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Retrait des troupes américaines des villes d’Irak

lundi 29 juin 2009, par Alain Gresh

Le mardi 30 juin, les troupes américaines se retireront des villes irakiennes, laissant à l’armée nationale le soin de la sécurité. Comme le rappelle LeMonde.fr du 26 juin (« L’Irak se prépare au retrait américain des villes fin juin ») :

« Les 750 000 policiers et militaires irakiens qui prendront en main la sécurité dans les villes après le retrait américain du 30 juin devront gérer une situation encore fragile, six ans après la chute de Saddam Hussein. Conformément à l’accord de sécurité signé en novembre entre Bagdad et Washington, les 130 000 militaires américains se regrouperont dans des bases hors des agglomérations. »

« Parallèlement, 500 000 policiers et 250 000 soldats irakiens, une force née du néant après le chaos de l’invasion conduite par les Etats-Unis en 2003, ont pris progressivement possession des bases américaines et des barrages qu’ils contrôlaient avec les Américains. La nouvelle donne oblige désormais la Force multinationale à demander l’autorisation quand elle veut intervenir hors de ses cantonnements. »

C’est le 27 novembre 2008 que le parlement irakien a ratifié l’accord sur le retrait des troupes américaines d’ici fin 2011 (signé du temps de l’administration Bush). Et il semble que le président Obama soit bien décidé à se conformer à ce calendrier, malgré certaines pressions de ses militaires (lire Gareth Porter, « M. Obama, prisonnier de ses “faucons” en Irak ? », Le Monde diplomatique, janvier 2009).

L’Agence France Presse donne les précisions suivantes : 157 bases américaines dans la villes seront évacuées ; 131 000 soldats américains restent présents en Irak ; 4 313 ont été tués depuis le début de l’invasion, ainsi que, selon le gouvernement irakien, 1844 soldats et policiers irakiens. Toujours selon l’AFP, 100 867 civils irakiens ont été tués durant la même période (selon l’ONG britannique Iraq Body Count). Le bilan des pertes humaines a fait l’objet de nombreuses polémiques.

Ainsi, dans un envoi du 9 avril 2007, je citais le quotidien britannique The Guardian du 28 mars 2007, qui publiait un texte intitulé « A monstrous war crime », signé par Richard Norton, éditeur de la revue médicale The Lancet. Celle-ci avait publié le 11 octobre une étude de l’université Johns Hopkins affirmant que 650 000 Irakiens étaient morts des suites de l’intervention américaine. La BBC, rappelle Richard Norton, a révélé que le comité scientifique auprès du gouvernement britannique avait confirmé la validité de l’étude, ce qui n’avait pas empêché Londres de dénoncer l’étude comme « peu sérieuse ».

Le 10 janvier 2008, je publiais un communiqué de l’Organisation mondiale de la santé qui donnait le chiffre de 151 000 morts irakiens entre mars 2003 et juin 2006. Jugera-t-on un jour les responsables américains et britanniques qui ont pris la décision de se lancer dans cette meurtrière aventure ? C’est plus que douteux...

Alors que l’échéance du retrait des villes se rapproche, on assiste, selon Patrice Claude (LeMonde.fr, 25 juin) à une « nouvelle vague d’attentats contre les chiites ». Un attentat qui a fait plus de 70 morts le 24 juin dans la banlieue de Bagdad est « le huitième attentat visant délibérément des zones d’habitat chiite comptabilisé en quatre jours. Depuis l’explosion d’un camion piégé qui a détruit 80 maisons et tué 73 civils, le 20 juin, sur le marché central de Taza, une petite ville turkmène chiite située près de Kirkouk, ce sont près de 170 personnes qui ont perdu la vie ».

Qu’est-ce qui changera après le 30 juin ? Michael Knights, sur le site du Washington Institute for Near East Policy (partie du lobby pro-israélien), publie le 26 juin une étude intitulée « Iraq Withdrawal Deadline : Subtle Shift in U.S. Mission » :

« Le calendrier de la mise en œuvre de l’accord est respecté. Depuis sa ratification, les forces américaines ont commencé à se soumettre aux dispositions : obtenir l’accord des Irakiens pour tous les raids militaires ; transfert de toutes les personnes nouvellement arrêtées aux autorités irakiennes dans les vingt-quatre heures. La zone internationale et le contrôle de l’essentiel de l’espace aérien sont passés le 1er janvier 2009 sous souveraineté irakienne. » (...)

« Le 30 juin est perçu comme un point crucial vers le retrait total des forces américaines. Bien que l’accord ne le spécifie pas, l’administration Obama a affirmé son intention de réduire sa présence à des forces “résiduelles” de 35 000 soldats d’ici août 2010. » La date du retrait total est fixée au 31 décembre 2011.

« Malgré ces changements, bien des choses resteront en l’état », poursuit Michael Knights. Les forces américaines resteront à la périphérie des villes. Des conseillers américains pourront assister les troupes irakiennes dans leurs opérations dans les villes. Parmi les aspects négatifs du retrait, selon l’auteur, le fait que les troupes américaines servaient à “unifier” les différentes composantes ethnico-religieuses.

Quoi qu’il en soit, il est clair que l’avenir dépendra de la capacité du gouvernement irakien à sortir des logiques ethniques et confessionnelles.

Pour une vision quotidienne de la vie des Irakiens, ainsi que de la manière dont ils perçoivent le retrait des troupes américaines et sa transformation par le gouvernement du premier ministre Nouri Al-Maliki en une grande victoire, on lira les témoignages sur le blog « Inside Iraq » (envois entre le 26 et le 28 juin). L’un explique comment, sur une chaîne publique de télévision, ceux qui expriment des doutes sur les capacités des soldats irakiens à assurer la sécurité sont coupés ; l’autre s’inquiète des pratiques de M. Al-Maliki qui lui rappellent celles de Saddam Hussein...

Pour le conforter, si l’on peut dire, dans ses craintes, on lira l’enquête de Shane Bauer, dans l’hebdomadaire progressiste américain The Nation (22 juin) : « Iraq’sNew Death Squad », où l’on apprend comment les Américains ont formé les forces antiterroristes en Irak, en s’appuyant sur l’expérience de la Colombie ou du Salvador...

Enfin — hasard du calendrier sans doute —, c’est ce week-end que le gouvernement irakien a ouvert l’accès à ses champs de pétrole à des compagnies étrangères (à titre d’opérateur et pas de propriétaire) : « Big Oil Ready for Big Gamble in Iraq » (Gina Chon, The Wall Street Journal, 24 juin). Le pétrole a été depuis plusieurs années au cœur de polémiques américano-irakiennes et Washington n’a jamais été capable d’imposer une loi sur la privatisation des richesses pétrolières irakiennes (lire « Le pétrole et l’Irak »).

199 commentaires sur « Retrait des troupes américaines des villes d’Irak »

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  • permalien Murmure :
    29 juin 2009 @14h21   »

    L’énième plantage de la stratégie américaine en Irak, si le général Petraeus applique les mêmes méthodes en Afghanistan, ils ne sont pas prêt de sortir de l’auber... Euh des grottes.

    Le 7 mai 2009

    La guerre civile larvée entre chiites et sunnites qui a ensanglanté l’Irak après la destruction de la mosquée de Samarra a été gelée par la nouvelle stratégie anti-insurrectionnelle mise en oeuvre par le général Petraeus en 2007, avec le renforcement, ou « surge », du corps expéditionnaire décidé par George Bush en 2007. Les américains avaient alors pris sous leur aile et financé les milices de combattants sunnites, s’en faisant des alliés dans la lutte contre les jihadistes, tout en les protégeant contre les incursions des para-militaires chiites, mettant fin ainsi au cycle des représailles. Depuis quelques mois, dans le cadre de la politique de désengagement américain, la responsabilité de ces milices a été transférée au gouvernement irakien qui devait à terme les intégrer aux forces de sécurité, aujourd’hui dominées par les chiites. Mais ce processus a dérapé. Les miliciens n’ont que rarement été incorporés dans l’appareil de sécurité, les soldes ne sont plus versées et le gouvernement procède à des arrestations de miliciens accusés d’avoir commis des crimes lors de la guerre civile. Ils sont aujourd’hui nombreux à retourner dans la clandestinité et rejoindre la résistance irakienne.

    Les hyènes sont sur le pied de guerre.

  • permalien elbé :
    29 juin 2009 @17h01   « »

    Quel gâchis,quel merdier !Un pays qui a implosé sous nos yeux,le laissant hagard,voilà le résultat des soi-disants tenants du bien contre le mal.Le départ (partiel) des américains,entrainera t-il un peu plus de chaos ?Assisterons nous à des guerres civiles et à un démembrement de l’Irak.Je crois que oui.Si ce n’était pas l’objectif réel de la venue américaine en Irak,(on peut se poser la question)cela en sera le résultat.

  • permalien K. :
    29 juin 2009 @19h03   « »

    Alain Gresh : « La date du retrait total est fixée au 31 décembre 2011. (..) Les forces américaines resteront à la périphérie des villes. »

    Comment peut-on parler de retrait total si les forces américaines resteront à la périphérie des villes ? Que vont-ils y faire ?

  • permalien Murmure :
    29 juin 2009 @19h35   « »

    Les Irakiens retrouvent le contrôle de leurs villes

    Depuis plusieurs semaines, un compte à rebours figure en permanence à l’écran de la télévision nationale. Au 1er juillet, en principe, plus aucun GI, aucun marine, ni aucun des 130 000 troupiers qui composent encore le corps expéditionnaire ne devrait plus tirer un seul coup de feu en ville. Les combats ne sont pas terminés, mais les Américains en perdent la maîtrise. M. Maliki le confiait au Monde le 17 juin : " (Ils) n’interviendront plus dans les combats ou les opérations de maintien de l’ordre." Cette ère-là "est terminée".

    Finies les patrouilles militaires sur les avenues et les marchés. Finis les bombardements aériens en zone urbaine et les coups de filet à l’aveugle. Théoriquement, selon les termes de l’accord de désengagement conclu en novembre 2008 entre Bagdad et Washington, les soldats américains n’interviendront plus qu’en "soutien" des Irakiens. Et à leur demande expresse. "Nous ne les appellerons que pour de la logistique", dit M. Maliki.

    Voilà pour la théorie. Dans la pratique, et selon les confidences faites ces derniers jours par nombre d’officiers et de politiciens irakiens, "il n’est pas exclu qu’au besoin nous fassions appel aux bombardiers ou aux hélicoptères US pour nous aider à mater telle rébellion ou telle concentration terroriste". L’ordre du président américain, Barack Obama, est clair : ce n’est qu’en août 2010 que "toutes les troupes de combat" présentes en Irak (environ 50 000 hommes) devront avoir quitté le pays.

  • permalien Orangerouge :
    29 juin 2009 @19h59   « »
    Le CICR lance une alarme sur Gaza

    « Israël doit rouvrir les points de passage et lever l’embargo »

    Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur la situation dans la bande de Gaza. Le point avec Antoine Grand, chef de la délégation œuvrant dans le territoire palestinien.

