Le Monde diplomatique
Accueil du site > Echos d’Afrique > Etats-Unis - Afrique : après le pétrole, l’agriculture

Etats-Unis - Afrique : après le pétrole, l’agriculture

jeudi 13 août 2009, par Jean-Christophe Servant

La tournée africaine de la secrétaire d’Etat américaine aura été marquée par la franchise du discours : il ressort de cette visite, qui se terminera au Cap-Vert après être passée par six autres pays d’Afrique subsaharienne, que les Etats-Unis ont aujourd’hui tout autant besoin du continent que celui-ci a besoin de l’Amérique. Même si Hillary Clinton a toujours désamorcé la question de la concurrence avec la Chine lors de ses points presse, il est évident que ce paramètre pousse Washington à accélérer l’instauration d’une « nouvelle ère de relations » avec le continent africain. A condition, aura-t-il été régulièrement répété durant ce voyage, que les partenaires privilégiés des Etats-Unis accélèrent leurs réformes destinées à fluidifier la vie politique et les échanges commerciaux.

En Angola, au Nigeria, géants pétroliers dirigés par des élites prévaricatrices, et bordés par un Golfe de Guinée dont l’Amérique tire désormais 15% de son approvisionnement pétrolier, Mme Clinton a rappelé que les relations bilatérales ne pourraient être renforcées sans transparence, évolutions constitutionnelles, organisation d’élections libres et lutte contre la corruption. Ce même discours de fermeté a été tenu à l’égard du nouveau gouvernement sud-africain. Pretoria, en froid avec la précédente administration américaine, a besoin de la nouvelle équipe pour peser davantage au sein des institutions financières internationales. La Maison Blanche compte sur Jacob Zuma pour se montrer plus persuasif à l’encontre de son homologue zimbabwéen Robert Mugabe, et plus souple à l’égard de l’Africom, toujours à la recherche d’un pays hôte pour son quartier général. A l’issue du passage en République démocratique du Congo (RDC), l’hypothèse que ce pays puisse accueillir le commandement américain est redevenue probable.

Les observateurs ont noté que la tournée africaine de Mme Clinton a sciemment évité de s’arrêter chez les puissances intermédiaires, qui étaient jadis privilégiés par l’administration de son mari. Les géants d’Afrique ont été préférés au Rwanda, à l’Ethiopie, à l’Ouganda. L’organisation de ce voyage doit beaucoup au sous-secrétaire d’Etat aux affaires africaines, M. Johnnie Carson, ainsi qu’aux cercles africains-américains qui tissent depuis le début des années 2000 des réseaux d’influence avec la nouvelle génération de chefs d’Etat africains. L’administration de George W. Bush avait déjà ouvert la voie mêlant morale et pragmatisme. Celle de Barack Obama entend bien l’élargir. Une préoccupation jusqu’alors marginale est apparue dans le logiciel Afrique employé par son équipe : les denrées agricoles.

Nouvelle frontière des fonds d’investissements internationaux (voir David Stevenson, « Into Africa », Financial Times, 17 juillet 2009) et des pays émergents (« Outsourcing’s Third Wave », The Economist, 21 mai 2009), les terres arables du continent mobilisent et font vivre deux tiers de sa population. 80% des exploitations agricoles d’Afrique subsaharienne font moins de 2 hectares. Pour Washington, les émeutes de la faim de 2008 ont renforcé l’urgence d’entreprendre en Afrique une nouvelle révolution verte, l’Agra, avec l’aide des grandes fondations philanthropiques, des majors de l’industrie agro-alimentaire et des agences paragouvernementales telles que l’Usaid.

La « sécurité alimentaire », avec ou sans OGM ?

