Le Monde diplomatique
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > Une semaine cruciale au Proche-Orient

Une semaine cruciale au Proche-Orient

dimanche 31 mai 2009, par Alain Gresh

Plusieurs événements vont marquer la première quinzaine du mois de juin au Proche-Orient, la visite du président Obama en Arabie saoudite et en Egypte, son discours en direction des musulmans, les élections législatives libanaises du 7 juin (sans parler de l’élection présidentielle iranienne du 12 juin).

Ce sera la première tournée du président Obama dans la région. Il a annoncé qu’il ferait une étape en Arabie saoudite le 3 juin. Cette visite n’était pas prévue. Obama rencontrera le roi Abdallah d’Arabie. A l’ordre du jour, en dehors des prix du pétrole, l’Iran et la paix au Proche-Orient. Obama sait que le roi a joué un rôle majeur pour l’adoption par les pays arabes du plan de paix de 2000, proposant la paix entre tous les pays arabes et Israël, en échange de la création d’un Etat palestinien sur la Cisjordanie et Gaza, avec Jérusalem-Est comme capitale et « une solution juste et mutuellement acceptable du problème des réfugiés palestiniens en accord avec la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations unies. »

Que pense Barack Obama de ce plan minium ? Va-t-il demander au roi de l’amender ? Lors d’un entretien avec la chaîne Al-Arabiya, le 26 janvier 2009, quelques jours seulement après sa prise de fonction, il avait expliqué : « Je peux ne pas être d’accord avec chacun des aspects de cette proposition, mais il a fallu beaucoup de courage... pour avancer quelque chose d’aussi important. Je crois que, partout dans la région, il y a des idées pour parvenir à la paix. »

Mais les chefs d’Etat arabes ont clairement fait savoir que le plan ne pouvait être négocié, qu’il exprimait des principes généraux conformes au droit international, seule l’application de ces principes pouvant être discutée.

La presse pan-arabe favorable à l’Arabie saoudite – Al-Hayat et Al-Sharq Al-Awsat –, ne donne aucune indication sérieuse sur le sens de l’étape de Riyad et sur ce que cherche le président Obama. Cela confirme la très grande prudence de la nouvelle administration américaine qui n’a pas encore dévoilé ses projets, ni sur l’Iran ni sur le conflit israélo-palestinien.

C’est le 4 juin, au Caire, sans doute à l’université Al-Azhar, que le président Obama délivrera son grand discours à l’intention du monde musulman. Le choix du Caire pour ce discours a suscité bien des critiques, le régime du président Moubarak étant un exemple de régime autoritaire et corrompu. Pourquoi pas l’Indonésie, le plus peuplé des pays musulmans engagé dans la voie de la démocratie ?

Le président américain s’adressera à un public en partie sceptique, comme le rappelle le commentateur arabo-américain James Zogby dans une tribune du 29 mai du Huffington Post intitulé « High Expectations for Obama’s speech in Egypt ».

« L’élection du président Obama a suscité de l’espoir parmi de nombreux arabes et musulmans, mais pas tous. Un récent sondage que nous, à Zogby International, avons conduit dans six pays arabes, montre qu’au Maroc, au Liban, en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, le président Obama est vu de manière assez favorable et que les premiers pas qu’il a fait pour restaurer l’image des Etats-Unis et reconstruire les relations américano-arabes sont appréciés. Mais en Jordanie et en Egypte un profond scepticisme demeure. »

La plupart des Egyptiens ont une opinion défavorable des Etats-Unis. Les trois quart d’entre eux ont une appréciation négative des premiers pas pris par Obama durant ses trois premiers mois de présidence. Le même pourcentage affirme qu’ils ne croient pas qu’il sera « impartial dans son traitement du conflit israélo-arabe », le problème que six Egyptiens sur dix considèrent comme le plus dangereux auquel la région est confronté.

Une autre analyse de ce sondage est donnée par Marc Lynch sur le site de Foreign Policy, « Arab public opinion in 2009 » (19 mai).

Le même institut Zogby propose un intéressant sondage sur l’opinion américaine et le conflit israélo-palestinien, « The Doha Debates : Should the U.S. ‘Get Tough with Israel’ » (avril 2009).

Du discours d’Obama au Caire, le monde musulman attend sans doute à la fois des excuses sur un certain nombre de politiques américaines durant les dernières décennies (du renversement du gouvernement Mossadegh en Iran en 1953 à l’invasion de l’Irak en 2003) et des actions concrètes pour contraindre Israël à mettre en oeuvre les résolutions des Nations unies. Est-ce que cela est envisageable ?

Trois jours après ce discours, le dimanche 7 juin, se dérouleront les élections générales au Liban. La campagne bat son plein et les accusations fusent entre les deux camps qui s’affrontent, la coalition regroupée autour de Saad Hariri et celle autour de l’alliance entre le Hezbollah et le Courant patriotique libre du général Michel Aoun. Dans Le Monde diplomatique de juin (disponible en kiosques), Nicolas Dot-Pouillard revient sur cette étrange alliance entre le mouvement chiite et le principal parti chrétien, sous le titre « Révolution chez les chrétiens du Liban ».

Un article de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel a accusé le Hezbollah d’être derrière l’assassinat de Rafic Hariri, ce que le mouvement a vigoureusement démenti. Pendant ce temps, la campagne d’arrestations d’un important réseau d’espionnage israélien se poursuit et l’armée a annoncé que parmi eux se trouvait le colonel Mansour Hanna Diyab, un officier supérieur. C’est la première fois depuis la création d’Israël qu’un militaire libanais est inculpé pour espionnage au profit de cet Etat.

Sur son blog publié par l’hebdomadaire américain The Nation, Robert Dreyfuss (25 mai) revient sur cette bataille pour le Liban (« The battle for Lebanon »). Le vice-président américain Joseph Biden en visite à Beyrouth avait déclaré que l’aide américaine dépendait du résultat des élections, mais Dreyfuss est convaincu que si le Hezbollah gagne, Washington s’accommodera. Il cite aussi un article du Jerusalem Post qui affirme que, même si le Hezbollah perdait, il continuerait à contrôler le Liban. En fait, comme je l’ai écrit à plusieurs reprises durant la crise qui a précédé la formation d’un gouvernement libanais d’union nationale (après les accords de Doha en mai 2008), le pays est divisé en deux. Et compte-tenu du fragile équilibre interne et des incertitudes régionales, il est peu probable que l’on assiste, quels que soient les résultats, à un gouvernement qui représenterait la moitié seulement du Liban. Des réalignements semblent d’ailleurs en cours, et tous les observateurs ont noté que Walid Joumblat a fait des gestes en faveur d’un dialogue national.

Tandis que Roula Khalaf, dans le Financial Times (29 mai) appelle Obama à respecter le choix des électeurs au Liban (« Obama must respect the choice of Lebanon’es voters »), une autre polémique a éclaté à propos des déclarations du président iranien, reprises sur le site du Nahar le 26 mai, « Ahmadinejad : Opposition Election Victory will Change Region ». La victoire de l’opposition, a-t-il affirmé « renforcera la résistance et changera le statut de la région ». L’ancienne majorité (autour de Saad Hariri) a critiqué cette ingérence, tandis que la réaction du Hezbollah, par la bouche de son secrétaire général adjoint Naim Qassem, à la télévision Al-Jazirah (28 mai) semble embarrassée : « Le président Ahmadinejad a simplement décrit la situation qu’il s’attendait à voir émerger au Liban et qui aurait des conséquences sur la région. Néanmoins, il ne joue aucun rôle en ce sens. Les efforts sont du ressort des Libanais. Le Hezbollah effectue ses choix en tant que parti libanais. (...) En tant que Hezbollah, nous mènerons notre bataille électorale sur la base de nos décisions et de la situation qui existe au Liban, comme le savent les gens de ce pays. »

Bataille à l’Unesco

La candidature du ministre de la culture égyptien au poste de directeur de l’Unesco a soulevé une ardente polémique. A leur habitude, Bernard-Henri Lévy, Claude Lanzmann et Elie Wiesel ont enfourché le cheval de l’antisémitisme du personnage, dans une tribune du Monde du 22 mai, « Unesco : la honte d’un naufrage annoncé ». Leur diatribe se concluait ainsi : « Il faut, sans délai, en appeler à la conscience de chacun pour éviter que l’Unesco ne tombe aux mains d’un homme qui, lorsqu’il entend le mot culture, répond par l’autodafé. » Quelques jours plus tard, le 27 mai, en réponse, Farouk Hosni répondait, « Pourquoi je suis candidat à la direction générale de l’Unesco ». Entre-temps, on apprenait que Benyamin Nétanyahou et les Etats-Unis avaient avalisé la candidature, et la polémique retombait. Gageons que, désormais, BHL restera sans voix.

Pourtant, il y aurait des choses à dire sur Farouk Hosni, comme l’écrit Abdelwahab Al-Effendi, intellectuel soudanais, sous le titre « N’élisez pas Farouk Hosni à la tête de l’Unesco » dans le journal arabe Al-Quds Al-Arabi et reproduit le 29 mai par Courrier International.

Farouk Hosni, explique Al-Effendi, est resté à son poste pendant... 20 ans.

« Le milieu dans lequel il souhaite entrer aujourd’hui ne ressemble en rien à celui auquel il est habitué. Jusqu’à présent, il pouvait écraser sous sa botte tout ce qui avait un rapport avec la culture et les intellectuels, alors qu’au poste qu’il convoite la règle est de les respecter. Car ceux qui occupent le pouvoir dans le monde arabe ne se rendent pas compte qu’en se faisant les “alliés” des Occidentaux, c’est-à-dire en faisant le sale boulot de répression et de torture à leur place, ils ne gagnent en rien le droit de s’asseoir à la même table qu’eux, ni de leur parler d’égal à égal. Il n’est pas pensable que l’UNESCO se donne un secrétaire général qui soit originaire d’un pays où l’on élimine les opposants par des procès manipulés et des actes d’accusation fantaisistes.

La volonté de Farouk Hosni d’accéder au sommet de l’UNESCO ne se heurte pas seulement à sa manière répréhensible de traiter la culture dans son pays, mais également à sa pratique du pouvoir. Il a en effet géré son ministère comme un fief personnel, donnant prise à des accusations de confusion entre l’intérêt public et ses intérêts privés. Mettre un tel personnage à la tête d’une organisation dotée d’un budget incomparablement plus important que celui du ministère de la Culture égyptien n’est pas pour enchanter les diplomates internationaux.

En tout état de cause, il ne faut pas considérer Farouk Hosni comme le candidat des Egyptiens et encore moins comme celui des Arabes. Il est rejeté par la plupart des artistes égyptiens. Tout au plus peut-il être considéré comme le candidat de l’Egypte officielle, de cette Egypte qui expulse les militants européens exprimant leur solidarité avec les habitants de la bande de Gaza, cette prison gardée par Israël d’un côté, par l’Egypte de l’autre. Cette Egypte-là n’a rien à voir avec l’humanisme ; elle ne représente en aucun cas les Arabes. »

Sur les controverses autour de Farouk Hosni, on pourra lire Jean-Gabriel Leturcq, Sylla Thierno Youla, « Farouk Hosni candidat à la direction de l’Unesco. Chronique d’une campagne controversée » in Hadjar Aourdji & Hélène Legeay (dir.), Chroniques égyptiennes 2007, Le Caire, Cedej, 2008, p. 115-138. Un résumé est accessible sur le site de Jean-Gabriel Leturcq.

Elections européennes

La Plate-forme pour la Palestine publie sur son site les réponses des différentes listes à ses questions, « Elections européennes : les partis s’engagent pour le droit en Palestine ».