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/28f...

  • permalien Lou :
    29 juin 2009 @20h35   « »

    Le bateau de Free Gaza "Spirit of Humanity" a quitté Chypre

    Par Free Gaza Movement > friends@freegaza.org

    Le Spirit of Humanity a quitté Chypre ce matin à 7h30, avec à son bord 21 militants pour les droits de l’homme et de la solidarité, représentant 11 pays. Le bateau transporte également 3 tonnes d’aide médicale, de jouets pour enfants et un colis de matériel de réhabilitation et de reconstruction pour 20 maisons. Plus de 2.400 maisons ont été détruites à Gaza pendant le massacre israélien de décembre-janvier, 490 par des attaques aériennes de F-16, ainsi que 30 mosquées, 29 institutions éducatives, 29 centres médicaux, 10 organisations caritatives et 5 usines de ciment.

    Free Gaza Boat "Spirit of Humanity" Departs Cyprus

  • permalien K. :
    29 juin 2009 @21h06   « »

    On récapitule,

    - Le 30 juin 2009 (demain) les 131.000 troupes américaines se retireront des villes irakiennes pour aller en zones rurales (avec au besoin un retraçage des limites des villes pour que la base US qui s’y trouve puisse être considéré comme étant “en zone rurale”...)

    - À la fin de aout 2010, la plus grande partie (et non pas la totalité comme le dit Le Monde) des troupes devrait avoir quitté l’Irak, une force résiduelle demeurant sur place jusqu’à la fin 2011 (comme le dit le WINEP cité par AG- soit 35 000 soldats), date à lauqelle la totalité des troupes devra avoir quitté l’Irak.

    J’avais en fait mal compris le texte de AG.

  • permalien K. :
    29 juin 2009 @21h31   « »

    Les accords prévoient-ils un calendrier de retrait pour les 132,610 contractants militaires d’Irak, parmi lesquels 36,061 citoyens etatsuniens ?

    Un Référendum est théoriquement prévu à la fin du mois prochain par le gouvernement irakien pour entériner définitivement cet accord, Référendum que le gouvernement US essaie d’annuler parce que en cas de vote négatif, les troupes US devraient quitter beaucoup plus tot. D’après un sondage du Saban Center 73% des Iraqiens seraient hostiles à la présence des troupes US.

  • permalien Emir :
    29 juin 2009 @21h32   « »

    Les américains ne quitteront jamais l’Irak. Même si il le font matériellement, ils laisseront sur l’échiquier bien en place leur pions , comme l’ont fait d’autres force d’occupation telle la France en Algérie. Ils continueront à tirer les ficelles et le fuel.

    L’Irak est trop important stratégiquement pour que les USA s’en séparent. Après y avoir semé le chaos, ils resteront, comme le dit K un peu plus haut, aux abords des villes comme des charognards.

  • permalien Shiv7 :
    29 juin 2009 @22h36   « »

    C’est la plus grande honte de ce début de millénaire avec l’Afghanistant. La destruction complète de deux pays. Instaurant des guerres fracticides sans fin. Ils peuvent bien se retirer à petits pas (sans bien entendu jamais réellement partir), remplacant les US par des locaux, où est la différence ? C’est mieux de se faire tirer dessus par son frère que par les US ? De toute façon la "balle", elle, sera made in usa garantie,labélisée Obama, ça fait moins mal.. (c’est une image..) (?)

  • permalien Murmure :
    29 juin 2009 @22h40   « »

    Pour une vision quotidienne de la vie des Irakiens, ainsi que de la manière dont ils perçoivent le retrait des troupes américaines et sa transformation par le gouvernement du premier ministre Nouri Al-Maliki en une grande victoire,

    Attribuer cette victoire à Nouri Al-Maliki est le moins qu’on puisse dire, inchoérent. McCain voulait rester 100 ans.

    Les Irakiens fêtent le départ des Américains de leurs villes

  • permalien Shiv7 :
    29 juin 2009 @23h05   « »

    C’est clair qu’ils sont contents de moins les voirs (Il s’agit d’un pays envahi..), en outre, maintenant ils savent se taper dessus tout seul.. Ils ne viendrons que si ont les appelles, et en dernier recours, on leurs laissera quand même des conseillers, la technologie et quelques bases US, qui veillerons à ce que la "fraction" choisie, selon leurs intérets, est-il utile de le préciser, s’impose.

    On assiste en fait au début du procéssus d’une passation d’une occupation militaire à une occupation "semi-virtuelle" (politique, économique, statégique) du pays, ou de ce qui en reste.

  • permalien K. :
    29 juin 2009 @23h24   « »

    Digression (évoquée par les escadrons de la mort formés par les Etats-Unis en Irak) :

    NYT : « Les deux nations (Etats-Unis/Honduras) ont depuis longtemps une relation militaire étroite, avec un groupe d’experts américain stationné dans une base aérienne Hondurienne à environ 50 miles au nord de Tegucigalpa. Les taches de l’Unité sont l’entrainement des forces militaires Honduriennes, les opérations anti-narcotiques, (...). »

    Les Etats-Unis n’ont malheureusement pas pu empêché le coup d’Etat militaire contre le gouvernement pro-Chavez de l’Honduras, malgré tous leurs efforts, nous dit le NYT, (American officials began in the last few days to talk with Honduran government and military officials in an effort to head off a possible coup. A senior administration official, who briefed reporters on the condition of anonymity, said the military broke off those discussions on Sunday.) et l’ont même condamné.

    Les Etats-Unis ne sont plus ce qu’ils étaient...

  • permalien Tristan :
    29 juin 2009 @23h50   « »

    @K

    grrr, il m’énerve, cette Obama. Avec Bush, on était tranquille, en Amérique du Sud. Mais là, un plan pour assassiner Evo Morales, un coup d’état au Hoduras. Buuush, tu nous manques

  • permalien elbé :
    30 juin 2009 @00h27   « »

    @Tristan,non Bush ne me manque pas !Obama s’occupe trop de l’Amérique latine ?Si c’est pour permettre de lâcher un peu la grappe aux musulmans,je prends !Evidemment je plaisante.Ici,on a Sarko,moins nocif que Bush,n’ayant pas les mêmes moyens.Arrive quand même à déclencher des prurits...Il ne me manquera pas non plus.Mais que c’est long !

  • permalien K. :
    30 juin 2009 @01h15   « »

    Ma première interprétation semble la bonne, et je ne suis plus sur de ce qu’a voulu signifier exactement Alain Gresh.

    En fait pour Obama le retrait total est bien pour Aout 2010, comme l’a écrit Le Monde.

    Mais, nous apprend Gareth Porter dans un article de Mars dernier sur IPS, le sorcier du verbe US (Obama) considère qu’en rebaptisant « BESO » les troupes étatsuniennes ("Brigades Enhanced for Stability Operations"- soit des “unités non combattantes” [sic]), jusque la appelées « BCT » (“Brigade Combat Teams”) à partir de Aout 2010, il ne trahira pas sa parole.

    En fait, selon Porter, du moment que les troupes combattantes ne sont plus combattantes grace à la magie du verbe Obamaien, rien ne les empêchent de rester en Irak bien au-dela de 2011 (Pentagon planners were projecting that as many as 70,000 U.S. troops would be maintained in Iraq “for a substantial time even beyond 2011)...

    Obama ou alors,

    Démonstration a été faite de la fragilité du système démocratique de défense face à l’influence dominante des militaires américains et de leurs alliés lorsqu’ils sont unis et déterminés à imposer leurs vues.

  • permalien K. :
    30 juin 2009 @01h23   « »

    « Pentagon planners were projecting that as many as 70,000 U.S. troops would be maintained in Iraq “for a substantial time even beyond 2011 ». Porter cite ici le NYT.

  • permalien ISHTAR :
    30 juin 2009 @02h03   « »

    c’est vrai il vont Quitter les Grandes villes hum..hum..

    Mais pas L’irak,et ni les champs Pétroliféres

  • permalien H :
    30 juin 2009 @09h59   « »

    Ils disent que selon certaines études sérieuses (opinion research business notamment mais pas seulement) le nombre de morts pourraient dépasser 1 million.

  • permalien Murmure :
    30 juin 2009 @11h16   « »

    Washington donne le beau rôle au premier ministre Al-Maliki

    Mais on lisant l’article, on a envie de changer le titre :

    Washington piège le ministre Al-Maliki

    Obama se fout de la stabilité de l’Irak et un traitre pour les objectifs stratégiques de l’Amérique.

    « Le travail a-t-il été fait ? » se demande, sur le mode rhétorique, John P. Hannah, chercheur au Washington Institute for Near East Policy, et ancien conseiller du vice-président Dick Cheney. Sa réponse est négative, bien sûr. Non parce que ce redéploiement serait précipité (le calendrier de retrait avait été « largement dessiné » par l’administration Bush, affirme-t-il), mais parce qu’Obama, tout à son désir de faire décamper au plus vite les Américains, aurait « perdu de vue les objectifs stratégiques de l’Amérique ». A l’inverse de Bush, écrit-il dans une chronique, Obama n’a pas à cœur de laisser un Irak « politiquement stable » dans lequel la victoire militaire américaine aurait été au préalable sans appel.

    Et à la fin de cet article, oh ! combien lumineux on se demande, pourquoi ?

    un échec en Irak aurait des conséquences bien plus néfastes pour les Américains comme pour les Irakiens. »

  • permalien Yvan :
    30 juin 2009 @13h12   « »

    Une analyse très pessimiste de Jean Guisnel

    Il ne faut, hélas, pas croire le tableau idyllique peint par la Maison-Blanche. L’Irak n’est qu’un immense chaos, personne n’y vit en sécurité, les attaques contre les forces de sécurité sont quotidiennes, de même que les attentats et le racket, tandis que les élites corrompues saignent le pays à blanc. Les quartiers des villes dévastées sont organisés en vertu de critères religieux, et les libertés publiques sont tout simplement absentes. Ce pays vivait en enfer sous Saddam Hussein. Six ans après son éviction par la force, la paix n’est qu’un mot et le pays a sombré dans les profondeurs de la violence extrême. Il est très difficile, dans ces conditions, de simplement évoquer un retour à la normale, car, pour l’instant, c’est l’anarchie qui règne en Irak.

    et qui se comprend quand on voit que c’est Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki lui-même, qui allume les torchères convoitises : L’Irak, qui "flotte sur un lac de pétrole", lance l’octroi de licences d’exploitation

  • permalien une bille :
    30 juin 2009 @13h30   « »

    Le président Sarkozy aurait affirmé à M. Netanyahu : "débarrasse toi de lui (Lieberman) et prend à la place Tzipi Livni (la chef de l’opposition). Avec elle et Ehud Barak (le ministre travailliste de la Défense) tu pourras faire l’histoire".

  • permalien K. :
    30 juin 2009 @14h22   « »

    Digression (2)

    Glenn Greenwald (une homme de Droit rappelons-le) aborde la question de la violation des libertés civiques par Obama, violation qui se fait dans la lignée directe de Bush le petit, et s’étonne que les partisans inconditionnels de Obama essayent de disqualifier ceux qui dénoncent ces violations en les traitant d’“idéologues d’extrême-gauche”.

