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Sarkozy, Israël et les Juifs

jeudi 27 août 2009, par Alain Gresh

Le livre que publient les éditions belges « Oser Dire », sous la signature de Paul-Eric Blanrue, Sarkozy, Israël et les Juifs, est intéressant à plus d’un titre. Il pose en effet à la fois le problème de la liberté d’expression, du rôle des communautés ou des lobbies en France, de la politique étrangère de Paris, etc.

Premièrement, la liberté d’expression. Ce livre, sorti en Belgique, n’a pas trouvé d’éditeur en France, et les principaux distributeurs ont refusé de le distribuer. Or, quoi qu’on pense de l’ouvrage, il n’a rien d’antisémite. Ce refus est d’autant plus stupide qu’il accréditerait l’idée que l’on ne peut critiquer Israël en France, ce qui est évidemment faux. De nombreux ouvrages très durs sur la politique israélienne, notamment sur l’expulsion des Palestiniens, ont été publiés en France par de grandes maisons d’édition ou de moins grandes, du livre d’Ilan Pappe, Le nettoyage ethnique en Palestine (Fayard) à celui de Dominique Vidal, Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949) (L’Atelier). La question du rôle des lobbies est plus « sensible » ; j’y reviendrai.

Il existe chez des éditeurs, chez des journalistes, une peur de certains sujets, une crainte dès que l’on aborde Israël et encore plus le « rôle des juifs ». On peut se demander si le livre de l’universitaire Israel Shahak, Le racisme de l’Etat d’Israël, publié en 1973 par les éditions Guy Authier, trouverait encore un éditeur. D’autant que l’ignorance et l’inculture, la mauvaise foi et le parti pris, se mêlent pour confondre antisémitisme et antisionisme. On occulte toute l’histoire complexe des rapports entre sionisme, judaïsme et antisémitisme et le rejet, pendant de longues décennies, par une majorité des juifs allemands ou britanniques, français ou des pays arabes, du projet sioniste (« Judaïsme, sionisme et fantasmes »). Et on identifie toute critique d’Israël à de l’antisémitisme plus ou moins voilé.

Les procès faits à Daniel Mermet ou à Edgar Morin, les campagnes médiatiques menées contre le dessinateur Siné, ont créé une atmosphère malsaine, une forme d’interdit (ce qui ne veut pas dire que ceux qui combattent cet interdit aient forcément raison : le cas de Dieudonné est exemplaire de ce point de vue...).

Mais les médias ne sont pas unanimes et on ne peut les analyser abstraitement. Durant la guerre de juin 1967, la presse française fut, massivement, favorable à Israël (en opposition à la position prise par le général de Gaulle). Sans revenir sur toutes les phases, on peut dire que les médias ont connu une évolution importante dans les décennies suivantes : ainsi, durant la première Intifada (1986-1993) (et même au début de la seconde), le point de vue des Palestiniens était largement repris et même entendu. Depuis quelques années, on assiste à un glissement en faveur d’Israël, moins à mon sens à cause du rôle supposé d’un lobby, mais parce que la position du gouvernement a évolué et que de nombreux journalistes (et intellectuels) lisent ce conflit à travers le prisme de « la guerre contre le terrorisme » et de la diabolisation de l’islam.

La thèse de Blanrue est exprimée dès les premières pages : « Israël est devenu hors de portée du débat démocratique. » Et il s’interroge : « La France est-elle devenue un pays sioniste ? »

Mais il n’explique pas bien ce que signifie le terme étrange de« pays sioniste » :

- est-ce l’acceptation de la légitimité de l’Etat d’Israël ? Mais, à ma connaissance, aucun gouvernement français depuis 1948, pas même celui du général de Gaulle, ne l’a remise en cause, pas plus qu’aucun grand parti (à l’exception, à certains moments, du Parti communiste) n’a contesté le sionisme comme mouvement de retour à la Terre promise. Qu’est-ce qui est donc nouveau aujourd’hui ?

- est-ce le refus de la critique de la politique de ce gouvernement israélien (ou des gouvernements successifs) ?

Le propos de l’auteur n’est pas très clair.

Blanrue, à juste titre, se refuse à utiliser le terme de « lobby juif » et lui préfère celui de « réseaux pro-israéliens », comme il l’explique longuement dans le premier chapitre. La communauté juive (même si cette terminologie elle-même est contestable) est divisée, partagée, malgré les tentatives de certains (notamment le Conseil représentatif des organisations juives de France, CRIF) de l’organiser en machine de soutien à l’Etat d’Israël. L’auteur affirme que le terme de « réseaux pro-israéliens » « [lui] paraît mieux refléter la réalité dans toute sa complexité, telle [qu’il va] la décrire ».

On trouvera dans ce livre des éléments intéressants sur l’appui de Nicolas Sarkozy au « communautarisme » (qu’il soit juif ou musulman d’ailleurs), sur sa sympathie à l’égard d’Israël, sa tendance à identifier tous les juifs et Israël : « Dois-je rappeler, écrivait le futur président de la République en 2004, l’attachement viscéral de tout juif de France à Israël, comme seconde mère patrie ? ». Et aussi, des confirmations sur les liens entre Sarkozy et les Etats-Unis. De ce point de vue, la nomination hier de la conseillère municipale de Paris Valérie Hoffenberg comme représentante spéciale de la France pour la dimension économique, culturelle, commerciale, éducative et environnementale du processus de paix au Proche-Orient est révélatrice : cette femme est directrice pour la France de l’American Jewish Committee (AJC), une des organisations juives américaines connues pour leur soutien inconditionnel à Israël. L’AJC joue un rôle actif pour transformer le CRIF en lobby sur le modèle américain.

En revanche, l’auteur se trompe quand il attribue à Sarkozy le tournant de la politique étrangère française, notamment au Proche-Orient. Ainsi, la politique d’hostilité à l’égard de l’Iran et à son programme nucléaire fut inaugurée par Jacques Chirac et n’a connu aucun infléchissement avec l’arrivée à la présidence de Sarkozy. De même, le tournant en faveur d’Israël a été perceptible dès 2005, avec la visite d’Ariel Sharon à Paris. Certes, Sarkozy a renforcé ce soutien, mais pas de manière spectaculaire (lire « La voix brouillée de la France », Le Monde diplomatique, juin 2006).

Si on ne peut échapper à un certain malaise en lisant ce livre, c’est qu’il semble parfois superficiel, multipliant les références tirées d’Internet (ce qui ne constitue pas plus une preuve qu’un simple article de journal) et qui ne sont pas toutes, loin s’en faut, pertinentes. Même s’il prend ses distances avec le bobard selon lequel Sarkozy aurait été recruté par le Mossad, faut-il consacrer deux pages au sujet ? Ou évoquer le dégraissage qui serait survenu dans les réseaux de renseignement français (les agents ciblés seraient les socialistes, les pro-arabes et ceux qui auraient découvert les relations de Sarkozy avec les néoconservateurs américains et certaines organisations sionistes !) à la suite de l’élection de Sarkozy, en s’appuyant sur une seule source ?

Le livre fourmille toutefois de citations et de déclarations intéressantes et est accablant pour la politique menée par le CRIF et son actuel président, Richard Prasquier, qui, après avoir identifié « la communauté juive » et toutes les actions du gouvernement israélien s’étonne que, dans l’esprit de certains, se créent des amalgames « juifs = Israël ».

Quand Richard Prasquier affirme que 95% des juifs français sont derrière l’armée israélienne dans son offensive contre Gaza, il importe le conflit en France et le réduit à un conflit communautaire. Jean-François Kahn peut, à juste titre, dénoncer cette affirmation comme antisémite.

J’ai pu constater les mêmes dérives en Afrique du Sud :

« Quant à la direction des organisations juives (sud-africaines), elle a, dans un communiqué, proclamé son “ferme soutien à la décision du gouvernement israélien de lancer une opération militaire contre le Hamas à Gaza”. Elle s’indignera, quelques jours plus tard, que son propre amalgame entre juifs et Israël ait provoqué des appels antisémites sur Internet pour le boycott des magasins juifs – appels fermement condamné par le gouvernement, l’ANC, des intellectuels musulmans et les organisations de soutien au peuple palestinien. » (« Regards sud-africains sur la Palestine », Le Monde diplomatique, août 2009, en kiosques.)

Cette ambiguïté entre juifs, sionistes, Israël, est ainsi entretenue à la fois par les vrais antisémites et par les partisans inconditionnels d’Israël. L’auteur cite ici Jean Bricmont : « Il ne faut pas oublier que la politique israélienne se fait au nom d’un Etat qui se dit juif, et qu’elle est fortement soutenue par des organisations qui disent représenter les juifs (à tort ou à raison). Comment espérer éviter, dans ce climat, que beaucoup de gens ne deviennent antijuifs ? C’est en demander un peu trop à la psychologie humaine. » Mais ce n’est pas trop en demander aux intellectuels et aux responsables politiques : parce que l’antisémitisme, comme toute forme de racisme, est inacceptable ; parce que les dérapages antisémites sont les meilleurs alliés du gouvernement israélien qui cherche à créer un signe d’égalité entre critique de la politique israélienne, refus du sionisme et antisémitisme.

Dans le débat sur le rôle du lobby pro-israélien aux Etats-Unis, Blanrue fait un faux procès à Noam Chomsky, l’accusant d’être intimidé quand il s’agit de critiquer Israël. Non seulement il semble ignorer la production de Chomsky sur la question, mais il ne comprend pas le sens du débat qui divise la gauche radicale américaine. L’argument de Chomsky, et d’autres intellectuels radicaux comme Joseph Massad, est que la politique américaine répond, avant tout, aux intérêts des Etats-Unis (ou plutôt de sa classe dirigeante) et qu’il serait absurde de croire que le lobby serait capable d’imposer une stratégie contraire à ces intérêts (lire « Débat sur le rôle du lobby juif aux Etats-Unis »).

Dans son chapitre de conclusion, Blanrue revient sur la polémique qui a suivi la publication par Time Magazine (21 novembre 2007) d’un dossier sur la mort de la culture française. Il met en avant la citation de Christophe Boïcos, conférencier d’art, expliquant : « Beaucoup d’artistes français se sont créés en opposition au système d’éducation. Romantiques, impressionnistes, modernistes – tous étaient des rebelles contre les valeurs académiques de leur temps. » Ces voix dissidentes n’ont pas disparu, mais elles sont absentes des grands médias et remplacées par les élucubrations de Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut ou André Glucksmann... Mais la dissidence, contrairement à ce que dit Blanrue, n’est pas non plus dans l’appel de l’association Liberté pour l’histoire, qui se serait constituée contre « le climat de terreur » qui régnerait en France et contre les lois mémorielles. Là aussi, l’auteur ignore le débat qui se déroule en France, et que le livre remarquable que vient de publier la grande historienne de l’Afrique Catherine Coquery-Vidorvitch, Enjeux politiques de l’histoire coloniale (Agone, 2009), permet de comprendre.

En conclusion, un livre qui mérite le débat, et non un interdit de fait.

314 commentaires sur « Sarkozy, Israël et les Juifs »

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  • permalien une bille :
    27 août 2009 @16h08   »

    En conclusion, un livre qui mérite le débat, et non un interdit de fait.

    Pourtant une dizaine de posts signalant son existence ont été supprimés de ce blog... ?

  • permalien J :
    27 août 2009 @17h10   « »

    Concernant "l’importation du conflit israélo-palestinien en France", qui est le plus à blamer ?

    - Un dirigeant communautaire juif qui déclare que les Juifs de France - dont la plupart ont de la famille et des amis en Israël qui subissent les tirs de roquettes du Hamas depuis de longues années - sont solidaires d’une opération militaire visant à faire cesser ces tirs

    ou

    - Des hordes de sauvages, pour la plupart "issus de l’immigration" qui prennet d’assaut une synagogue ou qui défilent dans les rues en hurlant "mort aux Juifs"

     ???

    Il serait temps de se rendre compte que, oui, effectivement, une nouvelle forme d’antisémitisme sévit aujourd’hui sous le couvert de "l’antisionisme". Et que, non, la critique d’Israël n’est pas interdite en France, ni ailleurs - comme le reconnait d’ailleurs l’auteur de cet article. Et que le "lobby sioniste" n’est rien d’autre qu’un fantasme !

