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Vol de drones sur l’Afpak

mardi 18 août 2009, par Philippe Leymarie

Les drones ou UAV (Unmanned aerial vehicles, « engins volants sans humains ») sont l’armement-vedette de la coalition internationale réunie en Afghanistan sous les couleurs de l’OTAN et des USA. La suspension officielle des opérations de la Force d’assistance à la sécurité de l’Afghanistan (ISAF), le temps des élections, n’a pas mis au chômage ces engins, devenus un « must » en matière de reconnaissance, observation, voire « éclairage » des cibles. Des drones américains opèrent également au Pakistan, où ils ont été engagés ces derniers mois dans une campagne controversée « d’assassinats ciblés »…

Derniers faits connus : l’élimination il y a presque deux semaines, par un tir de drone, dans son bastion du Waziristan du Sud, une zone tribale frontalière, de Baïtullah Mehsud, considéré par Washington comme le principal "intermédiaire" entre Al-Qaïda et les talibans pakistanais, alliés à leurs pairs afghans. Ou encore, le 12 mars dernier, le tir de deux missiles tirés depuis un avion sans pilote américainn dans le même district tribal du Waziristan du Sud, qui a tué 7 à 8 combattants islamistes, ou supposés tels. Trois jours auparavant, un drone avait également pulvérisé un groupe de rebelles dans ce même secteur proche de la frontière afghane.

En un an, une cinquantaine de missiles ou salves de missiles de l’US Air force ou de la CIA tirés en territoire pakistanais auraient ainsi coûté la vie à environ quatre cents cinquante combattants, et à un nombre indéterminé de civils. Mais la moitié des vingt cadres les plus importants d’Al-Qaida réfugiés dans les zones tribales du Pakistan auraient ainsi été éliminés.

Ces raids de drones, qui ont suscité des protestations régulières des autorités pakistanaises pour violation de leur souveraineté, ne sont jamais ni confirmés, ni démentis par Washington, qui évite d’en communiquer les raisons, circonstances, et bilans. Durant la campagne pour l’élection présidentielle aux Etats-Unis, le candidat démocrate Barack Obama avait promis de s’en prendre à ces bases arrières des talibans afghans, avec ou sans l’assentiment du gouvernement pakistanais, rappelle Steve Weissman : cela avait valu au sénateur Obama une réplique de l’autre candidate démocrate, Mme Hilary Clinton, aujourd’hui en charge de la diplomatie américaine.

« Obama dances with drones », écrit Weissmann, qui s’appuie sur des informations du New York Times et du Washington Post selon lesquelles l’accord tacite ou virtuel donné l’an dernier aux Américains par le président pakistanais de l’époque, Pervez Moucharraf, est endossé dans la pratique par son successeur, le président Zardar, même s’il affecte de s’en offusquer. L’impopularité de ces frappes secrètes est donc imputée aux seuls Américains…

Noria des Predator

Nés dans le sillage de la « guerre de l’information » et de la doctrine du « zéro mort » suite aux guerres perdues du Vietnam et du Cambodge, expérimentés notamment au Kosovo dans les années 1990 par les forces de l’OTAN, les drones font désormais partie de la panoplie « normale » des forces américaines, qui disposent aujourd’hui de 5 500 engins d’observation ou de combat de type UAV, de tous types et volumes, soit trente fois plus qu’en 2001. Les caractéristiques de ces matériels – absence d’équipage embarqué, discrétion, endurance, observation tous temps, et attaque de cibles – sont en passe de provoquer une mutation profonde dans les techniques de guerre, et dans la structure des armées de l’air.

Une noria de drones Predator et Reaper, armés de missiles Hellfire, opèrent dans le ciel afghan, à partir notamment des bases de Bagram ou Kandahar. Au total, l’US Air force et l’US Army disposent en Afghanistan comme en Irak d’une panoplie de trente-cinq types d’appareils, depuis l’engin tactique léger, au service d’une petite unité d’infanterie, qui aide à « voir derrière la colline », jusqu’aux machines proches de l’envergure d’un avion de ligne, capables de surveiller tout un secteur, voire une région, et d’« engager » si nécessaire des objectifs. Des engins particulièrement adaptés à ce type de guerre sans front, à ces opérations de surveillance et de contrôle de zone qui sont le propre de l’actuel conflit en Afghanistan.

Le site de l’US Air Force rapportait il y a quelques mois que son « Global Hawk » n° 3 – le plus gros drone de guerre existant – venait de regagner sa base de Wright-Patterson après un déploiement de trois ans en Afghanistan et en Irak, avec à son actif 250 sorties dont les trois quarts en configuration de combat, des dizaines de milliers de photos, et 4 800 heures de vol…

Guerre par procuration

Parmi les atouts les plus couramment cités :

- la possibilité, pour le stratège comme pour le tacticien, de « garder un œil sur le champ de bataille », à plusieurs échelles ;
- le survol permanent à haute altitude (jusqu’à 24 heures à 6 000 mètres pour le Harfang franco-israélien, 40 heures à 15 000 mètres pour un Predator américain, 100 heures pour le nouvel Orion Hall), à partir d’un poste d’observation quasiment fixe (à la différence du satellite qui balaie rapidement, de loin, et par intermittence) ;
- les notions de risque, fatigue, temps de vol, accélération, capacité en carburant, crash, blessure, otage etc. qui ne sont plus déterminantes en l’absence d’un pilote ;
- le raccourcissement de la chaîne de renseignement et de commandement ;
- le coût moindre de l’investissement (et du risque !) en matériel, formation, etc.
- un effet dissuasif, pour les combattants et les populations, qui se sentent surveillés…

En revanche, sur un plan plus « politique », l’usage de drones introduit des pratiques nouvelles et dangereuses. Ces engins sont manipulés à distance par des opérateurs plus assimilables désormais à des contrôleurs de vol, des spécialistes du renseignement, ou des informaticiens, qu’à de véritables pilotes.

« L’opérateur déporté est maintenant hors du champ d’affrontement, mais susceptible de délivrer des armes avec toutes les conséquences qui en découlent, analyse le général Michel Asencio, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche stratégique, évoquant « la place de l’homme dans la boucle » [1] : « Les enseignements des conflits récents montrent, par exemple, que l’éloignement émotionnel du champ de bataille implique certes moins de stress pour le pilote, mais aussi peut-être moins de retenue dans l’utilisation de la violence. »

Ces opérateurs travaillent dans des locaux fermés, devant des écrans et consoles, dans une ambiance qui tient parfois du jeu vidéo, à des centaines, parfois des milliers de kilomètres : guerre à distance, par procuration, dans une quasi-clandestinité, sans faire face « humainement » à l’adversaire, avec un quasi-monopole de la décision sur la désignation de la cible (on ne saura jamais si c’est le « vrai » coupable, ni quel est son niveau de responsabilité), sur le niveau de « dommages collatéraux » acceptés unilatéralement (par la puissance actionnant les engins, bien sûr).

