Le Monde diplomatique
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Saddam Hussein parle

dimanche 12 juillet 2009, par Alain Gresh

The National Security Archive a publié le 1er juillet vingt interviews et cinq conversations avec le « détenu » Saddam Hussein, « Saddam Hussein Talks to the FBI ». Ces interrogatoires ont eu lieu durant l’année 2004. Il faut évidemment les prendre avec la prudence qu’exige la situation de Saddam, à l’époque prisonnier des forces américaines. Ils sont cependant intéressants et éclairent certains traits de sa politique.

Avant d’y revenir, notons d’autres articles sur le même site, articles qui indiquent aux Etats-Unis un degré de transparence que l’on aimerait bien trouver en France ou en Europe. L’accès à des documents officiels et secrets y est beaucoup plus large.

En août 2002, un document présenté à George W. Bush et Richard Cheney sur l’invasion de l’Irak prévoyait qu’il n’y aurait plus que 5 000 soldats américains dans ce pays en décembre 2006 (« Iraq War Plan Assumed Only 5,000 U.S. Troops Still There by December 2006 »).

Un autre texte, « State Department experts warned CENTCOM before Iraq war about lack of plans for post-war Iraq security - Planning for post-Saddam regime change began as early as October 2001 », explique qu’il n’existait aucun plan pour l’après-guerre en Irak et que les Etats-Unis se sont préparés à l’invasion de ce pays dès octobre 2001.

Tous ceux qui s’intéressent à l’histoire irakienne récente trouveront là une masse d’informations de première main. Notons toutefois qu’un document est totalement censuré, celui du 1er mai. D’autre part, il est clair, selon la présentation, que tous les documents n’ont pas été transmis aux archives. « Ne sont pas incluses, notent les rédacteurs de la présentation, des questions particulièrement importantes pour ceux qui étudient les relations compliquées entre l’Irak et les Etats-Unis – notamment, le rôle de la CIA dans l’ascension du parti Baas au pouvoir, l’alliance complexe entre les Etats-Unis et l’Irak durant la guerre irano-irakienne et le point de vue des Etats-Unis sur l’utilisation par l’Irak d’armes chimiques durant ce conflit, alors que Washington avait connaissance de leur utilisation contre les Iraniens et contre les Kurdes ».

Revenons aux interrogatoires de Saddam Hussein. Il faudrait évidemment les décrypter tous, mais voici quelques éléments intéressants.

Dans son entretien du 7 février, l’ancien président affirme que ses plus grands succès concernent le développement social des citoyens irakiens, notamment l’école et les hôpitaux, ainsi que les divers secteurs de l’économie. Il dit que, en 1968 (date de la prise du pouvoir par le Baas), le peuple irakien n’avait pratiquement rien. Après avoir expliqué qu’il ne craint pas le jugement de son peuple ni de l’histoire, il dit, à plusieurs reprises, qu’il ne craint que le jugement de Dieu. Parmi ses succès, il note l’accord avec les Kurdes en 1970, la nationalisation du pétrole en 1972, le soutien à l’Egypte et à la Syrie durant la guerre de 1973 contre Israël, la survie de son pays après la guerre contre l’Iran et la guerre de 1990-1991, malgré un boycott qui aura duré plus de treize ans.

Dans son interrogatoire du 8 février, il revient sur la guerre avec l’Iran, en prétendant que celle-ci n’a pas commencé le 22 septembre 1980, comme le disent les Iraniens, mais le 4 septembre, par une série de provocations iraniennes, d’ingérences de l’Iran dans les affaires intérieures de l’Irak. Selon lui, Khomeiny pensait qu’il pourrait se débarrasser facilement des dirigeants irakiens comme il s’était défait du shah ; d’autre part, il voulait se venger d’avoir été expulsé d’Irak dans les années 1970. Interrogé sur l’usage d’armes chimiques par son armée, il a refusé de répondre, affirmant simplement qu’il n’était pas en train de perdre en 1984-1986 (quand ces armes ont été utilisées). Il affirme ensuite que l’Iran a utilisé des armes chimiques, mais refuse toujours de répondre pour l’Irak.

Dans la session du 10 février, Saddam Hussein répond surtout sur la Palestine et sur le conflit israélo-arabe. Il revient sur l’aide de Bagdad aux mouvements palestiniens.

La quatrième session se déroule le 13 février. S. H. nie absolument avoir utilisé des doublures comme les médias l’ont souvent rapporté. Puis l’interrogatoire porte sur les résolutions des Nations unies qui ont suivi la guerre de 1990-1991, et notamment l’obligation pour l’Irak de détruire ses armes de destruction massive. S. H. reconnaît qu’il a eu tort de détruire certaines de ces armes en l’absence d’inspecteurs de l’ONU. Il affirme que le président Bush aurait demandé une réunion sur un bateau après la guerre de 1991 pour recevoir la capitulation irakienne (comme cela s’était passé avec le Japon en 1945) et qu’il aurait refusé. A propos des inspections et de son refus de leur laisser visiter certains lieux, S. H. répond que les Etats-Unis ont utilisé des armes chimiques au Vietnam mais qu’ils ne permettraient jamais à des inspecteurs irakiens de fouiller la Maison Blanche. C’est une affaire d’honneur, explique-t-il.

La session du 15 février est consacrée à la prise de pouvoir du parti Baas en 1968. Il donne de nombreux détails sur le coup d’Etat et sur les relations avec divers « alliés » et dirigeants.

Session du 16 février. S. H. revient sur l’histoire et affirme qu’avant la prise du pouvoir, peu de gens du parti Baas s’occupaient de savoir qui était sunnite, qui était chiite, etc. ; que cette préoccupation n’est venue que plus tard. Il revient sur la tentative de coup d’Etat de Nadhim Kazzar en 1973. Il réaffirme que le moment le plus important de sa vie fut la nationalisation de l’industrie pétrolière en 1972 et la décision d’investir dans le développement d’une partie de Bagdad, Thawrah City, qui devait devenir Saddam City (aujourd’hui Sadr City).

La session du 18 février est consacrée aux problèmes internes qui ont suivi la prise de pouvoir par le Baas.

Celle du 20 février évoque l’ascension de S. H. vers le pouvoir total. Il affirme que le président Bakr, en principe le numéro 1 du régime, avait des problèmes de santé depuis 1973 et que c’est lui qui, en 1979, lui a fait part de sa décision d’abandonner ses responsabilités. S. H. revient ensuite sur la fameuse réunion de la direction du Parti où, en pleine session, plusieurs membres sont arrêtés et accusés d’avoir comploté avec la Syrie – cette session a été filmée et diffusée au membres du Baas en Irak, ainsi que dans les ambassades. S. H. refuse de dire comment le complot a été découvert.

La session du 3 mars concerne l’invasion du Koweït. S. H. revendique cette invasion (et la guerre qui a suivi), qu’il aurait planifiée (ce qui n’est pas difficile, précise-t-il, compte tenu de l’absence d’obstacles naturels). Il affirme que le peuple koweïtien espérait cette invasion, mais il ne dit pas comment cet espoir s’est exprimé. Il affirme que c’est lui qui a pris la décision de tirer des missiles Scud contre Israël. S. H. dit qu’il y avait deux raisons à la guerre de 1991, le pétrole et Israël ; il est convaincu que c’étaient les Israéliens qui poussaient le Koweït contre lui.

Au cours de la réunion du 5 mars, les discussions se poursuivent sur l’invasion irakienne du Koweït. S. H. évoque la réunion entre Tarek Aziz et James Baker à Genève en janvier 1991, affirmant que cette rencontre avait pour but d’éviter la guerre.

11 mars, poursuite de la même discussion. S. H. met en doute l’affirmation du Koweït selon laquelle la guerre aurait coûté à l’émirat 180 milliards de dollars. S. H. réaffirme sa position selon laquelle le Koweït est une province de l’Irak qui lui a été arrachée par les Britanniques. Il dit aussi que jamais les dirigeants irakiens n’ont envisagé d’utiliser leurs armes chimiques en 1991.

Le 13 mars, poursuite de la discussion. S. H. affirme que la tâche principale après la guerre a été de reconstruire le pays. Il développe ses idées sur les qualités nécessaires pour exercer des responsabilités. Il affirme que l’insurrection du Sud était un mélange d’éléments différents, de bandits, et surtout d’Iraniens. L’Iran voulait contrôler l’Irak, et comme il a échoué avec la guerre de 1980-1988, il a essayé à nouveau.

Le 16 mars, l’échange porte toujours sur l’insurrection du Sud. Discussion sur la notion de trahison et de révolution.

La session du 19 mars concerne l’insurrection dans le sud de l’Irak au printemps 1991, après la défaite de l’armée au Koweït. On montre au dirigeant irakien un documentaire fait à l’époque (dont S. H. conteste avant de l’avoir vu son caractère neutre). Il en regarde environ la moitié avant d’aller faire sa prière. Il déclare que les insurgés ont répondu à l’appel de Bush, d’un pays étranger, et sont donc des traîtres. Il affirme aussi que les images ont pu être prises n’importe où.

23 mars, poursuite de la discussion sur le documentaire. S. H. met en doute le chiffre de 300 000 morts chiites.

La session du 28 mars poursuit la discussion précédente. On lit à S. H. des documents de dirigeants locaux du parti Baas indiquant les mesures de répression prises contre les insurgés. S. H. affirme que les accusés ont pu se défendre et que, de toute façon, leur répression était une affaire intérieure irakienne dans laquelle les Etats-Unis n’ont pas à s’ingérer.

La session du 30 mars porte essentiellement sur les Arabes des marais et les tentatives de drainer ces marais. Le dilemme, affirme S. H., est de sacrifier un peu la nature ou de sacrifier les êtres humains. Il fallait aussi drainer pour permettre la création d’une route stratégique vers Bassorah (face aux manœuvres iraniennes).

Dernière session formelle, le 1er mai, qui a été totalement censurée.

Des cinq conversations informelles tenues entre le 10 mai et le 28 juin, j’ai retenu ces deux passages.

Le premier est tiré de celle du 13 mai et concerne l’utilisation des armes de destruction massive par l’Irak. S. H. affirme que ces armes n’ont servi que quand la souveraineté de l’Irak était menacée, notamment durant la guerre contre l’Iran. En revanche, il ne les a pas utilisées durant la guerre contre les Etats-Unis car la souveraineté du pays n’était pas menacée.

Le second concerne les relations de l’Irak avec Al-Qaida (28 juin 2004). S. H. explique que, bien que croyant, il estimait que la religion et la politique ne devaient pas être mêlées, et que le parti Baas, fondé par un chrétien, n’était pas un parti à idéologie religieuse (ce qui ne l’empêchait pas de s’opposer à l’Occident). S. H. a confirmé que son pays n’avait pas collaboré avec Oussama Ben Laden. Quand son interlocuteur lui demande si « les ennemis de ses ennemis ne sont pas ses amis », S. H. répond que s’il avait voulu coopérer avec les ennemis des Etats-Unis, il aurait travaillé avec la Chine ou avec la Corée du Nord. Quand on lui demande pourquoi il n’a pas condamné le 11-Septembre, et qu’on affirme que des éditorialistes irakiens auraient salué l’attaque, il dément ; il aurait lui-même écrit des éditoriaux hostiles à l’attaque, même s’il avait aussi expliqué pourquoi les hommes sont conduits à de telles actions. Il ne pouvait pas aller plus loin car l’Irak se considérait en guerre contre les Etats-Unis (à l’époque, le pays est sous embargo et régulièrement survolé et bombardé par l’aviation américaine).