D’autre part, on lira aussi le communiqué de l’association « La présentation par Dieudonné d’une liste prétendument antisioniste et constituée de militants d’extrême droite aux élections européennes mérite une mise au point », publié le mardi 26 mai 2009 (Lire aussi, sur ce blog, « Dieudonné rejeté par le mouvement de solidarité avec la Palestine »).

232 commentaires sur « Une semaine cruciale au Proche-Orient »

0 | 100 | 200

  • permalien Emir :
    31 mai 2009 @21h26   »

    Semaine cruciale ou pas , il est clair qu’Israel n’aura jamais la paix qu’il souhaite. Une fois n’est pas coutume, les USA demande à Israel de geler( même pas de détruire) l’extension des colonies et Israel refuse ...

    Je jure sur tout ce que vous voulez que jamais Israel n’aura la paix en continuant ainsi.

  • permalien Yann :
    31 mai 2009 @23h47   « »
    Elections européennes

    Merci M. Gresh.

    Sur le site de la Plate-forme pour la Palestine, j’ai noté ce point essentiel :

    "Seul le NPA défend « sans équivoque le retrait du Hamas, comme des autres organisations palestiniennes » de cette liste européenne [des organisations terroristes]. Tout en invoquant qu’ « il n’y a pas d’autres voix que le dialogue et la réconciliation, pour l’unité du peuple palestinien »"

  • permalien Yann :
    31 mai 2009 @23h55   « »

    Des relations normales entre Paris et le Liban en cas de victoire de l’opposition comprenant le Hezbollah (Libnanews, 30/05/09)

    "Des sources proches du Quai d’Orsay ont indiqué que la France aura des relations normales avec le gouvernement libanais à venir en cas de victoire de l’opposition comprenant le Hezbollah aux prochaines élections législatives du 7 juin prochain.

    Selon le quotidien As Safir, le Hezbollah ne pourrait être seul au pouvoir en raison de la diversité du Liban afin d’assurer un équilibre au sein de la future majorité à venir.

    La même source diplomatique aurait indiqué que le respect de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité ou le Tribunal International ne constituerait pas une ligne rouge pour Paris, contrairement à Washington. Cependant, les autorités françaises en recommanderont le respect.

    Selon cette source, cette stratégie viserait à ne pas répéter l’expérience de l’isolement diplomatique du Hamas dans les territoires palestiniens occupés, estimant que le boycott de l’organisation palestinienne « est une grande erreur qui empêche de s’engager et d’influencer ce groupe et qui l’a poussé vers l’Iran », avant de constater que le Hezbollah n’est pas sur la liste européenne des organisations terroristes."

  • permalien K. :
    1er juin 2009 @11h00   « »

    Pour la Palestine la semaine risque de n’aboutir qu’à une répétition du même, comme l’expliquent Amos Harel et Avi Issacharoff du Ha’aretz à l’aide d’un retour vers l’histoire très récente (1/2) :

    (..)

    Dans les prochaines semaines, les entretiens avec les dirigeants des colons se poursuivront dans le cadre d’un effort visant à s’entendre sur une évacuation volontaire des avant-postes. Si cela échoue, le recours à la force commencera. Mais nous devons nous rappeler que les gouvernements israéliens avaient fait des promesses similaires au cours des six dernières années. Sauf lors de brefs sursauts d’application de la loi (Amona en 2006, la maison de Hébron l’année dernière), les colons ont eu gain de cause le plus souvent.

    Alors que l’on pourrait s’attendre à ce que le gouvernement réponde à la pression américaine sur les avant-postes, il semble que Netanyahou et Barak sont plus proches du point de vue du Conseil de la Yesha lorsqu’il s’agit de la croissance naturelle dans les anciennes colonies.

    Tous deux ont répété les réclamations d’Israël voulant qu’il est impossible d’arrêter la croissance naturelle tels que la construction d’un autre jardin d’enfants ou la mise en place par quelqu’un d’une nouvelle maison à côté de celle de ses parents.

    Le Procureur Dov Weisglass, chef de cabinet de Sharon quand celui-ci était premier ministre, avait trouvé un accord avec l’administration Bush en 2003 aboutissant alors a un compromis que Dan Meridor essaie aujourd’hui de relancer. À l’époque, les États-Unis et Israël avaient convenu que le principal problème pour les Palestiniens était le territoire que les colonies occupent, qui se développe aux dépens des villages avoisinants. Donc le véritable problème n’est pas la taille de la population des colonies de peuplement en soi.

  • permalien K. :
    1er juin 2009 @11h03   « »

    Amos Harel et Avi Issacharoff (2/2)

    En tant que tel, ils ont convenu que chaque colonie aurait son territoire délimité. Dans les colonies isolées la ligne se devait de passer à 50 mètres de la maison la plus éloignée du centre de la communauté, tandis que dans les blocs de colonies, l’approche serait plus libérale. Weisglass avait aussi promis aux Américains qu’aucun allégement fiscal ni prêt hypothécaire excessifs [sic] ne seraient accordés, afin de ne pas encourager les migrations vers les colonies de peuplement.

    Une équipe avait été mise en place pour définir les lignes, équipe dirigée par l’ambassadeur des États-Unis en Israël de l’époque, Daniel Kurtzer, et par un représentant du ministère [israélien] de la Défense, le Général de brigade a la retraite Baruch Spiegel. Le plan était de visiter chaque établissement afin de marquer les lignes et de signer un accord sur la carte.

    En pratique, Sharon avait imposé des contrôles stricts sur le travail de l’équipe, les colons avaient exercé leur propre pression, et l’ensemble du projet s’est effondré, les lignes n’ayant jamais été tracées. Le fait que, pendant ce temps, Sharon ait évacué Gush Katif dans la bande de Gaza a levé certaines des pressions de l’administration Bush sur les questions des avant-postes et de la croissance naturelle dans les colonies.

  • permalien K. :
    1er juin 2009 @11h32   « »

    Et puis, comme le rappelle Daniel Lévy, Mahmoud Abbas le “modéré”, tout comme Nétanyahou, est un banal politicard avant tout :

    Despite all their differences (and there are many), Netanyahu and Abbas are similar in two major respects : Both stand atop deeply dysfunctional political systems that eschew bold decision-making. And both are focused on short-term political survival,...

    Mel Frykberg d’IPS News se demande ainsi si le “Président” palestinien ne joue pas une étrange partition (1/2) :

    RAMALLAH, 31 Mai (IPS) - L’inévitable est arrivé. Les tensions croissantes entre les factions palestiniennes rivales du Hamas et du Fatah ont laissé six Palestiniens morts, dans le plus sanglant affrontement entre les deux groupes depuis que le Hamas a évincé le Fatah de Gaza en Juin 2007.

    (..)

    La colère et le ressentiment entre les deux organisations ont atteint leur point d’ébullition la semaine dernière, après l’assassinat par Israël d’un haut dirigeant du Hamas [Abed Al-Majid Dudin] près de Hébron, la ville du sud de la Cisjordanie, à 30 km au sud de Jérusalem.

    (..)

    Le Hamas a accusé l’Autorité palestinienne d’avoir aidé Israël à surveiller Dudin avant son meurtre.

    Dudin était l’un des hommes les plus recherchés d’Israël, et il avait apparemment réussi à échapper aux forces de sécurité d’Israël pendant 14 ans. (..)

    Le Hamas, quant à lui, a déclaré à ses combattants de la Cisjordanie d’oter les gants, et qu’ils étaient libres d’exercer les représailles de leur choix contre une des cibles légitimes dans le territoire occupé.

    Selon les responsables du Hamas, l’Autorité palestinienne est également une cible légitime, en raison de sa collaboration supposée avec Israël.

    (..)

    En raison des tensions croissantes et de l’échec d’une nouvelle série de pourparlers en vue de l’unité palestinienne au Caire il ya quelques semaines, une éruption de violence sanglante n’était plus qu’une question de temps.

  • permalien K. :
    1er juin 2009 @11h34   « »

    Mel Frykberg (2/2) :

    Mais le timing d’Israël et le raisonnement qui sous-tend la réalisation de l’assassinat provocateur de Dudin, qui ont fourni l’étincelle à la poudrière qu’est la Cisjordanie, est curieux.

    Il n’y a pas eu d’attaques contre Israël émanant de la Cisjordanie depuis des années, malgré le fait que les saccageurs colons israéliens intensifient leurs attaques contre les civils palestiniens dans le territoire.

    En outre, les renseignements israéliens devaient être sûrs que l’assassinat provoquerait des attaques de représailles, et une recrudescence des frictions entre le Hamas et le Fatah.

    Mais le gouvernement israélien, sous la direction du Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu, semble être en dérive, et incertain de son avenir.

    Ces attaques surviennent à un moment où le reste de la communauté internationale, sous l’impulsion du président américain, Barack Obama, semble avoir pris la décision de faire pression sur Israël pour qu’elle respecte sa part des différents accords de paix.

    (..)

    De sanglantes querelles palestiniennes pourraient juste être ce dont le gouvernement israélien a besoin pour détourner l’attention.

  • permalien K. :
    1er juin 2009 @11h37   « »

    Rectif : “Mais le timing d’Israël et le raisonnement qui sous-tend la réalisation de l’assassinat provocateur de Dudin qui a fourni l’étincelle à la poudrière qu’est la Cisjordanie, sont curieux.”

  • permalien Yann :
    1er juin 2009 @12h55   « »

    Rectif orthographique :

    Tout en invoquant qu’ « il n’y a pas d’autres voix [sic] que le dialogue et la réconciliation, pour l’unité du peuple palestinien ».

  • permalien Murmure :
    1er juin 2009 @14h06   « »

    Israël accuse Obama de penchants propalestiniens :

    La déontologie du journalisme en œuvre :

    (...)

    Les responsables israéliens ont également soulevé un deuxième grief tout aussi grave. Ils accusent Barack Obama de remettre en cause les engagements pris par George Bush dans une lettre adressée en 2004 à Ariel Sharon, premier ministre à l’époque.

    (...)

    c’est tellement inique, que cela devient pathétiquement scurrile.

  • permalien Yann :
    1er juin 2009 @15h29   « »

    (Hariri Elections, Angry Arabs, 01/06/09)

    " "Canadians who are flying to Lebanon on free plane tickets provided by party supporters could tip the difference in a close parliamentary election in that country. Corporate sponsors are paying for hundreds of supporters of the pro-Western Future Movement in Calgary and in other Canadian cities to vote on June 7, CBC News has learned. Dual citizens must be physically present in Lebanon to cast a ballot in its elections." But I like the label "pro-Western" for Hariri Inc which includes Salafi and Ben Ladenite factions. "

  • permalien K. :
    1er juin 2009 @16h35   « »

    Le vote dans le pays “du miel et de l’encens”...

    Les réformes dans le cadre de la loi actuelle exigent des électeurs qu’ils entrent dans des cabines privées, mettent leur bulletin de vote dans une enveloppe, le glissent dans des urnes transparentes, et marquent leur pouce à l’encre indélébile. Ces réformes, bien que défendues par les organisations locales de surveillance, ne prennent pas en compte une source de corruption qui joue sur les élections libanaises depuis des décennies - le manque de bulletins officiels normalisés.

    La proposition d’un bulletin officiel comportant tous les candidats éligibles dans chaque circonscription électorale a été rejetée, de même que d’autres réformes visant à promouvoir des élections équitables et démocratiques quand la loi électorale finale a été adoptée en Septembre 2008.

    "Tous les partis ont dit qu’ils étaient pour les bulletins de vote pré-imprimés uniques, mais, le moment venu, il n’y a pas eu un seul vote en leur faveur," a dit à l’IPS Lynne Ghossein, directrice de programme à l’Association libanaise de transparence (LTA) . "Le système actuel permet d’acheter des votes, de telle sorte que bien sûr les personnalités politiques ne veulent pas de cette réforme."