Cette question de la sécurité alimentaire, qui n’a cessé d’être ressassée tout au long de ce déplacement de onze jours, a été longuement développée lors de l’étape kenyane, alors que Nairobi accueillait le 8e Forum sur la coopération commerciale et économique entre les Etats-Unis et l’Afrique subsaharienne (Agoa). Les méthodes que propose Washington pour s’attaquer à cette problématique ont là aussi le mérite de la clarté et de la franchise. « Il ne suffit pas de donner à manger aux Africains, il faut les aider à produire eux-mêmes leur nourriture », a affirmé Tom Vilsak, secrétaire d’Etat américain à l’agriculture, lors de son passage à l’Institut kenyan de recherche en agriculture (Kari).

Le Kari est soutenu par Syngenta et la Fondation Rockefeller, rappelle le site Inf’OGM, association de veille sur les OGM (Christophe Noisette, « Les portes d’entrée des OGM en Afrique », octobre 2005). L’institut procède à des essais en plein champ de maïs transgéniques, dans le cadre d’un programme plus vaste appelé « Maïs Résistant aux Insectes pour l’Afrique » (Insect Resistant Maize for Africa - IRMA). Depuis l’échec d’un programme expérimental de pommes de terre douces transgéniques, financé par Monsanto (« Monsanto’s showcase project in Africa fails », New Scientist, 7 février 2004), il est aussi particulièrement dans la ligne de mire des militants anti-OGM. Le Kari est en effet considéré comme la vitrine d’un pays devenu « la cible africaine des défenseurs des biotechnologies végétales qui investissent directement dans de nouvelles institutions, délibérément ouvertes à leur innovation ».

En avril 2008, à Johannesburg, l’International Assessment of Agricultural Science and Technology for Development (IAASTD [1]) rendait un rapport amenant à repenser l’agriculture de demain. Il avait confronté pendant quatre ans les points de vue de quatre cents experts internationaux chargés de définir les voies que devrait suivre la recherche agronomique pour relever le défi alimentaire des prochaines décennies. Le rapport de l’IAASTD est le fruit d’un processus assez similaire à celui suivi – pour l’analyse du changement climatique – par le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Dans le résumé analytique du rapport de synthèse (PDF), il est noté que « les moteurs les plus puissants de la recherche-développement dans la biotechnologie, tels que les cadres relatifs aux droits de propriété intellectuelle, déterminent quels produits seront mis sur le marché. Bien que cela attire l’investissement dans l’agriculture, cela peut également concentrer les ressources agricoles entre les mains d’un petit groupe. Le fait de se concentrer sur la biotechnologie moderne, sans fournir un soutien adéquat à d’autres recherches agricoles, peut se traduire par une modification des programmes d’enseignement et de formation et une réduction du nombre de spécialistes dans d’autres sciences agricoles fondamentales. Cette situation risque de se perpétuer, puisque ce sont les étudiants d’aujourd’hui qui définiront les cadres d’éducation et de formation de demain.

L’utilisation des brevets relatifs aux transgènes pose d’autres problèmes ; dans les pays en développement en particulier, des instruments tels que les brevets peuvent accroître les coûts et réduire les activités d’expérimentation des agriculteurs ou des chercheurs du service public, tout en risquant par la même occasion de décourager les pratiques locales qui améliorent la sécurité alimentaire et sa viabilité économique. On craint en particulier que les instruments en place relatifs aux droits de la propriété intellectuelle n’entravent à terme la conservation des semences ainsi que l’échange, la vente et l’accès aux matériaux brevetés dont les chercheurs indépendants ont besoin pour effectuer leurs analyses et expériences sur les impacts ».

Le rapport de synthèse a été approuvé par 59 des 63 Etats représentés au sein de l’IAASTD. Etats-Unis, Australie, Canada et Royaume-Uni ont indiqué « ne pas pouvoir [l’]approuver complètement ». Mais, dans une déclaration liminaire, ces pays ont apporté leur soutien à la démarche engagée. La discussion a achoppé sur la question du rôle des organismes génétiquement modifiés. L’organisation Crop Life International, qui regroupe des entreprises comme Monsanto et Syngenta, s’est ainsi retirée de la discussion en octobre 2007. Le processus n’en a pas moins continué, conduisant à une « vision de compromis entre deux visions dures de l’agriculture : celle qui place la technologie au centre de tout progrès et celle privilégiant les savoirs locaux », selon Marianne Lefort, agronome et coauteure d’un des rapports.

