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L’Iran tel que nous ne le connaissons pas

samedi 13 juin 2009, par Alain Gresh

La République islamique pratique la peine de mort sur une grande échelle, arrête des opposants politiques, torture quelquefois. Les droits de la personne sont violés, comme le rappelle Gary Sick sur son nouveau blog, « Gary choice’s », le 11 juin (« Iran’s elections - the human rights dimension. »). Les droits des femmes sont souvent bafoués. Et le système politique est solidement encadré par une Constitution qui écarte les candidats « non conformes » des élections.

Et pourtant... Sans revenir sur tout ce que les femmes iraniennes ont gagné depuis 1979 – notamment l’éradication de l’analphabétisme –, ni sur les progrès faits dans le domaine de la lutte contre la pauvreté ou de l’accès à l’eau et à l’électricité – concentrons-nous sur le système présidentiel. L’Iran est le seul pays de la région (à l’exception du Liban et de la Palestine et, bien sûr, d’Israël) pour lequel nous ne savons pas à l’avance qui sera élu. En Egypte ou en Algérie, les seules interrogations portent sur le fait de savoir si le président sortant aura plus ou moins de 90 % des suffrages...

La participation a été massive en Iran, comme le remarque Reuters le 11 juin au soir (« L’élection présidentielle mobilise les Iraniens »). Selon les résultats annoncés officiellement le 13 au matin, Ahmadinejad aurait remporté les deux tiers des voix, et son concurrent Mousavi un tiers. Mais ce résultat est contesté, et la situation semble tendue en Iran.

Le président iranien, contrairement à ce que pensent certains, joue un rôle important, même s’il est subordonné au Guide de la révolution, comme le rappelle Mohsen M. Milani, professeur au Department of Government and International Affairs, Université de la Floride du Sud, dans un entretien publié par Council of Foreign Relations le 10 juin, « Iranian Presidents Have a Critical Role in Policymaking ».

Tous les observateurs l’ont noté, la campagne électorale présidentielle a été très animée, comme le montrent l’article du Christian Science Monitor du 10 juin de Scott Peterson, « Once apathetic, young Iranians now say they’ll vote » ou celui de Marie-Claude Decamps du Monde (12 juin), « Iran : un référendum pour ou contre Mahmoud Ahmadinejad » ».

Le candidat le plus crédible opposé à M. Ahmadinejad est Moussavi, dont le Tehranbureau du 10 juin présente le programme : « The Moussavi agenda ».

Les débats télévisés entre les principaux candidats ont passionné les téléspectateurs (on trouvera nombre des interventions télévisées et des débats avec sous-titres en anglais sur PressTV archive).

Le second débat, entre Mahmoud Ahmadinejad et son principal concurrent, Hussein Moussavi, début juin, a été suivi par plus de 40 millions de téléspectateurs. Comme le rapporte le correspondant à Téhéran du Los Angeles Times, Borzou Daragahi, le 4 juin, « Iranian president, rival spar in debate » :

« Moussavi, cherchant ses mots au début du débat, a frappé fort sur la politique étrangère de Ahmadinejad, l’accusant de s’être aliéné sans raisons les autres pays. Il a raillé ce qu’il a décrit comme le comportement erratique d’Ahmadinejad durant différentes crises et voyages à l’étranger et critiqué à plusieurs reprises la mise en cause par le président de l’holocauste, tout cela allant à l’encontre des intérêt nationaux et rassemblant le monde derrière Israël, le rival de Téhéran.

Ahmadinejad a décrit Moussavi comme appartenant à une cabale qui comprend Hashemi Rafsandjani, un influent ayatollah et un ancien président, et il a affirmé que Moussavi cherchait à le défaire pour garantir des intérêts privés. Il a donné des noms, accusant plusieurs importantes personnalités politiques et leurs familles de corruption et pointant des preuves de prétendues malversations (wrongdoings) de Moussavi. »

Cette attaque publique contre Rafsandjani, l’un des hommes les plus puissants du pays (et considéré comme l’un des plus corrompus), est sans précédent. Durant la campagne présidentielle de 2005, Ahmadinejad s’était déjà présenté comme le candidat de la justice sociale, l’ennemi des mafias qui avaient accaparé les richesses du pays. Il avait gagné en faisant de nombreuses promesses, tenues seulement en partie grâce aux prix élevés du baril de pétrole, mais sans être le moins du monde en mesure de briser l’emprise des « mafias » (lire Ramine Motamed-Nejad, « L’Iran sous l’emprise de l’argent », Le Monde diplomatique, juin 2009, en kiosques). La question économique et sociale a été la première cause de la défaite des réformateurs en 2005 et la victoire de M. Ahmadinejad ; elle jouera un rôle central dans ce scrutin où Ahmadinejad a multiplié les promesses sociales.

« Est-ce que l’establishment aristocatique de Rafsandjani est appelé à se perpétuer ? », se demandait Ahmadinejad durant le débat. La réponse ne s’est pas fait attendre, et dans une lettre ouverte au guide de la Révolution l’ayatollah Khamenei, Rafsandjani protestait contre de telles attaques à son encontre, ce que Muhammad Sahimi raconte, le 19 juin, sur le site Tehranbureau (« Rafsanjani’s Letter to the Supreme Leader ») :

« A la suite du débat avec ses adversaires réformistes Moussavi et Karroubi, Ahmadinejad, qui a mis en cause tout le système de la République islamique – il a accusé de nombreux dirigeants nationaux et de puissants politiciens de népotisme et de corruption, et dit que depuis la révolution de 1979, seul son gouvernement avait travaillé de manière intense pour le bien de la nation (critiquant ainsi indirectement le Guide l’ayatollah Khamenei qui a été président pendant deux mandats dans les années 1980) –, a été condamné par l’ensemble du spectre politique. »

Dans cette lettre sans précédent au Guide de la Révolution, Rafsandjani s’est défendu avec vigueur et clarté :

« Malheureusement, les déclarations mensongères et irresponsables d’Ahmadinejad durant son débat avec Moussavi, ses déclarations avant le débat et les événements qui ont suivi nous rappellent ce que les hypocrites [une référence aux Moudjahidines du peuple] et les groupes contre-révolutionnaires ont dit et fait durant les premières années de la révolution, aussi bien que les accusations durant l’élection présidentielle de 2005 (...) qui ont abouti à des condamnations devant la justice. Puisque ce sont les mêmes accusations qui sont reprises dans les médias contrôlés par le gouvernement et répétées par le président dans son discours dans la ville sainte de Mashad, l’argument qu’Ahamdinejad a pu être entraîné par l’atmosphère du débat ou que les attaques n’étaient pas préparées ne peut être accepté. C’est une tentative de détourner l’attention du peuple des rapports détaillés de l’office d’évaluation gouvernementale qu’il manque 1 milliard (dans le budget de l’Etat) dont toute trace a disparu et aussi que des milliers d’autres actes illégaux ont été commis dans la mise en œuvre du budget. Ou peut-être de faire oublier que son principal concurrent (Moussavi) est un héros de la Révolution islamique (et que donc Ahmadinejad se sent vulnérable. »

(...)

« La lettre se demande ensuite si de tels actes illégaux ont toujours lieu et si le président qui a prêté serment de faire respecter la loi peut contrevenir à la loi sans sanction, comment la nation peut-elle se considérer comme suivant le système saint de gouvernement islamique ? Et la lettre se termine en demandant que l’ayatollah Khamenei s’assure que le processus électoral se déroule sans fraudes. »

(...)

« Plus que tout, poursuit le Tehranbureau, la lettre révèle des fissures profondes dans les classes dirigeantes qu’a créées la présidence d’Ahmadinejad. Cette lettre réduit les possibilités de fraude dans le vote de vendredi. Déjà lors de l’élection de 1997 qui avait vu la victoire écrasante de Mohammed Khatami, Rafsandjani avait mis en garde contre le risque de fraude quelques jours avant le scrutin. Beaucoup pensent que les mises en garde de Rafsandjani à l’époque avait été la raison principale pour laquelle les conservateurs n’avaient pas osé utilisé la fraude, terrifiés qu’ils étaient d’avoir à faire face à une révolution populaire. » Si l’on en croit les réactions de Moussavi et de ses partisans dans la nuit de la proclamation des résultats, les fraudes auraient toutefois été importantes...

Rafsandjani a reçu le soutien de 14 dignitaires religieux de Qom, comme le rapporte Reuters, repris par Yahoo le 9 juin : « Iranian cleric slams Ahmadinejad "fabrications" ».

D’autre part, des sources non confirmées officiellement indiquaient que, en réponse à cette lettre, le guide aurait nommé Akbar Nategh Nouri, un religieux conservateur mais critique d’Ahmadinejad, pour superviser la régularité de l’élection (« Reaction to Rafsanjani’s Letter », par Muhammad Sahimi, Tehranbureau).