  • permalien Tête d’épingle :
    27 août 2009 @17h24   « »

    "Des hordes de sauvages, pour la plupart "issus de l’immigration" qui prennet d’assaut une synagogue ou qui défilent dans les rues en hurlant "mort aux Juifs""

    LOL.

  • permalien Tête d’épingle :
    27 août 2009 @17h31   « »

    Juste comme ça, une source ou deux, sur les évenements en question ?

    Un évenement, pas une déclaration de tel membre du CRIF. Et ne me sortez pas Ilan Halimi.

  • permalien Loupobs :
    27 août 2009 @17h34   « »

    Merci pour cet article.
    Je rejoins la conclusion de "une bille", j’ajouterais que je suis l’actualité de Blanrue à travers google actu et que je suis surpris que sur le mois d’aout il n’y ai que la video du pseudo intellectuel (j’ai nommé Robin) qui apparaisse.

    Merci pour le lien concernant les lobby juifs américains, je me suis souvent posé la question : sont-ils aussi fort que ça ? La puissance américaine n’est-elle pas capable d’écarter cette poignée de personnes des postes stratégiques ?

  • permalien Tête d’épingle :
    27 août 2009 @17h55   « »

    A Loupobs :

    Ne pensez-vous pas qu’ils se rendent mutuellement service ? Légitimité morale et publicité contre.. disons fantasmes de lobbies.

  • permalien Lou :
    27 août 2009 @18h05   « »

    Cette ambiguïté entre juifs, sionistes, Israël, est ainsi entretenue à la fois par les vrais antisémites et par les partisans inconditionnels d’Israël.

    De fait et il apparaît que les suédois de confession juive soient plus réfléchis que le CRIF par exemple.

    La Présidente des communautés israélites de Suède, Lena Posner-Korosi, tout en dénonçant l’article de Donald Bostrom a qualifié la réaction israélienne de "disproportionnée".

    Ce qui ne plaît pas au site d’extrême droite Actu qui titre son article :" Des Juifs plus suédois que les Suédois !", ce qui me semble être des propos antisémites.

  • permalien Nathan :
    27 août 2009 @18h51   « »

    Je pense que c’est une connerie d’avoir empêché la publication ou la diffusion de ce livre en France. Cette forme de censure ou d’auto-censure accrédite encore davantage, si besoin en était, le fantasme d’une mainmise présumée du "lobby sioniste" sur la politique et les médias français. J’estime qu’il faut éviter de donner aux paranoïaques l’occasion de délirer. Cela dit, les références de l’auteur du livre, lequel a été Président d’une sorte de cercle fumeux de "zététique" et qui est un habitué des sujets à scandale, n’a sans doute pas plaidé en sa faveur.

    Il serait intéressant d’enquêter sur les raisons invoquées par les éditeurs contactés pour ne pas publier ce livre en France. Les éditeurs ont-ils subi des pressions ou se sont-ils simplement figurés qu’ils allaient en subir ? Les éditeurs ont-ils craint d’avoir un procès sur les bras ? Ont-ils eu peur d’un livre qui s’en prenne à la fois aux juifs et à Sarkozy ? Ont-ils craint de publier un ouvrage antisémite ? Ont-ils redouté la vengeance d’un "lobby juif" ou d’un "lobby sioniste", qu’on imagine souvent exagérément puissant, en tout cas beaucoup plus puissant qu’il ne l’est en réalité ? Ont-ils estimé plus simplement que le livre était nul ou qu’il n’allait pas se vendre ? Sociologiquement parlant, il serait instructif de savoir ce qui est s’est passé dans leur tête.

  • permalien Yvan :
    27 août 2009 @19h57   « »
    Sarkozy, Israël et le philosémite

    Dès que le mot "juif" est prononcé tout repère cartésien tombe. Il est même arrivé sur ce blog que certains intervenants se plaignent d’être "traités" de juifs. Dès qu’un livre, un film, une pièce de théâtre comporte le mot "juif" la cohorte de censeurs se déchaine et dehors de toute rationalité. Il s’ensuit un climat délétère (comme le souligne A. Gresh) dans lequel les provocateurs ronronnent comme un chat sur un lit de braises.

  • permalien ouiiiiiii :
    27 août 2009 @21h18   « »

    Hé, hé. le site internet de Paul-eric Blanrue est complètement vérolé.

  • permalien Daniel :
    27 août 2009 @21h36   « »

    "... le fantasme", dit Nathan. C’est amusant.

  • permalien Ana :
    27 août 2009 @21h58   « »

    En conclusion, un livre qui mérite le débat, et non un interdit de fait. (Alain Gresh)

    Tout livre mérite un débat à priori, aucun livre ne mérite un interdit de fait. La liberté d’expression est à ce prix - la manifestation-même de la modernité - et ne souffre pas d’exception.

  • permalien Fa :
    27 août 2009 @21h59   « »

    ou bien, ils ont eu peur d’être attaquer comme la librairie Résistance à Paris.
    Rappel des faits : http://lesactualitesdudroit.20minut...

  • permalien une bille :
    27 août 2009 @22h24   « »

    Lu sur le site de Paul Éric Blanrue, cet extrait du Figaro :

    Benjamin Nétanyahou a demandé aujourd’hui des "sanctions paralysantes" contre l’Iran pour l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire. "La chose la plus importante que nous puissions mettre en place sont des sanctions paralysantes. Il est possible d’exercer des pressions réelles sur le régime de Téhéran", a déclaré le premier ministre israélien, lors d’une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel.

    Pendant que Natanyahu pontifie sur : des sanctions, toujours des sanctions encores des sanctions dans les capitales européennes, Un rapport des Nations Unies décrit les effets dévastateurs du blocus israélien à Gaza

  • permalien JeanDeRien :
    28 août 2009 @00h44   « »

    "Dans son chapitre de conclusion, Blanrue revient sur la polémique qui a suivi la publication par Time Magazine (21 novembre 2007) d’un dossier sur la mort de la culture française"

    Quel est le rapport entre Israël-les Juifs-Sarkozy, et la question de la (mort de la) culture française ?
    Ce serait pas un peu antisémite d’attribuer la "décadence francaise" aux intellectuels juifs et à l’emprise sioniste ? Le fait d’être antisioniste, d’être juif ou non, aurait un impact sur le niveau culturel de la France ?? Et cerise sur le gâteau Dieudonné, lui, serait le sauveur de la culture française ?? Une odeur de m. dans l’air...

    Quel rapport entre la décadence française et la loi Gayssot ? Entre la loi Gayssot et la question palestinienne ? Tout ça pue le négationnisme, ce que Blanrue nomme pudiquement "révisionnisme". Et en tout état de cause, puisqu’il se présente comme historien et connaît donc le sens de mots, des sous-entendus. CQFD !

    Les faits sont accablants (en France promotion du lobbyiste Zimeray puis de Hoffenberg, en Palestine carnage de Gaza). Pourquoi rajouter l’horreur idéologique de l’antisémitisme, à l’horreur des faits ? La Palestine a-t-elle vraiment de Dieudonné et autres Blanrue, qui gravite dans l’exact même sphère (premier entretien donné à Meyssan, deuxième entretien au MDI de Kemi Seba, troisième entretien...au théâtre de la Main d’or, ça fait beaucoup, non ??)

    Je regretterais comme Nathan l’absence d’enquête...

  • permalien
    28 août 2009 @01h11   « »
    Liberté d’expression à géometrie variable

    « Les procès faits à Daniel Mermet ou à Edgar Morin, les campagnes médiatiques menées contre le dessinateur Siné, ont créé une atmosphère malsaine, une forme d’interdit (ce qui ne veut pas dire que ceux qui combattent cet interdit aient forcément raison : le cas de Dieudonné est exemplaire de ce point de vue...). »

    En quoi la cas Dieudonné est-il différent des protagonistes pré-cités. A part qu’il est bien vu de taper sur Dieudonné largement non-gratta en ce qui concerne la liberté d’expression.

  • permalien cuit :
    28 août 2009 @07h28   « »

    Les références internet du livre ne sont pas "aussi peu fiables" que les articles de journaux mentionnés : elles sont tout simplement aussi "autorisées", inattaquables par ceux qui tirent sur tout ce qui bouge. Justement, les qualités du livre font que pas une émanation du CRIF n’a trouvé à ce jour le moyen de l’attaquer. Le silence des réseaux en question est un signe de faiblesse de leur part, sur le plan moral et logique. Ce qui n’exclut pas les coups tordus, au contraire. Pas besoin de demander aux éditeurs français pourquoi ils ont refusé le livre : on prouve le mouvement en marchant, on prouve que la censure existe en s’autocensurant, alors même que le titre du livre aurait suffi à en faire un best seller, et que le contenu très riche en infos, devrait déchaîner des polémiques intéressantes dans les grands media. Pas de chance, il est maintenant médaillé par les sionistes eux-mêmes, qui n’osent même pas commenter la conclusion, pourtant inattendue et quelque peu subversive, pourquoi ?

  • permalien Zorg :
    28 août 2009 @08h37   « »

    @Nathan,
    Juste un détail : le cercle de zététique n’avait (n’a ?) rien de fumeux, il s’agit d’une association de rationnalistes qui ont, notamment, démonté la méthode Elizabeth Teyssier. Au contraire, la principale occupation de ce cercle consistait à tordre - de manière scientifique - le cou aux fausses croyances et autres arnaques.
    BàV

  • permalien Mathaf Hacker :
    28 août 2009 @10h15   « »

    Jean Daniel ne mâche pas ses mots à l’égard du CRIF : "judéo-centriste, allié de l’extrême droite sioniste, etc."
    Lobby ou pas ? Il fallait bien un lobby pour obliger le ministère de la justice à faire appel de la décision de la cour d’assises sur le procès Fofana.
    Ou alors peut-être : le CRIF vitrine politique du sionisme ?

  • permalien Harko :
    28 août 2009 @11h01   « »

    "Cette ambiguïté entre juifs, sionistes, Israël, est ainsi entretenue à la fois par les vrais antisémites et par les partisans inconditionnels d’Israël."

    Tout est dit, tout tient dans cette phrase.

    Que cette ambiguité soit reprise pas des bandes de gamins plus ou moins violents (ce que quelqu’un ci-dessus appelle élégamment les "hordes sauvages" - ce genre de lexique en disant plus long sur celui qui l’utilise que sur les personnes ainsi désignées) est évidemment dramatique, mais comme le souligne l’article, la psychologie humaine a ses limites, et il reviendrait normalement aux médiacrates et aux politiques de casser cette ambiguité.

    Mais on aura du mal à combattre cet amalgame poisseux alors qu’il est repris par bien des dirigeants, israéliens et occidentaux eux-mêmes. Il arrange les islamophobes, d’une part, et permet d’inscrire le conflit colonial et ethno-politique israélo-palestinien dans un vaste "choc des civilisations" (cette prophétie auto-réalisatrice artificielle qui convient si bien aux mollahs d’Al Qaida et aux néoconservateurs sécuritaires des démocraties libérales.

    Il est tellement facile de criminaliser la jeunesse défavorisée et sous-éduquée en énonçant qu’elle est ontologiquement la même que celle qui se barde de ceintures d’explosifs sous d’autres latitudes. L’extrême-droite raciste exulte, et les conservateurs au pouvoir ont quant à eux toute latitude pour imposer leurs législations liberticides.

    Et rien de plus facile, pour les opportunistes sauce UMP, ou les folkloriques ordures telles que Philippe Val, d’instrumentaliser les faits divers à caractère pour en inférer une prétendue montée de l’antisémitisme, voire une chimérique "islamisation" du pays. Curieusement, on entend beaucoup moins parler des mouvements d’islamophobie.

  • permalien Harko :
    28 août 2009 @11h01   « »

    D’ailleurs de manière plus générale, on ne peut que s’étonner d’un "deux poids - deux mesures" dans le traitement médiatique. Comparez le traitement médiatique et politique du calvaire ignoble d’Ilan Halimi, et le meurtre sadique de Marwa Sherbini en Allemagne. Comparez le battage médiatique autour de Gilad Shalit, et le silence révoltant autour de Salah Hamouri.

    Voilà malheureusement qui flatte le vieil antisémitisme franchouillard, celui des lepénistes et des négationnistes qui se font beaux pour les spectacles de Dieudonné, et celui, très différent, de certains jeunes musulmans.