Au Kenya, interrogé sur les règles de sécurité et de sûreté concernant les 6 400 produits que les pays d’Afrique subsaharienne peuvent exporter sans payer de taxes vers les Etats-Unis dans le cadre des accords Agoa, Tom Vilsack a précisé : « De la même manière que des agriculteurs d’ici m’ont dit qu’ils n’avaient pas très envie de tester de nouvelles semences, parce que, par le passé, on leur a donné des semences de mauvaise qualité... de la même manière, si un produit est importé aux Etats-Unis alors qu’il est dangereux pour la santé, cela devient difficile de convaincre les acheteurs. » (« Afrique : les Etats-Unis appelés à assouplir la réglementation commerciale », Integrated Regional Information Networks, 6 août 2009.) Ancien gouverneur de l’un des greniers américains, l’Etat de l’Iowa, M. Vilsack est connu pour être proche des sociétés américaines spécialisées dans les biotechnologies végétales.

Après le pétrole sous l’ère Bush, il faudra désormais lire les nouvelles relations Amérique-Afrique à l’aune de l’attrait grandissant qu’exerce l’agriculture du continent sur les entreprises américaines. « Bien sûr, les intérêts américains ne sont pas seulement motivés par l’altruisme », notait Louise Redvers, de l’agence Inter Press Service, lors de l’étape de Mme Clinton en Angola (« U.S.-Africa : Clinton Backs Agricultural Development », 11 août 2009). La puissance pétrolière lusophone est désormais engagée dans la diversification de son économie et la reconquête de ses terres arables laissées à l’abandon durant les décennies de guerre civile. L’IPS souligne qu’en Angola, « les géants de la banane Chiquita et Dole Food envisagent de développer des plantations destinées au marché européen ». Heather Ranck, du département américain du commerce, se félicite : « D’un point de vue américain, c’est un bon timing (…). Beaucoup de marchés traditionnels pour les machines-outils américaines ont été affectés par la crise du crédit. L’Angola nous offre de nouvelles opportunités. »

Notes

[1] En français : Evaluation internationale des sciences et technologies agricoles au service du développement (EISTAD).

12 commentaires sur « Etats-Unis - Afrique : après le pétrole, l’agriculture »

  • permalien Anonyme 13 :
    14 août 2009 @12h38   »

    Très intéressant. Et douloureux.

    En effet, après quelques siècles de monopole européen sur l’économie africaine, voilà l’Afrique enfin libre de commercer avec l’Amérique, c’est vraiment la panacée !

    Petit témoignage perso :

    Une copine américano-ivoirienne chantait les louanges de l’ouverture de ses deux pays au marché, et le début d’un éloignement avec la France, qu’elle souhaitait de tout son coeur.

    Je lui disais contrit, que si le colonialisme et le "néo-colonialisme" français en Côte d’Ivoire devait cesser, les Etats-Unis n’allaient certainement pas être uniquement de généreux donateurs (et de lui rappeler que la France continuait d’être le premier donateur au Continent noir, de toutes les façons).

    Et maintenant les Américains s’acharnent à vouloir faire entrer les OGM... Peuvre Afrique, pauvre monde... Misère !

    Mais, soyons pragmatiques :

    « D’un point de vue américain, c’est un bon timing (…). Beaucoup de marchés traditionnels pour les machines-outils américaines ont été affectés par la crise du crédit. L’Angola nous offre de nouvelles opportunités. »

  • permalien Sakhra :
    14 août 2009 @16h23   « »

    "Ce même discours de fermeté a été tenu à l’égard du nouveau gouvernement sud-africain. Pretoria, en froid avec la précédente administration américaine, a besoin de la nouvelle équipe pour peser davantage au sein des institutions financières internationales. La Maison Blanche compte sur Jacob Zuma pour se montrer plus persuasif à l’encontre de son homologue zimbabwéen Robert Mugabe, et plus souple à l’égard de l’Africom, toujours à la recherche d’un pays hôte pour son quartier général. A l’issue du passage en République démocratique du Congo (RDC), l’hypothèse que ce pays puisse accueillir le commandement américain est redevenue probable."

