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Où en est la guerre en Irak ?

mardi 14 avril 2009, par Alain Gresh

C’est dans une grande indifférence qu’a été « célébré » le sixième anniversaire de la guerre américaine contre l’Irak, entamée en mars 2003 par l’administration du président George W. Bush. Le conflit est désormais considéré par nombre de médias comme terminé, le retrait des troupes américaines devant s’achever au plus tard à la fin 2011 (celui des troupes combattantes avant septembre 2010), selon l’accord signé entre les deux capitales après bien des péripéties.

Le 9 avril, sixième anniversaire de la chute de Bagdad, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Bagdad, à l’appel du leader chiite Moqtada Al-Sadr, pour demander le départ des troupes américaines. Un des assistants de Moqtada a déclaré : « Nous demandons que le président Obama soit aux côtés du peuple irakien en respectant sa promesse de mettre un terme à l’occupation. » (« Shi’ite Protest Marks 6th Anniversary Of The Fall Of Bagdad », par Qassim Abdul-Zahra, Boston Globe, 10 avril).

Selon le Los Angeles Time du 11 avril, le coût du conflit irakien aura dépassé à la fin de l’année celui du conflit vietnamien : 694 milliards de dollars, contre 686 pour le Vietnam (données corrigées en fonction de l’inflation — « Iraq War’s Cost To Pass Vietnam’s », par Julian E. Barnes).

La semaine qui vient de s’écouler a été particulièrement sanglante. Lundi 6 avril, une série d’explosions à Bagdad a tué des dizaines de personnes. Mardi et mercredi, des bombes dans la capitale du district de Kadhemiyah ont tué au moins quinze personnes. Et vendredi, au moins sept personnes, dont cinq soldat américains, ont été tuées à Mossoul. Ce qui inquiète les autorités et les Etats-Unis, c’est le risque de voir les 100 000 miliciens sunnites enrôlés dans la guerre contre Al-Qaida revenir à la lutte armée : les promesses qui leur ont été faites, selon lesquelles ils seraient intégrés à l’armée ou à la police, ne semblent pas tenues.

Sur les incertitudes concernant les milices sunnites, on lira « Arrests Deepen Iraqi Sunnis’ Bitterness », de Alissa J. Rubin (The New York Times, 12 avril). Ces milices, selon la journaliste, se sentent de plus en plus prises en tenaille entre les groupes armés qui les visent et le gouvernement à majorité chiite qui arrête leurs dirigeants. Le retrait progressif des Etats-Unis laisserait libre cours à un gouvernement qui leur est hostile.

Par ailleurs, Mossoul reste une ville où l’activité d’Al-Qaida n’a pas été réduite. La télévision CNN affirme (10 avril) que la situation dans cette ville pourrait remettre en cause le retrait des troupes combattantes américaines des villes irakiennes, fixé au 30 juin (« June 30 Pullout Date From Iraqi Cities Could Be In Jeopardy »).

Selon la chaîne américaine, le général Ray Odierno, le commandant des troupes américaines en Irak, a affirmé au quotidien britannique Times que la situation à Mossoul « rendra très difficile pour le gouvernement Maliki de décider si les troupes américaines doivent rester ou non à l’intérieur de Mossoul. Nous allons attendre. Il reste 75 jours »... Le journaliste affirme que la Maison Blanche envisage cette possibilité, qui ne met pas en question le calendrier général de retrait américain. Pourtant, il semble bien que des cadres militaires américains tentent de remettre en cause les calendriers de retrait, comme l’a rappelé Gareth Porter dans un article du Monde diplomatique de janvier 2009 : « M. Obama prisonniers des “faucons” en Irak ? ».

Le reportage de Sudarsan Raghavan sur la ville de Samara, dans le Washington Post du 13 avril, reflète la persistance des difficultés, notamment les tensions entre sunnites et chiites (« An Iraqi City Divided by Walls, by Sect, By Bitterness »).

« Cinq mètres de haut, près de 1 kilomètres de long, les murs courent comme un ruban à travers le cœur de la ville meurtrie, le berceau de la guerre confessionnelle irakienne. Les pèlerins chiites glissent le long des murs vers la mosquée brisée Al-Askari. (...) Les forces de sécurité nationales sont chiites et pas un policier sunnite ne patrouille dans cette zone. » C’est un attentat contre cette mosquée en 2006 qui avait marqué le début d’une guerre civile confessionnelle.

Quelles que soient les évolutions, rien ne saurait plus faux que de croire que les Américains ont gagné la guerre en Irak.

Dans un article du site Antiwar.com, « Iraq Disaster Still a Mystery to Some » (5 avril), Alan Bock tente de tirer les leçons de ce qui se passe en Irak, alors que la presse américaine semble se désintéresser du sujet. Il évoque d’abord la bataille qui a opposé fin mars des miliciens sunnites à l’armée à Bagdad. La bataille, explique-t-il, n’a été qu’un exemple de la recrudescence de la violence. Dans la ville de Diyala, connue un moment comme « la ville de la mort », 43 personnes ont été tuées en mars, contre 29 en février et 6 en janvier. Si ces affrontements ne conduisent pas à une reprise de la guerre civile, ils sont significatifs du manque de progrès politiques.

Alan Bock fait ensuite référence à un livre de Ivan Eland, Partitioning for Peace : An Exit strategy for Iraq, qui prône un gouvernement central faible. Il évoque le nettoyage ethnique effectué dans beaucoup de quartiers mixtes pour justifier ce plan – une solution qui, à mon avis, serait pourtant catastrophique pour l’Irak et pour la région.

La conclusion de l’article est sans appel :

« La leçon générale que les Etats-Unis doivent tirer (...), c’est que tenter de modeler d’autres pays pour répondre à une version idéale de la démocratie avec une société civile active est une folie. (...) Peut-être devrions-nous laisser le reste du monde à ses affaires, dans la mesure où il ne pose pas de danger pour nous, ce qui est le cas de tous les pays aujourd’hui... »

Dans un intéressant envoi de son blog sur le site du New York Times (11 avril), « 100 Days. Starting the Job. From F.D.R. to Obama », Jean Edward Smith rappelle comment Roosevelt a mis fin à la guerre de Corée (1950-1953) en abandonnant des objectifs irréalistes (comme celui de réunifier la Corée par la force des armes), et appelle Obama à faire de même.

