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Les mauvaises ondes de la radio publique (2)

RFI ou le retour du poste colonial ?

vendredi 3 juillet 2009, par Marie Bénilde

En s’attachant à supprimer plus de 20% des effectifs de Radio France International (RFI) sans apporter de projet alternatif, le gouvernement français montre à la fois son mépris d’une station qui est aujourd’hui reconnue et appréciée dans de nombreux pays d’Afrique et son incapacité à gérer un conflit social qui pénalise l’information francophone depuis huit semaines. Retour sur l’actualité d’une radio mondiale qui ne parvient plus à se faire entendre...

Il faut lire les journaux africains ou écouter les revues de presse internationale du continent noir pour bien mesurer la portée de la grève qui paralyse depuis plus de cinquante jours tout ou partie des programmes de Radio France International. Lire par exemple Le Républicain, un quotidien de Bamako (Mali), quelques jours après le début du conflit, le 28 mai dernier. Dans un éditorial intitulé « Requiem pour une radio autrefois mondiale », Adam Thiam écrit : « La grève de RFI fait mal à l’Afrique d’expression française (...). Son silence meublé par une musique lugubre a plus d’effet sur le fidèle public que la crise financière internationale. »

Au Mali, RFI a sans doute plus d’importance que TF1 en France. Le nom de Juan Gomez, qui ouvre tous les jours l’antenne aux auditeurs dans son émission « Appels sur l’actualité », y est plus connu que celui de Laurence Ferrari ou de David Pujadas. C’est cette relation inestimable d’un média d’information multiculturel vis-à-vis de pays essentiellement francophones qui est en train d’être fragilisée par l’obstination du gouvernement français à supprimer 22% des effectifs à RFI, soit 206 postes sur près d’un millier. En procédant, comme n’importe quelle entreprise privée, à des licenciements secs.

Les motifs avancés par la présidence de RFI présentent toutes les apparences de la logique comptable : un bilan en 2008 marqué par un déficit de 8,7 millions d’euros, une audience globale qui aurait tendance à s’effriter, y compris en Afrique francophone, face à l’émergence des nouveaux canaux d’information (radios et télévisions locales privées, sites Internet, câble et satellite…), des émissions dans certaines langues étrangères de moins en moins suivies, etc. Pour opposer à ces maux les grands remèdes, Alain de Pouzilhac, par ailleurs président de France 24 et de TV5, a donc choisi de supprimer six antennes en langues allemande, turque, polonaise, serbo-croate, albanaise, laotienne et moldave. Les journalistes y travaillant, pour la plupart issus des pays vers lesquels ils émettent, sont considérés comme déconnectés des réalités locales nées de l’après-guerre froide. Ce qui expliquerait la faible audience de leurs antennes dans les pays concernés. La direction de RFI affirme donc sa volonté de réinvestir dans des « langues prioritaires », de créer une rédaction en swahili et de développer de nouveaux vecteurs de diffusion sur Internet ou sur téléphone mobile.

Comptes et légendes du déficit

La réalité est cependant assez différente. Commençons par le déficit de 8,7 millions d’euros. Selon un rapport d’expertise comptable INA (lire « RFI en grève contre les menaces de grande braderie », Acrimed, 12 mai 2009), commandé par le comité d’entreprise en 2009, 93% de ce déficit s’expliquent par des éléments exceptionnels qui se répartissent comme suit :

- 1,9 millions d’euros de redressement URSSAF suite à une erreur de la DRH en 2003.
- 2,4 millions d’euros dans la filiale en langue arabe Monte Carlo Doualiya (MCD). La direction impute le déficit au précédent directeur Philippe Beauvillard.
- 2,8 millions d’euros de charges de personnel incluant le coût des licenciements et des limogeages de membres de la direction précédente.
- 1 millions d’euros de provisions pour contentieux.

