirerait de la Mer Caspienne en Asie Centrale jusqu’à la Turquie

    En complément :

    - “Des navires de guerre américains bientôt en mer Noire

    - Big Powers Moving In on Gaza

    Sous prétexte du controle du trafic d’armes, 9 pays de l’OTAN, dont la France, se déploient dans la Méditerranée, la Mer Rouge et le Canal de Suez.

    - Edouard Pflimlin, Le Monde :

    "C’est une petite révolution : l’OTAN et la défense européenne ne s’opposent plus mais sont complémentaires"

  • permalien Yann :
    3 avril 2009 @12h16   « »

    ’We Can’t Remake Afghanistan’

    (Russ Hoyle, The Nation, 01/04/09)

    "Andrew J. Bacevich proposed reinventing US containment policy toward the Soviet Union as the cornerstone for dealing with Al Qaeda and Islamic terrorism. Containment would mean intensified surveillance of terrorist activity, international police efforts to prevent attacks and expose terrorist networks, denying Islamic militants sanctuaries and financial resources. It would involve cultural, educational and diplomatic engagement with the Islamic world. It would not involve a Bush-style open-ended global war or budget-busting US support of failing states.

    (...)

    "Ours is the far stronger hand," Bacevich has written. "The jihadist project is entirely negative. Time is our ally. With time, our adversary will wither and die."

    (...)

    The most important way to implement a containment policy is to deny jihadists the wherewithal needed to promote their activities. We need to stop shipping billions of dollars to the Arabs. That means implementing a serious energy policy."

  • permalien Yann :
    3 avril 2009 @18h55   « »
    Un balayeur (devant sa porte) sachant balayer sans son balai est un bon balayeur

    Dernière phrase de l’article Le monde musulman face à Obama

    (Tariq Ramadan, 01/04/09) :

    "On ne pourra s’empêcher d’en vouloir aux sociétés majoritairement islamiques, et notamment les pays arabes, de rester semblables à elles-mêmes et de nous offrir, encore et toujours, le spectacle de la dictature, de la corruption et de la résignation."

  • permalien Nathan :
    3 avril 2009 @20h23   « »

    Depuis l’accord avec les talibans dans la vallée Swat, la charia est à nouveau d’application dans cette région. Première initiative : on bastonne à nouveau les jeunes filles.

    http://news.bbc.co.uk/2/hi/south_as...

  • permalien K. :
    3 avril 2009 @20h30   « »

    - PAKISTAN-AFGHANISTAN • La longue marche des Talibans Par Ahmad Rashid

    (..) Des combattants venus d’Asie centrale, de l’ouest de la Chine et de Turquie, mais aussi des Arabes provenant d’une multitude de pays ont répondu aux appels à aider les talibans lancé par Al-Qaida. (..)

    Les autorités américaines et l’OTAN n’ont pas compris que les talibans n’appartiennent ni à l’Afghanistan ni au Pakistan, mais sont un sous-produit des camps de réfugiés, des madrasas militarisées et de l’absence de perspectives pour la population des régions frontalières du Pakistan et de l’Afghanistan. Ils ne sont les vrais citoyens d’aucun de ces deux pays, ni membres à part entière de la société tribale pachtoune, aux traditions bien ancrées. Plus longue sera la guerre, plus les talibans et leur entourage cosmopolite s’étendront et s’enracineront dans la région.

    - Paul Rogers :

    Le cœur de la réalité, c’est que l’administration Barack Obama est dans une grave situation que sa nouvelle stratégie ne peut confronter que de manière marginale. Cette situation n’est pour l’essentiel pas le fait de la nouvelle administration ; elle a son origine dans la réponse apportée au 9/11 - à savoir, la liquidation du régime des talibans à Kaboul. L’impact des atrocités du 9/11 et la nature de l’administration de George W. Bush, ont pu rendre cette réponse inévitable, mais elle n’en demeure pas moins une grave erreur, dans la mesure ou elle a fait tomber les États-Unis et ses partenaires de la coalition dans le piège tendu par al-Qaida.

    Cependant même aujourd’hui, même sous un leadership plus intelligent, les voix qui à Washington affirment que la victoire est possible et la retraite inimaginable, sont suffisamment fortes pour que l’on puisse assurer que la guerre va durer. La guerre en Afghanistan s’achemine vers la fin de sa première décennie. Selon la logique des événements actuels cette décennie ne sera que la première d’une longue série.

  • permalien Lou :
    3 avril 2009 @21h10   « »

    pour info l’émission d’hier soir de Taddeï, où l’on peut entendre (un peu) notre hôte, Alain Gresh. Pour être mieux informé, il vaut mieux lire son blog.

    "Et ne jamais lire les mots « Afghanistan » et « pétrole » dans la même phrase est toujours pour moi une source d’amusement." comme l’écrivait Pepe Escobar

  • permalien
    3 avril 2009 @22h44   « »

    ...[l’OTAN en Afghanistan] estompe la distinction entre les travailleurs humanitaires et les soldats en accomplissant un travail humanitaire important et en menant de vastes opérations de secours pour les besoins de la contre-insurrection, et en empruntant des véhicules blancs banalisés, qui ne sont conventionnellement utilisés que par les Nations Unies et les organisations humanitaires.

    Cela porte atteinte à la perception locale de l’indépendance et de l’impartialité des organisations humanitaires ; par conséquent, cela augmente le risque auquel s’exposent les travailleurs humanitaires, et menace de réduire les zones dans lesquelles ces derniers peuvent opérer sans risque.