Dans un article du Monde.fr du 4 juillet, Patrice Claude revient sur cette affaire, sous le titre « Quand Saddam Hussein s’expliquait ».

Abderrahman Ghassemlou

Le 13 juillet 1989 le Dr Abderrahman Ghassemlou, dirigeant du Parti démocratique kurde d’Iran (PDKI), était assassiné à Vienne, par des agents du pouvoir iranien. Pour marquer le vingtième anniversaire de cet assassinat, un colloque aura lieu le vendredi 17 juillet au Palais du Luxembourg, salle Clémenceau. L’inscription est obligatoire et peut se faire par téléphone à l’Institut kurde de Paris (Tél. : 01-48-24-64-64).

139 commentaires sur « Saddam Hussein parle »

0 | 100

  • permalien Murmure :
    12 juillet 2009 @18h23   »

    C’est bien le premier article que je lis consacré à S.H. sans le mot dictateur.

    Merci, A. Gresh de remettre les événements dans leurs contextes.

  • permalien Nathan :
    12 juillet 2009 @18h49   « »

    Murmure :

    "C’est bien le premier article que je lis consacré à S.H. sans le mot dictateur."

    C’est vrai ça, Murmure. Je me vois donc obligé de rectifier. Il faut dire : le dictateur Saddam Hussein. Une autre formule permise est : le tyran sanguinaire Saddam Hussein.

    Je note aussi que les seuls petits commentaires personnels dont s’est autorisé Alain Gresh concernent les deux prétextes invoqués par l’administration Bush pour envahir l’Irak : les ADM et les liens supposés avec al-Qaida. A cela s’ajoute une allusion au fait que les Etats-Unis auraient gardé un silence complice sur l’utilisation d’armes chimiques contre les kurdes. Ces sujets sont certes très intéressants mais on eût apprécié une analyse un peu plus fouillée du régime sanguinaire de Saddam Hussein, les massacres de masse dont il s’est rendu coupable, les liquidations des opposants, les guerres dans lesquelles il a entraîné le peuple irakien, la terreur qu’il fait régner etc. Apparemment, même quand il s’intéresse de près à la vie et aux oeuvres du dictateur Saddam Husseim, Alain Gresh n’a que les Etats-Unis en tête.

  • permalien
    12 juillet 2009 @18h55   « »

    note l’accord avec les Kurdes en 1970,

    Le 11 mars 1970, Mulla Mustafa al-Barzani arrache à Saddam Hussein un accord promettant l’autonomie du Kurdistan irakien,

    en 1987/1988, la rébellion kurde est réprimée par l’armée de Saddam . En quelques mois, plus de 700 villages sont rasés et plusieurs milliers de Kurdes sont gazés à Halabja.

    c’est ça, l’accord avec les kurdes ?
    http://www.larousse.fr/encyclopedie...

    http://www.dark-stories.com/massacr...

    Peut-être devrions nous faire de saddam un Juste des Nations ?

  • permalien Murmure :
    12 juillet 2009 @19h29   « »

    @ Nathan

    C’est vrai ça, Murmure. Je me vois donc obligé de rectifier. Il faut dire : le dictateur Saddam Hussein. Une autre formule permise est : le tyran sanguinaire Saddam Hussein.

    Vous devriez aller rectifier tous les articles parus depuis décembre 2008 qui ont pour obligation morale de mentionner ceux là : Bush, Olmert, Tzipi Livni, comme criminels de guerre et crimnels contre l’humanité.

    Vous voyez, je vous ai allégé la tâche, je n’ai pas mentionné les dirigeants successifs d’Israël depuis 1948.

    Allez au boulot... Rectifiez, rectifiez... Leurs titres pompeux et fallacieux.

  • permalien Murmure :
    12 juillet 2009 @20h15   « »

    Démocratie et liberté en Irak.

    Irak : les visites organisées à la tombe de Saddam Hussein sont désormais interdites

    Les chrétiens aussi, apprécient la démocratie :

    Au temps de Saddam Hussein, la sécurité était imposée d’une main de fer. « Sans solidarité clanique ni visée politique, les chrétiens ne représentaient pas de menace pour le régime », explique l’archevêque. Aujourd’hui, la situation souffre d’un débat national « trop communautariste pour être constructif ».

  • permalien Momo :
    12 juillet 2009 @20h29   « »

    Les chrétiens aussi, apprécient la démocratie :

    Même si c’est politiquement incorrect pour les occidentaux, rappelons que les chrétiens irakiens étaient souvent des partisans - voire cadres-du régime baathiste. On peut comprendre que la majorité de la population irakienne, qui a cruellement souffert de SH, les prenne comme des boucs émissaires ou des coupables. C’est injuste mais explicable.

    Rappelons aussi que cette accusation n’est pas uniquement réduisible à la question religieuse (sur le thème des "méchants musulmans qui maltraitent les minorités"). Les Palestiniens exilés en Irak ou au Koweit (1/2 million de personnes) ont été sévèrement persécutés en 1991 puis 2003 du fait de la collaboration avérée de certains d’entre eux à l’invasion koweitienne et au régime baathiste.

    Rien n’est simple.

  • permalien Momo :
    12 juillet 2009 @20h37   « »

    C’est bien le premier article que je lis consacré à S.H. sans le mot dictateur.
    Merci, A. Gresh de remettre les événements dans leurs contextes.

    Quel contexte ? Pourquoi merci ? Faites vous de l’ironie ?

    Saddam Hussein était un dictateur, et même l’un des plus odieux du coin avec Assad, Sadate et Hussein de Jordanie. Ca n’excuse ni le terrorisme d’Etat israélien, ni la politique US.

  • permalien Murmure :
    12 juillet 2009 @20h59   « »

    @ Momo

    Quel contexte ?

    Ils sont cependant intéressants et éclairent certains traits de sa politique.
    A. Gresh

    Pourquoi merci ?

    Les liens très instructifs, mis dans l’article.

    Faites vous de l’ironie ?

    Non.

    Saddam Hussein était un dictateur, et même l’un des plus odieux du coin avec Assad, Sadate et Hussein de Jordanie. Ca n’excuse ni le terrorisme d’Etat israélien, ni la politique US.

    C’est votre avis, et si je ne le partage pas, c’est mon affaire !

    Pas besoin d’être un dictateur pour commettre les crimes les plus atroces.

    Bush, élu “démocratiquement" est le pire président suceur de sang que la terre ai enfanté.

    Et mon échelle de valeur place Milosevic en tête de liste. Car ces crimes sont gratuits.

  • permalien Nathan :
    12 juillet 2009 @21h11   « »

    Il y a une séquence vidéo extraordinaire d’une assemblée du parti Baas en 1979 où Saddam Hussein annonce qu’il a déjoué un complot contre lui et égrène petit à petit, tout en savourant malicieusement son cigare, les noms des comploteurs, lesquels sont ensuite emmenés par sa police pour être exécutés. Tout le monde tremble en attendant la sentence. On lit l’effroi dans les regards. C’est une séquence rare qui illustre mieux que tous les livres sur la question ce que peut signifier le pouvoir absolument arbitraire d’une dictature.

  • permalien Momo :
    12 juillet 2009 @21h26   « »

    C’est votre avis, et si je ne le partage pas, c’est mon affaire !
    Pas besoin d’être un dictateur pour commettre les crimes les plus atroces.
    Bush, élu “démocratiquement" est le pire président suceur de sang que la terre ai enfanté.
    Et mon échelle de valeur place Milosevic en tête de liste. Car ces crimes sont gratuits.

    Si votre échelle de valeurs place Milosevic en tête, je vous la laisse bien volontiers. Et les crimes de ce dernier n’étaient pas gratuits, mais bien issu d’un projet politique.

    Saddam Hussein est un dictateur, c’est un fait (dictature : pouvoir arbitraire d’un groupe ou d’un seul).

    Encore une fois, son bilan n’excuse pas les Etats-Unis ou Israël. Mais le relativiser sous prétexte d’antibushisme est un peu court. Saddam massacrait déjà à l’époque ou G.W.Bush était un fils à papa ivrogne et désoeuvré.

  • permalien Murmure :
    12 juillet 2009 @22h01   « »

    projet politique

    Je croyais qu’on parlait des crimes du show bizz !

    Très important de le souligner. Merci.

  • permalien Momo :
    12 juillet 2009 @22h36   « »

    Je croyais qu’on parlait des crimes du show bizz !

    Libre à vous de faire de l’ironie sur les 7000 musulmans massacrés par les sbires de Milosevic à Sebrenica.

    Et de vous défausser de vos propos sur "les crimes gratuits" de Milosevic.

  • permalien Afshin :
    12 juillet 2009 @23h20   « »

    Il est exact que ces "conversations" sont intéressantes, même si comme le regrête fort à propos Alain Gresh, elles sont incomplètes, et qu’on puisse s’interroger sur les conditions dans lesquelles elles se sont tenues. Dans certains de ses propos, on pourrait même doûter qu’il les ait réellement tenus d’ailleurs, parce qu’ils sont bien loin du "style" du personnage, mais qui sait ? Quoi qu’il en soit, ce qui est plus que regrétable, c’est qu’il n’ait pas eu un procès digne de ce nom, on peut qualifier Saddam Hussein de tous les qualificatifs, ça ne mange pas de pain, mais les apologistes de la "démocratie" se sont une nouvelle fois disqualiés à cette occasion !

  • permalien Momo :
    12 juillet 2009 @23h33   « »

    Quoi qu’il en soit, ce qui est plus que regrétable, c’est qu’il n’ait pas eu un procès digne de ce nom, on peut qualifier Saddam Hussein de tous les qualificatifs, ça ne mange pas de pain, mais les apologistes de la "démocratie" se sont une nouvelle fois disqualiés à cette occasion !

    Il faut dire que "grand dirigeant", "père de la patrie", "humaniste éclairé", "grand visionnaire" étaient déjà un peu usés par la propagande baathiste.

    Par contre, il n’a pas essayé "démocrate", c’est tout à son honneur... Lui du moins ne mettait pas la démocratie entre guillemets.

  • permalien Momo :
    12 juillet 2009 @23h39   « »

    Il y a une séquence vidéo extraordinaire d’une assemblée du parti Baas en 1979 où Saddam Hussein annonce qu’il a déjoué un complot contre lui et égrène petit à petit, tout en savourant malicieusement son cigare, les noms des comploteurs, lesquels sont ensuite emmenés par sa police pour être exécutés. Tout le monde tremble en attendant la sentence. On lit l’effroi dans les regards. C’est une séquence rare qui illustre mieux que tous les livres sur la question ce que peut signifier le pouvoir absolument arbitraire d’une dictature.

    Cette image est souvent utilisée pour montrer le caractère monstrueux du régime de Saddam Hussein, et c’est un peut être peu injuste historiquement pour deux raisons :

    1) le Baath syrien et le Baath irakien étaient véritablement en guerre larvé. Les accusations d’infiltration et de manipulation ne sont peut être pas infondées même si probablement gonflées.

    2) les condamnés n’étaient pas plus innocents que les accusateurs. Beaucoup avaient participé aux persécutions contre les groupes opposants, comme le (alors) puissant PCI.

    Enfin il est vrai que l’attitude de l’accusateur goguenard tirant sur son cigare pendant qu’on emporte les futurs fusillés se passe de commentaire.

