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Le gouvernement égyptien contre le Hezbollah

mercredi 15 avril 2009, par Alain Gresh

Sur le site du Monde (« L’armée israélienne sur ses gardes à la frontière égyptienne », 14 avril) : « L’armée israélienne a été placée en état d’alerte élevé le long de la frontière avec l’Egypte, a annoncé mardi 14 avril un haut responsable de l’Etat hébreu. Les forces de sécurité égyptiennes sont à la recherche de treize hommes soupçonnés d’appartenir au Hezbollah et de préparer des attentats contre les ressortissants israéliens dans le Sinaï. »

Le quotidien revient sur les origines de la crise :

« Les autorités égyptiennes avaient annoncé, mercredi 8 avril, l’arrestation de quarante-neuf personnes liées au Hezbollah et accusées de préparer des attentats en Egypte. Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a reconnu que le leader présumé des personnes arrêtées, un Libanais identifié comme Sami Chehab, était bien membre de son mouvement et qu’il se trouvait en “mission logistique” en Egypte afin de faire parvenir du matériel militaire aux Palestiniens de Gaza. »

Dans son discours, dont on trouvera le texte intégral en anglais ci-joint, Hassan Nasrallah rappelle la chronologie des événements :

« — Le 19 novembre 2008, les autorités égyptiennes ont arrêté (avec d’autres Arabes) un citoyen libanais, accusé d’avoir transporté des armes et des équipements à travers la frontière égyptienne vers la Palestine. Certains médias ont mentionné l’appartenance de cette personne au Hezbollah. Mais les choses se sont arrêtées là, et le Hezbollah n’a pas réagi.

— Quelques semaines plus tard, Israël lançait sa guerre contre Gaza. Le Hezbollah a alors défendu l’ouverture du passage de Rafah pour lever le siège de Gaza et aider la résistance. Comme le gouvernement égyptien ne l’a pas ouvert, nous l’avons dénoncé, ce qui a suscité une forte campagne des médias et des autorités contre nous, mais rien n’a été dit de cette affaire d’arrestation.

— Après la guerre, la situation s’est calmée, et une certaine réconciliation arabe a eu lieu. »

Jusqu’au 8 avril, ajoute Nasrallah, quand le procureur général égyptien a publié une déclaration affirmant que la direction du Hezbollah envoyait certains de ses cadres en Egypte pour recruter des membres égyptiens, et que le parti avait décidé de préparer des opérations en Egypte même. Plus aucune mention n’est faite de l’aide à Gaza.

Nasrallah commente alors ces faits, affirmant que l’organisation n’a pas peur de dire ce qu’elle fait. « Oui, Sami Chehab est un membre du Hezbollah, oui il a participé à une action pour transférer des équipements et aider la résistance à Gaza. Or cette accusation n’est pas reprise par les autorités égyptiennes, qui inventent des mensonges selon lesquels nous viserions des objectifs en Egypte, et même certaines hautes personnalités. Quant au nombre de personnes, pas plus de dix (et non cinquante, comme le dit Le Caire) étaient liées à Sami. »

Nasrallah a répété que le Hezbollah était un parti libanais et qu’il ne cherchait pas à s’ingérer dans les affaires des pays arabes ou musulmans, ni à y créer des cellules. Il a aussi nié vouloir répandre le chiisme en Egypte.

La presse israélienne revient longuement sur cette crise (lire « Egypt to Hezbollah : We’ll strike back if you attack us », de Yoav Stern, Haaretz, 13 avril). Selon Yossi Melman, Amos Harel et Avi Issacharoff de Haaretz (14 avril), c’est le Mossad qui a fourni aux Egyptiens les informations pour arrêter la cellule du Hezbollah (« Mossad tip led to capture of Hezbollah cell in Sinai »). Le quotidien reprend les accusations égyptiennes, y compris celle qui affirme que le Hezbollah voulait attaquer des bateaux dans le canal de Suez pour le bloquer, et termine par cette phrase significative : « La découverte de ce réseau amènera l’Egypte à mieux comprendre la position israélienne. »

Zvi Barel, dans Haaretz (12 avril), « Egypt’s top ennemy », inscrit cette campagne égyptienne dans la lutte régionale contre l’Iran :

« La publication de détails et les accusations contre Hassan Nasrallah – tenu directement responsable de financer et d’organiser un réseau terroriste en Egypte – visent en partie à contrer les critiques acerbes du chef du Hezbollah à l’encontre de l’Egypte durant l’opération Plomb durci. Nasrallah a accusé l’Egypte de collaborer avec Israël contre les Palestiniens. De la même manière que le régime égyptien a rallié les médias locaux contre le Hamas, il cherche à nuire à l’image du Hezbollah comme défenseur des Palestiniens. » Le journaliste poursuit en affirmant que cette campagne vise aussi la Syrie et l’Iran, tenus pour responsables de l’échec de la réconciliation palestinienne. L’Iran, en particulier, est désigné comme l’ennemi des Arabes.

Il est sûr que la popularité du Hezbollah, notamment depuis la guerre du Liban de 2006, inquiète une partie des pouvoirs arabes. D’autant que cette organisation est désormais reconnue par différentes puissances occidentales, le Royaume-Uni ayant décidé d’ouvrir un dialogue avec elle (lire « Lebanon’s Hezbollah savors increasing legitimacy », par Borzou Daragahi, Los Angeles Times, 13 avril).

La plupart des forces politiques égyptiennes, y compris la gauche officielle (par la voix de Rifaat Al-Saïd, président du Tagamou’), ont rallié le camp du pouvoir. Seule exception, les Frères musulmans, principale organisation d’opposition, qui a déclaré que le Hezbollah et l’Egypte avaient les mêmes ennemis et que Le Caire devait ouvrir le passage de Rafah. Les Frères musulmans ont aussi nié le fait que des membres de leur organisation aient participé à la cellule du Hezbollah (« Egypt group denies ’spy cell’ », Al-Jazeera English, 15 avril). Par ailleurs, l’Egypte menace le Hezbollah de représailles (lire « Egypt : Hizbullah will pay heavy price for plotting attacks », par Roee Nahmias, Ynet, 15 avril).

La presse panarabe attaque violemment ceux qui défendent le Hezbollah. Ainsi, le chroniqueur Tariq Alhomayed, rédacteur en chef de Asharq alawsat, quotidien financé par un prince saoudien, publie un éditorial intitulé « Look Who’s Defending Hezbollah ! » (14 avril) :

« Qui défend le Hezbollah ? La réponse est simple et ne requiert pas une grande intelligence : les défenseurs du Hezbollah sont la Syrie, l’Iran, le Hamas et les Frères musulmans égyptiens, le même groupe qui a provoqué toutes les crises survenues entre les pays arabes. » En revanche, bien sûr, Israël n’est responsable de rien...

Même tonalité dans Al-Hayat. En revanche, Alquds alarabi, quotidien publié à Londres, condamne, par la voix de son rédacteur en chef Abdelbari Atwan, les attaques contre le chef du Hezbollah (pour les lecteurs arabophones).

Ecrivant depuis Damas dans Asia Times (« Egypt has Hezbollah in its sights », 15 avril), Sami Moubayed s’interroge :

« Un fait demeure et pose question : Chihab et ses camarades ont été arrêtés en Egypte le 19 novembre 2008, plus d’un mois avant la guerre israélienne contre Gaza, qui a commencé le 27 décembre. L’Egypte a rendu l’affaire publique le 8 avril et les observateurs s’interrogent : pourquoi ce délai ? » Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait durant la guerre contre Gaza, poursuit Moubayed, alors que Nasrallah accusait le gouvernement égyptien de prendre ses ordres des Etats-Unis et demandait l’ouverture du passage de Rafah ?

Ces accusations égyptiennes s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie d’une partie des pouvoirs arabes pour faire de l’Iran (et aussi de la Syrie, du Hezbollah et du Hamas) l’ennemi principal, au détriment de la lutte contre Israël. Cette stratégie était celle de la droite néoconsevatrice américaine. Sera-t-elle celle du président Obama ? Ou les ouvertures en direction de l’Iran prévaudront-elles ?

Prisonniers politiques en Syrie

Dans un communiqué du 15 avril, l’association Human Rights Watch demande aux autorités syriennes de révéler le sort de dix-sept prisonniers arrêtés en août et septembre 2008, et dont on ignore tout. Les suspects seraient des militants kurdes et islamistes. Damas continue d’emprisonner des militants politiques et de les condamner à de lourdes peines de prison, comme dans le cas de Michel Kilo, qui devrait, en principe, être libéré en mai après avoir purgé une peine de quatre ans. Des rumeurs de libération avaient circulé en novembre, mais elles avaient été démenties.

118 commentaires sur « Le gouvernement égyptien contre le Hezbollah »

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  • permalien Zulfikar :
    15 avril 2009 @18h06   »

    Bonsoir à tous,

    Pas grand chose à ajouter à l’excellent billet de M. Gresh.

    Juste quelques lignes,

    Selon la spécialiste du Hezbollah, Amal Saad Ghorayeb, l’Egypte sent qu’elle perd son rôle régional et qu’elle essaie désespérément d’inverser la tendance actuelle de sa perte de crédibilité.

    Pour Michael Slackman, journaliste au New York Times, citant un écrivain égyptien, "l’Egypte est devenue un pays quelconque dans la région et ne se borne qu’à jouer un rôle de postier".

    A bientôt.

  • permalien K. :
    15 avril 2009 @18h54   « »

    L’article de Abdel-Beri Atwan du quotidien “Al Quds Al Arabi” cité par AG est traduit en anglais ici (accés gratuit) : Extraits :

    (..)

    Par conséquent, la bataille unilatérale acharnée actuellement menée par le gouvernement égyptien et ses hommes dans les médias et au sein de l’autorité n’a rien à voir avec les cellules du Hezbollah, vu que l’arrestation de cette cellule a été exploitée de façon hideuse pour faire face à la "culture de la résistance" et l’empêcher d’atteindre l’Égypte, ou plutôt de voir [cette "culture de la résistance"] reprise en Egypte (..).

    “Aujourd’hui, nous sommes face à deux écoles. L’une soulève la bannière de la confrontation contre le projet israélien et contre le blocus et la famine dans la bande de Gaza, et l’autre fait tout le contraire et exploite toutes ses capacités pour dissuader par tous les moyens le projet de résistance arabe et se rapprocher des États-Unis, d’Israël et de certains autres pays occidentaux ...”

    "Le régime égyptien mène cette campagne pour obtenir du peuple qu’il haïsse Sayyed Hassan Nasrallah et le Hezbollah, pour trois raisons : Premièrement, parce que la popularité de Sayyed Nasrallah en Egypte augmentait à un rythme élevé, selon les sondages, d’autre part parce que le Hezbollah a battu deux fois les Israéliens et vaincu son armée invincible et, troisièmement, pour justifier toute alliance égyptienne "officielle" avec Israël contre l’Iran dans l’avenir, au cas où la première déclarerait la guerre contre la seconde, sous le prétexte de détruire le programme nucléaire iranien.

    Pendant les quarante dernières années, l’Amérique n’a pas donné à l’Égypte $ 60 milliards pour soulager les souffrances de son peuple, mais pour renforcer sa sécurité et ses capacités militaires en vue de protéger Israël et ses frontières et détruire la culture de la résistance ...

    “(...) Nous faisons face à un plan américano-israélien visant à déclencher une guerre sectaire entre les sunnites et les chiites dans la région, afin de mobiliser les Arabes derrière toute attaque israélienne contre l’Iran et la Syrie, puis contre le Hamas et le Hezbollah.”

    "C’est pourquoi le président de l’Etat hébreu, Shimon Peres, n’a pas hésité à exprimer combien il était heureux de la croissante animosité égyptienne officielle vis-à-vis du Hezbollah. Nous espérons seulement que le peuple égyptien nationaliste ne tombera pas dans ce piège, vers lequel il est mené par certains de ses médias. "

  • permalien Ismail :
    15 avril 2009 @21h02   « »

    On peut comprendre le gouvernement égyptien : corrompu, dictatorial, en échec total, impopulaire, divorcé de la société égyptienne, soutenu à bouts de bras par les Etats-Unis et Israël, en voie de monarchisation avancée, il n’a d’autres choix que de rallier la diabolisation des chiites/Iran qui fait fureur dès lors qu’on parle d’Irak, du Liban, de Gaza (même s’ils n’y sont pour ainsi dire pas présents), Iran, etc... Une diabolisation source de revenus, de légitimité, de répression, de silence complaisant des "démocrates" occidentaux et de plein d’autres avantages que nous découvrirons probablement plus tard

    Ce n’est ni le premier, ni le seul, ni le dernier à procéder ainsi au Moyen-Orient.