S’agissant des dernières audiences communiquées par la direction de RFI, elles montrent que le nombre d’auditeurs dans le monde est de 46,1 millions en 2007 [1] contre 43,3 millions un an plus tôt. Mais, pour Alain de Pouzilhac et sa directrice générale Christine Ockrent, la troisième radio internationale de la planète – après la BBC et Voice of America – a des « parts de marché qui s’effondrent partout dans le monde ». Même si elle occupe souvent les premières places des sondages dans les capitales d’Afrique francophone.

Enfin, le choix de restreindre le nombre de langues diffusées va à l’encontre du multilinguisme prôné par toutes les grands médias d’information (y compris en Chine et en Russie). Si RFI renonce par exemple à émettre en langue allemande, la Deutsche Welle, elle, va continuer à diffuser des bulletins d’information en langue française (lire « RFI, en version française uniquement ? », La Valise diplomatique, 2 décembre 2008)...

Ajoutons que les six langues menacées ne seront pas les seules à subir le plan de restructuration. Techniciens, réalisateurs mais aussi journalistes d’autres éditions, comme la rédaction en langue espagnole, devront également contribuer à l’effort de réduction des effectifs. Sont donc aujourd’hui menacés ces mêmes salariés qui avaient été chaudement félicités par Ingrid Betancourt, en visite à la rédaction de RFI après sa libération il y a un an, pour le lien qu’ils avaient su entretenir entre les deux rives de l’Atlantique durant sa captivité...

Reconfiguration-dissolution dans l’AEF

Mais qui se soucie vraiment de RFI ? Qui se préoccupe de cette radio que l’ancien publicitaire Alain de Pouzilhac, ex-président du groupe Havas (lire « Des chaînes “tout info” bien peu dérangeantes », par Marc Endeweld, Le Monde diplomatique, juin 2007), voudrait principalement réserver aux élites africaines, aux « leaders d’opinion », comme il dit – quitte à renouer avec la vocation originelle d’une radio née de l’Exposition universelle de 1931 sous le nom de « poste colonial » ? En tout cas, le sort de RFI ne provoque généralement qu’une grande apathie en France. Lors de la manifestation du 16 juin, qui a réuni modestement quelque 300 personnes, rares étaient les salariés de Radio France ou de France Télévisions à s’être déplacés pour soutenir leurs camarades ou confrères. Et il a fallu que le conflit s’enlise pour que la presse française commence à répercuter ce mouvement social. On imagine aisément quelle caisse de résonance auraient trouvé les salariés de Radio France si un plan social avait affecté plus de 20% de leurs effectifs alors même que l’actionnaire public, par la voix du chef de l’Etat, demande aux entreprises de ne pas licencier en période de crise...

Pourtant, à travers le périmètre de Radio France International, c’est bien la reconfiguration de l’ensemble de l’audiovisuel extérieur de la France qui se profile. En confiant au président-créateur de France 24 la responsabilité de RFI comme du holding de l’audiovisuel extérieur de la France (AEF), l’Etat a pris le risque de desservir les intérêts de la radio au profit du développement de sa télévision internationale (France 24 ne voit d’ailleurs sans doute pas d’un si mauvais œil la grève à RFI...). Economies d’échelle, synergies, mutualisation, professe Pouzilhac à la demande des conseillers ministériels. En réalité, si des moyens peuvent être mis en commun à la diffusion ou dans les services administratifs et commerciaux, on sait, depuis le cocasse rapport Benamou de 2007, que de telles synergies ne sont pas si simples à dégager. Difficile, par exemple, de demander à un journaliste radio d’alimenter l’antenne de France 24 via une salle de rédaction unique. En revanche, oui, la question est posée du statut des personnels dans une maison hautement syndiquée où les luttes de pouvoir syndicales portent à l’affrontement permanent et, pour reprendre les termes de la direction, au « conservatisme ». Il n’est peut-être pas interdit de se demander si une chaîne formée de jeunes journalistes multitâches et dotés d’une culture syndicale encore embryonnaire n’est pas jugée préférable à une radio constituée en très large part de reporters aguerris qui sont aussi des salariés beaucoup moins malléables...