    Les 11 et 12 aoùt, s’est tenu à TAMANRASSET (Algérie)une réunion regroupant les chefs militaires des pays du Sahel, dans "le cadre des relations du renforcement des relations de coopération militaire et sécuritaire".Il s’agit de l’Algérie, de la Maurétanie, du Mali, et du Niger, en l’absence de la Lybie, dont on ne sait jamais, quels intérêts , son régime défend.

    Il s’agit pour ces pays, d’organiser une défense commune contre le banditisme et le "terrorisme", pour ne pas permettre aux puissances étrangères de s’nstaller militairement sur le continent Africain, (les US).

    Après avoir "fabriqué" une branche d’Al-Qaida Maghreb, avec la complicité de certains régimes, les US avaient programmé d’installer l’Africom" dans le Sahel, en promettant une aide économique, quelle générosité !

    Or comme par hasard, le Sahel (comme l’Afghanistan), est un carrefour nécessaire pour faire passer oléoducs et gazoducs, pour les ressources pétrolières et gazières vers les US, à partir des pays Africains , riches de ces matières.

    Jusqu’à présent, aucun pays du Sahel n’a accepté d’être le siège de cette base militaire US, ni aucun pays du Continent Africain.Les US reviennent à la charge, Obama d’abord, Clinton ensuite : "recoloniser l’Afrique ?", pour son pétrole, son gaz, ses matières premières, tout le reste n’est que bavardage : les US préfereront avoir affaire à des chefs d’Etat Africains "dociles", car les chefs d’Etat africains, s’ils venaient à représenter réellement les intérêts de leurs peuples, n’accepteraient, ni agriculture avec les OGM ou pas, n’accepteront pas de base militaire, qui mettra un terme à leur souverainté...

    La "République Démocratique du Congo", serait prête à accueillir l’Africom !!!

    Dieu Tout Puissant, Faites que Patrice Lumumba, ne soit pas assassiné une deuxième fois, par les mêmes assassins, lui, le Pur, l’intègre, que la CIA a assassiné d’une façon atroce. !!!

  • permalien K. :
    15 août 2009 @17h41   « »

    Daniel Volman est directeur de l’African Research Project à Washington.

    « Les Etats Unis viennent-ils pour faire la paix ou alimenter la guerre en Afrique ? » se demandait l’auteur dans le premier article qui date du mois d’Avril dernier. (voir aussi combien certains dirigeants africains voient les accords sécuritaires avec les Etats-Unis comme une aubaine pour renvoyer aux calendes grecques tout programme de démocratisation et de développement réels)

    Dans le second, du 13/08/2009, l’auteur semble, au vu des dernières décisions de l’Administration Obama, malheureusement retenir la deuxième option.

    Nous ne pouvons que nous demander ce que Barack Obama a pensé des jeux de guerre [des simulations de guerre visant à apprédender les “crises menaçant la sécurité des Etats-Unis” sont annuellement tenues par l’armée US, l’année 2008 ayant vu pour la première l’Afrique comme théatre de guerre virtuelle] et quelles sont les leçons qu’il a retenues du briefing du général Casey [sur les dites simulations].

    On aurait pu espérer que Obama aurait une appréciation différente, en particulier du danger, sinon de la complète absurdité, de poursuivre la stratégie d’intervention militaire américaine unilatérale en Afrique initiée par le secrétaire de la défense Robert Gates qui a été maintenue à son poste par le Président Obama quand il a pris ses fonctions, et le Général Casey, qui a également gardé son travail sous la nouvelle administration.