    Personne ne casse cette ambiguité entre juifs, israéliens et sionistes, et on laisse faire les petits Goebbels de plateau-télé qui identifient totalement anti-sionisme et anti-sémitisme. Le gouvernement actuel est plutôt pro-israélien, même sans initiative particulièrement spectaculaire, et surtout les médias sont littéralement trustés par des gloseurs imbéciles et partisans tels que Finkilkraut, Taguieff et BHL, d’odieux petits propagandistes qui usurpent l’appellation "d’intellectuels" pour peser sur le débat et instaurer une censure de fait contre tout propos critique envers la politique d’Israël.

    Personnellement, je considère Israël comme un état terroriste, plus encore que ne le sont d’autres états scélérats comme l’Iran ou la Corée du Nord. Espérons pour leurs peuples respectifs, et les peuples qui les voisinent, que ces pays sauront se débarrasser de leurs gouvernements abjects.

    L’amalgame entre juifs et Israël est professé à la fois par des imams fanatiques en Orient, et par des médiacrates réactionnaires en Occident. Voilà donc les deux catégories à combattre.

  • permalien
    28 août 2009 @11h02   « »

    Mouhaha Blanrue qui critique Choamsky... on aura tout lu x)

  • permalien Daniel :
    28 août 2009 @11h41   « »

    "CQFD", conclut JeanDeRien, après 12 lignes écrites à la va-vite avec rien dedans. Vive la culture française.

  • permalien Mathaf Hacker :
    28 août 2009 @11h55   « »

    Voici la bande annonce d’un documentaire non-ambigü, produit et réalisé par des israeliens :

    http://www.youtube.com/watch?v=9Qt3...

  • permalien Nathan :
    28 août 2009 @12h04   « »

    et surtout les médias sont littéralement trustés par des gloseurs imbéciles et partisans tels que Finkilkraut, Taguieff et BHL, d’odieux petits propagandistes qui usurpent l’appellation "d’intellectuels"

    Rappelons quand même que Finkielkraut est prof de philo à Polytechnique et que lui et Taguieff ont écrit des dizaines de livres érudits qui ne concernent pas le seul conflit israélo-arabe. Mais j’imagine que ce ce que l’on ne pardonne pas à Taguieff, c’est notamment sa déconstruction détaillée du terme galvaudé "d’islamophobie", cette manière subtile de censurer la moindre critique de l’islam. D’autre part, on ne voit pas beaucoup Taguieff et même Finkielkraut ces derniers temps à la télé. Par contre, on tombe plus souvent sur Gresh, Onfray, Houria Bouteldja, Tariq Ramadan, Bricmont, Michel Collon, Rony Brauman etc... Le soi-disant monopole des "sionistes" sur les médias est très largement exagéré.

  • permalien
    28 août 2009 @12h14   « »

    Ce refus est d’autant plus stupide qu’il accréditerait l’idée que l’on ne peut critiquer Israël en France, ce qui est évidemment faux.

    Ben, vu les mésaventures de Blanrue, ce ne semble évidemment pas si faux que ça.

  • permalien Alain Gresh :
    28 août 2009 @12h39   « »

    A Nathan

    Votre commentaire est factuellement faux. A mon souvenir, je n’ai été dans les trois dernières années invité qu’une fois à la télévision dans l’émission de Taddei (je mets à part TV5 Monde destiné à l’international). Et je n’ai jamais été invité durant la même période à une émission de radio sur France-Inter ou France-Culture.

  • permalien adrien :
    28 août 2009 @12h46   « »

    « les médias sont littéralement trustés par des gloseurs imbéciles et partisans tels que Finkilkraut, Taguieff et BHL, d’odieux petits propagandistes qui usurpent l’appellation "d’intellectuels" pour peser sur le débat et instaurer une censure de fait contre tout propos critique envers la politique d’Israël. »

    Lisez les livres de Finkielkraut avant de dénigrer le personnage, vous ne savez même pas de quoi il en retourne, écoutez son émission "répliques" sur France Culture, vous comprendrez (peut-être) qu’il est loin de vouloir instaurer une "censure de fait contre tout propos critiques envers la politique d’Israël", au contraire, et que l’on peut effectivement le considérer comme un intellectuel. D’autre part, Finkielkraut a eu un cancer l’année dernière, et on ne l’a presque pas vu sur les plateaux, au contraire de Ramadan et compagnie.
    Enfin au sujet de vos expressions "d’odieux petits propagandistes" ou "gloseurs imbéciles", qui êtes vous affirmer cela ? Un intellectuel incompris ? Quelle blague.

  • permalien
    28 août 2009 @13h12   « »

    Nathan :

    [°°°] Cette forme de censure ou d’auto-censure accrédite encore davantage, si besoin en était, le fantasme d’une mainmise présumée du "lobby sioniste" sur la politique et les médias français. [°°°]

    Si ce n’est que ce n’est pas un fatasme, mais une triste réalité ............................................

  • permalien Harko :
    28 août 2009 @13h13   « »

    Adrien, vous êtes bien mignon, mais les tribunes de Finckie, BHL ou Taguieff dans les parutions à gros tirage, puis chez FOG, chez Minc, chez untel, chez untel... font de ces amuseurs publics (ce ne sont plus des intellectuels, mais de vulgaires médiacrates) des tribuns bien plus efficaces et plus présents que ceux dont vous parlez.

    L’émission de Finckie, "Répliques", est une tribune que s’arroge le "précieux intellectuel" (qui ne fait que refléter les réactions populistes de son temps plutôt que de les combattre) m’est odieuse. Quant à ses livres, je les ai lus merci. On pouvait déjà sentir l’absence d’esprit critique relatif à Israël, chez Finckie, dans son dialogue avec le nettement plus rigoureux Sloterdijk, par exemple. Et je continue à me navrer que Finckie se réclame tant d’HannahH Arendt, autre exemple... quand on lit ses lamentables saillies aujourd’hui.

    Pour ces individus, la qualification "d’intellectuel" n’est pas sérieuse, nonobstant leurs travaux respectifs, parce qu’elle ne convient pas à ceux qui ont malheureusement tari leur pensée pour la caricaturer en propagande détachée des faits - Finckie ne prend-il pas l’habitude de critiquer des films qu’il ne visionne pas ? Finckie ne reprend-il pas des expressions dignes du premier frontiste venu lorsqu’il parle des banlieues ou de l’équipe de France de foot - ça n’est plus un intellectuel, ça, c’est une caricature.

    Voir Philippe Val et BHL se léchouiller mutuellement, avant d’aller prodiguer leurs caresses à l’inénarrable Houellebecq (le dépressif islamophobe le plus lu de France), ça ne vous dissuade pas de parler "d’intellectuels" à leur propos ?

    Evidemment, n’est pas Foucault, Deleuze, Guitton, Guattari ou Bourdieu qui veut. C’est peut-être à la disparition des véritables intellectuels, remplacés par des pitres et des sophistes, que renvoie l’expression "décadence intellectuelle française"...

  • permalien Harko :
    28 août 2009 @13h15   « »

    J’ajoute qu’un type qui tient les propos de Taguieff sur l’islam est en effet un odieux gloseur, voire un navrant propagandiste, enferré dans une sorte de psychose de plus en plus inquiétante.

    A côté, les apparitions médiatiques de gens comme Gresh ou Brauman restent malheureusement assez épisodiques - mais encore faut-il convenir qu’ils sont moins épris de spotlights que nos brillants déclinologues...

  • permalien Harko :
    28 août 2009 @13h24   « »

    @ Nathan : ainsi toute critique de l’islam serait censurée ? Ou opportunément tue ? Vous vous moquez du monde, mon jeune ami.

    Le procès des caricatures, ça vous dit quelque chose ? L’affaire Redeker (du nom de cet autre "brillant philosophe" qui en d’autres temps aurait vilipendé un Dreyfus comme personne), ça vous dit quelque chose ? Les amalgames pratiqués par les crétins qui parlent "d’intifada-sur-marne", ça vous dit quelque chose ? La discrétion qui entoure le meurtre de Marwa Sherbini, ça ne vous étonne pas ? Les dizaines de sites internet qui fleurissent pour étaler l’islamophobie, quand ce n’est pas tout simplement la bonne vieille arabophobie française, ça n’existe pas ?

    Très schématiquement, mon jeune ami :

    - on dirait sur l’islam le 100e de ce qu’on dit sur le catholicisme, dans nos contrées parfois très laïcardes et anti-cléricales, que les fondamentalistes et quelques belles âmes auraient déjà réagi ;

    - on dirait sur le judaïsme le 100e de ce qu’on dit sur l’islam, et on ne compterait plus les procès et les législations d’exception.

    En fait, si vous observez attentivement, les discours islamophobes (la prétendue "islamisation" de l’Europe, la prétendue incompatibilité entre islam et démocratie, les thèses foireuses sur la violence en islam), ils ressemblent beaucoup aux discours antisémites tenus en Europe dans les années 30.

    Mais bien sûr, la énième apparition de Bouteldja ou d’un représentant de S0S racisme agace les petit esprits proprets. Toutefois, on notera que Bouteldja influence/sert nettement moins les discours du pouvoir exécutif, mais bon...

  • permalien Ph. Arnaud :
    28 août 2009 @13h25   « »

    A Nathan

    Le fait que Finkielkraut soit enseignant de philo à Polytechnique ne prouve rien. D’abord parce que Polytechnique n’est pas faite pour former de philosophes mais des dirigeants d’entreprise et des hauts fonctionnaires. Dans cette perspective, la « philo » dispensée par le sieur Finkielkraut sert surtout à justifier leur servilité envers leurs futurs maîtres…

    Ensuite, parce que quand bien même Finkielkraut exercerait ses talents auprès de futurs philosophes, cela n’en ferait pas pour autant une sommité : on peut être universitaire et nul.

    Il ne faut pas exagérer ! En 2009, l’antisémitisme, en France, ça n’existe pas. Le véritable antisémitisme, la pierre de touche, a duré en gros un demi-siècle tout rond, de 1894 à 1945, de l’affaire Dreyfus au procès de Maurras (avec même un prolongement de quelques années avec l’affaire Finaly). Cet antisémitisme a été un antisémitisme de masse de la population française « de souche » [si je puis employer ce terme, faute de mieux], de toutes les classes, y compris les plus hautes, de l’Eglise, de l’Armée, de la Justice, de l’Académie, de la ville et de la campagne, et, essentiellement, de droite.

    Dire aujourd’hui que les jeunes issus de l’immigration (surtout musulmane) sont antisémites est une perversion du langage : ces jeunes représentent que dalle…

    En revanche, il y a une véritable islamophobie en France : comptez, dans les médias, le nombre d’occurrences où les termes « Islam » ou « musulman » sont associés à « terrorisme », « problème », « délinquance », « crime », « intolérance », « fanatisme », etc. Comptez le nombre de fois où, au journal télévisé, un sujet sur des émeutes en banlieue suit (ou précède) immédiatement un reportage sur un attentat à Bagdad ou à Kaboul. Comptez le nombre de fois où les images en provenance de pays arabes ne sont pas des images de guerre, d’attentats ou de foules hurlantes. Tout est fait, pernicieusement, pour assimiler le concept d’Islam et celui de danger…

  • permalien Harko :
    28 août 2009 @13h44   « »

    Finckie n’a jamais passé l’agrég de philo, mais celle de lettres modernes. ça ne le prédisposait pas à servir la soupe tiède actuelle, mais ça relativise déjà sérieusement l’appelation de "philosophe"...

    Bref, peu importe, il n’est qu’un symptôme.

  • permalien une bille :
    28 août 2009 @13h58   « »

    Précision :

    L’école Polytechnique est sous tutelle du ministère de la défense, et comme on le sait, la philosophie militaire est à la philosophie ce que la musique militaire etc...

  • permalien Charles Martel :
    28 août 2009 @15h19   « »

    @Harko

    D’ailleurs de manière plus générale, on ne peut que s’étonner d’un "deux poids - deux mesures" dans le traitement médiatique. Comparez le traitement médiatique et politique du calvaire ignoble d’Ilan Halimi, et le meurtre sadique de Marwa Sherbini en Allemagne.

    Ces deux événements sont évidemment terribles, mais l’un des ces faits divers s’est déroulé en France et l’autre en Allemagne, il est normal qu’il soit plus relaté dans la presse, d’autant que celui-ci a fait l’objet d’un procès, avec toutes les passions que l’on sait.

    Comparez le battage médiatique autour de Gilad Shalit, et le silence révoltant autour de Salah Hamouri.