    Avec cette très instructive conclusion :

    Lorsque Obama avait d’abord annoncé qu’il permettrait la publication des photos [de torture], il avait apparemment été attaqué sur tous les journaux télévisés par des gens comme Lindsey Graham, Liz Cheney et Joe Lieberman sous le motif que leur publication mettait en danger les troupes, mais je n’ai connaissance d’aucun démocrate qui se soit joint à ces critiques. Mais dès que Obama avait changé d’avis et adopté la position Graham/ Cheney/Lieberman , on a vu soudainement apparaitre des hordes de supporters de Obama insistant sur le fait que ces photos doivent être supprimées, parce que les publier serait mettre en danger les troupes.

  • permalien elbé :
    30 juin 2009 @14h50   « »

    @Yvan,
    Une analyse très pessimiste de Jean Guisnel.

    Je partage cette analyse.L’Irak n’est plus qu’une déchirure.L’intervention américaine dans ce pays en est la responsable.Paradoxalement,je suis maintenant pour un maintien minimum de ces troupes.Car leur départ immédiat va encore aggraver les troubles.Conduira à des guerres civiles meurtrières qui aboutiront au morcellement de l’Irak en plusieurs états.Cette guerre a t-elle été voulue pour enlever ainsi une puissance potentielle au Moyen-Orient ?Etait-ce le but inavoué de Bush ?Je le crois.Obama,dans la lignée de Bush ou pas ?Le maintien de ses troupes en Irak,se veut-elle une garantie contre l’implosion totale,ou pas ?Difficile de cerner le personnage...

  • permalien Yvan :
    30 juin 2009 @15h31   « »

    @elbé,

    La nouvelle ligne "légaliste" de l’administration US, a pour première conséquence de désorganiser, les structures mentales quasi pavloviennes, des chasseurs de complots et de coups tordus.

    Ainsi à propos du Honduras Dedefensa écrit non sans humour :

    « Quand on a une réputation, comme dit le proverbe, c’est qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Ainsi raisonne-t-on à propos de la noble tradition des coups d’Etat en Amérique du Sud ; dès que le bruit en raisonne, coup d’œil torve vers Washington. Celui du Honduras est le premier depuis la fin de la Guerre froide. Il n’empêche, le nerf est vif ; on vous dit “coup d’Etat” en Amérique Latine, et vous répondez : “CIA !”. C’est presque, fort bienheureusement, pavlovien, – Pavlov, pas si bête après tout… Même le président des Etats-Unis, c’est-à-dire l’actuel, a dû réagir de la sorte, en apprenant la chose, avec cette question affreuse : “et si c’était vrai ?”. »

    Obama sait certaienement les risques qu’il prend en Irak, mais n’acceptera de s’engager, qu’à la suite d’une demande explicite de l’Irak auprès de l’ONU et dûment mandaté.

  • permalien Yvan :
    30 juin 2009 @15h35   « »

    Oups le lien Dedefensa : La bonne réputation

  • permalien elbé :
    30 juin 2009 @16h57   « »

    @Yvan,vous créditez Obama de "bonnes "intention.Je ne demande qu’à y croire.Mais chez moi,Pavlov,pas encore mort !

    On sait aussi que c’est sous le couvert de l’ONU,qu’a été déclenchée la 1ère guerre contre l’Irak...
    Les moyens"légaux" pour imposer une domination sont courants.

    D’ autres question se posent:admettons qu’Obama veuille éviter l’implosion de l’Irak en y maintenant des troupes,est-il maître chez lui ?Quelles marges de manoeuvre a t-il contre les lobbys,militaires,pétroliers(entre autres) ?Contrôle t-il la Cia dans ses "supposées"(prudence dans le pavlovisme !) actions en Amérique latine ou en Iran ?

    Une seule chose est sure:le discours est différent de celui de Bush.Les actes pas assez significatifs.Sans doute,lui faut-il ruser et temporiser,tant ceux qui s’élèvent contre lui sont puissants.Les contrer trop fort lui couteraients une réelection(c’est le temps dont il a besoin pour mener à bien sa tâche)et je crois sa vie même.

  • permalien elbé :
    30 juin 2009 @17h10   « »

    Quid de l’Afghanistan ?Là c’est bien Obama qui a décidé de renforcer la présence américaine.

  • permalien Orangerouge :
    30 juin 2009 @17h11   « »
    Cela fait des années que je viens sur ce site, je n’ai jamais vu une censure de ce type

    Pourquoi mon post est-il supprimé ?

    Je suppose que c’est le site europalestine qui est visé par cette censure.

    C’est un site d’information sur les actions en France contre Israël, il n’y a pas tant que cela sur ce thème.

    Je n’y ai jamais vu publié quoique ce soit de choquant.

    Et actuellement il y a en mer des gens qui prennent de vrais risques pour qu’on parle un tout petit peu d’une population qui a connu un énorme massacre et un siège de deux ans.

    Et ici des bureaucrates jouent du ciseau !!!

    Alors je demande à Alain Gresh de m’expliquer cette censure qui me choque profondément.

  • permalien Yvan :
    30 juin 2009 @17h22   « »

    Et non, justement, elbé, c’est toute la différence entre l’Irak, et l’Afghanistan.

    L’Irak a été attaqué en dehors de toute résolution de l’ONU, dans le cadre du concept busho-rumsfeldien, de l’attaque préventive contre les états voyous (?).

    16 mars 2003 : Washington, Londres et Madrid annoncent une ultime tentative de faire avaliser par l’ONU un ultimatum autorisant l’usage de la force contre l’Irak, lors d’un sommet-éclair aux Açores.

    17 : les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Espagne renoncent à mettre leur résolution aux voix à l’ONU. Dans la soirée, George Bush donne 48 heures à Saddam Hussein pour quitter l’Irak..
    Kofi Annan annonce le retrait d’Irak des inspecteurs en désarmement de l’ONU et des autres personnels des Nations Unies, ainsi que la suspension du programme « pétrole contre nourriture ». Géré par l’ONU, celui-ci assure l’essentiel du ravitaillement de la population irakienne.
    Le secrétaire d’Etat américain Colin Powell affirme qu’une coalition de 45 pays soutient les Etats-Unis contre l’Irak.

    Le retrait actuel des troupe US des agglomérations est l’application à la virgule prèt de l’occord passé entre Bush et Al Maliki : Les soldats américains hors des villes en 2009

    Nous sommes pile-poil en plein milieu de l’année 2009, Obama ne pouvait pas être plus"carré".

  • permalien elbé :
    30 juin 2009 @17h46   « »

    @Orangerouge,je crois que vos posts sont censurés parce qu’ils ne traitent pas du sujet:Retrait des troupes américaines des villes d’Irak.
    Si c’est parce que vous mettez des liens pour le site euro-palestine,ce serait scandaleux.

    On pourrait faire une grêve des posts !Je vous soutiens.

  • permalien elbé :
    30 juin 2009 @17h57   « »

    @Yvan,ok Obama agit donc en Afghanistan en toute légalité onusienne.La légalité si cela est bien mieux que pas de légalité du tout,n’est pas non plus toujours synonyme de justesse ou de justice en faveur de cette intrusion en Afghanistan.
    Autrement dit ,le combat contre les talibans vous semble une cause juste ?

    On sait que les Afghans et leurs ancêtres ont rarement (ou pas du tout,je crois)été vaincus au cours de leur histoire.S’y cassera t-on encore les dents ?

  • permalien elbé :
    30 juin 2009 @18h01   « »

    En solidarité avec Orangerouge,si ses posts sont supprimés à cause du site europalestine :

    AFGHANISTAN ET EUROPALESTINE : JUGEMENT LE 17 SEPTEMBRE
    Publié le 26-06-2009

    Le tribunal de Paris rendra son jugement le 17 septembre prochain, au sujet de la plainte déposée par le ministre de la Défense Hervé Morin pour des articles sur la guerre en Afghanistan publiés en août dernier sur notre site.

    L’audience a eu lieu jeudi 25 juin devant la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris.

    Le tribunal a d’abord été saisi par notre avocat, Me Antoine Comte, de demandes de nullité du procès, arguant d’erreurs juridiques commises par le ministère dans la formulation de sa plainte. Après une interruption de séance, le tribunal a opté pour « joindre au fond » ces demandes, c’est-à-dire de ne se prononcer sur la nullité qu’après avoir entendu les parties sur le fond proprement dit de l’affaire.

    Outre Maître Comte, le tribunal a entendu Olivia Zémor, présidente de CAPJPO-EuroPalestine, qui a répondu point par point sur les passages incriminés par le ministère de la défense. Sont également intervenus, en tant que témoins cités par la défense, l’écrivain et politologue Michel Collon, qui a notamment exposé les véritables enjeux économiques et géostratégiques sous-tendant l’intervention militaire de l’OTAN en Afghanistan ; la sénatrice (Verts) Alima Boumédiene-Thiéry, qui a déploré que le premier débat de fond sur l’intervention militaire française en Afghanistan intervienne dans l’enceinte d’un tribunal correctionnel ; et l’enseignante-chercheuse Maryam Abou Zahab, spécialiste de la région depuis 30 ans, qui a indiqué au tribunal comment l’intervention militaire avait anéanti l’image positive dont la France bénéficiait jusqu’à une date récente en Afghanistan.

    CAPJPO-EuroPalestine

  • permalien Orangerouge :
    30 juin 2009 @18h02   « »

    Merci elbé.

    Il est difficile de ne pas faire de hors sujet sur les sites où l’on poste si l’on souhaite maintenir les Palestiniens dans l’actualité.

    Car les Palestiniens sont rarement en "une" des sites francophones (sauf ici quand même).

    Si on ne m’avait pas censurée, j’aurais posté moins de posts en fait, mais plus efficaces.

    La Palestine est dans le thème du site globalement. Et jusqu’ici c’est sur cette base là qu’on jugeait ici qu’un post était ou non hors sujet. On a souvent poursuivi un débat d’un article sur le suivant sans problème...

    http://www.europalestine.com/spip.p...

    On va négocier avant d’en arriver à la grève des posts ;-))

    (je suis social démocrate à la nordique !)

    Je vote pour une modération qui considère que le soutien aux Palestiniens et les actions de ce soutien ne sont jamais "hors sujet".

  • permalien elbé :
    30 juin 2009 @18h28   « »

    Je lève la main pour.

  • permalien Sakhra :
    30 juin 2009 @18h49   « »

    Je suis de tout cœur avec vous Orangerouge et avec Elbé, je lève aussi la main pour.

    Amicalement.

  • permalien Tristan :
    30 juin 2009 @19h03   « »

    @Yvan

    Moi, je persiste et signe : vive Bush. J’aime mieux quelqu’un qui qui fait tout de facon stupide, illégalement et au contraire au bon sens, ce qui a permit un début de destruction de l’Empire.

