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Guerre contre le terrorisme : un simple changement de vocabulaire ?

mercredi 8 avril 2009, par Alain Gresh

La guerre d’Afghanistan a été au cœur du sommet de l’OTAN qui vient de se tenir à Strasbourg, Baden-Baden et Kehl, et qui a été marqué par le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’organisation. Deux mois et demi après la prise de fonction de Barack Obama, il est encore trop tôt pour savoir exactement ce que sera la nouvelle politique étrangère des Etats-Unis.

Il y a un changement incontestable du discours. Mais reflète-t-il une évolution de la politique ? Dans un article intitulé « The Words Have Changed, but Have the Policies ? », paru dans l’International Herald Tribune du 2 avril, Peter Baker écrit :

« Ils [les responsables de l’administration Obama] peuvent envoyer 21 000 soldats supplémentaires en Afghanistan, comme Bush l’a fait en Irak ; mais il ne faut pas utiliser le mot “hausse”. Ils peuvent maintenir dans la prison de Guantanamo des gens capturés sur le champ de bataille, mais ceux-ci ne sont plus des “ennemis combattants”. Ils peuvent poursuivre le combat contre Al-Qaida comme leurs prédécesseurs l’ont fait, mais ils ne mènent pas une “guerre contre le terrorisme”. »

« Si ce n’est pas un guerre contre le terrorisme, alors qu’est-ce que c’est ? “Des opérations d’urgence (contingency) à l’extérieur”. Et les attaques terroristes ? Des “désastres provoqués par des hommes”. » (...)

« Ainsi, malgré tout le changement de vocabulaire, Obama a laissé intacte, pour l’instant, l’architecture nationale de sécurité. Il n’a fait aucun pas pour réviser le Patriot Act ou le programme d’écoutes. Il a ordonné la fermeture de Guantanamo d’ici un an, mais n’a pas transféré tous les prisonniers. Le renforcement des troupes en Afghanistan ressemble à celui que Bush a ordonné il y a deux ans en Irak. »

L’éditorial du Washington Post du 4 avril, « New Words for War », revient sur les mêmes questions.

« La secrétaire d’Etat Hillary Rodham Clinton a récemment confirmé l’abandon de la formulation “guerre mondiale contre le terrorisme”. Elle n’a pas expliqué pourquoi. “Je pense que cela va de soi, que c’est évident”, s’est-elle contentée d’affirmer. Cela soulève quelques questions évidentes : est-ce que la nouvelle administration croit que le combat contre Al-Qaida et d’autres groupes extrémistes islamistes ne relève pas de la guerre ? Est-ce que la menace contre les Etats-Unis eux-mêmes est moindre aux yeux d’Obama qu’à ceux de Bush ? Et est-ce que les Etats-Unis attendent toujours de leurs alliés militaires au sein de l’OTAN qu’ils se joignent à cette guerre sans nom, à cet effort “qui va de soi” ? »

Après s’être rassuré sur ces points en citant les différentes déclarations du président Obama, l’éditorialiste poursuit :

« Il semble donc que la “guerre mondiale contre le terrorisme” va continuer – simplement, elle ne portera plus de nom. Obama est très conscient des dégâts causés par l’administration Bush au prestige américain en Europe et à travers le monde musulman, et il a beaucoup parlé cette semaine d’un nouveau commencement. Comme beaucoup l’avaient signalé, la vieille formulation était gênante – la “terreur” désigne un moyen de guerre, pas un ennemi. Le défi pour la nouvelle administration est de décrire cet ennemi et la campagne contre lui de manière à convaincre de son urgence aussi bien les audiences américaine qu’européenne – et d’unir plutôt que de diviser. En ce sens, Obama a fait un bon début à Strasbourg. »

Dans le cadre de ce changement de vocabulaire, un entretien de la nouvelle ambassadrice américaine au Liban, Michele Sison, au site Naharnet (3 avril) nous apprend que la nouvelle administration n’utilisera plus le terme de « processus de paix », mais de « paix au Proche-Orient ».

Leçons américaines de la guerre du Liban

Un article du Washington Post (6 avril), signé Greg Jaffe, « Short ’06 Lebanon War Stokes Pentagon Debate », revient sur le débat qui divise les militaires à Washington : quel bilan tirer de la guerre du Liban de 2006 ? Le département de la défense a envoyé depuis la fin de cet affrontement entre le Hezbollah et Israël une dizaine de délégations auprès de l’armée israélienne pour en tirer toutes les leçons. L’armée américaine doit-elle se préparer à des combats conventionnels ou, au contraire, mettre l’accent sur les moyens de contre-insurrection, y compris les senseurs de détection ? Le secrétaire d’Etat Robert Gates, avec l’appui du président Obama, penche pour ce choix. Ce que confirme un article du même Greg Jaffe, avec Shailagh Murray, le lendemain : « Gates Seeks Sharp Turn In Spending ». Le secrétaire à la défense propose d’arrêter la production de l’avion de combat F-22 et d’autres programmes « lourds ». En revanche, l’accent sera mis sur les véhicules légers résistants aux bombes improvisées (IED), le développement de drones, l’accroissement du nombre de soldats de l’armée de terre, etc. Comme le remarquent les deux journalistes, cette nouvelle politique va se heurter aux intérêts de plusieurs Etats américains où sont concentrées certaines industries militaires.

Les gauches en Egypte, XIXe-XXe siècles

La revue Cahiers d’histoire publie un numéro spécial très fourni, coordonné par Didier Manciaud, sur les gauches en Egypte. « Il s’agit de montrer, explique-t-il dans sa présentation, tant sa richesse que sa diversité sans omettre les oppositions, les contradictions auxquelles les courants de gauche ont été confrontés dans cet important pays du Proche-Orient. Car la gauche égyptienne, les gauches au regard d’une réelle pluralité des sensibilités, des références, a joué un rôle significatif, dynamique et influent à différents moments de la vie politique et sociale de cette société dominée, autour de la problématique centrale ici de “classe et nation”. » On notera, parmi de nombreux textes, des articles de Katérina Trimi-Kirou (« Etre internationaliste dans une société coloniale : le cas des Grecs de gauche en Egypte, 1914-1960 »), de Joel Beinin (« Le marxisme égyptien, 1936-1952 : nationalisme, anti-capitalisme et réforme sociale »), deux articles sur les rapports entre les communistes et les officiers libres, et un portrait par Didier Monciaud d’une figure féminine de la gauche, Soraya Adham. (N° 105-106, juillet-décembre 2008, trimestriel, 26 euros. 6, avenue Mathurin Moreau, 75167 Paris cedex 19.)

72 commentaires sur « Guerre contre le terrorisme : un simple changement de vocabulaire ?  »

  • permalien Sylvain :
    8 avril 2009 @15h56   »
    Guerre vraiment ?

    Le choix des justes mots pour les justes choses est didactiquement capital pour entraîner des conceptualisations justes et performantes

    La formulation « guerre au terroristes » n’est pas pertinente, parce que la guerre se fait entre deux forces plus ou moins armées égalitairement

    Ce qui n’est, par exemple au hasard, pas le cas en Palestine.

    Parlons de lutte, de combat, pas de guerre !

    Quant aux terroristes, les sionistes de 2009, y compris les plus vieux survivants genre Perès, « oublient » que, pour les Britanniques, les sionistes des années 1940-1948 étaient des terroristes

    C’est un peu eux qui ont donné aux Palestiniens la preuve que le terrorisme finit toujours par payer, non ?

    Et encore le Hamas n’a jamais fait assassiner impunément le représentant de l’ONU, ni un officier supérieur français .... jusqu’ici !

  • permalien K. :
    8 avril 2009 @20h18   « »
    "Guerre contre le terrorisme : un simple changement de vocabulaire ?"

    Il faudrait peut-être présenter Mme Sisson aux lecteurs du blog.

    Il y a quelques mois la dame était allée faire un petit tour au Sud du pays, pour rendre visite à un membre de l’une des pires familles féodales que ce pays ait connu (et Dieu sait qu’il en a connu de la pire espèce), Ahmad Al Assaad junior en l’occurence, membre de la communauté chiite.

    La famille en question est célèbre au sein de la communauté chiite à cause du Grand-Père, Ahmad Al Assaad sénior : Aux pauvres hères défilant pour lui demander de financer l’écolage de leurs enfants, il répondait, parait-il,

    “pourquoi faire ? Mon fils Kémel (le papa de Ahmad junior) s’instruit pour vous tous...”

    C’est une histoire qui se transmet de génération en génération.

    Inutile de préciser le profond mépris qu’ont la plupart des chiites libanais pour cette famille dont le règne a fait long feu.