    Selon Sawaya [“Beirut district coordinator with the Lebanese Association for Democratic Elections”], les bulletins de vote sont généralement produits par les partis politiques de chaque circonscription et n’y sont inscrits que les candidats qu’ils appuient. Si les électeurs choisissent de renoncer à ces bulletins de vote pré-imprimés par les partis, ils peuvent écrire les noms des candidats qu’ils souhaitent élire sur une feuille blanche.

    La loi actuelle stipule explicitement [sic], cependant, que les bulletins de vote contenant des marques d’identification doivent être considérées comme potentiellement invalides. Cette contradiction inhérente fait que la validité de ces feuilles de bulletins de vote dépendra du bon vouloir des fonctionnaires des bureaux de vote.

  • permalien elbé :
    1er juin 2009 @17h34   « »

    Je ne crois pas,pour l’instant, à une attaque Israelienne,que ce soit au Liban ou contre l’ Iran.
    Il semble qu’Israel joue plutot la déstabilisation de l’adversaire.C’ est une technique bien rodée par lui.
    Semer le doute au Liban(avec l’article du journal allemand),c’est mettre la zizanie afin que les diverses composantes se mettent sur la gueule.

    Assassiner une personnalité du Hamas,en laissant entendre la participation des sbires d’Abbas,c’est provoquer des représailles vis à vis de ceux ci.

    Diviser pour mieux régner ç’est éculé mais ça marche .
    Mais pour combien de temps encore ?

    Tant qu’il pourra jouer sur les "désaccords" de ses adversaires,Israel n’attaquera pas militairement, massivement et frontalement, ni les palestiniens,les libanais ,ni les iraniens.D’autant que son partenaire américain ne l’appuie pas en cela.(pour le moment)

    Il se trouvera sans doute acculé par lui ,à rétrocéder les colonies"illégales"(!)pour commencer.Les "légales"(!)n’étant que gelées.

    Ce n’est qu’à partir de là,que ce moment de vérité sera le vrai moment de tous les dangers.

    Mais on n’y est pas encore...,Israel a encore quelques tours dans son sac.

  • permalien K. :
    1er juin 2009 @18h16   « »

    Paul Woodward sur le gel des colonies : “Ce n’est pas une concession mineure. Ce n’est même pas la plus misérable des concessions.

    Les tiraillements US-israélien sur le gel des colonies représentent une bonne pièce de théatre politique. Obama obtient de paraitre dur. Les Israéliens peuvent se vautrer dans l’histrionnisme consistant a paraitre faire une nouvelle douloureuse "concession majeure", et dans cette comédie ou la presse n’est pas en reste, dans l’enthousiasme débordant dont elle fait preuve, rien ou presque n’est noté sur le fait que le gel des colonies ne représente en fait pas une concession importante.

    Il ne s’agit pas d’une concession mineure. Ce n’est même pas la plus misérable des concessions. Si cela se produit, ce ne sera rien ni plus ni moins que la démonstration du fait que Israël a l’intention de faciliter plutôt que d’entraver la création d’un Etat palestinien. En d’autres termes, c’est maintenant un test pour voir si après toutes ces années, Israël amène enfin la preuve que sa parole n’est pas sans valeur. Si elle passe le test, ses alliés pourraient se laisser aller a un petit soupir de soulagement, mais ce ne serait pas l’occasion de se féliciter de la décision comme marquant une étape importante vers la paix.

  • permalien K. :
    1er juin 2009 @18h22   « »

    Le Ministre des Affaires Etrangères egyptien Aboul Gheit, affirme que les US lui ont proposé le plan de paix de Tzipi Livni (normalisation officielle des relations entre Israel et les pays arabes avant toute survenue d’un Etat palestinien) et qu’il l’a refusé.

  • permalien Murmure :
    1er juin 2009 @18h28   « »

    Sécurité historique au Caire

    (...)

    Selon la diplomatie russe, "des représentants des services spéciaux d’Egypte ont fait irruption au domicile d’étudiants qui font leurs études à l’université al-Azhar et ont conduit vers une direction inconnue plus de 30 personnes".

    Dans le cadre de contrôle d’étrangers en Egypte, des citoyens du "Tadjikistan, d’Ouzbékistan, de France, de Grande-Bretagne et du Danemark ont également été interpellés", d’après le ministère russe.

    (...)

    Pour une fois que le « délit de faciès » n’est plus imputé aux seuls musulmans.

    Cela nous change !

    Précision : Je ne cautionne ni approuve aucunement les arrestations arbitraires de toutes sortes.

  • permalien K. :
    1er juin 2009 @18h31   « »

    ...et des Cèdres..

    Achètemonvote.com

  • permalien Yann :
    1er juin 2009 @18h48   « »

    @ K.,

    Le fait est qu’Israël ne veut pas la paix. Amira Hass, entre autres, l’a maintes fois démontré.

    Le gel des colonies ne constituerait certes pas une concession de la part d’Israël ; il signifierait qu’Israël plie devant les possibles exigences étasuniennes. L’échappatoire envisagé - pour ne pas geler la colonisation - est de détourner durablement l’attention vers l’Iran. La poursuite de l’occupation, seule garante de la survie de l’Etat juif, risquera d’être concrètement mise en cause seulement lorsque Israël aura gelé la colonisation. Israël ne concèdera pas, en ce sens, à sa propre perte.

  • permalien K. :
    1er juin 2009 @19h04   « »

    @ Yann,

    Et Obama n’a d’autre choix que de naviguer à vue.

  • permalien K. :
    1er juin 2009 @19h12   « »

    @ Yann,

    Votre affirmation est terrible (geler les colonies signifierait le début de la fin d’Israel) pour la région. Pourriez-vous développer un peu ?

  • permalien elbé :
    1er juin 2009 @19h39   « »

    La fin d’Israel,tel qu’il se veut:un état par et pour les juifs dans les frontières mytiques du grand Israel.

    Vous ai-je bien compris Yann ?

    On pourrait aussi dire que ce serait le début d’un nouvel Israel:multi confessionnel et non raciste,dans les frontières définies par l’ONU.

    La question est:Comment le leur imposer car de toute évidence,ils ne veulent pas de cet Israel là.

  • permalien elbé :
    1er juin 2009 @20h04   « »

    La chutzpah israelienne :

    "Obama nous demande de geler les colonisations "légales" mais ne demande rien en contre partie aux palestiniens."

    Après avoir accepté de céder plus de la moitié d’un pays,supporter la souffrance d’être occupés,humiliés au quotidien,tués,souvent.Mais ce n’est pas assez.

  • permalien elbé :
    1er juin 2009 @20h06   « »

    Il faut dire aussi:merci !

  • permalien K. :
    1er juin 2009 @20h59   « »

    Le seuil de tolérance des exactions (pour employer un euphémisme) d’Israel a été placé à des hauteurs tellement astronomiques que même le New-York Times écrit :

    « ... même le fait d’envisager des actions symboliques [comme ne plus systématiquement opposer le véto américain dans les votes du Conseil de Sécurité quand ceux-ci sont défavorables à Israel] qui montreraient publiquement l’ire des États-Unis envers Israël, son allié de longue date, serait une nette démarcation par rapport à l’administration précédente, qui a limité l’expression de son désaccord vis-à-vis de l’expansion des colonies israéliennes à une formule diplomatique la qualifiant de "inutile." [“unhelpful”] »

    La majorité des sénateurs US prient instamment Obama de “prendre en considération les risques qu’encourent Israel dans la solution des deux Etats.”

  • permalien Lou :
    1er juin 2009 @21h21   « »

    et Netanyahou répond à BHO au sujet de ce non-soutien systématique de l’état d’Israël : "Nétanyahou juge "déraisonnable" la demande américaine de gel de la colonisation

    Arouts emploie le terme de "réaliste" :

    Netanyahou a encore précisé qu’il était impossible de paralyser la vie des résidents de Judée-Samarie et que les revendications des Usa, qui exigeaient le gel de la construction dans les localités juives, même pour leur croissance naturelle, n’étaient pas réalistes.

    Netanyahou a indiqué par ailleurs qu’Israël était prêt à reprendre immédiatement les pourparlers avec les Palestiniens sans conditions préalables. Il a précisé qu’Israël ne souhaitait pas régenter la vie des Palestiniens mais n’accepterait pas en revanche qu’ils aient une armée. Mais pour le Premier ministre, il faut poursuivre une politique favorable au processus de paix et aspirer à une normalisation avec les Etats arabes.

  • permalien Tristan :
    1er juin 2009 @22h15   « »

    "Lors des débats, le Premier ministre a affirmé avec force qu’il était responsable de la sécurité d’Israël, même si cela devait le rendre impopulaire."

    Tient, est-ce qu’il faut prendre cette phrase comme la possibilité par Israël d’offrir aux palestiniens ce qu’il faut pour avoir une paix, même au risque d’être impopulaire en Israël ?

    Ou alors, ca veux juste dire continuer la politique du pire et augmenter la haine d’Israël, avec comme effet collatéral, la montée de l’antisémitisme ?

  • permalien Yann :
    1er juin 2009 @22h15   « »

    @K., elbé,

    Le gel des colonies est la première étape exigible ("not one brick").

    Une fois cette étape franchie, viendrait la suivante : la création d’un Etat palestinien (viable).

    Cette deuxième étape supposerait donc :

    - le démantèlement des colonies

    - un juste règlement du problème des réfugiés palestiniens

    Si ces deux conditions n’étaient pas satisfaites, ce qui paraît pour le moins plausible, il n’y aurait pas d’Etat palestinien.

    Comment imaginer que continue longtemps à exister un Etat juif (comme préconisé par la résolution de l’ONU sur la partition de la Palestine) mais qu’il n’y ait pas d’Etat palestinien ? Selon quelle morale ?

    Le texte de Helena Cobban, Olmert (and Ross ?) and a new concept of the Jewish state (01/06/09), traite justement de l’évolution possible d’Israël, d’un Etat-nation à un Etat-noeud.

  • permalien
    1er juin 2009 @23h34   « »

    Ne faut-il pas des miséreux pour permettre aux riches de le rester ?

  • permalien Jean-Matthieu :
    2 juin 2009 @00h41   « »

    J’ai manqué quelque chose ? pour quelle raison mes 2 posts, celui de K. et de Nathan ont-ils été enlevés ?

    ai-je choqué quelqu’un par mes propos ??

  • permalien K. :
    2 juin 2009 @10h56   « »

    - Meme les mesures symboliques sont inenvisageables selon un porte parole du Departement d’Etat US cité par le Ha’aretz.

    - Daniel Luban et Jim Lobe laissent entendre qu’il est possible que c’est parce qu’il sait que le projet de loi US qui prévoit d’empecher l’Iran de se procurer des produits raffinés du pétrole ne génerait pas l’Iran (ce dernier aurait pris ses précautions pour que sa consommation intérieure d’énergie n’en soit pas affectée) que Dennis Ross l’appuie de toutes ses forces.

  • permalien K. :
    2 juin 2009 @10h58   « »

    ...ne gènerait pas l’Iran et l’amènerait donc à ne pas obéir aux “injonctions” de la “communauté internationale”.

  • permalien K. :
    2 juin 2009 @13h10   « »

    Obama à la radio publique US, « NPR », adopte presque les accents de Walt et Mearsheimer : Il ne s’agit pas de diminuer notre appui à Israel, mais d’être « plus honnête » avec elle. « La trajectoire actuelle dans la région est profondément négative, non seulement pour les israéliens mais aussi pour les interêts US. »

    La solution des deux états a aussi l’appui de Petraeus tel qu’il s’est exprimé dans le quotidien saoudien Al Hayat.

    Reste à savoir comment ils comptent s’y prendre sans pression sur Israel.