    Un grand noir (métis, en fait), avec ses dents blanches qui lui donne un superbe sourire, j’ai rien contre, mais dans le cas du Honduras, on a du mal à croire que la CIA et les militaires présents ne savaient rien du coup d’état. Obama peut bien être préoccupé et ne pas reconnaître le nouveau gouvernement, mais dans les faits, le peuple ne va pas pouvoir s’exprimer sur le référendum constitutionnel voulu par Zelaya et on sent bien qu’Obama va juste chercher à faire gagner du temps au nouveau gouvernement pour qu’il puisse organiser une nouvelle élection en décembre.

    Si les coups d’état, en Amérique Latine, redeviennent possible, déjà que les USA n’hésite pas à peser sur n’importe quel élection avec la corruption, ca va être encore plus difficile de gouverner ces pays. Et a quand le retour des assassinats politiques ? En Bolivie, il y avait un groupe qui en préparait un, aidé par une ONG soutenu par les USA. Alors, oui, j’ai très peur d’un légaliste, qui n’arrête pas de dire des trucs gentils, si, par derrière, il n’hésite pas à utiliser les pires méthodes pour arriver à ses fins.

    On verra si il arrive à calmer les choses, au moyen-orient ou dans le reste du monde, mais jusqu’a présent, en Iran, en Palestine, au Pakistan, en Afghanistan, en Irak, au Honduras et sûrement dans d’autres lieux, on voit plutôt la situation empirer. Enfin, j’attendrais encore quelques temps pour me faire une opinion plus tranchée sur la nouvelle administration américaine, mais là, c’est assez mal parti.

  • permalien Murmure :
    30 juin 2009 @19h36   « »

    La rupture selon Obama

    Barack Obama a rompu à l’évidence avec l’esprit de croisade de Bush. Plus de coups de poing sur la table, mais des propositions de dialogue sur tous les grands sujets de politique étrangère par une stratégie de contournement des obstacles. Annonces solennelles, compromis, le président avance à pas prudents pour retrouver l’honneur perdu et la direction des affaires internationales mise à mal par l’équipe des ultraconservateurs.

    Ce retrait de l’Irak en est un exemple. Un retrait qui figurait au programme du jeune sénateur de l’Illinois, seul à voter contre la guerre en 2001.

  • permalien Tristan :
    30 juin 2009 @19h49   « »

    @Murmure

    Merci pour cette article qui ne fait que renforcer ma méfiance vis-à-vis d’Obama :

    avec La Havane, l’embargo n’a pas pris fin, même si des hommes d’affaires américains rêvent d’aller investir dans un pays qui recèle autant de potentiels pour la recherche, note The Wall Street Journal

    A quoi ca sert de diologuer, si c’est pour ne rien changer ?

    Il faut dialoguer avec les « États voyous », la Corée du Nord, la Syrie et l’Iran, sans se faire d’illusions. « Je ne suis pas naïf, précise Obama, mais si ça ne marche pas (avec l’Iran), notre position sera renforcée dans la mobilisation de la communauté internationale. »

    Ok, on sait maintenant à quoi sert de dialoguer, c’est pour faire la même chose que Bush, mais avec un plus grand soutien international.

  • permalien Murmure :
    30 juin 2009 @19h59   « »

    L’adjudication des champs pétroliers ne fait pas recette

    L’appel d’offre lancé par l’Irak pour l’exploitation de six de ses champs pétroliers et de deux gisements de gaz n’a pas rencontré le succès escompté, la rémunération proposée par Bagdad ayant découragé les investisseurs.

    (...)

    Les sociétés étrangères exploitantes doivent être rémunérées, non par un prélèvement de la production, mais en fonction d’un montant fixe par baril produit, au-delà d’un seuil de production fixé au préalable.

    Le consortium BP-CNPC a finalement accepté de réviser ses prétentions à la baisse. Leur demande initiale était de 3,99 dollars par baril. La transaction a été conclue à deux dollars par baril.

    Royal Dutch Shell RDSa.L demandait 7,89 dollars par baril alors que le ministère irakien proposait également deux dollars.

    "Les attentes du gouvernement irakien et des compagnies pétrolières n’étaient pas compatibles", a résumé un responsable d’une compagnie pétrolière.
    (...)

  • permalien Yvan :
    30 juin 2009 @20h07   « »

    @Tristan, pour être honnête, je partage votre admiration pour Bush, mais pas seulement, pour Pinochet, pour Videla, pour Caldera, pour Veltzé, et surtout bien que ce soit secondaire, pour la jolie couleur de leur peau, qui n’est pas noire comme celle d’Obama (ou métis en fait).

    Parce que pour le reste, ils me font gerber.

  • permalien Tristan :
    30 juin 2009 @20h37   « »

    @Yvan

    Je vois qu’on a des goûts très différents, la tête d’abruti de Bush ne m’attire pas du tout. Par contre, la classe et le sourire d’Obama, si j’étais homo, ne me laisseraient pas indifférant. Oui, je pense que le sourire d’un (une) noir est plus marquant, à cause du contraste noir-blanc et le mélange des gênes augmentent, aussi, souvent, la beauté. Mais bon, mon propos ne se voulait pas esthétique, mais plutôt politique.

    Comme anti-impérialiste, je trouve la politique de Bush fils bien plus favorable aux peuples opprimés que ce que j’entrevois de celle d’Obama. Mais bon, je veux bien croire que n’importe quel sioniste intelligent, ou ceux qui veulent retarder la chute des USA, qu’ils tiennent une positions opposée. Bon, et ceux qui ont souffert des guerres de Bush fils aussi. Comme je vis entre l’Europe et l’Amérique du Sud, je trouve les 8ans de Bush fils comme une sorte de bénédiction

  • permalien K. :
    30 juin 2009 @20h39   « »

    Parmi les aspects négatifs du retrait, selon l’auteur [du WINEP], le fait que les troupes américaines servaient à “unifier” les différentes composantes ethnico-religieuses.

    L’auteur du WINEP est bien entendu d’une mauvaise foi dont seul un vil siocon est capable. Rappel :

    - Mark Danner en 2006 :

    ... en fournissant trop peu de troupes pour sécuriser les frontières d’Irak ils ont aidé l’insurrection irakienne à se renforcer d’un nombre sans fin d’extrémistes islamiques sunnites des états voisins [en particulier l’Arabie Saoudite]. C’était avant tout la stratégie des Islamistes étrangers [en particulier ceux de l’Arabie Saoudite] de favoriser leur cause de Djihadistes en provoquant une guerre civile sectaire en Irak ; en n’empêchant pas leurs attaques et en ne protégeant pas les chiites qui sont devenu leurs cibles, les chefs Américains leur ont permis de réussir.

    - Kim Sengupta, « The Independent » :

    Les pelotons de la mort [chiites] sont le sous-produit direct de la politique des USA, [puisque] on a rapporté qu’au début de l’année 2004, ne voyant pas de fin à l’insurrection sunnite en cours, le Pentagone avait décidé de former des combattants Chiites et Kurdes pour mener à bien « des missions irrégulières.

    Ces mêmes pelotons de la mort qui se forment pendant l’ère Obama.

    - Par ailleurs, selon une étude 2007 de l’ONU à partir des données sur les réfugiés irakiens en Syrie, c’est pendant le “surge”, c’est à dire au plus fort de la présence américaine à Bagdad et dont on ne rappellera jamais assez que l’objectif déclaré était “la réconciliation entre les différentes communautés irakiennes” [sic], que le nettoyage “ethnique” a connu sa plus grosse percée dans la capitale irakienne. Sans oublier la construction littérale de murs entre les communautés.

  • permalien Murmure :
    30 juin 2009 @20h43   « »

    @ Tristan

    Chacun voit midi à sa porte par le judas distordu qu’il lui est propre.

    A lire certain commentaire, je regrette sérieusement que McCain et Hillary aient lamentablement échoué.

    L’un ou l’autre aurait fait un trio d’enfer avec Sarkozy et Nétanyahou.

    Quelle auraient été les sempiternelles doléances pavloviennes ?

    Et puis non... Ajoutez un commentaire !

  • permalien Yvan :
    30 juin 2009 @20h57   « »

    @Tristan

    Par contre, la classe et le sourire d’Obama, si j’étais homo, ne me laisseraient pas indifférant.

    Comment pouvez vous affirmer vos préférences si vous n’étiez pas vous ?

    Je constate qu’on reproche surtout à Obama, ce qu’il n’est pas, ou ce qu’il pourrait être, et qu’on apprécie Bush parce qu’il est menteur hypocrite cruel et con et que ce qui est rassurant chez lui c’est qu’on n’est jamais sûr du pire.

    Je ne sais pas si ça se soigne, mais je suis sûr que ça porte un nom.

  • permalien Lou :
    30 juin 2009 @21h02   « »

    Message du Spirit of Humanity, à 15h : les forces israéliennes d’occupation se sont emparées du bateau

    Par Free Gaza Movement

    Messages de l’équipe Free Gaza ce matin : Nous venons d’être contactés par le bateau Spirit of Humanity. Ils sont à 24 miles de Gaza et sont toujours encerclés par les navires militaires israéliens qui les ont menacés de reprises violentes si le bateau ne rentre pas à Chypre. Ils ne vont pas y rentrer…

    Nos militants ont ralenti la vitesse du bateau et ils ont expliqué aux israéliens :

    - Qu’ils ne doivent pas tirer sur des civils non armés, des travailleurs pour le droit de l’homme, des journalistes, Mairead Maguire (prix Nobel de la paix) et Cynthia McKinney (ex parlementaire américaine).

    - Que malgré les menaces israéliennes, ils continueront leur route vers Gaza.

    Nous avons besoin de votre aide pour entrer à Gaza

    Nous vous prions d’appeler immédiatement les bureaux des Forces d’Occupation israéliennes et d’exiger qu’ils arrêtent tout de suite ces menaces contre le Spirit of Humanity.

    TELEPHONER ou FAXER les forces maritimes israéliennes au :
    tel : +972 3737 7777 ou +972 3737 6242
    fax : +972 3737 6123 or +972 3737 7175

    TELEPHONER Mark Regev au bureau du Premier Ministre au :
    +972 2670 5354 or +972 5 0620 3264
    mark.regev@it.pmo.gov.il

    TELEPHONER Shlomo Dror au Ministre de Défense au :
    +972 33697 5339 or +972 50629 8148
    mediasar@mod.gov.il

  • permalien Murmure :
    30 juin 2009 @21h04   « »

    @ K.

    J’ai dû manquer un épisode.

    Ces mêmes pelotons de la mort qui se forment pendant l’ère Obama.

    L’article date de 2007.

  • permalien Sakhra :
    30 juin 2009 @21h17   « »

    30 Juin 2009

    ISRAEL JUSTICE ATTAQUES BATEAU ; enlève TRAVAILLEURS DES DROITS DE L’HOMME ; confisque MEDICINE, JOUETS ET OLIVIERS
    [23 miles au large de la côte de Gaza, 15:30 pm] - Aujourd’hui, Forces d’occupation israéliennes ont attaqué et à bord du bateau Free Gaza Mouvement, l’esprit d’humanité, enlevant 21 des droits de l’homme des travailleurs de 11 pays, y compris la lauréate du Noble Mairead Maguire et l’ancien Congrès des États-Unis Cynthia McKinney (voir ci-dessous pour une liste complète des passagers). Les passagers et l’équipage est traîné de force vers Israël.