Le Hamas, l’Egypte et la réconciliation nationale

Un excellent article de l’universitaire Khaled Hroub dans Arab Reform Bulletin d’avril 2009, intitulé « Pressures on Hamas in reconciliation talks ». Hroub est l’auteur d’un des rares livres en français publiés sur l’organisation islamiste, Le Hamas (Démopolis, 2008). Il explique en particulier la stratégie égyptienne à l’égard de l’organisation :

« Alors qu’il existe une possibilité que les Américains et les Européens puissent tolérer un consensus palestinien incluant une formule vague qui permettrait au Hamas de participer à un gouvernement d’union nationale, ce sont les Egyptiens qui adoptent la ligne la plus dure et pressent le Hamas d’adopter une position non ambiguë (sur la reconnaissance d’Israël). L’Egypte veut diminuer les chances que le Hamas gagne les prochaines élections palestiniennes. La délicate situation intérieure égyptienne ne peut permettre à l’Egypte d’accepter une expérience réussie de participation d’une organisation inspirée par les Frères musulmans dans le monde arabe, encore moins à ses frontières.(...) Le Caire sait que la position du Hamas est difficile et que ses choix sont limités, en particulier à cause du ressentiment croissant à l’égard des politiques du Hamas à Gaza avant, pendant et après la récente guerre, ressentiment qui pousse le Hamas a adopter une politique plus souple. »

Pendant que les négociations entre les factions palestiniennes s’éternisent, Israël poursuit son blocus de la bande de Gaza et semble avoir obtenu que neuf pays de l’OTAN se mettent d’accord pour utiliser leurs ressources navales, de renseignement et diplomatiques pour contrôler les flux d’armes vers Gaza (lire Adam Morrow et Khaled Moussa Al-Omrani, « Big Powers Moving In on Gaza », agence IPS, 3 avril).

44 commentaires sur « Où en est la guerre en Irak ? »

  • permalien K. :
    14 avril 2009 @20h07   »

    Le sectarisme chiite en Irak, tel que décrit par Nir Rosen, parait effectivement effroyable.

    Est-ce le modèle que les Etats-Unis veulent partout instaurer ? Quel est leur intérêt dans cela ?

  • permalien Zulfikar :
    14 avril 2009 @20h51   « »

    Bonsoir à tous,

    Est-ce le modèle que les Etats-Unis veulent partout instaurer ? Quel est leur intérêt dans cela ?

    Un début de réponse, cher K., que j’ai emprunté à Nidal du blog Loubnane Ya Loubnane, je le cite :

    Alain Joxe l’avait annoncé début 2007 : « le chaos d’Irak peut donc être considéré comme un succès sanglant. [...] La destruction permanente de l’Etat est un but politique atteint. »
    .

    De plus, il faut se souvenir de ce que Haykal disait en mai 2008 lors de sa vite au club Al-Kadat (نادي القضاة)au Caire :

    Haykal avait dit :"L’occupation américaine de l’Irak a pour objectif, sur le long terme, de saisir toutes les ressources pétrolières, et cela malgrè la courageuse résistance irakienne et le prix exorbitant de la guerre."

    Et d’ajouter : “ Le problème est que Washington est en train d’internationaliser la guerre en Irak" ; il pense à une présence future de militaires arabes en Irak, d’ici deux ans, qui viendraient au nom de la "solidarité arabe". D’autre part, il estime que "les Américains ne se retireront pas avant une douzaine d’années car ils occupent les gisements pétroliers les plus importants au monde et ces derniers veulent tout le pétrole du monde

    La crise financière et économique actuelle ne peut que rendre le vampire américain encore plus assoiffé . Celui qui tient les ressources énergétiques peut imposer que leur prix soit libellé dans sa propre devise, dont nous avons vu que la prime de risque sur la dette souveraine américaine (les CDS ou assurance sur les bons du Trésor US) s’était littéralement envolée depuis le début de cette crise, traduisant par là, une crise de confiance dans la devise américaine.

    A bientôt.

  • permalien Anonyme 13 :
    14 avril 2009 @21h13   « »

    @ K. et Zulfikar

    Toujours aussi plaisant de vous lire.

    Autrement dit, selon la belle et terrible expression de Naomi Klein,

    une stratégie de la catastrophe ?

  • permalien Zulfikar :
    14 avril 2009 @21h28   « »

    Rebonsoir à tous,

    Pendant que les négociations entre les factions palestiniennes s’éternisent, Israël poursuit son blocus de la bande de Gaza et semble avoir obtenu que neuf pays de l’OTAN se mettent d’accord pour utiliser leurs ressources navales, de renseignement et diplomatiques pour contrôler les flux d’armes vers Gaza.

    Effectivement, il faut rappeler que :

    Israël a dû faire appel, le 18 janvier 2009, à Jérusalem , au lendemain de la fin de son offensive sur Gaza- aux principaux dirigeants européens - Sarkozy, Merkel, Berlusconi, Gordon Brown et Zapatero - pour leur garantir leur sécurité (sic). minimum. Personne n’a parlé de la fin du blocus.

    En réalité, il s’agit d’un nouveau blocus encore plus large, puisque, dorénavant , le blocus israélien sera épaulé par un blocus des forces de l’OTAN, afin de stopper "le trafic des armes" - qui est un droit inaliénable pour tout peuple sous occupation. Cela rend la région encore plus instable.

    Toutes les opinions publiques occidentales sont majoritairement contre l’intervention de leurs forces nationales en Afghanistan - dont le motif principal est la lutte contre le terrorisme et Al-Qaeda.

    Or, jamais, comme le rappelait Azmi Bishara, le 18 janvier 2009, sur Al-Jazeera, le Hamas n’a entrepris une action armée en dehors du territoire de la Palestine historique.

    Plus grave, ce déploiement de l’OTAN vient, comme par hasard (?) en réponse au déploiement de la flotte russe dans le port syrien de Tartous. Cette réunion des principaux dirigeants européens en compagnie d’Ehud Olmert, à Jérusalem, ressemblait en quelque sorte à un Conseil de guerre.

    Sans oublier que tout ceci entre dans le cadre de l’accord signé, le vendredi 16 janvier 2009, entre Condoleeza Rice et Tzipi Livni pour lutter contre le trafic d’armes, soit cinq jours avant la fin du mandat de Bush.

    Rappelons la conférence internationale prévue à Ottawa en mai prochain, la troisième du genre depuis la fin de l’offensive israélienne à Gaza, qui traitera de la lutte contre le trafic d’armes.

    Et enfin, on rappellera la très discrète base militaire du président Sarkozy à Abu d’Abi dont l’inauguration aura lieu également en mai...Décidément, en mai, fais ce qu’il te plaît.

    A bientôt.

  • permalien nissaba :
    14 avril 2009 @21h57   « »

    Tout ce que vous avez toujours voulu savoir concernant le Schisme, et que vous n’avez jamais osé demander
    http://www.tolerance.ca/Article.aspx?ID=37770&L=fr

  • permalien Zulfikar :
    14 avril 2009 @22h06   « »

    Vraiment Nissaba, déesse du Haschisch, on en apprend des choses avec vous.