La fin des « Chevaliers du ciel »

« Il est incontestable, écrit Michel Asencio, que la culture des jeux vidéo habitue les cadres et les futurs décideurs à une déshumanisation de la guerre. Qu’en sera-t-il demain lorsque l’ennemi ne sera plus perçu qu’à travers des senseurs électroniques en effectuant des observations à bonne distance de sécurité ? »

Les victimes non plus ne sauront pas qui a frappé, pourquoi, etc. Le contrôle visuel direct (considéré actuellement par les chasseurs français déployés en Afghanistan, par exemple, comme l’ultime et indispensable rempart contre une éventuelle « bavure ») risque de disparaître, au profit d’une appréciation sur écran, avec décision d’engagement prise par de lointains état-majors.

Autres effets indirects : les difficultés d’intégration de ces avions non habités au sein de l’espace aérien « normal ». Ou encore, la fin programmée du modèle du pilote prestigieux, surdoué, surentraîné, beau et courageux – qui « tirait » jusqu’ici l’image des armées de l’air, et dont elles ont usé et abusé, dans le style « Chevaliers du ciel »…

Notes

[1] Note de la FRS n° 04/2008.

60 commentaires sur « Vol de drones sur l’Afpak »

  • permalien Shiv7 :
    18 août 2009 @19h30   »

    Merci pour cet article, il est vrai que le sujet mérite de si arrêter.. Faut pas se le cacher, il y a un sérieux problème. Comment une société dites "des droits de l’homme" peut cautionner ce genre de rapport guerrier ?

    Ce genre de débat n’est malheureusement pas souvent mené, il soulève des questions que personne ne préfère entendre, il met en péril certaine idées reçues de nos sociétés, sans parler des dangers qu’il peut représenter pour l’économie.

    De fait, la fameuse phrase "La guerre c’est la paix", est devenue à moitié vraie..("l’opérateur" étant hors zone de combat)

    Moi j’ai pas envie d’être le "Smith" de 1984.. j’espère que mon appel sera entendu..

  • permalien Nobo :
    18 août 2009 @19h59   « »

    C’est d’autant plus inquiétant qu’on sait que la France a fait l’acquission de drones à l’usage exclusif des banlieues...

    http://www.humanite.fr/2007-10-16_Societe_Foire-du-drone-en-banlieue

  • permalien
    18 août 2009 @22h21   « »
    Expérience de Milgram

    Ces « opérateurs qui manipulent à distance » ressemblent tellement au « sujet » dans l’expérience de Milgram… C’est effrayant ! Et quand on sait qu’environ deux tiers vont « jusqu’au bout »… Il y a de quoi être horrifié !

  • permalien une bille :
    18 août 2009 @23h24   « »

    Ce qui m’inquiète le plus avec le drome, c’est la mise en œuvre de techniques extrêmement sophistiquées au service de motivations enfantines.

    Au lieu de pratiquer une activité humaine "normal", de commerce, de négociation, de compromis avec d’autre hommes, quelques uns préfèrent éviter la rencontre et éliminer ce qu’ils perçoivent comme un danger à distance, et pour arriver à celà ils sont capable de développer une énergie technologique sans commune mesure avec l’enjeu de leur objectif, à savoir ne pas à avoir à serrer la main d’un inconnu.

    Ça ressemble bien à une forme d’autisme, cette affaire.

  • permalien Ludwig :
    18 août 2009 @23h50   « »

    Dans l’expérience de Milgram, il n’y a pas de sanction si le sujet désobéit, ce n’est pas le cas dans l’armée, surtout en temps de guerre.

    De plus, quelle que soit la technologie utilisée, les ordres sont toujours donnés depuis un lieu éloigné du conflit, ça ne date pas d’aujourd’hui. (si la chaine de commandement est tellement raccourcie que les ordres viennent directement du type à coté, c’est qu’il est temps de prier)

    Enfin, l’allusion aux jeux vidéo est plutôt malvenue. Perdre un drone coute moins cher que perdre un pilote mais ça reste onéreux (beaucoup plus que cliquer sur restart) et les dégâts collatéraux posent toujours autant de problèmes diplomatiques. Problèmes qui descendent forcément la chaine de commandement à l’inverse des lauriers. Bref, je ne suis pas sûr qu’on retrouve l’ambiance d’une LAN dans les pièces où l’on pilote des drones.

  • permalien K. :
    19 août 2009 @07h56   « »

    ...la moitié des vingt cadres les plus importants d’Al-Qaida réfugiés dans les zones tribales du Pakistan auraient ainsi été éliminés.

    Et après ? ça avance à quoi ? Ces “cadres” ne sont-ils pas toujours remplacés ?

  • permalien GRosenblum :
    19 août 2009 @11h45   « »

    en tout cas, indépendemment des jugements moraux sur l’usage des drones, il est intéressant de constater que leur usage a brisé l’avantages des tactiques de guerilla dans les guerres asymétriques.
    Les guerillas tirent leurs avantage de leur connaissance du terrain et de leur structure plus souple. Le drone vient à l’évidence combler ces deux carences. Le drone permet de résoudre une autre asymétrie : la faiblesse structurelle des sociétés occidentales face à la mort et aux risques que courrent ses soldats.

    Ceci dit, aucun militaire au monde ne peut nier que "conquérir les coeurs " est le principal champ de bataille de la guerre asymétrique ; Et sur ce champ la, les effets de l’action des drones sont assez catastrophiques.

  • permalien
    19 août 2009 @12h52   « »

    Les guerillas tirent leurs avantage de leur connaissance du terrain et de leur structure plus souple. Le drone vient à l’évidence combler ces deux carences. Le drone permet de résoudre une autre asymétrie : la faiblesse structurelle des sociétés occidentales face à la mort et aux risques que courrent ses soldats.

    C’est très intéressant. Pourriez-vous argumenter “l’évidence” pour les profanes ?

  • permalien Murmure :
    19 août 2009 @13h44   « »

    « Les enseignements des conflits récents montrent, par exemple, que l’éloignement émotionnel du champ de bataille implique certes moins de stress pour le pilote, mais aussi peut-être moins de retenue dans l’utilisation de la violence. »

    Encore un mythe « hollywoodien ».

    Vous croyez que le colonel Paul Tibbets qui a largué Little Boy avait des états d’âmes ou par la suite, des regrets ?

    Quel différence entre un chasseur et un drone ?

    Le pilote est soumis aux ordres
    Le drone est soumis aux ordres.

    Pilote ou pas l’objectif est le même, faire le plus de mal possible et des dégâts irréversibles.

    Les armées ne s’embarrassent jamais de ce genre de détail : “Retenue dans l’utilisation de la violence. ”

  • permalien Afshin :
    19 août 2009 @15h37   « »

    une bille :

    Ce qui m’inquiète le plus avec le drome, c’est la mise en œuvre de techniques extrêmement sophistiquées au service de motivations enfantines.

    Quelqu’un connait-il des enfants qui auraient des motivations pour le meutre ?

    Cette proposition est “intéressante” .....................................

  • permalien elbé :
    19 août 2009 @19h12   « »

    @Afshin,

    Pourquoi,vous croyez que les notions du bien et du mal sont innées ?Regardez donc des bambins dans une cour de récréation(ainsi qu’à la crêche),vous verriez qu’y règne la loi du plus fort.

  • permalien une bille :
    19 août 2009 @19h45   « »

    Afshin : Quelqu’un connait-il des enfants qui auraient des motivations pour le meutre ?