En cette période de refonte des conventions de l’audiovisuel public, la direction rêve sans doute d’un climat social apaisé dans la perspective de l’après-grève. On en est loin. L’intersyndicale de RFI (FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT) n’a-t-elle pas été jusqu’à dévoiler le salaire de ses deux dirigeants, Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent, qui toucheraient chacun 310 000 euros annuels fixes auxquels il faut ajouter 70 000 euros de part variable ? Soit près de trois fois le salaire de l’ancien PDG Antoine Schwartz et deux fois celui du PDG de Radio France...

Le nouveau règne de Christine Ockrent

La relation de RFI avec sa nouvelle directrice générale Christine Ockrent est en soi un cas d’espèce.

Femme de l’actuel ministre français des affaires étrangères Bernard Kouchner, l’ancienne présentatrice de « France Europe Express », sur France 3, incarne aujourd’hui une forme de remise au pas de cette radio qui s’est pourtant efforcée d’échapper ces dernières années au rôle de « voix de la France » (lire « Christine Ockrent, la voix de la France », La Valise diplomatique, 21 février 2008). Un signe ? Citons d’abord le licenciement en juillet 2008 de Richard Labévière, rédacteur en chef international à RFI, coupable d’avoir diffusé une interview du président syrien Bachar Al-Assad sur TV5 puis sur RFI sans en référer à sa directrice générale (lire « Licenciement politique à RFI », La Valise diplomatique, 4 septembre 2008). A l’évidence, Richard Labévière a été victime d’un règlement de compte en interne pour n’être soutenu que par la seule CFDT – syndicat minoritaire – et alors que ses positions ouvertement pro-arabes lui avaient attiré des ennemis tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de RFI. Christine Ockrent, en tout cas, s’est empressée de marquer son pouvoir en se débarrassant d’un homme faiblement défendu et sans doute en dissonance avec Bernard Kouchner dans sa politique au Moyen-Orient (en décembre 2008, la France fera d’Israël le partenaire privilégié de l’Union européenne).

Christine Ockrent a encore montré son sens du dialogue social à l’occasion du Festival de Cannes en 2009. Dans un tract intitulé « La reine du mépris à RFI », le 9 mai, le Syndicat national des journalistes (SNJ) relève qu’elle n’a pas hésité à s’en prendre aux reporters envoyés sur place pour fustiger leur « inélégance » : « Evidemment, certains salariés, non grévistes mais qui soutiennent le mouvement, ne se sont pas privés des descendre au Festival de Cannes, de réaliser des reportages, d’enregistrer des débats en sachant pertinemment que tout ce travail ne serait jamais diffusé. Je ne trouve pas cela très élégant pour les invités qu’on a dérangés. » En sa qualité d’arbitre des élégances, Christine Ockrent a probablement omis de se renseigner sur le fonctionnement de son antenne, qui diffuse entretiens et reportages lors de la sortie des films en salles.

La voix de la Françafrique ?

Reste la question essentielle : la réorganisation de RFI sous la férule de sa directrice générale est-elle de nature à affaiblir l’indépendance de la « radio mondiale » ? Les esprits avertis diront que cette indépendance a toujours été toute relative. On se souvient que le président du Togo Gnassingbé Eyadema, par exemple, n’hésitait pas à appeler directement Jacques Chirac, alors à l’Elysée, pour empêcher la diffusion d’une interview de son principal opposant. Le patron de RFI, Jean-Paul Cluzel, s’arrangeait alors pour que l’entretien ne soit diffusé qu’une fois coupés les réémetteurs FM au Togo... La gestion de ce dossier typique de la Françafrique coûtera son poste au directeur de la rédaction de RFI, Jérôme Bouvier, qui avait montré peu d’empressement à se conformer aux ordres venus d’en haut...