    Mais le Président Obama a décidé à la place d’augmenter les opérations d’Africom sur tout le continent. Il a proposé un budget pour l’exercice budgétaire 2010 qui fournira une aide sécuritaire accrue à des gouvernements répressifs et antidémocratiques de pays riches en ressources comme le Nigéria, le Niger, le Tchad, la Republique Democratique du Congo, et aux pays qui sont des alliés militaires essentiels des Etats-Unis comme l’Ethiopie, le Kenya, Djibouti, le Rwanda et l’Ouganda.

    Et il a choisi en réalité d’accroitre l’intervention militaire des États-Unis en Afrique, la façon la plus flagrante étant, [“Ironie de l’Histoire”], la fourniture d’armes et d’un entrainement militaire au gouvernement fédéral transitoire menacé de la Somalie, en tant qu’élément de son effort à faire de l’Afrique un champ de bataille central dans la " guerre globale contre le terrorisme."

    Ainsi il est clairement illusoire de croire que le fait qu’il ait pris connaissance des vrais risques d’une telle stratégie révélée par ces scénarios hypothétiques lui a donné une meilleure appréciation des risques que la stratégie englobe.

  • permalien Sakhra :
    15 août 2009 @22h43   « »

    La presse algérienne a rapporté que l’Algérie a refusé la la participation des US et de la France à la réunion des Chefs militaires des Pays du Sahel tenue les 11 et 13 aout derniers.

    Le Pentagone avait demandé sa participation, suivie de celle de la France, qui a de gros intérêts dans la région, et notamment au Niger, pour l’uranium.

    Pas d’autres précisions pour le moment, sauf que Obama n’a pas cru devoir adresser ses félicitations au Président Algérien, réelu pour la 3ème fois, après avoir modifié la Constitution.A rappeler que ce dernier se targuait d’être l’ami de Bush.....

    la France à la réunion des Chefs militaires des Pays du Sahel tenue les 11 et 13 aout derniers.

  • permalien Tony Busselen :
    16 août 2009 @06h24   « »

    Lors de son interview le 3 avril par le New York Times, Kabila a clairement répondu sur la question suivante :

    Q : What do you think about Africom (the new American military Africa command) ? Any interest in hosting a base here ?

    A : Creating a base in the Congo is out of the question. We don’t believe the Congo should be the base for anybody or any power, not at all. But we do have a plan for the American government to train some of our troops.

    source : http://www.nytimes.com/2009/04/04/w...

  • permalien Sakhra :
    16 août 2009 @11h15   « »

    @ Tony

    L’interview de Kabila date d’Avril 2.009, et c’est vrai qu’à cette époque, aucun pays Africain ne voulait d’une base américaine sur le continent, l’Afrique du Sud notamment a été très mobilisée et a mobilisé les autres pays pour s’opposer à l’installation de l’Africom.

    Qu’en est-il aujourd’hui ?

  • permalien malik :
    16 août 2009 @22h22   « »

    je commence a comprendre pourquoi toute production agricole est souvent brulée en Afrique .

  • permalien K. :
    28 août 2009 @21h32   « »

    L’ONU fait la promotion du projet Africom au Congo (via la publication d’un article d’un média congolais) :

    Une aubaine cependant [pour la sécurité du Kivu] : le flirt avec Africom, le Commandement américain pour l’Afrique, devra être transformé en assurance sécuritaire. Donc, plus de tergiversation pour formaliser la coopération d’Etat à Etat avec Washington en matière de sécurité. Personne, en RDC, ne doute de nombreux avantages qui découlent d’une telle coopération.

    D’ores et déjà, l’accueil d’Africom sur des bases congolaises constituera l’arme décisive de dissuasion pour tous les trouble-fêtes qui écument les sites miniers de deux Kivu. Il n’y a pas que des trafiquants qui se sentiraient inquiétés. Il y a aussi et surtout les envahisseurs (FDLR et LRA) venus du Rwanda et de l’Ouganda. Même Al Qaida réfléchirait deux fois avant de s’y aventurer.