    « Les organisations recommandent une suppression progressive de l’aide militarisée et une augmentation importante des fonds accordés aux institutions et aux organisations civiles pour le développement et l’aide humanitaire ».

  • permalien Lou :
    3 avril 2009 @23h41   « »

    Bush père avait promis de ne pas élargir la sphère de l’OTAN vers l’est pour rassurer la Russie, Bill Clinton rompit cette promesse et Obama suit ses traces

    Noam Chomsky :

    Eh bien, jusqu’à présent, James Jones, le conseiller à la sécurité nationale du président Obama a été un ardent défenseur de l’idée que l’OTAN devait se développer plus à l’est et au sud pour contrôler les régions productrices d’énergie. Le chef de l’OTAN, le néerlandais, le Secrétaire général Jaap de Hoop Scheffer, a proposé, préconise que l’OTAN devrait prendre la responsabilité de protéger l’approvisionnement en énergie des pipelines de l’ouest, les voies maritimes, et ainsi de suite.

    Eh bien, maintenant, nous sommes de plus en plus en Afghanistan, qui est d’une grande importance géostratégique en raison de son emplacement, et maintenant plus que jamais en raison de sa situation par rapport à l’énergie dans les régions productrices de la région du Golfe et dans le centre de Asie. (...)

    la France avait une politique, initiée par le général de Gaulle, d’essayer de transformer l’Europe en ce qui a ensuite été appelé une « troisième force », indépendante des deux superpuissances, l’Europe devait poursuivre son cours de manière indépendante . Il avait parlé de l’Europe de l’Atlantique à l’Oural. C’est une grande peur des États-Unis depuis la Seconde Guerre mondiale, que l’Europe s’inventerait toute seule après sa reconstruction. Ce qu’elle pouvait. L’économie est à l’échelle des États-Unis. Il n’y a aucune raison, sauf la force militaire, elle est comparable aux États-Unis. Alors cela aurait pu être un pas vers une Europe pacifique indépendante des superpuissances. En fait, une grande partie de l’objectif de l’OTAN était d’éviter que cela se produise et de veiller à ce que l’Europe reste sous l’égide des États-Unis sous le contrôle des États-Unis.

    Eh bien, la France a abandonné cette position et a rejoint ce qui est maintenant une force d’intervention, une force d’intervention internationale, exactement comme James Jones et de Hoop Scheffer, et d’autres la dépeignent . C’est une force d’intervention sous commandement américain. Pourquoi devrait-elle exister ? (...)

    AMY GOODMAN : Et les ressources énergétiques sont en Afghanistan ?

    Noam Chomsky : Non, elles ne sont pas en Afghanistan. Elles sont en majorité dans les pays du Golfe, en second lieu en Asie centrale. Mais l’Afghanistan est au cœur de ce système. Je veux dire, il est question d’un pipeline. On peut spéculer sur son importance . Mais il y a eu depuis longtemps des plans pour un gazoduc du Turkménistan en Asie centrale vers l’Inde, on le nomme TAPI : Turkménistan, Afghanistan, Pakistan, Inde.

    (Ce pipeline pour contourner l’iran et surtout empêcher une
    entente entre l’Iran et l’Inde pour construire un pipeline entre ces deux pays.
    )

  • permalien Yann :
    3 avril 2009 @23h50   « »

    Merci Lou pour ces précieux tuyaux.

  • permalien
    4 avril 2009 @14h49   « »
  • permalien K. :
    4 avril 2009 @15h29   « »

    Pepe Escobar : De l’OTAN (NATO en anglais) à l’OTAP (PATO) ? (P pour Pacifique)

    ...personne ne l’admet - mais beaucoup à Washington et à Bruxelles adoreraient en fait que l’OTAN se transforme vraiment en un TermiNATO sans frontières, contournant l’ONU pour des missions d’impérialisme humanitaire dans le monde entier, mettant partout en échec "al-Qaïda" et les "terroristes", protégeant le Pipelineistan et les oléoducs pour les intérêts occidentaux dans toutes les directions.

    Les États-Unis, soutenus par l’OTAN, ont été la sage-femme d’une nouvelle incarnation du « fondamentalisme islamique », qui devait, comme elle l’a fait, se débarrasser des Soviétiques en Afghanistan et dans les anciennes républiques soviétiques riches en énergie. Le fait que, après des millions de morts et des millions de personnes déplacées, l’OTAN soit maintenant en train de demander l’aide de la Russie afin de ne pas être bloquée en Afghanistan est une autre amère ironie de l’histoire AfPak, et certainement pas la dernière.

    TermiPATO sans frontières in fine ?

  • permalien K. :
    4 avril 2009 @15h31   « »

    Pacifique pour l’Océan bien sur...

  • permalien Lorie :
    4 avril 2009 @16h26   « »

    J’espère que la personne anonyme(!)qui a montré la video ou l’on frappe une malheureuse l’a fait par volonté de dénonciation et non par plaisir de voyeur ou de sadique.Pour ma part,je n’ai regardé que quelques secondes et en suis encore toute retournée,alors que j’écris.

  • permalien K. :
    4 avril 2009 @17h21   « »

    Frida Berrigan :

    Les économistes ont (..) réfléchi sur les raisons pour lesquelles "la guerre comme moyen de créer des emplois" en tant que solution de sortie de la récession ou de la dépression est entrée dans le monde de la mythologie.

    Une analyse de la University of Massachusetts’ Political Economy Research Institute, par exemple, constate que, pour chaque milliard de dollars investi dans la défense, 8.555 emplois sont créés. En revanche, le même milliard investi dans les soins de santé créerait 12.883 emplois, et, dans l’éducation, 17.687 emplois soit plus du double obtenu à travers l’investissement sur la défense.