    Bien entendu, c’est justement ce règne là que Sisson cherche à réactiver aujourd’hui au nom de la promotion de la démocratie et de l’émancipation des chiites libanais.

  • permalien K. :
    8 avril 2009 @20h30   « »

    La guerre c’était le processus de paix et maintenant la guerre c’est la paix. Tout arrive.

  • permalien Ana :
    8 avril 2009 @21h14   « »

    Il n’empêche.

    (...) « L’article du Post rappelle une exhortation de l’International Commission of Jurists, il y a un mois, d’abandonner l’expression “guerre contre la terreur”. Ces observations s’appuyaient sur le fait que l’expression, en désignant l’adversaire sous un nom générique extrêmement vague mais portant une forte connotation négative, voire maléfique, agissait comme une sorte de passe-droit justifiant divers excès tels que la détention illégale, les violations de souveraineté, la torture, etc » (...)

    Bye bye GWOT, hello OCO…, Dedefensa.org, 27 mars 2009

  • permalien Yann :
    8 avril 2009 @21h49   « »

    Gates’ budget shakes up the Pentagon

    (Daniel Luban & Ali Gharib, Asia Times, 08/04/09)

    "Others charge that counter-insurgency doctrine’s emphasis on long-term nation-building commitments is frequently used as a justification or smokescreen for maintaining a long-term US imperial posture throughout the world.

    "By calling for an army configured mostly to wage stability operations, [counter-insurgency advocates are] effectively affirming the ’Long War’ as the organizing principle of post-9/11 national-security strategy, with US forces called to bring light to those dark corners of the world where terrorists flourish," wrote Andrew Bacevich, a Boston University professor and former army colonel, in March.

    "In this sense, Nagl’s reform agenda, if implemented, will serve to validate - and perpetuate - the course set by president Bush in the aftermath of 9/11." "

  • permalien K. :
    8 avril 2009 @22h29   « »

    Les illusions de Mohamed Abdelaziz :

    En janvier dernier, le chef d’Etat sahraoui, Mohamed Abdelaziz, déclarait : « nous avons l’impression que, durant la présidence Obama, l’indépendance du Sahara occidental sera enfin reconnue et que ce pays fera son entrée au sein des Nations unies ».

  • permalien Yann :
    8 avril 2009 @22h42   « »
    TermiPato vous protège

    A sky filled with assassins

    (Tom Engelhardt, Asia Times, 08/04/09)

    "True, the UAV [(unmanned aerial vehicles)] enthusiasts, who are already imagining all-drone wars run by "ethical" machines, may never see anything like their fantasies come to pass. Still, the fact that without the help of a single advanced cyborg we are already in the process of creating a Terminator planet should give us pause for thought ... or not."

  • permalien K. :
    8 avril 2009 @22h50   « »

    @ Ana

    Dedefensa :

    Il est logique selon les deux jugements, celui d’un BHO-pantin et celui d’un Obama révolutionnaire, que le président ne se découvre pas complètement et poursuive son jeu de rôles où il y a, quelque part, un rôle qui rencontre la réalité de sa pensée. Dans tous les cas, les deux jugements s’équivalent et il est raisonnablement impossible de trancher.

  • permalien K. :
    9 avril 2009 @14h42   « »
    Guerre contre le terrorisme : le moyen ultime de créer des emplois ?

    - Le Congrès résiste aux coupes budgétaires du Pentagone

    « Souvent, le Congrès révise les programmes d’armement du Pentagone en fonction de considérations politiques locales. »

    Et des actions des membres du congrès dans les industries d’armement (voir envoi correspondant de Nouvelles d’Orient).

    Et du lobbying étranger :

    - “You can’t kill F-22, Georgians tell Gates”

    - “Joint Strike Fighter : de bonnes nouvelles pour le Québec

  • permalien Yvan :
    9 avril 2009 @15h11   « »
    Guerre contre le terrorisme : et la protection des droits d’auteurs...

    La contrefaçon de DVD financerait le terrorisme : Les chercheurs de la très respectée Rand Corporation, à Santa Monica (Californie), ont interrogé 120 agences de maintien de l’ordre, dans plus de vingt pays, pour analyser le "marché" du piratage de films. "Il existe des preuves substantielles d’un lien important et continu entre le piratage de films et le crime organisé", conclut leur rapport, "Film Piracy, Organized Crime and Terrorism", commandé par les studios d’Hollywood, et publié début mars,.

  • permalien Yvan :
    9 avril 2009 @15h42   « »
    Guerre contre le terrorisme : et la moralisation de la finance...

    Les paradis fiscaux, relais financiers du terrorisme

    Après les attentats meurtriers perpétrés aux Etats-Unis de nombreux gouvernements semblent soudainement découvrir certaines des conséquences des “ paradis fiscaux ”. Ces territoires sans loi, où le secret bancaire s’ajoute à l’existence de lois fiscales, commerciales et pénales particulièrement laxistes, facilitent effectivement le transit et le blanchiment de fonds de toutes origines (fraudes, corruption, rackets, trafics, etc) et destinés à diverses finalités, dont, parmi d’autres, le financement d’armées privées ou d’actes terroristes.

  • permalien Yvan :
    9 avril 2009 @15h46   « »
    Guerre contre le terrorisme : et la lutte contre la prostitution...

    France : quand les terroristes islamistes se financent par le racket de prostituées. L’affaire est partie d’un fait divers crapuleux. En juillet 2005, un prostitué transsexuel d’origine arabe est agressé et dépouillé à Paris.

  • permalien Yvan :
    9 avril 2009 @15h51   « »
    Guerre contre le terrorisme : et la lutte contre la drogue et la marché noir...

    Algérie : la drogue et le marché noir financent le terrorisme Bouteflika lancera le même appel pour lutter contre la drogue. « Il faut une entraide nationale, comme nous le faisons pour la paix et la stabilité », a-t-il noté. « Je vous demande de réagir contre ce fléau qui va détruire nos jeunes », répétera-t-il. Il affirmera que « la drogue, la corruption et le marché noir financent le terrorisme.

  • permalien Yvan :
    9 avril 2009 @16h04   « »
    Guerre contre le terrorisme : et la lutte contre la pédophilie...

    Scotland Yard : des terroristes Join pédophiles en ligne Pour certains, l’Internet est simplement un lieu de se cacher - un réseau de couloirs secrets où toutes sortes d’actes honteux dérouler.

    Il était temps de réactualiser le concept !

  • permalien matiou :
    9 avril 2009 @16h18   « »

    "Comme le remarquent les deux journaliste"

    - > avec un "s" c’est pas mal aussi.

  • permalien K. :
    9 avril 2009 @22h24   « »

    À quoi servent les “senseurs de détection” ? Quelle est leur efficacité sur le terrain en matière d’épargne de vies civiles ?

  • permalien K. :
    10 avril 2009 @08h57   « »

    Concernant le développement de drones qui seraient mieux adaptés aux guerres "irrégulières" :

    Selon le gouvernement pakistanais, pour pouvoir tuer un “terroriste”, le drone doit aussi tuer 49 civils.

  • permalien Yvan :
    10 avril 2009 @11h41   « »

    GWOT R.I.P.

    Cette ambiguïté reflète la fine ligne politique où Obama a choisi de marcher. Mettre fin à la « guerre contre le terrorisme », peut plaire aux millions de ses supporters qui attendent de lui une véritable nouvelle politique, autant étrangère que nationale (domestique). Continuer les avertissements anxiogènes peut rassurer des millions de d’électeurs des classes moyennes qui ont voté pour lui, malgré les craintes qu’il pourrait compromettre la sécurité nationale ».
    (selon Iras Chernus)
  • permalien K. :
    10 avril 2009 @13h34   « »

    Ira Chernus raisonne selon la perspective des habitants de l’empire. Il n’aborde que très brièvement l’autre perspective, celle des victimes de l’empire en question. Cette quasi-occultation se retrouve très souvent sous la plume de personnes des mieux intentionnées.

    Nous avons trop souvent l’impression d’être des fantomes.

    Il me semble que ce qui arrivera dépendra beaucoup moins de la perception des habitants de l’empire que de la motivation de tous ces groupes de résistance, quel que soit le nom dont on veut les affubler par ailleurs, et quel que soit ce qu’ils pourraient devenir ensuite.

  • permalien K. :
    10 avril 2009 @16h10   « »

    General Ray Odierno, hier, au Times britannique : nous pourrons avoir à nous retirer plus tard que prévu d’Irak particulièrement à cause de la situation qui prévaut à Mossoul.