Une vision moins optimiste, et pour tout dire alarmiste, était donnée le jour des élections par un correspondant de INTERNATIONAL RELATIONS AND SECURITY NETWORK, Zurich, « Iran : Ahmadinejad’s Palace Coup »

« D’abord, selon des sources fiables, les forces de sécurité se prépareraient à réprimer massivement toute protestation, une fois les résultats annoncés. »

« Ensuite, dans une rupture symbolique avec les normes en vigueur, le bureau du Guide suprême a démenti les informations sur de prétendues promesses faite par l’ayatollah Khamenei à Rafsandjani. Le guide a aussi mis en garde ceux qui répandent des rumeurs malicieuses et qui sont cachés partout, dans tous les groupes et les institutions. Les observateurs pensent que le guide ne se compromettrait pas avec les perdants, et donc ces déclarations peuvent être interprétées comme un signe qu’Ahmadinejad sera le prochain président. »

Concernant le nucléaire, Rasool Nafisi, sur le site de Radio FreeEurope, « In Iran, The Election Is Being Televised » (12 juin) écrit :

« Malgré certains échanges très vifs durant les débats, les candidats ont été attentifs à ne pas franchir les “lignes rouges” du régime. Tous les candidats ont soutenu le programme d’enrichissement d’uranium et aucun n’a utilisé l’argument que poursuivre cette politique malgré les résolutions de l’ONU et la politique de sanctions internationales ébranlait les fondements de l’économie et de la société. Aucun n’a reconnu que le taux de 25 % d’inflation était dû en partie à l’impact des sanctions. »

Les Etats-Unis ont fait preuve d’une grande circonspection durant cette campagne électorale, de peur que leur sympathie à l’égard d’un candidat puisse se retourner contre lui. Sur le site de Foreign Policy, le 10 juin, (« As Iran votes, all quiet on the western front »), Luara Rozen explique :

« “Nous sommes engagés dans la diplomatie directe avec n’importe lequel des gouvernements qui sera formé”, a déclaré un officiel mercredi. L’administration américaine est “bouche cousue sur l’élection”, a-t-il reconnu, notant que certaines interviews sur la question avaient été annulées, de peur que les conservateurs iraniens ne puissent les dénoncer comme une preuve d’ingérence des Etats-Unis... »

Pour la droite américaine et israélienne, comme le rappelle Helana Cobban sur son blog « Just World News », "Israel’s horse in Iran’s Race" (12 juin), Ahmadinejad est le meilleur candidat !

Par ailleurs, un important dirigeant démocrate américain vient d’affirmer, dans un entretien avec le Financial Times du 10 juin, (« US senator opens Iran nuclear debate » par Daniel Dombey), que l’Iran avait le droit d’enrichir son uranium et que l’argument en sens contraire avancés par l’administration Bush étaient « ridiculous ».

84 commentaires sur « L’Iran tel que nous ne le connaissons pas »

  • permalien Yvan :
    13 juin 2009 @08h22   »

    Merci pour cette remise à l’heure des pendules, qui tranche avec la position officielle des ayatollahs médiatiques occidentaux, visant à présenter Moussavi comme le libérateur du peuple iranien et le plus apte à singer les dérives d’un occident en perte de repères.

    Ahmadinejad, semble le plus déterminé à remettre en cause les fondamentaux du régime actuel qu’Obama, il y a une semaine définissait comme la conséquence de la politique hégémonique US.

    Les signes d’ouvertures, annoncés par Washington, (ainsi que la neutralisation des menaces irakiennes, afghanes et pakistanaises) devraient donner à Ahmadnejad, une assise suffisante à l’intérieur, pour lutter contre la corruption qui accompagne la démocratisation du régime actuel.

  • permalien les amis du négatif :
    13 juin 2009 @10h19   « »

    Samedi 13 juin 2009
    IRAN : LA PUISSANCE DES MOLLARDS...
    Après avoir comme on sait longuement tergiversé autour d’un thème profond comme celui de "la continuité dans le changement" (Mir Hussein Moussavi) et de cet autre "le changement dans la continuité" (Ahmadinejade) la bâve des crapauds a tranché le cou de cette improbable colombe nommée Élection.

    A grand coup de turban les barbus à la solde de Kameneï ont finalement opté pour "valider" le "succès" de Ahmadinejade.
    Certes les occidentaux auraient préféré l’autre, mais en définitive ils s’en cognent complètement tant la démarche de Moussavi semblait confuse et plutôt bassement arriviste. La "modernisation de l’Iran" préconisée par ce dernier semble par trop prématurée à beaucoup, voire un "obstacle encombré d’incertitudes" aux yeux de tous ces faquins dirigeant la planète.

    Comparativement Ahmadinejade bien que treizième sandale de la clique religieuse en place semblerait être "un homme de convictions" et une "valeur sûre"...Traduire :
    - "On sait avec qui on a affaires !".

    Quoi ? 80% de gens se sont rendus aux urnes ?
    Sans combattre alors !

    Et on voudrait nous opposer que ce n’est pas "respecter" la volonté du peuple Iranien que refuser d’admettre au moyen de la raillerie le verdict de cette élection ?

    Comme si c’était respecter un peuple que d’admettre ces trucages qui l’encagent !!!

    Comme si c’était respecter un peuple que d’admettre que son premier droit serait celui de renoncer à tout de lui même

    Comme si un peuple qui délègue ses pouvoirs et ainsi renonce à sa liberté se trouvait en position d’exiger du respect.

    Et ce que nous écrivons-là ne s’adresse pas au seul peuple Iranien,chacun l’aura bien compris.
    Par Steph.K- Publié dans : GUERRE/CONTROLE SOCIAL - Communauté : les amis du negatif
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  • permalien Nobo :
    13 juin 2009 @11h30   « »

    Cela nous change en effet de la machine à fabriquer des bobards que sont devenus les médias occidentaux... Qu’on pourrait résumer de la manière suivante : pour "nous" la complexité et pour "eux" la caricature et le cliché...

    Il est à remarquer que le taux de participation des éléctions iraniennes (plus de 70%) est à lui seul un camouflet aux démocraties européenne et américaines !

  • permalien
    13 juin 2009 @11h55   « »

    "Et on voudrait nous opposer que ce n’est pas "respecter" la volonté du peuple Iranien que refuser d’admettre au moyen de la raillerie le verdict de cette élection ?"

    Est-ce que c’est pour l’amour immodéré de la négation que ce post est signé par "les amis du négatif" ?

    Il nous est opposé (ce qui est est déjà bien impoli) que l’on ne respecte pas (la volonté du peuple iranien, une et entière, comme chacun n’est pas sans l’ignorer :) en refusant d’admettre (supposons que l’on a ici affaire à une négation des plus pures) "au moyen de la raillerie" (une impolitesse de plus, les médias en sont friands), le "verdict de cette élection" (que l’on connaitra peut être un jour).

    N’ayant pas fait d’études (je ne suis pas sans ne pas m’en réjouir), je ne comprends sûrement pas sans erreur que l’on veut exprimer par là que que se moquer du verdict de l’élection serait ne pas respecter la volonté populaire iranienne...

    Mince...

  • permalien K. :
    13 juin 2009 @13h02   « »

    Dans un post qui date d’hier, Marsha B. Cohen nous apprend que, dans l’optique des élections iraniennes et de ses suites, l’énorme machine de manipulation israélienne s’était mise officiellement en branle ces derniers temps afin de délégitimer d’avance et le résultat des élections et le régime iranien, comme le prouve un document classifié que le Ha’aretz avait pu se procurer.

    Toujours est-il que des commentateurs, peu suspects de sympathie aveugle pour l’Etat juif, comme l’Irano-US Trita Parsi, sont persuadés qu’il y a eu fraude massive.

  • permalien Nathan :
    13 juin 2009 @13h19   « »

    Fraude ou pas fraude, le démagogue populiste de Téhéran a été déclaré vainqueur. Le populisme, ça marche toujours... Quand on pense que des femmes ont voté pour ce type. Manifestement il y en a qui aiment leurs chaînes. La servitude volontaire n’a vraiment pas de limites. Désormais, Obama va devoir être très fort pour convaincre les extrémistes au pouvoir en Israël et en Iran. Ça sent la poudre...

  • permalien Yvan :
    13 juin 2009 @13h36   « »

    (...) l’énorme machine de manipulation israélienne s’était mise officiellement en branle ces derniers temps (...)

    Coût de l’opération 2 millions $ d’après PR Watch.org

  • permalien Nathan :
    13 juin 2009 @13h46   « »

    La victoire de l’excité de Téhéran signifie aussi que "l’effet Obama" n’a absolument pas joué. Tout le monde s’attendait que l’approche modérée du nouvau président américain allait quelque peu changer les mentalités en Iran mais il n’en est rien.

    Cette victoire est vraiment tout bénéf pour les extrémistes. Par exemple, Netanyahou y verra une confirmation que sa position dure sur le développement des colonies et la non reconnaissance de l’Etat palestinien est justifiée. Il ne manquera pas de dire aux Américains que l’approche modérée d’Obama est vaine. Quand à Ahmadinejad, son score lui donnera des ailes et le rendra encore plus intransigeant.

    C’est une très mauvaise nouvelle pour la paix.

  • permalien Lou :
    13 juin 2009 @14h00   « »

    Vendredi 12 juin 2009

    Régional

    En Israël on préfère Ahmedinejad / Jacky Hougui – Maariv

    Il hait Israël, nie la Shoah et œuvre à développer le projet nucléaire, mais alors que les élections ont lieu aujourd’hui en Iran, à Jérusalem on estime que le président sortant, Mahmud Ahmedinejad, est le meilleur candidat du point de vue israélien. « Il est préférable qu’il soit élu. L’opinion général chez nous est qu’Ahmedinejad dit réellement ce qu’il pense. En quoi les autres sont-ils différents ? Ils sont plus sympathiques, mais ils pensent exactement la même chose que lui », a déclaré un haut responsable politique.