  • permalien Yann :
    4 avril 2009 @17h35   « »

    Merci K..

    Ainsi, l’éducation, plutôt que la guerre, serait la solution.

    On nous aurait menti ?

    Amicalement,

  • permalien K. :
    4 avril 2009 @18h13   « »

    Et, concernant les dépenses sur l’éducation, ce n’est pas tout Yann :

    Mais, dit l’institut universitaire, cette conclusion soulève une question évidente : créons-nous plus d’emplois par ces dépenses non militaires, en remplaçant simplement des emplois militaires bien rémunérés par des emplois mal payés ?

    ...pour l’éducation comme dépense cible, aussi bien le nombre total d’emplois créés que les rémunérations moyennes sont supérieurs...

  • permalien K. :
    4 avril 2009 @18h39   « »

    Selon une analyse faite dans des milieux gouvernementaux en Europe, ainsi que dans des groupes de réflexion à Washington, la crise du gaz a démontré à quel point le régime Poutine-Medvedev était disposé à essuyer d’importantes pertes financières à court terme, dès lors que cela permettait de remporter des avantages politiques à plus long terme dans un pays de l’"étranger proche".

    Mais il ne faut pas compter sur Natalie Nougayrède pour nous dire ce que l’empire US est disposé à faire pour remporter des avantages politiques à plus long terme dans un pays de l’"étranger lointain"

  • permalien
    4 avril 2009 @20h04   « »

    remerciez vos parents de vous avoir fait naître femme et libre.

  • permalien Ph. Arnaud :
    4 avril 2009 @20h54   « »

    @ Lou

    Je suis allé voir l’émission de Taddéi. Il n’y avait plus guère que Roucaute à être indécrottable...

  • permalien Yann :
    5 avril 2009 @04h10   « »

    Zorkozy a REFUSé, lors du sommet du TermiPATO (P pour pacifisme), d’envoyer davantage de troupes en Afghanistan.

    Ca c’est de l’indépendance ! De Gaulle n’est pas mort !
    L’exceptionnalisme français, une CERTAINE idée de la France...

    L’argent ainsi économisé ira, cela va sans dire, à l’éducation de la sous-France. On dit merci qui ??

    Z

  • permalien Nathan :
    5 avril 2009 @10h50   « »

    Aujiourd’hui, c’est un jour comme un autre au Pakistan et en Afghanistan.

    1. Un attentat a fait 15 morts dans une mosquée shiite au Pakistan. Il paraît que la religion c’est sacré mais pas au point de s’interdir de jeter des bombes dans une mosquée ou sur un convoi funéraire. Faut pas pousser... A chacun ses petits plaisirs.

    2. En Afghahistan par contre, pour faire plaisir à sa minorité shiite, Karzai a édicté un nouveau code familial. C’est un retour à l’ère taliban. En gros, les femmes doivent rester à la maison et attendre sagement que leur mari les viole.

  • permalien Bénédicte :
    5 avril 2009 @11h04   « »
    S’il vous plaît, Monsieur Gresh

    S’il vous plaît, Monsieur Gresh, avant que ce texte ci ne dépasse un record de non réactions, écrivez nous un nouveau sujet utile - c’es pas ce qui manque, hélas ! - sur la Palestine, même si nous ne pourrons pas échapper à une nouvelle édition de la logorrhée fallacieuse des sionistes de service.

    A propos : pas mal l’article du paradoxal post-sioniste Sand dans le Monde du 4 avril. Surtout après les bêtises d’Eric Marty. C’était une perche tendue à l’historien israélien ?

    Le Monde serait-il devenu « antisémite » ? Faites gaffes de ne pas être traduits au tribunal comme le responsable d’Alterinfo à Mulhouse

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...

    Hélas ce passionnant article de M. Abdellah Ouahhabi, encore là il y a deux heures, a été « anastasié » .

    C’est de pire en pire la république bananière

    Le sus-dit Sand devrait nous donner son éclairante analyse personnelle des résolutions 181, 194 et 273.

  • permalien Ph. Arnaud :
    5 avril 2009 @11h55   « »

    @ Nathan

    Cessez d’associer l’Islam à la violence : en 1099, la conquête de Jérusalem par les croisés a été marquée par un bain de sang. Au siècle suivant, Saladin a repris la ville sans autre chose qu’une rançon…

  • permalien Sakhra :
    5 avril 2009 @11h59   « »

    Au cœur du 24ème sommet de l’Otan : l’Afghanistan :

    Nouveau SG :
    le Premier ministre Danois,Andersen Rasmussen, célèbre pour avoir soutenu la publication des caricatures qui avaient choqué le monde musulman (au nom de la "liberté d’expression très sélective, non ?).

    Nouvelle stratégie :

    - Discours du SG sortant:le sujet essentiel : l’AFGHANISTAN

    "Il faut, dit-il, aider les Afghans à s’engager sur la voie d’un avenir meilleur...où ils ne représenteront plus une menace à la sécurité internationale"(il ne dit pas comment).

    - Sarkosy :

    Après avoir salué la nouvelle conception de l’administration américaine, ou le "nouvel emballage", déclare : "Nous n’avons pas le droit de perdre,parce que là-bas se joue une partie de la liberté du monde ( "la liberté de piller les ressources énergétiques" ? ),nous ne sommes pas contre les Afghans, nous sommes avec eux".(J’ai déjà entendu çà, et vous ?
    Il continue :"Nous serons intransigeants sur le respect des droits de la femme et de l’homme, il faut, que le Parlement Afghan légifère dans ce sens ..."