    Réponse de Mossoul aujourd’hui.

  • permalien nissaba :
    10 avril 2009 @17h21   « »

    J’ai lu sur une autre page, votre surprise concernant la prière juive "merci de ne pas me’avoir fait femme", de sorte que je réponds, très tard, mais je n’avais pas eu l’occasion auparavant.

    Il existe aussi une prière de compliments pour les femmes, récitée le vendredi soir dont voici le texte.

    ESHETT H’AIIL (La Femme Vaillante)
    .
    (10) Heureux qui a rencontré une femme vaillante ! Elle est infiniment plus précieuse que les perles.

    (11) En elle le cœur de son époux a toute confiance ; aussi les ressources ne lui font-elles pas défaut.

    (12) Tous les jours de sa vie, elle travaille à son bonheur : jamais elle ne lui cause de peine.

    (13) Elle se procure de la laine et du lin et accomplit sa besogne d’une main diligente.

    (14) Pareille aux vaisseaux marchands, elle amène de loin ses provisions.

    (15) Il fait encore nuit qu’elle est déjà debout, distribuant des vivres à sa maison, des rations à ses servantes.

    (16) Elle jette son dévolu sur un champ et l’acquiert ; avec le produit de son travail elle plante un vignoble.

    (17) Elle ceint de force ses reins et arme ses bras de vigueur.

    (18) Elle s’assure que ses affaires sont prospères ; sa lampe ne s’éteint pas la nuit.

    (19) Ses mains saisissent le rouet, ses doigts manient le fuseau.

    (20) Elle ouvre sa main au pauvre et tend le bras au nécessiteux.

    (21) Elle ne redoute point la neige pour sa maison, car tous ses gens sont couverts de riches étoffes.

    (22) Elle se brode des tapis. Lin fin et pourpre forment ses vêtements. (23) Son époux est considéré aux Portes, quand il siège avec les anciens du pays.

    (24) Elle confectionne des tissus, qu’elle vend, et des ceintures, qu’elle cède au marchand.

    (25) Parée de force et de dignité, elle pense en souriant à l’avenir.

    (26) Elle ouvre la bouche avec sagesse, et des leçons empreintes de bonté sont sur ses lèvres.

    (27) Elle dirige avec vigilance la marche de sa maison, et jamais ne mange le pain de l’oisiveté.

    (28) Ses fils se lèvent pour la proclamer heureuse, son époux pour faire son éloge :

    (29) "Bien des femmes se sont montrées vaillantes tu leur es s)upérieure à toutes !"

    (30) Mensonge que la grâce ! Vanité que la beauté ! La femme qui craint l’Eternel est seule digne de louanges.

    (31) Rendez-lui hommage pour le fruit de ses mains, et qu’aux Portes ses œuvres disent son éloge !
    .

  • permalien K. :
    10 avril 2009 @17h26   « »

    “M. Holbrooke a tenté de promouvoir une approche régionale de la lutte contre le terrorisme islamiste” écrit Frédéric Bobin.

    L’expression “terrorisme islamiste” est-elle de Frédéric Bobin ou de M. Holbrooke ?

    Quoi qu’il en soit, monsieur Frédéric Bobin, Les raids, ne font pas “aussi” des victimes civiles, mais surtout.

  • permalien K. :
    10 avril 2009 @20h32   « »
    L’« immunité souveraine »

    Obama et son ministre de la Justice Eric Holder ont invoqué, il y a une semaine, « le secret d’État ainsi qu’une nouvelle doctrine- l’« immunité souveraine » - pour interdire aux citoyens américains de poursuivre les responsables du gouvernement qui ont donné le feu vert aux écoutes extrajudiciaires sous l’administration Bush. Cette doctrine interdirait également toute poursuite future contre le gouvernement pour des cas semblables ».

    Mais là la chose se serait faite, sans tambour ni trompette

    Même les fanas les plus fadas de Obama seraient en colère..

  • permalien Lorie :
    10 avril 2009 @21h55   « »

    A Nissaba,
    Quelle horreur ces 2 prières !Vraiment les religions nous réduisent à moins que rien nous les femmes !

  • permalien
    11 avril 2009 @13h38   « »

    La “contre-insurrection” du futur : Les gentils robots qui ne tuent que les méchants.

    Les drones, qui souvent causent involontairement des victimes civiles au Pakistan, ne sont qu’une étape vers une génération plus meurtrière [d’appareils sans controle humain].

    Le Département de la Défense finance des études sur la création de robots armés autonomes, qui pourront débusquer et détruire les cibles. La décision d’ouvrir le feu contre les cibles dépendra de programmes informatiques pré-établis, et non pas de personnes en chair et en os.

    Les autorités US promettent que les robots, dépourvus de sentiments tels que la colère ou le désir de vengeance, auront un comportement beaucoup plus “éthique” [sic] que les humains, permettant ainsi d’épargner un grand nombre de vies innocentes.

  • permalien Ana :
    11 avril 2009 @14h40   « »

    K.,

    Henri Meschonnic, qui vient de mourir : “Traduire ce que les mots ne disent pas, mais ce qu’ils font.

    Comme celui-ci - mais pas seulement - ’Pour en finir avec le mot Shoah,’ Le Monde, le 24.02.2005 : “Comme tout ce qui touche au langage touche à l’éthique d’une société, donc à sa politique, je proposerais, pour qu’au moins une fois on l’entende...".

    Ana

  • permalien Edouard :
    11 avril 2009 @18h39   « »

    Et dire qu’il y a encore des gens qui ont des illusions sur Barack

    Nous jouer la comédie ? Yes he can !

    Y’a de quoi désespéré.

    Qui disait ce midi à France-Info qu’il était la marionnette de Wall street ?

    Les gens sont méchants !

  • permalien
    11 avril 2009 @19h51   « »

    Pourparlers avec un “provocateur de désastres”.

    La récente rencontre entre un adjoint de Richard Holbrooke, le représentant spécial des États-Unis en Afghanistan et au Pakistan, et un émissaire de Gulbuddin Hekmatyar, chef du "Hezb-i-Islami Afghanistan", constitue selon toute vraisemblance une initiative très révélatrice dans le contexte de l’objectif déclaré des États-Unis d’engager des groupes militants pour mettre fin au conflit en Afghanistan.

    Le choix de Hekmatyar indique également à quel point les États-Unis sont désespérés dans leur recherche d’une voie de sortie de la crise montante en Afghanistan. Hekmatyar est officiellement considéré terroriste, un prix de 25 millions de dollars US étant mise sur sa tête.

    Un cessez-le-feu est possible une fois que les pourparlers auront pris fin et qu’un calendrier exact de départ des troupes étrangères sera porté à notre connaissance, aurait répondu le représentant de Hekmatyar.

  • permalien Yann :
    11 avril 2009 @21h35   « »
    Pourquoi une armée ? Toujours pour détruire la liberté.

    Why A Military ?

    (Don Bacon, Just World News, 11/04/09)

    "Smedley Butler :

    "(...) the flag follows the dollar and the soldiers follow the flag." "

    [Le drapeau suit le dollar et les soldats suivent le drapeau.]

  • permalien Zulfikar :
    12 avril 2009 @00h59   « »
    La Birkat Hahamma, la judaïsation de Jérusalem-Est....et...Obama (1/2)

    Bonsoir à tous,

    La Birkat Hahamma est une bénédiction juive récitée sur le soleil une fois tous les vingt-huit ans, lorsque l’équinoxe de printemps, tel que calculé par la tradition juive, se produit un mardi au coucher de soleil.

    Selon la tradition juive, le soleil possède un cycle de 28 ans, appelé ma’hzor gadol ( grand cycle). Une année solaire durant 365,25 jours, et la bénédiction devant se dire au début de ce cycle, elle est récitée tous les 10 227 jours.

    La dernière occurence a eu lieu le 8 avril 2009 (14 Nissan 5769 du calendrier hébraïque). C’est la dernière fois qu’elle tombe une veille de Paques avant l’an 6000 (c’est-à-dire avant l’ère messianique ; tiens ! encore lui !).

    La Pâque juive (fin de Pessah) devrait prendre fin le 15/16 avril 2009. A l’occasion de la fin de cette fête, des juifs ultra orthodoxes devraient aller, une fois encore, manifester du côté de la mosquée Al-Aqsa, qui semble de plus en plus visée et menacée de destruction.