  • permalien Afshin :
    13 juillet 2009 @00h27   « »

    Avec ou sans guillemets à "démocratie", ça ne retire rien au fait qu’une société digne de ce nom aurait dû juger Saddam Hussein dignement et équitablement. Je pense en outre qu’un procès public aurait été intéressant, tant pour les contemporains que pour l’Histoire, ça ne pose aujourd’hui techniquement aucun problème. Mais on peut comprendre aisément que de nombreux dirigeants occidentaux n’aient pas trouvé celà souhaitable, compte tenu des relations troubles qu’ils avaient entretenues avec Saddam Hussein dans de nombreux domaines... En particulier pendant la guerre Iraq-Iran, que les 1 200 000 morts de cette atroce guerre leur pèse sur la conscience.

  • permalien demontigny :
    13 juillet 2009 @03h40   « »

    Merci M. Gresh. Vos articles (analyses) contiennent effectivement des informations pertinentes qui encouragent à la réflection. Certains habitués du blog auraient certainement préféré des articles arbitraires et mobilisateurs de style anglo-saxon. Heureusement, vous les décevez à chaque fois que vous publiez et je me permettrais de leur recommander de fouiller les autres rubriques, ce qui nous épargnerait leurs provocations incessantes.

  • permalien Charles Martel :
    13 juillet 2009 @08h41   « »
    2 petites erreurs...

    explique qu’il n’existait aucun plan pour l’après-guerre en Irak et que les Etats-Unis se sont préparés à l’invasion de ce pays dès octobre 2003.

    Il s’agit plutôt de 2001 (en octobre 2003 l’Irak était déjà envahi).

    Dans son interrogatoire du 8 février, il revient sur la guerre avec l’Iran, en prétendant que celle-ci n’a pas commencé le 22 septembre 1990 comme le disent les Iraniens, mais le 4 septembre par une série de provocations iraniennes

    C’est 1980 et non 1990 (date de l’invasion du Koweït)

  • permalien
    13 juillet 2009 @09h12   « »

    L’erreur du correcteur

    2001 c’est l’Afghanistan et 2003 c’est bien l’Irak.

  • permalien une bille :
    13 juillet 2009 @09h22   « »

    L’erreur du correcteur du correcteur :

    La coalition a pénétré en Irak le 20 mars 2003, donc en octobre 2003 l’Irak était bien envahi. (source : calendrier grégorien).

  • permalien une bille :
    13 juillet 2009 @09h51   « »

    D’après Thierry Meyssan, le début de l’élaboration de ces plans remontait à 1998 : La planification secrète de la colonisation de l’Irak

  • permalien Nathan :
    13 juillet 2009 @10h23   « »

    J’ai une question : si en 2001, l’Irak ne possédait plus d’armes de destruction massive, comme cela s’est vérifié par la suite, pourquoi Saddam Hussein n’a-t-il pas autorisé les inspecteurs des Nations-Unies et de l’AIEA à venir sur place et à vérifier qu’il disait bien la vérité. Ça lui aurait évité une invasion de son pays et il serait encore là aujourd’hui à expédier ses opposants en enfer en mâchonnant son cigare.

  • permalien Charles Martel :
    13 juillet 2009 @10h36   « »

    D’après Thierry Meyssan, le début de l’élaboration de ces plans remontait à 1998 : La planification secrète de la colonisation de l’Irak

    Mais ce n’est que l’avis de Thierry Meyssan...

  • permalien ramadamreclame :
    13 juillet 2009 @10h38   « »

    @Nathan : En fait il y a bien eu une équipe d’inspection qui est allé en Irak avant la guerre, menée par le suédois Hans Blix le 27 décembre 2002.Il a affirmé qui n’y avait aucune arme de destruction mùassive en Irak, mais il s’est fait discrédité publiquement par le gouvernement Bush.

  • permalien une bille :
    13 juillet 2009 @10h43   « »

    Pour une petite MAJ de Nathan :

    Hans Blix : Bush et Blair nous ont induits en erreur

  • permalien Afshin :
    13 juillet 2009 @10h45   « »

    Nathan :

    J’ai une question [°°°]

    Votre mémoire vous joue des tours, ils sont venus sur place, et l’Iraq a détruit les armes qu’on leur a demandé de détruire.

  • permalien Nathan :
    13 juillet 2009 @11h04   « »

    Oui, mais Hans Blix n’a pu vérifier que certains sites. C’est pareil aujourd’hui en Iran, où les inspecteurs de l’AIEA ne peuvent pas se promener où ils veulent ; même le nombre de caméras ou d’instruments de mesure à Natanz est limité.

    Saddam Hussein aurait pu ouvrir toutes grandes les portes de son territoire et prouver une bonne fois pour toutes que l’Irak n’avait pas reconstruit un arsenal. Ça lui aurait évité les désagréments qui ont suivi.

  • permalien Momo :
    13 juillet 2009 @11h12   « »

    Oui, mais Hans Blix n’a pu vérifier que certains sites. C’est pareil aujourd’hui en Iran, où les inspecteurs de l’AIEA ne peuvent pas se promener où ils veulent ; même le nombre de caméras ou d’instruments de mesure à Natanz est limité.

    Saddam Hussein aurait pu ouvrir toutes grandes les portes de son territoire et prouver une bonne fois pour toutes que l’Irak n’avait pas reconstruit un arsenal. Ça lui aurait évité les désagréments qui ont suivi.

    De toute façon, les Etats Unis ont contesté en permanence la légitimité du travail de l’AIEA. Quoi que celle-ci aurait faite et n’aurait pas trouvé, Mrs Blair et Bush prospectaient les "informations" qui les arrangeaient.

    De fait, que l’AIEA ne trouve rien a arrangé la stratégie de guerre. La rumeur et la désinformation en étaient facilités.

    On retrouve la même stratégie cynique en Iran : pas d’informations, mais des supputations qui naissent précisément de l’absence de toute preuve sur un programme nucléaire agressif.

    Pendant ce temps, Israel, "la puissance qui n’est pas officiellement nucléaire", bombarde tranquillement ses voisins.

  • permalien Murmure :
    13 juillet 2009 @11h17   « »

    @ Nathan

    Si vous avez lu les liens postés par A.G. Vous auriez su que :

    Les ADM de Saddam Hussein, un bluff destiné à l’Iran - FBI

    Saddam Hussein pensait que l’Iran demeurait une grave menace pour l’Irak et préférait faire croire que son pays disposait d’armes de destruction massive plutôt que de laisser apparaître sa vulnérabilité, selon des documents du FBI portant sur les interrogatoires de l’ancien numéro un irakien.
    (...)

  • permalien Nathan :
    13 juillet 2009 @11h17   « »

    C’est la même chose avec l’Iran. Si l’Iran veut éviter une frappe préventive israélienne sur ses installations et donc la possibilité d’une guerre totale dans la région, et dès lors que ce pays prétend que son programme nucléaire est purement destiné à des fins civiles, il lui suffit de laisser les inspecteurs de l’AIEA faire librement leur travail. Si les Iraniens sont malins, et ils le sont assurément, ils peuvent assortir cette autorisation d’une panoplie de conditions avantageuses. Et cela signifierait également une levée de l’embargo. Bref, si les intentions de l’Iran sont aussi innocentes qu’ils le prétendent, ils ont tout intérêt à laisser l’AIEA faire son travail.

  • permalien Momo :
    13 juillet 2009 @11h23   « »

    C’est la même chose avec l’Iran. Si l’Iran veut éviter une frappe préventive israélienne sur ses installations et donc la possibilité d’une guerre totale dans la région, et dès lors que ce pays prétend que son programme nucléaire est purement destiné à des fins civiles, il lui suffit de laisser les inspecteurs de l’AIEA faire librement leur travail. Si les Iraniens sont malins, et ils le sont assurément, ils peuvent assortir cette autorisation d’une panoplie de conditions avantageuses. Et cela signifierait également une levée de l’embargo. Bref, si les intentions de l’Iran sont aussi innocentes qu’ils le prétendent, ils ont tout intérêt à laisser l’AIEA faire son travail.

    C’est quand même fort de café : l’Iran devrait attendre, désarmé et tenu de prouver qu’il est désarmé, qu’Israël vienne l’agresser pour le "désarmer", comme l’Etat le plus agressif du MO l’annonce quasi-ouvertement ?

  • permalien Afshin :
    13 juillet 2009 @11h25   « »

    Nathan :

    C’est la même chose avec l’Iran. [°°°]

    L’article de Alain Gresh (excellent comme toujours) traite de Saddam Hussein et de l’Iraq Nathan, pas de l’IRAN................

  • permalien Nathan :
    13 juillet 2009 @11h49   « »

    Certes Afshin, mais je m’étais borné à dresser un parallèle entre les deux situations.

    L’argument selon lequel, Saddam Hussein n’a pas voulu permettre à l’AIEA d’inspecter tous les sites irakiens, parce qu’il voulait rester dissuasif vis-à-vis de l’Iran ne tient pas la route. Fin 2002-début 2003, il était clair que son pays allait être envahi. Il ne s’agissait plus de dissuader un adversaire potentiel mais d’empêcher que son pays soit occupé et pour Saddam, de voir son régime sombrer car il savait que Bush & co avaient l’intention de parachever ce qui avait été interrompu en 1991. On ne peut pas dire qu’il ne savait pas à quoi s’en tenir. Son pays avait déjà été attaqué en 1991. Je crois plutôt que son attitude a été un mélange de fierté, d’arrogance et surtout qu’elle a été empreinte de cette folie irrationnelle et suicidaire qui est le lot des dictateurs. Non seulement, il a fourni un prétexte facile à Bush & co mais de surcroit, sachant pertinemment qu’ils allaient attaquer, il s’est même abstenu de défendre son territoire, le Américains n’ayant pas eu affaire à une résistance digne de ce nom jusqu’à Bagdad.

  • permalien une bille :
    13 juillet 2009 @11h50   « »

    Mais ce n’est que aussi l’avis de Thierry Meyssan...

    Guerre sans fin contre l’Irak :

    Nous sommes le 16 décembre 1998. Le Conseil de sécurité est en pleine session pour étudier les rapports remis par M. Richard Butler, le président australien de la Commission spéciale des Nations unies (Unscom), et par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

    Alors que cette dernière répète que Bagdad a rempli ses obligations et que l’on peut passer, dans le domaine nucléaire, du régime d’inspection à celui de contrôle continu, l’Australien prétend que l’Unscom « n’est pas en mesure de mener un travail substantiel de désarmement ». Il y avait là, au moins, sujet à débat - qui fut interrompu : comme de vulgaires téléspectateurs, les membres du Conseil de sécurité découvraient, par CNN, que la Maison Blanche venait d’annoncer le début des bombardements contre l’Irak.

  • permalien Afshin :
    13 juillet 2009 @12h21   « »

    Nathan :

    L’argument selon lequel, Saddam Hussein n’a pas voulu permettre à l’AIEA d’inspecter tous les sites irakiens, parce qu’il voulait rester dissuasif vis-à-vis de l’Iran ne tient pas la route. Fin 2002-début 2003, il était clair que son pays allait être envahi. Il ne s’agissait plus de dissuader un adversaire potentiel mais d’empêcher que son pays soit occupé et pour Saddam, de voir son régime sombrer car il savait que Bush & co avaient l’intention de parachever ce qui avait été interrompu en 1991. On ne peut pas dire qu’il ne savait pas à quoi s’en tenir. Son pays avait déjà été attaqué en 1991. Je crois plutôt que son attitude a été un mélange de fierté, d’arrogance [°°°]

    Qui sait ? Toujours est-il qu’il n’y avait pas D’ADM, c’est ça qui est important, car les US et le UK le savaient pertinament, ce qui signifie qu’ils déclanché une guerre sans motif réel et sincère, qu’ils ont trompé leur opinion publique, et tenté de tromper la communauté internationnale. Sachant qu’il y a eu 4 322 militaires US et 179 UK morts depuis mars 2003 en Iraq, sans parler des Irakiens, c’est un mensonge lourd de conscéquences.....................