  • permalien Rebelle66 :
    15 avril 2009 @22h27   « »

    Bonjour et merci Mr Gresh pour cet excellent article qui parle de manière juste et fidèle de se qui se passe vraiment dans ces pays-là et aussi et surtout en egypte dont nous n’avons quasiment jamais d’infos ou des infos mensongères et partiales. jean pierre.

    Notre Site Web : http://npatroyesaube.canalblog.com/

  • permalien kahloucha :
    16 avril 2009 @13h49   « »

    a mon avis la campagne egyptienne contre le hezbollah n’est autre que la divregence politique entre deux courants dns le monde arabe:on est pour la resistence ou contre.la question qui se pose"pourquoile régime egyptien n’a rien dit à propos pont aérien américain emportant les armes et les munitions interdits mondialement à "l’état hebreu" lors de sa guerre contre le peuple palestinien ?"
    dernier mot pour le régime de mobarek"au lieu d’attaquer les resistants résolvez les vrais problèmes des egyptiens."

  • permalien Charles Martel :
    16 avril 2009 @14h01   « »

    Il est grand temps que l’Égypte assure son rang dans la région et participe à l’éradication des mouvements terroristes qui la menacent elle aussi. Pourquoi ne participerait-elle pas à la gestion et à la sécurité de la bande de Gaza une fois celle-ci libérée du Hamas ?

  • permalien zenbreko :
    16 avril 2009 @15h22   « »

    L’egypte donne des assurances a israel contre des dollars
    L’egypte n’est qu’un gouvernement de mercenaires, ils ont reussis a etablir les meme relations avec le pouvoir algeriens pendant les 12 années de plomb.Ce qui devient grave et en meme temp confirme son statut de mercenaire au service des USA et d’israel,c’est les declaration d’accusations ouverte contre l’iran, et de traité le Hamas et le Hezbollah comme des organisation terroriste manipulés par l’Iran.On comprends facilement le degres de perversion operer dans ce pays qui assimile la resistance
    pour la souveraineté nationale a du terrorisme. Les mangeurs de FOUL ont tres vite oubliés NIKITA KHROUTCHEV venu a leur secour quand ils voulaient recuperer le canal de Suez..

  • permalien K. :
    16 avril 2009 @19h27   « »

    Un article prémonitoire de Azmi Bishara le 26 Mars dernier : Pour chaque saison ses hommes et ses gouvernements.

    L’auteur rappelle la tentative de coup d’Etat contre le gouvernement d’unité nationale et la majorité législative élue dans la bande de Gaza, par les hommes de Abbas en 2007 et les évènements de Mai 2008 déclenchés par Saniora et ses hommes au Liban.

    ...dans ces régimes, émergent des hommes politiques, des intellectuels et des gens des médias qui sont prêts à prendre part à la "lutte" pour résister à la résistance, aux côtés d’Israël et des États-Unis. Bien sûr, la structure et la culture de ces régimes et de leurs adeptes sont en contradiction totale avec la notion de résistance (..). Ils ne sont pas construits pour lutter, que ce soit pour eux-mêmes ou pour les États-Unis et Israël.

    C’est cette différence qui les distingue, par exemple, (..) des forces fascistes (..) prêtes non seulement à combattre et à commettre des massacres, comme les forces anti-résistance actuelles, mais aussi à mourir au nom d’une cause sectaire, tout comme les forces fascistes en Italie et en Espagne durant la guerre civile espagnole dans les années 1930. Ce dévouement n’est plus. Il a été remplacé par un type d’engagement qui n’a aucun scrupule quand il s’agit de commettre des crimes, mais parle la langue de la soumission et de la déférence à l’argent et l’appât du gain.

  • permalien Anonyme 13 :
    16 avril 2009 @20h07   « »
    Reflexions sur l’extrême gauche et l’antisionisme : un débat intéressant

    Par Jean-Yves Camus, chercheur à l’Institut d’études internationales et stratégiques (IRIS)

    Voyons si certains vont se lancer dans le débat, à mon sens passionnant ?

  • permalien Anonyme 13 :
    16 avril 2009 @20h25   « »
    L’antisémitisme dans le monde arabo-musulman

    Par Jean-Yves Camus, chercheur à l’IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques).

    Une conférence lumineuse, inspirée par la raison, la mesure et une information très solide.

  • permalien Ana :
    16 avril 2009 @21h42   « »

    "Au bon vieux temps, les antisémites étaient des gens qui n’aimaient pas les juifs. De nos jours, les antisémites sont ceux que les juifs n’aiment pas."

    Le petit Atzmon illustré...

  • permalien Anonyme 13 :
    16 avril 2009 @21h44   « »
    L’antisémitisme d’extrême droite

    Par Jean-Yves Camus, chercheur à l’IRIS.
    L’héritage de l’Action Française, l’antisémitisme d’extrême droite, a été sous-estimé, et est une histoire qui reste à écrire.
    Il existe très fortement.
    A des liens et des va-et-vient entre l’antisémitisme d’extrême gauche et arabo-musulman islamiste principalement.

  • permalien Anonyme 13 :
    16 avril 2009 @21h45   « »
    s’aveugler

    Le bon aveugle illustré, Ana...

  • permalien Anonyme 13 :
    16 avril 2009 @21h50   « »

    Antisémitisme : Vocable ambigu. Bien que faisant dans une large mesure référence à des sentiments antijuifs, il donne l’impression que ces sentiments seraient motivés, ou orientés par des considérations raciales. Il faut insister sur ce fait : les juifs ne sont pas une race, ils ne constituent nul continuum racial. Par conséquent, personne ne hait les juifs en raison de leur race ou de leur identité ethnique (puisque c’est impossible).

    Autrement dit : L’antisémitisme n’existe pas, mais est une réaction légitime aux crimes des Juifs et des Israeliens.

    Ana, svp, je vous le demande sincèrement, essayez d’écouter les conférences de Jean-Yves Camus. Après on peut en discuter.

    Vous ne partez des faits, vous vous voilez completement les yeux sur cette réalité bien triste.

  • permalien Ph. Arnaud :
    17 avril 2009 @00h05   « »

    A Anonyme 13

    L’antisémitisme d’extrême gauche, ça n’existe pas. C’est une notion incohérente en soi, comme « une glace chaude » ou « un cercle carré ». Si on est d’extrême gauche, on ne peut être antisémite (ou, plus largement, raciste) et si on est antisémite, on n’est pas d’extrême gauche.

    L’opposition à la politique d’Israël, voire à l’existence même d’Israël n’ont rien à voir avec l’antisémitisme. Lier les uns aux autres est une instrumentalisation grossière.

  • permalien Zulfikar :
    17 avril 2009 @00h49   « »

    Bonsoir à tous,

    J’aimerais revenir sur un passage du texte de Azmi Bishara, New US Thinking, que notre ami K. a posté.

    Azmi Bishara parle d’un changement tectonique de la géopolitique au Proche-Orient :

    Alors qu’ autrefois [à Khartoum en 1967], le Monde arabe vota pour les trois "non" - Pas de dialogue avec Israël, pas de reconnaissance d’Israël et pas de paix avec Israël -, il y a, dorénavant, trois "non" très différents souvent évoqués dans les discussions dans la région : Non au nucléaire iranien, non à la médiation iranienne et non à l’hégémonie iranienne.

    Bishara fait allusion à la résolution de Khartoum du 1er septembre 1967 affirmée entre les dirigeants de huit pays arabes suite à la guerre des Six Jours.

    Il évoquait la récente visite du sénateur John Kerry à Gaza, où ce dernier confiait que les pays arabes "modérés" coopéraient avec Israël d’une façon qui était encore inimaginable, il y a encore deux ans.

    Selon Azmi Bishara, la nouvelle administration pourra au mieux lancer une nouvelle "feuille de route" ; une perspective dont John Kerry était très optimiste vu la coopération des "arabes modérés".

    L’émergence de l’Iran permet un réalignement des "arabes modérés" en faveur d’Israël.

    Bishara, très lucidement, en tire les conséquences : la coopération stratégique entre les "modérés" et Israël précédera la paix. Il soulève la question suivante : pourquoi Israël chercherait-il une solution dès lors que les "arabes modérés" coopèrent stratégiquement contre un ennemi commun : l’Iran.

    La récente campagne médiatique égyptienne contre le Hezbollah entre tout naturellement dans ce cadre.

    Cette stratégie est risquée. Par exemple en Arabie Saoudite, les Chiites ne représentent que 20 % du total de la population saoudienne, mais ils représentent 75 % de la population des régions orientales riches en pétrole.

    Dans le Golfe, les chiites occupent les zones pétrolières. N’étant pas souvent majoritaires, ils sont, néanmoins, installés sur 70% des réserves pétrolières du monde arabe.

    La nouvelles stratégie US est à double tranchant.

    A bientôt.

  • permalien Tête d’épingle :
    17 avril 2009 @00h57   « »

    Zulfikar,

    Vous voulez donc dire que seuls les chiites ne se laissent pas prendre à ce jeu sur l’Iran ? La "menace perse" est-elle ancrée dans les masses arabes, ou ne s’agit-il que d’une tentative désespérée de la part des pays modérés en quête d’importance, comme par exemple l’affaire Egypte-Hezbollah ?

    J’ose espérer qu’un grand conflit sunnites-chiites n’est encore qu’un fantasme produit par quelques esprits délabrés...

  • permalien Anonyme 13 :
    17 avril 2009 @02h36   « »
    Par décret de votre bouche

    @ Ph. Arnaud

    Bah voyons...
    Avez-vous au moins eu la peine de voir la conférence Jean-Yves Camus, ou bien comme "ça n’existe pas, l’antisémitisme d’extrtême gauche", ça n’en vaut pas la peine.

    Comment le savez-vous que "ça n’existe pas" ? Par décret de votre ciel des idées ?

    Depuis Bakounine (par ailleurs grand esprit) ou Bernard Lazare, qui s’attaqueient à la "banque juive", aux groupes d’extrême gauche qui nient les chambres à gaz parce qu’elles servent la justification d’Israel (Roger Garaudy, par exemple), bien sûr l’antisémitisme d’extrême gauche, ça n’existe pas.

    Par décret de votre bouche sainte, et de votre sainte ignorance...

  • permalien Charles Martel :
    17 avril 2009 @08h16   « »

    @Ph. Arnaud

    L’antisémitisme d’extrême gauche, ça n’existe pas. C’est une notion incohérente en soi, comme « une glace chaude » ou « un cercle carré ». Si on est d’extrême gauche, on ne peut être antisémite (ou, plus largement, raciste) et si on est antisémite, on n’est pas d’extrême gauche.

    C’est oublier un peu vite le camarade Staline et sa politique des nationalités (déportation, meurtres de masses, famine... )dont ont pâtis de nombreux peuples, juifs, ukrainiens, polonais, tchétchènes, tatars de Crimée et bien d’autres encore.
    On peut être d’extrême gauche et raciste et antisémite.

  • permalien Zulfikar :
    17 avril 2009 @09h44   « »

    @ Tête d’épingle,

    Bonjour,

    Vous voulez donc dire que seuls les chiites ne se laissent pas prendre à ce jeu sur l’Iran ? La "menace perse" est-elle ancrée dans les masses arabes, ou ne s’agit-il que d’une tentative désespérée de la part des pays modérés en quête d’importance, comme par exemple l’affaire Egypte-Hezbollah ?

    Non, puisque comme je l’avais précisé dans un post précédent, la majorité des soldats irakiens sous Saddam étaient chiites et l’ont servi loyalement pendant la guerre Irak-Iran (1980-1988) ; même les membres du parti Baas le reconnaît. Et au Liban, par exemple, le Hezbollah ne fait pas l’unanimité parmi les Chiites. Cela se vérifie dans chaque famille.

    Je parlais surtout des nouveaux 3 "non" que Azmi Bishara a soulignés : "non au nucléaire iranien, non à la médiation iranienne dans la région et non à l’hégémonie iranienne" ; trois "non" qui viennent se substituer à ceux de Khartoum : Pas de paix avec Israël, pas de reconnaissance et pas de dialogue.

    Il est normal que l’Iran, nouvelle puissance émergente, cherche à étendre son influence ; c’est également le cas de la Turquie.

    Mais faut-il s’y opposer de cette manière ? Et sur le dos des Palestiniens, de surcroît.

    D’autre part, cette menace perse, comme on l’entend souvent, omet souvent un fait : au début de la Révolution islamique - qui n’est pas une - l’Iran avait imposé l’arabe comme seconde langue.