    Pourquoi le rappeler ? Il est souvent difficile de comprendre la politique israélienne. Si la politique israélienne était rationnelle, l’Etat d’Israel n’aurait jamais dû entreprendre la guerre de juin 1967 ; guerre qui fut imposée par les généraux de l’époque - Itzhak Rabin et Moshe Dayan en tête - au premier ministre de l’époque, Lévi Ashkol. Un coup d’Etat militaire à peine voilé. Voir à ce propos, les exposés de Mohamed Hassanein Haykal sur Al-Jazeera - archives à l’appui.

    Que faut-il en penser, en effet ; bien qu’Israël ait vu ses limites avec les guerres menées au Liban et plus récemment à Gaza : il ne sait que détruire, mais ne parvient plus à gagner la guerre, c’est-à-dire à les traduire en gains politiques : le Hamas et Hezbollah sont plus populaires que jamais.

    Quant au traité de paix israélo-égyptien, signé il y a tente ans, et qui fit de Sadate une star en Occident, 89% des Israéliens jugent qu’il ne sert pas leurs intérêts...En revanche, il "sert bien les repas" des soldats israéliens durant l’offensive barbare contre Gaza.

    Et Obama dans tout ça ? Il a reçu une injonction de Nethanyahou : Stop Iran or I Will ! (Stoppez l’Iran ou je le ferai), cité par le magazine américain The Atlantic du 31 mars 2009.

    Il est vrai que Nethayahou n’en est pas à son premier caprice.Le président Clinton (1993-2001) fut, lui aussi, victime des humeurs guerrières de Nethanyahou Ier (1996-1999) qui, faut-il le rappeler, vint au pouvoir après l’échec de l’opération militaire israélienne Raisins de la Colère contre le Liban, et qui s’était conclue par la première boucherie de Cana (1996) [Cana aura droit à un deuxième massacre dix ans plus tard (2ème guerre du Liban de juillet 2006)].

    Décidément, les suites ont beaucoup de succès en Israël.

  • permalien Zulfikar :
    12 avril 2009 @01h05   « »
    La Birkat Hahamma, la judaïsation de Jérusalem-Est....et...Obama (2/2)

    A l’époque, en 1996, Nethanyahou Ier avait sermonné le Président Clinton sur le confilt israélo-palestinien, provoquant l’ire du président américain :

    Who the fuck does he think he is ? Who’s the fucking superpower here ?"

    Traduction : Mais, putain, pour qui il se prend- ? Qui c’est la foutue superpuissance, ici ? (Pardon au modérateur du blog).

    Pas sûr qu’Obama, aujourd’hui, soit en mesure d’empêcher l’agenda clairement affiché : empêcher tout Etat palestinien d’émerger en judaïsant Jérusalem-Est et en achevant la grande colonie de Maale Adumim (lancée par Itzhak Rabin), comme l’a rappelé Patrick Seale :

    Le véritable test pour Netanyahu et Obama sera le futur projet E-1 d’Israël qui fait partie de son plan d’expansion "Grand Jérusalem". Il est destiné à relier la grande colonie de Maale Adumim à Jérusalem, à consolider l’annexion par Israël de la partie Est Arabe de Jérusalem et de séparer les quartiers arabes de la ville de leur arrière-pays en Cisjordanie.
    .

    Plus inquiétant, certains parlent des dix malédictions de Netanyahou ; comme si huit ans de George Bush n’avaient pas suffi.

    Quelques réflexions "vocables" : Il est important de rappeler les termes dont font usage les éditoriaux et autres "leaders d’opinion", et qui sont révélateurs de la formation discursive - et donc de l’idéologie - à laquelle ils appartiennent.

    Par exemple, prenons le cas d’Ali le chimique : il s’agit du général Ali Hassan al-Majid, un dignitaire irakien sous le régime de Saddam Hussein, condamné à la peine de mort le 24 juin 2007. Les médias le surnomment Ali le chimique pour son rôle dans les attaques au gaz moutarde contre les Kurdes à Halabja.

    Bon, mais personne n’a jamais surnommé le Président américain Harry Truman (1945-1953), suite au bombardement atomique d’Hiroshima et Nagasaki d’ Harry le nucléaire. (Merci à Lama de me l’avoir rappelé).

    A bientôt.

  • permalien Yvan :
    12 avril 2009 @05h40   « »
    Guerre contre le terrorisme : le retour au COIN (Counter-Insurgency)

    Robert Gates ressort les vieilles ficelles, mais aucune définition d’une quelconque "victoire" n’est envisageable :

    Puisque nous parlons de “contingency”, on voit, par ailleurs, ce même 10 avril 2009, que les vaticinations sur “la mort de GWOT” se font à l’ombre d’un nouvel acronyme, et que ce nouvel acronyme comporte effectivement le terme de “contingency” (OCO, pour “Overseas Contingency Operations”). C’est dire si l’orientation vers une doctrine stratégique qui n’aurait rien de nouveau, qui serait même vieille comme le monde, aurait pourtant un caractère profondément révolutionnaire. C’est le cas, d’être “révolutionnaire”, de toute chose qui, aujourd’hui, tend à nous faire sortir de l’emprise étrangement maléfique et primaire de l’époque post-9/11…
  • permalien K. :
    12 avril 2009 @12h08   « »

    Christian Olsson :

    « ... alors même que nombre de ses adeptes insistent sur la « nature politique » de toute insurrection – la stratégie de la contre-insurrection apparaît de plus en plus comme un substitut à une stratégie de sortie politique du conflit ... »

    L’insatisfaction ressentie face au changement de vocabulaire vient sans doute, au moins en partie, de là.

    En relisant un article de 2006 d’Arnaud de La Grange, on peut raisonnablement penser que ce changement ne se fait pas dans l’optique d’un “moindre impérialisme”, mais dans celui du “diviser pour régner”.

    On remarquera aussi que si cette rhétorique de la diabolisation délirante est en train d’être abandonnée, ce qui sans doute, je le reconnais, a de réelles vertus anti-psychotiques, la rhétorique des euphémismes, elle, est toujours solidement en place. C’est au changement de ce type de rhétorique, plus important me semble-t-il, qu’appelle Stephen Walt.

    PS : Merci à Ana pour le lien.

  • permalien Yvan :
    12 avril 2009 @12h51   « »

    @Jean-Marie,

    il est possible que pour vous un mot en vaille un autre, mais il n’en est pas de même pour tout le monde.

    Une définition de ce que serait une "victoire" pour Obama, permettrait aux Irakiens et aux Afghans et sûrement aussi aux Pakistanais, aux Palestiniens et aux Iraniens, de l’aider à atteindre son objectif et reprendre possession de leur existence.

    Celà permettrait aussi aux Européens de s’engager en connaissance de cause, mais force est de constater qu’une "victoire" ne fait pas partie des objectifs US. La guerre perpétuelle reste à l’ordre du jour. On ne choisit pas ses contributeurs.

  • permalien
    12 avril 2009 @13h28   « »

    Une enquête réalisée auprès de cinquante trois experts de l’économie aboutit à un consensus : la récession devrait se terminer aux Etats-Unis au mois de septembre prochain.

  • permalien Zulfikar :
    12 avril 2009 @14h20   « »
    Le trillion, ou la nouvelle unité de mesure de l’économie mondiale. (1/2)

    Bonjour à tous,

    Ce que la crise financière actuelle a provoqué, c’est l’utilisation de plus en plus fréquente du trillion, ( qui équivaut à 1000 milliards pour les américains).

    Pour prendre la mesure de ce saut qualitatif, il serait intéressant de comparer les montants suivants :

    Selon la BBC, et l’agence d’information financière Bloomberg, la valeur boursière volatilisée depuis le début de la crise fin 2007, s’est chiffrée à 14.5 trillions de dollars ( soit 14 500 milliards de dollars) ; chiffre qu’il faut comparer avec le PNB US de 13.8 trillions de dollars ( soit 13 800 milliards de dollars)


    La guerre d’Irak et d’Afghanistan est estimée à 0.7 trillion, soit 700 milliards de dollars ; le plan de relance européen à 1.4 trillion soit 1400 milliards de dollars.

    La dette des pays les plus pauvres ne " se chiffre " qu’à 0.5 trillion soit 500 milliards de dollars - ce qui en fait un montant "modique" au vu des chiffres cités plus haut ; A noter que le plan de relance britannique se chiffre à 0.9 trillion de dollars, soit 900 milliards de dollars - ce qui représente 400 milliards de dollars de plus que la dette des pays les plus pauvres.

    L’aide du Plan Marshall de 1947, destiné à reconstruire l’Europe s’était chiffré à 22 milliards de dollars 1947, soit 100 milliards de dollars 2008 (en tenant compte de l’inflation).