Mais l’arrivée de Christine Ockrent est aussi une façon d’assurer à la Françafrique la possibilité de se survivre à elle-même. En cela, la mort d’Omar Bongo, le 8 juin (lire, dans Le Monde diplomatique de juillet, actuellement en kiosques, « Omar Bongo, une passion française », par Boubacar Boris Diop), fut un cas d’école. Malgré la grève, pas moins de deux heures et demie d’émission spéciale furent consacrées au décès du vieux chef d’Etat africain, suivies, le 16 juin, de trois heures de couverture sur l’antenne monde et Afrique de ses obsèques auxquelles assistaient Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac et, bien sûr, Bernard Kouchner. Que ce dernier ait été grassement rémunéré (816 000 euros) pour un maigre rapport sur le système de santé au Gabon et qu’il ait été encore président, en janvier dernier, de la société chargée de facturer ce service (lire « Kouchner, ministre des factures étrangères », par Xavier Monnier, Bakchich.info, 13 janvier 2009) n’a évidemment rien à voir avec tant de sollicitude... « Bongo, mieux que Jean-Paul II, Senghor ou Aimé Césaire qui n’ont eu droit, en leur temps, qu’à une heure ou deux de spéciale en direct », note le blog de salariés, RFI Riposte.

L’Etat sourd à une demande de médiation

Et maintenant, que faire ? L’intersyndicale de RFI continue de se battre devant la justice pour empêcher le plan social ; elle demande la « nullité » des licenciements exigés. Et la mobilisation s’est poursuivie, le 25 juin, avec l’émission sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris d’un programme éphémère de soutien aux grévistes. Mais, disons-le clairement, seule une solidarité massive exprimée avec les salariés peut encore convaincre Nicolas Sarkozy de nommer son conseiller social Raymond Soubie à la tête d’une médiation pour sortir de l’impasse. Par leur gestion désastreuse du conflit – consistant le plus souvent à s’abriter derrière leur directrice déléguée Geneviève Goetzinger –, Alain de Pouzilhac comme Christine Ockrent ont démontré leur inaptitude à sortir par le haut de cette grève qui s’avère aujourd’hui la plus longue de l’audiovisuel public. Combien d’habitués, combien de fidèles auditeurs la radio mondiale aura-t-elle perdus au terme de ce bras de fer entre RFI et son actionnaire public... auquel la directrice Christine Ockrent assure une sorte de compagnonnage ?

Notes

[1] Dont 27,5 millions en Afrique 10,5 millions au Proche-Orient, Moyen-Orient et Maghreb, 4,2 millions en Amériques, 2,2 millions en Europe (dont près d’un million en Ile-de-France), 1,7 million en Asie et en Océanie. Source RFI.

14 commentaires sur « RFI ou le retour du poste colonial ? »

  • permalien Mamoudou :
    4 juillet 2009 @00h13   »

    Je pense que ce style de radio, et tout ce qui lui ressemble n’est plus d’actualité pour le pouvoir, la reprise en main de toutes les voix de la France est en marche. Un contrôle total de l’information est programmé. Un grand retour dans le passé, comme le titre de cet article l’indique bien, une seule tête, rien ne doit dépasser. En même temps, c’est un service public qui va disparaître, mot grossier aujourd’hui, la chasse aux agents statutaires est ouverte depuis bien longtemps, il suffit de voir comment sont traités les journaliste de France 24 pour comprendre ce que doit être à leurs yeux les contrats futurs des salariés de l’audiovisuel et du reste d’ailleurs.
    RFI, radio de très grande qualité reconnue à l’international est à leurs yeux un dinosaure. Mais en même temps, ils sont en train de nous faire revenir à grands pas dans le passé.

  • permalien Ernesto :
    4 juillet 2009 @16h03   « »
    RFI ou le retour du poste colonial (sans point d’interrogation)

    Le poste colonial avait au moins une vertu : il ne cachait pas ses visées impérialistes.

    La France se cache depuis trop longtemps derrière une soit-disante impartialité de ses journalistes d’affaires extérieures.