    Voilà de quoi rassurer Nathan, qui se lamente sur la situation des Afghanes !

    Merkel,qui a soutenu férocement avec Sarko, la candidature du Danois :

    "C’est un peu l’épreuve de vérité.Il faut veiller à ce qu’aucun "terroriste" ne puisse vivre dans ce pays (l’Afghanistan"), déclaration qui donne froid dans le dos !

    Si 8 ans n’ont pas suffi, combien faudra-t-il encore ? Des siècles ?

    Résultats des courses : Tous derrière l’oncle Sam, pour les guerres pour le pétrole et le gaz , et pour "fabriquer" des terroristes de plus en plus.

    Le terrorisme, n’étant pas la cause , mais bien l’effet il faut reconnaitre que le discours du nouvel impérialisme est arrivé à convaincre du contraire même des gens de bonne volonté !

    Anniversaire de l’Otan ou nouvelle conférence de Berlin 1885 ?

  • permalien une bille :
    5 avril 2009 @13h45   « »
    De quoi la Palestine est-elle le nom ?

    Bénédicte ne supporte pas qu’on puisse s’intéresser à autre chose que la Palestine (c’est à dire d’Israël), Bénédicte considère que ce qui ne l’intéresse pas est sans intérêt, Bénédicte voudrait nous refaire la liste des prix Nobel, la liste des massacres, et nous placer quelques injures islamophobes, nous parler de la dhimminitude avec compétence, Bénédicte est pathétique, Bénédicte a perdu ses repères, Bénédicte implore, elle n’a pas sa dose.

  • permalien Ph. Arnaud :
    5 avril 2009 @15h48   « »

    A Sakhra

    L’extension du périmètre d’action de l’OTAN, après la dissolution du pacte de Varsovie et la chute du communisme, répond à la création de la Sainte-Alliance, après la défaite de la France napoléonienne.

    A l’époque, dans la France napoléonienne, les puissances coalisées avaient combattu deux principes : le principe des nationalités, incarné par Napoléon conquérant, et le principe égalitaire, incarné par Napoléon successeur de la Révolution.

    L’extension de l’OTAN répond à la volonté d’étouffer tous les nationalismes hostiles au nationalisme américain, et, secondairement, à celui des européens (nationalismes russe, chi-nois, iranien, nord-coréen, vénézuélien, cubain…) ou à tous les mouvements idéologiques hostiles au capitalisme ou à l’ultralibéralisme : communisme, altermondialisme ou islamisme.

    L’intervention de l’OTAN en Afghanistan est semblable à celle de la France en Espagne (dont s’était longuement targué Chateaubriand). Elles sont aussi injustifiées et aussi illégiti-mes l’une que l’autre.

  • permalien K. :
    5 avril 2009 @15h59   « »

    Rapport Février 2009 du GRIP (Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité) : « Les transferts militaires des États-Unis vers Le moyen-orient. » (58 pages) Par Caroline Pailhe :

    « Une politique cynique, pyromane et contre-productive... »

    (..)

    « L’enveloppe de 65 milliards USD sur dix ans promise en 2007 à Israël, l’Égypte et l’Arabie saoudite par l’administration Bush entend « contrer les influences négatives d’Al-Qaïda, du Hezbollah, de la Syrie et de l’Iran ». À destination, les engins de guerre américains accomplissent pourtant une toute autre mission. De par le monde, ces ventes d’armes massives renforcent des régimes chancelants et des dictatures, sèment la discorde, promeuvent des solutions violentes aux conflits et tensions régionales et internationales, et causent des souffrances civiles et humaines INUTILES. Et au Moyen-Orient, cette importance excessive accordée par les Etats-Unis aux instruments militaires dans l’exercice de leur politique extérieure s’est révélée particulièrement coûteuse financièrement et totalement contreproductive. »

    (..)

  • permalien K. :
    5 avril 2009 @18h55   « »

    Obama, interrogé hier à Strasbourg : Existe-t-il un exceptionnalisme US ?

    Oui, mais nous pouvons-nous tromper parfois, et parfois ce sont les autres qui ont raison.

    Et la groupie Arianna Huffington de se pâmer ...

  • permalien Lorie :
    5 avril 2009 @19h38   « »

    A l’anonyme:je suis contente d’etre née de ce coté-ci de la Méditerrannée.Ca n’empeche que regarder cette video relève d’un certain sadisme.On sait que ces horreurs-là existent,ce n’est pas la peine de se délecter à les regarder.Du moins c’est mon avis,mais,je me demandais aussi si c’était simplement pour le faire savoir que vous aviez passé cette video.

  • permalien
    5 avril 2009 @22h26   « »

    Regarder les horreurs commises par certains n’est pas un plaisir mais de l’information. En fait la vidéo vous dérange parce qu’elle prouve que les femmes sont les oubliées du monde libre ; on peut épouser de force une femme, la violer régulièrement, la lapider, dans le cas de cette vidéo la punir pour ce que certains considèrent comme un crime.

    Il faut regarder la vérité en face, même si elle fait mal, et aucune femme normale n’est indifférente aux malheurs subit par son sexe.

    En fait, vous partez du principe "pas vu pas pris", car si ces vidéos ne se promenait pas sur le net qui parlerait du triste sort de ces malheureuses femmes ?

    Feriez-vous l’écoeurée si les bourreaux étaient d’affreux américano-sionistes ? je ne crois pas.

