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Pourquoi « Défense en ligne »

par Philippe Leymarie, 5 mai 2009

Défense et de sécurité occupent une place de plus en plus importante dans le débat politique à la fois national et international. Il ne s’agit pas seulement de l’ampleur des budgets concernés à l’heure de la crise économique et financière, mais des stratégies à mettre en oeuvre pour faire face aux « menaces ». Et de la définition même de ces menaces, alors que le souvenir de l’affrontement de la guerre froide s’estompe, et que l’on parle de plus en plus de conflits asymétriques, comme ceux menés en Afghanistan ou en Irak, ou que l’on est confronté à des adversaires inédits comme les pirates au large de la Somalie. Une Otan « sans frontières » est de plus en plus « à la recherche de l’ennemi ».

De nombreux stratèges prennent en compte de nouveaux types de dangers qui, jusque-là, ne concernaient pas directement les armées, comme les conséquences des changements climatiques – avec la perspectives de nouvelles « guerres de l’eau », ou la possibilité de voir des territoires entiers disparaître sous les flots et la création de millions de réfugiés écologiques. Les mêmes, ou d’autres, y mêlent les « menaces intérieures » : instabilité des banlieues, terrorisme, etc., mettant l’accent sur le renseignement, le contrôle de foule, le combat urbain… Les limites entre défense et sécurité, armée et police ont tendance à s’estomper, au risque d’un mélange des genres.

Il sera question ici des conflits de tous types, et de leur mode de résolution ; de la sociologie des armées ; du (ou des) métiers(s) des militaires (traditions, spécialités, éthique) ; de leurs missions, équipements, procédures ; de l’armement, de l’industrie de la défense, des régimes d’exportation ; des plans, lois programmes, alliances, coalitions ; des forces internationales, des soldats de maintien de la paix, ou des combattants alternatifs (guerilleros, enfants-soldats, miliciens, mercenaires, pirates, etc.) ; du combat futur - et parfois déjà actuel (numérisation du champ de bataille, drones, etc.).

Les militaires, au delà du maniement ou de la menace des armes, font aussi de la politique, de la diplomatie, de l’humanitaire. Autant s’intéresser donc à ce que la « grande muette » nous réserve … à ce qu’elle se prépare… ce qu’on lui prévoit. Les questions de défense et de sécurité ne doivent pas rester le monopole des soldats eux-mêmes, ou d’une poignée de spécialistes. Ni bien sûr se restreindre à l’antique affrontement entre militaristes et anti…

Philippe Leymarie

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