    « Il s’agit d’une scandaleuse violation du droit international contre nous. Notre bateau n’est pas dans les eaux israéliennes, et nous étions sur une mission des droits de l’homme dans la bande de Gaza ", a déclaré Cynthia McKinney, une ancienne du Congrès américain et candidat à la présidence. "Le président Obama vient de dire à Israël de laisser l’aide humanitaire et la reconstruction de fournitures, et c’est exactement ce que nous avons essayé de faire. Nous demandons à la communauté internationale d’exiger notre libération pour que nous puissions reprendre notre chemin. "

    "L’aide que nous transportaient est un symbole d’espoir pour la population de Gaza, l’espoir que la route maritime qui serait ouvert pour eux, et qu’ils seraient en mesure de transporter leur propre matériel pour commencer à reconstruire les écoles, des hôpitaux et des milliers de maisons détruites au cours de l’assaut de "Cast Lead". Notre mission est un geste à la population de Gaza que nous sommes par eux et qu’ils ne sont pas seuls "autre passager a déclaré Mairead Maguire, lauréate d’un Prix Nobel de la paix pour son travail en Irlande du Nord.

    Juste avant d’être enlevés par Israël, Huwaida Arraf, Free Gaza Mouvement président et co-coordinateur de la délégation lors de ce voyage, a déclaré que : "Nul ne peut croire que notre petit bateau constitue une sorte de menace pour Israël. Nous réalisons les fournitures médicales et de reconstruction, et les jouets pour enfants. Nos passagers comprennent un lauréat du prix Nobel de la paix et d’un ancien congressperson. Notre bateau a été fouillé et a reçu une habilitation de sécurité par les autorités portuaires de Chypre avant de partir, et à aucun moment avons-nous jamais l’approche israélienne des eaux ".

    Arraf a poursuivi : « Israël attaque délibérée et préméditée de nos bateaux non armés est une violation flagrante du droit international et nous exigeons de notre libération immédiate et inconditionnelle".
    # # #

  • permalien K. :
    30 juin 2009 @21h56   « »

    ( Murmure, l’épisode manqué est fourni par le présent envoi de Alain Gresh :

    ...dans l’hebdomadaire progressiste américain The Nation (22 juin [2009]) : « Iraq’sNew Death Squad », où l’on apprend comment les Américains ont formé les forces antiterroristes en Irak, en s’appuyant sur l’expérience de la Colombie ou du Salvador...)

    Alain Gresh :

    Quoi qu’il en soit, il est clair que l’avenir dépendra de la capacité du gouvernement irakien à sortir des logiques ethniques et confessionnelles.

    C’est clair en effet. Et on voit très mal le très vil al Maliki sortir de ces logiques. Surtout s’il est vrai que les escadrons de la mort irakiens que forment les US sont avant tout une milice privée au service du Premier dirigeant irakien, destinés à éliminer ses opposants politiques. Ce qui amène à se poser très sérieusement la question du type de relation entre ce dernier et le gouvernement des Etats-Unis.

  • permalien Tristan :
    30 juin 2009 @21h58   « »

    @Murmure

    J’espère sincèrement que vous avez raison, qu’Obama ne soit pas seulement un président US de plus. On verra avec Ahmadinejad, si il tient vraiment à faire la paix et avec le Honduras, si il va vraiment faire pression pour que le président légitime reprenne son poste au plus vite. Je veux m’appuyer sur des faits.

    Le désengagement, en Irak, c’est une facon de refuser les responsabilités qu’avaient prit Bush et une facon de gagner de la popularité dans son pays. Là aussi, j’attends de voir ce que ca va donner. Parce que refaire la même chose qu’avec la Somalie, et avoir, après, une guerre civile qui n’en fini pas, et juste quelques invasions de temps en temps, quand le parti qui gagne ne leur convient pas, je trouve encore pire que l’occupation.

  • permalien K. :
    30 juin 2009 @22h19   « »

    @ Murmure,

    "The eventual drawdown in Iraq is not the end of the mission for our elite forces," Gates said in May 2008. Gates hasn’t spoken on the issue since Obama took office ; but Obama says he will institutionalize irregular warfare capabilities, and the White House stresses the need to "create a more robust capacity to train, equip and advise foreign security forces, so that local allies are better prepared to confront mutual threats."

    Bowden says those "local allies" are often used for covert operations. "The United States Special Operations Command cultivates relationships with special forces in other countries because it gives the United States the opportunity of intervening militarily in a covert way," he says. "The ideal covert op is one that is actually carried out by local forces."

    @ Yvan et Tristan, ici un très, très intéressant récapitulatif des réaction US après le coup d’etat au Honduras.

    Légère digression encore, pour citer cette phrase époustouflante d’un militaire US à la retraite (cité lui-même par William S. Lind qui utilise judicieusement le qualificatif de néolibéral) qui définit ce qui serait l’objectif à terme des Etats-Unis :

    "The soldiers who will win these wars require an ability not just to dominate land operations, but to change entire societies."

  • permalien Murmure :
    30 juin 2009 @22h24   « »

    Rencontre avec Ryan Crocker, ex ambassadeur américain en Irak

    Le diplomate fait allusion à l’accord sur le retrait des troupes américaines d’Irak d’ici fin 2011. « Un accord absolument nécessaire compte tenu de la nature de l’histoire irakienne et de son nationalisme, ajoute-t-il. Avec cet accord, il ne peut plus y avoir de relations de dépendance entre les Etats-Unis et l’Irak ».

    Sans dissimuler les défis à venir, Ryan Crocker se veut optimiste. Mais est-ce bien réaliste de vouloir construire des institutions, alors que les factions politiques restent incapables de s’entendre sur des questions aussi sensibles que le fédéralisme, la Constitution ou le partage des revenus pétroliers ?

  • permalien K. :
    30 juin 2009 @22h33   « »

    C’est en Jordanie que sont formés les escadrons de la mort étrangers au service des basses besognes US, plus précisément au « King Abdullah II Special Operations Training Centre » (« KASOTC »). Paul Rogers aussi relève le néolibéralisme qui sous-tend l’affaire.

  • permalien Yvan :
    30 juin 2009 @22h50   « »

    @K, je ne pense pas que votre digression en soit vraiment une, si on considère qu’en Iran une révolution de couleur vient d’échouer et que Cheney dont les réseaux semblent plus actifs que jamais se dit inquiet du retrait des troupes US d’Irak (ce qui est un comble quand on sait que c’est son propre gouvernement qui a négocié ce retrait).

    Il semble que nous soyons ici encore dans ce que Netanyahu qualifiait impudiquement d’accords tacites, et qu’en réalité un retrait US n’était pas vraiment envisagé, et que ce n’était un blabla cosmétique pour berner ces abrutis de l’ONU.

    C’est trop bête...

  • permalien Murmure :
    30 juin 2009 @23h03   « »

    @ K.

    Merci pour la réponse

    J’aurais aimé avoir le lien mais c’est pas grave.

    “Surge” à Wall Street / Dedefensa

    On sait comment le “surge” a fonctionné en Irak. Ce n’est pas l’envoi de 20.000 soldats en plus en 2007, qui ont d’ailleurs mis six mois à se déployer, qui a résolu le problème d’une apparence très voyante de la catastrophe irakienne, mais une gestion brusquement économique et corruptrice du conflit, notamment l’achat massif et en bonne et due forme, avec salaires, primes, etc., de groupes (essentiellement sunnites) qui, jusqu’alors combattaient l’U.S. Army, en obtenant leur retournement contre les groupements d’Al Qaïda ou d’un pseudo-Al Qaïda, d’autres terroristes et de groupes criminels divers et “de droit commun”, qui menaçaient de plus en plus fortement l’autorité des pouvoirs locaux (notamment sunnites). L’U.S. Army n’a pas renforcé sa présence opérationnelle (seule l’activité aérienne décupla, avec les habituelles pertes civiles, cela va de soi) ni remporté des victoires. Au contraire, elle s’est repliée de plus en plus dans ses énormes bases, pour laisser les différents acteurs “légitimes” sur le terrain (sunnites, chiites, etc.) assurer leur mainmise, d’abord collectivement contre le pseudo-Al Qaïda et les divers groupes terroristes et criminels, ensuite sur leurs propres territoires. Les affrontement intercommunautaires furent mis en veilleuse, comme étant de peu d’intérêt pour chacun. Il s’agissait de restaurer une situation de contrôle d’où les Américains étaient exclus. Pour les Américains, il s’agissait d’assurer un retour à une certaine stabilité, à partir de laquelle ils pourraient envisager un retrait. Ils ne firent d’ailleurs guère de difficultés pour signer un accord de retrait, qui eût été impensable dans les termes où il fut signé, trois ou quatre ans auparavant. Grosso modo, pour l’establishment de sécurité nationale US, il s’agit de se sortir du guêpier irakien pour tenter de réaffirmer sa puissance (bonne chance) en évitant de la soumettre à un autre test de cette sorte. Bref, un retour au virtualisme de la puissance US, pré-Irak 2003.

    Une stratégie mise en oeuvre par le géneral Petraeus et Gates le secrétaire à la défense.

    Des électrons libres (et imposés) sous la présidence Obama qui finalisent leurs plans.

    J’ai lu, je ne sais plus où, que Petraeus aller se présenter aux élections de 2012.

  • permalien K. :
    30 juin 2009 @23h03   « »

    While a lot of the media hype today focuses on the U.S. “withdrawal,” that is hardly the reality. As previously reported, U.S. military commanders have said they are preparing for an Iraq presence for another 15-20 years, the U.S. embassy is the size of Vatican City, there is no official plan for the withdrawal of contractors and new corporate mercenary contracts are being awarded. The Status of Forces Agreement (SoFA) between the U.S. and Iraq gives the U.S. the right to extend the occupation indefinitely and to continue intervening militarily in Iraq ad infinitum. Article 27 of the SOFA allows the U.S. to undertake military action, “or any other measure,” inside Iraq’s borders “In the event of any external or internal threat or aggression against Iraq.”

    @ Murmure

    J’ai envoyé il y a quelques mois un mail à Reidar Visser (ici son site) dans lequel je lui demandais pourquoi seules les manœuvres iraniennes étaient coupables de duplicité à ses yeux, tandis qu’il considérait les initiatives US comme inappropriées mais toujours innocentes. J’ai eu malheureusement le tort de lui poser une deuxième question, à savoir s’il pensait qu’il y aurait un deal Iran/USA. Il m’avait très chaleureusement répondu, et avait écrit qu’il ne croyait pas du tout à un grand marchandage. Sans donner de réponse à la première question.... :-)

  • permalien K. :
    30 juin 2009 @23h08   « »

    @ Murmure,

    Le lien est donné par AG. Le revoici : http://www.thenation.com/doc/200906...