    N’oublions pas un autre chiffre stratosphérique, le montant des prêts hypothécaires des ménages américains : 10.5 trillions de dollars, soit 10 500 milliards de dollars.

    On comprend mieux pourquoi le plan de relance du G20 s’est chiffré à 5 trillions de dollars, soit 5000 milliards de dollars.

    Ce G20 n’a parlé que de régulation et n’a pas remis en cause l’essentiel : le dollar demeure la monnaie de réserve internationale.

    Comme l’avait écrit Frédéric Lordon sur son blog , La Pompe à Phynance, le 8 septembre dernier au titre prémonitoire, Changement d’époque :

    Voilà donc que font surface dans les salles de marché les évocations de la dette souveraine japonaise, elle aussi déchue au début des années 1990, à la suite d’une crise financière géante et que, pire encore, certains commencent à joindre le geste à la parole : les primes des CDS (Credit Default Swap) sur la dette souveraine étasunienne, c’est-à-dire le coût d’assurance de ses titres, est passé de 2 points de base* à 18 points de base pendant le week-end Fannie-Freddie des 12 et 13 juillet. Il y a donc maintenant des investisseurs qui prennent ouvertement des positions sur la dégradation de la dette publique étasunienne.
  • permalien Zulfikar :
    12 avril 2009 @14h20   « »
    Le trillion, ou la nouvelle unité de mesure de l’économie mondiale. (2/2)

    A l’époque, en septembre 2008, il fallait verser 18 points de base , soit 18 dollars pour assurer 10 000 dollars en bons du Trésor américain sur une période d’un an.

    L’histogramme suivant ( Pardon au modérateur du blog) nous montre la dégradation de la dette souveraine des Etats du G20 :

    En mars dernier, le CDS (le coût pour assurer 10 000 dollars US de dette souveraine américaine contre le risque de faillite de l’Etat américain était de : 95 dollars) soit une augmentation de 527% par rapport au chiffre relevé par M. Frédéric Lordon (18 dollars en septembre 2008)

    Au 8 avril 2009, le coût pour assurer 10 000 dollars de dette souveraine américaine par an est de 48 dollars - nous sommes toujours bien au-delà des chiffres de septembre 2008.

    Et ce sont toutes les monnaies du monde qui sont concernés. En janvier 2008, il ne fallait que 8 dollars pour assurer 10 000 dollars de dette souveraine américaine. Ce qui est normal pour une monnaie de réserve internationale.

    A mon humble avis, c’est bien ce critère de risque systémique , le Credit Default Swap sur les dettes souveraines qu’il faut surveiller.

    A bientôt.

    PS : J’espère que le modérateur du blog sera clément :-).

  • permalien K. :
    12 avril 2009 @14h30   « »

    Pour Glenn Greenwald (qui est juriste de formation), il n’y a pas de doute, en matière de violation de l’habeas corpus, Obama est pire que Bush le petit.

    Et un manipulateur de la pire espèce pour avoir tenu tout au long de l’ère Bush le petit, une rhétorique (tiens, tiens...) de farouche défenseur de l’habeas corpus...

  • permalien nissaba :
    13 avril 2009 @00h42   « »

    Harry le nucléaire. ????

    Ali le chimique se battait contre qui ? des moulins à vent ? les kurdes, donc, méritaient ce traitement ?

    Quand aux japonais, qu’auriez vous proposé afin que cesse cette guerre meurtrière ? des fleurs sur Nagasaki ?

  • permalien
    13 avril 2009 @09h45   « »
    @ Zulfikar en particulier

    Puisque vous évoquez le calendrier hébraïque, à votre avis peut-on prendre au sérieux une entité qui prétend connaître l’année durant laquelle le monde a été créé et qui n’a pas le sens du ridicule au point de s’y référer pour dater ses documents officiels ?

    Un Juif issu du seul peuple élu de Dieu, il est vrai, aurait-il toujours raison même contre les géologues et les astronomes ?

    Par ailleurs, drôle d’idée pour quelqu’un de sérieux comme vous d’évoquer un PIB (usaméricain) ! Cet indice n’a aucun sens et aucune valeur indicative, sauf de la bêtise des économistes et du suivisme des médias désinformateurs.

  • permalien Bertrand :
    13 avril 2009 @10h41   « »

    Moi je pense que ce changement de vocabulaire ne signifie en aucun cas "l’arrêt" de la guerre au terrorisme, mais plutot un moyen du gouvernement américain de se rassurer vis à vis de groupes terroriste, comme le Hamas ou Al-Qaida.

    Les affrontements et les provocation USA/Terrorisme on montré que ces deux forces armées dne sont pas prêtes de s’arreter ici. En effet, la majorité des ennemis des Etats-Unis etant des groupes terroristes religieux, islamistes, souvent, il faudra trouver un moyen de stopper cette "guerre sainte", car comment faire comprendre a des fanatiques religieux que le monde veut la paix ?

    Sa ve rester un bon bout de temps au sommet de l’actualité mondiale, ces relations americano-terroriste ...

  • permalien Zulfikar :
    13 avril 2009 @11h16   « »

    @ 13 avril @09h45

    Bonjour,

    à votre avis peut-on prendre au sérieux une entité qui prétend connaître l’année durant laquelle le monde a été créé et qui n’a pas le sens du ridicule au point de s’y référer pour dater ses documents officiels ?

    Bien entendu, ce serait tout simplement balayer d’un revers de la main, les sciences sociales et exactes, c’est-à-dire la Modernité ; . Ce que je voulais dire, implicitement, c’est que nous observons une laïcisation des sociétés occidentales et leur déchristianisation et, paradoxalement, une montée du fanatisme religieux en Israël et un messianisme farfelu qui risque de dégénérer en un conflit régional. On ne retient d’Israël que " la seule démocratie au Proche-Orient", en omettant - sciemment ? - le phénomène de l’extrémisme religieux.

    et

    Un Juif issu du seul peuple élu de Dieu, il est vrai, aurait-il toujours raison même contre les géologues et les astronomes ?

    La menace de destruction qui pèse sur la Mosquée d’Al Aqsa, troisième lieu saint de l’islam, par les juifs ultra-orthodoxes, montre que, du point de vue de ces derniers, les lieux saints des Autres sont sans importance, et par conséquent, leur histoire propre, leur culture etc...Autrement dit, l’Histoire humaine, c’est sans importance, ça ne compte pas, puisque nous sommes le peuple élu et que l’Eternel est avec nous

    L’Éternité, ça n’existe pas ; en tous cas, pas en Histoire.

    un PIB (usaméricain) ! Cet indice n’a aucun sens et aucune valeur indicative, sauf de la bêtise des économistes et du suivisme des médias désinformateurs.

    Jean-Paul Piriou, l’auteur de La Comptabilité nationale, collection Repères, La Découverte, doute que le Le PIB soit "un indicateur de bien-être ". Bien entendu, il ne prend en compte que les facteurs de production. Mon approche était comparative et visait à montrer l’étendue des dégâts que la crise financière a provoqué et son côté immoral. Pour cela, il fallait des données quatitatives.

    Si vous avez de meilleurs outils, n’hésitez pas à m’en faire part.

    Amicalement.

  • permalien Zulfikar :
    13 avril 2009 @13h59   « »

    @ Nissaba (déesse assyrienne des herbes)

    Nissaba était le nom d’une déesse assyrienne dont la tâche principale était la protections des herbes et des pâturages en général . Par conséquent, il faut arrêter de fumer du haschisch.

    Vous avez écrit :

    Quand aux japonais, qu’auriez vous proposé afin que cesse cette guerre meurtrière ? des fleurs sur Nagasaki ?

    Eisenhower, président américain de 1953 à 1961, a écrit dans son mémoire The White House Years :

    « En 1945, le secrétaire de la guerre Stimson, alors en visite dans mon quartier général en Allemagne, m’informa que notre gouvernement était en train de préparer le largage d’une bombe atomique sur le Japon. J’étais de ceux qui avaient le sentiment qu’il devait y avoir un certain nombre de raisons valables pour mettre en doute la sagesse d’un tel acte. Durant son exposition des faits importants, je fus empli d’un sentiment de tristesse et fis part de mon profond désaccord, tout d’abord sur la base de ma conviction que le Japon était déjà battu et que le bombardement était complètement inutile, ensuite parce que je pensais que notre pays ne devait pas choquer l’opinion mondiale par l’utilisation d’une bombe que je ne pensais pas nécessaire pour sauver la vie des Américains »

    Plus loin, il ajoute :

    « MacArthur pensait que le bombardement était complètement inutile d’un point de vue militaire »
    — [77]

    Une étude, le United States Strategic Bombing Survey, organisée par l’armée américaine après la capitulation, consista à interroger des centaines de dirigeants militaires et civils japonais au sujet des bombardements, il en ressort que :

    « D’après une étude poussée de tous les faits et avec l’appui des témoignages de dirigeants japonais encore en vie, le groupe d’étude est de l’avis que le Japon aurait certainement capitulé avant le 31 décembre 1945 et peut-être même avant le 1er novembre 1945. Et cela même si les bombes n’avaient pas été larguées, même si l’URSS n’était pas entrée en guerre, et même si aucune invasion n’avait été planifiée et envisagée. »

    Source : Wikipédia.