  • permalien une bille :
    13 juin 2009 @14h22   « »

    @Nathan,

    Je suppose ce que vous appelez « l’approche modérée du nouveau président américain » fait allusion à ce passage de son discours du Caire :

    Toutefois, cela ne diminue pas mon engagement à l’égard des gouvernements qui reflètent la volonté du peuple. Chaque nation donne naissance à ce principe de sa propre manière, en fonction des traditions de son propre peuple. L’Amérique ne prétend pas savoir ce qui est le mieux pour tout et chacun, tout comme nous ne voudrions pas prétendre décider des résultats d’une élection pacifique. Mais j’ai la ferme conviction que tous les peuples aspirent à certaines choses : la possibilité de s’exprimer et d’avoir une voix dans la façon dont ils sont gouvernés ; la confiance en l’État de droit et l’application équitable de la justice ; un gouvernement qui est transparent et qui ne vole pas ce qui appartient à son peuple ; la liberté de vivre selon leur choix.
    mais alors pourquoi continuer en espérant exactement l’inverse de ce que celui-ci déclare : « (...) allait quelque peu changer les mentalités en Iran mais il n’en est rien. » ?

    Pour le reste, je vous invite à lire l’article A. Gresh, ci-dessus (en particulier le passage sur la querelle qui oppose Ahmadinejad aux mollahs), avant d’émettre des avis aussi peu éclairés.

  • permalien Nathan :
    13 juin 2009 @15h13   « »

    @ une bille. vous oubliez un peu facilement que ces élections sont une demi-mascarade dans la mesure où les candidats ont tous été pré-sélectionnés par les barbus et qu’ils sortent tous du sérail. Tout a été bétonné. Aucune candidature différente ou atypique n’aurait pu voir le jour. Evidemment, le pire d’entre eux a été élu. Comme Berlusconi en Italie. Comme Bush aux States. T’as une grande gueule, tu joues au matamore, tu mises sur la fibre nationaliste, tu prétends que tu es le candidat du peuple ... ça marche toujours.

    Cette élection est tout bénéf pour les extrémistes, y compris ceux de ce blog, qui y verront matière à réjouissance, la politique du pire étant leur gymnastique quotidienne. Des ministres israéliens viennent déjà de déclarer que le résultat des élections iraniennes constitue la preuve qu’Ahmadinejad doit être stoppé. Vous allez voir que le problème iranien va occuper le devant de la scène et éclipser complètement le processus de paix israélo-palestinien. Un extrémisme nourrit l’autre.

    http://haaretz.com/hasen/spages/109...

  • permalien K. :
    13 juin 2009 @17h01   « »

    « Un extrémisme nourrit l’autre. »

    Si vous voulez dire que l’extrémisme israélien a nourri l’extrémisme iranien, on est bien d’accord. On ne vous a pas vu fustiger la “servitude volontaire” de l’électorat juif israélien quand il a voté pour un gouvernement d’extrême-droite avant les élections iraniennes.

    Ce même gouvernement et ses alliés US qui avaient « répété sur tous les tons que Mahmoud Ahmadinejad représentait un grand danger pour Israël et ses alliés en raison de ses déclarations sur la destruction de l’État hébreu, son négationnisme et ses ambitions nucléaires », avaient dernièrement « changé de refrain devant la possibilité d’une défaite d’Ahmadinejad à l’élection présidentielle iranienne en répètant sur tous les tons que le résultat du scrutin ne changera strictement rien à la menace iranienne. »

    Et puis arrêter d’agiter l’épouvantail de la puissance de feu de tsahal, priez plutot pour vos co-religionnaires d’Israel, si tant est que vous tenez vraiment à eux plutot qu’à une douteuse “volonté de puissance” juive, que leur gouvernement ne procède à aucun acte inconsidéré.

  • permalien Tristan :
    13 juin 2009 @17h20   « »

    @Nathan

    Je ne suis pas si sûre que le résultat de l’élection est mauvais pour le paix. Avec Obama et Ahmadinejad, on a deux présidents qui sont fort et qui peuvent se permettre de prendre des risques à cours termes pour arriver à un consensus. On connaît tous l’histoire de l’alliance Chine-USA, que seul un républicain pouvait mettre en place sans risquer de se faire traiter de communiste.

    Enfin, l’avenir nous le dira, mais je pense que, pour Obama, commencer par une normalisation des relations avec l’Iran l’aidera énormément pour régler les problèmes avec l’Irak, le Liban et la Syrie. Et après, il aura toutes les cartes en main pour régler le problème israélo-palestinien

  • permalien K. :
    13 juin 2009 @17h24   « »

    - Dans un article plein d’enseignement, très intéressante réflexion de Abbas Barzegar, “PhD candidate in religious studies at Emory University, Atlanta, Georgia”, (via Richard Hétu) :

    Le fait que Rafsandjani [un corrompu notoire, rappelons-le - ce qui n’empêche certes pas Ahmadinejad d’être un populiste démagogue] se soit défendu à travers le journal de Mousavi a signifié la fin des réformistes.

    - Pour rester dans le domaine de l’intéressant, ce remarquable site féministe US :

    People here in Lebanon whose political leanings tend away from the Hizballah/Aoun opposition often refer to Hizballah’s Iranian sponsorship and express fear that Lebanon’s free, liberated (read : tank tops, bikinis, bank loans available for plastic surgery) women will find themselves swathed in chadors should the other side ever claim a political victory.

    In both countries, whatever they are wearing and whatever they look like, women are highly educated (in Iran they are majority of university students) and have brains of their own in perfect working order. The way these consecutive election campaigns were/are being conducted – with Lebanese politicians ignoring women’s demands in favor of appealing to their presumed vanity, and Iranian politicians at least making an effort to promise things like cabinet posts to women

    says a lot more about how women are viewed as citizens than their dress codes.

  • permalien une bille :
    13 juin 2009 @17h59   « »

    @Nathan,

    comme toujours, vous aboyez des slogans sans prendre la peine d’y réfléchir, mettez-vous à jour, Bush n’est plus président et incantations néo-conservatrices sont passées de mode.

    Si une élection comme l’élection iranienne est une mascarade avec 70% de votants, quelle qualificatif trouverez-vous pour les élections européennes ou dans la trentaine de listes offertes aux suffrages, seulement 40% des votants ont pu s’exprimer en France ?

    Je vous remets une partie du discours d’Obama, puisque vous ne semblez pas le voir :

    Toutefois, cela ne diminue pas mon engagement à l’égard des gouvernements qui reflètent la volonté du peuple. Chaque nation donne naissance à ce principe de sa propre manière, en fonction des traditions de son propre peuple.

    Croyez vous que le vote de 40% des Français reflète la volonté du peuple français ? Pourquoi voulez-vous interdire l’Iran d’organiser ses élections « de sa propre manière » alors que 70% des Iraniens y trouvent des voix qui les représentent ?

  • permalien Lisztfr :
    13 juin 2009 @18h48   « »

    So what ... ?

    Un article auquel il manque une visiblement une conclusion, et qui ressemble davantage à une collections de remarques sans fil conducteur.

    A cela j’ajouterai que si seulement 1 milliard a disparu des comptes publics, il n’y a pas de quoi s’alarmer, en comparaison de l’escroquerie généralisée qui fait office de système économique en occident !

    L

  • permalien K. :
    13 juin 2009 @18h49   « »

    L’argumentaire de Mohsen M. Milani, c’est le moins qu’on puisse dire, est tronquée. Il écrit :

    Pour juger de l’importance [du président], comparez la présidence de Khatami à celle d’Ahmadinejad. Khatami a suspendu ses activités d’enrichissement en 2003, tandis que Ahmadinejad a infirmé cette politique et a pris un tout autre cours. Ceux qui rejettent les élections iraniennes comme un exercice futile et totalement inutile aurait des difficultés à expliquer les politiques profondément différentes menées par Khatami et Ahmadinejad.

    Comme s’il ne s’était rien passé entre temps qui puisse expliquer le changement de politique iranienne au-dela de son président. L’article ne rappelle nulle part le cours exact des évènements. Gareth Porter ici, dit ce qui s’était passé :

    L’administration Bush s’était opposée [en 2003] a l’initiative tripartite de l’Union européenne [français, britanniques et allemands] de tentative d’accord politique avec l’Iran, qui offrait sécurité et d’autres concessions dans le cadre d’un large accord. L’administration voulait rapidement amener l’Iran devant le Conseil de sécurité des Nations Unies pour la soumettre à des sanctions internationales.

    La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne avaient conclu un accord avec l’Iran à la mi-Novembre 2004 en vertu duquel l’Iran s’était engagée à "fournir des garanties objectives que le programme nucléaire iranien est exclusivement à des fins pacifiques" et le trio de l’Union européenne avait promis "des garanties fermes sur la coopération technologique nucléaire et économique et des engagements fermes sur les questions de sécurité".

    Le trio européen avait commencé à se rétracter sous la pression de Washington. Mais les nouvelles preuves [celles du NIE 2007*] que l’Iran avait pris la décision d’abandonner toute recherche liée a l’armement à ce moment-là, semble confirmer la justesse de l’approche des négociations d’origine européenne.

    * http://blog.mondediplo.net/2007-12-...

    (À suivre)

  • permalien K. :
    13 juin 2009 @18h56   « »

    Il est également capital de lire cet article de Farideh Farhi, article dont les références émanent toutes soit du site de la Maison blanche, soit des médias dominants :

    « Juste pour mémoire, il est important de se rappeler que l’inclusion de l’Iran parmi les membres de “l’axe du mal” est venu en mai 2002, lorsque le réformateur Mohammad Khatami était président et après que l’Iran et les États-Unis aient coopéré en Afghanistan.