  • permalien K. :
    2 juin 2009 @13h33   « »

    Marc Lynch :

    Mais ce qui m’inquiète le plus aujourd’hui, c’est l’escalade brutale contre le Hamas qui a créé un climat de crise et qui semble susceptible de déclencher de violentes représailles. Les frappes aériennes israéliennes contre la bande de Gaza se sont multipliées au cours de la dernière semaine et demie. Le jeudi, les militaires israéliens ont tué un dirigeant du Hamas, Abd al-Majid Dawdin, à son domicile en Cisjordanie. Puis, hier, les forces de sécurité palestiniennes ont poursuivi deux présumés combattants du Hamas en Cisjordanie, en tuant six dans l’un des plus sanglants incidents de ce genre de l’année, et déclenchant une vague de répression et de fortes promesses verbales de représailles du Hamas dans la bande de Gaza.

    Pendant ce temps, le Hamas a refusé d’accepter la légitimité de Salam Fayyad dans le nouveau gouvernement ou tout accord avec Israël signé par Mahmoud Abbas, et les pourparlers du Caire sur un gouvernement d’unité palestinien semblent être proche de l’agonie.

    Il ya deux façons de lire ces évènements. Premièrement, ce pourrait être une tentative de déclencher des représailles sanglantes du Hamas, soit en Israël soit en Cisjordanie, qui radicaliseraient l’environnement politique et empêcherait la pression en faveur de la paix. Cette manoeuvre serait une très cynique provocation (..) Ou alors il pourrait s’agir d’une tentative coordonnée pour démontrer les capacités et les intentions de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, afin de rassurer les Américains et les Israéliens, avec aussi la volonté de démontrer au Hamas la nécessité qu’il y a à ce qu’il s’adaptate aux étapes à venir dans le sens d’un règlement de paix.

    Ce serait également une erreur, mais, à certains égards, la conséquence logique de l’approche "Cisjordanie d’abord/AP seulement" qui a jusqu’à présent (à mon avis à tort) a caractérisé la politique palestinienne de l’administration. Plus d’informations sur ce sujet plus tard, mais pour l’instant je vais juste rappeler que les commentateurs Palestiniens dans l’ensemble du spectre s’inquiètent à ce sujet, et je le suis aussi. Les croissantes turbulences intra-palestiniennes se présentent comme une tendance dangereusement à la hausse qui risquent de saper les efforts déployés par le Président pendant que son attention se porte ailleurs.

  • permalien Emir :
    2 juin 2009 @13h40   « »

    Obama est différent de Bush. J’espère qu’il ne fait pas juste de la simulation pour faire plaisir au arabes, et qu’il aura les outils nécessaires pour opérer un changement : c’est à dire forcer Israel à respecter le droit international, qui l’a crée.

    Israel dit trois fois "non" à la paix :

    non à la création d’un État palestinien souverain

    non à un retour aux frontières de 1967

    non à un gel de la colonisation

    Alors messieurs les défenseurs du droit qu’allez vous faire maintenant ?

  • permalien elbé :
    2 juin 2009 @14h08   « »

    L’argent est le nerf de la guerre.Je ne vois pas d’autres moyens de pression pour faire céder l’intransigeance israelienne.

    Peut-on rêver qu’Israel en soit privé par les USA ?
    Quand on sait qui vote les aides là bas,le scepticisme est de mise.

    Vive la crise ?

  • permalien Shiv7 :
    2 juin 2009 @16h29   « »

    l’idée est pas mauvaise..

    Mais il faudrait uns "sacrée".. crise pour que cela fonctionne, les peuples mourant généralement de faim avant que les gouvernements réduisent leurs budgets aux armées..

  • permalien elbé :
    2 juin 2009 @16h36   « »

    Pour l’élection européenne et la liste Dieudonné :

    J’ai dit ailleurs ce que je pensais de cette liste.Pour résumer,je ne l’approuve pas.

    Elle a cependant le mérite de par la célébrité de Dieudonné,(ce qui n’est pas le cas,malheureusement ,des associations pro-palestiniennes)de rendre audible et visible aux yeux du pékin moyen,le problème palestinien.Ne serait-ce que par son intitulé -anti-sioniste-,visible sur les écrans télé.

    Que les palestiniens ne soient pas les mieux servi par cette liste,c’est peu dire mais cela oblige au débat et les partis politiques à prendre position sur ce qu’ils pensent et comptent faire du problème palestinien.

    Ce qui ne s’est jamais fait jusque là,tant le sujet était tabou.

    Un verrou a donc sauté.

  • permalien Murmure :
    2 juin 2009 @17h08   « »

    @ K.

    Je vous l’avais déjà dit, que le choix de l’Égypte n’était pas un geste qui exprime la mansuétude en faveur d’un régime autocrate et corrompu mais que ce choix avait une portée symbolique. Vous vous en souvenez ?

    Et j’avais raison :

    Selon son entourage, Obama ne compte pas non plus occulter le fait que l’Egypte, son allié stratégique, est un régime autoritaire, dirigé depuis 1981 par Hosni Moubarak. Il devrait y parler de la nécessité d’un meilleur modèle démocratique et de respect des droits politiques et humains. Il compte aussi visiter une mosquée et s’entretenir avec des jeunes et des journalistes.

    Mais n’empêche que le 5 juin, l’Égypte ne deviendrait pas, du coup, démocratique.

    C’est toujours mieux qu’un silence assourdissant.

  • permalien K. :
    2 juin 2009 @17h08   « »

    Joseph Dana et Mairav Zonszein dans le Ha’aretz en ligne du 22/05/2009 :

    « Le mouvement des colons n’est pas aussi fort qu’il est représenté dans les médias israéliens et internationaux. Sans le soutien actif et passif à la fois du gouvernement et des forces armées, les efforts des colons seraient inutiles. Tant qu’il n’est pas possible de documenter librement [cela a été fait pourtant et par le Ha’aretz même- peut-être après la parution de cet article ?] et d’exposer ces questions, le gouvernement d’Israël continuera à utiliser l’image des colons comme une couverture de sa propre politique ostensible de soutien à la création et le maintien de colonies de Cisjordanie. »

    Joseph Dana, ce jour, dans son blog (1) :

    Ce matin, la première page du New York Times a un article sur les colonies de peuplement et la croissante controverse qui les entoure. Au cours des dernières semaines, la question des colonies de peuplement et la nette division entre les États-Unis et Israël a reçu une couverture considérable dans la presse internationale. Je meurs d’envie d’être optimiste sur les derniers développements pour mettre fin a la guerre, mais je suis recroquevillé et craintif. Obama insiste sur la question et Israël sent la pression. Que s’est-il passé dans le passé, lorsque Israël a subi une pression légitime de la part des alliés importants ?

    Les colonies sont à la base de la société et de la politique israéliennes. Se plier à la demande étatsunienne d’un arrêt, bien que facile en apparence, nécessiterait un redressement de l’image qu’ont les Israeliens d’eux-mêmes et pourrait conduire aux prémices d’une guerre civile. Israël comprend bien ceci et a atteint un point culminant à la fin de la présidence de W. Bush, dans lequel un statu quo acceptable a été atteint (au moins dans l’esprit des Israéliens). Acceptable dans la mesure où l’occupation étaient sous « contrôle », les actes de violence à l’égard des Israéliens peu nombreuses et les colons laissés à eux-mêmes, créant des refuges ridicule sur des collines, et autres lieux similaires. Ce statu quo, bien sûr, se fait au détriment de la paix des Palestiniens, qui continuent à vivre dans un état d’occupation absolue.

  • permalien elbé :
    2 juin 2009 @17h12   « »

    Shiv7,oui mais les USA ont besoin de tous leurs moyens,pour se positionner en Asie.
    L’ennemi est toujours la Russie mais encore plus la Chine qui prétend se passer du dollar.

    Le monde arabe ,turcophone et persan,dont les Usa savent l’influence en Asie, de par les langues,la religion ainsi que leurs richesses ,en gaz et en pétrole, sont nécessaires pour contrer l’URSS et la Chine.
    La route du pétrole est la même que la route de la soie...

    On a contraint naguère ces pays pour conquérir cette route.Aujourd’hui,on veut s’assurer de leur appui ou tout au moins de leur silence.

    Non que les gouvernants de ces pays n’y adhèrent pas mais leurs peuples(ces abrutis !)ne sont pas indifférents à ce qui s’est passé en Palestine,en Irak,peut-être en Iran et au Liban.
    Ils craignent qu’une ultime provocation d’Israel ne finissent par des révolutions chez eux.Et Dieu sait qui prendrait la tête de ces pays ,susceptibles de plus de s’allier à la Chine.

    Israel est un peu l’épine dans le pied américain.

    Je fais peut-être de la politique-fiction ! Mais
    soit les Usa obtiennent vraiment des concessions de la part d’Israel,soit ils feront semblant d’en demander.Mais quoi qu’il se passe,l’aide américaine ne sera plus totalement inconditionnelle.

  • permalien K. :
    2 juin 2009 @17h18   « »

    Joseph Dana, ce jour, dans son blog (2 et fin) :

    Maintenant le statu-quo est remis en question et, à ce point, verbalement seulement. Jérusalem, au cours des derniers jours a été sur le qui-vive. (..) le fait que les colons aient envahi hier Jérusalem afin de fermer la route principale d’Israël et notre exercice d’urgence au niveau national d’aujourd’hui, rendent l’atmosphère particulièrement tendue. Je sens un peu d’incrédulité dans la communauté et de la naïveté. Les Israéliens ne sont pas capables de croire raisonnablement que les Américains sont en marche afin de les forcer à arrêter la construction de colonies. L’Etat estime qu’il est préférable d’instiller la peur au lieu de la rationalité. Aujourd’hui, l’ensemble du pays est obligé de s’asseoir dans des abris. Il n’est pas déraisonnable de dire que la majorité des Israéliens ont le sentiment d’avoir certains moyens à leur disposition pour mettre fin à toutes ces discussions et modifier la question. En un mot : la terreur.

    Une de mes craintes est une attaque terroriste. Le meurtre d’un militant du Hamas la semaine dernière a clairement été une provocation, presque une invitation, pour un acte de terreur en Israël. Israël cherche désespérément une solution à court terme à la pression américaine croissante sur les colonies de peuplement et qui ne pourrait être trouvée que si des civils israéliens sont tués dans un acte de terreur. J’ai espoir que Obama a la clarté de le comprendre et continuerait ses fortes déclarations contre l’activité de colonisation en dépit des provocations.

    Je n’ai pas l’impression que la population et le gouvernement israélien soiennt prêts à faire face à la question des colonies de peuplement. En dépit des déclarations collectives d’aversion [vis-à-vis des colonies de peuplement], le fait est que les colonies se développent et sont protégés avec le plein accord de l’opinion publique israélienne. A ce stade de notre histoire, c’est le noyau de notre existence ici. Je crains la manière dont nous allons réagir lorsque notre plus fort allié, comme un bon ami doit le faire, va nous tendre un miroir et nous forcer à entrer dans la réalité.

    @ Murmure : Inchallah ! :-)

  • permalien Yann :
    2 juin 2009 @17h21   « »

    @ K.,

    Merci encore pour votre contribution de grande qualité.

  • permalien Emir :
    2 juin 2009 @17h23   « »

    la crise ?

    Elle aura exterminé tous les palestiniens (qui recoivent l’aide UE et USA) avant d’affaiblir les Israéliens.

  • permalien K. :
    2 juin 2009 @17h26   « »

    Les colonies sont à la base de la société et de la politique israéliennes. Se plier à la demande étatsunienne d’un arrêt, bien que facile en apparence, nécessiterait un redressement de l’image qu’ont les Israeliens d’eux-mêmes et pourrait conduire aux prémices d’une guerre civile. dit Joseph Dana.

    N’est ce pas une contradiction des propos qu’il a tenu dans le Ha’aretz ?