    Cette proposition est “intéressante” .....................................

    Sigmund Freud

  • permalien Afshin :
    19 août 2009 @21h06   « »

    elbé :

    Pourquoi,vous croyez que les notions du bien et du mal sont innées ? Regardez donc des bambins dans une cour de récréation(ainsi qu’à la crêche), vous verriez qu’y règne la loi du plus fort.

    Non, du tout Camrad, je sais bien que les enfants peuvent aussi être cruels, mais aller jusqu’à prétendre ou suggérer que tuer est acte “normal” de l’enfance, il y a peut-être une marge quand même ....................

  • permalien K. :
    19 août 2009 @21h48   « »

    MARK MAZZETTI, New York Times 21 Mars 2009, :

    « Vous ne dégagez pas le terrain, vous ne tenez pas le territoire, et vous ne minez pas la base de soutien de Al-Qaeda par les seules frappes des drones, » a dit [Seth Jones, un analyste à la RAND Corporation].

    Les membres de l’équipe de M. Obama, comme leurs prédécesseurs dans l’administration Bush, disent qu’ils le savent. C’est juste que chacun lutte pour proposer un plan meilleur pour les terres tribales du Pakistan.

    Dennis C. Blair, le directeur du renseignement national, l’a résumé dans un témoignage récent au sénat, avec plus qu’une ombre de frustration dans sa voix : « Aucun de ceux à qui j’ai parlé n’a proposé une grande stratégie pour ce secteur. »

    En lisant un article (dont on ne sait pas trop si le ton désespéré est du au constat qu’un drone doit éradiquer au minimum 10 civils pour pouvoir éliminer 1 terroriste ou au sentiment d’impuissance) d’un “expert” du Saban Center, tout semble en fait se passer comme si “tuer les terroristes” était devenu, après maintes désillusions du public (“démocratie”, “liberté des femmes”, et autres contes à dormir debout), le seul moyen de continuer à justifier les “opérations d’urgence à l’extérieur” ("hello OCO"-) :

    We must not pretend the killings are anything but a flawed short-term expedient that at best reduces the al Qaeda threat — but by no means eliminates it. Even as U.S. strikes have increased, Pakistan has suffered staggering levels of terrorism as groups with few or limited links to al Qaeda have joined the fray. Al Qaeda itself can also still carry out attacks, including ones outside Pakistan in Europe and even the United States. Thanks to the drone strikes, they are just harder to pull off. The real answer to halting al Qaeda’s activity in Pakistan will be the long-term support of Pakistan’s counterinsurgency efforts. While this process unfolds, targeted killings are one of America’s few options left.

    Mais justifier pour arriver à quoi ?

  • permalien Shiv7 :
    19 août 2009 @22h13   « »

    Quel différence entre un chasseur et un drone ?

    Le pilote est soumis aux ordres
    Le drone est soumis aux ordres.

    Le 1er est un homme le 2ème une machine. Bon il est vrai qu’un militaire est un peu comme une machine, mais néanmoins il y a possibilité de le tuer. A partir du moment, où il n’y a plus aucune possibilité de tuer un ennemi(car il n’y a "plus" d’ennemi), il ne s’agit plus d’un combat, mais d’une excécution. Qui dans ce cas pourrait s’appeler une exécution mécanique téléguidée.

    Le pas suplémentaire et insidieux franchi, n’est pas dans la capacité de l’arme (un drone ayant les possibilité de l’avion) mais dans la façon "d’aborder" l’ennemi. C’est l’irrespect total, et celà me fait penser à la " mentalité technique" utilisée pour liquider les bovins dans les abattoires, et surtout aux camps d’extermination nazi. Non pas bien sur pour le nombre ou le système utilisé, mais pour la même négation de l’autre, qu’on se donne même plus la peine d’exécuter, laissant ce labeur aux machines.

    Il ya bien sur pleins d’autres armes qui tues à "l’aveugle" et qui sont tout autant détestables, mais je crois qu’on à réellement à faire, à un palier suplémentaire qui va prendre de l’ampleur assez rapidement, car tout est téléguidables et gérables virtuellement.. On aura d’un coté ceux qui "jouent" à la guerre et de l’autre ceux qui meurent..

    Noter bien que ceci se fait en toute démocratie, puisque désormais d’un coté plus personne ne meure (le général et le soldat sont saufs..dans le respect du "bien"), et de l’autre tout le monde meure (les résistants et le peuple pour erradiquer le "mal"). Et comme ces dernier sont la plus part du temps équipés de lances pierres, il ne risque pas d’abimer les machines, qui comme le faisait remarquer un blogueur plus haut, coûtent quand même chères..(les marchand sont contents, dès lors..)

  • permalien Antoine G :
    20 août 2009 @00h15   « »

    Les Talibans sont chez eux comme un poisson dans l’eau.
    Les troupes étrangères n’ont rien gagné et ne gagneront rien.Elles rentreront chez elles confuses, tête basse, pareil aux troupes soviétiques de la défunte cccp.

    Le facteur décisif dans une guerre,ce ne sont pas les armes mais l’homme.

    Qu’a gagné Israel contre le Hisbollah ?

  • permalien qlq1 :
    20 août 2009 @01h37   « »

    des soldats "professionnels " qui s’extasient de "jouissance" en tirant des missiles qui exterminent "chirurgicale ment" des dizaines de personnes de derrière leurs consoles,manettes (jeux !!)je veux dire tableau de bord,joystick ...qui joue au foot avec des cranes d’afghans (soldats allemands)...ou prennent des photos ou des souvenirs (des nez et des oreilles..et surement des scalpes !!) ..

    c’est vraiment a se demander sur la nature de leur motivations... et tout le monde sait que "l’enfant est le pere de l’homme "

    @ une bille
    c’est pas toujrs facile de traduire une réflexion complexe en qlqs mots.."spécialement quand on est pas salarié sur un forum"...et pourtant c’etait limpide..

  • permalien Shiv7 :
    20 août 2009 @20h35   « »

    Jusqu’à récement, l’enfant avait un jouet immitant celui du père, comme le pistolet en plastique. On vient d’assister à l’inverse, la play station aux jeux d’exterminations, à été adaptée pour les pères..

    Ce qui fait la différence entre la cruauté de l’enfant et celle de l’homme , est l’innocence, ainsi que les moyens de l’appliquer(la cruauté).

    Le fait de tuer des gens par écrans interposés, va à la longue relativiser leurs morts, comme celles que l’on voit impersonnellement à la Tv.

    c’est vraiment a se demander sur la nature de leur motivations... et tout le monde sait que "l’enfant est le pere de l’homme "

    Je crois que de "nature" les hommes aiment à se battrent, il n’y a justement que voir les enfants. C’est pour la même raison que le développement des armes est si important, c’est de grands jouets.(avec des hommes de plus en plus enfantile, comme si l’un rachetais l’autre.., plus l’arme est grande , plus l’homme est petit..)

    Si on ne peut empêcher l’homme de se battre (ce qui parait évident), le problème provient dès lors uniquement de la puissance des armes. Remettre en question cette dernière, pour être sérieux, revient à remettre en question(par forcément pour le nié) le développement technologique lui-même, ce qui est assez difficile il faut bien le dire mais deviendra un jour forcément nécessaire.