  • permalien Afshin :
    13 juillet 2009 @12h31   « »

    Sinon Nathan il n’y a aucun parallèle à faire avec l’Iran, qui se prête à tout les contrôles de l’AEIA prévus par le TNP, y compris inopinés, n’allez pas faire de la désinformation sur le sujet, tout le monde peut le vérifier !

  • permalien elbé :
    13 juillet 2009 @12h33   « »

    Si des procès équitables avaient eu lieu pour Ceausescu et Saddam Hussein,ceux qui les accusaient se seraient retrouvés sur le même banc,à des degrés divers...Exit donc procès équitable,faut pas rêver !Voyons,il est inenvisageable que les pays du bien puissent être coupables d’un iota !

    De toutes façons quand ON décide qu’un responsable politique du moyen-orient ne NOUS sert plus,il est forcément coupable.Parce que son pays NOUS intéresse pour diverses raisons(stratégiques,sous-sol riche).Les ADM existantes ou pas ne sont qu’un pretexte.Quand on veut tuer son chien ,on l’accuse de la rage.S’il est un peu malade,ç’est encore mieux,ça donne du crédit à cette affirmation...

  • permalien adrien :
    13 juillet 2009 @12h44   « »

    C’est quand même fort de café : l’Iran devrait attendre, désarmé et tenu de prouver qu’il est désarmé, qu’Israël vienne l’agresser pour le "désarmer", comme l’Etat le plus agressif du MO l’annonce quasi-ouvertement ?

    Le problème c’est qu’il ne faut pas seulement voir la volonté de l’Iran d’avoir la bombe que sous le prisme de sa relation avec Israël ou les Etats-Unis. N’oubliez pas que l’Iran, perse et chiite, se voit entouré de puissances arabes sunnites hostiles à ses prétentions de puissance régionale.

  • permalien adrien :
    13 juillet 2009 @12h49   « »

    Sinon Nathan il n’y a aucun parallèle à faire avec l’Iran, qui se prête à tout les contrôles de l’AEIA prévus par le TNP, y compris inopinés, n’allez pas faire de la désinformation sur le sujet, tout le monde peut le vérifier !

    Ce n’est pas vraiment ce que j’avais cru comprendre...

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

  • permalien Sakhra :
    13 juillet 2009 @13h21   « »

    "Puissances Arabes sunnites" ???

    S’agit-il des gouvernants vassalisés de l’Arabie Séoudite et d’Egypte ? Il y a bien longtemps, qu’ils ne représentent plus leurs peuples, dont une grande partie est chiite, du reste, qui eux ne considèrent pas l’Iran comme un ennemi, ni comme un danger.Le véritable ennemi, ces peuples le connaissent et malgré toute les propagandes, ils savent le désigner.

    @ Elbé,

    Vous avez raison, un procès régulier pour Saddam,que n’ aurait-il pas étalé sur la place publique internationale ?

    Par exemple, que Saddam a livré une guerre interminable à l’Iran, par procuration des US, que ces mêmes US ont livré les armes chimiques, qui ont permis de gazer les Kurdes....
    bref, que Saddam était "un fils de p..., mais que c’était "leur fils de p..."

    On l’a supprimé parce qu’il ne servait plus.

    Sur le fil "De bavure en bavure en Afghanistan", K vient de poster une information qui confirme, que les US fidèles à leur tradition découvrent, après l’avoir utilisé, qu’un général Afghan ami, était un grand criminel de guerre.

    Au suivant , !!!!

    Amicalement.

  • permalien AG :
    13 juillet 2009 @13h44   « »

    A M. Gresh,

    L’invasion de l’Irak par les US a commencé en mars 2003. Lorsque vous écrivez "les Etats-Unis se sont préparés à l’invasion de ce pays dès octobre 2003", je pense que vous vouliez écrire : "les Etats-Unis se sont préparés à l’invasion de ce pays dès octobre 2002"

  • permalien Afshin :
    13 juillet 2009 @13h47   « »

    adrien :

    Ce n’est pas vraiment ce que j’avais cru comprendre... [°°°]

    C’est un parlementaire qui a fait cette déclaration saugrenue en 2008, ça n’a pas été confirmé ni a fortiori appliqué par les autorité gouvernementales, les inspecteurs ont pu faire leurs inspections normalement.

    Voir la déclaration de l’Ambassadeur de la République islamique d’Iran auprès de l’AEIA Ali-Asghar Soltaniyeh du 06/06/2009 :

    "After six years of intrusive and robust inspection and in fact over 24 reports by now, the director general has once again reported to the whole world that there is no evidence of diversion of nuclear material or nuclear activities to prohibited purposes,"

  • permalien
    13 juillet 2009 @14h29   « »

    D’accord avec gresh, j’aimerai bien que le gouvernement francais fasse preuve d’autant de transparence que l’étasuniens et publie au moins une partie des documents importants.

    La liste des documents non publiés est éloquente et confirme ce que l’ont savait déjà.

    Saddam était un homme de conviction qui n’a pas hesité à sacrifier sa vie pour ce qu’il croyait juste. mais c’était quand même un des pires tyrans et un allié de la France et des USA. ses refus de réponse et ses mensonges montrent qu’il parle pour l’histoire. Cela semble confirmer la véracité des docs.

    Bush est aussi un homme de conviction.

  • permalien
    13 juillet 2009 @14h32   « »

    Hans Blix en 2003,

    " On aimerait penser qu’avec tous leurs milliards qui vont dans l’imagerie satellitaire, les écoutes téléphoniques etc., ils [les Américains] auraient pu faire mieux. " Une façon de contester la pertinence, sinon la véracité, des preuves exposées par Colin Powell devant le Conseil de sécurité de l’ONU en février.

    Mais l’ancien chef des inspecteurs va plus loin. Dans une interview au journal britannique The Guardian, il accuse la Maison-Blanche d’avoir " fait pression " sur les inspecteurs en désarmement pour qu’ils rendent leurs rapports plus sévères pour l’Irak. Hans Blix regrette aussi la campagne de dénigrement dont il estime avoir été l’objet. " J’ai mes détracteurs à Washington. Il y a des salopards qui se sont répandus à gauche et à droite, et qui naturellement ont distillé des choses ignobles contre moi dans les médias. ".

  • permalien Yasmina :
    13 juillet 2009 @18h21   « »

    @adrien :
    . N’oubliez pas que l’Iran, perse et chiite, se voit entouré de puissances arabes sunnites hostiles à ses prétentions de puissance régionale.

    c’est votre avis. Pour "l’Arabe sunnite" lumbda les Iraniens sont percus d’abord comme des musulmans. Ils ont en commum un meme Livre sacré le Coran, transmis par le meme prophète Mohammed, se dirigent pour prier vers la meme direction ( la Kaaba à la Mecque), jeunent le meme mois sacré Ramadan et font ensemble à l’unisson le Grand Pélérinage annuel à la Mecque. De plus ils peuvent se marier entre eux. Ensuite aucun "Arabe sunnite" n’oublie Salman Pak et les autres compagnons perses du Prophètes ainsi que le celebre propos du prophète" les meilleurs des arabes sont les Qoreich( noble tribus de la Mecque) et les meilleurs des non-Arabes( les ajms) sont les Perses".
    Le reste c’est des histoires montés en épingle par les ennemis de la oumma( de l’exterieur mais aussi de l’intérieur instrumentalisés par les puissances du moment,) pour mieux appliquer cette bonne vielle politique diviser pour regner .

    Ne vous laissez pas abuser par les unes incendiaires qui diabolisent l’Iran des jounaux arabes edités à Londres !

    Enfin, "l’Arabe sunnite" lumbda est reconnaisant envers l’Iran qui a donné sa plus belle floraison à la civilisation islamique.

    quelques exemple :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Avicenne

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Omar_Khayam

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Salman...

  • permalien samfa :
    13 juillet 2009 @19h36   « »

    Bonjour,

    "La session du 3 mars concerne l’invasion du Koweït. S. H. revendique cette invasion (et la guerre qui a suivi), qu’il aurait planifiée (ce qui n’est pas difficile, précise-t-il, compte tenu de l’absence d’obstacles naturels). Il affirme que le peuple koweïtien espérait cette invasion, mais il ne dit pas comment cet espoir s’est exprimé. Il affirme que c’est lui qui a pris la décision de tirer des missiles Scud contre Israël. S. H. dit qu’il y avait deux raisons à la guerre de 1991, le pétrole et Israël ; il est convaincu que c’étaient les Israéliens qui poussaient le Koweït contre lui."

    Certains passages pretent à sourire ... S.H. en sauveur du peuple koweitien ca c’est fort ...
    D’autre part affirmer qu’Israel poussait le Koweit !!
    S.H. ne desirait t il pas impliquer Israel par provocation pour embraser la région ??
    Il y a pas mal de non-dits. S.H. ne dit mots sur le soutien americain dont il a bénéficié dans la guerre contre l’Iran qui est decrit dans les propos de SH comme l’agresseur.

    Au sujet de la dualité chiites et sunites, il est certain que les influences extérieurs vont jouer sur les éléments discriminants les uns des autres (religieux, ethniques ...) et la différence religieuse est un facteur de divisions potentiels aux mains de forces etrangeres. On le voit bien en Irak même, apres l’invasion americaine les communautés chiites et sunnites sont en conflit et separées par des murs. L’occupant ayant réussi a diviser pour mieux regner, l’eternel adage. Et on ne parle pas des Kurdes au sud ...

  • permalien demontigny :
    13 juillet 2009 @21h03   « »

    Imaginons pour un instant que les Iraniens jouaient sur les décalages entre les catholiques et les protestants/évangéliques en amérique pour en tirer avantage et pour affaiblir les é-u. Avec quelle indignation ces agissements seraient-ils acceuillis par les américains... mais ils emploient cette méthode sur leurs cibles sans hésitation comme si ça leur revenait de droit. Les anglais aussi (en jouant les sunnites contre les chiites, les pakistanais contre les indiens, etc...)

    le deux poids deux mesures est la règle d’or dans les "relations" internationales.

  • permalien Nathan :
    13 juillet 2009 @21h04   « »

    Je n’ai lu que le premier feuillet et c’est déjà parfaitement ubuesque. Saddam Hussein prétend que vers la fin des années ’80, il était opposé au principe du parti unique et en faveur du multi-partisme mais que d’autres membres du parti Baas n’ont pas voulu le suivre !

    Je sens que nous avons là un éclairage unique sur le cerveau d’un dictateur. Cela dit, il suffit de lire les pages sur Staline dans Archipel du Goulag ou le livre de Garcia Marquez "L’automne du patriarche" pour être renseigné.

  • permalien Afshin :
    13 juillet 2009 @21h36   « »

    Nathan :

    Je n’ai lu que le premier feuillet et c’est déjà parfaitement ubuesque. [°°°]

    Ce qui est surtout ubuesque, c’est la parodie de procès que les Occidentaux ont fait à Saddam Hussein !

  • permalien Afshin :
    13 juillet 2009 @21h38   « »

    Yasmina :

    [°°°] Pour "l’Arabe sunnite" lumbda les Iraniens sont percus d’abord comme des musulmans. [°°°]

    Absolument ! Et réciproquement !