    Mieux vaut lire En islam iranien, le shî’isme duodécimain d’Henry Corbin, c’est encore plus exhaustif que votre article à deux balles joints.

    Sans rancune. Zulfikar (l’épée d’Ali (1er des douze imams))

  • permalien K. :
    14 avril 2009 @22h26   « »

    @ Zulfikar

    C’est certain. Mais ce qui m’intéresse en l’occurence c’est de savoir si ce « jeu américain de la prolongation des guerres entre communautés », est vraiment profitable aux Etats-Unis (pour leur “big business”, pour leurs visées géopolitiques, etc...) ?

    Par ailleurs cette histoire de “construction d’Etat” (state building). Dans cet article de David Chandler (très critique), il y est question de remédier à la situation dans les “Etats faillis” (Failed States) selon un néo-néocolonialisme qui verrait les “hommes (ou femmes) d’Etat” des Etats en question prendre leurs ordres de “l’Occident”, (autrement dit des Etats-Unis), mais où en même temps, en cas d’échecs, l’Occident refuserait de reconnaitre qu’il en porte la responsabilité, invoquant le « partenariat » avec, plutot que la soumission des dirigeants des Etats non Occidentaux.

    Mais on voit bien avec l’exemple de l’Irak, (les tentatives se poursuivant au Liban), que si un Etat n’est pas “failli”, on l’y entraine « après destruction totale de l’Etat et de la société par la guerre civile, » (Alain Joxe) pour ensuite soit disant le “dé-faillir”.

  • permalien blob :
    14 avril 2009 @22h33   « »

    Dans un intéressant envoi de son blog sur le site du New York Times (11 avril), « 100 Days. Starting the Job. From F.D.R. to Obama », Jean Edward Smith rappelle comment Roosevelt a mis fin à la guerre de Corée (1950-1953) en abandonnant des objectifs irréalistes (comme celui de réunifier la Corée par la force des armes), et appelle Obama à faire de même.

    Euh, non, c’est pas Roosevelt mais Eisenhover qui a arrêté la guerre de Corée.

  • permalien Zulfikar :
    14 avril 2009 @23h36   « »

    @K.,

    Cher K.,

    Merci beaucoup pour l’article de David Chandler.

    Pour vous citer tous les deux :

    Chandler :

    ...le state buildingconcerne le développement
    de mécanismes internationaux de régulation censés restaurer
    la souveraineté d’Etats en déliquescence.
    .

    Puis un peu plus loin :

    Edifier des Etats qui ne sont pas destinés à devenir des sujets politiques
    indépendants en quoi que ce soit sauf le nom, c’est créer une façade
    sans contenu. La Bosnie est sans doute l’exemple le plus frappant de ce
    nouveau type d’Etat construit en séparant pouvoir et responsabilité (...)Si l’on prend l’exemple du Kosovo, au moment d’écrire ces lignes, on
    constate que cette province fait théoriquement partie intégrante de la
    Serbie-Monténégro. A la question de savoir qui est le titulaire de la souveraineté,
    on serait bien en peine de répondre... Belgrade ?
    .

    Et enfin :

    Keohane, suivant la formule de
    Krasner, considère que la souveraineté devrait être « démembrée » de
    manière que « l’idéal-type classique de la souveraineté westphalienne
    [c’est-à-dire l’autonomie de gouvernement], soit abandonné, même
    comme chimère ».

    En lisant cet article, on voit bien que c’est la souveraineté des Etats faillis qui est visée. Le state building> vise à les reconstruire sans souveraineté de sorte qu’ils soient manipulables de l’extérieur - l’exemple du SOFA en Irak est un autre exemple flagrant.

    A ton tour, cher K. :

    C’est certain. Mais ce qui m’intéresse en l’occurence c’est de savoir si ce « jeu américain de la prolongation des guerres entre communautés », est vraiment profitable aux Etats-Unis (pour leur “big business”, pour leurs visées géopolitiques, etc...) ?
    .

    A mon humble avis, lorsqu’on vise la souveraineté d’un Etat, on lui ôte le "droit exclusif d’exercer l’autorité politique (législative, judiciaire et/ou exécutive) sur une zone géographique ou un groupe de peuples" ; c’est surtout sa géopolitique, c’est-à-dire, les interactions entre le politique et le territoire, les rivalités ou les tensions qui trouvent leur origine ou leur développement sur le territoire selon la définition d’Yves Lacoste, et ses objets : la politique, la puissance militaire, les alliances stratégiques, la démographie, les frontières, les ressources énergétiques etc...

    En conclusion, le but de la politique américaine, qui est une politique impériale, vise à étendre son influence en vidant de sa coquille les Etats "state-buildés" de toute prétention géopolitique.

    Le dé-faillir viserait donc à l’amputer de toute prétention géopolitique.

    Très amicalement.

  • permalien K. :
    15 avril 2009 @00h01   « »

    “Théorie de la conspiration” par le ... Financial Times 08/12/2008 (1/2) :

    Et maintenant en route pour un gouvernement mondial.

    Je n’ai jamais cru qu’il y avait un complot secret des Nations Unies pour renverser les Etats-Unis. Je n’ai jamais vu d’hélicoptères noirs survolant la ville de Montana. Mais pour la première fois de ma vie, je pense que la formation d’un gouvernement mondial est plausible.

    (..)

    Un avant-goût des idées circulant dans le cercle d’Obama nous est offert par un récent rapport du “Managing Global Insecurity project” (MGI), dont le cercle restreint de conseillers étatsuniens comprend John Podesta, l’homme à la tête de l’équipe de transition de Mr Obama et Strobe Talbott, le président de la Brookings Institution, dont provient Madame [Susan] Rice.

    Le rapport du MGI soutient l’idée de la création d’un haut commissaire de l’ONU pour l’activité contre-terroriste, un accord sur le changement climatique légalement négocié sous les auspices de l’ONU et la création d’une force de l’ONU de maintien de la paix de 50,000 hommes. Les pays qui s’engagent à fournir des troupes à cette armée de réserve devront répondre sans hésitation aux demandes de l’ONU.

    Conscient du caractère politiquement sensible de ces idées, le rapport de MGI opte pour l’adoption d’un langage prudent. Il souligne la nécessité d’un leadership américain et utilise le terme de « souveraineté responsable » - quand il aborde la question de la coopération internationale - plutôt que l’expression à consonance plus radicale, privilégiée en Europe, de « souveraineté partagée ». Il parle également de « gouvernance mondiale » plutôt que de gouvernement mondial.

  • permalien Observateur :
    15 avril 2009 @00h12   « »
    Où en est la guerre en Irak ?