    Je ne dis pas que les journalistes qui travaillent à RFI ne sont pas des gars (ou des filles) honnêtes et droits mais je trouve qu’il y a quelque chose d’un peu naïf à croire qu’ils ne sont pas les zélés propagateurs de la "voix de la France".

    C’est d’ailleurs peut-être plus dans cette prétention à diffuser la parole mondiale que se trouve la manip. RFI finalement ne fait que propager une vision française de la mondialisation mais ce n’est en aucun cas un simple instrument de partage de la pensée universelle comme les bonnes consciences veulent nous le faire croire.

    Alors oui, RFI a encore bien des aspects du "poste colonial". D’ailleurs, l’AEF, ça veut bien dire "Afrique équatoriale française" ?

  • permalien Lou :
    4 juillet 2009 @18h46   « »

    Il fut une époque où pouvait entendre RFI, partout en France, sur petites ondes si je me souviens bien.
    Plus plus du tout, seulement sur Paris.

    ET formidable avec internet, je pouvais la retrouver , mais on coupa les têtes qui dépassaient , lamentable.

    RFI fut une superbe radio,

    France-Culture fut une superbe radio,

    Et petit à petit tout s’affadit.

    C’est vraiment délibéré d’avoir nommé C.O. sur cette radio alors que son mari est etc...etc....Le but doit être de liquider cette radio.

    Courage aux résistants de RFI

  • permalien Afshin :
    5 juillet 2009 @06h00   « »

    Ils gardent des troupeaux dans la pampa à RFI ?

  • permalien Dinah :
    5 juillet 2009 @14h33   « »

    Excellent article. Merci

  • permalien adnane :
    5 juillet 2009 @15h57   « »

    Il s’agit bien d’un désengagement culturel de la France en Afrique ; tout ce qui interesse le pouvoir actuel c’est le profit direct à la manière anglo-saxonne, on investit dans les trois commerces les plus lucratifs dans le monde : la vente des armes. Et comme les africains ne sont pas assez riches on se tourne vers les pays du Golf.

  • permalien nmolsky :
    5 juillet 2009 @17h58   « »

    Rappel : RFI, contrairement à ce qu’elle prétend depuis des années (depuis plus de dix ans RFI annonce 45 millions d’auditeurs) - n’est pas la troisième radio mondiale : Deutsche Welle qui diffuse en 30 langues (budget : €289m en 2007) a 55 millions d’auditeurs : 39 dans ses langues étrangères (sauf anglais), neuf millions en anglais et sept millions en allemand. plus 25 millions de téléspectateurs par semaine pour ses diverses chaînes de télévision (diffusant en anglais, allemand arabe et espagnol).
    Seule région où RFI a une audience plus grande que DW est le Proche-Orient Maghreb (gâce à RMC Doualiya)
    Audiences en millions de RFI et (DW) (source RFI et DW)
    Afrique 27,5 (DW : 42,95)
    Proche-Orient, Moyen-Orient et Maghreb 10,5 (DW : )
    Amériques 4,2 (DW : Amérique du Nord : 4,42 ; Amérique du Sud : 14.36)
    Europe 2,2 (DW : 12,16)
    Asie et Océanie 1,7 (DW : 10,16)
    Il est temps de fermer certains services de RFI, ce qui ne veut pas dire licencier les journalistes, mais les reclasser, ce qui a été fait avec succès au BBC World Service qui a fermé de nombreux services depuis des années.

  • permalien nmolsky :
    5 juillet 2009 @18h02   « »

    Ajout au commentaire précédent : audience de RFI (DW) au Proche Orient/Maghreb : RFI : 10,5m (DW : 1,9m)

  • permalien Gustave :
    8 juillet 2009 @23h47   « »
    Bien dommage

    J’ai écouté depuis que je suis enfant, et aujourd’hui j’ai 32 ans ! Je regretterai toujours cette radio qui jouait toujours en arrière fond sur mon transistor... ! Je viens de découvrir France 24 sur internet et il y a en plus l’image... !
    Adieu RFI
    RIP

  • permalien alex :
    11 juillet 2009 @16h43   « »

    bonjour,

    bien plus que des questions financières, il semble évident que les voix qui paraissent dissonantes aux oreilles des managers du service public doivent s’éteindre.