  • permalien K. :
    28 août 2009 @21h49   « »

    Selon “Le Potentiel” les Etats-Unis est africain :

    Après la dissolution du 43ème BIMA d’Abidjan au mois de juin 2009, l’armée française ne devrait conserver qu’une seule base permanente sur l’Atlantique, Dakar ou Libreville. En définitive, cette redéfinition des accords de défense entre la France et l’Afrique relance le débat sur la fin de l’hégémonie occidentale en Afrique et la nécessité de la formation d’une armée panafricaine forte.

  • permalien K. :
    3 avril @14h11   « »

    POLITIQUE : Obama étend la participation militaire en Afrique
    Analyse par Daniel Volman, (extraits 1/2)

    WASHINGTON, 2 avril, 2010 (IPS) - Lorsque le Président Barack Obama a pris ses fonctions en Janvier 2009, il était largement attendu qu’il changerait, voire inverserait, les politiques de sécurité militarisées et unilatérales qui avaient été poursuivies par l’administration de George W. Bush en Afrique et d’autres parties du monde.

    Après un an d’exercice, toutefois, il est clair que l’administration Obama suit essentiellement la même politique qui a guidé la politique militaire américaine en Afrique et ce depuis plus d’une décennie. En effet, l’administration Obama cherche à élargir encore plus les activités militaires américaines sur le continent.

    Concernant l’exercice budgétaire 2011, parmi ses demandes en faveur des programmes d’assistance sécuritaire pour l’Afrique, l’administration Obama demande 38 millions de dollars afin de financer l’achat d’armes américaines par les pays africains, dans le cadre du programme “Foreign Military Financing”.

    L’administration demande également 21 millions de dollars pour le Programme “Formation et Education Militaire Internationales” afin d’apporter des officiers africains aux États-Unis, et 24,4 millions de dollars pour les programmes d’assistance anti-terrorisme en Afrique.

    L’administration Obama a également pris un certain nombre d’autres mesures pour élargir la participation militaire des États-Unis en Afrique.

    (..)

  • permalien K. :
    3 avril @14h14   « »

    Obama étend la participation militaire en Afrique
    Analyse par Daniel Volman * (extraits 2/2)

    Cette implication militaire croissante des Etats-Unis en Afrique reflète le fait que la contre-insurrection est redevenue l’un des principaux éléments de la stratégie de sécurité des États-Unis.

    Cela apparaît clairement dans la nouvelle revue quadriennale de la Défense (QDR) publié par le Pentagone en Février.

    Selon la QDR,..

    « ..les forces américaines travailleront avec les forces militaires des pays partenaires pour renforcer leurs capacités de sécurité intérieure, et coordonneront ces activités avec celles d’autres organismes gouvernementaux des États-Unis qui travaillent pour renforcer les capacités civiles, privant ainsi les terroristes et les insurgés de bases de repli.

    « Pour des raisons de légitimité politique ainsi que de pure nécessité économique, il n’existe aucun substitut à la présence de forces professionnelles locales de sécurité, motivées à protéger les populations menacées par les insurgés et les terroristes qui se trouvent en leur sein. »

    Comme l’indique clairement la QDR, ceci est destiné à éviter la nécessité d’une intervention militaire américaine directe :

    « Les initiatives qui utilisent un nombre plus petit de forces américaines et insistent sur le leadership du pays hôte sont généralement préférables à des campagnes de contre-insurrection de grande envergure. En insistant sur le leadership du pays hôte et en employant un nombre modeste de forces américaines, les États-Unis peuvent parfois éviter la nécessité de campagnes de contre-insurrection de grande envergure."

    Ou, comme le dit un haut responsable militaire américain affecté à l’Africom cité dans un article récent de la revue “U.S. Air University’s Strategic Studies Quarterly”, "Nous ne voulons pas que nos gars y aillent et se fassent zigouiller... Nous voulons que les Africains y aillent"

    (..)

  • permalien viajero :
    13 mai @16h07   «

    Clinton, Etat Unis, Ils sont les marionnettes du Israel :

    http://www.newyorker.com/reporting/...

Ajouter un commentaire