    Gilad Shalit est un soldat qui faisait son devoir, il n’a rien à se reprocher et on ignore même s’il est encore en vie. Salah Hamouri a reconnu sa culpabilité d’appartenance à une organisation terroriste et son projet d’assassinat du rabbin Ovadia Yossef. L’un est innocent et peut être libéré, l’autre est coupable et a été condamné et ne peut donc être libéré.
    Non il n’y a pas dans ces affaires deux poids deux mesures.

  • permalien Nathan :
    28 août 2009 @15h22   « »

    Je ne vais pas m’embarquer dans un débat sur la notion équivoque d’islamophobie mais je rappelle à mes interlocuteurs que les principaux responsables de la méfiance quasi-universelle à l’égard de l’islam sont les islamistes. Ce sont ceux qui tuent et massacrent au nom de l’islam et de la sacro-sainte djihad. Cette dérive fondamentaliste est née au sein de l’islam et nulle part ailleurs. Qu’on ne s’étonne pas que les gens éprouvent une défiance naturelle à l’égard de cette perversion religieuse mortifère et que ce sentiment rejaillisse sur les musulmans, modérés dans leur grande majorité.

    Pour en revenir à Finkielkraut, qui semble susciter l’ire au sein de ce blog, je rappelle aussi qu’il a écrit de nombreux articles ou ouvrages sur Hannah Arendt, Musil, Broch, Péguy, Lévinas, Kundera, sur l’école, sur l’état de la culture, sur les modernes et le post-modernisme etc. Son émission "Répliques" sur France Culture est généralement de haute tenue. On ne compte plus les écrivains, philosophes, sociologues venus débattre à son émission. Qu’on ne soit pas d’accord avec ses thèses, c’est une chose mais de là à le dénigrer...

    Je note que les mêmes qui dénigrent Finkielkraut trouvent crédible la thèse de ce Blanrue. Je n’ai pas lu le livre de Blanrue mais en parcourant l’interview citée plus haut en lien, je m’aperçois que ce monsieur n’y va pas avec le dos de la cuiller. En effet, il prétend que Sarkozy est "l’homme-lige" de ces soi-disants "réseaux sionistes" et que ceux-ci l’ont "installé" à l’Elysée. Je m’étonne que Alain Gresh, généralement plus lucide, n’ait pas cru bon de relever cette énormité. Car il y a de la marge entre le fait d’affirmer que Sarkozy a des sympathies pro-américaines, atlantistes et pro-israéliennes (qui le nierait ?) et le fait de prétendre que certains "milieux" l’ont délibérément installé au pouvoir comme une vulgaire marionnette. La première thèse relève de l’analyse politique, la deuxième de la théorie du complot et de la diabolisation. J’irais même jusqu’à dire que la deuxième thèse est antisémite car elle reprend le vieux fantasme de la volonté de domination des juifs sur le monde.

  • permalien Ph. Arnaud :
    28 août 2009 @15h35   « »

    A Charles Martel

    Il y a bien deux poids deux mesures : Salah Hamouri n’a rien reconnu du tout ! Il a seulement plaidé coupable pour éviter une peine plus lourde (selon la procédure américaine si perverse, que Sarkozy essaie d’implanter chez nous). Nuance ! Il n’existe, en effet, aucune preuve tangible, de sa part, de la moindre préparation que ce soit d’un quelconque attentat. Son arrestation est totalement arbitraire et infondée…

    Quant au terroriste, c’est simplement celui qui ne possède pas de F-16 pour transporter sa bombe…

  • permalien une bille :
    28 août 2009 @15h37   « »

    Charles Martel : « Salah Hamouri a reconnu sa culpabilité d’appartenance à une organisation terroriste et son projet d’assassinat du rabbin Ovadia Yossef. L’un est innocent et peut être libéré, l’autre est coupable et a été condamné et ne peut donc être libéré. »

    Vous souhaitez que Gilad Shalit fasse des aveux Charles Martel ?

    « De nombreuses informations ont fait état d’actes de torture et de mauvais traitements infligés par des agents du Service de sécurité intérieure, particulièrement au cours des interrogatoires de Palestiniens soupçonnés d’avoir planifié des attaques armées ou d’y avoir participé. Parmi les méthodes signalées figuraient le maintien de la victime attachée dans des positions douloureuses, la privation de sommeil et les menaces contre les proches. Les passages à tabac, entre autres formes de mauvais traitements, étaient fréquents au moment de l’interpellation et à la suite de celle-ci, ainsi que durant les transferts d’un lieu de détention à l’autre. »

    ... auriez-vous un contentieux avec lui ?

  • permalien Jean-Joël Kauffmann :
    28 août 2009 @15h37   « »

    Bonjour,

    @ M. Gresh :

    J’ai beaucoup d’admiration pour vous, mais quand vous dites que vous n’avez pas été invité sur France Inter ces trois dernières années, comptez-vous pour rien le fait d’être intervenu régulièrement dans l’émission de Daniel Mermet dans le cadre de son rendez-vous mensuel avec l’équipe du Diplo ?

    Notez bien qu’à part ce petit détail, je suis entièrement d’accord avec le diagnostic que vous portez sur BHL, Finkielkraut et consorts.

    Cordialement

    JJK

  • permalien Loupobs :
    28 août 2009 @15h52   « »

    Nathan ...

    et surtout les médias sont littéralement trustés par des gloseurs imbéciles et partisans tels que Finkilkraut, Taguieff et BHL, d’odieux petits propagandistes qui usurpent l’appellation "d’intellectuels"

    Rappelons quand même que Finkielkraut est prof de philo à Polytechnique et que lui et Taguieff ont écrit des dizaines de livres érudits qui ne concernent pas le seul conflit israélo-arabe. Mais j’imagine que ce ce que l’on ne pardonne pas à Taguieff, c’est notamment sa déconstruction détaillée du terme galvaudé "d’islamophobie", cette manière subtile de censurer la moindre critique de l’islam. D’autre part, on ne voit pas beaucoup Taguieff et même Finkielkraut ces derniers temps à la télé. Par contre, on tombe plus souvent sur Gresh, Onfray, Houria Bouteldja, Tariq Ramadan, Bricmont, Michel Collon, Rony Brauman etc... Le soi-disant monopole des "sionistes" sur les médias est très largement exagéré .

    Êtes-vous sérieux ???

    "censurer la moindre critique de l’islam" ???
    Je crois que dans l’ordre, les religions les plus critiquées sont L’islam, le catholicisme, d’autres, encore d’autres puis vient le judaisme ! Passez un soir devant votre télé pour vous en apercevoir !

    "Gresh, Onfray, Houria Bouteldja, Tariq Ramadan, Bricmont, Michel Collon, Rony Brauman etc... Le soi-disant monopole des "sionistes" sur les médias est très largement exagéré." ???

    Êtes-vous sérieux ???

    M. Gresh vous a répondu, pour ma part, je n’ai jamais vu d’émission avec ces personnes à la télé sauf peut être sur fr3 après le journal du soir (après 23H)

    Merci d’arrêter de dire des sottises l’ami !

  • permalien Jeff :
    28 août 2009 @16h07   « »

    @ Mr Kauffmann

    La dernière intervention d’Alain Gresh dans l’émission de Daniel Mermet sur France Inter date du 2 septembre 2004.

    Ce qui fait plus de 3 ans à ce qu’il me semble...

    Vous le confondez peut-être avec Dominique Vidal.

  • permalien Harko :
    28 août 2009 @16h27   « »

    @ Charles Martel : on va pas s’étendre sur votre pseudo, hein. Mais vos comparaisons me font sourire :

    Marwa Sherbini : les autorités ont commencé par longtemps se demander si le crime était "islamophobe". En France, les autorités demandent qu’on rejuge quelque chose que même l’avocat général a qualifié "d’exemplaire". Vous sentez la différence, cultivée au sein de ce "bloc occidental" qui semble tellement en rassurer certains ?

    Alors bien sûr, Sherbini n’a pas été torturée pendant 3 semaines, et l’atrocité des crimes n’est pas vraiment comparable. Mais il est étonnant de noter avec quelle promptitude on a qualifié l’un de ces crimes de "barbarie antisémite", et la valse hésitation avec laquelle on finit par déclarer que l’autre de ces crimes est islamophobe.

    Gilad Shalit, présenté comme un "soldat qui fait son devoir", et un innocent... Bon, il faut déjà commencer par supposer qu’un soldat quel qu’il soit peut être qualifié "d’innocent". Mais que je sache, le jeune franco-israélien a-t-il rejoint Tsahal pour distribuer des fleurs et des bonbons ? Salah Hamouri, condamné par une justice militaire qui n’a pas produit une seule preuve, serait-il "moins innocent" qu’un soldat ? C’est grand-guignolesque.

    Dans tous les cas, Shalit ou Hamouri, il serait heureux que les brutes imbéciles qui leur servent de juges et de geoliers finissent par les libérer.

    Dans tous les cas, Halimi et Sherbini sont les malheureuses victimes d’ordures racistes et demeurées.

    Mais pourquoi diable continue-t-on à établir dans les médias autant de différences de traitement ???

  • permalien Harko :
    28 août 2009 @16h34   « »

    @ Nathan :

    Vous écrivez :

    "Je ne vais pas m’embarquer dans un débat sur la notion équivoque d’islamophobie mais je rappelle à mes interlocuteurs que les principaux responsables de la méfiance quasi-universelle à l’égard de l’islam sont les islamistes. Ce sont ceux qui tuent et massacrent au nom de l’islam et de la sacro-sainte djihad. Cette dérive fondamentaliste est née au sein de l’islam et nulle part ailleurs. Qu’on ne s’étonne pas que les gens éprouvent une défiance naturelle à l’égard de cette perversion religieuse mortifère et que ce sentiment rejaillisse sur les musulmans, modérés dans leur grande majorité."

    C’est délirant. Vous êtes soit très inculte, soit abject, au choix.

    1° Non, la méfiance envers l’islam n’est pas "quasi-universelle", déjà parce qu’il y a 1.3 milliards de musulmans dans le monde, dans l’écrasante majorité est aussi paisible que les autres croyants.

    2° La dérive fondamentaliste n’a rien de spécifiquement musulmane, vous devez délirer tout haut. L’islamisme désigne l’intégrisme musulman, mais l’intégrisme chrétien (qu’il s’agisse des born again christians, ces évangélistes qui ont poussé l’amérique vers un conflit mondial en employant la rhétorique des mollahs, mais aussi ces demeurés de Saint-Nicolas du Chardonnet, par exemple) existe depuis longtemps. Et son djihad s’est appelé Inquisition, Croisades, Evangélisation.

    Et que dire de l’intégrisme judaïque, qui fait élire un gros Lepen russe au poste de Ministre des Affaires Etrangères en Israël ? Que dire de l’Irgoun, dont les activistes attaquaient des civils occientaux et arabes au Moyen-Orient bien avant la création de l’islamisme terroriste ?

    Le fonadementalisme n’est pas propre à une religion. Alors si vous voulez parler de "perversion", et écrire que les musulmans sont pacifistes dans leur grande majorité, évitez de commencer votre intervention en pratiquant la généralisation et la stigmatisation.

  • permalien Orangerouge :
    28 août 2009 @16h41   « »

    Alain Gresh je vous cite :

    "Mais il n’explique pas bien ce que signifie le terme étrange de « pays sioniste » :

    est-ce l’acceptation de la légitimité de l’Etat d’Israël ? Mais, à ma connaissance, aucun gouvernement français depuis 1948, pas même celui du général de Gaulle, ne l’a remise en cause, pas plus qu’aucun grand parti (à l’exception, à certains moments, du Parti communiste) n’a contesté le sionisme comme mouvement de retour à la Terre promise. Qu’est-ce qui est donc nouveau aujourd’hui ?" Fin de citation

    Ce qui est nouveau pour moi, c’est qu’après les bombardements de Gaza et le siège de 3 ans de sa population, il serait plus que temps que les gouvernements occidentaux refusent que l’état d’Israël cherche constamment à accroître sa population par une immigration juive.
    Cette politique d’Israël exprime le refus de ce pays d’être un état pour ceux qui y habitent et son choix d’être un état raciste pour un mythique "peuple juif". Ce choix pouvait se justifier autrefois, quand ceux qui y vivaient avaient souffert de l’antisémitisme et du nazisme. Il est insupportable aujourd’hui où la situation n’a plus rien à voir.