    Autre rappel, n’oublions pas que le Shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi (1919-1980) - allié d’Israël et véritable instigateur du programme nucléaire iranien - eut pour première femme, Fawzieh, soeur du roi égyptien Farouk Ier d’Égypte ( 1920 – 1965).

    On ne parlait pas alors de menace perse, ni de chiite/sunnite. Il est bon de s’en souvenir.

    Amicalement.

  • permalien Ph. Arnaud :
    17 avril 2009 @09h59   « »

    @ Charles Martel

    Staline (et l’URSS en général) et l’extrême gauche, ça n’a rien à voir. Ce sont deux réalités étrangères l’une à l’autre.

  • permalien Ph. Arnaud :
    17 avril 2009 @10h12   « »

    A Anonyme 13

    Bakounine et Bernard Lazare sont morts alors qu’Israël n’existait pas. Garaudy ne représente que lui-même. Trouvez-moi, dans les déclarations du PC, du NPA, de Lutte ouvrière, du Parti des travailleurs, du Parti de Gauche ou des anarchistes des déclarations étayant vos accusations d’antisémitisme.

    L’accusation d’antisémitisme est une instrumentalisation grossière visant à intimider les critiques contre Israël.

  • permalien Charles Martel :
    17 avril 2009 @11h32   « »

    @Ph. Arnaud

    « Staline (et l’URSS en général) et l’extrême gauche, ça n’a rien à voir. Ce sont deux réalités étrangères l’une à l’autre. »

    Si le communisme n’est pas d’extrême gauche, qu’est-ce qu’il est donc alors ? un régime de droite ? et donc de quoi est constitué l’extrême gauche ? J’ai du mal à vous suivre....

  • permalien Ph. Arnaud :
    17 avril 2009 @13h21   « »

    @ Charles Martel

    L’URSS n’était pas communiste (surtout pas !) et pas même socialiste. Lisez « Le siècle soviétique », de Moshe Lewin, publié en commun par Fayard et Le Monde diplomatique.

  • permalien Yann :
    17 avril 2009 @15h02   « »
    Discrimination sans frontière

    Les anarchistes - L’infréquentable Pierre-Joseph Proudhon

    (Edward Castleton, Le Monde diplomatique, Janvier 2009)

    "Si on laisse de côté certains aspects des conceptions de Proudhon (antiféminisme, misogynie, voire antisémitisme), hélas fréquents chez les socialistes du XIXe siècle, sa pensée demeure d’actualité."

    Israël n’existait pas encore. Qu’est ce que cela change, svp ?

    Cordialement,

  • permalien Momo :
    17 avril 2009 @15h34   « »

    L’URSS n’était pas communiste (surtout pas !) et pas même socialiste. Lisez « Le siècle soviétique », de Moshe Lewin, publié en commun par Fayard et Le Monde diplomatique.

    C’est marrant, de 1971 à 1991, tous les communistes le pensaient pourtant.

    Il est vrai que le bilan soviétique est un cadavre bien encombrant à assumer pour certains.

  • permalien Edouard :
    17 avril 2009 @15h57   « »
    Extrême gauche ? Vraiment ?

    C’est quoi se dire d’extrême-gauche ?
    C’est quoi être (et pas seulement paraître) d’extrême gauche ?
    C’et quoi vivre solidairement en militant d’extrême gauche, pas en paroles ou en manifs, mais dans son train de vie quotidien ?

    Parenthèses : sans le camarade Staline la résolution 181 ne serait toujours pas votée.
    Le plus jeune des 33 signataires de la déclaration d’indépendance était le représentant du PC arabo-juif

    Pour clarifier les échanges, mais rien n’est simple avec le vocable « juif » et ses dérivés, et c’est peut-être un cas unique encore une fois, nous devrions bannir de notre vocabulaire le mot « antisémitisme » et le laisser à nos « amis »

    Et le remplacer par un vocable désignant les gens contre les Juifs (la pseudo ethnie). Peut-être anti-Hébreux par référence à l’Hébreu nouveau des sionistes ou anti-israéliens juifs

    Et un autre vocable désignant les gens contre les juifs (la religion ou une de ses « chapelles » ou plutôt synagogues »). Anti-judaïsme ?

    Et encore peut-on être anti-sionisme, sans être anti-sionistes parce que votre spiritualité chrétienne ou autre vous interdit d’être contre des gens, mais vous permet seulement de vous battre contre leur idéologie pour autant que vous l’ayez bien cernée et qu’elle n’a pas été finalement « originalisé » ou « personnalisé » » par un individu ou un petit groupe d’individus

    On oublie souvent qu’il y avait des sionistes et sionismes d’extrême-droite comme d’extrême-gauche et des nuances intermédiaires théoriques ou effectives intermédiaires de 1940 à 1947 en particulier.

    Il y a eu des sionistes qui étaient sincèrement sinon absolument ( ?) contre l’expulsion des autochtones arabes.

    Dire "les sionistes", c’est de fait injustement globalisant et fallacieux, voire trompeur"

  • permalien heptones :
    17 avril 2009 @19h06   « »

    Edouard
    Dire "les sionistes", c’est de fait injustement globalisant et fallacieux, voire trompeur"....

    je viens chez toi je te chasse pas je veux juste squatter le salon c’est cool ? je ne suis pas méchant....

    tu reflechis deux secondes et tu me trouveras des justifications à ce signe evident de justice...meme si tu veux "cohabiter" mais pas avec les mêmes droits....

    le pire de tout c’est que peu de gens prennent le temps de lire Herzl ..ils comprendraient tout de suite que le sionisme n’est pas autre chose que du colonialime fait pour des elites et que le peuple ne compte pas....pas même le peuple juif...

  • permalien Abou-Y :
    17 avril 2009 @19h40   « »

    Le régime égyptien est en pleine déconfiture, à l’image du reste du monde arabe. Le Hezbollah a en fait démontré ce que les peuples arabes savaient déjà : avec des convictions et de la détermination, vaincre une armée puissante est à la portée d’un groupe d’hommes intègres. le peuple libanais toute tendance confondue est resté soudé derrière eux malgré la pression des bombardements, ce qui explique leur popularité dans le reste de peuples arabes saturés de défaites humiliantes depuis l’époque coloniale. Le régime de Moubarak ne peut supporter ce qui peut bouleverser l’équilibre qu’il amis en place : corruption et soumission. Le Hamas autre groupe mais sunnite, à la faveur de l’attaque israélienne s’appretait à renouveler l’exploit. Encore une fois c’est Israël qui donne l’occasion de sa déconfiture ainsi que celle des régimes égyptien et saoudiens qui la soutenait.
    L’animosité de régime Moubarak est donc " légitime", n’appréciant pas d’être mis a nu.

  • permalien Ph. Arnaud :
    17 avril 2009 @19h40   « »

    @ Momo

    L’opinion des communistes sur l’URSS ou rien, c’est la même chose. Une croyance peut être partagée par une partie (voire par la totalité) des gens sans, pour autant, devenir réalité. Jusqu’au XVIe siècle, tout le monde a cru que la Terre était plate : cela a-t-il changé quelque chose à sa sphéricité ?

    Il ne peut pas y avoir d’antisémitisme d’extrême gauche. La gauche professe l’égalité des individus et le primat des structures sociales sur l’inné (et le professe d’autant plus qu’elle est plus à gauche). Ce qui est strictement contradictoire avec le racisme (et avec la branche du racisme qu’est l’antisémitisme), qui subsume l’individu sous l’espèce et attribue au sujet (juif en l’occurrence) un ensemble de caractères qui écrasent ses particularités en tant qu’individu.

    Le seul véritable antisémitisme qui ait existé en France a duré un peu plus d’un demi-siècle, de 1894 (début de l’Affaire Dreyfus) jusqu’en 1953 (conclusion de l’affaire Finaly). Ce fut un antisémitisme massif, répandu dans toutes les strates de la société, dans toutes les régions, dans tous les milieux. Ce fut un antisémitisme « raisonné » (ou, plutôt, raisonneur) disposant de puis-sant relais sociaux, de journaux, d’académiciens, d’élus. Ce fut un antisémitisme d’extrême droite (voire, pour une part, de droite). Si vous voulez, aujourd’hui, trouver une opposition à la politique israélienne qui soit aussi antisémite, allez la chercher chez Le Pen…

  • permalien bugsan :
    17 avril 2009 @23h42   « »

    @Ph. Arnaud
    "Jusqu’au XVIe siècle, tout le monde a cru que la Terre était plate : cela a-t-il changé quelque chose à sa sphéricité ?"

    C’est complètement faux. Encore une idée reçue. Tous les scientifiques depuis l’antiquité savent que la terre est ronde. La platitude de la terre n’était qu’un dogme religieux.
    Platon au IVe siècle avant J.C. l’avait déduit, tout comme Aristote...

    http://philo.pourtous.free.fr/Artic...

  • permalien l’inconnue de 23 h 53 :
    17 avril 2009 @23h54   « »

    La Commune de Paris est un évènement-culte. Du fond de la défaite de 1870, la liberté a surgi dans la ville-lumière.
    Les acteurs de cet évènement, les communards, sont donc forcément des héros citoyens.

    Et puis les années passent…
    En 1878, une bonne partie des Communards déportés en Nouvelle Calédonie participent à la répression des révoltes kanaks, aux côtés des troupes coloniales.
    A partir de 1886, plusieurs d’entre eux sont les animateurs du boulangisme, et en font un populisme de gauche, insurrectionnel et xénophobe.
    Par la suite, ils élaborent un socialisme national. Au moment de l’affaire Dreyfus, on les retrouve dans les rangs de l’antisémitisme militant.

    Le socialisme national et l’antisémitisme des communards sont bien attestés. Ils auront une postérité. Selon Zeev Sternhell et Marc Crapez (voir sources, ci-dessous), ils font partie des bêtes immondes qui ont engendré le fascisme français.

    http://contreculture.org/AT_Communa...

    Blanqui (Auguste) : ..... le plus célèbre des antisémites

    CLUSERET (Gustave Paul) Député boulangiste du Var. Antisémite militant.

    GRANDIER (Albert) raciste

    HUGUES (Clovis) antisemite

    HUMBERT (Alphonse) antisémite -

    LAFARGUE (Paul) antisémite

    MALON (Benoît) antisémite

    MASSARD (Emile) antisémite

    MICHEL (Louise) antisemite militante

    MILLOT (J.E.) antisemite

    PLACE (Henri)
    (dit VERLET) antisémite

    REGNARD (Albert) antisémite de choc

    R0CHEFORT (Henri) antisémite militant

    ROUANET (Gustave) antisémite admiratif

    TRIDON (Gustave) antisémite forcené

  • permalien Yann :
    18 avril 2009 @00h07   « »

    @ Ph. Arnaud,

    Comment expliquez-vous que les socialistes du XIXe siècle avaient (fréquemment) des tendances antisémites ?

    Cela m’interpelle...

    Cordialement,

  • permalien Matthieu :
    18 avril 2009 @00h17   « »

    @Yann,

    Ils en avaient surtout contre la haute bourgeoisie. Le cas de Rothschild est bien connu.

    @Zulfikar,

    Cher ami,

    Etes-vous certain que le Hezbollah ne soit pas allé trop loin avec l’Egypte ?

    Très amicalement.

    P.s. : Je suis bien content que vous soyez de retour

  • permalien Ph. Arnaud :
    18 avril 2009 @00h32   « »

    @ bugsan

    « C’est complètement faux. Encore une idée reçue. Tous les scientifiques depuis l’antiquité savent que la terre est ronde. La platitude de la terre n’était qu’un dogme religieux. Platon au IVe siècle avant J.C. l’avait déduit, tout comme Aristote... ».

    Argument spécieux : à jeter au panier. L’exemple le plus connu en est celui des Vikings découvreurs de l’Amérique. Un jour que nous disions à notre professeur d’histoire de terminale que les Scandinaves avaient abouti au Nouveau Monde bien avant Christophe Colomb, celui-ci nous avait rétorqué : « C’est parfaitement exact. Mais on s’en fiche, car ça n’a aucune importance ! ». Et, effectivement, il n’en est résulté que l’éloignement de certaines zones de pêche ou de chasse pour quelques peuplades obscures du Grand Nord, parfaitement marginales et qui n’en ont rien dit à personne.