  • permalien Murmure :
    30 juin 2009 @23h24   « »

    @ K.

    Il est assez gros l’épisode que j’ai raté, a force de lire en diagonale, je rate l’essentiel. Bon autant pour moi.

    C’est clair en effet. Et on voit très mal le très vil al Maliki sortir de ces logiques. Surtout s’il est vrai que les escadrons de la mort irakiens que forment les US sont avant tout une milice privée au service du Premier dirigeant irakien, destinés à éliminer ses opposants politiques. Ce qui amène à se poser très sérieusement la question du type de relation entre ce dernier et le gouvernement des Etats-Unis.

    La boucle est bouclée et ironie du destin un dictateur sous la forme la plus démocratique états-unienne est né. Saddam a pu se maintenir mais Maliki, j’en doute.

    Il y aura toujours le renfort américain à portée de main pour maintenir leur "homme", mais ils finiront par s’en désintéresser, d’autres enjeux, d’autres équations se jouent dans cette poudrière qu’est le Moyen-orient.

  • permalien Orangerouge :
    30 juin 2009 @23h34   « »

    Un article intéressant sur l’Iran et la complexité des "équilibres" institutionnels de la République islamique.

    http://www.alternatives-economiques...

  • permalien K. :
    1er juillet 2009 @01h35   « »

    Rowan Wolf, dans son blog du site « Talking Points Memo », à partir d’un “incident” survenu récemment en Afghanistan, soulève la question du rôle des “contractants” (29/06/2009) (1) :

    Compte tenu du nombre de contractants utilisés par l’armée américaine, il faut se demander quelle est la ligne de démarcation entre les militaires et les contractants, et le type de relation entre eux. Un événement récent en Afghanistan soulève de nombreuses questions, mais pas vraiment de réponses.

    Parmi les différents titres des journaux, celui de la BBC dit : "des gardes afghans retenus après la fusillade." C’est le genre de titre qui peut faire penser à un article anodin si on ne pousse pas la curiosité plus loin :

    « Quarante et un gardes afghans formés par les États-Unis ont été arrêtés après une fusillade dans la province de Kandahar ou le chef de la police a été tué, a dit le gouverneur régional. »

    On peut encore supposer que parmi les milliers de forces locales formées par les militaires américains ceux-ci sont des "éléments voyous". Toutefois, l’article de la BBC propose quelques pistes alléchantes (et peu d’informations).

    « Jusqu’à huit autres policiers ont été tués après que les gardes, qui sont employés par les forces de sécurité américaines, soient entrés dans le bureau du procureur de la ville de Kandahar. Ils tentaient de libérer des collègues dans le bâtiment, a-t-il été dit à la BBC. »

    Qu’en dites-vous ? Nous avons ici une assez importante force d’Afghans formés par les Etats-Unis, qui sont employés par les États-Unis, qui tentent de sortir quelqu’un de force de prison.

    Il y a [dans l’article de la BBC] remarquablement peu d’informations, et elles sont répétitives. Toutefois, un article de l’AP publié dans The Guardian apporte un peu plus de clarté.

    « L’armée américaine a déclaré qu’elle n’était pas impliquée dans la fusillade, l’appelant un "incident Afghano-afghan". Toutefois, la déclaration de Karzai laisse penser que les gardes ont cherché refuge dans une base américaine après les meurtres, et il a "demandé que les forces de la coalition empêchent de tels incidents, qui affaiblissent le gouvernement". »

  • permalien K. :
    1er juillet 2009 @01h38   « »

    Rowan Wolf (2)

    Selon l’article, l’homme que ces contractants/employés (?) ont essayé de sortir de prison par le moyen d’armes à feu avait été arrêté pour "falsification de documents". Quels documents et à quelles fins ? Je n’ai aucune idée à ce stade.

    « Parmi les fonctionnaires tués se trouvait le chef de la police provinciale, Matiullah Qati et le directeur des enquêtes criminelles de la province. Quelques heures plus tard, Karzaï a publié une déclaration. "Le président Hamid Karzai a exigé que les forces de la coalition remettent les individus de sécurité privée appartenant aux forces de la coalition responsables de l’assassinat des responsables provinciaux de la sécurité de Kandahar, aux autorités chargées de la sécurité du gouvernement afghan," a déclaré le bureau du président. »

    Nous avons ici une situation où un homme accusé de falsification (et sensé aussi être employé par les États-Unis), est la cause d’une fusillade par des Afghans formés et employés par les forces américaines, qui ont ensuite couru se mettre à l’abri dans une installation américaine pour se protéger des autorités afghanes. Parmi les personnes tuées dans ce raid se trouvent le chef de la police de Kandahar, et le chef des enquêtes criminelles (coïncidence ?).

    On peut présenter cela comme une sorte d’incident bizarre, sauf que les États-Unis intensifie son utilisation de "contractants" en Irak et en Afghanistan. Selon un rapport d’enquête de Jeremy Scahill, il y a actuellement près de 250.000 contractants employés par les États-Unis en Afghanistan et en Irak, et

    « il y a eu une augmentation de 23% du nombre des "agents de sécurité privés" travaillant pour le Département de la Défense [US] en Irak au cours du deuxième trimestre de 2009 et une augmentation de 29% en Afghanistan »

    Est-ce que même ce nombre comprend les forces intérieures qui ont été formées et sont maintenant employées par les États-Unis ? Je pense que ce n’est probablement pas le cas.

  • permalien K. :
    1er juillet 2009 @01h41   « »

    Rowan Wolf (3 et fin)

    Tout cela soulève des questions auxquelles il faut répondre. Obama maintient une politique de remplacement des forces militaires américaines par des « contractants » - en d’autres termes, la privatisation de la guerre. Nous savons, d’après de nombreux rapports sur les contractants en Iraq, que ceci crée des zones "grises" de mission, de responsabilité, et même de sécurité nationale. Ceci a également pour effet de créer le mirage d’un retrait des forces (et de l’influence) des États-Unis, alors que c’est exactement le contraire qui se passe - et se passe à grands frais financièrement et en termes de vie humaine.

    Ceci crée aussi une zone "grise" ou l’on voit fusionner armée, contre-terrorisme, et opérations clandestines. Cela donne une grande masse enchevêtrée, et toute tentative de contrôle ou de transparence devient impossible.

    Ce qui est créé est un complexe de l’ombre formé de divers mercenaires dont les taches coïncident à différents niveaux avec les missions militaires et les activités politiques des États-Unis. En même temps, ils coïncident aussi avec les intérêts de tout autre élément pour qui ces "forces" pourraient travailler. Le potentiel de "retour de baton" augmente exponentiellement. Au cours de la guerre froide et des conflits par procuration entre les États-Unis et l’Union soviétique, la CIA a créé, formé et financé ce qui est devenu Al-Qaida, suivi par la montée en puissance des Talibans jusqu’à leur prise effective du pouvoir en Afghanistan. Ce que nous faisons aujourd’hui, est d’une ampleur bien plus grande que cette petite "opération."

    Cet "incident" doit faire l’objet d’une enquête complète et publique. Je soupçonne qu’il s’agit d’un cas révélateur de la façon dont les politiques militaires et d’intervention des Etats-Unis sont actuellement en train d’être structurées - et financées.

  • permalien une bille :
    1er juillet 2009 @06h28   « »

    Alors que l’Irak fête le fantome de la liberté : « Jour de la souveraineté nationale » en Irak, son gouvernement découvre émerveillé les délices de l’économie de marché dont il a été le principal promoteur :

    « Il s’agit du premier investissement (étranger) mais ce ne sera pas le dernier dans le secteur pétrolier. Nous en avons besoin pour commencer la reconstruction dans un pays marqué par les destructions successives à cause des dernières guerres », a indiqué le Premier ministre Nouri al- Maliki.

    Il ne devrait pas tarder à apprendre à se taire, quand un marché est vital pour la survie du pays dont il a la charge.

  • permalien Emy NONA :
    1er juillet 2009 @06h46   « »
    Un remède, SVP

    Je souffre d’un grave trouble de vision

    Quand mes yeux voient ici et ailleurs Obama, mon esprit lit « la marionnette Obama »

    Même que c’est souvent en lettres bleu pale sur fond blanc

    Auriez-vous un remède, SVP ?

    Merci.

  • permalien Nathan :
    1er juillet 2009 @08h25   « »

    Emy NONA : Quand mes yeux voient ici et ailleurs Obama, mon esprit lit « la marionnette Obama ». Même que c’est souvent en lettres bleu pale sur fond blanc

    C’est une affection très répandue et qui se nomme "obsession anti-israélienne à caractère pathologique". Ça se soigne en reconnaissant qu’il existe bien d’autres conflits dans le monde, qu’Israël n’est pas la cause de tout ce qui va mal sur terre et qu’Obama a aussi d’autres problèmes à résoudre que le seul Moyen-Orient. Ça se traite également en cessant de diaboliser autrui et en agissant positivement pour favoriser la paix dans cette région.

  • permalien une bille :
    1er juillet 2009 @08h53   « »

    @Nathan, merci pour l’information, j’ignorais qu’Obama était israélien.

    Heureusement qu’il y a des gens tels que vous pour rappeler constament qu’Israël, n’est pas le seul problème au monde, on a parfois tendance à l’oublier.

  • permalien JL :
    1er juillet 2009 @10h02   « »

    @emy nona

    Oui il y a un remède, adhérez au front national et fermez les yeux !

  • permalien farouks :
    1er juillet 2009 @10h25   « »

    On envoie des forces spéciales pour empêcher les pirates au larges de Somalie de faire des actes de piraterie, mais quand il s’agit d’israel, les abonnés français et américains coupent la ligne.israel reste un cas à part , très loin de toutes les règles internationales.

  • permalien Yvan :
  • permalien Orangerouge :
    1er juillet 2009 @11h01   « »
    Israël kidnappe 21 personnes de 11 pays. La piraterie est autorisée quand elle est le fait d’Israël

    Ou est Obama ? Où sont nos dirigeants qui montent si rapidement au créneau quand il s’agit de dénoncer l’Iran ou la burqa, mais qui se fichent royalement de toutes les violations des droits de l’homme et du droit humanitaire par Israël ? Empêcher une population étranglée d’accueillir un bateau qui contient des jouets pour enfants, du matériel médical et du ciment pour reconstruire les maisons démolies par les bombardements israéliens, quelle belle leçon de démocratie !

    L’armée israélienne a attaqué le bateau "The Spirit of Humanity" à 23 miles des côtes de Gaza, cet après-midi, kidnappant les 21 passagers de 11 pays différents à bord, les conduisant de force en israël, et confisquant les médicaments, les jouets et les oliviers transportés par le bateau.

    Tout cela avec la bénédiction de nos gouvernants, qui n’ont pas bronché et qui redérouleront le tapis rouge aux criminels de guerre, à la première occasion.

    Et pendant ce temps la population de Gaza meurt à petit feu, sans abri, parce qu’Israel, refuse de laisser entrer du ciment pour reconstruire les maisons que son armée a détruites pendant les massacres de l’hiver dernier, vit avec des écoles démolies, et avec des hôpitaux en rupture de stocks de médicaments essentiels.