  • permalien nissaba :
    13 avril 2009 @14h12   « »

    Zulficar rétrospectivement, il est facile de prétendre que nous avons dit ceci ou cela. Je n’ai pas lu que les protestations à ce projet atomique a défrayé la chronique.
    Ensuite, tout le monde se lave les mains, c’est facile. Je ne pense pas que les dirigeants américains aient pris cette décision avec joie.
    On dit que la guerre aurait duré encore 5 ans si la décision n ’avait pas été prise.

  • permalien nissaba :
    13 avril 2009 @14h26   « »

    Pas plus que le baasisme, le socialisme, le tribalisme ou l’islam traditionaliste, l’islamisme n’a su proposer de modèle sociopolitique convaincant. Pis, il n’a fait qu’injecter dans les relations politiques au sein des différents pays de la région une composante dramatique supplémentaire, qui est venue s’ajouter à l’oppression sanglante vécue par les sociétés arabes, que ce soit en Egypte, au Soudan, en Algérie ou en Syrie, ou, dernièrement, en Palestine. Partout, les partis politiques islamiques se sont rapidement transformés, à l’instar de leurs aînés baasistes, socialistes et autres, en fiefs despotiques. Leurs adversaires politiques ont été stigmatisés, non plus comme adversaires politiques, mais comme ennemis de la religion, déclarés mécréants et voués aux gémonies et aux fatwas. La culture de violence dans laquelle est né et s’est développé le Hamas au cours des décennies passées a créé un terrain favorable à l’excommunication de l’adversaire, dont le sang devient alors "halal".

    Outre les luttes interconfessionnell es les plus visibles, comme en Irak, au Liban ou à Bahreïn, nombre de pays arabes restent dominés par le tribalisme. Sous la couche superficielle de modernisme, l’allégeance tribale n’a pas cédé un pouce de son influence sur les individus, les sociétés et la politique.

    C’est la démocratie qui, en substituant des modalités pacifiques à la violence, permet de résoudre les tensions politiques et empêche qu’elles ne dégénèrent en affrontements sanglants. Car, dans un monde arabe où une démocratie de façade a été octroyée par les régimes despotiques en place, les partis se sont vite retrouvés à représenter non pas des tendances politiques, mais des entités confessionnelles et tribales. Au final, seules les apparences changent : les appellations sont nouvelles, les allégeances immuables.

    Pour nous débarrasser de ces différentes allégeances et adopter enfin les principes de la citoyenneté laïque et de l’égalité fondamentale entre citoyens, la laïcité devient pour nous (pour le monde arabe) une nécessité absolue. Elle seule nous permettra de sauvegarder ce qui reste de nos sociétés, avant que leur tissu ne soit irrémédiablement détruit par des explosions sanglantes toujours renouvelées. Et elle est indispensable pour que puisse s’instaurer une démocratie véritable, seule susceptible d’apporter enfin la paix civile et la coexistence entre individus considérés en tant qu’individus et citoyens, et non en fonction de leur origine communautaire, de leurs croyances ou de leurs choix politiques. A défaut de quoi nous nous condamnons à labourer indéfiniment une mer de sang.

    extrait d’un article signé de K Hroub

  • permalien nissaba :
    13 avril 2009 @14h43   « »

    laïcité - Israël - quoi de mieux que les résultats d’élection au knesset ?

    5 premiers laïques, dont Israel Beitenu athée, premier parti religieux 6em position.

    Ceci ressemble fort à une majorité laïque dans ce pays.

    Résultats des élections législatives du 10 février 2009 Partis
    politiques

    Kadima

    Likoud

    Israel Beytenou

    Parti travailliste

    Shass

  • permalien Zulfikar :
    13 avril 2009 @15h06   « »

    @ Nissaba

    Décidément, l’herbe a dû mal à passer chez la déesse du Haschich.

    Elle a écrit :

    Ceci ressemble fort à une majorité laïque dans ce pays.

    Dans ce cas là, accordez la nationalité israélienne pleine et entière aux Palestiniens, et je vous aiderai - promis, juré - à annexer les Territoires Occupés.

    Comment les appelle-t-on déjà ? Les Arabes israéliens, les Arabes d’Israël, les « Palestiniens d’Israël » les « Arabes de 1948 », ou les « Arabes de l’intérieur » comme les désigneront les autres palestiniens ?

  • permalien Murmure :
    13 avril 2009 @20h37   « »
    un simple changement de vocabulaire ?

    un simple changement de vocabulaire qui provoque le chagrin des israélien :

    First Round

    (...)

    It would appear that Obama is putting on the kid-gloves for the Islamic theocracy at this point in time much to Israel’s chagrin.

    (...)

  • permalien Murmure :
    13 avril 2009 @20h42   « »

    Correction : Le chagrin des israéliens

  • permalien Yvan :
    14 avril 2009 @07h04   « »
    Guerre contre le terrorisme : un simple changement de vocabulaire ? ... peut-être un peu plus...

    Obama a besoin de l’Iran, pour ne pas perdre la face en Afghanistan et en Irak, Netanyahu, a besoin d’une intervention contre l’Iran pour justifier son élection.

    Devant les "cacas nerveux" d’impatience de Netanyahu déposés dans un article de Jeffrey Goldberg dans The Atlantic Netanyahu à Obama, « arrêtez l’Iran ou je le ferai », Obama sort son Biden à CNN « je ne crois pas que Netanyahu, ferait ça, il serait mal avisé de le faire. »

    L’effort de contournement vient des USA, « Obama essaye de démontrer sa sincérité [vis à vis de de Téhéran] et la dernière chose qu’il souhaite c’est que Natanyahu continue à miner ses efforts en militarisant l’atmosphère. » note fort judicieusement Trita Parsi le président du NIAC.

    Selon Jim Lobe dans antiwar.com

  • permalien
    14 avril 2009 @09h14   « »
    Pour Zulfikar en particulier ?

    Le voyage nocturne de Mohamed, sur son cheval volant, c’est peut-être plus dur à avaler qu’Abraham, Noé, Jacob et Moïse réunis.

    Même quand on est certain – c’est mon cas, mais dans l’indépendance - de l’existence d’un Créateur bienveillant généralement appelé Dieu

    Et comme c’est la source de l’attachement, en soi sincère, à Al Qods … ça n’arrange pas les choses

    Le statut international de Jérusalem était un des éléments les moins insensés de l’illégitime 181
    Et Arafat « oublie » de le mentionner dans sa déclaration d’indépendance d’Alger

    Très intéressant ces témoignages de Eisenhower et Mac Arthur. Merci.

  • permalien Zulfikar :
    14 avril 2009 @09h41   « »

    @14 avril @09h14

    Le voyage nocturne de Mohamed, sur son cheval volant, c’est peut-être plus dur à avaler qu’Abraham, Noé, Jacob et Moïse réunis.

    Cela relève de la foi. Ce n’était pas l’objet de mes messages précédents.

    Mais bon, si vous voulez mon point de vue, je crois à ce que disait le Mahatma Ghandi (1869-1948) : Dieu est Vérité. Bien qu’il ait changé l’ordre des termes,plus tard, La Vérité est Dieu, cela me convient aussi.

    Dieu est bien au-delà de l’islam, du christianisme, du judaïsme et de toutes les autres religions référencées par Mircéa Eliade (1907-1986) entre autres. Et je ne peux souscrire à une religion ou à une communauté qui voudrait Le "plier " à ses désirs ou à des projets visant subjuguer nos semblables.

    Mais là encore, cela relève de la foi.

    Amicalement.

  • permalien une bille :
    14 avril 2009 @10h13   « »

    Le voyage nocturne de Mohamed, sur son cheval volant, c’est peut-être plus dur à avaler qu’Abraham, Noé, Jacob et Moïse réunis.

    Qui vous force à avaler quoique ce soit ?

    (et à opposer un évènement à des personnages)

  • permalien
    14 avril 2009 @15h24   « »

    @ Zulfikar

    On semble bien d’accord, même s’il ne faut pas survaloriser Gandhi

    ’Un Dieu, mais pas de maîtres" ;-))

    "Tu crois ou t’es sûr ?"