  • permalien Nathan :
    13 juillet 2009 @21h51   « »

    Ce qui est parfaitement ubuesque, c’est Afshin, "l’Iranien" qui se met à défendre une crapule responsable de centaines de milliers de morts iraniens. Parfois, je me demande si vous avez une opinion politique ou si vous n’êtes pas systématiquement "contre" pour le principe, juste pour avoir l’esprit de contradiction.

  • permalien Afshin :
    13 juillet 2009 @22h24   « »

    Ah mais je ne le défends pas du tout, ça serait le monde à l’envers, tu devrais lire mes posts antérieurs, j’ai expliqué pourquoi un procès digne et équitable, me semblait s’imposer.

  • permalien Yvan :
    14 juillet 2009 @07h55   « »

    Bouddhas de Bâmiyân n’ont pas été les seules victimes du clash des civilations, chacun à retiré sa petite pierre de l’édifice commun à l’humanité :

    Des "dégâts considérables" ont été infligés au site de Babylone par les troupes américaines et leurs sous-traitants, selon le rapport final d’évaluation présenté jeudi à Paris par l’UNESCO, l’agence culturelle de l’ONU, qui compte faire inscrire d’ici deux ans la cité antique au Patrimoine mondial de l’humanité. Lire la suite l’article

    Entre 2003 et 2004, au début de l’intervention américaine en Irak, les forces de la coalition avaient installé leur base sur le site archéologique situé à 90km au sud de la capitale, Bagdad. La capitale de Nabuchodonosor, qui y avait fait construire les fameux jardins suspendus, l’une des "sept merveilles du monde" dans l’Antiquité, était devenue le "camp Alpha".

    Autant établir un "camp militaire autour de la Grande pyramide en Egypte", avait déjà dénoncé en 2005 un rapport du British Museum, rappelle l’UNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture.

    Les troupes américaines et les entreprises privées travaillant avec le Pentagone, en particulier KBR, alors filiale de Halliburton, ont creusé des tranchées de plusieurs centaines de mètres au milieu des vestiges, utilisé des bulldozers et fait rouler des chars pesants sur les fragiles pavés du chemin de procession, autrefois sacré.

  • permalien Sakhra :
    14 juillet 2009 @10h25   « »

    http://oummatv.tv/Saddam-Hussein-a-fait de l’Irak, le pays le plus alphabétisé du monde arabe.Paul Balta.

  • permalien Nathan :
    14 juillet 2009 @11h07   « »

    Dans le deuxième feuillet, il y a un passage qui sera sûrement apprécié par Afshin.

    Saddam dit à propos des Iraniens : "If you do not break their heads, they will not understand".

  • permalien Afshin :
    14 juillet 2009 @11h25   « »

    Nathan :

    Dans le deuxième feuillet, il y a un passage qui sera sûrement apprécié par Afshin.

    Saddam dit à propos des Iraniens : "If you do not break their heads, they will not understand".

    Il pouvait à l’occasion être lucide, l’issue de son atroce guerre entreprise contre les Iraniens, lui a bien montré que même avec l’aide de la plupart des grandes puissances occidentales, on ne pouvait espérer venir à bout de la détermination du peuple Iranien.

  • permalien Nathan :
    14 juillet 2009 @11h33   « »

    Dans le deuxième feuillet, Saddam prétend que l’Iran a commencé la guerre, pas l’Irak.

    Je suis sûr que vous auriez aimé l’entendre développer cette thèse lors de son procès.

  • permalien une bille :
    14 juillet 2009 @11h36   « »

    La deuxième mort de Saddam Hussein.

  • permalien Afshin :
    14 juillet 2009 @11h38   « »

    Nathan :

    Dans le deuxième feuillet, Saddam prétend que l’Iran a commencé la guerre, pas l’Irak.

    Ah, il savait aussi mentir, contredisant l’évidence des faits aujourd’hui historiques, c’était un homme "charmant" plein de ressources............

  • permalien une bille :
    14 juillet 2009 @11h53   « »
    Saddam Hussein parle... et le FBI raconte...

    (...) according to secret FBI reports released as the result of Freedom of Information Act requests by the National Security Archive and posted today on the Web (...)

    (...) selon les rapports secrets du FBI, publiés aujourd’hui sur le web, en conformité avec la loi sur la liberté de l’information, par les archives de la sécurité nationale (...)

    L’information, ce n’est pas Saddam Hussein qui parle, c’est le FBI qui publie...

  • permalien Bernard CUNY :
    14 juillet 2009 @12h04   « »

    Ainsi feu le présisdent Saddam Hussein, prtésident "déchu" par les forces d’occupation, mais président légitime et légal d’Irak, dont le seul tord, par rapport notamment aux pétro-monarchies, a été d’être porté à la tête d’un pays au sous-sol gorgé de pétrole situé aux confins de l’afghanistan, de l’Iran, superposé partiellement à un Kurdistan en filigrane et au coeur d’une ligne de partage entre musulmans chiites et sunnites, nous parle aujourd’hui selon la bonne volonté des services secrets de l’Empire...

    Condamné à mort sans aucun procés par l’ensemble des médias occidentaux, présenté comme le monstre abattre, le diable personnifié, par ces derniers, avant, pendant et aprés les deux invasions successives de l’Empire et de ses satellites, puis pendant les debuts d’une occupation justifiée au nom du Mensonge érigé au rang d’instrument diplomatique, enfin exécuté dans les conditions atroces et indignes montrées avec complaisance et délectation par nos médias, par une entité de collabos embarqués dans les fourgons des forces d’occupation et baptisée "Gouvernement Irakien", Saddam Hussein parle, selon les services secrets, pour nous dire : "mon ennemi n’était pas "les américains" mais...L’Iran...

    Aprés le formidable battage médiatique occidental auquel nous venons d’assister et qui se poursuit face à la brillante réélection du président Ahmadinejad, sur une "fraude" établie sur la base de "faits" se réduisant aux déclarations des vaincus de la consultation éléctorale, l’Empire et ses satellites chercheraient-ils à mettre Saddam de leur côté dans leur projet de réintroduire l’Iran, ses richesses pétrolières et sa filière nucléaire autonome dans leur giron ?...

    N’en déplaise à une certaine Halimi, l’Empire sous Obama premier, demeure l’Empire, simplement les méthodes changent, plus hypocrites, plus subtiles, plus pernicieuses et peut-être plus "efficaces"que celles du précédent empereur...

    Enfin, comment ne pas évoquer le rôle de cet état du proche-orient, baptisé à juste titre d’ "entité sioniste" par le président de la République Islamique d’Iran, sans loi fondammentale, sans constitution, que j’appelle moi par son nom : état Juif, au sens ethnique du terme, tel qu’il s’est auto-défini et proclamé dés l’origine dans sa déclaration d’indépendance et dont il semble bien que la nouvelle administration de l’Empire veuille donner du mou à la laisse qui le retient encore dans sa volonté d’une nouvelle violation de l’espace aérien de ses voisins et de l’Iran à des fins destructrices d’une filière nucléaire civile qui fait de l’ombre à son monopole régional en la matière et sans soucis des "dommages collatèraux" impliqués par une telle agression...

  • permalien Afshin :
    14 juillet 2009 @14h25   « »

    Si le pedigree des intellectuels, les garantissaient de dire, ne fusse qu’à l’occasion, les pires inepties, cela ne saurait, ne croyez-vous pas ?

  • permalien L’ARABE :
    14 juillet 2009 @15h06   « »

    C’est une mascarade pour occulter et justifier les crimes et les génocides commis par les Marins en Irak ( le berceau de la civilisation). Les E.U ont détruits 6000 années de civilisation et de culture. Les barbares du XXI siècle ont détruit la musée de Bagdad. Maintenant ils viennent nous raconter des tours et des mensonges pour nous faire oublier le génocide de deux millions Irakiens. Que Saddam Hussein soit dictateur ou vampire aurait il tué deux millions du peuple irakien ? Aurait il dévasté Bagdad et toute sa majesté ? Aurait il faire disparaitre 6000 ans de civilisations d’un coup de canon ? Par quel droit les E.U . ont occupé l’Irak ? Les occidentaux somnolent dans leur lit de soie et nous publient leurs théorie sur la démocratie et la dictature !! Nous ne voulons pas de votre démocratie imprégnée par le sang de nos enfants. Arrêtez vos théories de sang et GO BACK de notre pays. A l’enfer , le pétrole !!!!!

  • permalien demontigny :
    14 juillet 2009 @15h46   « »

    étonnant de vous voir admirer des sois-disant pacifistes tandis que vous êtes répugnés par les critiques envers les é-u qui éliminent les pacifistes - en ce qui concerne les analyses du sadisme de notre dictateur déchu, qui pourrait bien égaler la boucherie américaine de faloudja ; leur utilisation de bombes incendiaires sur la population est même pire que les "frappes chirurgicales" israéliennes sur la bande densément populée de Gaza.

  • permalien Nathan :
    14 juillet 2009 @19h25   « »

    Tarek :

    Surtout que Saddam avait demandé l’autorisation d’envahir le Koweit à l’ambassadrice américaine en Irak en 1990, Mme April Glaspie. Cette dernière lui avait alors répondu que les Etats-Unis n’y voyaient pas d’inconvénients...

    Je connais cette histoire, on en a discuté ici il y a quelques semaines.

    Le problème, voyez-vous Tarek, c’est que Saddam ne parle pas de ce traquenard dans son interview. Au contraire, il justifie son agression du Koweit par une autre fable. A savoir que les Américains auraient poussé le Koweit à attaquer l’Irak et qu’il a été forcé de prendre les devants.

    Je sais que les Américains sont machiavéliques mais là, il faut quand même choisir l’une ou l’autre hypothèse. A moins d’opter pour une troisième ; à savoir que Saddam a toujours considéré le Koweit comme une province irakienne et qu’il n’a eu besoin de l’assentiment de personne pour l’envahir.

  • permalien Afshin :
    15 juillet 2009 @05h55   « »

    Ce qu’il devrait venir à la lumière dans un procès de Saddam
    Noam Chomsky

    17 février 2004

    Les longues et tortueuses relations entre Saddam Hussein et l’Occident devraient ressurgir devant un tribunal. Dans un procès juste, chose virtuellement inimaginable, un avocat de la défense pourrait appeler Colin Powell, Dick Cheney, Donald Rumsfeld, Bush père et d’autres hauts fonctionnaires des administrations Reagan et Bush qui ont une part de responsabilité dans les atrocités commises par Saddam Hussein.

    Un procès juste se devrait d’accepter le principe élémentaire de l’universalité et soumettre les accusateurs aux mêmes normes que les accusés, mais ça n’a jamais été le cas dans un procès pour crime de guerre et même le moins déficient de ces tribunaux, celui de Nuremberg, n’a jugé que les Allemands et pas les alliés. Un procès vraiment juste démontrerait que Washington a appuyé Saddam Hussein dans la décennie 80, d’abord sous prétexte de combattre l’Iran puis au delà.

    Donald Rumsfeld, envoyé spécial de Reagan au Proche-Orient, s’est rendu à Bagdad en 1983 et 1984 pour renforcer les liens avec l’Irak. Colin Powell fut conseiller de sécurité nationale de Bush père avant de devenir le chef d’état-major. À la même époque, Cheney était secrétaire à la Défense. Les États-Unis fournirent à l’Irak durant cette période des agents biologiques pouvant servir à la fabrication d’armes de destruction massive.