  • permalien K. :
    21 août 2009 @12h01   « »

    Le New York Times nous apprend aujourd’hui que la CIA emploie Blackwater pour l’assemblage et le chargement des bombes dans les drones.

    Il nous est assuré que le role des mercenaires se limite à cette fonction, en particulier le choix des cibles et le guidage des drones resterait sous l’entière responsabilité de la CIA.

    Il nous est appris que le mauvais assemblage des bombes par les escadrons de la mort a pu être responsable du fait que des bombes aient pu raté leur cible.

    Le quotidien US nous révèle qu’une fois, ayant raté sa cible, une bombe a été retrouvée après d’intenses recherches en pleine nature.

    Le plus prestigieux quotidien au monde ne donne aucun exemple ou le mauvais assemblage a pu être responsable de la pulvérisation instantanée de quelques femmes, enfants et vieillards.

  • permalien Grand-Cric :
    21 août 2009 @13h17   « »

    @ K. 19/08 - 7h57
    "...la moitié des vingt cadres les plus importants d’Al-Qaida réfugiés dans les zones tribales du Pakistan auraient ainsi été éliminés.

    Et après ? ça avance à quoi ? Ces “cadres” ne sont-ils pas toujours remplacés ?"

    Question pertinente : n’est ce pas le cas également avec la mafia. Pourtant, il ne faut pas cesser cette lutte, n’est ce pas.
    En outre, avec une chance sur deux d’exploser, cela découragera peut-être les vocations de bandits de dieu.

  • permalien GRosenblum :
    21 août 2009 @16h11   « »

    C’est très intéressant. Pourriez-vous argumenter “l’évidence” pour les profanes ?

    Il n’y a pourtant pas besoin d’être un expert militaire pour comprendre que les drones comblent de nombreuses lacunes des troupes régulières en situation de combat asymétrique :
    - prévention des embuscades par le déploiement de drones en amont des patrouilles
    - traques discrètes des insurgés alors que ceux-ci sont inapprochables par des hommes au sol, des hélicoptères ou des avions
    - attaque air-sol aprés une longue et discrète surveillance
    - enfin, les insurgés ne disposent plus du monopole de l’initiative. l’usage du drone fournit aux insurgés le même sentimenent que celui que ressentent des soldats angoissés à l’idée de tomber dans une embuscade

    sans parler du fait que le drone ignore l’avantage du territoire dont jouissent les insurgés : alors que ceux-ci peuvent passer du statut de combattant à simple paysan, le drone permet de surveiller des heures durant les combattants ennemis, découvrir leurs caches d’armes etc...

  • permalien Afshin :
    22 août 2009 @00h48   « »

    Juste une petite question à nos grands admirateurs des armes High-Tech occidentales : comment se fait-il qu’avec des armes aussi “fantastiques”, l’occident soit depuis 2001 en train de ramer, et d’après ses propres généraux, même pas sûr du tout de gagner cette guerre au bout du compte ? (Voir même sûr du contraire d’ailleurs...) Dites-moi donc !

    Ceci dit autant les U.S. utilisent effectivement des drones au Pakistan, (Avec un certain succès d’ailleurs, mis à part les bavures...) n’ayant pas pas d’autres possibilités, autant il ne m’a pas été sérieusement rapporté que ce soit le cas en Afghanistan...

  • permalien qlq1 :
    22 août 2009 @10h59   « »

    pendant l’invasion russe de l’Afghanistan...le ciel etait pour les avions russes qui faisais la mm sale besogne que les drones us...jusqu’au jour ou les Moudjahidines ont possédé les missiles Sting ...et la le ciel etait redevenu beaucoup plus dégagé..

    ps : le jour ou les victimes des occidentaux auront des noms ;ou meme des chiffres ,on dira c’est une guerre et pas un effacement..

  • permalien Ph.L. :
    22 août 2009 @14h31   « »

    @ afshin

    Pardonnez-moi d’insister "sérieusement", mais il se trouve que j’ai eu l’occasion, en novembre 2007, de voir décoller des drones US "Predator" de la base multinationale de Kandahar, où ils effectuaient déjà un travail semble-t-il "de routine". Il paraît par ailleurs qu’un dirigeable survolait, durant ces journées d’élections, la zone de la capitale : un "drone" à l’ancienne ?

  • permalien
    22 août 2009 @14h55   « »

    @ PH.L.

    Il paraît par ailleurs qu’un dirigeable survolait, durant ces journées d’élections, la zone de la capitale : un "drone" à l’ancienne ?

    Je ne comprends pas le sens de votre interrogation. Es-ce simplement le constat que la "technicité" aérienne n’a pas commencé avec le drone ?

  • permalien Shiv7 :
    22 août 2009 @14h56   « »

    Le dernier message est de moi.

  • permalien ¨h.L. :
    22 août 2009 @15h02   « »

    @Afshin

    C’est vrai que cette petite pirouette manquait de sens : les dirigeables à l’ancienne étaient habités ...

  • permalien Shiv7 :
    22 août 2009 @15h19   « »

    @ Ph.L
    Celui qui survolait Kaboul ne l’était surement pas..

  • permalien K. :
    22 août 2009 @18h11   « »

    @ GRosenblum

    Quels sont les objectifs US en AfPak ?

    Pensez-vous que l’utilisation des drones puisse conduire à une situation favorable à ces objectifs ?

  • permalien r.gascon :
    22 août 2009 @21h00   « »

    .........à tous ceux qui s’offusquent sur l’utilisation des drones,quand un adversaire se cache dans le pays voisin et qu’il en sort la nuit pour enfouir des bombes sur les routes qu’il se sert d’enfants ,de femmes ou de misérables pour leur mettre des ceintures remplies de matières explosives et les envoies se faire décapités parmi des gens qui n’ont rien à foutre de leur geurre,il ne vous vient pas un peu de compassion pour ces infortunés tombés aux mains des ces barbares ? Moi,quand je lis qu’un de ceux-çi est mort décapité de la même façon qu’ils font mourrir ces enfants et femmes, je suis heureux.Le drone qui va checher ces barbares là ou ils se cachent ,sauve la vie d’autres martyrs et de soldats de l’Otan.

  • permalien gloc :
    22 août 2009 @22h32   « »

    Finement analysé r.gascon

    Seulement, le retour d’expérience (RETEX) des différentes opérations menées à l’aide de drones n’est pas très satisfaisant : 14 dirigeants d’al-Qaïda ont été tués par ces frappes aériennes, qui ont provoqué des « dommages collatéraux ». En effet, 687 civils pakistanais qui y ont également perdu la vie, ce qui représente 50 non combattants tués pour un seul responsable de la mouvance terroriste. Au total, le taux de réussite de ces raids est de 6%.

    Les attaques menées par des drones en manque d’efficacité

    ... si on ne vous avait pas le monde serait moins peuplé !