    La guerre menée contre l’Irak par les américains et les perses a été largement gagné par les deux envahisseurs.
    Les américains ont atteint l’objet fixé (contrôle des gisements pétroliers), les perses eux,ont eu comme part du gâteau, la souveraineté totale sur le pays. Les gouvernements de la "Zone verte" sont tous d’obédience perse et affichent leur haine envers tout ce qui est arabe.

    Bien avant la décison d’envahir l’Irak, le président américain avait lancé le creu slogan" Irak, Iran, Corée du Nord, triangle du mal". Les esprits avertis avaient vite cru qu’il ne s’agissait que de l’Irak et rien de plus. D’ailleurs l’alliance discrète des américains avec les perses avait démenti ce slogan. On avait assisté aux négociations américano-perse sur le partage du gâteau irakien. Les perses dont le but était de s’emparer de l’Irak ont eu ce qu’ils voulaient. Jamais une balle n’a été tirée par les américains contre les perses dont les dirigeants vantaient leur collaboration avec l’Amérique dans la guerre contre l’ennemi commun Saddam.

    Il n’est nullement faux de croire que c’est le grand stratège Kissinger qui eu l’idée de faire un changement en Iran en expulsant leur ancien agent le shah en le remplaçant par Khomeini qui voue une grande haine aux arabes et pariculièrement à Saddam. Donc utiliser Khomeini pour détruire l’Irak mettrait les américains loin de tout soupçon de collaboration avec la "révolution islamique".
    Celle-ci passait pour un "ennemi des américains" puisqu’il y a eu la prise de l’ambassade U.S. à Téhéran par les étudiants iraniens !! De quoi s’était-il agi en réalité ? Un accord américano-perse pour détourner les intentions ? Sûrement .............. !! Ce qui se passe en Irak le prouve. Les perses sont les maîtres absolus en Irak et le pétrole irakien livré aux américains.

    Dans le monde diplomatique du mois de mars, un article " quand l’Israèl et l’Iran s’alliaient discrètement " a révèlé beaucoup de secrets. L’Iran, du Shah à Ahmedinajad, est l’ennemi le plus dangereux popur les arabes.

    L’histoire n’oubliera pas et peut-être que l’Iran subira sera un jour une défaite très meurtrière et se disloquera comme ce qui se passe en Irak.

    Un proverbe très significatif dit " Tel qui rit vendredi, pleurera dimanche" !!!

  • permalien K. :
    15 avril 2009 @00h14   « »

    “Théorie de la conspiration” par le ... Financial Times 08/12/2008 (2/2) :

    (..)

    Mais la mise en place d’un tel projet ne saurait être que lente et douloureuse.

    [Une des raisons est que] Même dans l’Union européenne - le type même du gouvernement fondé sur le droit international - l’idée reste impopulaire. L’UE a subi une série d’humiliantes défaites aux référendums, [donc lorsqu’il a été fait appel] aux électeurs. En général, les progrès les plus rapides de l’Union se sont faites lorsque les propositions ont été approuvées par des technocrates et des politiciens - et alors adoptées sans référence directe aux électeurs. La gouvernance internationale a tendance à n’être efficace, que si elle est anti-démocratique. (Fin)

    @ Zulfikar

    J’entends bien, mais je pensais plutot aux Peer Competitor, la Russie, la Chine..

  • permalien Ph. Arnaud :
    15 avril 2009 @00h39   « »

    Pour apprécier le résultat de l’intervention américaine en Irak, il n’est que se reporter, à la durée près, à ce qu’était la situation en Allemagne fédérale le 8 mai 1951, six ans après la fin de la guerre. Y avait-il des attentats ? Les troupes occidentales circulaient-elles dans les villes l’arme à la main ? Les Allemands se battaient-ils entre eux ? Le gouvernement allemand exerçait-il une autorité réelle sur ses concitoyens ? Faisait-il rentrer les impôts ? Les dommages de guerre étaient-ils en voie d’être réparés ? L’électricité, le gaz et l’eau fonctionnaient-ils 24 h sur 24 ? Etc.

  • permalien une bille :
    15 avril 2009 @07h38   « »

    « Selon le Los Angeles Time du 11 avril, le coût du conflit irakien aura dépassé à la fin de l’année celui du conflit vietnamien : 694 milliards de dollars,(...) »

    Parler de "coûts" est peut-être un peu partisan.

    Rappelons que contrairement aux "coûts" de campagnes électorales, le financement de cette guerre s’est essentiellement fait par des fonds public.

    Il serait donc plus juste de parler de transfert de fonds publics vers des intérêts privés.

    Les bénéficiaire de A à Z

    La crise financière permet un détournement direct de ces fonds, sans avoir à s’embarrasser de rhétorique guerrière et en ce sens marque un progrès en terme de procédure.

    Ceci explique le désintérêt grandissant pour l’Irak.

  • permalien Yvan :
    15 avril 2009 @08h09   « »
    Le Hamas, l’Egypte et la réconciliation nationale

    Le quotidien israélien Haaretz nous informe en citant un éditorial de Mohamed Ali Ibrahim dans al-Gomhouria qui s’adresse à Hassan Nasrallah, un "monkey sheikh" :

    « Sont-ce les instructions iraniennes d’entrainer l’Égypte dans un un conflit ? »
  • permalien Zulfikar :
    15 avril 2009 @09h00   « »

    @K,

    Il m’a semblé que ton message portait sur les Etats-Unis. Pour ce qui est de la Chine et de la Russie,les Peer Competitor, ils n’ont évidemment pas les mêmes forces de projection, ou la capacité à mener et diriger ses forces militaires hors des frontières de leur territoire.

    Il faudrait pour cela, consulter la revue spécialisée britannique Jane’s sur les questions militaires.

    Salamat.

  • permalien K. :
    15 avril 2009 @12h35   « »

    @ Zulfikar

    Je parlais bien des Etats-Unis. Mais les visées géopolitiques se jouent entre les “grands” il me semble.

    Est-ce que les stratégies Etats-Uniennes de foutage de merde dans les petits pays leur donne un avantage géopolitique-stratégique par rapport à la Russie et la Chine ?

  • permalien Zulfikar :
    15 avril 2009 @13h39   « »

    @K,

    Est-ce que les stratégies Etats-Uniennes de foutage de merde dans les petits pays leur donne un avantage géopolitique-stratégique par rapport à la Russie et la Chine ?

    L’entreprise de "foutage de m..." actuelle au Soudan, - qui est un nain politique - vise à contrecarrer la Chine en Afrique. Il semblerait que la réponse soit, hélas, oui. De même le bouclier anti-missile en Tchéquie lancé par Bush et hérité par Obama, leur sert à "négocier" le dossier du nucléaire iranien avec les Russes.

    Salamat.