    Tout le monde sait pertinemment que la "sécurité" d’israël n’est pas en jeu. Le bateau a été dûment fouillé à Larnaca, tous ses passagers— parmi lesquels un prix Nobel de la Paix— sont connus des autorités israéliennes, et à aucun moment le bateau des défenseurs des droits de l’homme ne s’est approché des eaux israéliennes.

    CAPJPO
    Europalestine.com

    Ici les numéros de téléphone et de fax à contacter :

    http://www.freegaza.org/fr/accueil/...

    Pour suivre les actions de protestation en France contre la politique israélienne :
    http://www.europalestine.com/

  • permalien Palmer Eldritch :
    1er juillet 2009 @12h31   « »

    Tristan :

    " (...) On verra si il arrive à calmer les choses, au moyen-orient ou dans le reste du monde, mais jusqu’a présent, en Iran, en Palestine, au Pakistan, en Afghanistan, en Irak, au Honduras et sûrement dans d’autres lieux, on voit plutôt la situation empirer. Enfin, j’attendrais encore quelques temps pour me faire une opinion plus tranchée sur la nouvelle administration américaine, mais là, c’est assez mal parti. "

    Je serais plutôt d’accord avec toi sur ce point. On notera au passage que quelqu’un pour qui on ne peut pas me soupçonner d’avoir eu des sympathies, Saddam Hussein, n’avait pas tort quand à la veille de l’attaque US, il déclarait que l’Irak serait la tombe des USA... Il me semble que notre ami Barak Obama n’a pas compris qu’un peu au nord-est, l’Afghanistan a déjà été la tombe de l’empire British, et celle de l’URSS.

  • permalien Palmer Eldritch :
    1er juillet 2009 @12h33   « »

    un peu plus, pardon

  • permalien Murmure :
    1er juillet 2009 @12h45   « »

    Tout en abondant dans le sens de K., il est utile sinon nécessaire de souligner au Khôl et ne pas occulter le fait que que le neocon Gates a eu un sursis dans l’administration Obama grâce a des pressions et a entrainé dans son sillage le General Petraeus et McChrystal.

    Maintien de M.Robert Gates à la défense

    Ainsi, le président élu a affronté une bureaucratie du Pentagone qui affichait sa détermination à maintenir en Irak un cap en contradiction avec sa politique et la volonté clairement exprimée du gouvernement irakien. La pression quasi irrésistible exercée sur M. Obama pour qu’il garde le secrétaire à la défense Robert Gates doit être comprise à la lumière de ce défi ouvert à son leadership sur une question de politique étrangère d’une importance capitale. Cette pression s’est manifestée dans les vingt-quatre heures qui ont suivi l’élection du 4 novembre quand le New York Times s’en est fait l’écho, rapportant que le maintien de M. Gates au Pentagone « est demandé publiquement par des journalistes et des commentateurs, et plus calmement par des membres du parti d’Obama influents au Congrès »...

    Pour connaitre un peu mieux Gates :

    En 1991, lors des audiences de confirmation à son poste de directeur de la CIA, Gates avait été accusé d’avoir orienté des rapports de ses services, dans les années 1980, pour servir la ligne farouchement antisoviétique de l’administration Reagan.

    Pour connaitre un peu mieux Petraeus

    D’abord, celles du général Petraeus, le héros des neocons, le “genéral de Bush”, l’homme qui a remporté la victoire (?), dans tous les cas médiatique, en Irak en 2007-2008, grâce au fameux “surge” ; Petraeus devenu depuis le commandant du fameux commandement CentCom, avec des avis beaucoup moins tranchés. Avec ces déclarations, Petraeus achève sa reconversion, du général des extrémistes bushistes, au général arrangeant, chercheur de situations stabilisées, d’ententes diplomatiques, et surtout, surtout, respectueux des lois nationales et internationales.

    Je ne sais pas parfois, si je ne devrais pas accorder plus de crédit au site voltaire quand il parle de :

    « l’appareil sécuritaire d’État ». Il fut constitué comme un État derrière l’État,

    Je l’ai déjà écrit pas le passé, il est vain de penser qu’un seul homme pourrait changer du jour au lendemain l’Establishment américain. Une nébuleuse à tentacules désaxées, disséminées et éparses.

  • permalien elbé :
    1er juillet 2009 @13h37   « »

    Oui Murmure,Obama n’est pas un surhomme qui va effacer en un tour de main,des décennies de main mise par les ultra-droitiers sur les appareils.Il est obligé de louvoyer,d’avancer là,de reculer ici.Les conservateurs ,à chaque "avancée",le contrent systématiquement en exigeant et en obtenant d’autres points.La force d’Obama sera sa capacité à garder et à trouver des appuis qui l’aideraient dans sa politique.Il y arrive parfois avec succès.Et c’est sans relâche qu’il doit s’y atteler,tant les autres ne lâchent aucun morceau !

    Je vois cela comme une gigantesque et formidable partie d’échecs entre Obama et ses ennemis,dont les enjeux sont planétaires.C’est un jeu qui demande patience,ténacité,ruse.Espérons qu’à l’issue du jeu,le cheikh ne soit pas mis à mort...

  • permalien K. :
    1er juillet 2009 @14h08   « »

    Justin VAïSSe (dont la compétence est sans doute très grande mais que je trouve bien complaisant par rapport aux “think tanks”, en particulier quand il n’aborde pas la question du “mercenariat” des dits “think tanks”- peut-être parce que lui-même travaille pour l’un des plus fameux d’entre eux, la “Brookings Institution” de Washington...) :

    (..)

    On trouvera aux Etats-Unis, toutes les opinions possibles en matière de politique étrangère, même les plus excessives. La question est donc de savoir quel courant influence réellement, à un moment donné, la politique de l’administration en place. On se se gardera d’ailleurs d’imaginer que les centres de pouvoir multiples qui se concurrencent à Washington – Conseil de sécurité nationale, Département d’Etat, Pentagone, CIA notamment – sont susceptibles de suivre tous, durablement, une stratégie unique et cohérente (voir page…), une seule ligne de conduite élaborée par une seule école de pensée. Mais chaque administration recrute ses responsables dans certains milieux politiques donnés et certains think tanks qui reflètent sa coloration idéologique. Le rôle des think tanks, ces centres de recherche qui ont souvent une orientation politique marquée, est indirect mais important : ils balisent le débat de politique étrangère, lancent de nouvelles idées, apportent leur expertise et leur critique au gouvernement. C’est là que sont débattues et élaborées les futures politiques, intérieures ou extérieures, des Etats-Unis, et c’est le vivier où les responsables des destinées de l’Amérique sont recrutés tous les quatre ans.

  • permalien Emy NONA :
    1er juillet 2009 @14h58   « »

    Nathan est tellement pathologiquement obsédé par son entité sioniste, sous couvert de neutralité objective, qu’il voit des Israéliens partout.

    Même quand on essaie de faire prendre conscience d’une façon qui se voulait humoristique qu’on est de plus en plus nombreux à penser que le brillant orateur noir, avant tout destiné à calmer les pauvres noirs dans le contexte de la crise organisée, n’est qu’une marionnette des financeurs de sa campagne électorale. Y compris des sionistes juifs ou chrétiens et aussi ceux (souvent les mêmes) qui se font des « trucs en or » avec le pétrole et/ou les armes qui tuent et bombardent et avec les sociétés qui reconstruisent dont ils sont aussi actionnaires. Quand ils ne sont pas aussi actionnaires des mercenaires usaméricains

    La danse du ventre cairote et les « rodomontades » à Bibi d’Obama, ça n’est que de la comédie pour la galerie, dont les producteurs sont plus ou moins discrets.

    De là à dire que ce sont les financiers juifs usaméricains qui donnent aussi des ordres à Bibi … C’est peut-être un peu plus complexe. Mais, pendant ce temps-là, des Palestiniens de tous âges « au mieux » meurent, au pire sont assassinés psychologiquement. Parce qu’il est incontestable que YHWH a, pour l’éternité, donné cette terre aux ascendants supposés des « occupants » actuels plus ou moins fanatiques et que ce serait un grand péché de l’abandonner aux fanatiques terroristes islamistes qui ne comprennent que la force et que la Thora invite de toutes façons à exterminer.

    Rien à voir avec une adhésion au FN là dedans

  • permalien Murmure :
    1er juillet 2009 @15h20   « »

    Al Maliki de sac et de corde, et l’explication ad hoc (qui m’a convaincu) de la non publication des photos de torture.

    « Bagdad s’enflammerait »

    Le Président Obama a annoncé le retrait des troupes américaines d’Irak pour le 31 août 2010, soit seize mois avant la date fixée par le SOFA. Mais, de 35 et 50 000 soldats y demeureront pour une période indéterminée, comme prévu par Dick Cheney, pour conseiller et former les troupes irakiennes, et mener « si nécessaire » des opérations « limitées » contre les « terroristes ». Lors du vote à l’Assemblée, ces points avaient été cachés, délibérément, à la plupart des députés et à l’opinion publique. Désormais connus de tous, les non-dits du SOFA annonçaient une campagne référendaire explosive. Le non ne faisait aucun doute et ce, d’autant plus, qu’Obama avait décidé de publier les photos des tortures infligées aux Irakiens par la CIA et la soldatesque étasunienne. C’en était trop pour Nouri al-Maliki. En apprenant la nouvelle, selon un officiel américain présent, le Premier ministre irakien était devenu « blanc comme neige » et déclaré que si la décision était maintenue : « Bagdad s’enflammerait ».

    Depuis que Barack Obama a interdit la publication des photos - « pour ne pas mettre en danger les troupes américaines » -, Nouri al-Maliki peut jouer à nouveau au nationaliste à poigne. Il lui restait à échapper au rejet du SOFA par le peuple irakien. Dès mars dernier, Sadiq al-Rikabi, son principal conseiller, avait préparé le terrain en déclarant que le referendum n’était plus nécessaire en raison des engagements pris par Obama. Puis, Faraj al-Haidari, président de la Commission électorale a réclamé 90 millions de dollars pour l’organiser. « Trop cher ! » a dit le Premier ministre et le report du scrutin a été annoncé. Son annulation pure et simple était trop risquée : elle aurait nécessité la convocation du Parlement et provoqué des débats houleux susceptibles de déstabiliser le gouvernement.

  • permalien Yvan :
    1er juillet 2009 @15h41   « »
    Retrait des troupes américaines des villes d’Irak - Cheney a eu presque raison.

    « Ainsi Dick Cheney avait raison. En fin de compte, le peuple irakien s’est manifesté aux soldats américains avec des fleurs. Le seul problème c’est leur appareillage et non leur accostage, que le peuple irakien a célébré. Aujourd’hui, alors que les forces américaines ont marqué leur retrait formel des villes et des citées qu’elles avaient envahi il y a plus de six ans, le peuple irakien a montré le genre de joie spontanée que l’ancien vice-président, avait une fois imaginé comme bienvenue pour la 173ème Brigade Airborne . Il y avait des banderoles et des ballons, des concerts de musique pop dans les parcs, et, et oui, des fleurs - des guirlandes, décorant des postes de contrôle abandonnés de l’armée américaine, de pétales ».