    La politique vis-à-vis de Bagdad changea après l’invasion du Koweit, mais il resta une constante : Washington ne voulait pas que les Irakiens contrôlent leur pays. En 1990, l’ONU décida de sanctions économiques qui furent qualifiés de " génocide " par Denis Halliday, coordinateur de l’ONU en Irak. Ces sanctions renforcèrent la dépendance des Irakiens vis-à-vis du régime.

    Le tribunal devrait permettre de préserver les apparences de l’ordre international, mais l’administration Bush veut démanteler ce système et l’Irak est un premier exemple de ce projet.

  • permalien Yvan :
    15 juillet 2009 @08h21   « »
    Saddam Hussein parle... Jeffrey Blankfort aussi d’ailleurs..

    Jeffrey Blankfort : Ma position, que j’ai d’ailleurs exposée dans un article, est la suivante : la guerre en Irak n’était pas une guerre pour le pétrole, mais une guerre conçue par les néo-conservateurs et par le lobby pro-israélien aux États-Unis, au profit d’Israël. Elle visait à placer Israël dans une position très importante au Moyen-Orient, dans le cadre d’un plan visant à parachever le contrôle planétaire des États-Unis. C’est là ce à quoi appelait le document intitulé « Project for a New American Century » (Projet pour un nouveau siècle américain), ou PNAC. Et bien qu’un certain nombre de personnalités éminentes, tant du monde politique que des milieux de la défense, ait dit qu’il s’agissait d’une guerre déclarée et menée au service d’Israël, le mouvement anti-guerre s’est obstinément refusé à prendre cette possibilité en compte.

  • permalien Nathan :
    15 juillet 2009 @14h14   « »

    Dans le feuillet n° 9, Saddam revient sur la guerre du Golfe. Il réitère son accusation : les Américains auraient fomenté un complot avec le Koweït pour attaquer l’Irak. La preuve ? Des soldats américains sous le commandement de Norman Schwartzkopf auraient participé à des exercices au Koweït en 1989. L’invasion du Koweït aurait donc été une attaque préventive. Passons sur le fait que pour un agresseur potentiel, le Koweït était singulièrement peu préparé à l’invasion irakienne. Quoi qu’il en soit, la thèse de Saddam met à mal l’autre thèse selon laquelle les Américains par la voie de leur ambassadrice à Bagdad auraient piégé Saddam. Car on ne peut tout de même même pas envahir un pays pour déjouer un complot américain contre le sien et en même temps interpréter les propos d’une représentante américaine comme un feu vert pour attaquer le Koweït. Qu’en pense Alain Gresh ?

  • permalien momo :
    15 juillet 2009 @15h03   « »

    Dans le feuillet n° 9, Saddam revient sur la guerre du Golfe. Il réitère son accusation : les Américains auraient fomenté un complot avec le Koweït pour attaquer l’Irak. La preuve ? Des soldats américains sous le commandement de Norman Schwartzkopf auraient participé à des exercices au Koweït en 1989. L’invasion du Koweït aurait donc été une attaque préventive. Passons sur le fait que pour un agresseur potentiel, le Koweït était singulièrement peu préparé à l’invasion irakienne. Quoi qu’il en soit, la thèse de Saddam met à mal l’autre thèse selon laquelle les Américains par la voie de leur ambassadrice à Bagdad auraient piégé Saddam. Car on ne peut tout de même même pas envahir un pays pour déjouer un complot américain contre le sien et en même temps interpréter les propos d’une représentante américaine comme un feu vert pour attaquer le Koweït. Qu’en pense Alain Gresh ?

    Bien sûr que la présentation de Saddam Hussein n’a rien de cohérente. Elle ne l’est pas plus que les pays ocidentaux et les monarchies du Golfe, qui l’ont surarmé pour agresser l’Iran, en en faisant un héros du "monde libre"...

    Pour en faire un dictateur cannibale quelques mois plus tard.

  • permalien elbé :
    15 juillet 2009 @18h23   « »

    Loin de moi l’idée de défendre Saddam Hussein:c’était un idiot utile aux intérets économiques US et europpéens et totalitaire pour son peuple.Idiot car il n’a rien compris aux enjeux dont la région était l’objet.Il s’est gargarisé aux mots doux que ses "amis occidentaux" lui ont susurrés:Champion de la liberté (!)face aux obscurantistes iraniens ,il s’est cru le héros d’une histoire qui en fait lui échappait.Les dictateurs sont sensibles aux flatteries et peuvent se montrer d’une naïveté !A tel point qu’il en a référé à Albright (qui attendait et souhaitait le faux pas)de son intention d’envahir le Koweit pour se rembourser les frais de sa guerre contre l’Iran.Frais dont il avait eu la promesse qu’ils seraient partagés.L’occasion était trop belle pour la laisser passer.Il est tombé dans le piège tendu !C’est-y pas ballot ?

    Non je ne regrette pas cet imbécile qui ,souple et courbé devant les américains,se montrait chez lui un vrai tyran( ce qui est malheureusement le cas de bien des hommes,souples au boulot et tyrans dans leurs familles).Quand il a compris qu’il s’était fait avoir comme un bleu,son intransigeance s’est renversée.Mais,une fois qu’on a donné le bâton pour se faire battre,pour le récupérer,tintin !...

    Bref.L’honnêteté consiste toutefois à faire des bilans,comme pour toutes entreprises.Dégager le positif et le négatif en matière économique,de santé publique,de scolarité,de sécurité etc...dégats humains et psychologiques aussi,de la présidence de Saddam Hussein en Irak.

    Comparer ensuite ces résultats avec ceux résultants de l’action américaine.

    A l’heure où celle ci a décidé de mettre fin à son magistère,il serait normal de chiffrer les bilans ,point par point.

    Cela ferait-il taire Glucksmann et BHL ?

  • permalien elbé :
    15 juillet 2009 @18h45   « »

    J’ajouterai:La façon dont il a été traité après son arrestation,les images prises de lui(hirsute,non rasé,ni coiffé),le faux procès,sa pendaison diffusée partout,sans compter qu’on ne lui a même pas laissé le temps de finir sa prière.Oui ,tout cela ,voulu par ceux qui s’offusquaient des images des prisonniers de guerre américains,en parlant ,avec raison, de leur dignité.Oui le sort fait à Saddam Hussein m’a révulsé,m’a inspiré de la compassion et hélas ne grandit pas l’humanité qui s’y livre.

  • permalien Tristan :
    15 juillet 2009 @19h14   « »

    @Nathan

    C’est absurde, cette histoire de guerre préventive. Si Saddam Hussein voulait vraiment neutraliser les USA à ses frontière, il aurait dû attaquer l’Arabie Saoudite. A la place de ca, il s’est justifié à l’ONU et a laissé tranquillement toute la machine de guerre des USA s’installer. Est-ce que vous vous souvenez, le temps entre le déploiement en Arabie Saoudite et le lancement des hostilités ? On voit bien que Saddam Hussein ne voulait pas se mettre à dos les USA et pensait encore pouvoir s’en sortir.

    C’est dommage qu’on ne puisse pas savoir la vérité de la bouche même de Saddam Hussein, parce que là, il a du inventer un truc pour faire plaisir à ses géoliers, la vérité aurait à tous les coups été censurées. Et c’est sure, si il avait effectivement demandé à l’ambassade des USA le droit d’attaquer le Koweit, ca n’aurait pas été très glorieux dans sa biographie. Mais pour moi, c’est de loin l’histoire la plus crédible.

  • permalien Nathan :
    15 juillet 2009 @19h33   « »

    Tristan :

    "C’est dommage qu’on ne puisse pas savoir la vérité de la bouche même de Saddam Hussein, parce que là, il a du inventer un truc pour faire plaisir à ses géoliers."

    Mais justement, c’est de la bouche de Saddam qu’on l’apprend ! Vous avez lu le document au moins, ou vous parlez pour ne rien dire ? Et il ne donne pas du tout l’impression de faire plaisir à ses geôliers, loin de là. D’autant plus qu’il accuse les Américains d’avoir comploté contre lui avec la complicité du Koweït !

  • permalien Yasmina :
    15 juillet 2009 @19h39   « »

    elbé :,sans compter qu’on ne lui a même pas laissé le temps de finir sa prière.Oui ,tout cela ,voulu par ceux qui s’offusquaient des images

    comme quoi elbé, il a suffit d’une attitude digne pendant quelques secondes pour se faire pardonner ses erreurs passés( son agression contre l’Iran )et ses mauvaises decisions( envahir le Koweit).

    Comme vous elbé, je pense qu’il faut savoir faire la part des choses et juger toute son action( le positif et le negatif) . Mais au vu de l’Iraq aujourd’hui c’est une catastrophe. Pauvre Iraq !
    .

    Au sujet de sa decision d’envahir le Koweit, des irakiens m’ont raconté( j’ai visité l’Iraq en 1995...) que Sadam ayant appris que des Koweitiens venaient s’encanailler avec des iraquiennes( apres la guerre avec l’Iran , la prostitution qui était quasi inconnu en Iraq est apparue) est devenus fou furieux et voulu venger
    l’honneur des iraquiennes. Le lendemain , Saddam envahit le Koweit

    parmi les choses positives qui me vienne à l’esprit, Saddam a beaucoup aidé les autres pays arabes plus pauvres . Par exemple, il a financé pour la construction de campus entier, de faculté, d"ecole, d’institut techniques...

  • permalien Nathan :
    15 juillet 2009 @20h03   « »

    Elbé & Yasmina... Votre compassion pour ce tyran vous honore mais avez-vous ressenti la même compassion pour ses milliers de victimes et notamment pour tous les Kurdes gazés sans avoir eu le temps de prononcer leur prière ?

  • permalien
    15 juillet 2009 @20h07   « »

    ELBE BHL n’était pas pour la guerre en Irak, pas pour les mêmes raisons que vous, je pense. Vous vous admirez Saddam, lui pas du tout.

    En 2002 et 2003, BHL se positionne contre la guerre en Irak. Dans un article publié en 2002[12], il explique que « Attaquer Saddam Hussein ? Oui, bien sûr. Ce n’est pas ici que l’on défendra ce massacreur de Kurdes et de chiites, ce terroriste, ce mégalomane suicidaire, ce fou, ce Néron actionniste dont, en 1998 déjà, Massoud me confiait qu’il était en possession d’armes chimiques et bactériologiques massives. » Pour ces raisons il se déclare favorable à cette guerre sur le principe mais la dénonce comme « politiquement désastreuse » notamment à cause des conséquences négatives qu’il entrevoit en matière de lutte contre le terrorisme[13].

    WIKIPEDIA -

    A. J. : Que pensez-vous de la guerre américaine contre l’Irak ?

    B-H. L. : Elle était moralement juste car il est moralement juste d’abattre un dictateur capable de gazer ses opposants, de les liquider par dizaines de milliers. Mais elle était politiquement périlleuse car, outre le fait que je ne crois pas au messianisme démocratique, on prenait le risque, ce faisant, de donner un tour de plus à la roue de cette fameuse guerre des civilisations qui est le rêve secret des islamistes. J’ajoute que l’Irak n’était pas la cible la plus urgente. Al Qaïda ? La bombe ? Tout cela était à Karachi plus qu’à Bagdad...

    http://www.col.fr/article.php3?id_a...

  • permalien elbé :
    15 juillet 2009 @23h11   « »

    @Sophie,

    Je ne cherchais ni à vous interpreter,ni à vous répondre.

    @Yasmina,

    Devant la mort,S.H s’est montré très digne.Interrompre brutalement sa prière m’a noué la gorge.Rire et se congratuler ensuite pour lui avoir donné la mort, ça m’a fait gerber.Respecter un adversaire à terre,tout criminel qu’il fut,voilà qui aurait été de l’honneur et de la dignité.