  • permalien Afshin :
    22 août 2009 @22h40   « »

    Ph.L. :

    @ afshin

    Pardonnez-moi d’insister "sérieusement", mais il se trouve que j’ai eu l’occasion, en novembre 2007, de voir décoller des drones US "Predator" de la base multinationale de Kandahar, où ils effectuaient déjà un travail semble-t-il "de routine". [°°°]

    Si vous le dites je ne vois nul raison d’en douter, j’observe uniquement que là où les U.S. les utilisent, à savoir au Pakistan, et ceci pour la raison évidente qu’ils n’ont pas de présence militaire dans le pays, ils obtiennent des résultats qu’ils publient régulièrement, ce qui ai très mal perçu dans l’opinion publique pakistanaise d’ailleurs, alors qu’en Afghanistan ne fait état de rien de tel... Kazai n’en parle pas plus, alors qu’il ne se gène pas pour critiquer les frappes aériennes plus ou moins massives et aveugles que les U.S. revendiquent régulièrement, mais qui tuent plutôt des civils que des insurgés, quand ce ne sont pas leurs propres troupes d’ailleurs, ce qui est encore assez fréquent, et a d’ailleurs été filmé récemment par al-Jazeera. C’était un reportage assez cocasse, où l’on voyait un journaliste “embedded” interviewer un officier, qui montrait des avions de combat bombarder une montagne distante, quand les jets se sont soudain dirigés vers eux et ont commencé à les bombarder aussi............ Ceci dit j’aimerais de plus que l’on m’explique l’intérêt de drones, quand on a la maîtrise de l’espace aérien ??? Ça coûte moins cher d’utiliser des chasseurs bombardiers ou des bombardiers lourds et c’est plus précis et plus destructeur. Jusqu’à preuve du contraire les drones ont un intérêt soit pour intervenir discrètement en territoire ennemi, ou ami où l’on n’ai pas sensé ou autorisé à intervenir, les Géorgiens les utilisent par exemple en en Ossétie (Où les Russes les descendent régulièrement, c’est facile à abattre car lent et ne volant pas haut) ou les US. au Pakistan.

    Toujours est-il que je renouvelle ma question de départ : Quels que soient les moyens utilisés, et aussi sophistiqués soient-ils, comment se fait-il que les Occidentaux rament depuis 8 ans en Afghanistan, non seulement sans résultats probants, mais avec des pertes croissantes, et des insurgés qui se renforcent régulièrement et de plus en plus ?

  • permalien martel :
    23 août 2009 @09h53   « »

    "quels sont les objectifs US en Afpak ?"

    les objectifs de cette déstabilisation permanente en Afpak sont en réalité la Chine. les stratèges du Pentagone le disent clairement dans le "projet pour le nouveau siècle Américain" Ils déclarent sans détour que la Chine est devenue leur nouveau centre d’intérêt stratégique et manifestent une inquiétude croissante au sujet de l’ascension de la Chine en tant que puissance.

    Les stratèges de la CIA ont décidé depuis plus d’une décennie "d’organiser les situations" par l’utilisation de l’Islam. aprés avoir semé les chaos constructifs en Palestine, dans les Balkans, en Irak, encouragé "les révolutions oranges" en Ukraine , en Géorgie, au Liban par Israel interposé, joué sur les rivalités Arabes/Perses...

    Ce n’est donc pas un hasard s’il préparent une base en Australie pour les bombardiers B2 ainsi que des ports d’attaches en Australie et aux Philippines...

    la guerre en Afpak est programmée pour durer dans le but de déstabiliser la région et installer le merdier permanent qui touchera par vagues successives l’Inde dont la communauté musulmane est de près de 160 millions et qui de plus vit dans une très grande misère. ce seront les futurs fantassins d’El Qaida, appelée très justement "légion arabe de la CIA" et dont le commandant en chef est le fameux Ben Laden, agent emérite de la dite agence.
    Il n’y aura pas de paix dans cette région tant que l’objectif qu’ils ce sont fixés ne sera pas atteint.

    Alors de grâce, qu’on arrête de prendre (tous) les lecteurs pour des andouilles. les jeux et les objetcifs sont clairs. Il suffit d’ouvrir les yeux et de ne pas avaler les analyses que fait le Monde Diplo sur El Qaida. A ce rythme je me demande quelle place occupe ce journal dans la stratége US de domination du monde...

    Je commence à faire le parallèle entre la Chaine El Jazira diffusée en arabe et le monde diplo : on y montre ostensiblement son anti américanisme mais cela sert en fait à faire passer certains messages pour leur donner plus de poids : le mythe Ben Laden par le jeu des cassettes... que les merdias occidentaux s’empressent de diffuser ! et pour cause !!!

    Pourquoi le monde Diplo refuse d’ouvrir ses colonnes à ceux qui denoncent avec force détail la grossière manipulation du 11/9 ??? Tout est lié

  • permalien K. :
    23 août 2009 @12h07   « »

    r.gascon :

    Le drone qui va chercher ces barbares là ou ils se cachent, sauve la vie d’autres martyrs et de soldats de l’Otan.

    martel :

    Il suffit d’ouvrir les yeux et de ne pas avaler les analyses que fait le Monde Diplo sur El Qaida. A ce rythme je me demande quelle place occupe ce journal dans la stratégie US de domination du monde...

    Il semble qu’il ne viendrait pas à l’idée de r.gascon que le meilleur moyen de sauver la vie “d’autres martyrs et de soldats de l’Otan” serait que les soldats de l’OTAN débarrassent le plancher.

    Serait-ce que r.gascon est persuadé que “les terroristes haissent les Occidentaux à cause des valeurs qu’ils représentent” ? Pourtant même Ben Laden a dit que « si sa haine était dirigée en priorité contre la démocratie et les libertés, son principal objectif serait la Suède, et non les Etats-Unis. »

    Faut-il rappeler que le 9/11 a été précédé par une présence US massive au Moyen-Orient ? r.gascon applaudirait-il si des Saoudiens lourdement armés pénétraient en France comme en territoire conquis avec la complicité de Sarkozy, Kouchner et MAM ?

    Serait-ce aussi que r.gascon (convaincu par Sarkozy, Kouchner et MAM) est persuadé que l’OTAN est sur place pour “amener la démocratie” et “libérer les femmes afghanes” ? Ce serait au-delà de toute naiveté ...

    martel, le Monde Diplomatique est un des très rares organe médiatique à ne pas avoir cédé à l’intense et incessant matraquage “essentialiste”. Il est l’un des seuls à ne pas inverser causes et effets et à rappeller le role essentiel de la politique occidentalo-US dans le terrorisme de la région.

    Par ailleurs il me semble évident qu’en cas de poursuite des politiques US le terrorisme ne pourra aller que crescendo. Le terrorisme des Irlandais de l’IRA, après que les Anglais aient semé la merde sur leurs terres, a été bien réel. J’espère seulement que cela ne se terminera pas de la même manière au Moyen-Orient.

  • permalien qlq1 :
    23 août 2009 @12h59   « »

    @permalien r.gascon :
    quand ces drones tuent des "combattants" on peut le comprendre..mais là ils exterminent des familles entières innocentes..celles là même que vous prenez comme alibi pour défendre...

    les attentats manqués des "combattants de la liberté " sont du a l’incompétence,au moyens archaïques...

    les massacres des occidentaux sont du a l’idéologie religieuse ; a la conviction de suprématie raciale ,au sentiment d’impunité ..a la haine de cet autre qui n’accepte pas la servitude..

    moi aussi je suis "satisfait" quand je vois les envahisseurs occidentaux retournés chez eux dans des cercueils (les contractuels mercenaires !!!??)