  • permalien Yann :
    2 juin 2009 @17h30   « »

    Obama and Resolving the Israeli-Palestinian Conflict

    (Juan Cole, Informed Comment, 02/06/09)

    "In fact, I think Obama should make it clear that by 2011 he will simply recognize as the Palestinian state the government of the Palestine Authority that is elected next January. That would be an excellent way of forcing all the parties to make sure those elections are not handled carelessly. And it will put everyone into over-drive in making sure the transition goes well. I have been saying for some time what Ahmed Qurei recently did, that if the Israeli settlers want to stay in the West Bank, they must accept Palestinian citizenship. A government of Palestine that has Jewish constituents might anyway be a good thing.

    Obama has an opportunity, through making sound and wise policy on this issue, to resolve 80 or 90% of the problems the US has with the Middle East. It looks as though he is going to give it his best shot."

  • permalien Sébastien :
    2 juin 2009 @18h11   « »

    C’est sur que le démentellement des colonies ne se ferra pas sans heurts, la France à bien connut de graves afrontements franco-français lorsque son Gouvernement à renoncé à l’Algérie française.

    Guerre civile ?

    Je ne sais pas.

    Mais je suis sur que Netanyahou n’a pas le courage politique ni l’intéligence de Sharon, sa coalition gouvernementale ne lui permettra pas d’afronter ne serais-ce qu’en partie les colons.

    La survie de cette coalition gouvernementale dépend donc de la volonté d’Obamah de voir réelement le gel de la colonisation.

  • permalien Yann :
    2 juin 2009 @18h27   « »

    Il est certainement aussi extrémiste.

  • permalien Shiv7 :
    2 juin 2009 @19h00   « »

    @ Helbé

    Vous m’avez donné l’idée, pourquoi pas la fiction-politique finalement ?

    L’objective se perdant, de toute manière, dans des extrapolations indéfinies, noyant finalement toutes identification du vrai et du faux dans une grande masse indistincte et virtuelle.

    Il n’y a que les morts, sur le terrain, qui ne sont pas virtuels !

    Et ceux qui tirent les ficelles.

    C’est ceux là qu’il faut viser urgement.

    Les peuples libre n’ont que l’envie de vivre dans la paix et le minimum décent.

    A certain sur ce blog :

    Continuer à vous déchirer, à chercher la division, que vous ne pourrez manquer de trouver, jusqu’à plus soif, c’est pas ça qui manque..

    Ou alors, chercher plutôt à voir dans votre ennemi ce qui est identique à vous même, et mieux encore que l’égalité voyez en lui la complémentarité qui vous unis au sein de cette même terre(elle est ronde, on a pas le choix..)

    L’ennemi, c’est toi qui t’ignore..

  • permalien
    2 juin 2009 @19h37   « »

    yann, ce n’est pas une contribution, c’est un copier-coller. Une contribution, ce sont vos propres idées.

  • permalien
    2 juin 2009 @19h45   « »

    Elbé, nous ne voulons pas, nous, de ces pays arabes la ; racistes, intolérants, sur lesquels règnent des potentats, de père en fils, sans qu’ils soient de sang royal. Des pays arabes qui ne connaissent pas la laïcité mais l’exige pour autrui ; où les chrétiens sont une minorité minorisée. Sans droits. Qui ne peut élever un lieu de culte plus haut que les mosquées. Où sa principale nourriture, le porc, est abattu, alors que tout le monde sait qu’il n’est pas le vecteur de la maladie qui inquiète actuellement le monde.
    Ce monde arabe donneur de leçons, dont les citoyens vivent encore au moyen-âge, mentalement, mais pas seulement.
    85% d’illettrés en Egypte, et vous osez donner des leçons ; de morale, de bonne conduite, de démocratie.

  • permalien Emir :
    2 juin 2009 @19h54   « »

    2 juin @ 19h45

    Tu t’es trompés de site. Ce n’est pas ici ...

  • permalien Yvan :
    2 juin 2009 @20h00   « »

    « Pour l’amour du ciel, laissez-les geindre ! »
    Les législateurs israéliens s’acharnent à rendre illégale la commémoration de la Nakbah.
    par Gilad Atzmon

    Dans le cadre de leur campagne raciste contre les Palestiniens indigènes, les législateurs israéliens s’acharnent, ces jours-ci, à rendre illégale la commémoration de la Nakbah.
  • permalien Lou :
    2 juin 2009 @20h50   « »

    31 mai 2009

    Le chanteur du légendaire groupe de rock britannique Pink Floyd, Roger Waters, a annoncé dimanche qu’il se rendrait prochainement en Israël et dans les territoires palestiniens de Judée-Samarie....

    2 juin 2009

    Roger Waters, des Pink Floyd, lance un plaidoyer contre le mur de séparation en Cisjordanie(...)

  • permalien Orangerouge :
    2 juin 2009 @20h52   « »
    L’Union Européenne a bien touché le fond du reniement des Droits de l’Homme

    Un rapport – en anglais - publié par le Réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH) (qui est financé par l’UE) met l’accent sur les choix diplomatiques européens d’abandon des palestiniens et de soutien de fait de la politique expansionniste israélienne, choix qui condamnent toute politique moyen-orientale à l’impuissance :

    - soutien aveugle à Israël se manifestant par le refus de toute sanction ;
    - immixtion dans le conflit interne palestinien ;
    - isolement du Hamas.

    Citations du rapport sur le site (et lien vers la rapport en anglais) :

    http://ibnkafkasobiterdicta.wordpre...

  • permalien Lacatus :
    2 juin 2009 @20h59   « »

    Le déplacement du Président Obama au Moyen Orient est un événement certes. On rêve secrètement que cela puisse être le début d’une solution de paix entre les peuples de la région. Les uns comptent sur la "pression" que pourrait exercer Obama sur Israël, les autres pensent que Obama n’a rien à imposer à Israël, et d’autres sont convaincu qu’il n’y a rien à attendre de Obama !
    A ne rien espérer, point de déception !

    J’ai peur que seul le camp qui croit à la paix soit encore une fois déçu. Mais espérons toujours que les choses bougeront avec de la bonne volonté de la part des uns et des autres.

    Ça serait là un vrai tournant pour toute l’humanité...mieux que de marcher sur Mars

  • permalien Lou :
    2 juin 2009 @21h15   « »

    Defensa

    (...)La remarque de Borchgrave semble indiquer un basculement des priorités stratégiques des USA, et c’est alors de ce point de vue qu’elle peut être lue à la lumière du reste de son texte. Elle semble indiquer que la crainte panique des stratèges US devant les risques de prolifération nucléaire vers des groupes terroristes nécessite de toute urgence un arrangement avec les pays de la zone critique (“l’arc de crise” du Moyen-Orient et du sous-continent indien) disposant ou devant disposer de l’arme nucléaire. L’Iran est l’un de ces pays. De ce point de vue, tout le reste est subordonné à cette recherche d’un accord, ce qui est évidemment une démarche inverse de l’approche israélienne qui recherche la destruction du potentiel iranien. Les USA semblent avoir conclu que la situation au Moyen-Orient doit être stabilisée par un arrangement et non plus par des pressions de menace d’usage de la force. Cela implique effectivement un arrangement avec l’Iran, une intégration de l’Iran dans un nouvel équilibre dans la région, éventuellement avec l’idée d’une zone dénucléarisée impliquant la “mise au pas” d’Israël dans ce domaine fondamental. Tout cela se fait au détriment des “relations spéciales” avec Israël, qui deviennent secondaires et doivent se soumettre à la logique de la première démarche. Le problème palestinien doit alors être réglé, moins pour lui-même que pour permettre ce réarrangement général, et les intérêts d’Israël deviennent eux-mêmes secondaires. (...)

  • permalien elbé :
    2 juin 2009 @22h04   « »

    Je viens de retrouver un vieux bouquin de voyance qu’on m’a donné il y a une trentaine d’années ,et que j’ai mis dans un carton d’archives .
    Je l’avais complètement oublié,tant il me paraissait plein de sornettes,je me demande même pourquoi je ne l’ai pas jeté.

    Pourtant ,avec le recul des ans,je suis troublée en le refeuilletant.
    Certaines de ces prédictions (que je trouvais ridicules) sont finalement arrivées !

    - L’intégrisme musulman déstabilisera l’Algérie.Nombreux morts.Mais le Maroc résistera.
    - La Russie ,après une période de recession reprendra son rôle de puissance .La guerre ,par pays interposés reprendra avec les Usa.

    - les états-unis entreront dans une guerre du bien contre le mal(texto !)

    Un nouveau messie sera accueilli avec ferveur par le monde entier.Il est déjà né aux Usa.C’est un métis avec ,par sa famille des liens avec l’Afrique et l’Asie.

    Cela est bien arrivé non ?

    Je vous épargne la Yougoslavie,les tremblements de terre etc...Et pour ce qui est à advenir :

    - La Bourse s’écroulera et n’existera plus.

    - La fin du dollar

    - Le peuple d’Israel devra quitter la Palestine.

    - Une bombe atomique explosera en Asie,peut-être en Chine.

    - La Chine prochaine puissance mondiale

    - La France aura une femme présidente de la république.

    Bon ,les dates avancées pour ces prédictions ne sont pas les bonnes ainsi que certains termes.Par exemple messie pour décrire Obama(car cela fait irrésistiblement penser à lui).
    N’oubliez pas que ce livre date d’une trentaine d’années et que je suis une grande sceptique.Coincidences ou pas,je vous fais grâce des autres prédictions !

  • permalien Lou :
    2 juin 2009 @23h06   « »

    Faire couler notre propre sang pour plaire à Israël

    Par Khaled Amayreh

    (...)De plus, l’omniprésence de la torture dans les prisons et les cachots de l’AP ne laissait entrevoir aucune possibilité d’un dénouement différent de cet épisode tragique. Il semble que les deux combattants aient préféré la mort plutôt que la perspective d’être torturés et humiliés par ceux qui ont abandonné le minimum de décence pour apaiser le général Keith Dayton.(...)

    Ensuite Abbas lui-même s’y est mis, avec son propre récit fantastique des meurtres, disant que « nous combattrons d’un poing de fer tous ceux qui essaient de torpiller nos gains nationaux ».

    De quels gains nationaux cet homme parle-t-il ? Pense-t-il réellement que la Cisjordanie est un territoire libéré ? Pense-t-il que lui et ses charlatans d’Oslo jouissent réellement d’indépendance et de souveraineté à Ramallah ?

    Ou peut-être pense-t-il que l’assassinat de deux combattants palestiniens, au dépens de la mort de quatre autres Palestiniens, fera céder Israël, qui lui apportera un Etat sur un plat d’argent ?

    article écrit en décembre 2006 Le jeu dangereux d’Abbas par Philippe Barbrel

    Une guerre civile préparée à Washington

    (...)L’historique de cette prise de décision ne laisse guère de doute. C’est bien le Géneral US Keith Dayton, « American security coordinator in the territories » qui a convaincu les Israeliens d’autoriser ce transfert en vue d’une confrontation avec le Hamas. Washington a poussé déliberément les feux du conflit inter-palestinien, dès avant l’annonce de la tenue d’élections qui a déclenché les premiers affrontements.(...)

  • permalien Yann :
    2 juin 2009 @23h26   « »

    Merci beaucoup Lou.