    Jonathan Freedland - The Guardian

  • permalien Nathan :
    1er juillet 2009 @15h41   « »

    Elle est délicieuse, cette Emy Nona. Délicieuse...

  • permalien Nathan :
    1er juillet 2009 @15h47   « »

    Attentats et attentats-suicides commis par al-Qaida ou des nostalgiques du gros moustachu contre des mosquées (turkmènes chi’ites à Kirkouk) ou des marchés dans les quartiers chi’ites de Bagdad. Des centaines de tués. Et ce n’est qu’un début. L’Irak fête le départ des troupes US.

  • permalien Yvan :
    1er juillet 2009 @16h01   « »
    Retrait des troupes américaines des villes d’Irak

    Contrairement aux manifestations de protestations contre le scrutin, iranien, la presse occidentale, n’a pas montré de scènes de rue, accompagnant le départ des soldats US des villes irakiennes.

    Peut-être est-ce dû à la censure impitoyable de la clique Al Maliki, ou peut-être que les téléphones portables ne fonctionnent pas encore en Irak, et qu’Internet est contrôlé par un système du genre Hadopi 2 ou Loppsi ?

    C’est dommage...

  • permalien Yvan :
    1er juillet 2009 @16h07   « »

    Après réflexion, je crois que les reporters occidentaux sont consignés pour l’enterrement de Micheal Jackson.

    D’un autre côté ce n’est pas plus mal, la vue d’Irakiens heureux aurait pu nous filer la pêche, ce qui en période de crise est évidemment une faute de gout.

  • permalien paz :
    1er juillet 2009 @16h59   « »

    @ Nathan
    Je leve la main pour !

  • permalien une bille :
    1er juillet 2009 @17h18   « »
    Retrait des troupes américaines des villes d’Irak

    En cette journée historique de retrait des troupes américaines des villes d’Irak, ayons une pensée reconnaissante pour celui (lâchement assassiné le 22 mars 1990) sans qui cette extraordinaire aventure humaine (et civilisationnelle) n’aurait pu exister.

    Qui se souvient de Gerald Bull ?

    R.I.P.

  • permalien Murmure :
    1er juillet 2009 @19h16   « »

    @ Emy NONA

    Merci pour le scoop, grâce à vous on a appris que obama est noir.

  • permalien K. :
    1er juillet 2009 @20h01   « »

    Voila qui va faire plaisir à Shiv 7 :

    Une coalition de militants palestiniens appartenant à différentes organisations de solidarité internationale planifient une marche dans la bande de Gaza visant à mettre fin au blocus du territoire. L’événement aura pour objectif de réunir des milliers de manifestants venus des quatre coins du monde pour marcher aux côtés des Gazaouis après avoir brisé le blocus imposé à la population depuis l’élection du Hamas en 2006.

    "Cette marche tire son inspiration de Mahatma Gandhi, a déclaré un document préliminaire de déclaration des buts et des principes écrite par la "Coalition pour mettre fin à l’illicite siège de Gaza", obtenu par The Daily Star. ....

    "Nous marcherons à travers le poste de contrôle d’Erez à côté de la population de Gaza dans une manifestation non-violente qui brise le blocus illégal", dit le document, ajoutant que "Nous concevons cette marche comme la première étape d’une longue campagne non-violente ... Si nous amenons des milliers de personnes à Gaza et que des millions d’autres dans le monde assistent à la marche sur Internet, nous pouvons mettre fin au siège, sans qu’une goutte de sang ne soit versée."

    Norman Finkelstein est l’un des instigateurs du projet (prévu pour le 1 janvier 2010)

  • permalien Shiv7 :
    1er juillet 2009 @20h18   « »

    Effectivement K, ça me fait très plaisir.

    Je pense que ça peut marcher.. Le seul problème est qu’assez de monde puisse se rendre là-bas et qu’on les laisse entrer en Palestine.

    Un aspect intéressant de la lutte non-violente est qu’elle demande très peu de moyen (elle ne consomme rien et ne détruit rien) et est donc accessible à tous le monde.

    Salutations

  • permalien Sakhra :
    1er juillet 2009 @20h35   « »

    Au Honduras, la résistance populaire n’a pas de téléphones portables, ni d’accès à twitter, et le coup d’Etat n’intéresse pas les "grands démocra....bes" !

    Un appel du Honduras , sur le site de Michel Collon.

  • permalien Tête d’épingle :
    1er juillet 2009 @21h03   « »

    Je souffre d’un grave trouble de vision

    Quand mes yeux voient ici et ailleurs Obama, mon esprit lit « la marionnette Obama »

    Même que c’est souvent en lettres bleu pale sur fond blanc

    Auriez-vous un remède, SVP ?

    Merci.

    Ca s’appelle le mal du conspirationnisme. Les symptômes consistent à s’imaginer que toute action entreprise par un homme politique servent un des groupes occultes connus du grand public.

    Le remède consiste à observer les hommes politiques sans se faire de préjugés aux premiers accords, ne pas les regarder dans la logique de la religion des Droits de l’Homme mais dans la logique de profit de leur Nation, et enfin comprendre que parfois, le meilleur des remèdes peut devenir le pire des maux s’il est violemment lancé contre la figure du patient récalcitrant, et qu’il faut donc ménager les moeurs. Même l’allergie peut se réveler mortelle.

  • permalien Tristan :
    1er juillet 2009 @21h06   « »

    H. Clinton a déclaré aujourd’hui que le gouvernement des Etats-Unis n’était pas prêt à appeler “coup d’Etat” les événements au Honduras

    Que ceux qui ont encore la foi continue à prier, peut-être que saint Obama répondra à vos prières. Moi, en tous cas, je continue à regretter Bush

  • permalien elbé :
    1er juillet 2009 @21h10   « »

    @k,

    1er janvier 2010 !Ca laisse le temps aux israeliens de bien les accueillir,ou plutôt de ne pas les accueillir du tout !Comment les marcheurs vont-ils pouvoir entrer à Ghaza ?Pour que ça marche,y’a intérêt à être nombreux !Vont pas tirer sur une foule immense...

    Y a t-il un site qui relaie cette marche ?Tout le monde peut s’inscrire ?Je trouve l’initiative formidable !

  • permalien elbé :
    1er juillet 2009 @21h22   « »

    Arrêtez Tristan avec votre Bush,vous allez nous le ressuciter !!A force de l’appeller,vos ondes vont le réveiller !

    Bush:Allo,allo,on m’appelle ?

    BZZ,bzz......ça c’est nous qui brouillons l’appel...

    8 ans,8 ans de malheurs,Tristan laissez Lucifer en enfer !

  • permalien Shiv7 :
    1er juillet 2009 @21h23   « »

    1er juillet @06h46

    Un remède, SVP

    Je souffre d’un grave trouble de vision

    Quand mes yeux voient ici et ailleurs Obama, mon esprit lit « la marionnette Obama »

    Même que c’est souvent en lettres bleu pale sur fond blanc

    Auriez-vous un remède, SVP ?

    Merci.

    Emy , je vous rassure, votre maladie n’est qu’immaginaire, ce qui n’est malheureusement, pas le cas pour tous le monde..

    Obama maintient une politique de remplacement des forces militaires américaines par des « contractants » - en d’autres termes, la privatisation de la guerre.

    Merci K pour l’excellent lien sur cet aspect de la question. Et qui fera plaisir à tous les gens qui pense que Obama est plus intelligent. (c’est vrai qu’il y a du "blé" à la clef, de plus, c’est plus discret tous en distilant un "flou artistique" qui permettra n’importe quelles exactions camouflées sous n’importent quelles couleurs). L’Irak (Comme l’Afghan-Pako) est traitée comme une marionnette (Le monde est un théatre.. !). J’ai honte de ce que ma civilisation fait subir à ces gens.

  • permalien Nicolas Krebs :
    1er juillet 2009 @21h44   « »
  • permalien Shiv7 :
    1er juillet 2009 @21h51   « »

    Tristan

    On peut ne pas aimer Obama et également ne pas regreter Bush. C’est une alternative assez intéressante..

    Le seul "avantage" du Bush étant qu’on "le voyait arriver à 10 km.", alors qu’avec Obama, on a, à faire à plus "subtil", d’où plus grand danger.. Etant entendu, que les motivations de bases varient peu(d’un point de vue mondial). Malheureusement pour vous il semblerait que l’axe du bien s’intéresse à nouveau, à l’Amérique centre et Sud.. C’est peut être l’erreur à ne pas commettre, car si Obama (Ou plutôt sa clique) déçoit trop vite le "monde", (ce qui ne serait tarder, ne serais-ce que par l’économie..)s’aliéner (plutôt en remetre une couche..) cette partie du monde, en plus des Musulmans, est stupide et doit cacher des intérets qui valent cette prise de risques.

  • permalien Tristan :
    1er juillet 2009 @21h58   « »

    @elbé

    Mais non, Bush a commencé le 11 sept 2001 et a fini le 15 sept 2008, l’ante-christ venu 7ans pour détruire la grande prostituée. Mais la bète est toujours là et la prostituée continu de s’abreuver du sang des nations. Certain croit qu’Obama est le messie venu offrir le règne de milles ans, mais ne serait-ce pas lui, l’ange de lumière, ou celui qui divise ? Moi, j’attends le retour de Tupak Katari, mais combien vont devoir mourir, encore, au Honduras et ailleurs, avant qu’il ne reprenne ce qui lui revient de droit ?

  • permalien Nathan :
    1er juillet 2009 @22h23   « »

    Tristan : 1er juillet @21h58 : "Moi, j’attends le retour de Tupak Katari".

    Et pourquoi pas Rascar Capac, tant qu’on y est...

  • permalien
    1er juillet 2009 @22h29   « »

    D’après des sources iraniennes, six partisans du candidat malheureux Mir Hossein Moussavi ont été pendues. Les exécutions auraient eu lieu dans la ville sainte de Mashhad, lundi.

    Jérusalem post

  • permalien Murmure :
    1er juillet 2009 @23h03   « »

    Il y a comme un air de déjà vu sur ce blog... Laissez moi réfléchir... Hum c’est bien ça : Statler et Waldorf sont de retour.

  • permalien Tristan :
    1er juillet 2009 @23h08   « »

    @Nathan

    Il y a bien des imbéciles qui s’imaginaient pouvoir prendre le pouvoir sur une terre qu’ils disaient la leur parce que des vielles prophéties en parlaient. Le retour de Tupak Katari ne demande pas autant de massacres, alors qu’on a affaire à un peuple qui a subit mille génocides, milles viols, qui était le plus riche du monde, mais à qui on a tout volé. Vous pouvez bien en rire, nier leurs souffrances et leurs droits. J’espère que ce qui a commencé sous G.W. Bush va s’approfondir et que les sombres manoeuvres des nouveaux maîtres de l’Empire ne déboucheront pas sur trop de nouveaux génocides.

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