    La véritable découverte de l’Amérique n’a eu lieu qu’à la date indiquée, en 1492, car elle a touché les seuls pays qui comptaient, peuplés, riches, puissants, ayant de multiples relations avec tous leurs voisins. C’est à partir de ce moment-là que cette connaissance a pénétré dans la masse (j’insiste bien sur ce mot) et qu’elle a modifié et les genres de vie (par l’introduction croisée de ressources animales, végétales, microbiennes), par l’afflux de métaux précieux et par la modification radicale de la politique des puissances littorales de l’Atlantique (Espagne, Portugal, Pays-Bas, Angleterre, France). Du jour où Christophe Colomb accomplit son premier voyage, toute la vie de l’Europe en fut transformée à jamais. Les spéculations de Platon, d’Aristote, d’Erathostène ou de Poseidonios d’Apamée, en revanche, laissaient (à juste titre) tout le monde indifférent…

    C’est la preuve physique, politique, rapportée par des témoins oculaires (Sébastien del Cano et ses successeurs) de la sphéricité de la Terre qui a été déterminante, pas les spéculations des Anciens.

  • permalien Anonyme 13 :
    18 avril 2009 @00h42   « »

    Encore une fois, il ne s’agit pas d’exagérer un phénomène.
    La liste "Antisioniste" pour les Européennes ne devrait pas faire de gros scores, même si peut-être certains d’entre nos interbloggers mettront urne sur cette liste.

    Mais nier qu’il existe un antisémitisme de gauche et d’extrême gauche, pire, nier qu’il existe un antisémitisme actuel en France, est une aberration, qu’il n’est pas compréhensible d’entendre sur un site soi-disant éclairé. Si c’est cela être un bon lecteur du Diplo, celui-ci a bien du souci à se faire pour sa probité. Car un journal écrit pour des lecteurs.

    Il n’est pas question de dire que toute extrême gauche est antisémite, pas du tout, ni même que tout antisionisme soit passé vers l’antisémitisme.
    Il s’agit, platement, d’avancer quelques faits évidents pour tous.

    Mais si cela est si difficile à entendre...

  • permalien Ph. Arnaud :
    18 avril 2009 @01h09   « »

    A Yann

    L’objection que vous soulevez est assez fréquente. On cite aussi (et l’extrême droite ne s’en prive pas) le cas de tous les Républicains – voire des socialistes – de la IIIe République qui furent colonialistes (j’ai même lu les noms de Marx et d’Engels qui auraient approuvé la colonisa-tion de l’Algérie). De même nombre de révolutionnaires ou de républicains furent antiféministes – Olympe de Gouges, par exemple, fut guillotinée par les Montagnards. Et il est très possible que les Communards aient été racistes ou antisémites.

    Mais cela n’est pas un problème : l’élargissement du concept d’égalité – et, plus largement, celui des acceptions de la notion de gauche – s’est faite par cercles concentriques, à partir du noyau initial (celui des Révolutionnaires de 1789 et de leurs successeurs du XIXe siècle). Leur énergie s’est d’abord concentrée contre les premières classes dominantes responsables de l’oppression : l’aristocratie et l’Eglise d’Ancien Régime. Le sentiment que les bourgeois pouvaient aussi être oppresseurs ne s’est manifesté qu’après, lorsque la bourgeoisie eut triomphé de ces anciennes classes dominantes.

    Le sentiment que les hommes pouvaient aussi être oppresseurs vis-à-vis des femmes (et précisément dans les milieux ouvriers qui furent de toutes les révoltes du XIXe siècle : 1832, 1848, 1871…) n’accédait pas à la conscience puisque l’oppression la plus visible était celle du patron ou du grand propriétaire. De même, les soldats des expéditions coloniales ne se pensaient pas comme oppresseurs, car leur conscience n’était ancrée que dans le cadre national.

    Il est également très possible que l’antisémitisme populaire ait été dirigé contre le juif en tant que représentant du riche (c’est-à-dire de l’exploiteur). Au début, l’Affaire Dreyfus n’a guère ému la gauche : le capitaine était un militaire – donc le représentant de l’armée qui avait écrasé la Commune – et un bourgeois, donc un exploiteur potentiel.

    Il est anachronique d’accuser l’extrême gauche d’autrefois d’antisémitisme, de racisme ou d’antiféminisme, puisque ces notions ne se sont que progressivement ancrées dans la conscience de gauche comme partie intégrante de ce qu’il fallait combattre (sans d’ailleurs que la liste en soit close). Ainsi ai-je connu des militants syndicalistes, adhérents du PC, antiracistes, favorables au combat féministe… mais aussi férocement homophobes ! La notion de gauche est sans cesse à remanier, sans cesse à élargir…

    Cordialement

  • permalien K. :
    18 avril 2009 @01h28   « »

    Banco ! Pour Philip Weiss. Il avait compris que le Spengler de Asia Times n’était autre que l’antisémite “d’extrême-gauche” (reconverti au néoconisme) David P Goldman. Celui-ci avait appellé à “tuer le plus d’Arabes possible”, en particulier au nom "du droit divin des Juifs à régner sur Jerusalem."

  • permalien K. :
    18 avril 2009 @01h41   « »

    Puisque les digressions sont permises, il faudrait aussi parler de l’infect antisémitisme des Juifs de “gauche”, Finkielkraut, BHL, et Cie.

  • permalien Ph. Arnaud :
    18 avril 2009 @01h51   « »

    A Anonyme 13

    Si l’on définit l’esprit de gauche comme celui qui prône l’égalité des individus (c’est-à-dire, entre autres, qui pense que les qualités, aptitudes, tempéraments et défauts sont équitablement répartis selon les sexes et les latitudes), ainsi que la prééminence des facteurs acquis – c’est-à-dire en grande partie sociaux – sur les facteurs innés, alors il ne peut logiquement pas y avoir d’antisémitisme (ou, plus largement, de racisme) d’extrême gauche.

    L’essence du racisme, en effet, est de penser que l’individu s’efface derrière le groupe et que ce qui lie cet individu à ce groupe est plus fort, plus prégnant et plus déterminant que ce qui le lie à n’importe quel autre individu de la planète. Autrement dit, que (par exemple) les juifs ont plus de capacités à manier l’argent que les autres ou les Noirs à danser la samba ou à courir le 100 mètres. Si, comme homme de gauche, au contraire, je pense qu’il y a des juifs de toute sorte : des juifs riches et des juifs pauvres, des juifs taciturnes et des juifs volubiles, des juifs travailleurs et des juifs paresseux, des juifs trépidants et des juifs placides, etc., alors je ne peux être antisémite puisque je ne peux lier aucune qualité – ou aucun défaut à ce concept de « juif ».

    Trouvez-moi, à ce propos, dans les déclarations du PC, du NPA, de Lutte Ouvrière, du parti des travailleurs, du parti de gauche ou des anarchistes des déclarations étayant vos accusations d’antisémitisme.

    Il n’y a pas d’antisémitisme aujourd’hui en France, si on appelle antisémitisme les injures, insultes ou voies de fait perpétrés sur des juifs par des jeunes issus de l’immigration du tiers monde, et particulièrement, de l’immigration musulmane. Le seul véritable antisémitisme en France est allé des 60 ans qui séparent l’affaire Dreyfus de l’affaire Finaly. Cet antisémitisme a été un antisémitisme de droite, qui a touché toutes les classes de la société, tous les lieux de France, a eu des relais puissants dans l’Eglise, l’armée, la magistrature, les médias, l’Académie, les élus. Aujourd’hui, l’immigration d’origine musulmane est au bas de l’échelle sociale : elle n’a ni le pouvoir économique, ni le pouvoir politique, ni le pouvoir médiatique, ni le pouvoir fi-nancier, ni le pouvoir universitaire, ni le pouvoir administratif, ni le pouvoir judiciaire, ni le pouvoir militaire. Que peut son prétendu « antisémitisme » ? Rien, strictement rien…

    Quant à l’antisémitisme d’extrême droite, il ne dispose d’aucun relais médiatique, universitaire ou politique. Les sorties de Le Pen (pour scandaleuses qu’elles soient) sont microscopiques par rapport aux torrents de haine (jamais punis) des journaux d’avant-guerre…

  • permalien Ph. Arnaud :
    18 avril 2009 @01h56   « »

    A tous

    Après ça, j’arrête sur l’antisémitisme et je reviens au sujet du blog…

  • permalien Anonyme 13 :
    18 avril 2009 @02h44   « »
    Départ volontaire

    Devant tant de mauvaise foi (ou d’ignorance volontaire) et tant d’ignorance volontaire (ou de mauvaise foi), je ne peux rien dire.

    Il est vrai que lorsque l’on ne lit que les « media indépendants », on ne peut qu’être mieux « informés », et ne jamais être « intoxiqués » par leurs « mensonges » que déversent les media « dominants » dans la République.

    Il est vrai que si on ne lit que Le Monde diplomatique, on ne peut qu’être béni par la vérité divine en personnes, en papiers et en web 2.0.

    Sur ce, j’arrête avec ce blog. Et ce journal.

  • permalien Zulfikar :
    18 avril 2009 @09h48   « »

    @Matthieu,

    Cher Matthieu,

    Etes-vous certain que le Hezbollah ne soit pas allé trop loin avec l’Egypte ?

    Je pense que la réponse se trouve dans ces quelques lignes de l’article de M. Alain Gresh :

    « Un fait demeure et pose question : Chihab et ses camarades ont été arrêtés en Egypte le 19 novembre 2008, plus d’un mois avant la guerre israélienne contre Gaza, qui a commencé le 27 décembre. L’Egypte a rendu l’affaire publique le 8 avril et les observateurs s’interrogent : pourquoi ce délai ? » Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait durant la guerre contre Gaza, poursuit Moubayed, alors que Nasrallah accusait le gouvernement égyptien de prendre ses ordres des Etats-Unis et demandait l’ouverture du passage de Rafah ?

    Est-il vraiment allé trop loin ?

    Cela dit, le Hezbollah n’est pas un acteur régional et ne peut pas prétendre prendre la place de l’Egypte, dont la place dans la région était incontestable de par son histoire, ses luttes passées et le sacrifice de ses milliers de soldats avant qu’elle ne sombre en faisant la paix avec Israël - toute seule , en y allant seule - et en s’aliénant le Monde arabe. Si Sadate avait attendu ou eut la bonne idée d’emmener avec lui Yasser Arafat, le président syrien Assad, le roi d’Arabie Khaled, le roi Hussein de Jordanie etc., nous n’en serions pas là, aujourd’hui.

    Malgré cela, je suis convaincu qu’un jour ou l’autre l’Egypte abandonnera son rôle de laquais et de "postier". L’Egypte est irremplaçable. Le Hezbollah ne peut pas, n’a pas les moyens d’être un acteur régional.

    La vraie question, si tu permets, ce serait plutôt de se demander si c’est l ’Egypte qui est allée trop loin...En fermant le passage de Rafah, en coopérant avec le Mossad, en approvisionnant des soldats israéliens de nourriture ...et en ne disant mot sur les bombardements israéliens sur sa zone frontalière avec Gaza qui fit plusieurs mots égyptiens.

    Très amicalement.

    PS : Tes liens vidéos me font toujours marrer.

  • permalien K. :
    18 avril 2009 @13h16   « »

    Selon le WINEP, le Think-Tank du Likoud aux Etats-Unis :

    Les gesticulations actuelles de l’Egypte sont une réaction au rapprochement Iran/US et sont avant tout un signal destiné aux Etats-Unis.

    Nous (nous likkoudiens) devons tout faire pour que ces gesticulations deviennent plus amples, parce qu’elles freinent le rapprochement en question.

  • permalien Byblos :
    18 avril 2009 @21h19   « »

    J’ai « copié, collé » le mail suivant pour que d’autres commentateurs me rassurent sur l’état de ma vue et de mon cerveau. Ai-je bien lu qu’il faut libérer Gaza du Hamas ?

    Et pourquoi pas la France de Sarkozy, les USA d’Obama et, tant qu’à y être, la Palestine des sionistes ?

    Charles Martel :
    16 avril @14h01 «  »
    Il est grand temps que l’Égypte assure son rang dans la région et participe à l’éradication des mouvements terroristes qui la menacent elle aussi. Pourquoi ne participerait-elle pas à la gestion et à la sécurité de la bande de Gaza une fois celle-ci libérée du Hamas ?

  • permalien Lou :
    19 avril 2009 @00h04   « »

    Selon une source du département d’état US cité par Wayne Madsen et repris par Defensa

    "Nous ne pouvons pas aborder le programme nucléaire iranien sans nous pencher sur le programme d’armement nucléaire d’Israël."

    Ah bon, il faudra songer à prévenir certain dirigeant politique français !