    Dans ce sens, les gouvernements occidentaux se devraient de contester le sionisme.

    J’ai d’autre part le sentiment que Sarkozy est vraiment beaucoup plus proche des milieux sionistes que ne l’étaient les gouvernements précédents.
    Ce qui va dans le sens des propos de Blanrue : « Israël est devenu hors de portée du débat démocratique. » ... « La France est-elle devenue un pays sioniste ? »

  • permalien Orangerouge :
    28 août 2009 @16h45   « »

    à Harko,

    Cela fait un moment que Nathan dit n’importe quoi sur ce blog.

    Il profite de l’intermittence de la modération pour tenir des propos racistes (stigmatiser une religion parmi les autres sans raison c’est du racisme).

  • permalien Nicolas Krebs :
    28 août 2009 @17h08   « »
    conspirationnismes anti-musulman et anti-juif

    (partie 1/2)

    « En fait, si vous observez attentivement, les discours islamophobes (la prétendue "islamisation" de l’Europe, [...] ressemblent beaucoup aux discours antisémites tenus en Europe dans les années 30. » (Harko)

    Antisémites et conspirationnistes, voir :
    - « Eurabia : The Euro-Arab Axis partage certaines de ses certitudes avec l’extrême droite. L’ouvrage cède allègrement à la paranoïa du complot. » (Ivan Jablonka) ;
    - « the biggest conspiracy that modern history has created [...] These committees involved officials of the highest rank of both sides. [...] General Committee meetings take place behind closed doors and without recorded minutes. [...] The varied commitments of the Committee were specified. Its sittings took place behind closed doors and without recorded minutes. [...] a symbiosis, an inter-penetration of Arab and European policies, requiring the involvement of the European states at the highest level [...] The public ignores this strategy [...] This Eurabian policy, expressed in obscure wording, is conducted at the top political level and coordinated over the whole EU [...] This policy was undertaken quite discreetly, outside of official treaties, under the innocent-sounding name of the Euro-Arab Dialogue » (Bat Ye’or)
    - « In 1886 the French antisemite Edouard Drumont published La France Juive, creating the false nightmarish image of a France dominated by Jews, and sowing the poisonous seeds which came to fruit when Vichi [sic] French officials collaborated in the mass muder of French Jewry. [...] Bat Ye’or follows in notorious footsteps indeed by creating the false nightmarish image of a Europe dominated by Arabs and Muslims. » (Adam Keller) ;
    - « the Eurabia conspiracy theory remains a conspiracy theory. It even involves the Vatican as part of the evil complot to turn all Europeans into dhimmis. Seriously. The Vatican. » (Øyvind Strømmen) ;
    - « This, as students of conspiracy theories will recognise, is the addition of the Sad Dupes thesis to the Enemy Within idea » (David Aaronovitch) ;
    - « Stripped of its Islamic content, the broad contours of Ye’or’s preposterous thesis recall the anti-Semitic conspiracy theories of the first half of the twentieth century and contemporary notions of the ’Zionist Occupation Government’ prevalent in far-right circles in the US. » (Matt Carr)

    (à suivre)

  • permalien Nicolas Krebs :
    28 août 2009 @17h13   « »
    conspirationnismes anti-musulman et anti-juif

    (suite, partie 2/2)

    - « their own rhetoric and ideas are indistinguishable from those of the anti-Semites of the early 20th century [...] Substitute "Muslim" for "Jew" in the scared-stiff [...] screeds of Steyn, Amis, and others, and you will hear an exact replica of the anti-Semitism that was so rife throughout Western "civilization" in the pre-Holocaust years. » (Chris Floyd) ;
    - « It is not an exaggeration to see in these wild conspiracy theories a mutation of Europe’s old, toxic anti-Semitism. What are Fallaci and Ye’or offering but the Protocols of the Elders of Muhammad ? » (Johann Hari) ;
    - « Ye’or would seem to have done nothing less than discovered the Grand Unifying Theory of Euro-Muslim relations. At first blush, indeed, her explanation seems too simple ; one wonders whether she is peddling a paranoid conspiracy theory-a Protocols of the Elders of Brussels, as it were. But her documentation is thorough, her research apparently unimpeachable. At the center of her story is something called the Euro-Arab Dialogue (EAD), a joint initiative of the EU and Arab governments whose meetings are closed, proceedings unpublished, and activities thus "shielded from scrutiny and democratic control." [...] To be sure, I’d strongly question the implication that the entire European political establishment has been in on the effort to unite Europe and the Arab world, and to this end has labored to encourage immigration and discourage integration. » (Bruce Bawer) ;
    - « Virtually nobody has ever heard of this Euro-Arab Dialogue. » (David Pryce-Jones) ;
    - « The Euro-Arab Dialogue is so secret that hardly anyone knows it exists except Ye’or » (Simon Kuper) ;
    - « The second rule to bear in mind when putting together a conspiracy theory is that in order to hold water it needs to be circular, or rather spiral, so that any criticism can be sucked in and turned into evidence in its favour. » (Thomas Jones) ;

    ’service.

    « J’irais même jusqu’à dire que la deuxième thèse est antisémite car elle reprend le vieux fantasme de la volonté de domination des juifs sur le monde. » (Nathan)

    C’est aussi mon avis (qu’elle ait été tenue par Paul-Eric Blanrue ou pas). Et que pensez vous des extraits que je cite ci-dessus ?

  • permalien Nathan :
    28 août 2009 @17h29   « »

    D’abord, je n’ai proféré aucun propos raciste. A moins bien sûr, qu’Orangerouge estime que critiquer le fondamentalisme religieux c’est faire preuve de racisme. Dans ce cas-là, je rends mon tablier. Ça fait plus de 200 ans que la critique de la religion (et des dérives religieuses) est permise dans notre pays. On ne va chaque fois lui expliquer l’ABC de notre conception de la démocratie.

    Mais trève de balivernes... Est-ce que M. Gresh, qui connaît la politique française, pense sérieusement que Sarkozy a été délibérément "installé" à l’Elysée par des "réseaux sionistes" comme le prétend le livre de ce Blanrue ? Croît-il vraiment que le CRIF ou je ne sais quel organisme mystérieux a comploté dans l’ombre pour envoyer sa "marionnette" à l’Elysée ? Croît-il sérieusement à cette vision conspirationniste et réductrice de la politique française ? Et s’il ne le croit pas, comme je l’imagine, pourquoi n’affirme-t-il pas ouvertement et explicitement que la thèse du livre est foireuse ? Qu’est-ce qui l’en empêche ? Voilà ma question !

  • permalien Sébastien :
    28 août 2009 @17h33   « »

    Arnaud " En 2009, l’antisémitisme, en France, ça n’existe pas"

    c’est pas ce que pense la justice qui à condamné Fonfana pour le meurtre antisémite d’Halimi, même si le CRIF à fait du lobying !

  • permalien Harko :
    28 août 2009 @18h52   « »

    Pour finir un message précédent : oui les "réseaux pro-israéliens" existent, en France aussi, il n’y a pas que les USA. Mais il est également permis de douter de leur puissance... et je doute qu’ils puissent façonner un dirigeant politique. Tout au plus pourraient-ils en acheter certains, mais de là à influer sur la politique de la France, on s’approche un peu du conspirationnisme.

    Je trouve en revanche bien plus intéressant, et bien plus révélateur, de comparer les rhétoriques antisémites des années 30, et les rhétoriques islamophobes actuelles.

    D’ailleurs, je ne sais plus qui a prétendu que le concept d’islamophobie était bancal... ce mini-débat sémantique me fait franchement pitié, au regard de la réalité monolithique de l’islamophobie en cours de déploiement en Occident.

  • permalien Jeff :
    28 août 2009 @18h58   « »

    @ Sébastien

    Ce qu’il y a de fatiguant à vous lire sur ce blog depuis des années, c’est cette fausse naïveté qui prétend prendre au premier degré toutes les actualités concernant l’état d’Israël avec pour seule lecture une vision très ethno-centrée basée sur un moralisme de bisounours raciste (le Hamas est méchant, Israël doit défendre ses concitoyens - juifs avant tout).

    Vous devriez vous intéresser plus à l’histoire récente (et non pas biblique) et la sociologie pour tenter de comprendre ce qui ce passe au Proche-Orient. Sans cela, vos réactions puériles du type "moi-nous/vous autres" ne feront qu’à l’avenir rire vos propres enfants.

  • permalien Harko :
    28 août 2009 @19h14   « »

    C’est pourtant assez simple :

    - le conflit israélo-palestinien est un conflit d’ordre colonial, avec des accents politico-ethniques. C’est donc un conflit politique, et pas religieux, à la base. En témoignent plusieurs millénaires d’histoire.

    - les ultras de tous les camps ont érigé ce conflit à la fois en symbole et en prétexte, en l’inscrivant dans leur théorie fumeuse de "choc des civlisations". Ils en font alors le plus souvent une guerre de religion.

    - de nombreux autres extrêmistes partout dans le monde y puisent également matière à propagande, Al Qaeda d’un côté, et les néoconservateurs de l’autre. Israël serait une sorte de "fer de lance" du combat de la civilisation contre la barbarie, ce qui est aussi faux que criminel.

    De toutes façons, tant qu’on ne considérera pas Israël comme un état moyen-oriental, devant s’inscrire dans une logique et une géopolitique moyen-orientale, tant qu’on ne comprendra pas que les frères des israéliens sont les palestiniens, les libanais,les jordaniens, les egyptiens, etc..., rien ne sera solutionné.

    Donc redonnons à ce conflit sa véritable dimension : une conflit colonialiste qui oppose un pays pratiquant l’apartheid et le terrorisme d’état au nom de son fanatisme militaire, à des organisations fondamentalistes qui souhaitent transformer la région en zone théocratique obscurantiste, et pratiquent également le terrorisme.

    Le "choc des civilisations" n’est utile qu’aux gangsters et aux indigents mentaux.

  • permalien Ph. Arnaud :
    28 août 2009 @19h29   « »

    A Sébastien

    Je persiste et je signe : il n’y a rien, absolument rien de comparable, en 2009, ni en nature, ni en actes, ni en paroles avec ce qui a existé en France de 1894 à 1945 à l’égard des juifs. Ce qui avait alors lieu, c’était d’un rejet acharné des juifs de la part de la France traditionnelle (c’est-à-dire une grande partie du pays, voire la majorité), de ses élites et de ses institutions (Eglise, Armée, Justice, voire Académie française) à l’égard des juifs.

    Cet antisémitisme avait une façade légale, s’exprimait ouvertement dans des journaux, à la radio, dans des revues, des livres, des traités, des discours. Il y avait même des candidats à des élections qui se présentaient simplement comme « antisémites ».

    Il n’y a rien de cela aujourd’hui. Ce qu’a fait le gang de Fofana, c’est de la criminalité, de la perversité, de la sauvagerie, de la connerie, appelez-le n’importe comment mais ne l’appelez pas antisémitisme. Ou, plutôt, n’extrapolez pas d’un acte qui n’a été antisémite que par raccroc à un antisémitisme qui toucherait toute la France. Socialement, économiquement, culturellement, idéo-logiquement, médiatiquement, la France des banlieues (celle qui est issue de l’immigration), c’est peanuts ! Et, à l’intérieur de cette France, les délinquants ou criminels – comme Fofana – c’est peanuts de peanuts…

  • permalien Harko :
    28 août 2009 @20h08   « »

    ... mais les élites néoconservatrices ont besoin de bouc-émissaires.

    Voilà pourquoi un eugéniste social comme Sarkozy se prétend le pourfendeur de la "voyoucratie" des banlieues (quand on sait le sens du suffixe -crate, on lui conseille plutôt de s’intéresser à la voyoucratie bancaire - ah mais c’est fait, il a fait les gros yeux), alors que pour inquiétant qu’il soit, le phénomène de montée des violences dans certains quartiers n’est qu’une résultante socio-économique.

    Voilà pourquoi une brêle comme Finkielkraut essaie de nier cette résultante socio-économique pour expliquer à la place que les violences de certains quartiers pauvres et nécessairement ethnique et religieuse (ou comment confsondre l’origine d’un mal et ses symptômes - heureusement que Finkie est "amuseur public" et pas "médecin").

    Je songe même, avec un sourire aux lèvres, à l’histrion racialiste qui vomit tous les samedis soirs à la télévision, Eric Zemmour, qui explique que dans certains quartiers, "les gens tireraient à la roquette sur les juifs s’ils n’étaient pas déjà tous partis".