    « C’est également pendant la présidence de Khatami, en 2003 et au-delà, que l’administration Bush a ignoré l’offre de l’Iran de conclure un accord et s’est continuellement plaint de la voie européenne en faveur des négociations avec l’Iran.

    « En fait, dès le printemps et l’été 2005, jusqu’aux derniers jours de la présidence de Khatami, l’administration Bush a refusé de laisser les Européens mettre en route tout scénario qui aurait permis à l’Iran d’envisager de s’engager à renoncer à toute activité liée à l’enrichissement, même dans l’avenir.

    « Comme je l’ai discuté ici [dans son blog] en 2005, c’est cette intransigeance qui a finalement conduit l’Iran à ne pas arrêter son usine de conversion d’uranium à Ispahan pendant les derniers jours de l’Administration Khatami.

    « Je continue à croire que c’est cette intransigeance américaine qui a amené les iraniens à adopter une ligne dure et à penser que quelles que soient les concessions les Etats-Unis ne seront jamais satisfaits. Les Etats-Unis ne comprennent que le langage de la puissance et non pas du dialogue, dit-on aujourd’hui comme naguère.

    « Juste au cas où vous vous le demanderiez, l’administration Bush avait finalement fait une offre de négociation directe, bien sûr avec le préalable que l’Iran suspende ses activités d’enrichissement d’uranium. Elle a également mis fin à la longue opposition des États-Unis aux négociations de l’Iran avec l’Organisation mondiale du commerce. Mais elle ne l’a pas fait au cours de l’Administration Khatami, mais quand Ahmadimejad était président en 2006 ! » A suivre.

  • permalien K. :
    13 juin 2009 @19h13   « »

    Et voila ce qu’a déclaré plus récemment, en Mai dernier, Farideh Farhi, dans une interview pour le même “CFR” :

    "S’il existe un degré de flexibilité et de créativité dans l’approche américaine sur la question du nucléaire, alors il y aura une réponse de la part des dirigeants iraniens, peu importe qui est le président. Si Ahmadinejad n’est pas réélu, le nouveau président ne sera pas en fonction avant le mois d’août, ce qui retardera toute négociation [éventuelle]."

    Il me semble plutot que parmi les raisons pour lesquelles Ahmadinejad a été élu se trouve le manque de confiance persistant vis-a-vis de l’administration US, l’évènement Obama étant encore trop récent, celui-ci n’ayant pas (eu encore le temps de) donné(r) la moindre preuve tangible de sa bonne volonté.

    On peut bien sur se demander si l’Iran n’est pas en train de surestimer ses capacités de manœuvre, mais le procédé n’est pas dénué de tout fondement.

  • permalien K. :
    13 juin 2009 @19h14   « »

    “celui-ci n’ayant pas (eu encore le temps de) donner...”

  • permalien Nathan :
    13 juin 2009 @19h30   « »

    La pseudo-élection de ce guignol populiste est non seulement une très mauvaise pour le moyen-orient mais c’est également un drame pour les jeunes iraniens, les femmes, les intellectuels et tout ceux qui avaient cru à une ouverture de ce sinistre régime théocratique.

    Comme le dit bien ce spécialiste des affaires iraniennes de la BBC, cette élection marquera un coup d’arrêt à tout espoir de réformes dans ce pays.

    http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_e...

    D’autant plus qu’il existe de fortes chances pour ces élections aient été complètement bidonnées. Les trois autres candidats parlent de fraude massive et refusent le soi-disant verdict des élections. Les observateurs internationaux n’ont pas pu vérifier la bonne tenue de ces élections et des observateurs dépêchés par les trois autres candidats ont été refoulés dans certains bureaux de vote.

    Hier vers 23h CET, le correspondant de la BBC disait à la télé que les communications satellite avec l’Iran étaient interrompues. Les Iraniens ne pouvaient pas s’envoyer des sms ni consulter les sites internet des autres candidats. C’était le black-out, sans doute le temps pour les barbus de bidouiller le scrutin. Le cinéaste iranien Mohsen Makhmalbaf a déclaré que le ministère de l’intérieur lui avait dit en début de soirée que Moussavi avait gagné. Il est sûr qu’on a trafiqué les résultats.

  • permalien Yvan :
    13 juin 2009 @19h34   « »

    « Jamais une fraude aussi immense n’avait été organisée » selon Mohammad-Reza Djalili, professeur à l’IUHEI de Genève

    Si on en croit A. Gresh : « le guide aurait nommé Akbar Nategh Nouri, un religieux conservateur mais critique d’Ahmadinejad, de superviser la régularité de l’élection », Akbar Nategh Nouri serait donc incompétent.

    La fraude est confirmée par Ynetnews, tandis que Haaretz relate des émeutes en Iran après l’élection d’Ahmadinejad.

  • permalien Tête d’épingle :
    13 juin 2009 @19h45   « »

    C’est amusant, tout de même. Il n’y a pas si longtemps, tous les guignols du coin hurlaient sur le fait qu’aucun des candidats ne représentait l’Iran et qu’ils étaient tous la même chose, à présent ils hurlent le désespoir des supporters de Mousavi qui auraient vu leur candidat qui les représente si bien perdre dans des élections ma foi je dois l’avouer plutôt étranges.

    C’est le contraire de la démocratie. Ici, personne ne vote, donc pas besoin de trucages.

  • permalien une bille :
    13 juin 2009 @19h52   « »

    Excellente nouvelle RSF a survécu au JO de Pékin : Présidentielle en Iran : RSF dénonce une "censure massive" de la presse

    Il se confirme qu’on n’attendait que les résultats pour annoncé la fraude.

  • permalien une bille :
    13 juin 2009 @19h54   « »

    ouai ! annoncer é

  • permalien une bille :
    13 juin 2009 @20h02   « »

    @Tête d’épingle

    Si ! si ! on vote, je me souviens d’un vote où le peuple français avait rejeté le projet de constitution européenne...

  • permalien Tête d’épingle :
    13 juin 2009 @20h14   « »

    Ah oui, je m’en souviens en effet. La presse nous avait fait un caca nerveux sur l’incompétence de nos citoyens. Etrange, avec le recul, je me demande pourquoi personne n’avait prétendu que les résultats français avaient été truqués, juste pour faire bonne mesure...

  • permalien Lou :
    13 juin 2009 @20h58   « »

    La réélection d’Ahmadinejad permet aux responsables israéliens de continuer à utiliser la peur pour manipuler leurs opinions publiques

    et demain, c’est le grand discours :

    M. Nétanyahou prépare sa réponse aux exigences américaines

    Benyamin Nétanyahou consulte à tout va :

    L’ex-chef de cabinet de "Bibi", Uri Elitzur, estime "qu’après avoir tout essayé, l’annexion est la meilleure des solutions. Nous donnerons la citoyenneté israélienne à tous les Palestiniens". Actuellement journaliste dans un journal de droite, il affirme ne pas craindre la menace démographique palestinienne et suggère de rédiger une Constitution dans laquelle le caractère juif de l’Etat d’Israël serait inscrit.

    Sur ce point, le premier ministre se sent soutenu par l’opinion publique : 56 % des Israéliens souhaitent la poursuite des constructions, selon un sondage.

    Peace now pense que ce sondage est biaisé

  • permalien Nathan :
    13 juin 2009 @22h07   « »

    Commentaire d’un fonctionnaire iranien travaillant au ministère de l’intérieur : ils n’ont même pas décompté les votes. ils ont juste accolé un nombre à chaque candidat !

    “They didn’t rig the vote,” claimed this man, who showed his ministry identification card but pleaded not to be named. “They didn’t even look at the vote. They just wrote the name and put the number in front of it"

  • permalien Vicent Bosch i Paús :
    13 juin 2009 @22h17   « »

    Au moins, ici, il y a des réponses et de commentaires, qui ne sont pas fait avec la bouche plaine et la tête vide.

  • permalien K. :
    13 juin 2009 @22h22   « »

    Farideh Farhi, citée par The National (EAU) :

    Les élections ont été “effrontément volées” par le régime.

    "C’est un jour honteux pour eux et un jour triste pour l’Iran."

  • permalien Yvan :
    13 juin 2009 @22h38   « »

    Le secrétariat d’état US, garde la ligne légaliste définie par Obama dans le discours du Caire :

    La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a déclaré samedi que les Etats-Unis espéraient que les résultats de la présidentielle iranienne reflètent "la volonté et le désir profonds" des citoyens iraniens.

    "Nous suivons l’évolution de la situation en Iran mais, comme le reste du monde, nous attendons de voir ce que le peuple iranien décide", a-t-elle expliqué.

  • permalien K. :
    13 juin 2009 @23h21   « »

    Malise Ruthven, “New York Review of Books” :

    Ce serait un échec pour le chef suprême si Ahmadinejad ne gagnait pas le premier tour du 12 Juin. Khamenei, il est vrai, avait effectivement été rejeté par les électeurs lorsque Khatami a remporté la présidence en 1997 et 2001.

    Depuis 2005, toutefois, la Nouvelle Droite [iranienne], comme Takeyh le démontre, a consolidé son emprise sur les institutions de l’Iran, et la situation internationale n’est guère encourageante pour les réformateurs.

    Malgré le fait que le Président Obama ait exprimé un désir de dialogue, le nouveau gouvernement de droite en Israël voit l’Iran, avec son soutien pour le Hamas et le Hezbollah, comme le principal obstacle à la paix, et cherche à éviter le consensus international en reportant - indéfiniment espère-t-elle- toute "solution à deux États" au problème palestinien.