  • permalien michel :
    19 avril 2009 @01h28   « »

    Pour revenir sur ces questions qui sortent du sujet de ce blog là, ces questions donc socialisme-antisemitisme, il y a eu et il y a toujours un amalgame qui se fait entre juif-riche-capitaliste-bourgeois, et donc parfois, être contre le capitalisme amène à être antisémite par l’effet de ce sophisme. C’est un amalgame, un sophisme. Les juifs sont riches, capitalistes, je n’aime pas le capitalisme, je n’aime pas les juifs. Beaucoup de socialistes français étaient racistes, phallocrates et antisémites. Bon. Les socialistes juifs du Bund ne vivaient pas en France la plupart du temps, les anarchistes juifs qui ont monté ( très sporadiquement) un ou des syndicats en palestine non plus. Il y a une histoire du socialisme français qui n’est pas la même que celle du socialisme russe ou anglais ou (hop) juif.
    Les races humaines n’existent pas. Des cultures oui.

  • permalien Jean-Marie :
    19 avril 2009 @05h59   « »
    Hors sujet ?

    Il semblerait bien que, quel que soit le thème (ou les thèmes) proposé aléatoirement (en fait de périodicité) en introduction par Alain Gresh

    - soit on en revient à la Palestine de façon plus ou moins direct
    - soit le sujet a relativement peu de succès en fait de commentaires

    Ne serait-il pas plus simple pour Monsieur Gresh et Anastasie, et pour nous, d’ouvrir, d’une part, un forum uniquement Palestine avec introduction par Alain Gresh de textes intéressants, et d’autre part, un forum plus globalement moyen-oriental ?

    Même si, bien évidemment, les deux sujets sont assez étroitement liés, sinon interdépendants.

  • permalien
    19 avril 2009 @11h18   « »

    @ Michel
    Dans ce cas-là, on devrait peut-être plutôt parler de "racisme de classe", ce que n’est pas l’antisémitisme.

  • permalien Yann :
    19 avril 2009 @13h47   « »

    Merci Ph. Arnaud.

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 avril 2009 @13h50   « »

    Je me demande pourquoi le gouvernement égyptien s’en prend au Hezbollah. Qu’il s’en prenne au Hamas est compréhensible, celui-ci est un mouvement issu des Frères musulmans égyptiens, et la bande de Gaza est directement contiguë à l’Egypte. Le Hezbollah est un mouvement chiite, libanais, et qui n’est jamais sorti de chez lui.

    Si le gouvernement égyptien devait s’en prendre militairement au Hezbollah, ses avions ou ses bateaux devraient passer au large des côtes israéliennes, ce qui ne pourrait se faire qu’avec l’autorisation tacite d’Israël.

  • permalien Zulfikar :
    19 avril 2009 @15h32   « »
    Le gouvernement égyptien contre le Hezbollah (1/2)

    @ notre ami Philippe Arnaud,

    Je ne crois pas que l’Egypte ait la force de projection nécessaire pour attaquer le Liban.

    Imaginons la scène : des soldats égyptiens essayant de débarquer à Beyrouth pendant que Gaza est sous blocus... Ah ! que les forces modérées arabes sont belles. Vu qu’un navire israélien a été coulé durant la guerre des 33 jours...Et comment la Ligue arabe va justifier ça. Aller bombarder la milice chiite - d’accord, mais arabe (ah ! tout de même) pendant que l’Egypte connaît des révoltes de ventres vides. Et que dire des victimes civiles égyptiennes tombées sous les « tirs amis » israéliens, lorsque ces derniers pilonnaient la frontière entre Gaza et l’Egypte. Quant au Hezbollah, il n’a jamais attenté à la vie d’un Egyptien. Ça va être dur à justifier.

    En réalité, ce qui inquiète l’Egypte et leurs alliés "modérés", c’est plutôt le modèle Hezbollah, c’est-à-dire une force asymétrique de 3000 hommes sur le terrain qui a mis en échec Israël, un monstre de puissance militaire. Cette "victoire" - non-défaite - a remué l’ensemble des masses arabes et ébranlé le mythe de l’armée invincible israélienne.

    Dès lors, qui peut parier sur un régime arabe corrompu face une guérilla locale et l’appui des masses populaires ? Les Egyptiens et leurs alliés l’ont bien compris ; d’où, à mon humble avis, cette chasse aux sorcières actuelle et à la mutation des 3 "non" de Khartoum en 3 "non" à l’Iran.

    Remarquez, cher Philippe Arnaud, l’Etat de délabrement ou de déliquescence (comme l’avait introduit notre ami K.), c’est de constater que les régimes arabes sont devenus des Etats patrimoniaux : le pouvoir s’hérite.

    Et comme vous avez le sens de l’humour, je dirais que notre modèle de SCI (Société Civile immobilière) devrait être exportable de ce côté-ci de la Méditerranée - vu que l’avion Rafale a beaucoup de mal à s’imposer ; idem pour l’Union de la Méditerranée si chère au président Sarkozy.

    Tout ce cirque pour préparer Gamal Moubarak, rejeton de Hosni Moubarak, à succéder à son père. Même chose en Libye et en Syrie. Et que dire de l’Arabie Saoudite...En excellent géographe que vous êtes, je ne crois pas me tromper en affirmant que, généralement, ce sont les peuples et indigènes vivant sur un territoire ou sa géographie qui donne son nom à un pays... Sauf pour l’Arabie Saoudite...du nom de la famille Saoud. Ah ! la modération, quand tu nous tiens.

  • permalien Zulfikar :
    19 avril 2009 @15h33   « »
    Le gouvernement égyptien contre le Hezbollah (2/2)

    D’autant plus, que le droit des Affaires français est le seul au monde - je ne pense pas me tromper - qui permette le démembrement de la propriété, usufruit et nue-propriété. [ Il y a démembrement de propriété quand la propriété d’un bien est divisée entre d’une part un usufruitier, qui possède le droit d’utiliser le bien et d’en percevoir les éventuels revenus, et d’autre part un nu-propriétaire. Au décès de l’usufruitier, le nu-propriétaire récupère alors la pleine et entière propriété au terme du délai fixé.] Je précise pour ceux qui ne vivent pas en France.

    Ce serait sympa de l’adopter comme étape intermédiaire à la démocratie.

    D’autant plus, que le droit des Affaires français est le seul au monde - je ne pense pas me tromper - soit le seul à démembrer la propriété, usufruit et nue-propriété. [ Il y a démembrement de propriété quand la propriété d’un bien est divisée entre d’une part un usufruitier, qui possède le droit d’utiliser le bien et d’en percevoir les éventuels revenus, et d’autre part un nu-propriétaire. Au décès de l’usufruitier, le nu-propriétaire récupère alors la pleine et entière propriété au terme du délai fixé.] Je précise pour ceux qui ne vivent pas en France.

    Pardon pour cette digression teintée d’ironie, cher Philippe Arnaud, mais c’était pour souligner l’état calamiteux des régimes arabes. Au moins le Hezbollah et le Hamas ont une légitimité sanctionnée par les urnes, et c’est bien cela le problème pour ces régimes corrompus.

    Très amicalement.

  • permalien
    19 avril 2009 @15h58   « »
    Promenons-nous dans les bois ....

    ... pendant qu’Anastasie n’y est pas ;-))))

    http://www.oulala.net/Portail/spip....

    Il faut bien qu’Anastasie prenne ses jours de repos légaux hebdomadaires ;-)))

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 avril 2009 @17h20   « »

    @ Zulfikar

    Je vous remercie de votre fort sympathique billet. Je me permets à mon tour de vous retourner une amabilité (ainsi qu’aux autres habitués de ce blog). Je suis en train de lire « L’Histoire des croisades » de Steven Runciman (Tallandier, Paris, 2006, 1279 pages). Il s’agit d’une refonte et réimpression d’un livre ayant été écrit il y a une soixantaine d’années.

    [J’ajoute qu’il ne coûte que 35 euros pour 1,3 kg, ce qui le met à moins de 27 euros le kilo, c’est-à-dire à un prix bien moindre que le foie gras Auchan (4,72 euros les 100 g), pourtant le moins cher des foies gras actuellement sur le marché. Songez-y lorsque vous opérerez un arbitrage entre vos achats].

    Certes, ayant été écrit en 1950, c’est un ouvrage encore « traditionnel », plutôt narratif, rédigé à la manière de René Grousset, c’est-à-dire plus marqué par l’événementiel que par l’école des Annales. Mais c’est une bonne base pour les faits.

    En quoi est-il intéressant, et spécialement pour le sujet de ce blog (hostilité de l’Egypte au Hezbollah) ? En ce qu’on découvre qu’à l’époque (déjà !) la prise de Jérusalem ainsi que l’établissement des divers Etats francs (comté d’Edesse, principauté d’Antioche, royaume de Jérusalem) furent grandement facilités par les dissensions des musulmans entre eux, et, notamment par les rivalités des Fatimides d’Egypte ( !) avec les Turcs. Il est vrai aussi que les haines ne manquèrent pas entre les chrétiens, non seulement entre Byzantins et Occidentaux, mais aussi entre Occidentaux, sur le sol même de la Palestine.

    Très cordialement.

  • permalien K. :
    19 avril 2009 @18h17   « »

    L’Edition en arabe du quotidien du gouvernement egyptien Al-Ahram (soit dit en passant, a-t-on remarqué l’énorme différence de ton avec l’édition en anglais qui de plus n’a même pas abordé le conflit actuel ?) a défini hier « l’axe du mal arabe » (il a au moins le mérite d’être multi-confessionnel) nous apprend Ynet : en dehors du Hezbollah, il y a sans surprise la Syrie, mais aussi le Qatar, les Frères Musulmans et ... al-Jazira.

  • permalien une bille :
    19 avril 2009 @18h23   « »
    Michel (Louise) antisémite militante ,interprété par l’inconnue de 23 h 53

    Le 28 février 2004, la qualité d’illustre montmartroise de Louise Michel a fait que son nom a été donné au grand square Willette, situé au pied du Sacré-Coeur et débaptisé suite à une délibération du Conseil de Paris qui souhaitait sanctionner l’engagement antisémite du dessinateur.

    En Occident, le gros du prolétariat juif fut employé dans l’habillement, dans les métiers de soustraitance. Ce fut le sweating system(1) : de petits patrons juifs exploitaient les derniers arrivants dans des conditions extrêmes. Ils travaillaient dans des taudis pour des salaires de misère, de l’aube au soir. Louise Michel parla de l’East Endde Londres comme du « cloaque de l’humanité ».

    Lycée Louise Michel Ressources sur la Shoah et l’antisémitisme en Anglais.

    Merci de nous avoir alerté, l’inconnue de 23 h 53 !

  • permalien une bille :
    19 avril 2009 @18h33   « »
    "Hitler ? connait pas", interprèté par l’inconnue de 23 h 53

    L’inconnue de 23 h 53 : « Blanqui (Auguste) : ..... le plus célèbre des antisémites ».

    Hitler va faire la gueule.

    Non seulement c’est malhonnête, mais c’est tout de même un peu haineux tout ça... non ?

  • permalien l’inconnue de 23h33 :
    19 avril 2009 @23h32   « »

    la réalité de l’antisémitisme de gauche fait peur...mais pas honte.

    à voir absolument.
    http://www.youtube.com/watch?v=8szn...

  • permalien Matthieu :
    19 avril 2009 @23h42   « »

    @Zulfikar,

    Excellent le coup de l’exportation de la Société Civile Immobilière (SCI) à Hosni Moubarak. Il est vrai que c’est un des outils privilégiés pour la transmission des biens patrimoniaux. LOL VERY MUCH !!!

    Méga amicalement.

  • permalien l’inconnue de 23h58 :
    19 avril 2009 @23h58   « »

    La plupart des progressistes n’ont rien dit lorsque, le 31 décembre, la déléguée de la Palestine à Bruxelles, Leïla Shahid, a été chahutée par des musulmans réactionnaires, la traitant d’"occidentalisée". Ils n’ont rien dit lorsque, le 11 janvier, des groupes bien encadrés ont donné au grand défilé pro-palestinien, une tonalité trop souvent pro-Hamas et intégriste. Ils n’ont rien dit face aux dizaines de pancartes nazifiant l’étoile de David. Ils n’ont rien dit, pendant des années, lorsque les roquettes du Hamas s’abattaient sur Israël. Ils n’ont rien dit quand l’Iran des "fous de Dieu" instrumentalisait la juste cause palestinienne. Ils n’ont rien dit quand le Hamas, soucieux de créer un vrai Etat islamiste, reléguait dans l’ombre les femmes de Gaza. Ils n’ont rien dit lorsque le Hamas assassinait les opposants palestiniens à sa ligne islamiste. Ils n’ont rien dit lorsque Dieudonné, l’ami de Jean-Marie Le Pen, proférait des injures antisémites contre l’animateur-humoriste, Arthur. Ils ne disent toujours rien quand, aujourd’hui, les spectacles de ce même Arthur sont perturbés par des manifestants anti-israéliens. Ils n’ont pas davantage protesté lorsque, il y a deux semaines, la direction de La Cambre et du Centre international pour la ville, l’architecture et le paysage (CIVA), (Belgique) ont déprogrammé, moins d’un mois avant son inauguration, l’exposition "La Ville blanche, le mouvement moderne à Tel-Aviv". Une véritable censure, apparemment "justifiée" par le soutien à cet exposition, de l’Ambassade d’Israël. La gauche s’est tue dans toutes les langues.