  • permalien Yvan :
    6 avril 2009 @07h18   « »
    Obama et l’Afghanistan-Pakistan et la justice
    Les évènements du 11 septembre ont entraîné le déclenchement de la guerre mondiale contre la terreur, une guerre « sans limite et sans fin » qui s’est traduite par les guerres d’invasion et d’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak ainsi que par une pléthore de mesures liberticides dans tous les pays du monde, un cortège de dispositions législatives qui légalisent le comportement criminel des États et condamnent « sine judicio » des milliers de citoyens qui protestent en demandant l’établissement d’une gouvernance juste et transparente des affaires mondiales. Selon l’article 3 de la Déclaration universelle, « tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». Or, la guerre contre la terreur met en danger la vie de millions d’individus à travers le monde et vient donc heurter de plein fouet l’esprit de cet article.

    La quête de la vérité sur le 11 septembre. Un droit universel à respecter.
    par Jules Dufour
  • permalien Yasmina :
    6 avril 2009 @09h52   « »

    Au siècle suivant, Saladin a repris la ville sans autre chose qu’une rançon…

    ... et à ceux qui n’avaient pas les moyens de payer( et ils étaient nombreux), Saladin a payé de sa cassette personnelle l’état musulman.

    @Nathan : Vous arrivent-il de vous posez la question A QUI PROFITE CES CRIMES, CETTE VIOLENCE AUSSITOT ASSOCIEE A L’ISLAM ? Qui sont les éminences grises qui tirent les ficelles ? Qui a payé , qui a endoctriné, pour diffuser cette "chose" plus proche de l’esprit d’une secte redoutable et redoutée, retrograde, fruste et obscurantiste

  • permalien Sakhra :
    6 avril 2009 @10h06   « »

    @ Ph Arnaud,

    J’ ai plutot pensé au congrès de Berlin de 1885, au cours duquel, les Puissances européennes se sont partagé l’Afrique Noire(n’existaient pas encore les US comme Puissance), pour s’approprier ses terres et ses richesses et soumettre ses populations (et de quelle manière !) ? Le tout au nom d’ une prétendue Civilisation supérieure, qui leur donnait le Droit de dépecer tout un continent et de tracer des frontières sans tenir compte des populations autochtones, ( d’où ces luttes ethniques désastreuses).

    Mais il est vrai que l’on peut également la comparer à une nouvelle "Sainte Alliance" , car il s’agit bien d’ un pacte militaire historiquement hostile aux mouvements de libération nationale, dont la nature et la politique n’a guère changé.

    Aujourd’hui, et avec son nouveau SG, le Danois islamophobe, il est très clair, que ce qui compte pour l’Otan , c’ est la suprématie et la sécurité de l’ Occident, face aux pays émergents, notamment,et face au reste du monde.

    C’est par la main mise sur les ressources énergétiques de la planète, et le contrôle des voies d’accès à ces ressources, à travers des pays tel que l’Afghanistan, ou le Sahel en Afrique...et pour celà, quitte à occuper les Pays producteurs par les armes, à les vassaliser, à les corrompre etc.., que l’Occident pense maintenir cette suprématie, et tous les discours sur la Paix, la Démocratie les droits de l’Homme ne sont que des masques.

    Avec un Rasmussen, qui accusait les Pays du Moyen-Orient de comploter pour " acheter nos entreprises " et d’user et d’abuser de l’arme pétrolière dans leur politique étrangère", les masques tombent sur la réalité de l’Otan !

  • permalien Ph. Arnaud :
    6 avril 2009 @16h29   « »

    @ Sakhra

    Je vous remercie de m’avoir répondu et d’y avoir mis autant de soin. Il me vient à l’idée de critiquer l’OTAN pour une autre raison, presque inverse, celle de sa faiblesse. Je pars de la boutade célèbre du maréchal Foch, qui disait « Depuis que j’ai commandé une coalition, j’ai moins d’admiration pour Napoléon ».

    En effet, je crois que les alliances sont, par nature, faibles, surtout lorsqu’il existe une disparité de forces entre « alliés », ce qui est le cas pour l’OTAN. Et le résultat paradoxal est que la conjonction d’armées européennes parfois respectables (Royaume-Uni, France, Allema-gne…) produit, au bout du compte, une faiblesse. Les pays d’Europe (Turquie comprise) totalisent 553 millions d’habitants, soit environ 250 millions de plus que les Etats-Unis et, cependant, le total de leurs forces armées ne pèse rien face à ceux-ci.

    Sur les 26 européens, 20 en effet, ont moins de 40 millions d’habitants et, parmi ceux-ci, 17 en ont moins de 12 millions. Ces petits pays entraînent deux faiblesses pour l’alliance : d’une part, individuellement, ils ne pèsent rien face aux Etats-Unis (et ne peuvent guère imaginer de synergie entre eux : que peuvent faire ensemble, par exemple, la Slovénie et l’Estonie ?), et, d’autre part, ils peuvent être joués par les Etats-Unis contre les grands – France ou Allemagne, par exemple.

    Cette disparité est visible dans l’aviation de combat : en variété, nombre et performances, aucune des industries militaires européennes ne fait le poids face aux avions américains. Il n’existe pas l’équivalent, en militaire, de ce qu’est l’Airbus pour le civil. De plus, ces industries se concurrencent : l’européen Typhoon (Royaume-Uni, Italie, Allemagne, Espagne, Autriche) est contré par le suédois Gripen (Suède, Hongrie, République tchèque) et le français Rafale. Il est à noter que ces avions ne percent que très peu (voire pas du tout, comme le Rafale) en dehors des pays fabricants et que celui qui réalise la meilleure performance à l’exportation est le Gripen, issu d’un pays non membre de l’alliance ! (Ceci expliquant peut-être cela).