    Comme un analyste à Téhéran l’a dit dans une interview à Radio Free Europe, "regardez la situation au Pakistan et l’aggravation des violences en Irak. Khamenei ne veut pas envoyer un pigeon pour faire face à des faucons dans la région au cours des quatre prochaines années."

    (..)

    Ray Takeyh, un analyste prudent, adopte une vue beaucoup plus optimiste [que celle de Nétanyahou qui veut présenter les membres du régime iranien comme motivés par le messianisme chiite et prêts à mettre la planète à feu et à sang pour le retour du messie]. Il est rassurant de savoir qu’aujourd’hui il a été embauché par le département d’État, où ses connaissances et ses compétences seront d’une valeur inestimable (..). Il écrit :

    Les dirigeants de l’Iran ne doivent pas être caricaturés comme des politiciens messianiques qui cherchent à mettre en œuvre d’obscures prescriptions scripturales pour presser l’avènement de la fin du monde en passant par les conflits et le désordre. Comme pour la plupart des dirigeants, ils sont intéressés à rester au pouvoir et reculent devant tout comportement qui compromet leur domaine.

    Avec ces nouveaux Safavides au pouvoir, l’Imam caché demeure dans sa caverne, l’apocalypse étant reportée jusqu’à ce qu’une nouvelle génération se présente, avide de changement.

  • permalien
    13 juin 2009 @23h22   « »

    la télévision française nous a présenté des manifestations terriblement violentes, les policiers tapaient fort, sur les jambes spécialement, les manifestants étant tenu par le col par deux policiers.
    Ces manifestations sont mal-venues ; le peuple a parlé, que la volonté du peuple soit faite.
    Au sujet des femmes musulmanes, Nathan, ce n’est pas de la "servitude volontaire". Les femmes musulmanes obéissent au Prophète en se présentant de manière modeste. Le rôle d’une femme musulmane est d’être une épouse servile, et une bonne mère.

  • permalien
  • permalien Fernand :
    13 juin 2009 @23h51   « »

    Au sujet des femmes musulmanes, Nathan, ce n’est pas de la "servitude volontaire". Les femmes musulmanes obéissent au Prophète en se présentant de manière modeste. Le rôle d’une femme musulmane est d’être une épouse servile, et une bonne mère.

    Et pourquoi ça ?

  • permalien K. :
    14 juin 2009 @00h07   « »

    « Monsieur Gresh ne disait pas autrement »

    Sacrée anonyme, toujours la même fumiste hein ?

  • permalien Yvan :
    14 juin 2009 @08h24   « »
    L’Iran tel que nous ne le connaissons pas... et le fantôme de la démocratie..

    "Où est ma voix" scandent les jeunes dans les rues de Téhéran. Comment leur expliquer qu’elle est parmi les 13.216.411 voix de Moussavi et qu’elle n’est pas parmi les 24.527.516 voix d’Ahmadinejad.

    Une telle inculture politique est à mettre au compte de 5 années de présidence d’Ahmadinejad.

  • permalien Sakhra :
    14 juin 2009 @09h42   « »

    Yvan,

    Le "légalisme" de Clinton est à géométrie variable :

    Le Hamas, qui a été choisi démocratiquement par son peuple, lui, n’est pas reconnu et par là-même, le peuple qui l’a élu, non plus.Elle ne reconnait que le pantin de Abbès !par qui a-t-il été élu celui-là ?

    Pour l’Iran, il s’agit de jeter le discrédit sur des élections, qui n’ont pas débouché sur l’élection du candidat qui avait la "bénédiction" de l’Occident.

    Il semblerait en effet, que Moussavi se serait engagé à laisser "tomber" les mouvements de résistance palestiniens et libanais ?

    Vous avez raison de dire que les manifestants, n’ont pas compris et accepté leur défaite : c’est humain, on les avait tellement convaincu de la victoire de leur candidat.

    Je ne sais trop quel crédit accorder à ceux qui parlent de "fraude massive", tant l’Occident nous a habitué à hurler à la fraude, à la dictature uniquement quand ceux qui sont élus ne les agréent pas.

    Comment Moubarek a-t-il été élu ? Représente-t-il les aspirations du peuple egyptien ? Comment Bouteflika a-t-il été élu ? etc..Mais, là on ne relève aucune fraude,et on les félicite ....

  • permalien itzhak :
    14 juin 2009 @09h46   « »

    Iran : les partenaires d’Israël dans la guerre seront punis

    Selon certaines sources, il est possible qu’ Israël mène des frappes militaires contre les sites nucléaires iraniennes. Les missions d’entraînement fréquentes de la Force aérienne israé lienne (IAF) ont suscité les spéculations concernant un potentiel conflit.

    Le commandant de la Force aérienne israélienne, le général Ido Nehushtan, a également déclaré dans une interview récente que ses forces sont "prêtes" à attaquer les sites nucléaires iraniens quand Tel Aviv donnera son feu vert.

  • permalien Tête d’épingle :
    14 juin 2009 @10h00   « »

    Je plussoie parfaitement Sakhra. Après tout, je pense que la plupart des gens ici (je dis bien la plupart), auront compris que 13.216.411 personnes, c’est plus que suffisant pour lancer des émeutes de grande ampleur. En soi, la manifestation à Téhéran ne signifie absolument rien, il faut se rappeller qu’Ahmadinejad s’était concentré sur les zones rurales et le petit peuple.

    Mahmoud Ahmadinejad est apparu de facto comme le candidat des déshérités, des mostadh’afine, Moussavi celui des nantis et du bazar. L’erreur des partisans de Moussavi a été de croire qu’une augmentation de la participation serait mécaniquement en leur faveur. A l’évidence, les pauvres qui ont profité d’une politique de redistribution populiste d’Ahmadinejad se sont fortement mobilisés pour faire barrage au candidat des riches. Le vote a été en quelque sorte une illustration de la lutte des classes au pays des Mollahs. Il s’est bien joué sur des considérations internes.

    Quant aux accusations de fraude, elles sont bien douteuses pour la plupart. Certes, ces élections sont suspicieuses, mais n’allez pas vous imaginer que je ferais confiance au Figaro, à Libération ou encore au Courrier International.

    Même AlJazeera ne porte pas de jugement pour l’instant.

    But Mehran Kamrava, director of the centre for international and regional studies at Georgetown University’s campus in Qatar, cautioned that the displays of support for Mousavi were not necessarily an indication of fraud.

    "The Western media has been talking to people in north Tehran, who tend to vote overwhelmingly against Ahmadinejad," he told Al Jazeera.

    Et pour finir, on a un truc dans l’Etat de droit qu’on appelle la présomption d’innocence. Bien entendu, n’allez pas demander aux défenseurs de la démocratie ce qu’ils en pensent.

  • permalien Yvan :
    14 juin 2009 @10h01   « »

    @Sakhra,

    il s’agit du légalisme d’Obama. En reprenant les expressions du discours du Caire, Clinton s’aligne sur cette position, ce qui est nouveau pour elle. Je n’ai rien dit d’autre.

  • permalien Nathan :
    14 juin 2009 @10h15   « »

    Ce n’est pas l’Occident qui parle de fraude massive mais les trois autres candidats aux élections iraniennes. Des dizaines personnalités proches de Moussavi et de l’ancien président Khatami ont été arrêtées par les satrapes du régime.

  • permalien Yvan :
    14 juin 2009 @10h30   « »

    Qui sont ces manifestants ?

    Ce qui est sûr :
    - ils sont jeunes
    - ils sont citadins
    - d’après les déclarations faites aux médias occidentaux ils seraient plutôt issus des classes moyennes+ et plutôt étudiants.

    Pourtant à la vue :
    - du bilan économique catastrophique
    - de l’échec de la lutte contre la corruption
    d’Ahmadinejad, dont se sont fait écho les gazetiers occidentaux on pourrait se demander pourquoi ce ne sont pas les masses populaires qui se soulèvent ?

    Peut-être que ceux qui sont dans la rue aujourd’hui, sont ceux qui ont tout à craindre de la lutte contre la corruption et d’une économie contrôlée ?

    Si on ne peut imputer cette liberté de contester, après un débat ouvert avant les élections, aux 5 années de présidence d’Ahmdinejad, on peut se se demander si on aurait pu voir ces jeunes bourgeois dans la rue quand Moussavi était 1er ministre, c’est à dire pendant 8 ans.

  • permalien Tête d’épingle :
    14 juin 2009 @10h31   « »

    Ceux-là déjà sont plus crédibles, en effet. Mais après, la raison de cette accusation est surtout le choc causé par une situation très surprenante. Quant aux arrestations, elles se sont produites par rapport aux émeutes, simplement.

    Après, ce n’est pas si invraisemblable. Bush a bien été élu après un premier mandat très controversé, et l’Iran n’est pas le pays le plus stable en matières d’intentions de vote.

  • permalien K. :
    14 juin 2009 @10h51   « »

    Juan Cole présente ici ce qui serait des preuves indiscutables de fraudes massives, mais espère en même temps que cela ne change rien à la politique d’engagement envers l’Iran de Obama. (Au passage, dans le dernier lien Juan Cole qualifie le poste de président en Iran de “faible et inefficient”).