    Quand on est certain de l’Existence éternelle de Dieu on n’a plus besoin de la foi et de l’espérance.

    Il nous reste l’essentiel après Lui appelé d’un mot qui a été galvaudé "Charité"

    Un pratiquant qui ne retient que ses deux réalités là ne fera pas de fixation sur Jérusalem/ Al Qods,ce que je voulais resouligner

    @ Une bille

    Faut lire posément et bien assimiler avant de réagir

    Je n’ai pas dit qu’on voulait me faire avaler quelque chose

    Mais je veux bien pour vous faire plaisir écrie les trois anges, le déluge, le combat avec Dieu et les Tables de la loi.

    Ca vous va mieux comme cela ?

    De toutes façons pour la majorité des sionistes la religion n’était qu’un prétexte, qu’un moyen

    Un texte intéressant pour tous

    http://www.protection-palestine.org...

  • permalien une bille :
    14 avril 2009 @15h46   « »

    Mais je veux bien pour vous faire plaisir écrie les trois anges, le déluge, le combat avec Dieu et les Tables de la loi.

    Le spectacle de Noé en train d’appairer, des puces, des paramécies ou des éponges pour les sauver du déluge me suffira.

    Pour moi tout est aussi indigeste, et de toute façon, réalité oblige, en aucune façon porteur de paix.

  • permalien Zulfikar :
    14 avril 2009 @16h09   « »

    @14 avril @15h24

    Quand on est certain de l’Existence éternelle de Dieu on n’a plus besoin de la foi et de l’espérance.

    Vous en avez de la chance :-)

    Vous savez, je suis humain et, souvent, je me remémore ces mots de Georges Bernanos :

    La Foi, c’est vingt-quatre heures de doute... mais une minute d’espérance.

    Cela dit, mon cas est moins désespéré que Bernanos.

    PS : Faites-nous "Charité", signez vos posts :-)

  • permalien K. :
    15 avril 2009 @20h29   « »
    "Guerre contre le terrorisme : un simple changement de vocabulaire ? "...

    ... Et un vocabulaire schizophrénique :

    Le Lt. Col. US Kimo Gallahue, s’adressant à une assemblée d’Afghans invités à s’enroler pour combattre leurs compatriotes “terroristes” :

    “Je suis si fier de me retrouver dans la même salle avec les hommes qui ont défait l’Union Soviétique...."

    Ceux-là mêmes qui ont abrité OBL ?

  • permalien zenbreko :
    16 avril 2009 @17h14   « »

    c’est encore une ruse des juifs et des USA. En prevision
    d’une attaque contre l’Iran,il est bien evident necessaire de revenir sur l’amalgame et l’ambiguité que renferme la phrase "guerre au terroriosme" choisie par les neocoservateurs US et imposé par Israel.A un momment ou le monde entier sait et considere que le "terrorisme"des 40 dernieres années est un terrorisme organiser par les etats occidentaux sous de fausses bannieres sur les territoires qui approvisionnent en petrole et en matieres premieres l’economie mondiale.L’objectif etant bien entendu le controle de ces matieres premieres.En plus ce slogan de ""guerre contre le terrorisme"" ne visait et ne stigmatiser que des populations musulmanes et arabes avec la propagande de denigrement de leur religion qui s’en est suivi a tambour battant.Changement de Look, ??? le but rechercher c’est de faire accepter par les etat arabes et musulmans ,considerés hier encore comme des etats soutenants le"terrorisme"",l’idée que l’Iran est un danger pour la region. Nous le percevons parfaitement dans la nature des relations d’Israel avec l’egypte,les jordaniens,
    les emirats,le kowiet et l’arabie seoudite.Ce qui ne trompe
    pas,mais attention c’est ausi a l’adresse de tout les pays qui, tres dégoutés des gringos et de l’occident,ont choisis de se tourner vers la Chine et regardent avec attention les blocs organisationels, politiques,
    economiques et militaires qui se dessinent et se construisent en EURASIE. L’eurasie etant un objectif US et l’Iran etant un objectif Israelo-americains .Triste Verité

  • permalien K. :
    18 avril 2009 @00h42   « »

    De quoi cela témoigne-t-il ? :

    Les drones ne mettent pas de vie humaine en danger.

    Didier opte pour l’humour noir, à moins que ce ne soit la bêtise.

  • permalien K. :
    19 avril 2009 @12h22   « »

    Le rapporteur special de l’ONU, Manfred Nowak, à Obama :

    Votre décision d’amnistier les agents de la CIA qui ont violé les lois internationales est hors la loi.

  • permalien K. :
    19 avril 2009 @19h58   « »

    Paul Rogers attire l’attention sur le fait que les drones sont arrivés à un degré de puissance qui en fait des bombardiers à part entière (le “MQ-9 Reaper” remplace maintenant le “Predator”) dont les victimes civiles seront d’autant plus nombreuses que sous prétexte d’utiliser une arme moins léthale son utilisation sera beaucoup plus fréquente que celle des bombardiers reconnus comme tels.

    L’auteur signale (voir aussi le lien que j’ai donné précédemment- The Independent) les constatations de “l’Iraqi Body Count” publiées dernièrement dans le “New England Journal of Medicine” (Journal médical états-unien) qui montrent que les victimes des frappes aériennes étaient essentiellement civiles et que en moyenne une frappe aérienne faisait plus de victimes civiles qu’un attentat-suicide (le but de ce dernier étant pourtant souvent de faire des victimes civiles).

  • permalien
    20 avril 2009 @10h41   « »

    OCO, 100% de “dégats collatéraux”.

    D’autres victimes collatérales : 56 soldats US se suicident lors des 3 derniers mois.

  • permalien K. :
    20 avril 2009 @22h43   « »

    Le Chapitre que voudraient clore Obama et Rahm Emanuel.

    Le NYT reconnait l’utilité des blogs et Richard Hétu nous rappelle combien les officiels US sont menteurs.

  • permalien K. :
    23 avril 2009 @16h59   « »

    Ahmad Al Assaad est honnête : c’est, nous apprend le NYT, le seul candidat qui reconnait recevoir de l’argent d’un pays étranger, l’Arabie Saoudite en l’occurence. Et en plus c’est pour un but on ne peut plus noble, celui de l’émancipation des Libanais chiites :

    Candidates and political parties generally will not admit to receiving money from abroad.

    One of them, however, recently broke with convention by acknowledging it openly. Ahmed al-Asaad, 46, said that Saudi Arabia’s government was a “significant source of support” for his campaign against Hezbollah in southern Lebanon. He said his goal was to pull the Shiites of Lebanon away from Iran.

    Au moins avec la “charia” version wahabite, le pays n’aura peut-être plus de problème de gaz...

  • permalien K. :
    24 avril 2009 @21h45   « »

    « Le blogueur Glenn Greenwald analyse ici le comportement veule et malhonnête des stars du journalisme politique de Washington vis-à-vis de la torture perpétrée sous l’administration Bush. Je cite un extrait de son billet traduit par Yvon Thivierge :

    « La conviction la plus sacrée à Washington est que la loi ne s’applique pas aux élites. Alors qu’on palabre sur la nocivité des poursuites qui détruiraient l’harmonie post-partisane et sur l’efficacité de la torture, il est pratiquement impossible de trouver une vedette des médias qui reconnaisse l’illégalité de la torture et que ceux qui l’ordonnent, l’autorisent ou la pratiquent commettent des crimes. La raison en étant que — par-delà les scandales sexy ou amusants comme celui de Blagojevich — la classe politique croit dur comme fer que les élites (dont elle fait partie) ont le droit de violer la loi et n’ont pas de comptes à rendre. »

    Et pour ceux qui pensent que plus les moyens sont barbares et plus la fin a des chances d’être atteinte, « Philip Zelikow, ex-membre de l’administration Bush, signe ici un texte qui dénonce cet argument trompeur. »

  • permalien K. :
    27 avril 2009 @20h33   « »

    Le NYT vous dit que vous aviez halluciné :

    « Hezbollah, which waged a 34-day war against Israel in 2006... »

    “To wage : to begin and continue a war..” (Oxford advanced learner’s dictionary- 2000)

    « Le Hezbollah qui a mené une guerre contre Israel pendant 34 jours en 2006.... »

    Les Merkava défoncés et les hélicoptères abattus appartenaient donc au Hezbollah, et les terrains où ils gisaient étaient situés en israel.