    Ps:voilà on est deux a se réjouir de la mort de gens qu’on connait pas...à méditer

  • permalien Yvan :
    23 août 2009 @13h35   « »
    Vol de drones sur l’Afpak aussi

    Dans la presse, le mot "drone" est souvent associé aus mots "taliban", ou "Hamas", ou Afpak, ou Gaza. Il fait aussi bon ménage avec celui de "chef" ou "collatérale" ?

    Au salon Milipol 2007 "collatérale" sonnait comme "bavure", et Afpak comme Cergy-Pontoise.

    Si une hirondelle de fait pas le printemps "la mouette" pourrait bien faire un temps de chien... policier bien sur.

    "Nous ne sommes pas sur la ligne d’une surveillance de longue durée, de type militaire, assure Thierry Delville, chef des services de technologie de sécurité intérieure. C’est un outil supplémentaire pour les interventions de la police." ELSA servirait pour les grandes manifestations et rassemblements, mais aussi dans le cadre des violences urbaines telles qu’elles se sont déroulées en novembre 2005. Autres exemples de scénario d’emploi avancés par les spécialistes : la surveillance des abords d’une maison dans laquelle se seraient installés des terroristes ; le repérage des voitures brûlées ; ou bien un zoom sur un groupe de personnes, en marge d’une manifestation, pour repérer un porteur de cocktail Molotov. Le survol des zones urbaines étant soumis à autorisation, le drone ne devrait pas dépasser 150 mètres d’altitude, même si sa capacité peut atteindre 500 mètres. Avec une autonomie de 40 minutes, il peut balayer un rayon d’action de 2 kilomètres. Le type de caméra embarquée est variable, à infrarouge la nuit, à intensification de lumière dans la pénombre ou la grisaille...

    on sent bien, malgré tout, que cette police, ce n’est pas celle de Monsieur Tout-le-monde.

  • permalien martel :
    23 août 2009 @14h18   « »

    A K

    "le Monde Diplomatique est un des très rares organe médiatique à ne pas avoir cédé à l’intense et incessant matraquage “essentialiste”. Il est l’un des seuls à ne pas inverser causes et effets et à rappeller le role essentiel de la politique occidentalo-US dans le terrorisme de la région."

    C’est justement parce que le monde diplo est l’un des rares organes à publier des analyses assez objectives que je me suis posé la question de son refus délibéré de laisser les tenants de la thèse du complot s’expliquer dans ses colonnes. Cette attitude est suspecte d’autant qu’il a permis à un défenseur de la thèse de "l’attentat perpetré par Ben Laden et El Qaida de s’exprimer sur ce sujet .

    pourquoi le sujet de la thèse du complot est t il devenu TABOU ? pourquoi le range t on dans le même registre que celui des tenants du "révisionnisme" . Va t on faire voter une loi pour ne plus douter de la thèse de l’attentat et baillonner la libre parole.

    pour ma part permettez moi de faire mienne la citation de Descartes et que Marx a repris à son compte comme devise :
    "DOUTER DE TOUTES CHOSES" et j’y ajouterai "surtout par les temps qui courent"

    Je suis lecteur du Monde Diplo depuis près de 40 ans, et je connais le passé révolutionnaire du père de Mr Alain Gresh ( Mr Henri Curiel ) assassiné par la même engence que ceux qui sont derrière "les chaos constructifs" qu’ils essaiment à travers le monde dans le but de le dominer pour le siècle à venir

    ce qui m’interresse ce ne sont pas les qualités techniques des drones mais la stratégie sur laquelle se base les USA pour faire de cette région un levier de déstabilisation pour parvenir à un objectif.

  • permalien Afshin :
    24 août 2009 @14h49   « »

    Pour revenir sur l’usage de drones en Afghanistan dont Philippe Leymarie nous parle, n’importe qui faisant une petite recherche sur le sujet, constatera que ce sont les Français qui les utilisent (D’afghanistan pour frapper en Afghanistan) à contre emploi, principalement pour des raison de communication franchouillarde interne et sans grand succès bien entendu sur le terrain... Mis à part pour leur usage initial et principal d’intelligence, ils sont utilisés par les U.S. pour commettre des exécutions extrajudiciaires de leaders “terroristes” réfugiés dans des pays où il ne serait pas possible autrement de les frapper, comme le Pakistan, ceci ayant été inauguré par les neocons U.S. et sionistes dans le cadre de leur terrorisme de “guerre sur la terreur”. Dans ce cadre cela ne va bien entendu pas sans poser des problèmes de “déontologie militaire”, si je puis dire, voir d’éthique et de droit international, mais ils ne sont pas utilisés à contre-emploi ou uniquement dans un but de propagande belliciste à usage interne. J’imagine que le but des Français en la matière est de faire passer à ses petits coqs belliqueux mais pas très efficaces, que l’armée française est over the top, et utilise le dernier cri du High-Tech, faisant par la même de l’advertisement pour les firmes du complexe militaro-industriel français qui se contre-foutent qu’on utilise leur petits bijoux hors de prix à contre-emploi et donc sans aucun résultat du moment que leurs acheteurs passent à la caisse. Il n’est pas étonnant que les militaires français fasse bien attention à les montrer à des journalistes, français si possible, afin qu’ils entretiennent la petite manoeuvre de propagande. Pour ce qui est des résultats sur le terrain, tout le monde pourra sans succès les chercher dans des communiqués de presse digne de ce nom (Pas français quoi...) il n’y en a pas. Enfin en attendant les insurgés afghan n’ont que des raisons de se féliciter, pour eux tout fonctionne comme sur des roulettes, avec les bonnes vieilles méthodes de la résistance armée, pas du tout High-Tech mais très efficaces par contre...

  • permalien K. :
    25 août 2009 @20h16   « »

    Il y en a au moins un qui se pose la même question que moi concernant l’article du NYT qui dit que le groupe d’extrême droite Blackwater joue un role dans les drones en AfPak :

    Eh bien, ceci explique sans doute pourquoi tant de civils sont tués lors de ces bombardements par drones.... C’est Blackwater qui s’en charge ! Ou y contribue.

    Mais voici un petit passage d’un article du WAPO que j’ai trouvé particulièrement amusant :

    Pendant ce temps, Raytheon, la société qui fournit de nombreux éléments techniques aux drones Predator, fait de la publicité pour un technicien qui aide à "résoudre les problèmes" de la caméra de surveillance utilisée dans les appareils sans pilote. Un haut membre du personnel d’aide du Sénat familier des questions de défense a déclaré hier que ces techniciens sont nécessaires "parce que l’équipement est tellement sophistiqué que les meilleurs employés sont ceux des compagnies qui ont contribué à bâtir les drones et non ceux de l’armée."

    Et Pourquoi ai-je trouvé ça drôle ? Parce que notre armée utilise un équipement qu’elle ne maitrise même pas ! Ceci, bien sûr, signifie que les "contractants de sécurité" la tient à sa merci. C’est à la fois drôle et effrayant.