  • permalien Zulfikar :
    15 avril 2009 @13h54   « »

    Cher K.,

    Si j’arrive à choper une étude plus approfondie, je ne manquerai pas de la poster.

    Très amicalement.

  • permalien Ismail :
    15 avril 2009 @20h54   « »

    à K

    Le sectarisme chiite en Irak, tel que décrit par Nir Rosen, parait effectivement effroyable.

    Si vous étiez un peu équilibré, vous remarquerez que les chiites irakiens ont connu des années d’oppression et qu’il continue de ne pas être bon d’être chiite dans certains pays voisins.

    L’esprit de revanche des partisans de Sadr ou des brigades al-Badr est odieux, mais n’aurait jamais prospéré sans une oppression bien réelle des chiites, qui ne s’est pas limité à l’Irak hélas. Mettre en perspective historique vaut aussi qu’on veut s’attaquer à son adversaire

    ... D’autant qu’aujourd’hui même, les puissances sunnites (FM de Hariri fils, Arabie Saoudite, Egypte, et j’en passe, tiens, le roi marocain aussi) ne se privent pas aujourd’hui de s’allier objectivement voire ouvertement avec Israël pour s’opposer, affaiblir ou attaquer les chiites, l’Iran et leurs alliés (supposés) mis dans un "axe du mal" bien agité en ce moment.

    Cordialement

  • permalien Ibnou Ismail :
    16 avril 2009 @10h53   « »

    A Ismail,

    Il est regrettable de voir des gens s’éloigner trop de la vérité et verser dans le mensonge d’une manière éclatante.

    Les chites d’Irak ont de tout temps été inféodés aux perses qui les manipulent pour "bouffer" l’Irak. Est-ce par ignorance ou bien par intérêt commun que les dirigeants chites irakiens se sont mis à la solde de l’Iran qui voue une haine bien exemplaire de tout ce qui est arabe ?

    D’ailleurs les brigades de la mort de Sadr, du triste Elhakim et autres formations similaires ne sont que des tueurs qui ont combattu et combattent la résistance aux envahisseurs américano-perses. En quelque sorte, ces milices ont facilité la sale tâche de Black Water. Ce qui hôte tout crédibilité à Sadr et Elhakim qui ne sont que des agents qui éxécutent les ordes de leurs maîtres respectifs.

    On relève avec amertume une connivence entre les chites et les milieux impérialo-sioniste : les médias de ces derniers dénigrent et insultent le prophète Sidna Mohammed que la prière et le salut soient sur lui, quant aux chites ils insultent les 3 glorieux compagnons du prophète Omar, Otmane et Aboubakr. Les uns complètent l’oeuvre des autres , n’est-ce pas M. Ismail ? De quel islam et quelle "révolution islamique" continue-t-on à parler ?

    Va voir sur google l’histoire de l’alliance perso-sionsite et le rôle joué par notre ami Kissinger pour placer Khomeiny et sa clique sur le trône du triste shah avec la seule condition de conspirer contre la nation arable et en particulier. Tu seras bien surpris et tu insultera et tu iras cracher sur les tombes de beaucoup de tes idôles..............

  • permalien Zulfikar :
    16 avril 2009 @14h29   « »
    Va voir sur google l’histoire de l’alliance perso-sionsite et le rôle joué par notre ami Kissinger pour placer Khomeiny et sa clique sur le trône du triste shah avec la seule condition de conspirer contre la nation arable et en particulier

    Oui, et l’année d’après, Saddam attaquait l’Iran, et provoqua une guerre qui allait durer huit ans et faire plus d’1 million de morts des deux côtés.

    Même le parti Baas irakien reconnaît que 70% des soldats morts au combat étaient chiites. Ce n’est pas sur Google mais sur Al-Jazeera (émission الاتجاه المعاكس- أميركا وإيران) présentée par Fayçal Al-Quassem, diffusée pas plus tard qu’hier.

    On relève avec amertume une connivence entre les chites et les milieux impérialo-sioniste

    C’est tellement flagrant, qu’ Israël, "en bon et loyal allié" menace de bombarder l’Iran régulièrement et a traité le Liban,en 2006, avec "beaucoup d’amitié". C’est sûr, il y a de la connivence dans l’air

    Les chites d’Irak ont de tout temps été inféodés aux perses qui les manipulent pour "bouffer" l’Irak.

    Il faut rappeler que plus de deux millions de chiites iraniens, tous les ans, se rendent en Irak en pelerinage à Kerbala et Najaf ; c’est presque autant que le nombre de pelerins se rendant à la Mecque (Sunnites et Chiites confondus). Il est donc normal que ces deux pays soient proches.

  • permalien Ibnou ismail :
    16 avril 2009 @19h57   « »

    M. Zulfikar ,

    Dans l’avion qui l’avait ramené tout triomphant avec l’aide des américains, Khomeiny avait déclaré à ses disciples que le moent est venu pour les perses de règner sur le proche orient. Il avait aussi dit les turcs avaient succèdé aux kurdes (Salaheddine el Ayoubi), place maintenant aux perses !

    Dans les deux mois qui suivirent son retour, des attentats avaient été commandités par ses disciples en Irak. Des commandos perses ont été envoyés en Irak pour préparer l’invasion perse de l’Irak.

    Ce n’est pas Saddam qui a déclenché la guerre c’est bien le "guide de la révolution islamique".

    Quant aux "menaces d’Israèl de "bombarder" l’Iran, ce n’est que supercherie et ses "menaces font suites aux menaces que notre ami Bush avait lancé à plusieurs reprises. Les amérciains et Israèl n’ont jamais eu l’intention de porter atteinte à leur "révolution islamique amie". Israèl n’oubliera jamais la collaboration que les perses ont apporté à la destruction de l’Irak leur ennemi commun. Ce sont les perses et Israèl qui ont fêté la déconfiture de l’Irak et l’acte barbare perpétré contre Saddam.

    Tout comme Israèl menace l’Iran, l’Iran a menacé non pas de bombarder Israèl , mais de l’effacer de la carte. C’est un agréable jeu .........de marionnettes !!

    Quant au programme nucléaire iranien, il ne constitue aucun danger minime soit-il pour les perses. Autrement, il aurait été réduit en bris comme fût le cas de la centrale Tamouz en Irak. Donc...........que dire après tout ça ?

    Ne devrait-on pas avouer qu’il y a une sainte alliance impérialo-perso-sioniste contre les arabes.

    Sois sûr , ami, Israèl n’attaquera que les paisibles palestiniens. Israèl après l’effondrement de l’Irak est devenu co-maître de la région avec l’Iran. Le seul souci d’Israèl est d’en finir les palestiniens.

    Israèl et l’Iran se partagent la région et surtout l’Irak. Alors les deux ont gagné la guerre et se partagent l’Irak : Israèl est souveraine au Kurdistan et l’Iran souveraine au sud et au centre !!