  • permalien K. :
    28 avril 2009 @19h32   « »

    Sisson en visite aujourd’hui dans la région (Sud-Liban), sans doute pour tester la popularité du larbin de luxe local : On lui a demandé pourquoi son pays soutenait les crimes de guerre israéliens et exhibé les débris des armes US que le glorieux tsahal a utilisé pour pulvériser les enfants libanais.

  • permalien K. :
    30 avril 2009 @22h25   « »

    L’accoucheuse de morts-nés, Condi Rice :

    - Nous n’exigeons que de nos seuls ennemis qu’ils respectent les droits de l’homme :

    ...you can’t decide not to deal with Saudi Arabia because of its problems with human rights. Or, if you need to make sure that the Gulf is safe from Iranian influence — you want to talk about human rights abusers ? — Iran.

    La cachottière n’a pas avoué que les Etats-Unis encourageaient au contraire fortement les violations des droits de l’homme dans les pays alliés.

    - Puis, et là je n’ai jamais trouvé une illustration aussi pleine de l’expression “bête et méchant”, à propos des tortures US :

    ...par définition, puisque c’était autorisé par le président [bush le petit], cela ne violait pas nos obligations vis-à-vis des Conventions Contre la Torture.

    Is waterboarding torture ?

    “I just said — the United States was told, we were told, nothing that violates our obligations under the Convention Against Torture. And so, by definition, if it was authorized by the president, it did not violate our obligations under the Conventions Against Torture.”

    Thank you.

    “Alright.” ..... Parfait.

  • permalien K. :
    30 avril 2009 @23h33   « »

    Pourquoi le taliban pakistanais Baitullah Mehsud ne sera jamais ciblé par les Etats-Unis ?

    Parce que, pour justifier la “longue guerre” en AfPak, il doit être présenté comme le nouveau Ben Laden, encore plus dangereux puisqu’il risque de “talabaniser” le Pakistan et s’emparer des armes nucléaires. Les Pachtounes étant minoritaires au Pakistan, les Etats-Unis savent que le scénario est purement fictif.

    Dixit Pepe Escobar.

  • permalien Lou :
    6 mai 2009 @23h41   « »

    traduction de cet article de Pepe Escobar par Mireille Delamarre :

    (...)
    Le Pakistan n’est pas un pays ingouvernable comme la Somalie. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au moins 55% des 170 millions de Pakistanais sont des Punjabis. Il n’y a pas de preuve de Talibanistan, ils sont essentiellement Shi’ites, Soufis et un mélange des deux. Environ 50 millions de Pakistanais sont Sindhis - des adeptes fidèles de Benazir Bhutto et de son mari, actuellement président, Asif Ali Zardani du Parti du Peuple centriste et majoritairement séculier au Pakistan. Les fanatiques du Talibanistan dans ces deux provinces - où vivent environ 85% de la population du Pakistan dont une forte population appartenant à la classe moyenne urbaine - représentent une minorité infinitésimale.

    Croire que ce ramassis de fanatiques pourraient mettre en déroute l’armée pakistanaise forte de 500 000 hommes de troupe, très bien équipée et très professionnelle, la sixième plus grande armée au monde, qui a déjà affronté le colosse indien sur le champ de bataille, est une suggestion ridicule.(...)

    Donc si Islamabad ne s’embrase pas demain alors pourquoi cette hystérie ? Il y a plusieurs raisons. A commencer par le fait que Washington - actuellement dominée par la stratégie " Af - Pak" d’Obama - ne peut simplement pas supporter qu’il y ait une véritable démocratie et un vrai gouvernement civil à Islamabad ; cela serait une menace plus importante pour les "intérêts US" que celle représentée par les Talibans, que l’administration de Bill Clinton à la fin des années 90 avait ralliés à sa cause et avec qui elle mangeait à la même table.

    Ce que Washington pourrait certainement apprécier c’est encore un autre coup militaire - et des sources ont dit à Asia Times Online que l’ancien dictateur, le général Pervez Musharraf ( qu’on avait surnommé par dérision Busharraf) est actif dans les coulisses de la scène d’hystérie.

    C’est crucial de se souvenir que chaque coup militaire au Pakistan a été mené par le chef d’état major. Ainsi l’homme du moment - et des moments, jours et années à venir - c’est le discret général Ashfaq Kiani, l’ancien secrétaire de l’armée de Benazir. Il est très intime avec le chef de l’armée US, l’amiral Mike Muller, et certainement pas le genre à serrer les Talibans dans ses bras. (...)

  • permalien K. :
    23 avril @21h19   « »

    Guerre contre le terrorisme : un simple changement de vocabulaire ?

    Un an après, jour pour jour, le très obamophile Marc Lynch dresse l’état des lieux.

    Et il est pour le moins perplexe : La « stratégie globale » de Obama (selon Lynch et pour rappel, par rapport à celle de Bush le petit c’est une stratégie aux objectifs beaucoup plus réalistes et donc aux conséquences beaucoup moins meurtrières) est-elle compatible avec la perpétuation de la « Guerre contre le terrorisme » (le “GWOT” de Bush le petit) comme stratégie de lutte contre le terrorisme ?

    Traduction des 3 derniers paragraphes de l’article (1/2) (L’auteur a d’abord narré comment les nostalgiques du “GWOT” exploitent- parfois sans attendre les résultats des enquêtes comme pour le cas du qatari qui s’est réfugié dans les toilettes d’1 avion pour fumer une cigarette- le moindre incident pour dépeindre Obama comme “un faible face aux menaces qui pèsent sur la nation”) :

    Le toxique environnement politique, et l’ardente exploitation de tels incidents pour en tirer des avantages politiques, rendent difficile l’institutionnalisation interne de la nouvelle stratégie [de lutte contre le terrorisme], quels que soient les réels bénéfices qui en découlent en matière de sécurité et de politique étrangère [en clair, les considérations d’ordre électorales “rendent difficile l’institutionnalisation interne de la nouvelle stratégie”].

    Si jamais une attaque réussit vraiment - ce qui semble malheureusement inévitable à un moment donné- il va être difficile de maintenir l’équilibre et de s’en tenir à la stratégie.

    Ce qui m’amène au dernier point : l’administration [Obama] a en réalité poursuivi très vigoureusement la campagne contre al-Qaida, et a manifestement adopté la philosophie juridique sous-jacente à la guerre contre le terrorisme - beaucoup trop à mon goût. L’utilisation croissante des frappes par drones sous cette administration, et d’autres efforts de plus en plus agressifs contre Al-Qaïda dans un certain nombre de théâtres, est le démenti mortel de l’adoucissement rhétorique de l’administration.

    Le rapport sur l’autorisation d’une frappe contre Awlaki a cristallisé l’attention sur le fait que l’administration continue à largement accepter l’idée d’une guerre globale contre le terrorisme dans laquelle toute personne soupçonnée de terrorisme peut être mise à mort sans procès judiciaire.

  • permalien K. :
    23 avril @21h27   «

    Marc Lynch (2/2)

    Dans son discours en mai dernier, le président Obama a défendu avec force la nécessité de combattre les extrémistes violents tels que ceux d’al-Qaïda à partir d’un ferme parti pris en faveur de l’État de droit :

    Nous sommes en effet en guerre contre Al-Qaïda et ses affiliés. Nous avons besoin de mettre à jour nos institutions pour faire face à cette menace. Mais nous devons le faire avec une confiance inébranlable dans l’État de droit et en respectant les procédures régulières ; selon des règles transparentes et de responsabilisation.

    Mais le ciblage de personnes soupçonnées de terrorisme par des frappes par drone ne respecte pas l’État de droit ni les procédures régulières ; il n’obéit pas non plus à des règles transparentes et de responsabilisation.

    La campagne vigoureuse contre les figures présumées d’Al-Qaïda à travers le monde doit rassurer les gens de droite qui prétendent croire que l’administration n’aborde pas sérieusement la menace. Mais elle doit profondément inquiéter ceux d’entre nous qui ont été d’accord avec le président sur le fait que la restauration de la primauté du droit est un élément essentiel d’une stratégie équilibrée et de longue haleine pour lutter contre le terrorisme, englobé au sein d’une stratégie plus globale.

    Je reconnais que ce sont des choix difficiles, et qu’il est essentiel de garder une intense pression sur Al-Qaïda même si l’accent rhétorique doit se modifier pour appuyer cette stratégie. Mais je pense aussi que, même si elle est faite d’une manière pragmatique et bien intentionnée, l’apparente acceptation de la philosophie juridique de la guerre contre le terrorisme de l’administration Bush est un hiatus excessivement dangereux pour la propre stratégie articulée du président.

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