    On peut aussi lire un autre article sur le sujet de MOJO :

    La société [Blackwater] n’aurait certainement pu sortir de ses origines modestes pour devenir un contractant monstre sans une énorme aide. Autrement dit, si l’entreprise est indispensable, c’est surtout parce que nous avons agi pour qu’il en soit ainsi. Plus le gouvernement délègue ses fonctions à Blackwater (et d’autres acteurs de ce secteur), et plus le gouvernement perd la capacité interne de remplir ces fonctions. Pensez-y de cette manière : les opérateurs de Blackwater ont été formés par le gouvernement pour faire fonctionner les drones. Si le gouvernement décide qu’il veut assumer ce rôle de nouveau un jour, son personnel devra-t-il être formé par Blackwater ?

    Une formation par un groupe d’extrême droite.

  • permalien K. :
    25 août 2009 @20h24   « »

    Ceci, bien sûr, signifie que les "contractants de sécurité" la tienne à leur merci.

  • permalien Shiv7 :
    26 août 2009 @21h26   « »

    Castro Fidel nous expliques comment il voit le développement des drones, (ce qui peut expliquer que l’actuelle utilisation de ces derniers avec des résultats relativement non efficace, s’explique par le fait que pour le moment on ne fait que s’entainer sur les Afghans, Pakistanais ou autres..) :

    http://www.legrandsoir.info/L-empir...

  • permalien Ph. Arnaud :
    27 août 2009 @11h50   « »

    A tous

    Quelques remarques sur l’usage des drones par les Américains.

    Ces engins sont utilisés, pour une grande part, en raison du coût exponentiel des avions, et spécialement des avions américains. Au milieu des années 1950, le Strategic Air Command possédait quelque 3300 avions aujourd’hui, moins de 190 bombardiers actuels, dont une grande part de très vieux B-52 (dont on dit parfois qu’ils ont deux fois l’âge de leurs pilotes !), B-1 et B-2.

    Le coût d’un B-2, il y a 11 ans, était de plus de 2 milliards de dollars (les Etats-Unis en possèdent en tout et pour tout 21 !). Le coût du F-22 Raptor (le chasseur bombardier le plus sophistiqué, le plus cher et – peut-être même… – le plus fragile du monde) est de 260 millions de dollars. A l’inverse, un ensemble de quatre drones Reaper, avec la station au sol, était prévu d’être vendu à la Turquie 53 millions de dollars.

    Il faut tenir compte du traumatisme énorme qu’a causé, durant la guerre du Vietnam, le spectacle des pilotes américains prisonniers au Vietnam et exhibés tête baissée (et, on s’en souvient, ce spectacle était d’autant plus humiliant que les Américains étaient grands et leurs gardiens vietnamiens petits, renforcement symbolique du rapport de richesse entre les deux pays). On s’en est souvenu récemment parce que Mac Cain avait été l’un de ces célèbres prisonniers. Les Américains ont tout tenté pour les délivrer (opérations de commandos), ils ont, durant des années, refusé de croire que nombre d’entre eux étaient morts et ont accusé les Vietnamiens de les avoir gardés prisonniers. L’usage des drones provient, pour une part non négligeable, du désir d’éviter le retour de tels souvenirs.

  • permalien Afshin :
    31 août 2009 @22h09   « »

    Ph. Arnaud :

    [°°°] Ces engins sont utilisés, pour une grande part, en raison du coût exponentiel des avions, et spécialement des avions américains. [°°°]

    C’est exact mais la puissance de feu entre un B-52 et un drone n’a rien de comparable ...........................................

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 septembre 2009 @00h17   « »

    A Afhsin

    A propos des puissances de feu respectives des drones et des B-52.

    1. S’il est vrai que certains drones (comme le Libellule de Silmach) ne pèsent que 20g pour 6 cm d’envergure, d’autres, comme le Global Hawk (certes uniquement de reconnaissance) ont une envergure de près de 40 m pour un poids de 14 tonnes. Et le Reaper, drone de combat, peut porter une charge de 380 kg.

    2. Lors de la guerre du Vietnam (grande époque de l’usage des B-52), les bombardements de ces aéronefs faisaient grosse impression : on pouvait se demander ce qui restait de vivant après un le déluge de feu qui s’allumait à leur passage. En fait, les bombes tombaient au petit bonheur la chance, verticalement, comme durant la Seconde Guerre mondiale. Le résultat était quelquefois une poignée de maquisards tués : maigre bilan. Aujourd’hui, la précision des armes et les systèmes de repérage permettent, d’un drone, de tuer un individu bien déterminé.

    3. La différence de coût entre un drone et un B-52 permet de se payer, à la place, un nombre de drones tel qu’il peut compenser (au moins en bonne partie) la différence de capacité d’emport d’armes.

  • permalien Afshin :
    4 septembre 2009 @08h29   « »

    De toute façon, quelles que soient les armes utilisées, force est de constater que les Occidentaux sont en Afghanistan depuis 2001, qu’ils ne parviennent pas à atteindre efficacement la résistance, et que leurs pertes humaines ne cessent d’augmenter.

    Sorti de là ce ne sont que des bavardages, les militaires occidentaux eux mêmes ne croient d’ailleurs pas à une issue favorable possible, l’opinion publique U.S. est à 57% au dernières nouvelles hostile à cette guerre qui ne mène nulle part.

  • permalien qlq1 :
    4 septembre 2009 @09h57   « »

    admirablement, voila maintenant on est d’accord..

  • permalien Shiv7 :
    4 septembre 2009 @10h19   « »

    En attendant les bonnes résolutions de Nathan, l’intolérable continu d’avoir lieu :http://fr.news.yahoo.com/4/20090904... C’est d’autant plus amusant quand on sait pourquoi les occidentaux sont dans la région.

  • permalien Shiv7 :
    4 septembre 2009 @10h48   « »

    En attendant les bonnes résolutons de Nathan, la centaine de personnes (chiffre approximatif ), villageoises, qui ce matin récoltait du pétrole dans un camion détourné et qui ont été brulées vives, ne doivent pas vraiment voir la différence entre l’occident qui brulait ses sorcières et celui d’aujoudui.. Pour résumer le sens profond de l’ironie de Nathan, ce dernier doit sans doute justifier ce dernier massacre par une bavure dans la recherche du bien, la fin (laquelle ?) justifiant les moyens. Mais comme en quelque sorte les moyens sont devenu la fin..

  • permalien Afshin :
    4 septembre 2009 @11h39   « »

    Shiv7 :

    [°°°] la centaine de personnes (chiffre approximatif ), villageoises, qui ce matin récoltait du pétrole dans un camion détourné et qui ont été brulées vives, ne doivent pas vraiment voir la différence entre l’occident qui brulait ses sorcières et celui aujourd’hui.. [°°°]

    Si l’on se fonde sur ce que déclare l’O.N.U. les pertes de civils ont augmenté de 24% cette années, malgré les déclarations de bonnes intentions en la matière des U.S. et leurs valets, plus de 1000 pour ce premier semestre, on progresse..................................

  • permalien Nathan :
    4 septembre 2009 @11h58   « »

    Afshin : 4 septembre @10h29

    Tout à fait Nathan ! Tu vois quand tu veux ...

    Ouf ! J’ai échappé de justesse à un procès à l’iranienne ou de valser directement au bagne. Une bonne journée, finalement.