    Alors j’admets qu’une phrase pareille n’est pas aussi gerbante que celle de Netanyaou qui parle de territoires "judenrein" pour ranimer le spectre de l’extermination au soutien de l’odieuse colonisation israélienne, mais my god, quand donc administrera-t-on à Zemmour la magistrale fessée publique qu’il mérite ?

    Bref, vous voyez bien que les "juifs" d’aujourd’hui, ce sont plutôt les musulmans.

    Victimes comme l’immense majorité de la population, qu’elle soit juive, chrétienne ou athée, qu’elle soit occidentale, orientale ou asiatique, des amalgames et des propagandes des fanatiques et des collabos.

  • permalien Orangerouge :
    28 août 2009 @20h08   « »
    De bonnes et et d’écoeurantes nouvelles

    Desmond Tutu appelle au boycott d’Israël

    http://www.europalestine.com/spip.p...

    Plus d’eau minerale israelienne eden springs au CHU de Lausanne

    http://www.europalestine.com/spip.p...

    Et l’ignoble lobbyiste Valerie Hoffenberg soutien d’Israël et de ses criminels de guerre ne représente pas la France mais représente bien les politiciens français avides et corrompus par Israël et par les fabricants d’armes.

    http://www.europalestine.com/spip.p...

  • permalien bili :
    28 août 2009 @20h23   « »

    cette article , on dirait qu’il fut passer a la moulinette du politiquement correcte... ; le monde diplo m’avait habitué a mieux, mais certain sujet sont " sensibles" me direz vous ,sur tout ceux qui sont capable de censuré un livre "un interdit de fait"

  • permalien K. :
    28 août 2009 @20h29   « »

    @ Harko

    ...redonnons à ce conflit sa véritable dimension : une conflit colonialiste qui oppose un pays pratiquant l’apartheid et le terrorisme d’état au nom de son fanatisme militaire, à une population palestinienne dépossédée de ses droits les plus élémentaires, les organisations fondamentalistes qui souhaitent transformer la région en zone théocratique obscurantiste, et pratiquent également le terrorisme n’étant qu’un élément d’apparition tardive dans l’histoire de ce conflit, élément résultant de la passivité sinon de la complicité de la “communauté internationale” et qui ne ferait pas long feu une fois ce conflit résolu.

    Evitons l’approche pseudo-équilibrée..

    Amicalement.

  • permalien Nathan :
    28 août 2009 @20h31   « »

    Sur ce point, je suis d’accord avec Ph. Arnaud. Il y a une différence fondamentale avec la période d’avant-guerre, à savoir l’absence d’un antisémitisme politique institutionnalisé. Il n’y a pas de parti antisémite en France. Il n’y a pas de lois d’exception. La loi française protège les juifs comme les autres citoyens. Dire le contraire (comme Sharon l’a prétendu en 2002 après avoir lui-même jeté l’huile sur le feu) est un mensonge.

    Pour en revenir au sujet du fil, je m’interroge sur la méthode pseudo-journalistique consistant à généraliser une thèse à partir de quelques faits isolés. Prenons un exemple : le fait que Sarkozy ait rencontré des représentants de ce qu’il est convenu d’appeler le lobby sioniste américain (comme l’AJC, par exemple) fait-il nécessairement de lui quelqu’un d’inféodé au lobby en question ? Ce serait aller un peu vite en besogne. Le fait de participer au dîner du CRIF signifie-t-il qu’il va y prendre ses instructions, comme les conspirationnistes se plaisent à le prétendre ? Ce genre d’extrapolations abusives constituent tout de même une curieuse forme de journalisme. Je me demande ce qu’en pense M. Gresh ?

    Je note aussi que les extrémistes (de droite et de gauche) affectionnent particulièrement les sociétés secrètes. Je me rappelle que Le Pen faisait à l’époque une fixation sur le B’nai B’rith, une organisation que cet antisémite notoire rendait responsable de tout ce qui allait mal en France. Je constate qu’à l’extrême-gauche, on a le même schéma de pensée sauf que le B’nai Brith à fait place au CRIF, à l’AJC, au groupe Bilderberg et autres Trilatérales. Taguieff s’est beaucoup intéressé à ce phénomène.

  • permalien Nobo :
    28 août 2009 @21h11   « »

    Taguieff, le grand pote d’Alain de Benoist, c’est d’ailleurs au moment on a commencé à lui reprocher ces fréquentations assidues et douteuses avec la « nouvelle droite » (une polémique en est née !), qu’il a subitement changé son fusil d’épaule, il est devenu « philosémite » en diable, il s’est mis à nous pondre des briques illisibles et indigestes (avec des notes de bas de page a n’en plus finir !) sur le « nouvel antisémitisme », se prenant sans doute pour Léon Poliakov, sans le talent et le sérieux bien entendu...

    Taguieff : un idéologue à gage sans plus !

  • permalien Orangerouge :
    28 août 2009 @22h22   « »
    Sarkozy soutien indéfectible des crimes de guerre israéliens

    La nomination de Valerie Hoffenberg confirme la haine de Sarkozy et de son gouvernement envers les Palestiniens :

    On se rappelle le choix qu’avait fait Sarkozy d’envoyer un bateau de guerre au large de Gaza, pendant "Plomb durci" : il s’agissait pour le gouvernement français de garantir que la population Palestinienne se ferait bien pilonner sans pouvoir se défendre et de s’assurer que des centaines d’enfants Palestiniens se feraient bien massacrer.

  • permalien K. :
    28 août 2009 @22h58   « »

    Evènement ! Evènement !

    Le président du Joint Chiefs of Staff [Mike Mullen] a écrit une critique virulente des efforts du gouvernement de « communication stratégique » avec le monde musulman, disant que les relations publiques, quel que soit l’accent mis dans ce domaine, ne peuvent être convaincants si le comportement américain à l’étranger est perçu comme arrogant, indifférent ou insultant.

    "Pour dire les choses simplement, nous avons besoin de nous inquiéter beaucoup moins sur la façon de communiquer nos actions et bien plus sur ce que communiquent nos actions," a écrit l’amiral Mullen dans la critique, un essai devant paraître vendredi dans le Joint Force Quarterly, un journal militaire officiel.

    "Je dirais que les problèmes de communication les plus stratégiques ne sont pas du tout des problèmes de communication", écrit-il. "Ce sont des problèmes politiques et d’exécution. Chaque fois que nous n’agissons pas selon nos valeurs ou ne donnons pas suite à une promesse, nous apparaissons de plus en plus comme les Américains arrogants que l’ennemi affirme que nous sommes."

    "C’est l’essence même d’une bonne communication : avoir de bonnes intentions et laisser nos actions parler d’elles-mêmes", écrit l’amiral Mullen. "Nous ne devrions pas nous inquiéter si les gens ne nous aiment pas. Ce n’est pas le but. L’objectif est la crédibilité. Et ceci est acquis avec le temps."

    L’amiral Mullen n’a pas visé un programme de communication particulier du gouvernement, mais a écrit que "il y a eu une certaine arrogance dans notre "effort de stratégie de communication." Il a écrit que "une bonne communication fonctionne dans les deux sens."

    "Il ne s’agit pas de raconter notre histoire," a-t-il déclaré. "Nous devons aussi savoir mieux écouter."

    "La communauté musulmane “est un monde subtil que nous ne comprenons pas entièrement- et n’essayons pas toujours de comprendre", écrit-il. "C’est seulement par une prise en compte de la culture, des besoins et des espoirs des gens, que nous pouvons espérer supplanter la rhétorique des extrémistes".

    Il a reconnu que le terme de communication stratégique était "probablement là pour rester", mais fait valoir qu’elle devrait se limiter à décrire "le processus par lequel nous intégrons et coordonnons" les programmes de communication du gouvernement.

  • permalien Lou :
    28 août 2009 @23h10   « »
    Sionisme et diaspora. Les Juifs de France et Israël

    Table ronde avec Esther Benbassa, Théo Klein, Patrick Klugman et Dominique Vidal

    Mouvements : Cette table ronde a pour but de mieux cerner le rapport des Juifs de la diaspora au sionisme, peut-être pourriez-vous commencer en précisant votre propre définition du sionisme…

    Théo Klein : À titre personnel, je dirais volontiers que je n’ai jamais été réellement sioniste. D’abord, j’ai vécu dans une famille française religieuse orthodoxe et qui n’envisageait pas la possibilité du sionisme, encore que la branche allemande de la famille soit partie s’installer en Palestine avant 1938. Toutefois, vu de Paris, cela nous paraissait curieux.

    Je me suis intéressé de plus près au sionisme au moment de la création de l’État d’Israël, et je m’en suis donné cette définition tout à fait personnelle : pour moi, le sioniste est celui qui est monté dans un avion ou dans un bateau en direction de la Palestine et, plus tard, d’Israël, et qui n’y est pas encore arrivé. Avant, c’est un Juif de la diaspora ; durant le périple, il est sioniste et, une fois arrivé en Israël et ayant acquis la nationalité israélienne, il est israélien. L’utilisation du mot « sionisme » va donc exactement dans le sens contraire de ce qu’il a été avant la création d’Israël, où le sioniste était celui qui se préparait à partir. Aujourd’hui, celui qui se dit à Paris, ou ailleurs hors d’Israël, sioniste, est celui dont on est sûr qu’il ne fera pas son aliya. C’est-à-dire que je considère que le sionisme a accompli l’essentiel de sa tâche à partir du moment où il a permis de créer un État juif en Israël fondé sur la loi du retour, ce qui était son but essentiel.

    Le maintien artificiel depuis maintenant cinquante-six ans de l’Agence juive, qui était l’organe représentatif des Juifs par rapport à l’Autorité britannique mandataire, introduit un brouillage dans la situation, de même que l’usage qui est fait du mot « sionisme ». L’Agence juive représente la mémoire de quelque chose qui n’a plus de raison d’être et personne n’a eu le courage de la dissoudre, d’autant que cela aurait conduit à supprimer un certain nombre de fonctions très agréables pour ceux que l’on ne pouvait plus garder dans des fonctions gouvernementales ou parlementaires importantes, et que l’on plaçait – et place encore – à l’Agence. Aujourd’hui, je pense que le sionisme peut, à la rigueur, rester une aspiration individuelle de gens qui veulent aller s’installer en Israël mais, en tant que mouvement, il n’a plus réellement de raison d’être, et entraîne même une confusion générale – aussi bien dans la diaspora qu’en Israël.

    (...)

  • permalien Aicha :
    28 août 2009 @23h41   « »

    Nathan, en 2002 Sharon avait raison, et vous avez mauvaise mémoire.
    Les socialistes n’ont pas pris la mesure de la montée de l’antisémitisme et des nombreuses attaques qu’a eu à subir la communauté juive.
    D’ailleurs je pense que si les socialistes ont perdu les élections, c’est parce que les français ne supportaient plus cette violence.

    le monde diplomatique

    le monde

  • permalien elbée :
    29 août 2009 @04h51   « »

    Il n’y a pas de lobby juif en France.

    Il y a juste des tas de gens qui exercent des pressions très fortes en faveur d’Israel.

    Des gens qui,en sous-mains mènent des campagnes discriminatoires vis à vis des musulmans.

    Des gens qui font subir leur terrorisme intellectuel ,via la presse,sur tous ceux qui osent défendre les palestiniens.

    Des gens qui disposent de locaux républicains pour que leurs nervis s’entrainent à démolir ,physiquement,toute contestation.

    Des gens qui font accourir des politiques français à leur repas annuel.

    Honte à tous ceux qui s’y rabaissent.

    Honte à tous ceux qui traitent de fous et de grands délirants ceux des honnêtes personnes qui ont le courage de s’élever contre ce terrorisme là.

    Discréditer l’adversaire,le faire passer pour un imbécile(au mieux),qui croirait à la théorie du complot.Parce que partant de l’idée que ce complot n’existe pas,c’est d’avance condamner toute personne,critique à l’égard de la politique israelienne.C’est une technique vieille comme le monde.Qui aboutit à cela même qu’on prétend combattre:La croyance à la théorie du complot.En effet :

    Le propre du diable c’est de faire croire qu’il n’existe pas...Mais à force de dire qu’il n’existe pas ou d’accuser de croire en l’existence du diable, ceux qui parlent simplement de justice,on finit par se demander s’il n’y a pas les cornes du diable en question qui se profilent là.