  • permalien Yvan :
    20 avril 2009 @07h24   « »

    Réduire le conflit entre un parti libanais, et un pays du Proche Orient à un incident régional, serait ignorer le monde dans lequel nous vivons.

    Si l’incident comme le montre A. Gresh a été soigneusement choisi développé et entretenu, c’est qu’il se produit à un moment où l’économie US (et de ses avatars) entraine le monde dans une "spirale corrective". Et comme le rappelle Gilles Bonafi en citant Thomas Friedman : « La main cachée qui tire les ficelles du marché a besoin d’un poing caché pour être efficace. McDonald’s ne saurait prospérer sans McDonnell Douglas... Et le poing caché qui assure un monde propice au développement des technologies de la Silicon Valley, c’est l’armée, les forces aériennes, la Marine et le Marine Corps américains ».

    Ainsi "la mise sur le feu", de petits brouets de discordes ethno-racio-religio-indentitaires, fait parti de la cuisine indispensable, devient l’aliment d’un complexe militaro-industriel livré à l’ingratitude des marchés, ce que Gilles Bonafi rappelle dans sa conclusion :

    « La solution classique consiste à provoquer un gros conflit mondial, en attisant les haines, ce qui permet de se débarrasser des chômeurs et des stocks d’armes et ensuite de reconstruire. J’invite d’ailleurs ceux qui tiennent des propos virulents envers Israël ou les arabes à avoir en tête cet axe d’analyse. Le sentiment diffus que quelque chose de très grave est en préparation est omniprésent. »

    Ike avait prévenu.

  • permalien Sakhra :
    20 avril 2009 @08h22   « »

    @ Zulficar,

    Salam,

    Vous proposez le démembrement du droit de propriété comme étape transitoire vers la démocratie dans les pays Arabes.
    Le problème c’est que les Etats de ces pays ont été "privatisés" par les détenteurs du pouvoir, c’est-à-dire, que ces détenteurs cumulent entre leurs mains et l’usufruit et la nue-propriété.
    C’est ainsi qu’ils se permettent de les transmettre en héritage à leurs ayant-droits.

    La solution ?Rendre leurs droits aux véritables titulaires :les peuples ! Mais pour le moment, ces peuples sont occupés à "survivre"difficilement.

    C’est pourquoi aussi toute opposition dans nos pays est diabolisée, et le pouvoir la présente comme opposition à l’Etat , donc comme la pire des trahisons

    Pour finir, les gesticulations douteuses de Moubarek contre le Hezbollah,est , je pense, à mettre sur la "déception des Pays arabes "modérés", qui avaient été missionnés pour présenter l’Iran comme le seul et véritable ennemi des Arabes( Israel n’étant plus cet ennemi )et qui se sentent floués par leurs "alliés" qui ont l’air de changer de position envers l’Iran(même, si dans les faits , rien de tangible).
    Moubarek veut donc rappeler que dans la région, c’est l’Iran le danger, et semble s’allier objectivement au gouvernement d’extrême droite d’Israel, et le Hezbollah est présenté comme "la main de l’Iran".

    Une autre menace nous est présentée, pour justifier ce danger : le chiisme, que l’Iran serait entrain de propager pour étendre son influence : le Maroc a justifié sa rupture des relations diplomatiques avec ce pays par cet argument qui ne peut convaincre même le plus débile des Arabes sunnites.

    Amicalement.

  • permalien Zulfikar :
    20 avril 2009 @09h47   « »

    @ Sakhra,

    Vous proposez le démembrement du droit de propriété comme étape transitoire vers la démocratie dans les pays Arabes. Le problème c’est que les Etats de ces pays ont été "privatisés" par les détenteurs du pouvoir, c’est-à-dire, que ces détenteurs cumulent entre leurs mains et l’usufruit et la nue-propriété. C’est ainsi qu’ils se permettent de les transmettre en héritage à leurs ayant-droits.

    Chère Sakhra,

    C’était de l’ironie, et je l’avais bien précisé à notre ami Philippe Arnaud. Je ne faisais qu’exprimer ma consternation face à l’évolution actuelle.

    Le problème, c’est que la seule alternative, aujourd’hui, est l’islam politique. Le pouvoir étant confisqué, il n’y a pas un pluralisme qui permettrait comme dans tout pays ayant des institutions dignes de ce nom, d’exprimer la diversité des opinions. Et beaucoup dans les pays arabes en sont conscients de ce problème. l’islam politique, pourquoi pas , mais à condition qu’il y ait aussi d’autres courants qui puissent représenter les aspirations de tous.

    Amicalement

  • permalien Momo :
    20 avril 2009 @17h02   « »

    L’opinion des communistes sur l’URSS ou rien, c’est la même chose. Une croyance peut être partagée par une partie (voire par la totalité) des gens sans, pour autant, devenir réalité. Jusqu’au XVIe siècle, tout le monde a cru que la Terre était plate : cela a-t-il changé quelque chose à sa sphéricité ?

    Voulez vous dire au terme de cette démonstration que le communisme est une croyance aussi délirante que la "terre plate" ?

    Ou que des centaines de millions de gens ont "changé" de définition du communisme en décembre 1991 ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 avril 2009 @17h27   « »

    @ Momo

    1. Le communisme n’est ni une « croyance », ni un concept « délirant ».
    2. Le régime qui a existé en URSS n’a jamais été, par les communistes, appelé « communiste », mais socialiste – ce dont il était encore loin, à ne s’en tenir qu’à sa description.
    3. Je n’ai jamais été communiste, et, si ma vie était à recommencer, je ne le serais certainement pas.

  • permalien Tête d’épingle :
    20 avril 2009 @21h01   « »

    Et bien, la conférence anti-racisme a bien commencé. Lorsque que je vois la liste des anciens et nouveaux boycotteurs, j’ai une pensée plutôt provocatrice qui me vient à l’esprit.

    Mais la plame de la clownerie n’est pas à attribuer à Ahmadinejad, ni même aux trois puérils manifestants, mais plutôt aux députés ayant quitté leur place...

    Je me demande quelles seront les conséquences de cette conférence.

  • permalien Yvan :
    21 avril 2009 @10h44   « »
    Entre gouvernement égyptien et le Hezbollah

    Ce matin sur France Inter, Bernard Guetta a enrichi la définition de l’antisémitisme en déclarant :

    « Quand on « prend prétexte » d’un fait, c’est qu’il est avéré. Quand on « abuse », de l’Holocauste - mot qu’il a bel et bien employé - c’est qu’il a bien eu lieu. Hier, à Genève, non seulement Mahmoud Ahmadinejad a brandi, à l’appui de son réquisitoire contre les puissances occidentales, une réalité qu’il qualifiait, avant, de mythe, non seulement il a attribué au Conseil de sécurité la création de l’Etat israélien alors qu’elle a été votée par l’Assemblée générale de l’Onu, par une majorité de l’ensemble de ses membres, mais il a purement et simplement inventé des « expéditions militaires » qu’aucun membre du Conseil de sécurité n’a jamais organisées pour créer Israël. »

    Donc ne pas être négationniste est aussi de l’antisémitisme.

    Le grand géo-politicien joignait sa voix à celles de la chorale de la rédaction de France Inter qui depuis quelques jours mène une campagne originale qui n’est pas sans rappeler les litanies que des radios algériennes aboyaient contre Hassan II pendant la guerre du Sahara Occidental.

    Le Petit Atzmon est déjà dépassé, on peut raisonnablement s’attendre à une prochaine étape par une extension de l’antisémitisme vers le monde végétal ou pourquoi pas minéral.

    Quoiqu’il en soit pour France Inter, les choses sont claires. La radio se met sous la protection de l’OTAN dans sa campagne de décrédibilisation de l’ONU.

  • permalien Tête d’épingle :
    21 avril 2009 @11h34   « »

    « A la fin de la deuxième guerre mondiale, prenant prétexte des souffrances juives ils (les Européens, ndlr) ont eu recours aux moyens militaires pour créer une nation de sans abris. Ils ont envoyé des migrants d’Europe et des Etats unis et d’autres parties du monde afin d’établir un gouvernement totalement raciste dans la Palestine occupée »

    Voici les paroles qui ont fait réagir les nations protectrices (?) de la démocratie et des Droits de l’Homme. Vrai ou pas, je ne vois pas en quoi il y a de l’antisémitisme là-dedans, à moins bien entendu que le mot antisémitisme désigne la critique des Européens.

    Enfin, après "Israël doit être rayé de la carte", on peu s’attendre à n’importe quelle traduction de la part de notre presse si libre... Par ailleurs, je ne me rappelle pas avoir entendu une réaction pareille à propos du discours de Sarkozy sur l’Afrique, pourtant des milliers de fois plus scandaleux, transpirant les clichés et pire encore.

  • permalien Zulfikar :
    21 avril 2009 @14h31   « »

    Bonjour à tous,

    Israël va acquérir un système américain d’interception de roquettes, le Vulcan-Phalanx system, pour défendre les localités du sud d’Israël contre les tirs de ces engins à partir de la bande de Gaza, a annoncé mardi le ministre de la Défense Ehud Barak.

    L’Agence France Press (AFP) précise :

    Ce système est déjà utilisé par les marines américaines et israéliennes pour assurer la protection de navires. Ce système a également une version terrestre avec des canons qui peuvent tirer jusqu’à 4.000 obus par minute. Ce système revient à 25 millions de dollars l’unité. (...)

    M. Barak a l’intention de demander au secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, lors d’une visite prévue en juin à Washington, d’en fournir à Israël au moins un, le plus rapidement possible. Si M. Gates donne son feu vert, un exemplaire du Vulcan-Phalanx pourrait être livré cet hiver à l’Etat hébreu.

    On verra bien si l’administration Obama est vraiment sérieuse sur son engagement pour la paix...en attendant la réponse du secrétaire d’État Gates.

    La blague du jour : Knesset speaker on Ahmadinejad : World has witnessed the return of Hitler (Haaretz)

    Reuven Rivlin, le tout nouveau président du Parlement israélien, a déclaré à propos d’Ahmadinejad : le monde entier a assisté au retour d’Adolphe Hitler.....Bonjour l’angoisse !!!

    A bientôt.

  • permalien Zulfikar :
    21 avril 2009 @15h40   « »

    Je voulais juste ajouter que je ne croirai pas qu’Ahmadinejad soit le nouvel Hitler...tant que Time Magazine ne l’aura pas choisi comme Homme de l’année !

    Read you next week.

  • permalien Sakhra :
    21 avril 2009 @16h24   « »

    Quel manque d’imagination !!

    Tour à tour, Nasser a été désigné comme le nouvel Hitler, puis c’était le tour de Saddam, le Hitler numéro 2, et maintenamt Ahmadinadjad ? le Hitler numéro 3 , et au suivant !!!!!

    On essaie surtout de faire oublier le problème fondamental : l’Etat palestinien et les massacres de Ghaza,alors, on hurle au loup, en croyant que la réalité du colonialisme israélien sera moins audible...Mais ,ceux qui détiennent la force nue et brutale oublient que : LE DROIT(dans le sens d’équité et de justice ) FINIT TOUJOURS PAR TRIOMPHER CONTRE LA FORCE.

    Yvan fait de curieuses comparaisons entre France Inter et les radios algériennes !!!tout de même....

    Cordialement.

  • permalien Yvan :
    21 avril 2009 @17h55   « »

    @Sakhra, je ne parlais pas de la RTA (ni de radio Super Roma d’ailleurs), mais des radios pirates berbères qui émettaient depuis l’Algérie vers le Maroc.

  • permalien K. :
    21 avril 2009 @19h12   « »

    The Economist, 26 Mars 2009 :

    « À l’intérieur de l’Égypte, en attendant, les opposants de l’octogénaire Moubarak ont monté une campagne étonnamment efficace de contestation du principal accord commercial du le pays. Signé en 2005, il engage l’Egypte à l’exportation de gaz naturel vers Israël.