    Il suffit de dire oui à tout et on se fait des tas d’amis, comme sur facebook !

  • permalien Afshin :
    4 septembre 2009 @13h04   « »

    Nathan :

    Ouf ! J’ai échappé de justesse à un procès à l’iranienne ou de valser directement au bagne. [°°°]

    Les Palestiniens ou les Libanais qui croupissent par douzaines de milliers dans les geôles sionistes, et ceux qui sont assassinés sommairement, tu crois qu’ils ont eu droit à un procès ?

    Eh bien non, même pas ...................................................

  • permalien qlq1 :
    4 septembre 2009 @17h15   « »

    détrompez vous ,vous n’êtes pas un ami...

    je viens de voir les corps calcinés des afghans ...chiche de citer un seul nom de ces victimes ..comme c’est le cas pour les mercenaires de l’otan Gordon izan parle de poursuivre cette stratégie..cad :l’extermination...

    je crois bien que c’est Djamel eddine El Afghani qui avait dit aux indiens (hindous et musulmans) :

    Si chaque indien cracher un seul cracha sur les anglais(colonisateurs) ;Vous noierez les anglais dans une mer de cracha.. !!!
    je vous crache dessus mercenaires...

  • permalien Shiv7 :
    4 septembre 2009 @17h47   « »

    @ Nathan

    Shiv7 :
    4 septembre @10h48 «  »
    En attendant les bonnes résolutons de Nathan, la centaine de personnes (chiffre approximatif ), villageoises, qui ce matin récoltait du pétrole dans un camion détourné et qui ont été brulées vives, ...

    Nathan :
    4 septembre @11h58

    Ouf ! J’ai échappé de justesse à un procès à l’iranienne ou de valser directement au bagne. Une bonne journée, finalement.

    Distraction ? stress ? Légèreté ? Joie ? Doit-on bien comprendre ce que l’on a lu ?

  • permalien Afshin :
    4 septembre 2009 @19h32   « »

    Ph. Arnaud :

    [°°°]

    Enfin ceci dit, le High-techs je n’ai rien contre bien au contraire, c’est même mon job en fait, mais le High-techs qui m’intéresse, l’architecture réseau en l’occurrence, bien que bien évidemment cela puisse servir à tout et n’importe quoi, est a priori dédié à des activités pacifiques de recherche et de gestion, et de ce point de vue force est de convenir que des firmes comme Intel par exemple, sont vraiment tout à fait correctes en matière commerciale. Tu pourrais être résident en forêt amazonienne, ils te vendraient tout ce que tu voudrais de plus High-techs, pour peu que tu ais les dollars pour les payer, non, moins chiant tu meurs !

  • permalien qlq1 :
    5 septembre 2009 @11h55   « »

    Le Caporal Johan Naguin, natif de la Réunion, était âgé de 24 ans, marié et père d’un enfant d’un an et demi......

    et la centaine de villageois ???ils n’ont ni noms ;ni famille,ni passé ni avenir....meme pas des chiffres...des statistiques !!!

    ah ..une enquête va etre mener ....ouff on est rassuré...

  • permalien Shiv7 :
    6 septembre 2009 @19h14   « »

    Ceux là non-plus on ne saura pas leurs nom :

    http://www.swissinfo.ch/fre/a_la_un...

    Partout le même acharnement à détriure les derniers humains pour faire place au démiurge fou.

  • permalien qlq1 :
    8 septembre 2009 @10h46   « »

    La Colombie,l’Israël de l’ Amérique latine...les porte-avions américains ...ces peuples (aborigènes d’Australie,les touaregs les pygmées ;les bédouins.. ) sont juste bon pour les cartes postales,et les musés..
    il n’ya jamais eu de berceau d’humanité, de Babylone, de Samarcande,de Tombouctou,d’aztèque... !!!

    la civilisations d’aujourd’hui est comme les excré.. elle n’a pas de racines ??!!
    elle est bien le prolongement du patrimoine de l’humanité ...mais force est de constater que le début de la fin est l’injustice de ces citées iniques..

  • permalien Ph. Arnaud :
    8 septembre 2009 @15h58   « »

    A Afshin

    Entendons-nous : j’ai formulé ces remarques sur les drones parce que, depuis mon plus jeune âge, je m’intéresse à l’aviation militaire. Mais je ne suis ni un « fana-mili », ni un obsédé de la technologie, et notamment de la technologie guerrière.

    Je pense, en effet, que les guerres se gagnent ou se perdent avec des éléments autres que matériels, voire simplement militaires au sens large (stratégie ou tactique) et que, paradoxalement, leur issue dépend surtout de facteurs précisément non militaires, démographiques, économiques ou moraux. Et c’est pour ça que j’estime que, pour les Occidentaux, cette guerre est perdue.

    Il est d’ailleurs dommage qu’Obama, qui va certainement voir sa réforme de la santé torpillée (et, sans doute, avec elle, toutes celles qu’il voudra entreprendre à l’intérieur et qui n’iront pas dans le sens des classes dominantes) s’entête sur un dossier extérieur aussi mauvais…

  • permalien Afshin :
    8 septembre 2009 @16h15   « »

    Ph. Arnaud :

    Entendons-nous [°°°]

    Dans ces conditions, il semble que nous soyons d’accord, so no more comment ...

  • permalien Mike :
    17 décembre 2009 @14h57   «

    Les insurgés irakiens piratent les drones américains

    WASHINGTON - Les insurgés irakiens ont utilisé à de nombreuses reprises des logiciels à bas coût et faciles à trouver sur le marché pour intercepter des données transmises par les drones américains, a rapporté jeudi le Wall Street Journal.

    Citant des responsables de la défense et du renseignement, le quotidien affirme que les insurgés chiites soutenus par l’Iran utilisent des logiciels comme SkyGrabber - accessible sur internet pour moins de 26 dollars - pour pirater les drones, ces avions sans pilote.

    Cette pratique a été découverte en juillet 2009, lorsque l’armée américaine a découvert sur l’ordinateur portable d’un insurgé arrêté des fichiers vidéo provenant de drones.

    Ils ont découvert "des jours et des jours et des heures et des heures de preuves", a affirmé au journal une source avertie. "Cela fait désormais partie de leurs outils", a ajouté cette source.

    Certains des exemples les plus fournis de ces interceptions ont été découverts en Irak, mais la même méthode a également été employée en Afghanistan et pourrait facilement être utilisée dans d’autres zones où l’armée américaine utilise des drones.

    Le logiciel SkyGrabber et les autres programmes du même type utilisent le lien crypté entre le drone et le contrôle au sol.

    Les autorités américaines étaient au courant de la faille du système depuis les années 1990, mais pensaient que leurs adversaires ne pourraient l’exploiter, affirme le Wall Street Journal.

    Les responsables cités par le quotidien estiment qu’il n’existe toutefois pas de preuves que les insurgés puissent contrôler les drones ou perturber leur vol, mais que cette faille leur permet de les traquer et de suivre leur progression.

    Des responsables de la défense ont assuré au journal que des efforts étaient mis en œuvre pour résoudre le problème, mais ont précisé que renforcer la protection d’un système qui a une dizaine d’années n’était pas évident et nécessite de moderniser plusieurs composants du système de transmission entre les drones et le contrôle au sol.

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