    La France s’appauvrit culturellement à petit feu : une autre voix s’éteindra sous prétexte financier. C’est celle des radios associatives françaises.
    Légalisées en 1981, elles vivent grâce aux maigres cotisations de leurs adhérents mais surtout grâce à un fond de soutien régulièrement attaqué depuis 2006.
    Le dernier coup de poignard porté à ces radios est l’obligation de passer à la RNT (Radio Numérique Terrestre) induisant la mort de la Bande FM. Qui va assumer ces coûts de double diffusion de ces petites structures ? (double diffusion obligatoire de 2009 à 2012) ?

    Mais au fait, qu’est-ce qu’une radio associative ?
    c’est une radio locale, constituée essentiellement de bénévoles, d’émissions communautaires s’exprimant en malgache, farsi, portuguais, et bien d’autres, faisant ainsi un lien culturel et politique entre les minorités vivant en France, celles qui ne sont d’ordinaire jamais représentées dans les media de masse.

    Que nous soyons à l’intérieur ou à l’extérieur des frontières françaises, si nous n’agissons pas, il faudra rapidement apprendre à consommer LE discours à grande échelle, sans avoir la possibilité de rétorquer.
    C’est là définition même de la propagande.

    Merci pour votre article.

  • permalien Humanright :
    24 septembre 2009 @22h17   « »
    un diplomate international arrêter au Congo Brazaville, Bon Citoyen

    Un Camerounais, fonctionnaire de la BDEAC, à la maison d’arrêt de Brazzaville
    Paul-Gilles Nanda, sujet camerounais, père de famille, fonctionnaire de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC)depuis plus de 30 ans, est écroué depuis le 18 septembre 2009 à maison d’arrêt de Brazzaville pour "diffamation" à l’égard de sa collègue de travail. M. Nanda se dit "étonné" d’être poursuivi par la justice congolaise pour des faits qu’il dénonçait selon une procédure administrative interne de la BDEAC.

    Ses parents qualifient cette arrestation "d’enlèvement", car l’infortuné a été appréhendé par des gendarmes, cachés dans un coin de rue, près de son domicile. Malgré sa personne diplomatique protégée par des textes et us des relations internationales, le Camerounais s’est retrouvé manu militari à la maison d’arrêt où le substitut du procureur de la république, Henri Noël Moufata, l’attendait pour lui notifier les charges retenues contre lui : "Flagrant délit de diffamation".

    Après l’avoir manqué deux fois à son lieu de service, les gendarmes sont donc allés lui tendre une embuscade, au mépris de tous ses droits. Malgré la présentation de son passeport diplomatique, l’homme s’est fait embarquer comme un vulgaire voleur par une équipe de quelque six gendarmes. L’homme qui tente d’alerter sa famille est empêcher pendant qu’il téléphonait, la scène se comparant à un vrai film de Western !

    Dans un mémoire de défense (d’après les pratiques de cette banque), M. Nanda avait révélé et dénoncé des faits qui précipiteraient la chute de cette institution internationale. Dans cette alerte, il avait informé les hauts responsables de la BDEAC venant des pays membres et qui siègent au conseil d’administration de cette banque. Il s’agit là d’une procédure interne. Il reconnut dans le bureau du procureur qui l’interrogeait vers 19h, la première page de ce document interne adressé uniquement au président de la BDEAC, Anicet Georges Dologuele, pour transmission à la hiérarchie.