    « Les critiques, qui affirment que le gaz se vend à un prix sous-évalué et a contribué à la guerre d’Israël contre les Palestiniens, ont remporté des décisions de justice en leur faveur.

    « Le gouvernement a jusqu’ici bloqué la mise en œuvre de ces décisions de justice, en faisant valoir qu’il ne vend pas de gaz à Israël, mais plutôt à une entreprise israélo-égyptienne, qui par hasard se trouve largement appartenir à des hommes d’affaires liés aux services de renseignement des deux pays. »

  • permalien nissaba :
    21 avril 2009 @19h30   « »

    A Gaza, le Hamas exécute les « traîtres » palestiniens

    Au moins 32 Palestiniens ont été tués par le Hamas pendant et après l’offensive israélienne
    Avril 20, 2009
    (Gaza) - Le Hamas doit mettre fin à ses attaques sur des opposants politiques ou des collaborateurs supposés à Gaza, a déclaré Human Rights Watch dans un nouveau rapport qui documente des attaques ayant fait au moins 32 victimes palestiniennes et mutilé des douzaines d’autres pendant et depuis la récente offensive militaire israélienne. Human Rights Watch a appelé les autorités du Hamas à Gaza à tenir les coupables pour responsables.

    Le rapport de 26 pages, intitulé « Under Cover of War : Hamas Political Violence in Gaza » (« Sous couvert de la guerre : La violence politique exercée par le Hamas à Gaza »), documente les arrestations et détentions arbitraires, tortures, mutilations par coup de feu et exécutions extrajudiciaires commises depuis fin décembre 2008 par des membres supposés des forces de sécurité du Hamas. Le rapport se base sur des entretiens avec des victimes et des témoins à Gaza, ainsi que sur des cas décrits par des organisations de défense des droits humains palestiniens.

    La série d’attaques commises par le Hamas a commencé pendant l’opération militaire israélienne qui a duré du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, et a inclus l’exécution sommaire à Gaza de 18 hommes, suspectés pour la plupart de collaboration avec Israël. La série s’est poursuivie les trois derniers mois, avec 14 nouveaux assassinats, dont au moins quatre meurtres de personnes en détention.

    la suite sur Human Rights watch

  • permalien K. :
    21 avril 2009 @20h00   « »

    Rachel Shabi : “Les souffrances des Mizrahis d’Israel.”

    (..)

    « Les Européens [juifs d’Israël] ne pouvaient pas concevoir le fait que des Mizrahis puissent être poètes ou communistes, conduire des voitures ou utiliser des toilettes [sic]. Comment pouvaient-ils ne rien savoir, se demandaient les Mizrahis, de la manière de vivre à Bagdad, Beyrouth, Le Caire ou Casablanca ?

    « Ce qui a d’abord été ressenti comme un choc s’est rapidement transformé en désespoir, lorsque les Mizrahis ont réalisé que les préjugés qui prévalaient chez ceux qui étaient au pouvoir façonneraient le statut social en Israël. ... »

    (..)

  • permalien une bille :
    21 avril 2009 @20h12   « »

    Palestine : Il s’appelait Bassem. Il aimait tout le monde et, à cause de sa douceur et de son aptitude à nous faire rire, tout le monde l’aimait.

  • permalien Nathan :
    21 avril 2009 @22h16   « »

    Ahmadinejad traitant Israël d’Etat raciste, c’est en quelque sorte l’hôpital qui se moque de la charité. Le sinistre régime des mollahs manifeste son racisme à l’égard d’une majorité d’Iraniens, les femmes. Il stigmatise également les opposants politiques, les laïques, les homosexuels, les Baha’is. Les élections en Iran sont une farce. C’est un régime profondément rétrograde. Si les Danois ou les Suédois critiquaient la politique israélienne, je n’aurais rien à redire. Ce sont des Etats démocratiques (lesquels, au demeurant, ont eu une attitude admirable à l’égard des juifs pendant la guerre). Mais Ahmadinejad... quelle tartufferie ! Y a-t-il personne pour lui river son clapet ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    21 avril 2009 @22h56   « »

    @ Nathan

    Vous commettez un abus de langage en traitant le gouvernement iranien de raciste. Les discriminations à l’égard des femmes ne sont propres ni à l’Iran ni même aux pays musulmans : l’Inde comme la Chine les connaissent tout autant et, à un moindre égard, le Japon. Et même en Europe occidentale, les femmes n’ont conquis leur égalité juridique qu’il y a peu de temps, et, dans les faits, sont encore loin d’être les égales des hommes. Et même en prenant les définitions des racistes, les femmes ne constituent pas, à proprement parler, une « race ».

    Cela posé, même en lui supposant tous les défauts, en quoi le régime iranien serait-il infondé à critiquer Israël ? En quoi les crimes nazis en Pologne invalidaient-ils l’imputation, par les Allemands, des massacres de Katyn aux Soviétiques ? En quoi les crimes des camps de concentration ôtaient-ils quoi que ce soit au bombardement terroriste de Dresde par les Anglo-Américains ?

    Je suis aussi assez gêné de vous voir prendre en exemple des pays du Nord (Danemark ou Suède) comme exemples de démocratie. Comme par hasard, tous les pays qui trouvent grâce aux yeux des ONG ou des médias bien pensants se trouvent aussi dans des organisations politiques, économiques ou militaires proches ou alliées des Etats-Unis et d’Israël…

    Et en quoi les Etats-Unis, qui pratiquent largement la peine de mort, y compris sur des mineurs au moment du forfait ou sur des débiles mentaux, en quoi les Etats-Unis, qui ont commis tant de crimes depuis leurs origines – et plus encore au XXe siècle – sont-ils habilités à donner des leçons au reste du monde ?

  • permalien une bille :
    21 avril 2009 @23h00   « »

    « Y a-t-il personne pour lui river son clapet ? »

    Non, ils ont eu peur (ou il n’y avait pas de marché à négocier ?), ils ont préféré ne pas venir.

    Depuis Guantanamo, les droits de l’homme s’est devenu très surfait en occident.

    Un discours de Lieberman sur les droits de l’homme aurait surement élevé le niveau de la prestation, mais il n’a pas pu venir... dommage !

  • permalien K. :
    21 avril 2009 @23h43   « »

    Quand vous êtes un Etat occidental, « Vous ne pouvez pas discuter de la réalité d’Israel. Le seul endroit où vous pouvez le faire c’est en Israel. Ils vous disent des choses que vous n’entendrez jamais [dire dans d’autres Etats Occidentaux.] » - Robert Baer. (Etant bien entendu que l’on parle des MSM)

    Illustration :

    - Y net : “Racism in Israel on the rise.”

    - Ha’aretz : “[Israeli] Civil rights group : Israel has reached new heights of racism”

    Le scandale, le vrai scandale, ce n’est pas que Ahmadinejad se soit permis de dire une vérité, mais que l’ONU finisse aussi par faire de l’auto-censure. Pour les beaux yeux d’Obama :

    "One has to assume it was part of an effort to meet the objections of the United States that the event was discrediting to the extent it engaged in ’Israel-bashing’. U.S. leverage is probably greater than it has been because Obama is President and Washington has indicated its intention to rejoin the Human Rights Council."

  • permalien K. :
    22 avril 2009 @00h20   « »

    “L’hôpital qui se moque de la charité” c’est l’ONU qui fait de l’auto-censure quand les Palestiniens sont appauvris ghettoisés et massacrés.

    Ce-faisant L’ONU fait pareil que l’ensemble des MSM des pays occidentaux.

    Qu’est ce qui empêche pourtant l’ONU de dire le racisme israélien, que n’arrêtent pas de rappeler, année après année, les MSM israéliens, comme par exemple ici le Ha’aretz ou encore là le Yehodot Ahronot ?

  • permalien nissaba :
    22 avril 2009 @00h49   « »

    http://www.memritv.org/clip/en/2080.htm

    Est-il possible que les traductions en anglais sous la vidéo sont exactes ? qui peut confirmer ? le terme "yaoud" ne cesse est ce que cela signifie "Juif" ?
    Je ne peut supporter ce discours raciste, c’est difficile.
    Certains musulmans vont-ils à leur temple pour entendre insulter autrui, ou prier le dieu ?

  • permalien Tête d’épingle :
    22 avril 2009 @07h40   « »

    En tenant des propos antisémites, le président iranien a provoqué un tollé lors de la Conférence Durban II sur le racisme. Problème : excepté les Occidentaux, tout le monde a applaudi.

    J’en profiterais pour rappeller qu’être laïque, femme ou encore opposant n’a absolument rien à voir avec le racisme. Ne comptons pas les navets et les poireaux ensemble, on n’arrivera à rien.

  • permalien Nathan :
    22 avril 2009 @09h26   « »

    Il n’y a pas de racisme institutionnel en Iran ? Alors, appelons ça de la discrimination et de la stigmatisation de minorités. Ahmadinejad n’est pas qualifié pour juger Israël. Il n’a pas été élu démocratiquement (c’est un collège d’experts qui a préalablement trié les candidats). La politique discriminatoire du régime iranien a été maintes fois dénoncées par Amnesty ou HRW. En Iran, on exécute des mineurs (pas en France). En Iran, on pourchasse les homosexuels (pas en France). En Iran, on lapide des femmes adultères (pas en France). Le communiqué final de la conférérence ne fera aucune mention aux nombreuses infractions aux droits de l’homme en Iran, sans oublier les innombrables dénis de justice dans les pays arabes. Seul Israël est sur la sellette. Normal, c’est le diable en personne, n’est-ce pas ?

    Je trouve incroyable que sur un soi-disant site de gauche, on en vienne à trouver du charme à ce régime, qui, je le rapelle, a liquidé ls partis de gauche lors de son accession au pouvoir. Des milliers de communistes ont été massacrés par les barbus. Mais apparemment, au Monde Diplo, l’anti-américanisme ou l’anti-sionisme sont des causes autrement plus sacrées que la défense de la justice la plus élémentaire en Iran.

    Je suis opposé à l’annexion des territoires palestiniens et en faveur du retour sur la ligne verte. je suis également en faveur d’un Etat palestinien digne de ce nom. Je reviens d’Israël et ce que j’ai vu là-bas ne va pas dans ce sens. En d’autres termes, je comprends parfaitement les critiques à l’endroit de la politique israélienne. mais venant d’un tye comme Ahmadinejad, qui, au demeurant, a qualifié la shoah de "mythe", ça me fait gerber.

    Au demeurant, Ahmadinejad commet une grossière erreur politique en provoquant stupidement Israël. Il n’a pas les moyens de faire la guerre à un pays qui lui est militairement supérieur et qui n’hésitera pas à lancer une attaque préventive sur les installations nucléaires iraniennes.

  • permalien une bille :
    22 avril 2009 @10h02   « »

    @Nathan

    « Je trouve incroyable que sur un soi-disant site de gauche, on en vienne à trouver du charme à ce régime, qui, je le rapelle, a liquidé ls partis de gauche lors de son accession au pouvoir. »

    vous faites allusion à un "site de gauche" particulier ou vous parler de sites de gauches en général.

    Vos propos seraient plus clairs s’ils étaient illustrés par des exemples.

    En tous cas, je ne sais pas si vous considéré le Diplo comme un site de gauche, mais ce n’est pas là que vous trouverez quelqu’un pour défendre le charme d’Ahmadinejad. Vous en trouverez pour l’expliquer, mais jamais pour le défendre.

    Votre confusion vient peut-être du fait, que énervés par la rusticité de la calomnie dont il bénéficie, de temps en temps certains se donnent la peine de rectifier l’énormité des imbécilités qui sont proférées contre lui, ou contre le régime iranien ou contre les iraniens. Ce qui caractérise le raciste, c’est son impossibilité de voir en l’autre un égal, il ne peut se sortir de ce paradoxe qu’en usant d’amalgames et d’analogies.

    Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est comment on peut entendre un dirigeant iranien se prononcer sur des évènements qui se sont produits avant sa naissance, sur un autre continent dans une autre culture, sans s’interroger sur cette situation.

    Les différences les plus évidentes entre un Ahmadinejad, un Netanyahu ou un Obama, c’est que lorsqu’il y a une conférence internationale sur le racisme il se déplace et s’exprime, et qu’il ne résoud pas ses problèmes en bombardant des populations civiles. Si c’est ça que vous appeler avoir du charme, alors, en tant que civil, oui, je le trouve charmant.