  • permalien Murmure :
    2 juin 2009 @23h32   « »
  • permalien Jean-Marie :
    3 juin 2009 @05h21   « »

    Enormément de vecteurs d’opinons et de décisions dans le monde occidental et proche oriental, pour le moins, témoignent par leurs écrits et dires qu’ils ignorent que, sans consultation par référendum des autochtones concernés, l’irréaliste résolution 181 n’était qu’une recommandation, qui plus est contraire à la Charte de l’ONU, qui s’appuyait sur six pieds ou comportait, si l’on préfère cette image, six pierres angulaires : un état censé abrité éternellement majoritairement – donc anti-démocratiquement - des Juifs ou personnes se croyant de vieille ascendance multiséculaire tels (pré-établis ou « « importés ») , un état censé abritait majoritairement des Arabes autochtones, un statut spécial pour Jérusalem et les lieux saints, un indispensable port méditerranéen pour l’état arabe (Jaffa), entouré de terres attribuées arbitrairement à l’état de Juifs destiné à la poursuite de l’indispensable commerce international de l’état arabe, et une entente économique quasi vitale entre les deux états.

    Un peu plus de six mois et demi après, quand les Juifs ou personnes se croyant de vieille ascendance multiséculaire tels déclarèrent avec précipitation l’indépendance d’une entité (toujours en 2009) sans constitution et sans frontières dont le nom avait été choisi par cinq voix contre quatre deux jours auparavant, aucune de ces bases n’était concrétisée conformément au texte de la résolution/recommandation. Et c’est toujours le cas en 2009.

  • permalien Béatrice :
    3 juin 2009 @06h24   « »
    Question à Murmure

    Otez moi d’un doute, comme disait don Diègue

    "Il" c’est bien Barak ?

    "Son", c’est bien le discours du charismatique "président" des USA ?

    Pauvres patriotes palestiniens

    http://www.palestine-info.cc/Fr/def...

    Quand on vous dit que le Fatah n’est pas homogène !

  • permalien
    3 juin 2009 @09h41   « »
    Sacré Gilad

    Bien analysé, hélas

    http://mondialisation.ca/index.php?...

    Comme quoi on peut dire tout, n’importe quoi et son contraire et sembler de bonne foi ... au moins à des ignorants

    PS. Désolé pour celles et ceux qui ont cru qu’il s’agissait du détenteur de la nationalité française qui est seulement de citoyenneté israélienne

  • permalien Yvan :
    3 juin 2009 @10h02   « »

    A l’approche du discours d’Obama, il semble que les forces du bien et du mal se réveillent :

    - Al-Qaida au Maghreb affirme avoir tué son otage britannique
    - Le numéro deux d’Al-Qaida appelle les Egyptiens à ne pas croire Obama

    L’ancien vice-président des États-Unis, Dick Cheney, déclarait le 9 mai dernier que « les techniques d’interrogatoires assimilées à la torture pratiquées sous le régime de G.W. Bush sur des prétendus terroristes avaient "sauvé des milliers de vies »

    C’est vrai que les prémices à ce discours ne sont guère rassurantes :
    - Obama : "les Etats-Unis sont l’un des plus grands pays musulmans"
    - Etats-Unis : des diplomates iraniens invités à la fête nationale

  • permalien adrien :
    3 juin 2009 @10h18   « »

    @ Elbé,
    Pas mal votre livre !
    Pouvez vous en donner les références ?

  • permalien K. :
    3 juin 2009 @10h49   « »

    @ Murmure, espérons..

    - « Mais sur les droits de l’homme, je crains qu’il va décevoir : je lui ai demandé directement si Hosni Moubarak (le leader égyptien depuis 28 ans !) est un autocrate. M. Obama m’a dit qu’il était une force pour la stabilité et le bien. »

    - « Voici les instructions, je viens de recevoir du Département d’État américain :

    Le gouvernement saoudien permet aux journalistes accompagnant le président Obama d’entrer dans le pays sans visa, et sans avoir à subir les habituelles procédures douanières. Une fois en Arabie saoudite, par conséquent [sic], il est expressément interdits aux journalistes de quitter l’hôtel ou de s’engager dans toute activité journalistique en dehors du cadre de la visite. Ceux qui agiraient de la sorte risquent d’être arrêtés et détenus par les autorités saoudiennes.

    Avec cependant un démenti saoudien par la suite (“Qorvis Communications, which represents the Saudi Government in the United States, emailed reporters Monday night with an statement saying the announcement of restrictions, which was sent from the State Department, is incorrect”.)

  • permalien K. :
    3 juin 2009 @11h00   « »

    le New York Times, le 12 Aout 1982, causait d’un certain genre de “frappe chirurgicale” :

    « La seule synagogue de Beyrouth détruite par les bombardements israéliens obligeant des dizaines de familles juives à fuir. »

    BEIRUT’S ONLY SYNAGOGUE IS CASUALTY OF THE ISRAELIS
    Sign in to RecommendE-MAIL Permissions AP (The New York Times) ; Foreign Desk

    August 12, 1982, Thursday

    Late City Final Edition, Section A, Page 17, Column 3, 427 words

    Israeli shells have fallen on Beirut’s only synagogue, sending dozens of Jewish families fleeing for safety, residents said today. Before the Israelis invaded Lebanon to crush the Palestine Liberation Organization, about 100 Jewish families lived in the quarter near the Maghen Abraham synagogue on Wadi Abu Jamil Street in ...

  • permalien Murmure :
    3 juin 2009 @11h14   « »

    @ Béatrice

    Voyez vous une quelconque loi de cause à effet entre les litispendance politique palestinienne (dont a l’habitude, rien de nouveau sous l’occupation) et le linéament on ne peut plus clair du Président américain qui divise le gouvernement israélien atteint de nervosisme largement occulté dans les médias.

    En savez vous plus ?

  • permalien K. :
    3 juin 2009 @11h21   « »

    Mais ne vous trompez-pas, la fille au premier plan est chiite...

  • permalien Nathan :
    3 juin 2009 @11h32   « »

    chiite chic, alors...

    Avec le hezbollah au pouvoir, elle va vite devoir aller se rhabiller.

  • permalien Nathan :
    3 juin 2009 @11h39   « »

    A propos de chiite, il y en a un qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui balaie devant sa porte.

    http://www.dailymotion.com/relevanc...

  • permalien
    3 juin 2009 @12h46   « »

    Nathan confond Shiites et Talibans.

    Du grand n’importe quoi...

  • permalien Murmure :
    3 juin 2009 @13h22   « »

    Ch’tit’correction :Vous aurez compris dont on a l’habitude

    Oh ! Qu’ils sont choux, on lui concède le droit de tenter de se réconcilier avec le monde musulman et faire concurrence à Al-Qaida ou l’Iran pour conquérir son cœur ; pour notre part, nous devons vérifier que ce cela ne portera pas atteinte à nos intérêts communs" avec les Américains, a déclaré à la radio militaire le ministre des transports, Israël Katz.

  • permalien K. :
    3 juin 2009 @13h40   « »

    Un rassemblement de personnalités du mouvement de colonisation à Jérusalem, le 22 Mai, documenté dans ce rapport exclusif Mondoweiss, a révélé l’influence sans précédent des colons sur la politique israélienne.

    L’événement, une cérémonie pour la remise de prix “Moskowitz Foundation Prize for Zionism”, a été organisée et financée par l’un des plus proches confidents et bailleurs de fonds de Netanyahu, le magnat américain de casino Irving Moskowitz.

    Depuis plus d’une décennie, Moskowitz a orienté des millions de bénéfices de son casino de Californie, le “Hawaiian Gardens”, où il a été poursuivi en justice pour l’exploitation des travailleurs sans papiers, vers des projets de construction de colonies en Cisjordanie, y compris dans des quartiers palestiniens de Jérusalem-Est.

    Il a également financé plusieurs think tanks néoconservateurs, dont un centre de recherche nommé Yonatan d’après le prénom du frère de Netanyahu, qui avait été tué alors qu’il dirigeait le raid d’Entebbe en 1976. Moskowitz et Netanyahu sont restés proches depuis qu’il a créé le centre.

    En 1996, Moskowitz avait convaincu Netanyahu, lors de son premier mandat de Premier ministre, d’ouvrir un tunnel adjacent au mont du Temple, un acte controversé qui a abouti à plusieurs jours d’émeutes et 70 morts. Quatre ans plus tard, la visite provocatrice du tunnel par le Premier ministre Ariel Sharon avait entrainé le soulèvement dit d’Al-Aqsa, la salve d’ouverture de la deuxième Intifada. Aujourd’hui, l’empreinte de Moskowitz sur le paysage de la Cisjordanie, est la plus remarquable dans l’expansion de la colonie appelée Kiryat Arba, un foyer de radicalisme juif orthodoxe situé au-dessus de la ville occupée d’Hébron.
    À suivre.

  • permalien K. :
    3 juin 2009 @13h45   « »

    Rapport exclusif Mondoweiss suite et fin :

    Noam Arnon, le fondateur de [la colonie] Kiryat Arba est le récipiendaire du Prix 2009 Moskowitz, une distinction comprenant 50.000 dollars en espèces. Après avoir reçu son prix devant une foule de deux mille colons, Arnon s’est plaint à moi, "Nous pensons que les Arabes ont quelque peu dominé les médias internationaux et le climat international, et ils ont convaincu le monde de croire qu’il existe un peuple palestinien et que ces gens méritent d’avoir un État palestinien - ce qui est totalement faux."

    Malgré le fanatisme d’Arnon et de ses disciples, qui régulièrement sévissent dans Hébron, saccageant des maisons palestiniennes et attaquant les populations locales (souvent sous l’oeil de l’armée israélienne), ceux-ci ne sont pas considérés comme des voyous dans le monde politique de Netanyahu.

    En effet, plusieurs notables se sont tenus sur scène aux cotés de Arnon. Parmi ces notables le professeur Moshe Aumann, qui a remporté le prix Nobel en 2005 pour ses travaux sur la compréhension des conflits par la théorie des jeux, et Uzi Landau, le ministre israélien des infrastructures nationales. (le parti de Landau, Yisrael Beiteynu, a introduit des projets de loi qui obligeraient les citoyens arabes d’Israël de prêter un serments de fidélité et qui criminaliseraient une discussion ouverte sur ce que les Palestiniens appellent "Nakbah," ou "catastrophe" de la fondation d’Israël). Etait également présent Benny Begin, l’un des principaux membres du Likoud à la Knesset et fils de feu Menahem Begin,.

    (..)

  • permalien Tristan :
    3 juin 2009 @14h56   « »

    @Nathan

    C’est beau de voir des gens qui défendent la démocratie et la laïcité.

    Ca me fait penser à l’Allemagne après la première guerre mondiale, mais aussi à la Yougoslavie, l’Autriche, la Hongrie et d’autre pays, qui ont pu goûter à toute ces belles choses grâce au rouleau compresseur francais, anglais et américain.

    Mais bon, la question est, bien sûre, la suivante : si ces gens décidaient de voter pour la mauvaise personne, une personne qui chercherait dans la religion des valeurs plutôt que dans la modernité (du genre des démocrates chrétiens) ou alors, une personne qui veut redonner un dignité aux arabes, qui n’avait pas arrêté de perdre des guerres, simplement en mettant sur pied une armée capable d’en gagner une.

    Enfin, moi, j’ai rien contre, je suis sûre qu’une telle personne respectera la neutralité suisse (dans le pire des cas, je pars vivre en Bolivie), mais je parle des autres pays européen islamophobe et arabophobe.

  • permalien Béatrice :
    3 juin 2009 @15h22   « »
    @ Murmure

    Vous pouvez répétez la question, SVP ?

     ;-))

    En plus clair si possible

    Merci

  • permalien Murmure :
    3 juin 2009 @16h53   « »

    Question à Murmure

    Otez moi d’un doute, comme disait don Diègue

    "Il" c’est bien Barak ?

    "Son", c’est bien le discours du charismatique "président" des USA ?

    Pauvres patriotes palestiniens

    http://www.palestine-info.cc/Fr/def...

    Quand on vous dit que le Fatah n’est pas homogène !