  • permalien FAOUZI ELMIR :
    16 avril 2009 @20h57   « »

    POURQUOI PAS UN PRIX NOBEL DE LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME" décerne à BUSH ET BLAIR

    Si l’on parle du GOULAG COMMUNISTE et l’on ne parle JAMAIS du GOULAG CAPITALISTE, c’est parce que le GOULAG CAPITALISTE est toujours pour le bien être de l’humanité alors que le GOulag COMMUNISTE représente le mal.

    C’est pourquoi on ne parle pas en ce sixième anniversaire de l’invasion de l’Irak. Car la guerre de Bush et Blair s’inscrit dans la "lutte contre le terrorisme". dans mon dernier article sur l’affaire de TARNAC, j’ai abordé le problème du terrorisme et j’ai même proposé de faire signer une pétition à envoyer au siège du prix Nobel à Stockholm demandant l’instition d’un prix Nobel de la lutte contre le terrorisme et que ce premier prix soit attribué à Bush et Blair POUR AVOIR PROVOQUE LA MORT DE 1,2 million d’irakiens.

    pour lire cet article sur un site ami http:www.mecanopolis.org

  • permalien Sakhra :
    16 avril 2009 @21h00   « »

    @ Ibnou Ismael,

    "Ne devrait-on pas avouer qu’il y a une Sainte Alliance impérialo-perso-sioniste contre les Arabes ?"

    De quels Arabes parlez-vous ?

    Où situez-vous les Régimes Egyptien , Séoudien, Koweitien, Jordanien ,et d’autres , ne sont-ils pas FONDAMENTALEMENT les Alliés les plus sûrs et les plus soumis aux américano-sionistes ?

    Qu’ont-ils fait pour l’Irak, si ce n’est faciliter le passage des hommes et des armes de Bush pour détruire l’Irak. Qu’ ont-ils fait devant le simulacre de procès de Saddam jugé , non par son peuple, mais par les Américains, et devant son exécution un jour de fête sacrée ?

    Non, je ne crois pas que ce sont l’Iran et les Chites qui sont responsables de ce qui arrive aux Arabes ;c’est ce que ces mêmes régimes avec leurs alliés, essaient de nous faire croire : que notre " ennemi" c’est l’Iran et les Chiites, qu’il s’agit d’un conflit confessionnel, que les Perses détestent les Arabes etc..Ce sont des arguments débiles, il ne faut pas tomber dans ce piège.

    Les peuples arabes, dont l’immense majorité se reconnaissent aussi bien dans le combat de Si Hassan Nasrallah et du Hamas palestinien, l’ un chiite, l’autre sunnite, comprennent parfaitement qu’il n’y a ni conflit confessionnel, ni une haine ancestrale, mais qu’il s’agit d’un problème et d’un choix politique de résister à l’ oppression et à la domination étrangère.

    Du reste, n’oublions pas que nous avons, nous Arabes, une longue histoire commune avec les Perses, et que si Baghdad a brillé au temps des Abbassides, les Perses y étaient pour beaucoup.

    Cordialement.

  • permalien K. :
    17 avril 2009 @11h32   « »

    @ Zulfikar,

    Pour alimenter le débat, ce texte de William S. Lind sur l’efficience de la stratégie d’offensive tentaculaire (“offensive grand strategy”) des Etats-Unis, : The Fourth Generation Armies Are Winning.

    Un passage hors sujet mais intéressant de l’article :

    What does it say about us when the whole nation rejoices because the U.S. Navy, the most powerful navy on earth, defeated four Somali teenagers ?

    “Qu’est ce que cela dit sur notre compte quand la nation toute entière se trouve réunifiée parce que la marine US, la plus puissante de la terre, a défait 4 adolescents somaliens ?”

  • permalien K. :
    17 avril 2009 @13h50   « »

    les réflexions de De defensa, à partir de l’article de William S. Lind.

  • permalien Ismail :
    17 avril 2009 @15h28   « »

    A Abou Ismail

    Les chites d’Irak ont de tout temps été inféodés aux perses qui les manipulent pour "bouffer" l’Irak. Est-ce par ignorance ou bien par intérêt commun que les dirigeants chites irakiens se sont mis à la solde de l’Iran qui voue une haine bien exemplaire de tout ce qui est arabe ?

    Les chiites d’Irak on fourni la majorité des soldats irakiens morts au combat, durant la guerre Iran-Irak.

    Les chiites libanais, irakiens, palestiniens, syriens, et j’en passe, n’ont pas de leçons de recevoir en termes de nationalisme arabe. N’est ce pas le Hezbollah très chiite qui a infligé la première défaite à Israël ? Le "bras armé de l’Iran" diabolisé par les très sunnites Egypte et Arabie Saoudite ? Qui a soutenu le Hamas, pendant que les gouvernements arabes collaboraient à Israël et à Bush ?

    Les attaques incessantes et convergentes des wahabites, d’une certaine gauche occidentale, des sionistes, des tyrans moyen-orientaux, des américains contre le "danger chiite", "la menace iranienne" tournent de plus en plus à la théorie du complot.

  • permalien Ismail :
    17 avril 2009 @15h31   « »

    Ce n’est pas Saddam qui a déclenché la guerre c’est bien le "guide de la révolution islamique".

    C’est bien Saddam Hussein qui a déclenché la guerre, sur-armé par les occidentaux et sur-financé par les féodaux du Golfe, pour donner le coup de grâce à un Iran affaibli par la révolution islamique.

    C’est Saddam qui a gazé des milliers d’iraniens, de kurdes, sans que l’Iran n’utilise cette arme monstrueuse.
    C’est Saddam qui a bombardé systématiquement les

    populations civiles, avec les armes US et françaises, sans que les méchants mollahs ne fassent de même.

  • permalien Zulfikar :
    17 avril 2009 @17h32   « »
    Sur le texte de William S. LIND (1/2)

    Merci K. pour le lien texte de William S Lind,

    Ce texte fait référence implicitement au concept que tu as évoqué un peu plus haut de failed state
    ou "État en déliquescence".
    Ce qui est intéressant, c’est que ce concept est apparu après l’effondrement de l’Union soviétique.

    Le positivisme ambiant étant de rigueur, le think tank américain Fund for Peace et le magazine
    Foreign Policy - comme on peut le voir sur le lien texte ci-dessus - ont "publié un des indice annuel
    intitulé Failed States Index" censés mesurer Les indicateurs qui composent l’indice de vulnérabilité sont
    répartis entre 4 indicateurs sociaux, 2 économiques et 6 de nature politique.

    Le Soudan est en tête de liste. Sympa, quoi !