  • permalien Charles Martel :
    22 avril 2009 @10h05   « »

    @Ph. Arnaud

    « Je suis aussi assez gêné de vous voir prendre en exemple des pays du Nord (Danemark ou Suède) comme exemples de démocratie. Comme par hasard, tous les pays qui trouvent grâce aux yeux des ONG ou des médias bien pensants se trouvent aussi dans des organisations politiques, économiques ou militaires proches ou alliées des Etats-Unis et d’Israël… »

    Peut-être parce que ce sont des démocraties, où la liberté d’expression et les droits y sont respectés... même si certains pays ne sont pas exempt de tout reproches, ce sont les seuls modèles sur lesquelles s’appuyer.

  • permalien K. :
    22 avril 2009 @10h28   « »

    Omissions, Mensonges et Manipulations

    Le communiqué final de la conférérence ne fera aucune mention aux nombreuses infractions aux droits de l’homme en Iran, sans oublier les innombrables dénis de justice dans les pays arabes. Seul Israël est sur la sellette.

    Le communiqué final de la conférérence ne fera aussi, par exemple, aucune mention aux nombreuses infractions aux droits des “intouchables” indiens, et Israel n’a justement pas été sur la selette.

  • permalien
    22 avril 2009 @10h48   « »

    Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner est également venu à la rescousse ce mardi, estimant que la conférence n’était « pas du tout un échec mais le début d’un succès ». Alors que Durban I avait vu un « déferlement de racisme », Durban II s’apprête à adopter « un texte où figure tout ce que nous souhaitions, tout ce que les pays occidentaux souhaitaient » même si « ce n’est pas parfait ».

    Au final, le texte adopté a été nettoyé de tous les sujets de discorde. En particulier, les mentions d’Israël et de diffamation des religions, considérés comme des « lignes rouges » par les Occidentaux y ont été retirées tandis que le paragraphe sur la mémoire de l’Holocauste était maintenu, contre l’avis de l’Iran. En dépit de cette adoption, la Conférence se poursuit jusqu’à vendredi.

  • permalien K. :
    22 avril 2009 @14h30   « »

    « Durban II, le message et le messager », par Contre Info

  • permalien Ph. Arnaud :
    22 avril 2009 @15h36   « »

    @ Charles Martel

    D’où vient-il que l’invocation de la démocratie ou des droits de l’homme sonne faux lorsque (en l’occurrence) on l’invoque contre l’Iran ? Parce que, systématiquement, ces concepts ne servent qu’à stigmatiser les adversaires stratégiques des Etats-Unis et d’Israël et/ou, le cas échéant, les opposants au « libéralisme réel ».

    Le schéma ne change pas : au XVIe siècle, au début de l’expansion coloniale, les idoles s’appelaient « christianisme » ou « vrai Dieu ». Au XIXe siècle, on s’est laïcisé, les nouveaux fétiches se sont appelés « civilisation », « instruction », « mise en valeur de terres » ou « industrialisation ».

    A la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle, on est revenu de ces rêves scientistes ou économiques. Désormais, le bon Dieu se déguise sous le nom de « démocratie », de « liberté d’expression » ou de « droits de l’homme » et même (divinité suprême !) de « droits des femmes ».

    Comme aurait dit Marx, tout cela n’est que de l’idéologie, chargée de camoufler des desseins peu avouables. Au XIXe siècle, pour faire passer aux anthropophages le goût de la protéine humaine, on leur enseignait la diététique à la mitrailleuse Maxim. Aujourd’hui, pour inculquer aux talibans les valeurs des bobos de New York ou de San Francisco, on les inscrit sur les bombes à fragmentation…

  • permalien Byblos :
    22 avril 2009 @16h31   « »

    Concernant les souffrances des Mizrahim en Israël, successeur du royaume latin de Jérusalem, voici une brève biographie de l’auteur d’un tout petit livre qui est un grand ouvrage :

    « Mizrahim en Israël. Le sionisme vu par ses victimes juives ».

    ELLA HABIBA SHOHAT
    D‘origine irakienne, Ella Habiba Shohat est l‘une des principales activistes mizrahi. Elle est actuellement professeur aux facultés des « études culturelles », « études sur la femme » et « études cinématographiques » à l‘Université de New York. Elle se consacre avant tout au post-colonialisme, au féminisme multiculturel, à l‘identité mizrahi et au discours sioniste.

    Publié il y a plus de dix ans, son essai « Mizrahim en Israël. Le sionisme vu par ses victimes juives » est considéré comme triomphe intellectuel de la part des Mizrahim. C‘est en effet grâce à ce texte que l‘expérience mizrahi est enfin sortie de l‘ombre. De plus, cet essai ouvre la voie à une nouvelle analyse critique de l‘histoire sioniste et de sa pierre angulaire, l‘eurocentrisme, deux thèmes lourds de conséquences pour les Mizrahim.

    Cultivée, drôle et charmante, Ella Habiba Shohat a vécu une vie non moins passionnante que les quatre protagonistes communistes. Née de parents juifs irakiens, elle a grandi dans une banlieue de Tel Aviv. Ses parents s‘intéressaient peu à la politique et se sont bien adaptés aux circonstances. D‘un milieu modeste, ils gagnaient leur vie comme ouvriers en Israël. Ils ont vite accepté que leurs enfants se limitent à l‘hébreu. Les parents connaissent aussi l‘hébreu mais le parlent avec un fort accent arabe. Les enfants, quant à eux, avaient honte de parler l‘arabe. Dans l‘une de ses nombreuses anecdotes, Ella raconte qu‘à l‘école, s‘il leur arrivait d‘utiliser quelques mots d‘arabes, ils essuyaient les pires réprimandes. Elle parle le dialecte arabe de Bagdad. Dès sa puberté, elle s‘est intéressée à la politique et s‘est engagée, au sein de différentes organisations de Juifs orientaux, contre la discrimination. Elle s‘est de plus en plus radicalisée et s‘est mise à lutter contre la politique d‘occupation de l‘État d‘Israël. Radicale jusqu‘au bout, elle a refusé de faire son service militaire, obligatoire pour hommes et femmes. Cela lui a valu deux ans de prison.

    À la fin de ses études de sociologie, alors qu‘elle présentait sa licence (un ouvrage sur la discrimination des « Mizrahim » par la génération eurocentrique des fondateurs d‘Israël), elle a été dénoncée ouvertement par la presse comme traîtresse à son pays et a même subi des menaces physiques.

  • permalien Nathan :
    22 avril 2009 @16h38   « »

    Vous préférez sans doute, à l’inverse, voir les talibans inculquer leurs valeurs aux bobos de New York comme en ce jour du 11 septembre 2001 ! C’est verser dans ce qu’on appelle l’islamo-gauchisme, une sorte de dérive idéologique perverse consistant à préférer des valeurs rétrogrades et tribales au nom du sacro-saint combat anti-impérialiste.

    Vous oubliez une fois de plus que ces valeurs démocratiques dont vous vous moquez sont le résultat de longues luttes et qu’elles ne sont pas tombées du ciel.

  • permalien Charles Martel :
    22 avril 2009 @16h49   « »

    @Ph. Arnaud

    Si la démocratie, les droits de l’homme et la liberté d’expression ne sont pour vous que des concepts pour bobos, libre à vous de préférer les dictatures et l’obscurantisme des théocraties... mais pauvre de nous....

  • permalien adrien :
    22 avril 2009 @16h51   « »

    Philippe Arnaud, je ne suis pas un bobo de new-york mais je préfère vivre en France que dans un pays gouverné par les taliban. J’ai même le droit de le dire et de le penser. Cela ne fait pas de moi un colonisateur. Quant à votre défense du communisme contre le socialisme stalinien, tout cela est pathétique. Ce que vous persistez malencontreusement à ne pas vouloir entendre, c’est que la mise en place d’un régime de type communiste, avec la meilleure volonté progressiste du monde, et en suivant à la lettre les recommandations de Marx et Engels, ne peut s’émanciper d’une certaine forme de totalitarisme dans sa mise en place initiale : c’est la viabilité pratique d’un tel système qui pose problème, et non son fondement théorique. D’autre part, en confiant le pouvoir à une classe particulière de personnes, en la légitimant de droit et non de fait, sans vous interroger sur la qualité de leur représentation et représentativité nationales, vous créez de fait les bases d’un régime dénué d’évolution politique, sur la base d’une idéologie immuable : le problème ne se pose alors pas en termes de "qui doit gouverner" mais "qui est capable d’abandonner le pouvoir" pour le laisser à d’autres. Enfin, bon nombre d’intellectuels communistes ont soutenu le soviétisme russe, qu’il soit stalinien ou non. Vous non visiblement et c’est tout à votre honneur : vous devriez donc remercier chaudement les Etats-Unis d’avoir fait échec à l’empire socialiste non communiste.

  • permalien adrien :
    22 avril 2009 @17h14   « »

    Une bille, la méticulosité qui vous conduit à vous interroger sur la valeur intrinsèque du discours du président iranien est louable ; il me souvient d’ailleurs que R. Faurisson avait employé le même argument pour revenir sur certains aspects de la seconde guerre mondiale et certains mauvais procès que l’on faisait à Hitler. Pour revenir au président iranien, je constate avec vous qu’il s’est déplacé en personne pour dire ce qu’il avait à dire. Remarquez, puisqu’il a été nommé pour ça et non pour gouverner, il remplit ici parfaitement sa fonction. Rassurez vous, il n’a pas besoin de bombarder des populations pour se faire entendre, la police politique du régime qu’il représente y suffit largement : et ceux qui ne veulent quand même rien entendre, rassurez vous aussi, ils sont en prison, pour les plus chanceux bien entendu, car les autres sont morts, non pas à cause des bombes mais simplement à l’aide d’une corde.

  • permalien une bille :
    22 avril 2009 @17h52   « »

    @Adrien

    « (...)je constate avec vous qu’il s’est déplacé en personne pour dire ce qu’il avait à dire. Remarquez, puisqu’il a été nommé pour ça et non pour gouverner, il remplit ici parfaitement sa fonction. »

    ... rassurez moi, vous parlez bien d’Ahmadinejad ? Parce que votre description me fait penser à quelqu’un d’autre... à un ou deux centimètres près.

    Pour le reste Faurrisson Hitler et toute la quincaillerie..., j’y avait déjà répondu, vous avez dû louper la phrase, je vous la remets : Ce qui caractérise le raciste, c’est son impossibilité de voir en l’autre un égal, il ne peut se sortir de ce paradoxe qu’en usant d’amalgames et d’analogies. Désolé pour la perte de temps.

  • permalien Lou :
    22 avril 2009 @22h28   « »
    à propos de la Norvège...

    Une plainte va être déposée contre Israël pour crimes de guerre

    (...) Selon le communiqué, les crimes reprochés sont "une très vaste attaque terroriste ciblant principalement les résidents de Gaza", les "meurtres de civils" et "autres actes inhumains ayant causé d’énormes souffrances", la "vaste destruction de propriétés privées et publiques".

    Sont aussi citées des "attaques visant des hôpitaux, des centres de santé, des ambulances et autres moyens de transport" et "une utilisation illégale d’armes de guerre contre des zones peuplées de civils" avec le recours à "du phosphore blanc, des armes contenant du DIME (Ndlr : Dense Inert Metal Explosive, produisant une explosion très puissante sur un rayon limité) et des obus à fléchettes".

    Toujours selon le communiqué, les plaignants sont des "victimes de l’agression et (...) des individus basés en Norvège qui ont le droit de poursuivre les auteurs, parce qu’ils ont perdu soit des parents soit des biens".

    "Il s’agit de trois personnes d’origine palestinienne installées en Norvège et de 20 familles qui ont perdu des proches ou des biens dans l’offensive", a déclaré à l’AFP un des avocats, Kjell Brygfjeld. Il a précisé que les juristes travaillaient à titre gracieux.

    Egalement interrogé par l’AFP sur les chances que la démarche aboutisse, un autre avocat, Harald Stabell, a déclaré : "s’il l’on ne fait rien, il y a plus de chances pour qu’une telle offensive se reproduise".(...)

  • permalien K. :
    22 avril 2009 @23h02   « »

    Maintenant qu’il a bien été prouvé que “l’axe du mal arabe” et l’Iran sont les véritables ennemis du monde arabe, Omar Souleymane peut courir en Israel pour supplier Avigdor Lieberman de bien vouloir lui faire l’honneur de visiter Egypte.

  • permalien adrien :
    23 avril 2009 @09h46   « »

    Une bille, ne tombez pas dans votre propre piège : "Depuis Guantanamo, les droits de l’homme s’est devenu très surfait en occident." Désolé pour la faute d’orthographe, elle est de vous aussi.

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