    Mais sans doute sommes nous toutes deux sensibles à TOUTES les humiliations,de TOUTES les personnes en position de faiblesse.Nous prêter d’autres intentions est une malveillance.

    @ anonyme,

    BHL s’il n’était pas pour la guerre contre l’Irak la trouvait toutefois moralement juste.C’est aussi une ineptie.Quant à Glucksman,bien sur qu’il avait raison pour les tchétchènes !Mais comment peut-il avoir des indignations sélectives ?Seraient -elles fonction des intérêts américains ?

  • permalien
    16 juillet 2009 @00h15   « »

    Elbé, vous ne connaissez pas la dose de souffrance que les bourreaux de Saddam ont peut être supporté pour agir ainsi. En effet, la dignité de l’homme exige que l’on respecte au moins sa mort. Quand à Saddam, il leur a montré tout le mépris dont il était capable.

    Une guerre peut être moralement juste, pour autant il peut être déconseillé de l’engager ; pour des raisons strategiques, ou humanitaires, ou autres. Concernant l’Irak, c’est simplement que BHL avait prévu ce qui est arrivé, une guerre civile qui ne dit pas son nom. En fait, il dit simplement que la solution est pire (peut être pire) que le problème.

    Glucksman comme beaucoup d’entre nous avait pitié du peuple irakien, et des kurdes, et des chiites. Les sots de mon espèce s’imaginaient que la démocratie s’exporte, c’est une erreur. Laissons les peuples vivre comme ils le désirent, ils seront capables, si nécessaire, de trouver en eux la force de résister aux tyrans. Et s’ils n ’ont pas cette force, si leur petit misérable confort est plus important que leur liberté, ce n’est pas à nous de les juger.
    _ Pour l’indépendance du Kosovo

    Ce que je veux dire, c’est que tout n’est pas tout blanc ou tout noir ; même des amis n’ont pas toujours le même avis concernant l’indépendance des peuples.
    L’Amérique ? vous faites une fixation sur l’Amérique ? quand j’étais jeune c’’était Moscou.

    Nous avons crée l’Europe pour être en opposition aux deux hégémonies, la Russie et l’Amérique, ce n’est pas pour être leur toutou. Jusqu’à preuve du contraire, ces deux la ne pensent qu’à la Justice. Leur manière de concevoir la Justice n’est peut être pas toujours la même que la votre, mais vous êtes aveuglé parce qu’ils sont sionistes.
    Il ne faut jamais se laisser aveugler par la haine, on y perd de précieux alliés.

  • permalien elbé :
    16 juillet 2009 @02h15   « »

    @ anonyme,vous dites :

    "nous avons crée l’Europe pour être en opposition aux deux hégémonies, la Russie et l’Amérique, ce n’est pas pour être leur toutou."

    Bienvenue dans mon club !Mais dans la suite de votre texte ,vous vous contredisez :

    "Jusqu’à preuve du contraire, ces deux la ne pensent qu’à la Justice. Leur manière de concevoir la Justice n’est peut être pas toujours la même que la votre, mais vous êtes aveuglé parce qu’ils sont sionistes. "

    Ma conception de la justice est simple:Elle doit être la même pour tous.
    J’avoue ne pas comprendre:qui est sioniste,La Russie et l’Amérique ?Et ai-je parlé du sionisme dans mon post sur Saddam Hussein ?C’est vous qui en faites état,ainsi que de la judaité de BHL et Glucksman.Vous y voyez un rapport avec l’Irak ? On pourrait ,pourquoi pas ,en discuter.

    Aveuglé,oui,mais par votre incohérence.

  • permalien Nathan :
    16 juillet 2009 @16h52   « »

    Quant à Osirak... Eh bien, disons que les Iraniens doivent une fière chandelle aux Israéliens d’avoir empêché Saddam de produire sa bombinette. Si Saddam avait eu la bombe, il l’aurait sûrement balancée. On a donc évité le pire.

    Au fait, à propos de Saddam, personne n’a encore mentionné le fait qu’il versait 25.000$ aux familles des terroristes qui commettaient des attentats-suicides en Israël. Il n’avait rien trouvé de mieux pour aider les Palestiniens.

  • permalien Tarek :
    16 juillet 2009 @16h59   « »

    Au fait, à propos de Saddam, personne n’a encore mentionné le fait qu’il versait 25.000$ aux familles des terroristes qui commettaient des attentats-suicides en Israël. Il n’avait rien trouvé de mieux pour aider les Palestiniens.

    Je vois pas le rapport...

    A ce jeu là, qu’ont fait vos amis Israéliens de leurs collabos libanais lorsqu’ils se retirèrent honteusement du Liban en mai 2000 ?

  • permalien elbé :
    16 juillet 2009 @17h45   « »

    "Au fait, à propos de Saddam, personne n’a encore mentionné le fait qu’il versait 25.000$ aux familles des terroristes qui commettaient des attentats-suicides en Israël. Il n’avait rien trouvé de mieux pour aider les Palestiniens."

    C’est tout à l’honneur de Saddam Hussein que d’avoir aidé financièrement les familles palestiniennes privées du soutien d’un fils,d’un père ,résistant.C’est une très belle tradition.

    Et je sais d’avance les objections face au fait kamikaze.S’il n’est pas productif quantitativement,(contrairement aux avions bombardiers)et touche des civils(,comme les avions !) ,il est le signe d’une grande détresse face à une situation bloquée.Et bloquée par qui,hein ?Alors la moralité( mal) appliquée pour un seul bord est le comble de la chutzpah.

    J’en ai assez de cette mauvaise foi constante.

  • permalien Murmure :
    17 juillet 2009 @12h54   « »

    Ce que les pays musulmans (censés être solidaires, on peut rêver !) refusent de faire. Les États Unis le font, avec un Président comme Barack Obama tout devient possible :

    Les États-Unis ont accepté d’accueillir 1.350 Palestiniens déplacés par les combats en Irak, marquant la plus importante réinstallation des réfugiés palestiniens dans le pays.

    (...)

    Un porte-parole du Département d’Etat a déclaré que les Etats-Unis répondent à un appel de l’Organisation des Nations Unies "les réfugiés, le HCR, qui a fourni une assistance à quelque 3.000 Palestiniens bloqués dans trois des camps dans le désert de la frontière syro-irakienne région.

    (...)

    Après que M. Hussein a été renversé, de nombreux propriétaires palestiniens expulsés de leurs maisons, qui sont principalement des musulmans sunnites. Chassés de Bagdad et d’autres villes, les Palestiniens ont tenté de s’enfuir vers la Syrie et la Jordanie voisine, qui accueille déjà des centaines de milliers de réfugiés palestiniens. Mais ces pays ont bloqués l’entrée, les Palestiniens déplacés ont cherché refuge dans des camps qui manquent de l’infrastructure de base et qui mettent en péril leur santé et leur sécurité, a déclaré M. Frelick.

    (...)

    Les États-Unis s’engage à accueillir le plus grand nombre de Palestiniens irakiens. La Suède, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont également rejoint l’effort, dit-il. Jusqu’ici, 24 réfugiés palestiniens ont été réinstallés aux États-Unis Les autres devraient arriver au début de 2010.

    N.B. : 2eme article sans “dictateur”, bien, on progresse...

  • permalien Afshin :
    17 juillet 2009 @13h28   « »

    Murmure :

    Ce que les pays musulmans (censés être solidaires, on peut rêver !) refusent de faire. Les États Unis le font, avec un Président comme Barack Obama tout devient possible :
    [°°°]

    L’Iran l’a déjà fait bien avant eux, tant pour la guerre d’Iraq, que celle d’Afghanistan, l’Iran est le pays ayant accueilli le plus grand nombre de réfugiés au monde actuellement.

  • permalien Murmure :
    17 juillet 2009 @13h45   « »

    L’Iran l’a déjà fait bien avant eux, tant pour la guerre d’Iraq, que celle d’Afghanistan, l’Iran est le pays ayant accueilli le plus grand nombre de réfugiés au monde actuellement.

    Et surtout a aidé Bush à envahir l’Irak et le démanteler !

  • permalien Afshin :
    17 juillet 2009 @13h58   « »

    Murmure :

    Et surtout a aidé Bush à envahir l’Irak et le démanteler !

    Et en quoi donc ??????????????????????

  • permalien Sakhra :
    17 juillet 2009 @14h31   « »

    Les 24 Palestiens, remercient infiniment M.Obama, pour avoir accepté de les accueillir aux US, reconnaissant ainsi que son pays est responsable de la destruction de l’Irak, qui était pour eux une terre d’accueil.

    Ils se permettent de lui rappeler que l’Irak de Saddam, comme tous les pays musulmans du Machrek au Maghreb a accueilli des milliers de réfugiés Palestiniens, depuis la Nakba, depuis, que leur pays a été occupé, colonisé par des israeliens venus d’ailleurs faire payer à leur peuple des crimes commis par leurs pairs, les "Occidentaux".

    Ils osent lui rappeler, que leur problème, n’est pas un problème humanitaire, mais un problème politique et que la seule solution , c’est qu’ils aient comme tous les peuples, un Etat, digne de ce nom, et que nul ne doute que cette solution, seul son pays peut l’imposer à condition de ne
    pas continuer à s’aligner sur les positions des faschistes israeliens.

    Ils le prient,enfin ,de ne pas détourner la tête sur ce qui se passe à Ghaza, toujours sous blocus, et d’exiger la levée de ce blocus,....à titre humanitaire....Obama peut le faire ?.

  • permalien Lou :
    17 juillet 2009 @15h12   « »

    Les dernières interviews de Saddam Hussein

    The Independent mardi 7 juillet 2009

    article original : "The Saddam Files : His final interviews"

    Le FBI vient juste d’être forcé à publier les enregistrements détaillant les interrogatoires
    de l’ancien président irakien. David Connett les a passés au crible

    Traduit de l’anglais par JFG-QuestionsCritiques

  • permalien Nathan :
    17 juillet 2009 @16h30   « »

    Un passage très amusant de l’interview :

    "Saddam a nié que les services secrets irakiens étaient responsables du meurtre d’opposants politiques qui avaient fui l’Irak. Interrogés sur ceux qui les avaient tués, il a répondu : "Seul Dieu le sait"."

    C’est un truc commode, Dieu. Qu’a-t-on besoin de savoir ? Lui, il sait !

  • permalien elbé :
    17 juillet 2009 @16h34   « »

    @Murmure,

    J’ai aussi un préjugé favorable à Obama,mais là,faut pas déc....er !

    La proposition d’Obama,d’accueillir quelques palestiniens,me fait penser aux dames patronnesses faisant la charité,pour soulager quelque peu leur conscience.En faire la pub,vraiment !Faudrait lui dire merci ?

    @Yasmina,

    Les raisons de l’envahissement du Koweit par Saddam Hussein,sont moins "naïfs" que celle dont vous faites état,même si cette situation (kowétiens abusant des irakiennes)fut réelle.Cette raison n’est qu’anecdotique et n’en est pas l’enjeu.

    Un article de Bruno Etienne est très intéressant et assez complet sur la génèse des conflits au moyen-orient ainsi que de leur continuation.Il s’agit avant tout d’un héritage colonial légué par les français ,les anglais qui s’étaient partagés la région.Remplacés par les nouveaux "maîtres du monde" que furent les américains et les russes,assouvissant là aussi leur rivalité.Comment on fit de Nasser,puis de Saddam ,de nouvels hitlers .Les impacts de la révolution khomeiniste etc...Article écrit en 91,après l’envahissement du Koweit par les troupes irakiennes.La suite actuelle se préfigure dans cet écrit.C’est,à mon avis ,très intéressant.Je le recommande.

    http://www.persee.fr/web/revues/hom...