    L’énoncé principal du texte est : "“Les armées de 4ème génération sont en train de gagner la guerre.”

    L’explication se trouve sur le lien-texte de Defensa : "la “guerre” (guillemets ô combien nécessaires)
    caractérisant la résistance des situations et des dynamiques structurantes contre l’action des forces
    déstructurantes, qui est la marque de l’activisme prédateur du système. Dans ce cadre, l’enjeu est la
    légitimité et non la “victoire”
    .

    - La première génération : l’apparition des armes à culasse et du mousquet.
    - La deuxième génération : apparition de la mitraillette , le mortier et l’artillerie ; armement qui sera mis
    à rude épreuve par l’apparition de l’aviation et des tanks (Cf. le grand spécialiste de la question, Basil
    Liddell Hart )
    - La troisième génération est justement caractérisée par l’apparition de ces derniers.

    Enfin la quatrième génération, elle est caractérisée, tout d’abord, par le flou ou dissociation entre
    le politique et le militaire - ce qui fait dire qu’il est néo-clausewitzien. Cas typique, les
    guerillas, ou organisations comme le Hezbollah et le mouvement Hamas, dont les guerres assymétriques viennent
    redéfinir la notion même de victoire : Celui qui n’a pas été annihilé est déclaré vainqueur !? Israël a beau
    avoir rasé une grande partie de Gaza et ravagé le Sud-Liban et porté la guerre, conformement à sa stratégie,
    en dehors de son territoire ; il n’empêche, il n’a pas gagné.

    L’inventeur de ce concept, William S. Lind, n’a rien inventé ; nous le savions depuis Mao Zedong et T.E. Lawrence
    que le faibe peut vaincre le fort.

    En revanche, Lind ne croit pas en la victoire américaine, là où elle est confrontée à ce type de guerre et qu’une réflexion stratégique s’impose.

    Pour ma part, si les Etats-Unis perdent, ce n’est pas simplement pour des raisons uniquement liés au type de guerre _ ; le problème, c’est qu’ils n’ont plus rien à proposer. Et leur modèle économique basé sur l’économie de marché,
    l’endettement et la titrisation a fait faillite.

  • permalien Zulfikar :
    17 avril 2009 @17h34   « »
    Sur le texte de William S. LIND (2/2)

    Sur la longue durée, on peut citer Paul KENNEDY, l’auteur de Naissance et déclin des grandes puissances,
    où il soutient que : L’augmentation de la capacité de production d’une nation lui permet de supporter des
    charges liées en temps de paix à une politique d’armement intensif, et en temps de guerre, à l’entretien
    d’armées importantes. Si une part excessive des ressources est détournée de la création de richesses pour
    servir à des fins militaires, on risque à long terme d’affaiblir la puissance nationale.

    Et il étudie les cas des grandes puissances depuis 1500 à nos jours.

    Très amicalement.

  • permalien Yvan :
    17 avril 2009 @19h56   « »
    Où en est la guerre en Irak ?

    La mèche du pétard de la démocratie est allumée : Plus de 26.000 personnes détenues dans des prisons irakiennes

  • permalien K. :
    17 avril 2009 @21h32   « »

    En dehors du fait que les bombardements US font surtout des victimes civiles (Par exemple, Analysis carried out for the research group Iraq Body Count (IBC) found that 39 per cent of those killed in air raids by the US-led coalition were children and 46 per cent were women), pourquoi les “guerriers de quatrième génération” ont-ils le soutien populaire ? Un élément méconnu est apporté par le NYT (The Taliban have advanced deeper into Pakistan by engineering a class revolt that exploits profound fissures between a small group of wealthy landlords and their landless tenants, according to government officials and analysts here).

  • permalien AURELIEN NOUDEM**cameroun :
    18 avril 2009 @17h32   « »

    je vais demander à bush ce qu’il pensait en bombardant lirak et demander a obama pourquoi il ne le fais pas.la reponse est claire : les etats unis sont des trembleurs qui chicottent et font semblant de presenter la carotte de temps en temps.la guerre en irak ne pourra pas finir si vite, malgré les petites accalmies que l’on peut observer de temps en temps.vous ne perdez rien à attendre...

  • permalien Lou :
    19 avril 2009 @00h19   « »

    traduction de l’article de Lind cité par K.

    La victoire des forces asymétriques, par William Lind

  • permalien K. :
    19 avril 2009 @10h36   « »

    L’article de Alastair Crooke du Monde Diplo (numéro de Février 2009), utilisé de façon vicieuse par un internaute, dit bien qu’il y a eu une alliance, dite “des minorités”, de l’Iran khomeyniste avec Israel pendant quelques années (les premières années de l’Iran khomeyniste), mais la suite de l’article précise que cette alliance avait été rompue par feu Rabin et n’avait plus été rétablie depuis.

    1- Quand Israel décrit aujourd’hui les dirigeants iraniens comme des fanatiques irrationnels, Israel fait de la manipulation en pleine connaissance de cause.

    2- Pourquoi Rabin a-t-il rompu cette « alliance de minorités » ? L’article ne le précise pas, mais la réponse est peut-être, au moins partiellement, fournie par l’ancien membre (repenti) de l’AIPAC, MJ Rosenberg : Après la décision de Rabin de “reconnaitre l’OLP et le droit des Palestiniens à avoir un Etat”, le boycott musulman, arabe et non arabe, donc sunnite, avait en grande partie pris fin :

    .. nine non-Arab Muslim states and 32 of the 43 Sub-Saharan African states established relations with Israel. India and China, the two largest markets in the world, opened trade relations. Jordan signed a peace treaty and several of the emirates began quiet dealings with Israel.

    En même temps, cette rupture était plus conforme aux visées US dans la région.

    Par ailleurs je ne comprends pas la logique d’autres internautes, qui voudraient que hors du sectarisme, le sectarisme de Maliki en l’occurence, il n’y ait point de salut : c’est lamentable.

  • permalien K. :
    19 avril 2009 @10h49   « »

    qui voudrait que hors du sectarisme...

  • permalien K. :
    19 avril 2009 @12h04   « »

    J’espère que tout le monde a bien digéré son petit-déjeuner messieurs-dames. Voici un des résultats de la noble entreprise civilisatrice de la glorieuse Etats-Unis d’Amérique, rapporté par Dahr Jamail :

    « Ce qui continue à être occulté est la profonde souffrance que subit le peuple irakien comme un vicieux cancer incurable, qui est la façon dont la plupart des Irakiens continuent à percevoir l’occupation.

    « Aujourd’hui, au moins 150 enfants iraquiens par an sont vendus dans des réseaux de traite des enfants, une crise croissante qui saisit l’Irak. Les enfants irakiens sont enlevés (..) et sont vendus à l’intérieur et à l’étranger. Certains de ces jeunes deviennent victimes d’abus sexuels.