    Gary Sick, (qui souligne le « changement historique dans la révolution islamique de l’Iran » que représente le « coup d’Etat de l’élite au pouvoir contre son propre peuple » et met le dit coup d’Etat sur le compte de la « paranoïa et soif de pouvoir » des actuels dirigeants iraniens, éliminant ainsi toute possibilité que les éventuelles fraudes aient pu avoir comme arrière-pensées les futures négociations avec l’Administration US), soulignant que « il est encore trop tôt pour une analyse exhaustive des implications », voit quand-même les choses se compliquer sérieusement :

    En ce qui concerne les États-Unis et l’Occident, rien n’empêche en principe de traiter avec un gouvernement autoritaire illégitime. Nous le faisons tous les jours, et l’avons fait pendant des années (l’Union soviétique, vient à l’esprit). Mais cette élection est un cadeau extraordinaire pour ceux qui ont été les plus sceptiques concernant le plan du Président Obama de mener des négociations avec l’Iran. L’ancien fonctionnaire de Bush, Elliott Abrams, a été rapide à présenter la situation, commentant que "probablement, il a été porté un coup très dur à la stratégie d’engagement." Deux hauts responsables israéliens ont rapidement pressé le monde de ne pas s’engager dans des négociations avec l’Iran. Les Néoconservateurs qui avaient déjà exprimé leur soutien à une victoire d’Ahmadinejad ont maintenant toutes les raisons d’être satisfaits. Les forces d’opposition, précédemment sur la défensive, ont maintenant une occasion idéale pour monter une attaque politique qui rendra encore plus difficile pour le président Obama de mener son plan.

  • permalien Nathan :
    14 juin 2009 @10h52   « »

    Yvan : 14 juin @10h30 "Peut-être que ceux qui sont dans la rue aujourd’hui, sont ceux qui ont tout à craindre de la lutte contre la corruption et d’une économie contrôlée ?"

    Peut-être. Mais les électeurs qui ont voté pour Ahmadinejad sont peut-être ceux qui craignent toute forme de changement et restent attachés à leurs acquis, dont ils tirent eux aussi quelques rentes.

    Comme l’écrit le New York Times ;

    "Domestically, Mr. Ahmadinejad appealed to the fears of the more pious and poor who had found change unsettling. This included those alarmed by the days of political street carnival preceding the election and those (not just men) put off by Mr. Moussavi’s attention to the traditional, second-class role of women in this paternalistic quasi-theocracy. They were joined by the civil servants, police officers and pensioners who all enjoyed the incumbent’s oil-financed generosity to his base, by those who relished his name-naming attack on corruption and by those who took pride in his defiance of the West."

    Ci-dessous un débat intéressant entre un deux commentateurs iraniens. L’un prétend que les journalistes qui prédisaient la victoire de Moussavi, n’avaient pas pris la peine de sortir de Téhéran et de voyager dans les provinces iraniennes où réside le fond de commerce d’Ahmadinejd. L’autre intervenant conteste ce point de vue.

    http://www.guardian.co.uk/commentis...

    http://www.guardian.co.uk/commentis...

  • permalien Nathan :
    14 juin 2009 @11h13   « »

    Certains commentateurs distingués croient que les électeurs d’Ahmadinejad se sont prononcés en sa faveur à cause de son attitude inflexible par rapport aux Etats-Unis ou en soutien au programme nucléaire iranien.

    La réalité est peut-être plus prosaïque. Certains d’entre eux ont été achetés avec des patates...

    http://www.guardian.co.uk/world/200...

  • permalien Yvan :
    14 juin 2009 @11h50   « »

    @Nathan, vous avez raison, quand vous dites que ceux qui ont voté pour Ahmadinejad, sont ceux qui y trouvent un intérêt.

    Mais Ahmadinejad a été élu pour lutter contre la politique de Rafsandjani dont voici un extrait du CV dans wikipedia :

    Au printemps 1989, il lance des appels au terrorisme, avant de les démentir mollement. Le 5 mai, il avait appelé les Palestiniens à tuer des Américains, des Britanniques ou des Français, puis fait défiler 10 000 hommes en armes du Hezbollah libanais à Baalbek lors du Jour de Jérusalem. Début août 1989, il offre son aide pour accélérer la libération des otages occidentaux au Liban, après avoir négocié un geste avec les États-Unis directement au téléphone avec le président George Bush – les avoirs iraniens aux États-Unis, bloqués depuis la mort du chah en 1980, se montaient alors à 12 milliards de dollars –, il ordonne au Hezbollah de suspendre toute exécution d’otages.

    Vous semblez prendre parti pour Moussavi pour des raisons qui vous sont propres, mais il faut bien admettre qu’en Iran, ceux qui ont intérêt a voter Amadinedjad sont plus nombreux que ceux qui ont intérêt à voter Moussavi. C’est comme ça.

  • permalien K. :
    14 juin 2009 @12h11   « »

    Selon un article du NYT (j’aurais écrit dans le passé “selon le NYT”, mais l’expérience m’a montré qu’il peut apparaitre dans le même NYT un autre article qui dit exactement le contraire), l’administration US n’envisage pas de stopper son projet d’engagement de l’Iran “malgré les soupçons de fraude”.

  • permalien Tête d’épingle :
    14 juin 2009 @12h15   « »

    "Certains commentateurs distingués croient que les électeurs d’Ahmadinejad se sont prononcés en sa faveur à cause de son attitude inflexible par rapport aux Etats-Unis ou en soutien au programme nucléaire iranien."

    Remplacez Ahmadinejad par Moussavi et vous obtenez un Nathan tout chaud.

  • permalien itzhak :
    14 juin 2009 @12h37   « »

    Iran : « Jamais une fraude aussi immense n’avait été organisée »
    INTERVIEW

    Mohammad-Reza Djalili, professeur à l’IUHEI de Genève et auteur de « Géopolitique de l’Iran », estime que les résultats de l’élection présidentielle en Iran révèlent une polarisation croissante de la société iranienne.

    En sociologie, la polarisation est la division de la société en pôles opposés.

  • permalien Nathan :
    14 juin 2009 @12h50   « »

    Yvan, je ne suis pas dupe. ils sont tous les deux membres du sérail et ils ont été tous les deux préalablement adoubés par les barbus et surtout par le barbu en chef, qui représente quelque chose comme Dieu sur terre. Donc, c’est presque turban blanc et blanc turban. Sauf que le Moussavi a l’air plus modéré sur le chapitre du droit des femmes, par exemple, qu’il représente un espoir d’une plus grande liberté pour la jeunesse iranienne et qu’il est moins intransigeant et plus ouvert à l’égard de l’Occident.

    D’autre part, je vous rappelle (car vous l’avez peut-être oublié) que Ahmadinejad considère l’holocauste comme "un mythe" ce qui est profondément insultant en ce qui me concerne. Le comble fut cette interview surréaliste qu’il donna au Spiegel, où il tenta d’expliquer aux Allemands (qui m’avait-il semblé, connaissent leur passé) que le génocide des juifs était exagéré. Ce type est manifestement dingue.

  • permalien Sakhra :
    14 juin 2009 @12h56   « »

    L’élection de Ahmadinadjad : le cauchemar des Occidentaux ?

    La frustration est grande chez ceux qui ont médiatisé à outrance Moussavi, qui a été "décrété" "réformateur"par les opinions dominantes en Occident.

    Moussaoui est pourtant un homme du Sérail, alors pourquoi aujourd’hui est-il paré de toutes les vertus ?Est-ce parce qu’il le moins "mauvais" pour les Occidentaux et Israel ?

    Les élections, qui viennent de se dérouler en Iran, ont été exceptionnelles, tant en ce qui concerne la campagne électorale, que le taux de participation : entre 70 et 8O% :
    du jamais vu, comme le note A Gresh dans son article !
    Peut-on imaginer un débat télévisé en Algérie ou en Egypte, comme ceux qui ont eu lieu en Iran ?
    Peut-on imaginer un taux de participation aussi important ?
    Quand on sait que pour les dernières élections en Algérie, des sermons dans les mosquées, des appels des confréries religieuses recommandaient aux Algériens de voter et de ne pas s’abstenir, avec des versets coraniques à l’appui !

    Peut-on imaginer la moindre élection en ....Arabie séoudite ? et là bizarement celà ne pose aucun problème : il est vrai que les bases américaines sont là et c’est suffisant.

    Les Iraniens ont voté : leur choix s’est porté sur Ahmadinadjad, c’est leur droit, non ? Il y a tellement d’écart entre les deux candidats, que même s’il y avait eu fraude, je ne pense pas que Moussavi l’aurait emporté.

    Comme l’ont fait remarqué Yvan et Tête d’épingle, Ahmadinadjad a été le candidat des déshérités, des "mostadh’afine", Moussavi celui du Bazar : il faut croire que les déshérités l’ont emporté, une fois n’est pas coutume.

    Par ailleurs, s’il a un consensus incontestable chez les Iraniens, toues tendances confondues ,c’est celui de la poursuite du programme nucléaire civil et l’acquisition de la technologie nucléaire.

    Alors pourquoi ce "déchainement" et ces menaces qui ressurgissent et le "danger d’un Iran nucléaire" ... ?

    Quelqu’un a-t-il une explication ?

  • permalien K. :
    14 juin 2009 @12h56   « »

    Des sondages rapportés par CNN en date du 8 Juin 2009, montraient Ahmadinejad en tête des intentions de vote :

    « Thoug our poll results show President Mahmoud Ahmadinejad in the lead, it appears that that none of the presidential candidates will pass the 50 percent threshold needed to automatically win ; a second-round runoff between the two highest finishers — as things stand, Ahmadinejad and Mir Hussein Moussavi — is likely. »

    Le même sondage montrait que la majorité des Iraniens, tout en étant fortement en faveur de la paix, ne comptaient pas lui sacrifier le droit au nucléaire. La plupart adoptent des positions “dures” (d’un point de vue occidental), notamment en considérant Israel et les Etats-Unis comme leurs seuls ennemis, mais se disent prêts à y renoncer une fois qu’ils auront la preuve des bonnes intentions de l’Occident.