    Cette division extrême fait le jeu militaire et politique des Etats-Unis, qui réussissent à mener leurs alliés où ils le veulent, pour des objectifs qui ne sont pas ceux desdits alliés. Le rapport des alliés européens de l’OTAN aux Etats-Unis rappelle celui des alliés de Napoléon à l’orée de la campagne de 1812 en Russie. Au point de vue du nombre, les alliés apportaient plus de 40 % des effectifs. Mais la force réelle était constituée par les Français et l’alliance n’a pas survécu à la défaite (convention de Tauroggen)…

  • permalien himalove :
    7 avril 2009 @11h09   « »
    "Demain la paix au Cachemire"

    À propos de Basharat Peer et son article paru dans « Le Monde diplomatique » et le magazine indien « Hardnews » « Demain : la paix au Cachemire ? »

    Contrairement à ce que prétend le journaliste Basharat Peer l’intérêt géostratégique de l’Union indienne ne coïncide pas avec la politique américaine en Asie du Sud et encore moins avec celle de l’OTAN.

    La réaction en début de cette année du ministre des Affaires étrangères, Muckherjee, après les déclarations de son homologue anglais, David Milliband, qui reliait les attaques de Mumbay à l’occupation militaire du Cachemire par l’armée indienne, signale le rejet de toute ingérence dans les affaires de la région.

    L’agrément 1, 2, 3, obtenu au forceps à la Lok Sabha, l’année dernière, les multiples manœuvres entre l’US et l’Indian Navy, depuis décembre 2001, les rencontres avec l’état-major de la CIA, aujourd’hui, ne changent pas les réflexes conservateurs de South Block à l’égard de l’administration US.

    Bien que le général en chef, Deepak Kapoor, avoue en privé être favorable à l’envoi de troupes en Afghanistan, l’Union indienne ne fait pas partie de l’OTAN et craint les conséquences d’un tel engagement.

    Certes il y a présence indienne en Afghanistan (10 000 hommes appartenant à l’Indian Tibetan Border Forces et des ingénieurs militaires du Border Road Organization sous mandat onusien) mais ils n’interviennent pas dans les combats et restent à l’écart…

    Le gouvernement indien reste fidèle en politique étrangère aux principes du Pansheel et du non-alignement élaborés par Nehru et Chou-en-laï en 1954.

    Si les populations du Cachemire souhaitent la levée de la loi martiale et la démilitarisation de la vallée de Srinagar, elles sont les premières à dénoncer l’occupation de l’Afghanistan, de l’Irak et de la Palestine par des forces étrangères.

    Il est très curieux d’entendre, sous la plume de Basharat Peer, les Américains prêcher la paix au Jammu-et-Cachemire et la démilitarisation alors que le Pentagone bombarde les populations civiles, dans le massif de l’Hindou Kouch, et force, à coups de millions de dollars, l’armée pakistanaise à tuer ses propres ressortissants.

    L’intervention directe, dans les affaires du Pakistan, a généré là-bas une guerre civile qui a fait plus de morts parmi les soldats que les quatre conflits avec l’Union indienne.

    Le journaliste Peer fait rire nombre de citoyens indiens lorsqu’il écrit « les Etats-Unis essaient de contribuer à une solution au conflit qui oppose l’Inde et le Pakistan » car toute l’histoire de l’ingérence anglo-saxonne, dans la région, prouve le contraire.

    Ce sont des officiers britanniques et des agents de l’OSS, qui, en 1947, encadraient les guerriers pachtounes lors de l’invasion du royaume du Cachemire, dirigé par le maharadja Hari Singh.

  • permalien K. :
    7 avril 2009 @15h38   « »

    Discours de Obama en République tchèque :

    « ...le président américain a appelé à un monde sans armes nucléaires »... http://www.humanite.fr/2009-04-06_I...

    ...mais appelle à poursuivrons le projet du système de défense antimissile en Europe « tant que la menace iranienne persiste, » http://www.radio.cz/fr/edition/115017

    Et si le dit projet pourrait être annulé « si la menace iranienne est éliminée », concernant « le monde sans armes nucléaires », nous dit un conseiller de la Maison Blanche, Gary Samore, il ne faut pas prendre la chose « trop littéralement », mais plutot comme "un appel à la raison destiné à la Corée du Nord et l’Iran." http://www.telegraph.co.uk/news/wor...

    Déjà avant la précision de Gary Samore, Paul Woodward n’avait pas été dupe :

    « À moins qu’une échéance ne soit fixée, un objectif n’est qu’un rêve. » http://warincontext.org/2009/04/05/...

    Après la précision, pour Justin Raimondo, il n’y a plus aucun doute :

    « ...la méthode Obama va bien au-delà de la simple hypocrisie. Il s’agit d’une technique consciente d’inversion du vrai sens et des intentions de ses politiques. » http://original.antiwar.com/justin/...

  • permalien K. :
    7 avril 2009 @20h37   « »

    “Gates annonce un changement majeur dans les dépenses militaires des Etats-Unis”

    Sur le plan “quantitatif”, le “changement” semble pourtant mineur (si on peut dire) :

    Le Pentagone doit obtenir pour 2010 un budget de 533,7 milliards de dollars (hors guerres en Irak et en Afghanistan), en hausse de 4% par rapport à 2009.”

    Sur le plan “qualitatif”, il y a deux manières de présenter les choses.