    Colère car :

    C’est la femme battue,cassée,meurtrie,violée,physiquement et moralement,à qui on dit:Mais ma pauvre dame,vous n’y êtes pas !Ce monsieur,y’a pas plus brave !Faites des efforts pour l’accepter dans votre couche !Vous ne seriez pas un peu cinglée ?Vous persistez ?Alors il a sans doute raison de vous battre...,faut bien qu’il se défende contre votre folie !

    Insulte à l’intelligence :

    Insulter tous les palestiniens qui ont soufferts,continuent de souffrir(beaucoup en sont morts) de la perte de leur dignité d’hommes,de femmes et d’enfants.Faire passer leur combat et le soutien de ce combat pour du délire . Depuis plus de soixante ans,on leur dit qu’ils sont eux,les coupables.Qu’on ose se poser la question de savoir pourquoi il y a ce renversement de valeur à ce sujet,serait criminel ?S’il ne serait pas du à un lobbying intense ,ce serait insensé ?.Cette attitude de réprimer et discriminer la victime (qui ne consent toujours pas à être le coupable),et ceux qui les soutiennent est la négation de ce à quoi je crois.

    Insulte à la compassion,à l’amour,à la justice,au bon sens.
    Un renversement total de ces valeurs.Le règne du mensonge.

    NON,MERCI !

  • permalien une bille :
    29 août 2009 @09h01   « »

    Aicha : « Nathan, en 2002 Sharon avait raison, »

    ... alors pourquoi citer un article qui dit le contraire ?

    L’autre apport de ce livre, c’est un sondage réalisé par la Sofres fin janvier 2002. On y découvre une jeune génération qui rejette massivement tous les préjugés antijuifs, dans des proportions nettement plus importantes que ses aînés. Et les résultats de l’enquête, précise Philippe Méchet, « traduisent avant tout l’absence d’antisémitisme massif chez les jeunes d’origine maghrébine. (...) Il est donc essentiel de ne pas stigmatiser une communauté dans la globalité ».

    Peut-être faites vous la confusion entre antisémite et anti-israélien ? C’est normal des gens mal intentionnés dépensent beaucoup d’énergie, pour entretenir cette confusion. Mais ça n’affecte que les gens superficiels.

  • permalien Orangerouge :
    29 août 2009 @09h08   « »
    Valérie Hoffenberg et quelques politiques français

    Je ne connais pas ce blog, mais il donne des détails sur l’activité de Valérie Hoffenberg, celle qui offense la France, l’antiracisme, les Droits de l’Homme et de l’Enfant.

    Et il donne un aperçu du réseau de soutien aux crimes de guerre israéliens parmi les politiques français de tous bords.

    C’est écrit de façon "enlevée".

    http://lafeuilledemanioc.20minutes-...

  • permalien Orangerouge :
    29 août 2009 @09h23   « »
    Valérie Hoffenberg et ses copains, suite

    Une deuxième article éclairant sur le même thème.

    http://lafeuilledemanioc.20minutes-...

  • permalien Nathan :
    29 août 2009 @09h32   « »

    elbée : 29 août @04h51

    Il n’y a pas de lobby juif en France.
    Il y a juste des tas de gens qui exercent des pressions très fortes en faveur d’Israel.
    Des gens qui,en sous-mains mènent des campagnes discriminatoires vis à vis des musulmans.

    Citez-nous svp, des noms de juifs français qui mènent des campagnes discriminatoires à l’égard des musulmans de France. C’est de la pure calomnie.

  • permalien Orangerouge :
    29 août 2009 @09h38   « »

    @ Nathan : tous les juifs qui manifestent avec le CRIF.

  • permalien Nathan :
    29 août 2009 @09h40   « »

    Et elle a quelque chose à dire, Valérie Hoffenberg ? Sarko lui a offert un strapontin et une sucette, comme il le fait avec tout le monde. Quelqu’un se rappelle-t-il encore les 500 propositions d’Attali pour la "libération de la croissance" et le comité ad hoc réuni pour la circonstance ?

  • permalien Orangerouge :
    29 août 2009 @09h51   « »
    Une fan de criminels de guerre ne représente pas la France

    La nomination de Valérie Hoffenberg est le produit de la corruption d’une bonne partie de la classe politique française de droite et de gauche par Israël et par les fabricants d’armes.

    Cette classe politique française qui soutien avidement les crimes de guerre et les assassinats d’enfants israéliens.

    L’histoire les jugera et elle ne sera pas tendre.

    En attendant, cette complice des assassins israéliens de centaines d’enfants de Gaza ne représente pas le peuple français.

  • permalien Orangerouge :
    29 août 2009 @09h56   « »
    Dans le monde feutré des politiciens français inféodés à Israël, le ridicule ne tue pas

    Lors de son premier voyage aux Etats-Unis en tant que Président de la République, en novembre 2008, Nicolas Sarkozy a reçu le prix d’une « lumière parmi les nations » remis par l’AJC (l’American Jewish Committee). Valérie Hoffenberg faisait partie des invités personnels du Président lors de cette première visite à Washington.

  • permalien Nathan :
    29 août 2009 @10h04   « »

    Orangerouge : 29 août @09h38

    @ Nathan : tous les juifs qui manifestent avec le CRIF.

    Vous avez de noms de juifs français qui mènent des campagnes discriminatoires contre les musulmans de France ? Pouvez-vous citer une seule campagne et une seule mesure ? Pouvez-vous détailler en quoi consistent ces discriminations ? Et de manière générale, les musulmans français sont-ils discriminés en tant que musulmans dans ce pays ?

    Pur fantasme ! Pure calomnie ! Ça me fait penser à cette délégation que certaines organisations musulmanes de France ont dû envoyer en Arabie Saoudite après l’histoire des caricatures pour expliquer aux Saoudiens que les mosquées n’étaient pas interdites en France.

  • permalien Orangerouge :
    29 août 2009 @10h05   « »
    Avec la nomination de Valérie Hoffenberg Sarkozy a trouvé comment stimuler l’antisémitisme en France

    Du côté de l’extrême droite on est bien content d’avoir du grain à moudre :

    http://www.nationspresse.info/?p=55983

    Merci à Israël-Sarkozy-Hoffenberg

  • permalien Nathan :
    29 août 2009 @10h23   « »

    Par contre, un qui a tendance à stigmatiser les gens, c’est le dénommé Tariq Ramadan, lequel vient d’être lourdé de son poste de conseiller à la mairie de Rotterdam à cause de ses propos sur les homosexuels dans un pays reconnu pour sa grande tolérance vis-à-vis des gays, contre les mariages mixtes sans parler de son cachet hebdomadaire pour Press TV, la très démocratique chaîne iranienne. Evidemment, son éviction n’a pas tardé a être qualifiée de manifestation flagrante "d’islamophobie".

    http://www.lemonde.fr/societe/artic...

  • permalien une bille :
    29 août 2009 @10h38   « »

    Nathan : Evidemment, son éviction n’a pas tardé a être qualifiée de manifestation flagrante "d’islamophobie".

    ... alors que vous affirmez que ce serait une manifestation flagrante d’homophilie...

  • permalien Orangerouge :
    29 août 2009 @11h17   « »
    Les partis de gouvernement en France sont friands d’Israël, ses crimes de guerre et ses assassinats d’enfants

    Le nombre de députés qui ne sont rebutés ni par l’opération "Plomb durci" ni par le siège de la population de Gaza (un crime de guerre en soit), malgré les condamnations de l’ONU et d’ONG réputées, sont particulièrement nombreux en France à gauche comme à droite.

    Compostion du groupe d’amitié "France-Israël" à l’Assemblée Nationale".
    http://www.assemblee-nationale.fr/1...

    On retrouve Goasguen, qui s’est déjà illustré par des propos racistes.
    On y trouve aussi Julien Dray...

    C’est particulier à la France, les gouvernements de pays scandinaves ne partagent pas ces liens avec le crime raciste à grande échelle.

  • permalien Djamel :
    29 août 2009 @12h03   « »

    Sarkozy, Israël et les Juifs du pseudo ecrivain Freddy Eytan, agent du Mossad sur www.amazon.fr , une ridicule supercherie d’humour juif copek-woody allen :(
    La censure et l’information hermetique Radio-France ou chaque phrase doit comporter au moins un mots : Israel-juif-juive-judeo-...France Culture 29 Aout 2009 sur Nathalie Sarraute "immigree juive !!! avant d’entendre la correction immigree Russe ! deviennent abjectes sous le regime Sarkozy.
    Freddy Eytan : http://fr.wikipedia.org/wiki/Freddy...

  • permalien lola :
    29 août 2009 @13h15   « »

    La désinformation, la manipulation à outrance ; voici les deux mamelles du sionisme...

    Non Salah Hamouri n’a jamais projeté d’assassiner un rabbin, aucune preuve n’a été produite dans ce sens : l’accusation le précise : il est soupçonné d’avoir "penser" tuer le rabbin en question !!

    Voici comment l’on peut se retrouver emprisonner dans la "seule démocratie" du moyen orient comme aime se nommer le gouvernement d’extrême droite Israelien...

    En revanche, je vous rappelle que le SOLDAT GALID SHALIT, engagé dans l’armée Israelienne a été capturé dans le cadre de ses fonctions et engagements avec les risques censés être assumés...
    On comprend mieux l’infinie compassion dont fait preuve M. SARKOZY à son égard à la lecture de cet article.

    Non, effectivement le lobby sioniste est un mythe...

  • permalien Orangerouge :
    29 août 2009 @13h28   « »
    En France une contrefaçon sioniste du livre de Blanrue trouve facilement éditeur

    Djamel a raison, pour réduire encore l’iimpact du livre de Blanrue, les sionistes n’ont eu aucun mal en France à faire éditer un livre dont le titre est presque celui de Blanrue.

    Cette contrefaçon (sortie prévue ce mois-ci) est l’oeuvre d’un grenouilleur politique israélien, Freddy Eytan, et des Editions françaises Alphee dirigées par Jean-Paul Bertrand.

    Les éditions Alphee prétendent se consacrer "à éditer des textes favorisant l’élévation des plans spirituels et l’évolution des états de conscience".... !

    Les liens sont sur le post de Djamel

  • permalien qlq1 :
    29 août 2009 @14h08   « »

    Gilad Shalit est un soldat qui faisait son devoir, il n’a rien à se reprocher....

    en Palestine c’’est les pétales de roses qui assassinent..

  • permalien Nobo :
    29 août 2009 @14h31   « »

    Comme d’habitude, Nathan a des sources des plus rigoureuses :
    Caroline Fourest (lol) !

  • permalien Jeff :
    29 août 2009 @15h53   « »

    Si Gilad Shalit n’a rien à se reprocher à lui-même, grand bien lui fasse.

    Par contre, je doute que ceux vers qui était dirigé son fusil n’aient aucun reproche à lui faire. C’est bien normal...

  • permalien Orangerouge :
    29 août 2009 @16h12   « »

    Gilad Shalit, était membre de l’armée Israélienne d’occupation (personne ne l’a forcé à cela, il me semble) il contribuait donc à l’occupation des terres de Palestine qui a été maintes fois condamnée par l’ONU et par les ONG des droits de l’homme.

  • permalien Agon :
    29 août 2009 @17h09   « »

    Depuis quelques années, nous sommes, en France, effectivement confrontés à un phénomène inquiétant et interpellatif que l’on peut qualifier de sionisation des esprits et dont le seul et unique but consiste à tenter (autant que faire se peut ...) de justifier auprès de ses destinataires la défense inconditionnelle de la politique tant extérieure qu’intérieure de l’Etat d’Israël.

    La première méthode utilisée par ses protagonistes consiste en un amalgame entre les termes juif-antisémite-antisioniste-critique de l’Etat d’Israël qui doivent être placés sur un même plan pour réaliser un seul signifié.

    La seconde méthode tend à donner au terme "juif" une tentative d’universalité ; ainsi, un juif originaire par exemple de Russie doit nécessairement avoir un lien avec un juif originaire par exemple d’Italie. Les liens majoritairement utilisés sont ceux de "peuple" ou de "religion". A cette fin, la notion de "nationalité" de l’intéressé est tantôt soigneusement évitée, tantôt placée sur un plan secondaire. Priorité est ainsi donnée au signifiant.

    Dans ce cadre, France - Culture et Arte sont passés maîtres ...