  • permalien K. :
    14 juin 2009 @13h10   « »

    @ Sakhra

    La réponse est ici. Il s’agit pour Israel de différer indéfiniment tout projet d’Etat palestinien. Nétanyahou, connu comme un gros fraudeur soit dit en passant, aurait substantiellement renforcé la partie “danger iranien” de son discours d’après le Ha’aretz.

  • permalien Yvan :
    14 juin 2009 @13h15   « »

    Quelqu’un a-t-il une explication ?

    Oui, un vieux réflexe colonial, celui qui n’est pas corruptible (ou qui en fait son image) est suspect.

    Depuis Obama ça a changé. Pourquoi Obama ?

    Les courtisans que sont les échotiers occidentaux gardent leur position, par habitude, et aussi peut-être parce qu’ils ont parié qu’Obama de finira pas son mandat.

  • permalien Yvan :
    14 juin 2009 @13h27   « »

    Ahmadinejad considère l’holocauste comme "un mythe"

    Même si c’était vrai qu’est-ce que ça changerait ?

  • permalien observateur :
    14 juin 2009 @13h59   « »

    à notre ami Itzhak !

    Jusqu’à quand continuera-t-on à faire croire aux gens qui sont tout prêts à croire, qu’Israel va détruire le programme nucléaire iranien ???

    Nos amis les américains avaient aussi pendant plusieurs années parlé de la déstruction imminente du même programme iranien !! Mais rien n’a été fait et rien ne sera fait dans ce sens.

    Israel aussi peut continuer pour de longues années à nous faire croire qu’il va lancer des frappes contre l’Iran !!

    Nos amis israeliens avaient en 1982 réduit à néant le programme nucléaire irakien parce qu’il constituait véritablement un danger pour Israel.

    Quant au programme nucléaire perse, il ne constituie aucun danger, minime soit-il, pour Israel ou pour les intérêts américains.

    Tout le monde sait que sans la collaboration de l’Iran, la toute puissante amérique ne se serait jamais hasardée à envahir l’Irak. Là, il convient de rappeler que les dirigeants perses de tout rang n’ont cessé et ne cessent de rappeler ça aux américains et aux israeliens.

    Les américains et les israeliens sont redevables aux perses qui les ont aidés à effacer l’Irak de la planète et à se débarasser du "tiran et dictateur" Saddam !!

    Les déclarations d’Ahmedinajad et d’Israel sur une "destruction mutuelle" rentre dans le cadre de la seule propagande et sont faites d’un commun accord.

    Les perses sont maîtres absolus du sud d’Irak, les israeliens sont omniprésents au kurdistan irakien et rien ne se fait sans leur consentement, les américains sont les puissants superviseurs.

    Il n’est pas faux de croire que se sont les israeliens qui fournissent la technologie à l’Iran en récompense à leur très précieuse collaboration apportée à la destrucion de l’Irak.

    Qui a bien fêté ce qui s’est passé en Irak ?? Les perses et nos amis les israeliens. Les perses étant les meilleurs ennemis des arabes. Demander à M. Kissinger..............qui est la tête pensante et auteur du triangle du mal "Corée du nord, Irak et Iran" ! Le seul côté visé de ce triangle "non équilatéral", était bien l’Irak et rien que l’Irak et seul l’Irak puisque on assiste à un rapprochement sans précèdent entre les vainqueurs de l’Irak : Etats-Unis et l’Iran.

    Qui peut prouver encore le contraire ............. ?
    Personne ! Qu’on cesse les affubulations sur les imaginaires frappes israeliennes ou américaines.

    Les frappes qu’il faut attendre c’est sur Gaza........ !

  • permalien
    14 juin 2009 @14h47   « »

    “Benyamin Nétanyahou prêt à tenir tête à Barack Obama

  • permalien Murmure :
    14 juin 2009 @18h36   « »

    Je doute.

    En présentant Ahmadinejad comme le porte parole des déshérités et Moussavi comme celui de la classe bourgeoise, en soulignant au passage la corruption du dit personnage et éclipsant la corruption en filigrane de Ahmadinejad.

    Ce dont je suis sûre.

    Avec l’un ou l’autre, la politique interne n’aurait pas subi des réformes sociales révolutionnaires. Mais, elles auraient été la bienvenue.

    Ce dont je suis sûre.

    Cela ne facilitera pas la diplomatie d’apaisement que prône un certain Obama. Et ça, c’est une perte.

    Ce dont je suis sûre.

    Sous la maudite ère bush une sorte de climat haineux sous-jacents et pensé tous bas dans les recoins des alcôves de la géopolitique, jusqu’à l’élection de cet idiot. A éclaté au grand jour avec son lot d’insulte et de menace et de pseudo-clash des civilisations.

    Le déni d’un peuple musulman digne et fier de son apport le long des siècles à toutes les civilisations qu’on dit moderne était infâmant.

    La réponse ne se fut pas attendre, certain dirigeant ou chef de parti et à leur tête Ahmadinejad, se sont fait un devoir de fustiger Les Etats-Unis et l’entité sioniste, en leur promettant des jours sombres, l’enfer, et des défaites en cascades… En répondant sur le même ton de défi, de fanfaronnade et d’ostentation.

    Ils ont joué lourdement, un jeu malévole.

    Ont-ils été à la hauteur de leurs discours ? Non.

    Prenons le cas de Kadhafi, hier encore, il se faisait le porte-Parole de l’anti-impérialisme galopant et tournait le dos aux boulets rouges que tiraient ces détracteurs. Qu’en est-il aujourd’hui ? IL plie l’échine chaque jour un peu plus bas.

    A force de reprendre le jargon séditieux et infâme de l’idiot en chef Bush.

    Ils ont gagné des guerres et des attaques de plus en plus disproportionnées et de plus en plus sanglantes. Et en prime ce sont les enfants qui paient le plus lourd tribut.

    Ils ont gagné l’aliénation de la quasi-totalité de l’élite “bien-mal pensante” de la politique internationale.

    Ils ont perdu le peu de crédibilité qu’on pouvait accorder à tous les résistants ayant droit, dignes de ce nom, contre l’hégémonie des États-gendarmes.

    Ils ont perdu le droit de se faire entendre et d’exiger de mettre à exécution toutes les résolutions qui croupissent à l’ONU.

    Ils ont perdu le droit le plus inaudible de se faire traiter d’égal à égal par leurs opposants.

    Le fait est qu’aujourd’hui Netanyahou à la tête des Etats-Unis d’Israël (Cela va de soi, il répond à Obama en se hissant grotesquement sur le même piédestal… Pas mégalo pour un sou) est tout content, Il a trouvé du très bon grain à moudre.

  • permalien Lou :
    14 juin 2009 @19h21   « »

    ça y est le site français de l’IRNA est décoincée, il n’avait même pas encore annoncé les résultats de l’élection.

    Mahmoud Ahmadinejad : l’Iran a décidé de prendre en main son destin

    Quant au dossier du nucléaire iranien qui inquiète particulièrement les pays occidentaux, le président iranien a répété qu’il appartenait « au passé ». Il a même ajouté que son pays était prêt à lancer « une étude globale pour le désarmement nucléaire dans le monde ».

  • permalien Murmure :
    14 juin 2009 @19h40   « »

    Netanyahu to endorse Palestinian independence

    (...)

    Un sondage d’un think tank israélien a publié dimanche que 59 pour cent du public juif serait favorable à une attaque militaire d’Israël si Téhéran possède l’arme nucléaire. Mais moins d’un cinquième ont dit qu’ils envisagent de quitter l’Iran, Israël doit développer des armes nucléaires, a déclaré l’Institut de la National Security Studies à l’Université de Tel Aviv.

    (...)

    Non ! Aucune honte à déclarer de telle pantalonnade.

  • permalien Yann :
    14 juin 2009 @19h40   « »
    Netanhayu ou la paix jamais

    Le discours prononcé par le premier ministre israélien est clairement guerrier :

    - Pas de retour de réfugiés palestiniens en Israël

    - Démilaritarisation du côté palestinien

    - Reconnaissance de l’Etat juif par les Palestiniens

    - "Jerusalem undivided"

  • permalien Yann :
    14 juin 2009 @19h43   « »

    Netanyahu

  • permalien Yann :
    14 juin 2009 @19h44   « »

    démilitarisation

  • permalien Lou :
    14 juin 2009 @19h46   « »

    Mahmoud Ahmadinejad : la présence massive et admirable du peuple iranien a fait naître l’espoir au cœur de toutes les nations du monde

    Réélu pour un deuxième mandat, Mahmoud Ahmadinejad a souligné que les élections déterminantes du 12 juin ont lieu alors que le monde est au seuil d’un nouveau choix.

    De nouvelles alliances dans le monde, sur les scènes politiques et économiques, sont en train se former et le peuple iranien a attiré l’attention du monde entier.

  • permalien Yann :
    14 juin 2009 @19h51   « »
    Lapsus révélateur ?

    La page News Flashes du Haaretz indique :

    "20:33 Netanyahu : Future Palestinian state must be dematerialized for peace to arrive (Haaretz)"

  • permalien une bille :
    14 juin 2009 @20h09   « »
    houtzpah

    "J’appelle nos voisins palestiniens et les dirigeants palestiniens à reprendre immédiatement des discussions de paix sans conditions préalables", a affirmé M. Netanyahu

    autre lapsus :

    "Je dis aux Palestiniens ce soir : nous voulons vivre à vos côtés en relations de bon voisinage", a-t-il ajouté.

    il fallait comprendre l’un dans l’autre bien sûr.