    Celle de Philippe Bolopion du journal Le Monde, en se focalisant sur la rééquilibration des « priorités du Pentagone au profit des guerres contre-insurrectionnelles dans lesquelles les Etats-Unis sont aujourd’hui engagés, en Irak ou en Afghanistan » aux dépens « des programmes hérités de la guerre froide, conçus pour faire face aux armées de pays tels que la Russie ou la Chine et qui ont été minés par de nombreux retards et surcoûts. »

    Puis celle de l’IPS, qui, au-dela de la “rééquilibation des priorités”, cherche à analyser si l’empire s’apprête à être moins impérialiste, autrement dit si les civils du Moyen-Orient et d’Asie du Sud peuvent commencer à souffler. Hélas, là aussi le cap est maintenu :

    D’abord, comme le dit Gates lui-même, « seulement environ 10 pour cent de ces dépenses seront consacrées à la guerre irrégulière. » Autrement dit le “douhettisme électronique” a un bel avenir devant lui. Et les “bons paquets de massacres” de civils qui vont avec bien sur.

    Ensuite, « "En appelant à une armée essentiellement configurée pour mener des opérations de stabilisation, [les partisans de la contre-insurrection] ne font en fait qu’affirmer la longue guerre comme principe organisateur de la stratégie de sécurité nationale post-9/11, avec les forces américaines appelées à faire la lumière sur les coins sombres du monde où s’épanouissent les terroristes", a écrit en Mars Andrew Bacevich, un professeur de l’Université de Boston et ancien colonel de l’armée. »

    « "Dans ce sens, le programme de réforme [..], s’il est appliqué, servira à valider - et perpétuer - le cap fixé par le président Bush au lendemain du 9 / 11." »

  • permalien K. :
    8 avril 2009 @11h16   « »

    “Le Pentagone doit obtenir pour 2010 un budget de 533,7 milliards de dollars (hors guerres en Irak et en Afghanistan), en hausse de 4% par rapport à 2009.”

    Pour les guerres Irak et Afghanistan, une enveloppe de $130 milliards est prévue, qui comme d’habitude fera rapidement boule de neige.

    Syed Saleem Shahzad :

    Adding Pakistan as a new theater will only add to this cost. And in return, it will lead to growing influence for Russia, China and Iran - and last but not least, the militants.

  • permalien Lou :
    24 avril 2009 @23h22   « »
    Obama et la TSA

    Félicitations à Hernando Calvo Ospina et aux journalistes du Monde Diplomatique

  • permalien K. :
    17 juillet 2009 @22h14   « »

    Il y a deux types de Talibans pakistanais selon leurs positions vis-à-vis des militaires et des services de renseignement pakistanais écrivait en Avril Graham Usher.

    Selon Syed Saleem Shahzad ce n’est plus le cas aujourd’hui, l’ensemble des groupes talibans pakistanais ayant fait taire leur animosité réciproque pour se positionner contre les militaires et les services de renseignement pakistanais. Le pire pour ces derniers est que Baïtullah Mehsud, leur pire ennemi, serait devenu leur chef de file.

  • permalien Nathan :
    6 août 2009 @10h59   « »

    Aujourd’hui, 21 morts en Afghanistan des suites d’une bombe talibane au bord de la route. Il s’agissait de familles se rendant à un mariage.

    Il y a quelques jours, en Irak, des attentats meurtriers ont fait une vingtaine morts dans la communauté chi’ite. Ces attentats ont été perpétrés contre cinq mosquées à l’heure de l’office. Ceux qui les ont commis, des sunnites, ont sans doute prié le même Dieu et récité les mêmes versets que leurs victimes juste avant de les massacrer.

    Ah, elle est belle la soi-disant "résistance" !!!

  • permalien Afshin :
    6 août 2009 @11h04   « »

    Nathan :

    Aujourd’hui, 21 morts en Afghanistan [°°°]

    Il y a eu plus de 30,000 civils afghans tués par la coalition et les U.S. depuis 2001............................

  • permalien Nathan :
    6 août 2009 @11h15   « »

    Et sans doute le double ou le triple de la part de la soi-disant "résistance".

    En Irak aussi, la majorité des victimes est due aux conflits entre factions extrémistes.

  • permalien Afshin :
    6 août 2009 @11h22   « »

    Nathan :

    Et sans doute le double ou le triple [°°°]

    Et quelles seraient tes sources Nathan pour affirmer une telle contre-vérité ?

  • permalien Mike :
    10 février 2010 @10h09   « »

    Voila qu’en plus la nature s’y met :

    Afghanistan : 120 morts dans des avalanches

    120 personnes sont mortes dans les avalanches survenues sur le col de Salang, reliant les provinces nord de l’Afghanistan avec ses régions centrales, a annoncé mercredi aux journalistes le chef de la police de la province Parwan Saïd Heïly.

    Selon le policier, les travaux de sauvetage se poursuivent. Lundi et mardi, une quinzaine d’avalanches ont balayé le versant sud du col, ensevelissant des centaines de voitures et de camions.

    Le ministre afghan de l’Intérieur Hanif Atmar a annoncé que la neige avait bloqué un tronçon long de 3,5 km, dont deux kilomètres seulement ont été déblayés. Il a ajouté que des unités afghanes et étrangères étaient mobilisées pour les travaux de sauvetage.

    Les occidentaux persistent à ne pas écouter les conseils des vétérans soviétiques : « C’est l’enfer ce pays » disent-ils...

  • permalien K. :
    27 février 2010 @11h44   « »
    Obama et l’Afghanistan-Pakistan et Orwell

    La volonté de Obama de créer à tout prix un “consensus bipartisan”, dit Andrew Bacevich, a réussi l’inimaginable exploit de re-légitimiser un “concept”, « la guerre globale et indéfinie », dont les échecs avaient, justement, expliqué la fin du consensus bipartisan post 9/11.