    Quel rapport entre les deux ? :-)

  • permalien Murmure :
    3 juin 2009 @17h13   « »

    Pourquoi Al Jazeera fait-elle écho par ricochet d’un sombre Cheney, d’un ubuesque Bush en ressortant la marionnette "d Ahcchmed le terrorise mort".

    Pour le compte de qui sème-t-elle la zizanie dans les esprits en s’étalant des heures durant sur le phénomène avec des analyses a l’emporte pièce de certains Docteur ès wind ?

    Je bug là !

  • permalien Béatrice :
    3 juin 2009 @20h46   « »
    De Barak à Barack

    Barak va-t-il dicter son discours à Barack en faveur du valet du sionisme de "droite" Abbas qui n’est plus considéré comme légitime par une bonne partie du Fatah, voire la majorité

    Tristissime

  • permalien Emir :
    3 juin 2009 @21h04   « »

    Ce qu’attend le monde arabe et musulman de barak Obama c’est des actes et non des discours.

    Obama continue la guerre sans but en Afganistan ; il continue de menacer l’Iran. Il n’a encore pris aucune résolution contre Israel...

  • permalien Murmure :
    3 juin 2009 @21h18   « »

    Les pressions donnent-elle ce genre de coups tordus : Le gouvernement américain met en ligne par erreur une liste d’installations nucléaires nationales.

    Faut-il lire ainsi l’information ?

  • permalien Lou :
    3 juin 2009 @22h06   « »
    s’ils le disent ...

    Rahm Emmanuel veut-il la peau de Netanyahou ?

    On sait par expérience que la présence de Juifs ou à fortiori d’Israéliens dans l’entourage d’un Président américain n’est pas forcément de bon augure pour Israël. Le réflexe de « Juif de Cour » est encore très présent chez beaucoup d’entre eux, et leur attitude envers Israël est souvent dictée par leur désir d’obtenir un satisfecit de la part de leurs « employeurs », avec un diplôme de « bon juif » à la clé.

    De manière inhabituellement ouverte, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a fait clairement comprendre mardi à ses proches « que l’Administration américaine a pour objectif de faire tomber le gouvernement Netanyahou » et que « la cheville ouvrière de cette tentative n’est autre que Rahm Emmanuel, le Secrétaire Général de la Maison Blanche, qui oeuvrerait en coulisses ». Toujours selon Netanyahou, qui connaît bien les rouages de l’Administration US et qui a « ses oreilles » là-bas, c’est Emmanuel qui conseillerait à Barack Obama de ne rien concéder à Israël dans le dossier de la construction juive en Judée-Samarie et à Jérusalem, et de poursuivre les fortes pressions exercées sur le gouvernement Netanyahou. (...)

  • permalien K. :
    3 juin 2009 @22h44   « »
    "All in All, it’s just another brick in the wall"

    Merci à Lou d’avoir percé la énième manipulation des hasbaristes sionistes.

    Roger Waters ne se laisse pas démonter par une interview malhonnête (Asked by the Post if he was aware of the terms of the final-status offer made by former prime minister Ehud Olmert to PA President Mahmoud Abbas and whether he knew that Abbas had refused it..) du Jerusalem Post :

    "Voting doesn’t mean shit unless everybody has a vote and everyone can move around freely… there should be no checkpoints. All this checkpoint bullshit is a method of your government to control, not only the Palestinians but you as well."

  • permalien Lou :
    3 juin 2009 @22h48   « »

    Global Peace Index

    L’Indice global de la paix classe les pays suivant leur niveau de pacifisme. Ce classement est maintenu par le magazine The Economist et un jury d’experts. Lancée en mai 2007, c’est le premier classement du monde sur la paix. L’idée est à l’origine de l’Australien Steve Killelea et est appuyée par des leaders internationaux, dont le dalaï-lama, l’archevêque Desmond Tutu et l’ancien président américain Jimmy Carter.

    L’indice global de la paix, publié pour la troisième fois cette année, prend en compte 23 critères différents comme l’importance des forces armées, le PIB et le niveau de mortalité infantile, ou encore les relations avec les pays voisins.

    Le pays le plus pacifique est la Nouvelle-Zelande 1er sur 144

    La France est 30 ème sur 144

    Les USA sont 83 ème sur 144

    L’Iran est 99 ème sur 144

    Le Liban est 132 ème sur 144

    l’état d’Israël est 141 ème sur 144

    le 144 ème est l’Irak.

  • permalien K. :
    3 juin 2009 @23h08   « »

    Pour le Jerusalem Post, le démantèlement du réseau de collabos libanais à la solde d’Israel est une « chasse aux sorcières ».

    Un deuxième militaire haut-gradé (colonel) a été arrêté. Il aurait été recruté par le Mossad au cours de stages au sein de l’armée américaine.

  • permalien Lou :
    3 juin 2009 @23h42   « »

    Le scénario d’une attaque israélienne contre l’Iran, une possibilité sérieuse pour le Hezbollah

    Par Scarlet HADDAD | mercredi, juin 3, 2009

    (...) Des sources proches du Hezbollah estiment ainsi que le pari fait par certains sur un éventuel conflit entre le nouveau président américain Barak Obama et le nouveau gouvernement israélien n’est pas forcément justifié. Même si, selon ces sources, Obama était pétri de bonnes intentions, il commence à subir des pressions qui le poussent à céder sur des points essentiels.(...)

    les mêmes sources pensent que le gouvernement israélien joue la carte du gain de temps, avant de réussir à convaincre Obama que la seule solution possible est une attaque militaire contre des sites nucléaires iraniens.(...)

    Déjà, 76 sénateurs et 360 membres de la Chambre des représentants ont signé une pétition pour demander au président américain de ne pas exercer des pressions sur l’État hébreu. C’est pourquoi le président américain devrait rester dans les généralités dans ses discours prévus en Arabie saoudite (qu’il a rajouté in extremis à sa visite dans la région) et en Égypte, axant ses interventions sur l’initiative arabe de paix et sur le fait que tout dialogue avec l’Iran ne se fera pas aux dépens des pays arabes.

    Dans ce contexte, les sources proches du Hezbollah estiment qu’une attaque israélienne contre l’Iran et contre le Liban est envisageable, que l’opposition remporte ou non les élections. Si l’opposition l’emporte, Israël dira qu’il ne faut pas laisser le Hezbollah contrôler le Liban, et si c’est la majorité qui l’emporte, il dira qu’il faut aider le camp « modéré »...

  • permalien K. :
    3 juin 2009 @23h49   « »

    - La tentative de réconciliation avec le monde musulman de Obama « se heurte à des obstacles », écrivent Ali Gharib and Jared Levy de IPS News (dans un article qui donne beaucoup la parole aux “penseurs” néocons soit dit en passant).

    Comment se réconcilier le monde musulman quand, par exemple, Obama a clairement indiqué (à la BBC) qu’il ne comptait nullement s’excuser ne serait-ce que pour les barbaries de Guantanamo ? laisse entendre IPS News.

    L’ancien agent de contre-terrorisme de la CIA Michael Scheuer, est allé jusqu’à dire à Al Jazeera English que « le fait de se tenir main dans la main avec Moubarak était un outil de recrutement pour le terrorisme musulman global encore plus grand que les photos des prisoniers musulmans de la baie de Guantanamo » nous apprend également le même article de IPS News.

    - Le Comité des relations Etrangères du Sénat US prend ses (faux) renseignements sur l’Iran d’Israel, accuse Gareth Porter.

    - L’Autorité Palestinienne utilise les méthodes israéliennes (boucliers humains, interdiction d’accès aux journalistes, etc..) contre sa propre population, affirme Mel Frykberg.

  • permalien K. :
    4 juin 2009 @01h45   « »

    Excellentissime article de Tony Karon (1/2) :

    (..)

    « Voici le hic : Obama a fait naître l’espoir qu’il permettra de changer substantiellement les politiques qui ont créé l’antagonisme d’une grande partie du Moyen-Orient et au-delà - des attentes qu’il, selon les indications actuelles, est loin de pouvoir satisfaire.

    « Et ceci augmente considérablement les périls politiques de son discours prévu pour "le monde musulman" - j’utilise des guillemets pour le fait que la singularité de ce nom semble plus être une création de l’imagination djihadiste que de la réalité, mais je laisse à d’autres le soin de cette conversation.

    « Le plus grand danger réside dans le fait que Obama n’a pas de nouvelles politiques à proposer au Caire. Comme son sous-conseiller pour la sécurité nationale Dennis McDonough l’a dit au Wall Street Journal, le discours du Caire va, plutôt, tenter de "changer la conversation". McDonough a dit, "Nous voulons revenir à un partenariat, revenir à une conversation qui se concentre sur les valeurs partagées."

    « Le problème, bien sûr, est que la cassure entre les États-Unis et "le monde musulman" ne concerne pas une mésentente sur les valeurs, ou une panne de communication, il s’agit entièrement des actions et des politiques des États-Unis, plutôt que de la rhétorique dans laquelle ils se sont emmêlés. Les populations des pays musulmans comprennent les valeurs américaines, ou les valeurs que l’Amérique prétend défendre, et beaucoup sont passionnément attachés à certaines de ces valeurs mêmes. Ce qu’ils attendent de l’Amérique est qu’elle applique ses propres valeurs en ce qui concerne le Moyen-Orient. Ils aimeraient bien, par exemple, que les États-Unis agissent sur la base de cette "vérité évidente" de Lincoln qui dit que les hommes et les femmes palestiniens ont été créés à l’égal des hommes et des femmes israéliens - une approche que l’administration de Obama n’a pas encore démontrer, comme le note mon ami Rami Khouri.

  • permalien K. :
    4 juin 2009 @01h47   « »

    Tony Karon (2/2)

    « Et c’est très bien de proclamer la démocratie et un gouvernement reflétant la volonté populaire comme des valeurs américaines, mais au cours des six dernières décennies la caractéristique dominante des relations des États-Unis avec les pays musulmans allant de l’Indonésie et l’Iran, au Pakistan, la Palestine, l’Égypte et l’Algérie, a été d’étouffer la volonté populaire et son expression libre et démocratique, en soutenant les dictateurs qui sont prêts à faire avancer les visées géopolitiques de Washington.

    « Même maintenant, il est loin d’être évident que Obama soit prêt à accepter le résultat du processus démocratique dans les territoires palestiniens, ou au Liban, ou à suggérer que le processus démocratique pourrait être une bonne idée en Egypte. En effet, une des principales caractéristiques du monde arabe avec lequel Obama traite, est la déconnexion entre ses dirigeants et son peuple. Et actuellement, c’est avec les dirigeants que Obama cherche à faire des affaires - en fait, ainsi que Elliot Abrams, l’ancien chef de la politique moyen-orientale de Bush, a récemment fait remarquer, le but du discours de Obama est en réalité d’essayer de créer un climat qui rende plus facile la coopération de ces dirigeants avec les Etats-Unis. »

    (..)

  • permalien Yvan :
    4 juin 2009 @10h12   « »
    Une semaine cruciale au Proche-Orient 1/2

    Depuis Reagan (et peutêtre même depuis le discours d’Eisenhower sur le complexe militaro-industriel), les USA n’ont cessé de s’enfoncer dans un népotisme oligarchique qui a connu son point culminant avec celui qui était encore président il y a 235 jours.

    Obama a été effectivement élu par cette oligarchie (l’homme de wall street), mais c’était seulement elle qui avait le pouvoir de le faire. Depuis le premier jour de son élection, Obama n’a eu de cesse, que de rétablir les USA dans la légalité et la démocratie, à la barbe de ceux qui l’avaient placé au pouvoir.

    Il a replacé les crimes de la présidence précédente dans un cadre légal (rapport sur les tortures, Guantanamo etc.). Il a complètement bouleversé la géopolitique mondiale en rétablissant une "équilibre" entre états (en particulier avec les états musulmans, mais aussi, la Russie et la Chine). Il a réintégré les USA dans des organismes internationaux comme le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.