    Comment cette lettre est-elle tombée entre les mains de cette collègue de travail ? " Ce document intitulé Mémoire en défense contre S.E Anicet Georges Dologuele pour diffamation de nom, dénonciation calomnieuses, menaces et persécutions en raison de ma nationalité camerounaise et de mes fonctions de délégué de personnel et de président de la commission mixte de la BDEAC, et Demande reconventionnelle en dénonciation et accusation de S.E Anicet Georges Dologuele pour abus des allocations familiales du personnel de la BDEAC, abus des biens sociaux de la BDEAC et détournements des derniers publics de l’Institution", peut-on lire dans un document signé de M. Nanda du fond de sa cellule de prison, et parvenue à Tam-Tam d’Afrique.

  • permalien Humanright :
    24 septembre 2009 @22h19   « »
    HUmanright ONU suite

    "Ce document existe en original unique remis à M. Dologuele pour transmission aux chefs d’Etat de la CEMAC et aux ministres des finances membres de l’Assemblée générale des actionnaires. Il s’agit d’un recours administratif préalable à l’engagement des procédures judiciaire par devant de la cour de justice communautaire de la CEMAC à N’Djamena au Tchad", a-t-il explqué.

    Problème ? Comment la justice congolaise peut-elle se saisir d’une affaire qui la regarde de si loin ? Simple, elle a été saisie par une femme congolaise, dont la plainte a été déposée par Me Oko, lui-même abondamment cité dans les détournements de la BDEAC, révèle M. Nanda.

    La fonctionnaire de la BDEAC, une certaine Bienvenue Bertille Yoka, a donc dû subtiliser le document exclusivement adressé au président de la BEDAC pour s’en servir comme preuve et porter plainte contre son collègue de travail au mépris de leurs procédures internes de règlements des conflits ? En tout cas, de peur d’être coincé comme Paul Wolfowitz, ancien président de la Banque mondiale, débarqué pour des questions similaires, M. Dologuele aurait-il mis la fuite en avant pour brouiller la piste ?

    Et la justice congolaise qui parle de diffamation selon le Code pénale, se servira-telle de la confusion savamment entretenue dans les articles 372 et suivants ainsi que de l’Ordonnance de mai 1964 sur la propagation et la diffusion des fausses nouvelles ? Mieux vaut laisser à la Cour de justice communautaire de la CEMAC de faire le travail, plutôt que de s’enliser dans une espèce de parodie.

  • permalien Humanright :
    24 septembre 2009 @22h24   « »
    APPEL A LA LIBERATION DE PAUL GILLES NANDA

    Je pris les diplomate internautes de ce site, de bien vouloir venir en contact avec les autorité de la justice congolaise, pour reclamer le relachement de ce citoyen camerounais qui au moins fait preuve de courage et d’honnêteté.

    que RFI organise SVP des Dialogue avec le congo, et demande l’avis des congolais par rapport a cet affaire.
    Les Droits de l’homme ne permette pas qu’on agise ainsi face a une Diplomate digne de faire du bon travail. Qui a dévoualé les sécrets de tricherie et fraude de ces DG de banque, qui nuient les populations congolaise

  • permalien sofi jarar :
    4 novembre 2009 @01h44   «

    RFI est peut-etre un poste colonial ou un voice of france mais sans elle, je serais morte d’ennui dans mon pays en Haiti. Depuis le 11 septembre 2001 ou j’ai decouvert RFI, j’ai eu deux recepteurs. L’un pour les stations locales. L’autre pour RFI : 23 heures sur 24. Sept jours sur sept. Lorsque je suis suffisamment fatiguee et surtout paniquee d’avoir additionne le nombre de victimes que les kidnappeurs, les voleurs, les violeurs, les chimeres de mon ex-president, M.Aristide ont fait ce jour-la. Je me branche sur RFI pour ne plus savoir. Pour ne plus s’imaginer meme que je vis dans mon pays. Maintenant, RFI s’en va. De toute facon, je trouve que les francophones sont moins bien representes sur les ondes que les anglophones. Mieux, l’anglais est facile a apprendre. Lets all speak english and lets change colonizers. Hello BBC OR Voice of America. Apres tout, Obama me ressemble plus que Sarkozy.

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