    The real story—which just about no one seems to have noticed—is this : In Washington, the bipartisan consensus in favor of open-ended global war has been restored. As far as national security policy is concerned, this may well stand as the Obama administration’s principal accomplishment to date.

  • permalien Lou :
    8 avril 2010 @01h10   « »

    Washington donne son feu vert à l’élimination d’un imam radical au Yémen

    AFP - Le gouvernement américain a donné son feu vert à l’élimination de l’imam Anwar al-Aulaqi, un ressortissant des Etats-Unis installé au Yémen et soupçonné d’activités terroristes, a déclaré mercredi à l’AFP un responsable anti-terroriste américain.

    "Le gouvernement américain commettrait une erreur s’il ne traquait pas des menaces terroristes comme al-Aulaqi", a affirmé ce responsable sous couvert de l’anonymat, confirmant ainsi des informations du New York Times.

    "Cela ne devrait surprendre personne, surtout pas Anwar al-Aulaqi lui-même, d’être une cible américaine. Oui, c’est un citoyen américain, mais les Américains qui collaborent avec l’ennemi ne jouissent pas de protection spéciale", a-t-il déclaré.

    (...)

    Washington considère que le droit international permet d’éliminer des individus ou des groupes qui posent une menace imminente.

    Les Etats-Unis ont également dévoilé récemment la base juridique qui couvre, selon eux, les frappes de drones —avions sans pilotes— qu’ils mènent contre Al-Qaïda et les talibans, en se prévalant du droit à "l’auto-défense", inscrit dans le droit international.

    Ces offensives se sont multipliées ces derniers mois tant au Pakistan qu’en Somalie ou sur d’autres "points chauds" où l’armée américaine s’attaque aux militants extrémistes, mais dont l’administration du président Barack Obama refuse de dévoiler les détails.

  • permalien K. :
    28 novembre 2011 @21h23   « »

    Qu’est-ce qui a déclenché l’attaque aérienne de l’Otan qui a tué 24 soldats pakistanaisà la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan samedi 26 novembre 2011 ?

    Les précisions et hypothèses de Tariq Ali :

    Les motifs de l’attaque restent un mystère, mais son impact ne l’est pas. Cela créera de nouvelles divisions au sein de l’armée, affaiblira davantage le régime vénale de Zardari, renforcera les militants religieux et feront que les Etats-Unis seront encore plus haïs qu’ils ne le sont déjà au Pakistan. Alors pourquoi le faire ?

    Était-ce conçu comme une provocation ? Obama envisage-t-il sérieusement de déclencher une guerre civile dans un pays déjà meurtri ? (..) il est peu probable que les troupes de l’Otan occupent le Pakistan. Une évolution aussi irrationnelle serait difficile à justifier en termes d’intérêts impériaux. Peut-être que cela était simplement une réponse du berger à la bergère qui punit les militaires pakistanais d’avoir dispatché le réseau Haqqani lui permettant de bombarder l’ambassade américaine et le QG de l’OTAN dans la zone verte de Kaboul il y a quelques mois.

    L’attaque de l’OTAN fait suite à une autre crise. Celle de l’homme de confiance de Zardari et de son épouse décédée à Washington, Hussein Haqqani, dont les liens avec les agences de renseignement américaines depuis les années 1970 font de lui un intermédiaire utile et que M. Zardari a nommé ambassadeur du Pakistan à Washington, qui a été contraint de démissionner.

    Haqqani, souvent désigné comme l’ambassadeur américain au Pakistan, semble avoir été pris en flagrant délit : il aurait demandé à Mansour Ijaz, un multi-millionnaire proche de l’establishment américain de la défense, de porter un message à l’amiral Mike Mullen lui demandant d’aider à lutter contre l’armée pakistanaise et offrant en retour de dissoudre le réseau Haqqani et l’ISI et de mener à bien toutes les instructions des États-Unis.

    Mullen a nié qu’il avait reçu de message. Un sous-fifre militaire l’a contredit. Mullen a changé son histoire et dit que le message avait été reçu et ignoré. Lorsque l’ISI a découvert cette « trahison », Haqqani, au lieu de dire qu’il avait agi sous les ordres de M. Zardari, a nié toute l’histoire. Malheureusement pour lui, le patron de l’ISI, le général Pasha, a rencontré Ijaz et a reçu le Blackberry avec les messages et instructions. Haqqani n’a eu d’autre choix que de démissionner. Les demandes de l’armée exigeant qu’il fasse l’objet d’un procès et d’une pendaison (les deux vont souvent de pair lorsque l’armée est impliquée) se multiplient. Zardari appuie son homme. L’armée veut sa tête. Et maintenant, l’Otan est entré dans la mêlée.

    Cette histoire n’est pas encore terminée.

  • permalien Lou :
    28 novembre 2011 @23h03   « »

    Ouh la la !

    Les États-Unis et le Pakistan entrent dans la zone de danger
    Par M K Bhadrakumar

    Par conséquent, le mouvement pakistanais va affecter les opérations de l’OTAN en Afghanistan, puisque environ la moitié des approvisionnements pour les troupes US-OTAN transitent encore via le Pakistan. Une alternative pour les États-Unis et l’OTAN serait de s’appuyer davantage sur les routes de transit du réseau de distribution du Nord [NDN]. Mais la dépendance des États-Unis et l’OTAN sur le NDN porte un prix politique - la coopération de la Russie.

    Le Pakistan va donner une réponse « persane »

0 | 100

Ajouter un commentaire