    Celà veut-il dire qu’Obama a supprimé l’ancien ordre ? Il faudrait être naïf pour croire qu’une seule investiture suffira pour défaire plusieurs décennies de noyautage des rouages de la démocratie. Aujourd’hui encore la destruction de la dynastie des Kennedy, est encore sujette à interrogation (mafia ? CIA ? Cubains ?).

  • permalien Yvan :
    4 juin 2009 @10h16   « »
    Une semaine cruciale au Proche-Orient 2/2

    Depuis 235 jours, on voit des associations caritatives chipoter, pinailler, mégoter, sur l’action du nouveau président : "oui, bien sûr, le discours... mais des faits !". Outre que le fait que ces mêmes association ont des financement souvent opaques, et qu’elle ne représentent qu’elles-mêmes et les intérets de leurs donateurs, elle prétendent donner un bilan moral de ces 235 jours de présidence alors qu’en réalité elle ne font que du prosélitisme commun à tous les lobbies.

    Croire qu’Obama, pourra résoudre les conflits du monde est totalement irrationnel, le premier objectif d’Obama est de rétablir les USA dans la légalité et ça c’est déjà énorme.

    Maintenant c’est à chacun de nous de nous demander qu’avons nous fait pendant ces 235 jours , pour restaurer la justice et la démocratie.

  • permalien Shiv7 :
    4 juin 2009 @11h09   « »

    Yvan j’aimes bien votre conclusion

    Cela étant, jai un peu de peine à vous suivre sur Obama, ne pensez vous pas que l’impression qu’il vous donne(ou qu’il donne) est pour mieux cacher ce qui est innavouable ?

  • permalien Yvan :
    4 juin 2009 @11h28   « »

    @Shiv7,

    je ne sais pas si Obama est honnête ou hypocrite, mais ce qui est certain c’est qu’en 135 jours (et non 235) il a complètement bouleversé la physionomie de la planète.

    Il a mis de l’espoir, là où seuls des actes désespérés étaient permis.

    Il s’appuie sur les populations, au Moyen-Orient mais aussi aux USA pour reprendre un pouvoir qui leur a été confisqué, il a été jusqu’à mettre les députés de son propre parti devant leurs responsabilité face à leurs électeurs.

    S’il est hypocrite le meilleur moyen de le savoir, c’est de le mettre à l’épreuve.

  • permalien Lou :
    4 juin 2009 @12h13   « »

    Barack Obama a beaucoup parlé, beaucoup parlé.... de valeurs qui sont partagées par tous comme le rappelle Tony Karon cité au-dessus par K. :

    « Les populations des pays musulmans comprennent les valeurs américaines, ou les valeurs que l’Amérique prétend défendre, et beaucoup sont passionnément attachés à certaines de ces valeurs mêmes. Ce qu’ils attendent de l’Amérique est qu’elle applique ses propres valeurs en ce qui concerne le Moyen-Orient. Ils aimeraient bien, par exemple, que les États-Unis agissent sur la base de cette "vérité évidente" de Lincoln qui dit que les hommes et les femmes palestiniens ont été créés à l’égal des hommes et des femmes israéliens »

    beaucoup parlé, beaucoup parlé et pas toujours des paroles
    rassurantes

    1 - La bande de Gaza et l’Irak, problèmes certainement les plus difficiles au Moyen-Orient

    « Le mépris affiché par votre administration pour les crimes de guerre commis par l’armée d’occupation israélienne dans la bande de Gaza est un puissant témoignage de son absence de réelle préoccupation pour les droits de l’homme dans la région ; plus de 1000 civils, la moitié étant des femmes et des enfants, ont été massacrés et plus de 5000 ont été blessés au cours de trois semaines d’un bombardement massif. Nous attendons toujours que vous condamniez ces violations flagrantes des droits de l’homme.

    L’occupation de l’Irak par les forces américaines, qui prétendaient sauver le peuple irakien de la dictature, a placé le peuple irakien entre deux enfers : la guerre civile ou l’occupation. Inutile de dire que le monde entier a vu les images des tortures et traitements inhumains infligés aux prisonniers d’Abou Gharib. »

    Abdul Rahman Mansur

    Certes son discours est plaisant comparé aux inepties de son prédécesseur et le fardeau de l’espoir est lourd à porter...

  • permalien K. :
    4 juin 2009 @12h19   « »

    Le camp Likkoud/Néocons mènerait une bruyante propagande en faveur de la solution de trois Etats (Israel-Gaza/Egypte-Cisjordanie/Jordanie).

  • permalien Sakhra :
    4 juin 2009 @12h23   « »

    Voilà Ben Laden "ressucité", pour quelle cause ? sans compter la "branche" d’el quaida Maghreb, et le "Zawahiri".

    On a pu constater que chaque fois que les néocons étaient en difficulté, le "Ben Laden" et consorts étaient convoqués, pour "justifier" leur "guerre" contre les "terroristes islamistes"....

    Bien sûr que’Obama ne peut résoudre tous les problèmes du Moyen-Orient à lui tout seul, quand bien même il le voudrait.Si les Arabes (les gouvernants) l’attendent comme le "Mahdi", c’est surtout pour légitimer leur pouvoir, faute de ne pouvoir le légitimer par le choix de leurs peuples, et pour celà, ils sont prêts à faire encore des compromis( compromissions serait plus juste), qu’Obama est sans doute aller demander aux Séoudiens, où il devait rester 4heures sur les 7 heures qu’il consacre au "monde musulman".

    Ses déclarations avant son voyage pour l’Arabie séoudites sont à analyser : il préfère la stabilité du régime de Moubarek, à une démocratie ...Et il déclare dans un autre entretien : "Le danger, c’est quand les Etats-Unis ou un pays quelconque, pensent que nous pouvons simplement imposer ces valeurs (occidentales : démocratie)à un autre pays, qui a une histoire différente et une culture différente"..

    Ce qui est sûr, c’est que Obama, par le "dialogue qu’il veut initier avec le monde musulman,ne fait que défendre d’abord et avant tout les intérêts de son pays, ce qui est son devoir, sa mission et son droit, et les intérêts de son pays lui commandent aujourd’hui de ne pas négliger le pétrole arabe, les fonds arabes et leur situation géographique et culturelle par rapport à l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan l’Irak...Il ne lâche pas Israel, mais fait passer les intérêts des US un peu avant.

    Le problème c’est les Arabes, ce sont ces gouvernants, qui n’ont aucune volonté politique, pour défendre à leur tour les intérêts de leurs peuples,qui n’ ont aucune visibilité politique, et qui trahissent et leurs peuples et l’avenir de leurs pays, alors que la conjoncture actuelle leur permet de s’imposer, et d’imposer une solution juste et viable pour la cause palestinienne.

    C’est aux peuples arabes à prendre conscience qu’il faut continuer le combat, car, si la Cause Palestinienne n’a pas été enterrée, jusqu’à aujourd’hui, malgré le déséquilibre flagrant des forces militaires, économiques, diplomatiques,malgré les trahisons et les compromissions des "Abbès" et consorts,c’est parce qu’il y a encore le Peuple Palestinien, qui n’a pas renoncé, qui continue sa lutte et qui paye un prix exorbitant pour celà.

    C’est pourquoi aussi il nous faut continuer à être solidaire de ce peuple, au nom des valeurs universelles :le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

  • permalien K. :
    4 juin 2009 @12h31   « »

    Un discours "très candide" parait-il ...

  • permalien K. :
    4 juin 2009 @14h46   « »

    “Extremism” a été utilisé 2 fois et les deux fois il ne concerne que les musulmans (une “infime minorité” nous rassure Obama). “Extremist(s)” a été utilisé 9 fois et les neufs fois les extrémistes sont musulmans.

    “Terrorism” et “terror” n’ont jamais été utilisés.

    Mais cela n’a aucune importance, c’est à l’aune de ses promesses que son adresse sera jugée :

    - America will not turn our backs on the legitimate Palestinian aspiration for dignity, opportunity, and a state of their own.

    - The United States does not accept the legitimacy of continued Israeli settlements.

    - The fear and anger that [9/11] provoked was understandable, but in some cases, it led us to act contrary to our ideals. We are taking concrete actions to change course. I have unequivocally prohibited the use of torture by the United States, and I have ordered the prison at Guantanamo Bay closed by early next year.

    - I strongly reaffirmed America’s commitment to seek a world in which no nations hold nuclear weapons. And any nation – including Iran – should have the right to access peaceful nuclear power if it complies with its responsibilities under the nuclear Non-Proliferation Treaty.

    - I have made it clear to the Iraqi people that we pursue no bases, and no claim on their territory or resources. Iraq’s sovereignty is its own. That is why we will honor our agreement with Iraq’s democratically-elected government to remove combat troops from Iraqi cities by July, and to remove all our troops from Iraq by 2012.

    - we do not want to keep our troops in Afghanistan. We seek no military bases there.

    ..

  • permalien Murmure :
    4 juin 2009 @15h03   « »

    J’avais jeté définitivement ma télé aux oubliettes depuis un bon bout de temps déjà, je l’ai remise en fonction pour écouter le discours d’un homme sur lequel repose l’espoir d’un monde avide de paix et d’égalité.

    Je crois que personne n’avait envie d’être à sa place.

    Il est tellement plus facile de tenir des discours haineux et œuvrer pour changer l’ordre mondial et de taxer certains Etats de devil.

    Plus tard, j’ai fait un effort et j’ai voulu écouter quelques analyses des fameux docteurs es wind des différentes chaînes qui couvraient l’événement.

    Une kyrielle d’interprétations fusaient, et chacun y allait de sa petite analyse étriqué et prosaïque en retenant le bout d’une phrase qu’il lui a semblé bon pour une quelconque polémique médiocre.

    J’ai éteint ma télé.

    Barack Obama est définitivement différent de l’archétype du présidents américain. Un constat simple. Aucun n’a pris la peine de s’adresser au monde musulman... Quantité négligeable qu’on faisait taire à coup de propagande et de bombe… Incapable de se défendre.

    Quand un homme prononce "essalam alikoum », il a toute mon attention et mon respect.

    Il a traité tous les conflits qui secouent le monde avec intelligence, diplomatie, discernement, sagacité perspicacité, pondération etc.… Il a démontré encore une fois, son exceptionnelle acuité à percevoir la différence et les souffrances des autres et les accepter comme sienne.

    Depuis qu’il est le Commander in Chief, énormément de chose ont évolué comme la démontré Yvan et comme l’a dit Yvan aussi :" qu’avons nous fait ? À part critiquer l’étincelle de bonne volonté qui émane de ce dirigeant.

    Son pays a stigmatisé et diabolisé le communisme au point de le rendre obsolète et s’en est pris à l’islam dans le même but.

    L’oligarchie sans le vouloir a élu un intellectuel ouvert sur le monde de la gauche libérale qui pullulent sur les campus américains et ailleurs, qui veulent changer le monde ou une infime partie, qui parle de rassembler au lieu de diviser, que ce soit la richesse, la culture ou le culte.

    Je n’ai aucune projection sur les actes futurs concrets de ce président, tout ce que je sais, est qu’il a pris à bras le corps le conflit (israélo-palestinien, le plus épineux de tous) dès le début de son mandant et non au terme du deuxième et s’il laisse parler son heart autant que son mind, c’est qu’il a toute ma confiance pour la suite.

    Aux esprits chagrins, qui font grise mine et trouve toujours a redire, à ceux qui voit le doigt quand on leur montre la lune à tous ceux là, je dis : Attiser la haine a partir d’un feu de paille est vain et stupide. L’espoir existe vraiment essayez de faire en sorte qu’il ne le demeure pas.

0 | 100 | 200

Ajouter un commentaire