    La troisième méthode, actuellement de loin la plus porteuse, consiste dans l’instauration d’une autocensure par une très grande partie de la presse pour tout ce qui concerne la politique de l’Etat d’Israël. Cela consiste tout simplement à ne pas enquêter comme on le ferait pour tel autre Etat ou à enquêter de manière à ne pas encourir les foudres des gardiens de la doxa. Et cela consiste bien sûr à éviter de mettre sur la place publique les points de vue de personnalités telles que par exemple et sans être limitatif Danièle Bleitrach, Stéphane Hessel, Rony Brauman, Alain Gresh et autres dont l’objectivité et l’humanité devraient pourtant être des déterminants.

    ..........

    Pour rebondir sur certains commentaires, la nomination incontestablement contestable d’une personne comme Valérie Hoffenberg est significative. Cette nomination est, en amont le résultat d’un ardent travail de lobbyisme et ne vise, en aval qu’un seul but...

  • permalien Nathan :
    29 août 2009 @17h09   « »

    Nobo, par contre, votre source est parfaitement insignifiante. Une bordée d’injures et rien sur le fond. Je relève ce passage d’une grande délicatesse :

    "Que serait Caroline Fourest sans Tariq Ramadan ? Rien. Une ombre. Un triste boudin dansant sur le pénultième char de la Gay pride. Une camionneuse abandonnée pour l’éternité dans une aire de repos d’une autoroute bulgare."

    C’est sympathique et cela témoigne d’une grande tolérance. A quand le retour de la chasse aux sorcières contre les homosexuels, comme en Iran ? Ça valait la peine d’être débarrassé de tous ces siècles d’obscurantisme imposés par la sainte église apostolique et romaine pour qu’une autre religion, plus tardive, vienne nous emmerder avec ses diktats moyen-âgeux.

  • permalien Orangerouge :
    29 août 2009 @17h23   « »

    Nathan, ou l’illustration vivante de l’obscurantisme contemporain.

  • permalien rikiki :
    29 août 2009 @17h34   « »

    Blanrue répond ici à l’article de Gresh :
    http://sarkozyisraeletlesjuifs.blog...

  • permalien Shalom :
    29 août 2009 @17h47   « »

    Vive le sionisme, vive l’Etat d’Israël, c’est ma liberté d’expression que de l’affirmer (liberté d’expression défendue par Tariq Ramadan et Dieudonné) !

  • permalien Orangerouge :
    29 août 2009 @18h10   « »
    Faire taire l’expression de la morale la plus élémentaire : c’est le but des hommes politiques amis du CRIF et de l’AJC

    Merci à Messieurs Blanrue et Gresh pour la qualité de cet échange.

    L’impossibilité d’éditer le livre de Blanrue en France, et l’épuration sur de nombreux médias francophone de ceux qui n’étaient pas des affidés d’Israël, démontrent la mise sous le boisseau de la liberté expression en France quand elle gène des groupes de pression dangereux et méprisables comme le CRIF et l’AJC.

    Cela explique pourquoi en janvier 2009, la France a pu envoyer la frégate Germinal au large de Gaza pour aider Israël dans sa bonne exécution de crimes de guerre épouvantables (plus de mille tués dont des centaines d’enfants). Le public ne pouvait entendre l’expression des critiques et des objections de la morale la plus élémentaire que cette décision ne pouvait que provoquer.

  • permalien FREROT :
    29 août 2009 @18h24   « »

    Les maghrébins issus de l’immigration sont musulmans & Juif ces derniers sont des arabes des bérbers& andaloux grace à leur coreligionnaire de souche Francaise d’ailleurs beaucoup moins nombreux ont pu en traversant la méditérannée gagner un siécle d’avance et ils occupent des postes trés important dans tous les grands établissement de l’état et privés on les a vus plusieurs fois ministres dans différent gouvernement de droite comme de gauche Mais se désolidarisé ainsi de leurcompatriote multiséculaire pour les traiter de horde sauvage pour rester fidéle à une idéologie raciste qu’est le sionisme d’ailleurs qui n’a rien avoire avec la religion de Moise est vraiment consternant et que penser des masscres continues du peuple Palestien depuis 60 ans !?.

  • permalien
    29 août 2009 @19h57   « »

    Vive le sionisme, vive l’Etat d’Israël, c’est ma liberté d’expression que de l’affirmer (liberté d’expression défendue par Tariq Ramadan et Dieudonné) !

    Parler ne cause aucun problème. Opprimer, c’est une autre histoire.

  • permalien Nathan :
    29 août 2009 @20h10   « »

    Moi qui croyait que la présence de la frégate Germinal dans les eaux internationales, suite à un accord avec un pays arabe (l’Egypte) avait pour but d’empêcher l’acheminement d’armes à Gaza et que cette initiative a été prise pour amadouer Israël dans le but d’accélerer le cessez-le feu afin d’arrêter le carnage.

    Les jusqu’au-boutistes pro-Hamas de salon (qui vivent bien au chaud et à l’abri à Paris) voulaient sans doute que les civils Gazaouis continuent de se faire massacrer pour satisfaire leur héroisme de pacotille.

  • permalien Nathan :
    29 août 2009 @21h16   « »

    Il est clair que Sarkozy est le plus atlantiste et le plus pro-israélien de tous les présidents français… Cela dit, on peut se poser des questions quant à la méthode de Paul-Eric Blanrue en analysant le passage suivant de sa réponse à Gresh.

    « Dans mon livre, je montre que la composition du gouvernement français ne s’explique réellement que si l’on saisit que, pour entrer dans ce gouvernement, il importe de partager les vues intimes du président sur Israël ; la condition est assurément nécessaire mais non suffisante, comme en témoigne le cas de Rachida Dati. Si Bernard Kouchner a été débauché du Parti socialiste, c’est, en outre, parce qu’il a été jugé plus « israélo-compatible » qu’Hubert Védrine (http://www.dailymotion.com/video/x1...) ».

    Franchement, ça m’étonnerait que Sarkozy ait fait subir un examen de passage à tous ses ministres et secrétaires d’Etat afin de vérifier au préalable leur allégeance à Israël. D’où Blanrue tient-il cette information ? C’est du délire. Quant au choix de son ministre des affaires étrangères, personne n’a jamais raisonnablement cru que Sarkozy allait choisir Védrine. D’abord, Védrine n’est pas atlantiste et plutôt pro-arabe tandis que Sarkozy est atlantiste et pro-israélien. Ça aurait été le mariage de l’eau et du feu. Mais surtout, Védrine est une forte personnalité redoutablement intelligente et il n’aurait jamais fait bon ménage avec Sarkozy, lequel avait besoin d’un ministre docile (il avait même déclaré qu’il ne voyait pas l’utilité d’un ministre des affaires étrangères).

    Le lien auquel renvoie Blanrue montrant un correspondant de France2 déclarant que les Israéliens ne veulent surtout pas de Védrine, qu’ils considèrent comme le pire des ministres des affaires étrangères, laisse croire que Sarkozy aurait finalement obéi aux injonctions des Israéliens en nommant finalement Kouchner. En réalité, rien n’indique que c’est la question israélo-arabe et surtout l’hypothétique veto israélien sur Védrine qui auraient principalement motivé le choix de Sarkozy en faveur de Kouchner. Or le montage habile auquel renvoie le lien de Blanrue le laisse croire. C’est de la propagande.

  • permalien Afshin :
    29 août 2009 @21h50   « »

    Nathan :

    Il est clair que Sarkozy est le plus atlantiste et le plus pro-israélien de tous les présidents français… [°°°]

    Quand on sait qu’Obama le tient pour un imbécile dangereux, et le fuit, ce n’est plus être “atlantiste” ...............................

    Il va peut être se calmer le colosse de 5 pieds 5 pouces dans son sionisme rampant, maintenant qu’il a vu que faire des gâteries aux sionistes, ne les empêchaient pas de l’envoyer chier quand il avait un petit sketch médiatique de libération de prisonnier dans le grand style Zoro à mettre en scène, et que du coup ses effets tombaient à l’eau !!! Et puis maintenant que l’on a un président U.S. moins enclin à la reptation, et que le Blingbling tente désespérément de lui plaire, faire dans le sionisme façon Bush junior, ça ne le fait plus ! Aha !!!

  • permalien Nathan :
    29 août 2009 @23h43   « »

    Sarkozy n’est pas ma tasse de thé mais je le prèfère mille fois à vos sinistres barbus. Je plains le pauvre peuple iranien qui n’est pas sorti de l’auberge. A propos, Iznogood a encore fait des siennes. Il aurait déclaré hier que tous les cas de viols et de torture dans les prisons iraniennes (il y en avait, donc ?) ne sont pas le fait d’agents du gouvernement mais d’agents "ennemis". Ce type ment comme un arracheur de dents.

    http://thelede.blogs.nytimes.com/20...

  • permalien Tête d’épingle :
    30 août 2009 @00h16   « »

    Les jusqu’au-boutistes pro-Hamas de salon (qui vivent bien au chaud et à l’abri à Paris) voulaient sans doute que les civils Gazaouis continuent de se faire massacrer pour satisfaire leur héroisme de pacotille.

    Voyons Nathan, de nos jours, l’héroisme consiste à mourir de faim ou à se faire sauter la cervelle en appliquant la stratégie de la non-violence...

    Comme Gandhi !

  • permalien machpro :
    30 août 2009 @01h27   « »
    Pro-israélien, qui ?

    Je vais sans doute détonner ici mais je ne crois pas que le président de la République soit ni pro-israélien, ni même philosémite autrement qu’en façade. Sur ces deux registres précis, il contrefait ces deux attitudes parce qu’elles lui sont directement politiquement profitables. Pour le moment.

    Que la crise dure, se durcisse (y a pas que le plomb)... que les difficultés s’amoncellent encore un peu, que l’argent vienne à manquer à l’électeur de messieurs Gaudin ou de Villiers - la nouvelle recrue-coqueluche (gare à la grippe) - et nous verrons bien comment cette ostentation résiste... Si l’on observe, sans à-priori, les amitiés juives du président (c’est-à-dire le personnel recruté comme monsieur B. Kouchner, par exemple), on se rend assez vite compte qu’elles appartiennent, pour la majorité d’entre-elles, à une catégorie sociale précise, autrefois judicieusement nommée : juifs de cour.

    Cette classe de grands bourgeois de caractères et d’influence, nés juifs mais pas nécessairement pieux, s’est montré, par le passé, que ce soit en Autriche-Hongrie (dont est originaire le président) ou en Allemagne voire en Italie, grande pourvoyeuse d’idiots utiles pour les régimes successifs. En fait, les représentants de cette "société bien née" se sont avérés êtres les ennemis objectifs de la rue juive laquelle est loin d’être dupe de leurs ronds de jambe et compte assez peu sur leur magnanimité quand le vent mauvais soufflera. Les polacks du Pletzl se souviennent de l’accueil assez frais qu’on leur fit.

    L’unanimisme publié par Richard Prasquier est, au sein même du CRIF, l’objet de contreverses dont le rapport n’apporterait rien. Je préfère remercier votre correspondant qui cite Théo Klein, toujours souverain dans ses exposés, il fait bien de porter la parole de ce que le judaïsme, buissonnier dans tous les sens du terme - donc ardent, comprenne qui veut, tient pour l’une de ses plus hautes figures aux côtés de Levinas ou d’Agnon.

    Le problème actuel du judaïsme n’est pas de "tenir" les média(s) [?] - ah vieille lune complotiste combien de temps brillera tu encore ? - mais bien plutôt, de ne pouvoir y faire accéder ceux qui portent un message de haute valeur morale, pour l’y exposer dans un esprit de tolérance et de concorde civile. Les temps des rabbis et des tsadiks seraient-ils donc clos comme l’est celui des gaonim ou des amoraïm ? Ou se détournent-ils d’instruments devenus impropres ?

  • permalien Orangerouge :
    30 août 2009 @10h26   « »
    Combien de français peuvent se sentir représentés par un membre de l’American Jewish Committee (AJC), organisation communautariste de soutien inconditionnel à Israël ?

    Tous ceux, juifs ou non, qui sont attachés aux droits de l’homme et au respect des enfants, devraient avoir le courage de manifester publiquement qu’un membre de l’l’American Jewish Committee (AJC), organisation communautariste de soutien inconditionnel à Israël, ne peut les représenter nulle part et encore moins pour prendre part aux échanges sur le processus de paix au Proche-Orient.

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