  • permalien Yvan :
    17 juillet 2009 @16h55   « »
    Saddam Hussein parle dans des interviews

    Je me demande si le choix du mot "interviews" concernant les interrogatoires de Saddam Hussein est conscient, où s’il participe de l’idée un peu farfelue d’un entretien entre journaliste et d’un acrobate avant sa dernière pendaison.

    De même il serait intéressant de comprendre à quel moment par ses réponses le prisonnier a cessé d’argumenter pour sa défense, et se sachant condamné a commencé à fabuler pour la postérité.

  • permalien Nathan :
    17 juillet 2009 @16h55   « »

    Un autre commentaire intéressant :

    Les Armes de Destruction Massive

    Saddam a déclaré que le développement d’ADM était pour la défense de la souveraineté irakienne. L’Irak l’a démontré en utilisant des ADM durant la guerre Iran-Irak, alors que l’Iran avait menacé la souveraineté de l’Irak. Pourtant, l’Irak n’a pas utilisé d’ADM durant la guerre du Golfe de 1991, puisque sa souveraineté n’était pas menacée.

    Cela semble prouver que si les Israéliens n’avaient pas bombardé Osirak et si Saddam avait eu la bombe, il l’aurait vraisemblablement utilisée contre l’Iran.

  • permalien Afshin :
    17 juillet 2009 @17h45   « »

    Yvan :

    « Je me demande si le choix du mot "interviews" concernant les interrogatoires de Saddam Hussein est conscient, où s’il participe de l’idée un peu farfelue d’un entretien entre journaliste et d’un acrobate avant sa dernière pendaison. [°°°] »

    Effectivement c’est le moins que l’on puisse dire, mais peut-être que certains considèrent que les prisonniers de Guantanamo ont été eux aussi interviewés, entre deux séances d’apnée très prolongées..........

  • permalien Nathan :
    17 juillet 2009 @18h02   « »

    A propos de Guantanamo, il serait intéressant de savoir combien d’Irakiens ont été torturés et assassinés dans la prison d’Abu Graib du temps de Saddam Hussein.

    Mais je sais déjà ce qu’on va répondre : "Dieu seul le sait !".

  • permalien Afshin :
    17 juillet 2009 @18h17   « »

    Nathan :

    « A propos de Guantanamo, il serait intéressant de savoir combien d’Irakiens ont été torturés et assassinés dans la prison d’Abu Graib du temps de Saddam Hussein. [°°°] »

    Quel rapport ? Ca te semble peut-être une raison pour faire pareil ?

  • permalien Thomas73 :
    17 juillet 2009 @18h42   « »

    Très intéressant rapport de Human Rights Watch sur la répression en Iran :
    http://www.hrw.org/fr/news/2009/07/...

  • permalien Murmure :
    17 juillet 2009 @19h42   « »

    @elbé :

    J’ai aussi un préjugé favorable à Obama,mais là,faut pas déc....er !

    La proposition d’Obama,d’accueillir quelques palestiniens,me fait penser aux dames patronnesses faisant la charité,pour soulager quelque peu leur conscience.En faire la pub,vraiment !Faudrait lui dire merci ?

    Les “quelques palestiniens” sont en nombre de 3000 personnes vivant dans des conditions précaires :

    Plus de 3 000 réfugiés palestiniens se trouvent actuellement coupés du reste du monde ; ils vivent dans des conditions très difficiles et n’ont pas accès à une aide humanitaire suffisante.

    En mars 2008, des délégués d’Amnesty International ont rencontré des réfugiés palestiniens ayant échoué dans le camp d’Al Tanf, situé dans le no man’s land entre l’Iraq et la Syrie.

    Le camp d’Al Tanf est une étroite bande de terre sèche et poussiéreuse coincée entre un mur de béton et la route principale reliant Bagdad et Damas. Les températures y atteignent 50 °C en été et passent en dessous de zéro en hiver. Des centaines de réfugiés palestiniens qui fuient l’Irak où ils ont longtemps résidé vivent dans ce camp. Les Palestiniens font partie des principales victimes de violences, notamment d’homicides motivés par l’intolérance religieuse.

    Connaissez vous beaucoup de pays qui se soucient de ces réfugiés ?
    Qui se se soucient du sort des ex détenus de Guantánamo ?

    Alors que ces pays sont tout autant coupables que les États Unis.

    Pays ayant un rôle actif et significatif dans le soutien logistique, politique et armé : l’Australie, la Bulgarie, la Corée du Sud, le Danemark, l’Espagne jusqu’en mars 2004 (retrait des troupes suite aux élections législatives), les États-Unis, la Hongrie, l’Italie, le Japon, la Lituanie, les Pays-Bas, les Philippines, jusqu’en juillet 2004 (désengagement suite à l’exécution d’un otage philippin), la Pologne (fin d’engagement officielle le 4/10/2008), le Portugal, la Roumanie, le Royaume-Uni, la République tchèque, la Slovaquie, la Turquie, l’Ukraine.

    (Source : Wikipedia)

    Cette charité dont vous parlez a valu à Obama d’être définitivement considéré comme l’Antichrist et antisémite de surcroit.

    Dire Merci ! Non, Ben voyons, Non. Mais juste le signaler. Cela en vaut la peine, pour ces 3000 êtres humains. Dont tout le monde se fout.

    Avez vous, vu ou entendu, une ligne, une bribe, dans les médias traditionnels, pour parler de pub ?

    Mais tapez sans cesse, à tort et à travers, être américanophobe jusqu’à l’os, oui.

    C’est la règle d’or.

    Croyez vous que l’Amérique peut se sentir un jour coupable et essayer de faire amende honorable ? Absoudre ces erreurs ? Croyez vous vraiment cela !

    Je peux vous assurer qu’elle a des enjeux bien plus important que cela.

  • permalien Murmure :
    17 juillet 2009 @19h46   « »

    @elbé :

    J’ai aussi un préjugé favorable à Obama,mais là,faut pas déc....er !

    La proposition d’Obama,d’accueillir quelques palestiniens,me fait penser aux dames patronnesses faisant la charité,pour soulager quelque peu leur conscience.En faire la pub,vraiment !Faudrait lui dire merci ?

    Les “quelques palestiniens” sont en nombre de 3000 personnes vivant dans des conditions précaires :

    Plus de 3 000 réfugiés palestiniens se trouvent actuellement coupés du reste du monde ; ils vivent dans des conditions très difficiles et n’ont pas accès à une aide humanitaire suffisante.

    En mars 2008, des délégués d’Amnesty International ont rencontré des réfugiés palestiniens ayant échoué dans le camp d’Al Tanf, situé dans le no man’s land entre l’Iraq et la Syrie.

    Le camp d’Al Tanf est une étroite bande de terre sèche et poussiéreuse coincée entre un mur de béton et la route principale reliant Bagdad et Damas. Les températures y atteignent 50 °C en été et passent en dessous de zéro en hiver. Des centaines de réfugiés palestiniens qui fuient l’Irak où ils ont longtemps résidé vivent dans ce camp. Les Palestiniens font partie des principales victimes de violences, notamment d’homicides motivés par l’intolérance religieuse.

    Connaissez vous beaucoup de pays qui se soucient de ces réfugiés ?
    Qui se se soucient du sort des ex détenus de Guantánamo ?

    Alors que ces pays sont tout autant coupables que les États Unis.

    Pays ayant un rôle actif et significatif dans le soutien logistique, politique et armé : l’Australie, la Bulgarie, la Corée du Sud, le Danemark, l’Espagne jusqu’en mars 2004 (retrait des troupes suite aux élections législatives), les États-Unis, la Hongrie, l’Italie, le Japon, la Lituanie, les Pays-Bas, les Philippines, jusqu’en juillet 2004 (désengagement suite à l’exécution d’un otage philippin), la Pologne (fin d’engagement officielle le 4/10/2008), le Portugal, la Roumanie, le Royaume-Uni, la République tchèque, la Slovaquie, la Turquie, l’Ukraine.

    (Source : Wikipedia)

    Cette charité dont vous parlez a valu à Obama d’être définitivement considéré comme l’Antichrist et antisémite de surcroit.

    Dire Merci ! Non, Ben voyons, Non. Mais juste le signaler. Cela en vaut la peine, pour ces 3000 êtres humains. Dont tout le monde se fout.

    Avez vous, vu ou entendu, une ligne, une bribe, dans les médias traditionnels, pour parler de pub ?

    Mais tapez sans cesse, à tort et à travers, être américanophobe jusqu’à l’os, oui.

    C’est la règle d’or.

    Croyez vous que l’Amérique peut se sentir un jour coupable et essayer de faire amende honorable ? Absoudre ces erreurs ? Croyez vous vraiment cela !

    Je peux vous assurer qu’elle a des enjeux bien plus importants que cela.

  • permalien Sakhra :
    17 juillet 2009 @20h54   « »

    L’accord du 11 Mars 1970 entre Saddam et Barzani

    Ces accords prévoyaient d’accorder une autonomie politique aux Kurdes, avec une période transitoire de 4 ans.

    D’après Paul Balta,"cet accord a été refusé par les Kurdes et Mustapha Barzani lui-même lui aurait confié que les US, l’Iran du Shah et Israel l’avaient dissuadé d’accepter cet accord,en espérant que les Kurdes déclencheraient une guérilla."

    Et, en effet, en 1972,Saddam a nationalisé la compagnie pétrolière l’Irak Petroleum Company. La même année, il signe un traité d’amitié avec l’URSS.

    C’est alors que s’ élabore la "Doctrine Nixon" pour la stabilité régionale indispensable pour l’approvisinnement en pétrole :la stratégie des "deux piliers" (Kissinger et Nixon).Il s’agit de s’allier et de s’appuyer sur les Séoudiens et sur l’Iran du Shah, contre l’Egypte et l’Irak.

    En mai 1972, Nixon et Kissinger proposent au Shah un marché : il aura toutes les armes et l’argent et en contre partie, le Shah devra armer et encourager les Kurdes irakiens à se soulever contre Saddam.Marché conclu facilement du fait qu’il y avait un contentieux qui date depuis l’Empire Ottoman concernant les frontières entre les deux pays.

    Le mouvement de résistance kurde armé et soutenu par le Shah reprend en 1974 et l’accord de 1970 est enterré..

    En 1975, lors du premier sommet des chefs d’Etat de l’Opep à Alger, et grace à la médiation de Boumédième , un accord est signé par Saddam et le Shah d’Iran, qui enterre l’accord de la "doctrine Nixon" : le Shah s’engage à ne plus soutenir les Kurdes et Saddam s’engage à reconnaitre une frontière délimitée d’un commun accord.Cet accord d’Alger est signé également par l’Algérie, qui est chargée de son exécution.

  • permalien Sakhra :
    17 juillet 2009 @21h04   « »

    Suite,

    Ala suite de cet accord, 40.000 réfugiés Kurdes sont expulsés par le Shah .Une répression féroce est alors menée par Saddam contre la résistance Kurde.

    Mustapha Barzani a supplié et demandé l’ intervention de Nixon et Kissinger, les Américains ne l’ont pas entendu et ont laissé faire.

    Mustapha Barzani, aurait déclaré ,avant sa mort en exil à Washington, : "la plus grande erreur de ma vie a été de faire confiance aux Américains."

    Saddam aurait pu dire la même chose....

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