    « Le 6 avril, The Guardian a rapporté, "des bandes criminelles profitent du l’impunité qu’il y a à acheter des enfants et de l’incurie bureaucratique qui rend relativement facile le fait de les déplacer à l’étranger. Des chiffres précis sont difficiles à obtenir, car il n’existe pas de procédure de comptage centralisé, mais les organismes d’aide et de la police disent croient que le nombre a augmenté d’un tiers depuis 2005 jusqu’à au moins 150 enfants par an."

    « Un haut gradé de la police a indiqué qu’au moins 15 enfants irakiens sont vendus chaque mois, certains à l’étranger, certains à l’intérieur, certains pour l’adoption, certains pour des abus sexuels.

    « Le document poursuit : "Les fonctionnaires pensent qu’au moins 12 gangs opèrent en Irak, offrant entre £200 et £4,000 pour chaque enfant, en fonction du contexte et de sa santé. Les principaux pays dans lesquels ils sont vendus sont la Jordanie, la Turquie, la Syrie et certains pays européens dont la Suisse, l’Irlande, le Royaume-Uni, le Portugal et la Suède - Un revendeur, qui a demandé à être appelé Abou Hamizi, a déclaré que la traite des enfants à partir d’Irak était plus facile et moins chère qu’ailleurs, étant donné la complicité des employés sous-payés du gouvernement, qui contribuent à la falsification des documents. "Nous préférons les bébés, mais parfois les familles préfèrent des enfants de un à quatre ans, mais ces cas sont rares."

    « Un rapport publié en 2007 par l’ONG Heartland Alliance a montré que les trafiquants travaillent utilisent régulièrement la menace ou la contrainte, l’enlèvement, la force, la fraude, la tromperie, la vulnérabilité ou le paiement des personnes en charge de la victime.

    « L’un des trafiquants d’enfants a dit à The Guardian qu’il avait entendu que l’un des bébés vendu l’an dernier avait été utilisé pour des transplantations d’organes. »

  • permalien K. :
    21 avril 2009 @20h58   « »

    « Secteur privé versus insurgés. »

    Vous avez bien lu : ce n’est pas démocrates, civilisés et autres couillonnades versus insurgés, mais bien “Secteur privé versus insurgés”. C’est le néolibéralisme que nous sommes venus apporter, stupide !

    « [Les officiels US] aimeraient bien que le vide créé par leur départ soit rempli par le secteur privé et non pas par les insurgés. »

  • permalien K. :
    11 septembre 2009 @17h47   « »

    Très intéressant article de Reidar Visser qui montre comment les initiatives US (comme d’habitude l’auteur accorde le bénéfice du doute aux US en affirmant une fois de plus que, bien que certainement mauvaise, l’initiative US en question ici part, “peut-être” d’une bonne intention...) épousent, involontairement, les intérêts iraniens.

    L’initiative en question ici est la suivante :

    Le mois dernier, le général Ray Odierno, commandant des troupes américaines en Irak, a affirmé que les négociations étaient en cours entre le gouvernement irakien et celui du Kurdisatn en vue d’un accord pour que l’armée gouvernementale et les forces kurdes travaillent avec les Américains dans le contrôle des zones disputées.

    Or d’après Reidar Visser ceci dessert les efforts d’unité nationale irakienne. Ce qui sied, d’après l’auteur, parfaitement aux intérêts iraniens.

    Soit dit en passant l’auteur pointe du doigt les contradictions criantes de David Ignatius...

  • permalien K. :
    18 septembre 2009 @17h43   « »

    Le grand retour de Muntadhar al-Zaidi et de Contre-Info.

  • permalien Lou :
    7 mars 2010 @11h56   « »

    Un autre retour, quel est le rôle d’Ahmad Chalabi ?

    Ahmad Chalabi ou le retour du Phénix politique irakien
    LE MONDE | 01.03.10 |

    A 65 ans passés, toujours aussi riche, charismatique, calculateur, intellectuellement pointu et en grande forme physique, Ahmad Chalabi, n’en déplaise à ses anciens amis américains, qui l’accusent aujourd’hui de les avoir manipulés et d’avoir toujours été, en réalité, "au service de Téhéran", est de retour. (...)

    Ahmad Chalabi, costume clair et cravate colorée, sourit franchement. "J’aurais manipulé toute l’administration américaine, la CIA, le Pentagone, le département d’Etat, la Maison Blanche, pour renverser Saddam Hussein au profit de l’Iran ? A moi tout seul ? Balivernes. Les Américains se sont manipulés eux-mêmes. Ils ont cru à leur propre propagande. Moi, j’ai toujours joué franc-jeu, je voulais la libération de mon pays et de mon peuple."

    Répétée dans toutes ses réunions électorales, cette petite pointe de nationalisme ne peut pas nuire au "Chalabi nouveau" qui est en train d’émerger. Au reste, notait récemment Ryan Crocker, l’ambassadeur américain à Bagdad jusqu’en 2009, "il serait faux de penser que Chalabi est l’agent de l’Iran ou de quiconque. C’est un opportuniste et un nationaliste qui usera de n’importe quel moyen ou plateforme pour faire avancer ses projets".

    La disqualification, le mois dernier, d’environ 500 candidats aux élections, majoritairement sunnites et chiites laïques, par la commission de "débaassification" qu’il préside encore - sa dernière carte "officielle" - serait-elle l’illustration même de cette approche ? L’affaire a fait grand bruit en Irak et contraint tous les partis, gouvernement inclus, à surenchérir dans la chasse aux sympathisants de la défunte dictature.

  • permalien K. :
    7 mars 2010 @13h00   « »

    C’est un opportuniste (..) qui usera de n’importe quel moyen ou plateforme pour faire avancer ses projets.

    L’ex-ambassadeur US est en tous cas infiniment plus intelligent que ses compatriotes néocons qui voyaient Chalabi comme le “nouveau processeur” de “l’ordinateur” Irak.

    Pourquoi alors, se demande Jim Lobe, ces véritables “idiots utiles” que sont les néocons continuent-ils à être sollicités par le New York Times et autres MSM du même acabit pour donner leur avis d’“experts” sur le bien fondé d’un bombardement de l’Iran ?

  • permalien Lou :
    7 mars 2010 @15h10   «

    Cela rend votre question du 8 février 2007 d’autant plus pertinente .

    Serait-il possible que ce soit l’Iran qui ait encouragé les chiites à réclamer le pouvoir aux américains, brisant ainsi une certaine alliance avec les sunnites ?

    La motivation de l’Iran aurait été alors de ne pas laisser la carte irakienne lui échapper, comme peut-être cela aurait pu être le cas en cas d’entente entre sunnites et chiites.

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