  • permalien Murmure :
    14 juin 2009 @20h10   « »

    Excellente analyse du Huffington post

    (...)

    La République exige un antagonisme américain pour défendre son influence régionale et sa mainmise sur le peuple iranien - les États-Unis devraient la priver de ce don. Les États-Unis et l’Iran ont besoin l’un de l’autre, mais un seul est une superpuissance. Alors que la dictature cléricale en Iran est plus forte que jamais, ce qui est encore plus fort aujourd’hui est la volonté du peuple de se débarrasser d’elle.

    Ne pensez pas une minute que les Iraniens estiment effectivement Mousavi qui est un réformateur. Mais ils étaient tellement désespérés pour avoir une chance à la paix de l’esprit même petite et temporaire, qu’ils étaient pour une victoire de Mousavi. Ils étaient disposés à faire avec : La comédie.
    Le résultat vient de porter une gifle à tous ceux qui ont effectivement estimé que même une minuscule fenêtre d’opportunité ne serait pas possible.

    Le peuple n’est pas stupide...

    (...)

  • permalien K. :
    14 juin 2009 @20h23   « »

    La propagande israélienne inquiète sérieusement Patrick Lang :

    Les fonctionnaires du gouvernement israélien parlent rarement de leur guerre politique et leurs opérations de propagande. Pour cette seule raison, les citations de "fonctionnaires" a de la valeur.

    La victoire de Ahmadinajad est une mauvaise nouvelle à moins que n’attendiez avec impatience le jour où les États-Unis iront en guerre contre l’Iran.

    La propagande israélienne va continuer à programmer le public américain en préparation de cette guerre. Elle s’est révélée très efficace dans cet effort jusqu’à présent. Les médias et les médias amis sont occupés tous les jours à inculquer l’idée que l’Iran est une menace mortelle et doit être « arrêtée ».

    Les efforts visant à discréditer le renseignement US progressent également bien. L’objectif est d’obtenir l’acceptation générale aux États-Unis de l’idée que les renseignements israéliens sont meilleurs, plus intelligents, plus efficaces que le renseignement américain et, par conséquent, que l’estimation israélienne de la "menace" iranienne devrait régir les décisions.

    Si rien n’interrompt la progression de cette campagne d’"information" les États-Unis attaqueront l’Iran, d’ici un temps pas trop lointain. (..) La "fin de l’année" prend de plus en plus de sens.

  • permalien K. :
    14 juin 2009 @20h32   « »

    Roger Cohen :

    Shimon Peres, (..) en 1992, avait prédit que l’Iran aurait une bombe nucléaire en 1999.

    Ehoud Barak, avait dit en 1996 que l’Iran produirait des armes nucléaires en 2004.

  • permalien K. :
    14 juin 2009 @21h53   « »

    Pour info, le Ha’aretz, traduit par Courrier International le 06/05/2009 informait que "Les compensations financières réclamées par l’ONU à l’armée israélienne pourraient se chiffrer à 11 millions de dollars" pour les dommages causés aux installations onusiennes pendant les bombardements de Gaza.

    C’est maintenant confirmé.

  • permalien Lou :
    14 juin 2009 @22h46   « »

    Benyamin Nétanyahou

    "Israël respecte les accords internationaux et attend de toutes les autres parties qu’elles respectent leurs obligations également", a-t-il affirmé.

    Il a par ailleurs exclu le retour des réfugiés palestiniens en Israël

  • permalien K. :
    14 juin 2009 @22h56   « »

    « Je m’adresse à vous, voisins palestiniens, et à la direction de l’Autorité palestinienne : entamons des négociations de paix immédiatement, sans conditions préalables. Israël respecte les accords internationaux et attend de toutes les autres parties qu’elles respectent leurs obligations également. »

    Pour Ouest-France, Israël campe sur ses positions, et Aluf Benn est d’accord : « Netanyahu did not make any tangible concessions in his speech, nor pose any threat to his coalition. All he did was provide some inflammatory copy for the media ».

    Aluf Benn affirme que pour les Palestiniens (l’“Autorité palestinienne”) Nétanyahou a en pratique fermé toutes les portes et pose LA seule question qui vaille : Obama s’en satisfera-t-il ? Enfin de quoi évaluer le Président US.

    Au moment du discours, croit savoir le Haaretz, Obama jouait du golf, tandis que Le Figaro poursuit inlassablement sa (trop) longue tradition de manipulation des opinions, en présentant le fantomatique Etat palestinien comme un douloureux sacrifice pour les colons, bien que Nétanyahou « se soit refusé dans son discours à un gel de la colonisation ».

  • permalien K. :
    14 juin 2009 @23h15   « »

    Pour Ouest-France, Israël campe sur ses positions, et Aluf Benn est d’accord : « Netanyahu did not make any tangible concessions in his speech, nor pose any threat to his coalition. All he did was provide some inflammatory copy for the media ».

    Aluf Benn affirme que pour les Palestiniens (l’“Autorité palestinienne”) Nétanyahou a en pratique fermé toutes les portes et le journaliste du Ha’aretz pose LA seule question qui vaille : Obama s’en satisfera-t-il ?

    Au moment du discours, croit savoir le Haaretz, Obama jouait du golf, tandis que Le Figaro poursuit inlassablement sa (trop) longue tradition de manipulation des opinions, en présentant le fantomatique Etat palestinien comme un douloureux sacrifice pour les colons, bien que Nétanyahou « se soit refusé dans son discours à un gel de la colonisation ».

    Le conseil du Yesha est en tous les cas enchanté.

  • permalien Yvan :
    15 juin 2009 @06h14   « »
    L’Iran tel que nous ne le connaissons pas... la presse égale à elle-même

    Ces journaux qui ne lisent pas le journal :

    - Nouvel Obs:Les résultats de l’élection iranienne ne sont pas une bonne nouvelle, juge Henri Guaino
    - Nouvel Obsv : Iran : l’échec de la stratégie d’Obama ?
    - l’Express : La réélection d’Ahmadinejad en Iran inquiète la France
    - 20 minutes : La communauté internationale préoccupée après la présidentielle en Iran
    - la Croix : Le pouvoir iranien s’attaque aux médias étrangers
    - le Point : Les efforts d’Obama pour renouer le dialogue menacés
    - Le Temps : Pour Washington, le pire des scénarios

  • permalien HN :
    15 juin 2009 @10h53   « »

    Cette victoire est vraiment tout bénéf pour les extrémistes. Par exemple, Netanyahou y verra une confirmation que sa position dure sur le développement des colonies et la non reconnaissance de l’Etat palestinien est justifiée

    Doit-on comprendre que si le gouvernement israëlien n’a pas bougé d’un iota sur sa position - tout en jouant les grands seigneurs prêts à "prendre sur eux" -, c’est de la faute des iraniens et des dirigeants qu’ils ont élus à la tête de leur pays ??
    Sacré souplesse intellectuelle...

  • permalien une bille :
  • permalien une bille :
    15 juin 2009 @17h41   « »
    Séquence poilade !

    Quand le diafoirus de la french diplomacy, nous fait un caca nerveux à propos de l’excitation des modérés en Iran :

    Pour le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, les autorités iraniennes n’ont rien à gagner à employer la violence contre les opposants de Mahmoud Ahmadinejad. La France s’est dite préoccupée par la réélection du président ultraconservateur et dénonce la "réaction un peu brutale" des autorités face aux militants réformateurs.

    à Tarnac les épiciers ne sont pas loin de penser pareil.

  • permalien alantao :
    16 juin 2009 @22h55   « »

    Les ennemis de nos ennemis ne sont pas forcément nos amis !
    Des fois, tout simplement, ils sont pires ....................................

    Dans certains manuels d’histoire, on raconte cela. Mais pas dans tous les commentaires, c’est vrai !

    alantao

  • permalien JPS :
    16 juin 2009 @23h03   « »

    ce soir (peut-être depuis un certain temps) le site de libé fait état de "fuites" émanant du ministère de l’intérieur qui donneraient les "vrais" résultats des élections en Iran à savoir : "le réformateur Mir Hussein Moussavi serait ainsi arrivé en tête avec 19 millions de voix (sur 42 millions de votants), devant le second candidat réformateur, Mehdi Karoubi, qui a recueilli 13 millions de suffrages, Ahmadinejad n’arrivant qu’en troisième position avec 5,7 millions. Dès lors, un second tour aurait dû avoir lieu sans la présence du candidat ultraradical." Je ne sais pas ce que valent ces fuites, mais elles expliqueraient la colère des adversaires du sortant proclamé réélu. En tous les cas, on se dirige très certainement vers une très grande instabilité dans la région qui n’en avait pas besoin.

  • permalien Tête d’épingle :
    17 juin 2009 @00h36   « »

    Qui croirait à un résultat d’élections pareil ? Que Moussavi arrive devant Ahmadinejad est une sacrée performance, vu la préférence prononcée du gouvernement et des media pour le dernier, et le désavantage fort qui en découle pour les réformistes. Mais qu’Ahmadi soit seulement 3eme...

    Bah, la presse française n’en est pas à sa première imbécilité. Et tout les modernistes avalent et en redemandent.

  • permalien Byblos :
    18 juin 2009 @16h25   «

    Ce n’est pas une feuille de chou à la solde d’Ahmadi Najad, comme il en pullule en Occident évidemment, qui le dit. C’est le Washington Post soi-même.

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